0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
104 vues64 pages

Introduction à la Comptabilité SYSCOHADA

Transféré par

favour ametogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
104 vues64 pages

Introduction à la Comptabilité SYSCOHADA

Transféré par

favour ametogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COMMISSION LMD-UL

Domaine : Economie et gestion

Parcours : Licence CCA ; MKT ; GRH ; ECO APE ; ECO DEV; ECO INTER

Etablissement : FASEG

Code et Intitulé de l’UE : CPT 100

Crédits : 5

Public cible : Tous les étudiants inscrits à la FASEG

Semestre : 1

Pré-requis :
Enseignant responsable de l’UE : KOUEVI Tsotso, Maître de Conférences Agrégé, Gestion
comptable, BP : 1515 FASEG, Université de Lomé ; BP : 1515 FASEG, Université de Lomé
Disponibilité : (Lundi 13h30-16h30 ; Mardi 13h30-16h30 ; Mercredi 13h30-16h30)

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

2. DESCRIPTION DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT

2.1 OBJECTIFS DE L’UNTE D’ENSEIGNEMENT

Objectif général : Le cours de comptabilité de base vise à familiariser les étudiants avec les notions
de base de la comptabilité se rapportant aux fondements de la comptabilité et à la procédure
d’enregistrement comptable

Objectifs spécifiques : Les apprenants seront capables de :


- connaître le processus comptable conduisant à l’établissement des états financiers ;
- manipuler aisément les comptes de bilan et les comptes de gestion en les distinguant.

2.2 CONTENU DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT


Bref descriptif de l’UE : (max. 10 lignes)
Le cours permet aux apprenants de comprendre :

- les fondements de la comptabilité ;

- les composantes et les caractéristiques du SYSCOHADA révisé ;

- les principes comptables développés dans le SYSCOHADA,

- les concepts (emplois, ressources, actifs, passifs, débit, crédit, principe de la partie double,
règles de fonctionnement des comptes, etc.),

Le cours permettra d’expliquer concrètement aux apprenants, les outils mis à leur disposition
(journal, grand livre, balance, les états financiers).

Plan du contenu d’enseignement (parties, chapitres et sous-chapitres)


Séance Rappel des objectifs spécifiques Titres des parties/ chapitres / sous-chapitres

1 Objectif général et spécifiques du Présentation générale du cours
cours, nécessité de suivre ce cours Le plan général du cours
de comptabilité

Faire une présentation générale de Chapitre 1 : Généralités sur la comptabilité :


la comptabilité à travers : - Historique de la comptabilité,
- son historique, - Rôle et utilité de la comptabilité.
- sa définition et son rôle,
2 Faire une présentation générale de Chapitre 1 : Généralités sur la comptabilité
la comptabilité à travers :
- les caractéristiques du - Composantes du nouveau référentiel
SYSCOHADA révisé, comptable OHADA,
- comment organiser le travail - Cadre conceptuel,
à la comptabilité d’une - Organisation comptable
entité

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
3 Comprendre les principes Chapitre 2 : les principes comptables de base
comptables et savoir les appliquer - Les postulats comptables,
dans la tenue de la comptabilité - Application.
4 Comprendre les principes Chapitre 2 les principes comptables de base :
comptables et savoir les appliquer - Les conventions comptables,
dans la tenue de la comptabilité - Application.
5 Comprendre les principes Chapitre 2 les principes comptables de base :
comptables et savoir les appliquer - Les caractéristiques qualitatives de
dans la tenue de la comptabilité l’information financière,
- Application.
6 Etudier les numéros de compte en Chapitre 3 : Le plan des comptes
- Répartition des différentes classes
comptabilité
de comptes
- Liste des comptes
7 Etudier les numéros de compte en Chapitre 3 : Le plan des comptes
- Liste des comptes
comptabilité
- Nomenclature comptable
- Application
8 Comprendre comment on Chapitre 4 : Les flux, techniques d’analyse et
enregistre les données en de saisie
comptabilité - Notion de flux
- Analyse des flux
- Enregistrement des flux : notion d’emploi et
de ressources
Application
9 Comprendre comment on Chapitre 4 : Les flux, techniques d’analyse et
enregistre les données en de saisie
comptabilité - La comptabilité en partie double
- Présentation du journal, du grand livre et de
la balance
- Application

10 Comprendre comment on Chapitre 4 : Les flux, techniques d’analyse et


enregistre les données en de saisie
comptabilité - Présentation du journal, du grand livre et de
la balance,
- Correction des erreurs,
- Application
11 Elaborer et analyser les états Chapitre 5 : Les états financiers
financiers - Le bilan,
- Application.
12 Elaborer et analyser les états Chapitre 5 : Les états financiers
financiers - Le compte de résultat,
- Le tableau de flux de trésorerie,
- Les notes annexes,
- Application.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Modalités d’évaluation : (fin du cours, examen sur table.)

Bibliographie : (OHADA, traité et actes uniformes commentés et annotés, 1440 pages, France,
Jouve, Mayenn, Février 2016.
OHADA, Guide d’application du SYSCOHADA ; 2017 ; 437 pages
OHADA, Guide d’application IFRS ; 2017 ; 212 pages.
OHADA, Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et a l’Information Financière et le Système
Comptable OHADA, 2017 ; 1204 pages.
Sambe Oumar et Diallo Mamadou Ibra, Comptable, Système comptable OHADA
(SYSCOHADA) ; 4 ème édition, Editions comptables et Juridiques Dakar 2017 ; 1346 pages.)

3. DEVELOPPEMENT DU CONTENU ET ACTIVITES D’APPRENTISSAGE

Mettre ici le contenu de l’enseignement ; l’idéal étant que les découpages de votre contenu
s’adaptent aux 12 semaines d’enseignement requis. Exemple 1 chapitre par séance, ce qui ferait
un total de 12 chapitres pour tout le support.
Structurer complètement le contenu c’est-à-dire par exemple : les chapitres sont découpés en sous
chapitres….
Introduisez des illustrations de votre contenu (on ne pourra pas mettre juste des éléments à
recherche sur le net) :
✓ éléments insérés directement :figures annotées, tableaux, photos, graphiques etc…… et
✓ éléments à rechercher sur internet avec des liens fournis pour que l’étudiant puisse accéder
à des exemples et/ou des illustrations.
✓ documents d’approfondissement.
A la fin (ou au début) de chaque sous-chapitre ou chapitre (ou séquence), proposer des activités
d’apprentissage : exercices, travaux à faire qui vont amener les étudiants à atteindre les objectifs
poursuivis.

REMARQUES IMPORTANTES POUR SCENARISER LE SUPPORT DE COURS


1- l’étudiant sera seul à travailler avec ce document. Nous vous exhortons donc à l’alimenter avec
beaucoup d’activités d’apprentissage / d’exercices pour éviter que l’apprentissage se réduise à la
simple lecture du contenu proposé.
2- Ceux qui le souhaitent peuvent présenter certaines parties ou séquences sous forme
d’enregistrement audio ou vidéo.
3- Des séances d’échanges peuvent être organisées de temps en temps sur la plateforme RESCOUL
pour répondre aux questions des étudiants.
4- Les séances en présentiel qui seront organisées dès la réouverture de l’université permettront de
travailler avec les étudiants sur les activités d’apprentissages et d’approfondir le contenu, à travers
la correction des travaux proposés et les échanges avec les étudiants sur différents aspects du
contenu.

SEANCE N° 1
Objectif : Faire une présentation générale de la comptabilité à travers son historique, sa
définition et son rôle.
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Contenu :
1. Historique de la comptabilité
La comptabilité est vieille que le monde (antiquité romaine).
Développement des transactions surtout au 14ème siècle : comptabilité de la partie double.
Ouvrage de LUCA PACIOLI (1494), « LA SUMMA DE ARITHMETICA, GEOMETRIE,
PROPORTIONI ET PROPORTIONALITA ».
Plan français de 1947 ; Plan français de 1957; Plan français de 1982.
1970 : Réunion pour la mise en place d’un plan comptable en Afrique.
1974 : mise en application du plan OCAM (Organisation Commune Africaine et Malgache) ; plan
OCAM Ivoirien ; plan OCAM sénégalais ; plan OCAM béninois.
Hétérogénéité dans l’utilisation des plans comptables dans la zone : plan français 1957 ; plan
français 1982 ; le plan OCAM et ses différentes adaptations.
L’usage de tous ces plans ne permettait pas la comparaison des entités en termes de performance et
de rentabilité. Nécessité du même langage comptable.

1er janvier 1998 : SYSCOA appliqué dans l’UEMOA (comptes personnels des entités)
24 mars 2000 : adoption de l’Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités
des entités dans l’espace OHADA
1er janvier 2001 : entré en vigueur du SYSCOHADA (personne physique et morale)
1er janvier 2002 : entré en vigueur du SYSCOHADA (groupes d’entités)
Le 17 octobre 2013, la Conférence des chefs d’Etats exige l’application d’un seul référentiel
comptable dans l’espace OHADA.
Le 26/01/2017 à Brazzaville (Congo), adoption par le Conseil des Ministres de l’OHADA, du
nouvel Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière
(AUDCIF).
1er janvier 2018 : entré en vigueur pour les comptes personnels ou sociaux des entités ;
- 1er janvier 2019 pour les comptes consolidés (groupes d’entités) et pour les comptes en
normes IFRS des sociétés cotées et celles qui sollicitent un financement dans le cadre d’un
appel public à l’épargne.

2. Rôle et utilité de la comptabilité

2.1.Définition de la comptabilité
La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière qui permet :
- saisir, classer et enregistrer des données de base chiffrées,

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- fournir après traitement approprié, un ensemble d’information conforme aux besoins des
divers utilisateurs intéressés.
Pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, toute comptabilité implique :
- le respect de principes ;
- une organisation répondant aux exigences de contrôle et de vérification ;
- la mise en œuvre de méthodes et de procédures ;
- l’utilisation d’une terminologie commune.

2.2.Rôle de la comptabilité
La comptabilité a un double objectif: mesurer le résultat, évaluer le patrimoine et la situation
financière et morale. La comptabilité de ce fait remplie un double rôle important.

a) La comptabilité est un outil de contrôle sur deux plans :


- Plan interne: la comptabilité enregistre toute les informations économiques de l’entreprise
(achat, vente, mouvement de fonds etc.),
- Plan externe: la comptabilité fournit l’information utile c’est-à-dire pertinente aux
dirigeants, gestionnaires et partenaires.

b) La comptabilité est un outil de gestion parce qu’elle:


- fournit aux gestionnaires des informations rassemblées sous forme de tableau de bord que le
gestionnaire doit souvent consulter,
- constitue la base de données du décideur (prise de décision adaptée au bon moment).

2.3.Utilité de la comptabilité
La tenue de la comptabilité est à la fois une obligation et une nécessité.

a) une obligation fiscale et juridique


Toute entité doit mettre en place, pour l’information externe et pour son propre usage, une
comptabilité générale conformément audit Acte uniforme. A cet effet :
- elle classe, saisit, enregistre dans sa comptabilité les événements qui sont constatés et
toutes opérations, entraînant des mouvements de valeur, qui sont traitées avec des tiers
ou qui sont constatées ou effectuées dans le cadre de sa gestion interne ;
- elle fournit, après traitement approprié de ces opérations, les redditions de comptes
auxquelles elle est assujettie légalement ou de par ses statuts, ainsi que les
informations nécessaires aux besoins des divers utilisateurs.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
b) une nécessité
La comptabilité est tenue et aménagée pour fournir des informations quantitatives en termes
monétaires sur les entités qu’elle décrit dans leur structure et dans leur activité. L’information
comptable et financière produite par l’entité sera utilisée par elle-même et ses partenaires.

Remarque
Les états financiers de synthèse regroupent les informations financières au moins une fois par
an sur une période de douze mois, appelée exercice ; ils sont dénommés états financiers
annuels. L'exercice coïncide avec l'année civile.
Les critères de présentation des états financiers : chiffre d’affaires et le secteur d’activité.
Les systèmes de présentation des états financiers sont :
- le Système normal (le Bilan, le Compte de résultat, le Tableau des flux de trésorerie et
les notes annexes)
- et le SystèmeMinimal de Trésorerie (comptabilité de trésorerie ; état de recettes et des
dépenses en résultat : bilan ; compte de résultat, notes annexes). Pour le SMT :
- l es ent i t és de négoc e dont l e C A < 60 0 00 000 F ;
- l es ent i t és art i sanal es et assi m i l és < 40 000 000 F ;
- l es ent i t és de servi c es dont C A < 30 000 000 F.
NB : Secteur industriel (système normal quel que soit le CA).

Activités : Exercice 1

SEANCE N° 2
Objectif : Faire une présentation générale de la comptabilité à travers : les caractéristiques du
SYSCOHADA révisé, l’organisation du travail à la comptabilité d’une entité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :
3. Composantes du nouveau référentiel comptable OHADA
Le référentiel comptable OHADA comprend :
a- Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière et le Système
Comptable OHADA (1204 pages):
➢ Acte Uniforme relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière (120
articles : 1 à 113 : 4 titres : 66 pages) : obligation de la tenue de comptabilité et les
entités qui y sont assujetties ; les livres et les documents dont la tenue est obligatoire
ainsi leur durée de conservation ; l’organisation de la tenue de la comptabilité et de la
présentation des informations financière;
➢ Système Comptable OHADA (deux parties) :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- Première partie : plan comptable général (7 titres : 5 à 11)
- Deuxième partie : dispositif comptable relatif aux comptes consolides et combines (2
titres : 12 et 13)

b- Guide d’application du SYSCOHADA (437 pages : 4 parties : 142 cas);

c- Guide d’application IFRS (212 pages).

4. Cadre conceptuel
Le cadre conceptuel (Conceptual Framework) est un système cohérent d’objectifs et de
principes fondamentaux liés entre eux qui a pour objet de donner une représentation utile de
l’entité pour les différents utilisateurs de l’information financière. Il constitue la structure de
référence théorique qui sert de support et de guide à l'élaboration des normes comptables. Le cadr
e conceptuel a pour objectifs d'aider :
- à élaborer des normes cohérentes pouvant faciliter la production de données
et d'états financiers ;
- à faciliter l’interprétation des normes comptables et l’appréhension d’opérations ou
d’événements non explicitement prévus par la réglementation comptable ;
- les auditeurs à se faire une opinion sur la conformité des états financiers avec les
normes d'information financière du Système comptable OHADA.

4.1. Les utilisateurs des états financiers et leurs besoins


Les états financiers constituent le principal moyen de communication de l’information
financière aux différents utilisateurs, internes et externes à l’entité :
- les dirigeants, les organes d’administration et de contrôle et les différentes
structures internes de l’entité ;
- les fournisseurs de capitaux (investisseurs, banques et autres prêteurs,
institut d’émission et autres bailleurs de fonds) ;
- l’Etat, la centrale des bilans et les autres institutions dotées de pouvoirs de
planification, de réglementation et de contrôle ;
- les autres partenaires de l’entité tels que les assureurs, les salariés, les
fournisseurs ou les clients ;
- les autres groupes d’intérêt, y compris le public de façon générale.

4.2. Champ d’application


l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière s’applique aux :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
➢ les entités soumises aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit commercial général
et de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE;
➢ les entités soumises aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés
coopératives;
➢ les entités publiques, parapubliques ou d’économie mixte;
➢ et, plus généralement, les entités produisant des biens et des services marchands ou non
marchands, dans la mesure où elles exercent, dans un but lucratif ou non, des activités
économiques à titre principal ou accessoire qui se fondent sur des actes répétitifs, à
l’exception de celles soumises aux règles de la comptabilité publique.

Ne sont pas assujettis au SYSCOHADA :


➢ LES ENTITÉS À BUT NON LUCRATIF
Les entités à but non lucratif sont exclues du champ d’application du SYSCOHADA.
Elles ne sont pas en adéquation avec le traité de l’OHADA, car ne réalisant pas d’activités
économiques qui peuvent être considérées comme «des affaires».
➢ LES ENTITÉS D’INTÉRÊT PUBLIC (EIP)
Sont considérées d’une manière générale comme des entités d’intérêt public:
- Les sociétés cotées en bourse des valeurs mobilières (SYSCOHADA et IFRS);
- Les établissements de crédit (PCB);
- Les compagnies d’assurance et de réassurance (CIMA);
- Les organismes de prévoyance sociale (CIPRESS);

5. Organisation comptable
L'organisation comptable mise en place dans l’entité doit satisfaire aux exigences de
régularité et de sécurité pour assurer l'authenticité des écritures de façon à ce que la
comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations
des partenaires de l’entité, d'instrument de preuve, d'information des tiers et de gestion.
L'organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de sécurité
suivantes :

a) la tenue de la comptabilité dans la langue officielle et dans l'unité monétaire ayant


cours légal dans l’Etat partie ;

b) l'emploi de la technique de la partie double;

c) la justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un ordre
défini dans le manuel décrivant les procédures et l'organisation comptables, susceptibles

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
de servir comme moyen de preuve et portant les références de leur enregistrement en
comptabilité ;

d) le respect de l'enregistrement chronologique des opérations ;

e) l'identification de chacun de ces enregistrements précisant l'indication de son origine et de


son imputation, le contenu de l'opération à laquelle il se rapporte ainsi que les
références de la pièce justificative qui l'appuie ;

f) Chaque donnée, entrée dans le système de traitement par transmission d'un autre s
ystème de traitement, doit être appuyée d'une pièce justificative probante ;

g) le contrôle par inventaire de l'existence et de la valeur des biens, créances et dettes ;

h) le recours, pour la tenue de la comptabilité de l’entité, à un plan de comptes


normalisé ;

i) Les états financiers annuels sont arrêtés au plus tard dans les quatre mois qui
suivent la date de clôture de l'exercice ;

j) La tenue obligatoire de livres ou autres supports autorisés ainsi que la mise en œuvre de
procédures de traitement agréées, permettant d'établir les états Financiers
annuels. Les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc ni
altération d'aucune sorte. Les livres comptables ou les documents qui en tiennent
lieu, ainsi que les pièces justificatives sont conservées.

Activités : Exercice 1

SEANCE N° 3
Objectif : Comprendre les principes comptables et savoir les appliquer dans la tenue de la
comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

1. Postulats et conventions comptables

1.1. Les postulats comptables


Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des principes
acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés. Les postulats retenus
pour définir le champ du modèle comptable du Système comptable OHADA sont les
suivants : postulat de l’entité ; postulat de la comptabilité d’engagement ; postulat de la
spécialisation des exercices ; postulat de la permanence des méthodes et postulat de la
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique.

1.1.1. Postulat de l’entité


L’entité est l’ensemble organisé d’une ou de plusieurs personnes physiques ou morales et d’éléments
corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activité économique (civile, artisanale,
industrielle ou commerciale) qui poursuit un objectif propre dans un but lucratif ou non.
L’entité est considérée comme étant une personne morale ou un groupe autonome et
distinct de ses propriétaires et de ses partenaires économiques. La comptabilité financière est
fondée sur la séparation entre le patrimoine de l'entité et celui de ses propriétaires.
Ce sont les transactions de l'entité et non celles des propriétaires qui sont prises
en compte dans les états financiers de l’entité.

1.1.2. Postulat de la comptabilité d’engagement


Les effets des transactions et autres événements sont pris en compte dès que ces transactions
ou événements se produisent et non pas au moment des encaissementsou paiements.
Ils sont enregistrés dans les livres comptables et présentés dans les états financiers
des exercices auxquels ils se rattachent. L'information financière ainsi établie (sauf les
entités soumises au système minimal de trésorerie qui sont autorisées à établir leurs états
financiers à partir d’une comptabilité de trésorerie), renseigne les utilisateurs, non seulement sur
les transactions passées ayant entraîné des flux de trésorerie, mais également sur des obligations
et autres événements entraînant des encaissements et des paiements futurs.

1.1.3. Postulat de la spécialisation des exercices


Selon l’article 59 de l’Acte uniforme, le résultat de chaque exercice est indépendant de celui qui
le précède et de celui qui le suit. Pour sa déterminantion, il convient de lui rattacher et de lui imputer
tous les évènements et toutes les opérations qui lui sont propres et ceux là seulement. L’activité de
l’entité est découpée en périodes comptables appelées exercices. La spécialisation ou
l’indépendance des exercices trouve son fondement dans le principe
d’établissement des comptes périodiques. Le respect de ce postulat est assuré par le biais de
comptes dits de régularisation qui permettent d'ajuster les produits et les charges dans
le temps.

1.1.4. Postulat de la permanence des méthodes


Le postulat de permanence des méthodes rappelé dans l’article 40 de l’Acte uniforme exige que
les mêmes méthodes de prise en compte, de mesure et de présentation soient utilisées
par l'entité d'une période à l'autre. En Effet, la comparabilité et la cohérence des

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
informations comptables au cours des exercices successifs implique la permanence dans
l’application des règles et des procédures les concernant. Encore appelé principe de fixité, le principe
de la permanence des méthodes vise spécifiquement à assurer une comparabilité dans le temps.
On peut cependant déroger à la fixité des méthodes si un changement
exceptionnel est intervenu dans la situation de l'entité ou dans le contexte économique,
industriel ou financier et que le changement de méthodes fournit une meilleure information
financière compte tenu des évolutions intervenues.

1.1.4.1. Changement de méthodes comptables

a) Nature des changements de méthodes comptables


Un changement de méthodes comptables résulte :
- soit du remplacement d’une méthode comptable par une autre lorsqu’une option
implicite ou explicite existe. Cela constitue un changement de méthode comptable
stricto sensu (exemple : passage de la méthode d’évaluation des stocks CMP à la
méthode FIFO).
- soit d’un changement de réglementation comptable (adoption d’un nouveau référentiel
comptable tel que le Système comptable OHADA révisé).

A la différence des changements de méthodes qui sont opérés à l’initiative de l’entité, les
changements de réglementation comptable s’imposent à elle.

b) Traitement comptable des changements de méthodes


Tout changement de méthode comptable, dès lors qu’il induit des modifications significatives
dans les états financiers de l’exercice, ou est susceptible d’en induire lors d’exercices
suivants :
- doit faire l’objet d’une information dans les Notes annexes ;
- et l'effet, après impôt, de la nouvelle méthode est calculé de façon rétrospective,
comme si celle-ci avait toujours été appliquée.

1.1.4.2. Changements d'estimation et de modalités d'application

a) Nature des changements d’estimation et de modalités d’application


La procédure d’estimation repose sur des jugements fondés sur les dernières informations
fiables fournies. Elles sont notamment relatives :
- aux créances douteuses ;

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- aux durées d’amortissement ;
- à l’obsolescence du stock.

b) Traitement comptable des changements d’estimation et de modalités d’application


Les changements d'estimation et de modalités d'application n'ont qu’un effet sur l'exercice en
cours et les exercices futurs. L'incidence du changement correspondant à l'exercice en
cours est enregistrée dans les comptes de l'exercice.

1.1.4.3. Changements d’options fiscales

a) Nature des changements d’options fiscales


L’adoption par les autorités fiscales de nouvelles mesures accordant des avantages fiscaux
aux entités entraîne des changements de présentation et/ou d’évaluation dans les états
financiers. Parmi les modifications d’options fiscales, on peut citer :
- la constatation ou la reprise d’amortissements dérogatoires lorsqu’une entité applique
le système dégressif prévu par le code général des impôts ;
- la constitution ou la reprise d’autres provisions réglementées.

b) Traitement comptable des changements d’options fiscales


Les changements d'options fiscales n'ont un effet que sur l'exercice en cours et les exercices
futurs. L'incidence des changements d'options fiscales correspondant à l'exercice en cours est
constatée dans le résultat de l'exercice.

1.1.4.4. Corrections d'erreurs

a) Nature des corrections d’erreurs


Des erreurs, omissions matérielles, peuvent survenir dans les cas suivants :
- erreurs de calcul ;
- erreurs dans l’application des méthodes comptables ;
- négligences, mauvaises interprétation des faits ;
- adoption d'une méthode comptable non admise.

b) Traitement comptable des corrections d’erreurs


La comptabilisation des corrections d'erreurs, d'omissions matérielles, peut être regroupée en
deux catégories :
- les erreurs commises et découvertes sur l’exercice en cours ;
- les erreurs découvertes sur l’exercice en cours et commises sur les exercices antérieurs

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
appelés « erreurs d’un exercice antérieur».

c) Erreurs commises et découvertes sur l’exercice en cours


Des erreurs commises dans la comptabilité au cours de l’exercice et découverte au cours du
même exercice doivent être corrigées avant l’arrêté des comptes. Dans ce cas, toute correction
d’erreur s’effectuera exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ;
l’enregistrement exact sera ensuite opéré (article 20).

d) Erreurs d’un exercice antérieur


Toute correction d’erreur découverte sur l’exercice en cours et commise sur les exercices
antérieurs, doit faire l’objet d’une information dans les Notes annexes.
La correction d’une erreur significative commise au cours d’un exercice antérieur doit être
opérée par ajustement des capitaux propres d’ouverture (report à nouveau).
Par contre, la correction d’une erreur non significative commise au cours d’un exercice
antérieur doit être effectué directement dans les comptes de gestion de l’exercice en cours.

1.1.5. Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique


Selon ce postulat, pour que l'information représente d'une manière pertinente les transactions
et autres événements qu'elle vise à représenter, il est nécessaire qu'elle soit enregistré et
présenté en accord avec leur substance et la réalité économique et non pas seulement selon
leur forme juridique. Le Système comptable OHADA opte pour une application limitée de ce
postulat comptable. Les quatre applications qui sont faites du principe de prééminence de la
réalité sur l’apparence sont les suivantes :
- inscription à l’actif du bilan (comme si l’entité en était propriétaire) des biens
détenus avec clause de « réserve de propriété » ;
- inscription à l’actif du bilan du locataire des biens utilisés dans le cadre d’un
contrat de location acquisition (côté preneur) et d’une créance de location
financement (côté bailleur) ;
- inscription à l’actif du bilan des effets remis à l’escompte et non encore
échus ou honorés ;
- inscription dans les « charges de personnel » du personnel facturé par d’a
utres entités.

Activités : Exercices 1 ; 2 ; 3

SEANCE N° 4

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Objectif : Comprendre les principes comptables et savoir les appliquer dans la tenue de la
comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

1.2. Les conventions comptables


Les conventions comptables sont destinées à guider le préparateur des comptes
dans l’évaluation et la présentation des éléments devant figurer dans les états financiers.
Elles ont un caractère de généralité moins grand que les postulats comptables et peuvent
varier d’un pays ou d’un espace géographique à un autre. Les conventions comptables du Système
comptable OHADA sont : la convention du coût historique, la convention de prudence,
la convention de régularité et transparence, la convention de la correspondance bilan de
clôture-bilan d’ouverture et la convention de l’importance significative.

1.2.1. Convention du coût historique


La convention du coût historique repose sur la stabilité de l’unité monétaire qui doit
permettre d’additionner des unités monétaires de différentes périodes, sans dénaturer
l’information comptable. Selon les articles 35 et 36 de l’Acte uniforme, la méthode
d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du
coût historique. Ainsi donc, à leur date d'entrée dans le patrimoine de l'entité,
la valeur des actifs est déterminée dans les conditions suivantes :
- les actifs acquis à titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d'acquisition ;
- les actifs produits par l'entité sont comptabilisés à leur coût de production ;
- les actifs acquis à titre gratuit sont comptabilisés à leur valeur actuelle ;
- les actifs acquis par voie d’échange sont comptabilisés à la valeur actuelle des actifs
reçus, sauf si cette valeur actuelle ne peut être estimée de façon fiable. Dans ce cas,
les actifs acquis sont comptabilisés à la valeur actuelle des actifs donnés en échange.

Dérogation au coût historique


Lorsque les déformations dues à l’inflation deviennent trop fortes, le Système comptable
OHADA a prévu, le recours à la réévaluation qui peut être libre ou légale.

1.2.2. Convention de prudence


Cette convention est énoncée dans les articles 3 et 6 de l’Acte uniforme :
« La comptabilité doit satisfaire, dans le respect de la convention de prudence, aux
obligations de régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue, au contrôle,
à la présentation et à la communication des informations qu’elle a traitées ». La prudence est
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
l'appréciation raisonnable des faits dans des conditions d’incertitude afin d'éviter le
risque de transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le
patrimoine ou le résultat de l'entité.
Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués, et les passifs et les charges ne doivent
pas être sous-évalués.

1.2.3. Convention de régularité et transparence


Dans le droit comptable OHADA, cette convention imprègne tous les textes relatifs à l’in
formation externe. Il faut inclure dans ce concept :
- la conformité aux règles et procédures du Système comptable OHADA, au plan
comptable et à sa terminologie, à ses présentations d’états financiers (notion de
régularité)... ;
- la présentation et la communication claire et loyale de l’information, sans intention de
dissimuler la réalité derrière l’apparence ;
- le respect de la règle de non-compensation, dont l’inobservation entraînerait des
confusions juridiques et économiques et fausserait l’image que doivent donner les
états financiers annuels

1.2.4. Convention de la correspondance bilan de clôture – bilan d’ouverture


Selon l’article 34 de l’Acte uniforme « le bilan d’ouverture d’un exercice doit
correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent ». Cette convention classique mais
d’application délicate, a pour principale conséquence que l’on ne peut imputer directement
sur les capitaux propres :
- ni les incidences (gains ou pertes) des changements de méthode comptable ;
- ni les produits et les charges relatifs à des exercices précédents qui auraient été omis.
Ces corrections doivent transiter par le compte de résultat du nouvel exercice.
Dans le cadre du Système comptable OHADA, il a été considéré qu’il n’existait que deux cas
d’imputation possible, directement sur les capitaux propres, sans « passer » par le compte de
résultat :
- celui de l’incidence d’un changement de méthodes ayant un impact fort significatif sur
les états financiers ;
- celui de la correction d’une erreur significative.

1.2.5. Convention de l’importance significative


Cette convention, bien qu’énoncée formellement à l’article 33 de l’Acte uniforme, à propos
des notes aux états financiers, concerne également tous les autres états financiers.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Sont significatifs « tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les
destinataires des états financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le
résultat de l’entité ». Cette définition de l’importance significative par ses conséquences
sur le jugement des utilisateurs montre le caractère relatif du critère et la difficulté
de son application, puisqu’elle place en responsabilité les comptables, les dirigeants et
les auditeurs, qui ont à prendre la décision de retenir ou non l’élément en fonction de son
importance significative présumée. Les conséquences de ce principe sont considérables
et vont, selon le cas, dans le sens d’un allégement ou d’un alourdissement de
l’information comptable :

a) dans le sens d’un allégement de l’information


- « l’arrondi » possible de certaines évaluations (stocks notamment) ;
- la possibilité d’accélérer l’arrêté des comptes annuels, donc d’accélérer leur
publication, par des estimations raisonnables des comptes de régularisation ne
présentant pas de différence significative avec les montants exacts ;
- la possibilité voire l’obligation de ne pas fournir, dans les notes annexes aux états
financiers, des informations n’atteignant pas le seuil d’importance significative.

b) dans le sens d’une extension de l’information


Tous les points cités ci-dessus conduisent à un allégement des travaux comptables. D’autres
alourdissent les états financiers, en l’occurrence les notes annexes : le principe conduit à
l’obligation de fournir dans ces notes toute information d’importance significative, même si
elle n’est pas prévue explicitement dans le Système comptable OHADA.

c) Appréciation du caractère significatif d'une information


La notion de « seuil de signification » est avant tout, le fruit d'une appréciation subjective et
ne saurait être ramenée à une dimension exclusivement quantitative. Elle implique au
contraire, une étude au cas par cas en fonction des particularités de l'entité.

Critères à retenir
Si la notion de « caractère significatif » n'est pas exclusivement liée à un critère quantitatif, ce
dernier peut, sur un plan pratique, aider à sa mise en œuvre. À titre indicatif, on peut
considérer qu'une information quantifiée sur le plan financier a un caractère significatif dès
lors que l'une au moins des conditions suivantes est remplie :
- lorsque le poste qu'elle explique ou précise représente un certain pourcentage du total
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
du bilan (par exemple, entre 5 et 10 % au moins) ;
- ou lorsque la partie de variation du poste expliquée par l'information représente entre
10 et 20 % du montant total du poste ;
- ou lorsque le montant considéré représente plus de 10 % du bénéfice net.
Les critères qui peuvent être retenus sont, par exemple, le résultat des activités ordinaires, le
résultat net, le chiffre d'affaires, les capitaux propres.

Activités : Exercices : 2 ; 3

SEANCE N° 5
Objectif : Comprendre les principes comptables et savoir les appliquer dans la tenue de la
comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

2. Caractéristiques qualitatives d’une information financière utile


Pour les besoins de la prise de décision, les états financiers doivent garantir la transparence
sur la réalité de l’entité en présentant une information complète et utile. Cette information
doit répondre aux caractéristiques qualitatives classées en deux catégories : les caractéristiques ess
entielles et les caractéristiques auxiliaires.

2.1. Les caractéristiques essentielles


Pour que l’information financière soit utile, elle doit être pertinente et représenter fidèlement
ce qu’elle prétend représenter. Les caractéristiques qualitatives essentielles sont donc la
pertinence et la fidélité.

a) Pertinence
Une information financière est pertinente lorsqu’elle permet d'influencer les prises de
décision et tient compte du besoin exprimé par un utilisateur légitime. Pour cela, l'information
doit avoir une valeur de prédiction, de validation, ou les deux.

- Valeur prédictive : l’information financière a une valeur prédictive si elle peut être
utilisée comme une donnée par les utilisateurs pour prédire les résultats futurs.
- Valeur de confirmation (ou rétrospective) : l’information financière a une valeur de
confirmation si elle confirme des évaluations précédentes.

b) Fidélité
Selon le Système comptable OHADA, l’information financière donne une image fidèle quand
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
elle dépeint la substance économique de la transaction, de l’événement ou des circonstances
sous-jacents de façon complète, et exempte d’erreurs significatives.
- Représentation complète : une représentation complète comprend les informations
nécessaires à un utilisateur pour comprendre les faits qui y sont présentés, y compris
toutes les évaluations nécessaires, les descriptions et explications.
- Erreur significative : la fidélité ne signifie pas l'exactitude à tous les égards. Ainsi,
on ne peut déterminer si l'estimation d'une valeur non observable est exacte ou
inexacte. L'image que l’on donne de cette estimation peut toutefois être considérée
comme idéale si le montant est décrit clairement et si les limites du
processus d'estimation sont expliquées. Finalité de la comptabilité, l'image fidèle en
pratique, est présumée résulter de l'application de bonne foi des règles et des
procédures du Système comptable OHADA en fonction de la connaissance que les
responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et de
l'importance des opérations, des événements et des situations.

2.2. Les caractéristiques auxiliaires


L’utilité de l’information financière est renforcée si elle est comparable, vérifiable,
rapidement accessible aux décideurs et compréhensible.

a) Comparabilité
La comparabilité est la qualité de l'information qui permet aux utilisateurs de relever les
similitudes et les différences entre des éléments. La comparabilité est le but ; la cohérence et
la permanence dans le choix ainsi que dans l'application des méthodes comptables permettent
d'atteindre cet objectif.

b) Vérifiabilité
La vérifiabilité est la qualité de l'information financière qui donne aux utilisateurs l'assurance
que l'information reflète l'image fidèle des phénomènes économiques décrits. La vérifiabilité
suppose que divers observateurs bien informés et indépendants pourraient aboutir à un
consensus sur la fidélité de l'information.

c) Rapidité
La rapidité répond au besoin de rendre l'information financière accessible aux décideurs avant
qu'elle ne perde sa capacité d'influencer leurs décisions. Rendre plus rapidement accessible
une information pertinente peut accroître son influence. En règle générale, plus l'information
date, moins elle est utile.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
d) Compréhensibilité
La compréhensibilité est la qualité de l'information financière qui permet d'en comprendre la
signification. Elle se trouve accrue lorsque l'information est classée, définie et présentée de
façon claire et concise. La comparabilité, la simplicité et la rigueur logique peuvent
également améliorer la compréhensibilité.

e) Contrainte à prendre en considération : équilibre avantages-coûts


L'équilibre entre les avantages et les coûts est une contrainte générale. Les informations
contenues dans les états financiers doivent procurer un intérêt supérieur au coût de leur
production.

Activités : Exercices : 3 ; 22 ; 23

SEANCE N° 6
Objectif : Etudier les numéros de compte en comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable
Contenu :

1. Répartition des différentes classes de comptes


Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité financière tandis que la comptabilité
des engagements et la comptabilité analytique de gestion (CAGE)
se partagent la dernière classe.

1.1. Comptabilité financière


Les comptes de la comptabilité financière se répartissent en comptes de bilan et comptes de gestion.

1.1.1. Les compte du bilan


Les comptes du bilan représentent les 5 premières classes de comptes. Ils se se rapportent à :
- Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
- Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (immobilisations incorporelles, corporelles et
financières) ;
- Classe 3 : comptes de stocks ;
- Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du
passif circulant) ;
- Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires
et caisse).

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

1.1.2. Les compte de gestion


Les compes de gestion sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges
et les produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée
aux comptes des autres charges et des autres produits.
- Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et
charges financières) ;
- Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitatio et produits
financiers) ;
- Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des
travailleurs, subventions d’équilibre, etc.).

1.2. Comptabilité des engagements et Comptabilité analytique de gestion


La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la
comptabilité analytique de gestion.

1.3. Cadre comptable du SYSCOHADA


Tableau n° 1 : Comptes de la comptabilité financière
COMPTES DE BILAN COMPTES DE GESTION
Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 Classe 5 Classe 6 Classe 7 Classe 8
Comptes de Comptes d’actif Comptes de Comptes de tiers Comptes de Comptes de Comptes des Comptes des
ressources immobilisé stocks trésorerie charges des produits AO autres charges
durables AO /produits
10. Capital 20 30. 40. Fournisseurs 50. Titres de 60. Achats 70. Ventes 80.
et comptes placement et variations
rattachés de stocks
11. Réserves 21. 31. 41. Clients et 51. Valeurs à 61. Transports 71. Subventions 81. Valeurs
Immobilisat. Marchandises comptes encaisser d’exploitation comptables des
incorporelles rattachés cessions d’imm.
12. Report à 22. Terrains 32. Matières 1ère 42. Personnel 52. Banques 62. Services 72. Production 82. Produits des
nouveau et fourni-tures extérieurs immobilisée des cessions
liées d’immobilisat.
13. Résultat 23. Bâtiments, 33. Autres 43. Organismes 53. Etablis- 63. Autres 73. Variation des 83. Charges HAO
net de installations approvision- sociaux sements services stocks de biens et
l’exercice techniques et nement financières et extérieurs de services
agencements assimilés produits
14. 24. Matériel, 34. Produits en 44. Etat et 54. 64. Impôts et 74. 84. Produits HAO
Subvention Mobiliers et cours collectivités Instruments taxes
d’investis- actifs publiques de trésoreries
sement biologiques
15. provision 25. Avances/ 35. Services en 45. Organismes 55. 65. Autres 75. Autres 85. Dotations
réglementé et Acomptes sur cours interna-tionaux Instruments charges produits HAO
fonds immobilisations de monnaie
assimilés électronique
16. Emprunts 26. Titres de 36. Produits 46. Apporteurs, 56. Banques 66. Charges 76. 86. Reprises HAO
et dettes participations finis associés et crédits de de personnel
assimilés groupes trésoreries et
d’escpte
17. Dettes de 27. Autres 37. Produits 47. Débiteurs et 57. Caisse 67. Frais 77. Revenus 87. Participations
location immobilisations intermédiaires créditeurs divers financiers financiers et des travailleurs
acquisition Financières et résiduels assimilés
18. Dettes 28. 38. Stocks en 48. Créances et 58. Régies 68. Dotations 78. Transferts 88. Subventions
liées à des Amortissements cours de route, dettes HAO d’avances aux amortis- de charges d’équilibre
participations en consignation, accréditifs et sements
ou en dépôt virements
internes

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
19. Provisions 29. 39. Dépréciation 49. Dépréciation 59. 69. Dotati. 79. Reprises de 89. Impôts sur le
pour risques Dépréciations des stocks et provisions Déprécia. et aux provisions, de résultat
et charges pour risques provisions provisions et dépréciations et
(tires) pour risques aux dépréciat. autres
(trésorerie)

2. Liste des comptes

2.1. Classe 1 : comptes de ressources durables


Ils comprennent le capita, les réserves, les reports à nouveau, le résultat net de l’exercice, les
subventions d’investissement, etc. Les subdivisions sont:

- 10 Capital: Exemples : 101 Capital social,


103 Capital personnel,
104 Compte de l’exploitant,
106 Ecart de réévaluation.

- 11 Réserves : Exemples : 111 Réserve légale,


11 2 Réserves statutaires ou contractuelles
113 Réserves réglementées.

- 12 Report à nouveau: 121 Report à nouveau créditeur,


129 Report à nouveau débiteur.

- 13 Résultat net de l’exercice : 131 Résultat net (bénéfice),


139 Résultat net (perte)

- 14 Subventions d’investissement
- 15 Provisions réglementées et fonds assimilées
- 16 Emprunts et dettes assimilées. Exemples:
161 Emprunts obligataires,
162 Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit,
165 Dépôts et cautionnements reçus.

- 17 Dettes de location-acquisition :
172 Dettes de location-acquisition/ crédit-bail immobilier
173 Dettes de location-acquisition/ crédit-bail mobilier
174 Dettes de location-acquisition/ location-vente

- 18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et sociétés en


participation.

- 19 Provisions financières pour risques et charges.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
2.2. Classe 2 : comptes d’actif immobilise
Ils correspondent aux emplois durables rendus nécessaires par l’objet économique et financier de
l’entreprise. Ils comprennent :
- immobilisations incorporelles (21) : ce sont des immobilisations immatérielles susceptibles
de générer des avantages
Exemple : - 211 : Frais de développement,
- 212 : Brevets, licences, concessions et droit similaires,
- 213 : Logiciels et sites internet,
- 214 : Marques ;
- 215: Fonds commercial.
- Immobilisations corporelles (22, 23, 24) : ce sont:
- 22 terrains,
- 23 Bâtiments, installations techniques et agencements,
- 24 Matériels, mobilier et actifs biologiques.
- Avances et acomptes versés sur immobilisations (25)
- Immobilisations financières (26, 27) : ce sont:
- 26 Titres de participation,
- 27 Autres immobilisations financières.

2.3. Classe 3 : comptes de stocks


- Les Comptes de stocks (3) : c’est l’ensemble des marchandises, matières premières et
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis et des produits et services en
cours qui sont la propriété de l’entreprise à l’inventaire.
Exemple : 31 : Marchandises,
32 : Matières premières et fournitures liées,
33 Autres approvisionnements,
34 Produits en cours.

2.4. Classe 4 : comptes de ti ers


Il comprend les dettes et les créances circulantes.
- Exemple de comptes de créances
409 : Fournisseurs débiteurs,
41: Clients et comptes rattachés (sauf 419),
421 : Personnel avances et acomptes.
- Exemple de comptes de dettes
40 fournisseurs et comptes rattachés (sauf 409),

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
419 clients créditeurs,
4441 Etat, TVA due.

2.5. Classe 5 : comptes de trésoreri e


Elle enregistre les opérations relatives aux valeurs en espèces, aux chèques, aux titres de placement
ainsi qu’aux opérations faites avec les établissements de crédits.
Exemple : 50 : Titres de placement,
51 : Valeurs à encaisser,
52 : Banques,
53 : Etablissements financiers et assimilés,
55 : Instruments de monnaie électronique,
56 : Banques, crédits de trésorerie et d’escompte,
57 : Caisse.

2.6. Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires


Les charges sont des emplois définitifs de consommation des valeurs décaissées ou à décaisser par
l’entreprise:
- soit en contrepartie des marchandises, approvisionnements, de travaux et services
consommés par l’entreprise ainsi que des avantages qui lui ont été consentis,
- soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir,
- soit exceptionnellement sans contrepartie directe.
Comme charge d’exploitation, on a aussi les dotations aux amortissements et aux provisions. Ce
sont par exemple les comptes suivants :
- 60 Achats et variation de stocks,
- 61 Transports,
- 62 Services extérieurs,
- 63 Autres services extérieurs,
- 64 Impôts et taxes,
- 66 Charges de personnel,
- 67 Frais financiers et charges assimilées,
- 68 Dotations aux amortissements,
- 69 Dotations aux provisions.

2.7. Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires


Ces produits sont des sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens, travaux, services ainsi que des
avantages qu’elle a consentis
- soit en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers soit exceptionnellement
sans contrepartie.
Comme produits, on a : la production vendue, la production stockée au cours de l’exercice et la
production immobilisée, les reprises sur amortissement et provisions.
Exemples : 70 Ventes,
71 Subventions d’exploitation,
77 Revenus financiers et produits assimilés,
78 Transferts de charges.

2.8. Classe 8 : comptes des autres charges et produits


Ils enregistrent les charges et les produits correspondant à des opérations qui ne se rapportent pas à
l’activité ordinaire de l’entreprise tels que la participation des travailleurs au bénéfice et l’impôt sur
le résultat. Exemples sur les autres charges HAO:
- 81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations,
- 85 dotations hors activités ordinaires,
- 89 Participations des travailleurs.

Exemples sur les autres produits HAO:


- 82 produits des cessions d’immobilisations,
- 88 subventions d’équilibre.

Activités : Exercices 18 et 22

SEANCE N° 7
Objectif : Etudier les numéros de compte en comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable
Contenu :

3. Nomenclature comptable

3.1. Numérotation des comptes


La numérotation des comptes du SYSCOHADA est décimale avec neuf classes ayant les codes
1 à 9. Chaque classe est divisée en comptes principaux numérotés de 0 à 9 à l’intérieur de ladite
classe. Chaque compte principal peut être divisé en 10 comptes divisionnaires . Le

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
SYSCOHADA a limité la codification, le plus souvent à quatre chiffre, et parfois à trois
chiffres. Cependant, lorsque les comptes prévus par le SYSCOHADA ne suffisent pas à
l’entité pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes
subdivisions nécessaires. Inversement, si les comptes prévus par le SYSCOHADA
s'avéraient trop détaillés par rapport aux soins de l’entité, elle peut les regrouper dans
un compte global de même niveau, plus contracté. Les comptes étant en conséquence
ouverts au regard de ses besoins spécifiques, toute entité peut :
- ajouter à la codification du SYSCOHADA sa propre codification, plus
analytique ;
- ou y insérer la codification nécessaire résultant des nomenclatures exigées par la
Statistique nationale.

3.2. Les constantes et parallélismes


La codification du Système comptable OHADA permet dans certains cas de retenir plus facilement
les comptes. C’est le cas pour le parallélisme entre charges et produits et pour les constantes pour
les chiffres 8 et 9.

3.2.1. Parallélismes

Parallélisme entre charges et produits


601 Achats de marchandises 701 Ventes de marchandises
602 Achats de matières premières 702 Ventes de produits finis
65 Autres charges 75 Autres produits
697 Dotations aux provisions 797 Reprises de provisions financières
financières

- entre autres charges et autres produits


Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à terminaison paire
les produits.

81 Valeurs comptables des cessions 82 Produits des cessions


d'immobilisations d'immobilisations
83 Charges hors activités ordinaires 84 Produits hors activités ordinaires
85 Dotations hors activités 86 Reprises hors activités ordinaires
ordinaires

3.2.2. Les constantes


Quelques exemples de constantes :
- le chiffre 8 en 2ème position indique un amortissement. Exemple : Matériel de transport
compte 245 d’où amortissement 2845 ;

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
ème
- le chiffre 9 en 2 position indique une provision ou une dépréciation, exemple : les comptes
19 ; 29 ; 39, etc. ;
- le chiffre 9 en 3ème position ou 4ème position correspond à un solde inversé par rapport à la
nature normale des comptes de la catégorie :
• fournisseurs (créditeurs) : 401, 402 ;
• fournisseurs (débiteurs) : 409.

Activités : Exercices 18 et 22

SEANCE N° 8
Objectif : Comprendre comment on enregistre les données en comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

1. Notion de flux
La vie économique d’une entité est faite de multiples opérations qu’on peut classer en deux
catégories : opérations d’investissement-financement, opérations d’exploitation.

1.1.Opération d’investissement-financement

Capitaux
Facteurs de production Travail
apportés empruntés

C P E I W S

Exploitant Prêteurs Personnel


Agent économique associés

1.2.Opération d’exploitation
Elles permettent à l’entité de réaliser l’objet de son activité à savoir : la vente de marchandises,
l’élaboration et la vente de service, la fabrication et la vente de produits, l’achat de marchandises,
l’achat de services, etc.

Exemple d’application
Au cours du mois de février, une entité achète au comptant des marchandises chez son fournisseur
habituel pour une valeur de 250 000 F qu’elle revend à ses clients à 500 000 F en espèce. Lors de

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
l’achat, l’entité a eu recours au service d’un transporteur pour un montant de 75 000 F. Au cours de
la même période, le salaire des employés réglé par chèque bancaire s’élevait à 125 000 F

Le schéma des flux d’exploitation correspondants aux diverses opérations de présente comme suit :

V : 500 000 CR : 450 000

250 000
Stock F/rs de
m/ses

Profit 75 000

Clients F/rs de
service
Entité

125 000
Personnel
Trésorerie
FFE : 500 000 FFS : 450 000

D’après le schéma, l’entité apparaît comme un centre de passage et d’échange de flux c’est-à-dire
des mouvements de biens, de service et de monnaie. On a ainsi :
- des flux de biens ou flux réels correspondant aux marchandises achetées (flux entrant) et aux
marchandises vendues (flux sortant),
- des flux de service acquis : service achetés par l’entité tel que le téléphone, le travail du
personnel, le transport, la publicité, etc. (flux entrant),
- des flux de monnaie ou flux financier : ils sont la contrepartie des biens et services acquis
ou vendus. Par exemple le paiement des achats et des frais (flux sortant) ou encaissement
des ventes (flux entrant).

L’activité économique de l’entité (opérations d’investissement-financement et d’exploitation) peut


être ainsi synthétisée :

Marché en amont
Marché en aval

Fournisseurs de M/ses ou de matière 1ère

Fournisseurs de services

Fournisseurs d’investissement
AVRIL 2020
TITE
COMMISSION LMD-UL
Clients

Personnel

Etat

Prêteurs

Flux réel

Flux financier
Schéma de l’activité économique externe de l’entité

1.3.Principe de la double écriture


La double écriture consiste en une analyse des opérations en flux entrants et en flux sortants. Pour
une opération, le principe de la double écriture veut que les flux entrants soient égaux aux flux
sortant.

2. Analyse des flux


L’analyse ici consiste à identifier à partir d’une opération donnée les flux entrants et les flux sortants,
l’équilibre suivant étant toujours respecté :
MONTANT DES FLUX ENTRANTS = MONTANT DES FLUX SORTANTS

Exemple : l’entité Odavy achète au comptant en espèces auprès du fournisseur Didy des
marchandises pour un montant de 250 000 F. Présenter le schéma des flux entre les deux partenaires
et analyser l’opération en flux entrant et sortant.

Solution :

FRE : m/ses 250 00


Entité Odavy FFS : monnaie 250 000 Fournisseur Didy

3. Enregistrement des flux : notion d’emploi et de ressource


A l’emploi correspond le flux entrant et à la ressource correspond le flux sortant.
L’égalité :
EMPLOI = RESSOURCE FLUX ENTRANT (FE) = FLUX SORTANT (FS)
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Les égalités suivantes sont alors vérifiées :

Flux entrant = Emploi (E) = Affectation ou Destination = Débit


Flux sortant = Ressource (R) = Origine = Crédit

Pour chacun des exemples ci-dessous, procédons à l’analyse comptable.

Exemple 1 : Versement de 100 000 F en espèce au fournisseur SAIBOU pour règlement de sa facture.

Solution :
E : Fournisseur 100 000
R : Caisse 100 000

Exemple 2 : Achat à crédit de matières premières 298 500 F

Solution
E : Achat de matière 1ère 298 500
R : Fournisseurs 298 500

Exemple 3 : Versement de 350 000 F d’espèce à la banque

Solution
E : Banque 350 000
R : Caisse 350 000

Activités : Exercices 4 ; 5 ; 6.

SEANCE N° 9
Objectif : Comprendre comment on enregistre les données en comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

4. La comptabilité en partie double

4.1. Le compte et le principe de la partie double


Toute opération commerciale constituant un flux de biens ou un flux de services ou un flux
financier s’analyse en EMPLOIS ET RESSOURCES. Le compte est un tableau qui comprend 2
parties identiques distinctes :
- l’une, la partie gauche réservée aux EMPLOIS appelée DEBIT (D) ;
- l’autre la partie droite réservée aux RESSOURCES appelée CREDIT (C).
Toute opération commerciale donne lieu a un enregistrement dans des comptes en distinguant pour
chacune son point de départ (Ressources) de son point d’arrivée (Emploi). Il s’agit de la base logique
du raisonnement comptable. La partie double consiste à enregistrer deux fois chaque opération
dans deux comptes différents : une fois à gauche au débit d’un compte, une fois à droite au crédit

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
d’un autre compte. A tout moment, la somme des débits est égale à la somme des crédits même si
une opération met en jeu plus de deux comptes à la fois. Dans tous les cas, la Ressource est égale
à l’Emploi. Pour chaque flux, il en résulte que pour chaque opération DEBIT=CREDIT, et pour un
ensemble d’opérations, TOTAL DEBIT=TOTAL CREDIT, c’est le principe de la partie double.

4.2.Fonctionnement des comptes


Les comptes peuvent être soit des comptes de bilan ou soit des comptes de gestion.

4.2.1. Les comptes de bilan


Les augmentations des comptes d’actif sont enregistrées à gauche au débit et les diminutions à droite
au crédit. Ainsi, un compte de l’actif est débité lorsqu’il augmente de valeur et crédité lorsqu’il
diminue de valeur.
Les augmentations des comptes du passif sont enregistrées à droite au crédit et les diminutions à
gauche au débit. Ainsi, un compte du passif est crédite lorsqu’il augmente de valeur et débité
lorsqu’il diminue de valeur.

D Compte d’actif C D Compte du passif C


Augmentation de Diminution de Diminution de Augmentation
valeur valeur valeur de valeur

4.2.2. Les comptes de gestion


Un compte de charges est débité lorsqu’il augmente de valeur et crédité lorsqu’il diminue de valeur.
Un compte de produits est crédité lorsqu’il augmente de valeur et débité lorsqu’il diminue de valeur

D Compte de charge C D Compte de produit C


Augmentation de Diminution de Diminution de Augmentation
valeur valeur valeur de valeur

L’utilisation des comptes fait appel à une terminologie appropriée. Ainsi on a :


- Imputation : c’est l’inscription d’une somme dans un compte à son débit ou à son crédit,
- Ouvrir un compte : c’est l’intituler et y inscrire un avoir initial ou solde initial. Cet avoir
initial est inscrit au débit s’il était débiteur à la fin du mois (période) passé ou à son crédit
s’il était créditeur à la fin du mois (période) passé.
- Débiter un compte : c’est porter une somme au débit de ce compte,
- Arrêter un compte : c’est calculer le solde de ce compte et le mettre du côté le plus faible
(en total montant) pour avoir l’égalité total débit = total crédit,
- Créditer un compte : c’est porter une somme à son crédit,
- Solde d’un compte : c’est la différence entre le total débit et le total crédit,

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- Solder un compte : c’est dégager la différence entre le total du débit et le total du crédit (ou
inversement). Si le total du débit est supérieur au total du crédit, on dit que le solde est
débiteur. Si le total du crédit est supérieur au total du débit, on dit que le solde est créditeur.
Si le total du débit est égal au total du crédit on dit que le solde est nul, donc le compte est
soldé.

Remarque :
Il existe quatre présentation possible d’un compte : la méthode classique, la méthode débit-crédit
sans colonne de solde, la méthode débit-crédit avec colonne de solde et la méthode schématique.

Application 1:
Présenter à partir des opérations ci-après, le compte caisse après analyse de ces opérations :
02-09 : retrait de 275 000 F de la banque pour alimenter la caisse.
06-09 : vente de produits finis en espèce 190 000 F.
10-09 : achat de timbre-poste en espèces 8 500 F.
14-09 : versement de 150 000 F aux fournisseurs Sakibou pour règlement de sa facture.
18-09 : achat au comptant contre espèces de matières premières 82 950 F.
23-09 : règlement du client Boukpéssi en espèces 345 000 F.
26-09 : loyer de l’entrepôt de stockage de matières premières 100 000 F réglé en espèces.
27-09 : vente au comptant contre espèces de marchandises 270 000 F et de produits finis 125 000 F.
30-09 : versement en banque de 270 300 Fen espèces.
Il reste dans la caisse au 31/08, une somme de 100 000 F

Solution :
Analyse des opérations
02-09 : E : 57 Caisse 275 000
R : 52 Banque 275 000
06-09 : E : 4111 : Clients 190 000
R : 702 : Vente de produits finis 190 000
E : 57 Caisse 190 000
R : 411 : Clients 190 000
10-09 : E : 616 Transport de plis 8 500
R : 4011 : Fournisseurs 8 500
E : 4011 : Fournisseurs 8 500
R 57 : Caisse 8 500
14-09 : E : 4011 : Fournisseurs 150 000
R : 57 : Caisse 150 000
18-09 : E : 602 : Achat de matière 1ère 82 950
R : 4011 : Fournisseurs 82 950
E : 4011 : Fournisseurs 82 950
R : 57 : Caisse 82 950
23-09 : E : 57 : Caisse 345 000
R : 4111 : Clients 345 000
26-09 : E : 6222 Location de bâtiments 100 000
R : 4011 : Fournisseurs 100 000
E : 4011 : Fournisseurs: 100 000
R : Caisse 100 000

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
27-09 : E : 4111 : Clients 395 000
R : 701 Vente de marchandises 270 000
R : 702 Vente de produits finis 125 000
E: 395 000
57 Caisse 395 000
R : 4111 : Clients
30-09 : E : 52 Banque 270 300
R : 57 Caisse 270 300

Présentation du compte caisse

- Tracé classique
57 Compte caisse
Date Libellés Montants Date Libellés Montants
01-09 Avoir initial 100 000 10-09 Achat de timbres 8 500
02-09 Alimentation de la caisse 275 000 14-09 Règlement à Sakibou 150 000
06-09 Vente de produits finis 190 000 18-09 Achat de matières 1ère 82 950
23-09 Règlement du client Boukpessi 345 000 26-09 Règlement du loyer 100 000
27-09 Ventes de m/ses et de prdts finis 395 000 30-09 Dépôt en banque 270 300
Solde débiteur 693 250
Total 1305000 Total 1305000

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- Tracé débit-crédit sans colonne de solde

57 Compte caisse
Date Libellés Montants
Débit Crédit
01-09 Avoir initial 100 000
02-09 Alimentation de la caisse 275 000
06-09 Vente de produits finis 190 000
10-09 Achat de timbres 8 500
14-09 Règlement à Sakibou 150 000
18-09 Achat de matières 1ère 82 950
23-09 Règlement du client Boukpessi 345 000
26-09 Règlement du loyer 100 000
27-09 Ventes de m/ses et de produits finis 395 000
30-09 Dépôt en banque 270 300
Solde débiteur 693 250

1 305 000 1 305 000

- Tracé débit-crédit avec colonne de solde


57 Compte caisse
Dates Libellés Montants Soldes
Débit Crédit Débiteur Créditeur
01-09 Avoir initial 100 000
02-09 Alimentation de la caisse 275 000 375 000
06-09 Vente de produits finis 190 000 565 000
10-09 Achat de timbres 8 500 556 500
14-09 Règlement à Sakibou 150 000 406 500
18-09 Achat de matières 1ère 82 950 323 550
23-09 Règlement du client Boukpessi 345 000 668 550
26-09 Règlement du loyer 100 000 568 550
27-09 Ventes de m/ses et de produits finis 395 000 963 550
30-09 Dépôt en banque 270 300 693 250

- Compte en T
57 Compte caisse
SI 100 000 8 500
275 000 150 000
190 000 82 950
345 000 100 000
395 000 270 300
693 250 SD
1 305 000 1 305 000

Application 2
L’entité AYI vous présente les opérations suivantes réalisées dans le courant du mois d’avril 2001 :
02/04/01 : Vente de marchandises contre chèque bancaire n°001 : 1 000 000 F ;
03/04/01 : Virement bancaire à l’ordre du Fournisseur TATA : 3 000 000 F
05/04/01 : Avis de débit n°302 règlement au Fournisseur ABIDE : 5 000 000 F
08/04/01 : Virement bancaire n° 342 du client TATA : 8 000 000 F
12/04/01 : Avis de crédit n°403 d’ECOBANK relatif au règlement du client FANNY : 12 000 000 F ;
14/04/01 : Vente au comptant contre espèces de marchandises 530 000 F et de produits finis 809 000 F.
16/04/01 : Achat de marchandises par chèque bancaire n°06 : 16 000 000 F
20/04/01 : Achat au comptant de timbre fiscale par chèque bancaire : 20 000 F
22/04/01 : Vente à crédit de marchandises : 22 000 000 F
24/04/01 : Versement d’espèces à ECOBANK : 24 000 000 F
25/04/01 : Avis de crédit N° 404 intérêt créditeur : 25 000 000 F
26/04/01 : Retraits de fonds à ECOBANK pour la caisse : 26 000 000 F
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
26/04/01 : Achat de matières premières en espèce : 310 000 F
28/04/01 : Achat à crédit de marchandises : 28 000 000 F
30/04/01 : Virement de fonds du compte BTCI pour le compte à ECOBANK : 30 000 000 F
NB : le solde du compte banque ECOBANK au 01/04/01 était débiteur de 4 000 000 F.
Travail à faire :
Présenter le compte banque ECOBANK

4.3.Liaison entre les comptes

a) Le virement comptable
Le virement est l’opération comptable qui permet de transférer une somme d’un compte dans un
autre compte. Le transfert est toujours opéré du débit vers le crédit ou du crédit vers le débit.

D Caisse n° 1 C D Caisse n° 2 C
C C
175 780
175 780

D Caisse n°2 175 780


C Caisse n°1 175 780

b) Les comptes réciproques


Sont dites réciproques deux comptes qui enregistrent dans deux comptabilités différentes les mêmes
flux de créance-dettes. Ils présentent toujours un même solde mais en sens opposé ou contraire
(lorsque l’un est débiteur, l’autre est nécessairement créditeur).
Exemple de comptes réciproques : compte client – compte fournisseur, compte banque – compte
entreprise.

5. Le journal, le grand livre et la balance

5.1.Le journal
C’est un document obligatoire pour tout opérateur économique en vertu des dispositions légales
destiné à enregistrer les mouvements de l’exercice. Il doit être tenu chronologiquement sans blanc
ni de rature, être coté (numéroté) et paraphé par un juge du tribunal de commerce ou par un juge
d’instance.

Activités : Applications 1 et 2 ; Exercices 9 ; 10 ; 11

SEANCE N° 10
Objectif : Comprendre comment on enregistre les données en comptabilité
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Contenu :

6. Le journal, le grand livre et la balance

6.1.Le journal
C’est un document obligatoire pour tout opérateur économique en vertu des dispositions légales
destiné à enregistrer les mouvements de l’exercice. Il doit être tenu chronologiquement sans blanc
ni de rature, être coté (numéroté) et paraphé par un juge du tribunal de commerce ou par un juge
d’instance. Il comporte de gauche vers la droite:
- une marge de pointage,
- deux (2) colonnes réservées aux numéros des comptes,
- un espace central où on écrit la date, les intitulés des comptes et les libellés relatifs à chaque
opération,
- deux (2) colonnes pour l’inscription des sommes débitées et des sommes créditées.

Exemple : reprendre le cas précédent en enregistrant les opérations au journal.

Solution
02 - 09
57 Caisse 275 000
52 Banque 275 000
Chèque N°…pour alimentation de la caisse

4111 Clients 06 - 09 190 000


702 Vente de produits finis 190 000
Facture N°….Pour vente de produits finis

57 Caisse d° 190 000


4111 Clients 190 000
Règlement du client

616 Transport de plus 10 - 09 8 500


4011 Fournisseurs 8 500
Facture N°….Achat de timbre-poste

4011 Fournisseur d° 8 500


57 Caisse
Règlement facture n°…..achat de timbre-poste 8 500

4011 Fournisseur 14 - 09 150 000


57 Caisse 150 000
Règlement facture N°…..de Sakibou
18 - 09
602 Achat de matière première 82 950
4011 Fournisseurs 82 950
Facture N°….achat de matières premières

4011 Fournisseurs d° 82 950


57 Caisse 82 950
Règlement Facture N°……..Achat de mat. 1ère
23 - 09
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
57 Caisse 345 000
4111 Clients 345 000
Règlement facture N°…..de Boukpessi

6222 Location de bâtiments


26 - 09 100 000
4011 Fournisseurs
Saisie de la facture du loyer 100 000

4011 Fournisseur 100 000
57 Caisse 100 000
Paiement du loyer entrepôt

27 - 09
4111 Clients 395 000
7011 Vente de marchandises 270 000
702 Vente de produits finis 125 000
Vente de marchandises et de produits finis

57 Caisse 395 000
4111 Clients 395 000
Règlement du client
30 - 09
52 Banque 270 300
57 Caisse 270 300
Dépôt d’espèces en banque

Les écritures au journal sont ensuite reportées au grand livre.

6.2.Le grand livre


Il est constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise.

Exemple : Répondre le cas Koumakom en établissant le grand livre. Le bilan au 31 août se présente
comme suit :
Actif Montant Passif Montant
Mat et out.Ind.et comm. 700 000 Capital 1 200 000
Mobiliser de bureau 360 000 Résultat 600 000
Marchandises 280 000 Emprunt 650 000
Matière 1ère 100 000 Fournisseurs 550 000
Produits finis 350 000
Clients 410 000
Banque 700 000
Caisse 100 000
Total Actif 3 000 000 3 000 000

Solution
Présentation du grand livre au 30 septembre

D 10 Capital C D 13 Résultat C
D 16 Emprunt C
SC1 200 000 1 200 000 SC 600 000 600 000
SC 650 000 650 000

D 31 Marchandises C
D 241 Mat et out ind. et comm. C D 2444 Mobiliers de bureau C SI 280000 SD 280 000
700 000 SD 700 000 SI 360 000 SD 360000
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
D 32 Mat première C D 36 Produits finis C D 4011 Fournisseurs C
SC 100 000 SD 100 000 SI 350000 SD 350000 8 500 SI 550 000
150 000 8 500
82 950 82 950
100 000 100 000
SC 400 000
732 950 732 950
D 57 Caisse C
D 4111 Clients C D 521 Banque C SI 100 000 SD 693 250
SI 410 000 190 000 SI 700 000 275 000 275 000 8 500
190 000 150 000
190 000 345 000 270 300 345 000 345 000 82 950
395 000 345 000 395 000 SD 695 300 395 000 100 000
SD 65 000 970 300 970 000 270 300
995 000 995 000 D 7011 Vente de march. C 1 305 000 1 305 000
SD 270 000 270 000
D 602 Achat de mat 1ère C D 616 Transport de plis C
8D6222
500 Location SD
de bâtiment
8 500 C
82 950 SD 82 950 100 000 SD 100 000
D702 Vente de prod finis C
SD 315 000 190 000

6.3. La balance
C’est un état récapitulatif des comptes de l’entité à une date déterminée. Il indique pour chaque
compte, le solde débiteur ou le solde créditeur au début de l’exercice (solde initial), le cumul des
mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs de la période et le solde débiteur ou
créditeur à la date considérée. Une balance est un instrument de contrôle en application du principe
de la partie double : Total débit = total crédit ; Total des soldes débiteurs = total des soldes
créditeurs ; Total au journal = total de la balance.
Pour établir une balance il est recommandé de suivre les étapes suivantes :
- Cumulé les comptes c'est-à-dire total débit total crédit
- Inscrire tous les comptes dans la balance
- Totaliser les colonnes et vérifier l’égalité total colonne débits = total colonne crédits
- Tirer dans la balance même le solde de chaque compte et l’inscrire dans la colonne
correspondante vérifier l’égalité total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs

Exemple : Reprendre le cas précédent en établissant la balance.

Solution
Balance à 6 colonnes de l’entreprise au 30 septembre.
Numéro Mouvements de la Solde de fin de période
de Intitulé de compte Solde début de période période
compte Débiteur Créditeur Débit Crédit Débiteur Créditeur
10 Capital 1200000 1200000
13 Résultat 600000 600000
16 Emprunt 650000 650000
241 Mat et out. ind et com 700000 700000
2444 Mobilier du bureau 360000 360000
31 Marchandises 280000 280000
32 Matières premières 100000 100000
36 Produits finis 350000 350000
4011 Fournisseurs 550000 341450 191450 400 000
4111 Clients 410000 585000 930000 65000
521 Banque 700000 270300 275000 695300
57 Caisse 100000 1205000 611750 693250
602 Achat de matières 1ère 82950 82950
616 Transport de plis 8500 8500
6222 Location de bâtiment 100000 100000
7011 Vente de marchandise 270000 270000
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
702 Vente de Prodts finis 315000 315000
TOTAUX 3000000 3000000 2593200 2593200 3435000 3435000

Application 3
Un enseignant de la FASEG et l’un de ses anciens étudiants ont créé une SARL (Société A Responsabilité
Limitée) dénommée THALYA spécialisée dans l’achat et la vente de jouets pour enfants. Le 01/09/ 2019
date de création, ils apportent 3 000 000 F qu’ils déposent à la banque.
Le 02/09/19, ils empruntent 1 700 000 F à ECOBANK et s’engagent à rembourser cet emprunt dans les 15
mois qui suivent la fin de la première année d’activité.
Le 04/09/19, ils achètent le fonds commercial d’une société en liquidation judiciaire comprenant :
- Fonds commercial 1 000 000 F;
- Matériel et outillage 1 800 000 F;
- Mobilier de bureau 200 000 F;
- Matériel informatique 470 000 F ;
- Agencements installations 220 500 F.
Le règlement est effectué de la manière suivante :
- le ¼ par chèque bancaire (le même jour);
- le ¼ dans 12 mois ;
- 1/2 dans 18 mois.
Le 07/09/19, ils règlent 66 000 F comprenant 2 mois de loyer d’avance et le loyer de septembre (chèque
n°1947).
Le 10/09, achat au comptant 700 000 F de marchandises, le règlement est effectué par chèque. Le 13/09,
retrait de la banque 39 000 F pour alimenter la caisse.
Le 17/09, achat d’un logiciel pour 180 000 F chez DAODI, la moitié est réglée par chèque bancaire et le reste
à crédit (dans 11 mois).
Le 20/09 ventes de marchandises à crédit à TATA 160 000 F (facture n°11).
Le 24/09 règlement des honoraires de l’expert-comptable 24 000 F en espèces.
Le 25/09 règlement en espèces :
- Des fournitures de bureau 4 500 F ;
- Des timbres postaux 1 200 F ;
- Des timbres fiscaux 1 400 F ;
Le 28/09 achat a crédit à YULL 100 000 F de marchandises (facture n°999).
Le 30/09 retour 20 000 F de marchandises à YULL.
Le 30/09 aménagements des vitrines payés par chèque bancaire 2 8 100 F.

TRAVAIL A FAIRE :
1) Passer les écritures au journal ;
2) Dresser la balance.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

Activités : Application 2 et 3

SEANCE N° 11
Objectif : Initiation à l’élaborer et à l’analyse les états financiers
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

1. Le bilan
Le Bilan est un état de synthèse qui permet de décrire en termes d’actif et de passif la
situation patrimoniale de l’entité à une date donnée. Le SYCOHADA opte pour un
classement fonctionnel des postes du bilan. Le bilan fonctionnel classe les éléments de l’actif
et du passif selon trois grandes « fonctions » : la fonction investissement, la fonction
financement et la fonction exploitation. Le bilan comporte deux côtés:
- le côté gauche appelé actif exprime les emplois ;
- le côté droit appelé passif exprime les ressources de l’entreprise.

Tableau n° 2 : Présentation des fonctions et masses du Bilan


Actif (emplois) Passif (ressources)
Actif immobilisé (Emplois stables) Ressources stables
investissemen

CAPRORA
Fonction

financement
Immobilisations incorporelles DEFIRA

Fonction
t

Immobilisations corporelles
Immobilisations financières

Actif circulant Passif circulant


exploitation
Fonction

exploitation

Actif circulant HAO Passif circulant HAO


Actif circulant d’exploitation Passif circulant d’exploitation
Fonction

Trésorerie-actif Trésorerie-passif
Ecart de conversion - Actif Ecart de conversion Passif

1.1. L’actif
C’est la partie du bilan qui décrit, à une date donnée, l'ensemble des
emplois économiques sous contrôle de l'entité. Un actif est un élément identifiable du
patrimoine représentant une ressource économique actuelle contrôlée par l’entité du fait
d’événements passés. Le contrôle d’un actif suppose que l’entité :
- a le pouvoir d’obtenir les avantages économiques de la ressource contrôlée, et peut
aussi restreindre l’accès à ces avantages aux autres ;
- a la capacité actuelle de décider de l’utilisation de l’actif ;
- assume l’essentiel des risques.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
A l’actif, les emplois sont classés en actif immobilisé, actifs circulant et Trésorerie-Actif. L’actif est
eventuellement complété par un compte d’écart de conversion.

1.1.1. Les actifs immobilisés (classe 2)


Ils comprennent :
- les immobilisations incorporrelles,
- les immobilisations corporrelles,
- les immobilisations financières.

1.1.2. L’actif circulant (classe 3 et une partie de la classe 4)


Il comprend:
- les stocks,
- les créances et emplois assimilés.

1.1.3. La Trésorerie-Actif est composées (une partie des comptes de la classe 5)


- des titres de placements ;
- des valeurs à encaisser ;
- des banques ;
- des chèques postaux et caisse.

1.2. Le passif
Le passif représente l’ensemble des ressources de l'entité. Celles-ci comprennent les capitaux
propres, les dettes financières et assimilées, les dettes d'exploitation, et la trésorerie-passif.
Le passif interne est constitué par les capitaux propres de l’entité alors que le passif externe,
regroupe toutes les provisions pour risques et charges et les dettes payables ou remboursables
selon des échéances déterminées. Au passif, les ressources correspondent aux ressources stables, au
passif circulant et à la trésorerie-passif. Un compte d’écart de conversion complète éventuellement le
passif.

1.2.1. Les ressources stables (classe 1)


Ils correspondent aux capitaux propres et ressources assimilées (CAPRORA) et aux dettes
financières ressources assimilées (DEFIRA).

a) Capitaux propres (passif interne)


Les capitaux propres désignent les ressources mises ou laissées par ses propriétaires à sa
disposition et qu'elle gère comme si elles étaient siennes. Ils sont déterminés par la différence
entre, d'une part, l'ensemble des éléments actifs de l'entité et, d'autre part, l'ensemble des
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
éléments passifs (passif externe).
Le montant des capitaux propres s'obtient en faisant la somme algébrique :
- des apports (capital, primes liées au capital),
- des écarts de réévaluation,
- des bénéfices mis en réserves,
- du report à nouveau (positif ou négatif),
- du résultat de 1'exercice (bénéfice ou perte),
- des subventions d'investissement,
- des provisions réglementées et fonds assimilés.

b) Les Dettes Financières et Ressources Assimilées (DEFIRA)


Elles sont constituées de :
- emprunts et dettes assimilées,
- dettes de location-acquisition,
- les participations,
- les provisions pour risques et charges.

1.2.2. Le Passif Circulant (une partie de la classe 4)


Il comprend :
- les dettes circulantes et ressources assimilées HAO,
- les clients, avances reçues,
- les fournisseurs d’exploitation,
- les dettes (fiscales, sociales et autres),
- les provisions pour risques à court terme.

1.2.3. La Trésorerie-Passif (une partie de la classe 5)


Elle comprend :
- Les banques, crédits de trésorerie et d’escompte,
- Les banques, découverts.

Activités : Exercice 13 et 15

SEANCE N° 12
Objectif : Initiation à l’élaborer et à l’analyse les états financiers
Consignes / disposer d’un plan comptable et d’une calculatrice
Contenu :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
2. Le compte de résultat
Il est constitué de deux groupes d’éléments : les charges et les produits.

2.1. Les Charges


Ce sont des emplois définitifs ou consommations de valeurs décaissés ou à décaisser par l’entité:
- soit en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et services
consommés par l'entité, ainsi que des avantages qui leur ont été consentis ;
- soit en vertu d'une obligation légale que l'entité doit remplir ;
- soit exceptionnellement, sans contrepartie directe.

Les charges comprennent également pour la détermination du résultat de l'exercice :


- les dotations aux amortissements et dépréciations ;
- les dotations aux provisions ;
- la valeur comptable des éléments d'actif cédés, détruits ou disparus.

Les charges sont distinguées, selon leur nature :


- en charges des Activités Ordinaires (Classe 6)
• en charges d'exploitation ;
• en charges financières ;
- ou en charges Hors Activités Ordinaires (une partie de la classe 8).

2.2. Produits
Ce sont les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par l'entité de biens, travaux, services,
ainsi que des avantages qu'elle a consentis ;
- soit en vertu d'une obligation légale existant à la charge d'un tiers ;
- soit exceptionnellement sans contrepartie.
Les produits comprennent également pour la détermination du résultat de l'exercice :
- la production stockée au cours de l'exercice ;
- la production immobilisée ;
- les reprises sur amortissements et provisions ;
- le prix de cession d'éléments d'actifs cédés ;
- le transfert de charges.
Les produits sont distingués, selon leur nature :

- en produits des Activités Ordinaires (Classe 7)


• en produits d'exploitation ;
• en produits financiers ;

- ou en produits Hors Activités Ordinaires (une partie de la classe 8).


AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

2.3. Résultat net de l’exercice


Le résultat de l'exercice est égal à la différence entre les produits et les charges liés à
l'ensemble des activités de l'entité. Il est obtenu à travers les formules suivantes :

R=A -P
ACTIF – PASSIF = PRODUIT - CHARGE
R=P–C

3. Le tableau de flux de trésorerie


Le tableau de flux de trésorerie constitue un état de synthèse à part entière, dont la finalité est
d'expliquer la variation de la trésorerie de l'entité. II recense donc les encaissements (sources
des flux de trésorerie) et les décaissements (affectations des flux de trésorerie) qui ont un
impact sur la trésorerie au cours de la période considérée. Par ailleurs, il classe les flux de
trésorerie selon leur origine : activités opérationnelles, activités d'investissement, activités de
financement. Il permet de connaitre la provenance des flux de liquidités et la manière dont ces
flux ont été utilisés au cours de l’exercice.

La structure du tableau des flux de trésorerie repose sur un découpage de la vie de l'entité en
trois grandes fonctions : activités opérationnelles, activités d'investissement et aux activités de
financement.

3.1. Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles


Les activités opérationnelles sont définies comme étant les principales activités génératrices
des produits de l'entité et toutes les autres activités qui ne sont pas des
activités d'investissement ou de financement.
Exemples de flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles :
- les flux correspondant aux produits et aux charges d'exploitation, tels que les sommes
encaissées auprès des clients et les sommes versées aux fournisseurs et au personnel ;
- les autres encaissements et décaissements qu'il est possible de rattacher à l'activité
d'exploitation, tels que les flux de trésorerie correspondant aux produits financiers et
aux charges financières et à 1'impôt sur le résultat.
Les flux de trésorerie opérationnels résultent donc en général des transactions qui entrent
dans la détermination du résultat net.

3.2. Flux de trésorerie liés aux activités d'investissement


Les activités d’investissement sont définies comme l’acquisition et la sortie d’actifs à long

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
terme et les autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie. Seules
les dépenses qui conduisent à la comptabilisation d’un actif sont susceptibles d’être classées
en activités d’investissement.
Exemple de flux de trésorerie provenant des activités d'investissement :
- la cession et 1'acquisition d'immobilisations corporelles, incorporelles et d'autres
actifs à long terme ;
- la cession et l'acquisition de valeurs mobilières sauf les titres de placement d’autres
entités ;
- prêts effectués par 1'entité (les équivalents de trésorerie ne sont pas inclus dans les
opérations d'investissement).

3.3. Flux de trésorerie lies aux activités de financement


Les activités de financement sont définies comme étant les activités qui résultent
Des changements dans l'importance et la composition du capital apporté et des
emprunts de l’entité.
Exemples de flux de trésorerie issus des activités de financement :
- les encaissements provenant de l'émission d’actions ou parts sociales et les
décaissements issus du rachat ou du remboursement d’actions ou parts sociales ;
- les dividendes versés aux actionnaires ou aux associés, à moins que ces dividendes ne
soient classés dans les activités d'exploitation ;
- les encaissements provenant de 1'émission d'obligations, d'emprunts (à court et à long
terme), ainsi que les remboursements correspondants.

4. Les notes annexes


Les autres états financiers (Bilan, Compte de résultat et Tableau des flux de trésorerie)
doivent être étayés par des informations explicatives et supplémentaires présentées sous
forme de notes permettant une meilleure intelligibilité des états financiers. Ces notes font
partie intégrante du jeu d’états financiers. Les notes annexes comportent des informations
sur les points suivants, dès lors que ces informations présentent un caractère significatif
ou sont utiles pour la compréhension des opérations figurant sur les états financiers :
- une déclaration de conformité au Système comptable OHADA;
- les règles et les méthodes comptables adoptées pour la tenue de la comptabilité et
l’établissement des états financiers,
- les compléments d’information nécessaires à une bonne compréhension du Bilan, du
Compte de résultat, du Tableau des flux de trésorerie,
- les informations à caractère général ou concernant certaines opérations particulières
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
nécessaires à l’obtention d’une image fidèle.
De façon spécifique, les entités exerçant une activité économique ayant un impact sur
l’environnement (secteur de l’industrie et des mines par exemple) doivent fournir des
informations environnementales et sociétale.

Activités : Exercice 17, 18 et 19.

4. ACTIVITES COMPLEMENTAIRES (éventuellement)

TRAVAUX DIRIGES

TRAVAUX DIRIGES N°1

EXERCICE 1 : Question à choix multiple


Appelé(e) à un emploi dans un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes,
vous êtes amené(e) à réaliser un test de connaissances présenté par votre employeur potentiel.
Celui-ci vous soumeta ux questions à choix multiples présentant chacune 4 affirmations.
Vous réalisez ce test.
1. Un cadre conceptuel en comptabilité :
A. Regroupe l’ensemble des documents sociaux ;
B. correspond aux règles et principes établis par l’autorité des marchés boursiers ;
C. est un ensemble de principes formulés par une organisation normative ;
D. regroupe l’ensemble des règles comptables du code de commerce ;
2

2. Quels sont les éléments que doivent comprendre un cadre conceptuel ?


A. La définitions des termes immobilisations corporelles, immobilisations incorporelles, stock ;
B. L’indication de l’objectif de l’information financière ;
C. La méthodologie de détermination des dépréciations ;
D. Le cadre comptable utilisable.
3. Dans quel cas une entreprise peut-elle présenter les états financiers selon le système normal ?
A. lorsqu’elle est du secteur commercial ; B. lorsqu’elle est du secteur de l’industrie ;
C. lorsque son chiffre d’affaires ne dépasse pas 30 000 000 F ;
D. lorsque son chiffre d’affaires dépasse 100 000 000 F;
4. Les entités soumises à la comptabilité de caisse sont celles :
A. du secteur artisanat ; B. qui ne réalisent pas de profit ;
C. dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 000 000 F ;
D. qui ont des difficultés à contracter un emprunt auprès des banques.
5. La modification d’un plan d’amortissement remet en question le(s) principe(s) :
A. de la permanence des méthodes ; C. de l’Importance significative ;
B. de prudence ; D. du coût historique.
6. La constitution d’une provision pour risques et charges répond au principe :
A. de prudence ; C. de l’entité;
B. de la Permanence des méthodes ; D. de la partie double.
7. Lequel (lesquels) des principes comptables ci-après prônent la séparation entre le patrimoine
de l’entité et celui de ses propriétaires :
A. Principe de prudence ; C. Principe de l’entité ;
B. Principe de la comptabilité d’engagement ; D. Principe de la permanence des méthodes.
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
8. Le principe comptable qui permet de distinguer le patrimoine de l’entreprise de celui de ses
propriétaires :
A. est l’un des postulats en comptabilité ;
B. permet de mieux expliquer le principe de la partie double en comptabilité ;
C. fait partir des conventions en comptabilité ;
D. permet la présentation des états financiers selon le système minimal de trésorerie.
9. La convention de « régularité » oblige le comptable :
A. à dire la vérité quand on l’interroge ;
B. à n’enregistrer que les pièces comptables qui intéresse son dirigeant ;
C. à enregistrer toutes les pièces comptables et rien que les pièces comptables qui concernent
un exercice ;
D. à respecter les règles et procédure comptables en vigueur dans le SYSCOHADA révisé.
10. Lequel (lesquels) des principes comptable(s) ci-après permet(tent) d’expliquer l’attitude ou
la situation décrite ci-dessous ? « Chaque 31 décembre, l’entreprise procède à l’inventaire de
son patrimoine afin de procéder à l’arrêté de ses comptes. »
A. postulat de la spécialisation des exercices ; C. convention de prudence ;
B. postulat de la comptabilité d’engagement ; D. convention de l’importance significative.
11. Lequel (lesquels) des principes comptable(s) ci-après permet(tent) d’expliquer l’attitude ou la
situation décrite ci-dessous ? « L’entreprise a reçu une offre d’achat d’un montant de 15 000 000 F
pour un terrain acquis 5 ans auparavant pour 1 200 000 F. Lorsque l’on regarde le bilan de
l’entreprise, le terrain est inscrit pour une valeur de 1 200 000 F ».
A. postulat de l’entité ; B. convention du coût historique ;
C. postulat de la prééminence de l’apparence économique sur le juridique ;
D. convention de la correspondance entre le bilan de clôture et le bilan d’ouverture.
12. Selon le SYSCOHADA révisé, les changements de méthodes comptables doivent être conformes
aux principes :
A. de prudence ; C. d’intangibilité du bilan de clôture et d’ouverture ;
B. de la permanence des méthodes ; D. de la comptabilité d’engagement.
13. Des dérogations au principe de la permanence des méthodes sont autorisées par le SYSCOHADA
révisé dans les cas suivants :
A. Options fiscales des entreprises ; C. Changement exceptionnel dans la situation de l’entité ;
B. Adoption d’une méthode préférentielle ; D. Changement dans la règlementation comptable.
14. Les provisions réglementées sont constituées conformément aux principes :
A. du coût historique ; C. de prudence;
B. de la spécialisation des exercices ; D. l’importance significative.
15. Les écarts de conversions sont constatés sur la base du (des) principe(s):
A. de prudence; B. de spécialisation des exercises;
C. postulat de la prééminence de l’apparence économique sur le juridique ;
D. convention de la correspondance entre le bilan de clôture et le bilan d’ouverture.
16. Une immobilisation financée par voie de crédit-bail peut être inscrite à l’actif du bilan en
raison des principes suivants :
A. Juste valeur ; C. de prudence;
B. de la prééminence de la réalité économique sur le juridique ; D. de l’entité.
17. Selon le SYSCOHADA révisé, le traitement comptable des évènements postérieurs à la
clôture d’un exercice doit respecter le(s) principe(s) suivant(s) :
A. spécialisation des exercices ; C. Principe de l’entité;
B. Prudence ; D. la comptabilité d’engagement.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
18. Les notes annexes sont des documents obligatoires. De quel critère cette prescription
découle-t-elle ?
A. Du droit à l’information des tiers ; B. De la notion d’image fidèle ;
C. Du principe de la spécialisation des exercices ;
D. Du principe de l’importance significative.

19. L’impossibilité de compenser les comptes d’actif et de passif résulte :


A. de la convention de prudence ; B. d’une obligation du code fiscal ;
C. de la convention de régularité et transparence ;
D. de la convention d’intangibilité du bilan de clôture et d’ouverture.
20. Qu’implique la convention du coût historique ?
A. Que les biens acquis soient comptabilisés à leur coût d’acquisition ;
B. Que les biens produits sont évalués au coût d’achat ;
C. Que toute modification de valeur d’un bien peut être prise en compte ;
D. Les biens acquis à titre gratuit sont évalués à leur valeur actuelle.
21. Que faut-il faire pour respecter le postulat de la spécialisation des exercices?
A. Déduire des charges de l’exercice, les charges constatées d’avance ;
B. Déduire des charges de l’exercice, les charges à payer ;
C. Déduire des produits de l’exercice, les produits à recevoir :
D. Inclure dans les produits de l’exercice, les produits constatés d’avance.
22. Qu’est-ce que la convention d’intangibilité du bilan d’ouverture ?
A. Les écritures comptables doivent être comptabilisés à partir du bilan d’ouverture ;
B. Il faut reprendre le bilan d’ouverture dans les reports à nouveau ;
C. Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent ;
D. Le bilan d’ouverture peut être corrigé en cas d’erreur.

EXERCICE 2
Justifier la comptabilisation des opérations suivantes :
1) Les factures de télécommunications sont adressées à l’entreprise tous les deux mois : la dernière
facture établie le 10 décembre 2018 comprend l’abonnement du 1er décembre au 31 janvier 2019 et
les consommations du 30 septembre au 30 novembre.
2) L’entreprise a fait en fin d’exercice l’objet d’un contrôle fiscal : les conclusions provisoires laissent
présager un redressement de l’impôt sur les sociétés.
3) L’entreprise a acquis un immeuble en début d’année 2018 pour un montant de 509 000 F, en fin
d’exercice, un expert a estimé cet immeuble à une valeur 810 000 F.
4) L’entreprise a acquis des matières premières à un fournisseur et en échange lui a adressé un lot de
produits finis.
5) Un terrain acquis il y a dix ans figure pour sa valeur d’acquisition à l’actif du bilan.
6) Certaines créances en monnaies étrangères laissent apparaître un profit de change potentiel alors que
d’autres laissent apparaître une perte de change potentielle.
7) Acquisition d’une immobilisation à crédit dont le prix est fixé en monnaie étrangère : le montant des
règlements effectués est différent de la valeur de l’immobilisation fixée initialement.
8) La prime d’assurance-incendie, versée le 1er octobre 2018 couvre la période du 1er octobre 2018 au
30 septembre 2019.

EXERCICE 3:
M. ISADE envisage de céder très probablement son entité, mais il souhaiterait présenter un bilan avec une
évaluation élevée des biens composant son patrimoine, ainsi qu’un résultat très largement bénéficiaire. Aussi
prend-il contact avec vous pour l’aider à répondre aux questions suivantes :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
1. M. ISADE envisage de reporter sur l’exercice suivant, des charges en demandant à ses fournisseurs
de dater les factures du mois de janvier alors que les marchandises ont été livrées début décembre,
mois de clôture de l’exercice comptable.
2. M. ISADE, ayant constaté tout au long de l’année une augmentation du coût d’achat des
marchandises, souhaite changer de méthode d’évaluation du stock de ces marchandises en retenant
la méthode PEPS (Premier Entré –Premier Sorti), alors que jusqu’à présent, les stocks étaient évalués
selon la méthode du coût unitaire moyen pondéré.
3. Au vu des derniers résultats, M. ISADE a décidé de modifier la valeur des matériels à l'actif de son
bilan. Cette nouvelle valeur correspond mieux à la valeur actuelle de ces biens et pourrait permettre
la réalisation de plus-values en cas de cessation d'activité.
4. Le comptable a pris ses congés entre Noël et nouvel an. Des factures de vente n'ont pas été
enregistrées. M. ISADE a décidé de ne pas les comptabiliser pour l'instant pour ne pas augmenter le
résultat de manière trop importante et pour économiser un peu d'impôt sur les bénéfices.
5. Un des fournisseurs de M. ISADE lui a livré des marchandises de mauvaise qualité, l’avocat de M.
ISADE est sûr qu’il va gagner le procès et sa dette de 2 500 000 F sera éteinte. Le procès n'aura lieu
qu'en janvier 2014 mais pour ne pas l'oublier, M. ISADE a déjà annulé la dette.
6. L’ordinateur de bureau de M. ISADE acquis en 2012 devient obsolète. Il a prévu de l'amortir en
linéaire sur 5 ans, mais arrivé en année n, il a voulu passer en dégressif pour accélérer
l'amortissement.
7. M. ISADE a remarqué par hasard que son fournisseur YULLIA était le frère d'un de ses meilleurs
clients JUSTICE. Il a donc téléphoné à JUSTICE pour qu'il règle directement son frère des 800 000
F qu’ils se doivent mutuellement et il a constaté la même chose dans sa comptabilité.
8. M. ISADE a omis de passer les écritures de créances douteuses à l'inventaire 2012. Il a donc rectifié
son erreur au 1er janvier 2013 et réimprimé un nouveau bilan de départ.
9. Le terrain où est située l'entreprise de M. ISADE apparaît au bilan pour 2 000 000 F, car il l'avait
acheté il y a plus de 10 ans. Son notaire lui a précisé qu'il valait au moins 15 000 000 F à l'heure
actuelle. M. ISADE a donc rectifié le bilan en conséquence.
10. M. ISADE trouve que la présentation du bilan en colonnes n'est pas très claire. Cette année,
il a donc prévu de présenter le bilan avec en haut les capitaux propres et dettes (c'est-à-dire
ses ressources) et en bas les actifs (c'est-à-dire ses emplois). Selon M. ISADE, « Cela est
quand même beaucoup plus clair.

Travail faire : indiquez à M. ISADE les postulats et conventions comptables mis en jeu par ces différentes
opérations.

TRAVAUX DIRIGES N°2


EXERCICE N°4
Des flux financiers de l’entreprise TATA, on extrait les renseignements suivants :
- Encaissement en espèces de la facture du client Mehdi …………….4 750 000
- Règlement en espèces de la facture du fournisseur Ismail………… .1 250 000
- Paiement du loyer en espèces ……………………………………… 2 300 000
- Emprunt à la banque …………………………………………………1 950 000
- Règlement de la facture du garagiste (en espèces)…………………… 590 000
TRAVAIL A FAIRE : Pnalyser ces opérations en RESSOURCES et en EMPLOIS

EXERCICE N° 5
Monsieur COMLAVI a créé une entreprise individuelle et a effectué les opérations suivantes :
- Emprunt à la banque …………………………………………………..300 000 ;
- Achats de marchandises à crédit ……………………………………….22 000 ;

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- Acquisition d’un local par chèque……………………………………...300 000 ;
- Déposé des espèces en caisse (retirées de la banque)…………………..10 000 ;
- Déposé des espèces en banque ………………………………………….8 000.
TRAVAIL A FAIRE : Présenter le tableau des EMPLOIS et des RESSOURCES de l’entreprise
COMLAVI Vérifier l’égalité EMPLOIS=RESSOURCES

EXERCICE N°6 : SCHEMA DES FLUX


Une entité a réalisé les opérations suivantes au cours d’une période :
- Achat de marchandises au comptant contre des espèces 3 000 000
- Charges payées contre des espèces 575 000 comprenant : impôt à l’Etat : 50 000 ;
personnel : 500 000 et autres fournisseurs de services : 25 000
- Ventes de ces marchandises contre des espèces 4 250 000
Travail à faire :
1) Présenter le schéma des flux tout en indiquant les flux de biens de services, les flux financiers
et les flux internes.
2) Qu’est-ce qu’un flux interne ?

EXERCICE N°7 : ANALYSE COMPTABLE DES OPERATIONS


Au cours du mois d’octobre 2008, l’entité BON APPETIT a réalisé les opérations suivantes :
02-10 : Achat de marchandises auprès du fournisseur ABLO à crédit : 200 000 F
03-10 : Vente de marchandises pour 500 000 F dont la moitié contre chèque bancaire, ½ du reliquat
contre espèces et le reste à crédit.
10-10 : Virement postal à l’ordre du fournisseur AKPAN : 1 500 000 F.
12-10 : Apport de l’exploitant déposé en banque : 10 000 000 F.
15-10 : Achat contre bancaire chèque d’une caisse enregistreuse : 100 000 F
16-10 : Virement bancaire du client SALADE : 1 000 000 F
20-10 : Vente de marchandises à crédit au client YAOURT : 600 000 F
22-10 : Le client YAOURT nous retourne des marchandises : 200 000 F
23-10 : Remboursement des emprunts par chèque bancaire : 12 000 000 F
24-10 : Un client nous remet un chèque de 500 000 F en règlement de sa créance
25-10 : Réglé par chèque bancaire des frais de transport : 450 000 F
26-10 : Règlement des intérêts sur emprunts : 450 000 F
27-10 : Réception de la facture TOGO TELECOM : 50 000 F
28-10 : Vente d’un matériel de transport à crédit : 4 000 000 F
29-10 : transfert de 100 000 F de la banque aux chèques postaux.
31-10 : paiement des salaires du mois : 1 200 000 F.
Travail à faire : Analyser ces opérations en emplois de ressources.

EXERCICE N°8 : ANALYSE COMPTABLE DES OPERATIONS


Au cours du mois de novembre 2008, l’entité BADO a effectué les opérations suivantes :
02-11 : Achat de marchandises contre espèces : 100 000 F
05-11 : vente contre espèces de marchandises : 170 000 F
08-11 : paiement de la réparation de la voiture en espèces : 800 000 F
10-11 : vente contre espèces de marchandises : 150 000 F
15-11 : Vente de marchandise contre chèque bancaire : 580 000 F
20-11 : Le client ORA nous règle en espèces 220 000 F
22-11 : Vente contre espèces d’une voiture usagée : 700 000 F
29-11 : paiement contre chèque banque du salaire du salaire : 340 000F
30-10 : Achat contre espèces de marchandises : 800 000.
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
TRAVAIL A FAIRE : Procéder à l’analyse comptable de ces opérations dans un tableau.

EXERCICE N°9 : LE COMPTE


ESSE crée une entité de service, le 1er septembre 2014 sous la dénomination ESSESSI. Il dépose à
la banque le même jour sur un compte professionnel, une somme de 5 000 000 F prélevée sur son
compte personnel. Il effectue ensuite les opérations suivantes :
03/09 : retrait de la banque pour alimenter la caisse de son entreprise 800 000 F
05/09 : achat d’un véhicule automobile d’occasion 3 500 000 F payé par chèque.
06/09 : achat d’un micro-ordinateur et d’un logiciel de gestion pour auto-école auprès de la société
Logiciels et Services (LS) pour respectivement 750 000 F et 150 000 F ; paiement par chèque
bancaire pour la moitié et la moitié à crédit.
07/09 : emprunt de 2 500 000 F à la banque ; cette somme est mise à sa disposition le même jour
sur son compte bancaire.
09/09 : achat de fournitures de bureau pour 45 000 à crédit auprès du fournisseur LISSOU
PAPETERIE.
11/09 : achat d’une imprimante 400 000 F par chèque bancaire.
14/09 : recettes de la quinzaine 950 000 F en espèces.
16/09 : paiement de la patente au trésor 200 000 F en espèces.
17/09 : prime d’assurance du véhicule 185 000 F par chèque bancaire.
19/09 : paiement par prélèvement automatique de la première mensualité de l’emprunt 175 000
(dont 50 000 d’intérêts)
19/09 : règlement partiel du fournisseur LS 300 000 F par chèque bancaire;
20/09 : insertion d’une annonce publicitaire dans le journal UNION 125 000 F en espèces.
24/09 : contravention pour absence de port de ceinture de sécurité 15 000 F en espèces.
27/09 : reçu un pourboire de 20 000 F en espèces auprès d’un client pour sa réussite.
29/09 : paiement du salaire de la secrétaire 85 000 par chèque bancaire
30/09 : reçu la facture mensuelle des achats de carburant 325 000 F par chèque bancaire
30/09 : recettes de la deuxième quinzaine du mois 1 110 000 F dont 560 000 F par chèques bancaire,
le reste en espèces.
Travail demandé :
1) Présenter le bilan d’ouverture.
2) Enregistrer les écritures dans les comptes en T sans faire le journal.

EXERCICE N°10
L’entité ANOU a effectué au cours du mois de mai 2008, les opérations suivantes :
03/05 : Payement de la facture d’eau en espèces 80 000
05/05 : Règlement des clients en espèces 1 500 000
11/05 : Achat au comptant contre espèces de marchandises 2 000 000
15/05 : Payé le loyer du mois en espèces 350 000
17/05 : Vente contre espèces de marchandises 4 000 000
18/05 : Retour sur achat de marchandises 800 000
21/05 : Retrait de la banque pour alimenter la caisse 500 000
23/05 : Vente à crédit de marchandises 6 000 000
27/05 : Payé les intérêts de l’emprunt en espèces 625 000
28/05 : Apport de l’exploitant en espèces 900 000
29/05 : Versement d’espèces en banques 5 000 000
30/05 : Constatation de cinq faux billets de 10 000 F, de six faux billets de
5 000 F et de dix faux billets de 2 000 F en espèces.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
TAF :
1) Faites l’analyse comptable de ces opérations dans un tableau,
Sachant que l’avoir en caisse au 30/04 est de 5 000 000 F, présenter le compte caisse de l’entité
ANOU au 31/05/2008 suivant les trois modèles de présentation d’un compte.
.
EXERCICE N°11 : RECIPROCITE DES COMPTES
Au cours du mois d’août 2008, l’entité « EVALO » a effectué les opérations suivantes avec son
client «KONDO» :
02/08 : Vente de marchandises à crédit à KONDO 2 000 000 F
11/08 : Vente de marchandises à KONDO : 2 900 000 F payables moitiés en espèces le reste dans
deux mois.
19/08 : Retour par KONDO du ¼ des marchandises vendues de 02/08
24/08 : Reçu de KONDO un chèque de 1 500 000 F.
29/08 : Reçu d’un chèque de 300 000 F de KONDO
30/08 : Vente de marchandises à 800 000 F.
Travail à faire :
1) Présenter le compte « client KONDO » chez EVALO et le compte fournisseur EVALO chez
KONDO (tracé à colonnes mariées sans solde).
2) Comment appelle-t-on ces deux comptes ?

Exercice N°12: Le Compte


Au 1er novembre 2003, l’avoir en banque de l’entité AYI s’élève à 4 520 000 F. Les opérations
suivantes sont enregistrées au cours du mois de novembre 2003.
05-11-03 : Versement d’espèce en banque 3 250 000 F
07-11-03 : Achat d’une voiture contre chèque bancaire 2 000 000 F
10-11-03 : Règlement d’un client par la banque 200 000 F
15-11-03 Règlement au fournisseur contre chèque postal 400 000 F
18-11-03 : Retrait de la banque pour alimenter la caisse 1 500 000 F
19-11-03 Virement bancaire d’un client 1 200 000 F
20-11-03 Dépôt d’espèces aux chèques postaux 500 000 F
22-11-03 Apport de l’exploitant déposé à la banque 1 400 000 F
Travail à faire :
Présenter le compte 52 banque suite à ces opérations (tracé à colonnes mariées sans soldes).

5. DOCUMENTS COMPLEMENTAIRES
Documentation complémentaire d’approfondissement (éventuellement), liens utiles
TRAVAUX DIRIGES

TRAVAUX DIRIGES N°3

EXERCICE N°13 : BILAN ET COMPTE DE RESULTAT


ADJO, étudiante en 1ère année à la FASEG a été reçu comme stagiaire chez BIOVA, entité de
fabrication de Galettes à base de manioc « Agbelikanclo ». Elle établit pour la première fois le bilan
de BIOVA au 31/12/2014 mais il ne parvient pas à équilibrer les ressources et les emplois. Ci-
dessous, le bilan au 31/12/2014 de l’entité BIOVA.
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
ACTIF PASSIF
221 Terrain 200 000 101 Capital social 3 500 000
161 Emprunt 1 500 000 131 Résultat 50 000
601 Achats de m/se 480 000 245 Matériel de transport 2 500 000
311 Marchandises 300 000 66 Charges salariales 400 000
401 Fournisseurs 500 000 321 Matières premières 500 000
411 Clients 1 800 000 611 Frais de transport 25 000
521 Banque 450 000 702 Ventes de produits 450 000
4712 Créditeurs divers 300 000 571 Caisse 100 000
Total actif 5 050 000 Total passif 5 050 000
Travail à faire :
1) A votre avis, d’où proviennent les erreurs d’ADJO ?
2) Corriger le bilan d’ADJO. Quel conseil pourrez-vous lui donner ?
3) Sachant que le total des produits au cours de l’exercice 2014 est égal à 2450000, quel est le
montant total des charges de l’exercice 2014 ?

EXERCICE N° 14 : LES SOLDES SIGNIFICATIFS DE GESTION


L’entité SOTSI a enregistré pour le mois de janvier les comptes de gestions suivants :
- Achat de marchandises 4 000 000 F,
- Primes d’assurance 200 000 F,
- Frais de téléphone 25 000 F,
- Intérêt de prêts 160 000 F,
- Escompte accordés 125 000 F,
- Dons et libéralité 1 540 000 F,
- Vente et marchandises 9 855 000 F,
- Produits HAO constatés 200 000 F,
- Abandons de créances consentis 314 600 F,
- Donations aux amortissements d’exploitant 80 500 F,
- Donations hors activités 35 000 F,
- Charges de personnel 2 412 500 F,
- Subventions d’équilibre 1 275 000 F,
- Escomptes obtenus 210 000.
Travail à faire :
1) Présenter le compte Résultat des Activités Ordinaires (RAO)
2) Présenter le compte Résultat des Hors Activités Ordinaires (RHAO)
3) Calculer le Résultat Net (R.N)

EXERCICE N° 15 : JOURNAL
Au cours du mois d’octobre 2008, l’entité BON APPETIT a réalisé les opérations suivantes :
02-01 : Achat de marchandises auprès du fournisseur ABLO à crédit : 200 000 F
03-01 : Vente de marchandises pour 500 000 F dont la moitié contre chèque bancaire, ½ du reliquat
contre espèces et le reste à crédit.
10-10 : Virement postal à l’ordre du fournisseur AKPAN : 1 500 000 F.
12-10 : Apport de l’exploitant déposé en banque : 10 000 000 F
15-10 : Achat contre bancaire chèque d’une caisse enregistreuse : 100 000 F
16-10 : Virement bancaire du client SALADE : 1 000 000 F
20-10 : Vente de marchandises à crédit au client YAOURT : 600 000 F

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
22-10 : Le client YAOURT nous retourne des marchandises : 200 000 F
23-10 : Remboursement des emprunts par chèque bancaire : 12 000 000 F
24-10 : Un client nous remet un chèque de 500 000 F en règlement de sa créance
25-10 : Réglé par chèque bancaire des frais de transport : 450 000 F
26-10 : Règlement des intérêts sur emprunts : 450 000 F
27-10 : Enregistrement du salaire du mois : 520 000 F
27-10 : Réception de la facture TOGO TELECOM : 50 000 F
28-10 : Vente d’un matériel de transport à crédit : 4 000 000 F
29-10 : Transfert de 100 000 F de la banque aux chèques postaux.
31-10 : Payement des salaires du mois : 1 200 000 F.
Travail a faire : Passer les écritures au journal de l’entité.

EXERCICE N° 16 : CORRECTION DES ERREURS


M. KPATCHA, étudiant en première année à la FASEG est employé en tant que comptable dans une entité
située au grand marché de Lomé. Durant son premier mois dans cette l’entité, il avait eu en charge de rattraper
la saisie des opérations du mois d’aout 2016. En cumulant les études et le travail, il n’arrive pas à suivre les
cours de comptabilité à la faculté. Il vient vers vous pour vérifier si ses saisies sont correctes.

02/08/16
100 000 Caisse 571
100 000 Vente 701
Vente au comptant de marchandises payée en espèce
08/08/16
4111 Banque 250 000
521 Clients 250 000
Règlement d’un client par chèque bancaire 250 000
22/08/16
245 Matériel de transport 245
521 Banque 135 000
4011 Fournisseur 165 000
Achat d'un véhicule 3000 000. Payé 45% par
chèque bancaire le reste à crédit
26/08/2016
521 Banque 190 000
570 Caisse 190 000
Versement de 190 000 en espèce à la banque

EXERCICE N° 17 : journal, grand livre ; balance ; bilan et compte de résultat


Au 1er janvier 2008, on peut lire dans le bilan de l’entité YULLIA les postes suivants : Banque 2 000 000 F ;
Marchandises 4 000 000 F ; Caisse 175 000 F ; Créances sur les clients 900 000 F ; Matériel de transport 3
200 000 F ; CCP 300 000 F, Fournisseurs 700 000 F, Prêteur YOVO 2 000 000F ; Matériel et outillage
480 000 F, Matériel et mobilier de bureau 960 000 F ; Frais d’établissement 300 000 F ; Construction
2 170 000 F ; Emprunteur Z : 200 000 F, Capital X F.
Au cours de l’année, les opérations suivantes ont été effectuées :
10/01: Achat à crédit d’un duplicateur (matériel de bureau) : 400 000 F ;
03/02 : Achat de marchandises 1 600 000 F moitié par chèque et moitié à crédit ;
02/03 : Vente à crédit de marchandises 90 000 F ;
30/03: Retour sur achat du 03/02/98 : 900 000 F. Le Fournisseur nous rembourse 100 000 F en espèces ;
13/04: Vente de marchandises à crédit 1 300 000 F;
17/05: Vol d’argent à la caisse 20 000 F;
30/06: Acquisition d’une machine à écrire 70 000 F ;
25/07: Achat par chèque bancaire d’un camion 1 800 000 F;
10/08: Vente de marchandises à crédit 3 800 000 F;
13/09: Versement d’espèces à la banque 70 000 F
18/10: Virement postal d’un client 300 000 F
20/11: Paiement par chèque postal du prix du duplicateur
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
29/12: Remboursement de la moitié de l’emprunt.
Travail à Faire :
1) Présenter le bilan au 1er 01/01/ 2008 (après détermination du capital) ;
2) Enregistrer ces opérations dans le journal ;
3) Présenter le grand livre ;
4) Dresser la balance à six colonnes ;
5) Dresser le bilan et le compte de résultat au 31/12/2008.

EXERCICE N° 18 : bilan et compte de résultat


Dans la balance après inventaire au 31/12/2016 de l’entité THALIA, on trouve les informations suivantes:

Travail à faire :
1) Compléter les autres cases du tableau ci-dessus et vérifier l’exactitude de votre travail
2) Présentez le bilan et compte de résultat de l’entité THALIA pour le compte de l’année 2016

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

Exercice N° 19
Un groupe composé de 5 étudiants de la première année à la FASEG ont créé une société anonyme DELPH,
SA, le 01/04/2019. Le capital de départ a été fixé à 1 500 000 F, seule la moitié a été versée à la banque à
cette date. Au cours du premier mois d’activité, la société ainsi créée a effectué les opérations suivantes :
01/04 : règlement par chèque bancaire : la facture de l’expert-comptable qui a constitué la société 15 000 F ;
la facture de « maitrise de l’avenir » société spécialisée dans la prospection des marchés 30 000 F ;
02/04 : achat d’un terrain nu 400 000 F, le droit d’enregistrement et de conservation foncière 25 000 F ;
honoraire du notaire 10 000 F, règlement de la totalité par chèque bancaire ;
03/04 : achat d’un fonds commercial 150 000 F ;
04/04 : achat de matériel et outillage 70 800 F ;
06/04 : achat d’une armoire métallique 4 500 F, de bureaux et fauteuils 38 600 F, d’une imprimante 23400F ;
07/04 : retrait de la banque pour alimenter la caisse 15 000 F ;
09/04 : achat de matières premières règle par chèque bancaire 92 000 F ;
13/04 : achat d’emballages perdus à 6 000 F ;
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
15/04 : achats de titre placement réglé par chèque bancaire 47 000 F
17/04 : Paiement du loyer mensuel du magasin 30 700
20/04 : paiement de 2 mois de loyers d’avance 74 000 F
23/04 : règlement en espèces des frais de téléphone 12 700 F, d’eau 3200 F et d’électricité 19 800F
30/04 : ventes de produits finis : contre chèque bancaire 36 000 F, en espèces 8 400 F et 22 500 F à crédit.
Travail à faire :
1) Passer les écritures au journal, présenter le grand livre ;
2) Etablir la balance au 30 avril.

EXERCICE N° 20:
Le bilan au 31/12/2015 de l’entité YULL se présente comme suit :
ACTIF PASSIF
Elément Montant Elément Montant
Matériel et outillage 3500000 Capital 8000000
Mobilier 3X Emprunt 3000000
Résultat (perte) (3y)

clients 2100000 Fournisseurs 2x


Banque 1600000
Caisse 2Y
Total actif 10800000 Total passif 10800000
Au cours de l’exercice 2016 YULL a réalisé les opérations suivantes :
02/01/2016 : YULL a accordé un prêt de 75 000 F à un collègue ;
02/02/2016 : YULL a reçu par chèque 12 000 F d’intérêts sur le prêt du 02/01/2016. A la même date,
ECOBANK nous accorde un emprunt de 1500 000 F. L’emprunt est envoyé par virement bancaire. Cet
emprunt est remboursable in fine dans 5 ans.
06/02/2016 : Prélèvent bancaire des intérêts sur emprunt 32 000 Fet des frais bancaires 8500F
22/02/2016 : Achat à crédit de matières premières 85000F chez BONO ;
18/03/2016 : Paiement de 45 000 F par chèque à BONO ;
08/04/2016 : Paiement de BONO 40000 F en espèce
22/04/2016 : Paiement d'une amende fiscale 13500 F ;
02/05/2016 : Pourboire à un client régulier 14000 F en espèce ;
05/06/2016 : Réception de la facture d'honoraire d'un avocat 52 000 F ;
07/06/2016 : Achat de fournitures de bureau 80000 F au comptant dont 32000 F en espèce et le reste par
chèque bancaire ;
06/07/2016 : Achat des timbres fiscaux 6 500 F ;
15/08/2016 : Paiement d'assurance professionnelle 22 000F ;
05/12/2016 : Envoi d'un chèque bancaire de 50 000 F pour payer le personnel extérieur
Travail à faire
1) Trouver la valeur des mobiliers, le montant de la perte, et le montant de la caisse au 31/12/2015
2) Présenter le journal des opérations de 2016
3) Qu’appelle t’on exercice comptable ? Quel est sa durée ?

EXERCICE N° 21:
L’entité TATA vient de recevoir un courrier de l’administration fiscale pour le contrôle de sa comptabilité le
mois prochain. Le contrôle portera sur l’examen des états financiers de l’exercice 2015 et 2016. Pour se
préparer, Mme DELPHAD, gérante de ladite société vous informe qu’elle ne retrouve plus les traces des états
financiers de 2015 à l’exception des factures de toutes les opérations réalisées au cours de l’exercice 2016.
Elle vous demande de lui reproduire le bilan après inventaire du 31/12/2015 à partir des données de l’exercice
2016 pour lesquelles elle a toutes les pièces comptables; car selon ses propos, en se basant sur l’un des
principes comptables, il est possible de reconstituer le bilan du 31/12/2015 à partir de celui du 31/12/2016 et
de toutes les opérations de l’exercice 2016.
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
Ci-dessous le bilan du 31/12/2016 et les opérations de l’exercice 2016.
10
Bilan de TATA au 31/12/2016
ACTIF PASSIF
212 Brevet et licence 800 000 101 Capital social 6 800 000
221 Terrain 4 000 000 131 Résultat 47 000
241 Matériel et outillage 3 500 000 161 Emprunts 1 400 000
245 Matériel de transport 5 100 000 401 Fournisseurs 2 800 000
411 Clients 600 000 421 Personnel 480 000
471 Débiteurs divers 2 400 000 462 Associé, compte courant 3 100 000
521 Banque 667 000 471 Créditeurs divers 1 140 000
571 Caisse 300 000 481 Fournisseurs d'investissement 1600000

Total actif 1 7367 000 Total passif 1 7367 000

Au cours de l’année 2016, les opérations suivantes ont été réalisées :


05/03/2016 : Mme DELPHAD a acheté à crédit des fournitures de bureau pour 340 000 F
08/03/2016 : achat de 400 000 F de marchandises payée par chèque bancaire. La totalité de ces marchandises
a été revendue le même jour à 1800 000 F payé moitié par chèque bancaire le reste à crédit.
12/04/2016 : Pour renforcer sa capacité de production Mme DELPHAD a fait l’acquisition d’un nouveau
matériel et outillage d’une valeur brute 1000 000 F payé par chèque bancaire.
30/04/2016 : l’entreprise TATA a perçu 57 000 F par virement bancaire des revenus concernant divers
placements et a supporté 60 000 F d’intérêts relatifs à un emprunt.
15/05/2016 : Le client AZANI nous adresse un chèque de 1 200 000 F.
16/05/2016 : Retrait de 250 000 F de la banque pour alimenter la caisse.
13/06/2016 Mme DELPHAD a effectué des virements bancaires pour un montant global de 130 000 F aux
créditeurs divers.
01/07/2016 : Remboursement d’emprunt par virement bancaire 300 000 F.
15/07/2016 : les frais de téléphone 350 000 F
08/08/2016 : les salaires bruts non payées sont de 480 000 F.
12/09/2016 : les consommations d’eau, de gaz et d’électricité se montent respectivement à 12 500 F ; 27 000
F et 180 000 F. Les factures correspondantes ne sont pas réglées.
22/10/2016 : Acquisition à crédit d’une voiture 1600 000 F.
Travail à faire
1) De quel postulat ou convention comptable parle Mme DELPHAD ?
2) Reproduire le journal ensuite présentez le grand livre de l’entité TATA de l’exercice 2016 et rétablissez
le bilan de 2015.

EXERCICE 22 : Question à choix multiple


Dans vos réponses, respecter scrupuleusement l’ordre des questions (1, 2, 3, …), sinon -1 pt.
1. Lequel de ces principes comptable est un postulat :
A. principe de prudence ; C. principe de transparence ;
B. principe du coût historique ; D. principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence ;
2. Lequel de ces éléments ne fait pas partie de l'actif du bilan ?
A. les stocks ; C. les capitaux propres ;
B. les immobilisations ; D. les titres de placement.
3. Laquelle de ces classes de comptes généraux est fausse ?
A. classe 1 : Financements à long terme ; C. classe 2 : Investissements à long terme ;
B. classe 3 : Stocks ; créances et dettes ; D. classe 5 : trésorerie ;.
4. Le passif du bilan est composé :
A. de liquidités ; C. uniquement de dettes ;
B. de prêts ; D. de fonds propres.
5. Le principe de la partie double consiste à :

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
A. écrire une somme au journal et au grand livre ; C. présenter le bilan ;
B. écrire une somme au débit et sa contrepartie en emploi ; D. aucune réponse.
6. Selon le SYSCOHADA, la durée du premier exercice comptable d’une entreprise créée
au cours du second semestre de l’année est :
A. égale à 12 mois ; C. supérieure à 12 mois ;
B. inférieure à 12 mois ; D. inférieure à 6 mois.
7. Une vente :
A. constitue une charge pour l’entité ; C. est un emploi pour l’entité ;
B. augmente le résultat de l'exercice de l’entité ; D. aucune réponse.
8. Le solde débiteur de compte client :
A. représente une créance sur les clients ;
B. signifie que le client nous a retourné des articles non conformes à la commande ;
C. signifie que le client à payer par anticipation ;
D. signifie gue nous devons de l’argent à ce client.
9. En comptabilité, le livre journal est un :
A. livre dans lequel sont portées les opérations ventilées selon le plan de comptes de la personne qui
établit les comptes ;
B. livre sur lequel sont inscrits opération par opération et jour par jour les mouvements affectant le
patrimoine de la personne qui établit les comptes ;
C. livre sur lequel sont transcrits les comptes annuels des entités dispensées d’une publication au registre
du commerce et sur lequel sont également regroupées les données d’inventaire ;
D. livre qui présente l’ensemble des comptes utilisés par l’entité.
10. Dans le journal de TATA, le comptable a enregistré à la date du 22/01, deux ventes comptant, la
première pour 3 000 000 F, la seconde pour 500 000F. Le 26/02, il enregistre un avoir de 1 500 000
F, puis une facture de vente pour 1 000 000 F. A la fin de la journée du 26/02 :
A. le solde du compte vente est créditeur de 3 000 000 F ;
B. le solde du compte vente est créditeur de 6 000 0000 F ;
C. le solde du compte vente est débiteur de 3 000 000 F ;
D. le solde du compte vente est débiteur de 3 000 000 F.
11. Le comptable de l'entité TATA lit sur son compte banque, un solde final au débit égal à 800 000
F. Il avait enregistré les opérations suivantes : Encaissement d'une créance client pour 3 200 000 F ;
Remboursement trimestriel de l’emprunt pour 800 000 F dont 150 000 F d'intérêts ; Règlement d'un
fournisseur pour 1 000 000 F ; Achat de matière première au comptant pour 3 000 000 F dont 20%
réglé par chèque bancaire et le reste en espèce ; Règlement par chèque bancaire des factures
d’électricité et de téléphone pour 400 000 F. Quel était le solde initial du compte banque de
l’entreprises TATA ?
A. solde créditeur de 400 000 F ; C. solde débiteur de 400 000 F ;
B. solde créditeur de 2 800 000 F ; D. solde débiteur de 2 800 000 F.
12. Comment définir le compte de résultat ?
A. il traduit l'activité de l’entité sur une période donnée ;
B. c’est le récapitulatif de l’ensemble des charges de l’entité ;
C. c’est la présentation de l’ensemble des comptes de l’entité ;
D. aucune réponse.
13. Comment définir le bilan d'une entité ?
A. il permet de connaître le détail de l'activité de l’entité ;
B. c'est une photographie du patrimoine de l’entité à un moment donnée ;
C. il permet de connaître l'état des créances de l’entité sur les tiers ;
D. c’est le récapitulatif des dettes de l’entité.
14. L’actif du bilan représente les :
A. biens que possède l’entité; C. investissements de l’entité ;
B. dettes de l’entité; D. créances de l’entité sur les tiers.
15. Le passif du bilan représente les :
A. créances de l’entité sur les tiers ; C. les emplois de l’entité
B. ressources de l’entité ; D. dettes de l’entité.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
16. Un compte d’actif :
A. Diminue à son dédit ; C. augmente à son crédit ;
B. augmente à son débit ; D. augmente à son débit et/ou à son crédit.
17. Un compte du passif :
A. augmente à son débit ; C. diminue à son crédit ;
B. peut augmenter à son débit ou à son crédit ; D. augmente à son crédit.
18. L’entité TATA achète un véhicule pour 3 500 000 F. Cette opération conduite à :
A. créditer le compte banque ; B. débiter le compte client ;
A. débiter un compte de charge (compte de la classe 6) pour le montant de 3 500 000 F ;
B. créditer le compte fournisseur pour le montant de 3 500 000 F.
19. Dans une opération d’achat à crédit :
A. je crédite le compte banque ; C. je crédite le compte fournisseur ;
B. je débite le compte client ; D. je débite un compte de trésorerie.
20. Si le comptable note que l'entité a de l'argent en banque alors :
A. le résultat de l’exercice sera bénéficiaire ; C. le solde du compte banque sera créditeur ;
B. le solde du compte banque sera débiteur ; D. aucune réponse.
21. Les comptes de tiers sont positionnés :
A. au bilan ; C. au compte de résultat ;
B. au bilan et au compte de résultat ; D. dans les charges.
22. Le résultat net d’une entité figure :
A. à l’actif du bilan ; C. dans les immobilisations de l’entité ;
B. dans la trésorerie de l’entité; D. au compte de résultat.
23. Le plan comptable SYSCOHADA définit :
A. seulement les comptes de la classe 1 à la classe 5 C. 9 classes de comptes ;
B. seulement les comptes de la comptabilité générale. D. 8 classes de comptes
24. Les stocks de marchandises figurent :
A. au passif du bilan ; C. dans les charges de l’entité ;
B. dans les dettes de l’entité ; D. dans la trésorerie de l’entité.

25. Les créances clients figurent :


A. au passif du bilan ; C. dans l’actif circulant ;
B. dans les produits de l’entité ; D. dans les immobilisations.
26. Selon le principe de la partie double, le total actif :
A. peut être égal au total passif ; C. doit être supérieur au total des ressources ;
B. est inférieur au total des emplois. D. doit toujours être égal au total passif .

EXERCICE 23 :
1. Les ressources durales sont constitués de :
A. Ressources stables D. Ensemble des dettes
B. Capitaux propres et dettes long et moyen terme E. Dettes sociales
C. Capital et emprunt F. Aucune de ces réponses n’est correcte
2. Définition du patrimoine de l’entité ?
A. L'ensemble des immobilisations et des emprunts C. L'ensemble des ressources stables
B. L'ensemble des biens et des dettes de l'entité D. L'ensemble des immobilisations
E. Aucune de ces réponses n’est correcte
3. La situation nette est gale au :
A. Ressources stables-actif immobilisé D. Total actif – total passif
B. Passif exigible E. Dettes à très terme
C. Actif circulant – Passif circulant F. Aucune de ces réponses n’est correcte
4. Les postulats en comptabilité sont :
A. des principes acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés,
B. des conventions,
C. destinées à guider le préparateur des comptes dans l’élaboration les états financiers,

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
D. Aucune de ces réponses n’est correcte.
5. Parmi ces propositions, cocher les conventions comptables ?
A. Prééminence de la réalité sur D. prudence,
l’apparence E. correspondance bilan d’ouverture – bilan de clôture
B. Principe de la double écriture, F. Aucune de ces réponses n’est correcte
C. Principe de la double comptabilité, G. Principe de l’image fidèle
6. L’écart de conversion correspond à :
A. la différence de change, D. l’écart de change,
B. l’écart sur changement de devise,
C. l’écart sur devise, E. Aucune de ces réponses n’est correcte
7. Donner deux exemples de comptes réciproques
A. Compte entreprise et compte banque, D. Compte achats et compte ventes,
B. Compte banque et compte caisse, E. Compte marchandises et compte stock,
C. Compte clients et compte F. Aucune de ces réponses n’est correcte
fournisseurs,
8. Parmi les propositions suivantes, cocher les critères de présentation des états financiers selon le SYACOHADA
A. statut juridique, F. l’effectif du personnel,
B. la taille, G. secteur d’activité,
C. l’importance de l’assemblé général, H. l’organisation,
D. le niveau de production, I. Aucune de ces réponses n’est correcte.
E. le chiffre d’affaires
9. Définition du bilan
A. Tableau représentatif de la situation D. Tableau à double entrée,
patrimoniale de l’entité à une date E. Photocopie des activités de l’entité sur une période donnée,
donnée,
B. Tableau à deux côtés,
C. Aucune de ces réponses n’est
correcte.
10. Les emplois durables sont constitués de :
A. Capital et emprunt, D. immobilisations,
B. biens durables, E. ressources stables,
C. capital, F. Aucune de ces réponses n’est correcte.

TRAVAUX DIRIGES N°4

EXERCICE N° 24
Madame YULL crée une entreprise individuelle TAYULL, elle apporte :
- Un matériel de transport ……………………………………………………148 000 ;
- Du mobilier ………………………………………………………………….45 000 ;
- Un stock de marchandises…………………………………………………..270 000 ;
- Des fonds déposés en banque ………………………………………………100 000 ;
Emprunt………………………………………………………………………90 000 .
TRAVAIL A FAIRE : Déterminer le capital et établir le bilan

EXERCICE N° 25
Les différents postes de l’entreprise FANNY sont les suivants :
- Fonds commercial…………………………………………….100 000 ;
- Capital ………………………………………………………..600 000 ;
- Emprunt………………………………………………………300 000 ;
- Constructions…………………………………………………400 000 ;
- Matériel informatique………………………………………...120 000 ;
- Mobilier de bureau…………………………………………….30 000 ;
- Matériel de transport………………………………………….150 000 ;
- Marchandises en stock………………………………………..100 000 ;
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
- Créance sur clients……………………………………………..80 000 ;
- Fonds déposés à la banque……………………………………..50 000 ;
- Sommes déposées en caisse……………………………………..5 000 ;
- Dettes envers les fournisseurs…………………………………135 000.
TRAVAIL A FAIRE : Dresser le bilan

EXERCICE N° 26
A la clôture de l’exercice comptable les postes du bilan de la société DELP se présentent comme suit :
- Emprunt bancaire a plus d’un an …………………………210 000
- Fonds déposés à la banque ………………………………...19 400
- Dû aux fournisseurs…………………………………………9 200
- Dû à la C.N.S.S……………………………………………….800
- Rémunération dues au personnel……………………………3 200
- Créances sur les clients…………………………………….15 700
- Sommes déposées en caisse…………………………………5 500
- Etat T.V.A due……………………………………………..22 000
- Marchandises déposées en stock………………………….123 400
- Installations techniques……………………………………150 000
- Matériel de transport………………………………………..75 200
- Mobilier de bureau………………………………………….50 000
- Capital ……………………………………………………..250 000
- Matériel informatique……………………………………… ?
TRAVAIL A FAIRE : Etablir le bilan après la détermination de la valeur du matériel informatique

EXERCICE N° 27
L’entreprise AYI-AGO a effectué les opérations suivantes au cours du mois d’avril 2019 :
01/04/19 : les espèces déposés par M. AYI-AGO à la banque s’élèvent à ……………..621 000 F ;
02/04/19 : vente de marchandises contre chèque bancaire ………..…………………..1 200 000 F ;
04/04/19 : paiement en espèces de fournitures de bureau…………………………………44 100 F ;
05/04/19 : achat timbre postes en espèces……………………………………………….........500 F ;
achat timbres fiscaux en espèces………………………...……………………….1 500 F ;
06/04/19 : retrait de la banque pour alimenter la caisse …………..……………………….60 000 F ;
08/04/19 : règlement par chèque bancaire des frais d’électricité ..……………………… 173 000 F ;
09/04/19 : règlement en espèces le fournisseur TATA …...………………………………102 400 F ;
10/04/19 : versement acompte en espèces à la secrétaire……………………………..........72 500 F ;
13/04/19 : paiement au journal « Togo presse » pour insertion d’une publicité en espèces 65 7 000 F
07/04/19 : règlement du client ADOLPH par virement bancaire …….……………………..2 020 000 F ;
21/04/19 : ventes de la semaine 1 310 000 F (dont 800 0000 F par chèque bancaire, 209 000 F en espèces et
le reste à crédit) ;
29/04/19 : retrait à la banque pour les besoins personnels de M. AYI-AGO, ………………510 000 F.
TRAVAIL A FAIRE : Enregistrer ces opérations dans les comptes schématiques de l’entreprise AYI-AGO

EXERCICE N° 28
Choisissez la(es) bonne(s) réponse(s) si elle(s) existe(nt)

1. Le bilan :
A. montre l’évolution du patrimoine pendant une période donnée ;
B. permet de connaitre les partenaires de l’entreprise ;
C. permet de connaitre les différentes composantes du résultat ;
D. donne une description du patrimoine de l’entreprise à une date donnée.
2. Le bilan décrit :
A. le bénéfice de la période ;
AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL
B. le patrimoine de la période ;
C. la perte de la période ;
D. aucune réponse n’est vraie.
3. Le compte de résultat :
A. présente le suivi de l’évolution du patrimoine au cours d’une période ;
B. permet de connaitre le montant des dettes de l’entreprise ;
C. donne une description du patrimoine de l’entreprise à une date donnée ;
D. permet d’identifier le bien sous le contrat de crédit-bail dont dispose l’entreprise.
4. Le patrimoine d’une entreprise :
A. n’est composé que par de l’argent
B. est constitué de ressources ;
C. n’est constitué que de dettes
D. est constitué de biens et de ressources.
5. Le résultat positif à la fin d’une période :
A. se trouve entièrement dans les caisses de l’entreprise ;
B. résulte de la différence faîte entre les ventes et les achats faits au cours de la période ;
C. suppose que les ressources de l’entreprise dépassent ses biens ;
D. suppose que l’entreprise n’a plus de dettes à payer.
6. La valeur du patrimoine de l’entreprise :
A. se lit au total du bilan à l’actif ou au passif ;
B. se lit grâce aux comptes de capitaux propres ;
C. se calcule en faisant la différence entre le total de l’actif et le total des dettes.
D. Est égale à la somme dont dispose l’entreprise dans sa trésorerie.
7. 7. Toutes les ressources financières du passif de l’entreprise :
A. sont dues à des tiers ; C. proviennent des bénéfices réalisés ;
B. sont des dettes ; D. Aucune des réponses n’est vraie.
8. Une comptabilité utilise, choisissez la(es) bonne(s) réponse(s) si elle(s) existe(nt)… :
A. Un seul compte en T ;
B. seulement trois comptes un pour l’argent, un pour les créances et un pour les dettes ;
C. un nombre de comptes défini par ses besoins et par la réglementation ;
D. une infinité de comptes.
9. Que signifie la phrase suivante selon vous ? « J’ai enregistré une opération de 200 000 F au débit de mon
compte banque ». Choisissez la(es) bonne(s) réponse(s) si elle(s) existe(nt)…
A. j’ai inscrit 200 000 F dans la partie gauche de mon compte banque ce qui l’a fait diminué ;
B. j’ai inscrit 200 000 F dans la partie gauche de mon compte banque ;
C. j’ai inscrit 200 000 F dans la partie droite de mon compte banque ;
D. j’ai inscrit 200 000 F dans la partie droite de mon compte banque ce qui l’a fait augmenter ;
E. j’ai inscrit 200 000 F dans la partie gauche de mon compte banque ce qui l’a fait augmenter.
10. Le livre Journal enregistre les évènements comptables en les classant :
A. « Compte en T » par « compte en T » ;
B. sommes au débit ensembles et sommes au crédit ensembles ;
C. soldes débiteurs ensembles et soldes créditeurs ensembles ;
D. chronologiquement.
11. La balance contrôle (Choisissez la(es) bonne(s) réponse(s) si elle(s) existe(nt)):
A. tous les faits et gestes du comptable ;
B. la qualité de la saisie comptable ;
C. le montant du résultat de l’exercice ;
D. que la somme des débits est bien égale à la somme des crédits.
12. Si le solde d’un compte est débiteur cela peut signifier ou signifie :
A. que les sommes inscrites au débit sont supérieures aux sommes inscrites au crédit ;
B. que le compte n’a que des opérations inscrites au débit ;
C. que total débit est > à total crédit ;
D. que ce solde est inscrit dans la colonne crédit.

AVRIL 2020
COMMISSION LMD-UL

AVRIL 2020

Vous aimerez peut-être aussi