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FD E52-401

2010-12

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Boutique AFNOR

Pour : FOSELEV

Client 6255100

Commande N-20111216-498699-TA

le 16/12/2011 11:36
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FA166875 ISSN 0335-3931

FD E 52-401
Décembre 2010

Indice de classement : E 52-401

ICS : 53.020.01

Appareils de levage à charge suspendue


Gestes de commandement et vocabulaire
de service recommandés
E : Cranes — Recommended command movements and operation vocabulary
D : Kranes — Empfohlene Befehlsgesten und Vokabular für den Betrieb

Fascicule de documentation
publié par AFNOR en décembre 2010.
© AFNOR 2010 — Tous droits réservés

Remplace le fascicule de documentation NF E 52-401, d'avril 1955.

Correspondance À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Analyse Le présent document définit les gestes de commandement et le vocabulaire de


service recommandés, tels qu’échangés entre les signaleurs et les opérateurs
d’appareils de levage, aux fins d’assurer que les opérations de levage sont
exécutées en toute sécurité.
L’annexe A fournit un exemple d’affiche visualisant ces gestes.
L’utilisation de ces gestes de commandement et du vocabulaire reste subordonnée
à la décision du chef d’entreprise ou du responsable du chantier. L’annexe C donne
des informations à ce sujet.

Descripteurs Thésaurus International Technique : matériel de manutention, appareil de levage,


vocabulaire, geste de commandement, levage, personnel, qualification, sécurité.

Modifications Par rapport au document remplacé :


— prise en compte du vocabulaire normalisé ISO et CEN en matière de types
d’appareils de levage concernés et d’intervenants dans le cadre des processus
de levage ;
— ajout des gestes de commandement pour l’aimantation et la désaimantation des
organes de préhension.

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — [Link]

© AFNOR 2010 AFNOR 2010 1er tirage 2010-12-F


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Appareils de levage à charge suspendue UNM 84

Membres de la commission de normalisation


Président : MME DUSSAUGEY
Secrétariat : MME LECLER — UNM

M AIGUEBONNE MINISTERE TRAVAIL RELATIONS SOCIALES ET SOLIDARITE


M AMEUR MINISTERE TRAVAIL RELATIONS SOCIALES ET SOLIDARITE
M ARCHER SAPEM
M ARTARIT INRS
M AUVIGUE TEREX CRANES
M BENCTEUX ECL
M BERNERT TOTAL SA CTG
M BIERI DEMAG CRANES & COMPONENTS
M BOHNENKAMP MANITOWOC CRANE GROUP France
M BOMBENGER HAACON
M BOTTE TOTAL
M CLOUARD KONE CRANES
M CONVARD DEMAG CRANES & COMPONENTS
M COPIN TRACTEL SAS
M DENOËL SAPELEM
M DEPALE CETIM
MME DUSSAUGEY CISMA
MME EGEA EDF
M FLATRES YALE LEVAGE
M FOSSI TRACTEL SOLUTIONS
M FRANCOIS CISMA
M GALAND STARTEC
MME GINESTY MINISTERE TRAVAIL RELATIONS SOCIALES ET SOLIDARITE
M GIVET JAY ELECTRONIQUE
M GOUAULT VERLINDE
M GUILLOSSOU HUCHEZ
M HEDELIN UFL
M HUCHEZ HUCHEZ
M HUGUET TRACTEL/IFMS
MME IBANEZ BNPé
M LEMOINE FNTP
M LOPION SAPELEM
M MITON MANITOWOC CRANE GROUP France
MME NGO INYUMA CISMA
M OUVRARD FIXATOR
M PERRIER TRACTEL SAS
M PICART MINISTERE TRAVAIL RELATIONS SOCIALES ET SOLIDARITE
M PIRON REEL
M RATSIMIHAH INRS
M RAULT TEREX CRANES
M REVAUD EDF
M ROBLOT TRACTEL SAS
M SAJAS ABUS STANDLEV
M SCHAEFFER TRACTEL SAS
MME TULLIO DALMEC FRANCE
M VERLINDE LIFTEC
M WILHELM FFC CONSTRUCTEURS
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—3— FD E 52-401

Sommaire
Page

Avant-propos ....................................................................................................................................................... 4

1 Domaine d'application ....................................................................................................................... 4

2 Termes et définitions ......................................................................................................................... 5

3 Fonctions et compétences détaillées des personnels impliqués ................................................. 6


3.1 Généralités .......................................................................................................................................... 6
3.2 Fonctions du chef de manœuvre ......................................................................................................... 6
3.3 Fonctions du signaleur ......................................................................................................................... 6
3.4 Fonctions de l’opérateur de la grue ..................................................................................................... 7
3.5 Cumul éventuel des fonctions .............................................................................................................. 8

4 Principes suivis pour l’établissement des gestes de commandement ........................................ 8


4.1 Définition et explication des gestes ..................................................................................................... 8
4.2 Gestes des bras ................................................................................................................................... 9
4.3 Moyens accessoires ............................................................................................................................ 9

5 Principes suivis pour l’établissement du vocabulaire de service :


utilité et choix des mots .................................................................................................................. 10

Annexe A (informative) Tableaux des gestes de commandement


pour les appareils de levage à charge suspendue ................................................................... 11

Annexe B (informative) Vocabulaire de service pour les appareils de levage à charge suspendue ...... 14

Annexe C (informative) Mise en application du tableau des gestes — Formation ................................... 15


C.1 Mise en application des gestes .......................................................................................................... 15
C.2 Formation des personnels impliqués ................................................................................................. 15

Annexe D (informative) Explications détaillées des gestes et signaux — Pratiques ............................... 16


D.1 Détail des gestes et signaux .............................................................................................................. 16
D.2 Pratiques d’emploi des gestes de commandement ........................................................................... 20

Annexe E (informative) Termes utilisés ........................................................................................................ 22


E.1 Commentaires relatifs aux termes utilisés ......................................................................................... 22
E.2 Commande par téléphone ou par radio ............................................................................................. 23

Bibliographie ..................................................................................................................................................... 24
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FD E 52-401 —4—

Avant-propos

Une première publication du fascicule de documentation NF E 52-401 avait été jugée nécessaire pour les raisons
principales suivantes :
— les gestes et vocabulaire destinés à aboutir à une même opération de levage étaient notablement différents
d’une région géographique à l’autre, d’une entreprise ou d’un chantier à l’autre, voire d’un atelier à l’autre dans
une même entreprise ; ce qui pouvait créer des confusions susceptibles d’aboutir à des situations dangereuses ;
— ces gestes et vocabulaire étaient le plus souvent transmis par tradition, sans référence à des documents écrits,
ce qui impliquait manque de précision, perte d’informations et de connaissances, et débouchait sur une
certaine inefficacité et disparité de la formation donnée à la main d’œuvre nouvelle dans les entreprises et sur
les chantiers.
Les tableaux des gestes de commandement 1) et du vocabulaire de service qui figurent dans le fascicule
de documentation NF E 52-401:1955 ont été largement diffusés et constituent toujours la référence pour
de nombreux établissements et chantiers, dans lesquels ils sont affichés en l’état.
Toutefois, depuis la publication du fascicule de documentation NF E 52-401:1955, des travaux européens et
internationaux ont été menés, par exemple en matière de vocabulaire relatif aux types d’appareils de levage et
aux personnels intervenants dans une opération de levage, ainsi que de missions leur incombant. Il a été jugé
nécessaire en conséquence d’éclaircir certains aspects du fascicule précité, tout en gardant en l’état les tableaux
des gestes et du vocabulaire de service.
Les gestes de commandement et le vocabulaire de service restent cependant essentiellement liés à des usages
nationaux même si l’on peut noter quelques tentatives d’internationalisation. C’est par exemple le cas de la
norme ISO 9926-3:2005, relative à la formation des conducteurs (opérateurs) de grues à tour, qui définit dans
son Annexe A (informative) un nombre limité de gestes de commandement en pratique en Europe, en Australie
et au Japon.
Les gestes de commandement et le vocabulaire de service décrits dans le présent document peuvent être utilisés
dans une entreprise (sur décision du chef d’établissement) ou sur un chantier 2) pour les manutentions dites
courantes qui ne comprennent pas nécessairement celles relatives aux travaux de montage ni de fabrication pour
lesquelles chaque établissement peut avoir des habitudes qu’il désire maintenir.

1 Domaine d'application
Le présent document définit les gestes de commandement et le vocabulaire de service permettant d’assurer,
de manière non ambigüe et donc sûre, les opérations de levage. Ces gestes et vocabulaire sont ceux effectués
ou énoncés par un chef de manœuvre ou un signaleur à destination d’un opérateur d’appareil de levage à charge
suspendue.
Ils sont illustrés dans les tableaux des Annexes A, B.
Les annexes D et E explicitent de manière détaillée la façon dont ils ont été définis.
Le présent document peut concerner les gestes et vocabulaire utilisés dans les opérations de levage effectuées
à l’aide des grues de chargement, des grues à flèche pivotante, des grues mobiles, des portiques et ponts
roulants, des grues à tour définis respectivement dans les normes NF EN 12999, NF EN 14985, NF EN 13000,
NF EN 15011, NF EN 14439+A2.
Les normes NF ISO 4306-1, 2, 3 et 5 définissent par famille d’appareils de levage les divers types existants,
à la manœuvre desquels l’utilisation des gestes de commandement et du vocabulaire de service décrits dans le
présent document peut également s’appliquer.
L’utilisation des gestes de commandement et du vocabulaire de service dans une entreprise ou sur un chantier
reste subordonnée à une décision du chef d’entreprise ou du responsable du chantier, selon le cas.
L’Annexe C (informative) précise les conditions dans lesquelles cette utilisation peut être décidée et mise
en œuvre.

1) L’établissement d’un Tableau des gestes de commandement répond à une recommandation de l’Organisation
Internationale du Travail : «Règlement type de sécurité pour les établissements industriels à l’usage
des Gouvernements et de l’Industrie» (Genève 1949 — Règle 153).
2) S’agissant des ports, on peut utiliser le code d’usage qui est reproduit dans le manuel des dockers. Les gestes
de commandement sont identiques à ceux illustrés au Tableau de l’Annexe A, sauf celui commandant
le mouvement de déplacement horizontal «viens sur moi» qui est spécifique aux ports.
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—5— FD E 52-401

2 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s'appliquent.
NOTE Pour d’autres définitions, on pourra également utiliser les normes NF ISO 4306, parties 1, 2, 3 et 5.

2.1
opération de levage
processus consistant à transporter une charge d’un point à un autre en utilisant un appareil de levage à
charge suspendue
NOTE 1 Ce processus se déroule entre une zone dite de départ et une zone dite d’arrivée (ou inversement) au voisinage
desquelles les mouvements de la charge sont effectués sous la responsabilité conjointe de l’opérateur de la grue et du
signaleur de départ (en zone de départ) ainsi que du signaleur d’arrivée (en zone d’arrivée). La maîtrise des mouvements,
c’est-à-dire leur réalisation sans incident est obtenue via un système de communication fondé sur des gestes de
commandement et un vocabulaire de service utilisés par le signaleur à usage de l’opérateur de la grue. Voir Figure 1.

NOTE 2 Le cas échéant, une zone intermédiaire entre les zones de départ et d’arrivée peut exister, en fonction de la
configuration de l’opération. Cette zone intermédiaire est dite de «marche libre» et le déplacement de la charge s’y effectue
sous la seule responsabilité de l’opérateur de la grue.

2.2
chef de manœuvre
personne qui commande dans chacune des zone déterminées (dites de départ et d’arrivée), une équipe qui
procède aux opérations d’arrimage et d’élingage (désarrimage, décrochage) et communique avec l’opérateur de
la grue pour réaliser l’opération de levage prévue de manière sûre
NOTE 1 Cette équipe peut comporter un signaleur, un ou plusieurs élingueur(s).

NOTE 2 En fonction de la configuration du site dans lequel se situe l’opération, de la configuration des zones de départ
et d’arrivée et de leurs positions respectives, de la nature de la course à faire effectuer à la charge (en particulier selon la
présence ou non d’obstacles à éviter sur le parcours), de la charge elle-même, l’équipe dirigée par le chef de manœuvre
peut être plus ou moins étoffée (voir 3.3. et 3.4). Dans le cas d’opérations très simples, le chef de manœuvre peut avoir
en même temps les missions de signaleur, voire d’élingueur.

2.3
signaleur
personne qui a pour mission de donner les instructions nécessaires à l’opérateur de la grue afin que l’opération
de levage soit réalisée en toute sécurité
NOTE 1 Le signaleur est appelé parfois «chef de palan», «commandeur», voire «élingueur» lorsqu’il remplit également
ces missions en plus de celles de signaleur.

NOTE 2 Pour plus d’informations relatives aux tâches du signaleur, voir 5.5 de la norme NF ISO 12480-1:2000.

2.4
élingueur
personne qui a pour mission d’accrocher la charge sur l’accessoire de préhension de la grue en zone de départ
(et de décrocher la charge de ce même accessoire en zone d’arrivée), ainsi que d’utiliser les appareils et
équipements de levage conformément au plan d’utilisation destiné à assurer le bon positionnement des charges
NOTE 1 Selon la disposition des lieux et la manœuvre à effectuer et notamment lorsque l’opérateur de la grue conserve
une visibilité directe sur l’élingueur pendant toutes les phases de manœuvre de la charge, l’élingueur et le signaleur
peuvent être une seule et même personne. S’il y a plus d’un élingueur, il convient que seul l’un d’entre eux assume
la responsabilité de signaleur à un moment donné, en fonction de leurs positions respectives par rapport à la grue.

NOTE 2 Pour plus d’informations relatives aux tâches de l’élingueur, voir 5.4 de la norme NF ISO 12480-1:2000.

2.5
opérateur de grue
personne qui fait fonctionner la grue afin de positionner et déplacer des charges
NOTE Selon le type d’appareil de levage, les usages locaux, les professions concernées, les termes suivants sont
également utilisés et sont considérés comme synonymes d’opérateur : conducteur, grutier, pontonnier, …
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Figure 1 — Illustration des diverses zones d'intervention

3 Fonctions et compétences détaillées des personnels impliqués

3.1 Généralités
Les fonctions et les compétences des opérateurs, des élingueurs et des signaleurs sont décrites en 4.4 et 4.5
de la norme NF ISO 12480-1:2000, ainsi qu’à l’Article 5 de la norme ISO 15513:2000.

3.2 Fonctions du chef de manœuvre


Les opérations ci-après sont décrites pour le «chef de manœuvre au départ» et le «signaleur au départ».
Pour le chef de manœuvre à l’arrivée et le signaleur à l’arrivée — opérer en sens inverse.
a) Le chef de manœuvre commande l’équipe à terre, y compris le signaleur qui procède notamment aux
opérations d’élingage.
b) Lorsque l’élingage est terminé, le chef de manœuvre au départ indique à la voix au signaleur le moment où
la charge peut être enlevée, la destination, éventuellement l’itinéraire et les précautions spéciales.
c) Le chef de manœuvre à l’arrivée décide du moment où, la place étant dégagée, la charge peut être descendue.

3.3 Fonctions du signaleur


3.3.1 Missions du signaleur
Pour toute manœuvre de charges, le signaleur a les missions suivantes :
a) Le signaleur est l’auxiliaire du chef de manœuvre dont il reçoit les ordres. Il devient le chef de l’opérateur de la
grue dès qu’il a fait le geste de prise de commandement et que l’opérateur a répondu «compris». Il dispose
de l’appareil de levage à partir de ce moment, sans avoir à renouveler le geste de prise de commandement.
Dès que la charge est mise en mouvement au départ et tant qu’elle est en mouvement, le signaleur a
la responsabilité des ordres donnés à l’opérateur de la grue.
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b) Le signaleur est chargé de communiquer avec l’opérateur de la grue par signaux à bras. Il doit pouvoir disposer
de ses deux bras.
c) Le rôle du signaleur est de faire opérer par l’opérateur de la grue le déplacement d’une charge suspendue
au crochet (ou du crochet vide), vers son point de destination.
À cet effet, il fait les gestes de commandement (qui sont immédiatement exécutoires) correspondant
à des déplacements élémentaires successifs soit verticaux, soit horizontaux (dans l’axe de l’appareil ou par
le travers).
Il n’est pas tenu de répéter un geste, sauf pour les mouvements d’approche (2 bis, 3 bis, 4 bis, voir l’Annexe D).
d) Le signaleur n’intervient pas dans le choix des leviers ou manettes que l’opérateur actionne.
e) Au départ et pendant le déplacement dans les limites de la zone assignée, le signaleur s’assure que les
élingues soutiennent correctement la charge et il suit la charge des yeux pendant le déplacement,
pour intervenir s’il y a quelque chose de suspect.
f) Pendant le déplacement, le signaleur guide la charge de façon à éviter les obstacles.
NOTE Son rôle est primordial, parce que l’opérateur de la grue n’a pas la sensation du relief et ne peut apprécier
la distance de la charge à un obstacle tant qu’elle n’est pas parvenue à proximité de repères connus.

g) Le signaleur n’abandonne le commandement du déplacement que lorsque la charge est parvenue


à destination ou à la limite fixée.
h) Avant de donner un ordre de descendre le crochet ou la charge, le signaleur vérifie visuellement avec le plus
grand soin qu’il n’y a absolument personne à l’endroit où va arriver le crochet ou la charge.
NOTE L’ordre de descendre la charge est en effet, entre tous, celui qui est le plus susceptible d’occasionner un accident.

3.3.2 Emplacement du signaleur


Pour bien remplir sa fonction, il convient que le signaleur choisisse une place lui permettant :
— d’être parfaitement vu par l’opérateur de la grue ;
— de voir aussi bien que possible la charge et de la suivre des yeux pendant son déplacement dans la zone qui lui
est affectée ;
— de ne pas être menacé par la charge, si elle arrive sur lui.
Si le signaleur ne voit pas à la fois l’opérateur de la grue et la charge, il convient qu’il reste en vue de l’opérateur
de la grue. Il peut demander au besoin au chef de manœuvre, un auxiliaire comme relais pour le renseigner sur
la situation de la charge.
EXEMPLE Sur un chantier de construction de maison, le signaleur peut rester sur le haut du mur côté grue et placer
un auxiliaire sur l’arête du côté opposé qui le renseigne pour la descente de la charge.

3.3.3 Désignation du signaleur


Le signaleur fait partie de l’équipe dirigée par le chef de manœuvre et est en général désigné par lui. Il peut être
aussi désigné nommément par la direction pour un poste, une manœuvre ou une durée déterminée.
Le signaleur est de préférence désigné à l’avance, connu de l’opérateur de la grue et maintenu dans ses fonctions
pendant toute la durée d’une séance de travail.

3.4 Fonctions de l’opérateur de la grue


Pour toute manœuvre de charges, l’opérateur a les missions suivantes :

3.4.1 Une fois la prise de commandement effectuée par le signaleur, l’opérateur de la grue obéit à un geste du
signaleur ordonnant un déplacement de la charge, dès qu’il perçoit le geste : le premier geste reçu est le geste
d’exécution, il n’y a pas d’ordre préparatoire.
L’opérateur de la grue n’attend pas une répétition du geste qui n’est obligatoire que dans les mouvements
d’approche.
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3.4.2 L’opérateur de la grue traduit les gestes du signaleur en manipulations d’organes de manœuvre.
Il exécute le déplacement de la charge en suivant les règles techniques de conduite de l’appareil.
L’opérateur de la grue continue le déplacement commencé tant qu’il ne perçoit pas un autre ordre ou un ordre
d’arrêt, à moins que la sécurité ou les consignes de l’appareil ne l’obligent à suspendre le mouvement.
Si l’opérateur de la grue ne peut exécuter correctement l’ordre qui lui est donné, par exemple :
— s’il ne voit pas bien un geste,
— si plusieurs personnes font en même temps des gestes de commandement,
— si un geste n’est pas celui du tableau de l’Annexe A,
il arrête le déplacement pour assurer la sécurité et demande des ordres.

3.5 Cumul éventuel des fonctions


À l’un ou à l’autre poste, le personnel peut être réduit en nombre, mais les fonctions subsistent même si elles sont
confiées à la même personne.
Si le «chef de manœuvre» est en même temps «signaleur», dénommé ci-après «chef de manœuvre-signaleur»,
il convient qu’il porte une attention particulière à ce que les gestes de la main adressés à son équipe ne puissent
être confondus avec les gestes destinés à l’opérateur de la grue.
Il convient que le «chef de manœuvre-signaleur» se conforme scrupuleusement aux attitudes de commandement
prescrites par le Tableau des gestes de l’Annexe A, qui ont été étudiés pour éviter toute confusion.
S’il n’y a qu’une personne qui assure les fonctions d’élingueur et de signaleur elle exécute les gestes du signaleur
seulement après avoir placé les élingues.
Il peut arriver enfin que l’«élingueur-signaleur» soit obligé de guider la charge avec la main et ne dispose plus alors
de ses deux bras. Il est autorisé cependant à commander encore l’opérateur de la grue lorsqu’il dispose d’un bras,
à condition qu’il prenne certaines dispositions, énumérées en D.2.2.3.

4 Principes suivis pour l’établissement des gestes de commandement

4.1 Définition et explication des gestes


NOTE C’est un même bonhomme-type qui paraît dans tous les gestes de l’Annexe A. Il a été articulé pour donner le tracé
des différents gestes. Il est accompagné d’une silhouette destinée à schématiser l’amplitude du geste.

L’établissement des gestes et signaux repose sur les éléments suivants :


a) Attitude du signaleur : le signaleur prend toujours une attitude énergique pour commander l’opérateur de la grue.
Le signaleur n’est pas tenu de continuer le mouvement des bras, sauf pour les mouvements complémentaires
d’approche (voir gestes n° 2 bis, 3 bis et 4 bis de l’Annexe A) car il convient que l’opérateur de la grue obéisse
au premier geste.
Le signaleur n’a pas besoin de regarder l’opérateur de la grue, sauf pour la prise et la cessation de
commandement (gestes n° 1 et 7 de l’Annexe A) : il regarde la charge. Il peut être vu de face, de 3/4, ou de dos.
b) Signaux sonores ou lumineux : aux signaux par gestes du signaleur, il convient d’ajouter les signaux sonores
ou lumineux suivants :
- un signal sonore du signaleur qui peut appuyer le geste n° 1 de l’Annexe A et qui est facultatif ;
- les trois signaux sonores et lumineux que peut employer l’opérateur de la grue, groupés sous le titre
«Réponse de l’opérateur de la grue» (voir D.1.3).
Pour les explications détaillées relatives à l’établissement des gestes et signaux, voir l’Annexe D.
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4.2 Gestes des bras


Les principales lignes directrices des gestes et signaux sont indiquées ci-après :
a) Subordination : deux gestes : «Prise de Commandement» et «Cessation de Commandement» déterminent
la période pendant laquelle il y a subordination effective de l’opérateur de la grue au signaleur.
Le poing fixe sur la hanche (ex : 6 gestes de la catégorie 1, voir Annexe D.1.1) ou un bras fixe appliqué en travers
du corps (ex : les 3 mouvements lents d’approche de la catégorie 3, voir D.1.1) ou des positions caractéristiques
des deux bras (ex : 3 gestes de la catégorie 4, voir D.1.1) indiquent que les gestes dits sont des ordres.
b) Concision : il convient que le signaleur soit en mesure d’exprimer au moyen d’un nombre strictement limité
de gestes (douze) tous les ordres qui peuvent être nécessaires pour le déplacement d’une charge dans une
manutention courante.
c) Respect des réflexes de l’homme : les gestes ont été choisis autant que possible parmi des gestes déjà
en usage en s’inspirant également des réflexes acquis dans la pratique du Code de la Route.
d) Ampleur et Dynamisme : tous les gestes font appel à des mouvements amples et dynamiques.
- Ampleur : les mouvements amples ont été choisis de préférence aux mouvements des mains et des doigts
afin d’être discernables, dans toutes les conditions d’éclairage et de distance à envisager.
- Dynamisme : Pour provoquer, soit un déplacement de la charge, soit un arrêt, il convient que le signaleur
fasse toujours un mouvement du bras ou de l’avant-bras ; mais il n’est pas tenu de le poursuivre,
sauf pendant la durée des mouvements d’approche.
e) Différenciation : dans la mesure du possible, les gestes sont différenciés de plusieurs manières, afin qu’ils
puissent être plus sûrement identifiés, par exemple :
- les mouvements sont exécutés dans des secteurs biens précisés de l’espace par exemple :
• dans un plan vertical, à droite ou à gauche de l’axe du corps,
• dans un plan horizontal, en-dessous ou en-dessus, etc.
- les tracés des mouvements sont de conception différente.
Il convient que les deux mouvements essentiels «MONTÉE» et «DESCENTE» ne puissent pas être confondus,
puisque la «MONTÉE» se fait avec une rotation de l’avant-bras vers le haut, le geste «DESCENTE» avec le bras
tendu vers le bas ou avec une rotation de l’avant-bras vers le bas.
Ces deux mouvements restent différenciés dans les conditions les plus difficiles, même si le signaleur est vu en
raccourci, par exemple lorsqu’il se trouve au balcon d’une maison en construction, alors que l’opérateur de la grue
est au sol.
f) Exactitude : les gestes ont été décrits avec une grande précision par le dessin et les textes afin que le signaleur
puisse les reproduire d’une manière qui ne prête pas à confusion et afin de permettre la formation au besoin
«sur le tas».

4.3 Moyens accessoires


Des gestes exécutés par un signaleur, en tenue quelconque de travail, sans insigne particulier, peuvent suffire
pour diriger un appareil de levage ; mais il peut être avantageux de souligner les gestes par des moyens
accessoires suivants :
a) Pour faciliter la visibilité des bras, lorsque l’éclairage du lieu de travail n’a pu être convenablement assuré, on peut
utiliser des manchettes blanches (par paires), ou une palette blanche ou colorée (une seule palette qui est maniée
par le bras actif). Une palette blanche en forme de flèche acérée 10 cm × 30 cm est particulièrement visible.
S’il y a plusieurs ponts dans un même hall, il est possible d’utiliser des palettes colorées diversement,
au besoin avec des peintures luminescentes.
Une palette n’est pas à elle seule un insigne de commandement.
b) Pour distinguer le signaleur, au cas où il est désigné nommément, on peut lui donner par exemple une casaque
blanche (cas du blondin), ou encore un brassard de commandement (blanc ou de couleur) fixé à l’un des bras,
ou encore un bandeau à la casquette (bande blanche ou multicolore : ceci lorsqu’il est seul autorisé à donner
des ordres pendant toute la durée d’une séance de travail).
Cet équipement spécial, qui fait de celui qui le porte le seul à qui l’opérateur de la grue obéit pendant la séance
de travail, ne le dispense pas d’exécuter les gestes de commandement avec une exactitude scrupuleuse.
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5 Principes suivis pour l’établissement du vocabulaire de service : utilité et choix


des mots
Le présent fascicule, qui traite des relations du signaleur avec l’opérateur de la grue et prévoit à cet effet des
commandements par gestes, ne précise pas le mode de communication du chef de manœuvre avec le signaleur.
Or, c’est par des mots que le chef de manœuvre s’exprime et ce sont des mots que le signaleur traduit par des
gestes : il faut évidemment que les mots employés soient les mêmes et choisis d’un commun accord.
Quant à l’opérateur de la grue, il est amené à traduire les gestes qu’il perçoit en termes correspondant aux
inscriptions des manettes de commande de l’appareil de levage.
Parfois, il est susceptible d’entendre les conversations à terre, lorsque sa cabine est proche du sol ; il peut être
tenté de les écouter, bien que ce soit le geste qui fasse foi en terme de commandement ; et s’il entend des
expressions inhabituelles, il peut être troublé. Des accidents se sont produits pour ce motif.
En dernier lieu, dans certains grands chantiers, il y a coexistence entre la signalisation par gestes et l’usage
de la radio et il faut pouvoir passer de l’un à l’autre (voir l’Annexe E).
Pour tous ces motifs, un «VOCABULAIRE DE SERVICE POUR APPAREILS DE LEVAGE» susceptible d’être
employé à terre entre le chef de manœuvre et le signaleur et d’être utilisé pour les inscriptions à bord des cabines
ainsi que dans les communications par téléphone avec l’opérateur de la grue, a été étudié, de telle sorte que les
trois éléments :
— déplacement à effectuer ;
— gestes des bras ;
— expression vocale ;
se correspondent toujours.
Pas plus que le tableau des gestes de commandement, le vocabulaire de service n’est automatiquement
obligatoire, mais en s’y conformant, la discordance des termes et l’incompréhension qui en est la conséquence
peuvent être évitées.
À ces divers titres, un vocabulaire composé d’un nombre de mots strictement limité a été défini, comme cela a été
fait pour les gestes. Les mots choisis désignent sans ambigüité le déplacement à effectuer.
Leur sonorité a été examinée sous le double point de vue : être bien entendus malgré le bruit d’usine, ne pas
pouvoir être confondus avec les autres mots du vocabulaire. Ont été introduits dans le vocabulaire certains termes
préconisés par le Code de levage des Ports déjà en service.
Plusieurs expressions, pouvant paraître judicieuses ont été écartées après examen des résultats d’une étude
extrêmement poussée ayant démontré les confusions possibles des sons.
Pour les termes utilisés et les commentaires associés, voir l’Annexe E.
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Annexe A
(informative)
Tableaux des gestes de commandement
pour les appareils de levage à charge suspendue
Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

Les Tableaux A.1 et A.2 définissent respectivement les gestes de commandement d’usage général et
d’aimantation/désaimantation
NOTE Le détail des gestes de commandement est explicité à l’Annexe D.

Tableau A.1 — Gestes de commandement d'usage général


Prise de Montée Montée lente Le tableau est valable
commandement tel quel pour
ou Attention
Préparez-vous
à changer d’allure

Un poing sur la hanche Un poing sur la hanche, De 3/4. L’un des bras est 1 à 8 Ponts roulants (et blondins fixes)
(signe de commandement), l’autre bras à demi-tendu appliqué sur le corps hauteur 1 à 8 Grues fixes (et engins de bord)
l’autre bras tendu vers le haut, au-dessus de poitrine. L’autre bras tendu, 1 à 9 Grues mobiles (chantiers de bâtiment
verticalement au-dessus des épaules, faire tourner nettement au-dessus, paume ou naval)
de la tête reste immobile. l’avant-bras. vers le haut, fait un mouvement
SIFFLET (facultatif) : lent de va-et-vient.
signal long
Descente Descente lente Réponse du pontonnier à la prise
de commandement par signaux
sonores ou lumineux
Compris

Je vous obéis (1 signal bref)

Répétez
••
Je demande
des ordres (2 signaux brefs)

Garez-vous
Danger immédiat ---------------------
(signaux longs
et précipités
Appareil en détresse ---------------------
ou signal continu)
Un poing sur la hanche : De 3/4. L’un des bras est
En marche libre
— l’autre bras tendu vers le bas (la main à hauteur de la appliqué sur le corps à hauteur
hanche, paume en dessous) s’abaisse énergiquement de poitrine. L’autre bras tendu, ••••
nettement en-dessous, paume Appareil
jusqu’à mi-chemin de la verticale ou
vers le bas, fait un mouvement en déplacement (signaux isolés
— l’autre bras à demi-tendu vers le bas, faire tourner espacés)
lent de va-et-vient.
l’avant-bras.
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Tableau A.1 — Gestes de commandement d'usage général (suite)


Déplacement horizontal Déplacement horizontal lent Déplacement
du portique
(support de grue)

Un poing sur la hanche, l’autre bras demi-tendu ver le haut De 3/4. L’un des bras est appliqué sur le corps De 3/4. Se placer dans la
fend l’air dans un plan vertical jusqu’à la ligne de poitrine, à hauteur de poitrine, l’avant-bras bien dégagé ; direction où le portique
dans la direction où la charge doit être portée. la main se silhouette verticalement, la paume vers (chariot, support quelconque)
l’extérieur. L’autre bras à peu près tendu, doit être déplacé : faire
la main verticale à même hauteur que la première, le geste de déplacement
faire le geste de repousser un objet dans la horizontal simultanément
direction voulue, revient et recommence. avec les deux bras.
Arrêt Arrêt express Fin de commandement Accompagnement

Un poing sur la hanche, Faire le geste d’arrêt Face au pontonnier. Les deux Le signaleur s’avance dans la direction
l’autre bras se déploie simultanément des bras encadrant la figure se voulue. Un poing sur la hanche, l’autre bras
énergiquement à hauteur deux bras : développent énergiquement tendu vers le bas est balancé le long
de poitrine. Le pontonnier — soit pour terminer jusqu’à la ligne de poitrine. du corps dans le sens de la marche.
doit arrêter l’appareil un mouvement, Ce geste signifie : «ce n’est plus
progressivement. — soit en raison d’un danger moi qui vous donne des ordres».
inopiné et immédiat.
Règles — Le signaleur est le guide du pontonnier pour le Conseils — Avant PRISE EN APPLICATION
déplacement de la charge suspendue ou du crochet vide. de passer d’un
Avant tout il se fait reconnaître comme chef par le geste pris de mouvement rapide Établissement ................................................

commandement. Il doit commander énergiquement. Le signaleur à un mouvement lent


......................................................................................
commande successivement les déplacements simples que peut et en cas de mauvais
donner le pont ou la grue : montée, descente, déplacement comportement Atelier ....................................................................
horizontal dans l’axe ou par le travers. Le geste marque à la fois de la charge il est
la nature du déplacement et l’ordre d’exécution. Sauf pour les préférable d’avertir Énergie .................................................................
mouvements lents (gestes 2 bis, 3 bis, 4 bis), le signaleur n’est pas le pontonnier par
tenu de renouveler le geste. Il surveille la tenue de la charge le geste «Attention». Consigne particulière
au départ et en déplacement, dans la zone dont il est chargé.
......................................................................................
Il n’a pas besoin de regarder le pontonnier sauf pour les gestes
«pris et fin de commandement». ......................................................................................
Le pontonnier obéit au signaleur au 1er geste. Il continue Date Signature
le mouvement prescrit, jusqu’au geste suivant.
..................................
Le pontonnier ne bouge pas s’il ne voit pas bien le geste, ou si
deux personnes prennent le commandement simultanément :
il demande alors des ordres.
Le pontonnier suspend un déplacement s’il y a danger ou si les
consignes d’emploi du pont ne permettent pas de le poursuivre :
il demande des ordres.
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Tableau A.2 — Aimantation — Désaimantation

Aimantation Désaimantation

Face à l’opérateur de la grue, le signaleur vient poser le plat Depuis la position finale atteinte lors de la commande
d’une de ses mains (initialement depuis la position, bras d’aimantation, le signaleur ramène la main placée au
demi tendu vertical, paume de la main face à l’opérateur), dessus à la position bras demi tendu vertical, paume face
sur le dos de son autre main. à l’opérateur. Cette position est maintenue par le signaleur
jusqu’à la désaimantation effective.
Il effectue alors un mouvement rotatif de la main sur l’autre
jusqu’à ce que l’aimantation soit effective.
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Annexe B
(informative)
Vocabulaire de service pour les appareils de levage à charge suspendue
Init numérotation des tableaux d’annexe [B]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [B]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [B]!!!

Le vocabulaire du Tableau B.1 est étudié pour être employé :


— à terre, entre le chef de manœuvre et le signaleur ;
— dans les communications par téléphone ou radiophonie avec le conducteur d’un engin.

Tableau B.1 — Vocabulaire de service pour les appareils de levage à charge suspendue
Termes souvent employés
Expressions à employer Téléphone pour les grues de
Déplacements à faire N° du
(prononcer soigneusement déchargement des ports,
effectuer à la charge geste Radiophone
les syllabes muettes) on emploie le plus souvent
les termes suivants :
Appel 1 DÉBUT Allo pont n° N Oh ! Oh !
Ici poste n° P

DÉPLACEMENTS VERTICAUX
TOUS APPAREILS

normal 2 Monte .......................................... (Mont-tte) Vire


Monter
lent 2 bis Monte un peu Vire un peu
normal 3 Descends en bas ........................................ Amène
Descendre
lent 3 bis Baisse encore Amène un peu

DÉPLACEMENTS HORIZONTAUX
PONTS ROULANTS ET BLONDINS

normal 4 En avant .......................................................


Translation lent 4 bis En avant un peu
du pont normal 4 En arrière .....................................................
lent 4 bis En arrière un peu

normal 4 À droite ................................... (A droit-tte)


lent 4 bis À droite un peu
Chariotage
normal 4 À gauche .............................. (A gau-sche)
lent 4 bis À gauche un peu

GRUES FIXES ET MATS DE CHARGE

Translation normal 4 Allonge ...................................... (Allon-ge)


lent 4 bis Allonge un peu d°
radiale
par flèche normal 4 Rentre .......................................... (Ren-tre)
articulée lent 4 bis Rentre un peu

normal 4 À droite ................................... (A droit-tte)


Déplacement lent 4 bis À droite un peu
circulaire normal 4 À gauche .............................. (A gau-sche)
lent 4 bis À gauche un peu
GRUES MOBILES

En plus 9 Termes géographiques tels que :


déplacement du support côté ville, côté port, etc.
(translation ou chariotage)

TERMINAISON
- TOUS APPAREILS -
Arrêt 5 Halte ................................................ (All-tte) Stop
du mouvement normal en cours

Arrêt express 6 Stop .............................................................. Stop

Accompagnement 8 Refoule ................................... (Refoû-oûle)

Fin de commandement 7 Terminé ........................................................ Fini


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Annexe C
(informative)
Mise en application du tableau des gestes —
Formation
Init numérotation des tableaux d’annexe [C]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [C]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [C]!!!

C.1 Mise en application des gestes


La mise en application du tableau des gestes recommandés dépend d’une décision du chef d’établissement
compte tenu de la formation du personnel.
Il convient que le chef d’établissement indique sur le tableau des gestes (voir Annexe A), dans la case réservée,
à quels ateliers et appareils de levage il est applicable.
Il convient de ne pas modifier ni tracés, ni textes, certains des gestes doubles pouvant être supprimés,
s’il les estime inutiles (arrêt-express (n° 6) — les 3 mouvements lents (n° 2 bis, 3 bis, 4 bis) — déplacement
du portique roulant (n° 9) (voir Annexe D.1.1).
Si le chef d’établissement veut introduire des gestes correspondant à des mouvements spéciaux d’appareils
de levage, il convient pour éviter toute confusion :
a) qu’ils soient représentés en dehors du tableau de l’Annexe A ;
b) de ne pas employer le bonhomme-type pour la présentation.

C.2 Formation des personnels impliqués


La formation du personnel concerne :
— le chef de manœuvre : il convient que le chef de manœuvre connaisse les gestes, afin de pouvoir, en cas de
besoin, confirmer la formation d’un auxiliaire novice. Il n’a cependant pas à faire de gestes dans une
manutention courante. Il convient qu’il commande le signaleur à la voix. Sauf ordre contraire du chef
d’établissement, il peut utiliser les termes proposés dans l’Annexe B.
— le signaleur : il est formé normalement dans des cours spéciaux ayant pour base le présent fascicule de
documentation.
NOTE Pour plus d’informations relatives à l’évaluation de la compétence d’un signaleur, il convient de se référer
à la norme ISO 15513.

— l’opérateur de la grue : il est également formé dans des cours spéciaux. La formation relative aux gestes de
commandement est généralement matière de «permis de conduire un appareil de levage». Il convient qu’elle
attire l’attention de l’opérateur de la grue sur le fait que l’acceptation d’un commandement engage sa
responsabilité et sur le fait qu’il dispose du signal «Répétez, je redemande des ordres», notamment s’il a un
doute sur le commandement qui lui est adressé.
NOTE Pour plus d’informations relatives au contenu global de la formation d’un opérateur de grue, il convient par ailleurs
de se référer à la série des ISO 9926.
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Annexe D
(informative)
Explications détaillées des gestes et signaux —
Pratiques
Init numérotation des tableaux d’annexe [D]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [D]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [D]!!!

D.1 Détail des gestes et signaux


D.1.1 Généralités
Les gestes ont été répartis en quatre catégories détaillées de D.1.2 à D.1.5 en vue de faciliter la formation
du personnel.
a) Catégorie 1 — Gestes exécutés avec un bras actif, l’autre bras étant fixe, replié, un poing sur la hanche
(voir D.1.2) :
n° 1 — Prise de commandement
n° 2 — Montée
n° 3 — Descente
n° 4 — Déplacement horizontal
n° 5 — Arrêt
n° 8 — Accompagnement
b) Catégorie 2 — Réponse de l’opérateur de la grue (voir D.1.3)
c) Catégorie 3 — Gestes exécutés avec un bras actif, l’autre bras étant fixe, appliqué en travers du corps
(voir D.1.4).
Ce sont les gestes complémentaires pour les mouvements d’approche ou mouvements lents (trois gestes bis).
n° 2 bis — Montée lente
n° 3 bis — Descente lente
n° 4 bis — Déplacement horizontal lent
d) Catégorie 4 — Gestes exécutés avec les deux bras actifs (voir D.1.5).
n° 6 — Arrêt express
n° 7 — Fin de commandement
n° 9 — Déplacement d’un support de grue

D.1.2 Gestes exécutés avec un bras actif, l’autre bras étant fixe et replié le poing sur la hanche
D.1.2.1 Geste n° 1 — «PRISE DE COMMANDEMENT» ou «ATTENTION ! PRÉPAREZ-VOUS À CHANGER
D’ALLURE»
Attitude : Un poing sur la hanche : signe de commandement, l’autre bras tendu au-dessus de la tête
reste immobile.
La même attitude a une double signification :
1) «PRISE DE COMMANDEMENT» signifie : je vais donner un ordre. Ce signal est fait :
- au début d’une manœuvre ;
- après une suspension de manœuvre.
Il convient que l’opérateur de la grue réponde par le signal «compris», par lequel il se place sous le
commandement du signaleur.
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2) «ATTENTION» signifie : préparez-vous à changer d’allure. Ce signal est fait en cours de manœuvre pour
séparer deux commandements dans une manœuvre délicate.
Il est également conseillé d’employer le signal «ATTENTION» en cas de trop grande vitesse ou de mauvaise
tenue de la charge pour préparer l’opérateur de la grue à un ordre auquel il ne pouvait s’attendre.
Au signal «ATTENTION» fait en cours de manœuvre, l’opérateur de la grue n’a pas à répondre par un signal
sonore. Il convient qu’il se rende maître de sa vitesse et amorce un ralentissement.
NOTE L’avis «ATTENTION» peut être appuyé par le sifflet (un signal long ——).

D.1.2.2 Geste n° 2 — «MONTÉE»


Attitude : Un poing sur la hanche, signe de commandement ; l’autre bras à demi-tendu vers le haut, au-dessus
des épaules, en faisant tourner l’avant-bras.
Le geste terminé, si le signaleur conserve le poing sur la hanche, sans faire de geste, il convient qu’il abaisse
l’autre bras le long du corps.

D.1.2.3 Geste n° 3 — «DESCENTE»


Attitude : deux options :
— Un poing sur la hanche : signe de commandement ; l’autre bras tendu vers le bas, la main à hauteur
de la hanche, paume en-dessous, s’abaisse énergétiquement jusqu’à mi-chemin de la position vertical ; ou
— Un poing sur la hanche : signe de commandement ; l’autre bras à demi tendu en faisant tourner l’avant-bras.
Le geste terminé, si le signaleur conserve le poing sur la hanche, sans faire de geste, il convient qu’il abaisse
l’autre le long du corps.
NOTE Le geste «DESCENTE» n’est pas destiné à commander la descente de la flèche dans les grues à flèche articulée
(voir ci-après le Geste n° 4).

D.1.2.4 Geste n° 4 — «DÉPLACEMENT HORIZONTAL»


Attitude : Un poing sur la hanche, signe de commandement ; l’autre bras demi-tendu vers le haut fend l’air dans
un plan vertical jusqu’à la ligne de poitrine, dans la direction où la charge doit être portée.
Le geste terminé, si le signaleur conserve le poing sur la hanche, sans faire de geste, il convient qu’il abaisse
l’autre bras le long du corps.
Dans les grues à portée variable, avec une flèche articulée à axe horizontal, l’élévation ou l’abaissement de la
flèche provoque essentiellement une translation radiale de la charge, c’est-à-dire un déplacement pratiquement
horizontal, qui se commande comme tel. Il en est de même pour le mât de charge d’un navire, ainsi que pour les
grues à flèche déformable dites à «bec de canard».

D.1.2.5 Geste n° 5 — «ARRÊT»


Attitude : Un poing sur la hanche, signe de commandement ; l’autre bras se déploie énergétiquement à hauteur
de poitrine.
Il convient que l’opérateur de la grue arrête l’appareil progressivement et sans-à-coup.
Le geste terminé, si le signaleur conserve le poing sur la hanche sans faire de geste, il convient qu’il abaisse l’autre
bras le long du corps.

D.1.2.6 Geste n° 8 — «ACCOMPAGNEMENT»


Attitude : Le signaleur se déplace en avant du pont, dans la direction où la charge est à déplacer.
Un poing sur la hanche, signe de commandement ; l’autre bras tendu vers le bas est balancé le long du corps
dans le sens de la marche.
Le signaleur prévient le personnel à terre de l’arrivée d’une charge suspendue.
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D.1.3 Réponse de l’opérateur de la grue à la prise de commandement par signaux sonores ou


lumineux
L’utilisation prévue pour ces signaux est la suivante :

D.1.3.1 Le signal «COMPRIS» est la réponse à la prise de commandement.


Il exprime la subordination acceptée de l’opérateur de la grue au signaleur qui a fait le geste de commandement.
Il sert également de réponse à la cessation de commandement.

D.1.3.2 Le signal «RÉPÉTEZ» est employé quand l’opérateur de la grue ne peut exécuter correctement l’ordre
qui est donné, par exemple :
— s’il ne voit pas bien un geste ;
— si plusieurs personnes font en même temps des gestes de commandement ;
— si un geste n’est pas celui du tableau.
L’opérateur de la grue arrête le mouvement pour assurer la sécurité.

D.1.3.3 Le signal «GAREZ-VOUS» est un signal de détresse :


— quand l’opérateur de la grue s’aperçoit qu’il n’est plus complètement maître de son appareil ;
— quand il prévoit un incident grave de fonctionnement ;
— quand il fait des essais de frein en dehors d’une opération de levage organisée ;
— quand il se rend compte qu’il risque de heurter un autre appareil de levage ou obstacle.
Il convient que l’appareillage sonore qui sert pour le signal de détresse puisse être déclenché indépendamment
du courant d’alimentation de l’appareil et il convient que son fonctionnement soit autonome.

D.1.4 Gestes exécutés avec un bras actif, l’autre bras étant fixe et appliqué en travers du corps
D.1.4.1 Généralités
Les gestes lents sont utilisés pour le commencement ou la terminaison d’un déplacement.
Dans le tableau de l’Annexe A, les gestes lents sont numérotés bis, n° 2 bis : «MONTÉE LENTE» —
n° 3 bis : «DESCENTE LENTE» — n° 4 bis : «DÉPLACEMENT HORIZONTAL LENT», qui correspondent
aux trois mouvements normaux n° 2, 3, 4.
Pour tous les mouvements lents :
— un bras est appliqué en travers du corps pour servir de repère et reste immobile,
— l’autre bras est actif :
- si ce bras s’active au-dessus du repère, il faut monter la charge ;
- s’il s’active au-dessous du repère, il faut descendre la charge ;
- s’il s’active d’un côté du corps, il faut porter la charge de ce côté.
Le signaleur se place autant que possible de trois-quarts par rapport à l’opérateur de la grue afin que ses gestes
se silhouettent convenablement et qu’en même temps il continue à surveiller la charge.

D.1.4.2 Description des gestes

D.[Link] Geste n° 2 bis — « MONTÉE LENTE»


Se placer de trois-quarts.
L’un des bras est appliqué en travers du corps à hauteur de poitrine, l’avant-bras bien dégagé se silhouette
horizontalement et sert de repère fixe.
L’autre bras tendu, nettement au-dessus, paume vers le haut, fait un mouvement lent de va-et-vient.
NOTE Il est indispensable que les deux bras se superposent afin qu’un opérateur de grue qui regarde presque
à la verticale se rende compte de la position relative des bras.
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D.[Link] Geste n° 3 bis — «DESCENTE LENTE»


Se placer de trois-quarts.
L’un des bras est appliqué en travers du corps à hauteur de poitrine, l’avant-bras bien dégagé se silhouette
horizontalement et sert de repère fixe.
L’autre bras tendu, nettement en-dessous, paume vers le bas, fait un mouvement lent de va-et-vient.
NOTE Il est indispensable que les deux bras se superposent afin qu’un opérateur de grue qui regarde presque
à la verticale se rende compte de la position relative des bras.

D.[Link] Geste n° 4 bis — «DÉPLACEMENT HORIZONTAL LENT»


Se placer de trois-quarts.
L’un des bras est appliqué en travers du corps à hauteur de poitrine, l’avant-bras bien dégagé ; la main
se silhouette verticalement, à la paume vers l’extérieur et sert de repère fixe.
L’autre bras à peu près tendu, la main verticale à même hauteur que la première, fait le geste de repousser
un objet dans la direction voulue, revient et recommence.

D.1.5 Gestes exécutés avec les deux bras actifs


D.1.5.1 Geste n° 6 — «ARRÊT-EXPRESS»
Attitude pour arrêter instantanément le déplacement de la charge : Faire le geste «ARRÊT» simultanément
des deux bras.
L’opérateur de la grue arrête aussi rapidement qu’il est possible sans basculer la charge.
Le geste terminé, si le signaleur conserve le poing sur la hanche, sans faire de geste, il convient qu’il abaisse
l’autre bras le long du corps.
Remarque : Le geste «ARRÊT-EXPRESS» est employé :
— soit pour une terminaison de mouvement qu’on doit arrêter à un moment précis : c’est l’arrêt «instantané» ;
— soit en cas d’un danger inopiné et immédiat (exemple : homme sous la charge, obstacle qu’on va heurter), dans
ce cas, le geste du signaleur implique que l’opérateur de la grue accepte un certain risque pour obéir à l’ordre.

D.1.5.2 Geste n° 7 — «FIN DE COMMANDEMENT»


Attitude à prendre lorsque le signaleur n’a plus d’ordre à passer à l’opérateur de la grue : face à l’opérateur,
les deux bras encadrant la figure se développent énergiquement jusqu’à la ligne de poitrine.
Ce geste signifie : «Ce n’est plus moi qui vous donne des ordres».
Le geste terminé et l’opérateur de la grue ayant répondu, le signaleur n’a plus à observer d’attitude particulière
jusqu’à la manœuvre suivante.
NOTE 1 Ce geste ne signifie pas que l’opérateur de la grue s’arrête.
Ce geste est à employer par le signaleur :
— soit lorsque la manœuvre est terminée et qu’il peut libérer l’opérateur de la grue ;
— soit lorsque l’opérateur de la grue poursuit un déplacement en opérant en marche libre sous sa propre
responsabilité ;
— soit lorsqu’il convient que le commandement soit immédiatement repris par un autre signaleur à un autre poste
de travail (exemple : dans la construction d’une maison, le commencement de la manœuvre est dirigé par un
homme à terre et la terminaison par un homme placé à l’étage supérieur).
NOTE 2 Pour les grues mobiles, un geste de déplacement horizontal supplémentaire est nécessaire pour les grues
mobiles, parce qu’un même déplacement de la charge peut être obtenu dans certains cas de deux manières :
— soit par la grue elle-même (geste n° 4 déjà indiqué),
— soit par le déplacement du support : pont roulant, chariot du pont, portique, support flottant (le geste spécial n° 9
ci-après).
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D.1.5.3 Geste n° 9 — «DÉPLACEMENT HORIZONTAL DE LA CHARGE, AU MOYEN DU SUPPORT


DE LA GRUE» (le portique, son chariot, automobile, etc.)
Se placer de trois-quarts et dans la direction où le portique (chariot, support quelconque) est à déplacer.
Faire le geste de déplacement horizontal simultanément avec les deux bras.

D.2 Pratiques d’emploi des gestes de commandement


D.2.1 Cas général
D.2.1.1 Gestes à utiliser suivant les appareils de levage
Pour tous les appareils autres que les grues et ponts roulants, utiliser les gestes n° 1 à n° 8 et les 3 gestes
d’approche (numéro bis).
Pour les grues mobiles (sur portiques, etc.) et les ponts roulants, il faut en plus le geste n° 9 qui commande
le déplacement horizontal du support.

D.2.1.2 Action initiale — Prise de commandement


Il est avant toutes choses indispensable d’identifier celui qui commande à l’opérateur de la grue et quand
il commande.
Dans le cadre d’une manutention courante, le signaleur désigné prend le commandement de l’appareil de levage
au départ en faisant le geste n° 1 «PRISE DE COMMANDEMENT». Quand l’opérateur de la grue a répondu
«COMPRIS», le contact est établi entre les deux hommes et signifie avec certitude que le second obéit au premier.

D.2.1.3 Suite des opérations :


La prise de commandement étant assurée, le signaleur peut commander la série des déplacements de la charge
à effectuer au moyen des gestes du tableau.
L’opérateur de la grue obéit au premier geste, sauf s’il ne peut exécuter correctement l’ordre, ou s’il y a danger,
auxquels cas il arrête le déplacement pour assurer la sécurité. Il demande alors des ordres.
EXEMPLE 1 Une manœuvre de manutention courante (zone de départ) :
— Prise de commandement .............................................................................................. geste n° 1
— Faire venir le pont sur le lieu de travail ......................................................................... geste n° 4 ou 4 bis
— Amener le crochet au-dessus de la charge à enlever .................................................. geste n° 4 ou 4 bis
— Après s’être assuré que le terrain est libre, faire descendre le crochet ........................ geste n° 3
— Terminer en descente lente .......................................................................................... geste n° 3 bis
— Arrêt .............................................................................................................................. geste n° 5 ou 6
EXEMPLE 2 Après s’être assuré que la charge n’est pas amarrée au sol et que les élingues sont placées convenablement
dans le crochet et le chef de manœuvre ayant donné l’ordre d’enlever la charge :
— Faire tendre les élingues en montée lente .................................................................... geste n° 2 bis
— Faire prendre la vitesse de montée normale ................................................................ geste n° 2
— Donner les ordres voulus de direction horizontale ........................................................ geste n° 4 ou 4 bis

D.2.1.4 Fin de commandement


Le signaleur fait ce signal quand il n’a plus besoin de l’appareil ou qu’il n’a plus à le contrôler (voir Geste n° 7).
Quand l’opérateur de la grue a répondu «COMPRIS», chacun reprend sa liberté.

D.2.1.5 Accompagnement
L’accompagnement de la charge est nécessaire quand une charge passe au-dessus du personnel au travail et
que l’appareil de levage ne possède pas de moyen d’avertissement.
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D.2.2 Cas particuliers


D.2.2.1 Manœuvres délicates
Bien que la succession des gestes puisse se faire sans précautions particulières, il est avantageux dans les
manœuvres délicates, d’avertir l’opérateur de la grue qu’un ordre va être lancé : ainsi pour une descente rapide
qui se termine en mouvement d’approche, avant de faire un geste significatif, le signaleur reprend contact avec
l’opérateur de la grue par le geste «ATTENTION». Ce geste qui commande la prudence doit provoquer
le ralentissement de déplacement en cours.

D.2.2.2 Mauvais comportement de la charge


Le signaleur arrête le mouvement avec les précautions d’une manœuvre délicate.

D.2.2.3 Commandement occasionnel avec un seul bras


Ceci peut être admis dans certains cas, lorsque la subordination est parfaitement assurée, et que l’on opère
comme pour les manœuvres délicates.
EXEMPLE Sur un chantier naval, un chef de manœuvre, installé sur une passerelle mouvante au flanc d’un bateau sur cale,
qui commande simultanément une équipe le long du flanc du bateau et l’appareil de levage qui lui est associé, dans ce cas :
1) ce chef de manœuvre est manifestement la personne qualifiée pour commander ;
2) s’il lève le bras initialement et que l’opérateur de la grue lui répond «compris», la subordination est assurée sans ambiguïté ;
3) si le chef de manœuvre-signaleur reprend contact avec l’opérateur de la grue, avant chaque geste, en faisant
le geste «ATTENTION» (manœuvre délicate ci-dessus), l’opérateur est assuré que le geste qu’il voit est «volontaire» et
lui est destiné.
L’opérateur de la grue peut alors obéir aux ordres donnés avec un seul bras. Il s’astreint à opérer avec prudence, ce qui permet
de ne pas recourir aux gestes des mouvements d’approche.

D.2.2.4 Aimantation — Désaimantation


Les gestes illustrés au Tableau A.2 sont utilisés plus particulièrement dans les usines sidérurgiques. Leur usage
peut néanmoins être étendu à tous les sites, chantiers, usines…, en cas de manutention de pièces en métaux
pouvant être effectuée par le biais d’organes de préhension aimantés.
Le signaleur est manifestement la personne qualifiée pour commander puisqu’il est le seul, après positionnement
de l’organe de préhension sur la charge, à pouvoir constater si l’aimantation de cet organe est effective ou non.
La description de ces gestes est la suivante :
a) Aimantation
Le signaleur vérifie que le positionnement de l’organe de préhension sur la charge est satisfaisante et demande
à l’opérateur de la grue d’aimanter l’organe de préhension.
L’opérateur peut alors commander l’aimantation.
Le signaleur, après avoir constaté que cette aimantation est effective, peut procéder aux gestes de
commandement visant à l’exécution de la suite de l’opération de levage.

b) Désaimantation
La charge étant arrivée à destination, le signaleur demande à l’opérateur de la grue de désaimanter l’organe
de préhension.
L’opérateur peut alors commander la désaimantation.
Le signaleur maintient le geste valant ordre de désaimantation jusqu’à ce qu’il constate que celle-ci est effective.
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Annexe E
(informative)
Termes utilisés
Init numérotation des tableaux d’annexe [E]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [E]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [E]!!!

E.1 Commentaires relatifs aux termes utilisés


E.1.1 Ordre de descendre la charge
Les deux expressions : «descends en bas» (descente à vitesse normale), «baisse encore» (descente lente
en approche) ont été étudiées spécialement pour qu’aucun son ne prête à confusion avec aucun des autres sons
préconisés dans le vocabulaire, en particulier avec les termes correspondant à la montée ou à l’arrêt.

E.1.2 Termes de direction horizontale


Alors qu’il suffit d’un seul geste fait dans le plan vertical voulu pour indiquer une direction quelconque à donner
à une charge horizontale, il faut des mots assez nombreux pour traduire un geste, car il convient de les adapter
aux mouvements élémentaires que peuvent faire les appareils de levage :
— «Droite», «Gauche». Les termes «droite», «gauche» se comprennent d’eux-mêmes ; ce sont la droite et
la gauche de l’opérateur de la grue.
Dans les ponts roulants, ces termes s’opposent à «avant» et «arrière», mais il peut y avoir ambiguïté si l’on
ne prend pas les précautions indiquées ci-après.
— «En avant», «En arrière». Ces termes devraient toujours s’appliquer à la translation dans le sens des rails ;
par conséquent, les termes «droite», «gauche» s’appliquent toujours au chariotage.
Il convient toutefois qu’un signaleur n’ait pas à faire effort d’imagination au moment de passer un ordre ;
il convient donc au minimum de marquer par un signe spécial l’avant du pont, d’où se déduisent : l’arrière,
la droite et la gauche.
On peut, par exemple, inscrire en grandes lettres sous le pont roulant, le mot «avant» du côté voulu,
ou de préférence considérant le pont roulant comme un véhicule automobile, mettre à l’avant et à l’arrière des
signaux simples que tout le monde comprend :
- côté avant : 2 disques blancs ou jaunes (rappelant des phares) ;
- côté arrière : 2 disques rouges (les feux du code de la route).
NOTE Dans un atelier, tous les ponts devraient être orientés de la même manière, de façon à ne pas créer d’hésitation
à un opérateur de grue qui change d’appareil ; on peut alors inscrire sur les murs : «avant, arrière», avec les flèches
de direction voulue.

E.1.3 «Allonge», «Rentre»


Ces termes correspondent à la translation radiale d’une charge, obtenue en abaissant ou en levant la flèche
articulée.

E.1.4 Petits mouvements


On peut ajouter au mot caractéristique l’expression «un peu» : (exemple : monte un peu).
NOTE Pour la descente lente, l’expression est spéciale (voir Tableau B.1).

E.1.5 Grues mobiles


Pour les déplacements horizontaux d’une grue mobile, ne pas employer les mots «droite», «gauche»,
etc. Indiquer les points géographiques en évitant des consonances similaires ; dire par exemple : côté ville,
côté canal — côté terre, côté port, mais ne pas utiliser concurremment côté terre, côté mer, qui ont même sonorité.
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E.2 Commande par téléphone ou par radio


L’usage du téléphone, en termes de communication aux fins de commande de l’opérateur de la grue et de réponse
de celui-ci ne constitue pas une solution plus efficace que la communication par gestes car l’œil perçoit plus vite
que l’oreille, et un opérateur de grue quelque peu entraîné prévoit le geste que va faire le signaleur dès qu’il est
esquissé ; ceci donne une souplesse particulière au commandement par gestes.
D’autre part, le téléphone ou la radio est susceptible d’amplifier les prononciations défectueuses. Enfin, si l’on n’a
pas imposé les termes d’une façon suffisamment stricte, l’usage du téléphone ou de la radio dévie facilement
en conversations qui ne donnent aucune garantie de précision.
Le téléphone ou la radio n’est donc pas à recommander dans une manœuvre si l’opérateur de la grue voit le poste
de travail.
Le téléphone ou la radio reste utile pour expliquer à un opérateur de grue le but d’une manœuvre ou pour lui fixer
son programme de travail.
Si, malgré tout, les déplacements de charge sont commandés par téléphone ou par radio, il convient de se
conformer strictement au vocabulaire de service dont les termes ont été étudiés à cet effet.
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Bibliographie

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classement : E 52-088).
[2] NF EN 13000:2010, Appareils de levage à charge suspendue — Grues mobiles (indice de classement :
E 52-087).
[3] NF EN 14439:2007+A2:2009, Appareils de levage à charge suspendue — Sécurité — Grues à tours
(indice de classement : E 52-082).
[4] prNF EN 14985:2010, Appareils de levage à charge suspendue — Grues à flèche pivotante (indice de
classement : E 52-080).
[5] prNF EN 15011:2010, Appareils de levage à charge suspendue — Portiques et ponts roulants (indice de
classement : E 52-029).
[6] NF ISO 4306-1:2007, Appareils de levage à charge suspendue — Vocabulaire — Partie 1 : Généralités
(indice de classement : E 52-073-1).
[7] NF ISO 4306-2:2000, Appareils de levage à charge suspendue — Vocabulaire — Partie 2 : Grues mobiles
(indice de classement : E 52-073-2).
[8] NF ISO 4306-3:2006, Appareils de levage à charge suspendue — Vocabulaire — Partie 3 : Grues à tour
(indice de classement : E 52-073-3).
[9] NF ISO 4306-5:2005, Appareils de levage à charge suspendue — Vocabulaire — Partie 5 : Ponts et
portiques roulants (indice de classement : E 52-073-5).
[10] NF ISO 12480-1:2000, Appareils de levage à charge suspendue — Sécurité d'emploi — Partie 1 :
Généralités (ISO 12480-1:1997) (indice de classement : E 52-006-1).
[11] ISO 9926-1:1990, Appareils de levage à charge suspendue — Formation des conducteurs — Partie 1 :
Généralités.
[12] ISO 9926-3:2005, Appareils de levage à charge suspendue — Formation des conducteurs — Partie 3 :
Grues à tour.
[13] ISO 12480-3:2005, Appareils de levage à charge suspendue — Sécurité d'emploi — Partie 3 : Grues à tour.
[14] ISO 15513:2000, Appareils de levage à charge suspendue — Compétences requises pour les conducteurs
(opérateurs), les élingueurs, les signaleurs et les contrôleurs.
[15] ISO 23813:2007, Appareils de levage à charge suspendue — Formation pour les personnes désignées.

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