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Alg Lin Classique

Ce document présente plusieurs notions classiques d'algèbre linéaire comme les endomorphismes nilpotents, les matrices compagnon, les déterminants de matrices tridiagonales et de VanDerMonde. Il fournit également des méthodes pour diagonaliser certaines matrices comme les matrices cycliques.

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52

MP-PSI-TSI

Algèbre Linéaire

Les Classiques

• Endomorphismes usuels : nilpotents cycliques


• Matrices usuelles : rg=1, Compagnon
• Polynômes usuels : Tchebychev, Lagrange, ...
• La comatrice
• Les déterminantes classiques : Matrice tridiagonale, VanDerMonde,
Cauchy
1. Endomorphismes nilpotents
Définition
E ev de dimension n
u endomorphisme de E est dit nilpotent d’indice p ssi que up=0 et up-1≠0

Partie I
Soit u endomorphisme nilpotent d’indice p
1. Montrer que ∃xx0 ∈ E tq u E tq up-1 (x0)≠0
2. Montrer que B=(x0, u(x0), …, up-1 (x0)) est libre dans E
3. En déduire que p≤n et que un=0
4. Montrer que sp(u)={0}
5. En déduire que χu(X)= Xn

Solution
Partie I
1. car up-1≠0
2. Supposons que a0x0 + a1u(x0)+ …+ap-1up-1 (x0)=0
On compose par up-1≠0, comme uk = 0 ∀k≥pk≥p
On obtient a0 up-1 (x0)=0, or up-1 (x0)≠0, donc a0 =0
Et ainsi de suite, à chaque fois qu’on compose par up-k
on trouve ak-1 =0
Donc B est libre
3. On a B est libre, donc p=card(B)≤dim E=n
On a up=0 et n≥p, donc un=0
4. λ ∈ E tq u sp(u) => ∃x x≠0 tq u(x)=λ.x => up(x)= λp.x => λp.x =0 => λp =0
=> λ =0
Inversement Montrons que λ =0 ∈ E tq u sp(u)
Soit A=MB(u), up=0 => Ap=0 => det(Ap)=det(A)p =0 => det(A)=0
Classique 0 ∈ E tq u sp(u) <=> det(A)=0
(car 0∈ E tq u sp(u) <=> χu(0)=0 <=> det(-A)=(-1) ndet(A)=0 <=>
det(A)=0
5. On a {racines de χu(X)}=sp(u)={0} or deg(χu(X))=n, donc χu(X)= Xn
Partie II
Soit u endomorphisme nilpotent d’indice p signifie que up=0 et up-1≠0
Soit v endomorphisme nilpotent d’indice q signifie que vp=0 et vp-1≠0
On suppose que uov = vou
1. Montrer que u + v est nilpotent d’indice p+q-1
2. Montrer que u o v est nilpotent d’indice ≥ min(p,q)
3. Montrer que idE – u automorphisme, avec (idE – u ) =idE+u+ ...+up-1

Solution : à faire

Partie II
Soit u endomorphisme,
1. montrer que u nilpotent <=> sp(u)=0
2. En déduire qu’un endomorphisme nilpotent non nul n’est jamais
diagonalisable
3. Donner deux matrices A et B diagonalisable tq A+B n’est pas
diagonalisable
1. Endomorphismes cycliques

Définition
E ev de dimension n et u endomorphisme de E
u est dit cyclique <=>∃xx0∈ E tq uE tq B=(x0,u(x0), …, un-1 (x0)) est une base de E

Partie I : Diagonalisation d’un endomorphisme cyclique


1. Montrer tout endomorphisme nilpotent d’indice p=n est cyclique
Dans la suite on suppose que u est dit cyclique et que
∃xx0∈ E tq uE tq B=(x0,u(x0), …, un-1 (x0)) est une base de E
2. Montrer que ∃xak tq un(x0) =a0x0 + a1u(x0)+ …+an-1un-1 (x0)
3. Donner A=MB(u)
4. Montrer Montrer que χA(X)=Xn -an-1 Xn-1 - …. - a0
Indication : L1 → L1 + XL2 + ….+ Xn-1Ln
5. Montrer que ∀k≥pλ∈ E tq u sp(u), on a dim E λ=1
6. En déduire que u est diagonalisable <=> χA(X) est scindé à racine
simple
7. On suppose u est diagonalisable
1. Justifier que A est diagonalisable
2. En déduire que tA est aussi diagonalisable
3. Donner la diagonalisation de tA
4. En déduire celle de A
8. Rappeler la matrice de VanDerMonde
9. En déduire de ce qui précède une CNS pour la matrice de
VanDerMonde soit inversible
Solution
1. Selon le thème précédent B=(x0, u(x0), …, up-1 (x0)) est libre dans E
Si de plus p=n, alors card(B)=p=n=dim E, donc B base de E
2. Comme un(x0)∈ E tq u E et B=(x0,u(x0), …, un-1 (x0)) est une base de E
Donc un(x0) s’écrit combinaison linéaire des élements de B
3. MB(u)=matrice compagnon

4.
1. Comatrice
Rappel
• On note A=(aij) ∈ E tq u Mn(IK)
• On pose Δij= déterminant de taille n-1 obtenu après avoir enlevé la
ième ligne et jème colonne de A
• Δij s’appelle le mineur
• (-1)i+j Δij s’appelle le cofacteur

Définition
La matrice formée par les cofacteur s’appelle comatrice de A et se note
com(A).
Autrement dit :
com(A)=((-1)i+j Δij)1≤i, j ≤ n ∈ E tq u Mn(IK)

Exemple
Théorème 1
Si A ∈ E tq u Mn(IK), alors
A. tcom(A) = tcom(A).A =det(A). In

Théorème 2
Si A ∈ E tq u Mn(IK), tq det(A) ≠ 0, Alors A est inversible avec
A-1 =(1/ det(A) ) . tcom(A)

Astuce
Si A = [a b ] ∈ E tq u M2(IK), alors det(A)=ad-bc
[c d ]
En particulier, A est inversible <=> ad-bc ≠ 0
Dans ce cas
A-1 = 1/(ad-bc) [d -b]
[-c a]

Justification
Δ11 =d, Δ12 =c, Δ21 =b, Δ22 =a
comA = [Δ11 -Δ12] =[d -c]
[- Δ21 Δ21 ] [-b a]
t
comA = [d -b]
[-c a]
A = 1/ det(A) . tcom(A)
-1

Exemple
2. Déterminants Classiques

Astuce
Si Δn est un déterminant de taille n, pour trouver une relation entre Δn ,Δn -1
Δn-2, on developpe Δn selon sa première colonne ou sa première ligne

2.1 : Matrice tridiagonale

Formule clé
Δn =a.Δn -1 – bc.Δn-2

Extrait Concours: a=2 cos (θ), b=c=1), b=c=1


• Δn -2 cos (θ), b=c=1)Δn -1 +Δn-2 =0 (C’est une suite récurrente linéaire d’ordre)
• l’équation caractéristique : r 2-2cos (θ), b=c=1).r+1=0
• discriminant : Δ=(2cos (θ), b=c=1))2- 4= 4 (cos (θ), b=c=1)2 -1) =- 4 sin2(θ), b=c=1)
• les solutions de (*) : z1=-cos (θ), b=c=1) + i sin(θ), b=c=1) = e-i θ), b=c=1 et z2=ei θ), b=c=1
• Δn = λz1n+ μzz2n =λei nθ), b=c=1 + μze-i nθ), b=c=1
• λ et μz sont des constantes qu’on détermine avec les conditions
initiales
• Δ1=a=λei θ), b=c=1 + μze-i θ), b=c=1 =2 cos (θ), b=c=1)
• Δ2=a2-bc=λei 2θ), b=c=1 + μze-i 2θ), b=c=1 =4cos (θ), b=c=1)2 – 1
• CNC 2018 : Montrer que Δn = 2n cos (nθ), b=c=1)
◦ Clé Formule de Tchebechev 1 : Tn (X)=2XTn-1(X)-Tn-2 (X)
◦ Clé Formule de Tchebechev 2 : Tn (cos θ), b=c=1)=cos (nθ), b=c=1)
2.2 : Déterminant de Van Der Monde
Méthode 1 : Chercher une relation de récurrence
1. Montrer que Vn=pn.Vn-1 où pn=∏j=2n(aj-a1)
2. En déduire que Vn=∏i<j(aj-ai)

Solution
1. Voir image
2. par produit télescopique
Vn=pn.Vn-1 = pn. pn-1.Vn-2= pn. pn-1…..p3.V2
=∏j=2n(aj-a1) . ∏j=2n-1(aj-a1)....(a2-a1)
Méthode 2 : Utiliser les polynômes

Classique Concours
1. Montrer P(an)= Δn
2. Vérifier que P(an-1)=0
3. En déduire les racines de P(X)
4. Vérifier que cd(P)=Δn-1
5. Justifier que deg(P)=n-1
6. En déduire que P(X)=Δn-1 ∏k=1n-1 (X-ak)
7. En déduire que Δn=pnΔn-1 où pn a déterminer
8. En déduire Δn =∏i>j (aj-ai)
9. En déduire que la matrice de VanDerMonde est inversible <=> aj≠ai
Solution
1. P(an)=Δn
2. P(an-1)=0 car Ln=Ln-1
3. P(a1)= ...=P(an-1)
4. Si on développe selon Ln, cd(P) est le coefficient de Xn-1 qui est egale
au déterminant de taille n-1 après avoir enlevé n ème ligne et nème
colonne, qui est égal à Δn-1
5. Il suffit de développer le déterminant P(X) suivant la nème ligne
6. Rappel : Si P(X) est un polynômes de coefficient dominant λ et de
racine xk, alors P(X)= λ ∏ (X-ak)
7. On sait que P(X)=Δn-1 ∏k=1n-1 (X-ak) et que P(an)= Δn,
donc Δn =P(an)=Δn-1 ∏k=1n-1 (an-ak) =pn Δn-1 où ∏k=1n-1 (an-ak)
8. On sait que Δn=pnΔn-1 et Δn-1=pn-1Δn-2, donc Δn=pn pn-1Δn-2 et ainsi de
suite Δn=pn pn-1pn-2 ….p2 =∏n>k (an-ak) . ∏n-1>k (an-1-ak) … ∏n>k (a2-ak)
9. Découle de A inversible ssi det(A) ≠ 0
2.3 : Matrice de Cauchy
Méthode 1 : Chercher une relation de récurrence : Mines 2012
Méthode 2 : Utiliser les fractions rationnelles : CNC 2019

3 : Diagonalisation
Définition 1
Soit A ∈ E tq u Mn(IK),
λ∈ E tq uIK est dite valeur propre de A <=> ∃x X colonne non nulle de taille n tq
AX= λX
X s’appelle alors vecteur propre de A associée à la valeur propre λ

Définition 2
Soit A ∈ E tq u Mn(IK), On appelle polynôme caractéristique de A, le
déterminant suivant
P(X)=det(XIn-A)

Théorème 1
Soit A ∈ E tq u Mn(IK), λ∈ E tq uIK. On a le résultat suivant
λ valeur propre de A <=> λ racine de P(X)
Autrement dit
det(λ In-A) =0

Astuce 1
Soit A ∈ E tq u Mn(IK),
• Pour trouver les λ∈ E tq uIK valeurs propres de A, il suffit de résoudre
l’équation det(λ In-A) =0
• Pour trouver les X vecteur propre de A associée à la valeur propre
λ, il suffit de résoudre le système AX= λX où X une colonne de
taille n
CNC 2019
Définition 2
Une matrice A ∈ E tq u Mn(IK) est dite diagonalisable <=> elle est semblable
à une matrice diagonale
Autrement dit : elles existent P matrice inversible et D matrice diagonale
tq
A=PDP-1
Dans ce cas D est formée par les valeurs propres
P est formée par les vecteurs propres

Théorème 2
Soit A ∈ E tq u Mn(IK),
Alors A est diagonalisable <=> pour tout λ valeur propre de A, on a
mult( λ, P) = dim ker (A- λ In)

Astuce 2
Pour déterminer dim ker (A- λ In), il suffit de
• Résoudre le système linéaire AX=λ X, où X colonne de taille n
• En déduire une base de l’ensemble de solutions
• En déduire dim=card(base)

Théorème 2 (Pratique)
Soit A ∈ E tq u Mn(IK),
Si A admet exactement n valeur prores, alors A est diagonalisable

Astuce 3
• Nbr de valeurs propres ≤ n=taille de la matrice
• Nbr de valeurs propres ≤ n=taille de la matrice => A diagonalisable
Exemple
A =[2 1 1]
[1 2 1]
[1 1 2]
A est une matrice symétrique réelle, donc diagonalisable
Selon ce qui précède A2-5A+4I=0, donc X2-5X+4 est un polynôme
annulateur de A, dont les racine sont 1 et 4, cad sp(A)={1,4}
Soit X= x vecteur propre
y
z
On résout AX=X, on obtient les équations
(1) : 2x+y+z=x <=> x+y+z=0
(2) : x+2y+z=2y <=> x+y+z=0
(3) : x+y+2z=z <=> x+y+z=0
Ainsi z=-x-y
Donc X= x x 1 0
y = y = x . 0 + y. 1
z -x-y -1 -1
Ainsi 1 valeur propre de multiplicité 2
On résout AX=4X, on obtient les équations
(1) : 2x+y+z=4x <=> -2x+y+z=0
(2) : x+2y+z=4y <=> x-2y+z=0
(3) : x+y+2z=4z <=> x+y-2z=0
Ainsi (1)-(2) => -3x+3y=0 => x=y et (1)-(3) =>-3x+3z=0 => x=z
Donc X= x x 1
y = y =x. 1
z z 1
Ainsi 4 valeur propre de multiplicité 1
Donc A = P.D.P-1 Avec D=[1 0 0] et P = [1 0 1]
[0 1 0] [0 1 1]
[0 0 4] [-1 -1 1]
n n -1 n
Donc A = P.D .P Avec D=[1 0 0] et P = [1 0 1]
[0 1n 0] [0 1 1]
n
[0 0 4 ] [-1 -1 1]

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