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Introduction aux installations industrielles

Ce document décrit les composants clés des installations industrielles, y compris les appareils de commande, de signalisation et de protection. Il explique également les procédés de démarrage et de freinage des moteurs asynchrones triphasés.

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Introduction aux installations industrielles

Ce document décrit les composants clés des installations industrielles, y compris les appareils de commande, de signalisation et de protection. Il explique également les procédés de démarrage et de freinage des moteurs asynchrones triphasés.

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ESTA Département : Génie

électrique
Sommaire

Pages

Avant-propos
Chapitre 1 : Introduction aux installations industrielles 03

I. Constitution des installations 03

II. Les appareils de commande, de signalisation et de protection 03

III. Les moteurs asynchrones triphasés 08

Chapitre 2 : Procédés de démarrage des moteurs 11

I. Problème de démarrage des moteurs asynchrones 11

II. Démarrage direct 11

III. Limitation du courant de démarrage 14

IV. Démarrage étoile-triangle 15

V. Démarrage par élimination de résistances statoriques 18

VI. Démarrage par élimination de résistances rotoriques 20

VII. Démarreurs électroniques 22

Chapitre 3: Freinage des moteurs asynchrones 24

I. Introduction 24

II. Utilisation d’un moteur Frein : Action sur le rotor 25

III. Freinage par contre courant: Action sur le stator 25

IV. Freinage par injection de courant continu 26

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Avant-propos

Ce support de cours s’adresse aux étudiants de la filière GE, Semestre 1.

Il a pour but :

• d’initier les étudiants aux notions de base des installations industrielles


(Appareillage, circuit de commande, circuit de puissance,…),

• de les familiariser à la lecture d’un schéma d’une installation industrielle et,

• de faire l’analyse et la synthèse d’une application industrielle sur le sujet


(commande d’un moteur, variateurs de vitesse,…).

Ce support de cours s’articule sur les trois chapitres suivants :

➢ Chapitre 1 : Introduction aux installations industrielles

➢ Chapitre 2 : Procédés de démarrage des moteurs

➢ Chapitre 3 : Freinage des moteurs asynchrones

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Chapitre 1 : Introduction aux installations industrielles

I. Constitution des installations


Les installations industrielles des automatismes sont constituées de deux parties distinctes appelées :
circuit de commande et circuit de puissance.

I.1. Circuit de commande

Il comporte l’appareillage nécessaire à la commande des récepteurs de puissance.


On trouve :
• La source d’alimentation
• Un appareil d’isolement (sectionneur).
• Une protection du circuit (fusible, disjoncteur).
• Un appareil de commande ou de contrôle (bouton poussoir, détecteur de grandeur physique).
• Organes de commande (bobine du contacteur).
La source d’alimentation et l’appareillage du circuit de commande ne sont pas nécessairement celle
du circuit de puissance, elle dépend des caractéristiques de la bobine.

I.2. Circuit de puissance


Il comporte l’appareillage nécessaire aux fonctionnements des récepteurs de puissance suivant un
automatisme bien défini.
On trouve :
• Une source de puissance (généralement réseau triphasé)
• Un appareil d’isolement (sectionneur).
• Une protection du circuit (fusible, relais de protection).
• Appareils de commande (les contacts de puissance du contacteur).
• Des récepteurs de puissances (moteurs).

II. Les appareils de commande, de signalisation et de protection


II.1. Disjoncteur
C’est un appareil de protection qui comporte deux relais, relais magnétique qui protège contre les
courts-circuits et un relais thermique qui protège contre les surcharges.

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Disjoncteurs Symbole
II.2. Sectionneur
Sa fonction : Assurer le sectionnement (séparation du réseau) au départ des équipements. Dans la
plupart des cas il comporte des fusibles de protection.

Sectionneur fusible Symboles : en circuit de puissance et en circuit de commande

Le pouvoir de coupure est le courant maximal qu’un appareil de sectionnement peut interrompre sans
aucun endommagement.
Le sectionneur n’a pas de pouvoir de coupure, il doit être manipulé à vide.

II.3. Interrupteur sectionneur

Interrupteur sectionneur Symbole


L’interrupteur sectionneur a un pouvoir de coupure, peut être manipulé en charge.

II.4. Fusible
C’est élément comportant un fil conducteur, grâce à sa fusion, il interrompe le circuit électrique
lorsqu’il est soumis à une intensité du courant qui dépasse la valeur maximale supportée par le fil.

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Cartouche fusible cylindrique et à couteaux Symbole

Il existe plusieurs types de fusibles :


✓ gF : fusible à usage domestique, il assure la protection contre les surcharges et les courts-circuits.
✓ gG : fusible à usage industriel. Protège contre les faibles et fortes surcharges et les courts-circuits.
Utilisation : éclairage, four, ligne d’alimentation, …
✓ aM : cartouche à usage industriel, pour l’accompagnement moteur, commence à réagir à partir de
4In (In est le courant prescrit sur le fusible), protège uniquement contre les courts-circuits.
Utilisation : Moteurs, transformateurs, …

II.5. Relais thermique


Le relais de protection thermique protège le moteur contre les surcharges.

Réglage du courant

Test contact (95-96)

Annulation défaut

Relais thermique Symbole

II.6. Le contacteur
Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de
l'énergie électrique. Il assure la fonction COMMUTATION.
En Technologie des Systèmes Automatisées ce composant est appelé Préactionneur puisqu'il se
trouve avant l'actionneur dans la chaîne des énergies.

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Bobine Contact de
Contacteur commande
Contacts de puissances
Symbole

II.7. Capteur de fin de course

Les interrupteurs de position mécanique ou capteur de fin de course coupent ou établissent un circuit
lorsqu’ils sont actionnés par un mobile

Interrupteur de position Symbole

II.8. Bloc auxiliaire temporisé


Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l'action d'un contacteur (lors de sa mise sous tension
ou lors de son arrêt)

Bloc auxiliaire temporisé Symboles

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II.9. Bloc de contacts auxiliaires


Le bloc de contact auxiliaire est un appareil mécanique de connexion qui s’adapte sur les contacteurs.
Il permet d’ajouter de 2 à 4 contacts supplémentaires au contacteur. Les contacts sont prévus pour être
utilisés dans la partie commande des circuits. Ils ont la même désignation et repérage dans les schémas
que le contacteur sur lequel ils sont installés (KA, KM...).

Bloc de contacts auxiliaires Symbole

II.10. Contacteur auxiliaire


Il ne comporte que des contacts de commandes.

Contacteur auxiliaire Symbole

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II.11. Lampes de signalisations


Signalisation visuelle du fonctionnement normal du système, ou défauts.

Lampe de signalisation Symbole

III. Les moteurs asynchrones triphasés


III.1. Principe de fonctionnement
Si l’on entraîne un aimant permanent (N S) en rotation autour de l’axe X Y (figure1), on constate qu’un
disque de cuivre, monté libre en rotation sur le même axe, est entraîné en rotation par l’aimant mais
tourne un peu moins vite que ce dernier.

Figure 1

Explication :
Le champ magnétique tournant, produit par l’aimant en rotation, induit dans le disque conducteur en
cuivre des courants de Foucault. Ceux-ci d’après la loi de Lenz doivent s’opposer à la cause qui leur a
donné naissance. Comme les courants induits ne peuvent empêcher la rotation de l’aimant, ils entraînent
le disque en rotation, ce qui diminue le déplacement relatif du champ , mais, en aucun cas, le disque ne
peut atteindre la vitesse du champ sinon il y aurait suppression du phénomène qui est à l’origine des
courants induits.
Création d’un champ tournant en triphasé (figure 2)
Si on alimente 3 bobines identiques placées à 120° par une tension alternative triphasée :
• Une aiguille aimantée, placée au centre, est entraînée en rotation ; il y a donc bien création d’un
champ tournant.
• Un disque métallique en aluminium ou en cuivre est entraîné dans le même sens que l’aiguille
aimantée.
• En inversant deux des trois fils de l’alimentation triphasée, l’aiguille, ou le disque tourne en sens
inverse.

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Figure2

Ce principe est appliqué au moteur asynchrone en remplaçant la partie tournante par élément
cylindrique appelé rotor qui comporte un bobinage triphasé accessible par trois bagues et trois balais,
ou une cage d’écureuil non accessible, à base de barres en aluminium.
Dans les deux cas, le circuit rotorique doit être mis en court-circuit

Rotor bobiné

Rotor à cage d’écureuil

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III.2. Détermination du couplage


A partir de les indications données par la plaque signalétique et le réseau d’alimentation l’utilisateur
doit coupler adéquatement les enroulements du stator soit en triangle soit en étoile.

Plaque signalétique
➢ Si la plus petite tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phases du
réseau on adopte le couplage .
➢ Si la plus grande tension de la plaque signalétique du moteur correspond à la tension entre phase
du réseau on adopte le couplage Y.

Réseau d’alimentation Plaque signalétique Couplage

230V 400V 230V 400V Y

230V 400V 400V 690V 

Tension d’un Tension entre deux


Tension simple Tension composée enroulement enroulements

III.3. Couplages des enroulements sur plaque à bornes


On utilise des barrettes pour assurer le couplage choisi des enroulements sur la plaque à bornes du
moteur.

Enroulements Alimentation triphasée Alimentation triphasée

Plaque à bornes couplage étoile couplage triangle

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Chapitre 2 : Procédés de démarrage des moteurs

I. Problème de démarrage des moteurs asynchrones


Le branchement du moteur au réseau électrique peut se réaliser par :
➢ Démarrage direct : Si le courant de démarrage n’entraîne pas la détérioration des enroulements du
moteur ou l’installation accompagnant. Utilisé pour les moteurs faibles puissances.
➢ Utilisation d’un procédé de démarrage s’il y a risque de détérioration des enroulements du
moteur ou l’installation accompagnant.
II. Démarrage direct
II.1. Principe
Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché directement au réseau d’alimentation
le démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de démarrage peut atteindre 4 à 8 fois le courant
nominal du moteur. Le couple de décollage est important, peut atteindre 1,5 fois le couple nominale.
II.2. Démarrage semi-automatique à un seul sens de marche
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un bouton poussoir S1
et l’arrêter par l’arrêter avec un bouton poussoir S0.
II.2.1. Circuit de puissance

L1 L2 L3

L1, L2, L3 : alimentation triphasée


Q1
Q1 : sectionneur fusible

KM1 : contacteur principal 1


KM1 F1 : relais thermique

M : moteur triphasé
F1

U1 V1 W1

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II.2.2. Circuit de commande


L1

Q1

F1

S0

S1 KM1

KM1
N

II.3. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche


On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation, par un bouton poussoir
S1 pour le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un bouton poussoir S0 pour l’arrêt.
II.3.1. Circuit de puissance

L1 L2 L3

KM1 : contacteur sens 1

Q1 KM2 : contacteur sens 2

KM1 KM2

F1

U1 V1 W1

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II.3.2. Circuit de commande

Q1

F1

S0

S1 KM1 S2 KM2

Verrouillage électrique KM2 KM1

KM1 KM2
II.4. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course
On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation par l’action de deux
boutons poussoirs, S1 pour le sens 1, S2 pour le sens 2. Chaque sens est arrêté par une butée de fin de
course, respectivement S3 pour le sens 1 et S4 pour le sens 2. Un bouton poussoir S0 arrête le moteur à
n’importe quel instant.
II.4.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)
II.4.2. Circuit de commande

Q1

F1

S0

S1 KM1 S2 KM2

S3 S4

KM2 KM1

KM1 KM2

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II.5. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course et
inversion de sens de rotation
Dans ce cas de démarrage, la butée S3 ou S4, une fois actionnée, elle change le sens de marche du
moteur.
II.5.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)
II.5.2. Circuit de commande

Q1

F1

S0

S4 KM1 S1 S2 KM2 S3

S3 S4

KM2 KM1

KM1 KM2
III. Limitation du courant de démarrage
Contrairement au démarrage direct, le démarrage des moteurs moyennes et fortes puissances nécessite
l’utilisation de procédés de limitation de courant de démarrage tout en maintenant les performances
mécaniques de l’ensemble « moteur-machine entraînée ». Il existe deux types d’actions :
➢ Action sur le stator : Consiste à réduire la tension aux bornes des enroulements statoriques.
On peut réaliser le démarrage par:
• Couplage étoile-triangle,
• Elimination des résistances statoriques,
• Utilisation d’un auto-transformateur.
Ce type d’action est utilisé pour les moteurs moyennes puissances.
➢ Action sur le rotor : Consiste à augmenter la résistance rotorique au démarrage.
On peut réaliser le démarrage par:
• Elimination des résistances rotoriques,
• Utilisation des moteurs à cages multiples …

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Ce procédé de démarrage est accompagné en plus de la réduction du courant de démarrage, d’une


augmentation du couple de démarrage.
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs fortes puissances.

IV. Démarrage étoile-triangle


IV.1. Principe
Le démarrage s’effectue en deux temps :
• 1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une tension réduite en utilisant le couplage
Y. Il est le temps nécessaire pour que la vitesse du moteur atteigne environ 80% de sa vitesse nominale.
• 2ème temps : chaque enroulement du stator est alimenté par sa tension nominale changeant le
couplage au triangle.

1er temps : couplage Y 2ème temps : couplage 

L1 L1
V U U

L2 L2
L3 L3
U : tension composée du réseau
V : tension simple du réseau

Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage  lors de leur fonctionnement normal.
Exemple :
Un moteur 400V/690V sur un réseau 230V/400V

IV.2. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à un sens de marche


On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé en étoile-triangle dans un sens de rotation par un
bouton poussoir S1 et arrêter par un bouton poussoir S0.

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IV.2.1. Circuit de puissance


L1 L2 L3

KM1 : Contacteur « étoile »


Q1 KM2 : Contacteur « ligne »

KM3 : Contacteur « triangle »


KM 2

KM3 KM1
M

F1

IV.2.2. Circuit de commande


Solution1 :

Q1
S0 : Bouton poussoir arrêt

F1 S1 : Bouton poussoir marche

S0

S1

KM1

KM2 KM2

KM3 KM1

KM1 KM3 KM2

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Solution2: En utilisant un contacteur auxiliaire (KA1)

Q1
F1

S0

S1 KM2

KA1 KM1 KA1

KM3 KM1

KM1 KM3 KM2 KA1

KA1: contacteur auxiliaire qui possède un contact temporisé retardé à l’ouverture.

IV.3. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à deux sens de marche


IV.3.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3
Q1 KM1 : Contacteur « sens1 »

KM2 : Contacteur « sens2 »

KM3 : Contacteur « étoile »

KM4 : Contacteur « triangle »

KM1 KM2

KM4 KM3
M

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IV.3.2. Circuit de commande

Q1

F1

S0 KM1 KM2

S1 KM1 S2 KM2 KA1 KM3 KA1

KM2 KM2 KM4 KM3

KM1 KM2 KM3 KM4 KA1

V. Démarrage par élimination de résistances statoriques


V.1. Démarrage par élimination de résistances statoriques à un seul sens de marche
V.1.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3

KM1 : contacteur « ligne »


Q1
KM2 : contacteur de court- circuit
des résistances (Ru,Rv,Rw).

KM1

(Ru,Rv,Rw) KM2

F1

U1 V1 W1

M
3

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V.1.2. Circuit de commande

Q1

F1

S0

S1 KM1 KA1

KM1 KA1 KM2


V.2. Démarrage par élimination de résistances statoriques à deux sens de marche
V.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3

Q1

KM1 KM2
KM1 : contacteur « sens1 »

KM2 : contacteur « sens2»

KM3 : contacteur de court- circuit


des résistances (Ru,Rv,Rw).

(Ru,Rv,Rw) KM3

F1

U1 V1 W1

M
3

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V.2.2. Circuit de commande

Q1

F1
S0 KM1 KM2

S1 KM1 S2 KM2 KA1

KM2 KM1

KM1 KM2 KA1 KM3

VI. Démarrage par élimination de résistances rotoriques


VI.1. Principe
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à rotor bobiné dont les enroulements sont couplés en
Y, et les trois sorties sont soudés à des bagues fixées sur l’arbre du moteur auxquels on peut insérer des
résistances à l’aide de balais frotteurs.
Ce démarrage consiste à alimenter le stator du moteur par la tension nominale et éliminer les résistances
rotoriques en plusieurs temps (3 temps au minimum).
1er temps : On insère la totalité des résistances dans les enroulements du rotor.
2ème temps : On diminue la résistance du circuit rotor en éliminant une partie des résistances insérées.
3ème temps : On élimine toutes les résistances rotoriques en court-circuitant les enroulements du rotor.
L1 L2 L3 L1 L2 L3 L1 L2 L3

M M M
3 3 3

3ème temps

2ème temps

1er temps

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VI.2. Démarrage par élimination de résistances rotoriques à un seul sens de marche


VI.2.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3

Q1
KM1 : contacteur « ligne »

KM2 : contacteur « 2ème temps»


KM1
KM3 : contacteur « 3ème temps »

R1 et R2 : deux groupes de résistances


F1
M : moteur à rotor bobiné

M
KM3
3

R1

KM2

R2

VI.2.2. Circuit de commande


Solution 1 :

Q1

F1
S0

S1 KM1 KM1 KM2 KM3

KM3

KM1 KM2 KM3

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Solution 2 :

Q1

F1
S0

S1 KM1 KA1 KA2 KM3

KM3

KM1 KA1 KM2 KA2 KM3

VI.3. Démarrage par élimination de résistances rotoriques, deux sens de marche (démarrage en
deux temps)
VI.3.1. Circuit de puissance
L1 L2 L3

Q1

KM1 : contacteur « sens1 »

KM2 : contacteur « sens2 »

KM1 KM2 KM3 : contacteur « 2ème temps »

R1 : un groupe de résistances

M : moteur à rotor bobiné

F1

3 KM3

R1

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VI.3.2. Circuit de commande

Q1

F1
S0

S1 KM1 S2 KM2 KM1 KM2 KA1

KM2 KM1

KM1 KM2 KA1 KM3

VII. Démarreurs électroniques


VII.1. Fonction
Permettre le démarrage et éventuellement la variation de vitesse du moteur tout en le protégeant
contre toute surintensité et emballement.
VII.2. Exemple (démarreur de type ATS)

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Chapitre 3 Freinage des moteurs asynchrones

I. Introduction
Il existe plusieurs procédés de freinage pour moteurs asynchrones; il faut distinguer :
• Le freinage avec arrêt immédiat obtenu à l'aide de moteurs spéciaux (moteur frein),
• Le freinage par ralentissement applicable à tous les types de moteurs asynchrones.
II. Utilisation d’un moteur Frein : Action sur le rotor
II.1 Principe
Ce sont des moteurs comportant un dispositif de freinage mécanique (mâchoires, disques, etc.)
commandé par un électro-aimant. Il en existe deux types :
A appel de courant : nécessite une alimentation électrique indépendante de celle du moteur.
A manque de courant : le frein est actionné mécaniquement (système de ressorts au repos), il est
souvent utilisé pour des raisons de sécurité : lorsque le moteur n’est pas alimenté ( arrêt normal ou
arrêt d’urgence) le freinage est réalisé.
L’électroaimant est alimenté en triphasé, branché en parallèle sur les enroulements statoriques.
U1 V1 W1

Symbole Plaque à bornes

Remarque :
On obtient avec ce dispositif un freinage brutal avec un maintien en position (blocage).
Il existe des moteurs frein avec un électroaimant alimenté en courant redressé par l’intermédiaire d’un
pont de diodes.

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II.2. Schémas des circuits de puissance et de commande


Circuit de puissance Circuit de commande
Moteur frein à manque de courant
L1 L2 L3
L1

Q1 Q1

F1
KM1

S0
F1

S1 KM1

U1 V1 W1 KM1

Moteur frein à appel de courant


L1 L2 L3
L1

Q1 Q1

F1

F2 S0

KM1 KM2 KM1 S1

F1
S2 KM2

U1 V1 W1
KM2 KM1

N KM1 KM2

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III. Freinage par contre courant: Action sur le stator


III.1. Principe
Après avoir coupé l’alimentation, pour arrêter plus rapidement le rotor, on inverse 2 phases pour
l’inversion du champ tournant donc ralentissement du rotor.

L1 L2 L3 L1 L2 L3

Fonctionnement normal Freinage

M M
3 3

III.2. Remarques
- C’est un mode de freinage très efficace. Le ralentissement est violent.
- Ce freinage doit être interrompu dès l’arrêt du rotor sinon risque de redémarrer dans le sens inverse.
- Il n’y a pas de blocage.

III.3. Schémas de puissance et de commande dans le cas d’un moteur en court-circuit

L1 L2 L3
L1
Q1
Q1
F1

RF S0

KM1 KM2 S2 KM1

F1 S1 KM1 n>0 S4

U1 V1 W1
KM2 KM1
M
3
N KM1 KM2

RF : groupe de résistances de freinage S4 : se ferme lorsque le moteur se met


permettant de limiter le courant de freinage en rotation (n>0) et s’ouvre pour n = 0.

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III.4. Schémas de puissance et de commande dans le cas d’un moteur à bagues


Tout comme pour le démarrage, les résistances rotoriques sont mises en service, durant le freinage,
afin de limiter le courant absorbé par le moteur.

III.4.1. Schéma de principe


L1 L2 L3 L1 L2 L3 L1 L2 L3 L1 L2 L3

M M M M

Fonctionnement

2ème temps

1er temps

Démarrage Freinage
III.4.2. Schémas des circuits de puissance et de commande

L1 L2 L3

Q1 Q1

F1
KM1 KM2
S0

F1 KM2 S2

M
n>0 S4 S1 KM1 KA1

KM1 KM2
RF KM3

KM2 KM1 KA1 KM3

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IV. Freinage par injection de courant continu


IV.1. Principe
On déconnecte les enroulements du stator, puis on les alimente avec une source de tension redressée.
Le champ tournant est remplacé ainsi par un champ fixe (créé par la source de tension redressée) qui
provoque le ralentissement du rotor.
IV.2. Remarque
- Il n’ya toujours pas de blocage.
- Le courant de freinage est de l’ordre de 1,3 In. La valeur moyenne de la tension redressée dépasse
rarement 20V pour ne pas provoquer d’échauffement excessif.
- Les résistances rotoriques sont remises en service.

IV.3. Critique
Avantage : pas de risque de démarrage dans l’autre sens.
Inconvénient : il faut couper le courant dans le stator pour éviter l’échauffement.

IV.4. Schémas des circuits de puissance et de commande


L1 L2 L3

Q1
Q1

F1
KM1 KM2
S0

F1 KM3 S2

KM2 S1 KM1 KA1


KM3

KM1 KM2
M

KM2 KM3 KM1 KA1 KM4


KM4

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