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Economie et Finance
Gestion des risque bancaire: définition, mesures,
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gestion, déterminants et impact sur la performance
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par Med Slilm ben mahfoudh Maalej Bilel
IHEC Sfax - HEC option finance 2007
Introduction générale
L'environnement bancaire est devenu très instable et très vulnérable face aux différentes
fluctuations de la sphère monétaire, face à ces différentes perturbations les banques sont
de plus en plus menacé par une diversité de risques nuisant à son activité et à sa position
sur le marché financier.
Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité.
Mais réduire le danger et réduire le risque sont deux choses distinctes. La réduction des
risques est une démarche archaïque par rapport à celle de la réduction des dangers.
L'évaluation des risques est le facteur déterminant de toute prise de décision. Elle est bien
trop souvent intuitive dans nos actions de tous les jours, mais gagne à être formalisée dans
le cadre d'un projet industriel qui comporte une dimension financière.
Donc le risque apparaît comme l'un des défis actuels des dirigeants pour le définir, le
mesurer et le gérer pour améliorer la performance.
Partie 1 : Les risques bancaires : cadre conceptuel
1. Définition
Le risque désigne un danger bien identifié, associé à l'occurrence à un événement ou une
série d'événements, parfaitement descriptibles, dont on ne sait pas s'ils se produiront mais
dont on sait qu'ils sont susceptibles de se produire dans une situation exposante. Il est aisé
de comprendre pourquoi la notion de risque, ainsi définie, ne permet pas de décrire les
situations d'incertitude et de rendre compte des modalités de la prise de décision dans de
tels contextes. On sait ce qu'on ne sait pas mais c'est à peu près tout ce que l'on sait : il n'y
a pas de meilleure définition de l'incertitude. Savoir anticiper, traquer les débordements
potentiels, mettre en place un système de surveillance et de collecte systématique des
données pour déclencher les alertes dès que des événements inhabituelles se produisent :
la liste des mesures à prendre est longue, qui suggère que l'ignorance n'est pas une fatalité
et que raisonner en terme d'incertitude, c'est déjà se donner les moyens d'en prendre la
mesure.
2. Fondement théorique
Qu'il soit de crédit, de change ou du taux d'intérêt, la problématique du risque bancaire fait
partie des thèmes récurrents de l'actualité. Le risque bancaire est, à tort, considéré comme
bien identifié. En réalité, le risque bancaire connaît une explosion "démographique".
Juvin (2001) dans son analyse distingue huit classes de risque: Le risque commercial, le
risque informatique, le risque opératoire, le risque juridique et fiscal, le risque politique, le
risque de concurrence, le risque d'environnement, et le risque des ressources.
Face à cette nomenclature explosive, la culture bancaire traditionnelle s'essouffle. Pour y
faire face, les établissements bancaires hiérarchisent les risques, mettent en place une
charte de contrôle pour chaque risque et clarifient les responsabilités. Mais l'essentiel
réside dans une évolution nécessaire et délicate de la culture du risque.
Une littérature importante s'intéresse à la notion de risque et de performance. Cette
littérature découle de la modélisation de Shrieves et Dahl (1992) qui démontrent une
influence simultanée et positive entre l'évolution du niveau de capital et l'évolution du
niveau de risque des banques américaines. Ainsi, à une hausse du niveau de risque
correspond une hausse du niveau de fonds propres détenu et inversement. De même,
d'autres travaux confirment cette relation à savoir Kwan et Eisenbeis (1995) pour les
banques américaines, Altunbas et al. (2004) pour les banques européennes, Heid et al.
(2004) pour les banques allemandes et Godlewski (2004) pour les banques des pays en
développement.
D'autres travaux arrivent aux mêmes conclusions sur le fond que Shrieves et Dahl
concernant la prise de risque des banques mais il y a un point de distinction qui réside dans
l'indicateur du niveau de capital qui est retenu dans ces études. Dans les travaux de
Shrieves et Dahl et ceux qui suivirent et démontrèrent une influence positive et simultanée,
l'indicateur retenu est le ratio fonds propres sur total des actifs bancaires. Cependant, les
travaux de Jacques et Nigro (1997), Aggarwal et Jacques (2001) pour les banques
américaines, Van Roy (2003) pour les banques européennes, Rime (2001) pour les
banques suisses et Murinde et Yaseen (2004) pour les banques africaines et du Moyen-
Orient trouvent une influence simultanée, mais négative entre le niveau de capital et le
niveau de risque. L'indicateur du niveau de capital retenu alors est le ratio Cooke, c'est-à-
dire un ratio qui intègre des pondérations en risque selon la nature de l'actif bancaire. Ces
résultats semblent en apparence différents, mais l'interprétation aboutit à reconnaître
l'intérêt de la réglementation Cooke dans la contrainte d'une prise de risque excessive des
banques.
Enfin, les travaux de Kwan et Eisenbeis (1995), Altunbas et al. (2004) et Godlewski (2004)
mettent en évidence une influence simultanée, mais négative entre le niveau de risque et la
performance de la banque. Ce résultat indique qu'une hausse du niveau de risque de la
banque conduit à une baisse de la performance et réciproquement. Ce résultat s'inscrit
dans la filiation des préconisations du Comité de Bâle et souligne l'intérêt d'une réduction
de la prise de risque en vue d'améliorer la performance de la banque.
Chapitre 1 : les risques bancaires : définitions et Mesures
Introduction
Les risques bancaires sont nombreux et divers. Nous allons nous intéresser, dans ce
chapitre, à l'énumération de quatre risques dont on va présenter les définitions et les
mesures.
Section 1 : Risque de crédit
1. Définition
Le risque de crédit est défini comme étant le risque de perte auquel la banque est exposée
en cas de détérioration ou de défaillance de la contrepartie. Il résulte de la combinaison de
3 facteurs : le risque de contrepartie, le risque d'exposition et le risque de récupération
(modèle dit CER).
1.1. Risque de contrepartie
Le risque de contrepartie est caractérisé par la probabilité de défaillance du client relative à,
principalement, 2 facteurs qui sont la qualité du débiteur (classe de risque ou notation) et la
maturité du crédit.
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