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Methode Secante

La méthode de la sécante est une méthode numérique pour trouver les zéros d'une fonction. Elle approxime la dérivée première par une corde entre deux points. Le résumé démontre que la suite générée converge vers le zéro recherché à un ordre lié aux nombres de Fibonacci.

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La méthode de la sécante est une méthode numérique pour trouver les zéros d'une fonction. Elle approxime la dérivée première par une corde entre deux points. Le résumé démontre que la suite générée converge vers le zéro recherché à un ordre lié aux nombres de Fibonacci.

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Méthode de la sécante

Références : Demailly, Analyse numérique et équations différentielles, p 102

La méthode de Newton est une méthode numérique de recherche de points fixes. L’idée est de remplacer f
par sa tangente en xp . On a ainsi y “ f pxp q ` f 1 pxp qpx ´ xp q, et donc l’intersection de la tangente avec l’axe des
f pxp q
abscisses y “ 0 est xp`1 “ xp ´ 1 . Elle est très performante (ordre 2). Néanmoins il est nécessaire de bien
f pxp q
f pxp q
connaître la dérivée de f pour pouvoir calculer la suite approximant le zéro définie par xp`1 “ xp ´ 1 . Le
f pxp q
but de la méthode de la sécante est d’approximer f 1 par une corde.

Insérez un dessin ici !

Théorème.

Soit f de classe C 2 , a un zéro de f et tel que f 1 paq ‰ 0. On pose I “ ra ´ r, a ` rs un intervalle où


f 1 ne s’annule pas, et on définit la suite xp par

f pxp q f pxp q ´ f pxp´1 q


xp`1 “ xp ´ , avec τp “ .
τp xp ´ xp´1

Alors si on note psp qp la suite de Fibonacci de premiers termes s0 “ s1 “ 1, il existe K et h des réels
positifs tels que pour x0 , x1 P ra ´ h, a ` hs distincts, on a
1 s
|xp ´ a| ď pK maxp|x0 ´ a| , |x1 ´ a|qq p .
K

ˇ ˇ ˇ ˇ
Démonstration. On note Mi “ max ˇf piq ˇ, mi “ min ˇf piq ˇ, et
ˇ ˇ ˇ ˇ
I I

I ˆI Ñ R$
& f pyq ´ f pxq
τ: si x ‰ y .
px, yq ÞÑ y´x
% f 1 pxq si x ‰ y

‚ Étude de τ : ż1
On remarque que τ px, yq “ f 1 px ` tpy ´ xqqdt, donc par les théorèmes sur les intégrales à paramètres, τ est
0
C1.
On peut alors utiliser le théorème de dérivation sous le signe intégrale car f est C 2 :
ż1 ż1
Bτ 2 Bτ
px, yq “ p1 ´ tqf px ` tpy ´ xqqdt et px, yq “ tf 2 px ` tpy ´ xqqdt.
Bx 0 By 0
ˇ ˇ ˇ ˇ
ˇ Bτ ˇ M2 ˇ Bτ ˇ M2
D’où on a ˇ ˇ ď
ˇ ˇ et ˇˇ ˇˇ ď , et comme f 1 est de signe constant, |τ | ě m1 .
Bx 2 By 2 ˇż y ˇ
ˇ ˇ ˇ Bτ ˇ M2
Pour finir, on a ˇτ px, yq ´ f 1 pxqˇ “ |τ px, yq ´ τ px, xq| “ ˇˇ px, tqdtˇˇ ď |y ´ x|.
x By 2
f pxq
‚ Raisonnons de la même manière sur ψpx, yq “ x ´ .
τ px, yq
Posons hp “ xp ´ a, alors comme xp`1 “ ψpxp , xp´1 q, on a

@p ě 1, hp`1 “ ψpxp , xp´1 q ´ a “ ψpa ` hp , a ` hp´1 q ´ ψpa, aq.

On remarque comme précédemment que


ż1
Bψ Bψ
hp`1 “ hp pa ` thp , a ` thp´1 q ` hp´1 pa ` thp , a ` thp´1 qdt.
0 Bx By

Adrien LAURENT 1 ENS Rennes - Université de Rennes 1


Puis
Bτ Bτ
f 1 pxqτ px, yq ´ f pxq Bx
$
Bψ τ px, yq ´ f 1 pxq

’ px, yq “ 1 ´ 2
“ ` f pxq Bx 2
τ px, yq τ px, yq τ px, yq
&
Bx

’ Bψ By

% px, yq “ f pxq
By τ px, yq2
En utilisant les inégalités de la première étape et le fait que |f pxq| “ |f pxq ´ f paq| ď M1 |x ´ a| par les
accroissement finis, on a : $ ˇ ˇ
ˇ Bψ ˇ M2 |y ´ x| M1 M2
& ˇ px, yqˇˇ ď ` |x ´ a|

’ ˇ
ˇ Bx ˇ 2m 1 2m21
ˇ Bψ ˇ M 1 M 2
% ˇˇ px, yqˇˇ ď |x ´ a|


By 2m21
On fixe alors px, yq “ pa ` thp , a ` thp´1 q pour t P r0, 1s et p ě 1 en supposant que xp , xp´1 P I (on le montrera
à la fin par récurrence), alors |y ´ x| ď p|hp | ` |hp´1 |qt et |x ´ a| “ |hp | t, donc
$ ˇ ˇ ˆ ˙
ˇ Bψ ˇ M2 M1 M2
& ˇ px, yqˇ ď |hp | t

’ ˇ ˇ p|hp | ` |hp´1 |q `
ˇ Bx ˇ 2m1 2m21
ˇ Bψ ˇ M1 M2
% ˇˇ px, yqˇˇ ď |hp | t


By 2m21
D’où en mettant tout bout à bout :
ˆ ˙ż 1
M2 M1 M 2 2 M1 M2
|hp`1 | ď |hp | p|hp | ` |hp´1 |q ` |hp | ` |hp | |hp´1 | tdt
2m1 2m21 2m21 0
ˆ ˙
1 M2 M 1 M2
“ ` |hp | p|hp | ` |hp´1 |q
2m21
2 loooooooooomoooooooooon
2m1
K
ď K |hp | maxp|hp | , |hp´1 |q.
‚ Conclusion :
1 1
On pose h “ minpr, q, alors pour x0 , x1 P ra ´ h, a ` hs, on a |h2 | ď K maxp|h1 | , |h0 |q ď h. Par récurrence,
K K
cela légitime tous les calculs du dessus et on a @p ě 1, |hp`1 | ď |hp | ď h donc
@p ě 2, |hp`1 | ď K |hp | |hp´1 | .
1 s
On a trivialement |hp | ď pK maxp|h0 | , |h1 |qq p pour p “ 0 ou p “ 1.
K
1
Pour p “ 2, on a vu |h2 | ď K |h1 | maxp|h1 | , |h0 |q ď K 2 maxp|h1 | , |h0 |q2 .
K
Enfin, si on suppose le résultat vrai jusqu’à un rang p ě 2, alors
1 s 1 s 1 s
|hp`1 | ď K |hp | |hp´1 | ď K pK maxp|h0 | , |h1 |qq p pK maxp|h0 | , |h1 |qq p´1 “ pK maxp|h0 | , |h1 |qq p`1 .
K K K
Le théorème est ainsi démontré.

Remarques : ‚ Attention à ne pas oublier le cas p “ 2 ! La relation |hp`1 | ď K |hp | |hp´1 | n’est pas forcément
vraie pour p “ 1.
p
‚ On dit qu’une suite converge à l’ordre au moins p si il existe C ą 0 tel que @k P N, |xk`1 ´ a| ď |xk ´ a| .
La méthode de Newton est d’ordre 2. Il est difficile de mettre l’équation sous cette forme pour la méthode de
ˆ ? ˙p`1
1 1` 5
la sécante. Néanmoins, on voit (et on vérifie numériquement) que comme sp „ ? , l’ordre vaut
? 5 2
1` 5
ϕ“ « 1, 618. C’est donc une méthode moins rapide que celle de Newton, mais tout de même efficace.
2
‚ On a mieux que le théorème, on a trouvé une manière explicite de calculer le h pour avoir la convergence.
Mais en pratique, on ne sait pas quel est le zéro de f , donc une question subsiste : comment choisir l’intervalle
où on va converger quand on ne sait pas où est le zéro ?
Et bien, c’est difficile ! En pratique, l’algorithme converge tout le temps, mais c’est parce qu’on a de la chance.
‚ Et en dimensions supérieures ? Il existe des trucs, c’est détaillé dans le Allaire.
‚ On peut s’inspirer de cette méthode pour l’épreuve de modélisation ! En effet plutôt que de calculer la dérivée
de f dans la méthode de Newton, on peut juste poser
a
f px ` %epsq ´ f pxq
a .
%eps
On trouve une méthode d’ordre compris entre ϕ et 2.

Adrien LAURENT 2 ENS Rennes - Université de Rennes 1

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