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Matrices et Endomorphismes : Exercices et Corrections

Ce document traite de la détermination des matrices de passage entre différentes bases. Il présente trois exemples de passage entre la base canonique et d'autres bases pour des espaces vectoriels de dimension 2 ou 3.

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Matrices et Endomorphismes : Exercices et Corrections

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

02.1 Déterminer la matrice de passage de la base B à la base B 0 , et celle de B 0 à B dans les cas suivants :

1. B est la base canonique de R3 et B 0 = ((2, 1, −2), (3, 1, −2), (0, 1, −1)).


2. B est
la base canonique
  de M
 2 (K)
 et   
0 1 0 1 0 0 1 0 1
B = , , ,
0 1 0 −1 1 0 −1 0
3. B est la base canonique de R2 [X] et B 0 = (−X 2 + 2X + 1, X + 1, X 2 + 2).

1. On a B = ((1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)) et B 0 = ((2, 1, −2), (3, 1, −2), (0, 1, −1)).
La matrice PBB0 exprime les vecteurs de la base B 0 en fonction de ceux de B.
 
2 · ·
• (2, 1, −2) = 2(1, 0, 0) + 1(0, 1, 0) − 2(0, 0, 1), donc PBB0 =  1 · · 
−2 · ·
 
2 3 ·
• (3, 1, −2) = 3(1, 0, 0) + 1(0, 1, 0) − 2(0, 0, 1), donc PBB0 =  1 1 · 
−2 −2 ·
 
2 3 0
• (0, 1, −1) = 0(1, 0, 0) + 1(0, 1, 0) − 1(0, 0, 1), donc PBB0 =  1 1 1 
−2 −2 −1
Donc on a obtenu
 
2 3 0
PBB0 =  1 1 1 
−2 −2 −1

Pour calculer la matrice de passage de B 0 à B, il y a deux méthodes : soit on refait comme précédemment,
on essaye d’exprimer chacun des vecteurs de B en fonction de ceux de B 0 , soit on calcule l’inverse de la
matrice PBB0 .
1ère méthode :
• On cherche a, b, c ∈ R tels que

(1, 0, 0) = a(2, 1, −2) + b(3, 1, −2) + c(0, 1, −1) = (2a + 3b, a + b + c, −2a − 2b − c)

Il s’agit donc de résoudre le système suivant :


 
 2a + 3b = 1  a = −1
a+b+c=0 ⇐⇒ b=1
−2a − 2b − c = 0 c=0
 

 
−1 · ·
Ainsi, (1, 0, 0) = −(2, 1, −2) + 1(3, 1, −2) + 0(0, 1, −1). On a donc PB0 B =  1 · · .
0 · ·
• On cherche a, b, c ∈ R tels que

(0, 1, 0) = a(2, 1, −2) + b(3, 1, −2) + c(0, 1, −1) = (2a + 3b, a + b + c, −2a − 2b − c)

Il s’agit donc de résoudre le système suivant :


 
 2a + 3b = 0  a = −3
a+b+c=1 ⇐⇒ b=2
−2a − 2b − c = 0 c=2
 

2010-2011 Lycée du Parc 1/15


Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

 
−1 −3 ·
Ainsi, (1, 0, 0) = −3(2, 1, −2) + 2(3, 1, −2) + 2(0, 1, −1). On a donc PB0 B = 1 2 · .
0 2 ·
• On cherche a, b, c ∈ R tels que

(0, 0, 1) = a(2, 1, −2) + b(3, 1, −2) + c(0, 1, −1) = (2a + 3b, a + b + c, −2a − 2b − c)

Il s’agit donc de résoudre le système suivant :


 
 2a + 3b = 0  a = −3
a+b+c=0 ⇐⇒ b=2
−2a − 2b − c = 1 c=1
 

 
−1 −3 −3
Ainsi, (1, 0, 0) = −3(2, 1, −2) + 2(3, 1, −2) + 1(0, 1, −1). On a donc PB0 B = 1 2 2 .
0 2 1
 
−1 −3 −3
Ainsi, on a PB0 B = 1 2 2 .
0 2 1
2ème méthode :
On calcule l’inverse de la matrice PBB0 par les opérations de Gauss uniquement sur les lignes.

   
2 3 0 1 0 0
 1 1 1   0 1 0 
−2 −2 −1 0 0 1
   
2 3 0 1 0 0
 0 −1 2  L2 ←− 2L2 − L1  −1 2 0 
L3 ←− L3 + L1
0 1 −1 1 0 1
   
2 3 0 1 0 0
 0 −1 2  L3 ←− L3 + L2  −1 2 0 
0 0 1 0 2 1
   
2 3 0 1 0 0
 0 −1 0  L2 ←− L2 − 2L3  −1 −2 −2 
0 0 1 0 2 1
   
2 0 0 −2 −6 −6
 0 −1 0  L1 ←− L1 + 3L2  −1 −2 −2 
0 0 1 0 2 1
   
2 0 0 −1 −3 −3
 0 −1 0  L1 ←− 12 L1  1 2 2 
L2 ←− −L2
0 0 1 0 2 1
 
−1 −3 −3
Donc PB0 B = 1 2 2 
0 2 1
2. La base canonique de M2 (K) est :
       
1 0 0 1 0 0 0 0
B= , , ,
0 0 0 0 1 0 0 1

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

et la base B 0 est définie par :


       
1 0 1 0 0 1 0 1
B0 = , , ,
0 1 0 −1 1 0 −1 0

On exprime donc les vecteurs de B 0 en fonction de ceux de B pour trouver la matrice de passage de B à
B0 .
 
1 1 0 0
 0 0 1 1 
PBB0 = 
 0 0 1 −1 
1 −1 0 0

Pour trouver PB0 B , on applique une des deux méthodes (systèmes, ou inverse) et on trouve :
 
1 0 0 1
1 1 0 0 −1 
PB 0 B =  
2  0 1 1 0 
0 1 −1 0

3. On trouve :
   
1 1 2 1 −1 −2
PBB0 = 2 1 0 , PB 0 B =  −2 3 4 
−1 0 1 1 −1 −1

     
2 0 4 −4 4
02.2 Soit la matrice A =  3 −4 12  et les matrices colonnes : X1 =  3  , X2 =  0  , X3 =
1 −2 5 2 −1
 
2
 1 .
0
Montrer que les vecteurs X1 , X2 et X3 sont des vecteurs propres de A et déterminer les valeurs propres associées.

    
2 0 4 −4 0
• AX1 =  3 −4 12   3  =  0  = 0X. Puisque X1 6= 0, on en déduit que X1 est bien un
1 −2 5 2 0
vecteur 
propre pour la matrice
 A,
  à la
associé  valeur propre 0.
2 0 4 4 4
• AX2 =  3 −4 12   0  =  0  = X2 . Puisque X2 6= 0, on en déduit que X2 est bien un
1 −2 5 −1 −1
vecteur propre
 pour la matrice
  A, associé
  à la valeur propre 1.
2 0 4 2 4
• AX3 =  3 −4 12   1  =  2  = 2X3 . Puisque X3 6= 0, on en déduit que X3 est bien un
1 −2 5 0 0
vecteur propre pour la matrice A, associé à la valeur propre 2.

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

02.3 Déterminer les valeurs propres ainsi qu’une base des sous-espaces propres associés pour chacune des
matrices suivantes :
   
5 1 −1 2 10 7
1. A =  2 4 −2  2. B =  1 4 3 
1 −1 3 −2 −8 −6
Les matrices A et B sont-elles diagonalisables ?
 
5 1 −1
1. Soit A =  2 4 −2 . Cherchons les valeurs propres de A.
1 −1 3
Soit λ ∈ R quelconque et considérons la matrice A − λI3 . Cherchons tous les λ ∈ R tels que la matrice
A − λI3 ne soit pas inversible.
 
5−λ 1 −1
A − λI3 =  2 4 − λ −2 
1 −1 3 − λ
On fait des opérations sur les lignes et les colonnes pour triangulariser afin de calculer le rang de cette
matrice.

 
5−λ 1 −1
A − λI3 =  2 4 − λ −2 
1 −1 3 − λ
 
1 −1 3 − λ
∼ 5−λ 1 −1  L1 ↔ L3
2 4 − λ −2
 
1 −1 3−λ
L ←− L2 − (5 − λ)L1
∼  0 6 − λ −16 + 8λ − λ2  2
L3 ←− L3 − 2L1
0 6−λ −8 + 2λ
 
1 −1 3−λ
∼  0 6 − λ −16 + 8λ − λ2  L3 ←− L3 − L2
0 0 λ2 − 6λ + 8

Ainsi 
 λ=6
A − λI3 non inversible ⇐⇒ (6 − λ)(λ2 − 6λ + 8) = 0 ⇐⇒ λ=2
λ=4

Ainsi, les valeurs propres de A sont 2, 4 et 6 :

Sp(A) = {2, 4, 6}

Puisque A possède trois valeurs propres distinctes et que A est de taille 3, on sait directement que A est
diagonalisable.

Cherchons une base des sous-espaces propres associés.

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

 
x
• Soit X =  y  ∈ M3,1 (R). Alors
z
    
5 1 −1 x 2x
X ∈ E2 (A) ⇐⇒ AX = 2X ⇐⇒  2 4 −2   y  =  2y 
1 −1 3 z 2z

 5x + y − z = 2x
⇐⇒ 2x + 4y − 2z = 2y
x − y + 3z = 2z


 3x + y − z = 0
⇐⇒ x+y−z =0
x−y+z =0


x=0
⇐⇒
y=z
   
0 0
⇐⇒ X =  y  ∈ V ect  1 
y 1
 
0
Ainsi, E2 (A) = V ect  1 .
1
 
x
• Soit X =  y  ∈ M3,1 (R). Alors
z
    
5 1 −1 x 4x
X ∈ E4 (A) ⇐⇒ AX = 4X ⇐⇒  2 4 −2   y  =  4y 
1 −1 3 z 4z

 5x + y − z = 4x
⇐⇒ 2x + 4y − 2z = 4y
x − y + 3z = 4z


 x+y−z =0
⇐⇒ x−z =0
x−y−z =0


y=0
⇐⇒
x=z
   
z 1
⇐⇒ X =  0  ∈ V ect  0 
z 1
 
1
Ainsi, E4 (A) = V ect  0 .
1

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées


x
• Soit X =  y  ∈ M3,1 (R). Alors
z
    
5 1 −1 x 6x
X ∈ E6 (A) ⇐⇒ AX = 6X ⇐⇒  2 4 −2   y  =  6y 
1 −1 3 z 6z

 5x + y − z = 6x
⇐⇒ 2x + 4y − 2z = 6y
x − y + 3z = 6z


 −x + y − z = 0
⇐⇒ x−y−z =0
x − y − 3z = 0


z=0
⇐⇒
y=x
   
x 1
⇐⇒ X =  x  ∈ V ect  1 
0 0
 
1
Ainsi, E6 (A) = V ect  1 .
0
On a donc
dim(E2 (A)) + dim(E4 (A)) + dim(E6 (A)) = 3
Ainsi, la matrice A est bien diagonalisable et on a :

A = P DP −1
     
2 0 1 1 −1 1 1
avec D =  4 , P =  1 0 1  et P −1 = 1
1 −1 1 . On peut donc écrire :
2
6 1 1 0 1 1 −1
   
0 1 1 2 −1 1 1
1   1 −1 1 
A =  1 0 1  4
2
1 1 0 6 1 1 −1
 
2 10 7
2. Soit B =  1 4 3 . Cherchons les valeurs propres de B.
−2 −8 −6
Soit λ ∈ R quelconque et considérons la matrice B − λI3 . Cherchons tous les λ ∈ R tels que la matrice
B − λI3 ne soit pas inversible.
 
2−λ 10 7
B − λI3 =  1 4−λ 3 
−2 −8 −6 − λ
On fait des opérations sur les lignes et les colonnes pour triangulariser afin de calculer le rang de cette
matrice.

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Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

 
2−λ 10 7
B − λI3 =  1 4−λ 3 
−2 −8 −6 − λ
 
−2 −8 −6 − λ
∼  2−λ 10 7  L1 ↔ L3
1 4−λ 3
 
−2 −8 −6 − λ
L2 ←− 2L2 + (2 − λ)L1
∼  0 4 + 8λ 2 + 4λ + λ2 
L3 ←− 2L3 + L1
0 −2λ −λ
 
−2 4 + 2λ −6 − λ
∼ 0 −2λ2 2 − 8λ + λ2  C2 ←− C2 − 2C3
0 0 −λ

Ainsi
B − λI3 non inversible ⇐⇒ λ = 0
Ainsi, B possède exactement une seule valeur propre qui est 0.
Sp(B) = {0}
Puisque B possède une unique valeur propre, on peut tout de suite affirmer que B ne sera pas diago-
nalisable.
 En effet,  B était diagonalisable, il existerait une matrice inversible P ∈ GL3 (R) telle que
si
0
B=P
 ..  −1
 P = 0. Or, B 6= 0, cela n’est donc pas possible que B soit diagonalisable.
.
0
Cherchonsune base du sous-espace propre associé à 0.
x
Soit X =  y  ∈ M3,1 (R). Alors
z
    
2 10 7 x 0
X ∈ E0 (B) ⇐⇒ BX = 0X ⇐⇒  1 4 3  y  =  0 
−2 −8 −6 z 0

 2x + 10y + 7z = 0
⇐⇒ x + 4y + 3z = 0
−2x − 8y − 6z = 0


z = −2y
⇐⇒
x = 2y
   
2y 2
⇐⇒ X =  y  ∈ V ect  1 
−2y −2
 
2
Ainsi, E0 (A) = V ect  1 . On a donc
−2
dim(E0 (A)) 6= 3
Ainsi, la matrice B n’est pas diagonalisable, comme on l’avait affirmé précédemment.

2010-2011 Lycée du Parc 7/15


Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

 
6 18 12
1
02.4 Soit M =  2 6 4 . Montrer que M 2 = 3M .
6
3 9 6
Déterminer les valeurs propres de M et les sous-espaces propres associés. La matrice M est-elle diagonalisable ?

 
1 3 2
On peut réécrire M =  1/3 1 2/3 , ce qui peut faciliter les calculs. On montre facilement la relation
1/2 3/2 1
2
M = 3M . On en déduit donc que
M 2 − 3M = 0
Ainsi, le polynôme P (X) = X 2 − 3X est un polynôme annulateur de M .
Puisque P (X) = X 2 − 3X = X(X − 3), on sait que les valeurs propres possibles de la matrice M sont 0 et
3. Il nous fautdoncvérifier si ce sont effectivement des valeurs propres ou non.
x
Soit X =  y  ∈ M3,1 (R). Alors
z

 x + 3y + 2z = 0
1
M X = 0X ⇐⇒ x + y + 23 z = 0
 31 3
2x + 2y + z = 0
⇐⇒ x + 3y + 2z = 0
     
−3y − 2z −3 −2
⇐= X =  y  ∈ V ect  1  ,  0 
z 0 1

0 est effectivement bien une valeur propre et son sous-espace propre associé est de dimension 2.


 x + 3y + 2z = 3x
1
M X = 3X ⇐⇒ x + y + 23 z = 3y
 31
x + 32 y + z = 3z
 2
 −2x + 3y + 2z = 0
⇐⇒ x − 6y + 2z = 0
x + 3y − 4z = 0


x = 2z
⇐⇒
x = 3y
 
6
⇐= X ∈ V ect   2 
3

Ainsi, 3 est également une valeur propre de M , et son sous-espace propre associé est de dimension 1.
Puisque
dim(E3 (M )) + dim(E0 (M )) = 3
on peut en déduire que la matrice M est bien diagonalisable.

2010-2011 Lycée du Parc 8/15


Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

02.5 Les matrices suivantes sont-elles diagonalisables ? inversibles ?


     
1 4 6 1 3 5 1 −1 0
A= 0 2 5 , B =  0 0 4  , C =  0 2 −2 .
0 0 3 0 0 2 0 0 3

1. La matrice A est triangulaire. On peut donc lire les valeurs propres sur la diagonale.
Les valeurs propres de A sont donc 1, 2, 3. Puisque A possède trois valeurs propres distinctes et est de
taille 3, on sait donc que la matrice A est diagonalisable.
De plus, 0 n’est pas une valeur propre, donc la matrice A est bien inversible.
2. La matrice B est triangulaire. On peut donc lire les valeurs propres sur la diagonale.
Les valeurs propres de B sont donc 0, 1, 2. Puisque B possède trois valeurs propres distinctes et est de
taille 3, on sait donc que la matrice B est diagonalisable.
De plus, 0 est valeur propre, donc la matrice B n’est pas inversible.
3. La matrice C est triangulaire. On peut donc lire les valeurs propres sur la diagonale.
Les valeurs propres de C sont donc 1, 2, 3. Puisque C possède trois valeurs propres distinctes et est de
taille 3, on sait donc que la matrice C est diagonalisable.
De plus, 0 n’est pas une valeur propre, donc la matrice C est bien inversible.

02.6 Déterminer si les matrices suivantes sont diagonalisables. Si oui, les diagonaliser.
   
3 0 1 2 −1 −2  
0 1
A =  −1 2 −1  , B =  2 −1 −4  , C =
0 1
−2 0 0 −1 1 3
   
5 5 −14 0 1 1  
1 0 1
D=  6 6 −16 , E =
 1 0 1 , F =

2 0 0
5 5 −14 1 1 0

1.
   
3−λ 0 1 −2 0 −λ
A − λI3 =  −1 2 − λ −1  ∼  3 − λ 0 1  L1 ←→ L3
−2 0 −λ −1 2 − λ −1
 
−2 0 0
∼ 3−λ 0 2 − 3λ + λ2  C3 ←→ 2C3 − λC1
−1 2 − λ −2 + λ
 
−2 0 0
∼  3 − λ 2 − 3λ + λ2 0  C2 ←→ C3
−1 −2 + λ 2−λ

Ainsi 
 λ=2
(A − λI3 ) non inversible ⇐⇒ (2 − 3λ + λ2 )(2 − λ) = 0 ⇐⇒ ou
λ=1

Les valeurs propres de A sont donc 1 et 2.




 1
z = −2x
AX = X ⇐⇒ ⇐⇒ X ∈ V ect  −1 
y = −x
−2

2010-2011 Lycée du Parc 9/15


Khâgne B/L Correction Exercices Chapitre 02 - Réduction des endomorphismes et des matrices carrées


  
 1 0
AX = 2X ⇐⇒ z = x ⇐⇒ X ∈ V ect  0  ,  1 
1 0
Comme dim(E1 (A)) + dim(E2 (A)) = 1 + 2 = 3, la matrice A est diagonalisable.
   
1 1 0 1
On peut donc écrire A = P DP −1 avec P =  −1 0 1  et D =  2 . En calculant en plus
−2 1 0 2
−1
P , on en déduit que
   
1 1 0 1 1 0 −1
1
A =  −1 0 1   2  2 0 1 
3
−2 1 0 2 1 3 −1
2.
   
2−λ −1 −2 −1 1 3−λ
B − λI3 =  2 −1 − λ −4  ∼  2 −1 − λ −4  L1 ←→ L3
−1 1 3−λ 2−λ −1 −2
 
−1 1 3−λ
L2 ←− L2 + 2L1
∼ 0 1−λ 2 − 2λ 
2 L3 ←− L3 + (2 − λ)L1
0 1 − λ 4 − 5λ + λ
 
−1 1 3−λ
∼ 0 1−λ 2 − 2λ  L3 ←− L3 − L2
0 10 2 − 3λ + λ2

Ainsi 
 λ=2
(B − λI3 ) non inversible ⇐⇒ (1 − λ)(2 − 3λ + λ2 ) = 0 ⇐⇒ ou
λ=1

Les valeurs propres de B sont donc 1 et 2.


  
 1 2
BX = X ⇐⇒ x − y − 2z = 0 ⇐⇒ X ∈ V ect  1  ,  0 
0 1
 
 −1
y = −2z
BX = 2X ⇐⇒ ⇐⇒ X ∈ V ect  −2 
x = −z
1
Comme dim(E1 (B)) + dim(E2 (B)) = 1 + 2 = 3, la matrice B est diagonalisable.
   
1 2 −1 1
On peut donc écrire B = P DP −1 avec P =  1 0 −2  et D =  1 . En calculant en plus
0 1 1 2
P −1 , on en déduit que
   
1 2 −1 1 −2 3 4
B =  1 0 −2   1   1 −1 −1 
0 1 1 2 −1 1 2
 
0 1
3. C = . Puisque C est triangulaire, on lit directement les valeurs propres de C sur la diagonale.
0 1
C a donc 2 valeurs propres distinctes 0 et 1 et est de taille 2, donc on est sûr que C est diagonalisable.
 
 1
CX = 0 ⇐⇒ y = 0 ⇐⇒ X ∈ V ect
0

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 1
CX = 1X ⇐⇒ y = x ⇐⇒ X ∈ V ect
1
  
1 1 0
Ainsi, on peut écrire C = P DP −1 avec P = et D = . En calculant P −1 , on déduit
0 1 1
que    
1 1 0 1 −1
C=
0 1 1 0 1
4. Réponses :
D a trois valeurs propres : 0, 1 et −4.
Puisque D possède trois valeurs propres différentes, D est diagonalisable.
On résout :  
−1
DX = 0 ⇐⇒ X ∈ V ect  1 
0
 
1
DX = X ⇐⇒ X ∈ V ect   2 
1
 
1
DX = −4X ⇐⇒ X ∈ V ect  1 
1
   
−1 1 1 0
Ainsi, on peut écrire D = P M P −1 avec P =  1 2 1  et M =  1 . En calculant P −1 ,
0 1 1 −4
on écrit :    
−1 1 1 0 −1 1 1
D =  1 2 1  1  1 2 1 
0 1 1 −4 0 1 1
 
0 1 1
1
5. E = 1 0 1 .
2
1 1 0
On trouve deux valeurs propres −1 et 2.
On ne peut pas encore dire si E est diagonalisable.

  
−1 −1
EX = −X ⇐⇒ X ∈ V ect  0  ,  1 
1 0
 
1
EX = 2X ⇐⇒ X ∈ V ect  1 
1
Comme dim(E−1 (E)) + dim(E2 (E)) =
2 + 1 = 3,la matrice E est
 diagonalisable. Ainsi, on peut écrire
−1 −1 1 −1
E = P M P −1 avec P =  0 1 1  et M =  −1 . En calculant P −1 , on écrit :
1 0 1 2
   
−1 −1 1 −1 −1 −1 2
1
E=  0 1 1  −1   −1 2 −1 
3
1 0 1 2 1 1 1

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0 1
6. F = .
0 0
F est triangulaire, donc on lit directement les valeurs propres sur la diagonale : F ne possède donc qu’une
seule valeur propre qui est 0.
F ne peut alors pas être diagonalisable.
  Car si F était diagonalisable, alors il existerait une matrice
0
P inversible telle que F = P P −1 = 0. Or, F 6= 0, donc il n’est pas possible que F soit
0
diagonalisable.

02.7
 
2 2
1. Soit A = . Diagonaliser A.
1 3

2. Déterminer
 le terme général des suites (un ) et (vn ) définies par u0 = v0 = 1 et ∀n ∈
un+1 = 2un + 2vn
N, .
vn+1 = un + 3vn

 
2 2
1. A = . On calcule les valeurs propres : on trouve deux valeurs propres 1 et 4. Puisque A possède
1 3
deux valeurs propres distinctes, on sait donc que A est diagonalisable. On calcule les sous-espaces propres :
 
−2
AX = X ⇐⇒ X ∈ V ect
1
 
1
AX = 4X ⇐⇒ X ∈ V ect
1
   
−2 1 1 0
On en déduit que A = P DP −1
avec P = et D = . On en déduit, après le calcul de
1 1 0 4
P −1 est :    
1 −2 1 1 −1 1
A=
3 1 1 4 1 2
 
un
2. Notons pour tout n ∈ N, Xn = . Alors, le système donné dans l’énoncé se traduit par :
vn

∀n ∈ N, Xn+1 = AXn
 
1
avec X0 = . On en déduit donc par une récurrence immédiate que
1

∀n ∈ N, Xn = An X0

Il nous faut donc calculer les puissances de la matrice A.


Or, d’après la question A, on sait que A = P DP −1 , donc par une récurrence immédiate,

2 + 4n −2 + 2 × 4n
     
1 −2 1 1 −1 1 1
∀n ∈ N, An = P Dn P −1 = =
3 1 1 4n 1 2 3 −1 + 4n 1 + 2 × 4n

On en déduit donc que


∀n ∈ N, Xn = An X0

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autrement dit
2 + 4n −2 + 2 × 4n
    
un 1 1
∀n ∈ N, =
vn 3 −1 + 4n 1 + 2 × 4n 1
On en déduit que
1
∀n ∈ N, un = (2 + 4n − 2 + 2 × 4n ) = 4n
3
1 1
∀n ∈ N, vn = (−1 + 4n + 1 + 2 × 4n ) = + 4n
3 3

02.8 Soit a ∈ R. On note ua l’endomorphisme de Rn [X] définie par

Z 1
1
∀P ∈ Rn [X], (ua (P ))(X) = P (X) + aX P (t)dt.
2 0

1. Pour quelles valeurs de a ua est-il un automorphisme ? Pour les valeurs trouvées, déterminer l’endomor-
phisme u−1
a .
2. Déterminer les valeurs propres de ua et les sous-espaces propres associés. ua est-il diagonalisable ?

1. Déterminons la matrice de ua dans la base canonique de Rn [X].


Z 1
1 1
(ua (1))(X) = + aX 1dt = + aX
2 0 2
Z 1
1 1 a 1+a
(ua (X))(X) = X + aX tdt = X + X = X
2 0 2 2 2
Z 1
2 1 2 1 a
(ua (X ))(X) = X + aX t2 dt = X 2 + X
2 0 2 3
... Z 1
1 1 a
(ua (X k ))(X) = X k + aX tk dt = X k + X
2 0 2 k + 1
On en déduit que la matrice de ua dans la base canonique est :
 
1/2
 a (1 + a)/2 a/3 a/4 · · · a/(n + 1) 
 
 1/2 
A=
 
 1/2 

 .. 
 . 
1/2
 
1/2
 0 (1 + a)/2 a/3 a/4 · · · a/(n + 1) 
 
 1/2 
∼ L2 ←− L2 − 2aL1
 
 1/2 

 .. 
 . 
1/2

La matrice A est donc inversible si et seulement si 1 + a 6= 0, c’est-à-dire si a 6= −1.


L’endomorphisme uA est donc un automorphisme dès qu’on a a 6= −1.
Continuons les opérations élémentaires sur les lignes uniquement pour transformer A en In+1 .

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 
1/2
 0 (1 + a)/2 
  n+1
 1/2  X 2a
A∼ L2 ←− L2 − Lk
 
 1/2 
 k
 ..  k=3
 . 
1/2
∀i 6= 2, Li ←− 2Li
∼ In+1 2
L2 ←− 1+a L2

On refait les mêmes opérations sur In+1 pour obtenir la matrice de u−1
a , on obtient alors
 
2
−4a
 1+a 2 −4a −4a −4a 
 1+a 3(1+a) 4(1+a) (n+1)(1+a) 
 2 
A−1 = 
 
 2 

 .. 
 . 
2

Autrement dit, en traduisant en polynômes :


Z 1
4a
∀P ∈ Rn [X], ϕ−1 (P )(X) = 2P (X) − X P (t)dt
1+a 0

2. On cherche un λ tel qu’il existerait un polynôme P non nul vérifiant ua (P ) = λP .


Si un tel couple (λ, P ) existe, on a alors
Z 1
1
P (X) + aX P (t)dt = λP (X)
2 0

autrement dit    Z 1 
1
− λ P (X) = −a P (t)dt X (1)
2 0
R1
1er cas : λ = 1/2, alors tout polynôme P non nul vérifiant 0 P (t)dt = 0 vérifie bien la relation (1) et
sera alors un vecteur propre pour 1/2. Ainsi 1/2 est bien une valeur propre de ua .
2ème cas : si λ 6= −1/2, alors  Z 1 
a
P (X) = − P (t) X
1/2 − λ 0
Puisqu’on cherche un polynôme non nul, on doit avoir nécessairement P (X) de degré 1, colinéaire à X.
On aurait donc P (X) ∈ V ect(X).
Or, ua (X) = (1+a)
2 X, donc la seule valeur propre possible est donc λ =
1+a
2 .
En résumé, les valeurs propres de ua sont donc
1 1+a
Sp(ua ) = { , }
2 2
L’endomorphisme est-il diagonalisable ?
Si a = 0, on a une unique valeur propre, et on a directement ua = 21 IdRn [X] , donc ua est bien diagonalisable.
Si a 6= 0, déterminons les sous-espaces propres pour savoir si ua est diagonalisable ou non.

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On a déjà montré que si λ 6= 1/2, c’est-à-dire λ = 1+a2 , les vecteurs propres étaient nécessairement
colinéaires à X. On a donc que le sous-espace propre associé à 1+a
2 est V ect(X) de dimension 1.
Déterminons alors tous les vecteurs propres pour la valeur propre λ = 1/2.
Z 1  Z 1
1
ua (P ) = P ⇐⇒ a P (t)dt X = 0 ⇐⇒ P (t)dt = 0
2 0 0
n R1 n
ak
ak X k , alors 0 P (t)dt =
P P
Si on note P (X) = k+1 = 0. Alors
k=0 k=0
Z 1 n
X ak
P (t)dt = 0 ⇐⇒ a0 = −
0 k+1
k=1

et ainsi
n   X n n  
X ak X 1
P (X) = − + ak X k = ak X k −
k+1 k+1
k=1 k=1 k=1
 
Ainsi le sous-espace propre associé à la valeur propre 1/2 est donc V ect X − 12 , X 2 − 13 , X 3 − 14 , . . . , X n − 1
n+1
qui est de dimension n.
Comme dim(E1/2 (ua )) + dim(E(1+a)/2 (ua )) = n + 1, on a donc bien que ua est diagonalisable.

02.9 Soit n > 2 et ϕ : Rn [X] → R[X] l’application définie pour tout P ∈ Rn [X] par ϕ(P ) = 2XP 0 − P 00 .

1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de Rn [X].


2. Déterminer les valeurs propres de ϕ. ϕ est-elle diagonalisable ?

1. ϕ est linéaire, en effet pour tous P, Q ∈ Rn [X] et tout λ ∈ R, on a


ϕ(λP + Q) = 2X(λP + Q)0 − (λP + Q)00 = λ(2XP 0 − P 00 ) + (2XQ0 − Q00 ) = λϕ(P ) + ϕ(Q)
De plus, pour tout polynôme P ∈ Rn [X], on sait que deg(P 0 ) 6 n − 1, donc deg(XP 0 ) 6 n et deg(P 00 ) 6
n − 2. Ainsi
deg(ϕ(P )) 6 max(deg(XP 0 ), deg(P 00 )) 6 max(n − 2, n) 6 n
Ainsi, on a bien pour tout P ∈ Rn [X], ϕ(P ) ∈ Rn [X].
Remarquons qu’on a même montré que si P ∈ Rk [X] pour tout k ∈ J0, nK, alors ϕ(P ) ∈ Rk [X] également.
2. Ecrivons la matrice de ϕ dans la base canonique de Rn [X].
ϕ(1) = 0 ϕ(X) = 2X ϕ(X 2 ) = 4X 2 − 2 ϕ(X 3 ) = 6X 3 − 6X ϕ(X 4 ) = 8X 4 − 12X 3 . . . ϕ(X n ) =
2nX n − n(n − 1)X n−2
Donc  
0 (∗)

 2 


 4 

mat(ϕ) = 
 6 


 8 

 .. 
 . 
(0) 2n
La matrice est en effet bien triangulaire car on a montré que ϕ(X k ) ∈ Rk [X] pour tout k ∈ J0, nK. On lit
donc directement les valeurs propres de ϕ sur la diagonale de la matrice : les valeurs propres sont donc
0, 2, 4, 6, . . . , 2n. Il y a exactement n + 1 valeurs propres distinctes pour ϕ. Puisque la dimension de Rn [X]
est également égale à n + 1, on sait donc directement que l’endomorphisme ϕ est diagonalisable.

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