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L'alliance des œuvres et la chute humaine

L'alliance des œuvres était l'accord entre Dieu et Adam dans le jardin d'Eden selon lequel Adam obtiendrait la vie éternelle par une obéissance parfaite. Cependant, Adam a désobéi en mangeant le fruit défendu, rompant ainsi l'alliance et entraînant la chute de l'humanité.

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L'alliance des œuvres était l'accord entre Dieu et Adam dans le jardin d'Eden selon lequel Adam obtiendrait la vie éternelle par une obéissance parfaite. Cependant, Adam a désobéi en mangeant le fruit défendu, rompant ainsi l'alliance et entraînant la chute de l'humanité.

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Qu’est-ce que l’alliance des œuvres et

pourquoi cette question est-elle


importante?
ÉTUDES DANS LA 1689 – PARTIE 31

~ 1689 6.1 ~
L’alliance des œuvres fut donnée à Adam pour atteindre la vie éternelle par l’obéissance. En désobéissant, il
s’est placé sous la malédiction de cette alliance, entrainant toute l’humanité avec
lui. ~ Genèse 2.15-17 ; 3.24
Pour bien comprendre la chute de l’homme, il est nécessaire d’expliquer le cadre théologique
dans lequel elle a eu lieu, à savoir l’alliance des œuvres. Cette alliance, sans être nommée, est
clairement sous-entendue au paragraphe 1 du chapitre 6 et à plusieurs autres endroits dans la
Confession de foi :
(Par. 1) Bien que Dieu ait créé l’homme droit et parfait, et lui ait donné une
loi juste, qui était en vue de la vie s’il l’avait observée, et qu’il l’ait menacé de
mort s’il la transgressait, l’homme n’a pas gardé longtemps cet honneur.
Voici comment les théologiens réformés ont traditionnellement compris l’alliance des
œuvres faite avec l’homme en Éden. Adam fut créé avec un but à atteindre, ce but était la vie
éternelle. L’arbre de vie dans le Jardin d’Éden représentait la récompense promise à l’homme et l’arbre de
la connaissance du bien et du mal représentait la condition à observer (Gn 2.9, 17 ; Ap 22.2). Bien
qu’Adam était sans péché, il n’avait pas la vie éternelle. Celle-ci consiste à être scellé dans la
vie en communion avec Dieu (Jn 17.3). Adam était en communion avec Dieu, mais il pouvait
déchoir de cet état. La vie éternelle est une vie immortelle sans possibilité de corruption (1 Co 15.53).
Adam n’avait manifestement pas encore atteint cet état d’immortalité et d’incorruptibilité
puisqu’il se corrompit et qu’il mourut.
Comment devait-il atteindre la vie éternelle? En gardant parfaitement la Parole/Loi de
l’Éternel (Lc 10.25-28 ; Mt 19.16-17). Dieu lui a « donné une loi juste, qui était en vue de la vie s’il
l’avait observée ». La Loi n’est pas basée sur le principe de la gratuité de la grâce par la foi
(Rm 4.4 ; Ga 3.12), mais sur le principe des œuvres d’obéissance (Rm 10.5) : « En effet,
Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par
elles. » Ce principe, l’Écriture l’appelle « la loi des œuvres » (Rm 3.27) et il constitue le
fondement de l’alliance entre Dieu et Adam : l’alliance des œuvres.
Nous appelons cette période d’innocence qui devait conduire à la vie éternelle la période de
probation. L’idée est que l’homme ne devait pas vivre ad vitam aeternam avec la possibilité de
déchoir de sa perfection originelle. Par l’obéissance, il devait sceller le monde dans la justice
et être lui-même confirmé dans la vie éternelle. Comment pouvons-nous affirmer toutes ces
choses à propos d’Adam et de l’alliance des œuvres? En le comparant au dernier Adam dont
Adam lui-même était la figure (Rm 5.14 ; 1 Co 15.45). Le dernier Adam, Jésus-Christ, avait
une mission qui devait être accomplie « une fois pour toutes » (Hé 9.12) ; sa période de
probation fut terminée au terme de sa mission (Jn 19.30). Adam avait donc une mission à

1
accomplir, au terme de laquelle il aurait obtenu la vie pour récompense. Cependant, « l’homme
n’a pas gardé longtemps cet honneur ».
L’alliance des œuvres, bien qu’elle prouve la bonté et la générosité de Dieu (cf. 1689 7.1),
est une alliance entièrement conditionnelle. De ce fait, elle prévoyait des récompenses en cas
d’obéissance, mais également des malédictions dans le cas contraire. Ainsi, la vie et la mort
furent placées devant l’homme (Gn 2.17 ; Dt 30.15). Voici le reste du paragraphe 1 qui décrit
comment la désobéissance de l’homme a eu lieu :
(Par. 1) Utilisant subtilement le serpent, Satan assujettit Ève, et par elle, il
séduisit Adam, qui, sans contrainte sur lui, transgressa volontairement la loi
de leur création et le commandement qui leur avait été donné en mangeant
du fruit défendu. Il a plu à Dieu de permettre cette chute, dans son conseil
sage et saint, puisqu’il avait déterminé de l’utiliser pour manifester sa gloire.
La chute de l’homme s’est produite sous l’influence de Satan. Celui-ci est rusé, il cherche
à tromper par tous les moyens possibles (2 Co 11.3, 14). Il avait un intérêt particulier à
séduire celui sous les pieds duquel le Créateur avait placé toutes ses œuvres (Ps 8.6), car il
usurpa ainsi le pouvoir sur le monde créé par Dieu (Lc 4.6 ; Ep 2.2 ; Hé 2.5-16). Pour
parvenir à l’homme, Satan séduisit la femme (2 Tm 2.14) et brisa ainsi l’harmonie entre eux
et Dieu (Gn 3.12).
Il ne faudrait pas cependant considérer l’homme comme une simple victime de la
séduction de Satan. Adam, « sans contrainte sur lui, transgressa volontairement la loi de leur création et
le commandement qui leur avait été donné en mangeant du fruit défendu. » À la suite de l’Écriture sainte,
la Confession affirme la pleine responsabilité morale de l’homme vis-à-vis du péché. La
révolte de l’homme contre Dieu n’est pas petite, surtout lorsque nous considérons qui est
Dieu (cf. le chapitre 2 de la Confession) et la distance entre Lui et l’être de poussière qui a
voulu se faire Dieu (Gn 3.5).
Pourquoi l’Éternel n’est-il pas intervenu pour empêcher l’homme de transgresser
l’alliance faite entre lui et Dieu? « Il a plu à Dieu de permettre cette chute, dans son conseil sage et saint,
puisqu’il avait déterminé de l’utiliser pour manifester sa gloire. » Les prochains chapitres de la
Confession prouveront cette affirmation en présentant les doctrines du salut et de la
rédemption.
L’alliance des œuvres est hautement importante pour au moins deux raisons. Sans elle, il
est impossible de comprendre bibliquement la chute et ses conséquences pour l’humanité (comme
nous le verrons en exposant les paragraphes 2-5 du présent chapitre). L’alliance des œuvres
fournit le cadre légal qui nous permet de comprendre ce qu’est le péché et ce qu’il implique
pour toute la création. Toute interprétation du mal qui n’est pas fondée sur une
compréhension biblique de l’alliance des œuvres est erronée. Deuxièmement, la doctrine de
l’alliance des œuvres est absolument essentielle pour pouvoir comprendre la rédemption. Cette
alliance démontre ce qui devait être accompli par l’homme pour atteindre la vie éternelle :
une parfaite obéissance à Dieu sans la moindre transgression. Seulement, après la chute, cette
parfaite obéissance ne pouvait pas éviter la punition de la mort puisque le péché étant entré
dans le monde Dieu se devait de le punir. C’est pourquoi le second Adam s’est rendu
« obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix » (Ph 2.8).

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