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Comprendre le mouvement Brownien

Ce document présente le mouvement brownien, un processus stochastique décrivant le mouvement aléatoire et irrégulier de petites particules. Il définit le mouvement brownien, présente les vecteurs gaussiens, et explique la construction de Wiener pour démontrer l'existence du mouvement brownien.

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Comprendre le mouvement Brownien

Ce document présente le mouvement brownien, un processus stochastique décrivant le mouvement aléatoire et irrégulier de petites particules. Il définit le mouvement brownien, présente les vecteurs gaussiens, et explique la construction de Wiener pour démontrer l'existence du mouvement brownien.

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Le mouvement Brownien

GRELA Fabrice
18 Mai 2015

1
Lecture dirigée ENS Rennes

Table des matières


1 Présentation et définition du mouvement Brownien 3
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Vecteurs Gaussiens 4
2.1 Définitions et généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Mouvement Brownien et vecteur aléatoire gaussien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3 Existence du mouvement Brownien : Construction de Wiener 6


3.1 Réduction du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Théorème de Wiener . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

4 Dérivabilité du mouvement Brownien 9

5 Bibliographie 11

2 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

1 Présentation et définition du mouvement Brownien


1.1 Introduction

Le 29 Mars 1900, Louis Jean Baptiste Alphonse Bachelier a pré-


senté à Paris sa thèse portant sur les fluctuations du marché éco-
nomique. La solution proposé par Bachelier nécessite l’introduction
de nouveaux concepts mathématiques comme le mouvement Brow-
nien.

Ce concept a été observé quelque décénies plus tôt, en


1828, quand le botaniste Robert Brown a remarqué que
le mouvement d’un grain de pollen placé dans un réci-
pient rempli d’eau et chauffé est totalement désordonné et
ne suit pas les lois de la physique classique. Brown n’a
trouvé aucune explications scientifiques à ce phénomènes. Ce
n’est qu’en 1905, qu’Albert Einstein a proposé une ex-
plication en introduisant la notion de processus stochas- Figure 1 – Mouvement brownien d’une par-
tique, aléatoire qu’Einstein a appelé le mouvement Brownien. ticule en suspension dans l’eau

La théorie d’Einstein nécessite d’admettre l’existence du mou-


vement Brownien qui n’a été démontré qu’en 1923 par Wiener.

1.2 Définition

Définition 1 (Mouvement Brownien).


Le mouvement Brownien {W (t)}t 0 est une fonction aléatoire de
la variable t (le temps) qui vérifie :
1. W (0) = 0 et pout tout t > 0, W(t) suit la loi normale d’espé-
rance 0 et de variance t.
2. Pour tout 0 < s < t, W (t) W (s) est indépendant de
{W (u)}0us , c’est-á-dire que la connaissance de W dans le
temps présent n’apporte pas de d’informations supplémen-
taires á la connaissance de W dans le futur.
3. La variable aléatoire W (t) W (s) suit la même loi que W (t
s). Figure 2 – Graphe du mouvement brownien
4. L’application t 7 ! W (t) est continue avec une probabilité linéaire
un.

Remarque . On peut considérer un mouvement Brownien B qui commence en un réel arbitraire x : B(t) = x + W (t)
où W est un mouvement Brownien commencant à l’origine.

Remarque . Dans toute la suite, on considére que les mouvements Browniens commencent à l’origine.

3 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

2 Vecteurs Gaussiens
2.1 Définitions et généralités

Définition 2 (Variable aléatoire centrée).


Une variable aléatoire intégrable est dite centrée si E[X] = 0.

Définition 3 (Variable aléatoire gaussienne ou normale).


Une variable aléatoire X suit la loi gausienne N (m, 2 ) si sa densité est donnée par
1 (x m)2
x7 ! p exp( )
2⇡ 2 2

Proposition 1.
Si X est une variable aléatoire qui suit la loi gaussienne alors :
E[X] = m
V ar(X) = 2

Définition 4 (Vecteur gaussien).


Un vecteur aléatoire X = (X1 , ..., Xn )T est un vecteur gaussien si toute combinaison linéaire de ses composantes
suit la loi gaussienne, c’est-á-dire
Xd
8a 2 Rd ha, Xi = a i Xi
i=1
est une variable aléatoire réelle gaussienne.

Remarque . On dit que X = (X1 , ..., Xn ) est un vecteur gaussien centrée si Xi est une variable aléatoire normale
centrée pour tout i 2 {1; ...; n}.

Proposition 2. Un vecteur aléatoire X = (X1 , ..., Xn )T est un vecteur gaussien centré si


1 T
8↵ 2 Rd E[exp iha, Xi] = exp( ↵ Q↵)
2
avec Q une matrice symétrique définie positive réelle.

2.2 Mouvement Brownien et vecteur aléatoire gaussien


Remarque . Dans cette section, on suppose que le mouvement Brownien existe.

Théorème 1. Si W = {W (t)}t 0 est un mouvement Brownien alors W est un vecteur aléatoire gaussien centré.
Démonstration. Par indépendance des W (ti ) pour tout i 2 {0, .., n}, par linéarité de l’esprérance, on a
n
X n
Y
8↵1 , ..., ↵n 2 R E[exp(i ↵k (W (tk ) W (tk 1 )))] = E[exp(i↵k (W (tk ) W (tk 1 )))]
k=1 k=1

. Pour tout k = 1, ..., n, W (tk ) W (tk 1) est une variable aléatoire normale d’espérance 0 et de variance tk tk 1.
On a donc :
n
X 1 T
E[exp(i ↵k (W (tk ) W (tk 1 )))] = exp( ↵ M ↵)
2
k=1

4 GRELA Fabrice
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où la matrice M est définie par Mi,j = 0 si i = j et Mj,j = tj tj 1. Donc le vecteur (W (tj ) W (tj 1 ); 1 j n)
est un vecteur normal centré. Enfin,
n
X n
X
n
8 =( 1 , ..., n) 2 R , k W (tk ) = ↵k (W (tk ) W (tk 1 ))
k=1 k=1

avec kP:= ↵1 + ... + ↵n .


n
Ainsi, k=1 k W (tk ) est une variable aléatoire centrée normale. Donc W est un vecteur gaussien centré.

Théorème 2. Si W est un vecteur gaussien centré alors on a les propriétés de convergence suivantes :
1.
n
X1 j+1 j P
Un (t) := [W (( )t) W (( )t)] ! 1
j=0
n n

2. Convergence quadratique
n
X1 j+1 j P
Vn (t) := [W (( )t) W (( )t)]2 ! t
j=0
n n

5 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

3 Existence du mouvement Brownien : Construction de Wiener


3.1 Réduction du problème

Tout d’abord, on remarque que construire le mouvement brownien sur l’intervalle [0; 1[ suffit pour l’avoir sur
R+ tout entier.

Proposition 3. Si on considère une suite (Bn ) de mouvements browniens indépendants et définis sur [0; 1[, alors
la fonction définie 8t 2 [j; j + 1[, 8j 2 N par
j 1
X
W (t) := Bj (t j) + Bk (1)
k=0

est un mouvement brownien défini sur [0; 1[.


Démonstration. En tant que somme finie de gaussiennes normales centrés, 8t 2 R+ , W (t) est une gaussienne
normale centrée. W est de plus continue par définition. Il ne manque plus que la covariance pour avoir un mouvement
brownien.
Soit s < t. Alors soit 9 j 2 N tel que s et t soient dans l’intervalle [j; j + 1[, soit 9 j<l tels que s 2 [j; j + 1[ et
t 2 [l; l + 1[.
Dans le premier cas, on a :
" j 1
! j 1
!#
X X
E[W (s)W (t)] = E Bj (s j) + Bk (1) Bj (t j) + Bk (1)
k=0 k=0
2 !2 3 " # " #
j 1
X j 1
X j 1
X
= E [Bj (s j)Bj (t j)] + E 4 Bk (1) 5 + E Bj (s j) Bk (1) + E Bj (t j) Bk (1)
k=0 k=0 k=0

j 1
"j 1 #
X X X
2
= (s j) ^ (t j) + E[Bk (1) ] + E[Bk (1)]E[Bl (1)] +E Bk (1) (E[Bj (s j)] + E[Bj (s j)])
| {z } | {z }
k=0 k6=l k=0
=0 =0
j 1
X
= (s j) ^ (t j) + E[Bk (1)2 ] = (s j) + j = s = s ^ t
k=0

Dans le second cas, on trouve de même :


" j 1
! l 1
!#
X X
E[W (s)W (t)] = E Bj (s j) + Bk (1) Bl (t l) + Bk (1)
k=0 k=0
"j 1 # j 1
X X
2
= E [Bj (s j)Bj (1)] + E Bk (1) = (s j) ^ 1 + E[Bk (1)2 ] = (s j) + j = s = s ^ t
k=0 k=0

3.2 Théorème de Wiener

Théorème 3 (Théorème de Wiener).


Soient p(Xn ) des variables indépendantes et de même loi, d’espérance nulle et de variance 1. On pose Wn (t) =
Pn
tX0 + ⇡2 j=1 sin(jt⇡)
j Xj , 8t 2 [0; 1], 8n 2 N, et on se place dans un espace de probabilités complet. Alors W2n (t)
converge presque sûrement . De plus, cette convergence est uniforme 8t 2 [0; 1], et sa limite W est un mouvement
brownien défini sur [0 ;1].

6 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

Démonstration. Premiere etape : montrons que (W2n ) converge uniformement. p


Pn
On pose donc, 8n 2 N, 8t 2 [0; 1], Sn (t) = k=1 sin(tk⇡)
k Xk et on a n (t) = tX0 + 2
⇡ Sn (t). Montrons que (S2n ) est
presque sûrement une suite de Cauchy dans L2 (P), uniformément sur [0; 1] :
0 n+1
12
2X
sin(jt⇡)
(S2n+1 (t) S2n (t))2 = @ Xj A
n
j=2 +1
j

2
n+1
2X n+1
2X n+1
2X ¯
exp(ijt⇡) exp(ijt⇡) exp(ijt⇡)
 Xj =( Xj )( Xj )
j=2n +1
j j=2n +1
j j=2n +1
j
n+1 n+1 n+1 n n+1
2X 2X 2X 2X1 2X
exp(i(j k)t⇡) Xj2 Xj+k Xk
 Xj Xk = + 2 exp(ijt⇡)
j=2n +1 k=2n +1
jk j=2n +1
j2 j=1 n
(j + k)k
k=2 +1

n+1 n n+1
2X 2X1 2X
Xj2 Xj+k Xk
 + 2
j=2n +1
j2 (j + k)k
j=1 k=2n +1

Ceci est vrai 8t 2 [0; 1], on a donc :


2
k sup |S2n+1 (t) S2n (t)| k22 = E[sup |S2n+1 (t)
S2n (t)| ]
v
n+1
2X 2X1 n n+1
2X n+1
2X n
2X 1uu 2X
n+1
1 Xj+k Xk 1 t Xj+k Xk 2
 + 2 k k2 = +2 k k
j=2n +1
j2 (j + k)k j=2n +1
j 2 (j + k)k 2
j=1 k=2n +1 j=1 n k=2 +1

La première inégalité étant obtenue grâce à l’inegalité de Minkowski, et la seconde, grâce au théorème de Pythagore
pour les variables aléatoires non correlés. On obtient ainsi :
v
n+1
2X n
2X 1u n+1
u 2X
2 1 t 1
E[sup |S2n+1 (t) S2n (t)| ]  + 2 k k2
j=2n +1
j 2
j=1 n
(j + k)k 2
k=2 +1

v
n+1
2X n
2X 1 u 2n+1
1 1 u X 1
 +2 t
(2 n )2 (j + 2n )2 k2
j=2n +1 j=1 k=2n +1
n
2 1
1 2 X 1 1 2
 +  + n/2
2n 2n/2 j=1 (j + 2n )2 2n 2
| {z }
terme générale d’une série convergente
P 2
Donc n2N sup |S2n+1 (t) S2n (t)| converge presque sûrement. Autrement dit, la suite (S2n (t)) converge unifor-
P1
mément 8t 2 [0; 1] vers S1 (t) = j=1 sin(jt⇡)
j Xj , donc, en particulier, (W2n (t)) converge uniformément sur [0; 1].
On note W(t) sa limite.

Deuxième étape : montrons que W est bien un mouvement brownien.


Tout d’abord, en tant que limite uniforme de fonction presque sûrement continues, W est presque sûrement conti-
nue. De plus, puisque 8t 2 [0; 1], W2n (t) est une gaussienne centrée, W(t) l’est également 8t 2 [0; 1], et W(0)=0. Il
reste juste à montrer que E[|W (t) W (s)|2 ] = t s, 80  s  t.
2 3
p 1 2
6 2 X sin(jt⇡) sin(js⇡) 7
E[|W (s) W (t)|2 ] = E 4 (t s)X0 + Xj 5
⇡ j=1 j

1 ✓ ◆2 1 2
2 2 X sin(jt⇡) sin(js⇡) 2 X ejt⇡ e jt⇡
(ejs⇡ e js⇡
)
= (t s) + 2 = (t s)2 +
⇡ j=1 j ⇡ 2 j=1 2j

7 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

1 ✓Z ⇡t Z ◆ 2 1 Z 2
2 X 1 ⇡s
1X ⇡
= (t s)2 + e ijx
dx + eijx dx = (t s)2 + f (x) j (x)dx
⇡ 2 j=1 2 ⇡s ⇡t ⇡ j=1 ⇡

ijx
avec f (x) = 1[⇡s;⇡t] (x) + 1[ ⇡t; ⇡s] (x) et j (x)
e
=p , 8x 2 [ ⇡; ⇡], 8j 2 Z.
2⇡]

Z 2 1 Z 2
2 2 1 X ⇡
1 X ⇡
E[|W (s) W (t)| ] = (t s) + f (x) j (x)dx = f (x) j (x)dx
2⇡ ⇡ 2⇡ j= 1 ⇡
j6=0

Par le théorème de Riesz-Fisher, on a donc


Z ⇡
1
2
E[|W (s) W (t)| ] = |f (x)|2 dx = t s
2⇡ ⇡

Donc W est bien un mouvement brownien.

8 GRELA Fabrice
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4 Dérivabilité du mouvement Brownien

Théorème 4.
On considère un espace de probabilité complet. Le mouvement Brownien est presque sûrement nulle part dérivable.
Démonstration. Soit > 0 et soit n 1. On restreint l’étude de la non-dérivabilité sur l’intervalle [0 ;1].
Posons
E n = {!, 9s 2 [0; 1] sup |W (s) W (t)|  2 n
}
t2[s 2 n ;s+2 n]

Cet ensemble est mesurable.


P
Nous allons montrer que 8 > 0 n 0 P(E ) < 1.
n

On suppose que :
9s 2 [0; 1] 8t 2 [s 2 n ; s + 2 n
] |W (s) W (t)|  2 n

Alors
9j 2 [|0; 2n 1|] s 2 D(j; n) avec D(j; n) = [j2 n
; (j + 1)2 n
]

Ainsi
n
8t 2 D(j; n) |W (s) W (t)|  2

On en déduit donc
n+1
8u, v 2 D(j; n) |W (u) W (v)|  |W (u) W (s)| + |W (s) W (v)|  2

T
3
On construit une subdivision de D(j; n) : D(j; n) = [j2 n
+ l2 (n+2)
; j2 n
+ (l + 1)2 (n+2)
].
l=0
On remarque que les bornes de chaques intervalles appartiennent à D(j; n).
On a

E n = {!, 9s 2 [0; 1] sup |W (s) W (t)|  2 n


}
t2[s 2 n ;s+2 n]

✓ {!, 9s 2 [0; 1] 9j 2 [|0; ...; 2n 1|] s 2 D(j; n) 8t 2 D(j; n) |W (s) W (t)|  2 n


}
n n
✓ {!, 9j 2 [|0; ...; 2 1|] 8t, s 2 D(j; n) |W (s) W (t)|  2 }
n n n+1
✓ {!, 9j 2 [|0; ...; 2 1|] 8l 2 [|0; ...; 3|] | j,l |  2 }

avec nj,l = W (j2 n


+ (l + 1)2 (n+2)
) W (j2 n
+ l2 (n+2)
).
On a alors :
2n
[1 \
3
n n n+1
P(E )  P( | j,l |  2 )
j=0 l=0
n
2X 1 3
\
n n+1
 P( | j,l |  2 )
j=0 l=0

par independance des n


j,l

n
2X 1Y
3
n n+1
 P(| j,l |  2 )
j=0 l=0

Or d’après les propriétés du mouvement Brownien : n


j,l ⇠ W (2 (n+2)
.
Donc nj,l ⇠ N (0; 2 (n+2) ).

9 GRELA Fabrice
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On calcule alors :
Z
n x2 1
8 > 0 P(| j,l |  )= exp( ) dx
1 2 ⇥ 2 (n+2) p n+2
2⇡2 2

x2
On réalise le changement de variable suivant : u2 = (n+2)
2
Z 2(n+2)/2
n u2 1
8 > 0 P(| j,l |  )= exp( ) p du
2(n+2)/2 2 2⇡
(n+2)/2
 2

En particulier pour = 2 n+1


:
n n+1
P(| j,l |  2 )  2n/2+2

Enfin,
P(E n )  256 4
2 n

P
Conclusion : 8 > 0, n 0 P(E ) < 1.
n

D’après le lemme de Borel-Cantelli, seul un nombre fini de E n se réalise. On a donc :

|W (s) W (t)| |W (s) W (t)|


inf sup inf sup
s2[0;1] |t s|2 n |s t| s2[0;1] |t s|2 n 2 n

Par l’absurde, montrons que W est presque sûrement nulle part dérivable sur [0 ;1].
Si W 0 (s) existe 8s 2 [0; 1] alors |W 0 (s)| p.s.
Ceci étant vraie pour tout > 0, on a alors |W 0 (s)| = 1 p.s. Absurde.
Conclusion : W n’est presque sûrement dérivable sur [0 ;1].

Donc W n’est presque sûrement pas dérivable sur [0 ;c] pour tout c > 0.

Conclusion : W est presque surement nulle part dérivable.


Remarque . L’hypothèse de compétude de l’espace de probabilité n’est pas contraignante. On peut compléter l’espace
sans hypothèse supplémentaire.

10 GRELA Fabrice
Lecture dirigée ENS Rennes

5 Bibliographie

1. Davar Khoshnevisan ; "Graduate Studies in Mathematics," American Mathematical Society, RI (hardback,


2007), Chapter 9 : Brownian Motion (pages 159-170)
2. Daniel Revuz et Marc Yor ; "Continuous martingales and Brownian Motion" Third edition, Canonical Pro-
cessus and Gaussian Processes (page 33)
3. Figure 1 : d’après une étude de Jean Perrin, "Revue pour la science"
4. Figure 2 : http ://images.math.cnrs.fr/Le-mouvement-brownien-et-son-histoire.html , 15 octobre 2006

11 GRELA Fabrice

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