GENIE DES PROCEDES ET
TRAITEMENT DES EAUX
Par:
Ing. KWEKEM Johnny Clint
PLAN DU COURS
I. GÉNÉRALITÉS
II. LES SÉPARATIONS PHYSIQUE
III. LES TRANSFORMATIONS BIOLOGIQUE
IV. LES CORRECTIONS CHIMIQUE
I. Généralités
Les eaux usées sont des eaux qui ont été contaminées dans la mesure ou elles ne sont plus bénéfiques et
doivent donc être traitées avant être utilisées ou rejetées dans l’environnement.
Les principaux types d’eaux usées sont:
➢ les eaux de ruissellement domestiques ou municipales;
➢ Urbaines;
➢ Agricole.
Les eaux usées faisant l’objet de notre étude sont les eaux usées urbaines
I. Généralités
1. Typologie des eaux usées urbaines
Eaux usées
urbaines
Eaux usées Eaux usées Eaux usées dites
domestiques industrielles spéciales
1.1. Eaux usées domestiques
Elles proviennent de diverses activités humaines domestique.
On distingue:
➢ Les eaux vannes
➢ Les eaux grises
Qui transportent respectivement les déjections humaines et les produits de lessivage ou d’activités externes.
1.2. Eaux usées industrielles
Ce sont des déchets liquides provenant des procès des industries dans les agglomérations. Ces industries peuvent être de nature
diverses:
➢ Les agro-industries;
➢ Les industries textiles;
➢ Industries métallurgiques;
➢ Industries chimiques.
Ces différentes catégories sont à l’origine de la complexité de la qualité des eaux useés urbaines.
1.3. Eaux usées dites spéciales
Principalement constituées de déchets liquides hospitaliers. En, effet ces déchets sont non seulement
chargés de matières organiques comme les eaux usées domestiques, mais en plus elles sont fortement
riche en microorganismes pathogènes.
2. Les processus d’élimination des polluants
Les eaux usées urbaines sont habituellement un milieu complexe chargé de substances diverses : les particules physiques en
suspension, en solution ou colloïdales, des substances chimiques, minérales ou biologiques. Le but de l’épuration des eaux usées est
donc d’éliminer ces composantes et par conséquent de mettre en œuvre des processus simple reposant sur des séparations physique
des transformation biologiques et des corrections chimiques.
➢ Les séparations physiques: elles sont regroupées sous le termes de prétraitement, et reposent sur le principe de séparation des
éléments solides de la phase liquide.
➢ Lorsque les éléments sont présent sous forme soluble ou bien lorsque leur taille ne leur permettent pas d’être éliminés par des
prétraitement physique, on utilise le plus souvent un traitement biologique. Ce dernier consiste a faire passer des éléments sous
forme solubles ou colloïdales en éléments floculables et de constituer alors des agrégats que l’on pourra facilement séparer de la
phase liquide.
➢ Les corrections chimiques: elles sont utilisées pour le conditionnement, pour la transformation de certains éléments en particules
séparables de la phase liquide ou bien pour l’élimination des microorganismes de l’effluent traité.
II. Les séparations physiques
1. Définition
On entend par prétraitement physique toute opération ayant pour but d’éliminer la fraction la plus grossière des
particules entrainées et de retirer de l’éffluent des matières succeptible de géner les traitements ultérieures. Sous le
vocable de prétraitement on range les opérations suivantes:
➢ Le dégrillage;
➢ La dilacération;
➢ Le dessablage;
➢ Le déshuilage;
➢ Le dégraissage;
➢ Le tamisage.
2. les technologies de prétraitement
On les divises en deux groupes:
➢ Les procédés à barrière;
➢ Les procédés gravitaires.
2.1. les procédés à barrière
2.1.1. le dégrillage
C’est une opération qui consiste à faire passer l’éffluent entre les barreaux d’une grille dont les écartements se mesure en cm. On
retire ainsi de l’eau, les fragments de dimensions supérieures à l’écartement de la grille.
Le dégrillage est une opération préliminaire à tout traitement et la présence d’une grille est absolument indispensable dans toute les
stations d’épuration suivant les modes d’élimination des refus de grilles. On en distingue plusieurs types : les grilles manuelles et les
grilles mécaniques.
➢ Les grilles manuelles sont réservées à de très petites stations. La grille est fortement inclinée su le courant et muni d’un by-pass
permettant d’éviter les débordements en cas d’obstruction. Son nettoyage est quotidien et manuel, et se fait à l’aide d’un râteau.
Dans certaines stations, l’arrivée de l’eau se fait en profondeur et la grille est dans ce cas remplacée par un panier de dégrillage.
➢ les grilles mécaniques sont des grilles destinées aux stations dont la population desservie atteint 2000 EH. Parmi les grilles
mécaniques, on peut avoir des grilles courbes et des grilles droites muni de racleurs ou râteaux. Les grilles courbes par exemple
sont nettoyées soit par un double râteau tournant soit par un râteau unique, qu’un parallélogramme de biai vient appliquer contre
la grille lors de sont mouvement de remonté. Les grilles droites sont fortement relevées sur l’horizontale et parfois même sont
verticales.
2.1.2. la dilacération
Pour éviter avoir à éliminer la fraction fermentescible des résidus de dégrillage, il est possible de les broyer assez finement pour qu'ils
puissent traverser la grille, grâce à des broyeurs ou dilacérateurs.
2.1.3. le tamisage
C’est une opération très générale sur les effluents industriels, chargées de matières en suspension de fortes tailles: abattoir et
conserverie des légumes. Il permet la récupération des déchets utilisable, évite l’obstruction des canalisations ou des pompes, limite
les risques de dépôts, de fermentation et soulage le traitement biologique ultérieur.
2.2. les procédés gravitaires
2.2.1. le dessablage
Il est important d’éliminer les sables présent dans l’effluent pour éliminer ou éviter leur sédimentation ultérieure
pouvant entrainer le bouchage des canalisations surtout si elles sont enterrées.
Le dessablage permet également de protéger les organes mécanique en mouvements rapides (les axes de chaines, les
pompes de relèvement, les rotors de centrifugeuses à boues). Le dessablage concerne les particules minérales de
diamètres supérieures à 0,2 mm environ.
Le problème causé par le dessableur réside dans la difficulté à séparer et recueillir les seules matières minérales
évitant les matières organiques qui risqueraient être à l’origine des mauvaises odeurs.
La vitesse de chute d’une granule sphérique est proportionnelle à :
➢ La densité relative de la particule de masse volumique 𝜌𝑠 , plongée dans un liquide de masse volumique 𝜌𝑒 , soit à
𝜌𝑠
- 1;
𝜌𝑒
➢ Au carré du diamètre de la particule;
➢ À l’inverse de la viscosité du liquide.
La vitesse de sédimentation varie d’autre part avec la turbulence du milieu et la vitesse du courant, cela justifie le fait
que dans un dessablage classique avec une vitesse de transite de 0,3 m/s on ne capte que des particules de diamètre
supérieur à 0,2 mm. L’influence de la température n’est pas négligeable puis que la vitesse de chute double entre 0°
et 30° c. suivant la géométrie des bassins ou la circulation des fluides on distingue plusieurs types de dessableurs:
❑ Le dessableur couloir simple : ce sont des canaux à section généralement rectangulaire avec ou sans
goulotte de recueil de sable, dans lesquels on ralenti la vitesse de l’eau à – 0,3 m/s de à éviter le
réentrainement par le courant des particules déposées. Les sables déposés sont périodiquement
évacués et l’opération est facilité si on utilise de façon alternative deux couloirs parallèles. L’un
étant en service et l’autre vidé afin de permettre l’éboutage du sable.
❑ Le dessableur couloir à vitesse constante : l’irrégularité des apports entraine une variation de la
vitesse de l’eau, d’où à certaines heures les dépôts excessifs de boues organique et à d’autre
entrainement de sable. Il est possible de régulariser le débit:
- Soit en mettant en service automatiquement selon le débit d’entré une série de dessableurs simple en
parallèle, l’accès de chacun étant commandé par une vanne;
- Soit tout simplement en installant à l’aval du dessableur un déversoir proportionnel ou quasi-proportionnel.
Les dépôts pouvant être retirés continuellement ou périodiquement.
❑ Le dessableur à insufflation d’air : l’injection d’air selon l’axe assure une turbulence constante qui
évite le dépôt de matières organiques et provoque l’apparition d’un mouvement de rotation de
l’ensemble de la masse d’eau. D’où une vitesse de balayage au fond suffisante pour que la vitesse
traversière puisse varier sans inconvénient. Le mouvement de l’eau ou le dispositif de raclage dirige
alors le sable vers la zone d’extraction. Ces dispositifs sont calculés pour un temps de séjour de 3 à 5
minutes avec une injection d’air de 1 à 1,5 m3 par m3 d’eau.
❑ Le dessableur avec piège à sable : ce sont des dessableurs couloir dont le fond est muni d’une ou
plusieurs rigoles transversal, inclinés à 25 ou 30° sur le sens du courant. Leur profil est concave, ce
qui imprime à l’eau un mouvement localement hélicoïdal. Le sable recueilli est dirigé du fait de
l’inclinaison de la rigole sur l’axe vers une goulotte latérale, où il est évacué par pompage continu
ou périodique.
2.2.2. Le déshuilage/dégraissage
Même en milieu urbain, les graisses et les huiles ont pour provenance des industries et des
artisanats alimentaires, les restaurants, les garages, les chaussées, susceptibles de gagner le
réseau malgré les prescriptions imposant fréquemment leurs retenus à la source. Le problème
est encore plus important avec les effluents d’industries alimentaires d’autant plus que ces
derniers laissent déposer les graisses au fur et à mesure du refroidissement. Un dégraissage
efficace impose une température des eaux inférieur à 30°C. les opérations de dégraissage
peuvent s’effectuer au niveau des décanteurs primaires s’ils sont équipés d’un cloison au
niveau du déversoir et s’ils possèdent un dispositif de raclage de surface.
En réalité, le principe de fonctionnement d’un déshuileur ou dégraisseur repose sur la formation et
récupération de l’écume.
III. Les transformations biologiques
1. Les traitements primaires
Les dispositifs de transformation biologiques sont ceux qui en station d’épuration (STEP) permettent de
mettre les microorganismes dans les conditions favorables, facilitant les décompositions grâce au métabolisme
de la matière organique. En effet, les eaux usées dégrillées partiellement dessablées et dégraissées contiennent
encore des matières organiques et minérales fermentescibles. Ces matières représentent une proportion
importante de la charge en DCO et DBO.
Une sédimentation efficace est susceptible de retenir une fraction importante de matière organique, et la
charge du traitement biologique ultérieur peut alors être allégée. On distingue plusieurs types de dispositifs qui
favorisent la transformation biologique.
a. Les décanteurs primaires (aérations)
Un décanteur est un bassin profond généralement circulaire (3m de profondeur au moins) favorisant la sédimentation des particules
et de la matière organique en suspension. En même temps, les conditions qui règnent dans le décanteur favorisent la biodégradation
de la matière organique.
Certains décanteurs sont couplés d’aérateurs qui apportent de l’oxygène favorisant l’activité microbienne. On les rencontres en
général dans les stations dites de type boues activités. Le principe étant l’aération intense de l’eau, favorisant la prolifération à
grande échelle des microorganismes et leur constitution en floc, constituant alors de la boues activées. Cette boue dite activée est
réintroduite dans l’effluent brute favorisant ainsi la biodégradation . Dans ces types de système, l’effluent produit est clarifié et
rejeté dans la nature.
b. Digestion anaérobie
Ce sont des enceintes semblables aux décanteurs, à la différence que les conditions qui y règnent sont des conditions anaérobies. Les
microorganismes fonctionnent ici en absence complète d’oxygène avec les processus anaérobies strictes tels que: la méthanisation,
on abouti ainsi comme dans les fosses septiques à la liquéfaction de la matière organique avec production de biogaz et de la boue.
La décantation aérobie, ainsi que la digestion anaérobie constitue le traitement primaire dont la finalité est la minéralisation ou
encore la transformation biologique des substances organiques en substances minérales.
II. Les traitements secondaires
Ce sont des traitements qui font suite au traitement primaire et qui concernent la matière organique non biodégradable en
traitement primaire et les substances minérales produites au cours de ce traitement primaire. Les dispositifs de traitement
secondaires peuvent être classés en 2 types en fonction de la nature des mécanismes mis en jeu et de leur intensité.
a. Les systèmes secondaires intensifs
On regroupe dans cette catégorie les systèmes dans lesquels l’activité de biodégradation ou de rétention des polluants dans
l’effluent est intensifié artificiellement. L’intensification peut se faire soit par une aération prolongée (boues activées), soit
par l’exposition de l’effluent à l’air (bio-disques), soit par la création des conditions favorables dans un substrat fixe (lits
bactériens).
b. Les systèmes secondaires extensifs
Les effluents des traitements primaires et des systèmes secondaires intensifs sont en général riche en substances minérales
résultantes de diverses biodégradations et des oxydations biologiques. Les systèmes extensifs sont conçus sur le principe du
mimétisme environnemental, c’est-à-dire la domestication des processus naturel permettant aux écosystèmes de gérer les
flux de matières (écotechnologie environnementale).