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Atomistique 1

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Université Cadi Ayyad

Faculté Polydisciplinaire
Safi

Département de Chimie

Filières SMP-SMC
Semestre 1

Cours d’Atomistique

Pr. M. El HIMRI Pr. H. ANANE

Octobre 2015
Université Cadi Ayyad
Faculté Polydisciplinaire
Safi
Département de Chimie

Plan du cours
Chapitre I: Constituants et caractéristique de l’atome

Chapitre II: Modèles classiques de Rutherford et de Bohr

Chapitre III: Constituants Modèle ondulatoire

Chapitre IV: Structure électronique, classification et


propriétés des éléments
Chapitre V: Radioactivité
Université Cadi Ayyad
Faculté Polydisciplinaire
Safi
Département de Chimie

Chapitre I

Constituants et
caractéristique de l’atome
I- La limite de la diversité de la matière

Expériences
- Certains solides peuvent être broyés et réduits en
poudre très fine.
- Les liquides peuvent être pulvérisés sous forme de
très petites gouttelettes.
- L’odeur d’un parfum se répand dans tout le volume
d’une pièce.

Conclusions
- Il est possible de diviser infiniment la matière.
- La diversité de la matière a une limite.
- La matière est formée d’un agglomérat des particules
appelées atomes.
4
Selon John Dalton (1808) l’atome est la
plus petite entité de la matière, il est sous
forme d’une sphère pleine, indivisible et
indestructible.

La combinaison de plusieurs atomes conduit


à des composés dit molécules.

5
II- Découverte des particules
fondamentales

II.1- Existence des électrons dans la


matière

Expérience
On établit une forte différence de potentiel entre deux
électrodes métalliques placées aux extrémités d’une
ampoule de verre contenant un gaz et dans laquelle on peut
progressivement réduire la pression.

6
Figure : Expérience des rayons cathodiques

Rayons cathodiques Fluorescence du verre

Cathode Anode

Vers une pompe à vide


7
Figure : Expérience des rayons cathodiques

Rayons cathodiques Fluorescence du verre

Cathode Anode

Vers une pompe à vide


8
Observations
Phénomène de luminescence : pour une pression de 0,1 à 0,01
bar, le gaz devient lumineux entre les électrodes.
Phénomène de fluorescence : pour une pression inférieure à
0,01 bar, le gaz reste obscur mais le verre de l’ampoule devient
fluorescent à l’opposé de l’électrode négative.

Conclusion
Le phénomène de fluorescence est dû à l’impact de rayons
invisibles sur le verre, issus de la cathode, appelé rayons
cathodiques.

Jean Perrin (physicien français, 1870-1942) et Joseph Tomson


(physicien anglais, 1856-1940) ont mis en évidence qu’il s’agit en
fait d’un flux de particules de charge électrique négative.

9
Ils sont déviés par un champs électrique vers le pôle
positif, ce qui indique que les particules constituant ces
rayons sont chargées négativement.

En 1891, Stoney a donné le nom d'électron pour les


particules constituant les rayons cathodiques.

Quelques années plus tard les expériences de


Thomson et Millikan, nous ont permis de déterminer
la charge e et la masse me de l'électron :
e = 1,602 . 10-19 Coulomb ou C
me = 9,109 . 10-31 kg.

10
II.2- Existence du noyau et des nucléons

Questions :
 Quelle est la contrepartie de la charge négative des
électrons puisque la matière est globalement neutre ?
 Où il réside la masse de l’atome ?
II.2.1- Expérience de Rutherford
Lord Ernest Rutherford (physicien anglais, 1871-1937,
prix Nobel 1908)

L’expérience consiste à envoyer sur une feuille d’or très


mince un faisceau de particules α.
11
Ecran Fluorescent
Rayon alpha (α) Feuille d’or

Source des
rayons alpha (α)

Figure : Expérience de Rutherford

12
Figure : Trajectoires des rayons α
13
Observations
La plupart des particules traversent la
feuille d’or sans être déviées.
Certaines particules sont soit déviées, en
traversant, comme si elles étaient
repoussées par un corps de charge positive,
soit renvoyées en arrière.

Conclusion
On met en évidence l’existence d’un noyau
minuscule, dense, positif dans l’atome. Il
présente presque toute la masse de l’atome.
14
Donc un atome est constitué d'un noyau qui est lui-même
composé de deux types de particules protons et de
neutrons appelées nucléons autour lesquels gravitent des
électrons.

15
II.2.2- Caractéristiques du noyau
Les nucléons d’un noyau sont de deux sortes de charge :
- de charge positive, c’est un proton (p)
- de charge neutre, c’est un neutron (n)

électrons neutrons protons

charge (C) -1,602 10-19 Pas de charge +1,602 10-19

masse (Kg) 9,109 10-31 1,675 10-27 1,673 10-27

Tableau : Caractéristiques des constituants de


l’atome 16
 Chaque noyau possède Z protons et N neutrons.
 Le noyau a une charge électrique positive +Ze.
 Le nombre Z est appelé numéro atomique ou nombre
atomique ou nombre de charges.
 Chaque valeur du numéro atomique Z définit un élément
chimique.
 la somme du nombre de protons Z et du nombre de
neutrons N (A = N + Z) est appelée le nombre de
masse A.
 Pour un élément donné, le nombre de protons est fixe
mais le nombre de neutrons peut varier.

17
Conventionnellement, on représente un élément
E par son symbole affecté d'un indice inférieur
égal à Z et d'un indice supérieur égal à A :
A
Z E

Protons Z = 20
Neutrons N = A – Z = 40-20 = 20
18
 Les isotopes sont des atomes d’un même
élément dont les noyaux présentent le même
nombre de protons et un nombre différent de
neutrons.

19
Le nombre d’électrons:
Le nombre d’électrons est égal à Z s’il s’agit
d’un atome neutre. S’il s’agit d’un ion, il est égal
à Z augmenté de la valeur absolue de la charge
si celle-ci est négative (il y a plus d’électrons
que de protons) c’est un anion, et diminué de
cette valeur si elle est positive (il y a moins
d’électrons que de protons) donc c’est un cation.

Exemple
20Ca : le nombre d’électrons dans cet ion est donc 20-2 = 18.
2+

9F : le nombre d’électrons dans cet ion est donc 9+1 = 10.


-

20
II.2.3- Masse atomique et Masse moléculaire

 La masse atomique et Unité de masse Atomique


(u.m.a)

La masse atomique est égale à la somme des masses des


constituants de l'atome: matome = Zme + Zmp + Nmn
( en kg ).

Elle s’exprime par des nombres extrêmement petits.


Même l’atome le plus lourd a une masse inférieure à
5.10-26 Kg. Il a donc été commode de définir une unité
spéciale grâce à laquelle les masses des atomes peuvent
être exprimées sans avoir utiliser des puissances de 10.
21
On a choisi le carbone 12 comme atome de référence ,
et on a attribué arbitrairement la valeur exacte 12,00
à sa masse. Cela revient à choisir comme unité pour
exprimer la masse relative des autres atomes le 1/12
de la masse de l’atome de carbone. Cette unité est
appelée unité de masse atomique et elle est désignée
par le symbole u.m.a.

 La mole et le Nombre d’Avogadro


La mole est la quantité de matière qui contient autant
d'atomes qu'il y a dans 12g de carbone 12. Le nombre
est appelé Nombre d'Avogadro N : N = 6,0221. 1023

22
Par convention une mole de carbone C12 pèse 12 g et elle
correspond à N atomes de carbone et la masse d’un
atome vaut 12 u.m.a donc 12 g = N x 12 u.m.a

1 u.m.a = 1,66 10-24 g = 1,66 10-27 Kg

23
 La masse molaire

La masse d'une mole d'atomes d'un élément est


appelée la masse molaire de l’atome

24
 La masse moléculaire

La masse moléculaire est égale à une somme de nombres,


chaque nombre étant le produit de la masse atomique d’un des
éléments apparaissant dans le composé multiplié par le
nombre d’atomes de cet élément, indiqué dans la formule. Son
symbole est M.

Exemple
la masse moléculaire de l’eau est :
M(H2O) =(1,008 x 2) + (16,00 x 1) = 18,016

25
Université Cadi Ayyad
Faculté Polydisciplinaire
Safi
Département de Chimie

Chapitre II

Modèles classiques de
Rutherford et de Bohr
Questions:
Comment sont répartis les électrons d’un atome
par rapport au noyau supposé fixe?

Pour trouver une réponse à cette question de la


structure de l’atome plusieurs modèles ont été
élaborés (proposés) répartis en deux grandes
classes.
Modèles Classiques: Modèle de Rutherford
Modèle de Bohr

Modèle moderne: Modèle Quantique


(Équation de Schrodinger)

27
I- Les modèles classiques de l’atome

I.1- Modèle de Rutherford


Lord Ernest Rutherford (physicien anglais, 1871-1937,
prix Nobel 1908)

Rutherford a supposé que l’atome est constitué d’un noyau


dense chargé positivement et contenant la majorité de
masse de l’atome, autour duquel les électrons tournent
comme les planètes autour du soleil sous l’effet des
forces d’attraction gravitationnelle. Ce modèle est appelé
aussi Modèle planétaire

Il a utilisé la mécanique classique comme loi physique pour


étudier le mouvement de l’électron en considérant que:

28
électron
Noyau
Orbite

Figure 1: Modèle planétaire


Il a utilisé la mécanique classique comme loi physique pour
étudier le mouvement de l’électron en considérant que:

- L’électron est soumis à deux forces égales et opposées : force


d’attraction coulombienne du noyau et force centrifuge (de
répulsion).

- L’énergie totale du système = l’énergie cinétique + l’énergie


potentielle
29
Application à l’atome d’hydrogène
L’atome d’hydrogène est constitué d’un électron et d’un
noyau contenant un proton. L’électron tourne autour du
noyau avec une vitesse V (figure 2)

Figure 2 : Différentes forces exercées sur


l’électron d’un atome
30
L’électron est soumis à:

- Condition de stabilité Fa = Fc

31
4

5 3

Or ET = Ec + Ep

7
ET = - Ec

32
D’après Rutherford, l’électron se trouve
en mouvement circulaire. Il émet un
rayonnement avec une perte d’énergie, ce
qui provoque :
soit un ralentissement du mouvement,
soit une diminution du rayon.
Dans les deux cas, ce phénomène devrait
provoquer une chute de l’électron sur le
noyau.(figure 3)
Ce qui est contradictoire avec la réalité
de la structure atomique.
33
+ -

Figure 6 : Trajectoire de l’électron selon le


modèle de Rutherford

34
I.2- Modèle de Bohr
Niels Bohr (physicien danois, 1885-1962, prix Nobel
1922)

En 1900 Max Plank (physicien allemand, 1858-1947) a


supposé que les systèmes émettent des
rayonnements par saut d’énergie hν
(h constante de Planck, ν est la fréquence de la
radiation).

En basant sur cette proposition, Bohr a complété la


théorie de la mécanique classique (la proposition de
Rutherford : mouvement circulaire de l’électron
autour du noyau) en ajoutant des postulats /
hypothèses suivantes:
35
Hypothèse mécanique :

1. l’électron tourne autour du noyau fixe sur des


orbites stationnaires circulaires de rayon bien
déterminé.

2. Lors du mouvement de l’électron sur une orbite


quelconque il ne peut ni émettre ni absorber de
l’énergie.

3. Chacune de ces orbites a une valeur d’énergie bien


définie qui reste constante avec le temps. Il s’agit
d’un état stationnaire.

36
8

37
Hypothèse sur le moment cinétique orbital
le moment cinétique mvr de l'électron sur une orbite ne
peut prendre que certaines valeurs multiples entieres de
tel que : 9

h est la constante de Planck (h = 6,626 10-34 J.s)


n est un nombre entier non nul appelé nombre quantique
principal

Ce résultat permet de déterminer les rayons et les


énergies correspondant aux orbites de l’atome (niveaux
d’énergie).

38
Calcul du rayon de l’atome

Or d’après la condition de stabilité on a trouvé 10

Soit donc

On trouve alors

L’expression du rayon r est donc


r est en fonction de n pour cette raison on écrit r indice n : rn
11

rn = rB n2
rB appelé rayon de Bohr
39
40
Calcul de l’énergie

On a déjà établi les expressions : 7

Énergie totale

Rayon 11

On détermine l’expression de l’énergie en remplaçant la valeur du


rayon dans l’expression de En
L’expression de l’énergie devient alors :
Finalement

12

L’énergie de l’atome d’hydrogène à l’état fondamentale (Z = 1, n = 1)


est donnée par l’expression :
13

41
14

15

42
II- Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène

II.1- Étude expérimentale

Pour observer le spectre d’émission d’hydrogène, on produit


une décharge électrique dans un tube contenant de
l’hydrogène gazeux. Les atomes excités émettent une lumière.
Si on fait passer cette lumière à travers un prisme, on obtient
sa décomposition en une série de raies.

43
Figure 7: Expérience et allure du spectre d’émission
de l'atome d'hydrogène

44
II.2- Formule de Ritz

Selon Ritz (1908) les longueurs d’onde de raies émises


sont données par la spectroscopie par la formule
suivante:
16

(Z =1)

Formule de Ritz

où RH est la constante de Rydberg pour l’hydrogène (RH =


1,097373.107 m-1), n et p les niveaux d’énergie, sont des
nombres entiers positifs tels que p > n, (n = 1, 2, 3, etc. ; p
= (n+1), (n+2), (n+3), etc.

45
Pour chaque valeur de n ; on obtient une série de raies :

 Pour n1 = 1 : Série de Lyman : (ultraviolet )


 Pour n2 = 2 : Série de Balmer : (visible )
 Pour n3 = 3 : Série de Paschen : (infrarouge proche )
 Pour n4 = 4 : Série de Brackett : (infrarouge)
 Pour n5 = 5 : Série de Pfund : (infrarouge lointain )
 Pour n6 = 6 : Série de Humphreys : (infrarouge lointain )

46
UV Visible IR

E1=-13,6 eV

Figure 8: Niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène


47
Chaque niveau est définit par une valeur du nombre
quantique principal n :
 le premier (n=1) correspond à la trajectoire la plus
proche du noyau ; l’électron possède donc une énergie
plus basse (E1 = -13,6 eV), on dit que l’atome est dans son
état fondamental.
 Lorsque n >1, l’énergie de l’électron augmente, l’atome est
dans un état excité, l’électron est de plus éloigné du
noyau
 Et au dernier (n= ), l’électron en est complètement
séparé. L’atome est alors devenu un ion, par perte de son
électron (H H+ + e- ).

48
II.3- Interprétation du spectre atomique par la
théorie de Bohr

D’après Bohr, si l’électron passe d’un niveau d’énergie


permis Ep (Ei) à un autre niveau Eq (Ef), il y a absorption ou
émission d’un rayonnement.

Absorption Emission
nf Eq nf Eq

ni Ep ni Ep

Phénomènes d’absorption et d’émission


49
L’énergie de transition est la différence d’énergie entre
l’état excité Eq et l’état fondamental Ep. 8

On a la Relation de Planck

En outre la relation 15 donne

et

16
On pose
50
17

on aura :

En plus on a Z = 1
18

Formule de Ritz

avec RH est la constante de Rydberg RH = 1,1 107 m-1

51
Le calcul effectué repose sur l’immobilité du noyau
(fixe), un traitement plus rigoureux doit tenir en compte
le mouvement du système (électron + noyau). A cet
effet, on remplace dans toutes les expressions
précédentes m = me par la masse réduite μ avec
19

52
II.4- Diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène

Kλ Lγ Mβ

Kγ Lβ Mα
Kβ Lα

Diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène

53
II.5- Insuffisance de la théorie de Bohr

La supposition des orbitales circulaires pour l’électron


dans le modèle de Bohr ne prévoit pas ni les déplacements
des raies (effet Stark) ni le dédoublement des raies (c’est
l’effet Zeeman). Ce modèle a été affiné par Sommerfeld
pour expliquer ces deux phénomènes sur la base des
trajectoires elliptiques, cette théorie malgré tous s’est
avérée insuffisante pour les autres atomes
polyélectroniques.
Ce modèle fut donc finalement abandonné et remplacé par
le modèle quantique (ou ondulatoire).

54
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Faculté Polydisciplinaire
Safi
Département de Chimie

Chapitre III

Constituants Modèle
ondulatoire

55
I- Introduction

La mécanique ondulatoire est une théorie qui va


permettre de déterminer précisément les énergies
possibles de l’électron. La notion de trajectoire est
remplacée par celle de la probabilité de présence de
l’électron en un point donné de l’espace et cela repose
sur la nature ondulatoire de l’électron. A cet électron on
associe une fonction d’onde (dit aussi fonction d’état ou
fonction propre).

56
II- Dualité ondulatoire et corpuscule de la matière

II.1- Description

La lumière possède un double caractère :


 Ondulatoire : pour expliquer les phénomènes de
propagation, d’interférences, de diffraction, etc.
 Corpusculaire : pour expliquer l’effet photoélectrique,
l’effet Compton, etc.

L’existence des interférences prouve le caractère


ondulatoire de la lumière.
Lorsque des rayons lumineux frappent la surface d’un
métal, des électrons sortent de la surface (sont
arrachés). Donc la lumière se compose dans ce cas comme
un corpuscule.
57
II.2- Relation de Louis De Broglie (1924)

De Broglie associa à tout flux de particules identiques


(électrons, neutrons, protons…) caractérisée par de
masse m une vitesse v une longueur d’onde λ:

1 m : masse de l’électron
v : vitesse de l’électron
λ: longueur d’onde associée
à l’électron

La postula de De Broglie implique que la particule


possède un caractère corpusculaire et ondulatoire. Elle
se considère comme le point de départ de la théorie de
la mécanique ondulatoire (quantique).
58
II.3- Principe d’incertitude de Heisenberg (1927)

En mécanique classique est toujours possible de déterminer


simultanément à toute instant les grandeurs caractéristiques
d’un système (position, vitesse, énergie…)
En mécanique quantique, il est impossible de connaître
simultanément la position d’une masse m en mouvement sur
une trajectoire avec une vitesse V et sa quantité de
mouvement p.(p = mV) où bien l’énergie et le temps. En effet
le produit de leurs incertitudes est liée par la relation de
Heisenberg 2

Avec ∆x,∆E l’incertitude sur la position x et l’énergie E


∆px = mΔv l’incertitude sur la quantité de mouvement
∆t : l’incertitude sur le temps 59
La notion de trajectoire de la mécanique
classique n’existe plus dans la mécanique
quantique, elle est remplacé par un nuage
électronique plus ou moins opaque.
La localisation de l’électron n’est plus de telle ou
telle endroit mais l’électron a une certaine
probabilité d’existence à tel ou tel endroit que
l’on appelle orbitale d’où le modèle quantique.

60
III- L’électron en mécanique quantique
III.1- Fonction d’onde

Le modèle quantique de l’atome, ou le modèle


ondulatoire, ne considère plus l’électron comme
une particule mais il lui associé une onde. Son
amplitude en chaque point de l’espace est
donnée par une fonction mathématique, appelée
fonction d’onde, ou orbitale Ψ (psi).

61
III.2- Densité de probabilité de présence

La fonction d’onde Ψ(x,y,z) n’a pas, par elle-


même de signification physique. Par contre, la
valeur de son carré détermine la probabilité dP
de trouver l’électron à l’instant t dans un élément
de volume dV autour d’un point M de coordonnées
x,y,z tel que : dP = Ψ2 . dV 3
4
Le rapport est appelé densité de
présence de l’électron en un point considéré.
Si le volume dans lequel on cherche
l’électron est l’espace entier, L’électron se trouve
forcément quelque part, pour un rayon infini, la
probabilité est 1 (=certitude). L’intégrale de Ψ2
pour l’espace entier satisfait donc à la relation:
5 (condition de normalisation)
62
III.3- Equation de Schrödinger
En 1926, Schrödinger a montré que la
fonction d’onde Ψ et l’énergie E sont solution
d’une équation différentielle (dérivées
partielles du second ordre) appelée équation de
Schrödinger : 6
HΨ(x,y,z) = EΨ (x,y,z)

Avec H: operateur Hamiltonien


E: énergie totale dite Valeur propre
Ψ: fonction propre

63
III.3-1 Résolution de l’équation de Schrödinger
6
7
On a HΨ(x,y,z) = EΨ(x,y,z)

9
l’équation devient 7 alors :

La résolution de cette équation conduit aux différentes


valeurs de E et Ψ :
10

C'est la même expression que celle trouvée par Bohr pour


l’atome d’hydrogène. (Z = 1)
64
Dans le cas d’un hydrogénoide (Z est diffèrent de 1)
11

Pour la fonction d'onde Ψ (orbitale atomique), elle fait


intervenir quatre nombres appelés "nombres quantiques" qui
caractérisent l'état d'un électron. Ces quatre nombres sont :
n, l, ml et ms (s).

65
III.3-2 Les nombres quantiques
III.3-2-1- Nombre quantique principal: n (n є N*)

- n peut prendre toutes les valeurs entières


positives (n = 1, 2, 3,...)
- il détermine la valeur possible de l’énergie de
l’électron.
- il donne une idée sur le volume de l’atome.
- il définit les niveaux des couches électroniques
 à n =1 correspond la couche K,
 à n =2 correspond la couche L,
 à n =3 correspond la couche M,
 à n =4 correspond la couche N. 66
Plus n est élevé plus la taille de l’orbitale et l’énergie
sont importantes.
Le nombre maximum d’électron que peut contenir
une couche est 2 n2.

III.3-2-2 Nombre quantique secondaire ou azimutal: l


(0 ≤ l ≤ n-1)
-l prend toutes les valeurs entières entre 0 et n-1
(l = 0, 1, 2,...n-2, n-1) c.à.d n valeurs de l.
- il définit la forme et la symétrie du volume
occupé par l’électron : orbitales qui sont nommées
par des lettres romaines minuscules.
- à chaque valeur de l correspond un type
d’orbitale de symétrie différente. 67
Plutôt que de désigner les orbitales atomiques Ψn,l,m
par le triplet (n, l, m), on utilise les notations : s, p,
d, f, …(d’origine spectroscopique) précédées de
l’indication de la valeur n.

Pour
- l=0 orbitale s : est sphérique
- l=1 orbitale p : de forme d’un haltère
- l=2 orbitale d : de forme de deux haltères
croisés

68
- il définit le nombre de sous-couche
électronique contenue dans une couche.
Exemple

pour n=3 : l = 0: sous-couche 3s


l = 1: sous-couche 3p
l = 2: sous-couche 3d

Le nombre maximum d’électron que peut contenir


une sous couche est 2(2l+1)

69
III.3-2-3 Nombre quantique magnétique: m ou ml
(-l ≤ m ≤ l)

- m peut prendre (2 l+1) valeurs entières


comprises entre -l et +l.
- il définit le nombre d’orbitales, appelés cases
quantiques, de chaque sous couche. Elles sont
symbolisés par un rectangle

70
Exemple

0 m=0 s
Pour n =2 on a l = +1
1 m= 0 p
-1
Donc on a 4 orbitales ou cases quantiques ( 1 OA s et 3 OA P)

En générale, pour chaque niveau (une couche) n correspond


n2 orbitales (cases quantiques) de même énergie.

71
III. 3-2-4- Nombre quantique de spin : s ou ms
(±1/2)

L’électron est toujours en rotation sur lui-


même, ce mouvement est dit spin.
- pour tout électron, quelque soient les
nombres quantiques n, l, m, le nombre quantique s ne
possède que deux valeurs possibles égales à -1/2 et
+1/2 selon que l’électron tourne sur lui-même dans
un sens ou dans l’autre

72
Par habitude, l’électron de spin s = +1/2, symbolisé
par une flèche vers le haut () est placée à gauche
et l’électron de spin s = -1/2, symbolisé par une
flèche vers le bas () est placée à droite dans une
case quantique

73
Nombre
Notation Nombre Nbre Cases
Couche n l m d’électron
des O.A d’électron quantiques
par couche

K 1 0 0 1s 2 2 1

0 0 2s 2 1

-1 2px
L 2 8
1 0 2pz 6 3

1 2py

0 0 3s 2 1

-1 3px

1 0 3pz 6 3

1 3py

M 3 -2 3dxy 18

-1 3dyz

2 0 3dz2 10 5

1 3dxz

2 3dx2-y2

Description des états d’un électron


74
IV- Description des orbitales atomiques

Une fonction d’onde dépend des nombres


quantiques orbitaux n, l, m. elle est notée Ψn,l,m . La
forme d’une orbitale donnée par la fonction d’onde est
caractérisée par le nombre quantique l. ainsi lorsque :

- l=0 orbitale s : est sphérique m=0


La fonction d’onde décrit alors un électron dans l’état s. (Ψn,0,0 ou Ψns)
S z

x y

Représentation d’une orbitale type s


75
m=+1
- l=1 orbitale p : forme d’un haltère m=0
m=-1
Trois fonctions d’onde de forme haltères décrivent l’état p
notées : Ψn,1,m ou Ψnp ou encore Ψnpx, Ψnpy, Ψnpz

z Py z Pz z
Px

y
x y x y x

Représentation des orbitales type p

76
77
z
dxy z dzx dzy z

y
y x y
x x

dx2-y2 z z
dz2

y y
x x

Représentation des orbitales type d

78
Université Cadi Ayyad
Faculté Polydisciplinaire
Safi
Département de Chimie

Chapitre IV

Structure électronique, Classification et


Propriétés des éléments
I- Structure (configuration) électronique d’un atome

C’est la répartition des électrons sur les orbitales


(couches ou cases quantiques) de différents niveaux
d’énergie. Elle est définit par les quatre nombres
quantiques.
Le remplissage des cases quantiques ou orbitales
atomiques repose sur repose sur 2 règles et 2 principes.

I.1- Principe de stabilité

Les électrons occupent les orbitales atomiques


par ordre croissant d’énergie (règle de Klechkowski)
en commençant par les orbitales atomiques de plus
basse énergie.
80
I.2- Principe de Pauli

Deux électrons d’un même atome ne peuvent avoir leur


quatre nombres quantiques (n, l, m, s) identiques.

Dans une même case quantique (n, l et m sont donc


fixés) on ne peut placer que deux électrons au maximum avec
leur nombre de quantique de spin opposés (antiparallèles ou
appariés).

Exemple
1s2
électron 1 : n1 =1, l1 = 0, m1 = 0, s1 = +1/2
électron 2 : n2 =1, l2 = 0, m2 = 0, s2 = -1/2
81
I.3- Règle de Hund

Lorsque les électrons disposent de plusieurs orbitales


atomiques de même énergie (np, nd, nf), ils occupent le
maximum d’orbitales atomiques (ou cases quantiques) avec
des électrons célibataires (un électron par O.A) qui ont des
spins parallèles (même valeur de s) avant de s’apparier.

82
I.4- Règle de Klechkowski
l'ordre de remplissage des diverses couches et
sous couches s'effectue par valeurs croissantes de la
somme (n + l ). Si deux ou plusieurs couples (n + l )
conduisent à la même valeur, ils seront classés par ordre
de n croissant.

Représentation de la règle de klechkowski : On écrit


les diverses couches et sous couches dans un tableau.
Chaque ligne a une valeur de n et chaque colonne a une
valeur l . Le remplissage se fait selon les diagonales.
Le nombre placé en exposant est le nombre maximal
d'électrons que peut contenir la sous-couche
correspondante : soit 2 * (2 l +1) = 4 l + 2
(1s22s22p63s23p64s23d10…)
83
Ordre de remplissage des niveaux : Règle de Klechkowski
l=0 l=1 l=2 l=3 l=4

K(n=1) 1s2

L(n=2) 2s 2p6

M(n=3) 3s 3p 3d10

N(n=4) 4s 4p 4d 4f14

O(n=5) 5s 5p 5d 5f 5g18

P(n=6) 6s 6p 6d 6f 6g

Q(n=7) 7s 7p 7d 7f 7g 84
On retrouve l’ordre énergétique des sous couches
électroniques

1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d 7p
En,l

Exemple

Cas de l’azote (Z = 7) ; les 7 électrons occupent les sous-


couches suivantes :
2 électrons en 1s, notés 1s2
2 électrons en 2s : 2s2
3 électrons en 2p : 2p3

85
Configuration électronique de l’azote est donc :
en écriture spectroscopique : 1s22s22p3
en écriture quantique (utilisant les cases quantiques)

1s 2s 2p

86
Exceptions à la règle de klechkowsky:

ns2(n-1)d4 ns1(n-1)d5

Anomalie
On a une stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est à
moitié remplie

ns2(n-1)d9 ns1(n-1)d10

87
On a une stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est
totalement remplie

De la même façon
les deux structures suivantes sont instables

ns2(n-2)f6 ns1(n-2)f7
Par rapport à
ns2(n-2)f13 ns1(n-2)f14

Exemples:  Le chrome Cr Z = 24

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d4 Cette structure est instable
88
la structure la plus stable est:
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d5

 Le cuivre Cu Z = 29
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d9 est instable

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d10


C’est la structure la plus stable

89
II- Configurations électroniques simplifiées
 Couche de valence

Dans un atome à l’état fondamental, la couche la plus


externe de l'atome (n est le plus élevé) est la plus
importante, elle fixe les propriétés chimiques de l’atome,
On appelle cette couche la couche externe ou
périphérique, ou encore couche de valence (CV).
Les électrons occupant cette couche de valence sont
appelés électrons de valence.

Néanmoins, si une sous-couche interne n'est pas


totalement remplie, on considéra cette sous-couche
comme faisant partie de la couche de valence.

90
Exemples
 9F, Z = 9, la configuration électronique est 1s22s22p5
la couche de valence est donc 2s22p5

 32Ge,Z = 32, la configuration électronique est


1s22s22p63s23p64s23d104p2

4s2, 4p2 n = 4 (valence) donc la couche de valence est


3d10 sous couche complète CV : 4s24p2

 26Fe,Z = 26, la configuration électronique


1s22s22p63s23p64s23d6

4s2 n = 4 (valence) donc la couche de


3d6 sous couche incomplète (valence) valence est CV : 4s23d6
91
D’une manière générale
pour les éléments s : CV :ns
pour les éléments p : CV :nsnp
pour les éléments d : CV :ns(n-1)d

 Structures électroniques simplifiées

La configuration électronique peut être simplifier en


mettant en évidence la couche de valence ( dernier niveau
s) le reste de la structure est représenté par le gaz rare
(inerte ou noble) dont Z est le plus près possible du
numéro atomique de l’atome considéré tout en restant
inférieur.

92
2He pour 2 < Z < 10

10Ne pour 10 < Z < 18

18Ar pour 18 < Z < 36

36Kr pour 36 < Z < 54

54Xe pour 54 < Z < 86

86Rn pour Z > 86

[configuration du gaz rare] + couches externes

Exemples: on reprend les exemples précédents


 9F, Z = 9 = (2 + 7), la C.E s’écrit [He]2s22p5

 32Ge, Z = 32 = (18 + 14), la C.E s’écrit [Ar]4s23d104p2

 26Fe, Z = 26 = (18 + 8), la C.E s’écrit [Ar] 4s23d6


93
III- Classification périodique des éléments

En 1869, Mendeleiev a classé les 63 atomes, connus


à son époque, par ordre de leurs masses atomiques.
Cette classification eut un succès considérable et
les éléments sont placés en lignes et en colonnes de
telle sorte que:

- Sur une ligne, de gauche à droite, les masses


atomiques sont en ordre croissant.

- les éléments d’une même colonne aient des propriétés


chimiques voisines et ils sont classés dans l’ordre
croissant de leur masse du haut en bas..

94
Cette classification contribua notablement au
développement de la chimie moderne, elle était géniale pour
les raisons suivantes :
- Mendeleiev n’hésita pas à laisser des cases vides, à
inverser l’ordre de certains éléments en affirmant que leur
masse atomique était incorrecte.

- Il pensait qu’on découvrirait plus tard les éléments


manquants. Il décrivit par avance les propriétés que
devraient avoir ces éléments.

Ces éléments furent bien découverts par la suite et ils


présentaient bien les propriétés prévues.

95
III.1- Principe de la classification actuelle

La présentation actuelle de la classification


périodique dérive de celle de Mendeleiev. La
différence fondamentale entre la classification
actuelle et celle de Mendeleiev est que les éléments
ne sont plus classés par nombre de masse croissant
mais par ordre de numéro atomique Z croissant.
Autrement dit, elle est basée sur la structure
électronique des atomes

96
III.2- Description de la classification périodique
des éléments

la classification périodique appelé tableau


périodique, est constituée:

- De 7 lignes horizontales appelées périodes dans


lesquelles les éléments sont disposés de gauche à
droite selon l'ordre croissant de leur numéro
atomique Z. les éléments d’une même période ont la
même valeur du nombre quantique principal n et à
chaque période correspond une valeur de n.
97
- De 18 colonnes verticales qui correspondent à des
familles ou des groupes chimiques. Les éléments
définis par une colonne possèdent une configuration
électronique identique de leur couche externe. Ils
ont des propriétés chimiques ou physiques voisines.
Le tableau périodique est constitué de 4 blocs : s, p, d et f
en fonction de la structure électronique externe des
éléments.

Bloc s: Les éléments de ce bloc présentent la


configuration électronique type de la couche
externe nsx avec x = 1 ou 2. il est constitué par
les colonnes 1 et 2
98
Bloc p: Les éléments de ce bloc présentent la
configuration électronique type de la couche
externe ns2 npx x prend les valeurs de 1 à 6. il
est constitué par les colonnes 13 à 18
Bloc d: Les éléments de ce bloc présentent la
configuration électronique type de la couche
externe (n-1)d
( x nsy x prend les valeurs de 1 à

10 et y prend les valeurs 1 ou 2. il est constitué


par les colonnes 3 à 12

99
100
sulfurides halogènes
terreux (ns2np4) (ns2np5 )
(ns2np1)
alcalins (ns1) carbonides gaz rares
(ns2np2) azotides
(ns2np6 )
alcalino-terreux (ns2np3)
(ns2)

métaux de transition
H He

Li Be (ns2(n-1)dx) B C N O F Ne

Na Mg Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Br Kr

I Xe

Rn

Lanthanides
ns2 (n-2)fx
Bloc f
La Ce

actinides
Ac Th U

ns2 (n-2)fx
Familles des élément de Tableau périodique 101
III.3 Les différents groupes (familles) de tableau périodique

groupe 1- les alcalins : CV (ns1) (Li, Na, K….)


groupe 2- les alcalino-terreux : CV (ns2) (Be, Mg, Ca…)

groupe 3 à 12- les métaux de transition : CV (ns2(n-1)dx)

groupe 13 - les terreux : CV (ns2np1) (B, Al, Ga…)

groupe 14 - les carbonides : CV (ns2np2) (C, Si, Ge…)


groupe 15 - les azotides : CV (ns2np3) (N, P, As…)

groupe 16 - les sulfurides (chologènes): CV (ns2np4) (O, S,


Se…) 102
groupe 17- les halogènes : CV (ns2np5 ) (F, Cl, Br…)
groupe 18- les gaz rares : CV (ns2np6 ) (He, Ne, Ar…)

Deux autres série de 14 éléments, lanthanides et


les actinides qui constituent le bloc f en dehors du
tableau périodique.

103
IV- Propriétés des éléments
Les propriétés physiques et chimiques d’un
élément sont liées au nombre d’électrons et à
la configuration de la couche de valence.

IV.1- Rayons atomique


On peut définir le rayon atomique comme étant
la moitié de la distance entre les deux noyaux
d’une molécule A2 diatomiques liés par une liaison
simple.

104
RA RA

dA-A

 Dans une période le rayon diminue lorsque Z augmente.

 Dans une colonne le rayon augmente lorsque Z augmente.

R diminue le long d’une période


Si Z augmente
R augmente le long d’une colonne

105
Z R

Z
TP
R
R

IV.2- Energie d’ionisation

C’est l’énergie qu’il faut fournir à un atome


à l’état gazeux pour lui arracher un électron.
Les énergies d’ionisation successives sont
associées aux réactions suivantes :
106
+
A A + e- Première Ionisation : Ei1
+ 2+
A A + e- Deuxième Ionisation : Ei2
+ +
A2 A3 + e- Troisième Ionisation : Ei3
(Z-1)+ Z+
A A + e- Zième Ionisation : Eiz

107
Ei augmente le long d’une période
Quand Z augmente
Ei diminue le long d’une colonne

Z Ei

Z
TP Ei
Ei

L'énergie d’ionisation (Ei) varie donc dans le sens inverse


du rayon atomique.
108
IV.3- Affinité électronique

L’affinité électronique (AE) est définit comme


étant l’énergie libérée lorsque un atome gazeux
capte un électron ( c’est le phénomène inverse de
l’ionisation). - -
A + e A

un atome, qui fixe facilement un électron (AE


élevée) en perd difficilement une (Ei1 élevé)
Halogènes. Inversement un atome qui fixe
difficilement un électron (AE faible) le perdra
facilement (Ei1 faible) (Alcalins).

109
Z AE

Z
TP AE
AE

L’affinité électronique varie comme l’énergie d’ionisation,


en sens inverse du rayon atomique.

110
TP

L’électronégativité varie comme l’énergie d’ionisation, en


sens inverse du rayon atomique.
111
Trois échelles différentes sont utilisées pour mesurer
L’électronégativité d’un élément.

Echelle de Mulliken
Mulliken avait défini l’électronégativité comme étant la
moyenne entre l’énergie de première ionisation et
l’affinité électronique de l’élément.

Echelle de Pauling
Dans cette échelle, la différence d’électronégativité
entre deux éléments est évaluée par la formule
suivante :

112
Avec EAB , EAA et EBB sont les énergies des liaisons A-B , A-
A et B-B exprimée en eV.

L’élément de référence est le Fluor auquel Pauling a


attribué une électronégativité de = 4 en (eV)1/2

IV.5- Caractères métalliques des éléments

Un élément métallique c’est un élément qui a la


tendance de perdre facilement un ou plusieurs
électrons. Les métaux se trouvent à gauche et au
centre de tableau périodique, les non-métaux se
trouvent à droite de tableau.
Les éléments qui se trouvent entre les deux familles
ont appelés des métalloïdes ou semi-métaux
113
Caractères métalliques des éléments

Métaux

Non Métaux
H He

Li Be Métalloïdes B C N O F Ne

N
Mg Al Si P S Cl Ar
a

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr

Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe

Cs Ba Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fl Uup Lv Uus Uuo

La Ce Pr Nd pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu

A C
Ac Th Pa U Np Pu m m
BK Cf ES Fm Md No Lr

114
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Chapitre V

Radioactivité
I - Radioactivité naturelle (Becquerel 1896)

I-1 Définition
Le signe le plus perceptible de la radioactivité est
l’existence d’un rayonnement émis par les atomes de
certains nucléides et dont l’origine se situe au niveau de
leurs noyaux.
L’émission de ce rayonnement résulte en effet de la
transmutation (transformation) de l’élément initial en
un autre, par suite de modifications spontanées dans la
composition des noyaux dites désintégration
(destruction). Cette désintégration spontanée de noyau
est appelée la radioactivité. Le noyau qui se
désintègre est dit radioactif.
116
117
+
Ou
+

Exemple:
+

118
 L’émission β− correspond à l’émission d’un e− par le noyau,
accompagnée de la transformation d’un neutron ( ) en
proton ( ) selon l’équation suivante: (excès de neutrons)

Exemple:
+
(protactinium)
119
 L’émission β+ correspond à l’émission d’un e+ par le noyau
(positon), accompagnée de la transformation d’un proton
( ) en neutron ( ) selon l’équation suivante:
excès de protons)

Exemple:
+

+
120
Ils sont constitués par une radiation électromagnétique,
il provient de la transition d’un état excité vers l’état
stable (fondamentale) d’un noyau. Ce rayonnement suit
souvent une désintégration alpha ou bêta

121
Les trois Types de Rayonnements
-

122
II - Radioactivité Artificielle (Irène et Frédéric Joliot-
Curie) (1934)
il s’agit des désintégrations obtenues en laboratoire ou
dans des réacteurs nucléaires. Elle est basé sur deux
processus principales pourtant inverses l’un de l’autre, la
Fission et la Fusion.
II-1 Réaction de Fission
C’est une réaction nucléaire dans la quelle nous avons une
rupture d’un noyau en deux noyaux en libérant une énergie
appelé énergie nucléaire.
Exemple:

+ + +

Cette fission s’accompagne de libération d’une énergie


10
considérable de 207,5 MeV / atome, soit 2,075 10 KJ,mol-1.
123
II-2 Réaction de Fusion
L’union de deux noyaux en un noyau plus lourd fournie plus
d’énergie par nucléo que par la fission.

Exemple:
+

L’énergie libérée vaut 26,7 MeV , soit 0,267 1010 KJ,mol-1.

C’est la réaction la plus utilisé pour la production de


l’énergie (l’électricité), qui ne produit pas ,comme la
Fission, des déchets radioactifs.

124
II-3 Applications de la radioactivité
 Applications en chimie
Ils sont utilisés comme traceurs et ils peuvent d’être utilisé
pour provoquer la réticulation d’un polymère, c’est-à-dire
créer des liaisons supplémentaires entre ses chaînes
carbonées.
Ils sont utilisés dans des domaines variés comme
l’authentification de tableaux, recherche des traces des
explosif….

 Applications en médecine
Ils sont utilisés comme traceurs pour obtenir des images
indirectes de certains organes à partir du rayonnement émis.
et en Radiothérapie: Comme les rayonnements radioactifs
sont dangereux pour les cellules, soumettre des cellules
cancéreuses à un rayonnement radioactif va détruire la
tumeur sans trop abîmer les cellules saines avoisinantes.
125
Applications divers

Le rayonnement gamma, en raison de son action


destructrice des organismes vivants, est utilisé pour
la stérilisation (destruction des micro-organisme),
dans divers domaines: matériel médical, conservation
des aliments, préservation des objets archéologiques
etc.

126
Références Bibliographiques
 Hoefer J.C.F., Histoire de la chimie, Vol 1, Eds. Didot, Paris – France (2010).

 Bonardet J.L. et Fraissard J., L'indispensable en Atomistique, Bréal (2002).

 Zumdahl S.S., Chimie Générale, Eds. De Boek Université, Paris – France (1998).

 Kotz J.C. et Treichel P.M. Jr, Chimie générale, Eds. De Boek Université, Bruxelles – Belgique (2006).

 El Hammioui M., Chimie Générale : Atomistique et Liaison chimique, Université Cadi Ayyad, Marrakech – Maroc (2013).

 Arnaud P., Rouquérol F., Chambaud G., Lissillour R., Boucekkine A., Bouchet R., Boulc’h F., Hornebec V., cours de chimie

physique, 7ème édition, Dunod (2013).

 Petrucci R.H., Harwood W.S., & Herring F.G., General chemistry , Eds. Prentice-Hall Inc., New Jersy – USA (2002).

 Silbry R.J. et Alberty R.A., Physical chemistry, Eds. John Wiley & sons, New Jersey – USA (2001).

 Gruia M, Polisset M., Chimie générale : Atomistique et liaisons chimique, Eds. Ellipses (2001).

 Friedli C. K.W., Chimie générale pour ingénieur, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (2005)

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 Rocquefelte X, Filali Y, Blart E et Thobie C., Chimie : Atome, Liaison et Molécule, Licence 1 portails MIPC-BGC, Université de

Nantes, Nantes - France (a.u.: 2008-2009).

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Pr. M. El HIMRI Pr. H. ANANE


Octobre 2015

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