Réglementation HSE
PROJET : RISQUE INCENDIE
Réalisé par : SAMA LENDJOUNGOU Rodolphe S’aymar Cendres
Année scolaire 2023-2024
SOMMAIRE
I. Définition.......................................................................................................................... 3
II. la conception et l’aménagement des lieux et des situations de travail.............................4
1. Implantation et conception des locaux.........................................................................4
[Link] au feu........................................................................................................5
2. Dégagement.................................................................................................................. 5
4. Désenfumage.................................................................................................................... 6
5. Système de sécurité incendie (SSI)....................................................................................6
A. Système de détection incendie (SDI)............................................................................6
B. Principaux types de détecteurs.....................................................................................7
Système de mise en sécurité incendie (SMSI)...................................................................7
[Link] du matériel d’extinction...............................................................................7
III. la démarche d’évaluation du risque..............................................................................8
IV. les mesures de prévention techniques, organisationnelles et
d’information/formation des salariés.....................................................................................10
1. Actions sur l’organisation du travail............................................................................11
[Link] de survie, plan de continuité d’activités...................................................................11
V. Conclusion.......................................................................................................................13
I. Définition
Le risque incendie, dans un contexte général, renvoie à la probabilité qu'un feu se déclare et
engendre des conséquences préjudiciables. Il découle de la combinaison de divers facteurs,
tels que la présence de sources d'inflammation, de matières inflammables, et de conditions
environnementales favorables à la propagation du feu. Ce risque peut être évalué en tenant
compte de multiples éléments, notamment la nature des activités humaines, les infrastructures,
les dispositifs de prévention et d'extinction, ainsi que les normes de sécurité en place.
II. la conception et l’aménagement des lieux et des
situations de travail
1. Implantation et conception des locaux
Les mesures de prévention les plus efficaces sont celles qui s'exercent en amont, dès la
conception et la construction des locaux. Elles permettent de garantir de bonnes conditions
d’évacuation, de mieux prendre en compte l’isolement, la séparation et les distances de
sécurité pour empêcher ou limiter la propagation de l’incendie. La prévention doit aussi
s’appliquer lors du choix des matériaux afin d’assurer la stabilité de la structure et réduire
l’émission de gaz et fumées en cas de sinistre. De plus, il est nécessaire de prendre en compte
l’évolution prévisible de l’entreprise.
Lors de la conception des locaux, il faut ainsi :
fractionner les bâtiments en unités distinctes avec des ouvrages séparatifs résistants
au feu (compartimentage),
isoler les locaux à risques des autres locaux,
choisir les matériaux en fonction de leur comportement au feu
concevoir des dégagements (issues, portes, couloirs, escaliers…) dont le nombre et
la dimension sont suffisants pour faciliter l’évacuation et l’accès des secours,
mettre en place un désenfumage efficace permettant de garantir des dégagements
exempts de fumées, de les évacuer vers des endroits privilégiés limitant ainsi la
propagation de l’incendie et facilitant l'évacuation des personnes et l'intervention des
secours.
Exemples de zones à risque d’incendie pouvant être isolés des autres locaux
• Stockage des produits finis
• Stockage de produits chimiques
• Stockage des bouteilles et réservoirs de gaz
• Chaufferie
• Bennes à déchets
• Local de charge de batteries
[Link] au feu
Le comportement au feu en cas d’incendie
d’un élément est apprécié d’après sa résistance
au feu mais aussi par la réaction au feu de ses
matériaux constitutifs :
La réaction au feu d’un matériau se caractérise,
entre autre, par sa capacité à être combustible et
sa facilité à s’enflammer. 7 critères (A1, A2, B,
C, D, E et F) définissent
ainsi la classification européenne
(euroclasses) pour les matériaux de
construction. Des indices comme « fl. »
(pour « floor ») peuvent être ajoutés
spécifiquement pour certains matériaux
(par exemple, ceux dédiés aux sols).
La résistance au feu correspond au
temps pendant lequel les éléments de
construction peuvent jouer le rôle qui
leur est dévolu. 3 critères (eurocodes)
sont notamment utilisés pour la déterminer : capacité portante ou résistance (R),
étanchéité aux flammes et absence d’émission de gaz (E) et isolation thermique (I).
Pour en savoir plus sur le comportement au feu des matériaux,
2. Dégagement
Un dégagement correspond à toutes les parties d’une construction qui permettent le
cheminement d’évacuation des occupants (porte, sortie, issue, couloir, circulation
horizontale, zone de circulation, escalier, rampe…).
Associés à des moyens d’alarmes sonores et visuels judicieusement implantés, les
dégagements doivent permettre une évacuation rapide et en toute sécurité des
personnes. Ils sont également empruntés pour rejoindre les espaces d’attente sécurisés.
Ils sont en permanence accessibles, libres et bien indiqués. Leur nombre, leur
dimension et leur implantation respectent les valeurs fixées par la réglementation
4. Désenfumage
Le désenfumage permet
l’évacuation des fumées et
gaz chauds, ce qui facilite
l’évacuation du personnel,
l’intervention des secours
et limite les risques de
propagation de l’incendie.
Les dispositifs de
désenfumage doivent être
prévus dès la conception
d’un établissement.
Il s’agit en général
d’ouvertures dans les
toitures ou en partie haute
dans les parois afin
d’évacuer les fumées et
gaz chauds. Leur
ouverture peut être
déclenchée manuellement
ou de manière
automatique. L’air neuf
est apporté par des
ouvertures en partie basse.
Leur surface doit être en
rapport avec la surface du
local considéré.
5. Système de sécurité
incendie (SSI)
Le système de sécurité incendie (SSI) doit également être conçu dès la conception d’une
entreprise ou d’un bâtiment. Il est constitué de l’ensemble des éléments servant à collecter les
informations ou tous les ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les
fonctions nécessaires à la mise en sécurité d’un bâtiment ou d’un établissement en cas
d’incendie. Le SSI se compose, pour les plus complexes, d’un système de détection incendie
(SDI) et d’un système de mise en sécurité incendie (SMSI).
Pour en savoir plus, voir la brochure Incendie et lieu de travail. Prévention et organisation
dans l’entreprise
A. Système de détection incendie (SDI)
Ce système a pour objet de détecter et de signaler à tout instant un début d’incendie.
L’objectif principal est d’obtenir une détection précoce et sûre d’un commencement
d’incendie. Le SDI comporte notamment les détecteurs automatiques et les déclencheurs
manuels.
Lors de sa mise en place, il faut veiller à choisir des détecteurs adaptés aux types de feux
susceptibles de se déclencher (prédominance de fumées, de flammes, de gaz de
combustion…) et à l’activité du local (pollutions présentes, température, ventilation…).
Le choix de l’emplacement des détecteurs dépend :
de la hauteur du local,
de la localisation et de la configuration du plafond,
du sens des courants d’air,
de l’emplacement des entrées d’air et des gaines de ventilation,
de l’accessibilité lors des opérations de maintenance (nettoyage et essais).
B. Principaux types de détecteurs
Détecteurs de fumée de type optique : détection des aérosols de combustion
Détecteurs de chaleur de type thermostatique ou thermovélocimétrique : détection
d’une température ou d’une élévation de température anormalement élevée
Détecteurs de flammes : détection dans le domaine de l’infrarouge ou de l’ultraviolet
Détecteurs spéciaux alliant plusieurs technologies.
Système de mise en sécurité incendie (SMSI)
Ce système comporte l’ensemble des équipements qui assurent les fonctions nécessaires à la
mise en sécurité d’un bâtiment ou d’un établissement en cas d’incendie : le compartimentage,
l’évacuation des personnes, la gestion des dégagements, le désenfumage…
Il regroupe une unité de signalisation et de commande manuelle associée aux dispositifs
actionnés de sécurité (portes et clapets coupe-feu, systèmes de désenfumage…).
[Link] du matériel d’extinction
Les matériels de lutte contre l’incendie ainsi que les installations fixes d’extinction doivent
être choisis judicieusement pour qu’ils soient adaptés aux types de feux susceptibles de se
déclarer et être présents en nombre suffisant. Ils doivent être contrôlés régulièrement afin
qu’ils soient opérationnels à tout moment. Pour plus d’informations, voir la rubrique «
Évacuation, intervention et consignes de sécurité ».
III. la démarche d’évaluation du risque
L’évaluation du risque incendie passe par l’identification des situations où les trois éléments
du triangle du feu sont réunis (combustible, comburant et source d’inflammation).
La « mémoire » de l’entreprise ou de la branche d’activité (retour d’expérience d’incendies,
expérience de situations dangereuses) peut aussi aider à identifier les opérations ou situations
à risques.
Les origines d’un incendie sont tout d’abord dues à la présence de produits combustibles. Il
est primordial :
d’établir la liste des produits présents,
de déterminer leur état physique (liquide, gaz, solide, poudre, aérosol…),
de connaître leurs caractéristiques physico-chimiques (par exemple, le point éclair
d’un liquide : plus il est faible, plus le produit est facilement inflammable),
de recenser leurs conditions d’utilisation et de stockage (quantités, température, local
ou armoire dédiés « EI » (coupe-feu un temps déterminé), présence de bacs de
rétention…).
Les origines de l’incendie peuvent également être liées aux procédés mis en
œuvre (conditions de température, de pression, réactions exothermiques, produits de
décomposition, conditions de refroidissement…), voire à leurs dysfonctionnements
potentiels (arrêts de système de refroidissement, fuites de produits, pannes prévisibles, arrêts
accidentels d’alimentation en produits…).
Les sources d’inflammations à identifier sont d’origines diverses :
thermique : surfaces chaudes, appareils de chauffage, flammes nues, travaux par
points chauds….
Une cigarette allumée comme une flamme nue constituent des sources d’inflammation
actives. Par exemple l’extrémité d’une cigarette allumée atteint 1 000 °C lors de l’aspiration.
Les travaux par points chauds (soudage au chalumeau, oxycoupage…)sont des sources
majeures de sinistres : ils sont responsables d’environ un incendie sur trois ;
électrique : étincelles, échauffement….
La vétusté, le caractère improvisé ou la surcharge de certaines installations entraînent des
échauffements à l’origine de bon nombre de départs d’incendies (environ un incendie sur
trois) ;
électrostatique : décharges par étincelles…
L’électricité statique peut être à l’origine d’étincelles suffisamment énergétiques pour être une
source d’inflammation ;
mécanique : étincelles, échauffement…
Les échauffements et les étincelles d’origine mécanique, résultant de friction, de choc et
d’abrasion, ou de défaillances (roulements, paliers…) peuvent être à l’origine de températures
très élevées et/ou de projections de particules incandescentes ;
climatique : foudre, soleil…
Un impact de foudre peut constituer une source d’inflammation directe ou à distance en
induisant des surtensions ou des échauffements dans les équipements ;
chimique : réactions exothermiques, autoéchauffement, emballement de réaction…
Les réactions chimiques peuvent dégager suffisamment de chaleur pour être une source
d’inflammation ;
bactériologique : autoéchauffement
La fermentation bactérienne peut provoquer un dégagement de chaleur et favoriser les
conditions d’amorçage d’un autoéchauffement.
Il faut également noter qu’une explosion peut constituer la source d’inflammation d’un
incendie comme un incendie peut être la source d’inflammation d’une atmosphère
explosive.
Les résultats de l’évaluation doivent être retranscrits dans le document unique. Au-delà du
strict respect de l’obligation réglementaire, ce document doit permettre à
l’employeur d’élaborer un plan d’action définissant les mesures de prévention et de
protection appropriées au risque incendie.
Le plan d’action, en particulier en ce qui concerne le risque incendie, sera fondé sur des
critères propres à l’entreprise (probabilité de survenue, gravité redoutée, fréquence
d’exposition du personnel, nombre de personnes potentiellement concernées…). Il permettra
de définir des priorités et d’aider à la planification des actions de prévention et de protection
contre l’incendie
IV. les mesures de prévention techniques,
organisationnelles et d’information/formation
des salariés.
A l’issue de l’évaluation, l’employeur met en place un certain nombre de mesures de
prévention destinées à réduire voire supprimer le risque incendie ou les conséquences de
celui-ci. Une démarche coordonnée avec l’assureur permet la mise en place d’un plan de suivi
/ plan de continuité d’activités.
Éviter le risque
Pour éviter le risque d’incendie, il est nécessaire d’agir, à minima, sur un des sommets du
triangle du feu :
les combustibles,
les comburants,
les sources d’inflammation.
Actions sur les combustibles
Remplacer le produit combustible par un autre incombustible ou moins combustible
Intervenir sur l’état de division de la matière (plus l’état est divisé, plus la combustion
est facile et rapide)
Limiter les quantités utilisées et stockées
Capter les émissions de combustibles
Nettoyer fréquemment par aspiration et ranger les locaux
Actions sur les comburants
Réduire la teneur en oxygène, afin de rendre l'atmosphère ininflammable, par
l’introduction d’un gaz inerte (azote, argon, hélium…). Attention toutefois au risque
d’hypoxie (diminution de l’apport d’oxygène aux différents tissus de l’organisme) en
cas de pénétration d’un salarié dans la zone concernée.
Isoler les produits comburants (oxygène, peroxydes…) des produits combustibles
Actions sur les combustibles
Remplacer le produit combustible par un autre incombustible ou moins combustible
Intervenir sur l’état de division de la matière (plus l’état est divisé, plus la combustion est
facile et rapide)
Limiter les quantités utilisées et stockées
Capter les émissions de combustibles
Nettoyer fréquemment par aspiration et ranger les locaux
1. Actions sur l’organisation du travail
Les actions à entreprendre dans ce domaine portent notamment sur la mise en place d’un
balisage et d’une signalisation adaptés, sur une gestion maîtrisée de la mise en œuvre des
produits, sur la formation et l’information
des personnes sur les consignes de sécurité
et les procédures en place, sur
l’organisation de l’évacuation et de
l’intervention des équipes internes de
secours…
Le balisage, la signalisation et la
signalétique à mettre en place dans
l’établissement répondent à
certaines obligations réglementaires, qui
définissent notamment la délimitation de
zones à risques, l’implantation de
l’éclairage de sécurité… Les plans
d’évacuation doivent être rédigés,
maintenus à jour et affichés.
Le personnel doit être régulièrement informé et formé afin d’acquérir les bons réflexes et un
comportement adéquat en cas d’incendie
Formation et information du personnel en sécurité incendie
sensibiliser l’ensemble du personnel au risque incendie de l’établissement et à sa
prévention ;
former les agents travaillant à des postes, dans des ateliers ou sur des procédés
présentant des risques d’incendie, à réagir conformément aux scénarios identifiés ou
prévisibles ;
entraîner le personnel au maniement des moyens d’extinction (extincteurs, robinets
d’incendie armés (RIA)…) ;
organiser des exercices d’évacuation réguliers ;
constituer et former des équipes de seconde intervention pour les risques incendie
spécifiques importants
L’organisation de l’évacuation et de l’intervention des équipes internes de secours doit
être décrite dans les consignes de sécurité incendie.
[Link] de survie, plan de continuité d’activités
En cas de sinistre, la destruction partielle ou totale de l’établissement et/ou de l’outil de travail
peut entraîner une double perte de confiance :
perte de confiance en interne avec une incertitude quant à l’avenir et une détérioration
du climat social,
perte de confiance en externe avec atteinte à l’image de marque de l’entreprise, perte
de marché et de clients au profit de concurrents directs.
L’élaboration d’un plan de survie, en amont d’un sinistre, doit permettre à l’entreprise d’en
réduire les conséquences et de pouvoir continuer à exister.
Ainsi, il faut anticiper les questions qui peuvent s’imposer brutalement après un incendie,
telles que :
qui prévenir et qu’annoncer ?
comment communiquer et à quelle fréquence (en interne et en externe) ?
qui va s’occuper de nettoyer les dégâts liés au sinistre ?
comment et où redémarrer rapidement la production ?
comment remplacer un équipement que l’on sait difficile à fabriquer ?
comment et où sous-traiter tout ou partie des activités tout en préservant le secret de
fabrication ?
comment éviter le chômage technique et réaffecter les salariés dont la tâche habituelle
ne peut plus être réalisée à cause du sinistre ?
Pour demeurer opérationnel, le plan de survie doit, au même titre que le document unique,
être actualisé régulièrement.
V. Conclusion
En conclusion, l'évaluation et la gestion du risque incendie en milieu professionnel sont des
impératifs incontournables pour la sécurité des travailleurs, la protection des biens et la
continuité des opérations. Les entreprises doivent reconnaître que le risque incendie ne se
limite pas à une simple éventualité, mais représente une menace potentielle qui nécessite une
attention constante et une action proactive. La mise en œuvre de politiques de prévention
robustes, la formation régulière du personnel aux procédures d'évacuation et l'installation
d'équipements de détection et d'extinction appropriés sont des éléments cruciaux dans la
réduction de ce risque.