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Hardi

Ce document analyse l'acte énonciatif dans le discours scientifique universitaire, en particulier lors de communications orales. Il examine la scène énonciative construite par le chercheur pour présenter son discours devant un public. Les résultats montrent que le chercheur est soumis à un double processus : une énonciation normée mais aussi l'implication du public par l'argumentation. Le discours scientifique universitaire reflète ainsi l'image que le chercheur donne de lui-même.

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Ce document analyse l'acte énonciatif dans le discours scientifique universitaire, en particulier lors de communications orales. Il examine la scène énonciative construite par le chercheur pour présenter son discours devant un public. Les résultats montrent que le chercheur est soumis à un double processus : une énonciation normée mais aussi l'implication du public par l'argumentation. Le discours scientifique universitaire reflète ainsi l'image que le chercheur donne de lui-même.

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Synergies Algérie n° 27 - 2019 p.

183-197

Le Discours Scientifique Universitaire :


GERFLINT d’une énonciation désincarnée à une
ISSN 1958-5160
ISSN en ligne 2260-5029
énonciation impliquant l’auditoire
Safia Hardi
Université M’Hamed Bougara de Boumerdes, Algérie
[Link]@[Link]

Reçu le 22-02-2019 / Évalué le 15-05-2019 / Accepté le 28-07-2019

Résumé
La présente contribution s’intéresse à l’acte énonciatif dans le discours scienti-
fique universitaire. En nous basant sur le genre de la communication orale, nous
tentons de retracer la scène énonciative que construit le chercheur pour plaider son
discours devant l’auditoire. Les résultats démontrent que le chercheur est soumis à
un double processus. D’une part, il s’inscrit dans le cadre d’une énonciation normée
« désincarnée ». D’autre part, il tend à impliquer l’auditoire dans son discours par
le biais de l’argumentation. Dans cette optique, le discours scientifique universi-
taire peut être perçu comme le point d’articulation de l’image de soi du chercheur
qui représente le noyau de l’énonciation scientifique.
Mots-clés : Discours Scientifique Universitaire, chercheur, énonciation, auditoire,
image de soi

Academic Scientific Discourse: from a disembodied enunciation to an enunci-


ation involving the audience

Abstract
This contribution focuses on the enunciative act in academic scientific discourse.
Based on the genre of oral communication, we attempt to trace the enunciative
scene that the researcher constructs to plead his speech to the audience. The results
show that the researcher is subjected to a dual process. On the one hand, it is part
of a normative saying “disembodied.” On the other hand, it tends to involve the

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Synergies Algérie n° 27 - 2019 p. 183-197

audience in his speech through the argumentation. From this perspective, academic
scientific discourse can be seen as the point of articulation of the self-image of the
researcher who represents the core of scientific enunciation.
Keywords: academic scientific discourse, researcher, enunciation, audience,
self-image

Introduction

Comment se manifeste l’acte énonciatif en contexte scientifique universitaire ?


Notamment lors des communications orales. Telle est la question que nous nous
proposons d’aborder dans la présente recherche.

Notre propos s’inscrit dans le cadre de l’analyse du discours, dont l’objet est
de fusionner les spécificités linguistiques des supports écrits ou oraux avec les
pratiques effectives dans un contexte donné.

Le discours scientifique universitaire est entendu ici au sens de « discours produit


dans le cadre de l’activité de recherche à des fins de constructions et de diffusion
de savoir » (Rinck, 2010 : 428). Il concerne avant tout les chercheurs et les spécia-
listes d’une discipline donné. Il se caractérise par la clarté et la précision, la qualité
de la langue, la rigueur de l’information, et l’argumentation afin de transmettre un
message destiné à informer d’autres chercheurs et spécialistes. Il regroupe dans son
ensemble des genres scientifiques écrits et oraux.

L’actualité scientifique témoigne d’une multitude de travaux concernant le


discours scientifique. Notons à cet effet, les études de la science où l’accent a été
mis sur l’aspect communicatif et scriptural du discours. La notion « d’inscription »
a également été abordée dans les travaux de Latour (1989).

La didactique, elle aussi, regroupe une somme de travaux retraçant la structure


du discours scientifique universitaire (Ben Romdhane, 1996), ainsi que sa visée
communicative. Toutefois, il apparait, que dans ce domaine, c’est l’écrit qui a
majoritairement été abordé (Reutner, 2009 ; Bouchard & Parpette, 2012 ; Giminez,
2012) et ce, au détriment de l’oral dont les études se font rares.

En analyse du discours et en linguistique, il a été question de discours spécialisé


ou encore d’« académic discourse » en contexte anglo-saxon, où « scientific
discourse » ne désignait que les sciences dures. Outre la structure du discours,
les travaux de Charaudeau (1993) sur l’engagement du chercheur dans le discours
scientifique universitaire, ainsi que ceux de Maingueneau (1992) portant sur les
éléments énonciatifs qui le constituent sont à prendre en compte. A partir de là
se construit un intérêt quant à la posture du chercheur qui, selon Koren (2008)
concerne l’éthique du discours dans la mesure où il est question de rationalité
axiologique.

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Le Discours Scientifique Universitaire

Dans notre perspective, il s’agit d’une part, de pointer une dimension matérielle
du discours scientifique universitaire, d’ordre linguistique, autrement dit les
marques énonciatives qui nous permettent de situer l’acte discursif du chercheur
dans les communications orales. D’autre part, de cerner le processus énonciatif par
lequel passe le chercheur pour plaider son discours devant l’auditoire.

Les recherches portant sur le discours scientifique connaissent un intérêt


croissant ces dernières années. Cet essor va de pair avec l’expansion d’une idée
selon laquelle le discours scientifique est un genre rhétorique plutôt qu’un simple
moyen de transmission et de partage des résultats de recherches scientifiques.
Contrairement à la conception générale et traditionnelle, qui conçoit le discours
scientifique à partir de son ton neutre, objectivant, et de sa non-subjectivité.
Les chercheurs qui s’intéressent à l’analyse du discours scientifique s’accordent
aujourd’hui sur le fait que ce genre de discours vise non seulement à informer, mais
aussi à convaincre l’auditoire.

En nous basant sur le contraste existant entre les différents genres (Rastier,
2001), nous souhaitons mettre en avant la particularité du genre oral en contexte
universitaire, à savoir : la conférence. Nous nous appuyons ainsi sur le discours des
chercheurs algériens en abordant deux types d’approches. La première, linguis-
tique, interroge l’acte énonciatif lors de l’activité scientifique. La seconde aura
pour but de déceler les éléments qui permettent de nous renseigner sur l’impli-
cation de l’auditoire dans le discours. Nous discuterons à partir de là, l’image de
soi, dégagée par le chercheur en contexte scientifique universitaire.

1. Le discours scientifique universitaire : essai de définition

L’étude des genres scientifiques, académiques et professionnels remonte aux


années 80 suite à l’échec des approches centrées sur la notion de processus en
Australie. En effet, il était question d’un privilège tourné vers les textes narratifs
au détriment des textes factuels. Il en découle, une étude centrée sur les genres
scientifiques, notamment le genre de l’article scientifique. Cela a été abordé dans
le cadre English for Specific Purpose, et plus exactement dans un sous-domaine
dédié au discours académique.

Lister les genres et les pratiques sociales auxquelles se rattache le discours au


sein d’une typologie exhaustive, serait peu envisageable, voire pas du tout. En
effet, il existerait un écart entre le genre et sa désignation. Dans cette optique,
l’hésitation entre les différentes appellations des textes est à mettre en avant. Il est
difficile de distinguer, à titre d’exemple, les articles de recherches des actes, dans
la mesure où les deux genres possèdent les mêmes caractéristiques linguistiques,

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Synergies Algérie n° 27 - 2019 p. 183-197

et sont publiés dans les mêmes revues scientifiques. C’est dans cette perspective
que Rastier (2001), introduit une nouvelle conception des genres appelée : champs
génériques définie comme étant un groupe de genres rivalisant au sein d’un champ
pratique. Il souligne, par exemple, que le champ générique du théâtre inclut divers
genres qui se contrastent entre eux, telle la comédie et la tragédie. Il ajoute
l’exemple du discours juridique dans lequel les genres oraux constituent un champ
générique.

La représentation des genres élaborée par Rastier (2001), nous permet de baliser
notre objet de recherche, à savoir : le discours scientifique universitaire. En effet,
ce dernier contraste avec le discours d’enseignement à caractère pédagogique.
Même s’ils contiennent un champ générique basé tantôt sur l’aspect oral, tantôt
sur l’aspect écrit, leur subdivision diffère. Le discours scientifique universitaire
englobe les présentations de conférences, les séminaires à l’oral, mais aussi les
rapports ainsi que les revues à l’écrit. Tandis que le discours pédagogique est une
sphère incluant tous les éléments propres à l’enseignement : manuels, consignes,
leçons et lectures.

À partir de là, le discours scientifique universitaire s’inscrit dans la pratique


sociale de la communication scientifique. Cette dernière pourrait se scinder en deux
sous-pratiques selon la nature du public visé. Même si la vulgarisation scientifique
vise à communiquer la recherche à autrui, elle semble s’opposer à la pratique de
communication scientifique dite académique. Dans le contexte universitaire, la
pratique en question requiert une particularité, celle de faire coïncider le public
de ses producteurs à celui de ses consommateurs. C’est en ce sens qu’un accord
préalable à la réception est installé.

Ce dernier se réalise à travers une diversité des genres : compte rendu,


séminaires, conférence, etc., qui varient selon le domaine ciblé. Cette diversité
impose une norme à suivre, voire des contraintes rigides.

Sur le plan écrit, nous désignons toutes les productions scientifiques comme
étant les réalisations de chercheurs et de spécialistes dans un domaine déterminé.
Ces réalisations sont reconnues comme telles dans un cadre habilité pour le faire :
organismes de recherches, universités, comités de revues scientifiques.

Si l’on s’intéresse à l’oral, la conférence représente le genre scientifique le


plus accrédité. C’est en effet le genre le plus répandu et le plus observé dans les
recherches actuelles. Dans une perspective méthodologique, la conférence, n’a pas
donné lieu à une réflexion partant de celui qui la présente : le communiquant, le
chercheur ou le conférencier. En nous basant sur le discours oral du chercheur,
nous voulons retracer la scène énonciative en contexte universitaire. Pour ce faire,

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Le Discours Scientifique Universitaire

nous avons pris pour objet d’étude la conférence, ou plus communément appelée
communication orale.

Comme l’article scientifique, la communication orale obéit à des règles et à des


codes particuliers, aussi bien au niveau du fond que de la forme. En effet, à travers
son discours, le chercheur montre qu’il intègre non seulement les connaissances
de son domaine, mais aussi les savoir-faire, les codes et les valeurs (Boure, 1998).

La communication orale implique une triple évaluation. La conformité scienti-


fique et rédactionnelle des textes écrits représente la première étape par laquelle
passe le chercheur avant de présenter son discours. Vient ensuite la post-éva-
luation de l’auditoire, qui manifeste son intérêt lors des débats et ce, à travers les
questionnements et les réflexions manifestées autour du sujet du communiquant. La
communication est validée en dernier lieu par la publication des actes du colloque.

Dans cette perspective, il est important de souligner la spécificité de la commu-


nication orale, dans la mesure où elle s’adapte aux deux canaux du discours scienti-
fique, à savoir l’oral et l’écrit. Préparée préalablement à l’écrit, elle a pour finalité
une publication en tant qu’article des actes dans des revues. En tant que telle,
elle fait appel à la compétence du chercheur, que ce soit sur le plan structural
ou discursif, elle requiert donc un travail préalable autour duquel se cristallise la
compétence du chercheur.

2. Enoncer le discours scientifique universitaire

Le discours scientifique universitaire est un discours qui est destiné à un certain


type d’auditoire englobant des chercheurs et des spécialistes d’une discipline
donnée. Au niveau du mode énonciatif, il se rattache au « discours théorique
prototypique » (Rinck, 2010 :439) élaboré à partir des typologies énonciatives des
textes (Bronckart, 1985). Notons également l’effacement énonciatif ainsi que son
aspect objectif. En ce sens, il a fondamentalement pour rôle la construction des
connaissances dans le cadre de l’universalité, et tend à se dissocier de la situation
d’énonciation (Harwood, 2005 ; Flottum, Vold, 2010 ; Reutner, 2010 ; Tutin, 2010).

À cet effet, Rabatel (2004) le désigne comme étant un discours désembrayé


et objectivant. Une autonomisation vient alors s’imprimer quant à la situation où
il a été produit. En effet, il se veut non contingent du contexte dans lequel il
est produit. C’est en ce sens qu’il se caractérise par des éléments linguistiques
observables. C’est ce qu’on appelle : les embrayeurs. Une tendance repérable dans
le discours écrit.

Les manifestations pronominales du chercheur ou « self-mention » sont d’autant


plus représentatives de l’état énonciatif du discours scientifique universitaire.

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Mêlées aux modalisateurs, ils nous renseignent sur la spécificité énonciative du


discours en question. C’est un discours qui est régi par des normes dont l’objectivité
et la neutralité en sont le fil conducteur.

De par sa dimension informative, le discours scientifique universitaire est repré-


sentant des faits bruts. Son caractère rigoureux basé souvent sur l’observation des
objets extérieurs, ainsi que sur l’élaboration de lois et des découvertes constantes
inscrit le chercheur dans un processus d’objectivation, l’amenant à s’investir en
tant qu’acteur socialement déterminé de toute subjectivité. Il en découle une
transparence énonciative, caractérisée par un style objectif et neutre.

Quand bien même, le discours scientifique représentait des objets neutres et


autonomes, il appartiendrait à un contexte social inconstant. Il en ressort une
instabilité au niveau de son caractère objectif. En fait, c’est l’objet représenté qui
s’avère objectif et non pas le discours qui le représente (Vigner, Gérard, Martin,
1976). Le discours, en s’inscrivant dans un champ déterminé, transmet une infor-
mation scientifique socialement déterminée, voire momentanée. C’est ainsi que la
production discursive scientifique devient l’objet de la communauté dans laquelle
elle se produit.

Dans cette optique, le sujet parlant, présent dans son discours, agit au moyen
d’un acte d’objectivation, ayant pour but une représentation neutre et objective de
l’objet d’étude, et cela pour garantir le caractère objectif de l’objet représenté.
Une objectivité apparente du discours scientifique apparait, en s’appuyant sur « les
procédés d’objectivation », appelés également « procédés d’indivisibilisation »
(Vigner, Gérard, Martin, 1976 : 99).

Dans cette perspective, notre recherche englobe le discours scientifique univer-


sitaire oral. Ce dernier, avant d’être énoncé devant la communauté scientifique, est
d’abord préparé par le chercheur, et donc écrit. Cette complexité qui caractérise
le discours scientifique, nous pousse à mettre en avant d’une part, les procédés
utilisés à l’écrit et d’autre part, ceux utilisés à l’oral.

3. L’inscription de l’auditoire dans le discours scientifique universitaire

En règle générale, l’instance discursive requiert la prise en compte de l’autre


(Perelman, 1970). En se basant sur l’accord préalable, l’orateur peut aspirer
à l’adhésion de son auditoire. Cette prise en compte émerge d’un ensemble de
recherches primaires et hypothétiques nourries par un schème de croyances et
d’opinions publiques. C’est là une perspective discursive basée sur ce que l’on
appelle la « doxa ». Cette réflexion doxique instaure une première idée force sur
laquelle se base le discours argumentatif.

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Le Discours Scientifique Universitaire

Relativement, l’auditoire est connu pour être cette construction basée sur les
représentations de l’orateur. Ceci étant dit, ces représentations varient selon
le public abordé et le contexte. Il est à noter que la représentation que se fait
l’orateur de son public s’inscrit dans le cadre d’une stratégie argumentative. Dans
un sens plus large, elle détermine les modalités argumentatives de ce dernier.
Cette réflexion rejoint ce qui donne à voir dans le discours. C’est-à-dire l’image
de soi que favorise ladite persuasion. En effet, l’orateur tend à élaborer une image
de l’auditoire dans laquelle celui-ci voudra se reconnaitre. Il tente ainsi d’infléchir
des opinions et des conduites en lui tendant un miroir dans lequel il prendra plaisir
à se contempler.

Dans un contexte dit scientifique, l’enjeu change. En effet, lorsqu’il s’agit d’un
chercheur, la construction de l’image propre à l’auditoire se positionne au second
plan, pour laisser sa place à l’accord préalable et à l’argumentation.

Avant toute communication scientifique, l’auditoire souligne son accord, qui se


traduit par une acceptation préalable aux propos de l’autre. Cette acceptation se
manifeste par la présence de l’auditoire à la conférence. À l’inverse du politicien ou
du journalise qui se basent sur l’opinion commune et les représentations collectives,
le chercheur se base sur l’enjeu du discours mis en contexte. C’est ainsi que l’argu-
mentation prend le dessus. Le communiquant ou le chercheur use de stratégies et
d’outils d’allocution pour valider son discours. Ces outils, appelés aussi indices,
aident à la concrétisation de l’image de l’allocutaire (Kerbrat-Orecchioni, 1990).
Ces indices ne sont pas toujours explicites dans l’énoncé, un repérage minutieux
devient alors indispensable si une étude sur le discours est envisagée.

Les indices d’allocution trouvent leur origine dans la linguistique de l’énonciation


héritée de Benveniste (1966, 1974). Ces éléments se trouvent être d’une utilité
importante dans l’analyse argumentative du discours scientifique universitaire
(DSU).

-D  ésignations nominales explicites : ces désignations englobent les noms


propres et tous les éléments appellatifs qui permettent de trouver l’allocu-
taire. En passant par la désignation neutre (Monsieur, Madame, chers collègues)
et l’image orientée (vieillesse du monde, jeunesse héroïque), les indices d’allo-
cution dans ce cadre sont propres aux individus dans un contexte énonciatif
déterminé.
- Description de l’auditoire : cette description est en fait une extension de
la désignation nominale qui se développe en description. Elle se rattache
dans la plupart des cas à la deuxième personne du singulier. Nous pouvons
donc souligner tout un processus allant d’une simple désignation, directe ou
indirecte, à une grande extension orientée vers la description.

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- Pronoms personnels : ils englobent principalement la deuxième personne du


singulier et du pluriel, à laquelle il faut adjoindre les possessifs correspondants.
Cela donne du jeu à l’activité discursive, dans la mesure où ils renvoient à des
référents divers.
- Evidences partagées : la désignation explicite ne s’applique pas à l’auditoire. En
effet, il est désigné en creux par les croyances, les représentations, les valeurs
et les opinions communes que l’action discursive lui attribue, explicitement
ou implicitement. Tous les indices d’allocution tangibles ne s’y soulignent
pas. L’allocutaire est identifié grâce aux évidences et aux représentations
dans lesquelles il est censé communier. Le texte peut omettre la mention du
destinataire, mais il ne peut en au cas négliger l’ensemble des valeurs et des
croyances à partir desquelles il est question d’acte communicatif.

Le type d’auditoire est à souligner dans ce cas de figure. Le politicien ou le


journaliste visent un auditoire composite, qui n’est pas homogène, à l’encontre du
chercheur qui vise un auditoire plus au moins homogène, de par l’intérêt commun
de la recherche.

Dans cette optique, Grise (2003) part de l’idée que pour tenir un discours sur
un thème donné, on doit avoir ou se faire une représentation de celui à qui on
s’adresse, et se figurer la façon dont il perçoit et comprend le sujet traité. À titre
d’exemple, le journaliste doit se faire une image préalable de ses lecteurs et de
la façon dont ils vont se représenter tel ou tel sujet. La représentation est ici
l’image que se fait l’orateur de son public. Pour ce dernier, il doit se représenter
les connaissances de l’allocutaire, le niveau de langue et les valeurs.

Pour conclure ce volet, il est important de souligner que l’orateur s’adapte à


son auditoire en essayant d’imaginer, aussi fidèlement que possible, leurs visions
des choses. Il se fait ainsi une idée de la façon dont ses partenaires le perçoivent.

Cette idée est elle-même une construction de l’autre. Une construction qui
se base sur des modalités variant selon le contexte et le discours. Notons d’une
part, les représentations collectives et la doxa dans un contexte socio-politique,
et d’autre part, les représentations basées sur les valeurs ainsi que le niveau intel-
lectuel. Ces représentations en question s’inscrivent dans un même processus, celui
de l’argumentation. Ce même processus s’accentue en contexte scientifique. Le
chercheur ne se basant pas forcément sur les représentations de son auditoire, se
voit emprunter un cheminement préalable aux attentes de ce même auditoire. En
le mettant au centre de son intention, il construit un processus argumentatif lié à
l’intention de ses propos. Il en découle donc un intérêt croissant pour le contexte
actuel ainsi que la visée discursive du thème abordé.

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Le Discours Scientifique Universitaire

4. Le contexte universitaire algérien

En Algérie, comme partout ailleurs, le chercheur est amené à communiquer ses


recherches, ses découvertes, sa pensée, dans le but de contribuer au mouvement de
la recherche et de se faire reconnaitre par la communauté scientifique. Les presta-
tions orales et écrites sont alors de rigueur, dans la mesure où elles constituent
un passage obligatoire dans son parcours. L’objectif étant d’apporter sa pierre à
l’édifice scientifique, mais aussi d’être cité et publié dans des revues à fort impact.
Notons à cet effet, la tenue et le déroulement réguliers des colloques nationaux et
internationaux, des congrès ainsi que des journées d’études.

Dans cette optique, nous avons choisi de nous orienter vers les conférences inter-
nationales, notamment aux colloques internationaux dont le caractère pragmatique
relatif à la situation de communication constitue pour le chercheur une occasion de
mettre en œuvre sa performance, cela est d’autant plus observable dans le texte
qui représente lui-même le lieu où se concrétise le contexte scientifique, lui faisant
directement référence.

Ainsi, il parait intéressant de se détacher du texte, pour se concentrer sur l’aspect


extratextuel de la communication, en nous basant sur une analyse discursive des
communications orales dans le cadre des colloques internationaux. Ce qui nous
conduit à nous interroger sur la question de l’ancrage énonciatif qui se manifeste
dans les colloques en contexte algérien, nous permettant ainsi d’étudier l’éthos du
chercheur algérien en contexte communicationnel.

5. Quelle démarche méthodologique ?

Afin de souligner l’énonciation du chercheur en contexte universitaire, nous


avons ciblé des communications orales présentées dans le cadre d’un colloque
international. Ces communications ont été recueillies sur la plateforme électro-
nique « web tv » de l’université Abderrahmane Mira, Bejaia. Nous avons choisi
d’étudier trois communications (03) de chercheurs algériens abordant le thème de
l’interculturalité. Les communications ont été choisies de manière aléatoire.

Pour désigner chaque chercheur, nous avons établi un codage anonyme :


CAH1 : Chercheur algérien homme 01
CAH2 : Chercheur algérien homme 02
CAF3 : Chercheur algérien femme 03

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6. Pour quelle finalité ?

Du point de vue méthodologique, notre recherche s’inscrit dans le cadre d’une


étude de contenu. Les données ont été recueillies à partir d’un contenu exposé
sur la plateforme électronique de l’université Abderrahmane Mira de Bejaia. Les
communications orales ayant été transcrites au préalable selon les normes de
transcription de la convention ICOR, nous avons soumis notre corpus à une double
analyse, et ce, d’un point de vue quantitatif d’abord, et qualitatif par la suite. Ce
choix s’explique par la nature de nos données qui sont essentiellement verbaux et
donc non mesurables. Ainsi, un traitement interprétatif personnel ne suffirait pas
à encadrer nos résultats dans la mesure où les données qui en ressortent peuvent
s’avérer peu concluants.

Pour réaliser cette analyse, nous avons traité notre corpus d’une manière
quantitative. En ce sens, nous avons élaboré un comptage linguistique des éléments
relatifs à la scène énonciative. Ce comptage englobe les pronoms personnels « je »,
« nous », vous » relatifs à la mise en action du discours, le pronom indéfini « on »
et les éléments spatio-temporels. Tous ces éléments ont pour objectif de souligner
l’acte énonciatif du chercheur au moment de la mise en action du discours scienti-
fique universitaire.

Dans ce genre de discours, le chercheur tend à impliquer l’auditoire aux propos


qu’il expose. Cette implication se manifeste de plusieurs manières : linguistique ou
gestuelle. Elle obéit à une norme régie par le discours scientifique et qui tend à
distancier le chercheur par rapport à son auditoire. Toutefois, il existe des marques
qui peuvent nous renseigner sur l’effort que fourni le chercheur pour impliquer
l’auditoire dans son discours sans pour autant manifester une attitude subjective.

La seconde partie de notre analyse a pour objectif de relever l’ensemble des


marques que le chercheur emploie pour impliquer l’auditoire dans son discours.
Nous avons d’abord procédé à une analyse lexicale, et cela en quantifiant les mots
et les expressions qui s’inscrivent dans le thème du colloque, à savoir, l’inter-
culturalité. Pour ce faire, nous avons procédé par une catégorisation lexicale qui
s’étend sur trois mots : interculturalité, culture, ainsi que l’ensemble des mots qui
se rapportent au thème, tous rassemblés dans une dernière catégorie.

Après avoir catégorisé le lexique, nous avons tenté de repérer les marques
prosodiques qui l’entourent. Cela nous permettrait de pointer du doigt l’un des
aspects de cette implication. Nous nous sommes basée sur les procédés de saillance
repérées dans le lexique déjà relevé à partir des textes des communications orales.

192
Le Discours Scientifique Universitaire

7. Interprétation des données

L’énonciation du chercheur algérien dans le discours scientifique universitaire


est une énonciation à double processus. Elle est sujette à une distanciation vis-à-vis
de l’auditoire d’une part, et d’autre part, perçue comme un moyen d’impliquer
l’auditoire dans le discours présenté.

Les résultats issus de l’analyse des marqueurs énonciatifs montrent que les
chercheurs algériens ont une prise en charge énonciative axée principalement sur
les pronoms personnels « je » et « nous ». Ainsi, nous avons enregistré la majorité
des occurrences concernant ces marqueurs énonciatifs lors de notre analyse. Pour
le CAH1 il a été question de 20 occurrences de la première personne du singulier, ce
fut le cas également pour le CAF3 où nous avons enregistré 11 occurrences du même
pronom. Notons à cet effet que le nombre des occurrences varie en fonction de la
durée des communications. Par exemple, pour le CAH2, le nombre d’occurrences a
été estimé à 08 pronoms à raison d’une durée de 11 minutes, comparée aux autres
communications où la durée était entre 15 et 19 minutes.

Pour ce qui est de la deuxième personne du singulier, l’analyse a montré un


recours plus au moins différé selon les communicants. Nous n’avons noté aucun
recours à ce pronom dans la communication du CAH1, tandis que chez le CAH2
nous avons enregistré 16 occurrences. La dernière communicante a employé ce
pronom 02 fois seulement. Cela dit, ce qui nous a interpellée, c’est bien le nombre
d’occurrences enregistré quant au pronom indéfini « on » dans la mesure où nous
avons noté un nombre important chez le CAH1 (40) et un faible recours chez les
deux autres communicants : CAH2 (07 occurrences) et CAF3 (02 occurrences).

L’emploi fréquent de la première personne du singulier « je » dans les communi-


cations orales renvoi à la subjectivité modale des chercheurs. En effet, cet emploi
est d’autant plus important dans la mesure où il nourrit la visée argumentative
de ce dernier. Il est question dans ce cas du « je » épistémique qui selon Rinck
& Pouvreau (2010) est considéré comme le porte-parole du savoir comme objet
autonome. Celui-ci diffère du « je » déictique qui identifie la personne et non pas
l’auteur d’un discours. Nous parlons dans ce cas de subjectivité directe du sujet à
l’origine du texte ou du discours émis.

Il convient également de parler de la deuxième personne du pluriel « nous » qui


se trouve au centre de l’énonciation scientifique. Bien que de nature subjectif en
contexte général, il représente l’objectivité en contexte scientifique (Maingueneau,
1991). En effet, ce recours englobe l’orateur et son auditoire en contexte univer-
sitaire algérien.

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Le pronom indéfini « on » quant à lui, désigne dans ce contexte une identification


du chercheur liée à celle de l’auditoire. Tentant ainsi d’impliquer l’auditoire dans
son discours. Outre l’implication de l’autre dans le discours, le chercheur s’en sert
comme « d’un bouclier » pour crédibiliser ses propos et souligner que l’information
émise est connue par la communauté scientifique, qu’elle a été validée et c’est
dans ce sens qu’il la reprend dans son discours. C’est là une tentative de protection
élaborée pour mettre en avant le caractère objectif de ses propos.

Cette interprétation reste cela dit à vérifier, dans la mesure où le pronom en


question revêt un caractère assez complexe. Il ne représente pas totalement une
unité qui désigne un identifiant fixe ni totalement une « frontière » (Grésillion,
Lebrave, 1984) entre ce qui est identifiable et ce qui ne l’est pas. A cet effet,
Maingueneau (1991) le désigne comme étant un pronom à caractère insaisissable.

Les résultats issus de l’analyse des déictiques spatio-temporels ont donné lieu
à un recours qui se manifeste dans le cadre du thème traité dans les communica-
tions présentées. L’axe temporel a donné lieu à une hiérarchisation des éléments
présenté dans le discours. Ainsi, l’ensemble des chercheurs CAH1, CAH2 et CAF3
se sont centrés sur le thème de leurs communications et cela en contextualisant
leurs propos en contexte algérien. Notons à cet effet, une utilisation dépourvue des
valeurs temporelles en contexte (Maingueneau, 1991).

À l’instar de l’axe temporel, les éléments renvoyant à l’espace ont englobé des
unités repérables également par rapport au thème contenu dans les communica-
tions. C’est en ce sens que nous avons noté chez les trois chercheurs une utilisation
plus au moins moyenne des unités spatiales en relation avec le discours énoncé.
Pour le CAH1 nous avons noté des déictiques spatiaux propres à la ville de Bejaia.
Pour le CAF3, ce sont des éléments propres à la ville d’Alger et ses alentours. Cela
nous renseigne sur le mode énonciatif du chercheur qui serait assimilé à un mode
énonciatif désincarné du contexte d’élaboration du discours.

En présentant leurs communications, les chercheurs tentent d’inscrire l’audi-


toire dans leurs discours. Cette implication se manifeste par plusieurs facteurs
énonciatifs et argumentatifs. Dans le cadre de notre étude, nous avons choisi de
nous focaliser seulement sur l’aspect énonciatif du discours indépendamment du
caractère argumentatif qui s’y dégage. Ainsi, notre intérêt s’est tourné vers les
éléments de saillance manifestés dans le discours oral. Ces éléments englobent
en majorité le champ lexical de l’interculturalité. Cela nous renseigne d’une part,
sur l’implication du chercheur dans son discours, et d’autre part sur cette volonté
d’impliquer l’autre.

194
Le Discours Scientifique Universitaire

Les éléments de saillance obéissent à un ensemble de procédés. Soulignons à


ce titre le haussement de ton, la proéminence intonative ainsi que les différentes
ruptures dans le rythme de l’élocution.

Le haussement de ton et la proéminence intonative constituent les procédés


dont les occurrences sont les plus élevées. La moyenne estimée pour le haussement
de temps est d’environ 40%. Celle estimée pour la proéminence intonative est de
30%. Ce recours s’est manifesté entre autres au niveau des unités linguistiques
propres au thème du colloque. En ce sens, la majorité des chercheurs ont émis
un comportement énonciatif régi par un caractère prosodique dont la saillance
représente l’élément le plus utilisé. Ces procédés ont été utilisés d’une manière
singulière au niveau de la majorité des unités linguistiques analysées.

En plus de cet emploi singulier, notons une tendance mixte élaborée de la part
du chercheur pour inscrire l’auditoire dans son discours. Cette tendance additionne
la proéminence intonative ainsi que le haussement de ton. Nous avons estimé dans
ce cas 21% d’occurrences sur l’ensemble des communications orales des chercheurs.
Cette mise en avant des entités lexicales s’apparente à une extension du discours
allant de la description vers l’implication de l’autre.

Cette implication est également repérable grâce aux désignations orientées vers
l’auditoire. Ces désignations sont selon Breton (2003) des « images ». Elles sont
explicites et se manifestent à travers le lexique utilisé. Ces désignations sont à
mettre en relation avec l’allocution des chercheurs. Notons à ce titre la deuxième
personne du pluriel, dans la mesure où elle implique non seulement le chercheur
mais aussi son auditoire.

L’utilisation du support Power Point (PPT) revêt un caractère signifiant dans


notre étude dans la mesure où il nous renseigne sur la posture du chercheur lors de
la mise en action de son discours.

Conclusion

L’acte énonciatif du chercheur en contexte algérien obéit à un double processus,


allant de la distanciation vers l’implication de l’autre dans le discours. Cet acte se
manifeste en partie à travers les éléments constitutifs de la scène énonciative, à
savoir les pronoms personnels ainsi que les déictiques spatio-temporels. Ainsi, le
recours majoritaire aux pronoms personnels « je » et « nous » dans les communica-
tions orales rend compte d’une subjectivité modale, voire épistémique exigée par
le discours scientifique universitaire.

195
Synergies Algérie n° 27 - 2019 p. 183-197

En parallèle, les communications orales des chercheurs recèlent un nombre


considérable de procédés de saillances qui plaident en faveur d’une implication de
l’autre dans le discours. Nous retenons le haussement de ton ainsi que la proémi-
nence intonative repérés dans le lexique propre au thème. Cette approche élaborée
par le chercheur nous informe en partie sur l’éthos qu’il dégage face à son auditoire.
Un éthos accès tant sur l’épistème que sur l’effet de saillance.

Outre les procédés de saillances et l’énonciation directe, l’adhésion de l’audi-


toire implique d’autres facteurs susceptibles de nous renseigner sur le fonction-
nement du discours scientifique universitaire à l’oral et/ou à l’écrit. Notons à cet
effet, « la posture » du chercheur qui pourrait se traduire par les gestes et les
mimiques. L’analyse sémiotique faisant partie de nos perspectives, nous pensons
que la posture du chercheur serait susceptible de nous apporter plusieurs éléments
sur le discours en question.

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