Pr.
- Le droit est l’ensemble des règles obligatoires qui a pour finalité d’organiser la vie des
personnes en société.
- Depuis très longtemps, des règles spéciales ont concernés les personnes exerçant le
commerce : le droit commercial.
- Le droit commercial est une branche essentielle du droit privé.
- Le droit commercial était traditionnellement le droit des commerçants .
- Mais le commerçant est celui qui accomplit des actes de commerce définis par l’article 6 du
code de commerce. Cet article traduit une conception objective du droit commercial.
- Le droit commercial classique est à la fois le droit des commerçants et des actes de commerce.
Ce droit est aussi celui des institutions majeures. Le droit commercial est le droit du fonds de
commerce, et c’est aussi le droit des tribunaux de commerce.
L’appellation de « droit des affaires » a aujourd’hui remplacé celle du droit commercial du fait
des changements qui ont affecté les réalités économiques.
L’expression « droit des affaires » est de plus en plus utilisée, même si le droit commercial reste
la discipline centrale. L’optique du droit des affaires est plus large.
- L’objectif du droit commercial est de répondre aux nécessités du commerce. Pour cela, il
donne des solutions parfois différentes de celles du droit civil afin de répondre aux exigences
spécifiques de la vie des affaires.
Et simplicité
Les professionnels ont, en principe, moins besoin d’être protégés.
Sécurité
Les transactions ne peuvent se développer que si elles ne risquent pas d’être facilement
contestées .
Les règles de publicité et la tenue de comptabilité contribuent aussi à cette sécurité.
Formalisme
Il se développe dans un but de protection des plus faibles et de recherche d’une plus grande
précision .
Transparence
Les besoins d’information des associés, des tiers des salariés rendent nécessaire la publicité des
situations et actes commerciaux .
Les commerçants utilisent le crédit, depuis longtemps, ils le font par des instruments particuliers
.
L’article 2 du code de commerce établit la hiérarchie des sources du droit commercial : il s’agit
de la loi, des usages et coutumes, doctrine et jurisprudence sans oublier les conventions
internationales.
- La loi 13-97 relative aux groupements d’intérêt économique.
Ce sont des sources non écrites et qui ont une grande importance en droit commercial. Elles
traduisent l’application de la pratique sur la vie juridique.
- Ils désignent des pratiques commerciales habituellement suivies et considérées comme
normales dans un domaine donné.
- Les usages naissent de la répétition fréquente des mêmes actes juridiques, des mêmes
opérations.
- La formation de l’usage est spontanée et collective et quand elle devient générale et
constante, on dit qu’elle s’est transformée en usage.
b- Les usages et les coutumes
- Elle a une portée générale et obligatoire et n’est admise comme telle que si elle est reconnue
par la jurisprudence.
- Elle se différencie de l’usage : d’une part, elle ne requiert, pour son application, aucun
consentement exprès ou tacite des intéressés car elle a force de loi mais elle ne s’impose pas
aux intéressés. D’autres part, elle peut faire échec aux lois civiles.
- Le juge est censé connaître la coutume.
c- La jurisprudence
- Elle est déterminée par l’ensemble des décisions de justice. Elle adapte la loi aux situations
parfois très particulières que les tribunaux ont l’obligation de juger.
- Elle supplée la loi quand des « vides juridiques » ont été créés par l’évolution des mœurs, des
sciences, des techniques.
- Elle inspire parfois des lois nouvelles.
- La jurisprudence est une source indirecte du droit. Le juge par l’interprétation qu’il donne à la
règle de droit, influence le législateur lors de l’élaboration de la loi.
d- La doctrine
- Elle exprime la pensée des juristes qui participent à l’interprétation des lois et formulent des
suggestions.
- Les praticiens du droit, par leurs critiques et analyses, influencent le législateur qui peut s’en
inspirer à l’occasion d’une réforme législative.
- Elle constitue une source indirecte de la règle de droit commercial.
- Les convention internationales peuvent être définies au sens large comme des accords de
volonté entre deux ou plusieurs sujets de Droit international qui produisent des effets de droit.
- Elles ont pour but d’uniformiser les législations de chaque pays signataire de la convention.
- Les conventions formellement et solennellement conclues revêtent une force juridique
obligatoire et les parties contractantes sont tenues de respecter leurs dispositions.
- La convention de Berne de 1890 sur les transports par chemins de fer.
- La convention de Varsovie de 1929 sur les transports aériens.
- La convention de Vienne de 1980 sur la vente internationale de marchandises.
- La convention de Bruxelles de 1910 sur le transport maritime.
La notion d’acte de commerce permet de délimiter le domaine du droit commercial, dans une
conception objective par rapport à la conception subjective liée au commerçant.
L'article 6 du code de commerce dispose clairement que : " ... la qualité de commerçant
s'acquiert par l'exercice habituel ou professionnel des activités suivantes: ...". Il nomme activité
chacun des exemples d'actes commerciaux qu'il donne; et c'est précisément cela le critère de
commercialité des actes .
Aucun acte ne peut être déclaré commercial en application de la loi marocaine que s'il est en
forme d'activité commerciale est par définition « commercial » en application de la loi
marocaine.
L’acte de commerce est soumis à un régime différent de celui applicable à l’acte civil.
Ces actes ne deviennent commerciaux que s’ils sont répétés et renouvelés.
6 et 7 du code de commerce c’est l’exercice habituel ou professionnel des activités énumérées
dans ces articles qui confère à ceux qui les accomplissent la qualité de commerçant.
Ils sont toujours commerciaux quelque soit la personne qui les accomplit; qu’ils soient
accomplis professionnellement par un commerçant ou qu’ils soient accomplis à titre isolé par un
non commerçant.
a- Les sociétés commerciales par la forme. Ces sociétés ont dès l’origine un caractère
commercial, quelque soit leur activité .
Sont commerciales à raison de leur forme et quelque soit leur objet : les sociétés anonymes ,
les sociétés à responsabilité limitée , les sociétés anonymes simplifiées , les sociétés en non
collectif et les sociétés en commandite.
b- La lettre de change
La lettre de change ou traite est un titre de paiement et de crédit par lequel une personne dite
« tireur » donne l’ordre à l’un de ses débiteurs « le tiré » de verser à un tiers « le porteur » une
certaine sonne d’argent, à une date déterminée.
Toute personne, même non commerçante, qui signe une lettre de change, se soumet au droit
commercial.
Ce sont des actes faits par un commerçant pour les besoins ou à l’occasion de commerce. Ex :
un épicier qui achète un véhicule, non pour le revendre .
Le principe de l’accessoire a été développé par la jurisprudence et a été posé par l’article 10
du code de commerce, qui énonce que sont réputés également actes de commerce, les faits et
actes accomplis par un commerçant à l’occasion de son commerce.
Les actes effectués par un commerçant ont une présomption de commercialité; c’est-à-dire
que la jurisprudence considère qu’ils sont effectués « pour les besoins de son commerce ».
Ce sont des actes qui sont commerciaux pour une partie et civils pour l’autre. .
Dans cette catégorie d’actes de commerce, on assiste à une application dualiste du droit : le
droit commercial s’applique à la partie qui est commerçante et le droit civil à la partie qui n’est
pas commerçante .
Le principe de la liberté de preuve en matière commerciale trouve une limite dans les actes
mixtes : la preuve est soumise aux règles de droit civil sur l’action dirigée par un commerçant
contre un non commerçant.
En matière de compétence du tribunal : en cas de litige, le commerçant ne pourra citer le non
commerçant que devant le tribunal civil, tandis que ce dernier, peut à son choix citer le
commerçant soit devant le tribunal civil soit devant le tribunal de commerce.
C- Le régime juridique des actes de commerce
Les actes de commerce sont soumis à un traitement particulier qui diffère de celui applicable
aux actes civils.
Le régime juridique des actes de commerce traite du régime de la preuve, de l’exécution des
actes de commerce et du contentieux des actes commerciaux.
334 du CC pose le principe : « en matière commerciale la preuve est libre ».
Entre commerçants, la preuve d’un contrat commercial n’est pas subordonnée à la
présentation d’un écrit.
Intérêt de ce principe : favoriser la conclusion rapide des actes de commerce.
En matière de solidarité : en droit civil, la solidarité ne se présume pas. Par contre, en droit
commercial, la solidarité se présume en matière d’obligations commerciales .
En matière de prescription : en matière commerciale, la prescription des obligations est courte
par rapport au droit civil.
La prescription est un mode d’extinction des obligations qui prive le créancier d’agir contre le
débiteur.
15 ans en matière civile et de 5 ans en matière commerciale .
la justice arbitrale.
Cette rubrique regroupe les activités énumérées par les articles 6 et 7 du CC, il s’agit de la
plus grande partie des litiges commerciaux qui sont les actes de commerce par nature.
Les effets de commerce sont la lettre de change, le chèque et le billet à ordre
La lettre de change est un acte de commerce par la forme.
De ce fait, elle emporte compétence des tribunaux de commerce, quelque soit la profession des
signataires, civile ou commerciale.
Le chèque : même s’il a la forme commerciale, c’est un acte de nature civil. Sa signature
n’entraîne compétence des tribunaux de commerce que si l’engagement souscrit à luimême un
caractère commercial.
Le billet à ordre : il relève de la compétence des tribunaux de commerce toutes les fois qu’il
porte la signature d’un commerçant. Mais s’il est signé par un non commerçant, il ne peut être
réputé acte de commerce que s’il résulte d’une opération commerciale.
Actions en complément d’apport ou en restitution de dividendes contre les associés.
Action en nullité de la société : en cas de non respect de certaines formalités dans un délai
imparti.
Action en responsabilité contre les dirigeants sociaux pour des fautes contractuelles.
En matière de qualification de l’acte accompli par l’associé, l’associé personne physique, dès
sa souscription au capital de la société par action, il accomplit un acte de commerce.
C’est parce que la société, personne morale, est commerciale, que les litiges opposant ses
associés sont de la compétence des tribunaux de commerce.
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