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Ce document présente les principaux concepts liés à l'informatique et aux systèmes informatiques. Il définit des termes clés comme ordinateur, logiciel, programme et architecture. Il décrit également le fonctionnement élémentaire d'un ordinateur comprenant l'unité centrale et la mémoire.

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IPIF / Architecture des Systèmes Informatiques V2023-2024

1.4- Logiciel
Un logiciel est un ensemble d’information relative à des traitements effectués
CHAPITRE 01 : PRESENTATION DU SYSTEME automatiquement par un appareil informatique ou encore un ensemble de
1-Terminologie programme permettant l’utilisation du matériel informatique qui sert au
1.1-Informatique fonctionnement de base et d’application d’un micro-ordinateur.
L’informatique est une science du traitement rationnel de l’information 1.5-Programme
considérée comme le support des connaissances dans les domaines scientifiques, Un programme est une suite d’opérations prédéterminées qu’on appelle
économiques et sociaux, notamment à l’aide de machines automatiques appelés instruction, destinée à être exécutée de manière automatique par un appareil
ordinateurs. informatique en vue d’effectuer des travaux, des calculs arithmétiques ou
1.2-Ordinateur logiques.
C’est une machine électronique du traitement rationnel de l’information. Il est 1.6-Instruction
constitué d’un ensemble de circuits qui se « concertent » pour exécuter une C’est une opération élémentaire qu’un programme demande à un processeur
séquence programmée d’opération nécessitant le minimum d’intervention d’effectuer. C’est l’ordre le plus basique que peut comprendre un ordinateur.
humaine : il est normalement capable d’acquérir et de conserver l’information, 1.7-Langage de programmation
d’effectuer des traitements et de les restituer. Un langage de programmation est un ensemble d’instructions et de règles utilisées
1.3-Système informatique dans le but de réaliser un programme exécutable par l’ordinateur.
C’est l’ensemble des moyens matériel (hardware), et logiciel (software) 1.7- Information
nécessaire pour satisfaire les besoins informatiques des utilisateurs. L’information désigne à la fois le message à communiquer et les symboles utilisés
Le système informatique comprend : pour l’écrire. Elle utilise un code de signes porteurs de sens tels qu’un alphabet de
 Les organes ou périphériques d’entrée : ils permettent de fournir des lettres, une base de chiffres etc.
informations à l’unité de traitement. En informatique, l’information est un élément de connaissance (voix, données,
 L’unité de traitement : elle exécute tous les traitements et restitue les images etc).
résultats. 1.8- Architecture d’un ordinateur
 Les organes ou périphérique de stockage : ils permettent de conserver L’architecture d’un ordinateur est la description de ses unités fonctionnelles et de
les résultats des traitements. leur interconnexion.
1.9- Configuration d’un ordinateur
ORGANE UNITE DE ORGANE La configuration d’un ordinateur est l’organisation adaptée pour mettre ensemble
D’ENTREE et faire fonctionner les divers éléments matériels (micro-processeur, mémoire,
TRAITEMENT DE SORTIE disque dur etc) de l’ordinateur.

2-Naissance de l’ordinateur
Le premier ordinateur fut construit aux USA durant la seconde guerre mondiale
ORGANE DE (1945) l’ENIAC par ECKERT et MAUCHLY à l’université de Pennsylvanie.
Dans les années 50-60, les progrès techniques permettent d’accroître
STOCKAGE considérablement leur puissance. Ils sont devenus de plus en plus performants,
Schéma fonctionnel d’un système informatique rapides, compacts et de moins en moins chers. Ils étaient principalement utilisés

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par l’armée, les centres de recherche, les administrations et les grandes L’exécution d’un programme se déroule comme suite :
entreprises. Il s’agissait d’une informatique « lourde », centralisée et coûteuse.  Les programmes et données sont chargés en mémoire centrale.
3-Matériel (Hardware)  Les instructions du programmes sont amenées séquentiellement (une à
Le matériel constitue les outils de traitement de l’information. Il s’agit du une) à l’unité de commande ou de contrôle qui les analyse et déclenche le
microordinateur et de ses périphériques, ce sont les accessoires rattachés à traitement approprié en envoyant des signaux à l’unité de calcul (UAL).
l’ordinateur qui lui permettent de communiquer avec l’extérieur (la souris, le  Ces traitements peuvent nécessiter l’appel aux unités d’entrée sortie ou à
clavier, l’imprimante…) la mémoire centrale.

Principe de fonctionnement du micro-ordinateur b-L’Unité Centrale de Traitement


L’unité centrale de traitement est la partie d’un ordinateur qui effectue des
Le microordinateur est une machine qui reçoit des informations, les traite traitements.
automatiquement et fournit un résultat. Il est capable de conserver ces données. Le microprocesseur
a-Organisation élémentaire d’un système informatique UCT : Unité Centrale de Traitement
Un ordinateur se compose: CPU : Central Processor/Processing Unit
 Une mémoire centrale ou principale qui contient les programmes et Un microprocesseur est un processeur dont les composants ont été suffisamment
données. miniaturisés pour être regroupé dans un unique circuit intégré. Fonctionnellement,
 Une unité centrale de traitement (UCT) qui exécute les programmes le processeur est la partie d’un ordinateur qui exécute les instructions et traite les
chargés en mémoire. données des programmes. Il est composé d’une unité de calcul (UAL) et d’une
 Une unité d’entrée sortie permettant d’échanger l’information avec les unité de commande ou de contrôle.
autres périphériques. L’UAL réalise toutes les opérations arithmétiques et logiques, tandis que l’unité
de commande gère le bon déroulement des programmes en cours.
Mémoire centrale ou principale
C’est un dispositif de mémorisation composé de mémoires vives (RAM=Random
Access Memory, mémoire à accès aléatoire) et de mémoire morte (ROM= Read
Only Memory, mémoire à lecture seule). La mémoire vive est aussi appelé
mémoire de travail. Elle contient tous les programmes et données en cours de
traitement. La RAM est volatile c'est-à-dire que son contenu s’efface en cas de
coupure de courant.
Bus
Les Bus sont des lignes à travers lesquelles circulent les informations d’un organe
à un autre au sein de l’unité centrale sous le contrôle permanent de l’unité de
commande. On distingue trois types de Bus.
 Le bus de données : c’est le bus sur lequel circulent les instructions à
exécuter, les données à traiter .Il est dit bidirectionnel).
 Le bus d’adresse : c’est le Bus qui permet à l’unité de commande de
transmettre les adresses des informations à rechercher ou à stocker, il est
Structure schématique d’un système informatique
dit unidirectionnel.

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 Le bus de commande : c’est le Bus qui transporte les ordres et les  Les micro-ordinateurs et portables
signaux de synchronisation nécessaires aux différents organes de la
machine, et en retour les signaux de contrôle: il est dit bidirectionnel. Ordinateurs universels
Port d’entrée-sortie Ce sont de puissantes machines très stables et très fiables. Ils sont aptes à tous les
Ce sont des ports ou connecteurs placés en général sur la face arrière de l’unité types d’applications (calculs scientifiques, gestion des entreprises, etc.). Ils sont
centrale et servant au branchement des périphériques (imprimantes, souris, équipés de processeurs et sont capables de traiter rapidement de grandes quantités
claviers, moniteurs…). d’informations. Ils sont très sûrs et aptes à répéter des millions de fois les mêmes
opérations sans se lasser. Ils possèdent des mémoires de grandes capacités
pouvant stocker un très grand nombre d’information.
4-Logiciel Mini-ordinateurs
C’est un ensemble de programme qui indique à la machine les tâches à effectuer Ce sont des ordinateurs économiques de dimensions moyennes conçus pour des
pour donner les résultats demandés. Il existe deux grandes familles de logiciels : applications industrielles (contrôle de processus industriel, conduit de machine
 les logiciels systèmes (logiciels de base ou système d’exploitation) complexe, etc.) en temps réel et spécialiser par types de problème.
 les logiciels d’applications. Micro-ordinateurs et portables
Ce sont de petits ordinateurs construit autour d’un microprocesseur qui constitue
a-Logiciels systèmes l’élément de base de son unité centrale. Ce sont des PC (Personal Computer) de
C’est un ensemble de programme chargé de gérer les ressources de l’ordinateur bureau, des portables, des MAC et des serveurs de réseau informatique. Compte
tout en lui permettant de communiquer avec l’utilisateur. tenu de l’évolution de la technologie, les micro-ordinateurs sont de plus en plus
Ex: MS-DOS (Microsoft Disk Operating System), Windows XP, VISTA, rapides et possèdent des mémoires et des disques durs de très grandes capacités.
LINUX… Par conséquent, ils tendent à remplacer les ordinateurs universels et mini-
ordinateurs.
b-Logiciel d’application
C’est un logiciel destiné à exécuter certaines tâches. On la divise en deux sous
groupe c'est-à-dire progiciels et logiciels spécifiques.

Progiciel
Produit + logiciel = Progiciel.
Un progiciel est un logiciel standard conçu et vendu à l’échelle industrielle.
Ex: Microsoft Word, MS-Excel, MS-Publisher…
Logiciel spécifique
C’est un logiciel conçu sur mesure pour une entreprise donnée après analyse des
besoins.
5-Catégories d’ordinateurs
On rencontre trois grands types d’ordinateurs.
On a :
 Les ordinateurs universels (supers ordinateurs).
 Les mini-ordinateurs

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CHAPITRE 02 : STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT


Unité Unité
D’UN SYSTEME A MICROPROCESSEUR. UCT mémoire
d’entrée
1-Présentation générale Unité de
1.1-Logique câblée commande
Cette logique est réalisée à l’aide des combinaisons de portes logiques. Son
inconvénient réside dans son manque de souplesse car la modification d’une Unité
fonction obligatoire entraine une nouvelle structure. On peut donc dire que dans
cette logique, un circuit est conçu pour une tâche précise. Elle offre néanmoins UAL d’interface
Unité de
des performances importantes notamment dans les applications en temps réel (qui ou
répond de façon immédiate, 1s par exemple). d’échange sortie
1.2-Logique programmée
Dans cette logique, un élément de logique programmée apparait comme un
opérateur logique à usage général dont la fonction est spécifiée par une suite
d’ordre (instruction) qui constitue le programme. Le fonctionnement de Un système à microprocesseur contient les éléments suivants:
l’opérateur logique sera modifié mais sa structure interne reste la même.
 L’unité centrée: elle est constituée de tous les dispositifs servant à entrer
2-Structure d’un système à microprocesseur les informations et données de l’extérieur vers l’intérieur.
 Microprocesseur (composé de deux mots micro et processeur), c’est un  L’unité de sortie: elle regroupe les éléments qui permettent le transfert
circuit qui est intégré dans un boîtier de faible encombrement et sa de données et les informations de l’intérieur vers l’extérieur.
fonction est la commande d’une unité de logique programmée.  L’unité d’interface ou d’échange: cette unité a pour rôle de gérer les
 Le microprocesseur est un dispositif qui permet le traitement des données transferts des informations entre l’unité de commande et l’environnement.
linéaires et l’enchainement d’instruction définissant un certain nombre de  L’unité mémoire: elle a pour rôle de conserver les groupes de chiffres
fonction. Il est intégré en un seul boîtier. binaires (mot) et de les restituer.
 L’unité centrale de traitement : elle est constituée de l’UAL et l’unité
a. Structure d’un système à microprocesseur de commande.
 L’UAL : c’est la zone de l’ordinateur où sont effectuées les opérations
arithmétiques et logiques.
 L’unité de commande : elle gère les signaux nécessaires à l’exécution
d’une instruction.

NB : l’unité d’entrée et de sortie constituent les périphériques d’un système


informatique.

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3- Notion de bus Une instruction est une opération élémentaire d’un langage de programmation,
c'est-à-dire le plus petit ordre que peut comprendre un ordinateur.
3.1- Définition
Un bus est un ensemble de fils qui assure la transmission du même type Exemple: En basic on écrit Let C = A+B
d’informations.
3.2- Types de bus En Cobol on écrit Compute C = A+B
On retrouve trois types de bus véhiculant des informations en parallèle dans un
système de traitement programmé de l’information. Chaque instruction correspond à un ordre donné à l’ordinateur, ici celui de faire
une addition entre le contenu de la donnée A et celui de la donnée B.
 Un bus de données : Le bus de données est bidirectionnel et assure le
transfert des informations entre le microprocesseur et son environnement, Toutes les instructions présentent en fait deux types d’instructions :
et inversement. Son nombre de lignes est égal à la capacité de traitement  Ce qu’il faut faire comme action (l’addition, saisie d’information,
du microprocesseur. affichage, etc.)
 Un bus d’adresses : Le bus d’adresse est unidirectionnel et permet la  Avec quelles données réalise cette action (A, B).
sélection des informations à traiter dans un espace mémoire (ou espace Les instructions et données ne sont pas représentées comme une suite de lettres ou
adressable) qui peut avoir 2n emplacements avec n = nombre de de signes, mais sous forme d’éléments binaires (1 et 0). Cette transformation
conducteurs du bus d’adresses. d’instruction d’un langage évolué (Cobol, Pascal, Basic etc.) en une suite binaire
 Un bus de commande : Le bus de commande est constitué par quelques se fait grâce à un programme spécial appelé interpréteur ou compilateur.
conducteurs qui assurent la synchronisation des flux d’informations sur La transformation d’une instruction d’un langage non évolué ou langage
les bus de données et des adresses. d’assemblage en une suite binaire dépend du microprocesseur utilisé et se réalise
grâce à un programme spécial appelé assembleur.
4-Fonctionnement de l’Unité Centrale de Traitement (UCT) Les données ne se présentent pas non plus telles quelles, mais elles sont codées
Un microprocesseur est construit autour de deux éléments principaux : grâce au code ASCII (code à 7 bits).
 Une unité de commande qui charge les instructions et les décode; Quand l’unité de commande en reçoit une telle instruction, elle sait quel ‘’travail’’
 Une unité de traitement qui exécute les opérations de la mémoire elle doit réaliser et avec quelles données. Elle déclenche à ce moment là une suite
centrale ; ordonnée de signaux de commande (microcommandes) destinée à l’activation
 Associés à des registres chargés de stocker les différentes informations à des composants du système qui entre en jeu dans l’exécution de cette instruction.
traiter. Ces trois éléments sont reliés entre eux par des bus internes
permettant les échanges d’informations.
Un programme est composé d’instructions. Instructions et données sont stockées
en mémoire centrale. Zone Opération zone de Donnée
Nous allons donc étudier tout d’abord comment est constitué une instruction,
comment elle est prise en charge par une unité centrale théorique, comment cette
instruction va être exécutée et enfin comment les données sont traitées ? Ce qu’il faut faire Avec quoi le faire

Constitution d’une instruction


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Les données sont rangées dans les cellules de la mémoire centrale où elles sont
repérables grâce à leurs adresses.
Micro-
Zone Opération zone Adresse command
e Compteur
Registre Séquenceur
Instruction élémentaire +1 ordinal
d’état
 zone opération : Elle permet à la machine de savoir quelle opération elle
doit réaliser, c'est-à-dire quel élément elle doit mettre en œuvre. Cette
zone opération est composée de deux sous zones. Décode
Code opération ur
Code complémentaire

En consultant le jeu d’instruction d’un microprocesseur, on constate que la majeur


partie des instructions d’un même type commence en fait, par le même code Code opération zone Adresse Instruction
opération et sont dissociées les uns des autres par leur code complémentaire.

 Zone adresse : Nous avons dit plus haut que l’instruction contenait une
zone de données, or, dans la réalité, cette zone ne contient pas la plupart Registre d’instruction
du temps la donnée elle-même mais son adresse, c'est-à-dire
l’emplacement de la case mémoire où est rangée réellement cette donnée. Registre d’instruction :
L’instruction que l’UCT va devoir traiter est chargé préalablement dans le registre
Unité de commande instruction.
Rôle Séquenceur :
Nous avons déjà dit que l’unité de commande avait pur rôle de gérer le bon En fonction de l’instruction à traiter qui vient d’être chargée dans le registre
déroulement des programmes. Elle doit prendre en compte les unes après les instruction, l’unité de commande va devoir émettre un certain nombre de
autres chacune des instructions, décoder l’instruction en cours, lancer les ordres microcommande vers les autres composants du système. Le composant qui émet
(microcommandes) aux composants du système qui participent à la réalisation de ces microcommandes est le séquenceur, qui, comme son nom le laisse entendre,
cette instruction, puis aller chercher une nouvelle instruction et recommencer. envoie une séquence de microcommande vers les composants impliqués par
Pour cela l’unité de commande est constituée d’un certain nombre de composants l’instruction.
internes qui assurent chacun une fonction bien déterminée. Registre d’état :
Pour exécuter correctement son travail, le séquenceur doit connaître l’état d’un
certain nombre d’autres composants et doit disposer d’information concernant la
ou les opérations qui ont été déjà exécuté (par l’addition d’une éventuelle retenue
générée par une addition précédente).
La connaissance de ces informations se fait à l’aide d’un autre composant appelé
registre d’Etat ou registre d’indication.
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Le programme à exécuter (module exécutable ou bound unit’’) est chargé en


Compteur ordinal : mémoire centrale où il occupe un certain nombre de cellules mémoires, chaque
Une fois le séquenceur a fini de générer les commandes nécessaires, le cellule mémoire ayant donc une adresse bien précise. Le compteur ordinal est
chargement d’une instruction est déclenché dans le registre instruction (par le chargé lors du lancement du programme avec l’adresse de la première instruction
séquenceur). à exécuter. Ce chargement est effectué par un programme chargé de piloter
Le séquenceur dispose d’un registre (compteur ordinal : program counter ou l’ensemble du système et qui porte le nom de système d’exploitation.
instruction pointer). Ce registre est spécialisé et chargé automatiquement par le Le séquenceur, dans la phase de recherche de l’instruction (phase dit fetch) à
système lors du lancement d’un programme avec l’adresse mémoire de la exécuter va alors générer des microcommandes destinées à placer l’instruction
première instruction du programme à exécuter. Par la suite, à chaque fois qu’une dans le registre instruction.
instruction a été chargée dans le registre instruction et qu’elle s’apprête à être
exécutée, ce compteur ordinal est incrémenté (augmenté) de manière à pointer sur Explication :
l’adresse de la prochaine instruction à exécuter. Le séquenceur va provoquer LCO (Lecture Compteur Ordinal), le transfert du
contenu du compteur ordinal (le contenu est chargé avec l’adresse de la première
UAL instruction à exécuter) sur le bus d’adresse. L’adresse de cette première
L’UAL est composé de circuit logique tels que les additionneurs, les instruction est alors transmise (PSR) au registre adresse mémoire registre adresse
soustracteurs, les comparateurs, etc. les données à traiter se présentent aux entrées mémoire, registre jouant en quelque sorte un rôle d’aiguilleur (décodeur) et
de l’UAL, sont traitées, puis le résultat est fourni à la sortie de cette UAL et indiquant quelle case de la mémoire on doit aller lire.
généralement stockée dans un registre dit accumulateur. La microcommande suivante (LEC) autorise la recopie de l’information dans un
Ces deux composants, l’unité de commande et l’UAL constituent l’unité centrale registre temporaire appelé registre mot. Il a un rôle de temporisation, on dit aussi
de traitement (UCT) aussi appelé unité de traitement ou CPU (central que ce registre est un registre tampon ou buffer. Le contenu du registre mot (qui
processor unit). correspond à notre première instruction) est en suite transféré (LMM) sur le bus
Cette unité centrale de traitement permet ainsi : de données où se retrouve alors notre instruction.
Une microcommande issue du séquenceur (CRI) va maintenant provoquer la
 d’acquérir et décoder les instructions d’un programme les unes après les recopie du contenu de ce bus de données dans le registre instruction et est prête à
autres en général. être décodée et, exploitée par le séquenceur qui devra générer les
 de faire exécuter par l’UAL les opérations arithmétiques et logiques microcommandes nécessaires à on traitement.
commandées par l’instruction ; Ensuite une dernière microcommande du séquenceur (ICO) provoquera
 de mémoriser l’état interne de la machine sous forme d’indicateur grâce l’incrémentation (augmentation) du compteur ordinal qui va maintenant pointer
au registre d’état. sur l’adresse de l’instruction suivante du programme.
 de fournir les signaux de commande et de contrôle aux divers éléments du
système.

Le traitement des instructions dans l’unité centrale se compose en deux phases : Phase du traitement ou d’exécution de l’instruction
 Une phase de recherche des instructions.
 Une phase de traitement des instructions L’instruction, une fois chargée dans le registre instruction va être soumise au
décodeur qui, associé au séquenceur va devoir analyser la zone opération et
Phase de recherche d’une instructions générer, en fonction du code opération la série des microcommandes appropriées.

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Exercice d’application  Le MIPS (Millios d’Instructions Par Seconde) qui représente la puissance
Faire l’addition de deux nombres tels que 8 h et 4h, nombres stockés en mémoire de traitement du microprocesseur.
aux adresses F800h et F810h. Le résultat de cette addition étant quant à lui rangé à FH
l’adresse F820h. MIPS = avec FH en Mhz
Résolution CPI
Pour réaliser ce programme trois opérations vont être nécessaires : Pour augmenter les performances d’un microprocesseur, on peut donc soit
augmenter la fréquence d’horloge ( limitation matérielle), soit dimunier le CPI
 Charger la première donnée (8h) située en mémoire à l’adresse F800 h dans le (choix d’un jeu d’instruction adapté).
registre accumulateur (A) ; 4.2- Architecture CISC et RISC
 Faire l’addition du contenu de A (8 h) avec la 2ème donnée (4h) située en L’architecture des microprocesseurs se compose de deux grandes familles :
mémoire à l’adresse F810h, le résultat de cette addition étant remis dans
l’accumulateur A.
 Ranger ce résultat (Ch) à l’adresse F820h. 4.2.1- Architecture CISC (Complex Instruction Set Computer)
Cest une architecture avec un grand nombre d’instructions où le microprocesseur
doit exécuter des tâches complexes par instruction unique. Pour une tâche donnée,
une machine CISC exécute ainsi un petit nombre d’instructions mais chacune
nécessite un plus grand nombre de cycles d’horloge.
8H 4.2.2- Architecture RISC (Reduced Instruction Set Computer)
F800H
C’est une architecture dans laquelle les instructions sont en nombre réduit
(chargement, branchement, appel sous-programme). Les architectures RISC
peuvent donc être réalisées à partir de séquenceur câblé. Leur réalisation libère de
F810H
4H la surface permettant d’augmenter le nombre de registres ou d’unités de traitement
par exemple. Chacune de ses instructions s’exécute ainsi en un cycle d’horloge.
Bien souvent, ces instructions ne disposent que d’un seul mode d’adressage. Les
accès à la mémoire s’effectuent seulement à partir de deux instructions (load et
CH store). Par contre, les instructions complexes doivent être réalisées à partir de
F820H
séquences basées sur les instructions élémentaires, ce qui nécessite un compilateur
très évolué dans le cas de programmation en langage de haut niveau.
4.2.3- Comparaison
4- Architectures améliorées des microprocesseurs Le choix dépendra des applications visées. En effet, si on dimunue le nombre
4.1- Performance d’un microprocesseur d’instructions, on crée des instructions complexes (CISC) qui nécessitent plus de
On peut caractériser la puissance d’un microprocesseur par le nombre cycles pour être décidées et si on diminue le nombre de cycles par instruction, on
d’instructions qu’il est capable de traiter par seconde. Pour cela, on définit : crée des instructions simples (RISC) mais on augmente alors le nombre
 Le CPI (Cycle Par Instruction) qui représente le nombre moyen de cycles d’instructions nécessaires pour réaliser le même traitement.
d’horloge nécessaire pour l’exécution d’une instruction pour un
microprocesseur donné ;

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Architecture RISC Architecture CISC microprocesseur peut être utilisé à chaque cycle d’horloge. L’efficacité est
 Instructions simples ne prenant  Instructions complexes prenant maximale. Le temps d’exécution d’une instruction n’est pas réduit mais le débit
qu’un seul cycle ; plusieurs cycles ; d’exécution des instructions est considérablement augmenté.
 Instructions au format fixe ;  Instructions au format variable ; Une machine pipeline se caractérise par le nombre d’étapes utilisées pour
 Décodeur simple (câblé) ;  Décodeur complexe (microcode) ; l’exécution d’une instruction, on appelle aussi ce nombre d’étapes le nombre
 Beaucoup de registres ;  Peu de registres ; d’étages du pipeline.
 Seules les instructions Load et Store  Toutes les instructions sont 4.4- Architecture super scalaire
ont accès à la mémoire ; susceptibles d’accéder à la Une autre façon de gagner en performance est d’exécuter plusieurs instructions en
 Peu de modes d’adressage ; mémoire ; même temps. L’approche super scalaire consiste à doter le microprocesseur de
 Compilateur complexe  Beaucoup de modes d’adressage ; plusieurs unités de traitement travaillant en parallèle. Les instructions sont alors
 Compilateur simple réparties entre les différentes unités d’exécution. Il faut donc pouvoir soutenir un
flot important d’instructions et pour cela disposer d’un cache performant.

4.2.4- Améliorations de l’architecture de base Architecture scalaire

L’ensemble des améliorations des microprocesseurs visent à diminuer le temps


d’exécution du programme.
La première idée qui vient à l’esprit est d’augmenter tout simplement la fréquence
d’horloge du microprocesseur. Mais l’accélération des fréquences provoque un
surcroît de consommation ce qui entraîne une élévation de température. On est
alors amené à équiper les processeurs de systèmes de refroidissement ou à
diminuer la tension d’alimentation. Architecture super scalaire
Une autre possibilité d’augmenter la puissance de traitement d’un
microprocesseur est de diminuer le nombre moyen de cycles d’horloge nécessaire
à l’exécution d’une instruction.

4.3- Architecture pipeline


L’exécution d’une instruction est décomposée en une succession d’étapes et
chaque étape correspond à l’utilisation d’une des fonctions du microprocesseur.
Lorsqu’une instruction se trouve dans l’une des étapes, les composants associés
aux autres étapes ne sont pas utilisés. Le fonctionnement d’un microprocesseur
simple n’est donc pas efficace.
L’architecture pipeline permet d’améliorer l’efficacité du microprocesseur. En
effet, lorsque la première étape de l’exécution d’une instruction est achevée, 4.5- Architecture avec cache intégré
l’instruction entre dans la seconde étape de son exécution et la première phase de L’écart de performance entre le microprocesseur et la mémoire ne cesse
l’exécution de l’instruction suivante débute. Il peut donc y avoir une instruction d’accroître. En effet, les composants mémoire bénéficient des mêmes progrès
en cours d’exécution dans chacune des étapes et chacun des composants du technologiques que les microprocesseurs mais le décodage des adresses et la

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lecture/écriture d’une donnée sont des étapes difficiles à accélérer. Ainsi, le temps NB : Bien attendu, le cache mémoire n’apporte un gain de performance que dans
de cycle processeur décroît plus vite que le temps d’accès mémoire entraînant un le premier cas. Sa performance est donc entièrement liée à son taux de succès. Il
goulot d’étranglement. La mémoire n’est plus en mesure de délivrer des est courant de rencontrer des taux de succès moyen de l’ordre de 80 à 90 %.
informations aussi rapidement que le processeur est capable de les traiter. In
existe donc une latence d’accès entre ces deux organes. Une des solutions de 5- Echanges de données
utilisées pour masquer cette latence est de disposer une mémoire très rapide entre La fonction d’un système à microprocesseur, quel qu’il soit, est le traitement de
le microprocesseur et la mémoire. Elle est appelée cache mémoire. On compense l’information. Il est donc évident qu’il doit acquérir l’information fournie par son
ainsi la faible vitesse relative de la mémoire en permettant au microprocesseur environnement et restituer les résultats de ses traitements. Chaque système est
d’acquérir les données à sa vitesse propre. Sa capacité mémoire est très inférieure donc équipé d’une ou plusieurs interfaces d’entrées/sorties permettant d’assurer la
à celle de la mémoire principale et sa fonction est de stocker les informations les communication entre le microprocesseur et le monde extérieur.
plus récentes ou les plus souvent utilisées par le microprocesseur. Au départ, cette Les techniques d’entrées/sorties sont très importantes pour les performances du
mémoire était intégrée en dehors du microprocesseur mais elle fait maintenant système. Rien ne sert d’avoir un microprocesseur calculant très rapidement s’il
partie intégrante du microprocesseur et se décline même sur plusieurs niveaux. doit souvent perdre son temps pour lire des données ou écrire ses résultats. Durant
Le principe de cache est très simple : le microprocesseur n’a pas conscience de sa une opération d’entrée/sortie, l’information est échangée entre la mémoire
présence et lui envoie toutes ses requêtes comme s’il s’agissait de la mémoire principale et un périphérique relié au système. Cet échange nécessite une interface
principale : (ou contrôleur) pour gérer la connexion. Plusieurs techniques sont employées pour
 Soit la donnée ou l’instruction requise est présente dans le cache et elle effectuer ces échanges.
est alors envoyée directement au microprocesseur. On parle de succès de
cache (figure 1). 5.1- Interfaces d’E/S
 Soit la donnée ou l’instruction n’est pas dans la cache, et le contrôleur de 5.1.1- Rôle
cache envoie alors une requête à la mémoire principale. Une fois Chaque périphérique sera relié au système par l’intermédiaire d’une interface (ou
l’information récupérée, il la revoie au microprocesseur tout en la contrôleur) dont le rôle est de :
stockant dans le cache. On parle de défaut de cache (figure 2).  Connecter le périphérique au bus de données ;
 Gérer les échanges entre le microprocesseur et le périphérique.
5.1.2- Constitution
Pour cela, l’interface est constituée par :
 Un registre de commande dans lequel le processeur décrit le travail à
effectuer (sens de transfert, mode de transfert) ;
 Un ou plusieurs registres de données qui contiennent les mots à échanger
entre le périphérique et la mémoire ;
 Un registre d’état qui indique si l’unité d’échange est prête, si l’échange
s’est bien déroulé, etc…
On accède aux données de l’interface par le biais d’un espace d’adresses
d’entrées/sorties.

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5.2- Techniques d’échange de données  Les interruptions masquables, c’est lorsqu’on demande au
5.2.1- Echange programmé microprocesseur de l’ignorer.
 Scrutation 5.2.2- Echange direct avec la mémoire (DMA)
Dans ce cas, le microprocesseur interroge l’interface pour savoir si des transferts Ce mode permet le transfert de blocs de données entre la mémoire et un
sont prêts. Tant que des transferts ne sont pas prêts, le microprocesseur attend. périphérique sans passer par le microprocesseur. Pour cela, un circuit appelé
L’inconvénient majeur est que le microprocesseur se retrouve souvent en phase contrôleur de DMA (Direct Memory Access) prend en échange les différentes
d’attente. Il est complètement occupé par l’interface d’entrée/sortie. De plus, opérations. Le DMA se charge entièrement du transfert d’un bloc de données. Le
l’initiative de l’échange de données est dépendante du programme exécuté par le microprocesseur doit tout de même :
microprocesseur. Il peut donc arriver que des requêtes d’échange ne soient pas  Initialiser l’échange en donnant au DMA l’identification du périphérique
traitées immédiatement car le microprocesseur ne se trouve pas encore dans la concerné ;
boucle de scrutation. Ce type d’échange est très lent.  Donner le sens du transfert ;
 Fournir l’adresse du premier et du dernier mot concernés par le transfert.
 Interruption Un contrôleur de DMA est doté d’un registre d’adresse, d’un registre de données,
Une interruption est un signal, généralement asynchrone au programme en cours, d’un compteur et d’un dispositif de commande (logique câblée). Pour chaque mot
pouvant être émis par tout dispositif externe au microprocesseur. Le échangé, le DMA demande au microprocesseur le contrôle du bus, effectue la
microprocesseur possède une ou plusieurs entrées réservées à cet effet. Sous lecture ou l’écriture mémoire à l’adresse contenue dans son registre et libère le
réserve de certaines conditions, elle peut interrompre le travail courant du bus. Il incrémente ensuite cette adresse et décrémente son compteur. Lorsque le
microprocesseur pour forcer l’exécution d’un programme traitant la cause de compteur atteint zéro, le dispositif informe le processeur de la fin du transfert par
l’interruption. une ligne d’interruption.
Une interruption permet d’arrêter un programme en cours d’exécution sur le Le principal avantage est que pendant toute la durée du transfert, le processeur est
microprocesseur pour que celui-ci traite une tâche considérée comme plus libre d’effectuer un traitement quelconque. La seule contrainte est une limitation
urgente. Quand cette tâche est terminée, le processus interrompu va être alors de ses propres accès mémoire pendant toute la durée de l’opération, puisqu’il doit
repris en l’état où il a été laissé. Une interruption est donc un signal. parfois retarder certains de ses accès pour permettre au dispositif d’accès direct à
Une interruption peut être provoquée de diverses manières : la mémoire d’effectuer les siens : il y a apparition de vols de cycles.
 Par un périphérique : l’interruption est alors dite externe et matérielle.
 Par un programme : l’interruption est alors dite externe et logicielle.
 Par le processeur lui-même lors de certains événements exceptionnels,
l’interruption est alors dite interne et appelée exception.

NB : Certaines interruptions peuvent être plus importantes que d’autres et se


doivent donc d’être prioritaires. Il existe ainsi une certaine hiérarchie des
interruptions, on :
 Les interruptions dites non masquables, ce sont des interruptions qui ne
sauraient être interdites, soit du fait de leur nécessité, soit du fait de leur
niveau de priorité.
Exemple : Coupure de courant.

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CHAPITRE 03 : LES MEMOIRES DANS LE PC utilise alors les mémoires mortes ou les mémoires à lecture seule (ROM). Ces
mémoires sont non volatiles. Ces mémoires contrairement aux RAM, ne peuvent
Une mémoire est un circuit à semi-conducteur permettant d’enregistrer, de être que liues. L’inscription en mémoire des données reste possible mais est
conserver et de restituer des informations. C’est cette capacité de mémorisation appelée programmation. Suivant le type de ROM, la méthode de programmation
qui explique la polyvalence des systèmes numériques et leur adaptabilité à de changera. Il existe donc plusieurs types de ROM : ROM, PROM, EPROM,
nombreuses situations. Les informations peuvent être écrites ou lues. Il y a EEPROM, Flash EPROM..
écriture lorsqu’on enregistre les informations en mémoire, lecture lorsqu’on
1.2- Mémoire magnétique
récupère des informations précédemment enregistrées.
a- Disques magnétiques (disque dur, disquettes)
1. Classification générale
Le disque magnétique est recouvert d’une couche magnétique où sont enregistrées
Les mémoires peuvent être classées en trois (3) catégories selon la technologie
les données.
utilisée :
b- Bande magnétique
 La mémoire à semi-conducteur (mémoire centrale, PROM etc...) très
La bande magnétique ou ruban magnétique est un support permettant
rapide mais de taille réduite.
l’enregistrement d’information analogiques ou numérique à l’aide d’un
 Mémoire magnétique (disque dur, disquettes etc...) moins rapide mais
magnétoscope ou magnétophone. On y lit les informations en mesurant la
stocke un volume d’information très grand.
polarisation de particule magnétique (oxyde de fer). On y écrit en modifiant cette
 Mémoire optique (DVD, CD-ROM etc...)
orientation.
1.1- Mémoire à semi-conducteur
1.3- Mémoire optique
a. Mémoire vive ou RAM (Random Access Memory)
Une mémoire vive sert au stockage temporaire de données. Elle doit avoir un Le disque optique numérique (DON) résulte du travail mené par de nombreux
temps de cycle très court pour ne pas ralentir le microprocesseur. Les mémoires constructeur depuis 1970. La terminologie employé varie selon les technologies
vives sont en générale volatiles : elles perdent leusr informations en cas de utilisées et l’on retrouve les abréviations de CD (Compact Disk), CD-ROM
coupure d’alimentation. Certaines d’entre elles, ayant une faible consommation, (Compact Disc Read Only Memory), CD-R (Compact Disc Recordable), DVD
peuvent être rendues non volatiles par l’adjonction d’une batterie. (Digital Versatile Disk), DVD-ROM …
Il existe deux grandes familles de mémoire RAM :
 Les mémoires RAM statiques (SRAM = Static Random Access 2. Unités de capacité des mémoires
Memory) ; 2.1-Octet
 Les mémoires RAM Dynamique (DRAM = Dynamic Random Access L’octet (‘’o’’) est une unité de mesure en informatique indiquant une quantité de
Memory), elles ont besoin d’être rafraichies. données.
b. Mémoire morte ou ROM Un octet est composé de 8 bits, soit 8 chiffres binaires, le symbole de l’octet est la
lettre ‘’o’’.
Pour certaines applications, il est nécessaire de pouvoir conserver les informations Les multiples et sous multiples de l’octet.
de façon permanente même lorsque l’alimentation électrique est interrompue. On
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Capacités Le gestionnaire de mémoire est un sous-ensemble du système d’exploitation. Son


Elle indique la quantité d’information que la mémoire peut stocker. rôle est de partager la mémoire entre l’OS (Operating System) et les applications.
Cette capacité peut se mesurer en : Le terme ‘’mémoire’’ fait surtout référence à la mémoire principale, c’est-à-dire à
- Bit
la RAM, mais la gestion de celle-ci demande la contribution de la mémoire
- Octet 1 Octet = 8 bits
auxiliaire ou mémoire de masse, spacieuse mais lente) et à la mémoire cache
Les multiples de l’octet sont : (rapide mais de teille restreinte)
1 Kilo-octet (1ko) = 1024 octets = 210octets
1 Méga-octet (1Mo) = 1024 Ko = 210Ko = 220octets 3.2-Fonction du gestionnaire de mémoire
1 Giga-octet (1Go) = 1024Mo = 210Mo = 220Ko = 230octets
1Tera-octet (1To )= 1024Go = 210Go = 220Mo = 230ko = 240octets
1 Peta-octet (1Po) = 1024To = 210To = 220Go = 230Mo =240Ko=250octets Quatre fonctions sont attendues du gestionnaire de mémoire :
1Exa-octet (1Exo) =1024Po=210Po=220To=230Go=240Mo=250Ko
=260octets  L’allocation de la mémoire aux processus : Elle consiste à répertorier les
emplacements libres de la mémoire.
 La protection : Il faut s’assurer que les adresses générées par chaque
2.2-Mot processus ne concerne que la zone mémoire qui lui est impartie.
Lorsque le traitement se fait sur plusieurs octets simultanément, notamment 2  La segmentation de l’espace d’adressage : Elle consiste à diviser l’espace
octets (16 bits) et 4 octets (32 bits). On parle parfois de mot et de double mot. mémoire en des segments de longueurs variables.
 La virtuelle : L’idée de mémoire virtuelle part du principe que la taille
3. Gestion de la mémoire centrale dans le PC d’un processus à exécuter est trop grande par rapport à la mémoire
3.1-But de la gestion dans la mémoire physique.
La mémoire centrale est le lieu où se trouve les programmes et les données quand NB : Le principe de la mémoire virtuelle est de séparer l’adresse manipulée par
le processeur les exécute. Elle s’oppose au concept de mémoire secondaire, les programmes et les adresses réelles des données en mémoire. Les adresses
représentée par les disques, de plus grande capacité, où les processus peuvent manipulées par les programmes sont appelées virtuelles et les adresses des
séjourner avant d’être exécuté. La nécessité de gérer la mémoire de manière données en mémoire sont appelées adresses réelles.
optimale est toujours fondamentale, car en dépit de sa grande disponibilité, elle
n’est en générale, jamais suffisante. Ceci en raison de la taille continuelle 4. Partition de la mémoire
grandissante des programmes. 4.1-Partitions fixes
Le plus simple est de diviser la mémoire en partition fixes dès le démarrage du
Nous verrons qu’il y a plusieurs schémas pour la gestion de la mémoire, avec système. Les partitions sont de différentes tailles pour éviter que de grandes
leurs avantages et inconvénients. partitions ne soient occupées par de petits processus. Le gestionnaire de mémoire,
en fonction de la taille des processus, décide quelle partition lui allouer pour ne
pas gaspiller trop de mémoire.
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Une file d’attente est associée à chaque partition. Quand vient une nouvelle tâche, différentes longueurs et qui peuvent même varier en cours d’utilisation. Ils
le gestionnaire détermine quelle est la plus petite partition qui peut la contenir correspondent à des sous divisions logiques déterminés par le programmeur ou
puis place cette tâche dans la file correspondante. par le compilateur.
Les segments contiennent des informations de même nature : le code, les données,
la pile etc…
7. Segmentation avec pagination
La pagination et la segmentation concernent des problèmes différents. Ce sont
deux techniques qui peuvent se combiner :
 La segmentation découpe les processus en zone linéaire pouvant être
gérer différemment selon que ces segments sont propres au processus qui
sont donc partagés, lus, écrits ou exécutés et de manière à protéger les
Le fait d’éviter d’allouer une partition trop grande à un petit processus conduit processus entre eux.
parfois à des aberrations. Il arrive que des partitions parfois plus grandes restent  La pagination découpe la mémoire en page non contiguë mais de même
inutilisables alors que se forme ailleurs des files interminables de petits taille.
processus : la mémoire est donc mal utilisée.
8. Gestion de la pile
4.2-Partitions variables
La pile (stack) est une structure (zone mémoire) qui sert à sauvegarder
Une autre manière d’éviter les emplacements mémoires inoccupés en fin de
temporairement des informations. Elle est fondée sur la structure de données sur
partition est d’allouer au processus des espaces qui correspondent exactement à
le principe ‘’dernier arrivé, premier sorti’’ ou LIFO. Ce qui veut dire que les
l’espace qui leur est utile. La mémoire se fragmente et est de plus en plus mal
derniers éléments ajoutés à la pile seront les premiers à être récupérés.
employée. Il faudrait la compacter en déplaçant régulièrement les processus mais
cette tâche supplémentaire ralenti le système.
Le partitionnement de la mémoire que ce soit avec des partitions de taille fixe ou
de taille variable, ne permet pas d’utiliser au mieux la mémoire.

5. Pagination
C’est la technique qui utilise un découpage de la mémoire de même taille, eux-
mêmes décomposées en petits blocs d’espace mémoire (128 Ko, 256 Ko etc)
appelé page.
6. Segmentation
C’est une technique qui consiste à diviser l’espace mémoire en n segments de
longueurs variables. Un numéro étant attribué à chacun des segments de l’espace
d’adressage. Les segments sont des espaces d’adressage indépendants des
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Types de clavier
CHAPITRE5 : PERIPHERIQUES D’ENTREE Les touches des claviers sont réalisés selon diverses techniques dépendant tant de
l’image que du coût prévu.
Type membrane
Les périphériques sont des dispositifs connectés à une unité centrale (système Les touches sont sérigraphiées sur un fil non plastique recouvrant hermétiquement
informatique) et qui ajoute à cette dernière des fonctionnalités. les batteries de microcontact. Ces claviers sont les moins choisis et les plus
Les périphériques d’entrée sont des organes qui permettent à l’UC d’acquérir les résistants du marché, mais ils sont souvent pénibles à utiliser (ou mauvais,
informations en provenance de l’extérieur. répétition du caractère, rupture de la membrane) or d’application particulière.
Exemples : clavier, souris, scanner, etc.
Type calculatrice
1- Clavier Les touches sont en plastiques dures et montées sur des ressorts. Ce type de
Un clavier d’ordinateur est une interface entre l’honne et la machine, un clavier présente de nombreux inconvénients, sensibilité aux manipulations
périphérique d’entrée de l’ordinateur composé de touches envoyant les brutales, pas d’ergonomie de jeu dans les touches, contact pas franc.
instructions à la machine une fois actionnée. Les touches sont un ensemble
d’interrupteur électronique similaire au bouton d’une souris, d’une Type de gomme
télécommande ou d’une manette sur console de jeu. Les touches sont faites d’une matière dont le touché rappelle à celui de la gomme.
Le clavier en anglais (keyboard) permet, à la manière des machines à écrire de Une frappe rapide ou professionnelle n’est pas envisageable. De tels claviers sont
saisir les caractères (des lettres, des chiffres, des caractères, etc.)il s’agit donc donc réservés aux ordinateurs familiers.
périphérique d’entrée entier et pour un ordinateur, car c’est grâce à lui qu’il nous
est possible d’envoyer des commandes. Type machine à écrire
Les touches sont celles d’une machines à écrire avec une ergonomie prévue pour
Constituants d’un clavier un travail intensif. La dureté des touches, leurs prises aux doigts et leurs
Le clavier d’un ordinateur doit en effet offrir une simple machine à écrire (touche sensibilités varie d’un modèle à un autre.
espace ou Echappe, Alt, Contrôle, etc.)
Parmi ces touches généralement groupées par bloc (ou par parvis), on distingue : Type à cristaux liquides
Les touches alphanumériques Ces claviers, bien qu’ils ne soient pas répandues permettent d’attribuer à chaque
Les touches numériques touche, une fonction ou un caractère particulier.
Les touches symboliques
Les touches de fonction Fonctionnement du clavier

La disposition des touches, leurs couleurs, leurs nombres dépend du constructeur, Il est composé d’une série d’interrupteurs :
aucun standard réel n’existe actuellement. chaque fois qu’une touche est actionnée le mouvement ferme l’interrupteur de
cette touche. Ces interrupteurs sont placés en matrice dont chaque rangée et
NB : on considérera que l’on dispose d’un clavier ‘’francisé’’ dit AZERTY si les chaque colonne sont reliés à l’ordinateur par des lignes électriques. Cette matrice
premières lettres du dit clavier respecte cet ordre ou d’un clavier ‘’américanisé’’ est balayée en permanence par le système d’exploitation pour vérifier si une
dit QWERTY si les touchent apparaissent dans cet ordre au début du pavé touche est actionnée.
alphanumérique.

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Interfaces avec l’ordinateur Ce sont :


Il existe plusieurs types, ce sont : PS/2
USB (Universal Serial Bus) USB
Mini Din ou Ps/2 Liaison sans fil
DIN à 5 broches Etc.
Clavier sans fil
Etc… 3- Scanner (digitaliseur)

2- Souris Définition
C’est un dispositif de pointage qui permet de déplacer sur l’écran un curseur et Digitaliser signifie numériser, transformer une image en ensemble de données
d’en relever à volonté les coordonnées. Autrement dit, c’est un petit périphérique chiffrées pouvant être traitées en informatique.
à déplacer à l’aide de la main et dont les mouvements sont reproduits sur l’écran à Un digitaliseur est un appareil permettant de transformer un signal analogique en
l’aide du pointeur. signal numérique.
La souris ne sert toutefois pas uniquement à diriger curseur, mais permet aussi de Un numériseur permet de transformer des pages de texte et des images en signaux
dérouler les menus et d’y sélectionner (cliquer) des commandes. numériques.
Un numériseur de document aussi appelé scanner (du nom anglais scanner)dont
l’origine provient du latin scanderer 1 ; (monter pas à pas, escalader, parcourir
Types de souris systématiquement) est un périphérique informatique professionnel ou domestique
Il existe trois principaux types de souris : qui permet de transformer une image (dessin sur papier, imprimer photographie,
La souris optomécanique diapositive, etc.) ou un objet réel en une image numérique, c’est-à-dire stockage
La souris mécanique dans la mémoire d’un ordinateur ou sur un support informatique (disque dur,
La souris optique disquette, carte mémoire, clé USB…)
Type de scanners
Souris optomécanique Il existe plusieurs types de scanners :
Ce sont des souris dont le fonctionnement est similaire à celui des souris Scanner à plat
mécaniques, si ce n’est que le mouvement de la boule est détecté par des capteurs. Scanner à défilement
Scanner à main
Souris mécaniques Scanner à tambour
Ce sont des souris dont le fonctionnement est basé sur une boule (plastique ou en Etc.
caoutchouc) encastrée dans un châssis (en plastique) transmettant le mouvement à
deux rouleaux. Le scanneur comprend une source lumineuse (néon) qui illumine le document,
plus la zone du document éclairé est sombre moins elle en réfléchit la lumière. Par
Souris optiques le biais d’un miroir et d’une lentille focalisatrice. Une barrette de cellule
Ce sont des souris capables de détecter le mouvement par analyse visuelle de la photosensible CCD (Charge Coupled Devise) recueille la lumière réfléchie par le
surface sur laquelle elle glisse. document. Chaque partie du document est ainsi analysée et détermine un niveau
de gris, fonction de la luminosité recueillie par la cellule. La sourie lumineuse et
Interfaces (connecteurs) de la barrette de capteur sont généralement mobiles.

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Quelques fabricants des scanner


Canon, HP, Epson, Kodak, Fujitsu, etc.
CHAPITRE 06 : PERIPHERIQUES DE SORTIE
1- Ecran
1. Ecrans et interfaces graphiques
L’écran est le dispositif d’affichage par excellence. Il peut être incorporé à
l’ordinateur (ordinateur portable, Note book etc.) c’est pour l’utilisateur une pièce
maîtresse et la seule qui puisse apprécier la qualité sans être spécialiste. Il est donc
important d’y porter une attention particulière.

2. Types d’écran
Il existe deux technologies d’écrans :
 Les écrans à tube cathodiques
 Les écrans plats

a. Ecran à tube cathodique


On les appelle les écrans classiques. Ils sont constitués d’un tube à rayon
cathodique (TRC ou CRT= Cathodic Ray Tube) dans lequel on a réalisé le vide.

b. Ecrans plats
Contrairement au TRC, l’écran matriciel ou DFP (Digital Flat Panel) est plat ce
qui en fait le dispositif de visualisation privilégiées des ordinateurs portables et
autres.
Les technologies actuelles sont basées sur l’emploi des cristaux liquides, LCD
(liquid Cristal Display) ou des plasmas qui pourraient retrouver un regain d’intérêt
compte tenu des surfaces d’affichage qu’ils permettent d’atteindre.
Ce sont :
 Les écrans à cristaux liquides : ils peuvent être de type passif ou
amatrice passive ou encore type actif ou amatrice active.
 Les écrans plasmas : ils offrent des performances qui se rapprochent de
celles des moniteurs classiques, leurs contrastes est meilleurs que celui
offert par des LCD et leurs angles de lisibilité est important (160°). Les
temps de réponse sont de 20 à 60 ms.
3. Caractéristiques des écrans
L’écran présente plusieurs caractéristiques :

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e. Bande passante
a. Fréquence verticale C’est le nombre de points balayé par seconde. On l’obtient en faisant la résolution
La fréquence verticale est aussi appelé fréquence de rafraîchissement. Elle multiplié par la fréquence verticale.
représente le nombre d’image qui sont affichées par seconde ou plus exactement
le nombre de rafraîchissement de l’image par seconde. Elle est exprimée en Hertz. BP=R*Fv
Plus cette valeur est élevé et meilleur est le confort visuel.
Il faut à tout prix que cette valeur soit supérieure à 75 hertz dans la résolution
sur laquelle vous allez travailler sinon, on voit l’image scintillée et c’est très
désagréable en plus d’abimer les yeux. f. Taille (Dimension)

b. Fréquence horizontale La taille se calcule en mesurant la diagonale de l’écran et est exprimée en pouce
C’est la fréquence de balayage qui indique la vitesse de déplacement du faisceau (1 pouce= 2,54 cm). Il faut veiller à ne pas confondre la définition de l’écran et sa
d’électron d’un bord à l’autre de l’écran. C’est en fait le nombre de lignes taille.
balayées par seconde et se calcule en faisant le produit du nombre de lignes par la En effet, un écran d’une taille donnée peut afficher différentes définitions.
fréquence verticale : Cependant, de façon générale, les écrans de grande taille possède une meilleure
Elle s’exprime en hertz. définition.

Fh =NL*Fv

c. Résolution Largeur = Diagonale l= D


La résolution de l’écran correspond au nombre de pixels affichables et dépend de
la taille de l’écran et des performances offertes par l’écran et la carte graphique
c’est le produit du nombre de point horizontaux et verticaux.
Cela peut être modifié à tout moment. Les résolutions les plus courantes sont :
 640*480 (nombre C * nombre L)
 600*800
g. Pas de masse
 1024*768 etc.
R = NCx NL C’est la distance qui sépare deux luminophores. Plus celle-ci est petite plus
l’image est nette. Eviter donc les écrans dotés d’un pas de masque de 0.28 mm ou
Exemple : si l’on prend l’exemple d’une résolution de 600*800, l’image affiché plus.
sera de 600 points en vertical et de 800 points en horizontal.

d. Définition l’=nombre de colonne* pas


C’est le nombre de pixels que peut afficher, ce nombre de points est généralement
compris entre 640 points en longueur et 480 en largeur.
NB : On a : l = l’
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Principaux composants de la carte graphique


h. Temps de réponse ou temps de rémanence

Utilisé uniquement pour les écrans plats, il s’agit du temps que met un pixel pour i. Processeur graphique
passer à l’état blanc ou inversement..
Généralement appelé GPU (Graphical Process Unit) est le cœur de la carte
Interface graphique graphique. C’est lui qui gère tout.
Définition ii. Mémoire graphique
La carte vidéo ou graphique est l’interface entre le moniteur et l’ordinateur (unité
centrale). C’est à la carte vidéo qu’il appartient de gérer les modes d’affichage, C’est une mémoire qui stocke temporairement toutes les images à afficher.
d’aller chercher les informations sur le disque dur et de les convertir en signaux
destinés au moniteur. iii. Bios vidéo
A l’instar de l’UCT (microprocesseur) la carte graphique comporte un processeur
Le bus vidéo est un petit programme qui contient les paramètres et les modes
spécialisé dans les fonctions d’affichage. Un certain nombre de fonctions sont au
graphiques.
préalable dans la puce graphique.

a. Structure de la carte graphique


4. Connectique

Une carte graphique peut être connectée à la carte mère en utilisant les différents
Mémoire vidéo bus.
CAN (SRAM) AGP (Accelerated Graphic Port)
PCI (peripheral Component Interconnection)
PCIE (PCI Express)
Etc.
Traitement Compression 5. Mémoire vidéo
MJPEG JPEG La quantité des mémoires vidéo de la carte graphique est un critère qui influe à la
CNA fois sur la résolution et le nombre de couleur disponible. Pour afficher un certain
nombre de bits par pixel est nécessaire. Ce nombre de bits est appelé niveau de
couleur ou profondeur de couleur.
Contrôleur Bus
Détermination de la quantité de couleur vidéo
La quantité de mémoire vidéo nécessaire pour stocker l’image qui va être affiché
dépend de la définition.

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Le nombre de couleurs est fonction du nombre de bits utilisés pour le


décodage.
Exemple : 28 = 256 Définition
2n = N Une imprimante est un périphérique de sortie par excellence.il permet à
l’utilisateur d’obtenir ou d’avoir les résultats des travaux sur papier.

Classification
Niveau de couleur Nombre de couleurs Les imprimantes sont nombreuses sur le marché. Elles diffèrent selon la
(bits/pixel) technologie employée :
1 2 Les imprimantes à bande ou à ruban.
4 16 Les imprimantes matricielles (impression matricielle par impact,
8 256 impression matricielle thermique et à jet d’encre)
16 65536 Les imprimantes lasers.
24 16777216
32 4294967296 Imprimantes matricielles
L’impression matricielle est souvent associée à la notion d’impact, mais on peut
considérer comme faisant partir des impressions matricielles les techniques qui
La quantité de mémoire vidéo est simplement le nombre de pixels utiles X sont :
nombre de bits par pixel. L’impact
Le transfert thermique
Le jet d’encre
Capacité Mémoire = Résolution*Niveau de couleur
Impression matricielle à impact
Dans cette technique, le caractère est constitué par une matrice de point (dot) dont
certains seront imprimés et d’autres non. L’impression se fait sur du papier
ordinaire à l’aide d’un ruban carboné qui vient frapper une aiguille. Les aiguilles
2- Imprimante
sont portées par les têtes comportant souvent neuf aiguilles pour les imprimantes
Généralités
bas de gamme.
Dès le début de l’informatique, l’imprimante est apparue comme un outil
indispensable pour fournir à l’homme des résultats du traitement. Il existe une très
Imprimante matricielle sans impact
importante gamme d’imprimante sur le marché qui diffère selon la technologie
L’impression matricielle thermique repose sur l’emploi d’un papier
employée. On peut tenter d’établir une classification parmi cet ensemble en
thermosensible ou encore d’un ruban encreur à transfert thermique.
fonction de quatre critères :
La famille technologique (à impact ou sans impact)
Imprimante à jet d’encre
Le mode d’impression du caractère (caractère préformé)
L’impression envoie des bulles d’encre à travers des buses (tubes sur le laser).
Le mode d’impression du texte (mode d’’impression caractère, mode
laser (light amplification stimulation by radiation)
ligne…)
Le mode d’impression du papier (friction ou traction).
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Feuille sur laquelle elle se solidifie en se refroidissant. Si le papier est trop C’est le nombre de pages imprimées par minute. Pour les imprimantes couleurs, le
buvard, il absorbe l’encre qui s’étale avant de sécher. nombre de pages imprimées par minute peut varier selon que l’impression se fasse
en noir et blanc ou en couleur.
Imprimante laser
Une imprimante laser est un type d’imprimante permettant la reproduction haute b. Résolution
qualité du texte et du graphique. Les imprimantes laser utilisent un procédé
d’impression sérigraphique (ou électro photographique), mais se distingues des C’est la précision de l’impression. La précision de l’impression est mesurée en
photocopieurs par le fait que l’image est produite par le balayage directe d’un point par pouce (PPP ou DPI= Dot Per Inch). Pour les imprimantes couleurs, la
faisceau laser à travers le tambour interne de l’imprimante laser. Une impression résolution peut varier selon que l’impression se fasse en blanc noir ou en couleur.
laser peut être décomposée en six étapes : c. Mémoire de l’imprimante
Charge du tambour de l’imprimante laser (IL)
Ecriture de l’imprimante laser Elle mesure la quantité d’information en attente d’impression que l’imprimante
Développement de l’imprimante laser peut conserver dans sa mémoire.
Transfert dans l’imprimante laser
Chauffage de l’imprimante laser d. Consommable
Nettoyage de l’imprimante laser.
Les produits d’impression (cartouche, le papier et le type d’alimentation).

e. Interface
Communication Avec l’ordinateur
Avant d’obtenir un document imprimé, il faut que l’imprimante ait reçu la page Ce sont :
ou l’image à imprimer. La page à imprimer est généralement transmise par un La liaison série, port parallèle, port USB, le WIFI (wireless fidelity).
câble de données ou par une liaison sans fil ou alors directement transférée à NB : d’autres caractéristiques physiques existent : la dimension, le poids, le
partir d’une carte mémoire en fichier. Le contrôleur (pilote ou driver) est celui qui temps de préchauffage.
est chargé de la gestion de la communication avec la source du document.
Les données sont transférées à l’imprimante en série (port USB) ou en parallèle f. Langage d’impression
(port Centronics) ou LPT (Line Printer).
La communication entre l’ordinateur et l’imprimante est bidirectionnelle : Pour pouvoir assurer le téléchargement, il faut que l’imprimante dispose de
l’ordinateur envoie les données vers l’imprimante et l’imprimante renvoie à mémoire vive (1 Mo à 4 Mo), d’un processeur et d’un langage capable de
l’ordinateur les informations sur son état, ainsi que l’avancement du travail reconnaître et d’analyser les commandes reçues (PCL, Poscript, CaPSL de Canon,
d’impression. Prescribe de Kyocera etc).
Actuellement, les deux grands langages standards sont PCL et POSCRIPT.
Caractéristiques d’une imprimante PCL a été créé par HP (Hewlett Packard) pour les imprimantes laser et
POSCRIPT a été créé par Adobe systems.
Il est important de considérer les caractéristiques suivantes dans le choix d’une
imprimante : Noms de constructions d’imprimantes
Brother, Canon, Epson, HP, IBM, Kyocera, Lexmark, Toshiba, Xerox etc.
a. Vitesse d’impression

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1. Critère de choix d’une imprimante


Les critères de choix d’une imprimante sont très nombreux et dépendent du type
d’utilisation envisagée. Ce sont :
Interfaçage (parallèle ou série)
Qualité
Police de caractère
Vitesse d’impression
Choix du papier
Format du papier
Etc.

Sujet 01

1. Définir les termes ou expression suivantes : informatique, ordinateur, système informatique, logiciel, programme et instruction.
2. De quoi se compose une instruction ?
3. Définir les sigles suivants : PC, UCT, CPU, ALU.
4. Ranger dans un tableau les différents périphériques dont voici : disque dur, haut parleur, microphone, appareil photo numérique,
caméra, webcam, DVD, imprimante, CD-ROM et scanner.
Exemple :

Périphériques d’entrée Périphériques de sortie Périphériques de stockage

……………………………… ………………………………… ……………………………………..

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5. Relier chaque élément de la colonne A par sa correspondance dans la colonne B.

Colonne A Colonne B

Matériel .  Matériel + Logiciel


Système Informatique.  Hardware
Réseau.  Software
Logiciel.  Personal Computer
Programme.  Network

Sujet 02
EXERCICE 01
1. Qu’appelle-t-on périphérique d’entrée en informatique ?
2. Qu’est-ce qu’un microprocesseur ?
3. Quelles différences faites-vous entre une logique câblée et une logique programmée ?
4. Qu’est-ce qu’un bus en informatique ? combien de types de bus existe-t-il ? donner le mode d’exploitation de chaque bus.
5. Citer les étapes d’exécution ou de traitement d’une instruction.

EXERCICE 02
La société MOK-TIEM informatique leader en informatique dispose d’un ordinateur dont les caractéristiques sont les suivantes :
 Processeur Intel Core i5-3570 à 3,4 GHz ;
 Mémoire RAM de 4 Go ;

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 Ecran couleur SVGA 19’’ ;


 Disque dur de 500 Go ;
 Clavier Azerty et souris optique.
1. Quelle est la taille de l’écran en centimètre ?
2. Convertir la taille ou la capacité du disque dur en Mo et Ko.
3. Quelle société est le constructeur des processeurs Intel ?
4. Définir la RAM et la ROM, comparer ces deux mémoires.
5. Quelle est la fréquence du processeur ?
6. Convertir cette fréquence de processeur en Hz

EXERCICE 03
Soit une feuille de papier A4. On désire coder l’image sur cette feuille avec une résolution de 600 points/pouce 2. On rappelle que 1
pouce = 2,54 cm et qu’une feuille A4 mesure 210 sur 297 mm.
1. Combien d’octets sont nécessaires pour coder l’image en noir et blanc ?
2. On souhaite maintenant coder cette image avec 256 niveaux de gris. Combien d’octets sont nécessaires ?
3. On suppose maintenant que la taille de l’information obtenue lorsque cette image est codée avec 64 couleurs est de 16 Ko puis on
décide de transmettre toute cette information sur une ligne de largeur de bande 3800 Hz à l’aide d’un modem ayant 4 niveaux de
phase, 2 niveaux d’amplitude et 4 niveaux de fréquence.
a. Quelle est la capacité de ce modem ?
b. Calculer le temps que va mettre le transfert de ce fichier vers le site distant.
c. Proposer une solution qui permettrait de réduire ce temps de transfert.

Sujet 03
EXERCICE 01
1. Donnez la suite des nombres en base 5 de 43 à 103.
2. Donnez la suite des nombres en base 6 de 43 à 103.
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3. Combien de nombres trouve-t-on entre 40(7) et 60(7)


4. Combien de nombres trouve t-on entre EFF(16) et F00(16)
EXERCICE 02
Un moniteur modèle HP V213 de 20’’ possède une résolution de 1280x1024 pixels. Un écran entier est balayé 80 fois en une seconde.
1. Déterminer :
a. Le nombre de lignes de l’écran.
b. Le nombre de pixels sur une ligne de l’écran.
2. Définir en précisant leur unité :
a. La fréquence verticale de l’écran.
b. La fréquence horizontale de l’écran.
c. La bande passante d’un écran.
3. Calculer si possible pour l’écran ci-dessus :
a. La fréquence verticale.
b. La fréquence horizontale.
c. La bande passante.

EXERCICE 03
On dispose de 3 moniteurs de 14 pouces, 15 pouces et de 17 pouces.
Pour une résolution de 1024x768,
1. Calculer pour chaque moniteur le Pas.
On suppose un pas de 0,28 mm
2. Lequel des moniteurs pourra-t-il afficher la résolution suivante : 1200x800 ?

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EXERCICE 04
Soit 2 écrans; écran 1 et écran 2
Caractéristiques Ecran 1 Ecran 2

Pas (mm) 0,38 0,25

Résolution 1280x1024 1024x768

Fréquence horizontale 35 Khz 45 Khz

Fréquence verticale 72 Hz 76 Hz

Niveau de couleur ou profondeur de couleur 16 bits 8 bits

1. A quel type de port l’écran est-il connecté ?


2. Déterminer le nombre de lignes de chaque écran
3. Lequel de ces écrans vaut 13’’ ?
4. Déterminer la bande passante de chaque écran
5. Donner la capacité de mémoire pour l’affichage sur chaque écran.

EXERCICE 05
Supposons que l’on veuille à digitaliser une image de 11x8,5 pouces.
Quelle sera la taille du fichier généré si la digitalisation s’effectue avec une précision de 72 dpi et 300 dpi, avec chaque fois une
dynamique de 8 bits et de 24 bits ?

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EXERCICE 06
Compléter le tableau ci-dessous en indiquant la capacité de la mémoire vidéo qu’il faut pour chaque résolution et nombre de couleurs
données :
RESOLUTIONS

1024x768 1600x1200 2048x2048

16

Nombre de couleurs 512

65536

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