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Précalibrage Optique en Optique Géométrique

Ce document présente un cours d'optique géométrique. Il introduit le sujet en décrivant brièvement l'histoire de l'optique et la nature de la lumière. Il définit ensuite les sources et la propagation de la lumière, ainsi que les principes de base de l'optique géométrique.

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Précalibrage Optique en Optique Géométrique

Ce document présente un cours d'optique géométrique. Il introduit le sujet en décrivant brièvement l'histoire de l'optique et la nature de la lumière. Il définit ensuite les sources et la propagation de la lumière, ainsi que les principes de base de l'optique géométrique.

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Université Ibn Tofail

École Supérieure de l’Éducation


et de la Formation Kénitra

Cours :
Optique Géométrique

Filières : Physique-Chimie et
Mathématique
Semestre : 2

Année universitaire : 2022-2023

Pr. : Morad AABOUD


1
Chapitre 1

Généralités sur la lumière


I. Introduction
L’optique est une science dont les fondements ont été établis avant le XX siècle, depuis le
début du siècle, la révolution de la mécanique quantique, et par conséquent de la nature
quantique de la lumière a profondément modifié notre façon d’apprécier les phénomènes.
Néanmoins, les principes déjà établis n’ont pas été pour autant obsolètes, cette nouvelle
vision a simplement permis de préciser les concepts et indiquer les limites de validités,
l’optique, branche actuelle de l’électromagnétisme, c’est développée difficilement, les
applications (lentilles correctrices,…) ont été en avance sur la compréhension de la nature de
la lumière.

1- Une brève histoire de l’optique


Depuis l’antiquité, la lumière a toujours fasciné l’esprit humain par ses aspects multiples et
son caractère mystérieux. Elle est apparue dans l’histoire 4 000 ans avant Jésus-Christ
avec les Sumériens qui utilisaient la lumière et les astres pour prédire le quotidien et pour
concentrer la lumière afin de créer du feu. Vers 2 500 avant J.C. les miroirs de métal polis
étaient déjà connus et l’usage du verre commença à se répandre. Les peuples khmers, chinois et
mayas se livraient même à des calculs et inventaient des instruments d’observation
astronomiques des "lumières célestes".

Les grandes dates :

- Ibn al-Haytham (Alhazen) 965-1039: physicien arabe, comprend le premier que l’œil n’émet
pas de rayons sur les objets, mais que ceux-ci, éclairés par des sources, sont à l’origine de rayons
lumineux rectilignes. Le premier qui a découvert les lois de réflexion et réfraction
expérimentalement.
- Lippershey 1587-1619 : télescope par réfraction.
- Lois de Snell (1621, non rendues publiques) étudie les lois de réflexion et réfraction.
-Descartes (1637) : réflexion et réfraction pour une onde plane incidente sur un dioptre (surface
de séparation entre deux milieux).
- Principe de Fermat 1657 : un rayon lumineux entre 2 points est stationnaire.
- Hooke 1665 : aspect ondulatoire
- Newton 1666 : la lumière blanche peut être décomposée, notion de couleur
- Römer 1675 : vitesse finie de la lumière (éclipse de satellite de Jupiter)
- Principe d’Huygens 1678 : tout point de l’espace se comporte comme une source
d’ondes secondaires. Notion de polarisation et d’onde transverse de la lumière.
- Diffraction par Young 1803 : nature ondulatoire de la lumière
- Théorème de Malus 1808 : les rayons lumineux sont normaux aux surfaces d’ondes.

M. AABOUD 1 ESEFK (2022-2023)


- Fresnel 1818 : synthèse des travaux sur la nature ondulatoire, 1821 : origine de la dispersion
- Maxwell 1876 : la lumière est une onde électromagnétique qui vibre à une fréquence de
5.1014 Hz et se propage dans le vide à la vitesse c=3.108 ms-1
- Planck 1900 : rayonnement du corps noir, la couleur d’un corps chauffé est une indication de
sa température
- Einstein 1905 : montre que les lois de l’effet photoélectrique établies par Philip Lenard
(1862-1947) ne peuvent s’interpréter que si on introduit de façon beaucoup plus radicale que ne
l’avait fait Planck un corpuscule, le photon, auquel il associe une énergie cinétique et une
quantité de mouvement
- Entre 1945 et 1950, R. Feymann, S.I. Tomonaga et J. Schwinger développent la
théorie de l’électrodynamique quantique qui, même exposée simplement, permet une
interprétation cohérente des phénomènes ondulatoires et corpusculaires.

2- Nature de la lumière
Les premières théories relatives à la nature de la lumière furent énoncées au cours du
XVIIème siècle. Deux théories apparemment contradictoires virent le jour, l'une
développant l'aspect corpusculaire, l'autre s'appuyant sur le mécanisme ondulatoire. Elles
soulevèrent une controverse qui dura jusqu'au début de notre siècle. En effet, chacune de ces
théories s'appuyait sur un certain nombre d'expériences mais laissait inexpliqués d'autres
phénomènes physiques ou même semblait être mise en défaut par ces phénomènes.
La théorie corpusculaire avancée par Newton considère la lumière comme un ensemble
de corpuscules (dont il ne précisait pas la nature) lancés à grande vitesse par l'objet
lumineux dans un milieu appelé " éther ", qui y produisent des perturbations et qui
viennent frapper le fond de l'oeil (théorie de l'émission). La diversité des couleurs est ainsi
expliquée par des différences de grosseur des corpuscules. Descartes avait également expliqué
les lois de l'optique par des images empruntées à une cinématique corpusculaire et décrit la
lumière comme étant "une tendance au mouvement" qui, par l'intermédiaire d'un milieu,
"se redouble par petites secousses ". Cette théorie laisse inexpliquée les phénomènes
d'interférences. c'est-à-dire le fait que, dans certains cas, la superposition de " lumières "
peut produire l'obscurité.

La théorie ondulatoire est proposée en 1665 par Hooke pour expliquer des
phénomènes d'interférences. Cette théorie est reprise ensuite par Huygens qui considère que tout
point d'une surface lumineuse émet une onde sphérique qui se propage à vitesse finie dans
l'éther. Young puis Fresnel la complèteront en expliquant les interférences des ondes
lumineuses et en associant la fréquence des ondes à leur couleur. Cette théorie est incapable
d'expliquer, entre autres, les échanges d'énergie entre rayonnement et matière tel que l'effet
photoélectrique c'est-à-dire l'expulsion d'électrons dans une plaque métallique soumise à un
rayonnement lumineux.

Chacune de ces théories n'explique qu'une partie des phénomènes physiques relatifs à la lumière.
En fait, la lumière est une entité propre qui a un double comportement : un comportement
ondulatoire et un comportement corpusculaire, on parle alors de dualité onde-corpuscules.

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Champs d’application :
- Optique ondulatoire : les mesures de très haute précision, spectroscopie
- Optique quantique : développement des lasers, l’holographie

3- Pourquoi étudier l’optique ?


Parce que c’est l’étude de la lumière et que :
 La lumière est un élément important de notre vie : elle permet la vision des
couleurs et des formes des objets, elle est un moyen qui transporte l’information
(lumière utilisée en communication)
 La lumière permet la formation des images du monde à notre échelle (œil, caméra,
photographie, ect…)
 La lumière est un moyen d’observation indirecte (étude de la lumière diffracté ou diffusée
donne des renseignements sur la structure des corps (structure de l’atome, ect…).

La lumière «visible» correspond à des ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est
comprise entre 400 nm et 780 nm.

4- Les sources de la lumière


Naturelles:
 Le Soleil: l’ozone absorbe le rayonnement UV (<300nm). La vapeur d’eau dans
l’atmosphère absorbe une partie du rayonnement IR.
Une partie importante de la lumière est diffusée par les molécules d’air d’où la couleur
bleu du ciel dans la journée et jaune et rouge le matin et le soir (incidence rasante du soleil).
Puissance : 1kW/m²

Artificielles:
 Les sources lumineuses: L’élévation de température de certains corps génère de la
lumière. Les lampes à filaments (filament de tungstène dans un gaz rare (ampoule
standard) ou un gaz de la famille des halogènes (les halogènes)).
 Les tubes à décharges: gaz sous pression subissant une décharge (les néons)
 Les Lasers: excitation cohérente d’un milieu (gaz, solide, liquide)

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Excepté les lasers, toutes ces sources sont polychromatiques. Les lasers sont monochromatiques.
On appelle lumière monochromatique une lumière n’ayant qu’une seule couleur c’est-à-dire
composée d’une seule onde de longueur d’onde définie.
Une lumière polychromatique est la somme d’onde de différente longueur d’onde.
La lumière blanche est une lumière polychromatique contenant toutes les longueurs d’onde du
visible.
La lumière peut être représentée par une fonction d’onde en un point M et à l’instant t de la
forme:

T est la période de l’onde, est une caractéristique intrinsèque de l’onde. Et λ sa longueur d’onde
dépend du milieu dans lequel l’onde se propage

Figure 2: représentation graphique d'une onde

La période temporelle et la longueur d’onde sont reliées :

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Les vitesses de propagation dans les autres milieux ont comme référence la célérité car rien ne
peut aller plus vite que la lumière dans le vide (relativité):

n est appelé l’indice du milieu.


Remarque : indice du milieu est toujours supérieur à 1 (n≥1 )

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Chapitre 2
Notions de base de l’optique géométrique
1- Définitions :
 Un milieu est dit homogène s’il a la même composition en tous ses points.
 Un milieu est dit isotrope si ses propriétés sont les mêmes dans toutes les directions.
 Un milieu transparent : On voit nettement les objets.
 Un milieu opaque : on ne voit pas les objets.
 Un milieu translucide : laisse passer la lumière mais on ne voit pas nettement.

2- Principe de l’optique géométrique


L'optique géométrique est une branche de l'optique qui s'appuie notamment sur la notion de
rayon lumineux. La lumière est vue comme un ensemble de rayons, émis par la source.

Remarque : Un rayon lumineux est une notion théorique : il n'a pas d'existence
physique. Il sert de modèle de base à l'optique géométrique, où tout faisceau de lumière est
représenté par un ensemble de rayons lumineux. L'optique géométrique consiste à étudier la
manière dont la lumière se propage en ne considérant que la marche des rayons lumineux.
L'optique géométrique repose sur deux principes fondamentaux :

• Propagation rectiligne de la lumière :


« Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite : les
supports des rayons lumineux sont des droites ».

• Principe du retour inverse de la lumière :


« Si la lumière suit un trajet quelconque d'un point A à un point B (y compris dans un système
optique), alors la lumière peut suivre exactement le trajet inverse de B vers A.
Autrement dit, le sens de parcours change, mais pas les directions ».

3- Principe de FERMAT
Le trajet effectivement suivi par la lumière pour aller d'un point A à un point B est celui pour
lequel le chemin optique est extrémal - ou, en toute généralité, stationnaire - c'est-à-dire maximal
ou minimal par rapport aux trajets voisins imaginables.
Le principe de Fermat s'écrit lorsque la lumière se propage dans plusieurs milieux d'indices
différents.
Pour cela, considérons un trajet AIB comportant deux tronçons AI et IB contenus dans des
milieux homogènes d'indices différents n1 et n2 séparés par une surface plane.
Le chemin optique [AB] a pour expression :

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D'après le principe de Fermat, si ce trajet est effectivement suivi par la lumière, il sera soit
minimum soit maximum.

Dire que le chemin optique est extrémal, c'est écrire que :

Conséquences du principe de Fermat


 Une première conséquence du principe de Fermat est la propagation rectiligne des rayons
lumineux dans les milieux homogènes. En effet, dans un milieu homogène, le temps de
parcours est proportionnel à la longueur du trajet, et le chemin le plus court pour aller
d’un point à un autre est la ligne droite.

 Une deuxième conséquence de ce principe est que le trajet suivi par la lumière pour aller
d'un point à un autre ne dépend pas du sens de propagation de la lumière (principe de
retour inverse de la lumière).

En fait, le principe de Fermat permet de retrouver toutes les lois de l’optique géométrique. Il peut
servir de postulat général pour la théorie de l’optique géométrique.

Indépendance des rayons lumineux


On admet que les faisceaux lumineux sont composés de rayons lumineux indépendants les uns
des autres. Il en résulte que des rayons issus de différents points d'une source lumineuse ne se
perturbent pas les uns les autres et que l'on peut étudier la marche d'un rayon lumineux
indépendamment de la marche des autres rayons.
Un faisceau lumineux étant constitué de rayons ayant des directions données, on appellera, en
indiquant par une flèche le sens de propagation de la lumière :

 faisceau "divergent" un faisceau lumineux dont tous les rayons sont issus d'un même
point S,
 faisceau "convergent" un faisceau lumineux dont tous les rayons aboutissent à un
même point,
 faisceau "parallèle" ou "cylindrique "un faisceau lumineux dont tous les rayons sont
parallèles.

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4- Indice de réfraction d’un milieu
L'indice de réfraction d'un milieu déterminé pour une certaine radiation monochromatique
caractérise la vitesse de propagation de cette radiation dans ce milieu, v étant la vitesse de
propagation de la radiation considérée dans le milieu étudié.
Plus précisément, l'indice de réfraction du milieu A par rapport au milieu B est le rapport des
vitesses vA/vB , vA et vB étant les vitesses de la même radiation simple dans les milieux A et B.
Si le milieu B est le vide, la vitesse vB est égale à la constante c = 3.108 m/s (célérité de la
lumière), et l'indice de réfraction est appelé indice absolu : Il est toujours supérieur à un, car la
lumière se propage « plus difficilement » dans les milieux autres que le vide. Il vaut par définition :

5- Phénomènes de réflexion et de réfraction : lois de la réflexion et de réfraction

On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents, d'indices de réfractions


différents.
Les rayons demeurent rectilignes dans un milieu homogène et isotrope ; ils sont déviés
lors du franchissement d'un dioptre ou à la rencontre d'une surface réfléchissante.
Lorsqu’un faisceau incident atteint le dioptre au point d’incidence, il peut apparaître un faisceau
réfléchi et un faisceau réfracté.
Le plan contenant le faisceau incident, le faisceau réfléchi et le faisceau réfracté est appelé plan
d’incidence. Il contient la normale au dioptre au point d’incidence.

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 La réflexion caractérise un changement de direction du rayon sur une surface
frontière, mais sans changement de milieu (le rayon incident et le rayon réfléchi voyagent
dans le même milieu),
 la réfraction correspond à la déviation d’un rayon lors de la traversée de la frontière
entre deux milieux (le rayon incident et le rayon réfractés parcourent des milieux
différents).

6- Lois de SNELL-DESCARTES
Elles précisent les directions des rayons réfléchis et réfractés à l’interface entre deux milieux
transparents d’indice n1 et n2

6.1- Lois de la Réflexion :


1ère loi de Descartes : Le rayon réfléchi et le rayon réfracté appartiennent au plan d’incidence
2ème loi Descartes : L’angle de réflexion i’1 est égal à l’angle d’incidence i1

6.2- Lois de la réfraction :


1ère loi : Le rayon incident, la normale au point d’incidence et le rayon réfracté sont coplanaires
2ème loi : L’angle de réfraction et l’angle d’incidence vérifient la loi de Snell‐Descartes :

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Donc l’angle de réfraction est :

Remarque : les lois de Snell-Descart peuvent être entièrement déduites du principe de Fermat, et
en physique moderne des équations de Maxwell de l'électromagnétisme

6.3- Réfraction limite et réfraction totale :


L'angle de réfraction i2 est au maximum égal à π/2 et selon la valeur du rapport n1/n2 le rayon
réfracté peut ne pas exister. Examinons les différents cas possibles.
A partir d’un rayon incident, d’angle d’incidence i1, l’angle de réfraction i2 donné par la relation
précédente, deux cas se présentent alors :

- Si n2>n1 (le milieu 2 est dit plus réfringent que le milieu 1), l’angle i2 est toujours défini.
L’incidence peut varier de 0 à π/2, la réfraction variant de façon correspondante de 0 à l’angle de
réfraction limite λ, défini par sinλ=n1/n2
- Si n2<n1 , il existe une incidence limite au-delà de laquelle l'angle de réfraction n'est plus défini.
Pour une incidence supérieure à cette limite le rayon incident est alors entièrement réfléchi, le
phénomène associé étant appelé réflexion totale. D’après la loi de retour inverse de la lumière
l’angle de réflexion totale est évidemment la même que l’angle de réfraction limite après
permutation des indices. En pratique pour deux milieux, on a toujours :

Remarque.1 Les lois de Descartes n’explicitent pas la répartition d’intensité entre les rayons
réfléchi et réfracté. Celle-ci dépend des indices des 2 milieux, de la direction du champ électrique
associé au rayon lumineux et de l’angle d’incidence : cette dernière propriété apparaît bien
lorsqu’on augmente l’angle d’incidence lors du passage verre –air par exemple. L’intensité du
rayon réfracté, d’abord supérieure à celle du rayon réfléchi, diminue progressivement au fur et à
mesure qu’on se rapproche de l’angle limite, au profit de celle du rayon réfléchi qui subsiste seul
au-delà de cet angle.

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Remarque.2 Le phénomène de réflexion totale est utilisé dans les fibres optiques où un rayon
lumineux est guidé à l'intérieur d'une fibre souple : le rayon est en fait canalisé à l'intérieur de
celle-ci par réflexions totales successives sur les parois de la fibre. On peut ainsi recueillir à
l'extrémité de la fibre le rayon et l'énergie (donc l'information) qu'il transporte.

Exemple
Calcul de l'angle limite αG lors du passage de l'eau (n1= 1,33) dans l'air (n2= 1,00) :

7- Applications
7.1- La fibre optique
La fibre optique se compose d’un cœur en verre optique d’indice de réfraction élevé et d’une
enveloppe en verre d’indice de réfraction faible. Le diamètre de la gaine est de l’ordre d’une
centaine de μm alors que du cœur est de quelques microns. La fibre optique peut être utilisée
pour conduire de la lumière entre deux lieux distants de plusieurs centaines, milliers, de
kilomètres. Le signal lumineux codé par une variation d'intensité est capable de transmettre
une grande quantité d'information.

Par exemple les rayons lumineux qui entrent par une extrémité de la fibre sont guidés dans le
cœur par réflexion totale au long de tout la fibre optique.

Les applications de la fibre optique sont nombreuses :


 Les télécommunications
 La médecine par exemple pour guider un faisceau de laser pour découper une tumeur
ou bien réparer une rétine...
 L’audiovisuel par exemple pour réaliser des réseaux câblés de télévision ...
 L’endoscopie par exemple pour éclairer l’intérieur du corps et transmettre les images.

7.2- Le prisme :
Un prisme est un milieu transparent et homogène limité par deux dioptres plans non parallèles
qui constituent les faces du prisme, celles-ci se coupent suivant une droite qui est l’arrêt du
prisme.

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Un prisme est totalement défini par son angle A et son indice relatif n.

Construction géométrique pour un prisme

Remarque : Lorsque un milieu transparent d’indice n limité par deux plans parallèles on parle
d’une lame à faces parallèles.

7.3- L’arc-en-ciel
Lorsqu’il pleut et que le Soleil est visible et envoie des rayons sur plusieurs gouttes d’eau.
Par exemple, prenons le cas d’un rayon de milieu n, qui pénétrant une goutte d’eau n_eau.

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Puisque ce rayon change de milieu, alors il y a une réfraction ou bien une déviation pour chaque
longueur d’onde (le violet le plus dévié et le rouge le moins dévié).

7.4- Le mirage :
C’est un phénomène s’observe dans les déserts des pays chauds et aussi dans nos régions,
lorsqu’en été les routes asphaltées sont chauffées par le Soleil. Il s’agit d’une illusion d’optique qui
consiste à percevoir l’image renversée d’un objet comme s’il se reflétait à la surface de l’eau.

Les rayons fort obliques, qui provenant d’objets situés au voisinage du sol et ayant quelques
réfractions, se réfléchissent sur une des couches d’air comme sur un miroir. L’observateur, qui
reçoit ces rayons, va apercevoir les images renversées des objets.

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8-Exercices d’applications
Exercice 1 :
Une radiation monochromatique de longueur d’onde dans le vide λ0= 488 nm (radiation bleue)
passe de l’air dans l’eau d’indice de réfraction n =4/3.
1) Calculer sa longueur d’onde dans l’eau. Commenter ce résultat ;
2) Que devient la fréquence de cette radiation ainsi que sa vitesse.

Exercice 2:
Soient deux milieux transparents et homogènes d’indices n1 et n2 séparées par une surface de
séparation (X). On se donne deux points A et B appartenant aux milieux 1 et 2. Le trajet AIB
d’un rayon lumineux comporte les points AI dans le milieu 1 et IB dans le milieu 2, I étant un
point de la surface (X).

1) Montrer que la variation du chemin optique entre deux trajet infiniment voisins est :
dL=(n1 ⃗ – n2 ) ⃗⃗⃗⃗ (⃗⃗⃗⃗

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Chapitre 3

Systèmes optiques simples

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Chapitre 4

Instruments optiques

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