SOMMAIRE
SOMMAIRE_________________________________________________________________1
INTRODUCTION______________________________________________________________2
I. GENERALITES SUR LA CMU_________________________________________________3
A. LA PRISE EN CHARGE___________________________________________________________3
B. GESTION ET ORGANISATION____________________________________________________4
II. ASPECTS JURIDIQUES______________________________________________________8
A. CONTENTIEUX ET RECOURS_____________________________________________________8
B. PRESCRIPTIONS ET SANCTIONS_________________________________________________10
CONCLUSION_______________________________________________________________13
BIBLIOGRAPHIE_____________________________________________________________14
WEBOGRAPHIE_____________________________________________________________15
TABLE DES MATIERES________________________________________________________16
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INTRODUCTION
La couverture maladie universelle (CMU) est un système obligatoire de couverture du risque
maladie au profit des populations résidant en Côte d'Ivoire. Elle a été rendue obligatoire
depuis le 1er octobre 2019. La CMU représente une avancée significative dans le domaine de
la santé publique en Côte d'Ivoire, non seulement en tant que programme visant à étendre la
couverture médicale à l'ensemble de la population, mais également en tant que manifestation
concrète des relations juridiques complexes qui sous-tendent le système de protection sociale
de notre pays. La couverture maladie universelle comprend un régime contributif, dit régime
général de base dont la contribution mensuelle s’élève à 1000F; un régime non contributif, dit
régime d'assistance médicale, qui vise les personnes économiquement faibles ou démunies.
Les prestations de soins inhérentes à la maladie ou à l'accident, à la maternité et à la
réhabilitation physique et fonctionnelle, à l'exclusion des accidents du travail et maladies
professionnelles sont garanties. La couverture maladie universelle peut être étendue à des
régimes non prévus par la loi. Est assujetti à la couverture maladie universelle, l'ensemble des
populations résidant en Côte d'Ivoire. On entend par assujetti, toute personne obligatoirement
rattachée à l'un des régimes de la couverture maladie universelle.
Les préoccupations centrales qui retiennent notre attention sont celles relatives aux
caractéristiques générales de la couverture maladie universelle ainsi que les aspects juridiques
relatifs qui s’attachent à cet instrument de prévoyance sociale.
Notre travail s’articulera autour de deux parties, la première partie analysera les généralités
sur la couverture maladie universelle et la seconde partie traitera des aspects juridiques sur la
couverture maladie universelle.
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I. GENERALITES SUR LA CMU
A. LA PRISE EN CHARGE
1. Modalités de prise en charge
La Couverture Maladie Universelle (CMU) est un système obligatoire de protection sociale
nationale en Côte d'Ivoire. Son objectif principal est de garantir l'accès à des soins de santé de
qualité à l'ensemble des populations résidentes. Toutes les autres assurances sont
complémentaires. La CMU prend en charge une partie des frais de soins de santé, tandis que
l'autre partie reste à la charge de l'assuré, sauf dispositions contraires précisées par décret.
La prise en charge des frais de soins de santé par la couverture maladie universelle est
effectuée:
à l'acte, sur la base de la liste des prestations garanties mentionnée à l'article 7 de la
présente loi portant création de la couverture maladie universelle;
sous forme de forfait par pathologie ou par groupe homogène de maladies;
par capitation;
selon tout mécanisme permettant de garantir la performance, l'efficience, la pérennité
et la viabilité de la couverture maladie universelle.
Les mécanismes de prise en charge des frais de santé par l'organisme de gestion pour chacun
des régimes sont fixés par décret. Pour bénéficier de la prise en charge des prestations
garanties par la couverture maladie universelle, l'assuré est tenu d'observer un parcours de
soins dont les modalités sont définies par décret.
2. Conventionnement
Les prestations garanties par la Couverture Maladie Universelle (CMU) ne sont prises en
charge que si elles sont délivrées par un prestataire ayant signé une convention individuelle ou
adhéré à une convention collective avec l'organisme en charge de la gestion de la CMU. Ces
prestataires peuvent être publics ou privés. Les conventions régissent les relations entre
l'organisme de gestion et les prestataires de soins conventionnés. Les conventions régissent
les relations entre organisme de gestion et les prestataires de soins conventionnés. Elles
comprennent notamment:
les obligations des parties contractantes;
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le barème financier de référence relatif à la délivrance des soins;
les outils de maîtrise des dépenses de santé;
les outils de garantie de la qualité des services;
les procédures et les modes de paiement des prestataires de soins;
les mécanismes de résolution des litiges.
Les modalités et les procédures de conclusion desdites conventions sont fixées par décret.
L'organisme de gestion peut, sans préjudice des sanctions prononcées par les ordres
professionnels, prononcer la suspension ou la rupture de la convention, pour non-respect ou
violation de ses termes par le prestataire de soins. Les conditions et modalités de la
suspension et de la rupture des conventions sont déterminées par décret.
3. Documents à fournir pour l’enrôlement
Les documents à fournir pour l’enrôlement de l’intéressé sont les suivants :
- CNI ou Passeport ou Attestation d'identité ou Permis de conduire pour les nationaux
- Carte consulaire ou Titre de séjour pour les non nationaux
- Extrait de naissance ou Carte d'étudiant ou Carte Scolaire pour les enfants de - 18 ans
- Déclaration sur l'honneur, disponible sur le site d'enrôlement remplie en présence de 02
témoins majeurs pour les personnes sans document administratif
- Pour les ayants droit (bénéficiaires):
-Le reçu ou la carte d'assuré de l'ouvrant droit (assuré payeur) /
-L'acte de mariage pour le conjoint ayant droit
-Pour les fonctionnaires ou salariés en activité ou à la retraite : Tout document officiel
comportant le numéro matricule fonction publique ou CNPS.
B. GESTION ET ORGANISATION
1. Gestion
a) Affiliation et immatriculation
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Selon l’article 26, pour bénéficier des prestations de la couverture maladie universelle,
l'assujetti doit être affilié et déclaré à l'organisme de gestion. Cette affiliation prend effet à
compter de la date de son immatriculation.
Concernant l’immatriculation, il est attribué un numéro d'immatriculation unique à chaque
assuré pour la couverture maladie universelle. Le numéro d'immatriculation unique de chaque
assuré et de chaque employeur assujetti à la couverture maladie universelle devient
l'identifiant unique du système de sécurité sociale en Côte d'Ivoire et remplace tout autre
système d'identification des assurés sociaux.
Les modalités d'affiliation et d'immatriculation des assujettis sont fixées, pour chaque régime,
par décret.
b) Conditions d’ouverture du droit aux prestations
L’article 30 prévoit que l’ouverture du droit aux prestations de la couverture maladie
universelle est subordonnée au paiement préalable des cotisations. Pour l’ouverture du droit
aux prestations, il est obligatoire qu’il y ait une période de stage et la durée de cette période de
stage est fixée par décret.
L'organisme de gestion est tenu de vérifier et de contrôler l'admissibilité des personnes
assujetties et de valider en permanence l'ouverture et la fermeture du droit aux prestations de
la couverture maladie universelle. Néanmoins, les personnes qui cessent de remplir les
conditions pour relever de l'un des régimes de la couverture maladie universelle, bénéficient,
à compter de la date à laquelle ces conditions ne sont plus remplies, du maintien de leur droit
aux prestations pendant une période déterminée par décret.
Toutefois, si pendant cette période, l'intéressé vient à remplir les conditions pour le bénéfice
de l'autre régime mentionné à l'article 3, le droit aux prestations du régime dont il relevait
antérieurement est invalide.
NB : Les conditions et modalités d'ouverture, de maintien, de suspension et de fermeture du
droit aux prestations sont définies par décret.
2. Organisation
a) Organisation administrative
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Selon le législateur, la gestion et la régulation de la couverture maladie universelle sont
confiées à une institution de Prévoyance sociale créée par décret. Cette institution-là peut
déléguer ses compétences à des organismes gestionnaires délégués qui ont obligatoirement
l’une des fonctions suivantes mentionnées à l’article 36 :
institution de prévoyance sociale;
société relevant du Code CIMA;
mutuelle sociale au sens du règlement n° 07/2009/CM/ UEMOA portant
réglementation de la mutualité sociale au sein de l'UEMOA;
société commerciale justifiant d'une expertise en matière de gestion technique du
risque maladie.
D’où le fait que ce soit la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) qui assure ce rôle.
A cet effet, une convention doit être passée entre les deux parties pour prévoir les termes de la
délégation puis doit être approuvée par l’autorité de tutelle à savoir le ministère de l’emploi et
de la protection sociale et le ministère de l’économie et des finances.
b) Incompatibilités
Relativement aux dispositions de l’article 38 de la loi, certaines restrictions font surface quant
à la délégation des compétences.
En effet, Il est interdit de cumuler la gestion des risques prévus par la loi avec la gestion
administrative, technique ou financière d'un établissement assurant des prestations de
diagnostic(laboratoire), de soins de santé (hôpitaux) ou d'hospitalisation ou d'un établissement
ayant pour objet la fourniture de médicaments, de matériels, de dispositifs et d'appareillages
médicaux (pharmacies). Les organismes gestionnaires doivent s’y conformer dans un délai de
deux ans à compter de la signature de la convention.
c) Ressources et dépenses
Mettre en place une couverture maladie universelle nécessite assez de ressources et des
emplois concourant à la pérennité de cette assurance maladie.
Les ressources de la couverture maladie universelle sont légion à savoir :
les cotisations, majorations, pénalités et intérêts de retards;
les produits financiers;
le revenu des placements;
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les subventions de l'Etat et des collectivités territoriales;
les dons et legs;
toutes autres ressources affectées à la couverture maladie universelle en vertu d'une
législation ou d'une réglementation particulière.
Ces ressources collectées par la couverture maladie universelle sont employées à titre
principal pour :
la prise en charge des prestations de soins au bénéfice des assurés;
pouvant inclure les actions de promotion de la santé et de prévention;
la gestion administrative du système de couverture maladie dans la limite des ratios de
la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale, en abrégé CIPRES;
la constitution de réserves de sécurité;
les placements.
Elles peuvent être affectées, à titre accessoire, selon des conditions et modalités définies par
décret, à l'amélioration de l'offre de soins, pour autant que ces actions présentent un intérêt
économique ou de santé publique.
Il est de ce fait interdit à l'organisme de gestion ou aux organismes gestionnaires délégués
d'utiliser les ressources de la couverture maladie universelle à des fins autres que celles
prévues par le législateur.
d) Gestion financière et comptable
Comme dit précédemment, la couverture maladie universelle, pour sa longévité vise un
objectif d'équilibre financier entre ressources et dépenses de chacun des régimes. Pour ce
faire, dans un premier temps, une étude actuarielle externe est réalisée tous les trois ans afin
d'apprécier la pérennité de l'équilibre financier de chacun des régimes, puis dans un second
temps, les comptes et opérations de la CMU sont tous soumis à un audit comptable et
financier.
Les résultats de ces deux contrôles sont communiqués aux ministères exerçant la tutelle
technique et financière et présentés au Gouvernement.
e) Disposition fiscale
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Les couvertures maladies bénéficient de faveurs fiscales car elles sont considérées comme des
dépenses liées à la santé, et donc essentielles pour la protection et le bien être des individus et
encouragent ces derniers à souscrire à une assurance.
L'institution de prévoyance sociale chargée de la gestion de la couverture maladie universelle
jouit pour toutes ses activités sociales d'un régime fiscal privilégié ainsi défini :
exonération de tous les impôts et taxes, notamment de l'impôt sur le bénéfice
industriel et commercial, de la patente et de l'impôt foncier;
exonération des droits et taxes de douane à l'importation pour tous les matériels et
produits liés à ses activités sociales ;
Les cotisations versées à titre obligatoire ou volontaire à l'institution de prévoyance
sociale chargée de la gestion de la couverture maladie universelle et les prestations
payées par elle sont exonérées d'impôts et taxes ;
Les pièces et actes relatifs à l'application de la législation de la prévoyance sociale
sont délivrés gratuitement et exemptés de droit de timbre et d'enregistrement ;
Pour le recouvrement de ses créances, bénéficie de prérogatives et privilèges
analogues à ceux du Trésor public. Ses privilèges prennent rang immédiatement après
les créances de salaire ;
Les biens et les deniers de l'institution de Prévoyance sociale chargée de la gestion de
la couverture maladie universelle sont insaisissables et aucune opposition ne peut être
pratiquée sur les sommes qui lui sont dues. Les créanciers porteurs de titre exécutoire
peuvent, à défaut d’un règlement immédiat, se pourvoir devant le conseil
d'administration de l'institution de Prévoyance sociale chargée de la gestion de la
couverture maladie universelle, qui est tenu de procéder à l'inscription du crédit au
budget suivant et & son paiement.
II. ASPECTS JURIDIQUES
A. CONTENTIEUX ET RECOURS
1. Compétences des juridictions
Les litiges nés de l'application des lois et règlements en vigueur en matière de couverture
maladie visant les assurés et les employeurs sont de la compétence des juridictions de droit
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commun. Ces litiges sont du ressort de la résidence habituelle de l'assuré ou du siège social en
Côte d'Ivoire de l'employeur intéressé. Les contestations d'ordre médical et les affaires
pénales en fonction de leur nature sont appartenues à un autre contentieux.
2. Recours préalable obligatoire : le recours gracieux
Avant de porter des réclamations contre les décisions prises par l'institution de Prévoyance
sociale caisse nationale d’assurance maladie (l’IPS_CNAM : organisme chargé de la gestion
de la couverture maladie universelle) devant les tribunaux compétents, il est obligatoire de
soumettre ces réclamations à une commission de recours gracieux. Cette soumission doit se
faire au moyen de lettre recommandée ou tout autre moyen de notification avec accusé de
réception.
Un recours gracieux est une procédure administrative permettant de contester une décision
prise par une autorité administrative. Ce type de recours s'adresse directement à l'auteur de la
décision contestée. Il peut être utilisé lorsque la décision est écrite (explicite) ou lorsque
l'administration n'a pas répondu à une demande dans un délai raisonnable (décision implicite).
L'objectif du recours gracieux est de permettre à l'administration de réformer, abroger,
modifier ou maintenir sa décision en fonction des arguments présentés.
Il ne doit pas prendre la forme d'une demande d'indulgence, mais plutôt critiquer la décision
en la déclarant illégale tout en demandant expressément son annulation.
La commission de recours gracieux est une instance où les réclamations peuvent être
examinées et résolues de manière amiable avant d'aller en justice. Les attributions,
l'organisation et le fonctionnement de la commission de recours gracieux sont fixés par le
décret de création et les statuts particuliers de l’IPS-CNAM.
La commission de recours gracieux est composée de quatre membre membres choisis par
leurs pairs parmi les membres du conseil d’administration de l’IPS-CNAM. La commission
des recours gracieux se réunit au moins une fois par mois et chaque fois que de besoin, sur
convocation de son président. Cette présidence est assurée par le vice-président du conseil
d’administration de l’IPS-CNAM.
La commission de recours gracieux se renouvelle au même titre que le conseil
d’administration. Les réclamations contre les décisions prises par l’IPS-CNAM sont portées
dans les conditions précitées devant la commission de recours gracieux dans un délai de deux
mois à compter de la notification de la décision faisant l’objet de réclamation. La réclamation
doit être soit formée par l’assuré ou l’un de ses ayants droits, soit par tout autre assujetti ou
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son représentant et adressée au président de la commission de recours gracieux qui dispose
d’un délai d’un mois pour rendre sa une décision motivée. L’absence de réponse au terme de
ce délai vaut rejet du recours.
3. Poursuites Pénales en cas de non-conformités
Si un employeur ou un assuré enfreint les lois et règlements relatifs à la couverture maladie
universelle, il peut être poursuivi devant les juridictions pénales à la demande du ministère
public, du ministère en charge de la sécurité sociale ou de toute partie intéressée, y compris
l'institution de Prévoyance sociale. Les tribunaux ont le pouvoir d'ordonner que le jugement
soit publié dans la presse et affiché dans des lieux spécifiques aux frais de la partie
condamnée.
4. Subrogation et actions en justice
L'organisme gestionnaire de la couverture maladie universelle agit au nom de la personne qui
a reçu des prestations de soins (bénéficiaire) lorsque cette personne poursuit en justice une
tierce partie responsable d’un dommage. Si la victime décide de poursuivre le tiers
responsable en justice, elle doit également citer l'organisme gestionnaire de la couverture
maladie universelle en tant qu'intervenant dans la procédure légale, conformément à la loi en
vigueur.
Lorsqu'un accord amiable est conclu entre la victime et le tiers responsable pour obtenir une
indemnisation (un règlement à l'amiable), l'organisme gestionnaire ne peut être lié par cet
accord que si l'organisme a été légalement invité à y participer. En d'autres termes,
l'organisme doit être informé et impliqué dans le processus de règlement.
Si la victime ne respecte pas les dispositions légales en citant l'organisme gestionnaire ou en
ne l'impliquant pas dans un accord amiable, l'organisme a le droit de demander au bénéficiaire
des prestations de soins (la victime) le remboursement des montants des prestations de soins
qu'il a fournis si la victime a déjà reçu une indemnisation du tiers responsable.
B. PRESCRIPTIONS ET SANCTIONS
1. Prescription
a) Action Publique en Cas d'Infractions
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Les actions publiques résultant d'infractions commises par un employeur, son préposé ou un
assuré en violation des dispositions de la loi sont soumises aux délais de prescription énoncés
dans le Code de Procédure pénale. Cela signifie que les poursuites pénales doivent être
engagées dans les délais prévus par ce code.
b) Action Civile pour Recouvrement de Cotisations
L'action civile pour récupérer les cotisations ou les majorations de retard impayées par un
employeur ou un assuré est soumise à une prescription de cinq ans à compter de la date
d'expiration des délais prévus pour le paiement.
c) Actions des Bénéficiaires et Prestataires contre l'Organisme
Gestionnaire
Les actions intentées par les bénéficiaires ou les prestataires de soins contre l'organisme
gestionnaire de la CMU sont soumises à une prescription de deux ans à compter de la
naissance du droit (probablement le droit à la couverture maladie universelle).
Les actions de l'organisme gestionnaire contre les bénéficiaires ou les fournisseurs de
prestations de soins à qui des avantages de la CMU ont été octroyés indûment sont soumises à
une prescription de quatre ans à compter de la date du paiement indu, à moins qu'il y ait eu
fraude ou fausse déclaration.
d) Prescription des Autres Actions
Les actions qui ne sont pas spécifiquement couvertes par les délais de prescription énoncés ci-
dessus sont soumises aux règles de prescription du droit commun.
Ces délais de prescription sont importants pour déterminer les limites de temps dans
lesquelles différentes actions peuvent être intentées ou poursuivies en vertu de la loi. Ils visent
à établir une certaine sécurité juridique et à éviter que des litiges ne soient éternellement
prolongés.
2. Sanctions
a) Fraude ou Fausse Déclaration
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Toute personne qui, par fraude ou fausse déclaration, obtient ou tente d'obtenir des prestations
de CMU qui ne lui sont pas dues est passible d'une peine d'emprisonnement d'un à cinq ans et
d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA.
b) Détournement de Bénéficiaires
Toute personne qui détournement des bénéficiaires de leurs droits en vertu de la loi de CMU,
en utilisant la contrainte, la menace, l'excès de pouvoir, des promesses pécuniaires, ou en
tentant de le faire, est passible d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA.
c) Fraude par le Prestataire de Soins
Les prestataires de soins coupables de fraude ou de fausse déclaration sont passibles d'une
peine d'emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs
CFA. Des sanctions disciplinaires peuvent également être prises par l'ordre professionnel
concerné.
d) Refus de Contrôle Médical
Les praticiens ou directeurs d'établissements de santé qui refusent un contrôle médical sont
passibles d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA.
e) Fausses Déclarations par l'Employeur ou l'Assuré
Tout employeur ou assuré qui fait sciemment de fausses déclarations à l'organisme de gestion
ou aux personnes assermentées en relation avec la CMU est passible d'une peine
d'emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA.
f) Non-Affiliation et Non-Immatriculation
Les employeurs qui ne procèdent pas à leur affiliation ou à l'immatriculation de leurs salariés
conformément aux délais réglementaires sont passibles d'amendes de 100 000 à 1 000 000 de
francs CFA.
g) Prélèvement de Cotisations Indues
Les employeurs qui effectuent sciemment le prélèvement de cotisations salariales indues sont
passibles d'une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs CFA.
h) Sanctions Cumulatives
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Les sanctions prévues par cette loi n'empêchent pas l'application d'autres sanctions pénales et
administratives conformément à la législation en vigueur.
i) Dommages et Intérêts
L'organisme de gestion a le droit de demander au contrevenant des dommages et intérêts, dont
le montant ne peut être inférieur aux montants qui ont été payés.
Ces sanctions visent à dissuader les comportements frauduleux ou non conformes à la loi en
matière de CMU et à garantir la bonne mise en œuvre du programme.
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CONCLUSION
Au terme de cette étude, il convient de rappeler que nous avons pu voir dans un premier
temps les éléments environnants la prise en charge ainsi que la gestion et l’organisation de la
couverture maladie universelle. La deuxième partie nous a permit de voir les aspects
juridiques relatifs, notamment les contentieux et les recours d’une part et d’autre part les
répressions et les sanctions.
L'essentiel à retenir de notre présentation est que la Carte Maladie Universelle (CMU)
représente un élément important dans la quête de l'accès universel aux soins de santé. Son
instauration en Côte d'Ivoire est l'expression d'une avancée significative dans la protection
sociale et le bien-être des citoyens. En permettant à un plus grand nombre de personnes
d'accéder aux soins médicaux, la CMU renforce l'équité au sein de la société. Il est crucial de
continuer à travailler sur sa mise en œuvre efficace et sur l'amélioration constante de la qualité
des services de santé.
Des sensibilisations doivent être faites sur les avantages et les modalités de la CMU afin de
garantir sa pleine utilisation par la population.
14
BIBLIOGRAPHIE
Loi n°2014-131 du 24 mars 2014 instituant la couverture maladie universelle. Journal officiel,
République de Côte d’Ivoire.
Décret n°2014-395 du 25 juin 2014 portant création de l’institution de prévoyance sociale
dénommée « caisse nationale d’assurance maladie », en abrégé IPS-CNAM. Journal officiel,
République de Côte d’Ivoire.
15
WEBOGRAPHIE
[Link]
%20Maladie%20Universelle%20%28CMU%29%20comprend%20deux%20r
%C3%A9gimes.,d%C3%A9munies%20qui%20%C3%A9taient%20exclues%20du%20syst
%C3%A8me%20de%20sant%C3%A9. consulté le 28/09/2023 à 20H40
[Link]
%20infimi%C3%[Link] consulté le 28/09/2023 à 20H46
[Link]
manuel_certification_es_qualite_des_soins.pdf consulté le 28/09/2023 à 21H12
[Link] consulté le 29/09/2023 à 20H50
16
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE________________________________________________________________1
INTRODUCTION___________________________________________________________2
I. GENERALITES SUR LA CMU_____________________________________________3
A. LA PRISE EN CHARGE________________________________________________3
1. Modalités de prise en charge_____________________________________________3
2. Conventionnement____________________________________________________3
3. Documents à fournir pour l’enrôlement____________________________________4
B. GESTION ET ORGANISATION_________________________________________4
1. Gestion_____________________________________________________________4
a) Affiliation et immatriculation__________________________________________4
b) Conditions d’ouverture du droit aux prestations____________________________5
2. Organisation_________________________________________________________5
a) Organisation administrative____________________________________________5
b) Incompatibilités_____________________________________________________6
c) Ressources et dépenses_______________________________________________6
d) Gestion financière et comptable________________________________________7
e) Disposition fiscale___________________________________________________7
II. ASPECTS JURIDIQUES__________________________________________________8
A. CONTENTIEUX ET RECOURS_________________________________________8
1. Compétences des juridictions____________________________________________8
2. Recours préalable obligatoire : le recours gracieux___________________________8
3. Poursuites Pénales en cas de non-conformités_______________________________9
4. Subrogation et actions en justice_________________________________________10
B. PRESCRIPTIONS ET SANCTIONS_____________________________________10
1. Prescription_________________________________________________________10
a) Action Publique en Cas d'Infractions___________________________________10
b) Action Civile pour Recouvrement de Cotisations__________________________10
c) Actions des Bénéficiaires et Prestataires contre l'Organisme Gestionnaire______11
d) Prescription des Autres Actions_______________________________________11
2. Sanctions___________________________________________________________11
a) Fraude ou Fausse Déclaration_________________________________________11
b) Détournement de Bénéficiaires________________________________________11
c) Fraude par le Prestataire de Soins______________________________________11
d) Refus de Contrôle Médical___________________________________________12
e) Fausses Déclarations par l'Employeur ou l'Assuré_________________________12
f) Non-Affiliation et Non-Immatriculation_________________________________12
g) Prélèvement de Cotisations Indues_____________________________________12
h) Sanctions Cumulatives______________________________________________12
i) Dommages et Intérêts_______________________________________________12
CONCLUSION_____________________________________________________________13
BIBLIOGRAPHIE__________________________________________________________14
WEBOGRAPHIE___________________________________________________________15
17
TABLE DES MATIERES____________________________________________________16
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