0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues49 pages

Gestion Environnementale Projet Urbain تونس

Transféré par

Asma gatri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues49 pages

Gestion Environnementale Projet Urbain تونس

Transféré par

Asma gatri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
Caisse des Prêts et de Soutien aux Collectivités Locales
(CPSCL)

PROJET DE DEVELOPPEMENT URBAIN ET DE LA GOUVERNANCE LOCALE

PLAN CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DES


SOUS PROJETS DE LA COMPOSANTE "QUARTIERS DEFAVORISES"

RAPPORT PROVISOIRE CORRIGE


NOVEMBRE 2013

1
TABLE DES MATIERES

1. RESUME ANALYTIQUE 4
2. INTRODUCTION 13
3. OBJECTIF DU PROJET 13
4. DESCRIPTION DU PROJET 13
4.1 CATEGORIE DU PROJET 14
4.2 AGENCE D'EXECUTION 14
5. LE MONTAGE INSTITUTIONNEL INTERNE DU PROJET 14
6. LE CADRE LEGAL DE L'ENVIRONNEMENT EN TUNISIE 15
6.1 TEXTES LEGISLATIFS RELATIFS AUX EIE 16
6.2 DECRET FIXANT LES PROCEDURES D'ELABORATION ET D'APPROBATION DES EIE 16
6.3 LE CODE DES EAUX 17
6.4 LA PREVENTION DE LA POLLUTION 17
7. LE CADRE INSTITUTIONNEL 19
7.1 LA CAISSE DES PRETS ET DE SOUTIEN DES COLLECTIVITES LOCALES 19
8. POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE 20
9. ANALYSE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROJET 21
9.1 SITUATION ACTUELLE : 21
9.2 IMPACTS POSITIFS DU PROJET : 22
9.3 IMPACTS NEGATIFS : 23
9.4 IMPACTS INDIRECTS ET CUMULATIFS DU PROJET 26
9.5 IMPACTS SOCIAUX 26
10. CLASSIFICATION DES SOUS PROJETS . 27
11. PROCEDURES A SUIVRE POUR L'EVALUATION PROJETS 29
12. CONTROLE ET SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE 30
13. RENFORCEMENT DES CAPACITES 31
14. LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE PGES 33
15. BUDGET 33
16. REPARTITION DU BUDGET 33

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Mesures de sauvegarde déclenchées par le Projet ............................................................ 21
Tableau 2 : Récapitulatif Seuil/Impact des sous projets voiries et trottoirs ......................................... 28
Tableau 3 : Récapitulatif Seuil/Impact des sous projets de drainage ................................................... 28
Tableau 4 : Budget prévisionnel de la formation et de l'assistance technique..................................... 33

ANNEXES
Annexe 1 : Valeurs limites réglementaires relatives au bruit et émissions atmosphériques .............. 34
Annexe 2 : Gestion environnementale des activités de construction.................................................. 35
Annexe 3 : Mesures d'atténuation type ............................................................................................... 39
Annexe 4 : Tâches relatives à la préparation des PGES ........................................................................ 43
Annexe 5 : Etapes de mise en œuvre du PCGES................................................................................... 46
Annexe 6 : compte rendu de la consultation publique ........................................................................ 49

2
LISTE DES ABREVIATIONS

AMO Assistance à la Maitrise d'Ouvrage


ANPE Agence Nationale de Protection de l'Environnement
BIRD Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement
BM Banque Mondiale
CFAD Centre de Formation et d'Appui à la Décentralisation
CG Conditions Générale de Gestion Environnementale des Activités de Construction
CISC Comité interministériel de suivi et de coordination
CPSCL Caisse des prêts et de Soutien des Collectivités Locales
DGCL Direction Générale des Collectivités Locales
EIE Etude d'Impact sur l'Environnement
FCCL Fonds Commun des Collectivités Locales
FNVT Fédération Nationale des Villes Tunisiennes
MARH Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques
MCLR Ministre Chargé des Collectivités Locales Régionales
MDCI Ministère du Développement et de la Coopération International
MDR Ministère Chargé du Développement Régional
MEHE Ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Environnement
MF Ministère des Finances
MI Ministère de l'Intérieur
ONAS Office National de l'Assainissement
PCAT Plan Cadre d'Acquisition des Terrains
PCGES Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale
PDUGL Projet de Développement Urbain et de la Gouvernance Locale
PGES Plan de Gestion Environnementale et Sociale
PIC Plan d'Investissement Communal
PO Politiques Opérationnelle

3
1. Résumé analytique

INTRODUCTION
La Réhabilitation des Quartiers Défavorisés dans le cadre du "Projet de Développement Urbain et de
Gouvernance Locale", a fait l'objet d'une requête de financement adressée par le gouvernement
tunisien à la Banque Mondiale (BM).

OBJECTIF DU PROJET
L'Objectif du projet est d’améliorer l’accès aux infrastructures municipales de base dans les quartiers
défavorisés.

COMPOSANTES DU PROJET
Le projet vise à équiper en infrastructures de base (principalement voirie, éclairage public,
assainissement et raccordement au réseau public ONAS, et évacuation des eaux pluviales) des
quartiers défavorisés/sous-équipés. L’enveloppe prévu est de l’ordre de 250 millions de dinars (y
compris les études de faisabilités, les études d’exécution, les travaux et les missions d’’assistance à la
maîtrise d’ouvrage).
229 quartiers (répartis sur 144 municipalités et 31 zones rurales) ont été pré-identifiés sur une base
participative lors de consultations régionales organisées en 2012 et 2013. La population bénéficiaire
est estimée à 600 000 habitants1.
Une partie de l’enveloppe sera allouée à la gestion des aspects fiduciaires, techniques, administratifs
et de sauvegarde ainsi que ceux relatifs au suivi et à l'évaluation du projet.

CLASSEMENT DU PROJET
Le projet est classé dans la catégorie B conformément à la Politique Opérationnelle "OP 4.01:
Evaluation environnementale" de la Banque Mondiale.

AGENCE D'EXECUTION
La Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locale (CPSCL) est l'Agence d'exécution du projet.

PLAN CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PCGES)


Le présent PCGES a pour objet la préparation de l'évaluation environnementale et sociale du projet. Il
a été préparé par la CPSCL conformément à la politique de sauvegarde PO 4.01 de la BM.
Les sous projets proposés pour être financés portent sur : i) l'éclairage public; ii) la réhabilitation des
voiries et des trottoirs; iii) l'assainissement des eaux usées; et iv) le drainage des eaux pluviales. Ces
projets sont de petites taille et les impacts négatifs qu'ils sont susceptibles de générer sont en
majorité faibles à moyens.
Au stade actuel, les données disponibles ne permettent pas d'analyser avec la précision requise les
conséquences environnementale et sociale des sous projets (Faute d'informations sur la taille, la
consistance, l'emplacement et autres détails spécifiques au sous projets et leur environnement). Il est
donc nécessaire de définir les mécanismes de l'évaluation environnementale et sociale selon des
critères d'évaluation des impacts prévisibles et de classement des sous projets ainsi que les
instruments de l'EE à appliquer et permettant l'identification des mesures de mitigation
environnementales et sociales nécessaires à mettre en œuvre lors de la phase de construction et
d'exploitation du projet. C'est l'objet du présent document.

LE MONTAGE INSTITUTIONNEL INTERNE DU PROJET


L’Etat sera l’emprunteur du prêt. Un accord de prêt sera signé entre la Banque et l’Etat représenté par
le Ministère du Développement et de la Coopération International. Le prêt sera mis à la disposition de

1
Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et ont servi de base pour l'estimation des besoins en matière de formation et d'assistance
technique pour la mise en œuvre du PCGES. Ils seront affinés et arrêtés définitivement lors des études de faisabilité qui seront lancées
par la CPSCL.

4
la Caisse de Soutien et des Prêt aux Collectivités Locales en sa qualité d’agence d’exécution. A cet
effet, un Accord de Projet sera signé entre la Banque et la CPSCL.
 Agence d'exécution: La CPSCL est l'agence d’exécution de l’ensemble du projet, sera donc
responsable de la mise en œuvre du projet financé par la Banque et s'assurera du suivi et de
l’atteinte des objectifs de développement du projet.
Elle sera en charge de la gestion quotidienne du projet et du suivi régulier des différentes activités.
Elle veillera au respect des aspects fiduciaires et de sauvegardes environnementale et sociale et
élaborera les rapports d’avancement.
Une convention de sous-projet sera signée entre la CPSCL et la municipalité pour tout
investissement financé dans le cadre de ce projet.
 Maîtrise de l’ouvrage des sous-projets d’investissement financés dans le cadre du projet
Les municipalités seront maîtres d’ouvrage de tout sous-projet d’investissement appuyé dans le
cadre du projet et seront « la partie contractante » et responsables de la passation des marchés
des services de consultants et de travaux nécessaires pour l’exécution de leurs investissements. En
cas de besoin, elles seront libres de contracter les services d’assistance à la maîtrise d’ouvrage.
 Agences d’appui
Le CFAD sera en charge des activités de renforcement des capacités et de formation. Une
convention spécifique sera signée entre les agences d’appui et l’agence d’exécution du projet.

LE CADRE LEGAL DE L'ENVIRONNEMENT EN TUNISIE


Les principales dispositions législatives et réglementaires applicables au projet sont identifiées et
décrites succinctement dans ce qui suit.
 Textes législatifs relatifs aux EIE
Les procédures d'élaboration et d'approbation des EIE sont fixées par le décret n° 2005 - 1991 du
11 juillet 2005. Les activités projetées ne sont pas énumérées dans les annexes 1 et 2 dudit décret
et ne sont pas soumis obligatoirement aux études d'impacts et à l'avis préalable de l'ANPE.

 Le Code des Eaux


Le «Code des Eaux» définit le domaine public hydraulique "DPH" et les dispositions réglementaires
relatives aux autorisations ou concessions intéressant les eaux du DPH, à la lutte contre la
pollution hydrique, à la protection contre les inondations, aux conditions de rejets des eaux dans le
DPH, etc. L'ensemble de ces dispositions devrait être respectées lors la conception, la construction
et l'exploitation des sous projets.
 La prévention de la pollution
Rejets liquides :
Les rejets liquides générés par le projet doivent se conformer aux conditions fixés par le décret n°
85-56 du 2 janvier 1985, relatif à la réglementation des rejets dans le milieu récepteur et aux
valeurs limites de la norme de rejet (norme NT 106.02)
Qualité de l'air :
Les émissions atmosphériques générée par le projet doivent se conformer au décret n° 2010-2519
du 28 septembre 2010, fixant les valeurs limite à la source des polluants de l'air de sources fixes et
aux norme NT 106.04 fixant les valeurs limites pour différents polluants dans l'air ambiant et
notamment les particules en suspension dont les valeurs limites pour la santé publique sont fixées
à 80 µg /m3 (Moyenne annuelle) et à 260 µg/m3 (Moyenne journalière).
Nuisances sonores:
L’arrêté du président de la municipalité Maire de Tunis du 22/08/2000 définit les seuils de bruits
qui doivent être respectés. Il exige des établissements classés de 2ème et 3ème catégorie
d’installer leurs machines de façon qu’elles ne produisent pas un bruit gênant la tranquillité des

5
habitants et d’arrêter toute activité bruyante pendant les horaires d’interdiction fixés dans
l’arrêté.
Gestion des déchets
La loi cadre sur les déchets (Loi n°96-41 du 10 juin 1996) a définit le cadre spécifique aux modes de
gestion et d'élimination des déchets. Elle définit les catégories des décharges pour chaque type de
déchets et interdit leur incinération en plein air et prévoit des dispositions pour la mise en place
des systèmes de reprise de certains types de déchets tels que les huiles usagées et les
accumulateurs usagés.
Déchets d'amiante ciment
Le projet ne générera pas des déchets de ce type car il n'utilisera pas de conduites ou autre
produits à base d'amiante ciment.
 Le Code du patrimoine archéologique, historique ou traditionnel
Ce Code exige, en cas de découvertes fortuites de vestiges, que l’auteur de la découverte informe
immédiatement les services compétents du Ministère chargé du Patrimoine qui prendront toutes les
mesures nécessaires à la conservation, veilleront à la supervision des travaux et peuvent ordonner l’arrêt des
travaux en cours pendant une période ne dépassant pas six mois (Art 69)
Le CCAG applicable aux marchés publics des travaux comprend un article qui définit les précautions et les
dispositions à prendre lorsque les travaux mettent au jour des objets ou des vestiges ayant un caractère
archéologique ou historique.
LE CADRE INSTITUTIONNEL
La Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales comprend cinq directions au niveau
central et cinq Agences régionales. Elle a notamment pour missions :
- La mobilisation des ressources nécessaires pour contribuer au financement des programmes
d’investissement des collectivités locales;
- L’assistance technique aux collectivités locales au niveau de l’identification, l’étude, la
réalisation et le suivi de leurs projets d’investissement;
- Le renforcement des capacités de gestion de gestion des collectivités locales (formation et de
recyclage, moyens de gestion, etc.).
Le rôle des agences régionales de la caisse est de :
- rapprocher les services de la caisse des collectivités locale;
- Améliorer la préparation des dossiers d'investissement;
- Assurer un suivi technique et financier rapproché des projets;
- Fournir une assistance technique et financière aux petites et moyennes communes.
La CPSCL dispose déjà d'une bonne expérience dans le domaine de l'évaluation environnementale des
projets réalisés dans le cadre des programmes antérieurs d’investissement des collectivités locales.
Elle a développé et mis en place des procédures d'évaluation environnementale incluses dans un
document édité en 1993 et intitulé " Guide pratique des projets d'investissement des collectivités
locales"
Ces cadres ont bénéficié de plusieurs sessions de formation organisées au CITET, notamment dans le
domaine des impacts des projets d'assainissement urbain sur l'environnement.
POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE
En ce qui concerne ce projet, les politiques de sauvegarde de la Banque s'appliqueront et devraient
prévaloir dans le cas où la réglementation environnementale nationale n'est pas compatible avec
lesdites politiques. A cet égard, la PO 4.01 "Evaluation environnementale" sera appliquée.
Les sous projets seront réalisé dans des zones urbaines existantes et ne risquent pas de générer des
impacts négatifs sur des habitats naturels ou des forêts mais il se peut que lors des travaux
d'excavation, des vestiges soient trouvés par hasard. Dans ce cas, des mesures spécifiques doivent

6
être prises conformément à la PO/PB 4.11 et aux conditions générales relatives à la Gestion
environnementale des activités de construction (Voir Annexe 2).
Le projet ne générera pas de déplacements des personnes, mais il nécessitera l'occupation temporaire
ou permanente de terrain appartenant au domaine de l'état et il se peut que l'emprise de certains
ouvrages empiète sur des propriétés privées. La PO/BP 4.12 "Réinstallation involontaire" sera dans ce
cas déclenchée.
ANALYSE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROJET
 Situation actuelle :
Une première liste de 229 quartiers défavorisés a été établie sur la base des consultations régionales
dans le cadre du programme national de réhabilitation des quartiers populaires. Elle couvre les vingt
quatre gouvernorats et comprend quartiers situés dans des zones urbaines (144 municipalités) et 31
zones rurales. Au stade actuel, peu d'informations sont disponibles sur les 229 projets de
réhabilitation pré-identifiés dans ces quartiers.
La liste des quartiers sera réexaminée dans le cadre de l'étude de faisabilité du projet qui sera lancée
par la CPSCL en 2014. Plus de précision sur la taille et les spécificités des sous projets seront connues
et permettront d'affiner pour chaque sous projet les mesures d'atténuation types proposées dans le
PCGES. Ces mesures devront remédier aux problèmes environnementaux et permettre aux habitants
de ces quartiers de bénéficier des services et infrastructures municipales de base.
D'une façon générale, les quartiers «défavorisés » sont définis par l’irrégularité de leur statut
juridique et la typologie des habitations. Ces quartiers ont le plus souvent été créés sans
l'autorisation des autorités locales concernées, sur des terrains non aménagés et dépourvus des
infrastructures de base nécessaires, essentiellement situés à l'intérieur des plans d'aménagement
urbain et rarement dans des zones à vocation agricole ( les conseils ruraux).

 Impacts positifs du projet :


Le projet générera des changements positifs dans les conditions sanitaires et d'hygiène dans les
quartiers et le cadre de vie des habitants (Elimination des eaux stagnantes, des rejets superficiels des
eaux usées, des mauvaises odeurs, de la prolifération des insectes, etc.);
L'éclairage public, la réhabilitation des voiries et trottoirs, l'assainissement et le drainage des
quartiers concernés permettront, avec l'adhésion des habitants au projet, de renforcer le sentiment
de sécurité et de quiétudes chez les habitants et de redynamiser et faciliter les activités socio -
économiques dans ces quartiers.
 Impacts négatifs :
Certains sous projets peuvent générer des impacts négatifs significatifs pendant les travaux, tels que :
- Les poussières, les nuisances sonores et olfactives et aux risques sanitaires et de pollution
générés par une mauvaise gestion des OM et des eaux usées du chantier, l'arrachage des arbres;
- les risques d'accidents liés à la circulation des engins de chantiers ou au niveau des excavations
et la perturbation des activités des activités des habitants des quartiers;
- l'érosion hydrique des sols le risque de débordement et d'inondation pendant la saison humides,
les risques d'affaissement et de glissement de terrain.
Les impacts négatifs qui peuvent se manifester pendant la phase d'exploitation sont généralement
dus à une conception inadéquate, un manque d'entretien et de maintenance et une application
insuffisante des mesures d'atténuation et de sécurités.
Globalement, l'ensemble des impacts négatifs susceptibles d'être générés par le projet sont limités
dans le temps et dans l'espace. Ils sont facilement maitrisables et gérables.
Certains impacts négatifs sont spécifiques à chaque sous projets et doivent être pris en considération
lors de la conception, des travaux et de l'exploitation des ouvrages projetés :

7
Assainissement des eaux usées
- Risque de retour des eaux usées vers les logements bas et de rejet superficiel des eaux grises non
raccordées.
- l'obstruction, la surcharge et le débordement du réseau du au raccordement des eaux de
toitures, rejet de déchets solides, branchement illicites, etc.
- Le risque d'exposition au de gaz toxique (H2S) du personnel chargé de l'entretien des ouvrages;
(L'ONAS dispose des moyens et de l'expérience nécessaire pour minimiser ces risques et appliquer
les mesures coercitives à l'encontre des contrevenants).
Drainage des eaux pluviales
- Risque d'inondation, de stagnation des eaux et d'érosion des terrains situés à l'aval au niveau des
points de rejet.
- Ensablement et d'obstruction de la canalisation de drainage, particulièrement dans les quartiers
non équipés de chaussées et trottoirs revêtus ou non couverts par les services de collecte des
déchets ménagers;
- La pollution des eaux générée par les rejets illicites d'eaux usées domestiques ou industrielles.
Réhabilitation des voiries et des trottoirs
- la dégradation prématurée des chaussées due à un mauvais drainage ou une surcharge de la
voirie par le trafic supplémentaire induit
- les risques générés par l'augmentation du trafic et de la vitesse favorisés par l'état amélioré de la
voirie et ce que cela peut engendrer comme impacts négatifs aux riverains : embouteillage,
augmentation des risques d'accidents routiers, de la pollution atmosphérique, du bruit, la
pollution de l’eau par les fuites et l’accumulation de polluants à la surface des routes.
Eclairage public
Les sous projets d'éclairage public génèrent quelques impacts mineurs transformation de l'esthétique
du quartier (présence de poteaux, câbles aériens). Les poteaux et les câbles non protégés présentent
des risques d'électrocution, particulièrement pour les enfants et les usagers des voiries.
 Impacts indirects et cumulatifs
Les impacts négatifs indirects du projet peuvent se manifester par un développement urbain
anarchique autour des quartiers réhabilités, augmentation du prix et de la spéculation foncière,
développement induit des activités commerciales non contrôlées, surcharge des services sociaux
(Collecte des OM, écoles, centres de soin, etc.)
Il ne devrait pas exister d'autre effets indirects tels que : Perte terre végétale, destruction du couvert
végétal, Dégradation des ressources en eau exploitable risques sanitaire, Perturbation de la faune,
disparition de certaines espèces, etc.).
Les impacts cumulatifs et à long terme sont difficiles à estimer au stade actuel faute de donnés
précises sur le nombre et les caractéristiques des sous projets. Toutefois, les risques ultimes qu'ils
peuvent présenter à l'environnement peuvent être facilement maitrisés par la mise en œuvre de
mesures de mitigations appropriées.
 Impacts sociaux
- Phase de construction : difficultés d'accès, déviation de la circulation, etc. qui peuvent générer
des perturbations dans l'activité courante du quartier. Possibilité d'occupation de terrains privés
et de recours à l’expropriation pour utilité publique affectant les biens immobiliers des
propriétaires;
- Phase exploitation : Débordements dans les réseaux, inondation des rues, retour des eaux vers
les habitations raccordés, embouteillage, etc. en cas de dépassement des capacités du projet
pour absorber tout le débit d'eau pluviale, l'évacuation des eaux usées ou le trafic générés par
des averses exceptionnelles ou une extension urbaine non planifié.

8
Les principaux impacts négatifs peuvent être facilement maitrisés par la mise en œuvre de mesures
appropriées d'atténuation et de compensation. Des mesures types ont été identifiés par le PCGES
(Voir annexes 2 et 3) et le PCAT. Ces mesures seront affinées lors de l'étude de faisabilité. Un PGES et
un PAT seront définis conformément aux PO 4.01 et OP 4.12. Pour chaque sous projet ou groupe de
sous projets de voirie, de drainage et d'assainissement. Pour les sous projets d'éclairage public, des
conditions générales de gestion environnementales des activités de construction ont été définies.
L'ensemble des mesures doivent être intégrées dans le DAO sous forme de clauses environnementales
qui doivent être prises en considération et respectées par l'entreprise de construction.
La CPSCL est tenue de veiller au respect des conditions générales, du PGES et du PAT.
SUIVI ET SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE
 La CPSCL chargera un cadre pour s’assurer de la mise en œuvre du projet en conformité avec les
procédures de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque. Elle s'appuiera sur ses
agences régionales pour assurer de près le suivi des sous projets et recrutera les services d'un
consultant national pour l'analyse et la synthèse des informations et documents de suivis reçus des
municipalités, la vérification sur terrain du respect des mesures environnementales et la
préparation des rapports d'avancement semestriel et les transmettra à la Banque.
 Les Municipalités assurent la Maitrise d'Ouvrage et veilleront à ce que les entreprises chargées
des travaux et de l'exploitation des sous projets respectent leurs engagements contractuels relatifs
aux aspects environnementaux et sociaux. Un chef de projet supervisera l'ensemble des activités
de mise en œuvre du projet, y compris celles relatives aux mesures d'atténuation, et sera le vis à
vis de la CPSCL pour tout ce qui a trait aux sous projets sous sa responsabilité. Il documentera les
résultats de suivi et préparer un rapport trimestriel de suivi accompagné de pièces justificatives
(courriers, PV de réception, etc.) et le transmettra à la CPSCL. La municipalité, peut engager en cas
de besoin les services d’un consultant national pour assister le chef du projet dans le suivi
environnemental et la préparation des rapports d'avancement.
CLASSIFICATION DES SOUS PROJETS .

En se basant sur l'évaluation environnementale faite précédemment, il n'a pas été jugé judicieux,
compte tenu de la nature, la simplicité et la petite taille de la majorité des sous projets, d'établir une
fiche définissant les critères à appliquer par les municipalités pour le tamisage ses sous projets. A ce
titre, il a été jugé, sur la base de l' analyse des impacts et des critères (Seuils) relatifs aux
caractéristiques des sous projets, que :
- Tous les sous projets d'éclairage public ne vont pas générer des impacts négatifs significatifs;
- Tous les sous projets d'assainissement des eaux usées présentent des risques de pollution, eu
égard à la nature des eaux véhiculées;
- Les sous projets de réhabilitation de voirie et trottoirs seront susceptibles de générer :
 un impact faible si la longueur totale par sous projet est inférieur 500 m ou si le
linéaire total est compris entre 500 et 5000 m et s'ils ne comprennent pas de tronçon
dépassant 500 m de longueur et 1% de pente
 un impact moyen s'ils comprennent un tronçon de longueur supérieure à 500 m et de
pente dépassant 1% ou si la longueur totale dépasse 5000 mètres.
- Les sous projets de drainage des eaux pluviales seront susceptible de générer :
 Un impact faible s'ils sont composés uniquement de caniveaux superficiels et de
canaux de faibles profondeurs (<0,5m ) et ne dépassant pas 500 m de longueur;
 Un impact moyen si la profondeur des canaux dépasse 0,5 m de profondeur, et/ou 500
m de longueur et/ou ou situés dans des terrains de pente supérieure à 1%;

Compte tenu de ce qui précède, le tamisage, défini dans le présent PCGES, a abouti au classement des
sous projets en deux catégories B1 et B2 :

Compte tenu de ce qui précède, les sous projets ont été classés en deux catégorie :

9
 Catégorie B1 : Cette catégorie comprendra les sous projets ayant des impacts négatifs faibles
sur l’environnement. Dans ce cas, des conditions générales de gestion environnementale des
activités de construction (Annexe 2) seront intégrées dans le marché travaux et
constitueront des clauses obligatoirement appliquées par l'entreprise de construction.
 Catégorie B2 : Cette catégorie comprendra les sous projet ayant des impacts négatifs moyens
sur l'environnement. Pour chaque sous projet ou groupe de sous projets, un PGES spécifique
sera préparé sur la base des mesures d'atténuation types définies par le présent PCGES
(Annexe 3,). Le PGES spécifique au sous projet sera intégré au marché travaux et mise en
œuvre par l'entreprise de construction.

RECAPITULATIF DE L'EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE


Désignation Catégorie B1 Catégorie B2
Importance des impacts Faibles Moyens
Rubrique des Sous
projets
 Eclairage public Tous les sous projets
 Assainissement eaux Tous les sous projets
usées
 Voiries et trottoirs Sous projet de LT ≤ 500 m Sous projet de LT >500 m et ≤
5000 m, comprenant de
tronçons de P>1% et L>500 m
Sous projet de LT >500 m et ≤ Sous projets de LT>5000 m
5000 m, ne comprenant pas
de tronçons de P>1% et L>500
m
 Drainage eaux Sous projets comprenant de Sous projets comprenant de
pluviales tronçon de H≤0,5m et L ≤ 500 tronçon de H>0,5 m ou L>500
m m
Document de l'EE Conditions générales de Simple PGES préparé dans le
gestion environnementales et cadre de l'étude de faisabilité
sociales pendant les sur la base des mesures types
travaux (Document de d’atténuation et de suivi du
l'annexe2 du PCGES) PCGES.
Consultation publique A stade du PCGES Au stade du PCGES et de l'étude
de faisabilité
Publication et diffusion Site Web de la CPSCL
Mise à la disposition du public aux sièges des gouvernorat,
municipalités et des conseils régionaux
Suivi et surveillance CPSCL et Municipalités

PROCEDURES A SUIVRE POUR L'EVALUATION PROJETS


Les étapes à suivre pour s'assurer que les impacts environnementaux et sociaux soient effectivement
pris en compte dans la planification et l’exécution des différents aménagements projetés sont les
suivantes :
Etape 1 : Détermination du foncier
La CPSCL veillera à ce que les municipalités soumettent les titres de propriétés ou d’autres
documents légaux certifiant que les terrains des sous projets appartiennent à leur domaine public
ou privé . Dans le cas où les sous projets seront construits sur des terrains privés ou empiètent sur des
terrains privés, la municipalité devra présenter les documents nécessaires tels que l'occupation
temporaire ou permanente, la cession volontaire, l’achat à l’amiable ou le décret d'expropriation

10
conformément au PCAT. Aucun sous projet ne pourrait être financé par le projet sans que le
problème du foncier soit résolu et assaini conformément au plan cadre d’acquisition des terrains.
Étape 2 : Détermination de la classification des sous projets
Chaque sous projet ou groupe de sous projets similaires sera classifié selon la catégorie B1 ou la
catégorie B2 conformément au tableau ci-dessus, à savoir
 Catégorie B I : Respect des conditions générales (CG) de gestion environnementale des
activités de construction.
 Catégorie B II : Préparation d’un PGES spécifique à chaque sous projet
Etape 3 : Préparation des conditions environnementales générales et des PGES
Pour les sous projets appartenant à la catégorie B1, La CPSCL veillera à ce que les conditions
environnementales et sociales décrites dans l’annexe 2 soient inclues dans les DAO des ouvrages ainsi
que dans les contrats des travaux qui seront émis et signés par les collectivités locales.
Pour les sous projets de la catégories B2, la CPSCL veillera à ce que:
- les PGES spécifiques à chaque sous projet ou groupe de sous projets similaires, soient
préparés dans le cadre des études de faisabilités du projet, par l'intermédiaire de consultants
ou de bureaux d'études nationaux financés par le projet (Les PGES spécifiques seront basés
sur les mesures d’ atténuation de l’annexe 3 et adaptés aux spécificités et au contexte des
sous projets) et transmis aux municipalités;
- les PGES soient préparés en consultation avec les bénéficiaires et les personnes affectées
dans le cadre des études de faisabilité du projet qui seront lancées par la CPSCL.
- chaque municipalité inclue le PGES dans le DAO et les marchés des travaux (Les mesures de
gestion des impacts prévues dans les PGES pendant la phase exploitation seront incluses dans
les contrats des entreprises l'exploitation4 des sous projet ou groupe de sous projets).
- Le PCGES, les PGES spécifiques aux sous projets soient publiés sur son site web;
- Les PGES spécifiques aux sous projets et les conditions environnementales générales pendant
les travaux soient mis à la disposition du public par les municipalités et les conseils régionaux
dans des lieux accessibles (locaux accessibles au public aux sièges des gouvernorats, des
municipalités et des Conseils régionaux).
Etape 4 : Suivi Environnemental et Social
Le suivi sera assuré au niveau des régions par les municipalités qui désigneront un cadre responsable
du suivi des mesures environnementales et sociales et transmettront un rapport trimestriel de suivi à
la CPSCL.
Au niveau central, la CPSCL est tenu de s'assurer, à travers les DAO, les contrats, les visites de terrain,
les rapports trimestriels et les PV de réception transmis par les municipalités (Voir rubrique assistance
technique) que les mesures d’atténuations environnementales et sociales sont respectées dans la
planification et la mise en œuvre des sous projets et coordonnera le suivi avec les municipalités et
préparer un rapport de suivi semestriel.
CONTRÔLE ET SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE
 La CPSCL chargera un cadre pour s’assurer de la mise en œuvre du projet en conformité avec les
procédures de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque. Elle s'appuiera sur ses
agences régionales pour assurer de près le suivi des sous projets et recrutera les services d'un
consultant national pour l'analyse et la synthèse des informations et documents de suivis reçus des
municipalités, la vérification sur terrain du respect des mesures environnementales et la
préparation des rapports d'avancement semestriel et les transmettra à la Banque

4
Les municipalités, en tant que MO, sont tenues de respecter le PGES de la phase travaux par leurs propres
moyens. En cas de sous traitance de l'exploitation, elles intégreront les mesures du PGES dans les contrats
veilleront à ce qu'elles soient respectées et mis en œuvre par les entreprises sous traitante.

11
 Les Municipalités assurent la Maitrise d'Ouvrage et veilleront à ce que les entreprises chargées
des travaux et de l'exploitation des sous projets respectent leurs engagements contractuels relatifs
aux aspects environnementaux et sociaux. Un chef de projet supervisera l'ensemble des activités
de mise en œuvre du projet, y compris celles relatives aux mesures d'atténuation, et sera le vis à
vis de la CPSCL pour tout ce qui a trait aux sous projets sous sa responsabilité. Il documentera les
résultats de suivi et préparer un rapport trimestriel de suivi accompagné de pièces justificatives
(courriers, PV de réception, etc.) et le transmettra à la CPSCL. Avant le démarrage des travaux, la
municipalité, peut engager en cas de besoin les services d’un consultant national financé par le
projet pour assister le chef du projet dans le suivi environnemental et la préparation des rapports
d'avancement.
RENFORCEMENT DES CAPACITES
 Besoins en formation :
- 7 sessions, de 2 jours chacune, destinées à 25 cadres de la CPSCL et environ 175 cadres des
municipalités et conseils régionaux, soit environ une trentaine par session.
 Besoins d'assistance technique (recrutement de consultants nationaux)
- Assistance technique à la CPSCL : Deux interventions du consultant par an, chacune de 15
jours (soit 150 jours sur 5 ans)
- Assistance technique (AT) aux communes : 4 jours/an pendant les travaux et un jour pendant
l'exploitation pour chaque projet (Soit, avec une hypothèse de 100 projets 500 jours
d'intervention de consultants).

LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE PCGES


(A compléter + Compte rendu en annexe)

BUDGET PREVISIONNEL DE LA FORMATION ET DE L'ASSISTANCE TECHNIQUE

Coût Total
Désignation Activités Quantités Responsabilités unitaire Partiel
($EU) ($EU)
Formation à la Préparation et animation 7 sessions 5000 35 000
mise en œuvre de la formation CPSCL/CFAD
du PCGES
Consultant à temps partiel 150 jours CPSCL 300 45 000
Assistance pour la CPSCL
technique Consultant à temps partiel 500 j CPSCL 300 150 000
pour les municipalités Municipalités
Total 230 000

REPARTITION DU BUDGET

Total
Désignation 2014 2015 2016 2017 2018
($EU)
Formation 35 000 20 000 10 000 5 000 - -
Assistance à la CPSCL 45 000 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000
Assistance aux municipalités 150 000 24 000 42 000 45 000 33 000 6000
Total 230 000 53 000 61 000 59 000 42 000 15 000

12
2. Introduction
Dans le cadre du "Projet de Développement Urbain et de Gouvernance Locale" le gouvernement
tunisien a sollicité l'appui financier de la Banque Mondiale (BM) pour la réhabilitation des quartiers
défavorisés dans l'ensemble du territoire national. Les sous projets proposés pour être financés
portent sur l'éclairage public, la réhabilitation des voiries et des trottoirs, l'assainissement des eaux
usées et le drainage des eaux pluviales. Si certains de ces sous projets (Exemple des sous projets
d'éclairage public) ne présentent pas de risques potentiels sur l'environnement, il n'en demeure pas
moins que d'autres (Exemples des sous projets d'assainissement des eaux usées et de drainage des
eaux pluviales) soient susceptibles de générer des impacts négatifs potentiels si des mesures
spécifiques n'étaient pas prises de manière appropriée.
Au stade actuel, ces sous projets n'ont pas encore fait l'objet d'études détaillées. Les informations
nécessaires sur leur taille, consistance, emplacement et autres détails et aspects spécifiques ne sont
pas encore bien connues. Par conséquent, il sera difficile d'analyser au préalable et avec la précision
requise leurs conséquences environnementale et sociale au moment de l'évaluation et l'approbation
du projet.
Pour combler cette lacune, il est nécessaire de définir les mécanismes de l'évaluation
environnementale et sociale des sous projets selon des critères définissant préalablement l'ampleur,
la sévérité, la réversibilité ou l'irréversibilité des impacts prévisibles ainsi que les instruments à
appliquer aux sous projets pour l'évaluation et l'atténuation de leurs impacts environnementaux et
sociaux. C'est l'objet du présent document.
A cet égard et dans le but de se conformer aux politiques de sauvegarde environnementale et sociale
du Groupe de la BM, la Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités locales (CPSCL) a élaboré le
présent Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) des sous projets de la
réhabilitation des" Quartiers Défavorisés". L'objectif escompté étant de garantir que : i) les sous
projets soient évalués et gérés de manière adéquate et que les mesures de mitigation
environnementales et sociales nécessaires soient identifiées, analysées et incluses dans les sous
projets proposés; et ii) ces mesures soient adoptées et respectées par la CPSCL et des autres
organismes impliqués dans le projet lors de la préparation et la supervision de la mise en œuvre du
projet.

3. Objectif du projet
Le projet de réhabilitation des quartiers défavorisés à pour objectif l'amélioration de l’accès des
habitants de ces quartiers aux infrastructures municipales de base, notamment l'assainissement des
eaux usées, le drainage des eaux pluviales, les voiries et trottoirs et l'éclairage public.

4. Description du projet
Le projet vise à équiper en infrastructures de base (principalement voirie, éclairage public,
assainissement et raccordement au réseau public ONAS, et évacuation des eaux pluviales) des
quartiers défavorisés/sous-équipés. L’enveloppe prévu est de l’ordre de 250 millions de dinars (y
compris les études de faisabilités, les études d’exécution, les travaux et les missions d’’assistance à la
maîtrise d’ouvrage).
229 quartiers (répartis sur 144 municipalités et 31 zones rurales) ont été pré-identifiés sur une base
participative lors de consultations régionales organisées en 2012 et 2013. La population bénéficiaire
est estimée à 600 000 habitants5.

5
Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et ont servi de base pour l'estimation des besoins en matière de
formation et d'assistance technique pour la mise en œuvre du PCGES. Ils seront affinés et arrêtés
définitivement lors des études de faisabilité qui seront lancées par la CPSCL.

13
Une partie de l’enveloppe sera allouée à la gestion des aspects fiduciaires, techniques, administratifs
et de sauvegarde ainsi que ceux relatifs au suivi et à l'évaluation du projet.

4.1 Catégorie du projet


Le projet est classé dans la catégorie B conformément à la Politique Opérationnelle "OP 4.01:
Evaluation environnementale" de la Banque Mondiale.

4.2 Agence d'exécution


La Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locale est l'Agence d'exécution du projet.

5. LE MONTAGE INSTITUTIONNEL INTERNE DU PROJET


L’Etat sera l’emprunteur du prêt. Un accord de prêt sera signé entre la Banque et l’Etat représenté
par le Ministère du Développement et de la Coopération International. Le prêt sera mis à la
disposition de la Caisse de Soutien et des Prêt aux Collectivités Locales en sa qualité d’agence
d’exécution. A cet effet, un Accord de Projet sera signé entre la Banque et la CPSCL.
Par ailleurs et pour garantir une bonne mise en œuvre du projet, un montage institutionnel sera mis
en place et comprendra les structures suivantes :
- La CPSCL en tant qu'Agence d'Exécution du Projet
- Les Municipalités et les conseils régionaux en tant que Maitres d'ouvrages des sous projets;
- Le Centre de Formation et d'Appui à la Décentralisation (CFAD) en tant qu'Agence d'appui
aux structures d'exécution du projet (CPSCL, Communes, etc.).

Le rôle et les responsabilités de ces différentes structures sont récapitulés ci-dessous.

 Agence d'exécution (CPSCL)


- Assurer la mise en œuvre, le suivi et l’atteinte des objectifs escomptés du projet;
- Etablir, dans le cadre de l'étude de faisabilité du projet et conformément au présent PCGES,
un PGES par sous projets (Il est également possible d'établir un PGES par groupes de sous
projets appartenant à la même rubrique et ayant des spécificités communes) et les
transmettre aux municipalités ou aux Conseils régionaux concernées ;
- Préparer les cahiers des charges types pour les travaux et y inclure les clauses
environnementales et sociales en se référant au PGES et aux conditions générales de Gestion
environnementale des activités de construction (Ces deux documents doivent être annexés
au cahier des charges);
- Transmettre le cahier des charges type à la Banque pour avis;
- Transmettre le cahier des charges types approuvé aux municipalités et conseils régionaux
concernés;
- Consulter les parties prenantes et les bénéficiaires du projet lors de l'étude de faisabilité;
- Publier sur le site Web de la Caisse le présent PCGES et du PCAT ainsi que les PGES des sous
projets actualisés dans le cadre de l'étude de faisabilité et le PAT (par sous projet) s'il ya lieu;
- Assurer la gestion quotidienne du projet et veiller au suivi régulier de ses différentes
activités;
- veiller à ce que les municipalités respectent leurs engagements relatifs aux mesures
environnementale et sociale;
- Préparer régulièrement un rapport d'avancement semestriel sur la base des rapports et
autres documents transmis par les communes ainsi que les informations collectés sur terrain
et le transmettre à la Banque Mondiale préalablement aux missions de supervision (La CPSCL
peut dans ce cadre recruter un consultant à temps partiel pour l'assister dans le suivi de la
conformité du projet aux politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la
Banque, vérifier la conformité sur un échantillon représentatif de sous projet, déterminer

14
l'état d'avancement et le degré de respect du PGE et du PAT et préparer une synthèse des
documents et informations collectées en vue de préparer le rapport semestriel de suivi
environnemental et social.
- Etablir une Convention avec chaque Municipalité concernées et conseil régional, portant sur
les investissements appuyés par le projet et incluant :
 L'obligation d'inclure dans le cahier des charges de construction de chaque sous
projet ou groupe de sous projets, le PGES y afférent (Préparé dans le cadre de
l'étude de faisabilité) ainsi que les conditions générales de Gestion
environnementale des activités de construction;
 l'obligation de la municipalité de se conformer aux conditions environnementales
et sociales, au PCGES et le PAT et de désigner un cadre responsable de cet aspect
(Chef projet);
 la possibilité aux communes de recruter un consultant à temps partiel pour les
assister au suivi des questions environnementale et de préparer un rapport de suivi
mensuel;
- Etablir une Convention avec la CFAD, portant sur les actions d'appui au projet, notamment
celles relatives aux mesures de sauvegarde environnementale et sociale PCGES et le PAT, et
incluant le programme et les lieux de formation, les bénéficiaires par organisme et leur
nombre;

 Maîtrise de l’ouvrage des sous-projets d’investissement financés dans le cadre du projet


Les municipalités assureront la Maitrise d'Ouvrage des Sous Projets d'investissement appuyé dans
le cadre du projet. Elles seront la partie contractante et par conséquent responsables de :
- la passation des marchés et l'établissement des contrats des services de consultants et de
travaux nécessaires pour l’exécution de leurs investissements inclus dans la convention
signée avec la CPSCL;
- La mise à la disposition du public des PGES et des conditions environnementales dans des
lieux facilement accessible aux sièges des gouvernorats et des municipalités;
- Inclure les mesures de sauvegarde environnementale et sociale dans les contrats de travaux;
- Veiller à ce que les entreprises chargées des travaux et de l'exploitation des sous projets
respectent leurs engagements contractuels relatifs aux aspects environnementaux et
sociaux;
- Contracter, en cas de besoin, les services d'un consultant pour l’assistance à la maîtrise
d’ouvrage, particulièrement en ce qui concerne la mise en œuvre du PGES et PAT;
- Préparer les rapports trimestriels de suivi sur l'état d'avancement des sous projets y compris
le suivi des aspects environnementaux et sociaux, accompagnés des justificatifs tels que PV
de réception, courriers, bulletins de mesures et d'analyse, etc.) et les transmettre de manière
régulière à la CPSCL.

 Agence d’appui
Le CFAD sera en charge des activités de renforcement des capacités et de formation des différents
partenaires du projet. Il préparera des rapports réguliers sur les actions réalisées et les résultats
de l'évaluation des sessions de formation et les transmettre à la CPSCL.
Une convention spécifique sera établie dans ce cadre entre la CPSCL, en tant qu'Agence
d'exécution du projet, et le CFAD en tant qu'agence d’appui au projet.

6. LE CADRE LEGAL DE L'ENVIRONNEMENT EN TUNISIE

Le cadre légal mis en place en Tunisie comprend tout un arsenal législatif et réglementaire couvrant
la majorité des aspects liés à la protection de l'environnement, la lutte contre la pollution et
l'amélioration du cadre de vie. Il inclut des instruments préventifs (EIE) et incitatifs (aides financières
et incitation fiscales) ainsi que des mesures coercitives à l'encontre des personnes physiques et

15
morales commettant des infractions de pollution ou de dégradation de l'environnement. Les
principaux textes juridiques et réglementaires (Codes, lois, décrets et normes, etc.) susceptibles
d'être appliqués aux différentes activités du projet sont résumés dans ce qui suit.

6.1 Textes législatifs relatifs aux EIE


Loi de création de l'ANPE9 exige une étude d’impact sur l’environnement ( EIE) avant l'implantation
de toute unité industrielle, agricole ou commerciale dont l'activité présente des risques de pollution
ou de dégradation de l'environnement.
Il faut signaler que d'autres textes législatifs sectoriels (Code forestier, CATU, etc.) prévoient
également des dispositions qui exigent une EIE préalable à la réalisation de certaines catégories
d'ouvrages, d'aménagements et d'installations, mais qui ne sont pas appliquées en majorité, faute de
textes réglementaires fixant les conditions et les modalités de leur application.
Le décret relatif à l'EIEs, présenté ci-dessus, constitue la principale référence réglementaire
appliquée actuellement en Tunisie.

6.2 Décret fixant les procédures d'élaboration et d'approbation


des EIE 10
Les projets soumis à l'avis préalable de l'ANPE sont classés en trois catégories et énumérés dans des
listes annexées au décret comme suit :
- Catégorie A : projets de petite et moyenne taille qui nécessite une EIE (y compris un PGE).
Pour cette catégorie, l'ANPE dispose d'un délai de 21 jours ouvrables pour communiquer son
avis (Annexe 1 du décret);
- Catégorie B : Projets de grande taille et générant des impacts importants sur l'environnement
et nécessitant une EIE complète et détaillée (y compris un PGE). Dans ce cas, l'ANPE doit
donner son avis dans un délai de 3 mois ouvrables (Annexe 1 du décret).
- La dernière catégorie comprend les projets à faibles impacts environnementaux, qui ne
nécessitent pas d'EIE et qui sont soumis à des cahiers de charges (Définis par arrêté du
ministre de l'environnement)11 que le promoteur doit signer préalablement à l'autorisation
et respecter lors de la mise de son projet (Annexe 2 du décret).
Eu égard à la nature et les dimensions des projets listés dans les deux annexes du décret EIE, il
s'avère que les aménagements projetés, à savoir l'éclairage public, les réseaux d'assainissement
urbain et de drainage des eaux pluviales ainsi que la réhabilitation des voiries et des trottoirs, ne
figurent pas dans l'annexe 1 et ne sont pas de ce fait obligatoirement soumis à l'EIE.

Par ailleurs, l'annexe 2 ne cite pas de manière explicite les aménagements projetés sus indiqués. Il
soumet aux cahiers des charges notamment :
- les canaux d'installation des canaux de transport ou de transfert des eaux;
- les projets de transport d'énergie.
En se référant au décret EIE de 1991, ces deux projets sont mieux explicités et comprennent :
- Les installations d'aqueducs et des ouvrages de régulation et de canalisation des cours d'eau,
soumis à l'EIE;
- Le transport d'énergie électrique par ligne aérienne, soumis à une description sommaire.

9
Loi 88-91 du 2 Août 1988 portant création de l'Agence Nationale de Protection de L’Environnement (ANPE) telle que modifiée par la
Loi No 92-115 du 30 novembre 1992
10
Décret d'application de l'article 5 de la loi de création de l'ANPE : Décret n° 2005 - 1991 du 11 juillet 2005 modifiant le décret n°91-
362 du 13 mars 1991 relatif à l'EIE
11
Arrêté du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable du 8 mars 2006 portant approbation des cahiers des charges
relatifs aux procédures environnementales que le maître de l’ouvrage ou le pétitionnaire doit respecter pour les catégories d’unités
soumises aux cahiers des charges et spécifiées dans l’Annexe II du décret n° 2005-1991.

16
Les sous projets d'assainissement, de drainage et d'éclairage public, de part leur taille et leur nature,
ne rentre pas dans cette catégorie de projet et sont pas à priori soumis aux cahiers des charges.

Par conséquent, l'avis de l'ANPE n'est pas obligatoire sur le plan légal.

6.3 Le Code des Eaux 12


Le «Code des Eaux» traite l'ensemble des aspects liés à la gestion, l'utilisation, la valorisation et la
protection des eaux du domaine public hydraulique. Il définit les dispositions réglementaires relatives
au droit d'usage d'eau, aux autorisations ou concessions intéressant les eaux du DPH, à la lutte
contre la pollution hydrique, à la protection contre les inondations, etc.
Le domaine public hydraulique "DPH" tel que défini par le Code des eaux est un domaine inaliénable
et imprescriptible qui comprend les cours d'eau, les sources, les nappes d'eau souterraines, les lacs
et Sebkhas, les puits, les canaux d'assainissement d'utilité publique, etc.

Certaines dispositions du code des eaux prévoient des mesures propres à la prévention de la
pollution des ressources hydriques. Il s'agit notamment de : i) l'interdiction des rejets d'eaux usées
et de déchets dans les eaux du domaine public hydraulique ou maritime (Articles 109, 113 et 115); ii)
l'évacuation des eaux résiduaires dans des puits filtrants n'est autorisée que lorsqu'elle est précédée
d'une fosse septique; iii) le déversement des déchets liquides dans les eaux réceptrices exploitées
pour l'AEP ou pour les besoins d'une industrie alimentaire ne peut être autorisé qu'après un
traitement physique, chimique, biologique et au besoin une désinfection préalable (Art. 114); iv)
L'obligation des utilisateurs et des collectivités publiques de prendre en charge l'élimination de la
pollution générée par le déversement de leurs déchets.

6.4 La prévention de la pollution


 Rejets liquides :
Les conditions dans lesquelles sont réglementés ou interdits les rejets dans le milieu récepteur
ainsi que les procédures d'autorisation sont fixées par décret13. Ledit décret inclue dans la
définition des eaux usées, les eaux de drainage et de ruissellement urbain et stipule que ces
eaux usées doivent subir un traitement préalable pour les rendre conformes aux normes de
rejet (norme NT 106.02)
 Qualité de l'air :
La norme NT 106.04 fixe les valeurs limites pour différents polluants dans l'air ambiant (Voir
Annexe 1). Pour ce qui est des particules en suspension, les valeurs limites pour la santé
publique sont fixées à 80 µg /m3 (Moyenne annuelle) et à 260 µg/m3 (Moyenne journalière).
Les valeurs limites à des polluants de l'air émis à la source sont fixées par décret14. L'annexe 1
dudit décret fixe les valeurs limite générales des polluants émis dans l'air par les sources fixes et
l'annexe 2 fixe la valeur limite de concentration de poussières des unités de production de
bitume ou d’autres matériaux pour l’enrobage des routes à 50 mg/m³. La hauteur de la
cheminée doit être de 10 mètres au moins pour les centrales d'enrobage de capacité supérieure
ou égale à 150 tonnes/heure et de 8 mètres au moins pour les centrales de capacité inférieure à
150 tonnes/heure.
 Nuisances sonores:
Bruit de voisinage
L’arrêté du président de la municipalité Maire de Tunis du 22/08/2000 interdit :
- le bruit susceptible de perturber la tranquillité du citoyen entre 10 h et 8h pendant
toute l’année et de 13h à 17 h l’été;

12
Loi n°16-75, du 31 mars 1975 telle que modifiée par la loi 2001-116 du 26 novembre 2001
13 Décret n° 85-56 du 2 janvier 1985, relatif à la réglementation des rejets dans le milieu récepteur.
14
Décret n° 2010-2519 du 28 septembre 2010, fixant les valeurs limite à la source des polluants de l'air de sources fixes

17
- les nuisances sonores, de jour comme de nuits, causées notamment par les véhicules
à moteur, l’intérieur de l’ensemble du périmètre communal de Tunis ;
Il a en plus imposé aux responsables des établissements classés de 2ème et 3ème catégorie
d’installer leurs machines de façon qu’elles ne produisent pas un bruit gênant la tranquillité des
habitants et d’arrêter toute activité bruyante pendant les horaires d’interdiction fixés dans
l’arrêté (Voir valeurs limites - Annexe 1) .
Bruits émis par les véhicules à moteur :
Les dispositions spécifiques aux véhicules à moteur, telles que définies par le Code de la
Route15 portent notamment sur :
- l'interdiction de l’utilisation des générateurs de sons multiples ou aigus;
- l'interdiction de l’échappement libre des gaz;
- la fixation des niveaux max de bruit pour chaque type de véhicule.
Les textes d’application des dispositions du code de la route, ont défini les procédures, les
conditions et les règles techniques relatives à l’équipement et l’aménagement des véhicules, aux
visites techniques des véhicules, aux infractions, aux montants des amendes, etc.
 Gestion des déchets
La loi16 cadre sur les déchets a définit le cadre spécifique aux modes de gestion et d'élimination
des déchets ainsi que les dispositions relatives à :
- la prévention et la réduction de la production des déchets à la source;
- la valorisation, le recyclage et la réutilisation des déchets;
- l'élimination des déchets ultimes dans les décharges contrôlées.
Les déchets sont classés selon leur origine en déchets ménagers et déchets industriels et selon
leurs caractéristiques en déchets dangereux, déchets non dangereux et déchets inertes. Ladite
loi classe les décharges en trois catégories :
- les décharges des déchets dangereux;
- les décharges des déchets ménagers et des déchets non dangereux;
- les décharges des déchets inertes.
Les activités interdites portent notamment sur :
- L'incinération des déchets en plein air, à l'exception des déchets de végétaux;
- le mélange les différents types de déchets dangereux avec les déchets non dangereux;
- l'enfouissement des déchets dangereux et leur dépôt dans des lieux autres que les
décharges et les centres autorisés;
Ladite loi prévoit des dispositions pour la mise en place des systèmes de reprise de certains
types de déchets tels que les huiles usagées17 et les accumulateurs usagés18.

 Déchets d'amiante ciment


Le projet ne générera pas des déchets de ce type car il n'utilisera pas de conduites
ou autre produits à base d'amiante ciment.
 Le Code du patrimoine19
Ce Code définit le patrimoine archéologique, historique ou traditionnel exige, en cas de découvertes
fortuites de vestiges, que l’auteur de la découverte informe immédiatement les services compétents du
Ministère chargé du Patrimoine qui prendront toutes les mesures nécessaires à la conservation veilleront,
si nécessaire, à la supervision des travaux en cours (Art. 68). Ces services peuvent à titre préventif,
ordonner l’arrêt des travaux en cours pendant une période ne dépassant pas six mois (Art 69)
Il est utile de noter également dans ce cadre que les textes juridiques relatifs aux marchés publics

15
Loi n° 2006-54 du 28 juillet 2006, modifiant et complétant le code de la route promulgué en 1999
16
Loi n° 96-41 du 10 juin 1996, relative aux déchets et au contrôle de leur gestion et de leur élimination
17
Décret no 2008-2565 du 07/07/2008: modifiant et complétant Décret n°2002-693 du 1er avril 2002, relatif aux conditions et aux
modalités de reprise des huiles lubrifiantes et des filtres à huile usagés et leur gestion
18
Décret no 2005-3395 du 26/12/2005: fixant les conditions et les modalités de collecte des accumulateurs et piles usages
19
Loi 94-35 du 24 février 1994 relative à la protection des monuments historiques et des sites naturels et urbains

18
prévoient au niveau des CCAG applicable aux marchés publics des travaux un article qui définit les
précautions et les dispositions à prendre lorsque les travaux mettent au jour des objets ou des vestiges
ayant un caractère archéologique ou historique. L'entrepreneur doit le signaler au maître d'œuvre et faire
la déclaration réglementaire aux autorités compétentes. Il ne doit pas déplacer ces objets ou vestiges sans
autorisation du chef du projet. Il doit mettre en lieu sûr ceux qui auraient été détachés fortuitement du
sol.

7. LE CADRE INSTITUTIONNEL

7.1 La Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales


La Caisse, Etablissement Public à Caractère Non Administratif (EPNA), a été créée depuis 1902 et a
fait l'objet depuis de plusieurs textes relatifs à ses attributions et son organisation20.
Elle est dirigée par un Directeur Général assisté par un Secrétaire Général. Elle comprend cinq
directions au niveau central et cinq Agences régionales :

 Direction des financements


 Direction financière
 Au niveau central  Direction des études et de l'organisation
 Direction de la comptabilité
 Direction des services communs

 Agence de Tunis : Gouvernorats de Tunis, Ariana,


Manouba, Ben Arous, Bizerte, Nabeul et Zaghouan
 Agence de Béja : Gouvernorats de Béja, Kef,
Jendouba et Siliana
 Au niveau régional  Agence de Sousse : Gouvernorats de Sousse,
Monastir, Mahdia et Kairouan
 Agence de Gafsa : Gouvernorats de Gafsa,
Kasserine, Sidi Bouzid, Tozeur et Kébili
 Agence de Sfax : Gouvernorats de Sfax, Gabes,
Médenine et Tataouine

La Caisse a notamment pour missions :


- La mobilisation des ressources nécessaires pour contribuer au financement des programmes
d’investissement des collectivités locales;
- L’assistance technique aux collectivités locales au niveau de l’identification, l’étude, la
réalisation et le suivi de leurs projets d’investissement;
- Le renforcement des capacités de gestion de gestion des collectivités locales (formation et
de recyclage, moyens de gestion, etc.).

20
Décret du 15 décembre 1902 portant création de la "Caisse des Prêts Communaux Tunisiens"
Réorganisation
Décret du 1er mars 1932, relatif à la réorganisation de la Caisse et au changement de nomination en "Caisse des Prêts aux
Communes".
Loi n°75-37 du 14 mai 1975, relatif à la transformation de nomination de la Caisse en "Caisse des Prêts et de Soutien des
Collectivités Locales"
Décret n°92-688 du 16 avril 1992 abrogeant le décret n°77-212 du 04 mars 1977, et soumettant la Caisse à la législation et à la
réglementation en vigueur relatives aux EPIC
Décret n°97-564 du 31 mars 1997, désignant la Caisse en EPNA considérée comme Entreprise Publique.

19
Un Comité de Financement a créé au sein de la Caisse en 1998 pour examiner et approuver le
financement des projets des collectivités locales.

Les agences régionales de la caisse ont pour rôle de :


- rapprocher les services de la caisse des collectivités locale;
- Améliorer la préparation des dossiers d'investissement;
- Assurer un suivi technique et financier rapproché des projets;
- Fournir une assistance technique et financière aux petites et moyennes communes.

La CPSCL dispose déjà d'une bonne expérience dans le domaine de l'évaluation environnementale
des projets réalisés dans le cadre des programmes d’investissement des collectivités locales. Elle
dispose de 24 ingénieurs formés à l'évaluation environnementale (15 dans les régions et 9 au siège).
A cet égard, plusieurs sessions de formation destinées des cadres de la Caisse ont été organisées au
CITET, notamment dans le domaine des impacts des projets d'assainissement urbain sur
l'environnement.

Par ailleurs, la CPSCL a développé et mis en place des procédures d'évaluation environnementale
incluses dans un document édité en 1993 et intitulé " Guide pratique des projets d'investissement
des collectivités locales" Ces procédures ont été révisés lors de la préparation du PDMII en 1997 et
du PDM III en 2002.

Ces procédures portaient sur divers types des projets, tels que les voiries et trottoirs, l'éclairage
public, l'assainissement et le drainage, l'embellissement, etc. Elles étaient développées en
conformité avec le décret EIE de 1991 et des politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale
comprenaient des critères spécifiques à l'évaluation environnementale, inclus dans les critères
généraux d'approbation des projets.

Compte tenu de ce qui précède, il s'avère que la Caisse dispose déjà de l'expérience et des
compétences requises pour l'évaluation environnementale des sous projets. Il faudra toutefois noter
que le décret EIE de 1991 a été révisé en 2005 et des changements conséquents ont été apportés au
système national d'EIE. Les procédures d'évaluation environnementale applicables au présent projet
seront développées dans le cadre du PCGES, sur la base de ces changements et en conformité avec la
PO 4.01 "Evaluation Environnementale", qui fera l'objet d'une journée d'étude et d'information
(Consultation Publique).

8. POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE


LA BANQUE MONDIALE

En ce qui concerne ce projet, les politiques de sauvegarde de la Banque s'appliqueront et devraient


prévaloir dans le cas où la réglementation environnementale nationale n'est pas compatible avec
lesdites politiques. Compte tenu du fait que les aménagements sont de petites tailles et les impacts
négatifs susceptibles d’être générés sont assez localisés, de faible à moyen ampleur, le projet relève
de la Catégorie B conformément à la politique PO 4.01 (Evaluation environnementale).
Le projet sera réalisé dans une zone urbaine existante. Il ne risque pas de générer des impacts
négatifs sur des habitats naturels ou des forêts. L'emplacement exact des sous projets n'est pas
encore connus et il se peut que lors des travaux d'excavation, des vestiges soient trouvés par hasard,
et dans ce cas des mesures spécifiques doivent être prises conformément à la PO/PB 4.11 et aux
conditions générales relatives à la Gestion environnementale des activités de construction
(Annexe2).

20
Le projet ne nécessite pas l'acquisition de terrain ou le déplacement des personnes, mais il peut
nécessiter l'occupation temporaire ou permanente de terrain appartenant au domaine de l'état et
nécessite des autorisations réglementaires. Il est également possible que l'emprise de certains
ouvrages empiète sur des propriétés privées. La PO/BP 4.12 "Réinstallation involontaire" sera dans ce
cas déclenchée.

Tableau 1 : Mesures de sauvegarde déclenchées par le Projet


Mesures de sauvegarde Oui Non
OP/BP 4.01 : Evaluation environnementale X
OP/BP 4.04 : Habitats naturels X
OP/BP 4.36 : Forêts X
OP 4.09 : lutte antiparasitaire X
OP/BP 4. 11 : Propriété culturelle physique X
OP/BP 4.12 : Réinstallation involontaire X
OP/BP 4.10 : Populations autochtones X
OP/BP 4.37 : Sécurité des Barrages X
OP/BP 7.60 : Projets dans les zones litigieuses X
OP/BP 7.50 : Projets sur les voies d’eau d’intérêt international X

9. ANALYSE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROJET

9.1 Situation actuelle :


Une première liste des quartiers défavorisés a été établie sur la base des consultations régionales
dans le cadre du programme national de réhabilitation des quartiers populaires. Elle couvre les vingt
quatre gouvernorats et comprend 228 quartiers situés dans des zones urbaines (144 municipalités) et
31 zones rurales. Au stade actuel, peu d'informations sont disponibles sur les 229 projets de
réhabilitation pré-identifiés dans ces quartiers.
La taille des quartiers est très variable. Elle varie de 133 habitants (Cité 2 mars à la municipalité de
Béni M'tir relevant du gouvernorat de Jendouba) à 20 000 habitants (Cité Trabelsia de la municipalité
du Kram relevant du gouvernorat de Tunis).
L'ensemble des quartiers pré-identifiés abritent environ 600 000 Habitants.
Les investissements estimés par quartier sont également très variables. Ils passent de 0,2 M DTN
(Cité Bouchoucha 2 à la municipalité du Bardo relevant du gouvernorat de Tunis) à 2,5 MDTN (Cité El
Moustakbel à la municipalité de l'Ariana).

Les quartiers défavorisés pré identifiés sont construits le plus souvent à la périphérie des villes
tunisiennes et sont dans la majorité des cas situés à proximité d’un réseau d’assainissement de
ONAS. Ils sont définis par l’irrégularité de leur statut juridique et la typologie des habitations. Ces
quartiers sont essentiellement situés à l'intérieur des plans d'aménagement urbain et rarement dans
des zones à vocation agricole ( les conseils ruraux). Ils ont le plus souvent été créés sans
l'autorisation des autorités locales concernées, sur des terrains non aménagés et souvent dépourvus
des infrastructures de base nécessaires (Voirie, assainissement, drainage, éclairage, etc.).
Les habitants ont pour la plupart acheté leur parcelle de terrain et disposent donc de ce fait d’un titre
de propriété dans l’indivision. Les logements sont construits de manière progressive en fonction de la
capacité de financement des ménages. La typologie des logements des quartiers informels
sélectionnés reste cependant spécifique : les habitations sont pour l’essentiel des « maisons
sommaires ».
D'une façon générale, les quartiers défavorisés se développent souvent de manière anarchique,
généralement dans des zones non destinées à l'urbanisation et sur des terrains à risque (Dépressions,

21
Sebkhas, zones inondables ou de forte pente, terrain instable, terres agricoles, etc.). Ils constituent
des foyers de croissance urbaine et s'accompagnent par une rapide croissance démographique. Ils
sont caractérisés par leur statut juridique irrégulier que ce soit au niveau du foncier qu'au niveau des
permis de construction.

L'ensemble de ces facteurs augmentent les risques sur la santé, de dégradation des conditions de vie
et de l'environnement (Absence d'infrastructure adéquate nécessaire à la gestion des volumes
croisant des déchets, des eaux usées et pluviales).

Remarque importante :
La liste des quartiers et le nombre de projet sont donnés à titre indicatif. Ils seront réexaminés dans
le cadre de l'étude de faisabilité du projet qui sera lancée par la CPSL en 2014. Ladite étude analysera
également les aspects environnementaux des quartiers et les intégrera dans les critères de choix des
quartiers et fournira plus de précision sur la taille et les spécificités des sous projets. Il est également
prévu que l'étude de faisabilité affine, sur la base des résultats obtenus, les mesures d'atténuation
types proposées dans le PGES.
L'annexe 4 donne des indications sur les tâches à inclure dans les TDRs des études de faisabilité.

L'objectif du projet est de remédier à ces problèmes pour permettre aux habitants de ces quartiers
de bénéficier des services et infrastructures municipales de base (principalement la voirie, l'éclairage
public, les réseaux d’assainissement des eaux usées et d’évacuation des eaux pluviales).

9.2 Impacts positifs du projet :


Le projet générera des changements positifs par rapport à la situation actuelle, notamment en ce qui
concerne l’amélioration des aspects suivants :
- les conditions sanitaires et d'hygiène dans les quartiers et le cadre de vie des habitants
(Elimination des eaux stagnantes, des rejets superficiels des eaux usées, des mauvaises
odeurs, de la prolifération des insectes, etc.);
- L'esthétique urbaine (propreté des quartiers, meilleure collecte des ordures, élimination des
eaux stagnantes (EU et EP)
- l'accès aux quartiers, aux biens et services publics et privés (logements, commerces, écoles,
etc.)
L'éclairage public, la réhabilitation des voiries et trottoirs, l'assainissement et le drainage des
quartiers concernés permettront, avec l'adhésion des habitants au projet, de renforcer le sentiment
de sécurité et de quiétudes chez les habitants et de redynamiser et faciliter les activités socio -
économiques dans ces quartiers.

Le projet aura un impact global positif et permettra à environ 600 000 habitants des quartiers
concernés de bénéficier des infrastructures de base réalisées dans le cadre du projet.

Assainissement des eaux usées :


Les eaux usées domestiques mal gérées (non collectées et traitées comme il convient et évacuées
à l'état brut dans les milieux naturels) représentent des risques d’infection parasitaire, de
pollution des ressources en eaux et en sol, de nuisances olfactives, de prolifération d'insectes, de
détérioration du cadre de vie, d'insalubrité publique, détérioration des habitats aquatique et
marins, etc.

Les sous projets d'assainissement des eaux usées permettent de prévenir ou d'atténuer les effets
négatifs décrits ci-dessus sur le milieu humain et naturel. Leur impact sur l’environnement sera
généralement positif lorsqu'ils sont conçus et exploités de manières appropriée et selon les

22
standards requis. Les impacts négatifs résiduels qu'ils peuvent engendrer peuvent être facilement
maitrisés moyennant des mesures d'atténuation des désagréments et des risques pour la santé
publique et de pollution. Les impacts positifs directs de ces sous projets se manifestent par
l’amélioration de la qualité des eaux réceptrices, de la santé publique et du cadre de vie. Ils
peuvent également favoriser l'amélioration des conditions socio-économiques et des revenue
suite aux possibilités d'exploitation des ressources naturelles (Par exemple les eaux douces et les
eaux marines dépolluées) pour l'irrigation et la pêche, de l’accroissement des utilisations
bénéfiques ainsi que la disponibilité de terrains viabilisé nécessaire au développement urbain et
aux activités récréatives.

Drainage des eaux pluviales


Le drainage des eaux pluviales ne comprend des ouvrages d'interception des eaux des bassins
versants extérieurs (Ouvrages de protection contre les inondations qui rentrent dans les
attributions de la Direction de l'Hydraulique Urbaine relevant du ministère de l'équipement). Il est
destiné à collecter les eaux de ruissellement à l'intérieur des quartiers.
Le drainage des eaux pluviales permettra de :
- prolonger la durée de vie des chaussées;
- Drainer les zones basses et éviter la stagnation prolongée des eaux;
- Alléger les réseaux de collecte des eaux usées (pas de raccordement des eaux de toiture);
- Faciliter le déplacement des habitants et la circulation des véhicules à moteur;
- Améliorer la propreté des rues en minimisant la présence de boues dans les zones plates.

Réhabilitation des voiries et trottoirs


En plus de l'amélioration du cadre de vie des habitants des quartiers, la réhabilitation des voiries
et trottoirs offre d'autres avantages environnementaux et socioéconomiques :
- Meilleure collecte des OM (Facilité d'accès des engins de collecte)
- l'emploi de la main d'œuvre locale pour la réalisation du projet;
- un accès et une circulation aisée à l'intérieur des quartiers en toute saison;
- l'amélioration de la fiabilité des services, de l'accès rapide aux services de soin, écoles, et
autres services publics et sociaux;

Eclairage public
L'éclairage des voies publiques permet aux habitants de se sentir en sécurité et favorise un climat
de quiétude dans le quartier. Il minimise les actes de vandalisme, de braquage, d'agression et de
vol. Les rues éclairées facilitent la circulation nocturne, minimise les risques d'accidents et
améliore le cadre de vie des citoyens.

9.3 Impacts négatifs :


Certaines de ces activités (sous projets) peuvent générer des impacts négatifs significatifs en cas de
conception, mise en œuvre et maintenance inappropriées et si des mesures de mitigations
adéquates n'étaient pas prises à temps.

Les impacts négatifs des différents sous projets pendant les travaux sont assez similaires à la majorité
des chantiers en milieux urbains. Ils sont généralement dus :
- Aux poussières générés par les travaux d'excavation, le stockage inapproprié de matériaux de
construction et des déblais, la circulation des engins de chantier;
- Aux nuisances sonores générées par les engins de chantier et le matériel bruyant (Marteaux
piqueur, compresseurs, etc.)
- Aux nuisances olfactives et aux risques sanitaires et de pollution générés par une mauvaise
gestion des OM et des eaux usées du chantier;

23
- Aux risques d'accidents liés à la circulation des engins de chantiers et au non respect des
consignes de sécurités;
- A l'arrachage des arbres lié à une implantation inapproprié des ouvrages;
- A l'érosion des sols et l'ensablement des ouvrages pendant la saison humide et le risque de
débordement et d'inondation qu'ils peuvent générer;
- La perturbation des activités des activités des habitants des quartiers (Difficultés de circulation,
d'accès aux logements et établissements publics, embouteillages, etc.) ;
- A la perte et la dégradation des vestiges trouvés de manière fortuite dans les fouilles lors des
travaux d'excavation;
- A la pollution de l’air et les vibrations générées par les engins de chantiers;
- Aux risques d'accidents aux alentours des excavations et des tranchées ouvertes non signalées,
balisées et éclairées;
- Aux risques d'affaissement et de glissement de terrain liés notamment aux phénomènes
d'érosion et aux travaux d'excavation pendant les travaux et ce que cela peut engendrer comme
dégât aux infrastructures existantes et aux logements limitrophes aux travaux. Des mesures
spécifiques doivent être prises pour prévenir ces risques (Blindage des fouilles, ouvrages
d'étaiement, canaux de déviation des eaux pluviales, protection contre l'érosion des sols).

En fonctionnement normal, les infrastructures projetées ne devraient pas poser de problèmes


particuliers. Les impacts négatifs qui peuvent se manifester sont généralement dus à une conception
inadéquate, un manque d'entretien et de maintenance et une application insuffisante des mesures
de sécurités. Ils peuvent être à l'origine d'un disfonctionnement et/dégradation des ouvrages et
générer certains impacts négatifs de même type que ceux mentionnés ci-dessus (Erosion, pollution
des eaux, dégradation du cadre de vie, etc.) et mettre en cause le projet et les objectifs pour lesquels
il a été initié.

Globalement, l'ensemble des impacts négatifs susceptibles d'être générés par le projet sont limités
dans le temps et dans l'espace. Ils sont facilement maitrisables et gérables à condition que des
mesures adéquates soient prises pendant les phases de conception, d'exécution et d'exploitation du
projet.

Certains impacts négatifs sont spécifiques à chaque sous projets et doivent être pris en considération
lors de la conception, des travaux et de l'exploitation des ouvrages projetés :
Assainissement des eaux usées
Le rejet des eaux usées brutes dans les milieux naturels posent beaucoup de problèmes graves de
pollution des eaux et des sols, de santé d'insalubrité publique. Il est primordial que les eaux usées
collectées soient raccordées au réseau d'assainissement existant de la ville et prises en charge par
l'ONAS. En l'absence d'infrastructure de l'ONAS, un traitement des eaux usées collectées doit être
prévu dans le cadre du projet.
A cet égard, il faut noter qu'exception faite des quartiers situés dans les zones rurales, la majorité
des quartiers situés à la périphérie des villes sont normalement assez proches des infrastructures
d'assainissement de l'ONAS.
Il se peut également, compte tenu de la conception traditionnelle des logements dans ces
quartiers, que le branchement gravitaire des logements au réseau poserait des problèmes
techniques dus au niveau bas des logements et l'absence d'installation interne pour l'évacuation
des eaux grises. Cette situation présente un risque i) de retour des eaux usées en cas de
débordement dans le réseau public; et ii) de rejet superficiel des eaux grises non raccordées.
Ces conditions doivent être respectées lors du choix des sous projets d'assainissement et
examinées avec plus de détail dans l'étude de faisabilité qui sera engagée par la Caisse.

Lors de la phase d'exploitation, les impacts négatifs sont liés à l'obstruction, la surcharge et le
débordement du réseau. Il convient à cet égard de sensibiliser les bénéficiaires de ne pas jeter les

24
déchets solides dans le réseau qui devraient s'engager également de ne pas raccorder les eaux de
toitures au réseau d'eaux usées. Les branchements et les rejets illicites de substances
dangereuses (huiles usagées) peuvent perturber le fonctionnement des installations de
traitement et présenter des risques sanitaires et de pollution. Un contrôle régulier doit être
effectué par les responsables d'exploitation du réseau. Le personnel chargé de l'entretien et la
réparation des ouvrages d'assainissement, souvent exposé à de graves risques sanitaires à cause
de la présence de gaz toxique (H2S) dans les espaces confinées, doit obligatoirement porter des
équipements de protection et disposer d'appareil de détection et de mesure des gaz.
L'ONAS dispose des moyens et de l'expérience nécessaire pour minimiser les risques sus indiqués
et appliquer les mesures coercitives à l'encontre des contrevenants.

Drainage des eaux pluviales


Les impacts pendant le chantier sont similaires à ceux exposés ci-dessus.
Le rejet des eaux pluviales drainées peut provoquer l'inondation, la stagnation des eaux et
l'érosion des terrains situés à l'aval au niveau des points de rejet. Le réseau de drainage doit
aboutir à un point de rejet bien identifié à l'avance (Oued, Sebkha, canal existant d'eau pluvial).
L'ouvrage de rejet doit être conçu de manière à éviter l'érosion des sols ou la stagnation des eaux.
Il doit être en béton ou en maçonnerie et l'aval doit être protégé en cas de nécessité par radier et
murs, enrochement, gabions.
Pour éviter les risques d'ensablement et d'obstruction des canalisations de drainage ne doivent
être retenus que dans les quartiers équipés de voirie et de trottoirs revêtus. Les canaux à ciel
ouvert sont souvent exposés à toute sorte de rejet (Déchets solides, eaux usées industrielles, etc.)
et ne sont en conséquence recommandés dans le cadre du projet.
Egalement, le drainage des eaux pluviales ne doit être retenu que dans les quartiers disposant de
voirie et de trottoirs revêtus.
Pour assurer un drainage adéquat des eaux pluviales, l'entretien et le curage des ouvrages de
drainage doivent être fait de manière régulière, notamment pendant la saison chaude et avant les
premières averses de l'automne.

Réhabilitation des voiries et des trottoirs


Les sous projets de réhabilitation des voiries et des trottoirs doivent être accompagnés par un
système de drainage adéquat. L'absence et le mauvais drainage des eaux de ruissellement font
partie des principaux facteurs qui favorisent la dégradation prématurée des chaussées.
En fonction du linéaire des voiries à réhabiliter dans les quartiers d'une région, l'entreprise
chargée des travaux peut envisager l'installation d'une centrale de production du béton
bitumineux pour réduire les coûts de transport. Ces centrales génèrent de la pollution
atmosphérique et présentent un risque de pollution des eaux et des sols. Au stade actuel, le
recours à une telle solution semble peu probable compte tenu de la taille réduite des sous
projets. Le cas échéant, l'entreprise est tenue de présenter une EIE à l'ANPE et d'obtenir les
autorisations nécessaires.
L'amélioration de l'état des voiries favorise l'augmentation du trafic et de la vitesse. Une voie
secondaire peut se transformer en voie principales de manière non planifiée. Ceci peut générer
divers nouveaux impacts négatifs aux riverains : augmentation des risques d'accidents routiers, de
la pollution atmosphérique, du bruit, la pollution de l’eau par les fuites et l’accumulation de
polluants à la surface des routes. Le plan de circulation établi par les municipalités doit tenir
compte de cet impact induit (Limitation de vitesse, circulation en sens unique, modernisation des
voies principales, etc.)

Eclairage public
Les sous projets d'éclairage public génèrent quelques impacts mineurs pendant les travaux (Voir
ci-haut). Ils transforment le paysage du quartier et peuvent être à l'origine d'une dégradation de
l'esthétique urbaine (Par la présence de poteaux, câbles aériens). Il est recommandé à cet égard

25
d'opter pour les câbles souterrains et un choix de poteaux qui s'adapte aux spécificités du
quartier. L'utilisation de l'énergie solaire est plus recommandée compte tenu des avantages
qu'elle procure aux municipalités (Réduction de la facture énergétique, autonomie, absence de
câbles électrique).
Les poteaux et les câbles non protégés présentent des risques d'électrocution, particulièrement
pour les enfants et les usagers des voiries. Cet aspect est bien normalisé et normalement pris en
compte lors de la conception et des travaux. C'est lors de l'exploitation qu'il risque de
réapparaitre à cause d'un manque de contrôle et d'entretien des équipements de protection.

9.4 Impacts indirects et cumulatifs du Projet


Les impacts négatifs indirects des différents sous projets peuvent se manifester par un
développement urbain anarchique autour des quartiers réhabilités, augmentation du prix et de la
spéculation foncière, développement induit des activités commerciales non contrôlées, surcharge
des services sociaux (Collecte des OM, écoles, centres de soin, etc.)
Les effets indirects (Perte terre végétale, destruction du couvert végétal, Dégradation des ressources
en eau exploitable risques sanitaire, Perturbation de la faune, disparition de certaines espèces, etc.)
sont peu probable compte tenu du caractère urbain de la zone du projet et de la faible taille des sous
projets.

Les impacts cumulatifs et à long terme de ces impacts sont difficiles à estimer au stade actuel faute
de donnés précises sur le nombre et les caractéristiques des sous projets, qui ne seront connus que
lors de la mise en œuvre du projet (nombre, taille, zones d'implantation). Toutefois, les risques
ultimes qu'ils peuvent présenter à l'environnement peuvent être facilement maitrisés par la mise en
œuvre de mesures de mitigations appropriées portant sur l'application des conditions
environnementales relatives aux activités de construction, la gestion des eaux usées et des déchets,
le respect des procédures d'autorisation, les opérations de maintenance, de suivi.

9.5 Impacts sociaux


Les principaux problèmes qui risquent de se poser sont limités dans le temps et dans l'espace et
peuvent se manifester pendant :
- la phase de construction : difficultés d'accès, déviation de la circulation, etc. qui peuvent générer
des perturbations dans l'activité courante du quartier. Il est facile de remédier à ces problèmes
moyennant des mesures spécifiques qui doivent être mis en place par l'entreprise de
construction.
- Pendant la phase exploitation : le projet est dimensionné pour un débit et un trafic donnés
correspondant à l'horizon retenu pour le projet. Il existera toujours une probabilité de
dépassement des capacités du projet pour absorber tout le débit d'eau pluviale, l'évacuation des
eaux usées ou le trafic en cas de pluie dépassant la période de retour retenue, d'extension
urbaine non planifié, etc. Ceci peut être à l'origine des débordements dans les réseaux,
l'inondation des rues, le retour des eaux vers les habitations raccordés, embouteillage, etc. et
générer momentanément des effets sociaux négatifs. Ces problèmes peuvent être facilement
atténués moyennant une planification adéquate de l'utilisation de l'espace, la conception
adéquate du projet et des interventions rapides des organismes, particulièrement l'ONAS,
concernés en cas d'anomalies.

Les impacts négatifs énumérés ci-dessus sont récapitulés avec les mesures d'atténuation
correspondantes dans un tableau joint en annexe 3.

Le projet aura un impact positif en améliorant les conditions socio -économiques des populations
dans les quartiers défavorisés. Globalement les impacts générés par le projet seront limités en
raison des superficies relativement réduites de terrains nécessaires pour les différents sous-projets Il

26
n'entraînera pas un relogement forcé ou une ré- installation involontaire de la population et
contribuera à la fixation des populations dans leurs quartiers. Cependant il est attendu qu’il y aura
des cessions volontaires de terrains privés et/ou empiètement sur les terrains privées d’une
manière temporaire (telle que pour les réseaux d’assainissement, et les voiries) ainsi que
l’expropriation des terrains non habitées et ou non construites.

Un certain nombre d’activités et d’ouvrages projetés seront mis en œuvre sur des terrains privés à la
demande explicite des propriétaires et dans le cadre des plans de développement communautaires
préparés avec les bénéficiaires du projet. La cession à caractère volontaire et l’occupation
temporaire sont des procédures pratiquées par le CPSCL qui exige que ces procédures soient
formelles et légalisées. Bien que la cession à caractère volontaire et l’acquisition amiable soient les
procédures privilégiées parla CPSCL, il sera toutefois difficile d’éviter toute acquisition “involontaire”
temporaire ou définitive, en raison du caractère d’utilité publique des projets. Ainsi, le recours à
l’expropriation ne peut être totalement exclu. Si le cas se présente alors la procédure d’expropriation
et de compensation devra suivre scrupuleusement les procédures de la BM. Ces procédures sont
définie, conformément à la politique opérationnelle PO 4.12 de la BM, dans un document séparé du
présent PSGES, intitulé Plan Cadre d’Acquisition des Terrains (PCAT). La CPSCL est responsable de la
conformité du projet au PCAT.

10. CLASSIFICATION DES SOUS PROJETS .


En se basant sur l'évaluation environnementale faite précédemment, il n'a pas été jugé judicieux,
compte tenu de la nature, la simplicité et la petite taille de la majorité des sous projets, d'établir une
fiche définissant les critères à appliquer par les municipalités pour le tamisage ses sous projets.
La classification des sous projets a été basé sur l'analyse des impacts (Voir Paragraphe 10) et des
critères (seuils) relatif à la consistance du projet, ses dimensions et la morphologie du site
d'implantation. A ce titre, il a été jugé que :
 Tous les sous projets d'éclairage public ne vont pas générer des impacts négatifs significatifs,
 Tous les sous projets d'assainissement des eaux usées présentent des risques de pollution, eu
égard à la nature des eaux véhiculées.
Pour ce qui est des sous projets de voirie et de drainage des eaux pluviales, des seuils ont été définis
dans le but de simplifier les procédures de mise en œuvre du PCGES pour les sous projets de petite
taille d'une part et de pouvoir différencier entre les sous projets de faible impact et ceux susceptibles
de générer des impacts plus significatifs.
Le classement des sous projets a été fait sur la base de critères de longueur, de pente et de
profondeur.
 Sous projets de réhabilitation de voiries et trottoirs
Pour ce qui est des voiries, lorsque la longueur totale est inférieur à 500 m par sous projet,
l'impact de dernier sera considéré faible. Cette catégorie ne comprendra probablement pas
beaucoup de sous projets car, d'après l'expérience de la CPSCL et compte tenu des
caractéristiques (taille et état des voiries) des quartiers défavorisés, le linéaire des voirie à
réhabiliter par sous projet dépassera 500 m dans la majorité des cas.
Les sous projets de linéaire total compris entre 500 et 5000 m, seront considérés également
à faible impact s'il ne comprennent pas de tronçon dépassant 500 m de longueur et 1% de
pente. Dans ce cas de figure, le nombre de riverains susceptibles d'être affectés est
relativement réduits, la faible longueur des tronçons offre plus de souplesse dans
l'organisation des travaux, génèrent des impacts faibles, localisés et de courte durée facile à
gérer et maitriser.
Lorsqu'un tronçon de voirie dépasse 500 m de longueur et 1% de pente, l'impact du sous
projet auquel il apparient, sera manifestement plus important, particulièrement pendant les
travaux (Nuisances, restriction d'accès, déviation de la circulation, érosion, etc.). eu égard,
d'une part aux considérations sus indiquées et d'autre part aux risques susceptible d'être

27
générés par une pente élevée. En effet, les phénomènes d'érosion des sols commencent
généralement à apparaitre lorsque la pente du terrain est supérieure à 1%. Cela dépendra
bien sur de la nature du sol, de la pluviométrie et de l'importance des eaux de ruissellement
amont, mais par mesure de précaution, il a été considéré qu'au dessus de ce seuil les impacts
liés à l'érosion risquent d'être significatifs et nécessitent la mise en œuvre de mesures
d'interception des eaux extérieures et des mesures prévention et d'atténuation des impacts
liés à l'érosion hydrique.
La dernière catégorie, comprend les sous projets comprenant un linéaire total de voirie à
réhabiliter dépassant 5000 m. Dans ce cas, les sous projet est considéré à impact moyen et ce
quelque soit la longueur des tronçons pris individuellement.

Tableau 2 : Récapitulatif Seuil/Impact des sous projets voiries et trottoirs


Sous projet Impacts Remarques / Conditions
LT ≤ 500 m faible Indépendamment de P et de L
500 m < LT ≤ 5000 m faible Sans tronçon de P>1% et L> 500 m
500 m < LT ≤ 5000 m moyen Avec tronçon de P>1% et L> 500 m
LT>5000 m moyen Indépendamment de P et de L
LT : Longueur totale; L: Longueur tronçon; P : Pente tronçon

 Les sous projets de drainage des eaux pluviales


Les sous projets composés uniquement caniveaux superficiels et de canaux de faibles
profondeurs (<0,5m ) et ne dépassant pas 500 m de longueur ne devraient pas de problèmes
lors de la construction et l'exploitation. Ils comprennent généralement des tronçon de faible
longueur et sont généralement situés à l'amont des bassin versants et drainent des volumes
d'eau relativement réduits. Leurs impacts négatifs sont jugés faibles.
Les sous projets comprenant des canaux dépassant 0,5 m de profondeur, et/ou dépassant
500 m de longueur et/ou ou situés dans des terrains de pente supérieure à 1% sont classés
dans la catégorie à "impacts moyens" car ils génèrent des phénomènes d'érosion plus
importants, nécessitent l'exécution de tranchées profondes et présentent de ce fait des
risques plus élevés aux riverains et aux constructions limitrophes, en plus des nuisances et
problèmes liés à la gestion des déchets de chantier, la circulation d'engins, etc. ainsi que des
impacts liés aux opérations d'entretien et de curage pendant l'exploitation.

Tableau 3 : Récapitulatif Seuil/Impact des sous projets de drainage

Sous projet H≤0,5m H>0,5 m Remarque


L ≤ 500 Impact faible Impacts moyen
Indépendamment de LT
L>500 Impacts moyen Impacts moyen
LT : Longueur totale L : longueur tronçon; H : profondeur tronçon

Compte tenu de ce qui précède, les sous projets ont été classés en deux catégorie :
 Catégorie B1 : Cette catégorie comprendra les sous projets ayant des impacts négatifs faibles
sur l’environnement. Dans ce cas, des conditions générales de gestion environnementale des
activités de construction (Annexe 2) seront intégrées dans le marché travaux et
constitueront des clauses obligatoirement appliquées par l'entreprise de construction.
 Catégorie B2 : Cette catégorie comprendra les sous projet ayant des impacts négatifs moyens
sur l'environnement. Pour chaque sous projet ou groupe de sous projets, un PGES spécifique
sera préparé sur la base des mesures d'atténuation types définies par le présent PCGES
(Annexe 3,). Le PGES spécifique au sous projet sera intégré au marché travaux et mise en
œuvre par l'entreprise de construction.

28
RECAPITULATIF DE L'EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
Désignation Catégorie B1 Catégorie B2
Importance des impacts Faibles Moyens
Rubrique des Sous projets
 Eclairage public Tous les sous projets
 Assainissement eaux usées Tous les sous projets
 Voiries et trottoirs Sous projet de LT ≤ 500 m Sous projet de LT >500 m et ≤
5000 m, comprenant de
tronçons de P>1% et L>500 m
Sous projet de LT >500 m et ≤ Sous projets de LT>5000 m
5000 m, ne comprenant pas de
tronçons de P>1% et L>500 m
 Drainage eaux pluviales Sous projets comprenant de Sous projets comprenant de
tronçon de H≤0,5m et L ≤ 500 tronçon de H>0,5 m ou L>500
m m
Document de l'EE Conditions générales de gestion Simple PGES préparé dans le
environnementales et sociales cadre de l'étude de faisabilité
pendant les travaux (Document sur la base des mesures types
de l'annexe2 du PCGES) d’atténuation et de suivi du
PCGES.
Consultation publique A stade du PCGES Au stade du PCGES et de l'étude
de faisabilité
Publication et diffusion Site Web de la CPSCL
Mise à la disposition du public aux sièges des gouvernorat,
municipalités et des conseils régionaux
Suivi et surveillance CPSCL et Municipalités

11. PROCEDURES A SUIVRE POUR L'EVALUATION PROJETS


Les étapes à suivre pour s'assurer que les impacts environnementaux et sociaux soient effectivement
pris en compte dans la planification et l’exécution des différents aménagements projetés sont les
suivantes :
Etape 1 : Détermination du foncier
La CPSCL veillera à ce que les municipalités soumettent les titres de propriétés ou d’autres
documents légaux certifiant que les terrains des sous projets appartiennent à leur domaine public
ou privé . Dans le cas les sous projets seront construits sur des terrains privés ou empiètent sur des
terrains privés, la municipalité devra présenter les documents nécessaires tels que l'occupation
temporaire ou permanente, la cession volontaire, l’achat à l’amiable ou le décret d'expropriation
conformément au PCAT. Aucun sous projet ne pourrait être financé par le projet sans que le
problème du foncier soit résolu et assaini conformément au plan cadre d’acquisition des terrains).

Étape 2 : Détermination de la classification des sous projets


Chaque sous projet ou groupe de sous projets similaires sera classifié selon la catégorie B1 ou la
catégorie B2 conformément au tableau ci-dessus, à savoir
 Catégorie B I : Respect des conditions générales (CG) de gestion environnementale des
activités de construction.
 Catégorie B II : Préparation d’un PGES spécifique à chaque sous projet

Etape 3 : Préparation des conditions environnementales générales et des PGES


Pour les sous projets appartenant à la catégorie B1, la CPSCL inclura les conditions environnementales
et sociales, décrites dans l’annexe 2, dans les DAO et les contrats types qu'elle préparera et

29
transmettra aux municipalités. Elle veillera à ce que ces dernières respecteront bien ces conditions,
préalablement au lancement des DAO et à la signature des contrats des travaux.

Pour les sous projets de la catégorie B2, compte tenu du fait qu'au stade actuel les données sur les
sous projets ne sont pas encore disponibles pour préparer les PGES, le PCGES s'est limité à définir les
mesures d'atténuation type pour chaque rubrique de sous projets. Par conséquent, cette étape
comprendra en premier lieu la préparation des PGES spécifiques aux sous projets de la catégorie B2. A
cet égard, la CPSCL, en tant qu'agence d'exécution du projet, veillera à ce que :
- Cette tache soit menée dans le cadre des études de faisabilité des sous projets qui seront
lancées par la CPSCL.
- Les PGES soient préparés en consultation avec les bénéficiaires et les personnes affectées sur
la base des mesures types du PCGES (Annexe 3) et des résultats des études de faisabilité,
notamment en ce qui concerne la taille et les dimensions des sous projets, les caractéristiques
des zones d'implantation, les point de raccordement, les impacts prévisibles, etc.
- Les PGES soient transmis aux municipalités;
- Les mesures de gestion des impacts prévues dans les PGES pendant les travaux soient incluses
dans les DAO et les marchés de construction des sous projets. Celles relatives à la phase
d'exploitation seront incluses dans les contrats des entreprises l'exploitation des sous projet
(Les municipalités, en tant que MO, sont tenues de respecter le PGES de la phase
exploitation par leurs propres moyens. En cas de sous traitance de l'exploitation, elles
intégreront les mesures du PGES dans les contrats d'exploitation et de maintenance et
veilleront à ce qu'elles soient respectées et mis en œuvre par les entreprises sous traitante).
- Les PGES spécifiques aux sous projets ainsi que les conditions environnementales générales
pendant les travaux seront publiés sur le site web de la CPSCL et mis à la disposition du public
par les municipalités et les conseils régionaux dans des lieux accessibles au public aux sièges
des gouvernorats, des municipalités et des Conseils régionaux.

Etape 4 : Suivi Environnemental et Social


Le suivi sera assuré au niveau des régions par les municipalités qui désigneront un cadre responsable
du suivi des mesures environnementales et sociales et transmettront un rapport trimestriel de suivi à
la CPSCL. Il peuvent se faire assister par un consultant national, financé par le projet, à recruter au
moment de démarrage des travaux.
Au niveau central, la CPSCL est tenu de s'assurer, à travers les DAO, les contrats, les visites de terrain,
les rapports trimestriels et les PV de réception transmis par les municipalités (Voir rubrique assistance
technique) que les mesures d’atténuations environnementales et sociales sont respectées dans la
planification et la mise en œuvre des sous projets et coordonnera le suivi avec les municipalités et
préparer un rapport de suivi semestriel.
L'annexe 5 donne une illustration schématique des étapes de mise en œuvre du PCGES

12. CONTROLE ET SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE


Le but du suivi environnemental est de s'assurer de la conformité des travaux avec les clauses
environnementales des contrats. Le suivi environnemental sera effectué au niveau de la CPSCL et
des Communes (Voir § ‎5 : LE MONTAGE INSTITUTIONNEL INTERNE DU PROJET) :

 La CPSCL est responsable de la gestion du projet dans sa globalité. Elle comprendra un cadre
chargé d'assurer la mise en œuvre du projet en conformité avec les procédures de sauvegarde
environnementale et sociale de la Banque. Elle doit s'assurer que les conditions
environnementales et le PGES relatif à chaque sous projet aient été intégrées au marché travaux
par la municipalité concernée.
Compte tenu de la multiplicité des sous projets (une centaine) et leur répartition sur l'ensemble
du territoire national, la CPSCL peut s'appuyer sur ses agences régionales pour assurer de près la

30
supervision des sous projets dont l'exécution est confiée aux municipalités. Elle est tenue de
préparer un rapport semestriel de suivi, reflétant la planification et l'avancement des différentes
activités du projet et leur conformité aux mesures environnementales définies dans le PCGES.
Ce rapport sera établi sur la base des documents et rapports de suivi mensuel transmis par les
municipalités.
La CPSCL engagera les services d'un consultant national à temps partiel pour l'assister dans :
- l'analyse et la synthèse des rapports reçus des municipalités;
- la vérification sur terrain du respect des mesures environnementales;
- la préparation des rapports d'avancement semestriel que la CPSCL transmettra à la
Banque.

 Les Municipalités assurent la Maitrise d'Ouvrage et veilleront à ce que i) le PGES et les


conditions générales de gestion environnementale soient intégrés en tant que clauses
environnementales dans les contrats travaux; ii) les entreprises chargées des travaux et de
l'exploitation des sous projets respectent ces engagements contractuels relatifs aux aspects
environnementaux et sociaux. Chaque municipalité désignera un chef de projet qui supervisera
l'ensemble des activités de mise en œuvre du projet, y compris celles relatives aux mesures
d'atténuation que ce soit au niveau de la planification ou de la mise en œuvre des sous projets.
Ce responsable sera le vis à vis de la CPSCL pour tout ce qui a trait aux sous projets relevant de la
municipalité, assurera le suivi de la mise en œuvre des mesures environnementales et
consignera les résultats obtenus, les éventuels insuffisances ainsi que les mesures correctives
engagées dans le journal de chantier et les PV de réception des travaux. Il est tenu de préparer
un rapport trimestriel de suivi accompagné de pièces justificatives (courriers, PV de réception,
résultats de mesures et d'analyses, constats, etc.) et le transmettra à la CPSCL.

La municipalité, peut engager en cas de besoin les services d’un consultant national pour assister le
chef du projet dans le suivi environnemental et social et la préparation des rapports d'avancement.

13. RENFORCEMENT DES CAPACITES


Le personnel technique de la caisse au niveau central et régional est familiarisé au processus de
l'évaluation environnementale et aux politiques de sauvegarde de la Banque. Bien, qu'il ait bénéficié
de sessions de formation dans le cadre de PDM I, II et III et ait acquis une certaine expérience dans ce
domaine lors de la mise en œuvre desdits programmes, des journées d'information et de formation
sur le PCGES seront programmées et financées par le projet.
La majorité des cadres et techniciens des municipalités n'ont probablement pas la compétence
requise au suivi environnemental et social des sous projets, du moins pour ce qui est des conformités
aux mesures de sauvegarde environnementale et sociales de la Banque. Les chefs projets qui seront
désignés par les municipalités doivent participer aux journées de formation à la mise en œuvre du
PCGES. Certaines municipalités risquent de ne pas disposer d'effectif suffisant pour la supervision et
le suivi des travaux. Elles seront amenées à faire recours aux services de consultants nationaux.
Lors de la mise en œuvre des sous projets, les Agences Régionales de la Caisse peuvent accompagner
les municipalités et les aider dans le suivi environnemental.

Les besoins en matière de renforcement des capacités (Formation et assistance technique) de la


caisse et des municipalités ont été déterminés sur la base des données disponibles actuellement sur
le projet et donné à titre indicatif. Ils devraient être actualisés lors de l'étude de faisabilité du projet
et en fonction des besoins réels formulés par les municipalités avant le démarrage du projet.

 Besoins en formation :
- 7 sessions, de 2 jours chacune, destinées à 25 cadres de la CPSCL (10 cadres du siège et 15
cadres des agences régionales) et environ 175 cadres des municipalités et conseils régionaux,
soit une trentaine par session.

31
- La CPSCL préparera les TDRs des consultants qui seront recrutés pour la formation et les
communiquera au CFAD.

En cas de besoin, il conviendrait également de faire participer les consultants recrutés par la
CPSCL et les municipalités aux sessions de formation sur la mise en œuvre des PGES (Voir ci-
dessous : assistance technique).

 Besoins d'assistance technique


L'assistance technique, financée par le projet, constitue un appui : i) à la CPSCL pour veiller au
respects des mesures de sauvegarde environnementale et sociales; et ii) aux municipalités pour
assurer le suivi requis de la mise en œuvre des PGES et le respects des conditions
environnementales des activités de construction. Les besoins identifiés ci-dessous, ont été
estimé sur la base des résultats des entretiens avec les membre du comité de pilotage du
projet au sein de la CPSCL. Les coûts correspondants sont donnés à titre indicatif pour constituer
des provisions à puiser par la CPSCL et les communes selon leurs besoins et peuvent être
actualisés en conséquence.

- Assistance technique à la CPSCL: Deux interventions par an, chacune de 15 jours (soit 150
jours sur 5 ans), pour analyser les documents reçus des municipalités, visiter 10 sites par
intervention (Soit 100 sites pendant la durée du projet) et préparer le rapport semestriel de
suivi.
L'échantillon choisi doit être, en fonction de l'avancement de réalisation du projet, le plus
représentatif possibles des différents sous projets, des régions concernées et des difficultés
rencontrées. Il sera préparé par le consultant recruté sur la base des documents de suivi
transmis par les communes et doit être validé par la CPSCL préalablement aux visites de
terrain. L'encadré ci-dessous, donne, à titre indicatifs, des exemples de critères qui peuvent
être adoptés pour la sélection des sous projets.

Critères d'échantillonnage de sous projets


Un échantillon représentatif du projet devrait normalement couvrir :
- Les quatre rubriques : sous projet d'éclairage public, assainissement, voirie et trottoirs et
drainage;
- les deux catégories : B1 et B2
- les deux phase de réalisation : des sous projets en construction et, à partir de la 2ème
année, au moins un en exploitation
- les différentes régions concernées : par exemple cinq gouvernorats, à raison de deux sous
projets chacun en moyenne (A la fin du projet, chaque gouvernorat aurait été inclus deux
fois dans l'échantillonnage)
- Les principaux problèmes (difficultés et anomalies constatés dans les documents de suivi ou
évoqués par les municipalités, les agences régionales, etc.) : par exemple, des plaintes
récurrentes des habitants, défaillance de l'entreprises dans la mise en œuvre du PGES, cas
de pollution, d'accidents, de non remise des rapports de suivi, etc.

- Assistance technique (AT) aux communes :


Estimation préliminaire (Voir tableau ci-dessous) :
- Nombre de projets nécessitant une assistance technique : 100 projets (hypothèse)
- Intervention de l'AT pendant les travaux : 4 jours/projet/an (en supposant une durée
moyenne des travaux d'un an/projet);
- Intervention de l'AT pendant la première année d'exploitation : 1 jour/projet/an

32
Tableau 4 : Estimation du nombre de jours d'assistance technique aux communes

2014 2015 2016 2017 2018 Total j


Nombre de projets en construction 20 30 30 20 -
Nombre de jours d'AT 80 120 120 80 400
Nombre de projets en 1ère année d'exploitation - 20 30 30 20
Nombre de jours d'AT 20 30 30 20 100
Total jours d'intervention de l'AT 80 140 150 110 20 500

14. LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE PGES


(A compléter)

15. BUDGET
Le budget de la mise en œuvre du PGES couvrira la préparation des PGES spécifiques aux sous projets
(Coût inclus dans les études de faisabilités), les journées de formation pour la mise en œuvre du
PCGES et le recrutement de consultants pour assister la CPSCL et les municipalités. Ce budget est
basé sur les données disponibles actuellement sur le projet et donné à titre indicatif. Il devrait être
actualisé sur la base des résultats de l'étude de faisabilité du projet et des besoins réels formulés par
les municipalités avant le démarrage du projet.

Tableau 5 : Budget prévisionnel de la formation et de l'assistance technique

Coût Total
Désignation Activités Quantités Responsabilités unitaire Partiel
($EU) ($EU)
Préparation des PGES Inclus dans les études de faisabilité des sous projets qui seront lancées par la
des sous projets CPSCL
Formation à la mise Préparation et animation de
7 sessions (CPSCL) CFAD 5000 35 000
en œuvre du PCGES la formation
Consultant à temps partiel
150 jours (CPSCL) 300 45 000
pour la CPSCL
Assistance technique
Consultant à temps partiel (CPSCL)
500 jours 300 150 000
pour les municipalités Municipalités
Total 230 000

16. REPARTITION DU BUDGET

Désignation Total ($EU) 2014 2015 2016 2017 2018


Inclus dans l'étude de
Préparation des PGES
faisabilité
Formation 35 000 20 000 10 000 5 000
Assistance à la CPSCL 45 000 9 000 9 000 9 000 9 000 9 000
Assistance aux municipalités 150 000 24 000 42 000 45 000 33 000 6000
Total 230 000 53 000 61 000 59 000 42 000 15 000

33
Annexe 1 : Valeurs limites réglementaires relatives au bruit et émissions atmosphériques

 Valeurs limites de bruit (Arrêté du président de la municipalité Maire de Tunis, du 22/08/2000)

SEUILS EN DECIBELS
TYPE DE ZONE Période intermédiaire
Nuit Jour
6h - 7h et 20h - 22h
Zone d'hôpitaux, zone de repos, aire de protection
35 40 45
d'espaces naturels.
Zone résidentielle suburbaine avec faible circulation du
40 45 50
trafic terrestre, fluvial ou aérien.
Zone résidentielle urbaine. 45 50 55
Zone résidentielle urbaine ou suburbaine avec quelques
ateliers, centre d'affaires, commerces ou des voies du 50 55 60
trafic terrestre, fluvial ou aérien importantes.
Zone à prédominance d'activités commerciales
55 60 65
industrielles ou agricoles.
zone à prédominance d'industrie lourde. 60 65 70

 Norme NT 106.02, relative aux rejets liquides dans les milieux récepteurs

Les concentrations des polluants dans les eaux usées collectées doivent être conformes aux valeurs
limites définies par la NT 106.02 pour les rejets dans les canalisations publiques d'assainissement,
notamment :
- MES < 400 mg/l
- DBO5 < 400 mg/l
- DCO : 1000 mg/l

 Norme tunisienne NT 106.04 (homologuée, 1994), relative aux Valeurs limites pour différents
polluants, définies pour préserver la santé publique et pour assurer le bien être des citoyens

Pendant les travaux, la qualité de l'air ambiant peut se dégrader les poussières générées par les travaux
d'excavation et la circulation des engins ainsi que les gaz d'échappement de ces derniers.
Pendant l'exploitation des réseaux d'assainissent des eaux usées, les gaz H2S constituent l es principales
causes des mauvaises odeurs et des risques sanitaires.
Le tableau ci-dessous donne les valeurs limites qui doivent être respectées pour les deux paramètres
évoqués ci-dessus.

Méthode Type de Autorisation de Valeur limite Valeur guide


Polluant
d'analyse moyenne dépassement santé publique bien être

Particules en Moy. annuelle non 80 µg /m3 40 à 60 µg/m3


NT.37.11
suspension 24 heures 1/ 12 mois 260 µg/m3 l20 µg/m3
0.14 ppm
H2S NT.37.51 1 heure 1 fois/ 12 mois néant
(200 µg/m3)

34
Annexe 2 : Gestion environnementale des activités de construction

Une bonne gestion de l'environnement des projets de construction peut être réalisée uniquement
avec un choix approprié du site et une conception adéquate du projet. A cet égard, l'évaluation
environnementale des projets comprenant de nouvelle construction, ou des travaux de
réhabilitation ou reconstruction d’ouvrages existants, devrait fournir des informations sur les critères
de sélection pour le choix du site et la conception du projet, notamment :
1.1 CHOIX DU SITE
Les sites doivent être choisis en fonction des besoins communautaires pour des projets
supplémentaires, avec des lots spécifiques choisis en fonction des caractéristiques géographiques et
topographiques. Le processus de sélection du site comprend des visites de sites et d'études pour
analyser: (i) les caractéristiques du site en milieu urbain, périurbain ou en milieu rural, (ii) les
règlementations nationales, provinciales ou municipales qui régissent l’affectation du terrain relatif
au site proposé (iii) l'accessibilité du site et la distance le séparant des zones habitées; (iv) les
propriétaires du foncier, y compris la vérification de l'absence de squatters et / ou autres problèmes
légaux potentiels de l'acquisition des terrains; (v) la détermination de la vulnérabilité du site aux
risques naturels, (par exemple, l'intensité et la fréquence des inondations); (Vi) aptitude des sols et
sous-sols pour la construction; (vii) la contamination du site par le plomb ou d'autres polluants; (viii)
les caractéristiques de la flore et la faune; (ix) la présence ou l'absence d'habitats naturels (tels que
définis par l'OP 4.04) et / ou des habitats écologiquement importants sur le site ou à proximité (par
exemple les forêts, les zones humides, les récifs coralliens , des espèces rares ou menacées), et (ix)
l’historiques et les caractéristiques de la communauté.
1.2 ACTIVITÉS DE CONSTRUCTION ET RÈGLES ENVIRONNEMENTALES POUR LES ENTREPRENEURS
Les informations suivantes sont données exclusivement à titre indicatif et doivent être utilisé en
conformité avec les réglementations locales et nationales. Basées sur ces informations, les règles
environnementales pour les entrepreneurs devraient être définies pour chaque projet, en tenant
compte de sa taille, des caractéristiques du site et de son emplacement (rural ou urbain).
Après avoir choisi le site approprié et la conception du projet, les activités de construction peuvent
être examinées. Comme ces activités de construction pourraient avoir des impacts significatifs et des
nuisances sur les régions avoisinantes, la planification minutieuse des activités de construction est
essentielle. Par conséquent, les règles suivantes (y compris les interdictions spécifiques et les
mesures de gestion de la construction) devraient être intégrées dans tous les documents pertinents
d'appel d'offres, les contrats, et des ordres de service.

1.2.1 Interdictions
Les activités suivantes sont interdites sur ou à proximité du site du projet:
- La coupe ou l’arrachage d'arbres en dehors de la zone de construction approuvés et ce
quelque soit la raison;
- La chasse, la capture de la faune, ou la collecte de plantes;
- Utilisation de matériaux toxiques non approuvés, y compris les peintures à base de plomb,
l'amiante, etc.
- La perturbation ou la dégradation des objets, édifices, etc. ayant une valeur architecturale ou
historique;
- Les activités à risques d'incendies;
- L’utilisation d'armes à feu (à l'exception des gardes de sécurité autorisés);

35
1.2.2 Mesures de gestion des travaux de construction
La gestion des déchets et de l'érosion des Sols : les déchets solides, liquides et dangereux doit être
correctement contrôlée par la mise en œuvre des mesures suivantes:
 Gestion des déchets:
- Réduire la production de déchets qui doivent être traités ou éliminés.
- Identifier et classifier les types de déchets générés. Si des déchets dangereux (y compris
déchets de soins) sont générés, les procédures appropriées doivent être appliquées quand à
leur stockage, collecte, transport et élimination.
- Identifier et délimiter les zones d'élimination en indiquant clairement les matériaux
spécifiques qui peuvent être déposés dans chacune d'elles.
- Contrôle de l’évacuation de tous les déchets de construction (y compris les terres excavées)
vers des sites d'élimination approuvés (> 300 m des rivières, ruisseaux, lacs, zones humides).
- Éliminer tous les déchets, métaux, huiles usagées et déblais excédentaires générée pendant
la construction dans des endroits autorisés, tout en prévoyant des systèmes de recyclage et
de séparation des matériaux.

 Entretien:
- Identifier et délimiter les zones d'entretien du matériel (> 15m à partir de rivières, les
ruisseaux, des lacs ou des zones humides).
- Veiller à ce que toutes les activités de maintenance des équipements, y compris les
changements d'huile, sont menées dans les zones délimitées pour l’entretien; ne jamais
déverser les huiles usagées sur le sol, dans les cours d'eau, les canaux de drainage ou dans
les systèmes d'égouts.
- Faire respecter l'utilisation les voies d'accès, identifiées et délimitées à l’intérieur du site
pour limiter l'impact sur la couverture végétale du site.
- Installer et maintenir un système adéquat de drainage pour prévenir l'érosion sur le site
pendant et après la construction.

 Lutte contre l'érosion


- Ériger des barrières anti-érosion autour du périmètre de terrassement, des fosses
d'élimination, et routes.
- Pulvériser, selon les besoins, de l'eau sur les pistes en terre, les déblais, le matériau de
remblaiement et du sol stocké afin de minimiser l'érosion éolienne.
- Maintenir la vitesse des véhicules à ou au-dessous 10 miles/h en continue dans l’emprise des
travaux.

 Les gites des matériaux d'emprunt


- Identifier et délimiter les emplacements des gites et des bancs d'emprunt, en s'assurant
qu’ils sont situés au moins à 15 mètres de zones critiques, tels que les pentes raides, les sols
exposés ou sensible à l'érosion et les zones drainées directement les plans d'eau sensibles.
- Limiter l'extraction de matériau dans des zones délimités et approuvées.
 Nettoyage du site
- Etablir et faire appliquer chaque jour des procédures de nettoyage du site de chantier, y
compris l'entretien des installations adéquates d'élimination des déchets de construction.

1.2.3 Sécurité en cours des travaux de construction


Les responsabilités de l'entrepreneur comprennent la protection de chaque personne et les biens
situés à proximité contre les accidents de construction. L'entrepreneur sera responsable de se

36
conformer à toutes les exigences nationales et locales en matière de sécurité et toutes autres
mesures nécessaires pour éviter les accidents, y compris ce qui suit:
- Marquer soigneusement et clairement les voies d'accès sûrs pour les piétons,
- En cas de présence d’écoliers dans le voisinage, prévoir le personnel de sécurité routière pour
diriger la circulation pendant les heures scolaires.
- Maintenir l'approvisionnement de fournitures pour la signalisation routière (y compris peinture,
matériel signalisation, chevalets, etc.), le marquage des routes, et des garde-corps pour
maintenir la sécurité des piétons lors de la construction.
- Formation des ouvriers et personnel du chantier aux règles de sécurités avant le début des
travaux.
- Fournir des équipements et vêtements de protection (lunettes, gants, masques à oxygène,
masques à poussière, casques, bottes de sécurité à embout d'acier, etc.) pour le personnel et les
ouvriers du chantier et faire respecter leur utilisation.
- Prévoir des affiches, indications et fiches signalétiques pour chaque produit chimique présent
sur le chantier.
- Exiger de tous les travailleurs de lire et s’assurer qu’ils ont bien lu et compris toutes les fiches
signalétiques et les informations sur les produits chimiques.
- Veiller à ce que l'élimination des substances toxiques soit effectuée et éliminés par des ouvriers
spécialement formés.
- Suspendre tous les travaux pendant les fortes pluies ou les urgences de toute nature.

1.2.4 Nuisances et contrôle de la poussière


Pour contrôler les nuisances et la poussière l'entrepreneur doit:
- Maintenir tout le trafic lié aux travaux à une vitesse inférieure ou égale à 20 kilomètres par
heure dans les rues situées à moins de 200 m du chantier.
- Maintenir tous les engins à l’intérieur de l’emprise des travaux à une vitesse inférieure ou
égale à 15 kilomètres par heure
- Dans la mesure du possible, maintenir les niveaux de bruit associés à toutes les machines et
équipement inférieur ou égal à 90 dB.
- Dans les zones sensibles (y compris les quartiers résidentiels, les hôpitaux, maisons de repos,
etc.) la mise en œuvre de mesures plus strictes peut s’avérer nécessaire pour éviter tout
niveau indésirable de bruit.
- Réduire le dégagement de poussière et de particules dans l’air en tout temps, pour éviter les
impacts sur les ménages et les entreprises environnantes, en particulier les personnes
vulnérables (Enfants, personnes âgées).
- Prévoir des phases d'enlèvement de la végétation pour éviter que de grandes surfaces soient
exposées au vent.
- Placer les écrans de poussière autour des zones de construction, en accordant une attention
particulière aux zones à proximité des habitations, zones commerciales, zones de loisirs.
- Pulvériser de l'eau selon le besoin sur les pistes en terre, les zones de terrassement et de
stockage des déblais ou de matériau de remblaiement
- Appliquer les mesures appropriées pour minimiser les perturbations dues aux vibrations ou
au bruit provenant des activités de construction.

1.2.5 Relations avec la communauté


Pour améliorer les relations communautaires adéquates l'entrepreneur doit:
- À la suite des exigences nationales d'évaluation environnementale, informer la population
sur les calendriers des travaux, l'interruption des services, les itinéraires de déviation de la
circulation et lignes provisoires de bus.

37
- Limiter les travaux pendant la nuit. Lorsque cela est nécessaire, planifier soigneusement le
travail de nuit et s’assurer que les riverains sont bien informés afin qu'ils puissent prendre les
mesures nécessaires.
- Informer la population concernée au moins cinq jours à l'avance de toute interruption de
service (y compris l'eau, électricité, téléphone, lignes de bus), par le biais d’affiches sur le site
du projet, aux arrêts d'autobus, et dans les maisons ou les entreprises touchées.

1.3 PROCEDURES EN CAS DE DECOUVERTE DE PIECES OU VESTIGES D’IMPORTANCE CULTURELLE


L'entrepreneur est responsable de se familiariser avec les procédures qui doivent être respectées en
cas de découverte fortuite d’objet précieux ou d’importance culturelle, historique et archéologique
dans les fouilles pendant les travaux (Chance Find Procédures)", notamment :
- Arrêter le travail immédiatement après la découverte de tout objet ayant une possible valeur
historique, archéologique, historique, paléontologique, ou culturelle, annoncer les objets
trouvés au chef de projet et informer les autorités compétentes;
- Protéger correctement les objets trouvés aussi bien que possible en utilisant les couvertures
en plastique et mettant en œuvre si nécessaire des mesures pour stabiliser la zone,
- Prévenir et sanctionner tout accès non autorisé aux objets trouvés
- Ne reprendre les travaux de construction que sur autorisation des autorités compétentes.

1.4 SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE PENDANT LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION


Les documents d'appel d'offres doivent indiquer comment serait supervisé le respect des règles
environnementales et des spécifications de conception du projet ainsi que les sanctions appliqués en
cas de non application par les entrepreneurs ou les ouvriers. La supervision de la construction exige
une surveillance de la conformité avec le manuel et les spécifications environnementales par
l'entrepreneur ou son superviseur de l'environnement qu’il a désigné. Les entrepreneurs sont
également tenus de se conformer à la réglementation nationale et municipale régissant
l'environnement, la santé publique et la sécurité.

38
Annexe 3 : Mesures d'atténuation type

Impacts négatifs Mesures d'atténuation type Responsabilités Coûts


Mesures d'atténuation types, communes aux travaux de construction de voirie, d'ouvrages de drainage et d'assainissement
La coupe ou l’arrachage d'arbres ; Choix de tracé de manière à éviter ou minimiser l'arrachage d'arbres
Obtenir au préalable les autorisations requises
Replanter ou renouveler les arbres arrachés

Utilisation de matériaux toxiques Stockage des produits toxiques dans des lieux gardés et dans des récipients
(peintures, l'amiante, etc.) étanches pour éviter tous risque de fuite ou de déversement accidentel
La gestion des divers déchets de Collecte et stockage provisoire des déchets de chantier et des déblais
chantier (OM, détritus, huiles usagées, excédentaires et leur évacuation régulière vers la décharge contrôlée ou les
etc.); lieux autorisés
Stockage des huiles usagées de vidange dans des récipients étanches et
livraison aux entreprises autorisées pour la collecte et la régénération Entreprise
Entretien et réparation des engins de chantier dans des ateliers spécialisés de travaux
la ville (Hors chantier) Municipalités
Risque de pollution générée par Réaliser les réparations et l'entretien des engins dans des ateliers spécialisés CPSCL
l’entretien des installations et engins de
chantier ;
La propagation de bruit et de poussière Respect des horaires de travail et des seuils de bruit admissible, utilisation
d'équipement bruyant insonorisé et/ou en dehors des heures de repos
Arrosage des pistes de circulation des engins, des stocks de matériaux de
construction, couverture des bennes des camions de transport, etc.
Risques d'accidents provoqués par la Respect des consignes de sécurités
circulation des engins de chantier, la Signalisation et gardiennage du chantier jour et nuit
présence de fouille et tranchée Blindage des fouilles et installation de panneau de signalisation et barrières de
sécurité
Balisage et éclairage des endroits présentant des risques pour les usagers

39
Problèmes sociaux liés à la restriction de Limiter la longueur du front (tranchées de pose des canalisations, canaux de
l'accès des riverains à leurs logements, drainage, tronçon de la voirie à réhabiliter)
commerce, et services publics; installer des accès provisoires sécurisés (passerelles avec garde corps) pour
permettre aux riverains d'accéder à leur domicile commerces, écoles, etc.
Perturbation / interdiction de la Garantir la sécurité et la circulation des usagers de la voirie
circulation Définir les itinéraires de déviation de la circulation avec les autorités
concernées, informer les usagers et installer les panneaux de signalisation
nécessaires
Erosion hydrique pendant la saison Programmer les travaux d'excavation pendant la saison sèche,
pluvieuse, particulièrement au niveau particulièrement les tronçons à pente élevée Entreprise
Inclus dans
des fouilles et des terrains à forte pente; Prévenir l'éboulement des terrains, des fouilles (blindage, étaiement, drainage travaux
les prix du
sédimentation des systèmes de drainage provisoire, déviation des eaux de ruissellement) Municipalités
marché
Protéger des canaux de drainage contre l'ensablement (Bassin de CPSCL
sédimentation amont, bermes, barrières, etc.
Ensablement des ouvrages hydrauliques Assurer l'écoulement normal des eaux de ruissellement
et perturbation de l'écoulement des eaux Créer des canaux de déviation en cas de nécessité
de ruissellement (risque de stagnation Protection des ouvrages hydrauliques existants contre les risques
des eaux, inondations) d'ensablement générés par les travaux
Risque de destruction de vestiges Respect des procédures de notification et de protection des propriétés
archéologiques découvert pendant les culturelles physiques et les conditions générales relatives à la gestion
travaux d'excavation environnementale des activités de construction (Clauses incluses dans le
contrat travaux)
Mesures d'atténuation type spécifiques aux sous projets d'assainissement des eaux usées
Pollution générée par les eaux usées Programmer la réalisation des branchements individuels après le Entreprise Inclus dans
évacuées dans le réseau pendant les raccordement du réseau aux installations de l'ONAS travaux les prix du
travaux Etablir un engagement signé par les bénéficiaires définissant l'emplacement marché
des boites de branchement et exigeant l'élimination de tout rejet superficiel CPSCL
des eaux usées
Accidents dus à l'accumulation de gaz Formation du personnel exploitant aux règles de sécurités
ONAS Budget
toxique (H2S) dans les canalisations, Equipement de protection et instruments de contrôle
Sous traitant ONAS22
ouvrages et espaces confinées Respect des procédures de sécurité

22
Pour les sous projets pris en charge par l'ONAS

40
Nuisances olfactives et sonores générées Phase étude et conception : CPSCL Inclus dans
par les stations de pompage et les engins Choix des sites des stations de pompage loin des habitations Entreprise le contrat
d'entretien des réseaux et d'évacuation Choix d'équipements peu bruyants, insonorisés ou prévoir des dispositifs anti travaux travaux
des boues bruit CPSCL
Prévoir l'installation d'équipement anti-odeur
Phase exploitation : Inclus dans
Programmer les opérations d'entretien et de curage en dehors des le contrat
périodes/horaires de repos ONAS des sous
Evacuer les déchets et les boues de curage vers les décharges et sites Sous traitant traitants
autorisés, dès de l'achèvement de l'opération de curage (l'ONAS)
Branchements illicites, déversement Contrôle régulier du réseau et des activités limitrophes
volontaire ou accidentel de substances Application des mesures coercitives et dissuasives ONAS / ANPE
dangereuses dans le réseau Sous traitant
Risques sanitaires causés par le Inspection régulière des canalisations pour détecter et éliminer à temps les
débordement et la surcharge du réseau obstructions et les branchements illicites Budget
d'assainissement Sensibilisation des bénéficiaires aux risques générés par le rejet des déchets ONAS ONAS
solides dans le réseau Sous traitant
Interdire le raccordement des eaux de toitures au réseau d'eaux usées
(Engagement signé des bénéficiaires)
Rejet d'eaux usées brutes en cas Equiper les stations de pompage de dispositifs d'alarme et pompes de secours Municipalités
Inclus dans
d'anomalies de fonctionnement des et de groupe électrogène (Conception)
le Contrat
stations de pompages, coupure de Choix de système séparatif de collecte des eaux usées Entreprise
travaux
courant électrique, d'orage, etc. travaux
Risque de débordement au niveau des Exiger le rehaussement de la cote zéro des habitations et locaux situés au Municipalités
installations sanitaires à l'intérieur des dessous du niveau des voiries avant la réalisation des branchements (Conception)
-
locaux/logements des bénéficiaires (Engagement signé par le bénéficiaire) Entreprise
travaux
Dégradation de l'environnement par les Nettoyage du chantier, évacuation de tous les déchets de chantier vers les
Entreprise des
séquelles du chantier à la fin des travaux sites d'enfouissement autorisés, réhabilitation des ouvrages et remise en état
travaux Inclus dans
travaux des lieux. Le respect de ces conditions doit être bien précisé sur le PV de
Municipalités le marché
réception et conditionner le règlement de la de la dernière tranches le
CPSCL travaux
paiement de l'entreprise travaux.

41
Mesures spécifiques aux sous projets de drainage
Erosion du sol au niveau et à l'aval des Conception des ouvrages de rejet, revêtu (béton, maçonnerie)
points de rejet du réseau de drainage des Protéger l'aval par enrochement, gabions, etc.
eaux pluviales
Débordement, stagnation des eaux et Entretien et curage réguliers des ouvrages, particulièrement avant le début de
Budget
inondation provoqués par l'ensablement, la saison pluvieuse
Municipalités annuel de la
l'obstruction des ouvrages de drainage Evacuation des déchets de curages vers les décharges contrôlées ou autres
commune
sites autorisés
Pollution des eaux et des sols générée Contrôle régulier, sanction et amendes à l'encontre des contrevenants Budgets
Municipalités
par les branchements et les rejets illicites Elimination des branchements illicites municipalités
ANPE
des eaux usées, déchets, etc. ANPE
Mesures d'atténuation types, spécifiques aux sous projets voiries
Pollution de l'air générée par les Interdire l'installation de nouvelles centrales et exiger le ravitaillement à partir
A la charge
centrales de béton bitumineux des centrales existantes. Le cas échéant exiger l'autorisation de l'ANPE et le Municipalités
de
contrôle des émissions atmosphériques et respect des normes, la remise en ANPE
l'entreprise
état des lieux à la fin des travaux.
Développement induit non contrôlé Planification des zones d'activités et de l'extension urbaine, respect du PAU,
(Commerce, habitation, etc.) à l'intérieur des autorisations de bâtir et d'exercice d'activités commerciales, artisanales,
Municipalités -
des quartiers et urbanisme anarchique ...
dans la périphérie Contrôle strict et mesures coercitives à l'encontre des contrevenants
Risque d'accident, embouteillage du à Limitation des vitesses, déviation de la circulation (trafic lourd),
une augmentation du trafic et de la réglementation des arrêts et stationnement, interdiction de l'usage des
Municipalités,
vitesse, favorisée par l'amélioration de avertisseurs sonores, etc. (Conformément au code de la route).
Police de -
l'état des voiries, dégradation de la Contrôle régulier du trafic
circulation
qualité de la vie (nuisances sonores, gaz
d'échappement)
Dégradation prématurée de la chaussée Contrôle du fonctionnement et entretien du réseau de drainage
Municipalités -
Allègement du trafic (Interdiction de circulation des engins lourd)

42
Annexe 4 : Tâches relatives à la préparation des PGES
(A intégrer dans les TDRs des études de faisabilité)

Les études de faisabilité des sous projets qui seront lancées par la CPSCL aborderont les aspects
environnementaux et sociaux spécifiques aux sous projets sur la base des éléments analysés dans le
PCGES. Elles devraient aboutir à des données plus précises sur les quartiers concernés et les sous
projets programmés et exploiteront ces données pour affiner de manière participative l'analyse des
impacts environnementaux et sociaux et adapter et éventuellement à compléter les mesures
d'atténuation types du PCGES à chaque sous projet ou groupe de sous projets similaires, identifié et
retenue pour être financé dans le cadre du projet.
Les tâches à inclure dans les TDRs des études de faisabilité porteront sur l'analyse des éléments
suivants :
 Description des sous projets
- Quartiers concernés, caractéristiques des logements, besoins identifiés, infrastructures
existantes, type et nombre des bénéficiaires, personnes susceptibles d'être affectés par le
projet;
- Implantation, tracé, types, dimensions, capacités, horizon et coûts des ouvrages projetés,
leurs justifications ou faisabilité eu égard aux considérations techniques, économiques,
environnementales et sociales;
- Vocation des terrains utilisés pour les besoins du projet (DPH, DPR, DPM, zone agricole,
urbaine, etc.);
- Infrastructures existantes de raccordement et leurs caractéristiques (routes, canaux, oueds,
réseau ONAS, réseau STEG, etc.), accords ou autorisations nécessaires des concessionnaires
ou gestionnaires de ces infrastructures.
 Etat initial du site et de son environnement
- relief, pente, nature et utilisation actuelle des sols;
- Proximité de zones protégés (naturelles, archéologique, historique, ...);
- Problèmes environnementaux actuels (rejets brut des eaux usées, inondation et stagnation
des eaux, problèmes de pollution liés aux activités économiques dans les quartiers, difficultés
d'accès et problèmes de collecte des déchets ménagers liés à l'absence ou à la mauvaise état
de la voirie, etc.
 Analyse des impacts des sous projets
Impacts directs, indirects, et cumulatifs, négatifs et positif, sur :
- l'environnement naturel,
- le cadre de vie, la santé et la salubrité publique,
- les sites bénéficiant d'une protection juridique,
- le mode de vie, les revenus, les biens immobilier des bénéficiaires ou des personnes
susceptibles d'être affectées par les sous projets;
- la restriction d'accès des habitants aux services publics, logements, commerce, etc.
L'analyse couvrira les impacts pendant la phase des travaux et la phase opérationnelle.

43
 Plan de Gestion Environnementale et sociale (PGES)
Le Plan de gestion environnementale et sociale des sous projets doit comprendre les éléments
suivants :
 Plan d'atténuation
Adapter les mesures d'atténuation types du PCGES (Annexe 3) aux sous projets et
éventuellement les compléter. Pour chaque impact identifié et analyser proposer des mesures
appropriées et faisables en favorisant en premier lieu les mesures de prévention, puis les
mesures d'atténuation et en dernier lieu les mesures de compensation :
- Mesures de prévention des impacts négatifs à prendre en considération lors de la
conception du sous projet (mesures intégrées);
- Affiner et compléter les mesures d'atténuation ou de compensation types pour chaque
impacts susceptible d'être généré par les travaux de construction et et les opérations
d'exploitation et de maintenance des Sous projets.
Le plan d'atténuation doit définir les responsabilités et les coûts des mesures d'atténuation et
présenté selon le modèle ci-dessous.
Modèle de Plan d'Atténuation
Impacts Mesure d'atténuation Responsables Coût
Phase travaux
-
-
Phase exploitation
-
-

 Suivi environnemental
Su la base des résultats de l'analyse précédente, définir, en fonction de la nature et la
sensibilité des milieux affectés, un programme de suivi des impacts et de la mise en œuvre des
mesures d'atténuation pendant les phases travaux et exploitation des sous projets. En cas de
nécessité, les meures de suivi doivent préciser les points et les paramètres de suivi (Par
exemple, mesure de bruit, de concentration de poussières et H2S dans l'air, etc.).
Programme de suivi environnemental
Mesure d'atténuation Mesures de suivi Fréquence Responsables Coûts
Phase travaux
-
-
Phase exploitation
-
-

44
 Renforcement des capacités
Le programme de renforcement des capacités proposé dans le PCGES doit être actualisé sur la
base des résultats des études de faisabilité (Taille, nature, nombre et planning des sous
projets) et des besoins formulés par les municipalités concernées. Il doit définir le nombre de
sessions de formation, leur calendrier et leurs coûts ainsi que la quantification des prestations
relatives à l'assistance technique.
Programme de renforcement des capacités
Désignation Responsables Bénéficiaires Calendrier Coûts
Sessions de formation
-
-
Assistance technique
-
-
Autres
-
-

Les PGES doivent prendre en considération les avis et préoccupations des personnes affectés et
validés en consultation avec les communes et validés par la CPSCL. Il seront publiés sur le site Web
de la CPSCL et mis à la disposition du public dans des lieux accessibles (Sièges des gouvernorats et
municipalités, ...)

45
Annexe 5 : Etapes de mise en œuvre du PCGES

Identification des sous projets

Détermination des catégories


des sous projets (B1, B2)

Préparation des PGES et des PAT

Publication des PGES et PAT

Prise en considération des


aspects environnementaux et
Formation aux PAT et PGES

sociaux

Conception des Contrats travaux DAO


sous projets et exploitation

Suivi de la conformité aux mesures

technique au suivi
environnementales et sociales pendant Assistance
les travaux et l'exploitation

Préparation et transmission régulière


des Rapports de suivi

Les activités et le contenu de ces étapes ainsi que les responsabilités de leurs réalisation sont
détaillés ci-dessous

46
PHASE / ETAPE ACTIVITES CONDITIONS / PRESTATIONS RESPONSABILITES

Identification des sous projets

Détermination du foncier (PAT) - Participation des parties prenantes (Municipalités,


ONAS, ...) et consultation des bénéficiaires et des - CPSCL
Tri des sous projets (B1, B2) personnes susceptibles d'être affectées
Préparation des PGES
- Etudes de faisabilité du projet

Publication du PGES et du PAT - Publication sur le site Web de la CPSCL - CPSCL

Mise du PGES et du PAT à la - Mise à la disposition du public des CEG et PGES dans des
disposition du public endroits accessibles (locaux des gouvernorats et - Municipalités
municipalités)

- Cahiers des charges types Introduction des clauses - Annexes pour les CG et les PGES
environnementales et sociales - CPSCL
(Travaux) - Transmission aux municipalités

Prise en considération des - Validation des sous projets d'assainissement par - Municipalités
- Etudes d'AP d'exécution et DAO aspects environnementaux l'ONAS - CPSCL

Détermination des besoins


- Identification des participants, du calendrier des
sessions en concertation avec les municipalités et le - CPSCL
UGP (CPSCL) Municipalité CFAD
- Formation aux mesures de
sauvegarde environnementale convention CPSCL / CFAD
et sociale (PCGES, PGES, CG)
Choix des formateurs
- Transmission des rapports d'avancement et
- CFAD
d'évaluation à la CPSCL
Organisation des sessions

47
PHASE / ETAPE ACTIVITES CONDITIONS / PRESTATIONS RESPONSABILITES

Détermination des besoins


- TDRs de l'AT à la CPSCL: analyse des rapports des
municipalités, identification des sous projets à visiter, - CPSCL
CPSCL Municipalité préparation des rapports de suivi semestriel, ....
- Assistance technique (AT) à la
CPSCL et aux municipalités
(Suivi de la conformité aux Préparation des TDRs
DCGES, PGES et CG) - TDRs de l'AT aux municipalités : Contrôle du respect - Municipalités
Recrutement des des clauses environnementales par l'entreprise (En
consultants travaux concertation
- Préparation de rapports trimestriels de suivi, ... avec la CPSCL

Contrôle et suivi de la mise en - Municipalités


- Inclure les justificatifs dans rapports de suivi (Etat
œuvre des CG d'avancement, Constats, PV de réception, comptes
(Assistées par
rendus, courriers, mesures prises, etc.)
Préparation et transmission à des consultants
- Transmission des rapports de suivi tous les 3 mois à
la CPSCL des rapports de suivi recrutés selon
la CPSCL
- Suivi de la mise en œuvre du besoins)
projet et de la conformité aux
mesures de sauvegarde Vérification et examen des
environnementale et sociale rapports reçus - Synthèse des rapports
(Clauses contractuelles, PCGES, - Visites de 10 sous projets (Echantillon représentatif) - CPSCL
PGES, CG) pendant les phases Analyse de la conformité - Identification des anomalies et des cas de non
travaux et exploitation conformités aux mesures environnementales et (Assistée par
Visites de terrain sociales et précisions des mesures prises pour y des consultants
remédier recrutés selon
Préparation et transmission - Inclure le rapport de suivi dans le rapport semestriel besoins)
des rapports semestriels de d'avancement du projet
suivi à la CISC et la Banque

48
Annexe 6 : compte rendu de la consultation publique

49

Vous aimerez peut-être aussi