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Les Figures Hermetiques Et Alchimiques de Claudius de Dominico Celentano Vallis Novi D'Un Manuscrit Écrit Et Illuminé À Naples A.D. 1606

Le document décrit dix matras ou cornues contenant des substances alchimiques colorées, représentant les étapes d'un processus alchimique. Chaque matras est accompagné d'une description et de textes hermétiques.

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Les Figures Hermetiques Et Alchimiques de Claudius de Dominico Celentano Vallis Novi D'Un Manuscrit Écrit Et Illuminé À Naples A.D. 1606

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LES FIGURES HERMETIQUES ET

ALCHIMIQUES
DE CLAUDIUS DE DOMINICO

CELENTANO VALLIS NOVI D’UN


MANUSCRIT
ÉCRIT ET ILLUMINÉ À NAPLES

A.D. 1606

En plus des 26 feuillets ici reproduits il y a dix matras ou


cornues, chacune remplie à moitié de substances colorées. Ces matras
peuvent être si facilement décrits qu’il est inutile de les reproduire ici.
Le premier matras (de l’ouverture de laquelle sort une tige d’or avec
trois fleurs) contient un liquide gris-bleuâtre, la figure entière
s’appelant le « Notre Vif argent. » Sous le vaisseau est un vers
contenant les mots significatifs : « Il aura des vêtements blancs pour
les noirs et puis rouges. »

Le deuxième matras (d’où sortent quatre fleurs d’or) contient


également la substance gris-bleuâtre nommé Vif argent. Au-dessous du
matras la mise en garde « Fait le corps esprit et rend subtil ce qui
est grossier, de façon à ce que le corporel devienne incorporel. »

Le troisième matras est entièrement noir sauf pour un tronc d’arbre


d’or ayant six branches taillées et se terminant par cinq branches qui
finissent par des boutons et sortent du matras. L’état de la
matière se nomme « La noirceur montrant par transparence la tête
de Corbeau. » Sous le matras la sentence « La teinture des philosophes
est caché dans l’air de même que l’âme dans le corps humain. »

Le quatrième matras est de la plus profonde noirceur et s’appelle


« La Tête de Corbeau. » Rien ne monte au col du vaisseau, parce que
la terre (qui y est contenue) est décrite comme étant « Submergé dans
le chaos. »

Le fond du cinquième matras contient un liquide gris-bleuâtre et


tacheté, la partie supérieure étant remplie d’une matière de couleur
brique. Au-dessus sont écrit les mots : « Sixième Têtes de Corbeau » ;
54
au- dessous est ajouté : « Au fond du vaisseau sont nés des vers. »

La moitié inférieure du sixième matras est d’un gris-bleuâtre, et la


moitié de la partie supérieure noire, la figure entière étant appelée la «
Septième tête de Corbeau. » Un enfant est assis près du matras, à
propos duquel on écrit : « Ce nouveau-né, fils noir s’appelle Elixir et
sera rendu parfaitement blanc. »

Le septième matras est noir dans la partie inférieure et noir tacheté de


rouge dans la partie supérieure. Le processus est ainsi décrit : « Le noir
plus noir que le noir, car diverses couleurs apparaîtront. Ces
nuages noirs descendront vers le corps d’où ils sont venus, et la
conjonction du corps, de l’âme, et de l’esprit sera accomplie et
deviendront cendres. »

Le huitième matras est divisé horizontalement par une bande dorée,


de laquelle monte une tige dorée terminée par cinq feuilles dépassant
du cou du matras. Le contenu du vaisseau est transparent, et il est écrit
que « Les nuages noirs sont passés et la grande blancheur a été
accomplie. »

Le neuvième matras (du col duquel sort une rose blanche dorée)
est également en partie rempli de liquide transparent. La rose est
faite pour indiquer : « Celui qui me blanchit me fait rouge. »

Le dixième et dernier matras représente l’aboutissement du Grand


Œuvre. La moitié inférieure du vaisseau est remplie d’Elixir rouge-
sang et du col s’élève une rose rouge avec beaucoup de pétales et
d’une extrême beauté.

Après avoir déclaré que toutes les planètes ont été présentes à
l’accomplissement du Grand Œuvre, l’auteur du document conclut :
« J’ai donné au Maître [ l’esprit ] tellement d’argent et d’or qu’il ne
sera jamais être pauvre. »

Note : La description de ces dix matras n’est pas sans rappeler les
figures du « Donum Dei » auquel on pourra se référer.

54
FEUILLET I

54
La ligne supérieure se lit : « Notre médecine première a été faite de corps
naturels. »

Autour du Roi et de la Reine est indiqué que d’eux doit naître un


Fils « Dans deux arbres de la vigne, » ressemblant à son Père et sans
égal par tout le monde.

Autour du vase est écrit : « Vert et Blanc. » « La couleur de la flamme


du vase, le Vert des fleurs. » « Notre eau, notre argent. »

Les lignes en-dessous signifient : « La Matière de la Pierre des


Philosophe est cette eau épaisse et visqueuse qui brûle ou congèle. C’est le
Mercure concentré et épaissi, cuit en une terre neutre par la chaleur
sulfureuse et qui est s’appelée la Matière Première des Métaux. Dans les
cavernes pourtant obscures, et les montagnes menaçantes, si on trouve une
pierre que des milliers d’années auparavant la Nature élabora de ses fruits,
elle permettra à celui qui la possède de rester hors du besoin. Ecoutes
attentivement tous mes vers, car je parle sans voile et sans mensonge. »

54
FEUILLET II

54
Au-dessus une citation de St Thomas d’Aquin au sujet de la
composition de la Pierre des Philosophe, qui est décrite être d’une
transparence la plus pure ; en elle toutes les formes des éléments et de
leurs contrariétés sont visibles. Sous la figure de St Thomas d’Aquin se
trouve un court paragraphe vantant l’excellence de la Pierre
Philosophale, déclarant que d’une substance on peut en tirer trois et
des trois, deux. À la droite de St Thomas d’Aquin un personnage
ressemblant à Raymond Lulle assis à la porte de son ermitage. Sous
ses pieds est écrite une citation de cet alchimiste célèbre, commençant
par la question, « Qu’est ce que la Pierre des Philosophes ? » Et déclarant
après qu’elle est un Mercure rouge fixe, Lulle jure au nom du Tout-
puissant qu’il a dit la vérité et qu’il n’est pas permis de dire plus. (Le
manuscrit original est mutilé en cet endroit.)

54
FEUILLET III

54
En haut de la page est écrit : la « Mort de Saturne ; Vie du
Mercure. » Après avoir décrit l’utilisation des substances
saturnines, la clef du processus est décrite en-dessous. Les vers se
traduisent « Ceci [ la pierre ] est faite des quatre éléments. C’est la vérité en
toute Nature. Prenez-là dans votre main, brillante et lumineuse, avec
diligence et grand soin et essayez alors de lier tout solidement ensemble
côte à côte, afin que le feu ne puisse lui causer aucun dommage. »

Au-dessus de la figure humaine on lit : « Saturne est presque mort. »

Vers la droite le serpent dévorant fait référence à une déclaration


d’Albertus Magnus selon laquelle Saturne et le Mercure sont les
premiers principes de la Pierre. Il indique également que la Nature a
sagement fourni un mélange des éléments de sorte que la terre puisse
communiquer sa sécheresse au feu, le feu sa chaleur à l’air, l’air son
humidité à l’eau, et l’eau sa froideur à la terre. (Le texte autour du
vase est illisible dans l’original.)

54
FEUILLET IV

54
Au dessus : « Laissez-les croire que tout est possible. L’art est passager,
lumineux et rare, et non cru par les idiots. »

Les mots entre le Soleil et le croissant disent « Il est caché, » et sur


la bande à travers le corps « Le livre de la vie et du trésor vrai du
monde. »

A gauche de la figure « Déplacer presque tout, et l’âme de son corps


revient à l’endroit duquel elle s’était enfuie, et mûrit sept mois ou neuf, et le
Roi couronné avec son diadème apparaît. »

A droite : « Il y a trois Mercures : l’animal, le végétable, et minéral.


»

Le texte ci-dessous est d’une nature si obscure que le traduire est


presque impossible. Il déclare qu’en mettant le feu sous les pieds de la
figure symbolique il est possible d’en extraire le Soleil et la Lune que le
corps humain est montré les élevant à une position de dignité au-
dessus de sa tête.

54
FEUILLET V

54
Dans le panneau supérieur il est déclaré que l’oiseau solaire
combat avec le serpent terrestre, qui, déchirant ses propres entrailles,
les donne à l’oiseau. L’esprit est a vivifié et Lazare joyeusement est
élevé des morts. Au-dessus de l’oiseau est écrit :

« C’est le soleil sous forme d’oiseau, »

et au-dessus du dragon

« C’est le dragon dévorant l’oiseau. La première opération. »

Le texte en bas à gauche inférieur dit en substance :

« Quand notre sperme (l’argent vif) est mélangé à la mère des éléments (la
terre),
l’action s’appelle le coïtus. L’absorption par la terre d’un peu de
Mercure s’appelle la conception. La terre se développe et se multiplie et
l’opération s’appelle l’imprégnation. Quand la terre est blanchie avec de
l’eau et faite en couleur et aspect uniformes, elle s’appelle la naissance et le
Roi est né hors du feu. »

Le texte à droite en bas a été délibérément mutilé pour cacher un


secret trop évident.

54
FEUILLET VI

54
Ce feuillet montre tous les secrets de la grande Pierre. Au centre se
tient la Vierge Pascale, dans ses cheveux la vertu principale qui est
décrite comme herbe s’épanouissant dans les puits. Les mains tiennent
les symboles des éléments spirituels et matériels. La sentence à la
gauche supérieure est de sorte qu’il y ait quatre esprits avec deux
visages, qui s’appellent les éléments. À la droite supérieure on lit que le
feu vit en l’air, air en l’eau, l’eau en la terre, et ainsi la Pierre règne
paisiblement sur tous les éléments purs. Sous le soleil est le mot l’Eté ;
sous la Lune, Automne. Autour de l’arbre sur le côté gauche avec les
yeux sont les mots :

« Tournez loin vos yeux vers le feu. Il y a de l’espace [?]. »

Autour de l’arbre à droite. « Ouvrez vos yeux au feu. Il y a du temps. »

Le texte inférieur commence avec cette phrase « Je suis exalté au-


dessus des cercles du monde. »

54
FEUILLET VII

54
Les vers du dessus disent :

« Cette pierre est si noble et digne que la nature l’a caché dans ses cavités.
Son âme est toute noble, et pure, car c’est le vrai Soleil. Je vous informe de
ceci. Gardez-là à part et séparée. Quelque avantage vous imploriez, elle
viendra à vous généreusement sans péché, avec plaisir et délice. »

Le personnage assis à gauche tenant en haut le marteau est décrit en


tant que rupture de la pierre dure, alors que les mots près de l’homme
avec la cornue disent :

« Rupture de la pierre notre remplissage. »

Entre les figures debout en-dessous l’exclamation :

« O Sages, cherche et tu trouveras ma pierre ! »

Sous la main tendue de l’homme avec un panier apparaissent les


mots :

« Extrayez le sorerem [ ? ] au fond. »

Au-dessous de la mare que l’homme du côté gauche remue


apparaît la simple sentence :

« Notre eau curative. »

Les visages des quatre hommes sont extrêmement bien dessinés.

54
FEUILLET VIII

54
Sous le Soleil, la Lune, et le Mercure sont les mots Trois et Un, pour
signifier que les trois sont un.

Sous les tiges des fleurs on lit : « La blancheur quarante jours après des
cendres. »

Sous les fleurs est écrit :

(à gauche) « Période Mineure de la pierre » ;

(à droite) « Le rouge choisi. »

Entre les bras de la figure centrale apparaît : « Laissez une livre de


mercure être placée. »

A gauche est écrit : « Si vous qui lisez, aviez connu cette figure,
vous posséderiez la science entière de la pierre » ;

vers la droite : « Et si vous ne la reconnaissez pas, vous serez perdu et


triste.»

Au-dessus du soleil est le mot « Père » ;

au-dessus du satyre, « Ferment de l’Œuvre. »

Près de l’enfant est la sentence : « Le Fils de la Lune a jettera la Pierre


dans le feu – sa mère. »

Au-dessus du panier flamboyant est écrit : « Je suis la vraie Pierre. »

Sous la figure centrale sont les mots : « Un feu modéré est le maître de
l’Œuvre. »

54
FEUILLET IX

54
A gauche en haut on lit que sans lumière de la Lune, le Soleil ne
réchauffe pas la terre et que dans la Lune prennent naissance les fruits
du Soleil. En haut à droite la vraie herbe des Philosophes est décrite, et
on déclare que celui qui croit en elle sera riche [ spirituellement ].

Le texte conclut ainsi : « Comprenez pleinement ce que c’est que l’homme a


dans l’une ou l’autre main, si vous souhaitez être éclairé. »

Le texte vers la gauche au-dessus du soleil dit : « Du Soleil et


Lune, faites la teinture ; dissolvez, coagulez, et le semblable produit son
semblable. »

Les mots à la droite de l’homme tenant l’herbe des Philosophes


déclarent que la sublimation est le commencement, le milieu et la fin
du Grand Œuvre. La dernière phrase dit : « Du Soleil et de la Lune
faites une chose en parts égales, et par leur union, avec l’aide de Dieu, la
Pierre Philosophale sera faite. »

54
FEUILLET X

54
Les deux courtes lignes de texte à gauche en haut disent :
« Certains prennent une pierre récente. »

Les lignes à la droite du symbole de Mars (fer) avertissent l’étudiant


de commander à ses appétits et d’appliquer son esprit à
l’accumulation de la connaissance. Aucune traduction satisfaisante
ne peut être trouvée pour les mots sous le bras tendu de l’homme
tenant la partie supérieure de l’arbre.

La partie inférieure dit : « Après que la pierre a été bien purifiée elle
semblera pénétrer complètement. Elle devra être mise dans son vaisseau avec
son eau. Scellez-la bien, et avec un feu doux, attendez les merveilles de la
Nature. »

Le grand ovale rouge entourant la moitié inférieure de la page est


évidemment l’Œuf ou le Vaisseau des Sages. L’arbre est le symbole de la
croissance des métaux sacrés, parce que les alchimistes affirment que
les métaux sont comme des plantes et se développent dans les roches,
écartant leurs branches (veines) par les interstices.

54
FEUILLET XI

54
La fontaine est décrite en tant que source à partir de laquelle les deux
Mercures des Philosophes sont extraits. À gauche en haut est décrit
le Mercure blanc et à la droite le Mercure rouge. Le texte autour de la
fontaine dit que Saturne recueille le Mercure Blanc, qui est appelé
l’Eau de la Terre ; et la Terre recueille le Mercure Rouge, qui est appelé
l’Eau Céleste. Le texte à la gauche du crapaud dit : « Par lui qui a créé les
Cieux et la Terre Je suis la Pierre des Philosophe, et dans mon corps je porte
quelque chose que cherche le Sage. Si un tel charme est extrait de moi, ce sera
un rafraîchissement doux pour vous. Je suis un animal ayant un père et une
mère, et le père et la mère ont été créés ; et dans mon corps sont contenu les
quatre éléments, et je suis avant le père et la mère et je suis un animal
empoisonné. »

Les lignes à la droite décrivent le processus de distillation et de


calcination.

54
FEUILLET XII

54
Les trois mots en haut disent : « C’est la Nature. »

Les lignes au- dessus de l’âne disent : « C’est l’âne des Philosophes qui
souhaite s’élever à la pratique de la Pierre des Philosophe. »

Les trois lignes au-dessous de l’animal se traduisent ainsi : «


Les grenouilles se rassemblent en multitudes mais la science se compose de
l’eau claire faite à partir du Soleil et de la Lune. »

Le texte sous l’oiseau symbolique est comme suit : « C’est la fortune


avec deux ailes. Quiconque l’a, sait que le fruit sera produit de cette
manière. Un grand philosophe a montré que la pierre est un certain soleil
blanc, que l’on ne peut voir qu’à l’aide d’un télescope. Le dissoudre dans l’eau
exige le Soleil et la Lune, et ici on doit ouvrir 200 télescopes, mettant le
corps et l’âme en un seul corps. Et ici le corps est perdu ; d’autres sages
font cuire les grenouilles et n’ajoutent rien, si le jus du Sage vous
souhaitez apprécier. »

Pour les Grecs la grenouille symbolise la métempsychose et l’humidité


terrestre.

54
FEUILLET XIII

54
Cette page ne contient que deux figures.

A gauches se tient le philosophe Morien, se dirigeant vers la


salamandre qui « Vit et s’accroît dans le feu. » Morien, qui est né au
douzième siècle, devint le disciple du grand alchimiste Arabe Adfar,
duquel il a appris les arts Hermétiques. Morien a préparé l’Elixir
Philosophique pour le Sultan de l’Egypte, inscrivant sur le vase qui
contenait la précieuse la substance les mots : « Celui qui possède
tout n’a besoin d’autres choses. » Il passa beaucoup d’années en
Hermite près de Jérusalem. Les lignes au-dessous de la salamandre
sont : « Laissez le feu être d’une couleur rouge parfaite ; la terre blanche,
l’eau claire. Alors assemblez-les par moyens philosophiques et calcinez-les
autant de fois avec l’eau afin que le corps devienne blanc par sa bonté.
Ayant fait ceci, vous aurez le plus grand trésor au monde. »

54
FEUILLET XIV

54
Les trois mots en haut de la page à gauche disent : « l’homme qui creuse.
»

Au-dessus des oiseaux on dit qu’aucun sauf les coqs d’Hermès, les
deux Mercures, ne mettront la main à la charrue, et que seulement
après l’irrigation, la terre produira ses fruits.

L’homme assis est le Comte Bernard de Trévisan, qui indique :

« Travaillez la Terre avec le Mercure. »

Les trois phrases vers la gauche du Comte disent : « Allez au Feu et


avec le Mercure, toi frère, attend moi pendant un mois. Broyez la pierre que
je vous ai donnée et j’irai au feu. Ta mort de, ma vie. Je ne mourrai pas,
mais vivrai, raconte les travaux de ce maître. »

Bernard de Trévisan dans sa spéculation alchimique souligne la


nécessité de la méditation sur les écritures philosophiques des grands
adeptes plutôt que l’expérimentation chimique. Il a finalement
découvert la « Pierre. »

54
FEUILLET XV

54
La première phrase se lit : « Le fruit des plantes par la vertu du Soleil,
notre Pierre. »

Le garçon tenant le plat dit : « Buvez ici vous tous qui êtes assoiffés.
Venez à moi, courrez aux eaux. Buvez ici, sans prix, et buvez à votre
suffisance. Ouvrez vos yeux et voyez les merveilles de la terre. Ils
apprennent ma soif, vingt quatre. »

Sous le garçon sont les mots : « Au commencement Dieu créa les Cieux
et la Terre, et divisa les eaux des eaux. Bénissez les eaux qui sont au-dessus
des cieux. »

Le cercle contient cette sentence : « La terre sans forme et vide. Hors des
étoiles viennent les pluies. »

A gauche en bas on continue de décrire le processus alchimique,


finissant avec l’adjonction de renoncer à la misère de l’existence
mondaine. Au-dessus est une prière à la Vierge Marie qui commence
ainsi : « Je vous salue Marie, pleine de la grâce, le seigneur est avec le
vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes. »

54
FEUILLET XVI

54
La première phrase dit : « Les corps morts demeurent ; les Esprits sont
libérés des corps par la mort. Vous chevaucherez en compagnie de cette
mort avec une faux, et la lumière du Soleil, de la Lune, et des Etoiles fixes. »

Au-dessus de la faux est écrit : « Le Soleil, à la Lune et à l’Azoth,


complètent l’Œuvre. »

Les quatre mots dans la courbure de la lame de faux disent : « Tête


d’homme, tête de corbeau. »

Les trois lignes vers la droite se lisent ainsi :


« Cette figure s’appelle Laton, parce que elle semble noire dans le vaisseau, et
est le commencement de la corruption. »

Le texte au- dessous des barreaux d’échelle : « C’est l’échelle de la


matière primitive qui une fois placée dans un vaisseau devient noir, puis se
change graduellement en le blanc par les étapes [ l’échelle ] de la digestion,
selon le degré de la chaleur. »

Ici l’échelle est employée pour signifier les différents degrés


naturels par lesquels la matière doit s’élever avant de pouvoir
atteindre un état véritablement spirituel.

54
FEUILLET XVII

54
Les vers en haut de la page se lisent : « Non seulement cette
matière doit être fixée, mais elle doit pouvoir entrer en toute chose de sorte
que cette matière puisse être bien achevée et avoir une vertu infinie. Alors
en la rendant épaisse, elle devient immédiatement toute blanche, en la
sublimant de blanc elle devient brillante. »

Au-dessus du soleil sont les mots : « Dieu et la nature ne font rien en


vain. »

L’homme du côté gauche est la conception médiévale de Hermès, le


grand philosophe égyptien ; celui du côté droit est Christophe, le
philosophe de Paris.

Au- dessus du dernier est écrit : « Si la pierre est noire, ce n’est pas
inutile. »

Les mots au-dessus de la cornue sont : « Il y a l’air, le feu, l’eau, et la


terre. »

Au-dessous est ajouté : « La dissolution du corps est la première étape »

Le curieux appareil chimique doit être considéré purement


symboliquement dans ce travail et, comme son auteur lui-même dit,
qu’il seulement est prévu pour donner un conseil sur « l’Art. »

54
FEUILLET XVIII

54
À gauche tenant un livre Aristote, qui est décrit comme le plus instruit
de tous les Grecs.

L’arbre surmonté du Soleil et de la Lune est accompagné les mots :


« Quand la pierre est morte, elle est changée en eau, et cela produira des
fleurs. »

Sous Aristote et l’homme prosternée duquel l’arbre en fleurs s’élève


sont les sentences : « Lui qui fait tout descendre du ciel en la terre, et
monter tout de la terre au ciel, a connaît la Pierre. Car dans le Mercure il y a
quelque chose que recherche le Sage, jamais nommé sinon sous le nom de
ferment blanc ou rouge. »

La première partie de cette citation est basée sur la Table d’Emeraude


d’Hermès. Chez l’homme ordinaire, l’esprit est figurativement
absorbé par le corps ; mais dans le vrai philosophe, l’esprit est
tellement considérablement augmenté en puissance qu’il s’absorbe en
lui- même et est nourri par le corps corporel de l’homme.

54
FEUILLET XIX

54
En haut on lit : « Celui qui vient pour connaître cette figure aura la
connaissance de la pierre. »

L’homme assis représente probablement Paracelse. A sa droite sont


les mots : « Je ne suis ni arbre ni animal, ni pierre ni végétable, mais la
Pierre des Philosophe, piétinée par les hommes, fondue au feu par mon père,
et je me réjoui dans le feu. »

Les quatre mots à gauche « Dans la sécheresse est la Pierre. »

Au-dessous de l’homme est l’Œuf Philosophique contenant les


mots : « C’est la fin dans laquelle réside le commencement. »

Le T capital représente la « Teinture. »

Le texte à droite dit : « Dans la pierre elle est formée, comme Gerber
écrit en son livre très érudit, et possédant tellement de sa nature qu’il la
change en eau claire et vivante ; et elle a la puissance de rendre des gens
riches, satisfait, et les libère de tous les soins, de sorte qu’ils seront toujours
heureux s’ils atteignent le secret par leur esprit. »

54
FEUILLET XX

54
En haut on lit : « Les pluies sont faites par six étoiles. »

Sous l’homme inversé se lit : « Recevez le nouvel esprit. Surgissant,


pendant que vous êtes endormi. »

Les deux phrases autour de la grande figure disent : « Rappelez-vous


le Mercure, parce que des cendres naît l’art et qu’en cendres vous
retournerez. J’ai soif et je suis mort. »

Au-dessus des sept globes à gauche est la mise en garde : « S’il a


soif, donnez-lui à boire et il vivra. »

Au-dessus du petit homme est écrit : « Hermès, le père des


Philosophes. »

La ligne incurvée qu’Hermès montre indique : « La quantité de


boisson. »

Sous le piédestal central ont lit : « La lumière de mes yeux est une
lanterne pour mes pieds. »

Au-dessous est ajouté : « Si le commencement est inconnu, le reste est


inconnu. »

Au- dessus de la figure s’élevant des flammes du côté droit est la


sentence : « Il a été ressuscité après la nouvelle Lune, »

et sous l’aigle : « Tu ne voleras pas plus loin avec moi. »

54
FEUILLET XXI

54
La ligne supérieure dit : « Deux choses et qui sont doubles, mais
finalement une est dissoutes dans la première et elles font le sperme. »

Les quatre lettres capitales I. A. A. T, sont les lettres initiales des


noms des éléments : Ignis, Aer, Aqua, et Terra.

L’écriture sous eux dit : « Notre feu est Eau ; si vous pouvez donner
le feu au feu, le feu et le Mercure suffiront. »

Le long du bras apparaissent les mots : « L’art de la pierre est, »

et sur le ruban : « Rapide, bref, lumineux, et rare. »

Les deux lignes sous le ruban disent : « Chaque main est une clef,
parce qu’elle est appelé l’herbe celandine » ;

sous le soleil : « Je suis le Don de Dieu »

que les vers disent : « De sorte que vous restiez satisfait en tous sujets, je
dois écouter attentivement. Mon corps est nu, propre, et brillant, et je
cours comme l’huile prête à tomber, resplendissant comme l’or lumineux, et
puis succombant à la peste dans la petite chambre lumineuse et gaie [ la retorte
]. »

54
FEUILLET XXII

54
Les vers à gauche en haut disent : « Ce groupe est composé de trois
pierres : lunaire, solaire, et mercurielle. Dans la lunaire est le soufre blanc ;
dans la solaire, le soufre rouge, dans la mercurielle, les deux ; c’est-à-dire
blanc et rouge, et ceci est la puissance de toute l’Œuvre. »

Dans le matras à la gauche sont les mots : « Dissolution, la calcination,


sublimation accomplissent l’œuvre » ;

et à la base : le « Lavez, congelez, et coagulez. »

sous la tour centrale est écrit : « Les sels métalliques, cependant, sont
cachés par une lettre » ;

autour du fond du cercle rouge : « Sécheresse, froideur, humidité,


chaleur, et sécheresse. »

Sur les points en-dessous sont les noms des quatre éléments. Les
initiales, I. A. A. T, apparaissent quatre fois avec la même signification
qui a déjà été donné. Les trois puissances de la Pierre des
Philosophes sont symbolisées par les têtes des anges en cercle dans le
coin gauche supérieur.

54
FEUILLET XXIII

54
L’écriture en haut à gauche dit, en la substance, La Prière du Seigneur,
avec l’addition des mots Jésus et Marie à la fin.

Les mots inversés sur la bannière disent : « On ne peut rien faire sans
moi, car Dieu a ainsi promis, disant ‘ainsi soit-il.’ »

Le texte sous l’ange dit : « Par cette peste il sera damné celui qui sait
qu’il est mort, entièrement froid en un corps noir. Et que cela soit ton
premier réconfort : alors il brûlera par la calcination. Quand je l’aurai réduit
par ce moyen, sachez pour certain que je serai béni si je sais cultiver le
jardin. »

La pièce principale de la page est consacrée au schéma symbolique


raffiné de l’équipement alchimique, sous lequel sont les mots : « Le
four de la distillation, congélation, rectification, perfection, fixation :
quintessence des Philosophes. »

Par « Quintessence » devrait être comprise la « Cinquième essence »


des plus Sages.

54
FEUILLET XXIV

54
Les mots en haut disent : « Moi, l’oiseau [ l’adepte ], je parle dans tes
oreilles à partir du Soleil, de la Lune et de l’Azoth. Le travail se perfectionne
avec peu de travail. »

A la gauche on décrit la nature de la matière primordiale et la


boisson des Philosophes. Le texte à droite dit : « C’est mon fils aimé que
j’ai vu et ai aimé. S’il est ressuscité, il restera à la maison, et dans cette
maison l’esprit sera l’âme et le corps ; car le Mercure peut être appelé le fils
du Soleil et de la Lune. »

Sous la figure de l’enfant est ajoutée : « S’il n’étaient pas mort, je


n’aurais pas été sa mère. Je le porte après que la mort avant qu’il soit né
dans le monde ; sous mes pieds j’ai ce qui était auparavant, à partir de moi
et mon fils et de la base de mes des pieds s’élabore la Pierre des Philosophe. »

En bas à gauche les trois constituants de la Pierre sont montrés élevés


sur un piédestal pour signifier leur dignité.

54
FEUILLET XXV

54
Au-dessus de la figure de la Reine sont trois lignes énonçant, en la
substance, qu’au commencement du livre il était écrit que de ses
seins maternels elle a nourri le Soleil, et que celui qui était capable de
la convertir en matière primordiale possède une rare habileté.

is-à-vis de la tête de la reine les mots : « Dans les plus hautes montagnes
cette eau » et « Je suis la lumière des Philosophes. »

À la gauche de la Reine est une mise en garde pour frapper les fils
qu’elle porte.

Elle s’appelle elle-même « La mère du Soleil, la Sœur de la Lune, et


la servante et l’épouse du Mercure. »

Du côté droit elle s’exclame : « Je ne peux pas être couronné à moins


que ces fils qui sont mien ne deviennent des cendres. »

Les fils sont montrés juste ci-dessous.

Les vers sous la Reine continuent de décrire les processus


alchimiques, décrivant la méthode par laquelle les exsudations de la
substance devront être préservées.

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FEUILLET XXVI

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Cette page, qui conclut cette partie du manuscrit Hermétique
comprenant les symboles du Travail Secret, contient un certain
nombre d’emblèmes pas directement corrélés.

En haut est la tête du Roi – la plus commune des figures alchimiques.

À la droite du Roi est un vaisseau alchimique et son sceau


hermétique.

Au-dessous est la tête d’un oiseau féroce, qui désigne ici un griffon.

À la gauche du Roi est une figure sans tête élevant un Soleil, ou un


visage spirituel. Cette figure est le monde, qui doit être sans tête,
puisque sa partie spirituelle et raisonnable n’est pas matérielle et par
conséquent, est invisible.

Au-dessous un cercle non accompagné de commentaires.

Directement sous la tête Roi un vase de fleurs, en lequel pousse la


plante dorée des Philosophes.

En bas de la page est un équipement alchimique additionnel,


également appelé le Sceau Hermétique.

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