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Mécanique de la Rupture : Concepts Clés

Ce chapitre introduit les concepts fondamentaux de la mécanique de la rupture, y compris les modes de rupture, les critères d'amorçage et de stabilité, et les facteurs d'intensité de contrainte. Le document décrit également l'historique de la mécanique de la rupture et les progrès réalisés dans ce domaine.

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Mécanique de la Rupture : Concepts Clés

Ce chapitre introduit les concepts fondamentaux de la mécanique de la rupture, y compris les modes de rupture, les critères d'amorçage et de stabilité, et les facteurs d'intensité de contrainte. Le document décrit également l'historique de la mécanique de la rupture et les progrès réalisés dans ce domaine.

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CHAPITRE I :

Généralités sur la
Mécanique de la rupture

I- Historique..................................................................................................................................................................................1
II- Mécanique de la rupture...........................................................................................................................................................3
II.1 Modes de rupture................................................................................................................................................................3
II.2 Fissures statiques, quasi-statiques, dynamiques.................................................................................................................3
II.2.1 Critères d’amorçage.................................................................................................................................................4
II.2.2 Critères de bifurcation.............................................................................................................................................5
II.2. 3 Critères de stabilité.................................................................................................................................................6
II.3 Mécanique linéaire, et non-linéaire de la rupture...............................................................................................................8
II.3.1 Etude d’un milieu élastique fissuré.........................................................................................................................8
II.4 Les essais mécaniques........................................................................................................................................................9
II.4.1 Essai de traction simple.........................................................................................................................................10
II.5 Les facteurs de la rupture..................................................................................................................................................11
II.5.1 Facteurs d’intensité des contraintes.......................................................................................................................11
II.5.1.1 Matériaux isotropes............................................................................................................................................12
II.[Link] Cas d’une géométrie infinie :........................................................................................................................12
II.[Link] Cas d’une géométrie finie :............................................................................................................................12
Conclusion :.................................................................................................................................................................................12
I- Historique
Grâce aux progrès réalisés dans le domaine de la mise en forme des métaux durant les
trois derniers siècles, le fer et l'acier ont progressivement remplacé le bois et le ciment comme
matériaux structuraux de base. Malgré leurs hautes caractéristiques, les structures réalisées à
partir de ces matériaux ont connu des accidents importants dès le milieu du 19ème siècle.
L’origine de ces accidents était la rupture inattendue de composants critiques de ces
structures.

L’un des premiers incidents enregistré sur une structure importante fut la rupture d’une
chaîne du pont suspendu Montrose en Mars 1830 en Grande Bretagne. Depuis, il y a eu un
nombre important d’effondrements de ponts, dont le King’s Bridge à Melbourne (1962) ou
encore le Point Pleasant Bridge en Virginie (1967). Les accidents ferroviaires dus à une
rupture brutale des essieux, des roues ou encore des rails ont également été très nombreux.

Entre 1860 et 1870, le nombre de personnes victimes d’accidents de train en Grande


Bretagne s’élevait environ à 200 par an. De nombreux accidents intervinrent également sur
des pipelines, des pétroliers, ou encore sur des avions. En 1950, 2 avions Comet se sont brisés
à haute altitude à cause d’un problème de rupture par fatigue sur les trous des rivets près des
hublots, lesquels étaient de forme carrée ! Ces risques d’accidents étaient d’autant plus grand
que l’utilisation d’alliages à hautes caractéristiques mécaniques (ténacité, rigidité…),
permettant la réalisation de structures de plus en plus complexes et sollicitées, a énormément
augmenté. En fait, les estimations de tenue des structures, fondées sur les caractéristiques
mécaniques classiques, ne tenaient pas compte de la ténacité des matériaux en conditions
réelles de service, et les chercheurs étaient alors incapables d’expliquer le phénomène de
rupture brusque sous des sollicitations bien inférieures à celles de la limite d’élasticité.

Si Griffith est souvent cité comme le premier chercheur à avoir introduit la mécanique
de la rupture (en tant que science), ces travaux restent basés sur des études antérieures. On
peut notamment citer l’article de Wieghardt, paru en 1907 et traduit en anglais [Wieghardt
1995]

[1], dans lequel l’existence de la singularité du champ des contraintes en pointe de fissure dans
un matériau élastique linéaire fut reconnue.
A partir de ces résultats, Griffith [Griffith 1920] [1] s’est intéressé en 1920 au
problème de la rupture, dans un milieu élastique fissuré, d’un point de vue énergétique. Il a
ainsi mis en évidence une variable (appelée plus tard taux de restitution d’énergie)
caractérisant la rupture, et dont la valeur critique est une caractéristique du matériau. Vinrent
ensuite les premiers développements théoriques d’analyse des champs de contraintes et de

1
déformations au voisinage d’une fissure en élasticité. Ces études, menées notamment par
Sneddon en 1946 [Sneddon 1946], puis Irwin [Irwin 1957] [1] en 1957, ont permis de définir
les facteurs d’intensité de contraintes, caractérisant l’état de sollicitation de la région dans
laquelle la rupture se produit.

Entre 1960 et 1980, la mécanique de la rupture connaît un grand succès scientifique,


avec notamment l’apparition de la mécanique non linéaire de la rupture qui a permis de
mieux prendre en compte le comportement plastique des matériaux. De nombreux travaux
sont publiés à cette période ; on peut citer par exemple Rice [Rice 1968] [1] et Bui [Bui 1973]
[1] qui introduisent la notion d’intégrales indépendantes du contour telles que l’intégrale J,
dont les propriétés ont permis de caractériser la ténacité d’un matériau lorsque la plasticité
n’est plus confinée à la pointe de fissure. C’est également à cette période que les premiers
travaux concernant la mécanique de la rupture dans les matériaux multicouches sont réalisés
(Sih(1964), Erdogan (1965) et Comninou (1977)) [1].

Tous les développements théoriques réalisés à cette époque ont permis de déterminer
la forme exacte de la singularité, et des champs asymptotiques en pointe de fissure
nécessaires à l’analyse et à l’interprétation des résultats expérimentaux. De plus, ils
représentent une solution précise à de nombreux problèmes de géométries simples, et peuvent
donc être utilisés comme solutions approchées pour des problèmes plus complexes.

L’apparition de la méthode des éléments finis a permis d’étudier la mécanique de la


rupture d’un point de vue numérique, proposant ainsi des solutions plus précises à des
problèmes plus complexes.

Apparurent alors une multitude de méthodes permettant de calculer les facteurs


d’intensité de contraintes, le taux de restitution d’énergie, ou encore de découpler les
différents modes de rupture.

Parmi ces nombreuses méthodes, les plus facilement implémentables donnent bien
souvent des résultats approchés, ou dépendants du maillage, alors que les autres nécessitent
des techniques éléments finis avancées.
La mécanique de la rupture couvrant un domaine extrêmement vaste, nous
commencerons par spécifier de façon précise le cadre de l’étude. Puis nous introduirons les
notions fondamentales liées aux approches locales et globales en mécanique linéaire de la
rupture. Cela nous amènera à faire un tour d’horizon des différentes méthodes numériques
utilisées pour le calcul de grandeurs caractéristiques telles que les facteurs d’intensité de

2
contraintes, ou le taux de restitution d’énergie. Enfin, nous terminerons cette partie
bibliographique par la mécanique non linéaire de la rupture, et l’élastoplasticité.

II- Mécanique de la rupture


La mécanique de la rupture a pour objet l’étude le comportement mécanique d’un
matériau en présence de fissures macroscopiques. Cela revient notamment à déterminer le
champ des contraintes et des déformations au voisinage de la pointe d’une fissure. L’étude de
ces champs mécaniques permettant ensuite de juger de la stabilité ou non d’une fissure. Il est
également possible, comme nous le verrons par la suite, d’aborder la mécanique de la rupture
à travers une étude énergétique du solide fissuré.

II.1 Modes de rupture


La fissuration se manifeste par la séparation irréversible d’un milieu continu en deux
parties, appelées lèvres de la fissure, ce qui introduit une discontinuité au sens des
déplacements. Les mouvements possibles des lèvres de chaque fissure sont des combinaisons
de trois modes indépendants :

Figure II.1 : Modes de rupture

- Mode I : ouverture (ou clivage) ;


- Mode II : cisaillement plan ;
- Mode III : cisaillement anti-plan.
Le mode I est le plus dangereux pour l’extension d’une fissure ; cependant, une fois
amorcée et pour des sollicitations mixtes ou des géométries complexes, la fissure a tendance à
bifurquer, et reste donc rarement rectiligne (2D) ou plane (3D).
II.2 Fissures statiques, quasi-statiques, dynamiques
Les premiers travaux réalisés en mécanique de la rupture visaient à établir, de façon
précise, les champs mécaniques au voisinage d’une fissure statique. La difficulté d’une telle
étude réside dans la prise en compte de la singularité introduite par la pointe d’une fissure. Le
calcul précis de paramètres mécaniques tels que les facteurs d’intensité des contraintes, ou le

3
taux de restitution d’énergie réside en grande partie dans la bonne prise en compte de cette
singularité.

Ces paramètres mécaniques ainsi calculés, il est possible de prévoir la propagation ou


non de la fissure. Suivant le type de matériau étudié, et le chargement appliqué, la
propagation pourra être qualifiée de stable (la fissure a besoin de plus d’énergie pour
reprendre sa progression) ou d’instable (la fissure poursuit sa progression jusqu’à la ruine de
la structure, sans nécessiter d’énergie supplémentaire).

La propagation quasi-statique de fissures étudiée à l’aide de critères d’amorçage, de


bifurcation, et de stabilité.

II.2.1 Critères d’amorçage


Ces critères permettent de déterminer à quel moment et à quel endroit la fissure va
s’amorcer. Ils sont généralement basés sur une comparaison des paramètres de fissuration (K,
G, J, …) à des valeurs critiques de ces paramètres.

Pour une approche locale, et en mode I pur, que nous allons définir dans le paragraphe
II.2, il y aura amorçage lorsque le paramètre K I "Le facteur d'intensité de contrainte" atteint
une valeur critique KIC appelée ténacité du matériau.

De même, au niveau énergétique, Griffith [Griffith 1920] [1] a proposé une valeur
limite du taux de restitution d’énergie, appelée résistance à la fissuration et notée G C. Il y aura
alors propagation lorsque G atteint la valeur critique G C qui représente l’énergie nécessaire à
la création de nouvelles surfaces libres en fond de fissure. Remarquons que pour un matériau
élastique fragile, GC ne dépend que de l’énergie superficielle intrinsèque 2γ du matériau :
GC=2γ.

De même que pour G ou K, il existe une caractéristique intrinsèque du matériau δ C,


qui représente l’ouverture de fissure critique (CTOD) que peut subir le matériau avant qu’il
n’y ait propagation.
De son côté, Sih [Sih 1974] [1] a introduit un critère basé sur la densité d’énergie de
déformation N minimale. Après avoir déterminé l’angle θ 0 de bifurcation, il suppose que la
propagation a lieu dans cette direction lorsque Nmin atteint une valeur critique NC
caractéristique du matériau. NC peut être reliée à K IC en se plaçant en mode d’ouverture pur et
en identifiant N=NC à KI=KIC.

4
Yehia [Yehia et al. 1988] [1] pour sa part, a exprimé le rayon r p de la zone plastique
confinée en fond de fissure. Puis, il a considéré que la propagation s’effectuait lorsque r p
atteignait une valeur critique caractéristique du matériau rpc, appelée rayon critique.

Enfin, il est également possible de localiser l’amorçage à l’aide d’une approche basée
sur l’endommagement. Lors d’un chargement, les lois d’endommagement permettent de
modéliser la dégradation du matériau et de déterminer le lieu d’endommagement maximal. Il
est alors possible de déterminer un endommagement critique, caractéristique au matériau
étudié, et au-delà duquel une macro-fissure s’amorce.

II.2.2 Critères de bifurcation


Lorsque le chargement ou la géométrie d’une structure n’est pas symétrique par rapport
à l’axe de la fissure, la rupture se présente en mode mixte, et la fissure ne se propage pas de
façon rectiligne. Il est alors nécessaire d’utiliser des critères de bifurcation, afin de déterminer
la nouvelle direction de propagation.

 Critère de la contrainte normale maximale : Proposé par Erdogan et Sih [Erdogan


et al. 1963] [1], ce critère est basé sur les hypothèses suivantes :

 La fissure se propage dans la direction pour


laquelle la contrainte de traction
circonférentielle σθθ est maximale.
 L’accroissement de fissure se produit lorsque
√ 2 πr σ θθ =KIC (II.1)

Figure II.2 : Fond de fissure

Finalement, l’angle de bifurcation de la fissure est solution du système :

(II.2)

Ce critère permet également de montrer qu’il existe un angle limite, correspondant au


cas du mode de cisaillement pur, au-delà duquel la fissure ne peut se propager : θ 0=±70.54°.
Cette technique a été étendue aux matériaux anisotropes par Saouma et al. [Saouma et al.
1987] [1].

5
Sa facilité de mise en oeuvre, entièrement basée sur la notion de facteurs d’intensité de
contraintes, le rend très utilisé. Il peut cependant paraître discutable dans la mesure où le
champ de contraintes locales en fond de fissure est seulement un champ approché. De plus,
l’existence d’une zone non élastique en fond de fissure modifie également la répartition de
contraintes.

C’est pourquoi les critères énergétiques, faisant intervenir des grandeurs globales au niveau de
la structure, peuvent paraître plus appropriés.

Remarque : Il existe également un critère basé sur la déformation maximale [Maiti


et al. 1984] [1]. La propagation de la fissure se manifeste lorsque la déformation ε θ atteint une
valeur critique εθc (déterminée en mode d’ouverture pure et reliée à KIc).

 Critère de la densité d’énergie de déformation minimale : Dans ce critère


énergétique, Sih [Sihet al. 1974] [1] considère que l’énergie de déformation
s’oppose à la croissance de la fissuration. Celle-ci cherchera donc à se propager
dans la direction où la densité d’énergie de déformation N est minimale. L’angle de
déviation θ0 est alors défini par :

( )
∂N
∂θ θ0
=0sous la condition
( )
∂2 N
∂ θ2 θ0
≥0

 Critère du Taux de restitution d’énergie maximal : Parmi tous les


accroissements virtuels et cinématiquement admissibles, l’accroissement réel est
celui qui maximise le taux de restitution d’énergie. En calculant le taux de
restitution d’énergie pour différentes directions de propagation éventuelles de
fissure, on détermine celle pour laquelle G est maximal.
Plusieurs études comparatives ont été effectuées sur ces différents critères [Maiti et al.
1984], [Elouard 1993] [1]. Elles montrent une bonne corrélation au niveau de l’angle de
déviation et du chargement critique. Maiti montre cependant que les chemins de fissuration
instables peuvent différer pour des fissures inclinées et pour des chargements en cisaillement
pur.
II.2. 3 Critères de stabilité
Il existe deux types de propagation :

 La propagation stable : après son amorçage, la fissure s’arrête, nécessitant plus


d’énergie pour reprendre sa propagation. Ce mode de propagation n’est a priori pas
dangereux ;
 La propagation instable : après son amorçage, la fissure poursuit sa progression en
l’absence de toute modification des paramètres de la sollicitation. Cette instabilité
conduit alors à la ruine de la structure.
L’analyse de la stabilité de propagation est fondée sur le bilan énergétique :

6
(II.3)

Alors, pour une fissure de longueur « a » donnée, et un incrément de propagation


« da », la propagation sera :

(II.4)

Pour étudier la stabilité d’une propagation de fissures, plusieurs méthodes ont été proposées.
Parmi ces méthodes, la notion de courbe de résistance revient souvent.

La courbe de résistance, ou encore courbe-R, traduit l’évolution du taux critique de


restitution de l’énergie G (ou de J) en fonction de la longueur de la fissure. Elle est
déterminée de façon expérimentale, et permet de caractériser la propagation stable d’une
fissure dans un matériau donné. Pour des matériaux fragiles, cette courbe (peu ou pas utilisée)
est réduite à une droite (en déformation plane) puisque dans ce cas le taux de restitution
d’énergie critique Gc, ou plus précisément la ténacité KIc, ne dépend pas de la longueur de
fissure.

La courbe-R, introduite plus particulièrement pour les matériaux ductiles, est une
caractéristique intrinsèque du matériau. La condition de rupture fragile G≥2γ doit être
remplacée par une condition de rupture ductile, prenant en compte le fait que la résistance du
milieu fissuré est ici une fonction de la longueur de fissure « a » :

(II.5)

De même, Paris et al. [Paris et al. 1979] [1] ont proposés d’étudier la stabilité de la
propagation à travers un paramètre T, appelé module de déchirement, qui est la dérivée de
l’intégrale J par rapport à la longueur de la fissure « a ».

7
II.3 Mécanique linéaire, et non-linéaire de la rupture
La mécanique de la rupture se propose de décrire les étapes d’amorçage et de
propagation de la fissuration. Selon le comportement du matériau durant la propagation d’une
fissure, on peut être confronté à deux types de rupture :

 Rupture fragile, en l’absence de déformation plastique significative


(mécanique linéaire de la rupture) ;
 Rupture ductile, en présence de déformation plastique non négligeable
(mécanique non linéaire de la rupture). Dans ce cas, suivant l’étendue de la
zone plastique en pointe de fissure, on différencie le cas de la plasticité
confinée, de celui de la plasticité étendue.
II.3.1 Etude d’un milieu élastique fissuré
Dans un milieu élastique fissuré, la région proche de la pointe de fissure peut être décomposée
en trois zones [Zhang 1992] [1]:

1) La zone d’élaboration : au voisinage direct de la pointe de fissure, l’étude de cette


zone (considérée comme ponctuelle d’un point de vue mécanique) est très complexe
dans la mesure où les contraintes tendent vers l’infini (d’un point de vue théorique) à
la pointe de fissure ;
2) La zone singulière : dans cette zone, le
champs de contrainte présente une
singularité en r-1/2 ;
3) La zone des champs lointains : extérieure
aux deux précédentes, elle raccorde la zone
singulière aux conditions aux limites de
chargement et déplacement.

Figure II.3 : Les zones de champs mécaniques


C’est la singularité d’ordre –1/2 dans la zone
singulière qui caractérise la solution obtenue en
élasticité pure.

Cette solution n’est malheureusement pas physiquement réaliste. En fait, les

8
contraintes en pointe de fissure sont « écrêtées » par la plasticité (Figure II.4.)
[François et al. 1993] [1]. De plus, la signification énergétique de la rupture proposée
par Griffith devient plus ambiguë, dans la mesure où elle consiste à représenter la
propagation de fissure comme un déchargement. Or, en plasticité, une partie de
l’énergie est dissipée (phénomène irréversible) et on ne peut donc pas toujours
évaluer la fraction d’énergie « disponible » pour la propagation.

Figure II. 4. Plasticité en pointe de fissure

Même si l’étude de la mécanique non linéaire de la rupture est en plein essor


actuellement, la majorité des résultats obtenus d’un point de vue numérique concernent
la mécanique linéaire de la rupture. Il est souvent difficile de différencier les méthodes
applicables à tout type de matériau, ou uniquement aux matériaux élastiques.

Les ruptures obtenues par fatigue, par choc thermique, ou par corrosion couvrent
également un domaine de recherche important, mais elles ne seront pas abordées dans
ce mémoire.

II.4 Les essais mécaniques


Il y a une grande variété de comportements présentant des non-linéarités liées à
la déformation ou au temps, en relation avec l’environnement. Il est donc indispensable
de les caractériser expérimentalement.

Les essais mécaniques sur des petits spécimens, ou éprouvettes sont donc à la
base de toutes les études. L’observation des caractéristiques expérimentales va
permettre d’identifier les types de comportement fondamentaux qu’il importera de
simuler. Il existe de nombreux essais qui permettent de caractériser les propriétés
mécaniques des matériaux. Certains sont normalisés (AFNOR, Association Française
de Normalisation ; ISO, International Standardisation Organisation ; ASTM, American
Society for Testing and Materials) ; il s’agit

39
d’essais simples à réaliser, reproductibles, servant à donner des informations sur les
seuils de charge qui produisent des déformations irréversibles, ou encore la rupture. Ils
sont utilisés par les ingénieurs en contrôle et caractérisation. En revanche, et pour
caractériser plus finement les matériaux, les chercheurs ont recours à des moyens
d’essais plus complexes, mettant en oeuvre des chargements multiaxiaux ou
anisothermes.

Nous définissons dans ce mémoire que l'essai de traction afin de donner une idée
sur la méthodologie expérimentale de l'obtention des caractéristiques élastiques des
matériaux.

II.4.1 Essai de traction simple


Il consiste à imposer un allongement à une éprouvette de section initiale So et de
longueur utile Lo. La courbe type obtenue pour un matériau ductile est la suivante:

Figure II-5: Schéma d’un essai de traction


simple
La droite OA correspond à la déformation élastique réversible.

La courbe AC est le domaine de déformation plastique homogène: si on


supprime la force de traction, il y a un retour élastique suivant une parallèle à OA et il
reste une déformation permanente.

Pour CD, la force nécessaire pour déformer le matériau diminue alors que
l’allongement continue d’augmenter : cette instabilité est appelée instabilité plastique.
La striction apparaît.

En D il y a rupture de l’éprouvette.
 Re désigne la limite d’élasticité, ou limite de
proportionnalité,

19
 R0,2 désigne la limite d’élasticité conventionnelle, qui correspond à une
déformation inélastique de 0,2%,
 Rm désigne la résistance à la traction,

II.5 Les facteurs de la rupture


II.5.1 Facteurs d’intensité des contraintes
Introduits par G.R. Irwin [Irwin 1957] en 1957, les facteurs d’intensité de
contraintes correspondent à des cinématiques particulières du mouvement des fissures.
Dans le cadre de la mécanique linéaire de la rupture, les contraintes et les déformations
au voisinage d’une fissure admettent un développement asymptotique dont le terme
singulier s’écrit :

(II.6) Figure II. 5 Champ des contraintes au voisinage de la fissure

Kα est le Facteur d’Intensité des Contraintes (FIC) en mode α, avec α=I, II ou III. Les
fonctions f et g donnent la répartition angulaire. Ainsi que dans plusieurs ouvrages de
mécanique de la rupture [François et al. 1993], [Miannay 1995]. Lorsque l’on se trouve
en mode I pur, l’état local de contraintes et de déformations peut être caractérisé à l’aide
du seul

paramètre KI.

)II.7(

Dans certains cas (préchargement à chaud [Pineau 1998] [1], effets d’échelle ou
de géométrie [Bauvineau 1996], [Hancock 1993] [1]…), il est nécessaire de tenir
compte également des premiers termes non singuliers :

41
La contrainte transverse T, est une contrainte parallèle au plan de fissure, et
n’intervient que sur σxx. Elle a également pour effet de modifier le terme hydrostatique
du tenseur des contraintes : σm=Trace (σ)/3 (donc la triaxialité des contraintes) ainsi que
la plus grande contrainte principale.

Les FIC caractérisent la force de la singularité du champ des contraintes à


l’extrémité de la fissure [Erdogan 1983]. Ils sont proportionnels aux discontinuités des
déplacements des lèvres de la fissure, et ne dépendent que de la répartition des efforts
extérieurs et de la géométrie de la fissure. Plusieurs ouvrages tels que celui de
Murakami [Murakami et al. 1987] [1] donnent l’expression de ces FIC pour des
géométries et des chargements variés.

II.5.1.1 Matériaux isotropes


II.[Link] Cas d’une géométrie infinie :

Dans le cas d’une plaque infinie, contenant une fissure de longueur 2a, soumise à des
contraintes à l’infini, PARIS et SIH [2] ont montré que pour un matériau isotrope on a :

K I =σ (𝜋a)1/2
∞ (II.8) et K II =τ (𝜋a)1/2
∞ (II.8)

II.[Link] Cas d’une géométrie finie :

Pour des éprouvettes de dimensions finies, plus intéressantes en pratique, les facteurs
d’intensité de contraintes K (m= I, II) sont de la forme :

Km =ασ (𝜋a)1/2 ;σ
m m =σ ∞
ou τ ∞

(II.9)

α est dans la plupart des cas représentée sous forme d’une fonction polynomiale de la

longueur de la fissure et de la géométrie de l’éprouvette pour les matériaux isotropes.

Conclusion :
Le but de la mécanique de la rupture est de formuler des critères, c'est-à-dire de
définir les conditions pour les quelles un défaut identifié (ou non) peut se propager sous
une sollicitation donné.

On cherche alors des relations quantitatives entre la taille des défauts, les
contraintes appliquées et un paramètre caractéristique du matériau, dit de ténacité K IC.

19
Dans ce deuxième chapitre, nous avons essayé de donner une idée générale sur
la mécanique de rupture, son historique, ses auteurs, son objectif…

Aussi, nous avons cité quelques essais mécaniques, en donnant des brefs définitions.

Enfin, les différents paramètres de la rupture, le facteur d'intensité des


contraintes, le taux de restitution d'énergie et l'intégral de RICE.

Dans le chapitre qui suit, nous allons introduire la méthode des éléments finis, sa
définition et ses domaines d'utilisation, aussi, nous donnerons quelques méthodes
numériques de calcul du facteur d'intensité de contraintes.

I- LA METHODES DES ELEMENTS FINIS


La méthode des éléments finis est une méthode de résolution approchée d'équations
aux dérivées partielles. D'une manière plus simple il s'agit de remplacer un problème
compliqué pour lequel a priori on ne connaît pas de solution, par un problème plus simple que
l'on sait résoudre.
D'une manière pratique la méthode est en grande majorité des cas mise en oeuvre via
des codes de calcul informatiques (le code Aster, le code FRANC-2D/L, le code FORGE2
Multimatériaux,…). Ces outils de calcul sont aujourd'hui largement utilisés industriellement.

Dans ce mémoire, on s'inspiré d'un programme des éléments finis élaboré par le Pr.
[Link] sous le FORTRAN.

I.1 Importance de la méthode


De très nombreux problèmes physiques s'expriment sous forme d'équations aux
dérivées partielles soumises à des conditions aux limites particulières [3].

• Mécanique de la rupture,
• Mécanique des solides déformables,
• Mécanique des fluides,
• Conduction thermique,
• Électromagnétisme…
Quelques exemples de problèmes mécaniques résolus de manière courante par
éléments finis :

• des structures pour des engins de transports ferroviaire, routier, Dimensionnement


naval ou aéronautique,
• Dimensionnement de pièces de sécurité en génie civil par exemple,
• Simulation numérique d'état ultime, tel le comportement de centrale nucléaire dans le
43
cas de dysfonctionnement…
De manière industrielle, l'objectif est souvent la diminution des coûts, en cernant
mieux la réalité physique. D'autre fois par exemple via la simulation, l'objectif est
d'investiguer des domaines difficiles ou dangereux. Par exemple, que se passe-t-il lorsqu'un
TGV prend feu à mi-chemin dans le tunnel sous la manche? Quel élément est-il préférable
d'améliorer dans les structures? Bien qu'une expérimentation finale grandeur nature soit
souvent le seul arbitre définitif, il est beaucoup plus aisé d'utiliser une simulation pour
chercher à optimiser les paramètres.
Remarques sur les termes de dimensionnement et de simulation:

19
Dimensionnement : l'objectif est de trouver la bonne dimension, ou le bon matériau,
répondant avec une marge de sécurité suffisante à une contrainte donnée : exprimée par
exemple en charge ou en déplacement.
Simulation : l'objectif est d'étudier le comportement d'une pièce ou structure, qui
éventuellement n'existe pas encore, dans différentiels plages de fonctionnement : normale ou
exceptionnelle.

I.2 Généralités sur la résolution de problèmes aux dérivées


partielles
Bien que la connaissance de ces équations soit parfois ancienne, plusieurs datant de
plus d'un siècle, seuls très peu de cas peuvent être résolus exactement (analytiquement) par les
mathématiques classiques.
A partir du début du siècle et surtout après la seconde guerre mondiale deux tendances
se sont fait jour pour tenter d'obtenir une solution approchée via des méthodes numériques
c'est-à-dire hors résolution analytique.
La méthode directement issue des mathématiciens, les différences finies, s'appuie sur
des bases rigoureuses et la convergence vers la solution exacte est garantie.
La méthode des éléments finis est issue des mécaniciens. Cette méthode s'est
développée d'une manière très intuitive à ses débuts et rien ne prouvait a priori une
convergence vers la solution exacte.
De nos jours les éléments finis sont entrés de plein pied dans le monde des
mathématiques.
Dans de nombreux cas on a pu montrer la convergence absolue de la méthode, mais
d'un point de vue général le problème est encore ouvert [3].

I.2.1 Comparaison des méthodes différences finis et éléments finis


Dans le cas d'équations aux dérivées partielles du premier et du second ordre, cas le
plus fréquent, la méthode des éléments finis est en général plus performante que celle relative
aux différences finies, ce qui explique leur large emploi.
Par exemple en mécanique des solides déformables, les différences finies sont rares.
Dans le cas d'équations aux dérivées partielles du nième ordre > 2, les éléments finis
posent de nombreux problèmes, difficiles à résoudre, que n'ont pas les différences finies, qui
elles permettent aisément d'exprimer une dérivée d'ordre n [3].

I.3 Description générale de la méthode des éléments finis


La méthode englobe trois domaines principaux.

• Les méthodes de discrétisation qui permettent de transformer un problème continu en

45
une approximation discrète,

19
• Les méthodes variationnelles qui permettent de transformer une équation aux dérivées
partielles (EDP) en une forme approchée "variationnelles",
• Les méthodes numériques qui permettent de résoudre les systèmes d'équations
linéaires, non linéaires,...
I.4 Intérêts et limitations de la méthode des éléments finis
La méthode permet d'aborder le quasi totalité des phénomènes et particularités de la
mécanique du solide :

 Les phénomènes de comportement statique en petites et grandes transformations, c'est-


à-dire grandes déformations et/ou grands déplacements,
 Les différentes classes de lois de comportement existantes, des lois simples linéaires,
aux lois pouvant être fortement non-linéaires comme l'élasto-visco-plasticité,
 Les phénomènes thermiques et/ou thermomécaniques couplés,
 Les phénomènes d'instabilité de flambage,
 Les phénomènes transitoires et/ou dynamiques qui regroupent les cas d'impacts lents
(crash) ou rapides dans le domaine militaire, les cas de vibrations de structures ou
même vibrations acoustiques,
 Etc…
Au rang des performances de la méthode, remarquons aussi qu'elle n'est pas limitée
par une géométrie particulière, il est possible d'étudier des pièces de taille et de forme
quelconque. Dans le cas où ces données sont complexes, elles n'entraînent qu'un surcoût de
temps de calcul. Ainsi le calcul est seulement borné par la puissance de l'ordinateur utilisée.
En terme de précision des résultats, celle-ci n'est en général limitée que par la
précision interne de stockage de l'ordinateur et par le temps que l'on désire consacrer à la
résolution, temps dépendant également de la puissance du calculateur.
Concernant les limitations de la méthode, il faut noter une assez grande complexité de
mise en oeuvre, d'autant plus importante que l'on aborde des phénomènes et/ou géométries
et/ou comportements matériels complexes. Par exemple il est possible de simuler une
opération complète de mise en forme par emboutissage, ou un phénomène de crash
d'automobile, ou encore le comportement d'un implant osseux, mais ces possibilités ne sont
réellement accessibles qu'à un public spécialisé.

II- LE MAILLAGE
Dans la méthode des éléments finis, l’étape du maillage est primordiale. Elle peut
directement conditionner la précision des résultats obtenus. C’est pourquoi le choix du
mailleur est très important.

II.1 Les types de maillage


Un maillage est une structure polyédrique dont les faces sont des triangles (triangle à 3

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noeuds, triangle à 6 noeuds à bords droits ou curvilignes :

Figure III.1 (a): Maillage triangulaire (3 et 6 nœuds).

Ou des quadrangles, Quadrangle à 4, 8 ou 9 noeuds :

Figure III.1 (b): Maillage quadrangle (4, 8 et 9 nœuds).

Un maillage permet d’approcher des objets géométriques en vue de simulations


numériques, cependant un bon maillage doit éviter des triangles trop aplatis :
Exemple d’un maillage en triangle (Réalisé par RDM6):

Figure III.1 (c): Exemple du maillage triangulaire réalisé par RDM6.

19
Exemple d’un maillage quadrangle (Réalisé par RDM6):

Figure III.1 (d): Exemple du maillage quadrangle réalisé par RDM6.

II.2 Mailleur et remailleur automatique


Les qualités d’un mailleur sont principalement [1]:

• La robustesse : quelle que soit la géométrie proposée, il doit être capable de construire, si
possible automatiquement, un maillage correspondant ;
• La précision : le maillage doit coller le plus possible au contour de la géométrie, de
façon à avoir le minimum de perte de volume ;
• La régularité : la qualité des éléments du maillage doit être bonne et suffisamment
régulière, afin de minimiser l’approximation réalisée par la méthode des éléments finis ;
• La souplesse : on doit pouvoir mailler plus finement certaines zones de la pièce où les
phénomènes que l’on désire étudier sont plus fins ;
• La rapidité : la rapidité d’un mailleur à créer un maillage est un paramètre important, qui
prend encore plus de poids lorsque l’on désire développer un remailleur automatique.
La capacité à évoluer : il doit être suffisamment « modulable » pour pouvoir
générer de nouveaux types d’éléments, ou lui imposer une structure particulière

Néanmoins dans le cas de structures et de sollicitations assez simples qui était naguère
étudié essentiellement via les techniques de la résistance des matériaux, les logiciels de calcul
moderne fondés sur les éléments finis apportent un gain de performance non négligeable tout
en pouvant rester simples d'utilisation. Par contre, il n'est pas rare que l'utilisateur ainsi initié
aux éléments finis, vu les possibilités de la méthode, manifeste un intérêt croissant pour des
calculs de plus en plus complexes [3].

I- Méthodes de calcul des facteurs d’intensité de contrainte KI et


KII :
I.5 Méthodes de calcul :
L’apparition de la méthode des éléments finis a permis d’étudier la mécanique de la
rupture d’un point de vue numérique, proposant ainsi des solutions plus précises à des
problèmes plus complexes. Apparurent alors une multitude de méthodes permettant de
49
calculer les facteurs d’intensité de contraintes, le taux de restitution d’énergie, ou encor de
découpler les différents modes de rupture. Parmi ces nombreuses méthodes, on citera quatre
méthodes qu’on classera en deux catégories [2]:

 Méthodes directes.
 Méthodes énergétiques.

19
III.1.1 Méthodes directes :
Pour la méthode directe on peut en retenir deux autres aussi ; une première basée sur
l’expression des champs de déplacement au voisinage immédiat du front de la fissure, et une
deuxième utilisant l’expression du champs des contraintes.

III.1.1.1 Méthode directe avec champ déplacement (isotrope):


On considère le cas plan, l'axe OX1 dans le prolongement de la fissure et OX2
perpendiculairement à la fissure et prenons les coordonnées polaires r et θ [6].

Figure III.1.1 : Systèmes d'axes par rapport à la fissure

L'expression du champ des déplacements u s'écrit asymptotiquement sous la forme [4]:

(III.1)

Avec E
 le module de cisaillement et ν le coefficient de Poisson ; k = 3-4ν en
2(1  )

déformation plane et
3 
k
dans l'hypothèse des contraintes planes.
1 

Pour un matériau isotrope, (CHAN, AL et FAWKES) ont montré qu’en mode


d’ouverture, les meilleurs résultats peuvent être obtenus à partir de la composante verticale en
I

2 (
arrière du front de la fissure ( ) donne des résultas raisonnables.
u    )

En mode II et pour un matériau isotrope, la composante horizontale en arrière du front


II

51
de la fissure (
u 1(   )
) donne aussi des résultats raisonnables.

III.1.1.2 Méthode directe avec champ des contraintes (isotrope):


Parallèlement le champ des contraintes σ s'écrit indifféremment en déformation plane ou
contrainte plane [6]:

19
(III.2)

Pour un matériau isotrope, (CHAN, AL et FAWKES) ont montré encore une fois qu’en
mode d’ouverture, les meilleurs résultats peuvent être obtenus à partir du champ des

contraintes  22 en avant du front de la fissure ( ( donne des résultats satisfaisants.


I   0))

Et en mode II et toujours pour un matériau isotrope, on obtient de bons résultats avec

le champ des contraintes en arrière du front de la fissure. ( (   ))


II

III.1.2 Méthodes énergétiques :


Les deux Méthodes énergétiques sont alors basées sur le calcul du taux de restitution
d’énergie Gm (m=I, II).

III.1.1.1 Méthode énergétique (Méthode de complaisance) :


Comme ça été mentionné dans le premier chapitre, le facteur d’intensité de contrainte
Km est relié au taux de restitution d’énergie par des formules de type [2]:

G K² m .k m
m  ( ij )
(III.3)

Ainsi on peut déduire que la connaissance de Gm, nous permet d’accéder à Km.

PARIS et SIH ont montré que le taux de restitution d’énergie Gm est relié à la
complaisance par la formule :

Cm G
(a) Pm ²
. ;  m  I , II
(III.4)
m
2
a

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Où Pm est la charge appliquée à l’éprouvette et où C m(a) est la complaisance de la
structure ayant une fissure de longueur a.

La méthode consiste à calculer la complaisance Cm(a) d’une structure fissurée pour


certain nombre de longueurs, et à évaluer à partir de la formule ci-dessus le taux de restitution
d’énergie Gm, d’où Km.

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