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Traite DU Germe de L'Or

Ce document discute du germe de l'or, qui est la semence prolifique de l'or pouvant se multiplier à l'infini. Bien que l'or semble inerte, il contient une vie végétative et peut être régénéré à l'aide de son germe et de l'eau, permettant ainsi sa multiplication.

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Traite DU Germe de L'Or

Ce document discute du germe de l'or, qui est la semence prolifique de l'or pouvant se multiplier à l'infini. Bien que l'or semble inerte, il contient une vie végétative et peut être régénéré à l'aide de son germe et de l'eau, permettant ainsi sa multiplication.

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TRAITE

DU
GERME DE L'OR
C ette question est si ardue, qu'en sa solution, toute la
vraie Alchimie en dépend, et il n'y a rien qui fasse
plutôt errer les ouvriers, que l'entendre mal, ou bien de la
point agiter comme il faut, d'autant que celui qui ne la
contemple d'un œil lynxien, (ou de l'entendement) pour
base fondamentale de l'œuvre chimique, il s'éloigne de la
droite voie, et commet erreur en son principe, laquelle ne
peut être réparée par après, en façon que ce puisse être. Or,
puisque cette grande connaissance est nécessaire en cet art,
j'ai jugé expédient d'agiter cette question, et de la vider par
des conclusions valides, et assez sensibles ; disons donc avec
Mercure Trismégiste en son Pimandre, que tout ce qui est en
ce monde, soit en croissant, ou en décroissant, est mu, et
pour cette cause à vie, voire même la terre (qui est mue en
mouvement d'altération,et de génération) n'est pas privée
de cette vie. Et si nous croyons aux Platoniciens, il y a
membre,tant difforme qu'il puisse être, dans cet animal
mondain, qui n'ait quelque don et propriété d'âme et de vie,
car l'âme du monde contenant autant de vertus séminales,
que les idées de la Divine pensée en ont donné à chaque
corps, avec la force particulière et la vie propre, selon les
vertus des idées reçues, et desquelles provient la vie
universelle des choses, ont donné aussi l'instinct à toutes
choses de pulluler et croître en multipliant l'individu, pour
conserver l'espèce. Aussi si nous ajoutons foi à ce grand
Hermès, il nous assurera que Dieu ayant accompli la
générale production de cet univers, il cria à haute voix,
pullulez, jetez des surgeons, croissez, multipliez, et dilatez
vous, toutes es semences, toutes mes œuvres ; par ainsi l'or
ne peut pas être privé de vie. Il est vrai que les métaux, les
pierres, ni les minéraux, ne sont pas mus par leurs corps,
parce qu'il ne sont pas organisés en membres divisés et
propres, mais c'est l'âme intérieure qui les meut, par la loi
de l'idée particulière ; et cette notion ne paraît point dans le
mixte alors qu'il est en son sabbath. Comment (par exemple)
nous voyons que l'or se poussant du terme a quo à celui ad
quem, est en perpétuelle motion, cheminant circulairement
de l'imparfait au parfait métal ; mais ayant abouti à sa
perfection, et étant actuellement or, son circuit est achevé,
l'ordre et l'intention de la nature ne le pouvant pousser en
un plus haut degré, d'où il s'en suit qu'il est en son repos, et
ne se meut plus de soi, mais pourtant il n'est pas privé de
vie, celle-ci étant la forme substantielle de l'or, laquelle vit
autant que lui, et ne peut dépérir sans la destruction totale
dudit or:et pour cela cette vie lui est immortelle, et par elle,
la régénération en l'eau spirituelle de fait, pour glorifier le
corps après la résurrection de celui-ci. Ce qui nous semble
être impossible, mais si nous considérons qu'en toutes
substances créées, il y a le mortel qui précède toujours, et
l'immortel qui lui succède, nous aurons argumentés de nous
reconnaître, et de croire cette régénération de l'or, qui se fait
par le moyen du germe de celui-ci, s'il est régénéré en la
susdite eau spirituelle de celui qui lui a donné sa première
vie et son être, aussi il n'y a néanmoins que l'œil de
l'intellect qui puisse voir ce mystère, cela étant trop reculé
des sens communs, d'autant que l'or étant composé d'un
forte mixtion des éléments, fait que tous les éléments à part
ne peuvent l'altérer, et subsiste en eux sans lésion
quelconque, tellement qu'il semble permanent en son être,
sans être sujet aux altérations de ses qualités ; en quoi il est
de nôtre avis que son âme végétative est morte, vu qu'elle
ne fait aucune action, ni mouvement, qui puisse témoigner
que cette forme essentielle ait vie ; mais si nous reculons l'or
dans sa première matière généralissime, et que nous la
remettions au ventre maternel de celle qui lui a donné la vie,
le grand déluge ne sera pas de quarante jours sur la terre, ce
qui nous semblait être mort, reprendra la première verdure
de sa vie, et végétera sensiblement, par le moyen de son
germe. Or j'appelle germe de l'or la semence prolifique de
celui-ci, qui se peut multiplier à l'infini, sous la conservation
de l'espèce, la terre étant minérale, recevant ce titre de
germe par Moïse au premier de la genèse, nous dispense
d'en dire autant du métal d'or, comme aussi de l'argent, la
semence proprement appartenant aux végétaux, comme le
sperme aux animaux. Que si donc nous contemplons l'or en
sa simple première existence, l'œil corporel ne le verra pas
comme vivant d'âme végétative, mais nous vouons d'un œil
spirituel dedans son intrinsèque, nous le contemplerons
plus efficace, et nous le considèrerons (comme il est dit aux
livres précédents) existant d'acte et de puissance, et nous le
jugerons à bon droit, la vraie matière passive d'une part, et
active de l'autre ; à raison que, l'or existant or, il n'y a point
de doute qu'actuellement il ne soit or, mais du côté de sa
puissance, nous le trouverons altératif, et qu'il peut être plus
qu'or in potentia ; et par conséquent il peut être altéré
nonobstant sa forte composition. Or il est certain, que la
destruction d'une forme est la génération d'une autre, et que
toute génération est toujours plus excellente que la
corruption ; de là il s'en suit que si l'or est tellement ouvert
(en ses pores trop compacts et serrés, pour se dilater soi-
même) qu'avec l'eau qui lui donne la vie, il vienne à se
corrompre et pourrir, qu'il s'en fera quelque chose de plus
relevé que l'or, vu mêmement que son eau est un pur feu,
ou un quint être aussi noble, pour le moins dedans son
intérieur, que l'or le eut être au sien, celle-ci lui excitant la
motion ; davantage, si nous trouvons véritable dedans l'or,
et que nous voulions exactement considérer si elle est
équivoque ou univoque, nous trouverions qu'il n'y a rien
d'étrange dans sa composition, et qu'elle ne peut être autre
qu'univoque, puisqu'il est arrêté que l'or a pris son
ornement et son être de cette au minérale que nous
appelons mercuriale ; et que nonobstant sa corruption, et
que la première forme soit altérée, la seconde, et la
successive, n'en est pas plus dépérie en sa qualité, mais elle
est de beaucoup améliorée, et toujours sous la conservation
de l'espèce, de là vient que, tant plus la Pierre est ouverte et
resserrée en la multiplication, et qu'elle est toujours dissoute
et congelée, elle s'accroît toujours de dix fois plus, et en
qualité et en quantité, sans que pour tout cela la forme
aurifiante lui soit changée, sinon en amélioration, parce que
la forme substantielle ou la vie végétative contenue en cette
substance, s'augmente toujours en subtilité, agilité, et
ténuité de substance, à chacune corruption ; et la matière,
par ce moyen, est rendue apte à contenir cette forme, le tout
se faisant par le feu externe (comme agent nécessaire) et le
germe de l'or ; aussi, les corps se sont pas la cause de la
nourriture et accroissement de ceux-ci, se sont les seuls
germes qui se dilatent, noircissent, et coagulent ;
spécialement alors qu'ils retournent au jour de leur jeunesse,
et que la régénérations s'en fait ; tout cela vient que les
corruptions et les générations ne sont autres qu'une
circulation, et révolution, aussi éternelle que le temps, mais
qui procède en améliorant ; de là nous pouvons tirer
conséquence, qu'une mouche à miel est plus noble qu'un
taureau mort, duquel elle à pris naissance, ou qu'une guêpe
produite d'un cheval mort, est aussi plus noble que lui. Ce
que le Sage confirme, disant, qu'un chien vivant vaut mieux
qu'un lion mort, étant chose très assurée que l'être animé,
est plus noble que celui qu'il n'est point. Nous pouvons
affirmer autant de nôtre or, lequel ayant comme morte, et
enclose dedans sa masse pesante, compacte, serrée et close,
est sensée du tout morte ; mais si nôtre eau (et la sienne) le
peut dilater et ouvrir, alors cette vie semble ressusciter et
agit pour faire paraître sa vie végétative. Ce que
sensiblement nous reconnaissons pour être véritable, alors
que la couleur noire commence à paraître en l'œuvre, et que
la chaleur agit dans l'humidité ; car il est certain que cette
triste couleur ne saurait indiquer autre chose que la
corruption, et si il n'y a point de corruption qui n'accepte la
subséquente génération, il sera évident que l'or corrompu
régénèrera, et prendra une nouvelle génération, pour
s'améliorer autant de fois que la corruption arrivera.
Il coûte donc, qu'il y a un certain germe dedans l'or, qui
comme celui d'un grain de froment peur germer, et fructifier
pour la conservation de son l'espèce, s'il est mis dans sa
propre matrice qu'est l'eau hyléale, et le premier être de l'or
même, et cest cette eau qui brûle l'or mieux que le feu, et le
fait pourrir, comme étant plus chaud que l'or.
Ah ! Combien de gens ont été déçus en cet art, pour n'avoir
point fait réflexion sur le germe de l'or ? Est-ce merveille si
nous voyons trop souvent errer la tourbe ignorante des
alchimistes de ce temps, qui n'ont pas goûté seulement de
lèvres la sacrée philosophie, puisque les plus doctes de
l'antiquité ont chappé en cet endroit et se sont fourvoyés du
sentier de la connaissance de ce germe ? Néanmoins, il
savaient bien que Dieu en ses idées éternelles avait avant les
temps prévu par la sapience infinie, à ce que tout ce qu'il
créerait fut conservé par un ordre éternel, afin que les
individus de chaque espèce soient perpétués durant le
temps, ce pour quoi faire, il a donné (comme il est dit
précédemment) le sperme aux animaux, la semence aux
plantes, les surgeons, et le plant pour multiplier les arbres,
et le germe aux substances métalliques et minérales ; et
nonobstant cette connaissance, qui les devait mener à la
croyance que toute chose engendre son semblable par une
génération univoque. Ils se sont emportés à travailler sur
des matières si éloignées du principe aurifiant, que le
souvenir en fait horreur à celui qui est au centre de cette
connaissance. La confession de Trévisan, de Zachaire, et de
plusieurs autres, montre en quelle erreur ils étaient plongés
avant cette connaissance ; lesquels travaillaient sur des blanc
d'œufs, des harengs, de l'urine, du sang, et sur une infinité
de matières aussi peu capables d'aurifier, ou d'argentifier,
qu'un crapaud est capable d'engendrer un éléphant.
Or puisque tous ces gens là ont été fautifs en leur élection,
et du premier abord ils ont reconnus quel était le vrai
principe tant actif que passif de nôtre Pierre ; faisons profit
de leurs erreurs, et disons que nôtre Pierre, quoiqu'elle soit
quasi Divine, elle est faite néanmoins naturellement de
principes naturels, et il est raisonnable de croire que tout
ainsi que ce Soleil et l'homme engendre l'homme, le taureau
un autre taureau, le coq d'inde, un autre coq d'inde, un
poisson des autres poissons, la laitue, parla semence une
autre laitue, et consécutivement des autres choses, que ainsi
l'or engendrera l'or, l'argent l'argent, la pierre précieuse une
autre selon son espèce, et que tout se multiplie en son
espèce univoquement, si la semence, le sperme ou le germe,
est reçu en sa propre matrice, et assisté par l'agent externe,
gouverné par un docteur de justice qui le sache administrer
comme requiert la matière, et selon le temps de son
commencement, de l'accroissement, l'état, et la déclination
du fœtus.
Par ceci nous trouverons très facile se qui nous semble
grandement difficile, et que Salomon avait raison de dire
dans ses proverbes, que la science était facile à celui qui
entend, et à cette cause, je vous ai donné à entendre en
termes propres et dénués de tout masque, ce qui dépendait
de l'entière connaissance de nôtre œuvre, afin que vous ne
puissiez errer en l'élection de vôtre agent et patient. Ce qui
jusqu'à présent n'a été fait par tous ceux qui m'ont précédé ;
aussi n'ont-ils jamais prouvé leur science être réelle, à raison
qu'ils n'osaient procéder par certaines démonstrations,
comme 'on fait aux autre sciences, dans lesquelles les termes
sont exprès emphatiques ; mais en cet art, ils ont caché
lesdits termes, pour ne pas découvrir la vérité de la science.
Et ainsi elle est demeurée ensevelie dans leurs écrits,
lesquels n'ont été que pour eux, et pour ceux qui étaient
grandement bien initiés dans la connaissance du secret, ou
qui jouissaient d'un excellent jugement, d'un bon esprit, et
d'une sublime imagination, pour pénétrer dedans le
sanctuaire de la nature, et d'un œil spirituel, concevoir
comme tout est reproduit par son semblable ; et ceux-ci ont
véritablement vu le germe de l'or, au moyen duquel il
pouvait se repeupler dedans le ventre de sa mère, et sa mère
n'est autre chose que l'eau, qui arrosait toute la terre du
jardin d'Éden, avant que la pluie ait été engendrée ; c'est à
dire la rosée, combien que l'eau de pluie recueillie en un
temps bien constellé, en une région saine, en en temps non
fulgureux ou tempétueux, mas calme et tranquille, et
modérément chaud, puisse faire le même, comme ayant la
vie de l'air qui la féconde et engrossit du germe prolifique
que nous y cherchons. Cette eau étant si humide et
fécondement pleine des universelles semences, que nous
voyons plus profiter aux plantes, une douce pluie, que si
toute la terre était arrosée d'eau de puits ou de fontaine, ce
qui témoigne assez que cette fécondité lui est donnée de
l'air, lequel l'anime et lui donne la vie, et lui fait procréer les
trois semences universelles, à savoir, animales, végétales, et
minérales, et que les météores se font aussi bien dans les
nuées, qu'en l'air même.
Or de tout ce qui est dit dessus, nous tirons le vrai
enseignement de l'Alchimie, et disons, que pour aurifier et
pondérer son semblable, infailliblement il faut de l'or,
comme pour argentifier il faut de l'argent, et que sans le
Soleil, la Lune et le Mercure, il est impossible de faire
quelque chose de bon, fixe et permanent, en cette sacrée
science ; et celui qui ne peut connaître le germe que l'or
porte dedans son intrinsèque, avec la parfaite genèse et
composition élémentaire, est en voie d'erreur, et ne
produira, sinon les chimères qu'il enfantera en son esprit,
mais celui qui sait bien la généalogie des éléments, leurs
propriétés et qualités, tant actives que passives, et qui
connaît l'or en son intrinsèque, parviendra au but désiré, s'il
travaille avec la crainte de Dieu, et à l'honneur de celui-ci.

Iseautope Sceliez 2014

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