REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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MINISTERE DE L’AGRICULTURE MINISTRY OFAGRICULTURE
ET DU DEVELOPPEMENT RURAL AND RURAL DEVELOPMENT
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SECRETARIAT GENERAL SECRETARIAT GENERAL
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DIVISION DE L’ENSEIGNEMENT ET DE AGRICULTURAL, COOPERATIVE
LA FORMATION AGRICOLES, AND COMMUNITY EDUCATION
COOPERATIFS AND TRAINING DEPARTMENT
ET COMMUNAUTAIRES ---------------
--------------- REGIONAL COLLEGE OF
COLLEGE REGIONAL D’AGRICULTURE AGRICULTURE EBOLOWA
D’EBOLOWA ---------------
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Exposé portant sur la Législation
foncière au cameroun
Rédigé par : -ATYAME MENGUE MARIE- JORREL
-FOUDA MARIE THERESE
-NGON MOTEGUE CELINE
-EDIMA NGANE LAVINY
-GAR SEINTIR VINCENT
-FOE DENIS
-OMENGUE MARIE REINE
-RUTH PASSY
-ABE VICTORINE
-ABANDA EBEL
Sous l’encadrement de : Mr. EBOLO EBOLO CHRISTIAN
Année académique : 2023 - 2024
Comparaison entre le décret de 1976 et celui de 2005 sur la législation
foncière au Cameroun
La législation foncière au Cameroun a subi des modifications notamment par la loi de 2005
venue apporter un plus à celle de 1976. Ainsi le décret n° 2005/481 du 16 décembre 2005 est
venu modifier et compléter certaines dispositions du décret n° 76/165 du 27 Avril 1976 fixant
les conditions d’obtention du titre foncier aux articles 2, 11, 12, 13, 14, 15, 16,17, 18, 19, 20,
23, 29, 31, 34, 35, 37, 39, 41 et 43.
Les différences recensées entre les deux lois sont les suivantes :
1) Objet et portée
La législation foncière avait pour objectif principal de réglementer les droits fonciers et
d’établir un cadre juridique pour la gestion des terres. En revanche, la loi de 2005, connue
sous le nom de Code foncier et domanial, a été élaborée dans le but de moderniser le
système foncier du pays, de clarifier les droits fonciers et de faciliter les investissements.
2) Reconnaissance des droits coutumiers (article 13 et 14)
La loi de 1976 reconnaissait les droits coutumiers existants, notamment les droits des
communautés locales sur les terres. Cependant, la loi de 2005 a renforcé cette reconnaissance
en intégrant davantage les systèmes de tenure foncière traditionnels et coutumiers dans le
cadre juridique global.
3) Titres fonciers et sécurisation des droits (article 11 à 20)
La loi de 1976 prévoyait la délivrance de titres fonciers par l’Etat pour garantir la sécurité
des droits fonciers. Cependant, ce processus était souvent complexe et peu [Link] loi de
2005 a introduit des mesures visant à simplifier et à accélérer la procédure d’obtention de titre
foncier, dans le but de renforcer la sécurité foncière et de faciliter les transactions
immobilières.
4) Participation communautaire (article 13 et 14)
La loi de 2005 a accordé une plus grande importance à la participation des communautés
locales dans les processus de prise de décision concernant la gestion foncière. Elle a
encouragé la mise en place des comités fonciers locaux et a prévu la consultation des
communautés lors des opérations de planification foncière.
5) Régime foncier (article 13 et 14)
La loi de 1976 établissait un régime foncier dual au Cameroun, qui reconnaissait à la fois le
régime foncier coutumier et le régime foncier enregistré. Cependant, la loi de 2005 a introduit
un régime foncier unifié, visant à harmoniser les deux régimes et renforcer la sécurité des
droits fonciers.
6) Simplification des procédures
La loi de 2005 a cherché à simplifier les procédures administratives et juridiques liées à
la gestion foncière. Elle a introduit des mécanismes pour accélérer l’enregistrement des droits
fonciers, réduire les délais de traitement des demandes et améliorer l’efficacité globale du
système foncier.
7) Gestion des litiges fonciers (article 16 à 20)
La loi de 2005 a également mis l’accent sur la résolution des litiges fonciers de manière
plus efficace et équitable. Elle a créé des tribunaux fonciers et a encouragé l’utilisation de
mécanismes alternatifs de règlement des différends, tels que la médiation et l’arbitrage.
8) Promulgation d’un nouveau cadre institutionnel
La loi de 2005 crée de nouvelles institutions et organismes chargés de la gestion foncière
du Cameroun. Parmi ces institutions figure l’Agence foncière du Cameroun responsable de la
mise en œuvre de la politique foncière, et les commissions foncières départementales,
responsables de la gestion des terres au niveau local.
9) Renforcement des sanctions (article 2)
La loi de 2005 a renforcé les sanctions en cas de non-respect des dispositions foncières. Elle a
prévu des pénalités plus sévères pour les infractions foncières, telles que l’occupation illégale
des terres, la mauvaise action ou la complicité des agents publics entrainant le retrait ou la
nullité d’un titre foncier (même le ministre), la falsification de documents fonciers et d’autres
actes illégaux liés à la gestion foncière.