اﻟﺟﻣﮭورﯾﺔ اﻟﺟزاﺋرﯾﺔ اﻟدﯾﻣﻘراطﯾﺔ اﻟﺷﻌﺑﯾﺔ
وزارة اﻟﺗﻌﻠﯾم اﻟﻌﺎﻟﻲ واﻟﺑﺣث اﻟﻌﻠﻣﻲ
Ecole normale supérieure ﺑوﺳﻌﺎدة- اﻟﻣدرﺳﺔ اﻟﻌﻠﯾﺎ ﻟﻸﺳﺎﺗذة
de Bou-saada اﻟﻣﺟﺎھد اﻟﻔرﯾق أﺣﻣد ﻗﺎﯾد ﺻﺎﻟﺢ
ﻗﺳم اﻟﻠﻐﺔ اﻟﻔرﻧﺳﯾﺔ
Matière : Didactique II
Enseignant : Gherbaoui Amar
Niveau : PES 3/PEM3
Cours 4: Les composantes de l’hétérogénéité
III.L’hétérogénéité des processus d’apprentissage des apprenants
III.1. La motivation
entissage »1. Cette
Pour Halina PRZESMYCKI, la motivation est « La base de tout apprent
femme ajoute également quue « Si l'élève n'a pas envie d'apprendre
re, il n'apprendra
rien.»2 Dans ce cas, quoi que
qu nous fassions en classe, d'organiser ddes situations de
pédagogie les plus riches, les
l plus variées, si l’apprenant n'a pas eenvie d'apprendre,
il n'apprendra pas.
Il convient donc, avant toute chose, de tenter de comprendre, de s'interroger sur les causes du
manque de motivation de ses apprenants, afin de mettre en œuvre un type de pédagogie
adaptée. Elle nous explique que la motivation diffère
diffère selon les apprenants en fonction
de multiples facteurs :
- Le sens que l'apprenant don
nne à son apprentissage
Si un apprenant ne trouve pas un sens à l'apprentissage proposé, il effectuera avec réticence
ou pas du tout. La place qu'il a par rapport
rapport à l'ensemble de son travail, son but et son objectif
car certains apprenants disent : « A quoi ça sert que j'apprenne ceci ou cela …, de toute
façon, je serais chômeur! ». Donc, si l'école n'a pas de sens pour l'apprenant, il sera plus
tard dans
ns la majorité des cas en difficultés scolaires.
- L'image de soi et des autres
Cette pédagogue, nous rappelle que l'image en soi est très importante. Si un apprenant
se construit une mauvaise image de lui, se croit nul, « pensant qu'il est un imbécile », qu'il ne
comprendra pas, que de toute façon il n'a jamais rien compris alors, il n'aura aucune envie de
1
Halina PRZESMYCKI, ibid. p. 82.
2
Halina PRZESMYCKI, ibid. p. 82.
travailler, c'est l’échec.
Effectivement, le regard des autres est très important, notamment, celui des adultes qui
l'entoure mais aussi celui de ses camarades. En revanche, si celui-ci est positif, l'apprenant
aura envie de travailler, si celui-ci est négatif, c'est l'échec aussi.
- Le plaisir ressenti à faire l'apprentissage
Le plaisir est en effet essentiel car il est à la base du désir, il revêt plusieurs aspects :
le plaisir d'être acteur de son apprentissage et non de rester passif dans une position ;
le plaisir d'explorer et de découvrir pour soi-même des éléments du travail demandé ;
le plaisir de comprendre ce qui est dit et montré en classe ;
le plaisir de mener à son terme un projet, sous forme de réalisations observables par
les autres;
le plaisir d’être reconnu positivement pour son travail.
-Le degré d'énergie dont-il dispose
Le degré d'énergie de l'apprenant est fondamentale pour commencer un apprentissage, car si
ce dernier est fatigué, il ne poursuivra pas longtemps une tâche même s'il le désir. Le
manque d'énergie dépend certes, de son état de santé et des étapes de son développement
biologique.
III.2. Le rythme
Le rythme de compréhension, de mémorisation, d’assimilation, de résolution de problèmes,
de rédaction et d'autres variera fortement d'un apprenant à l'autre.
Toujours, Halina PRZESMYCKI, il s'agit d'un facteur d'hétérogénéité non négligeable car
si nous n'en tenons pas compte, nous risquons de nous retrouver très vite à des apprenants
démissionnaires qui s'agitent ou s’ennuient. En effet, si certains de nos apprenants sont
capables d’effectuer une tâche en un temps record, d’autres en revanche, nécessitent une
durée plus et pourraient se décourager si nous ne leurs accordions pas le temps dont ils
ont besoin. Il en va de même pour l’intégration d’un cours ; elle se fera rapidement chez
les uns et demandera plus de temps chez les autres. Pour cet auteur, ces rythmes sont
biologiques, ils sont différents d'une personne à une autre et leur divergence avec les
rythmes scolaires provoque, en effet, un stress qui conduit les apprenants à puiser de
plus en plus dans leurs réserves d’énergie.
Les recherches menées par H. MONTAGNER ont montré que : « la vigilance, l’effort, les
échanges sociaux, la mémorisation, tous utiles pour apprendre, suivent un rythme
biologique circadiens (autour de 24 heures) »3
3
Montagner, H. Les Rythmes de l’enfant et de l’adolescent, in Przesmycki, H.(2004). op.cit. p. 89
Nous savons que le début de la matinée et le début de l’après-midi sont des moments
critiques.
La vigilance augmente vers 8h30-9heures, elle atteint un pic vers 10 heures-10h-30 pour
baisser ensuite. Un creux, marqué par la somnolence, la faim, la fatigue, s’installe vers
11h30 jusqu’à 14h30-15h30. Vers 14h30-15h30, la vigilance remonte et présentant
un deuxième pic vers 20h00 pour diminuer dans le nuit jusqu’au second creux de 3 heures
du matin.
Concernant l’effort, les apprenants qui ont un creux de vigilance écoutent moins bien,
bâillent, s’agitent ou se reposent, et même somnolent. Ils sont alors incapables, bien sûr,
d’agir.
Ces rythmes qui suivent un cycle de 24 heures se déclenche à des moments différents selon
l’âge, la personnalité la santé, l’environnement social et familial des élèves
(alimentation, emploi du temps, horaires de travail des parents…). C'est pourquoi, Halina
PRZESMYCKI insiste sur le respect des rythmes de l’apprenant, si c'est le cas contraire,
cela peut avoir deux conséquences.