Cahier des Charges Couverture Aluminium
Cahier des Charges Couverture Aluminium
Document : DTU P34-212/CCH (DTU 40.42) (juin 1965, avril 2000) : Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes
en aluminium - Cahier des charges + Erratum (DTU retiré)
DTU P 34-212
juin 1965
DTU 40.42
Ndlr :Ce DTU a été retiré de la liste des DTU et Normes-DTU en vigueur, par décision du 17 mai 2000 de la Commission Générale de
Normalisation du Bâtiment-DTU (CGNorBat-DTU) pour qu'il ne soit plus applicable dans les marchés privés de bâtiment se référant aux dispositions
de lanorme NF P03-001.
Il est classé comme document de référence auquel il peut être fait appel, partiellement ou en totalité dans les conditions particulières des marchés,
d'un accord commun entre les parties.
Date de retrait de la liste: septembre 2000.
membres de la commission d'étude du cahier des charges applicable aux travaux de couverture par feuilles et bandes en aluminium
M.
- GROSBORNE,représentant l'Ordre des Architectes.
- GIGOU,représentant l'AFNOR.
MM. MAURY, PIOLLETetPARION,représentants l'Union Nationale des Chambres Syndicales de Couverture et de Plomberie de France.
M.
- GREZEL,représentant l'Union Technique Interfédérale du Bâtiment et des Travaux Publics.
- OPOIX,représentant le Centre Technique du Bois.
Sommaire
Page de garde
Sommaire
chapitre premier prescriptions générales
1.1 objet du cahier des charges
1.2 domaine d'application
chapitre II matériaux
2.1 aluminium
2.1.1 nature et caractéristiques
2.1.2 épaisseur des feuilles et bandes
2.1.3 poids
2.1.4 dimensions des feuilles et bandes (longues feuilles)
2.1.5 soudages et soudo-brasages
2.2 bois de couverture
2.3 pointes pour couverture en aluminium
chapitre III mise en oeuvre - généralités - établissement du support
3.1 généralités
3.1.1 système de couverture
3.1.2 précautions d'emploi du métal
3.1.3 pentes
3.2 établissement du support
3.2.1 supports en bois
3.2.2 supports autres que le bois
chapitre IV mise en oeuvre de la couverture en feuilles à tasseaux
4.1 exécution des parties courantes
4.1.1 pose des tasseaux
4.1.2 épaisseur du métal
4.1.3 pose des feuilles en aluminium
4.1.4 couvre-joints
4.2 exécution des différentes parties de la couverture
4.2.1 égout
4.2.2 rives
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COMMENTAIRE
Les prescriptions du présent Cahier des charges ont pour but d'obtenir l'exécution d'ouvrages de bonne qualité. Toutefois, la condition de durabilité
ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont entretenus et que si leur usage est normal.
L'entretien des toitures comporte notamment :
- l'enlèvement des mousses, des herbes et de la végétation ;
- le maintien en bon état de fonctionnement, des évacuations d'eaux pluviales ;
- la surveillance et le renouvellement de la peinture de protection contre les atmosphères corrosives lorsque cette peinture aura été jugée
nécessaire ;
- la surveillance des éléments du gros oeuvre dont la mauvaise tenue pourrait entraîner des désordres dans la couverture.
L'usage normal comporte principalement une circulation réduite au strict nécessaire pour les entretiens définis ci-dessus et les travaux annexes
(fumistes, poseurs d'antennes).
chapitre II matériaux
2.1 aluminium
2.1.3 poids
Le poids est de 2,7 kg par mètre carré et par millimètre d'épaisseur ; soit 1,89 kg/m 2pour 0,7 mm d'épaisseur, et 2,16 kg/m2pour 0,8 mm
d'épaisseur.
COMMENTAIRE
Les accessoires peuvent être débités dans des feuilles de 0,80 m et 1,00 m de largeur.
Les parties courantes peuvent être découpées dans des feuilles ou dans des bandes de grande longueur.
2.1.5.1 soudage autogène avec flux en pâte non corrosif ne nécessitant pas de lavage
Métal d'apport : fil d'aluminium A5 ou à défaut baguettes droites découpées dans la tôle Alufran très propre.
COMMENTAIRE
Cette méthode est applicable quel que soit le métal Alufran utilisé.
Le soudage s'effectue en flamme neutre par chalumeau oxy-acétylénique alimenté par bouteilles. Afin d'éviter les criques, un talon doit être ménagé
au départ de toute soudure et repris après coup. Le métal d'apport est déposé sur le métal de base en fusion en imprimant à la baguette un
mouvement en dents de scie.
Lorsqu'un support est combustible, il est indispensable d'interposer une fourrure d'aluminium.
2.1.5.2 soudo-brasage avec flux en pâte non corrosif ne nécessitant pas de lavage
Métal d'apport : AS 10 généralement en baguette 30/10 de diamètre.
Le flux non corrosif doit être agréé par l'Aluminium Français.
Ce procédé n'exige que la fusion du métal d'apport.
Le soudo-brasage s'effectue au chalumeau oxy-acétylénique avec excès d'acétylène.
Le soudo-brasage s'exécute uniquement par recouvrement.
NOTE 1
En préparation.
COMMENTAIRE
Un extrait du projet de cette norme française fait l'objet de l'annexe I. S'y référer en l'attente de publication de la norme.
Seuls doivent être utilisés pour l'exécution des voligeages le sapin, l'épicéa et le peuplier.
COMMENTAIRE
Le peuplier débité en voliges ou en feuillets, est employé dans les constructions légères et dans certains cas particuliers : dômes et tourelles.
3.1 généralités
COMMENTAIRE
Les systèmes faisant l'objet du Cahier des Charges sont les suivants :
- en feuilles ou bandes à tasseau, à simple ou double agrafure, à ressaut, à travée continue ;
- en feuilles ou bandes à joint debout à simple ou double agrafure, à ressaut, à travée continue.
L'étanchéité entre les feuilles est obtenue dans le sens de l'écoulement des eaux par agrafures, larmier ou recouvrement avec pinces, et dans le
sens perpendiculaire, par des couvre-joints coiffant les reliefs des feuilles appuyés sur les tasseaux.
L'étanchéité entre les bandes (longues feuilles) est obtenue dans le sens perpendiculaire à l'écoulement des eaux par le double rabattement des
deux bandes voisines l'une sur l'autre pour former le joint debout.
COMMENTAIRE
Le contact avec le fer non protégé est à éviter.
COMMENTAIRE
Ces contacts sont tolérés pour les bandes de solins.
3.1.3 pentes
COMMENTAIRE
Un extrait de la norme est donné à l'annexe III. S'y référer en l'attente de publication de la norme.
COMMENTAIRE
Tolérance sur épaisseur de support : ± 2 mm.
Le devis descriptif fixe généralement le type de support. En cas de lacune dans le devis descriptif, c'est l'usage régional qui fixe ce type.
COMMENTAIRE
Les chevrons sont des pièces de bois posées dans le sens du rampant.
Les voliges sont posées perpendiculairement aux tasseaux qu'elles doivent recevoir.
3.2.1.1.5 clouage
Le clouage est exécuté avec les pointes indiquées à l'article 2.3: la tête est chassée dans le bois.
3.2.1.1.6 écartement
Les voliges sont posées avec un écartement qui est au minimum de 0,005 m et au maximum 0,010 m.
COMMENTAIRE
C'est ce que l'on nomme couramment « voligeage jointif ».
COMMENTAIRE
La longueur des coyaux pour la feuille de 2,00 m et un ressaut de 0,08 m est de 1,87 m.
Si l'on utilise le système de couverture à ressauts avec tasseaux prolongés, système qui consiste à placer sous ceux-ci des contre-coyaux pour les
faire passer par-dessus les ressauts, la hauteur des ressauts peut être abaissée à 0,06 m (fig. 2).
3.2.1.3.2 voligeage
Sur les coyaux ainsi établis, on pose les voliges comme il est dit auparagraphe 3.2.1.1.
Une volige est placée de chant devant les coyaux.
3.2.1.4 parquets
Les travaux de parquets sont exécutés conformément auCahier des Charges correspondant (D.T.U. n° 51.1), les lambourdes étant figurées par les
chevrons.
COMMENTAIRE
Parmi les papiers imputrescibles on peut citer : le papier au bisulfite, le papier anglais, le papier kraft paraffiné.
Les formes de pentes en plâtre sont interdites sur les supports en béton armé et sur les supports métalliques.
3.2.2.2 maçonnerie
Lorsque le support est en maçonnerie, soit monolithe, soit constitué d'éléments fractionnés, les tasseaux ou les pattes des bandes métalliques sont
fixés sur des files de taquets scellés dans le support.
Dans le cas des supports fractionnés la recoupe de dalles n'est admise que si elle ne compromet pas la stabilité du support.
Dans tous les cas, il y a lieu d'interposer un feutre entre le support et l'aluminium (voir § 3.1.2.1)..
COMMENTAIRE
Les supports ne sont pas, en général, exécutés par l'entrepreneur de couverture.
La fourniture et la pose de ces taquets sont généralement assurées par l'entreprise de gros oeuvre.
- Support monolithe Dalles de bétons divers coulés sur place, béton armé, béton de granulats légers. Le support doit posséder les qualités
suivantes :
- Etre pratiquement indéformable. Il est donc préférable que les dalles constituant le support monolithe soient de petites dimensions et que
leurs discontinuités correspondent aux discontinuités de la couverture (couvre-joints, coulisseaux, ressauts). Les déformations inévitables
doivent pouvoir être absorbées par un dispositif approprié (joints de dilatation ou de rupture).
- Présenter après finition :
- une surface bien dressée, apte à recevoir les tasseaux de la couverture,
- une surface propre débarrassée de tout corps ou matière de nature à altérer le métal.
- Les ouvertures pour passage d'ouvrages divers doivent être réservées à la mise en oeuvre du béton.
- Supports fractionnés Dalles préfabriquées en béton armé, en béton de granulats légers, en béton cellulaire étuvé. Le retrait des pièces doit
être achevé avant la pose. Les reliefs et raccords doivent avoir été soigneusement étudiés dans le plan de toiture. Pour assurer une bonne
tenue des joints entre dalles, les conditions suivantes sont à respecter :
- bords dressés et réguliers,
- arêtes rectilignes, parfaitement d'équerre,
- dénivellation entre les dalles voisines inférieure à 3 mm.
Dans certains bétons de granulats légers, les clous ne tenant pas, on est amené à sceller des taquets ou des lambourdes.
COMMENTAIRE
Cette pose est valable pour tous les systèmes.
Les tasseaux sont placés suivant la ligne de plus grande pente du versant, afin de ne pas créer un obstacle à l'écoulement naturel des eaux.
Toutefois, le tasseau de rive est toujours posé parallèlement à la rive. La hauteur du tasseau doit être égale à la hauteur du relief des feuilles
augmentée de 5 mm (§ 4.1.3.1).
COMMENTAIRE
Les tasseaux de faîtage et d'arêtier sont de préférence évidés.
Les tasseaux sont choisis parmi les échantillons du tableau des bois de couverture.
Leur hauteur est indiquée autableau des pentes donné à l'annexe III.
4.1.1.1 fixation
Chaque tasseau est fixé sur le voligeage à l'aide de clous qui traversent perpendiculairement à la fois le tasseau et la patte en aluminium dite «
patte à tasseau » intercalée au préalable entre le voligeage et le tasseau.
COMMENTAIRE
Pour obtenir une meilleure fixation des tasseaux sur le voligeage, il est conseillé de poser une série de clous traversant en biais les tasseaux et le
voligeage.
Lorsqu'il est utilisé des bandes (longues feuilles), les tasseaux doivent recevoir une fixation supplémentaire par la pose de clous traversant en biais
les tasseaux et le voligeage.
COMMENTAIRE
Dans les couvertures à ressauts, il est conseillé de placer les tasseaux en quinconce.
COMMENTAIRE
Pour la définition des régions et des sites,voir annexe III.
Les raccordements aux pénétrations peuvent être débités dans des feuilles de 0,80 m ou exceptionnellement 1,00 m.
4.1.3.1 reliefs
Les hauteurs des reliefs des feuilles sont les suivantes :
- 0,035 m au droit d'un tasseau de 0,04 m,
- 0,045 m au droit d'un tasseau de 0,05 m,
- 0,050 m au droit d'un tasseau de 0,06 m,
- 0,070 m au droit d'un tasseau de 0,075 m ou d'un ressaut de : 0,080 m
- 0,090 m au minimum au droit d'un mur, d'une pénétration ou d'un ressaut de 0,10 m (fig. 4).
Les reliefs au droit des tasseaux ne sont pas cloués mais maintenus par des « pattes à tasseaux ».
COMMENTAIRE
Un clou en tête de feuille fixant celle-ci sur le tasseau n'est pas considéré comme clouage.
4.1.3.2 fixation
Les feuilles d'aluminium sont fixées, latéralement par des pattes à tasseaux, transversalement par des pattes à feuilles.
Elles ont 0,04 m de largeur, et leurs longueurs sont données dans le tableau ci-après :
Le nombre de pattes à tasseaux nécessaire suivant la longueur des feuilles et le système de couverture est le suivant :
La feuille de tête de chaque travée comporte trois pattes si elle est de longueur supérieure à 1,00 m et deux pattes dans les autres cas.
COMMENTAIRE
Cet assemblage varie avec le système de couverture.
NOTE 2
Pour la définition des régions,voir annexe III.
valeur du
recouvrement en fonction de la pente 2
Pour des pentes très faibles, on peut réduire la pince du haut à 0,01 m, souder les pattes sous la feuille et les clouer sur le voligeage (fig. 8).
Les angles formés par la rencontre des reliefs de tête sont soudés et non repliés derrière le tasseau (la « corne de mouchoir » est interdite).
Le raccordement des feuilles par agrafure simple ou double est interdit dans ce système (fig. 9).
4.1.4 couvre-joints
4.1.4.1 description
Les profils des couvre-joints sont identiques à ceux de lanorme NF P 34-403.
Leur épaisseur est au moins égale à celle des bandes.
Ils ont les développements suivants :
- 0,09 m ou 0,10 m pour un tasseau de 0,04 et 0,05 m,
- 0,14 m pour un tasseau de 0,06 m,
- 0,16 m pour un tasseau de 0,075 m.
4.1.4.2 pose
COMMENTAIRE
Cette pose est valable pour tous les systèmes.
Une distance d'environ 0,005 m est toujours réservée entre la rive inférieure du couvre-joint et le plat de la couverture (fig. 4).
Ils sont posés en parties courantes par éléments d'un mètre au maximum avec un recouvrement qui varie avec la pente de la couverture et qui est
au moins de :
- 0,05 m dans les couvertures à agrafures,
- 0,06 à 0,07 m dans les couvertures à double agrafure,
- 0,08 m dans les couvertures à ressauts.
4.1.4.2.1 fixation
Chaque couvre-joint est fixé (fig. 10) :
- A son extrémité supérieure par un clou ou une vis avec rondelle plastique ;
- A son extrémité inférieure par :
- Une patte en aluminium de 0,8 mm ou une patte en zinc de 0,82 mm. Cette patte est clouée en même temps que le haut du couvre-joint
précédent ou soudée sur celui-ci. Elle est ensuite rabattue de 0,01 m à 0,02 m sur le bas du couvre-joint ;
- Une gaine.
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4.1.4.2.2 talon
Chaque couvre-joint de bas du comble ou de chaque ressaut est fermé par un talon découpé suivant la section du couvre-joint biseau relevé, soudé
à celui-ci à angle vif, et le dépassant par le bas.
La partie inférieure du talon s'insère dans l'agrafure ou est repliée sous le larmier.
Des contre-talons en aluminium sont soudés sur la feuille entre le larmier et le relief.
COMMENTAIRE
Pour les couvertures à recouvrement et à ressauts de pente inférieure à 0,20 m/m, des chemises de garantie doivent être placées sous les talons.
4.1.4.2.3 tête
4.2.1 égout
Le raccordement du bas des combles avec les chéneaux et gouttières se fait à l'aide d'une bande d'égout (bande à larmier ou bande de
batellement) dans les conditions suivantes :
COMMENTAIRE
La réalisation de ces ouvrages fait l'objet duCahier des Charges D.T.U. « Travaux d'évacuation des eaux pluviales ».
4.2.2 rives
Les rives latérales des couvertures en aluminium peuvent être organisées de deux manières :
COMMENTAIRE
Ces tasseaux sont généralement évidés.
Un faîtage à un seul versant est traité, soit comme une pénétration continue (§ 4.2, soit comme une rive avec tasseau de rive (§ 4.2.2.1).
4.2.4 noues
COMMENTAIRE
Par suite de sa position, la noue se trouve placée dans des conditions particulièrement défavorables pour les raisons suivantes :
- sa pente est inférieure à celle du rampant de plus faible pente,
- ses rives ne sont pas normales du fait de leur position biaise,
- étant placée à l'intersection des deux versants, la noue reçoit une grande quantité d'eau.
Suivant la pente propre à la noue, la situation du comble, le climat, la nature de l'ouvrage, les noues s'exécutent suivant l'un des systèmes ci-après :
- Noues à agrafures comprenant :
- les noues à agrafure simple,
- les noues à recouvrement ;
Les feuilles d'aluminium constituant les noues sont toujours posées avant les feuilles adjacentes des parties courantes.
pente à considérer est la pente propre à la noue (voir tableau des pentes minimales, annexe III).
4.2.4.1.2 recouvrement
Lorsque la pente l'exige, on exécute les noues à recouvrement (double agrafure).
COMMENTAIRE
Cette disposition est valable même lorsque la couverture courante est à simple agrafure.
Cette disposition concerne les jonctions latérales comme les jonctions des feuilles de noue entre elles.
COMMENTAIRE
L'encaissement n'est possible que si la charpente l'a spécialement prévu.
La noue encaissée s'exécute lorsque sa pente propre est inférieure à 0,19 m/m ou lorsque la longueur de la noue est supérieure à 8,00 m.
Le support est exécuté suivant les dispositions duparagraphe 3.2.
L'intervalle entre abouts des chevrons sur la noue est masqué par une volige ou une planche.
Les feuilles des versants ont un larmier qui vient en recouvrement sur les reliefs de la noue fixés par des pattes à feuilles.
Le fond de la noue est exécuté en une seule pièce.
Aucune agrafure n'est tolérée sur les feuilles de noue.
COMMENTAIRE
Lorsque la longueur de la noue d'une couverture à ressauts est inférieure à 6,00 m, il est conseillé de l'exécuter d'une seule pièce en soudant les
croisures.
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COMMENTAIRE
Des éléments d'aluminium sont façonnés en forme de triangles ou trapèzes rectangles, dont les rives supérieures, perpendiculaires à la pente des
versants, sont agrafées sur le bas des feuilles de la couverture.
COMMENTAIRE
Le tasseau peut être un tasseau de faîtage.
Le tasseau a pour rôle d'éviter le rejaillissement de l'eau provenant du versant de pente rapide dans l'agrafure du versant de plus faible pente.
- Lorsque la noue a une pente inférieure à 15°, le recouvrement en aluminium est exécuté en deux travées séparées par un tasseau de fond de
0,075 m, avec couvre-joint indépendant ;
- Lorsque la différence de pente des deux versants est supérieure à 15°, le recouvrement en aluminium est exécuté en deux travées séparées
par un tasseau de fond de 0,075 m, mais le couvre-joint est développé dans la feuille de noue du versant le plus incliné (fig. 13).
COMMENTAIRE
Les rives de bandes voisines sont pliées à angle droit avec relevés de hauteur inégale.
5.1.3 fixation
Les pattes de fixation à deux branches verticales inégales sont en aluminium de 10/10 mm d'épaisseur, en acier galvanisé de 6/10 mm ou en acier
inoxydable de 4/10 mm.
COMMENTAIRE
La petite branche des pattes est repliée sur le petit relevé tandis que la grande branche est repliée sur le grand relevé. Ce dernier est alors replié
sur le petit relevé, puis l'ensemble des deux replié à nouveau du même côté.
Le nombre de pattes est au minimum de trois par mètre. Elles sont clouées sur le voligeage ou sur les taquets à l'aide de pointes torsadées en acier
galvanisé ou en alliage léger, conformes à celles indiquées autableau de l'annexe II, de part et d'autre de la ligne de joint, à raison de trois pointes
par patte fixe et de deux par patte coulissable.
Les pattes fixes sont au nombre de :
- neuf si elles sont placées au milieu de la bande,
- cinq si elles sont placées en tête de la bande.
5.2.1 égout
Le raccordement du bas des combles avec les chéneaux et gouttières doit se faire à l'aide d'une bande d'égout (bande à larmier ou bande de
batellement) dans les mêmes conditions que celles fixées auxparagraphes 4.2.1.1, 2 et 3.
COMMENTAIRE
Le joint debout, côté rampant, peut être rabattu progressivement sur 0,30 m environ contre la feuille, pour aboutir, côté larmier à un rabat complet.
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5.2.2 rives
Les rives sont exécutées avec tasseau de rive et suivent les mêmes prescriptions que celles indiquées auparagraphe 4.2.2.1.
5.2.4 noues
Les noues s'exécutent suivant les mêmes systèmes que ceux décrits auparagraphe 4.2.4.1, 2 et 3. Les raccords noues-bandes se font par
agrafures ou larmier.
COMMENTAIRE
Par pénétrations continues, on entend des ouvrages qui limitent la surface de la couverture sur sa périphérie : mur mitoyen, tête de pignon.
Le raccordement de la couverture au droit d'une pénétration continue se fait par relief et bande de solin. Les angles rentrant des reliefs sont soudés.
Lorsque les angles des reliefs sont saillants, des goussets sont rapportés et soudés.
La rive inférieure de la bande s'arrête à 0,03 m au minimum du plat de la couverture et en tous cas à une hauteur suffisante pour que la bande de
solin n'ait pas à être échancrée au droit des tasseaux ou des joints debout.
La bande est clouée à sa partie supérieure et maintenue à sa partie inférieure par des pattes soudées sur le relief de la feuille et rabattues.
L'épaulement de la bande est recouvert d'un solin en talus partant de l'arête extérieure de la bande et rejoignant le parement de la maçonnerie (fig.
15).
COMMENTAIRE
L'épaulement de la bande peut venir se loger dans une entaille pratiquée dans la maçonnerie remplie ensuite de mortier avec finissage en solin
(solin engravé).
COMMENTAIRE
Le solin est de préférence en mortier bâtard (voir § 3.1.2.3).
COMMENTAIRE
Pour obtenir une bonne liaison entre bande et mortier, il est conseillé de sciotter le relief supérieur de la bande.
COMMENTAIRE
Les pénétrations discontinues sont des ouvrages isolés à l'intérieur de la surface de la couverture : souches, châssis, lanterneaux, cages
d'ascenseurs.
COMMENTAIRE
Le raccordement du derrière indépendant avec les deux feuilles de côté ne peut se faire par agrafure du fait de l'impossibilité de glisser la feuille.
La largeur du passage d'eau nécessaire dépend de la surface de ruissellement située en amont.
La hauteur du relief du derrière indépendant est fonction du débit et de la pente ; elle n'est jamais inférieure à 0,08 m.
Les assemblages transversaux sont effectués :
- par ressaut quelle que soit la pente,
- par simple recouvrement pour une pente égale ou supérieure à 0,01 m/m,
- par agrafure simple ou double pour le raccordement avec les feuilles supérieures.
6.4.1 support
Les bandes de recouvrement reposent sur un support en pente afin que les eaux soient rejetées vers l'extérieur de l'ouvrage recouvert.
COMMENTAIRE
Les bandeaux, bavettes dessus de souches, banquettes, jouées, chemins de faîtage, peuvent être protégés par des bandes de recouvrement en
aluminium.
Au-dessus d'un parement vertical en maçonnerie, la bande en saillie de 0,035 m comporte un ourlet sur sa rive extérieure, maintenu par une bande
d'agrafe (fig. 16).
COMMENTAIRE
La bande d'agrafe qui fait généralement 0,10 m de largeur est posée par bouts de 0,20 à 0,50 m de longueur, les joints ne dépassant pas 0,01 m.
Elle est fixée par clouage dans la maçonnerie soit directement, soit par tamponnage, en prenant les précautions qu'imposent les interdictions de
contact (§ 3.1.2.2, 3.1.2.3).
Lorsque le parement vertical situé au-dessous de la bande est recouvert d'aluminium, la bande comporte un larmier et ne fait pas saillie (fig. 17).
COMMENTAIRE
Pour obtenir une bonne tenue de la bande de recouvrement, il y a avantage à prendre une bande d'agrafe dans de l'aluminium d'une épaisseur
supérieure à 0,7 mm.
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Les bandes de recouvrement doivent être posées par bouts de 1,00 m et assemblées par :
- Des coulisseaux plats pour des bandes verticales, sans limite de largeur ou pour des bandes d'allure horizontale lorsque leur hauteur n'est pas
supérieure à 0,40 m. Dans le cas de chaperon à deux pentes, la largeur de 0,40 m est applicable à chaque versant ;
- Des couvre-joints à développement carré pour des bandes d'allure horizontale lorsque la largeur est supérieure à 0,40 m pour les
recouvrements de niveau ou à faible pente (chemin de circulation). Ils se posent avec une chemise de garantie ;
- Des couvre-joints à plastron. Même destination que la précédente et même obligation de pose de chemise de garantie ;
- Des bagues pour la jonction de bandes moulurées (par exemple des recouvrements de membrons) (fig. 18) ;
- Une jonction par simple recouvrement par des bandes verticales n'excédant pas 0,16 m de hauteur.
chatières
COMMENTAIRE
Les dimensions des chatières sont les mêmes que celles des chatières en zinc embouties de lanorme NF P 37-410.
L'ouverture pratiquée sur la feuille d'aluminium de couverture et destinée à l'aération du comble, comporte tout autour un relevé d'une hauteur de 3
cm.
Le relevé intérieur devant la grille de la chatière, doit être éloigné de celle-ci pour éviter à la pluie de pénétrer directement dans le comble.
La chatière peut être soudée sur son pourtour, sauf sur le devant, ou fixée par pattes (ce qui permet sa dépose éventuelle).
COMMENTAIRE
A cet effet, il est nécessaire qu'un chevron supplémentaire ait été placé dans l'entre-deux du chevronnage ou des entretoises de même
équarrissage que les chevrons au niveau de chaque marche.
On peut aussi exécuter sur une travée un plancher de 0,027 mm permettant ainsi la fixation directe.
COMMENTAIRE
Lorsqu'il est fait usage de crochets d'ancien modèle, ceux-ci sont assujettis à l'aide de boulons traversant le voligeage et la pièce de fixation,
laquelle est renforcée par une platebande en fer plat ou des rondelles placées sous la sous-face de celle-ci.
La queue du crochet est recouverte d'une manchette en aluminium empêchant l'entrée des eaux dans les trous du bois.
conditions générales
Les bois doivent satisfaire aux conditions suivantes :
- Etre secs à l'air : taux d'humidité compris entre 13 et 17 % ;
- Répondre aux caractéristiques de choix minimales indiquées au tableau ci-après.
essences utilisées
Ces essences peuvent être de provenance indigène ou d'importation. Pour les bois dits « du Nord », il peut être demandé une justification d'origine
à l'entrepreneur de couverture.
On entend par bois résineux du Nord, les bois résineux ayant crû au-dessus de 57° de latitude Nord et qui, de ce fait, présentent les qualités de
structure et de résistances particulières aux arbres résineux à croissance lente.
sapin et épicéa
Le sapin et l'épicéa sont à préférer à tout autre essence pour l'exécution des voligeages et les litonnages.
peuplier
Les voliges et feuillets de peuplier s'emploient dans certaines constructions légères et dans les dômes et les tourelles.
protection fongicide
Elle est recommandée pour les bois susceptibles de rester mouillés, ou placés dans de mauvaises conditions de ventilation.
protection insecticide
Elle est recommandée pour tous les bois feuillus, à bois parfait distinct et comportant de l'aubier, à l'exception du châtaignier.
1 généralités
La pente varie avec les conditions locales. Dans le tableau suivant, les pentes sont indiquées en mètres par mètre de projection horizontale.
NOTE 3
Se reporter à la carte des régions classées suivant les vents. Cette carte figure à l'annexe III du D.T.U. n° 40.2 Travaux de couverture en tuiles à
emboîtement ou en tuiles canal. Elle n'a pas été à nouveau reproduite ici (note de l'éditeur).
En l'absence de localisations plus précises, on adopte la répartition donnée par lesRègles définissant les effets de la neige et du vent sur les
constructions, dites Règles N.V..
régions
Du point de vue de la force des vents à prendre en compte, la France est divisée en trois régions :
région I
Côtes de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique jusqu'à Lorient sur une profondeur de 20 km.
Vallée du Rhône jusqu'à la pointe des trois départements : Isère, Drôme, Ardèche.
Provence, Languedoc, Roussillon, Corse.
Altitudes au-dessus de 500 m.
sites
A ces régions générales, il convient de superposer les effets résultant de la situation locale, d'où, dans chaque région, une subdivision en trois types
de site :
site protégé
Fond de cuvette entourée de collines sur tout son pourtour et protégé ainsi pour toutes les directions du vent.
Terrain bordé de collines sur une partie de son pourtour correspondant à la direction des vents les plus violents et protégé pour cette seule direction
de vent.
site normal
Plaine ou plateau pouvant présenter des dénivellations peu importantes, étendues ou non (vallonnements, ondulations).
site exposé
Au voisinage de la mer : le littoral sur une profondeur d'environ 5 km, le sommet des falaises, les îles ou presqu'îles étroites, les estuaires ou baies
encaissées et profondément découpées dans les terres.
A l'intérieur du pays : les vallées étroites où le vent s'engouffre, les montagnes isolées et élevées (par exemple Mont-Aigoual et Mont-Ventoux) et
certains cols.
Les sites correspondent à des surfaces localisées de très faible étendue par rapport aux régions.
#1- NF P03-001 (décembre 2000) : Marchés privés - Cahiers types - Cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux travaux
de bâtiment faisant l'objet de marchés privés
#2- NF P84-302 (décembre 1981) : Etanchéité - Feutre bitumé à armature en carton feutre (CF)
#3- NF P63-201-1 (DTU 51.1) (mai 1993, décembre 1997) : Parquets massifs et contrecollés - Partie 1 : Cahier des clauses techniques +
Amendement A1
#4- NF P34-403 (août 1987) : Couverture - Métal - Couvre-joints métalliques - Spécifications
#5- NF P41-220 (DTU 60.2) (juillet 1984, mai 1993, juin 1999, octobre 2000) : Travaux de bâtiment - Canalisations en fonte, évacuations d'eaux
usées, d'eaux pluviales et d'eaux vannes - Cahier des clauses techniques + Amendements A1, A2
#6- NF P41-212 (DTU 60.32) (novembre 1981, mai 1993, octobre 2000) : Travaux de bâtiment - Canalisations en polychlorure de vinyle non
plastifié - Evacuation des eaux pluviales - Cahier des charges + Amendement A1
#7- DTU P34-212/CCH (DTU 40.42) (juin 1965, avril 2000) : Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes en
aluminium - Cahier des charges + Erratum (DTU retiré)
#8- NF P37-410 (août 1987) : Accessoires de couverture - Chatières à grille métalliques - Spécifications
#9- NF P37-408 (septembre 1947) : Accessoires de couverture - Châssis de toiture à jet d'eau dit châssis parisien en tôle soudée ou rivée -
Terminologie - Dimensions
#10- NF P37-403,NF EN 517 (décembre 1995) : Accessoires préfabriqués pour couverture - Crochets de sécurité
#11- NF P31-202-1 (DTU 40.21) (octobre 1997, septembre 2001) : Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief -
Partie 1 : Cahier des clauses techniques + Amendement A1
Liste des figures
Tableau de l'article : 3.2.1.1.2 épaisseurs minimales des bois employés comme support
Tableau de l'article : 4.1.2 épaisseur du métal
Tableau de l'article : 4.1.3.2.1 pattes à tasseaux
Tableau de l'article : 4.1.3.2.1 pattes à tasseaux
valeur du recouvrement en fonction de la pente
dimensions et qualités des bois
Tableau de l'article : annexe II pointes pour couverture en aluminium
Tableau de l'article : 1 généralités