Vademecum Compta Generale
Vademecum Compta Generale
DE LA
COMPTABILITE
GENERALE
du Secteur Communal
I INTRODUCTION.............................................................................................................................................7
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7.3. Reprises de corrections de valeur des éléments d’actif non financiers – Comptes 73 ...............172
7.3.2. Reprises de corrections de valeur sur immobilisations incorporelles – Comptes 732.....................172
7.3.3. Reprises de corrections de valeur sur immobilisations corporelles – Comptes 733........................172
7.4. Autres produits d’exploitation – Comptes 74.............................................................................173
7.4.1. Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, droits et valeurs similaires – Comptes
741 ..................................................................................................................................................173
7.4.4. Subventions d’exploitation et transferts courants des Administrations publiques – Comptes 744 173
7.4.6. Indemnités d’assurance touchées – Compte 746............................................................................174
7.4.7. Subventions d’investissement en capital – Comptes 747................................................................174
7.4.8. Autres produits d’exploitation divers – Comptes 748 .....................................................................175
7.4.9. Reprises sur provision d’exploitation – Comptes 749 .....................................................................175
7.5. Produits financiers – Comptes 75...............................................................................................176
7.5.5. Autres intérêts et escomptes – Comptes 755 .................................................................................176
7.6. Produits exceptionnels – Comptes 76 ........................................................................................176
7.6.1. Reprises sur corrections de valeur exceptionnelles sur immobilisations incorporelles et corporelles
– Comptes 761 ...............................................................................................................................176
7.6.3. Produits de cession d’immobilisations incorporelles et corporelles – Comptes 763.......................176
8. LES FONDS ...........................................................................................................................................178
8.0. Les Fonds....................................................................................................................................179
8.1. Les Fonds dotés par l’entité elle-même......................................................................................179
8.1.1. Fonds pour nouveaux investissements............................................................................................179
8.1.2. Fonds de renouvellement................................................................................................................181
8.1.3. Fonds de compensation ..................................................................................................................183
8.2. Les Fonds dotés par les entités membres...................................................................................185
8.2.1. Fonds de roulement ........................................................................................................................185
VI ANNEXE .................................................................................................................................................. 187
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INTRODUCTION
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Ce Vademecum est un ouvrage de référence pour la comptabilité tenue selon les principes de la
comptabilité générale.
Le but de ce document est de présenter aux entités du secteur communal, qui tiennent une
comptabilité générale, le Plan Budgétaire Normalisé qui devra être appliqué à partir du budget de
l’exercice 2013.
Ce Plan Budgétaire Normalisé répond tant aux besoins découlant des obligations assumées par
notre pays dans le cadre du programme de stabilité et de croissance de l’Union Européenne qu’aux
conclusions du groupe de travail « Budget de l’État et SEC 95 » institué par la Chambre des Députés
en 2008 en vue de répondre à ces obligations. Le Plan Budgétaire Normalisé ne modifie pas la
technique comptable.
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II
LA STRUCTURE
DE L’ARTICLE
BUDGÉTAIRE
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Deux niveaux de présentation de l’article budgétaire ont été introduits pour des raisons
pratiques : un niveau budget/compte et un niveau ventilation statistique.
A partir du 01.01.2013, une nouvelle structure de l’article budgétaire est applicable. Celle-ci se
présente comme suit au niveau budget/compte :
Code chapitre / Code fonctionnel général ou spécifique / Code comptable / Code sectoriel / Code détail
Selon la nouvelle structure, chaque article budgétaire est donc identifié par un code à 20 positions
(en incluant les « / » séparateurs), la lettre « n » représentant un code numérique et la lettre « x »
représentant un code alphabétique.
C’est donc la même structure d’article qui sert pour l’établissement du budget et des comptes de fin
d’exercice.
Code chapitre / Code fonctionnel général ou spécifique / Code comptable / Code sectoriel / Code détail
Selon cette nouvelle structure, chaque article budgétaire est donc identifié par un code à 26
positions (en incluant les « / » séparateurs), la lettre « n » représentant un code numérique et la
lettre « x » représentant un code alphabétique.
L’article budgétaire au niveau ventilation statistique donne donc plus d’information que l’article
budgétaire au niveau budget/compte (voir également explications au chapitre V).
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1. CODE CHAPITRE
Il s’agit d’un code numérique à 1 position qui renseigne les chapitres du budget de l’entité.
La nouvelle codification des chapitres budgétaires reste la même que celle applicable sous
l’ancienne structure.
Le code chapitre est le même au niveau budget/compte qu’au niveau ventilation statistique.
2. CODE FONCTIONNEL
Il s’agit d’un code numérique qui indique la fonction, c’est-à-dire le type d’activité à laquelle sont
rattachées les opérations effectuées par l’entité.
Il existe deux niveaux de codes fonctionnels : Un code fonctionnel général et un code fonctionnel
spécifique. Le code fonctionnel général correspond au niveau de détail minimum obligatoire. Le
code fonctionnel spécifique peut être utilisé par une entité souhaitant faire apparaître plus de
détails que le niveau minimum obligatoire. Le code fonctionnel comporte 3 positions (voir
explications au chapitre III).
La nouvelle codification fonctionnelle remplace les fonctions et les sections qui existaient sous
l’ancienne structure.
Le code fonctionnel est le même au niveau budget/compte qu’au niveau ventilation statistique.
3. CODE COMPTABLE
Il s’agit d’un code numérique (basé sur la comptabilité commerciale) qui renseigne sur la nature des
dépenses et des recettes de l’entité.
Il est à remarquer que la codification comptable est une codification sur 6 positions au niveau
budget/compte et de 9 positions au niveau ventilation statistique (voir explications au chapitre V).
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4. CODE SECTORIEL
Il s’agit d’un code alphabétique à 1 position au niveau budget/compte et d’un code alphanumérique
à 4 positions au niveau ventilation statistique qui indique le secteur économique auquel appartient
la contrepartie d’une opération effectuée par l’entité :
Code Code
Libellé du secteur
sectoriel numérique
A Institutions de sécurité sociale
B Institutions européennes
C Communes x
E Etablissements publics placés sous la surveillance des communes x
F Organismes publics transfrontaliers x
G Administration Centrale (État)
I Institutions internationales
O Offices sociaux x
P Secteur privé
S Syndicats de communes x
X Facturation interne
Z Code néant
Au niveau ventilation statistique, un code numérique à 3 positions est à rajouter uniquement aux
codes sectoriels C, E, F, O et S (p.ex. : SYVICOL=S036)
Au niveau budget/compte, le code sectoriel Z est utilisé au cas où aucun autre code sectoriel
déterminé n’est identifiable.
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Les codes sectoriels permettent de faire la consolidation des opérations effectuées par les entités
du secteur communal dans le cadre des rapports à produire par le Grand-Duché de Luxembourg aux
instances européennes. Ainsi, l’utilisation du code sectoriel est obligatoire au niveau ventilation
statistique.
5. CODE DÉTAIL
Il s’agit d’un code numérique à 5 positions qui sert à détailler davantage le code comptable et
éventuellement aussi le code fonctionnel :
• au chapitre ordinaire – le code détail est facultatif et peut être utilisé par les entités du
secteur communal en cas de besoin ;
• au chapitre extraordinaire – le code détail est obligatoire et permet d’identifier les projets
effectués par l’entité lorsqu’ils sont dotés d’un crédit budgétaire voté.
Exemples :
1
« 99 », dans ces 2 cas il ne s’agit pas de l’année 1999.
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Exemples :
Exemples :
Le code détail est le même au niveau budget/compte qu’au niveau ventilation statistique.
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III
LA DÉFINITION
DES CODES
FONCTIONNELS
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Si une entité souhaite utiliser le code fonctionnel général, l’entité ne peut pas utiliser en parallèle le
code fonctionnel spécifique.
La première catégorie (Services généraux des Administrations publiques) comprendra tous les
services que l’entité ne pourrait pas déléguer.
Toutes les autres catégories comprendront tous les services qui en théorie pourraient être délégués
à un prestataire externe.
Les syndicats à vocation unique doivent impérativement utiliser le code fonctionnel de leur activité
ainsi que le code fonctionnel de la catégorie 1 (voir ci-dessous).
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Ne concerne pas les activités culturelles elles-mêmes (celles-ci sont à imputer dans les 83x),
mais par exemple les rémunérations des agents du service culturel.
159 Autre Coordination des affaires socio-culturelles
160 Coordination des affaires scolaires
170 Ressources non affectées (taxes, impôts et dotations non affectées)
Uniquement Fonds Communal de Dotation Financière (FCDF) et Impôt Commercial
Communal (ICC), voir aussi chapitre 4.2.2.2.
180 Opérations concernant des flux financiers
Exemples : Remboursement du capital des emprunts, paiement des intérêts des
emprunts, recettes extraordinaires des emprunts.
190 Autres
191 Coopération au développement et aide humanitaire internationale
192 Aide humanitaire nationale
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dépolluer les nappes d’eau; les mesures visant à réduire ou à prévenir les émissions de
polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre; la construction, l’entretien et
l’exploitation d’installations de décontamination des sols et de stockage de produits
polluants; le transport de produits polluants.
531 Lutte contre la pollution
532 Mesures d’économie d’énergie
540 Préservation de la diversité biologique et protection de la nature
541 Diversité biologique
Activités liées à la protection de la faune et de la flore (y compris la réintroduction
d’espèces disparues et la reconstitution de peuplements d’espèces menacées
d’extinction).
542 Protection de la nature
Protection des sites (y compris la restauration des sites endommagés en vue d’en rétablir
la valeur esthétique et le réaménagement de carrières et de sites miniers abandonnés).
550 Gestion des eaux de surface
590 Autres types de protection de l’environnement
591 Développement environnemental
599 Autres types de protection de l’environnement
610 Logements
611 Logements au prix du marché
612 Logements à prix réduit (social)
620 Équipements collectifs
621 Places publiques
Exemple : Aires de jeux
622 Circulation
Exemple : Signalisation
623 Parking
624 Voirie vicinale
625 Parcs
626 Cimetières
627 Ateliers
628 Hygiène publique
Exemple : Toilettes publiques
630 Alimentation en eau
631 Captage
632 Traitement
633 Adduction
634 Stockage
635 Distribution
636 Analyses
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7. SANTÉ – CATÉGORIE 7
810 Loisirs
820 Sports
821 Terrains de sports
822 Halls sportifs
823 Piscines
824 Patinoires
825 Associations sportives
829 Autres Sports
830 Services culturels
831 Centres culturels et Salles de fêtes
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832 Théâtres
833 Musées
834 Cinémas
835 Photothèques
836 Conservatoires, cours de musique et écoles de musique
837 Bibliothèques
838 Patrimoine culturel
839 Autres Services culturels
840 Services de radiodiffusion, de télévision et d’édition
850 Cultes
860 Fêtes publiques
Exemples : Fête de village, frais de réception lors de la fête nationale
890 Autres Loisirs, culture et cultes
9. ENSEIGNEMENT – CATÉGORIE 9
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030 Restants
036 Reprises pour recettes non rentrées
060 Codes techniques pour offices sociaux
063 Offices sociaux – Avances
064 Offices sociaux – Personnes sous gestion
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IV
LES PRINCIPES
DE LA
COMPTABILITÉ
GÉNÉRALE
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1. GÉNÉRALITÉS
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Bilan schématique
ACTIF PASSIF
(Avoirs) (Dettes)
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Les comptes des classes 1 à 5 sont les comptes du bilan ; les comptes des classes 6 et 7 sont les
comptes du compte de profits et pertes :
Les comptes de la classe 1 appartiennent au passif : ils sont en principe créditeurs.
Les comptes des classes 2 et 3 appartiennent à l’actif ; ils sont en principe débiteurs.
Notons que la classe 2 représente un emploi stable (destiné à servir durablement l’entité) et
la classe 3 représente un emploi circulant (non destiné à servir durablement l’entité).
Les comptes des classes 4 et 5 sont présentés à l’actif s’ils sont débiteurs et au passif s’ils
sont créditeurs.
Le compte de profits et pertes récapitule les produits et charges de l’entité engagés au cours d’une
période (exercice), sans tenir compte de leur date d’encaissement ou de paiement.
Il fait apparaître le résultat de l’entité (bénéfice ou perte) repris dans le bilan au niveau des capitaux
propres.
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2. PRINCIPES COMPTABLES
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On parle de partie double car un mouvement est enregistré dans au moins deux comptes, un
compte débité et un compte crédité.
Lors de l’établissement des comptes, l’entité est présumée continuer ses activités dans un avenir
prévisible sans avoir ni l’intention, ni la nécessité de cesser son exploitation ou de procéder à sa
liquidation.
C’est l’application de ce principe qui fonde les règles d’évaluation communément admises
(amortissement des immobilisations, valorisation des stocks, …).
L’intérêt des informations réside pour une partie importante dans les comparaisons qui peuvent
être effectuées d’un exercice à l’autre. C’est pourquoi les méthodes d’évaluation et les modes de
présentation ne doivent pas être modifiés d’un exercice à l’autre.
Les comptes doivent respecter le principe de prudence et ne doivent en aucun cas présenter une
image plus flatteuse que la réalité.
Ce principe a pour incidence de rattacher les charges et les produits à l’année à laquelle ils se
rapportent, sans tenir compte de la date de paiement des charges ou de la date d’encaissement des
produits.
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Les éléments de l’actif et du passif doivent être évalués séparément. Aucune compensation ne peut
être opérée entre les postes d’actifs et de passifs du bilan ou entre les postes de charges et de
produits du compte de profits et pertes (sauf TVA).
Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre strictement au bilan de clôture de l’exercice
précédent. Aucune écriture comptable intermédiaire ne peut être enregistrée.
Les comptes doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des
résultats de l’entité. Il s’agit d’en donner l’image la plus objective possible.
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En tant que premiers postes du passif, ces comptes sont représentatifs des dettes dont l’exigibilité
est lointaine, voire reportée à la fin de vie de l’entité.
Les capitaux « propres » (comptes 10 à 17) représentent les apports des détenteurs de l’entité,
qu’ils soient initiaux (à sa création), ultérieurs et nouveaux, ou ultérieurs par accumulation de tout
ou partie des résultats réalisés (bénéfices non distribués).
Les provisions (comptes 18) servent à anticiper des charges ultérieures dont le fait générateur
trouve son existence dans l’exercice où les provisions sont comptabilisées.
Les dettes financières (comptes 19) sont relatives aux engagements liés au financement de
l’entreprise.
Les capitaux propres participent fondamentalement au financement d’une entité. Ils sont qualifiés
de propres, car ils ont été apportés par les entités membres ou générés par son activité (résultats
non encore affectés).
Ils sont donc considérés comme des « dettes » envers ses entités membres, mais qui ne seront
payées qu’à la fin de la vie sociale de l’entité et en dernier lieu, c’est-à-dire après toutes les autres.
L’article 224 de la loi du 10 août 1915 modifiée (Article 44 de la loi modifiée du 19 décembre 2002)
définit la notion de provisions :
« (1) Les provisions ont pour objet de couvrir des pertes ou dettes qui sont nettement circonscrites
quant à leur nature et qui à la date de clôture du bilan, sont ou probables ou certaines mais
indéterminées quant à leur montant ou quant à la date de leur survenance.
(2) Est également autorisée la constitution de provisions ayant pour objet de couvrir des charges
qui trouvent leur origine dans l'exercice ou un exercice antérieur et qui sont nettement circonscrites
quant à leur nature mais, à la date de clôture du bilan, sont ou probables ou certaines mais
indéterminées quant à leur montant ou quant à la date de leur survenance.
(3) Les provisions ne peuvent pas avoir pour objet de corriger les valeurs des éléments de l'actif. »
Une provision sert à anticiper une charge dont le fait générateur se rapporte économiquement à
l’exercice pendant lequel la provision est comptabilisée ou à un exercice antérieur. Lorsque la
charge est comptabilisée (réception de facture, etc.), la provision est reprise par un produit.
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Une provision se différencie d’une dette dans le sens que le montant ou l’échéance ne sont pas fixés
de façon précise.
Le patrimoine d’une entité est composé par l’ensemble de ses actifs (biens et obligations) diminué
de ses dettes.
Les dettes d'une entité sont constituées par l'ensemble des sommes dues par l’entité à ses
créanciers. Les dettes sont d'une part les dettes commerciales et d'autre part les dettes financières.
Les dettes commerciales sont en lien direct avec l’activité d’une entité. Par exemple, les dettes
fournisseurs sur achats de marchandises sont des dettes commerciales.
Les dettes financières, quant à elles, sont relatives aux engagements liés au financement de l’entité
et non à son activité en tant que telle.
Il s’agit principalement des dettes auprès des établissements de crédit et autres emprunts.
Elles sont généralement assorties d’intérêts. Ces intérêts représentent une charge pour l’entité. Ils
seront comptabilisés dans les comptes du groupe 655 et suivants.
La catégorie :
Dettes envers des établissements de crédit (comptes 194)
Dettes de leasings financiers (comptes 195)
Autres emprunts et dettes assimilées (comptes 198)
La maturité, c’est-à-dire leur durée résiduelle est inférieure ou égale à un an. Le montant à
inclure dans les comptes « Dettes dont la durée résiduelle est inférieure ou égale à un an »
est le montant prévisible du remboursement à effectuer au cours de l’exercice à venir:
Dettes dont la durée résiduelle est inférieure ou égale à un an (comptes 19n1).
Dettes dont la durée résiduelle est supérieure à un an (comptes 19n2).
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Les immobilisations sont des éléments du patrimoine ayant une valeur économique positive et
destinés à servir de façon durable l’activité de l’entité.
C’est donc au critère de la durée d’utilisation que l’on doit recourir pour qualifier d’immobilisation
un bien que l’on vient d’acquérir ; c’est lui qui permet entre autre d’établir la distinction entre les
immobilisations et les charges.
A leur entrée dans le patrimoine, les immobilisations acquises à titre onéreux sont enregistrées, soit
au prix d’acquisition, soit au coût de revient lorsque l’entité les a produites elle-même. Celles
acquises à titre gratuit sont inscrites en comptabilité à l’euro symbolique.
Le prix d’acquisition est égal au prix d’achat majoré des frais accessoires nécessaires à l’acquisition
ou à la mise en utilisation de l’immobilisation.
Il est d’usage de considérer comme prix d’achat la somme effectivement payée par l’entité dans la
monnaie du bilan, après déduction des rabais et autres réductions obtenues ainsi que de la TVA
pour autant que celle-ci soit récupérable.
Par frais accessoires il faut entendre, par exemple, les frais de transport, les frais d’installation, de
montage, …. . Les frais accessoires ne doivent pas inclure les frais de distribution, les frais généraux
et les frais de financement.
L’inscription au coût de revient n’est utilisée dans les entités publiques que pour les matériaux (il est
normalement interdit d’inscrire le coût du personnel en immobilisation).
La loi luxembourgeoise n’offre pas la possibilité d’enregistrer une immobilisation acquise à titre
gratuit pour sa valeur vénale, comme cela se pratique dans d’autres pays.
Dans pareille situation, il est recommandé d’inscrire l’immobilisation ainsi acquise pour l’euro
symbolique, afin que son existence apparaisse dans le patrimoine.
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Les immobilisations
Coût d'acquisition de
prix d’achat
l'immobilisation acquise
+ des frais accessoires d’achat
à titre onéreux
3.2.2. A l’inventaire
Au moins une fois par an, en principe à la date de clôture de l’exercice (31 décembre), les entités
sont tenues d’établir un inventaire de tous leurs avoirs, droits, dettes, obligations et engagements
de toute nature.
A l’issue de cet inventaire, les entités doivent procéder aux corrections de valeur qui s’imposent.
L’amortissement
Tout élément de l’actif immobilisé, appartenant à une entité et effectivement soumis à une
dépréciation par l’usage ou par le temps, est amortissable.
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Aucun amortissement n’est pratiqué sur la valeur d’un terrain car les terrains ont normalement une
durée d’utilisation qui n’est pas déterminable.
Cependant, en cas de perte de valeur, une correction de valeur exceptionnelle peut être
comptabilisée.
La loi n’impose aucune méthode d’amortissement. Ce qui importe, c’est que la méthode choisie
permette l’amortissement systématique de l’immobilisation sur sa durée d’utilisation.
L’amortissement linéaire :
L’amortissement est déterminé en fonction du nombre estimé d’années d’utilisation en tenant
compte des conditions d’utilisation. L’annuité d’amortissement est égale à la valeur brute de
l’immobilisation divisée par la durée d’utilisation du bien en années.
En cas d’acquisition d’une immobilisation en cours d’année, la correction de valeur de la première
année est calculée prorata temporis, c’est-à-dire en fonction du nombre de jours réels d’utilisation
pendant l’année. Par mesure de simplification, il est possible d’utiliser la méthode suivante :
la première annuité d’amortissement est à calculer en mois entiers à partir de la mise en
service de l’immobilisé.
Terrains aménagés
Zones forestières 40 – 50 ans
Zones de reboisement non amortissable
Zones agricoles non amortissable
Zones viticoles 30 – 40 ans
Zones horticoles non amortissable
Espaces verts (cf. Règlement grand-ducal du 25 octobre 2004)
Zones de parc 15 – 25 ans
Zones de parc naturel 15 – 25 ans
Zones protégées
♦ Zones d’intérêt communautaire ou « réseau Natura 2000 » 15 – 25 ans
♦ Zones d’intérêt national 15 – 25 ans
♦ Zones d’importance communale 15 – 25 ans
♦ Zones de protection « eau potable » 25 – 40 ans
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♦ Eléments nodaux
• Arrêts autobus 5 – 10 ans
• Gares 25 – 40 ans
• Ports 25 – 40 ans
• Parkings 20 – 30 ans
♦ Ouvrages d’art
• Ponts 30 – 50 ans
• Tunnels 30 – 50 ans
• Murs de soutènement 30 – 50 ans
• Gabions 30 – 50 ans
• Jetées 30 – 50 ans
• Barrages 30 – 50 ans
♦ Signalisations de voirie 10 – 15 ans
Zones aménagées extérieures
♦ Zones d’activités économiques 25 – 35 ans
♦ Zones industrielles 25 – 35 ans
♦ Zones de stationnement 25 – 40 ans
♦ Cimetières 25 – 40 ans
♦ Aménagements sportifs extérieurs 15 – 20 ans
♦ Aménagements culturels extérieurs 15 – 20 ans
Réseaux d’infrastructure technique et éléments nodaux (cf. Règlement grand-gucal du 25
octobre 2004)
Eau potable
♦ Sources d’eau
• Sources-captages 60 ans
• Forages-captages 35 ans
♦ Stations de pompage
• Stations élévatoires dans le réseau d’adduction
(Équipement électroméc.) 20 ans
• Stations hydrophores dans le réseau de distribution
(Équipement électroméc.) 20 ans
♦ Usines de traitement d’eau
• Filtration 15 ans
• Analyses 10 ans
♦ Réseau d’adduction 70 ans
♦ Réservoir d’eau
• Réservoirs enterrés 45 ans
• Châteaux d’eau 45 ans
♦ Réseaux de distribution
• Conduites de distribution (zone rurale à faible densité de construction)
Fonte ductile 50 ans
PEHD 50 ans
PVC 50 ans
Branchements particuliers 40 ans
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Déchets
♦ Compensation défrichement durée de vie de la décharge
♦ Décharge durée de vie de la décharge
♦ Station d’épuration des eaux usées 25 – 35 ans
♦ Aire de compostage 25 – 40 ans
Véhicules
Véhicules de transport
♦ Voitures 5 – 10 ans
♦ Camions 10 – 15 ans
♦ Camionnettes 5 – 10 ans
♦ Bus 5 – 15 ans
♦ Vélos 5 – 10 ans
♦ Vélos-moteurs, scooters 5 – 10 ans
Véhicules spéciaux
♦ Véhicules sapeur-pompier 10 – 15 ans
♦ Ambulances
Equipements de manutention
♦ Balayeuse de voirie 10 – 15 ans
♦ Chariot élévateur 10 – 15 ans
♦ Chargeur 10 – 15 ans
♦ Pelle mécanique hydraulique 10 – 15 ans
♦ Tractopelle 10 – 15 ans
Œuvres d’art non amortissable
Biens destinés à la location
Livres, CD 3 – 5 ans
Attention :
Leasing financier :
Dans le cas d’un leasing financier, la durée d’amortissement du bien est celle de la durée du
leasing financier.
Etudes :
Les études concernant les infrastructures sont à amortir sur la même durée que
l’infrastructure. Les études ne concernant pas les infrastructures sont à amortir sur 5 ans.
Frais d’établissement :
Ces frais sont à amortir entre 1 à 5 ans.
Les fourchettes des taux d’amortissement admis pour les différentes immobilisations ont été
définies par le Ministère de l’Intérieur de concert avec le secteur communal.
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Il peut toutefois arriver que les choix initiaux de l’entité se révèlent au fil du temps impropres à
refléter la valeur réelle de l’immobilisation. Par exemple, lorsqu’un équipement se détériore
beaucoup plus rapidement (ou beaucoup moins rapidement) que prévu, ou lorsque les évolutions
techniques sont plus rapides qu’il n’avait été envisagé et exigent un remplacement anticipé de
l’immobilisation.
C’est par la voie de l’amortissement que l’on constate la dépréciation des immobilisations due à
l’usure ou au temps.
Les corrections de valeur exceptionnelles doivent être constatées par les entités chaque fois qu’elles
découvrent qu’une de leurs immobilisations a une valeur inférieure à celle inscrite au bilan et que
cette diminution de valeur aura un caractère durable.
La correction de valeur est inscrite par le débit du compte 6 approprié et le crédit du compte 2 .
La Commission des normes comptables a émis une recommandation, incluse dans la note (2) du
règlement grand-ducal du 10 juin 2009, selon laquelle « les comptes de classe 2 susceptibles
d'ajustements de leur valeur pour tenir compte d’une appréciation ou d’une dépréciation de la valeur
d’acquisition (représentative d’un coût historique) et/ou d’une correction de valeur … devront être
subdivisés en sous-comptes permettant d’isoler ces différents types d’ajustements. La Commission
des normes comptables recommande l’usage systématique, en dernière position du numéro de
compte, des chiffres suivants - par exemple pour les machines, comptes 2222:
222280001 Machines – valeur d’acquisition brute (biens détenus en pleine propriété)
222280009 Machines – correction de valeur ».
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En cas de dépenses faites sur des immobilisations déjà existantes, la règle suivante doit être
retenue :
Si elles ont pour effet de maintenir les éléments d’actifs dans un état normal d’utilisation
jusqu’à la fin de la durée de vie, elles ont le caractère de charges d’exploitation.
Exemples :
Remplacement d’une vitre
Réfection des nids de poules
Si, en revanche, elles ont pour effet une augmentation de la valeur et de la qualité d’un
élément d’actif, ou une augmentation significative de sa durée probable d’utilisation, elles
ont le caractère d’immobilisations.
Exemples :
Changement des vitres par des vitres isolantes
Réfection entière d’une route pour augmenter la qualité de la circulation
3.2.5. Comptabilisation
Les stocks sont des biens qui, contrairement aux immobilisations, ne sont pas destinés à demeurer
dans l’entité à l’actif. Ils sont en effet détenus pour :
être consommés au premier usage, dans un cycle de production (matières premières) ou au
cours de l’exploitation (consommables), ou
être vendus, soit en l’état (marchandises), soit au terme d’un processus de production
(produits finis).
Au cours de l’exercice :
Les achats sont enregistrés dans les sous-comptes du compte 60 - Consommation de
marchandises et de matières premières et consommables à l’exception des comptes 608 et
609.
Les ventes sont enregistrées dans les sous-comptes du compte 70 – Montant net du chiffre
d’affaires.
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Version du 1.7.2012
3.3.2. A l’inventaire
De la même manière que les immobilisations, les stocks et les en cours doivent être évalués au prix
d’acquisition ou au prix de revient.
Le coût de revient ou la valeur de production pour les produits finis et les produits en cours,
correspond au prix d’acquisition des matières premières et consommables augmenté des coûts
directs de production et éventuellement d’une fraction raisonnable des charges indirectes.
Catégorie de
Nature des stocks Coût d’acquisition Coût de revient
compte
L’inventaire des stocks est fortement recommandé au moins une fois par an pour les entités ayant
des structures industrielles.
Pour les entités ayant des stocks de moindre importance (par exemple : 10 % des achats annuels) et
pour lesquels une gestion informatique n’est pas effectuée, il est accepté que les achats ne soient
pas portés en comptes de stocks du bilan, mais restent enregistrés en charges.
Lors de l’inventaire intermittent, il convient en fin d’exercice de faire disparaître la valeur du stock à
la clôture de l’exercice précédent et d’inscrire la valeur du nouveau stock (donnée par les méthodes
citées ci-après) par le débit ou le crédit d’un compte de « variation des stocks », selon qu’il s’agisse
d’une diminution ou d’une augmentation de stock.
Dans le cadre de l’évaluation au prix d’acquisition, la loi comptable reconnaît principalement les
méthodes d’évaluation suivantes pour les biens de même catégorie:
les prix moyens pondérés ;
le « Premier entré – Premier sorti » ou « First In – First Out (FIFO) » ;
le « Dernier entré – Premier sorti » ou « Last In – First Out (LIFO) » ;
toute autre méthode analogue.
En vertu du principe de permanence des méthodes et afin de garantir une information fiable et
comparative, les méthodes d’évaluation retenues doivent être maintenues dans les exercices
successifs.
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Dans la méthode du « Coût Moyen Pondéré », on calcule le prix moyen des biens en stocks et c’est
ce dernier qui est pris en considération tant pour l’évaluation des biens vendus ou fournis que pour
l’évaluation des biens en stocks.
Exemple :
Au cours du mois de janvier de l’année N, les mouvements de stocks d'une société ont été les
suivants :
Acquisitions :
03/01/N 2.500 unités à 53,- €
15/01/N 6.000 unités à 48,- €
Ventes :
08/01/N 3.500 unités
25/01/N 2.500 unités
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La méthode du « Premier entré – Premier sorti » ou FIFO (« First In - First Out ») est la méthode
d’évaluation des stocks où les premiers biens entrés sont considérés comme sortant les premiers. Il
en résulte que les biens restants en stock sont considérés comme provenant des dernières
acquisitions.
Exemple :
Au cours du mois de janvier de l’année N, les mouvements de stocks d'une société ont été les
suivants :
Acquisitions :
03/01/N 2.500 unités à 53,- €
15/01/N 6.000 unités à 48,- €
Ventes :
08/01/N 3.500 unités
25/01/N 2.500 unités
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La méthode du « Dernier entré – Premier sorti » ou LIFO (« Last In - First Out ») est une méthode
d’évaluation des stocks où les derniers biens entrés en stocks sont considérés comme sortant les
premiers.
Exemple :
Au cours du mois de janvier de l’année N, les mouvements de stocks d'une société ont été les
suivants :
Acquisitions :
03/01/N 2.500 unités à 53,- €
15/01/N 6.000 unités à 48,- €
Ventes :
08/01/N 3.500 unités
25/01/N 2.500 unités
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La variation des stocks (positive ou négative) représente la différence entre la valeur des stocks au
début et à la fin de la période de référence.
La variation des stocks achetés sera comptabilisée dans le compte 607 et influencera directement le
coût d’exploitation.
La variation des stocks produits sera comptabilisée dans le compte 712 et influencera directement
le produit d’exploitation.
Corrections de valeur
Par application du principe de prudence, une correction de valeur doit être constituée lorsque le
prix du marché (c’est-à-dire prix présumé qu’accepterait de donner un éventuel acquéreur) est
inférieur à sa valeur comptable valorisée au prix d’achat ou de revient.
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Version du 1.7.2012
Les comptes de tiers enregistrent, au cours de l’exercice, les créances et les dettes liées à des
opérations non exclusivement financières faites en général à court terme.
Par extension, ils enregistrent les écritures de régularisation des charges et des produits.
Au bilan, les comptes de tiers présentant un solde débiteur s’inscrivent à l’actif en « Actif circulant »,
ceux dont le solde est créditeur s’inscrivent au passif en « Dettes ».
Les créances et les dettes obéissent aux règles générales d’évaluation posées par le plan comptable.
Les créances
Afin de respecter le principe des droits constatés (ou le principe d’indépendance des exercices
comptables), toutes les créances doivent être prises en considération sans qu’il soit tenu compte de
leur date de paiement ou d’encaissement.
Les dettes
L’achat d’un bien ou d’un service est réalisé dès que les parties sont d’accord sur la chose et le prix.
Toutefois, l’acheteur ne devient redevable du prix et la dette ne devient certaine que lors du
transfert de propriété du bien ou de la fourniture du service.
C’est pourquoi une dette à l’égard d’un fournisseur est comptabilisée lorsque la marchandise a été
livrée ou le service presté.
Par simplification, la comptabilisation se fera à la réception de la facture établie par le fournisseur,
la situation étant régularisée à la clôture de l’exercice lorsqu’un décalage existe entre les dates de
facturation et de réception.
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3.4.2. A l’inventaire
Les créances
A la clôture de l’exercice, il est important de distinguer les créances douteuses et les créances
irrécouvrables des bonnes créances et d’apprécier le risque de non-recouvrement.
C’est un travail délicat qui s’effectue à partir de la balance des clients dont il convient de
reconstituer les soldes et d’étudier les éléments.
3.4.3. Non-compensation
La classe 4 regroupe des comptes qui présentent normalement, les uns, des soldes débiteurs, qui
seront portés à l’actif du bilan, les autres, des soldes créditeurs qui seront portés au passif du bilan.
Les éléments de l’actif et du passif doivent être évalués séparément et aucune compensation ne
peut être opérée entre ces éléments.
Ce principe connaît toutefois certaines exceptions pratiques. En particulier, lorsqu’un tiers est à la
fois client et fournisseur, le montant de ses dettes et de ses créances pourra être compensé (art.
160 de la loi communale).
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Version du 1.7.2012
Les charges à reporter sont la constatation comptable du rattachement des charges sur l’exercice
auquel elles se rapportent.
A l’inventaire, elles doivent être exclues des charges de l’exercice, dans la mesure où elles
concernent des exercices ultérieurs.
Le compte de charge est crédité du montant des charges comptabilisées d’avance en contrepartie
du compte 481 – Charges à reporter.
Les produits à reporter sont la constatation comptable du rattachement des produits sur l’exercice
auquel ils se rapportent.
A l’inventaire, ils doivent être exclus des produits de l’exercice, dans la mesure où ils concernent des
exercices ultérieurs.
Le compte de produit est débité du montant des produits comptabilisés d’avance en contrepartie du
compte 482 – Produits à reporter.
Les comptes financiers enregistrent les mouvements de valeurs en espèces ainsi que les opérations
faites avec les banques.
Ils comprennent également les comptes relatifs aux valeurs mobilières de placement.
Les avoirs en banques, avoirs en comptes de chèques postaux, les chèques et l’encaisse sont
enregistrés au bilan à leur valeur nominale.
Les comptes en divises étrangères doivent être évalués à la clôture de l’exercice sur base du dernier
cours de change.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les comptes à solde débiteur et les comptes à
solde créditeur. Les comptes à solde créditeur seront repris dans la présentation du bilan dans les
emprunts et dettes envers les établissements de crédit.
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Les charges constituent des emplois définitifs de ressources d’une entité. Elles représentent une
consommation, donc un appauvrissement. Les charges viennent en diminution des produits et
contribuent ainsi à la formation du résultat net.
En principe, les dépenses comptabilisées en charges sont des dépenses rapidement consommées au
cours de l’exercice.
Les montants affectés à des investissements ou à des placements sont à exclure des charges car ces
éléments représentent des actifs durables.
Les charges sont enregistrées hTVA déductible pour les entités assujetties à celle-ci. En revanche, la
taxe sur la valeur ajoutée non déductible doit normalement être considérée comme un élément de
coût.
Les charges sont classées selon qu’elles sont liées à l’exploitation normale et courante de l’entité, à
sa gestion financière ou à ses opérations exceptionnelles.
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L’achat d’un bien ou d’un service est réalisé dès que les parties sont d’accord sur la chose et le prix.
Toutefois, l’acheteur ne devient redevable du prix et la dette ne devient certaine que lors du
transfert de propriété du bien ou de la fourniture du service.
C’est pourquoi une dette à l’égard d’un fournisseur est comptabilisée lorsque la marchandise a été
livrée ou le service presté.
Les frais accessoires sont les frais qui se rajoutent au prix hors taxes des biens achetés.
Exemples :
les droits de douane ;
les frais de port et de transport ;
les commissions et courtages ;
les assurances.
Ces frais constituent des charges d’exploitation et sont généralement comptabilisés dans les
comptes de charges correspondant à leur nature (transports, commissions, …).
Toutefois, les entités ont la faculté de comptabiliser directement les frais accessoires d’achat payés
à des tiers à l’un des comptes d’achat (comptes 60) et non aux comptes de charges par nature,
lorsque ces frais accessoires peuvent être affectés de façon certaine à telle ou telle catégorie de
marchandises.
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les réductions de prix à caractère financier : Il s’agit de l’escompte pour règlement anticipé
ou règlement au comptant. C’est un produit pour l’acheteur et une charge pour le vendeur.
Les produits englobent les productions de l’entité, qu’ils relèvent ou non de l’exploitation de
l’activité. Ils représentent les éléments positifs dans la détermination du résultat.
Les produits de la classe 7 sont enregistrés, en principe, hors taxes collectées pour les entités
assujetties (TTC pour toutes les autres).
Les produits sont classés selon qu’ils sont liés à l’exploitation normale et courante de l’entité, à sa
gestion financière, à ses opérations exceptionnelles.
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4. COMPTABILISATION DES
OPÉRATIONS COURANTES
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Facture d’achat
Brut HT
- Réductions commerciales
= Net commercial
- Réductions financières
= Net financier (au débit de la classe 6)
+ TVA (au débit de la classe 4)
= Net à payer TTC (au crédit de la classe 4)
Moment d’enregistrement
Comptabilisation de la facture
Comptabilisation du paiement
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Comptabilisation de la facture
Comptabilisation du paiement
Moment d’enregistrement
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Les rabais, remises et ristournes obtenus enregistrent les réductions commerciales obtenues, qui
sont un produit pour l’acheteur. Ce sont donc des mouvements créditeurs, enregistrés dans des
comptes de charges (ce compte augmente donc au crédit et diminue au débit).
Si leur montant figure sur la facture, les achats sont à comptabiliser déduction faite des rabais et
remises déduits du montant des factures.
Si leur montant ne figure pas sur la facture, les réductions sont portées aux comptes 609 ou 619 par
le débit du compte fournisseur.
Exemple :
Le 06/06/N, une entité paie sa facture annuelle de transport du personnel pour 10.000 EUR (sans
considération de la TVA). Le 31/12/N, le fournisseur lui accorde une ristourne annuelle de 2%, soit
200 EUR ultérieurement.
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►
Client Le vendeur enregistre une facture de vente Vendeur
Facture de vente
Brut HT
- Réductions commerciales
= Net commercial
- Réductions financières
= Net financier (au crédit de la classe 7)
+ TVA (au crédit de la classe 4)
= Net à recevoir TTC (au débit de la classe 4)
Moment d’enregistrement
Exemple de comptabilisation
Comptabilisation de la facture
Comptabilisation du paiement
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Moment d’enregistrement
Le produit débiteur est enregistré à l’émission de la facture d’avoir sur vente (note de crédit).
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Une commune participe à la création d’un syndicat. Son apport à la création s’élève à
500.000 EUR.
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4.3.4. Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits appelés et non versés –
Compte 1083
Ce compte regroupe la participation des communes dans le remboursement des emprunts des
syndicats. Il reprend la part du capital payée par les communes.
Exemple :
Capital
Amortissement Intérêts Annuités
Restant Dû
Dec-09 200.000,00 36.194,96 10.000,00 46.194,96
Dec-10 163.805,04 38.004,71 8.190,25 46.194,96
Dec-11 125.800,33 39.904,94 6.290,02 46.194,96
Dec-12 85.895,39 41.900,19 4.294,77 46.194,96
Dec-13 43.995,20 43.995,20 2.199,76 46.194,96
TOTAL 200.000,00 30.974,80 230.974,80
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Une entité Y évalue son patrimoine d’ouverture au 01/01/N à 450.000 EUR en valeur brute, moins
214.000 EUR de corrections de valeur cumulées, soit une valeur comptable nette de 236.000 EUR.
Les subventions d’investissement non amortissables ne sont pas virées au résultat, elles sont
comptabilisées dans un sous-compte du compte 16 – Subvention d’investissement en capital et
ensuite transférées en réserves au même rythme que l’amortissement du bien.
Exemple :
Un syndicat Z reçoit un courrier confirmant l’engagement de l’État pour une subvention à hauteur
de 44.000 EUR le 01/04/N. Cette subvention est encaissée le 18/06/N. La subvention n’est pas
amortissable (elle n’entre pas dans le calcul de coût de revient d’un service public).
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Version du 1.7.2012
Année
16nnnnnnn Subventions d’investissement en capital 44.000,00
N+1
Année Subventions d’investissement transférées
138320000 44.000,00
N+1 en réserves
Les subventions amortissables sont rapportées au résultat au même rythme que l’amortissement du
bien auquel elles se rapportent.
Une machine amortissable en 5 ans est achetée pour 10.000 EUR le 01/01/N (hors considération de
la TVA). Une subvention de 5.000 EUR est encaissée à cette même date. La subvention entre dans le
calcul du coût de revient d’un service public.
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Version du 1.7.2012
Ecritures de comptabilisation
Subventions amortissables –
31/12/N 162121009 Matériel industriel et technique – 1.000,00
Corrections de valeur
Quote-part des subventions
d’investissement virée au résultat de
31/12/N 747312200 1.000,00
l’exercice - Matériel industriel et
technique s
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Version du 1.7.2012
Le bien quant à lui doit être maintenu au bilan même s’il est intégralement amorti. Ce n’est que
lorsque le bien est cédé ou mis au rebut qu’il disparaît en comptabilité.
Les subventions d’investissement non amortissables ne sont pas virées au résultat, elles sont
comptabilisées dans un sous-compte du compte 16 – Subventions d’investissement et ensuite
transférées en réserves au même rythme que l’amortissement du bien.
Une machine amortissable en 5 ans est achetée pour 10.000 EUR le 01/01/N (hors considération de
la TVA). Une subvention de 5.000 EUR est encaissée à cette même date. La subvention n’entre pas
dans le calcul du coût de revient d’un service public.
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Version du 1.7.2012
Cette provision correspond au coût de remplacement futur des infrastructures existantes et est
comptabilisée en plus des amortissements du bien.
Un syndicat intercommunal a pour objet l’exploitation d’une piscine. Il acquiert un solarium en 2010
pour une valeur de 300.000 EUR avec une durée de vie estimée de 3 ans.
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Version du 1.7.2012
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Le 01/01/2009, une entité souscrit à un emprunt de 200.000 EUR pour l'achat d'une machine.
Le contrat est conclu pour une durée de 5 ans.
Le taux d'intérêt est de 5% par an.
Les échéances sont payées annuellement.
Capital Restant
Amortissement Intérêts Annuités
Dû
Dec-09 200.000,00 36.194,96 10.000,00 46.194,96
Dec-10 163.805,04 38.004,71 8.190,25 46.194,96
Dec-11 125.800,33 39.904,94 6.290,02 46.194,96
Dec-12 85.895,39 41.900,19 4.294,77 46.194,96
Dec-13 43.995,20 43.995,20 2.199,76 46.194,96
TOTAL 200.000,00 30.974,80 230.974,80
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Le leasing financier est une technique de financement à long terme. Pendant ce contrat, le preneur
du bail devient le propriétaire économique du bien, puisqu’il a le droit d’en disposer. Ainsi, le
preneur du bail porte le bien à l’actif de son bilan, étant le propriétaire économique du bien, en
contrepartie d’une dette financière au passif du bilan.
er
Le 1 janvier 2010, une entité prend du matériel en leasing financier. La valeur de ce matériel est de
1.300.000 EUR.
La durée du contrat est de 4 ans.
A l’échéance, le preneur dispose d’un droit d’option au prix de 100.000 EUR.
L’entité amortit le bien en 5 ans.
Le plan de remboursement est le suivant (valeur totale du bien diminuée du prix de l’option) :
Capital
Amortissement Intérêts Annuités
Restant Dû
Année 1 1.200.000,00 268.281,00 90.000,00 358.281,00
Année 2 931.719,00 288.402,10 69.878,90 358.281,00
Année 3 643.316,90 310.032,20 48.248,80 358.281,00
Année 4 333.284,70 333.284,70 24.996,30 358.281,00
TOTAL 1.200.000,00 233.124,00 1.433.124,00
Contrat de leasing
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Version du 1.7.2012
Paiement de l’option
Comptabilisation de la facture
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Version du 1.7.2012
Immobilisations
corporelles
2005 15.000,00 12 10 7.500,00 1.500,00 9.000,00 6.000,00
Equipement manutention 2006 10.000,00 12 10 4.000,00 1.000,00 5.000,00 5.000,00
Machines 2007 2.500,00 12 10 750,00 250,00 1.000,00 1.500,00
Mobilier de bureau
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Version du 1.7.2012
Les causes qui conduisent à la sortie des immobilisations de l’actif sont diverses : usure physique,
obsolescence, remplacement par un matériel plus performant, destruction accidentelle,… .
Dans certains cas, le bien qui sort de l’entité est encore susceptible de rendre service, il peut donc
faire l’objet d’une cession. Dans d’autres cas, au contraire, la sortie de l’actif se traduit par une mise
au rebut.
Toutes ces opérations doivent être enregistrées en comptabilité. Les écritures doivent conduire à la
disparition des comptes utilisés jusqu’à cette date au titre de ces biens.
Exemple :
Une entité a acquis une machine le 01/01/N pour 15.000 EUR. L’amortissement pratiqué est linéaire
sur 5 ans.
Le bien est cédé le 31/12/N+3 pour 2.500 EUR au comptant.
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Version du 1.7.2012
Ecritures de comptabilisation
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Version du 1.7.2012
Remarque :
L’indemnité d’assurance s’analyse en général comme un substitut du prix de vente du bien. Les
écritures comptables définies ci-dessus restent donc valables dans le cas d’un remboursement par
l’assurance.
La mise au rebut d’une immobilisation ayant une valeur comptable nette supérieure à zéro se
constate par une correction de valeur exceptionnelle du bien.
Etape 1 : Comptabilisation des corrections de valeur pour arriver à une valeur comptable nette
égale à zéro
L’acquisition d’immobilisations peut être financée par une subvention d’investissement. Une
subvention est amortissable lorsqu’elle entre dans le calcul du coût de revient d’un service public.
Les subventions amortissables sont rapportées au résultat au même rythme que le rythme
d’amortissement des immobilisations auxquelles elles sont rattachées.
Exemple :
Une machine amortissable en 5 ans est achetée pour 10.000 EUR le 01/01/N (hors considération de
la TVA). Une subvention de 5.000 EUR est encaissée à cette même date. La subvention entre dans le
calcul du coût de revient d’un service public.
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Version du 1.7.2012
Ecritures de comptabilisation
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Version du 1.7.2012
Le bien quant à lui doit être maintenu au bilan même s’il est intégralement amorti. Ce n’est que
lorsque le bien est cédé ou mis au rebut qu’il disparaît en comptabilité.
Lorsqu’un bien financé par une subvention disparaît de l’actif, la règle à suivre est la suivante :
Si la subvention est liée à un droit de reprise par le financeur, il convient d’examiner si le
droit de reprise a lieu d’être exercé ou non. Si le droit de reprise s’exerce par le financeur, le
compte de la subvention est soldé par un compte bancaire ou un compte de subvention à
reverser.
Si le droit de reprise n’a pas lieu d’être, la subvention sera transférée en réserves.
Une machine amortissable en 5 ans est achetée pour 10.000 EUR le 01/01/N (hors considération de
la TVA). Une subvention de 5.000 EUR est encaissée à cette même date. La subvention entre dans le
calcul du coût de revient d’un service public. Le bien est ensuite cédé.
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Version du 1.7.2012
Ecritures de comptabilisation
Page 80
Version du 1.7.2012
Page 81
Version du 1.7.2012
Comptabilisation de la facture
607nnnnnn
31/12/N ou Variation des stocks x
71nnnnnnn
30nnnnnnn
ou
31/12/N 31nnnnnnn Comptes de stocks x
ou
32nnnnnnn
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30nnnnnnn
ou
31/12/N 31nnnnnnn Comptes de stocks x
ou
32nnnnnnn
607nnnnnn
31/12/N ou Variation des stocks x
71nnnnnnn
Quand la créance sur un client ordinaire devient douteuse, on fait apparaître cette nouvelle
situation en virant le montant de la créance, toutes taxes comprises du compte clients vers le
compte clients douteux.
401300000
31/12/N ou Clients douteux ou litigieux x
402300000
401100000
31/12/N ou Clients x
402100000
Lorsqu’une créance est considérée comme irrécouvrable (décharge accordée par le receveur, le
bureau, le président ou le comité, le conseil d’administration respectivement la commission
administrative), on constate une perte au débit du compte 645 par le crédit du compte 4013 –
Clients douteux.
Dans le même temps on doit reprendre la provision pour dépréciation préalablement constatée.
La créance de client X d’un montant de 11.500 EUR TVA comprise est toujours ouverte au sein de
l’entité. Au 31 décembre de l’année N, la créance est considérée comme douteuse.
En N+2, le client étant en faillite, la créance est à considérer comme irrécouvrable.
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401300000
31/12/N ou Clients douteux ou litigieux 11.500,00
402300000
401100000
31/12/N ou Clients 11.500,00
402100000
4.11. LA TVA
LA TVA est un impôt général sur la consommation qui frappe en principe tous les biens et les
services consommés ou utilisés dans le pays, qu’ils soient d’origine nationale ou étrangère.
En règle générale la TVA collectée, d’une part et la TVA déductible, d’autre part, ne doivent pas
figurer dans les produits et dans les charges des entités assujetties à la TVA (piscine, distribution
d’eau, transport de personnes…). S’agissant d’opérations effectuées pour l’État, elles sont
enregistrées dans les comptes de la classe 4.
Il est à remarquer que la TVA non déductible est comptabilisée, soit dans les comptes de charges 60
ou 61, soit dans le compte « Immobilisations ». La TVA non récupérable fait en effet partie du prix
d’acquisition des éléments concernés.
Lorsque la TVA non récupérable ne peut être affectée à un bien ou à un service, le compte 6462 –
TVA non déductible est alors utilisé.
L’État, les communes et d’autres collectivités de droit public ne sont pas considérés comme des
assujettis pour les activités qu’ils exercent en tant qu’autorité publique, même lorsqu’à l’occasion
de ces activités ils perçoivent des droits, redevances, cotisations ou rétributions.
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Pour les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de services exercées par les
communes et les autres collectivités un assujettissement est nécessaire.
Dans la mesure où une entité utilise des biens et des services pour les besoins de son activité, elle
est autorisée à déduire, sur sa déclaration périodique et/ou annuelle, la taxe lui ayant été facturée
par un assujetti au Grand-Duché de Luxembourg.
N’est déductible au Grand-Duché de Luxembourg que la TVA luxembourgeoise.
Une entité achète des matériaux métalliques au Luxembourg pour un montant de 100.000 EUR +
15.000 EUR de TVA.
La TVA en aval est la TVA que collecte l’assujetti pour le compte de l’État.
Pour les livraisons de biens et les prestations de services qu’un assujetti effectue à l’intérieur du
pays, à titre onéreux, le redevable de la taxe est l’assujetti qui effectue la livraison de bien ou la
prestation de services.
Une entité vend des brochures au Luxembourg pour un montant de 20.000 EUR + 3.000 EUR de
TVA.
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Du fait de l’abolition des frontières fiscales entre les États membres de l’UE, les opérations entre
assujettis à la TVA situés dans deux États membres différents sont des livraisons
intracommunautaires dans l’État membre de départ et des acquisitions intracommunautaires dans
l’État d’arrivée.
L’opération du vendeur, dans l’État membre de départ est exonérée de TVA. Pour respecter le
principe du pays de destination, il est donc nécessaire de soumettre à la TVA l’opération « miroir »
effectuée par l’acquéreur, dans l’État membre de consommation.
C’est pour cette raison que les acquisitions intracommunautaires font partie des opérations
imposables.
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Une entité luxembourgeoise achète des matières premières auprès d’une société belge pour un
montant de 50.000 EUR.
Une entité luxembourgeoise vend des marchandises à une société française pour un montant de
35.000 EUR.
Il s'agit de biens en provenance de pays ou territoires ne faisant pas partie de l’UE qui entrent à
l'intérieur du pays et qui y sont mis en libre pratique conformément à la législation douanière.
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Une entité luxembourgeoise achète des matières premières auprès d’une société située aux États-
Unis pour un montant de 40.000 EUR.
En règle générale, le lieu de la prestation d’un service est réputé se situer au lieu d’établissement du
preneur (pour les opérations entre assujettis) et au lieu d’établissement du prestataire (pour les
opérations avec des non assujettis).
Dérogations principales :
Lieu de l’immeuble : le lieu des prestations de services se rattachant à un immeuble
déterminé est réputé se situer à l’endroit de cet immeuble.
Location de moyen de transport : lieu de mise à disposition du moyen de transport.
Activités culturelles, artistiques, sportives, scientifiques, d’enseignement, de divertissement
ou autres activités similaires : lieu d’exécution matérielle.
Services immatériels à des clients non assujettis situés en dehors de l’UE : lieu de situation
du preneur (prestations d’avocats, conseillers, ingénieurs, bureaux d’études,…).
Une entité luxembourgeoise réalise une prestation de services d’un montant de 15.000 EUR hTVA
pour un client luxembourgeois.
Une entité luxembourgeoise réalise une prestation de services d’un montant de 15.000 EUR hTVA
pour un client assujetti belge.
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Une entité luxembourgeoise réalise une prestation de services d’un montant de 15.000 EUR hTVA
pour un particulier belge.
Une entité luxembourgeoise fait appel à un architecte allemand pour la construction d’un pont. Les
honoraires s’élèvent à 12.000 EUR hTVA.
La compensation périodique légale entre la TVA déductible et la TVA exigible s’effectue par
l’enregistrement de toutes les TVA sur un compte unique.
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Est considéré comme assujetti quiconque accomplit d'une façon indépendante et à titre habituel
des opérations relevant d'une activité économique généralement quelconque, quels que soient les
buts ou les résultats de cette activité et quel qu'en soit le lieu.
Cependant, il est possible qu’une entité effectue à la fois des opérations qui entrent dans le champ
d’application de la TVA et des opérations hors champ d’application de la TVA. Dans ce cas, l’entité
ne peut déduire l’entièreté de la TVA en amont, mais seulement une quote-part déterminée par un
prorata de déductibilité équivalent à :
Produits des activités principales taxables / Total des produits des activités principales
Le pourcentage déductible sera donc comptabilisé dans le compte 421611 - TVA en amont et la TVA
non déductible sera comptabilisée soit dans le compte de charge ou d’immobilisation
correspondant soit dans le compte 6462 - TVA non déductible.
Une entité réalise pendant l’année N un produit des activités principales de 115.000,00 EUR (hTVA)
dont :
100.000,00 EUR sont taxables et
15.000,00 EUR ne sont pas taxables.
Le prorata de déductibilité de la TVA en amont est donc de 100.000 / 115.000 = 86,95 % =>87,00%.
La TVA en amont totale pour l’année N est de 2.500,00 EUR.
TVA déductible (classe 4) : 2.500,00 EUR x 87,00% =2.175,00 EUR
TVA non déductible (charges) : 2.500,00 EUR – 2.175,00 EUR = 325,00 EUR
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Une entité a recours aux services d’un avocat luxembourgeois. La facture s’élève à 1.150 EUR TTC
(TVA 15%). Le prorata de déductibilité est de 40 %.
Le syndicat de commune reçoit le journal des salaires suivant relatif au mois de mars N :
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A la suite de l’absence d’un salarié pour maladie, il convient de distinguer dans le journal des
salaires les traitements y afférents. C’est l’entité qui avance les indemnités pécuniaires de maladie
au malade. Cette indemnité pécuniaire de maladie est remboursable par la Caisse de Maladie.
Débit Crédit
621111000 Salaires bruts (y compris maladie) XXX
62312n000 Caisse Nationale d’Assurance-Pension XXX
623110000 Caisse Nationale de Santé XXX
623200000 Assurance accidents du travail XXX
623300000 Service de santé au travail XXX
4217nn000 Créance sur la sécurité sociale et autres organismes sociaux XXX
471410000 Personnel – Rémunérations dues XXX
462nn0000 Dettes au titre de la Sécurité Sociale - CCSS XXX
461240000 Retenue d’impôt sur traitements et salaires XXX
621150000 Avantages en nature XXX
621910000 Remboursements mutualité et Caisse de Sécurité Sociale XXX
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Source : http://www.ccss.lu/pdfdocu/Nouveau_extrait.pdf
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Le 23 novembre de l’année N, l’entité reçoit une facture d’assurance pour un montant de 6.000
er
EUR couvrant la période du 1 décembre N au 31 novembre N+1.
Au 31 décembre l’entité n’aura « consommé » qu’un mois d’assurance, les 11 autres mois doivent
être supportés par l’année N+1.
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Le 1er décembre de l’année N, l’entité reçoit le paiement d’un fermage de 3.000,00 EUR
correspondant au fermage de décembre, janvier et février.
Au 31 décembre de l’année N, l’entité ne pourra prendre en compte qu’un mois de fermage.
Paiement du fermage
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PROVISIONS
Etablir s’il existe des éléments permettant de constituer une provision à la clôture de l’exercice
répondant à la définition d’un passif (un passif est caractérisé par une obligation actuelle de
l’entreprise).
SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT
S’assurer que les subventions d’investissement sont correctement comptabilisées et qu’elles sont:
soit amorties sur la durée de vie des immobilisations concernées lorsqu’il s’agit de
subventions amortissables,
soit virées en réserves au même rythme que l’amortissement du bien ou en bloc lorsqu’il
s’agit de subventions non amortissables
Vérifier les acquisitions de l’exercice et établir si l’activation des dépenses est adéquate.
Vérifier les sorties de l’exercice avec les justificatifs et vérifier la détermination des résultats
sur cessions.
Comparer la charge d’amortissement à celle de l’exercice précédent. Vérifier que les taux
d’amortissement sont identiques à ceux de l’exercice précédent.
Rapprocher les corrections de valeur selon le tableau d’amortissement avec les comptes de
profits et pertes. Rapprocher la valeur nette comptable selon le tableau d’amortissement
avec les montants dans les comptes de bilan.
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IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Vérifier les acquisitions de l’exercice et établir si l’activation des dépenses est adéquate.
Vérifier les sorties de l’exercice avec les justificatifs et vérifier la détermination des résultats
sur cessions.
Comparer la charge d’amortissement à celle de l’exercice précédent. Vérifier que les taux
d’amortissement sont identiques à ceux de l’exercice précédent.
Vérifier s’il n’y a pas lieu de tenir compte d’un amortissement exceptionnel pour certains
actifs qui ont fait l’objet d’un déclin de valeur, dû à l’obsolescence par exemple.
Rapprocher les corrections de valeur selon le tableau d’amortissement avec les comptes de
profits et pertes. Rapprocher la valeur nette comptable selon le tableau d’amortissement
avec les montants dans les comptes de bilan.
soit amorties sur la durée de vie des immobilisations concernées lorsqu’il s’agit de
subventions amortissables,
soit virées en réserves au même rythme que l’amortissement du bien lorsqu’il s’agit
de subventions non amortissables.
Passer en revue les charges de l’exercice et contrôler qu’aucun élément qui aurait dû être
comptabilisé en immobilisations corporelles n’a été passé en charges (revue des frais de
réparation et de maintenance, revue des nouvelles acquisitions, revue des rachats de
leasings).
Si le montant des immobilisations corporelles est important, s’assurer que les couvertures
d’assurances sont suffisantes.
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Rapprocher la valeur du stock en comptabilité avec la valeur du stock calculée par le (les)
service(s) concerné(s).
Comparer le niveau du stock avec celui de l’exercice précédent et obtenir les explications
pour les fluctuations significatives.
CRÉANCES
Vérifier que les soldes clients repris dans la balance sont récupérables, et déterminer si une
correction de valeur pour créances douteuses doit être établie.
Passer en revue les factures clients émises après la clôture et déterminer si elles se
rapportent à l’exercice en cours.
Revoir les notes de crédits enregistrées depuis la clôture et déterminer si les provisions
appropriées doivent être comptabilisées.
DETTES
Vérifier que toutes les factures de l’exercice sont comptabilisées : Passer en revue les
factures fournisseurs obtenues après la clôture et déterminer si elles se rapportent à
l’exercice en cours.
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Revoir les notes de crédits enregistrées depuis la clôture et déterminer si des notes de
crédits à recevoir doivent être comptabilisées.
Frais périodiques : vérifier s’il y a 12 mois dans le compte de profits et pertes (loyer,
téléphone,…).
TVA : vérifier que le solde est en accord avec l’extrait de compte détaillé de l’Administration
de l’Enregistrement et des Domaines.
Dettes envers le personnel et retenues sur traitement : vérifier que les soldes
correspondent à la réalité.
COMPTES DE RÉGULARISATION
Rapprocher les soldes de la comptabilité avec la statistique des salaires ou le livre de paie.
Comparer les comptes de charges et de produits de l’année avec ceux de l’année précédente et
déterminer si les montants sont raisonnables. Les variations importantes doivent faire l’objet d’un
examen particulier.
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DÉFINITION
DES COMPTES
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Explications préliminaires
La nouvelle codification comptable du nouveau plan comptable budgétaire a été élaborée par le
Ministère de l’Intérieur et à la Grande Région conjointement avec le Ministère de la Famille et la
Caisse Nationale de Santé afin de pouvoir disposer d’un plan comptable unique dans tout le secteur
local.
L’introduction des deux niveaux dans la partie « code comptable » de l’article budgétaire a pour
but :
- de pouvoir réduire considérablement le nombre des articles budgétaires dans les budgets et
les comptes de fin d’exercice et
- de garantir la possibilité de pouvoir fournir périodiquement les données statistiques (niveau
ventilation statistique) requises par les institutions nationales et européennes.
Les établissements publics soumis à une convention avec l’Entente des Hôpitaux, la Caisse Nationale
de Santé, le Ministère de la Famille,…. ne sont pas pour autant dispensés de respecter d’éventuelles
clauses spécifiques et inhérentes à leur(s) convention(s) respective(s).
Pour la bonne compréhension du présent chapitre, veuillez noter qu’au niveau budget/compte, les
codes comptables inférieurs à 6 chiffres, inscrits en « bleu gras » au nouveau plan budgétaire, sont
à compléter jusqu’à la 6ème position par des zéro.
Toutefois, au niveau budget/compte, les codes comptables doivent être utilisés jusqu’au dernier
niveau inscrit en bleu dans le nouveau plan budgétaire.
Le code comptable 222 (ou 222000) : Installations techniques et machines, ne pourra être utilisé
comme tel, car un code marqué par un signifie chaque fois que le plan budgétaire propose un
(des) code(s) comptable(s) plus explicite(s) et détaillé(s) à un niveau inférieur.
Pour l’élaboration du budget et du compte de fin d’exercice on se servira donc du code comptable
222100 : Installations techniques et machines – Installations techniques, respectivement 222200 :
Installations techniques et machines – Machines.
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Les codes comptables du niveau budget/compte (6 chiffres) sont marqués en « bleu gras souligné »
dans le présent manuel.
Il y a lieu de préciser qu’il existe une différence entre le code comptable utilisé au niveau
ème
budget/compte (qui s’arrête à la 6 position) et celui utilisé au niveau de la ventilation statistique,
qui doit comprendre 9 chiffres (ce code comptable doit également être complété jusqu’à la 9ème
position par des zéro).
Prenons l’exemple d’un syndicat de la gestion d’eau qui veut construire une nouvelle conduite
d’eau.
Les codes comptables au niveau de la ventilation statistique (9 chiffres) sont marqués en « noir
italique » dans le présent manuel.
Au cas où pour un code comptable déterminé il n’y a pas un niveau ventilation statistique prévu
dans la liste des codes comptables, l’entité devra prendre le code comptable du niveau
budget/compte et le compléter par des zéro jusqu’à la 9ème position.
Par dérogation aux principes énoncés ci-dessus, l’entité peut utiliser, en cas de besoin, pour
l’élaboration du budget et du compte de fin d’exercice un code comptable plus explicite que celui
proposé au niveau budget/compte.
Ainsi, pour l’exemple ci-dessus du syndicat qui construit une nouvelle conduite d’eau, le code
comptable 222100 : Installations techniques et machines – Installations techniques serait suffisant
au budget et au compte de fin d’exercice.
Toutefois, l’entité pourrait également utiliser le code comptable 222141: Installations techniques et
machines – Installations techniques – Installations de réseaux – Eau potable et eaux usées du niveau
de la ventilation statistique.
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Le fichier informatique de l’entité qui transmet les données du budget et du compte de fin
d’exercice au Ministère de l’Intérieur et à la Grande Région pour des besoins statistiques devra
prévoir pour les codes comptables 6 positions au niveau budget/compte et 9 positions au niveau de
la ventilation statistique.
Ainsi, les entités comptabilisant d’après les principes de la comptabilité générale devront se
référer à la liste des codes comptables – comptabilité générale et camérale, chaque fois que le
guide pratique – liste des codes comptables – comptabilité générale ne sera pas assez exhaustif
pour déterminer le code comptable à appliquer.
Exception : les codes de la classe 8 sont réservés exclusivement aux entités qui tiennent une
comptabilité camérale.
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La notion de Capital pourrait être définie généralement comme le montant des fonds en
provenance des détenteurs de l’entité et mis à disposition de celle-ci de manière permanente.
Ce compte enregistre le premier apport en capital obligatoire de la part des entités membres
de l’établissement public lors de sa création sur base des statuts. Le premier apport d’une
nouvelle entité membre (donc non initiale) est également à comptabiliser sur ce compte.
L’apport en capital d’une entité fondatrice respectivement le premier apport en capital d’une
entité qui devient membre après la création de l’établissement public est enregistré dans la
comptabilité de l’établissement public au crédit du compte 108110 – Apports en capital à la
création / premier apport, en contrepartie d’un débit d’un compte bancaire d’actif.
La donation est un contrat par lequel une personne, le donateur, donne irrévocablement un
bien, de son vivant, sans contrepartie et dans une intention libérale.
Les dons et legs peuvent être constitués de sommes d’argent, de valeurs mobilières, de biens
immobiliers ou de matériels (biens d’équipement cédés à titre gratuit et sans condition) et plus
généralement d’actifs immobilisés.
Les legs et donations qui correspondent à des biens durables mis à disposition de l’entité pour
la réalisation de son objet sont considérés comme des apports de fonds.
Ce compte constate l’apport du bien (l’origine) par le crédit du compte 108130 – Legs et
donations avec contrepartie d’actifs immobilisés par le débit d’un compte de la classe 2 –
Immobilisations.
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108300 - Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits appelés et non versés
Ce compte regroupe les participations des entités membres dans le remboursement du capital
des emprunts contractés par les établissements publics.
Lorsque toutes les participations des entités membres ont été versées et l’emprunt a été
remboursé, le montant total du compte 108300 est à transférer au compte 108180 – Apports
en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits.
Elles peuvent trouver leur origine dans la loi, être prévues par les statuts ou être librement
constituées.
Le compte 138210000 est également utilisé pour l’établissement d’un bilan de départ lors du
passage d’une comptabilité camérale à une comptabilité générale.
L’équilibre de l’écriture, dans le cas où le patrimoine immobilisé n’est pas totalement amorti,
s’effectue par le crédit du compte 138210000 – Valeur du patrimoine de départ.
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Exemple d’une entité qui évalue son patrimoine d’ouverture au 01/01/N à 450.000 EUR en
valeur brute moins 214.000 EUR de corrections de valeur cumulées, soit une valeur
comptable nette de 236.000 EUR.
Ainsi, le coût de renouvellement des investissements futurs est anticipé en constatant une
charge (compte 669100 – Dotations aux provisions pour grosses réparations et
remplacements d’investissements) selon la formule :
Des détails sur le mode d’imputation sont repris dans le chapitre V.8. sur les fonds.
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Il résulte de la différence entre les produits et les charges tels qu’ils apparaissent dans le compte de
profits et pertes de l’exercice.
Ce compte reprend les subventions d’investissement en capital reçues. Elles sont destinées à
contribuer au financement de l’acquisition respectivement de la réalisation de biens mobiliers et/ou
immobiliers. Une subvention couvre une partie du financement d’un objet dont celui qui verse la
subvention (p. ex. l’État) n’a aucun avantage direct. C’est une simple aide pour financer l’objet. Les
subventions ne sont pas sujettes à un contrôle postérieur. Elles sont attribuées selon des
pourcentages définis auparavant.
Il s’agit toujours d’une aide en capital qui est enregistrée en fonction du type de bien auquel elle est
associée. En pratique, les comptes d’imputation des subventions sont en relation avec les comptes
d’imputation de la classe 2 auxquels les aides en capital se rapportent.
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2) La catégorie des subventions non amortissables (aides en capital) reprend seulement les
subventions relatives à l’eau potable, aux eaux usées et aux déchets, étant donné que ces
subventions ne sont plus amorties dans la comptabilité générale sur base d’une part de l’article
er
12(1) de la loi du 19 décembre 2008 relative à l’eau : « A partir du 1 janvier 2010, les coûts des
services liés à l’utilisation de l’eau, y compris les coûts pour l’environnement et les ressources sont
supportés par les utilisateurs en tenant compte des principes de l’utilisateur-payeur et du
pollueur-payeur », et d’autre part sur base de la nouvelle loi sur la gestion des déchets du 21
mars 2012. Le nouveau texte législatif sur la gestion des déchets, qui découle d’une directive
européenne, tend à renforcer le principe du pollueur-payeur (art. 17).
Non amortissable :
Une subvention est non amortissable lorsqu’elle n’entre pas dans le calcul du coût de
revient d’un service public. Cela concerne les services liés à la production d’eau potable,
l’épuration des eaux usées et l’élimination des déchets.
En termes de comptabilisation :
Lorsque la subvention est demandée, il n’y a aucun enregistrement comptable à effectuer
dans la mesure où il n’existe aucune certitude quant à l’octroi et/ou quant au montant de la
subvention.
Lorsqu’un document est reçu mentionnant l’accord et le montant à recevoir, la subvention à
recevoir est à comptabiliser sur l’un des comptes du groupe 16 – Subventions
d’investissement en capital et une créance sur l’État dans le compte 421310 - Subventions
d’investissement à recevoir.
Lorsque la subvention est effectivement reçue, le compte 421310 est soldé par un compte
de trésorerie.
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Les subventions d’investissement amortissables sont rapportées au résultat au même rythme que
l’amortissement du bien auquel elles se rapportent.
Les comptes de la ventilation statistique susceptibles de corrections de leur valeur devront être
subdivisés en sous-comptes permettant d’isoler ces corrections de valeur :
Les comptes susceptibles de corrections de valeur se traduisent par un code comptable
e
dont la dernière position (donc 9 position pour le niveau de la ventilation statistique) est
un « 1 » et pas un « 0 ».
Les corrections de valeur se traduisent par un code comptable dont la dernière position
(donc 9e position pour le niveau de la ventilation statistique) est un « 9 » et pas un « 0 ».
(Principe de base que tous les codes comptables de la liste doivent être complétés par des « 0 »
pour parvenir à 6 positions pour le niveau budget/compte respectivement à 9 positions pour le
niveau de la ventilation statistique).
Les subventions d’investissement non amortissables ne sont pas virées aux comptes de profits et
pertes, mais comptabilisées dans un sous-compte du groupe 16 – Subventions d’investissement et
ensuite transférées en réserves (138320), soit :
en bloc à la fin de l’année suivant leur encaissement, soit
par tranches au rythme de l’amortissement du bien auquel elles se rapportent.
Dans tous les cas, il s’agit d’une subvention qui est enregistrée en fonction du type de bien auquel
elle est associée. Les sous-comptes sont en lien avec les comptes d’immobilisations auxquels la
subvention se rapporte.
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Exemple :
Une entité construit un bâtiment administratif pour lequel elle reçoit une subvention
d’investissement.
Comptabilisation :
Le coût des travaux de construction d’un bâtiment administratif est enregistré sur un compte de la
classe 2.
Niveau budget/compte :
221311 - Terrains et constructions - Constructions sur sol propre - Constructions à usage propre
« (1) Les provisions pour risques et charges ont pour objet de couvrir des pertes ou dettes qui sont
nettement circonscrites quant à leur nature mais, à la date de clôture du bilan, sont ou
probables ou certaines, mais indéterminées quant à leur montant ou quant à la date de leur
survenance.
(2) Est également autorisée la constitution de provisions ayant pour objet de couvrir des charges
qui trouvent leur origine dans l'exercice ou un exercice antérieur et qui sont nettement
circonscrites quant à leur nature mais, à la date de clôture du bilan, sont ou probables ou
certaines, mais indéterminées quant à leur montant ou quant à la date de leur survenance.
(3) Les provisions pour risques et charges ne peuvent pas avoir pour objet de corriger les valeurs
des éléments de l’actif. »
Une provision sert à anticiper une charge dont le fait générateur se rapporte économiquement à
l’exercice pendant lequel la provision est comptabilisée ou à un exercice antérieur.
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Exemple :
La charge est à imputer sur le compte 699100 – Dotations aux provisions pour grosses réparations
et remplacements d’investissements s’il s’agit par exemple d’une dotation pour le remplacement
d’un bien d’investissement. Lors de la réalisation du risque ou de la survenance de la charge (p.ex. :
réception de la facture du bien d’investissement remplaçant l’ancien), la provision antérieurement
constituée est soldée par un produit à comptabiliser sur le compte 769100 – Reprises sur provisions
pour grosses réparations et remplacements d’investissements.
Une provision se différencie d’une dette dans le sens que le montant ou l’échéance ne sont pas fixés
de façon précise.
Les provisions sont comptabilisées sur les comptes du groupe 188 selon qu’elles soient relatives à :
l’activité principale de l’entité (exploitation) : 188100 - Provisions d’exploitation
Dotation : 649000 - Dotations aux provisions d’exploitation
Reprise : 749000 - Reprises sur provisions d’exploitation
son mode de financement (financier) : 1882nn - Provisions financières
Dotation : 659nnn - Dotations aux provisions financières
Reprise : 759nnn - Reprises sur provisions financières
des éléments exceptionnels : 188300 - Provisions exceptionnelles
Dotation : 669nnn - Dotations aux provisions exceptionnelles
Reprise : 769nnn - Reprises sur provisions exceptionnelles
Les dettes financières sont relatives aux engagements liés au financement de l’entité et non à son
activité en tant que telle.
Elles sont généralement assorties d’intérêts. Ces intérêts représentent une charge pour l’entité. Ils
seront comptabilisés sur un des comptes du groupe 655 – Intérêts et escomptes.
Les dettes envers les établissements de crédit regroupent les emprunts conclus auprès
d’établissements de crédit, tels que des banques.
A partir d’un contrat, la banque met des fonds à disposition de l’entité, remboursables selon les
modalités définies au contrat et moyennant le paiement d’un intérêt.
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Les modalités de remboursement d’un emprunt peuvent être mensuelles, trimestrielles, annuelles,
voire in fine. Un emprunt remboursable in fine ne sera soldé qu’à la fin de la période conclue avec la
banque.
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Remarques préliminaires
Corrections de valeur
Les comptes du niveau ventilation statistique susceptibles de corrections de valeur devront être
subdivisés en sous-comptes permettant d’isoler ces corrections de valeur :
Les comptes susceptibles de corrections de valeur se traduisent par un code comptable
dont la dernière position (donc 9e position pour le niveau ventilation statistique) est un
« 1 » et pas un « 0 ».
Les corrections de valeur se traduisent par un code comptable dont la dernière position
(donc 9e position pour le niveau ventilation statistique) est un « 9 » et pas un « 0 ».
(Principe de base que tous les codes comptables de la liste doivent être complétés par des « 0 »
pour parvenir à 6 positions pour le niveau budget/compte respectivement à 9 positions pour le
niveau de la ventilation statistique).
Exemple d’imputation pour l’acquisition d’une voiture:
Niveau ventilation statistique
Les frais d’établissement et frais assimilés correspondent à des frais en relation avec la création ou
la modification de l’entité.
Les frais d’établissement et frais assimilés sont généralement constatés en charges, mais la
législation autorise la comptabilisation de ces frais en immobilisations.
Les frais d’établissement doivent être amortis dans un délai maximum de 5 ans.
Les frais de constitution correspondent aux frais directement liés à la constitution d’une entité. Ils
reprennent les droits d’enregistrement et autres débours, les honoraires de conseil (avocats,
notaires, fiscalistes, …) directement en lien avec la création de ladite structure.
Exemple : Mémoires d’honoraires d’un avocat pour la réalisation des statuts d’une association.
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Les frais de premier établissement sont les frais engagés lors du lancement d’activité nouvelle ou de
la mise en activité de nouveaux établissements. Ils englobent les frais de prospection (compte
202100000) et les frais de publicité (compte 202200000).
Les frais de prospection reprennent les dépenses de marketing et de démarchage engagées avant le
démarrage de l’activité ou les dépenses liées au lancement d’une activité nouvelle de l’entité
(recherche de clients potentiels dans le but de les transformer en clients réels).
Les frais de publicité correspondent aux dépenses de publicité engagées avant le démarrage de
l’activité ou au lancement d’une activité nouvelle.
Ce compte regroupe les frais légaux et de publication liés aux opérations de restructuration telles
que :
les augmentations de capital,
les fusions,
les scissions,
les transformations.
Une immobilisation incorporelle est un actif intangible, contrôlé par l’entité et sans substance
physique, destiné à servir durablement l’entité.
Ces dépenses correspondent à l’effort réalisé par l’entité dans le but de créer ou d’accroître une
connaissance technique/scientifique ou un savoir-faire dans un domaine donné pour son propre
compte.
Les frais de recherche et de développement qui ne sont pas effectués pour compte propre ne
peuvent être portés à l’actif.
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2111nnnnn – Etudes :
réalisées par l’entité dans le but de créer ou d’accroître une connaissance
technique/scientifique dans un domaine donné pour son propre compte ;
dont l’usage est supérieur à un an ;
sans lien à un projet défini et réalisé ;
liées à un projet qui n’est pas réalisé en fin de compte.
2.1.2. Concessions, brevets, licences, marques ainsi que droits et valeurs similaires –
Compte 212000
Ce compte enregistre les achats faits pour l’obtention de l’avantage que constitue la protection
accordée sous certaines conditions à l’inventeur, à l’auteur ou au bénéficiaire du droit d’exploitation
d’un brevet, d’une marque, d’un procédé, de droits de propriété littéraire ou artistique ou titulaire
d’une concession.
Les revenus liés à l’exploitation de ces droits sont comptabilisés sur le compte 741000 - Redevances
pour concessions, brevets, licences, marques, droits et valeurs similaires.
212110000 - Concessions
La concession est un contrat commercial qui lie un concessionnaire (commerçant indépendant)
avec un concédant.
Le concessionnaire s’engage à s’approvisionner auprès du concédant et sous la marque du
concédant, en contrepartie d’une exclusivité limitée dans le temps et l’espace.
Exemple : Concession de boissons
212120000 - Brevets
Le brevet est un titre qui confère à l’inventeur et/ou au déposant le droit d’empêcher d’autres
personnes d’exploiter l’invention revendiquée dans le brevet.
En contrepartie de la divulgation de cette invention, l’État accorde à l’inventeur un monopole
d’exploitation.
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Le droit de reproduction est un droit qui confère à celui qui l’acquiert l’autorisation d’utiliser et
de reproduire l’œuvre concernée, mais sans pouvoir en tirer profit.
Il est à noter qu’un droit de reproduction ne peut être acquis qu’à titre onéreux pour être
activé, et non créé par l’entreprise elle-même.
Seuls les fonds de commerce acquis à titre onéreux peuvent être portés à l’actif du bilan.
Ne sont portées à l’actif du bilan que les acquisitions d’une entité existante, c’est-à-dire lors de
l’acquisition d’un fonds de commerce à titre onéreux.
Lors de la comptabilisation d’un acte d’achat de fonds de commerce, tous les éléments identifiables
et évalués dans le contrat sont comptabilisés dans les comptes selon leur nature :
Les immobilisations corporelles seront reprises dans les comptes y relatifs (22 –
Immobilisations corporelles) et amorties sur leur durée restante.
Les marchandises ou matières premières seront comptabilisées dans les comptes de stocks
(classe 3 – Comptes de stocks).
Les immobilisations incorporelles clairement identifiées, tels que les brevets, les licences,
seront reprises dans les comptes correspondants (21 – Immobilisations incorporelles).
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Le solde, correspondant à la clientèle, l’achalandage, le savoir-faire, ..., sera repris dans le compte
213000 – Fonds de commerce acquis à titre onéreux.
L’amortissement du fonds de commerce acquis est obligatoire dans un délai maximum de 5 ans.
Lorsque des acomptes sont versés sur le prix d’acquisition des immobilisations, les montants
doivent être comptabilisés sur un des comptes du groupe 214 en fonction de l’immobilisation
incorporelle concernée :
214100000 – Frais d’études et frais de recherche et de développement
214200000 – Concessions, brevets, licences, marques ainsi que droits et valeurs similaires
214300000 – Fonds de commerce
Un acompte correspond à un paiement partiel ou total effectué avant la réception d’une facture ou
la signature d’un contrat.
Lorsque la facture est reçue ou le contrat est signé, les montants seront extournés du compte
214000 – Acomptes versés et immobilisations incorporelles en cours sur le compte
d’immobilisations incorporelles correspondant.
Une immobilisation corporelle est un actif identifiable, contrôlé par l’entité, avec une substance
physique, destiné à servir durablement l’entité.
Ces critères permettent de distinguer une immobilisation corporelle d’une charge courante.
L’inscription en comptabilité se fait au coût d’acquisition pour les immobilisations acquises à titre
onéreux et au coût de production pour les immobilisations produites.
221100 - Terrains
Un terrain est composé généralement de trois éléments :
du sol : espace situé au niveau de la surface ;
du sous-sol : espace souterrain, espace situé en-dessous du niveau naturel du sol ;
du sursol : terme utilisé lorsque l’entité a un droit de construction ou d’utilisation de
l'espace situé au-dessus d'un sol dont elle n'est pas propriétaire.
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Il est à noter qu’aucun amortissement n’est pratiqué sur la valeur d’un terrain car les
terrains ont normalement une durée d’utilisation qui n’est pas déterminable.
Cependant, en cas de perte de valeur, une correction de valeur exceptionnelle peut être
comptabilisée.
Les droits sur des terrains de l’entité acquis et valorisés en tant que tels doivent être repris
dans le poste « Terrains » qui leur correspond.
Un droit au bail peut être également un « droit d’entrée » versé à la conclusion d’un contrat
de bail, par exemple dans le cadre d’un contrat de bail emphytéotique. Un bail
emphytéotique ou emphytéose, est un bail de très longue durée, d’une durée minimale de 27
ans et maximale de 99 ans qui constitue un droit réel pour l’emphytéote (le locataire). Ce
droit est cessible, donc prenable et sera amorti sur la durée restante du bail.
Un terrain nu ne peut faire l’objet d’un amortissement pour usure ou pour diminution de
substance, hormis un droit au bail sur un terrain nu qui serait amorti sur la durée du contrat
de bail.
Il est à noter que si la destination d’un terrain est modifiée (p. ex. si un terrain nu est
aménagé), la valeur d’acquisition du terrain nu devra être transférée dans le compte de
terrain correspondant (22112nnnn – Terrains aménagés).
Les travaux d’aménagement n’entrent pas en compte dans la valeur du terrain, ils doivent
être repris dans un sous-compte du groupe 2212 – Agencements et aménagements de
terrains en fonction du type de terrain.
Un terrain aménagé ne peut faire l’objet d’un amortissement pour usure ou pour diminution
de substance, hormis un droit au bail sur un terrain aménagé qui serait amorti sur la durée du
contrat de bail.
Il est également à noter que si la destination d’un terrain est modifiée (p. ex. un terrain
aménagé est par la suite bâti), la valeur d’acquisition du terrain aménagé devra être
transférée dans le compte de terrain correspondant.
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Pour les terrains sur lesquels s’élèvent des constructions, il est souhaitable de voir apparaître
sur l’acte notarié de propriété ou au moins en comptabilité, la quote-part représentant la
valeur du terrain.
Dans le cas où cette information ne serait pas disponible, la règle des 20-80 pourrait
s’appliquer. 20% de la valeur de l’immobilisation seront affectés au terrain et 80% de la valeur
seront affectés à la construction.
Si ce pourcentage n’est pas approprié, il sera dès lors possible d’y déroger en se basant sur la
réalité économique du terrain (p.ex. à l’aide d’une enquête) ou en se basant sur une expertise
interne ou externe.
Un terrain bâti ne peut faire l’objet d’un amortissement pour usure ou pour diminution de
substance, hormis un droit au bail sur un terrain bâti qui serait amorti sur la durée du contrat
de bail.
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Une entité construit sur sol d’autrui lorsque par exemple l’État met à sa disposition un terrain
pour pouvoir y construire.
2213nn - Constructions
En ce qui concerne le groupe des constructions, il y a lieu de faire en premier lieu la
distinction entre les :
« Constructions sur sol propre » (groupe 22131), reprenant toutes les constructions qui
se trouvent sur un sol appartenant à l’entité et les
« Constructions sur sol d’autrui » (groupe 22132) reprenant toutes les constructions qui
se trouvent sur un sol appartenant à un tiers.
Les bâtiments englobent les constructions elles-mêmes, mais aussi tout ce qui permet d’y
accéder et de les utiliser normalement. Cela implique que toutes les installations générales
(ascenseurs, électricité, chauffage,…) sont comptabilisées aussi sur le compte de la
construction dont elles font partie et pas dans le groupe 222 des installations techniques et
machines respectivement dans le groupe 223 des autres installations, outillage, … .
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Au niveau budget/compte :
Le bâtiment, l’ascenseur et l’installation de chauffage sont enregistrés au:
221311 – Constructions sur sol propre – Constructions à usage propre
Les infrastructures publiques, destinées à assurer les communications sur terre, sous terre,
par fer et par eau, sont aussi considérées comme des constructions.
Au niveau budget/compte, elles sont toutes enregistrées sous le code comptable : 221313
respectivement 221323 selon s’il s’agit d’une infrastructure publique sur sol propre ou sur sol
d’autrui.
Ce compte n’inclut donc pas les installations, dites générales, qui sont effectuées quelle que
soit l’activité de l’entité, comme l’électricité ou le chauffage, et qui seront incluses dans les
sous-comptes du groupe 2213 – Constructions.
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Exemple : la conduite de refoulement qui collecte et transporte les eaux usées vers la station
d’épuration
222200 - Machines
Appareil ou instrument destiné à l’exécution de certaines tâches ou travaux. Une machine
peut être utilisée comme un moyen de production.
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223300 - Outillage
L’outillage est l’ensemble des outils ou équipements nécessaires à une activité donnée. Les
outils qui représentent une faible valeur et qui sont fréquemment renouvelés, tels que les
pinces ou les marteaux, doivent être comptabilisés directement en charges.
2234nn - Mobilier
On distingue entre :
le mobilier (compte 223410) qui comprend les meubles et objets tels que les tables,
chaises et bureaux ;
les œuvres d’art (compte 223420) ;
et autre mobilier (compte 223480).
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Uniquement le matériel doit être repris dans ce compte, les softwares (logiciels et progiciels)
doivent être enregistrées sur le compte 212130000 – Licences informatiques (logiciels et
progiciels informatiques).
Lorsque l’entité acquiert un outil informatique, par exemple un ordinateur, sans qu’il ne soit
fait de distinction entre la partie software (logiciels) et hardware (matériel), l’ensemble devra
être repris sur le compte 223500 – Matériel informatique.
Lorsque des acomptes sont versés sur le prix d’acquisition des immobilisations, les montants
correspondants doivent être comptabilisés sur l’un des sous-comptes du groupe 224 en fonction de
l’immobilisation corporelle concernée :
224100 - Terrains et constructions
224110000 - Terrains
224120000 - Agencements et aménagements de terrains
22413nnnn - Constructions
224200 - Installations techniques et machines
224300 - Autres installations, outillage, mobilier et matériel roulant.
Les montants resteront imputés sur ce compte jusqu’à la réception d’une facture définitive ou la
signature d’un contrat.
A l’achèvement de l’immobilisation, lorsque la facture finale est reçue, les acomptes versés
(comptes du groupe 224 – Acomptes versés) doivent être soldés par le transfert sur le compte
d’immobilisation corporelle concerné. La mise en service déclenche l’amortissement.
Les immobilisations financières sont des droits de propriété ou de créance dont la durée de
détention prévisible est supérieure à 1 an. Elles sont toujours comptabilisées pour leur montant
d’acquisition, frais accessoires compris.
Ces comptes sont symétriques aux sous-comptes 108 - Apports en capital, Fonds et Fonds
associatifs, mais ils sont débiteurs. Ils retracent les participations des entités détentrices (donc les
participations des communes membres et des syndicats membres dans leurs établissements
publics) dans la comptabilité des entités membres.
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Les participations dans les structures publiques sont partagées dans deux comptes différents. On
distingue entre la participation initiale (à la création) et les apports postérieurs à la création (en
fonction des besoins pour investissements).
238300 - Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits appelés et non versés
Ce compte regroupe la participation des entités membres dans le remboursement des
emprunts contractés par les établissements publics.
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Les matières premières et consommables englobent tous les éléments entrant dans le processus de
production.
Le plan comptable prévoit l’enregistrement dans le compte de profits et pertes des marchandises,
matières premières et consommables en distinguant celles qui sont stockables (sous-comptes 601 à
606) de celles qui ne le sont pas (sous-comptes du compte 608).
En fin d’exercice, les achats stockés sont valorisés à l’actif du bilan, en actif circulant dans les sous-
comptes des rubriques suivantes :
30 - Matières premières et consommables
31 - Produits en cours de fabrication et commandes en cours
32 - Produits finis et marchandises
33 - Terrains et immeubles destinés à la revente
A l’inverse, les achats non stockés incorporés aux ouvrages et produits sont comptabilisés
directement dans le compte de profits et pertes, dans les sous-comptes du compte 6081nn - Achats
non stockés de matières et fournitures.
Les matières premières sont des matières brutes destinées à entrer dans la composition des
produits fabriqués.
Les matières consommables englobent les objets, consommés au premier usage ou rapidement, et
qui concourent au traitement, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la composition
des produits traités ou fabriqués.
Les fournitures consommables comprennent les fournitures qui ne sont pas incorporées
directement dans la fabrication des produits, mais dont l’inventaire est tenu.
Ce compte enregistre donc le stock final d’objets et de substances consommés au premier usage ou
rapidement et qui concourent au traitement, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la
composition des produits traités ou fabriqués.
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3031nnn00 - Combustibles
Un combustible est une substance capable de brûler en présence d’un autre réactif
(comburant) pour fournir de l’énergie. Le compte 3031nnn00 enregistre le stock final des
matières telles que le charbon, le bois, le gaz, le mazout de chauffage, …, qui concourent, par
leur consommation, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la composition des
produits traités ou fabriqués.
303600000 - Carburants
Ce compte enregistre le stock du carburant acheté par l’entité pour ses véhicules.
303700000 - Lubrifiants
Ce compte enregistre le stock des matières ayant la propriété de lubrifier (cire, graisse, huiles).
Les produits lubrifiants peuvent être utilisés pour la lubrification et le graissage et faciliter ainsi
le fonctionnement des machines ou améliorer leur résistance à l'usure.
Cette catégorie comprend les biens ou travaux non terminés dont la commercialisation n’est pas
possible à ce stade au moment de l’inventaire.
Les produits en cours de fabrication sont les produits qui n’ont pas encore atteint un stade définitif
de fabrication, ne leur permettant pas d’être incorporés dans une nouvelle phase du processus de
production.
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Les produits finis sont des produits dont le cycle de production est achevé et qui sont destinés à être
vendus.
Les marchandises sont des biens corporels acquis en vue d’être revendus en l’état, sans être
transformés.
Les produits finis sont des produits dont le cycle de production est achevé et qui sont destinés à être
vendus.
Les produits finis regroupent les produits qui ont atteint un stade d’achèvement définitif dans le
cycle de production.
Les produits intermédiaires (compte 322000000) regroupent les produits qui ont atteint un stade
d’achèvement et qui sont destinés à entrer dans une nouvelle phase du circuit de production.
Les produits résiduels sont les déchets, rebuts et matières de récupération obtenus lors de la
fabrication des produits principaux. Les produits résiduels vendables ou recyclés, qui sont
commercialisables, sont considérés comme un élément du stock.
Les marchandises sont les biens corporels achetés par l’entité dans le but de les revendre en l’état
sans transformation.
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Les créances résultant de ventes et prestations de services représentent l’ensemble des sommes à
percevoir par l’entité en lien avec les transactions commerciales avec des tiers.
Le groupe 40 - Créances résultant de ventes et prestations de services est liée aux transactions en
relation avec l’exploitation. La contrepartie des comptes de créances est un sous-compte d’une
rubrique de la classe 7.
Le Plan Comptable Normalisé a la particularité de présenter les dettes et les créances par maturité
résiduelle. Ainsi, en fin de période, les postes ouverts sont ventilés par maturité résiduelle à la date
de clôture :
Le client est un tiers à qui ont été vendus des biens (marchandises, produits finis) ou prestés
des services. Divers documents relatent l’opération : bons de commande, factures, bons de
livraison.
En principe, un compte individuel est ouvert pour chaque client. Les comptes individuels sont
regroupés dans le compte collectif 401100000 – Clients (compte centralisateur).
A la clôture de l’exercice, lorsque le receveur établit l’état des recettes restant à recouvrer, il
est important de distinguer les créances douteuses et les créances irrécouvrables des bonnes
créances et d’apprécier le risque de non-recouvrement.
C’est un travail délicat qui s’effectue à partir de la balance clients dont il convient de
reconstituer les soldes et d’étudier les éléments.
La date d’échéance de la créance est une précieuse indication ; elle doit se situer dans le cadre
des durées de crédit normalement accordées (60 à 90 jours). En dehors de ces délais, les
chances de recouvrement s’amenuisent et il y a de fortes présomptions que des créances très
anciennes demeurent impayées.
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Quand la créance sur un client ordinaire devient douteuse, on fait apparaître cette nouvelle
situation en virant le montant de la créance, toutes taxes comprises, du compte clients vers le
compte clients douteux.
Il est crédité, pour le solde, par le débit du compte 4714nnnnn – Dettes envers le personnel.
L’avance sur rémunération représente le versement par l’employeur d’une somme qui
correspond à un travail non encore effectué par le membre du personnel.
En termes de comptabilisation :
Lorsque la subvention est demandée, il n’y a aucun enregistrement comptable à
effectuer dans la mesure où il n’existe aucune certitude quant à l’octroi et/ou
quant au montant de la subvention.
Lorsqu’un document est reçu mentionnant l’accord et le montant à recevoir, on
doit comptabiliser la subvention à recevoir dans les comptes 16 et une créance sur
l’État dans le compte 421310000 - Subventions d’investissement.
Lorsque la subvention est effectivement reçue, le compte 421310000 -
Subventions d’investissement est soldé.
En fin d’exercice, lorsque des subventions accordées à l’entité n’ont pas encore été perçues, le
compte 4213nn000 Etat – Subventions / aides en capital à recevoir est débité du montant :
des subventions d’investissement à recevoir par le crédit du compte 16nnnn000 –
Subventions d’investissement en capital ;
des subventions d’exploitation à recevoir par le crédit d’un compte du groupe
744 – Subventions d’exploitation et transferts courants des Administrations
publiques.
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Subventions :
Les subventions sont des aides financières à partir de fonds publics et attribuées sur base
d’une demande déposée par le bénéficiaire et ne faisant pas l’objet d‘un contrôle ex-post de
leur utilisation.
Participations :
Les participations, par opposition aux subventions, sont des aides financières à partir de fonds
publics qui ne sont pas attribuées sur base d’une demande déposée par le bénéficiaire, mais
faisant l’objet d’un contrôle ex-post. Les participations font souvent l’objet de conventions.
Participations d’exploitation:
Les participations aux frais d’exploitation sont des participations en contrepartie desquelles
des services sont prestés.
Participations au déficit :
Ce compte enregistre les sommes à recevoir des communes qui ont un engagement à payer le
déficit annuel de certaines entités, notamment les hospices civils, les offices sociaux, les
fabriques d’église, … .
La TVA déductible sur l’achat de biens et services constitue une créance sur l’administration
fiscale.
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Une dette est un passif certain dont l’échéance et le montant sont fixés de façon précise.
Etant donné que la rubrique 44 – Dettes sur achats et prestations de services et dettes représentées
par des effets de commerce est liée aux transactions commerciales avec des tiers (cycle achat), la
contrepartie des comptes de dettes est, soit un sous-compte de la rubrique 60 - Consommation de
marchandises et de matières premières et consommables, soit un sous-compte de la rubrique 61 –
Autres charges externes, soit un sous-compte de la classe 2 – Immobilisations.
Une dette est comptabilisée au compte fournisseur lorsque, conformément à une commande
de l’entité, une marchandise a été livrée ou un service rendu.
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En principe, un compte individuel est ouvert pour chaque fournisseur. Les comptes individuels
sont regroupés dans le compte collectif 441110000 – Fournisseurs.
Les dettes fiscales envers l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines font partie des sous-
comptes du compte 4614 :
Les opérations sont soumises à la TVA du fait qu’elles sont réalisées à titre onéreux ou par
détermination de la loi.
Dans certains cas spécifiques, l’ouverture de sous-comptes (par exemple pour les différents
taux de TVA) peut s’avérer utile.
Ces comptes sont crédités du montant des sommes dues par l’entité aux organismes de sécurité
sociale.
Ils sont débités des règlements effectués à ces organismes par le crédit d’un compte de trésorerie.
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471120000 - Cautionnements
Un cautionnement est une garantie pour le bénéficiaire de pouvoir récupérer directement ce
montant en cas de litige ou de réparations à effectuer. Pour le déposant, il s’agit finalement
d’une somme d’argent qu’il devrait récupérer.
Il est débité des règlements effectués au personnel par le crédit d’un compte de trésorerie.
Subventions :
Les subventions sont des aides financières à partir de fonds publics et attribuées sur base d’une
demande déposée par le bénéficiaire et ne faisant pas l’objet d‘un contrôle ex-post de leur
utilisation.
!!! L’allocation d’une subvention consiste dans l’attribution d’une somme d’argent par une
collectivité publique à des personnes privées, physiques ou morales, pour susciter, encourager
ou soutenir leurs initiatives dans des domaines d’intérêt général.
L’allocation de subsides est réservée aux autorités élues auxquelles la Constitution accorde par
ailleurs le droit de fixer et de prélever des impôts, à savoir l’État et les communes. En effet, la
redistribution de fonds encaissés sur la collectivité à titre d’impôts ne saurait se faire que par la
même autorité qui détient le pouvoir de décider sur l’introduction et le champ d’application de
ces ressources fiscales. C’est le décideur politique responsable devant ses électeurs qui doit
orienter la politique fiscale et financière de la commune. Il ne saurait en déléguer une partie à
un syndicat de communes, organisme d’exécution non-responsable devant l’électeur.
L’allocation de subventions par des syndicats de communes à des associations quelles qu’elles
soient est par ailleurs contraire aux principes et à l’esprit des lois qui régissent le
fonctionnement des communes et la collaboration entre les communes. En effet,
conformément à la loi du 23 février 2001 concernant les syndicats de communes, un syndicat
de communes est une association de communes en vue d’accomplir l’ensemble des œuvres ou
services d’intérêt communal lui confiés par les communes membres et auxquels les conseils
communaux de ces communes ont décidé, par des délibérations concordantes, de consacrer
les moyens financiers nécessaires. Le ou les objets que les communes entendent confier au
syndicat doivent être précisés dans les statuts du syndicat et les apports et engagements de
chaque commune doivent y être déterminés.
Le besoin de se réunir pour réaliser en commun un objectif ne se manifeste que lorsque cet
objectif déborde le cadre économique et financier, technique et géographique d’une seule
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commune. L’action d’allouer une subvention cependant ne dépasse nullement les capacités
techniques et administratives d’une commune prise individuellement et il n’y a pas de ce fait
de raison objective et impérieuse qui exigerait que les communes se regroupent pour
l’exécution de cette mission.
Même si les subventions que le syndicat se propose d’allouer sont destinées à des associations
dont les activités ont un rapport plus ou moins étroit avec l’objet d’intérêt communal du
syndicat et même si les montants proposés sont raisonnables et ne dépassent pas les limites
d’un geste d’encouragement ou d’appui à l’égard de l’activité desdites associations, leur
inscription au budget syndicat ne peut se faire.
Les mêmes considérations sont valables pour les établissements publics placés sous la
surveillance des communes.
Participations :
Les participations, par opposition aux subventions, sont des aides financières à partir de fonds
publics qui ne sont pas attribuées sur base d’une demande déposée par le bénéficiaire, mais
faisant l’objet d’un contrôle ex-post.
Participations d’exploitation:
Les participations aux frais d’exploitation sont des participations en contrepartie desquelles des
services sont prestés.
Participations au déficit :
Ce compte enregistre les sommes à recevoir des communes qui ont un engagement à payer le
déficit annuel de certaines entités, notamment les hospices civils, les offices sociaux, les
fabriques d’église, … .
Les charges à reporter sont des charges enregistrées au cours de l’exercice, mais qui correspondent
à des achats de biens ou services dont la fourniture ou la prestation doit intervenir ultérieurement.
Ces charges doivent être soustraites des charges de l’exercice par l’intermédiaire du compte
481000000 – Charges à reporter.
Les comptes de régularisation sont ainsi utilisés pour répartir les sommes dans le temps, de manière
à rattacher à chaque exercice les charges qui le concernent effectivement.
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Le compte 482000000 enregistre les montants correspondant aux produits enregistrés au cours de
l’exercice, mais qui correspondent à des ventes de biens ou des prestations de services dont la
fourniture ou la prestation doit intervenir ultérieurement.
Ces produits doivent être soustraits des produits de l’exercice par l’intermédiaire du compte
482000000 – Produits à reporter.
Les comptes de régularisation sont ainsi utilisés pour répartir les sommes dans le temps, de manière
à rattacher à chaque exercice les produits qui le concernent effectivement.
Le compte 485nn0000 enregistre provisoirement les montants correspondant aux opérations qui ne
peuvent être imputées de façon certaine à un autre compte déterminé.
Les montants devront être transférés par la suite dans le compte respectif.
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5. CLASSE 5 : COMPTES
FINANCIERS
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Les comptes financiers enregistrent les mouvements de valeurs en espèces ainsi que les opérations
faites avec les banques.
Les avoirs en banques, les avoirs en comptes de chèques postaux, les chèques et l’encaisse sont
enregistrés au bilan à leur valeur nominale. Les comptes en devises étrangères doivent être évalués
à la clôture de l’exercice sur base du dernier cours de change.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les comptes à solde débiteur et les comptes à
solde créditeur. Les comptes à solde créditeur seront repris dans la présentation du bilan dans les
emprunts et dettes envers les établissements de crédit.
Les banques reprennent l’ensemble des comptes ouverts dans les établissements financiers. Une
distinction est opérée entre les comptes courants et les comptes à terme.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les comptes à solde débiteur et les comptes à
solde créditeur. Les comptes à solde créditeur seront repris au bilan dans les emprunts et dettes
envers les établissements de crédit.
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La caisse représente la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire les pièces et billets détenus directement et
sous cette forme par l’entité. Le solde du compte doit correspondre au montant de l’inventaire
physique.
L’apparition d’une position créditrice du compte caisse constitue une présomption d’irrégularité de
la comptabilité.
Les comptes de virements internes sont des comptes de passage utilisés pour la comptabilisation
pratique d’opérations de transferts bancaires, opérations aux termes desquelles le compte
517000000 – Virements internes doit être soldé.
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6. CLASSE 6 : COMPTES DE
CHARGES
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Les matières premières (compte 601000) sont des matières brutes destinées à entrer dans la
composition des produits fabriqués.
Si un inventaire est tenu par l’entité, le stock sera évalué au coût d’acquisition (prix d’achat + frais
accessoires) et le stock final sera comptabilisé dans un des sous-comptes du compte de ventilation
statistique 301nn0000 – Stocks de matières premières.
Les matières consommables (compte 602000) englobent les objets, consommés au premier usage
ou rapidement, qui aident au traitement, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la
composition des produits traités ou fabriqués.
Les matières consommables se distinguent des fournitures consommables, car les matières ont un
lien étroit avec l’objet de l’entité.
Si un inventaire est tenu par l’entité, le stock sera évalué au coût d’acquisition (prix d’achat + frais
accessoires) et le stock final sera comptabilisé dans un des sous-comptes du compte de ventilation
statistique 302nnn000 – Stocks de matières consommables.
Les fournitures consommables sont des objets et des substances, consommés au premier usage ou
rapidement, qui aident au traitement, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la
composition des produits traités ou fabriqués.
Ces fournitures, par opposition aux matières consommables, n’ont pas un lien étroit avec l’objet de
l’entité, c'est-à-dire elles ne sont pas incorporées directement dans la fabrication des produits.
Cependant, la consommation de ces fournitures est indispensable pour garantir le bon
fonctionnement de l’entité.
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Si un inventaire est tenu par l’entité, le stock sera évalué au coût d’acquisition (prix d’achat + frais
accessoires) et la variation sera comptabilisée dans un des sous-comptes du compte de ventilation
statistique 303nnnn00 – Stocks de fournitures consommables.
6031n0 – Combustibles
Un combustible est une substance qui, en brûlant, fournit de l’énergie. Le compte 6031n0
enregistre donc les matières telles que le charbon, le bois, le gaz, le mazout de chauffage, … qui
aident, par leur consommation, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer dans la
composition des produits traités ou fabriqués.
603600 – Carburants
Ce compte enregistre les dépenses de carburant acheté par l’entité pour ses véhicules.
603700 – Lubrifiants
Ce compte enregistre les dépenses de matières ayant la propriété de lubrifier (cire, graisse,
huiles). Les produits lubrifiants peuvent être utilisés pour la lubrification et le graissage et
faciliter ainsi le fonctionnement des machines ou améliorer leur résistance à l'usure.
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Sont prévues aux présents comptes les dépenses faites par l’entité pour des objets destinés à
contenir les produits respectivement les marchandises, si leur montant est très faible et si les
emballages ne sont pas consignés.
Afin d’assurer une imputation correcte, il est signifiant de faire deux distinctions importantes :
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La variation des stocks (positive ou négative) représente la différence entre la valeur des stocks au
début et à la fin de la période de référence.
Pour autant que l’entité gère des stocks, ce compte enregistre la variation des stocks achetés et
influencera directement le coût d’exploitation.
La variation des stocks produits, quant à elle, sera comptabilisée dans les sous-comptes du compte
de ventilation statistique 712nnn000 et influencera directement le produit d’exploitation.
6.0.8 Achats non stockés et achats incorporés aux ouvrages et produits – Comptes 608
Les achats non stockés de matières et fournitures sont les achats qui ne transitent pas par un
magasin. Par conséquent, ils ne font pas l’objet d’un inventaire en fin d’exercice et ne sont pas
valorisés au bilan. Seuls les comptes seront utilisés :
les fournitures non stockables telles que l’eau, l’électricité, le gaz de canalisation et la
chaleur (compte 60811n)
les fournitures d’entretien et de petit équipement (compte 60812n)
vêtements professionnels (compte 608160)
autres matières et fournitures non stockées (compte 608180)
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En effet, lorsqu’une entité s’approvisionne en énergie dans son syndicat dans le but de
revendre cette énergie aux clients, le coût est à comptabiliser en 64821n – Participations aux
frais d’exploitation.
Ce compte enregistre les réductions commerciales (rabais, remises et ristournes) obtenues des
fournisseurs, à savoir :
les remises qui sont des réductions accordées à titre habituel pour une opération donnée
les rabais qui sont des réductions pratiquées exceptionnellement sur un prix d’achat
préalablement convenu pour tenir compte par exemple d’un défaut de qualité
les ristournes qui sont des réductions accordées périodiquement en fonction de l’ensemble
des opérations faites avec le même tiers pour une période déterminée
Les rabais, remises et ristournes liés aux consommations de marchandises et de matières premières
et consommables sont enregistrés dans les comptes de ventilation statistique suivants :
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Les réductions commerciales qui ne sont pas liées à des opérations sur les comptes 601 à 608 sont
enregistrées dans le compte de ventilation statistique 609900000 – Rabais, remises, ristournes non
affectés.
Pour éclaircir la pratique des sous-comptes du compte 609000, il y a lieu de faire surtout la
distinction suivante :
le montant de la réduction ne figure pas sur la facture et n’est connu que postérieurement
à la comptabilisation de la facture :
les achats sont à comptabiliser au compte respectif et les réductions sont portées aux sous-
comptes du compte 609000 (par le débit du compte fournisseur)
Sont donc enregistrés aux sous-comptes du compte 609000 des mouvements créditeurs enregistrés
dans des comptes de charges (ce compte augmente donc au crédit et diminue au débit).
Pour plus de détails, voir chapitre IV.4 : Comptabilisation des opérations courantes.
Cette rubrique comprend les charges afférentes de l’entité qui sont à considérer au sens large
comme des charges en relation avec les services prestés par des tiers et relatives à l’exploitation.
Un loyer découle d’un contrat de bail ou d’un contrat de location par lequel un bailleur dispose de la
jouissance d’un bien corporel contre une rémunération et ce pendant une période donnée.
Les loyers non encore comptabilisés à la clôture de l’exercice sont portés au débit du compte de
charge 611120 par le crédit du compte de ventilation statistique 4411n0000 – Fournisseurs.
Attention : les loyers versés d’avance à titre de garantie doivent être inscrits au compte de
ventilation statistique 421881000 – Dépôts et cautionnements versés.
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Il faudra distinguer :
les loyers et charges immobilières de terrains – compte 611110
les loyers et charges immobilières de bâtiments – compte 611120 : sont à
comptabiliser également au présent compte, les dépenses concernant la facturation
interne de l’entité
6121n0 – Sous-traitance générale (non incorporée directement aux ouvrages, travaux et produits)
La sous-traitance est l’opération par laquelle une entité confie à un tiers tout ou partie de
l’exécution d’un contrat. La sous-traitance va donc enregistrer les achats de services couverts
par un contrat (à long terme), services qui seront revendus tels quels au destinataire final. Par
« revendu », il faut entendre un service rendu, soit à titre onéreux, soit à titre gratuit. Sont
enregistrées dans ce compte les dépenses de sous-traitance. Les autres dépenses de services
extérieurs sont à comptabiliser dans les autres sous-comptes du groupe 61.
Exemple : Un syndicat de communes fait réaliser une analyse de l’eau par une société X.
Cette analyse sera refacturée entièrement et séparément aux différentes
communes membres. La dépense réalisée envers la société X est à considérer
comme une sous-traitance dans le chef du syndicat.
N’est pas à considérer comme sous-traitance, si par exemple, l’entité fait appel à une
société de nettoyage pour le bâtiment administratif, étant donné que ce service (le
nettoyage) n’est pas revendu séparément aux clients, ni à titre onéreux, ni à titre gratuit.
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Lorsque les dépenses ont pour effet d’augmenter les avantages économiques futurs du bien
immeuble, elles sont à comptabiliser en immobilisations, à un sous-compte du compte 22 –
Immobilisations corporelles.
Il y a lieu d’insister sur le fait que seules les prestations de services d’entretien et de réparation
sont à comptabiliser dans ce compte, les produits ou fournitures d’entretien sont à enregistrer
respectivement au compte 603200 – Produits d’entretien et au compte 608121 – Fournitures
d’entretien.
Nouvel élément :
Les dépenses, qui ont pour résultat l’entrée de façon durable d’un nouvel élément dans le
patrimoine de l’entité, constituent des immobilisations.
Si elles ont pour effet de maintenir les éléments du patrimoine dans un état normal
d’utilisation jusqu’à la fin de la durée de vie, elles ont le caractère de charges
d’exploitation et sont donc à comptabiliser au compte 612200 – Entretien et réparations.
Exemples : Remplacement d’une vitre
Colmatage d’une fuite d’eau dans le réseau de distribution
Si, en revanche, elles ont pour effet une augmentation de la valeur et de la qualité d’un
élément d’actif ou une augmentation significative de sa durée probable d’utilisation, elles
ont le caractère d’immobilisations et sont à comptabiliser à un des sous-comptes du
compte 22 – Immobilisations corporelles.
Exemples : Changement des vitres par des vitres isolantes
Remplacement d’une partie des conduites de la distribution d’eau
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6134nn – Honoraires
Ce compte enregistre la rémunération d’une prestation ou d’une collaboration réalisée par
une personne en toute indépendance.
On y retrouvera :
honoraires juridiques : compte 613410
honoraires comptables et d’audit : compte 613420
honoraires fiscaux : compte 613430
autres honoraires :
honoraires de consultance externe et d’expertise : compte 613481
honoraires des formateurs : compte 613482
honoraires d’architectes, géomètres et autres professionnels du bâtiment :
compte 613483
honoraires médicaux et de soins : compte 613484
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Version du 1.7.2012
NOTA BENE : Reste à préciser que les honoraires relatifs à des projets d’investissement
sont comptabilisés sur le compte du projet respectif dans la classe 2.
Le plan comptable prévoit une subdivision selon la nature de la prime d’assurance concernée :
Assurances sur biens de l’actif (biens propres) : compte 614100
Assurances sur biens pris en location : compte 614200
Assurance-transport : compte 614300
Assurance-risque d’exploitation : compte 614400
Assurance-insolvabilité clients : compte 614500
Assurance-responsabilité civile : compte 614600
Quelle que soit la date de paiement, les primes d’assurance doivent être rattachées à l’exercice
qu’elles sont destinées couvrir.
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Version du 1.7.2012
Le compte 616000 enregistre des charges relatives au transport de marchandises et de biens lors de
ventes ou d’achats, ainsi qu’au transport collectif de personnes ; transport que l’entité n’assure pas
par ses propres moyens.
Ce compte regroupe les autres charges externes qui ne sont pas reprises dans les catégories ci-
dessus, comme :
l’évacuation des eaux usées – compte 618500 : reprend l’évacuation des eaux propres de
l’entité
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Version du 1.7.2012
les cotisations aux associations professionnelles – compte 618700 : cotisations payées par
l’entité pour compte propre et pas au profit des usagers et du personnel
les frais de formation – compte 618820 : principalement les frais d’inscription aux
formations
6.1.9. Rabais, remises et ristournes obtenus sur autres charges externes – Compte 619
Ce compte concerne les fonctionnaires, les employés communaux et les salariés, indépendamment
de leur situation ou leur fonction.
Les rémunérations dues à la clôture de l’exercice sont à inclure dans les charges de l’exercice par le
crédit des comptes 4714nn000 – Dettes envers le personnel, 462nnn000 – Dettes au titre de la
sécurité sociale et 461240000 – Retenue d’impôt sur traitements et salaires.
Sont comptabilisés au présent compte, les rémunérations des fonctionnaires, des employés publics
et communaux ainsi que des salariés à tâche intellectuelle et à tâche manuelle, indépendamment de
leur situation ou de leur fonction.
Ce compte regroupe le montant brut des rémunérations avant déduction des cotisations sociales et
de la retenue d’impôt à la charge des salariés.
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Ce compte regroupe les rémunérations aux étudiants et aux salariés occasionnels engagés dans le
cadre d’un contrat de travail avec l’entité.
S’il n’y a pas de contrat de travail, les dépenses de salaires seront à comptabiliser aux comptes
617n00 – Personnel extérieur à l’entité.
Les cotisations sociales sont dues par l’employeur, en fonction des rémunérations versées, en vertu
des dispositions légales, réglementaires ou contractuelles et permettent de financer des régimes
d’assurance redistribuant des prestations aux salariés.
Certaines cotisations payées comportent une part patronale et une part salariale, d’autres sont
exclusivement à la charge de l’employeur.
Seules les cotisations sociales patronales sont enregistrées en charges par l’entité.
On parlera ici des cotisations à la Caisse Nationale de Santé, la Caisse d’Assurance-Pension, la Caisse
de prévoyance, l’Assurance accidents du travail, la Mutualité des employeurs, … .
Ce compte enregistre les charges en relation avec les pensions complémentaires. Il s’agit de régimes
complémentaires de pension mis en place par une entité au profit de son personnel.
En effet, les dotations aux corrections de valeur ne donnent lieu à aucun décaissement de
trésorerie.
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Version du 1.7.2012
Les actifs incorporels et corporels doivent être amortis à l’exception des terrains et des
immobilisations en cours.
6.3.1. Dotations aux corrections de valeur sur frais d’établissement et frais assimilés –
Comptes 631
Le compte 631000 enregistre les corrections de valeur sur frais d’établissement et frais assimilés.
Le compte 632000 enregistre les corrections de valeur sur les immobilisations incorporelles.
6.3.3. Dotations aux corrections de valeur sur immobilisations corporelles – Comptes 633
Le compte 633000 enregistre les corrections de valeur sur les immobilisations corporelles.
6.3.5. Dotations aux corrections de valeur sur créances de l’actif circulant – Comptes 635
Les dotations aux corrections de valeur sont liées aux créances des sous-comptes 40, 41 et 42.
Après l’établissement de l’état des recettes restant à recouvrer, il est important de faire la
distinction entre les créances douteuses et/ou irrécouvrables et les bonnes créances et d’apprécier
le risque de non-recouvrement.
Quand la créance sur un client ordinaire devient douteuse, on fait apparaître cette nouvelle
situation en virant le montant de la créance, toutes taxes comprises du compte clients vers le
compte clients douteux.
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Ce compte enregistre les charges périodiques incombant à l’utilisateur d’un brevet, d’un droit de
licence ou d’un autre droit.
Ce compte enregistre toutes sortes de jetons alloués pour l’assistance aux réunions, à savoir :
Jetons de présence aux élus politiques : Comité – 643120
Conseil d’administration – 643130
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Ce compte enregistre les créances irrécouvrables de l’exercice lorsqu’elles ont un caractère certain.
Le caractère irrécouvrable de la créance est apprécié au cas par cas. La perte peut résulter de la
disparition du client, du résultat négatif des poursuites engagées ou de l’action d’un contentieux.
En pratique, savoir si une créance peut être considérée comme irrécouvrable est avant tout une
question de fait, mais la provisionner à 100%, par exemple, ne constitue pas en soi une preuve de
son irrécouvrabilité.
Lorsqu’une créance est considérée comme irrécouvrable, on constate une perte au débit du compte
645000 – Pertes sur créances irrécouvrables et au crédit du compte de la ventilation statistique
401300000 – Clients douteux.
Sont à comptabiliser aux comptes 646nn0, toutes sortes de dépenses provenant d’impôts, de taxes
et de versements assimilés, dont notamment les suivants :
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Il y a donc une divergence entre l’année d’imposition définitive (et donc celle de son
recouvrement) et l’année à laquelle se rattachent la taxe de prélèvement de l’eau et taxe de
rejet des eaux usées.
Pour ne pas fausser le coût de revient des services de l’eau, il faut donc tenir comptes de ces
taxes dans les comptes de l’exercice auquel elles se rapportent. Il faut donc :
Hypothèse 1 : Constituer une provision (on parlera de charge estimée) dans le cas où le
montant n’est pas connu avec précision au moment de la clôture de l’exercice.
Lors de la notification, cette estimation est corrigée en fonction du montant de
l’imposition définitive.
Hypothèse 2 : Si leur montant est connu de manière fiable à la clôture de l’exercice, il
convient de les constater en charges à payer dans l’exercice auquel elles se rattachent.
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Exemple : Réalisation d’un logiciel spécifique pour une commune et facturé uniquement
à cette commune par un syndicat informatique.
6483n0 – Aides
Ce compte enregistre les aides aux personnes dans le besoin, les aides aux sinistrés, les aides
aux enfants et aux résidents versées par l’entité. Ces aides représentent principalement des
secours octroyés par les offices sociaux.
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Une provision sert à anticiper une charge dont le fait générateur se rapporte économiquement à
l’exercice pendant lequel la provision est comptabilisée ou à un exercice antérieur. Lorsque la
charge est comptabilisée (réception de facture, …) la provision est reprise par un produit.
Une provision se différencie d’une dette dans le sens que le montant ou l’échéance ne sont pas fixés
de façon précise.
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Les charges financières représentent l’ensemble des frais relatifs aux opérations financières de
l’entité tels que les intérêts dus au financement de l’entité, intérêts de comptes courants, frais de
comptes, … .
Des corrections de valeur exceptionnelles peuvent être comptabilisées, si des indices montrent une
dépréciation des immobilisations plus rapide que la durée d’utilisation initialement prévue.
La valeur comptable nette correspond à la différence entre la valeur brute d’un actif diminuée des
corrections de valeur cumulées et des corrections de valeur exceptionnelles cumulées.
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Sont à comptabiliser au présent compte, par exemple les dépenses pour amendes et pénalités,
dommages et intérêts, … .
Ainsi, le coût de renouvellement des investissements futurs est anticipé en constatant une charge
(compte 669100 – Dotations aux provisions pour grosses réparations et remplacements
d’investissements) selon la formule :
Cette provision correspondant au coût de remplacement futur des infrastructures existantes est
comptabilisée en plus des amortissements du bien.
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7. CLASSE 7 : COMPTES DE
PRODUITS
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Le chiffre d’affaires est le montant des ventes de biens et des prestations de services, diminué des
réductions commerciales, relevant de l’activité habituelle de l’entité.
Le prix de vente s’entend généralement du prix facturé déduction faite des rabais et remises
lorsqu’ils sont compris sur la facture elle-même.
Les rabais, remises et ristournes accordés hors factures sont portés au débit des comptes du groupe
709.
Les ventes de produits finis correspondent à la vente de produits dont le cycle de production est
achevé et qui sont destinés à être vendus.
Ce compte doit être subdivisé en autant de sous-comptes que l’entité vend de produits.
Toutes les transactions entre des syndicats intercommunaux et ses communes membres,
transactions donnant lieu à un produit, sont à considérer comme des participations aux frais
d’exploitation (compte 7446nn) reçues dans le chef du syndicat.
Rappel : Les syndicats de communes comptabiliseront leurs ventes d’eau aux communes
membres dans la rubrique 74 : « Autres produits d’exploitation » (compte 7446nn).
Les ventes de produits résiduels représentent les ventes de déchets, rebuts et matières de
récupération obtenus lors de la fabrication des produits principaux.
Les éléments destinés à la revente sont les biens corporels acquis (auprès du secteur privé) puis
revendus en l’état, sans aucune transformation (le bien n’entre pas dans le processus de
production). Les attributs du bien demeurent donc inchangés.
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La définition des prestations de services est particulièrement large, dans la mesure où elle englobe
toutes les opérations qui ne constituent pas une livraison de biens.
Services de transport
Services d'hébergement
Services de restauration
Services de communication et de télévision
Services d'ingénieur (analyses, vérifications, contrôles, …)
Services de recherche et développement
Services administratifs et de support
Services d'entretien, de réparation des infrastructures
Services de nettoyage des infrastructures
Services d'impression et de copies
Services éducatifs
Services d'encadrement
Services d'information, d'orientation et de soutien psycho-social
Services de santé, d'aide et de soins
Services culturels
Activités de loisirs
Services de consultance
Services d'architectes
Services de stockage
Services funéraires
Toutes les transactions entre des syndicats intercommunaux et ses communes membres sont à
considérer comme des participations aux frais d’exploitation reçues dans le chef du syndicat et à
comptabiliser dans le groupe 74 : « Autres produits d’exploitation ».
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Les autres éléments du chiffre d’affaires regroupent les produits des activités accessoires qui ne font
pas partie de l’activité courante de l’entité.
Ce compte se subdivise en :
708211 - Loyers et charges de terrains
708212 - Loyers et charges de bâtiments
708213 - Loyers et charges de salles
708214 - Loyers et charges d’emplacements de stationnement
708215 - Loyers et charges d’infrastructures
708220 - Loyer mobilier
708400 - Cotisations, dons et collectes
Ce compte enregistre les réductions commerciales accordées qui sont une charge pour le vendeur.
Au cours de l’exercice comptable, il est débité lorsque l’entité accorde une réduction à ses clients. A
la fin de l’exercice le solde débiteur sera inscrit au débit du compte « Ventes » afin de faire
apparaître le montant net des ventes de la période, c’est-à-dire le chiffre d’affaire net.
Ce compte renseigne la différence entre les stocks de fin de période et ceux de début de période
pour les biens qui, dans les rubriques 31 et 32, sont à la fois produits et stockés par l’entité.
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Les reprises de corrections de valeur sont liées aux immobilisations des sous-comptes de la
catégorie 21 – Immobilisations incorporelles. Les comptes sont les miroirs des comptes de
dotations aux corrections de valeur en classe 6.
Une reprise de corrections de valeur sur immobilisation ne peut avoir lieu que si la durée
d’amortissement a été jugée trop courte au départ de l’amortissement du bien.
Les reprises de corrections de valeur sont liées aux immobilisations des sous-comptes de la
catégorie 22 – Immobilisations corporelles. Les comptes sont les miroirs des comptes de dotations
aux corrections de valeur en classe 6.
Une reprise de corrections de valeur sur immobilisation ne peut avoir lieu que si la durée
d’amortissement a été jugée trop courte au départ de l’amortissement du bien.
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Ce compte enregistre les redevances relatives aux droits d’auteur et de reproduction ainsi que les
redevances sur chiffre d’affaires reçues pour la concession d’une licence d’exploitation.
Les subventions sont des aides financières de fonctionnement. Elles proviennent de fonds publics et
sont attribuées sur base d’une demande déposée par le bénéficiaire. Elles ne font pas l’objet d‘un
contrôle ex-post de leur utilisation.
Il s’agit d’une décision ponctuelle d’un organisme (p.ex. : État ou commune) d’intervenir
financièrement sans qu’il soit obligé de le faire et sans que cela entraîne des obligations pour
l’entité qui reçoit la subvention.
Les participations sont également des aides financières de fonctionnement. Par opposition aux
subventions, elles proviennent de fonds publics et ne sont pas attribuées sur base d’une demande
déposée par le bénéficiaire, mais font l’objet d’un contrôle ex-post.
Toutes les transactions entre des syndicats intercommunaux et ses communes membres,
transactions donnant lieu à un produit, sont à considérer comme des participations aux frais
d’exploitation reçues dans le chef du syndicat et non pas comme chiffre d’affaires pour ne pas
assimiler les syndicats au secteur privé.
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Ce sont toutes les participations financières reçues par l’entité de la part des communes
membres qui sont fixées sur base de la clé de répartition arrêtée dans les statuts du
syndicat (p.ex. cotisations annuelles des communes membres).
Ce sont toutes les participations financières reçues par l’entité de la part des communes
membres pour des prestations individuelles et qui ne sont pas basées sur la clé de
répartition fixée dans les statuts (p.ex. service de comptage de poubelles réalisé par un
syndicat de déchets à la demande spécifique d’une commune).
L’assurance est un mécanisme de couverture de risque qui, moyennant le paiement des cotisations
ou primes, permet d’obtenir d’une compagnie d’assurance une indemnisation des dommages
survenus.
Les indemnités d’assurance sont comptabilisées à un compte de produit dès que la créance est
certaine dans son principe et dans son montant.
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Une subvention est amortissable lorsqu’elle entre dans le calcul du coût de revient d’un
service public, c'est-à-dire lorsque la subvention peut diminuer le coût de revient du
service/bien.
Rappel : Les subventions relatives à l’eau potable, aux eaux usées et aux déchets ne sont pas
amortissables.
Les autres produits d’exploitation divers sont des produits d’exploitation qui n’entrent pas dans le
calcul de la valeur ajoutée de l’entité.
7483nn - Remboursements
Différents remboursements sont prévus, à savoir:
Ce compte enregistre le montant de la provision qui doit être partiellement ou totalement annulée.
Une provision doit être annulée du fait que la dépense y relative est devenue certaine, ou au
contraire, si tout risque a disparu.
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Les produits financiers représentent l’ensemble des gains relatifs aux opérations financières de
l’entité.
Les opérations sont dites financières par opposition aux opérations d’exploitations. Elles sont liées
aux opérations de financement de l’entité.
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Version du 1.7.2012
Ceci vaut pour les comptes de fin d’exercice (Bilan, P&P) et, à partir de la réforme qui entre en
vigueur le 1.1.2013, aussi pour le budget.
Donc, pour l’établissement du budget les recettes provenant de la vente des biens incorporels et
corporels, dont les dépenses d’acquisition ont été comptabilisées sur les comptes des groupes 21 et
22 (crédits du budget extraordinaire), doivent dorénavant figurer au chapitre des recettes ordinaires
(comptes du groupe 763) et non plus au chapitre des recettes extraordinaires.
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Version du 1.7.2012
8. LES FONDS
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Version du 1.7.2012
Dans le chef des syndicats et établissements publics comptabilisant d’après les règles de la
comptabilité générale, il existe 2 catégories principales de fonds, à savoir :
Il existe deux possibilités de dotation et de reprise des Fonds dans le chef des entités, à savoir :
!!! A noter que le cas de la dotation extraordinaire et de la reprise ordinaire d’un fonds est
défendu suivant l’article 117 de la loi communale. En effet, des moyens extraordinaires ne
peuvent en aucun cas servir à financer des dépenses ordinaires de fonctionnement. !!!
En général, ce Fonds est destiné à mettre des moyens financiers de côté en vue de pouvoir financer
ultérieurement des dépenses extraordinaires d’investissements nouveaux de l’entité.
Cas spécial : Fonds pour nouveaux investissements tel qu’il est utilisé actuellement par le syndicat
SEBES.
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Version du 1.7.2012
Considérations préliminaires :
Le Fonds pour nouveaux investissements constitue une réserve en capital pour la réalisation
des divers projets d’extension et d’augmentation de la capacité de l’entreprise. Le Fonds pour
nouveaux investissements, doté annuellement à charge du compte des profits et pertes,
permet de réduire le recours aux apports en capital des membres. La somme dotée
annuellement au Fonds pour nouveaux investissements est fixée annuellement par le vote du
budget par le comité, le conseil d’administration ou la commission administrative.
Pour ce faire, la valeur immobilisée est divisée, le cas échéant, en une partie
« renouvellement » et en une partie « nouveaux investissements ».
L’autre part est, après déduction d’une participation étatique éventuelle, prélevée au Fonds
pour nouveaux investissements.
Exemples de comptabilisation :
Dotation
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Version du 1.7.2012
Recours
En général, ce Fonds est destiné à mettre des moyens financiers de côté en vue de pouvoir financer
ultérieurement des dépenses extraordinaires de renouvellement des immobilisations existantes de
l’entité.
Cas spécial : Dotation d’un Fonds de renouvellement par le biais de l’amortissement supplétif avec
maintien de la substance (Tagesneuwert).
Considérations préliminaires :
Le renouvellement des installations et des équipements est financé, en théorie du moins, par le
cash-flow produit par l’amortissement des investissements. L’expérience montre que le coût
du renouvellement dépasse en général largement la valeur amortie. Les dotations à
l’amortissement se font sur base de la valeur immobilisée sans adaptation à l’évolution de
l’indice du coût à la construction. Au vu des longues durées de vie de certains équipements et
des longues périodes d’amortissement en résultant, les seuls montants nominaux des
dotations à l’amortissement ne couvrent pas le coût de renouvellement des installations.
Toutefois, dans la mesure où l’amortissement annuel constitue une charge non décaissée, les
fonds correspondants devraient en théorie s’accumuler dans la trésorerie et produire des
intérêts dont l’accumulation devrait, toujours en théorie, couvrir plus ou moins l’effet de
l’inflation sur le coût de renouvellement des installations.
Même en tenant compte d’un intérêt créditeur, mais en l’absence d’autres moyens, les avoirs
liquides à la fin de vie d’un certain équipement ne suffisent toujours pas à son renouvellement.
Ainsi, et afin de tenir compte de ces réalités, la constitution d’un Fonds de renouvellement
s’impose.
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Fonds de renouvellement :
Les avoirs de ce Fonds de renouvellement doivent contribuer au financement du
renouvellement des équipements en compensant les dépenses supplémentaires dues au
renchérissement des actifs immobilisés à remplacer.
Le souci de pérennisation est satisfait si l’entreprise arrive en fin de période à posséder les
mêmes éléments patrimoniaux réels qu’en début de période sans que pour autant son degré
d’endettement ne soit changé.
Ensuite les taux d’amortissement des différents équipements sont appliqués et il ne reste plus
qu’à adapter aux amortissements neutralisés l’indice du prix de la construction de l’exercice
budgétaire demandé.
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Version du 1.7.2012
Exemples de comptabilisation :
Dotation
Recours
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Version du 1.7.2012
Exemples de comptabilisation :
Dotation
Recours
!!! En vertu du principe de l’utilisateur-payeur et du pollueur-payeur, la loi interdit une reprise sur
le Fonds de compensation aux entités ayant comme vocation la distribution de l’eau,
l’assainissement de l’eau ou l’élimination des déchets !!! (voir chapitre 2 section 2 articles 12 à 17
de la loi du 19 décembre 2008 relative à l’eau)
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Version du 1.7.2012
Il existe une possibilité de dotation et de reprise de ce Fonds dans le chef des entités, à savoir :
!!! A noter que le cas de la dotation extraordinaire et de la reprise ordinaire d’un Fonds est
défendu suivant l’article 117 de la loi communale. En effet, des moyens extraordinaires ne
peuvent en aucun cas servir à financer des dépenses ordinaires de fonctionnement. !!!
Le Fonds de roulement ne fait pas l’objet d’une dotation de l’entité elle-même, mais il renseigne les
moyens de trésorerie mis à disposition de l’entité par ses entités membres.
Exemples de comptabilisation :
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Version du 1.7.2012
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Version du 1.7.2012
VI
ANNEXE
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Version du 1.7.2012
SRXUOHVHQWLWpVjFRPSWDELOLWpJpQpUDOH
Version du 1.7.2012
&RGHV&KDSLWUHV
1 Recettes extraordinaires
2 Recettes ordinaires
3 Dépenses ordinaires
4 Dépenses extraordinaires
Version du 01.7.2012
&RGHV)RQFWLRQQHOV
En bleu gras : les codes fonctionnels généraux correspondant au niveau de détail
minimum obligatoire.
En noir italique: les codes fonctionnels spécifiques pouvant être utilisés par une entité qui
souhaitent plus de détails que le niveau minimum obligatoire.
En rouge : les codes fonctionnels non autorisés.
1
Version du 01.7.2012
&RGHV)RQFWLRQQHOV
3 Ordre et sécurité publics
31 310 Services d'ordre
311 Service des agents municipaux
312 Service des gardes champêtres
319 Autres Services d'ordre
32 320 Services de secours
321 Service ambulancier
322 Service d'incendie et de sauvetage
329 Autres Services de secours
4 Affaires économiques
41 410 Agriculture, sylviculture et viticulture
411 Agriculture
412 Sylviculture
413 Pêche et chasse
414 Viticulture
415 Remembrement
416 Abattoir
419 Autres Agriculture, sylviculture et viticulture
42 Combustibles et énergie
421 Combustibles minéraux (charbons, ...)
422 Distribution de gaz naturel
423 Cogénération
424 Combustibles organiques
425 Production et distribution de l'électricité
429 Autres énergies non électriques
43 430 Tourisme
44 Transports
441 Transports routiers
449 Autres systèmes de transport
45 450 Réseaux de communication
451 Réseaux de télécommunication
452 Réseaux de télédistribution
453 Réseaux locaux sans fil
459 Autres Réseaux de communication
46 460 Industries extractives et manufacturières, construction
461 Extraction de ressources minérales autres que les combustibles minéraux
462 Industries manufacturières
463 Construction
469 Autres Industries extractives et manufacturières, construction
47 470 Développement économique (ZAC, ZARE, …)
49 490 Autres branches d'activités
491 Distribution, entrepôts et magasins
492 Hôtellerie, restauration, brasserie, café
493 Projets de développement polyvalents
494 Camping
499 Autres branches d'activités
5 Protection de l'environnement
51 510 Gestion des déchets
511 Déchets inertes
512 Déchets ménagers et encombrants
513 Déchets organiques
514 Déchets d'emballages et autres déchets valorisables
515 Déchets de bois
516 Déchets problématiques (médicaments, huiles, piles, ...)
517 Déchets d'équipements électriques et électroniques
518 Déchets des stations d'épuration
519 Autre Gestion des déchets
52 520 Gestion des eaux usées
521 Evacuation
522 Dépollution
523 Analyses
524 Maintenance
529 Autre Gestion des eaux usées
53 Lutte contre la pollution
531 Lutte contre la pollution
532 Mesures d'économie d'énergie
54 Préservation de la diversité biologique et protection de la nature
541 Diversité biologique
542 Protection de la nature
55 550 Gestion des eaux de surface
59 590 Autres types de protection de l'environnement
591 Développement environnemental
599 Autres types de protection de l'environnement
2
Version du 01.7.2012
&RGHV)RQFWLRQQHOV
6 Logements et équipements collectifs
61 Logements
611 Logements au prix du marché
612 Logements à prix réduit (social)
62 Équipements collectifs
621 Places publiques
622 Circulation
623 Parking
624 Voirie vicinale
625 Parcs
626 Cimetières
627 Ateliers
628 Hygiène publique
63 630 Alimentation en eau
631 Captage
632 Traitement
633 Adduction
634 Stockage
635 Distribution
636 Analyses
637 Assistance technique
639 Autre alimentation en eau
64 640 Éclairage public
65 650 Immeubles bâtis et non bâtis non affectés
69 690 Autres Logements et équipements collectifs
7 Santé
71 710 Produits, appareils et matériels médicaux
711 Produits pharmaceutiques
712 Produits médicaux divers
713 Appareils et matériaux thérapeutiques
719 Autres Produits, appareils et matériels médicaux
72 720 Services ambulatoires
721 Services de médecine générale
722 Services de médecine spécialisée
723 Services des soins de santé
729 Autres Services ambulatoires
73 Services hospitaliers
731 Hôpitaux et cliniques
732 Hôpitaux spécialisés
733 Dispensaires et maternités
734 Maisons de retraite et de soins
74 740 Services de santé publique
79 790 Autre Santé
8 Loisirs, culture et culte
81 810 Loisirs
82 Sports
821 Terrains de sports
822 Halls sportifs
823 Piscines
824 Patinoires
825 Associations sportives
829 Autres Sports
83 Services culturels
831 Centres culturels et Salles de fêtes
832 Théâtres
833 Musées
834 Cinémas
835 Photothèques
836 Conservatoires, cours de musique et écoles de musique
837 Bibliothèques
838 Patrimoine culturel
839 Autres Services culturels
84 840 Services de radiodiffusion, de télévision et d'édition
85 850 Cultes
86 860 Fêtes publiques
89 890 Autres Loisirs, culture et cultes
3
Version du 01.7.2012
&RGHV)RQFWLRQQHOV
9 Enseignement
91 910 Enseignement fondamental
911 Education précoce
912 Education préscolaire
913 Enseignement primaire
914 Enseignement spécial
919 Autre Enseignement fondamental
92 920 Encadrement périscolaire
921 Internat
922 Aides aux devoirs
923 Encadrement psycho-social
924 Service de guidance
925 Cours d'accueil
926 Animation pédagogique
929 Autre Encadrement périscolaire
93 930 Services annexes à l'enseignement
931 Cantines scolaires
932 Transport scolaire
933 Excursions
934 Service médical
939 Autres Services annexes à l'enseignement
0 Codes techniques
03 Restants
036 Reprises pour recettes non rentrées
06 Codes techniques pour Offices sociaux
063 Offices sociaux - Avances
064 Offices sociaux - Personnes sous gestion
4
Guide pratique
Liste des codes comptables
Comptabilité générale
&ODVVH&RPSWHVGHFDSLWDX[GHSURYLVLRQVHWGH
GHWWHVILQDQFLqUHV
N° Libellés
10 Capital ou dotation des succursales et comptes de l'exploitant
101 Capital souscrit (Sociétés de capitaux - Montant total)
2 108 Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs
2 1081 Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits (Montant total)
10811 Apports en capital à la création / premier apport
10812 Apports pour investissements à réaliser
10813 Legs et donations avec contrepartie d'actifs immobilisés
10818 Autres apports en capital, Fonds et Fonds associatifs
1082 Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits non appelés
1083 Apports en capital, Fonds et Fonds associatifs souscrits appelés et non versés
13 Réserves
2 138 Autres réserves
1382 Autres réserves indisponibles
13821 Valeur du patrimoine de départ
13828 Autres réserves indisponibles diverses
2 1383 Autres réserves disponibles
2 13831 Fonds de réserve
138313 Fonds de renouvellement
138314 Fonds de renouvellement supplémentaire
138318 Autres fonds de réserve
13832 Subventions d'investissement transférées en réserves
13837 Dons et legs
13838 Autres réserves disponibles diverses
14 Résultats
141 Résultats reportés
142 Résultat de l'exercice
16 Subventions d'investissement en capital (d'équipement et participations aux frais d'investissement)
161 Terrains et constructions
2 1611 Subventions amortissables
2 16111 Terrains
161114 Terrains de gisement
161118 Autres terrains
2 16112 Agencements et aménagements de terrains
161121 Agencements et aménagements de terrains nus
2 161122 Agencements et aménagements de terrains aménagés
1611221 Agencements et aménagements d'espaces verts
1611228 Agencements et aménagements d’autres terrains aménagés
161123 Agencements et aménagements de sous-sols et sursols
161124 Agencements et aménagements de terrains de gisement
161125 Agencements et aménagements de terrains bâtis
161128 Agencements et aménagements d’autres terrains
2 16113 Constructions
2 161131 Constructions sur sol propre
1611311 Constructions à usage propre
1611312 Constructions à usage de tiers
1611313 Infrastructures publiques
2 161132 Constructions sur sol d'autrui
1611321 Constructions à usage propre
1611322 Constructions à usage de tiers
1611323 Infrastructures publiques
2 1612 Aides en capital (Subventions non amortissables)
2 16121 Terrains
161211 Terrains nus
2 161212 Terrains aménagés
1612121 Espaces verts
1612128 Autres terrains aménagés
161213 Sous-sols et sursols
161214 Terrains de gisement
161215 Terrains bâtis
161218 Autres terrains
2 16122 Agencements et aménagements de terrains
161221 Agencements et aménagements de terrains nus
2 161222 Agencements et aménagements de terrains aménagés
1612221 Agencements et aménagements d'espaces verts
1612228 Agencements et aménagements d’autres terrains aménagés
161223 Agencements et aménagements de sous-sols et sursols
161224 Agencements et aménagements de terrains de gisement
161225 Agencements et aménagements de terrains bâtis
161228 Agencements et aménagements d’autres terrains
Les comptes de classe 2 susceptibles d'ajustements de leur valeur pour tenir compte d'une appréciation ou d'une dépréciation de la valeur
d'acquisition (représentative d'un coût historique) et/ou d'une correction de valeur et/ou les actifs susceptibles d'être détenus en leasing financier
devront être subdivisés en sous-comptes permettant d'isoler ces différents types d'ajustements. La Commission des normes comptables
recommande l'usage systématique, en dernière position du numéro de compte, des chiffres suivants - par exemple pour le matériel industriel et
technique au niveau Ventilation statistique -> compte 222210000 :
Niveau Ventilation statistique 22221000 1 Matériel industriel et technique - Valeur d'acquisition brute (biens détenus en pleine propriété)
22221000 9 Matériel industriel et technique - Correction de valeur
Les actifs corporels doivent être amortis à l'exception des terrains et des immobilisations en cours.
&ODVVH&RPSWHVGHVWRFNV
N° Libellés
30 Matières premières et consommables
2 301 Matières premières
3011 Produits alimentaires et boissons
3012 Matières brutes non comestibles (hors carburants)
2 3013 Articles manufacturés
30131 Matériaux métalliques
30132 Matériaux non métalliques
30133 Matériaux composites
30138 Autres articles manufacturés
3018 Autres matières premières
2 302 Matières consommables
2 3021 Produits chimiques et produits connexes
30211 Produits chimiques
30212 Produits pharmaceutiques
30213 Produits de laboratoire
30214 Produits de soins
30218 Autres produits chimiques et produits connexes
2 3022 Articles manufacturés
2 30221 Produits d'hygiène
302211 Langes et couches
302212 Vêtements d'hygiène pour usagers
302218 Autres produits d'hygiène
30222 Produits médico-thérapeutiques
30228 Autres articles manufacturés
2 3023 Produits et préparations alimentaires
30231 Produits pour la nutrition entérale
30232 Compléments alimentaires
30238 Autres produits et préparations alimentaires
3028 Autres matières consommables
2 303 Fournitures consommables
2 3031 Combustibles
2 30311 Solides
2 303111 Bois
3031111 Bois brut
3031112 Copeaux de bois - pellets
3031118 Autres bois
303112 Biomasse
303113 Charbon
303118 Autres solides
2 30312 Liquides
303121 Mazout
303122 Huiles végétales pour chauffage
303128 Autres liquides
30313 Gaz comprimé
3032 Produits d'entretien
2 3033 Fournitures d'atelier et d'usine
30331 Pièces de rechange
30338 Autres fournitures d'atelier et d'usine
3035 Fournitures de bureau
3036 Carburants
3037 Lubrifiants
2 3038 Autres fournitures consommables
30381 Sel de déneigement
30388 Autres fournitures consommables diverses
2 304 Emballages
3041 Emballages non-récupérables
3042 Emballages récupérables
3043 Emballages à usage mixte
305 Approvisionnements
31 Produits en cours de fabrication et commandes en cours
32 Produits finis et marchandises
2 321 Produits finis
3211 Produits alimentaires et boissons
2 3212 Matières brutes non comestibles (hors carburant)
32121 Produits agricoles
32122 Produits forestiers (bois,….)
32128 Autres matières brutes non comestibles (hors carburant)
2 3214 Articles manufacturés
32141 Textile
32148 Autres articles manufacturés
3218 Autres produits finis
&ODVVH&RPSWHVGHWLHUV
N° Libellés
40 Créances résultant de ventes et prestations de services
2 401 Créances dont la durée résiduelle est inférieure ou égale à un an
4011 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers)
4012 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) - Effets à recevoir
4013 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) douteux ou litigieux
4014 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) - Factures à établir
4015 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) créditeurs
2 402 Créances dont la durée résiduelle est supérieure à un an
4021 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers)
4022 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) - Effets à recevoir
4023 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) douteux ou litigieux
4024 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) - Factures à établir
4025 Clients (Pour le secteur conventionné : usagers) créditeurs
41 Créances sur des entreprises liées et sur des entreprises avec lesquelles l'entité a un lien de participation
2 411 Créances sur des entreprises liées
2 4111 Créances dont la durée résiduelle est inférieure ou égale à un an
41111 Ventes de marchandises et de prestations de services
41112 Prêts et avances
41113 Intérêts courus
41114 Dividendes à recevoir
41118 Autres créances
2 4112 Créances dont la durée résiduelle est supérieure à un an
41121 Ventes de marchandises et de prestations de services
41122 Prêts et avances
41123 Intérêts courus
41124 Dividendes à recevoir
41128 Autres créances
42 Autres créances
2 421 Autres créances dont la durée résiduelle est inférieure ou égale à un an
2 4211 Personnel - Avances et acomptes
42111 Avances et acomptes
2 4212 Créances sur associés ou actionnaires
42121 Montant principal
2 4213 Etat - Subventions / aides en capital (et participations d'exploitation et de déficit) à recevoir
42131 Subventions d’investissement
42132 Subventions d’exploitation
2 42138 Autres subventions (et participations d'exploitation et de déficit)
421381 Subventions non affectées
421382 Subventions affectées
421383 Participations d'exploitation et de déficit
421384 Subventions sur produits et services
421385 Subventions destinées à promouvoir l'emploi
421388 Autres subventions diverses (et participations d'exploitation et de déficit)
4214 Administration des Contributions Directes (ACD)
4215 Administration des Douanes et Accises (ADA)
2 4216 Administration de l'Enregistrement et des Domaines (AED)
2 42161 Taxe sur la valeur ajoutée - TVA
421611 TVA en amont
421612 TVA à recevoir
421613 TVA acomptes versés
421618 TVA - Autres créances
2 42162 Impôts indirects
421621 Droits d'enregistrement
421622 Taxe d’abonnement
421623 Droits d'hypothèques
421624 Droits de timbre
421628 Autres impôts indirects
42168 AED - Autres créances
2 4217 Créances sur la sécurité sociale et autres organismes sociaux
2 42171 Centre Commun de la Sécurité Sociale
421711 Avances Centre Commun de Sécurité Sociale
421712 Caisses de Maladie / Maternité
421713 Caisse de Pension
421718 Autres créances du Centre Commun de la Sécurité Sociale
42172 Mutualité des employeurs
42178 Autres organismes sociaux
2 4218 Créances diverses
2 42181 Impôts étrangers
421811 TVA étrangères
421818 Autres impôts étrangers
2 42188 Autres créances diverses
421881 Dépôts et cautionnements versés
421888 Autres créances diverses
&ODVVH&RPSWHVILQDQFLHUV
N° Libellés
51 Avoirs en banques, avoirs en comptes de chèques postaux, chèques et encaisse
2 513 Banques
2 5131 Banques comptes courants
51311 Comptes courants propres
51312 Comptes courants tiers
2 5132 Banques comptes à terme
51321 Comptes à terme propres
51322 Comptes à terme tiers
514 Compte chèque postal
516 Caisse
517 Virements internes
518 Autres avoirs
&ODVVH&RPSWHVGHFKDUJHV
N° Libellés
60 Consommation de marchandises et de matières premières et consommables
601 Matières premières
6011 Produits alimentaires et boissons
6012 Matières brutes non comestibles (hors carburants)
2 6013 Articles manufacturés
60131 Matériaux métalliques
60132 Matériaux non métalliques
60133 Matériaux composites
60138 Autres articles manufacturés
6018 Autres matières premières
602 Matières consommables
2 6021 Produits chimiques et produits connexes
60211 Produits chimiques
60212 Produits pharmaceutiques
60213 Produits de laboratoire
60214 Produits de soins
60218 Autres produits chimiques et produits connexes
2 6022 Articles manufacturés
2 60221 Produits d'hygiène
602211 Langes et couches
602212 Vêtements d'hygiène pour usagers
602218 Autres produits d'hygiène
60222 Produits médico-thérapeutiques
60228 Autres articles manufacturés
2 6023 Produits et préparations alimentaires
60231 Produits pour la nutrition entérale
60232 Compléments alimentaires
60238 Autres produits et préparations alimentaires
6028 Autres matières consommables
2 603 Fournitures consommables
2 6031 Combustibles
60311 Solides
2 603111 Bois
6031111 Bois brut
6031112 Copeaux de bois - pellets
6031118 Autres bois
603112 Biomasse
603113 Charbon
603118 Autres solides
60312 Liquides
603121 Mazout
603122 Huiles végétales pour chauffage
603128 Autres liquides
60313 Gaz comprimé
6032 Produits d'entretien
6033 Fournitures d'atelier et d'usine
60331 Pièces de rechange
60338 Autres fournitures d'atelier et d'usine
6035 Fournitures de bureau
6036 Carburants
6037 Lubrifiants
6038 Autres fournitures consommables
60381 Sel de déneigement
60388 Autres fournitures consommables diverses
604 Emballages
6041 Emballages non récupérables
6042 Emballages récupérables
6043 Emballages à usage mixte
2 606 Achats de biens destinés à la revente ou à la redistribution
2 6063 Marchandises
60631 Produits alimentaires et boissons destinés à la revente
60632 Matières brutes non comestibles (hors carburants) destinées à la revente
60633 Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes destinés à la revente
606331 Electricité destinée à la revente
606332 Gaz destiné à la revente
606333 Chaleur destinée à la revente
606334 Eau destinée à la revente
606338 Autres énergies et fournitures consommables non stockables destinées à la revente
60634 Produits chimiques et produits connexes destinés à la revente
2 60635 Articles manufacturés destinés à la revente
606351 Vêtements et accessoires destinés à la revente
606352 Poubelles et sacs poubelles destinés à la revente
&ODVVH&RPSWHGHSURGXLWV
N° Libellés
70 Montant net du chiffre d'affaires
2 702 Ventes de produits finis
7021 Produits alimentaires et boissons
7022 Matières brutes non comestibles (hors carburant)
70221 Produits agricoles
70222 Produits forestiers (bois,….)
70228 Autres matières brutes non comestibles (hors carburant)
7023 Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes
70231 Electricité
70232 Chaleur
70233 Eau
70238 Autres combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes
7024 Articles manufacturés
70241 Textile
70248 Autres articles manufacturés
7028 Autres produits finis
703 Ventes de produits intermédiaires
704 Ventes de produits résiduels
7041 Déchets
7042 Rebuts
2 7043 Matières de récupération
70431 Matériaux recyclables
70438 Autres matières de récupération
2 705 Ventes d'éléments destinés à la revente
7051 Ventes de marchandises
70511 Produits alimentaires et boissons destinés à la revente
70512 Matières brutes non comestibles (hors carburants) destinées à la revente
2 70513 Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes destinés à la revente
705131 Electricité destinée à la revente
705132 Gaz destiné à la revente
705133 Chaleur destinée à la revente
705134 Eau destinée à la revente
705138 Autres énergies et fournitures consommables non stockables destinées à la revente
70514 Produits chimiques et produits connexes destinés à la revente
2 70515 Articles manufacturés destinés à la revente
705151 Vêtements et accessoires destinés à la revente
705152 Poubelles et sacs poubelles destinés à la revente
2 705153 Imprimés destinés à la revente
7051531 Cartes destinées à la revente
7051532 Livres, brochures et documentation destinés à la revente
7051533 Supports audiovisuels (disques, CD…) destinés à la revente
7051538 Autres imprimés destinés à la revente
705158 Autres articles manufacturés destinés à la revente
2 70516 Machines et matériel destinés à la revente
705161 Matériel technique et matériel informatique (Hardware et Software) destinés à la revente
705168 Autres machines et matériel destinés à la revente
70518 Autres marchandises destinées à la revente
7053 Ventes d'autres éléments destinés à la revente
2 706 Prestations de services
2 70601 Electricité, gaz et chaleur
706011 Abonnement à l'électricité
706012 Abonnement au gaz
706013 Abonnement à la chaleur
2 70602 Eau, ordures et canalisation
706021 Abonnement à l'eau - frais fixes
706022 Enlèvement, destruction et recyclage des ordures
706023 Canalisation, épuration des eaux usées
70603 Travaux de construction
70604 Services de transport
706041 Services de transport de personnes (Autobus et Tramways)
706042 Service de transport en ambulance
706048 Autres services de transport
70605 Services d'hébergement (volet hôtelier)
70606 Services de restauration (sans encadrement)
706061 Repas sur roues
706068 Autres services de restauration
70607 Services de communication et de télévision
706071 Téléphone
706072 Télévision et antenne collective
706073 Téléassistance / Téléalarme
706074 Internet
706075 Internet mobile
706078 Autres services d'informations et de télévision
Pour des raisons pratiques deux niveaux de codes comptables ont été introduits :
- niveau budget/compte (marqué en « bleu gras » dans la liste des codes comptables)
- niveau ventilation statistique (marqué en « noir italique » dans la liste des codes comptables)
&RGHV6HFWRULHOV
1LYHDXEXGJHWFRPSWH
Code
Libellé du secteur
sectoriel
A Institutions de sécurité sociale
B Institutions européennes
C Communes
Etablissements publics placés sous la surveillance des
E
communes
F Organismes publics transfrontaliers
G Administration Centrale (Etat)
I Institutions internationales
O Offices sociaux
P Secteur privé
S Syndicats de communes
X Facturation interne
Z Code néant
Liste des catégories de codes comptables pour lesquels le rattachement du code sectoriel au
niveau du budget/compte est obligatoire :
1
Version du 1.7.2012
&RGHV6HFWRULHOV
1LYHDXYHQWLODWLRQVWDWLVWLTXH
Code identifiant
Code nécessaire pour
Libellé du secteur
sectoriel la ventilation
statistique
A Institutions de sécurité sociale
B Institutions européennes
C Communes x
Etablissements publics placés sous la surveillance des
E x
communes
F Organismes publics transfrontaliers x
G Administration Centrale (Etat)
I Institutions internationales
O Offices sociaux x
P Secteur privé
S Syndicats de communes x
X Facturation interne
Z Code néant
C 001 BASCHARAGE x
C 002 BASTENDORF x
C 003 BEAUFORT
C 004 BECH
C 005 BECKERICH
C 006 BERDORF
C 007 COLMAR-BERG
C 008 BERTRANGE
C 009 PREIZERDAUL
C 010 BETTEMBOURG
C 011 BETTENDORF
C 012 BETZDORF
C 013 BISSEN
C 014 BIWER
C 015 BOEVANGE/ATTERT
C 016 BOULAIDE
C 017 BOURSCHEID
C 018 BOUS
C 019 BURMERANGE x
C 020 CLEMENCY x
C 021 CLERVAUX (A) x
C 022 CONSDORF
C 023 CONSTHUM x
C 024 CONTERN
C 025 DALHEIM
C 026 DIEKIRCH
C 027 DIFFERDANGE
C 028 DIPPACH
C 029 DUDELANGE
C 030 ECHTERNACH
C 031 ELL
C 032 ERMSDORF x
C 033 ERPELDANGE
C 034 ESCH/ALZETTE
C 035 ESCH/SURE (A) x
C 036 ESCHWEILER
C 037 ETTELBRUCK
C 038 FEULEN
2
Version du 1.7.2012
C 039 FISCHBACH
C 040 FLAXWEILER
C 041 FOUHREN x
C 042 FRISANGE
C 043 GARNICH
C 044 GOESDORF
C 045 GREVENMACHER
C 046 GROSBOUS
C 047 HEFFINGEN
C 048 HEIDERSCHEID x
C 049 HEINERSCHEID x
C 050 HESPERANGE
C 051 HOBSCHEID
C 052 HOSCHEID x
C 053 HOSINGEN x
C 054 JUNGLINSTER
C 055 KAUTENBACH x
C 056 KAYL
C 057 KEHLEN
C 058 KOERICH
C 059 KOPSTAL
C 060 LAC DE LA HAUTE SURE
C 061 LAROCHETTE
C 062 LENNINGEN
C 063 LEUDELANGE
C 064 LINTGEN
C 065 LORENTZWEILER
C 066 LUXEMBOURG
C 067 MAMER
C 068 MANTERNACH
C 069 MEDERNACH x
C 070 MERSCH
C 071 MERTERT
C 072 MERTZIG
C 073 MOMPACH
C 074 MONDERCANGE
C 075 MONDORF-LES-BAINS
C 076 MUNSHAUSEN x
C 077 NEUNHAUSEN x
C 078 NIEDERANVEN
C 079 NOMMERN
C 080 PETANGE
C 081 PUTSCHEID
C 082 RAMBROUCH
C 083 RECKANGE/MESS
C 084 REDANGE/ATTERT
C 085 REISDORF
C 086 SCHENGEN (A) x
C 087 REMICH
C 088 ROESER
C 089 ROSPORT
C 090 RUMELANGE
C 091 SAEUL
C 092 SANDWEILER
C 093 SANEM
C 094 SCHIEREN
C 095 SCHIFFLANGE
C 096 SCHUTTRANGE
C 097 SEPTFONTAINES
C 098 STADTBREDIMUS
C 099 STEINFORT
C 100 STEINSEL
C 101 STRASSEN
C 102 TROISVIERGES
C 103 TUNTANGE
C 104 USELDANGE
C 105 VIANDEN
C 106 VICHTEN
3
Version du 1.7.2012
C 107 WAHL
C 108 WALDBILLIG
C 109 WALDBREDIMUS
C 110 WALFERDANGE
C 111 WEILER-LA-TOUR
C 112 WEISWAMPACH
C 113 WELLENSTEIN x
C 114 WILTZ
C 115 WILWERWILTZ x
C 116 WINCRANGE
C 117 WINSELER
C 118 WORMELDANGE
C 119 KIISCHPELT
C 120 TANDEL
C 121 CLERVAUX (2012)
C 122 ESCH-SUR-SURE (2012)
C 123 KAERJENG
C 124 PARC HOSINGEN
C 125 SCHENGEN (2012)
C 126 VALLEE DE L'ERNZ
x = n'existe plus
4
Version du 1.7.2012
5
Version du 1.7.2012
Codes identifiants des Etablissements publics placés sous la surveillance des communes
Code Code
Organismes publics transfrontaliers
sectoriel numérique
F 001 Abwasserklärwerk Echternach/Weilerbach
F 002 Abwasserklärwerk Mompach/Trier-Land
F 003 Abwasserklärwerk Rosport/Trier-Land
F 004 Sport-, Kultur und Freizeitzentrum Mompach/Ralingen
F 005 Abwasserklärwerk Remich/Perl