NEUVIEME JOUR : LA SAINTE FACE AU JOUR DE LA
RESSURECTION
Seigneur,
Quelle je la
sera veux,
joie etc.
des (voir
élus, pquand
3) ils verront en son plein éclat, sans nuage
et
Le sans
jour ombre, la face glorieuse
de sa résurrection, Notredu verbe incarné
Seigneur se montra! Cette vue lesfois
plusieurs fera
à sa
pénétrer,
sainte Mère, comme par un miroir
aux saintes femmes, trèsà pur, dans les Ilsecrets
ses apôtres. sortaitde
dul’essence
sépulcre,divine,
doué
où ils trouveront
d’une la béatitude
vie spirituelle parfaiterayonnant
et incorruptible, et le souverain bien.etIls
de gloire le verront tel
d’immortalité.
qu’il
Dansest,cet ce divin
état, ce roi
quiet ils luisurtout
attirait seront semblables : la perfection
l’attention c’était la beautédeetl’âme
l’éclatetqui
du
corps leur viendra
rayonnaient sur la par la lumière
sainte face du de sa gloire,
sauveur dont ils se sentiront pénétrés.
triomphant.
III-LOUANGE DANS L’ETERNITE.
I-GLOIRE DE JESUS RESSUSCITE.-Seigneur,
– Regardezfaites que je vous
vous-même voie, et
en esprit que je voie
des
votre faceladans
yeux de foi cesavisage
gloireadorable.
pure et véritable
Quel feu; céleste
quand cette
dans gloire m’apparaitra
son égard ! Quelle
ainsi, monsur
sérénité cœur
son sera
frontrassasié
! Quellede délices. Étant
physionomie alors. Dit
souriante etsaint Augustin,! libres
majestueuse
et dégagés
Durant de tout souci,
sa passion, nous verrons,
nous avons vu la facenous aimerons
de Jésus nousetlouerons,
meurtrie désolée ; nous
en ce
verrons
moment, cette facel’épanouit,
la joie du divin roi
la si ravissante surabonde,
consolation et si belle ; nous aimeronsdes
en proportion cet
homme-dieu,
douleurs et des ce ignominies
fils de Marie, si doux, siOaimable,
souffertes. nous louerons
Sauveur adorable, il estce
juste qu’au
rédempteur
aujourd’hui,sivictorieux
victorieuxdeetlasimort
puissant,
et dunous le verrons
péché, sans fin,votre
vous montriez nousface
l’aimerons
éblouissante sansdedégout,
force etnous le louerons
de splendeur, sans
que fatigue,
vous avec
laissiez des transports
épanouir, en les de
joie renaissants
adoucissant, lesetrayons
toujours nouveaux,
de gloire dans les dont
et d’honneur siècles desêtes
vous siècles. Ainsi soit-
couronné !
il.
Avancez-vous ainsi et régnez sur tous les cœurs.
Acte deQU’IL
II-JOIE désir.COMMUNIQUE.
- Quand irai-je et– paraitrai-je
La premièredevant la les
fois que faceapôtres
de monréunis
Dieu dans
?
Quand le verrai-je
le cénacle, virent laface
faceà de
faceleur divin Maitre ressuscité, ils tressaillirent, dit
l’évangile,
Vertu d’une grande
à pratiquer. joie ; son
– Détachez peusourire, sonbiens
à peu des douxtrompeurs
regard, sa et
parole
passagers de
bienveillante
ce et paternelle,
monde ; cherchez le souffle
les biens du ciel,de
oùses lèvres
Jésus qu’il répandit
ressuscité sur eux, les
vous attend.
inondèrent intérieurement d’une paix délicieuse qu’ils n’avaient jamais
ressentie.
Bouquet spirituel. – Que j’expire altéré de la soif ardente de voir la face
désirable de Notre Seigneur Jésus Christ ! (Dernière parole de M. Dupont).
Prières et oraison (voir p.5)
CINQUIEME JOUR : LA SAINTE FACE DANS LA COUR DE
III-RETOUR SUR VOUS-MÊME. - O Jésus, dont la face divine relève et
CAIPHE
transforme
Seigneur, je les
veuxâmesetc.égarées,
(voir p.3)jetez les yeux sur moi, ayez pitié de moi. Je n’ai
point, après avoir offensé Dieu, répondu aux attraits de votre grâce, ou, si j’ai
C’est
versélaquelques
nuit de la passion.
larmes, ce Jésus,
n’étaitaprès
que leun jugement
résultat dérisoire,
d’une humilitéa passagère,
été
dédaigneusement
d’une tristesse où ilrelégué,
entrait les
plusmains
d’amour liées, dans laque
égoïste courdeduvraigrand prête.
repentir.
I-OUTRAGES.
Puisque votre-Ilface est adorable
à la merciest d’une troupe
un soleil dede valetscapable
justice et de soldats,
d’amollir quilesse
font
âmesunetjeudecruel
purifierde les
l’abreuver d’avanies
consciences, et d’affronts
brûlez, consumezenentout moigenre.
tout ceSaquisainte
est leur point
s’oppose à la de mire.deLavotre
pureté nuit amour
entière,; ilque eutvos
à souffrir
célesteslesrayons
plus humiliantes
m’embrasent
injures que peuvent
et me fassent inventerpleurer
secrètement la malice mesdes hommes
offenses et la rage
passées. Moides démons.
aussi, je suis
Ils
unl’outragent par desousoufflets
disciple infidèle, plutôt je; ils
l’ailaété
meurtrissent
et ne veux pluset l’ensanglantent
l’être. Vous êtes parassez
des
coups de poingspour
miséricordieux ; ils laoublier
souillent
mesderévoltes
crachats, et genre d’insulte particulièrement
vous détourner de mes péchés.
sensible
Non, mon auJésus,
sauveur. quoi Il s’en
qu’ilplaint
arrivepar la bouche
et quoi du prophète
qu’il puisse : Ils n’ont
m’en couter, je nepas vous
craint
trahiraideplus
me ;cracher
je veux àaulacontraire,
face ; et en vousprédisant
glorifierà par
ses ma
apôtres la passion
pénitence et par qu’il
devait subir à Jérusalem. Il spécifiait qu’on cracherait sur lui : Le fils de
mes œuvres.
l’homme sera conspué.
II-CONVERSATION
ACTE DE CONTRITION. DE SAINT PIERRE.détournez
– Seigneur, – Au milieu de face
votre ces dignes
de mestraitements,
péchés ;
que de patience
effacez toutes mes de la part du; sauveur
iniquités ! Quelle
je les déteste, je sérénité ! Quelle douleur ! Il
veux les réparer.
ne se plaint pas, il ne murmure pas ; il prie, il aime, il expie et répare les
outrages
VERTU Aque nos péchés
PRATIQUER. ontleinfligés
Ayez courage etde infligent encore
la foi, ne à la majesté
craignez de sonet
plus le regard
père céleste.
la parole desAu plus fort
hommes de ces
quand ignominies,
il s’agit d’un devoirIl trouve moyenoud’opérer,
à remplir d’une fautepar sa
à
douloureuse
éviter face, un acte de miséricorde et d’ineffable charité ; Il prend en
pitié le prince
BOUQUET des apôtres
SPIRITUEL. et leregarda
- Jésus relève de sa chute.
Pierre Pierre
et Pierre étaitamèrement
pleura là, à quelque
distance ; disciple infidèle, mêlé à la foule des ennemis de son Maitre il l’a
Prières
renié et oraison. (Voir
honteusement p 5) trois fois. Tout à coup, il rencontre les yeux
et jusqu’à
divins qui se fixent sur lui et lui renvoient un regard de doux reproche de
compassion et d’amour. C’est assez : la vue de cette face endolorie, ce trait
de lumière qui jaillit de cet œil attristé, percent le cœur de l’apôtre ; pénétré
de honte et de repentir, il se retire à l’écart et pleure amèrement.
SIXIEME JOUR : LA SAINTE FACE AU PRETOIRE DE PILATE
III-HONNEUR DU A JESUS. – Ce n’est pas sans un profond mystère que ce
Seigneur, je veux
divin sauveur fut etc.
ainsi(voir p.3) ; il devait régner. Les soldats, sans s’en
couronné
douter,
Le attestent
prétoire la royauté
de Pilate fut pourdenotre
Jésus-Christ
seigneuraussi bien que
le théâtre Pilate de
sanglant ; sans
deuxle
savoir, ils entrent
supplices également dans les desseinsetde
ignominieux Dieu,laqui
cruels, veut que son
flagellation et lefils soit reconnu
couronnement
roi et reçoive à ce titre des hommages de toutes créatures. Oui, à Jésus, par le
d’épines.
diadème
I-DOULEURS qui couronne
DE JESUS.votre
– Les tête,
fouets vous
desavez acquis qui
bourreaux le droit de régner
flagellaient sur mon
Jésus
cœur ; ce diadème
n’épargnèrent d’ignominie
pas son et de douleur
doux et aimable visageest : Il une couronne
fut sillonné en d’expiation
tous sens, et
d’amour. Bien des fois déchiré
meurtri, ensanglanté, j’ai méconnu
par des votre royauté
verges. Puisen méprisant
voyant que Jésusvotreétait
loi
sainte
condamnéet vosà divins enseignements
mort parce ; bien
qu’il se disait ROI,deslesfois j’ai comme
soldats se firentfaitdejaillir votre
ce titre un
sang
sujetsur votre dérision
d’amère auguste etvisage en enfonçant
de moqueries par mesIlsfautes
sacrilèges. réitérées
lui jetèrent sur les
les
épines
épaulesqui untranspercent
manteau de votre front
pourpre, en; guise
j’ai couru après les
de sceptre, luijoies
mirentde ceun monde,
roseau àetla
je me suis
main, couronné
et par de roses
raffinement ; j’ai aspiré
de malice inouï,aux molles réjouissances
lui façonnèrent une couronned’une avec
vie
aisée et commode,
des épines sans songeret
qu’ils entrelacèrent que j’étais
qu’ils lui le sujet d’un roi
enfoncèrent surcouronné
le front a d’épines.
grands
coups.Non,LesOépines, longues,
bon Maitre, dures,
je ne veuxacérées,
plus queentrèrent
vous ayezprofondément dans lade
à souffrir les épines
tête iniquités
mes du sauveur,
; je lui causèrent
veux d’atroces
vous réjouir douleurs
par mes et inondèrent
hommages, sa sainte
vous orner par desface
de ruisseaux
fleurs de mes de sang.et vous faire triompher en moi par un amour généreux
vertus
II-HUMILIATION
qui soit digne de DE vous.JESUS. – Ce fut dans ce pitoyable état que Pilate présenta
Jésus au peuple, espérant
ACTE D’OFFRANDE. exciter
O Jésus, mon saroicompassion
et mon Dieu,etvoici
le délivrer. Voilaavec
mon esprit l’homme,
ses
dit-il.
pensées,Cette vuecœur
mon ne fitavec
qu’allumer leur fureur
ses affections, : Crucifiez-le
ma volonté ! Crucifiez-le
avec ses tendances! ! voici
s’écriaient-ils,
mon âme et mon Crucifierai-je votre
corps ; je me metsroitout
? -Nous n’avons
entier pas d’autre
sous votre empireroi que sur
; régnez
César : nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. Les ennemis du
moi à jamais.
sauveur triomphaient. Parmi cette foule, il y en avait beaucoup qu’il avait
VERTU A PARTIQUER. Faites mourir en vous par la mortification tous les
comblés de bienfaits, qui peut-être se disaient en secret ses disciples et ses
désirs et tous les mouvements déréglés qui pourraient offenser Notre-
amis : aucun d’eux n’éleva la voix afin de se prononcer en sa faveur et le
Seigneur et en quelque sorte renouveler ses douleurs.
défendre ; aucun n’osa le reconnaitre pour son roi et pour son Dieu. Ce lâche
BOUQUET SPIRITUEL. Un membre doit-il être délicat et sensuel sous un chef
abandon joint aux autres outrages, fut pour Jésus un douloureux martyre :
couronné d’épines ?
Mon peuple, que vous ai-je fait ? Pourquoi outragez-vous la face de votre
Prières et? oraison
sauveur Pourquoi (voir p 5)
l’avez-vous entourée d’un diadème d’épines ?
SEPTIEME JOUR : LA SAINTE FACE SUR LA ROUTE DU
CALVAIRE
A l’occasion de la réédition du texte de M. Janvier, nous devons insérer, ici,
une note historique qui remplace le texte original.
Sur le chemin du calvaire des femmes expriment leur compassion. Une
tradition ancienne attribue à l’une d’entre elles, nommée Véronique, un geste
de pitié : elle aurait essuyé le visage du Christ avec un linge sur lequel
seraient restés imprimés les traits de la Sainte Face, et les traces de la
passion. Ce linge transmis de génération en génération serait celui dont
l’apparition est signalée à Rome, vers l’an 1200. Son origine est obscure mais
peut être liée aux évènements de la 4e Croisade. Il a été conservé
précieusement et reproduit lors du miracle de Rome, en 1849 (pendant
l’exode du pape à Gaete) et à partir de cette date des reproductions ont été
distribuées dans le monde entier. Deux d’entre elles sont parvenues à Léon
Dupont, en 1851.