0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues29 pages

Comprendre la formule de Bayes et l'indépendance des événements

Ce document présente la formule de Bayes et les concepts de probabilité conditionnelle, d'indépendance d'événements et de variables aléatoires. Il définit et illustre ces notions de base de la théorie des probabilités.

Transféré par

Amr Bahri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues29 pages

Comprendre la formule de Bayes et l'indépendance des événements

Ce document présente la formule de Bayes et les concepts de probabilité conditionnelle, d'indépendance d'événements et de variables aléatoires. Il définit et illustre ces notions de base de la théorie des probabilités.

Transféré par

Amr Bahri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Formule de Bayes.

Formule de Bayes
Exemple :
Un examen se compose de questions auxquelles il faut
répondre par oui ou non. Si un étudiant connaît la
réponse, il répond correctement; s’il l’ignore, il tire à pile ou
face la réponse qu’il inscrira.
Un étudiant donné connaît 60% du programme : Quelle est
la probabilité pour qu’une réponse juste soit due à ses
connaissances plutôt qu’au hasard ?

Evénements indépendants

Soient 2 événements A et B. Ils sont indépendants


si la réalisation de A n’affecte pas la réalisation de
B, et inversement.
Evénements indépendants
Soient A et B deux événements de probabilité non nulle.
Il arrive que la connaissance de la réalisation de A ne modifie pas notre
information sur celle de B, autrement dit que P(B | A) = P(B).
C’est le cas par exemple lorsque l’on fait un tirage avec remise et que
la réalisation de A ne dépend que du résultat du premier tirage, celle
de B que du deuxième. Symétriquement on aura dans cet exemple
P(A | B) = P(A).
Cette remarque se généralise :
Proposition
Si A et B sont des événements de probabilité non nulle, les
trois égalités suivantes sont équivalentes :
i) P(B | A) = P(B),
ii) P(A | B) = P(A),
iii) P(A ∩ B) = P(A)P(B).
Preuve:
Comme P(A) # 0 et P(B) # 0, on a la chaîne d’équivalences:
D’autre part la relation (iii) est toujours vérifiée dans le cas dégénéré où
P(A) = 0 ou P(B) = 0. En effet, on a alors à la fois P(A)P(B) = 0 et
0 ≤ P(A∩B) ≤ min (P(A), P(B)) = 0
d’où P(A∩B) = 0. Ainsi la relation (iii) est un peu plus générale que (i)
et (ii). Elle a aussi sur les deux autres l’avantage
de la symétrie d’écriture. C’est elle que l’on retient pour définir
l’indépendance.
Définition
Soit (Ω, F, P) un espace probabilisé. Deux événements A et B
de cet espace sont dits indépendants lorsque:
P(A ∩ B) = P(A)P(B).
Exemple: On jette deux fois le même dé. Les événements
A = {obtention d’un chiffre pair au premier lancer},
B = {obtention du 1 au deuxième lancer},
sont indépendants.
En effet, en prenant Ω = {1, 2, . . . , 6}^2 , F = P(Ω) et P
l’équiprobabilité, on vérifie que:

Remarques:
– Si A est un événement tel que P(A) = 0 ou P(A) = 1, alors il est
indépendant de tout événement, y compris de lui même (c’est le cas en
particulier pour Ω et ∅).
– Deux événements incompatibles A et B avec P(A) > 0 et P(B) > 0
ne sont jamais indépendants. En effet A ∩ B = ∅ implique P(A ∩ B) = 0
or P(A)P(B) # 0.
Remarquons que si la réalisation de l’événement B (p(B) # 0) n’agit
pas sur la probabilité de la réalisation de l’événement A (p(A) #0), c’est
à dire p(A/B) = p(A),
Exemple:
Une urne contient 12 boules numérotées de 1 à 12. On en tire
une au hasard et on considère les événements:
A = {tirage d’un nombre pair},
B = {tirage d’un multiple de 3}.
L’espace probabilisé qui s’impose naturellement ici est Ω = {1, . . . , 12}
muni de l’équiprobabilité P. Les événements A et B s’écrivent:
A = {2, 4, 6, 8, 10, 12}, B = {3, 6, 9, 12}, A ∩ B = {6, 12}.

donc A et B sont indépendants.


On rajoute maintenant dans l’urne une boule numérotée treize et on
recommence l’expérience.
Les événements A et B restent les mêmes, mais le modèle a
changé. On a maintenant l’équiprobabilité P’ sur Ω’= {1, . . . , 13} et :

Mais

donc A et B ne sont plus indépendants.


Variables aléatoires
réelles
Variables aléatoires
Définition
On appelle variable aléatoire réelle (en abrégé v.a.r ) toute
application de Ω dans IR.
Exemples
1. On lance une pièce de monnaie, l’univers associé à
cette expérience est Ω = {P, F},
soit X la variable définie par X({P}) = 1 et X({F}) = 0, alors
p(X = 0) = p(X = 1) =0,5

2. Soit une urne à deux catégories contenant des boules


blanches en proportion p et des boules noires en
proportion 1 − p. On tire de cette urne n boules avec
remise, à chaque tirage ω de n boules on peut faire
correspondre le nombre X(ω) des boules blanches
obtenues. Dans ce cas on a X(Ω) = I[0, n]I.
3- Un tournoi de football se joue entre quatre équipes.
Chaque équipe doit rencontrer une fois et une fois
seulement les trois autres.
À chaque match, on attribue 2 points à l’équipe gagnante,
0 point à l’équipe perdante et 1 point à chaque équipe s’il y
a match nul.
Soit X le nombre de points marqués par une équipe
donnée à la fin du tournoi. Ici
X(Ω) = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6}.
Variables aléatoires discrètes
Définition 1:
Une variable aléatoire (v.a.) X est une fonction définie sur l’espace
fondamental Ω, qui associe une valeur numérique à chaque résultat de
l’expérience aléatoire étudiée. Ainsi, à chaque événement élémentaire
ω, on associe un nombre X(ω).
Support d'une variable aléatoire :

Définition: Une variable aléatoire discrète est une


variable aléatoire dont le support est un ensemble fini ou
infini dénombrable.
Exemple :
On lance trois fois une pièce et on s’intéresse au nombre X de fois ou
PILE apparaît. Il y a deux manières de formaliser cette phrase. Tout
d’abord, à chaque événement élémentaire ω, on associe X(ω). Ainsi,

Ensuite, comme on observe que plusieurs événements élémentaires


donnent la même valeur, on peut les regrouper et obtenir des
événements (événement = réunion d’événements élémentaires) qui
correspondent à des valeurs distinctes de X :

On peut d’emblée observer que les événements (X = 0), (X = 1), (X =2)


et (X = 3) sont deux à deux disjoints. De plus, la réunion de ces
événements est Ω.
Loi d’une variable aléatoire
Définition
La loi d’une variable aléatoire discrète X est la liste de
toutes les valeurs différentes que peut prendre X avec les
probabilités qui leur sont associées.
Exemple :
nous avons déjà la liste de tous les événements élémentaires et ils
sont équiprobables, de probabilité 1/8. D’après la composition des
événements [X = k], pour k = 0, ..., 3, on peut déduire facilement la loi
de X.

Un autre outil permet de caractériser la loi d’une v.a. : il s’agit de la


fonction de répartition empirique.
Caractéristiques d’une
variable aléatoire
Fonction de répartition d'une variable aléatoire
Définition

Démonstration :
Variables aléatoires discrètes:
Une variable aléatoire discrète est une variable aléatoire dont le support
est un ensemble fini ou infini dénombrable.
Fonction de répartition
Espérance mathématiques
Variance et Écart-type
La variance permet de mesurer l’écart des valeurs de la variable par
rapport à l’espérance:

Vous aimerez peut-être aussi