SUPPORT DE COURS |UVS| 2018 SJ
Licence 1
SCIENCE JURIDIQUE
Cours : Méthodologie Juridique
Séquence 3 : Le commentaire d’arrêt en
droit privé
Université Virtuelle du Sénégal, support de cours 2018
Chapitre III : Le commentaire d’arrêt en droit privé
Le commentaire d’arrêt ou commentaire de décision de justice est l’un des exercices les
plus fréquents durant les études de droit. Souvent très redouté par les étudiants, sa réputation
d’exercice difficile lui vient de plusieurs facteurs tels que le langage utilisé (latinisme, archaïsme,
langage technique propre au droit), la procédure, la syntaxe (grammaire et conjugaison, décision
écrite en une seule phrase) et très souvent aussi la longueur du texte qui peut dérouter l’apprenti
juriste. La difficulté du commentaire d’arrêt tient au fait également que les étudiants, les
débutants notamment, se représentent confusément le travail que l’on attend d’eux. L’obstacle est
aggravé par le fait que, souvent, ils savent mal lire un arrêt et plus encore déterminer le contenu
du commentaire. Lire un arrêt est, sans aucun doute, pour un non initié, un exercice
particulièrement déroutant.
Déterminer le contenu du commentaire suppose de surmonter une hésitation. Deux
tendances constituent, en effet, l’une et l’autre, un travers à éviter. Faut-il au prétexte de ne pas
s’éloigner de l’arrêt, se satisfaire d’une paraphrase qui, pour si habile qu’elle soit, ne permet ni
d’éclairer ni d’apprécier la solution retenue par le juge ? Faut-il au contraire, au motif d’élever le
débat, proposer au lecteur une dissertation purement théorique en relation plus ou moins directe
avec les problèmes précis que pose l’arrêt? La bonne formule en définitive est une solution de
compromis. Un bon dosage doit être fait entre les données de fait et de droit, incluses dans la
décision elle-même, qui doivent constituer la toile de fond et les connaissances théoriques qui
doivent servir à enrichir les développements pour permettre l’explication et justifier un jugement
de valeur.
Notons que dans la pureté des termes, un arrêt est une décision d’une Cour d’appel, d’une
Cour de cassation ou d’une Cour suprême (ce peut être aussi une décision du Tribunal des
conflits ou de la Cour de justice de l’UEMOA). Néanmoins l’expression « commentaire d’arrêt »
est consacrée même lorsqu’il s’agit d’une décision rendue par une juridiction du premier degré
telle que le tribunal régional ou le tribunal départemental, qu’on doit appeler « jugement » ou si
c’est le Conseil constitutionnel, « décision ».
Pratiqué le plus souvent au sein de travaux dirigés, le commentaire d’arrêt tend à éveiller
puis à développer le sens du raisonnement juridique. Le commentaire d’arrêt surtout ne doit ni
sombrer dans une inutile paraphrase, ni devenir un prétexte à une vaine récitation d’une branche
du cours. Il s’agit d’un exercice particulier qui ne doit pas être confondu avec d’autres travaux
qui, bien qu’unis à lui par une certaine parenté, revêtent des caractères différents. Il en va ainsi de
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la dissertation, de la note d’arrêt, des conclusions, de la rédaction d’une décision de justice, du
cas pratique et du texte d’ordre législatif.
Commentaire d’arrêt et dissertation
La dissertation est une composition juridique portant sur un sujet d’ordre théorique. Ce
dernier est généralement libellé de manière concise (la possession d’état par exemple). Il peut
prendre aussi la forme d’une question (Peut-on parler d’un déclin de la faute en droit civil ?). Le
thème peut également revêtir les traits d’une comparaison (comparer les prérogatives des
personnes physiques et celles des personnes morales). La dissertation constitue un exercice qui
obéit à des règles spécifiques, principalement d’articulation et de synthèse. Elle s’éloigne du
commentaire d’arrêt en ce qu’elle ne constitue pas un travail portant directement sur un texte de
nature juridique.
Commentaire d’arrêt et note d’arrêt
Le commentaire d’arrêt, à vocation essentiellement didactique, ne doit pas être confondu
avec les notes ou les observations qui figurent souvent, à la suite de décisions, dans les recueils de
jurisprudence. Ces dernières sont, avant tout, œuvre de professeurs ou de praticiens du droit,
spécialistes de la question à propos de laquelle a été rendue la justice. L’arrêtiste, de par son
expérience est très libre dans ses commentaires et n’est pas forcément limité par la rigueur de la
méthodologie.
Commentaire d’arrêt et conclusions
Le commentaire d’arrêt ne doit pas être confondu non plus avec les conclusions
présentées par le Ministère public. Ces dernières consistent en un avis donné sur l’application de
la loi, le cas échéant dans une affaire civile. Il s’agit d’un point de vue défendu au nom de l’intérêt
général, à l’occasion d’une affaire particulière. Il est fréquent que les conclusions, présentées pour
les litiges posant un problème juridique important, soient publiées. De telles conclusions, le plus
souvent d’excellente qualité, tendent à obtenir une solution dans un sens déterminé. Différent est
le commentaire d’arrêt ou de jugement. Ce dernier doit, selon un développement et une
articulation propre, recouvrir un examen et une approche critique de la décision rendue.
Commentaire d’arrêt et rédaction d’une décision de justice
La rédaction d’une décision de justice peut permettre de tester les aptitudes d’une
personne à la science juridique. Il s’agit là de la mission fondamentale du juge. Cette activité
suppose une parfaite maitrise des exigences et du langage du droit. Elle nécessite surtout une
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grande familiarisation du rédacteur du jugement ou de l’arrêt avec la pratique judiciaire. Une telle
tâche se situe, d’évidence, en amont du commentaire dont elle est susceptible de faire l’objet.
Commentaire d’arrêt et cas pratique
L’exercice dit « cas pratique » est un genre également différent. A partir d’une simple
relation des faits, il est demandé à l’étudiant, dans un travail ordonné, de formuler les problèmes
juridiques posés par l’affaire et de proposer la ou les solutions qui paraissent, en l’espèce, fondées.
De la sorte, le diagnostic des questions à évoquer et les modes de présentation de la réflexion, à
certains égards relativement proches du commentaire d’arrêt, n’obéissent pas exactement aux
mêmes règles. Dans le cas pratique, la matière juridique doit être, dans sa totalité, mise en
évidence. Un arrêt, en revanche, fournit, plus ou moins abondamment, et des éléments de fait et
des règles de droit.
Commentaire d’arrêt et commentaire de texte d’ordre législatif
Des textes d’ordre législatif (loi, projet de loi, décret, convention d’ordre internationale
etc.) peuvent également faire l’objet d’une étude. L’effort doit alors porter vers l’analyse et la
portée du document examiné. Le souci du commentaire est, bien entendu, tout aussi présent dans
ce type de réflexion. Toutefois, si les qualités requises du juriste doivent être, là encore, mises en
œuvre, les points d’appui de la démarche ne sont pas les mêmes. Ainsi le commentaire d’un
article du COCC, article 118 par exemple, porte sur une règle de droit, à l’état pur. De son côté,
le commentaire d’une décision trouve sa matière dans l’application de cette norme juridique.
Ces précisions étant faites, la méthode proposée procède d’une double idée. D’une part,
un commentaire d’arrêt obéit dans ses grands principes, aux règles générales qui gouvernent
l’élaboration d’une œuvre juridique quelle qu’elle soit. De ce fait, il sera conseillé de réaliser le
travail en plusieurs étapes. Ces approches successives devront logiquement porter sur le sujet lui-
même qu’il convient d’appréhender, les réponses qu’il faut rechercher, le plan à dégager et, enfin,
la rédaction finale du travail. D’autre part, exception faite de sa rédaction à propos de laquelle il
ne peut être donné que quelques conseils généraux applicables à tout exercice quel qu’en soit le
type, le commentaire d’arrêt est une œuvre suffisamment originale pour que soient dégagées des
règles propres relatives à chaque stade de sa conception.
Pour saisir avec un plus grand degré de précision les arcanes du commentaire d’arrêt, il
faudra comprendre et délimiter le sujet (I) rechercher des éléments de réponse (II), élaborer le
plan (III) pour enfin commencer la rédaction (IV). Les étapes suivantes seront étudiées mais
avant d’en venir à la méthodologie en tant que telle du commentaire d’arrêt, il serait important de
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préciser certains éléments de forme, que l’on pourrait également appelés des clefs pour
comprendre un arrêt (Chapitre préliminaire).
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I. Compréhension et délimitation du sujet
A la différence d’une dissertation dont il faut saisir les mots clés pour comprendre le cercle dans
lequel notre action va porter, le commentaire d’arrêt comporte un nombre important de termes
techniques, ésotériques et parfois surannés, doublé d’une rédaction particulière répondant à des
normes particulières. Ainsi, après de brèves observations concernant le vocabulaire (a), seront
exposées les règles fondamentales qui gouvernent les structures d’une décision de justice (b) pour en
déduire quelques conseils pratiques tendant à faciliter la lecture d’un arrêt (c).
A. Le vocabulaire
Si le droit a la réputation d’une discipline ésotérique pratiquée par une caste d’initiée, c’est en
grande partie dû au vocabulaire utilisé. Termes techniques, « jargonneux », vieux français et
latinismes se le disputent aux termes irrévérencieux et inadéquats. Bien que ceci ne soit pas une
particularité du droit, toute discipline scientifique exprimant ses concepts dans un vocabulaire
spécifique, un effort de modernisation du langage juridique se faisait sentir afin de mieux rapprocher
la justice du justiciable.
Dès lors, en France, une Commission de modernisation du langage juridique fut mise en place
afin de rechercher les moyens de rendre le langage judiciaire plus clair, plus moderne, plus intelligible
et plus français. Ses travaux ont porté sur plusieurs points dont les suivants les expressions latines
(1), les archaïsmes et locutions surannées (2).
1. Les expressions latines
Le Code civil français, dont est issue l’essentiel de notre règlementation notamment le COCC,
n’emploie aucune expression latine. Le législateur les évite aussi. Leur exemple peut être suivi
d’autant mieux qu’elles peuvent être remplacées par des expressions françaises sans perdre de leur
valeur. Il est vrai qu’à une certaine époque utiliser des latinismes était la preuve d’une grande
érudition. Cette utilisation a comme conséquence également d’éloigner les justiciables de la justice.
C’est pourquoi la commission a proposé quelques exemples de traduction.
Accessorium sequitur principale………………L’accessoire suit le principal
Actor sequitur forum rei………….Le litige doit être porté devant le tribunal du domicile du défendeur
Actori incumbit probatio………………….La preuve incombe au demandeur
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Affectio societatis……………………. ……………….Intention de s’associer
Electia una via, non datur recursus ad altram……….une fois la juridiction civile saisie le recours à la
juridiction pénale devient impossible
Error communis facit jus………………………L’erreur commune fait le droit
Fraus omnia corrumpit…………………………La fraude corrompt tout
Infans conceptus pro nato habetur quoties de commodis ejus agitur…………L’enfant conçu est
considéré comme nait quand son intérêt est en cause
Nemo auditur propriam turpitudinem allegans……………….Nul ne peut se prévaloir de sa propre
turpitude
Nulla poena sine lege……………………. Pas de peine sans loi
Pater est quem justae nuptiae demonstrant…………….. Est présumé père le mari de la mère
Ad nutum…………………………… En son gré
Ad litem…………….. …………….Pour le procès
Damnum emergens………………..Perte éprouvée
Lucrum cessens……………………Manque à gagner
De cujus……………………………… Le défunt
Ex aequo et bono………………………En équité
Exceptio non adimpleti contractus…………………….Exception d’inexécution
In bonis…………………………….Maitre de ses biens
In limine litis……………………..Dès le début de la procédure
Intuitu personae……………………En considération de la personne
Penitus extranei……………………..Complètement étranger
Post nuptias………………………..Après mariage
Pretium doloris………………………Indemnisation de la douleur
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Prorota temporis……………………….Au prorata du temps
Res nullius……………………………..Chose sans propriétaire
Ultra petita…………………………… Au-delà de l’objet de la demande
Infra petita……………………………En deçà de l’objet de la demande
Dura lex, ced lex……………………. La loi est dure mais c’est la loi
2. Les archaïsmes et locutions surannées
Concernant le vocabulaire français, la commission propose la suppression des locutions
archaïques et surannées. Celles-ci peuvent être remplacées par les exemples suivants :
Le sieur X……………………………. Monsieur X
La dame Y……………………………. Madame Y
La demoiselle Z……………………….Mademoiselle Z
La veuve N……………………………Madame veuve N ou Mme N
Emender……………………………….Réformer
Es qualités de tuteur…………………… En qualité de tuteur
Es privé nom………………………… ..En son nom personnel
Agissant poursuites et diligences de son gérant…………….Représenté par son gérant
Exploit………………………………….Acte d’huissier de justice
Jugement ou arrêt querellé………………….Jugement ou arrêt attaqué
Condamne en tous les dépens……………….Condamne aux dépens
Ouï M. X… en son rapport, en leurs conclusions et plaidoiries Me Z…et Me Y…, le Ministère
public entendu…………….Après avoir entendu le rapport de M. X…, les avocats et le
ministère
public.
Il échet……………………………….Il échoit, il convient ou il incombe
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UN ARRET DE LA COUR DE CASSATION
Publié au Bulletin civil
Civ.2e, 20 mars 1996, Bull. civ. II, n°67, p. 42
ACCIDENT DE LA CIRCULATION.- Véhicule à moteur - Définition.- Dameuse.
Une dameuse ne constitue pas un véhicule terrestre à moteur au sens de l’article 1er de la loi du
5 juillet 1985.
20 mars 1996.
Cassation.
Sur le moyen unique, pris en sa première branche :
Vu l’article 1er de la loi du 5 juillet 1985 ;
Attendu que cette loi s’applique aux victimes d’un accident de la circulation dans lequel est impliqué
un véhicule terrestre à moteur ainsi que ses remorques ou semi-remorques ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué et les productions, que Mme Gauer a fait une chute sur un trottoir alors
qu’un ouvrier de la société ETM y effectuait des travaux à l’aide d’un engin de damage dépourvu de
roues et qu’il manipulait par la manche ; que, blessé, elle a demandé réparation de son préjudice à cette
société et à son assureur, la Caisse d’assurances mutuelle du bâtiment ;
Attendu que, pour accueillir la demande, l’arrêt énonce que la dameuse, disposant d’un moteur
permettant de produire des vibrations nécessaires pour tasser le sol et animer son déplacement, doit
être considérée comme un véhicule terrestre à moteur ;
Qu’en statuant ainsi, alors que cet outil ne constituait pas un véhicule au sens du texte susvisé, la cour
d’appel en a violé les dispositions ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 8 avril 1994, entre les parties, par
la cour d’appel de Colmar ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se
trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Metz.
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SECTION I : Les étapes de l’introduction à un Commentaire d’arrêt
- Une phrase d’attaque
C’est une étape nécessaire mais non obligatoire. Celle-ci permet à travers une
phrase courte et sensée de relier le thème de l’arrêt à un principe théorique
général. Cependant, si l’étudiant n’a pas de phrase d’attaque, il est préférable de
passer à la deuxième étape directement.
- Les faits
Il s’agit de rappeler ici ce qui oppose les parties. S’il s’agit d’un arrêt de la
Cour de cassation, celle-ci rappelle les faits en se basant sur la décision des
juges du fond. Le rappel des faits doit être succinct et ne donner lieu à aucun
travestissement.
- Procédure
Quel est le chemin processuel que l’affaire a suivi pour en arriver à la
juridiction suprême, le cas échéant. Après la première instance, la Cour d’appel,
il y a la Cour de cassation ou Cour suprême. Très souvent, avec des formules
telles « selon l’arrêt confirmatif attaqué » ou selon l’arrêt infirmatif attaqué » il
est possible de connaitre la solution de l’arrêt des juges de première instance.
Lorsque l’arrêt attaqué est dit confirmatif, cela signifie qu’il confirme le
jugement de première instance. Par contre, lorsqu’il est dit que l’arrêt est
infirmatif, cela signifie qu’il infirme le jugement de première instance.
- Argument (s) et prétention (s) des parties
Pour trouver le ou les arguments des parties, il faut se baser sur le ou les
moyens, lorsqu’il s’agit d’un arrêt de cassation. Les moyens sont les arguments
formulés techniquement selon des exigences légales. Ils peuvent être multiples,
tout comme il peut y en avoir qu’un seul. Soulignons aussi qu’un moyen peut
être subdivisé en plusieurs branches.
La prétention, c’est tout simplement ce que veut le demandeur. Il souhaite, la
cassation de la décision, la condamnation à des dommages et intérêts,
l’exécution forcée, le paiement d’une façon générale. Les arguments doivent
servir la prétention.
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- Problème juridique
Il s’agit du problème de droit tel que posé devant la juridiction. A quelle
question les juges devaient-ils répondre ? Ce n’est donc pas « le problème de
l’étudiant » en ce sens qu’il ne doit pas aller le sortir de son imagination ou de
ses connaissances livresques. L’étudiant doit avoir la capacité d’abstraction
nécessaire pour se représenter les débats devant la Cour. Comment sortir le
problème juridique dans un arrêt ? Il faut mettre en perspective, la solution du
litige, les moyens et la solution de l’arrêt attaqué. En mettant en crise ces
différents éléments, l’étudiant peut avoir une idée du problème de droit.
Le problème juridique ne doit :
- Jamais contenir le nom des parties au litige ;
- Jamais mentionner de date ou de lieu ;
- Jamais excéder une longueur raisonnable.
Le problème juridique doit :
- Etre suffisamment clair et précis ;
- Etre formuler de façon générale et abstraite pouvant s’appliquer à toute
situation
- Solution du litige
Il s’agit de dire quelle réponse la Cour a apporté au problème de droit. En
disant « à la question ainsi posée, la Cour a répondu par…en disant…en
statuant… », etc.
- Justification et annonce du plan
La justification et l’annonce du plan sont les dernières étapes de l’introduction
du commentaire d’arrêt. La justification est la partie permettant de rappeler les
raisons qui justifient le choix du plan de travail, le choix de la démarche
entreprise pour traiter le commentaire. Il s’agit, en justifiant, d’exposer les deux
idées maitresses de qui ferons l’objet des développements ; donc de l’idée
maitresse de chaque grande partie. Quant à l’annonce du plan, il s’agit
simplement d’exposer les deux grandes parties du développement. Il s’agit de
faire simplement une phrase qui reprend les intitulés.
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