0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues5 pages

Tragédies de Racine : Phèdre analysée

Le document présente le plan d'une analyse de la pièce Phèdre de Jean Racine. Il introduit l'œuvre et l'auteur, et détaille les différents points qui seront abordés dont une présentation des personnages, l'inspiration littéraire et l'influence de l'Antiquité sur l'œuvre.

Transféré par

d8q6dcpzxp
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues5 pages

Tragédies de Racine : Phèdre analysée

Le document présente le plan d'une analyse de la pièce Phèdre de Jean Racine. Il introduit l'œuvre et l'auteur, et détaille les différents points qui seront abordés dont une présentation des personnages, l'inspiration littéraire et l'influence de l'Antiquité sur l'œuvre.

Transféré par

d8q6dcpzxp
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PLAN

Introduction
I. Résumé par acte
II. Présentation de l’auteur et de l’œuvre
III. Etude des personnages
IV. L’inspiration littéraire
V. L’influence de l’antiquité sur Phèdre
Conclusion

NOMS DES EXPOSANTES


Mame Bineta DIAKHATE

Fatou Binetou DIOP

Amadou Massamba GUEYE

Serigne Daouda NDIAYE


Ndeye Salimata SAMBA

M. SARR
Sources
Wikipédia/Google
Introduction
Avec Phèdre, Jean Racine écrit une pièce qui restera un model de la tragédie classique. Cette pièce
obéit à la lettre, à la règle des 3 unités (temps, lieu, action), à la règle de bienséance (aucune action
violente ou vulgaire sur scène) et le fait que l’intrigue doit être passionnante.

De plus, Racine a suivi à la lettre les percepts d’Aristode concernant la poésie. Selon ce dernier, la
tragédie doit provoquer un mélange de terreur et de pitié afin de purger les spectateurs de leurs
passions en les vivants par procurations au théâtre.

Ainsi, la terreur et la pitié sont 2 ingrédients bien présents au sain de Phèdre. Pour mieux
comprendre Phèdre, il serait bien de présenter l’auteur, l’œuvre et les personnages. Une importance
sera aussi accordée aux thèmes évoqués dans l’œuvre.

I. Résumé par acte


Phèdre est une tragédie qui respecte les principes du théâtre classique grec avec:

- l'origine noble des personnages qui jouent un rôle politique;

- la force de la fatalité;

- la composition en 5 actes et l'écriture en alexandrins;

- l'unité de lieu, de temps et d'action;

- le dénouement tragique;

- le spectacle qui provoque la terreur et la pitié chez le spectateur.

L’action se passe à Trézène, sur les rives du Péloponnèse.

Acte I : Hippolyte annonce à Théramène, son gouverneur, qu’il a intention de partir à la recherche
du roi de Trézène et d’Athènes, Thésée, son père disparu. Il avoue fuir, à cette occasion, Aricie, dont
il est épris mais que, pour des raisons dynastiques, il n’a pas le droit d’aimer. Phèdre apparaît à son
tour, livide. Sa nourrice, Oenone, arrive à lui arracher son secret : elle aime à la folie son beau-fils,
Hippolyte, qu’elle feint de détester et persécute pour qu’il s’éloigne. Phèdre veut mourir. On
annonce aux deux femmes la mort de Thésée, ce qui ajoute au drame passionnel une crise politique
car trois héritiers au trône de Thésée sont possibles : Hippolyte, Aricie, ou le fils de Phèdre,
Démophon. Phèdre, encouragée par Oenone, caresse tout à coup le fol espoir de pouvoir aimer
Hippolyte en toute liberté.

Acte II : Aricie avoue à sa confidente son amour pour Hippolyte, qui fait irruption pour lui déclarer
ses propres sentiments et lui proposer le trône d’Athènes. Phèdre survient qui commence par
recommander son fils à Hippolyte et finit par lui déclarer avec une extrême violence son amour.
Honteuse et désespérée, Phèdre essaie de se tuer avec l’épée d’Hippolyte, ce qu’Oenone empêche.
Entre-temps, Athènes a choisi le fils de Phèdre pour roi. Mais soudain, le bruit court que Thésée
serait vivant.
Acte III : Phèdre décide de proposer le trône à Hippolyte pour le séduire lorsqu’elle apprend que
Thésée est de retour. Affolée, elle songe à nouveau à se suicider mais Oenone lui suggère de prendre
les devants et d’accuser Hippolyte d’avoir tenté d’abuser d’elle. Thésée paraît : atmosphère lourde
au palais, qui le laisse perplexe et le déçoit. Phèdre se dérobe à lui, tient des propos à double sens et
Hippolyte lui annonce son départ.

Acte IV : Oenone calomnie Hippolyte auprès de Thésée, qui la croit. Comme preuve de son
innocence, Hippolyte invoque son amour pour Aricie, mais Thésée n’y voit qu’une feinte et voue son
fils à la malédiction de Neptune. Agitée par les remords, Phèdre se précipite pour dire la vérité ;
Thésée fait alors allusion à l’amour qu’Hippolyte dit éprouver pour Aricie. Folle de rage et de jalousie,
Phèdre renonce à parler et s’en prend finalement à Oenone qu’elle chasse en la maudissant.

Acte V : Hippolyte et Aricie décident de fuir ensemble. Thésée veut interroger Oenone sur la
culpabilité d’Hippolyte, mais elle vient de se suicider et a disparu dans les flots. Aricie confirme à
Thésée l’innocence d’Hippolyte et l’amour qu’ils se portent. Thésée supplie Neptune de ne pas
l’exaucer, mais c’est trop tard : Théramène arrive et narre la mort effroyable d’Hippolyte.

Quant à Phèdre, elle absorbe un poison mortel et confesse ses péchés avant de mourir. Accablé,
Thésée adopte « la triste Aricie » (Acte V, sc.1).

II. Présentation de l’auteur et de l’œuvre


Jean Racine est né le 22 décembre 1639 à la Ferté-Milon et meurt en 1699 à Paris. Fils d’une famille
modeste, ce dramaturge français du XVIème siècle devient orphelin à l’âge de trois ans. Ses grands-
parents l’ont recueilli et l’ont intégré dans un couvent janséniste. À l’âge de 20 ans, Jean Racine a
vécu une vie mondaine auprès de son cousin Nicolas Vitart. Son entourage se compose de plus en
plus de littéraire. D’ailleurs, il a commencé à apprécier le théâtre et la poésie alors que l’éducation
janséniste interdisait la pratique du théâtre jugé indigne d’un homme religieux. Jean Racine
commençait à faire différents essais en tragédie qui n’ont pas été reçus.

En 1663, il crée sa première pièce représentée, La Thébaïde, suivie d'Alexandre en 1665. La décennie
qui suit est alors la plus féconde de son existence : il fait jouer Andromaque (1667) puis Les plaideurs
(1668), Britannicus (1669) Bérénice (1670) Bajazet (1672), et Mithridate (1673).

Quelques citations de Jean Racine

 « Ma foi, sur l’avenir bien fou qui fiera : tel qui rit vendredi, dimanche pleurera »
 « qui veut voyager loin, ménage sa monture »
 « mon unique expérience est dans mon désespoir »
 « la douleur qui se tait n’en est que plus funeste »

Son œuvre Phèdre est une tragédie en cinq actes créée le 1er janvier 1677 à Paris sous le titre Phèdre
et Hippolyte. Racine n'adopte le titre de Phèdre qu'à partir de la seconde édition de ses œuvres en
1687. La pièce comporte 1 654 alexandrins.

 1ière représentation : 1677


 Genre : tragédie
 Compagnie théâtral : Hôtel de Bourgogne
 Date de création en français : 1ier Janvier 1677
 Le lieu de l’action : Trézène à pélopomése
 Le temps de l’histoire : Avant J-C

Phèdre est une pièce de théâtre en 5 actes

-Acte1 : Exposition (début de l’histoire)

-Acte2 : L’aveu

-Acte3 : Le retour de Thésée

-Acte4 : La Jalousie de PHEDRE

-Acte5 : Le dénouement

Dans l’acte 1, il y a 5 scènes ; dans l’acte 2, l’acte 3, l’acte 4, il y a 6 scènes et dans l’acte 5 il y a 7
scènes.

III. Etude des personnages


 Les personnages principaux
-THESEE : Il est le roi d’Athènes, il est un homme d’âge mûr et est époux de PHEDRE. Dans l’œuvre
Thésée est considéré comme mort, mais finalement il effectuera son retour à Trézène. Sa présence
se concentre dans la seconde partie de la pièce, au cours de laquelle on va le voir se tromper,
décliner et même provoquer la mort de son fils par une imprudente prière à Neptune. Le dernier
geste de Thésée consiste à adopter la dernière survivante d’une famille qu’il a passé sa vie à éliminer
(ARICIE).

-PHEDRE : Présente dans 12 scénes sur 30, elle est pourtant omniprésente tout au long de l’histoire.
C’est une femme jeune, guère plus âgées qu’Hippolyte. Son amour pour son beau-fils est un inceste
au regard de la société et non point du point vue génétique

-ARICIE : Moins aristocratique que bourgeoisie, Aricie vaut bien partir avec Hippolyte mais à
condition qu’il l’épouse. L’amour entre ARICIE et HIPPOLYTE est réciproque, même si elle a été
quelque fois fière à cause de toute sa famille que Thésée a exterminée

-Hippolyte : Il est le fils biologique de Thésée. Il n’a ni la complexité, ni la puissance de son père. Il
est un jeune homme sentimental qui résiste à l’amour d’Aricie uniquement par crainte de désobéir à
son père. Tiraillé entre une admiration pour son père et sa hantise de transgresser son interdit, il est
bloqué. Son silence, son incapacité à parler d’homme à homme avec THESEE, son malaise en
présence de PHEDRE sont autant de signes de son complexe. Le silence d’Hippolyte sera aussi la
cause de sa mort, parce qu’il n’a pas pu ou n’a pas voulu se disculper.

 Les personnages secondaires


-Théramène : Confident loyal d’Hippolyte, il est sans épaisseur.

-Oeonone : C’est une figure simple qui incarne des valeurs de compromission.
-Panope : Servante de PHEDRE, femme de suite de PHEDRE.

IV. L’inspiration littéraire


Ecrit par Jean Racine, Phèdre déploie l’histoire, inspirée de la mythologie, de la malédiction dont est
frappé le personnage éponyme. La jeune Phèdre est la fille du roi Minos et de sa femme Pasiphaé.
C’est la sœur d’Ariane, qui a aidé Thésée à vaincre le Minotaure, un monstre né de l’accouplement
de Pasiphaé avec un taureau sous l’effet d’un sortilège jeté par Aphrodite. C’est Phèdre et non
Ariane qui est mariée à Thésée ; il a eu un fils avec une Amazone, fils nommé Hippolyte. La
malédiction d’Aphrodite s’abat à nouveau sur la famille de Minos : Phèdre tombe amoureuse
d’Hippolyte. C’est une passion incontrôlable et contre-nature, puisqu’il s’agit de son beau-fils. La
pièce raconte ainsi l’aveu que Phèdre fait à sa nourrice Oenone de l’amour qu’elle porte à Hippolyte
alors qu’elle croit Thésée mort. Mais Thésée n’est pas mort et revient dans son royaume ; là, on lui
fait croire que c’est son fils qui est amoureux de sa femme. Hippolyte est atterré ; il finit par être tué
par un monstre marin, et Phèdre avoue la vérité à Thésée avant de se suicider.

V. L’influence de l’antiquité sur Phèdre


Phèdre” de Jean Racine, chef-d’œuvre de la littérature classique française, est imprégnée
d’influences antiques qui façonnent profondément sa structure, ses thèmes et ses personnages.
L’antiquité exerce son empreinte à plusieurs niveaux, à commencer par le sujet même de la pièce.
Phèdre, personnage central, est issue de la mythologie grecque, épouse du légendaire Thésée et
belle-mère d’Hippolyte. Son histoire, marquée par une passion dévorante et interdite pour son beau-
fils, est une relecture tragique de récits antiques, en particulier d’Euripide.

Le théâtre grec ancien influence également profondément “Phèdre”. Racine s’inspire des tragédies
d’Euripide, adoptant certains aspects de leur structure et de leur esthétique, bien que de manière
adaptée aux normes du théâtre classique français du XVIIe siècle. Les thèmes tragiques universels
tels que la passion amoureuse, la culpabilité et le destin tragique, chers à la tragédie grecque,
trouvent une résonance particulière dans “Phèdre”, témoignant des préoccupations morales et
existentielles de l’Antiquité.

Racine tire également des influences de la tragédie romaine, en particulier des œuvres de Sénèque.
La tragédie de Sénèque intitulée “Phèdre” est une source directe d’inspiration pour Racine, qui
adapte certains éléments de cette œuvre dans sa propre pièce. Ainsi, des motifs tels que la fatalité, la
vengeance et la complexité psychologique des personnages trouvent écho dans “Phèdre”.

Conclusion
Le théâtre de Racine peint la passion comme une force fatale qui détruit celui qui en ait possédé. On
retrouve ici les théories Jansénistes : soit l’homme a reçu la grâce divine, soit il en ait dépourvu, rien
ne peut changer son destin, il est condamné dès sa naissance. Réalisant l’idéal de la tragédie
classique, le théâtre racinien présente une action simple, claire, dont les péripéties naissent de la
passion même des personnages.

Vous aimerez peut-être aussi