Exo 4
Exo 4
4. Convexité - Exercices
Barycentres, parties convexes d’un R-espace vectoriel
Fonctions convexes
¯ 1 f (x) ¯
¯ ¯
x
E-4.4. (5’ )∗ Soient f : I → R+ convexe sur I et (x, y, z) ∈ I 3 , x < y < z. Donner le signe de ¯ 1 y f (y) ¯.
1 z f (z)
Énoncé détaillé – Corrigé
E-4.5. (10’ )∗ Soit (α, β, γ) ∈ R3 les angles d’un triangle T non aplati. Montrer que
1 1 2
+ Ê .
sin α sin β cos γ2
b−a 2
a2 b2 c2 d2 1
+ + + Ê .
a +b b +c c +d d +a 2
f (x + y) É f (x) + f (y).
ϕλ : x 7→ f (x) − λx
E-4.1. (5’ )∗ Montrer que f : (x, y) 7→ x 2 + y 2 est convexe sur R2 . En déduire que C = {(x, y, z) ∈ R3 , x 2 + y 2 É z} est une partie
convexe de R3 .
Énoncé non détaillé – Corrigé
E-4.2. (10’ )∗∗ Soient E un R-espace vectoriel normé, n Ê 2 et (x1 , . . . , xn ) ∈ E n unitaires tels que 0 soit dans l’enveloppe convexe
n
X n
X
de (x1 , . . . , xn ). On peut donc considérer (λ1 , . . . , λn ) ∈ [0, 1]n tel que λk xk = 0 et λk = 1.
k=1 k=1
1
(a) Montrer que max{λk , 1 É k É n} É .
° ° 2
°Xn °
(b) Montrer que ° x ° É n − 2.
° °
°k=1 k °
Énoncé non détaillé – Corrigé
E-4.3. (25’ )∗∗∗ Théorèmes de Radon et de Helly. Soit E un plan vectoriel réel.
p
X
(a) Théorème de Radon. Soit (x1 , . . . , x p ) ∈ E p avec p Ê 4. Montrer qu’il existe (λ1 , . . . , λp ) ∈ Rp non tous nuls tel que λi = 0
i=1
p
X
et λi xi = 0. En déduire que toute partie finie X de E de cardinal supérieur ou égal à 4 possède une partition de la forme
i=1
X = Y ∪ Z , Y ∩ Z = ;, telle que
Conv(Y ) ∩ Conv(Z ) 6= ;.
(b) Théorème de Helly. Soit (C 1 , . . . ,C n ) une famille de n Ê 3 convexes de E telle que l’intersection
\ de trois quelconques d’entre
eux soit non vide. En raisonnant par récurrence avec le théorème de Radon, montrer que C k 6= ;.
1ÉkÉn
Énoncé non détaillé – Corrigé
Fonctions convexes
E-4.4. (5’ )∗ Soient f : I → R+ convexe sur I et (x, y, z) ∈ I 3 , x < y < z. À l’aide d’opérations sur les lignes, montrer que
¯ 1 x f (x) ¯
¯ ¯
¯ ¯
¯ 1 y f (y) ¯ Ê 0.
¯ ¯
¯ 1 z f (z) ¯
1
E-4.5. (10’ )∗ Soit (α, β, γ) ∈ R3 les angles d’un triangle T non aplati. Montrer que est convexe sur ]0, π[, et en déduire que
sin
1 1 2
+ Ê .
sin α sin β cos γ2
E-4.7. (10’ )∗∗ Soit f : R → R convexe et bornée sur R. Montrer par l’absurde que f est constante.
Énoncé non détaillé – Corrigé
E-4.8. (15’ )∗∗ Soient I un intervalle et f et g deux applications convexes sur I à valeurs dans R.
(a) Montrer que λf + µg est convexe si (λ, µ) ∈ R2+ , mais pas nécessairement s’ils ne sont pas positifs.
(b) Montrer que f g n’est pas nécessairement convexe, même si elles sont en outre positives. Montrer que f g est convexe si
elles sont à la fois croissantes et positives.
(c) Si f est à valeurs dans un intervalle J et si h est convexe sur J , montrer que h ◦ f est convexe si h est en outre croissante, et
ne l’est pas nécessairement sinon.
Énoncé non détaillé – Corrigé
4
1 n
· ¸
E-4.10. (10’ )∗∗ Inégalité de Ky Fan. Soit (x1 , . . . , xn ) ∈ 0, .
2
1
³ x ´ ¸ ¸
(a) Montrer que f : x 7→ ln est strictement concave sur 0, .
1−x 2
(b) Montrer que
n
à !1 Σ xk
n xk n
Y k=1
É n .
1 − x
k=1 k Σ (1 − xk )
k=1
E-4.12. (10’ )∗∗ Soient E un R-espace vectoriel et A ⊂ E une partie convexe non vide.
(a) Justifier que pour tout (a, b) ∈ A 2 et tout t ∈ [0, 1]
f (x)
E-4.13. (15’ )∗∗ Soient f : R∗+ → R et g définie par g : x 7→ .
x
(a) Montrer que si g est décroissante, alors pour tout (x, y) ∈ (R∗+ )2
f (x + y) É f (x) + f (y).
E-4.14. (20’ )∗∗ Polaire d’une fonction convexe. Soit f ∈ C 3 (R, R) telle qu’il existe α > 0 vérifiant pour tout x ∈ R, f ′′ (x) Ê α.
(a) Montrer, avec le théorème des accroissements finis, que f ′ (R) = R, puis que f ′ réalise une bijection de classe C 2 de R sur R.
(b) On pose
f ∗ (x) = x f ′−1 (x) − f ( f ′−1 (x))
pour tout x ∈ R (polaire de f ). Montrer que pour tout x ∈ R
1
( f ∗ )′ (x) = f ′−1 (x) ; ( f ∗ )′′ (x) = ′′ ( f ′−1 (x))
.
f
Justifer que s’il existe β > 0 tel que f ′′ (x) É β pour tout x ∈ R, alors ( f ∗ )∗ est bien définie et est égale à f .
(c) Calculer la polaire de la fonction ch (on introduira la réciproque Argsh du sinus hyperbolique).
(d) En étudiant F x : t 7→ t x − f (t ) pour x ∈ R fixé, montrer que f ∗ (x) = sup(t x − f (t )).
t ∈R
Énoncé non détaillé – Corrigé
5
En déduire que
f (0) n−1 f (n) f ′ (n) − f ′ (0)
X Zn
+ f (k) + − f É .
2 k=1 2 0 8
ϕλ : x 7→ f (x) − λx
est convexe sur I , puis qu’elle est majorée et atteint sa borne supérieure en a ou en b sur tout segment [a, b] ⊂ I .
(b) On suppose réciproquement que ϕλ est majorée sur I et atteint sa borne supérieure en a ou en b sur tout segment [a, b] ⊂ I
pour tout λ ∈ R. En choisissant avec soin λ pour (a, b) ∈ I 2 fixés, montrer que f est convexe sur I .
(c) On suppose de plus f continue sur I . Montrer que si f est convexe, alors pour tout x ∈ I , pour tout h > 0 vérifiant [x − h, x +
h] ⊂ I et tout t ∈ [0, h]
1 1
f (x) É f (x − t ) + f (x + t ).
2 2
En déduire que
Zx+h
1
f (x) É f (t )dt .
2h x−h
(d) Montrer la réciproque du résultat précédent en raisonnant par contraposée avec (b)
Énoncé non détaillé – Corrigé
4. Convexité - Exercices (corrigés)
Barycentres, parties convexes d’un R-espace vectoriel
E-4.1. C est l’épigraphe de f : R2 → R définie par f : (x, y) 7→ x 2 + y 2 . f est convexe sur R2 car ϕ : t 7→ t 2 l’est, si bien que pour
a = (x, y) et b = (x ′ , y ′ ) dans R2 et λ ∈ [0, 1], on a
1
de sorte que λn É . On peut alors écrire
2
1 n−1
X
xn = − λk xk
λn k=1
et donc
° ° ° ¶ °
°Xn ° °n−1 µ
λk ° n−1 µ
λk
¶ n−1 µ
λk
¶
1 − λn 1
° °X ° X X
xk ° = ° 1− xk ° É 1− kxk k = 1− = n −1− =n−
°
°
°k=1 ° °k=1 λn ° k=1 λn k=1 λn λn λ n
É n − 2.
Xp Xp
λi = 0 et λi xi = 0 (voir l’exercice de TD sur le théorème de Carathéodory qui exploite la même idée). Quitte à les réordonner,
i=1 i=1 ££ ¤¤
on peut supposer que k ∈ 1, p vérifie λ1 É . . . É λk É 0 et 0 < λk+1 É . . . É λp . On a alors
k
X p
X
(−λi ) = λi
i=1 i=k+1
et l’on peut noter s la valeur commune de ces deux quantités. On a s > 0 car s = 0 entraînerait que tous les λi sont nuls, en contradic-
λi λi ££ ¤¤
tion avec leur construction. On pose alors µi = − pour tout i ∈ [[1, k]] et νi = pour tout i ∈ k + 1, p , qui sont des coefficients
s s
k
X Xp
positifs et vérifiant µi = νi = 1 par construction. Il vient alors
i=1 i=k+1
k
X p
X k
X p
X
(−λi )xi = λi xi ⇐⇒ µi xi = νi xi .
i=1 i=k+1 i=1 i=k+1
Le point z, valeur commune de ces deux sommes, est donc à la fois dans l’enveloppe convexe de Y = {x1 , . . . , xk } et de Z = {xk+1 , . . . , x p },
qui répondent aux exigences de l’énoncé.
(b) On raisonne par récurrence sur n, le cas n = 3 étant évident. Supposons le résultat vrai pour n − 1 Ê 3 et considérons
(C 1 , . . . ,C n ) des convexes de E d’intersections trois à trois non vides. Par hypothèse de récurrence, l’intersection de n−1 quelconques
d’entre eux n’est pas vide, et il existe donc (x1 , . . . , xn ) ∈ E n tel que xi ∈
\
C j pour tout i ∈ [[1, n]]. Si deux d’entre eux sont égaux, il
1É j Én
j 6=i
\
s’agit d’un point de C i . Sinon, comme n Ê 4, on peut appliquer le théorème de Radon à X = {x1 , . . . , xn }, et (quitte à réordonner)
1ÉiÉn
il existe k ∈\
[[1, n]] tel que Y = {x1 , . . . , xk } et Z = {xk+1 , . . . , xn } aient un point
\ commun z dans leurs enveloppes
\ convexes. Comme
Y ⊂ U1 = C i qui est convexe, on a z ∈ U 1 , et de même z ∈ U 2 = C i , puis finalement z ∈ C i comme voulu. Ceci
1ÉiÉk k+1ÉiÉp 1ÉiÉp
achève la récurrence.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
7
Fonctions convexes
E-4.4. En effectuant L 2 ← L 2 − L 1 , L 3 ← L 3 − L 1 , puis en développant par rapport à la première colonne, et enfin en factorisant
par y − x > 0 et z − x > 0, on a
¯ 1 f (x) ¯ ¯ 1 f (x) ¯¯ ¯¯
¯ ¯ ¯ ¯
x x
y − x f (y) − f (x)
¯
¯ ¯ ¯ ¯
¯ 1 y f (y) ¯=¯ 0 y −x f (y) − f (x) ¯¯ = ¯¯ ¯
¯
¯ 1
¯ ¯ z − x f (z) − f (x) ¯
z f (z) ¯ ¯ 0 z−x f (z) − f (x) ¯
¯ f (y) − f (x) ¯¯
¯ 1
¯
¯
= (y − x)(z − x) ¯
¯ y −x ¯
f (z) − f (x) ¯
¯
¯ 1
¯
¯
z−x
f (z) − f (x) f (y) − f (x)
µ ¶
= (y − x)(z − x) − Ê 0.
z−x y −x
c’est-à-dire
1 1 1 1 1
µ ¶
+ Ê ¡π γ¢ = γ
2 sin α sin β sin 2 − 2 cos 2
comme voulu.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.6. Supposons qu’il existe (x, y) ∈ R2 tels que x < y et f (x) É f (y). Pour tous (z, t ) ∈]y, +∞[2 tel que z < t , on a par applications
successives de l’inégalité des pentes
f (t ) − f (z) f (t ) − f (x) f (y) − f (x)
Ê Ê Ê0
t −z t −x y −x
ce qui montre que f (t ) Ê f (z) et donc que f est croissante sur ]y, +∞[. Si f n’est pas constante, il existe alors a ∈]y, +∞[ tel que
f (a) > f (y). En reprenant alors le même raisonnement, on montre que f est strictement croissante sur ]a, +∞[.
Dans le cas contraire, on a
∀(x, y) ∈ R2 , x < y ⇒ f (x) > f (y)
ce qui signifie cette fois que f est strictement décroissante sur R.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.7. Supposons que f ne soit pas constante, et considérons (x, y) ∈ R2 tels que f (x) > f (y). Supposons par exemple que x > y.
Alors d’après l’inégalité des pentes, pour tout z > x
qui diverge vers +∞ quand z tend vers +∞, ce qui est absurde puisque f est bornée. Le même raisonnement en −∞ permet de
conclure si x < y. Finalement, f est nécessairement constante.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.8. (a) La réponse est non, prendre f strictement convexe, λ = −1 et µ = 0. Si on ajoute que λ et µ sont positifs ou nuls, pour
tout (x, y) ∈ I 2 et tout t ∈ [0, 1]
(λf +µg )(t x+(1−t )y) = λf (t x+(1−t )y)+µg (t x+(1−t )y) É λt f (x)+λ(1−t ) f (y)+µt g (x)+µ(1−t )g (y) = t (λf +µg )(x)+(1−t )(λf +µg )(y)
( f g )(t x + (1 − t )y) É (t f (x) + (1 − t ) f (y))(t g (x) + (1 − t )g (y)) = t 2 ( f g )(x) + (1 − t )2 ( f g )(y) + t (1 − t )( f (x)g (y) + f (y)g (x)).
8
f (x)g (x) + f (y)g (y) − ( f (x)g (y) + f (y)g (x)) = ( f (y) − f (x))(g (y) − g (x)) Ê 0
si bien que
( f g )(t x + (1 − t )y) É t 2 ( f g )(x) + (1 − t )2 ( f g )(y) + t (1 − t )( f (x)g (x) + f (y)g (y)) = t ( f g )(x) + (1 − t )( f g )(y)
et f g est convexe.
2
(c) Non plus... Pour h : x 7→ e−x et f : x 7→ x 2 sur R, h ◦ f : x 7→ e−x n’est pas convexe (dériver deux fois). Si on suppose de plus
h croissante, alors pour tout (x, y) ∈ I 2 et tout t ∈ [0, 1]
et h ◦ f est convexe.
(d) On a répondu dans chaque question.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
f (b) − f (a) (b − x)(x − a)
E-4.9. Soit g : x 7→ f (x)− f (a)− (x − a)− M . g est de classe C 2 et g ′′ : x 7→ f ′′ (x)+ M Ê 0, si bien que g est
b−a 2
convexe. Le graphe de g est donc situé sous sa corde [a, b], ce qui donne pour tout x ∈ [a, b]
d’où le résultat par croissance de l’exponentielle. Le cas d’égalité est obtenu quand tous les xk sont égaux, par stricte concavité.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
1
E-4.11. f : x 7→ est strictement convexe sur R+ , et
1+x
a2 b2 c2 d2
µ ¶ µ ¶
b ³c ´ d ³a´
+ + + = af +bf +c f +d f
a +b b +c c +d d +a a b c d
1
Ê f (b + c + d + a) = f (1) = .
2
b c d a
Par stricte convexité, l’égalité a lieu si et seulement si = = = . En notant λ > 0 cette valeur commune, on aboutit à
a b c d
b = λa = λ2 d = λ3 c = λ4 b
1
donc λ = 1, et a = b = c = d = .
4
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.12. Soient (x, y) ∈ E 2 , t ∈ [0, 1] et (a, b) ∈ A 2 . Comme A est convexe, t a + (1 − t )b ∈ A, de sorte que
On peut passer successivement dans le terme de droite à la borne inférieure pour a ∈ A, puis pour b ∈ A, ce qui donne bien
f (x + y)
On a de même f (y) Ê y d’où le résultat en sommant.
x+y
(b) Si x < y, y est barycentre de x et x + y µ ¶
x x
y = x + 1− (x + y)
y y
d’où µ µ ¶ ¶ µ ¶ µ ¶ µ ¶
x x x x x x x
f x + 1− (x + y) É f (x) + 1 − f (x + y) É f (x) + 1 − f (x) + 1 − f (y)
y y y y y y y
si bien que µ ¶
x
f (y) É f (x) + 1 − f (y) ⇐⇒ x f (y) É y f (x) ⇐⇒ g (y) É g (x)
y
ce qu’on voulait.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.14. (a) f ′′ est strictement positive sur R et donc f ′ est strictement croissante. Comme elle est en outre dérivable, elle est
continue sur R et réalise donc une bijection de R sur son image. Cependant, comme f ′ est en particulier dérivable sur [0, x] pour
tout x > 0, il existe d’après le théorème des accroissement finis un c ∈]0, x[ tel que f ′ (x) − f ′ (0) = x f ′′ (c) d’où
f ′ (x) Ê αx + f ′ (0)
ce qui montre que lim f ′ (x) = +∞. On a de même que lim f ′ (x) = −∞ et f ′ réalise donc une bijection de R sur R. Enfin, f ′ est
x→+∞ x→−∞
de classe C 2 sur R comme dérivée d’une application de classe C 2 ce qui conclut.
(b) f ∗ est de classe C 1 sur R comme différence d’un produit et d’une composée d’applications de classe C 2 sur R (la compo-
sition ne pose pas de problème puisque f est définie sur R et f ′−1 est à valeurs réelles). On a par le théorème de dérivation des
fonctions composées que pour tout x ∈ R
x 1
( f ∗ )′ (x) = f ′−1 (x) + − f ′ ( f ′−1 (x)) = f ′−1 (x)
f ′′ ( f ′−1 (x)) f ′′ ( f ′−1 (x))
et donc
1
( f ∗ )′′ (x) = .
f ′′ ( f ′−1 (x))
1
S’il existe β > 0 tel que f ′′ (x) É β pour tout x ∈ R, on a alors ( f ∗ )′′ (x) Ê
pour tout x ∈ R et l’on peut appliquer tout ce qui précède à
β
∗ ∗ ∗ ∗ ′ ′−1
f . ( f ) est donc bien définie. En remarquant que ( f ) = f , il vient pour tout x ∈ R
Notons que ch′′ = ch Ê 1, ce qui valide l’existence de ch∗ . Il vient pour tout x ∈ R
(d) Posons pour tout x ∈ R l’application F x : t 7→ t x − f (t ). F x est de classe C 3 sur R et pour tout t ∈ R
F x′ (t ) = x − f ′ (t ).
10
f ′ est décroissante et bijective de R sur R, si bien que F x′ est strictement positive sur ] − ∞, f ′−1 (x)[ et strictement négative sur
] f ′−1 (x), +∞[. On en déduit que F x atteint son maximum (strict) en t = f ′−1 (x) et donc que
ce qu’on voulait.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.15. On a par la relation de Chasles
Zn n−1
X Zk+1
f = f.
0 k=0 k
f étant convexe, pour tout k ∈ [[0, n − 1]], son graphe sur [k, k + 1] est situé sous la corde reliant ses deux extrémités (graphiquement,
l’aire sous le graphe de f est inférieure ou égale à celle d’un trapèze). Formellement, on a pour tout t ∈ [k, k + 1]
f (t ) É ( f (k + 1) − f (k))(t − k) + f (k)
Il vient en sommane de 0 à n − 1
f (0) n−1
Zn X f (n)
f É + f (k) +
0 2 k=1 2
Or
Zk+1 µ Zk+ 1 µ Zk+1 µ
1 ′ 1 ′ 1 ′
¶ ¶ ¶
2
f (t )dt =
t −k − t −k − f (t )dt + t −k − f (t )dt .
k 2 k 2 k+ 21 2
1 1
· ¸
Comme f ′ est croissante et t − k − É 0 pour t ∈ k, k + , on a
2 2
On obtient de même
f ′ (k + 1)
Zk+1 µ
1 ′
¶
t −k − f (t )dt É
k+ 21 2 8
puis par sommation de (♠) pour k allant de 0 à n − 1
f (0) n−1
X f (n)
Zn X f ′ (k + 1) − f ′ (k) f ′ (n) − f ′ (0)
n−1
+ f (k) + − f É =
2 k=1 2 0 k=1 8 8
comme voulu.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.16. Supposons (i). α(ln ◦ f ) est alors convexe pour tout α > 0 : pour tout (x, y) ∈ I 2 et tout t ∈ [0, 1]
Supposons (ii) : on a pour tout α > 0, tout (x, y) ∈ I 2 et tout t ∈ [0, 1] en écrivant la convexité de f α , en passant au logarithme et
en divisant par α
ln(t f (x)α + (1 − t ) f (y)α )
ln( f (t x + (1 − t )y)) É = g (α).
α
On peut faire tendre α vers 0 dans g (α) en reconnaissant dans la limite la dérivée en 0 de ϕ : α 7→ ln(t f (x)α + (1 − t ) f (y)α ). Or pour
tout α Ê 0
t ln( f (x)) f (x)α + (1 − t ) ln( f (y)) f (y)α
ϕ′ (α) =
t f (x)α + (1 − t ) f (y)α
donc ϕ′ (0) = t ln( f (x)) + (1 − t ) ln( f (y)) et
comme voulu.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé
E-4.17. (a) Supposons f convexe : on vérifie immédiatement que pour tout λ ∈ R, ϕλ est également convexe. On a alors pour
tout [a, b] ⊂ I et pour tout x ∈ [a, b] l’existence de t ∈ [0, 1] tel que x = t a + (1 − t )b et il vient en notant M = max(ϕλ (a), ϕλ (b))
Supposons réciproquement que pour tout λ ∈ R, ϕλ soit majorée sur tout [a, b] ⊂ I de borne supérieure atteinte en a ou b. Pour
f (b) − f (a)
a et b fixés tels que a < b, on prend alors λ = , valeur qui assure que ϕλ (a) = ϕλ (b). Alors pour tout t ∈ [0, 1]
b−a
f (b) − f (a) f (b) − f (a)
f (t a + (1 − t )b) = ϕλ (t a + (1 − t )b) + (t a + (1 − t )b) É ϕλ (a) + (t a + (1 − t )b)
b−a b−a
et compte tenu du fait que ϕλ (a) = ϕλ (b)
f (b) − f (a)
f (t a + (1 − t )b) É t ϕλ (a) + (1 − t )ϕλ (b) + (t a + (1 − t )b)
b−a
f (b) − f (a) f (b) − f (a) f (b) − f (a)
= t f (a) − t a + (1 − t ) f (b) − (1 − t ) + (t a + (1 − t )b) = t f (a) + (1 − t ) f (b)
b−a b−a b−a
ce qui montre bien que f est convexe sur I puisque a et b sont arbitraires.
(b) Si f est convexe, alors pour tout x ∈ I , h > 0 tel et t ∈ [0, h]
1 1 1 1
µ ¶
f (x) = f (x − t ) + (x + t ) É f (x − t ) + f (x + t )
2 2 2 2
en posant u = x − t dans la première intégrale et u = x + t dans la seconde, d’où le résultat en divisant par 2h > 0.
Réciproquement, on raisonne par contraposée en supposant que f n’est pas convexe : d’après la question précédente, il existe
λ ∈ R et (a, b) ∈ I 2 , a < b, tels que ϕλ (qui est nécessairement majorée sur [a, b] car continue sur ce segment) atteigne son maximum
(toujours du fait de la continuité sur un segment) en x ∈]a, b[, avec ϕλ (a) < ϕλ (x) et ϕλ (b) < ϕλ (x). On prend alors h = min(x −a, b −
x) de sorte que, soit x − h = a, soit x + h = b. On suppose par exemple qu’on se trouve dans le premier cas. Il vient
ϕλ (t ) É ϕλ (x)
pour tout t ∈ [x −h, x +h]. Par intégration sur [x −h, x +h] de t 7→ ϕλ (x)−ϕλ (t ) qui est positive, continue et non identiquement nulle
(puisque ϕλ (x − h) = ϕλ (a) < ϕλ (x)), il vient par stricte positivité de l’intégrale
Zx+h Zx+h
ϕλ (x)dt > ϕλ (t )dt
x−h x−h
ce qui donne
Zx+h Zx+h
1
2h( f (x) − λx) > f (t )dt − 2hλx ⇐⇒ f (x) > f (t )dt
x−h 2h x−h
et achève la preuve par contraposée.
Énoncé non détaillé – Énoncé détaillé