Production de bioéthanol : amidon vs algues
Production de bioéthanol : amidon vs algues
_____________
DUTRIEZ Chilpéric
WATTERLOT Fabrice
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
2
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS .................................................................................................................................... 2
SOMMAIRE .............................................................................................................................................. 3
RESUME ................................................................................................................................................... 4
ABSTRACT ................................................................................................................................................ 5
I. INTRODUCTION .......................................................................................................................... 6
II. LES BIOCARBURANTS ET LEURS GENERATIONS ........................................................... 7
1) Les biocarburants ........................................................................................................................ 7
2) Les générations de biocarburants ............................................................................................... 7
III. LE BIOETHANOL A PARTIR D’AMIDON ................................................................................. 8
1) Qu’est-ce que l’amidon ? ............................................................................................................ 8
2) Quelles sont les sources d’amidon ? ........................................................................................... 8
a) Le bioéthanol de première génération ................................................................................... 8
b) Le bioéthanol de seconde génération ..................................................................................... 9
3) Les étapes du procédé de production de bioéthanol à partir d’amidon .................................. 10
4) Les installations industrielles..................................................................................................... 13
5) Nouvelles sources d’amidon, vers quoi s’oriente la recherche ? .............................................. 14
a) Amidon d’origine terrestre .................................................................................................... 14
b) Amidon d’origine marine....................................................................................................... 15
6) Bilan de la filière amidon ........................................................................................................... 15
a) Bilan économique .................................................................................................................. 15
b) Bilan énergétique .................................................................................................................. 16
c) Bilan environnemental .......................................................................................................... 17
IV. LE BIOETHANOL A PARTIR D’ALGUES ............................................................................... 18
1) Qu’est-ce qu’une algue ............................................................................................................. 18
a) Les microalgues ..................................................................................................................... 19
b) Les macroalgues .................................................................................................................... 19
2) Les étapes du procédé de production de bioéthanol à partir d’algues .................................... 19
a) Le choix des algues ................................................................................................................ 20
b) La culture des algues ............................................................................................................. 21
c) La récolte des algues et la transformation en bioéthanol .................................................... 24
3) Bilan de la filière algues ............................................................................................................. 25
4) Les orientations de la recherche dans le domaine des algues .................................................. 26
V. COMPARAISON DES PROCEDES ........................................................................................ 27
VI. CONCLUSION ............................................................................................................................ 29
VII. BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 30
3
RESUME
___________________________________________________________________
Le bioéthanol est l’un de ces carburants de substitution que l’on peut obtenir à partir
de différentes matières. Les avancées de la recherche et de l’industrie dans le cadre de sa
production sont détaillées dans cette étude pour :
_______________________________________________________________
MOTS MATIERES
- Amidon - Algues
- Biocarburant - Bioéthanol
- Ethanol
4
ABSTRACT
___________________________________________________________________
Fossil energy resources continue to diminish and this energy produces significant
adverse environmental effects. The most famous damage is its contribution to greenhouse
gas emissions such as carbon dioxide which are constantly increasing.
Biofuels can become the energy of the future, that is why research in this area is
developing in many parts of the world and in this field particularly in Europe and the United
States who are the leaders.
Bioethanol is also another alternative fuels that can be obtained from different
materials. The advances in research and industry concerning its production are indicated in
this study :
_______________________________________________________________
KEYWORDS
- Starch - Algae
- Biofuel - Bioethanol
- Ethanol
5
I. INTRODUCTION
Les biocarburants sont au cœur de la recherche de nombreux laboratoires car ils sont
un moyen de réduire cette dépendance au pétrole. De nombreux pays travaillent sur des
procédés de production de ces types de carburants qui ont en plus de l’avantage de se
substituer au pétrole, un avantage environnemental majeur que nous développerons au
cours de cette étude.
6
II. LES BIOCARBURANTS ET LEURS GENERATIONS
1) Les biocarburants
- Le bioéthanol,
- Le biodiesel.
L’éthanol est un alcool (alcool éthylique), très inflammable et volatil fortement utilisé
dans les boissons alcoolisées, comme solvant et carburant.
7
partir de plantes à sucre telle que la betterave ou amylacées comme le maïs
(bioéthanol) ou de plantes à huile telle que le colza (biodiesel) [2].
Ces biocarburants sont simples en utilisation car ils peuvent être directement
mélangés avec l’essence ou au gazole sans nécessiter de modifications au niveau
des stations de distribution, ni au niveau des véhicules.
- Les biocarburants de « troisième génération» sont au cœur des études réalisées par
de nombreux laboratoires dans le monde. Le but de cette jeune génération est
d’obtenir des biocarburants à base d’algues ou de biomasse [2].
L’amidon est une molécule polymère du glucose. Il est présent dans de nombreuses
plantes qui le conservent comme réserve soit dans leurs graines (céréales), soit dans leurs
racines (pomme de terre).
8
En effet, afin de répondre à la demande énergétique en biocarburants, l’Europe et les
Etats unis devraient consacrer 20% à 25% de leurs terres agricoles pour alimenter la filière
(fig. 2) afin de répondre à seulement 10% de la demande en carburant sachant qu’a ce jour
en Europe, 7% des terres agricoles sont réservées à cet usage [1].
En Europe le bioéthanol est transformé en Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE), il n’est
donc pas utilisé sous forme d’éthanol. Ce produit a pour avantage de pouvoir être additionné
à l’essence en quantité plus importante et plus facilement.
Cette filière utilise aussi l’amidon, mais celui qui est issu de résidu agricole. Le
procédé de production ne diffère donc pas de celui de la première génération (fig. 3), la
seule différence, qui n’est pas des moindres, réside dans la matière utilisée en entrée de
chaîne de production.
9
3) Les étapes du procédé de production de bioéthanol à partir d’amidon
Fig. 4. Schéma de représentation des principales étapes de production de bioénergies de première et seconde génération [4]
Afin d’identifier les sous-étapes amonts et avals de ces grandes étapes, le procédé
de transformation peut être divisé en 11 process (fig. 5) chacun d’eux est décrit dans le but
de mieux comprendre ce procédé [4].
10
Fig. 5. Schéma des différentes étapes de production de bioéthanol à partir de plantes amylacées [4]
Le but de cette réaction est de « découper » les molécules d’amidon grâce à l'action
d'une enzyme. L’amidon de formule chimique C6H10O5 est un polymère de glucose, c’est à
dire qu’il est composé de plusieurs molécules de glucose (fig. 6). Pour accélérer la réaction,
11
on va utiliser un catalyseur biologique : l'amylase. L’enzyme va aider et va accélérer la
dégradation de l’amidon.
12
L’étape permet de stocker le produit fini de façon sure dans l’attente de son
transfert vers une autre industrie qui aura pour but de dissoudre l’éthanol pour l’utiliser
comme carburant.
L’étape est liée au traitement des vinasses. Cette étape consiste à concentrer par
décantation, les résidus fibreux des matières amylacées. Le déchet obtenu est pressé puis
envoyé en traitement dans un centre spécialisé.
13
Fig. 8. L’usine de production de bioéthanol d’Abengoa Bioenergy
à Lacq dans les Pyrénées Atlantiques (France) [[Link]]
14
b) Amidon d’origine marine
Les algues ont fait l’objet de nombreuses études et nous savons désormais que
certaines algues stockent de l’amidon dans leurs cellules. La recherche a approfondi ses
connaissances dans ce domaine car les variétés d’algues sont très nombreuses et les
réserves d’amidon dans leurs cellules sont très variables (<1% jusque >20%) [2].
Ces coûts moyens sont donnés à titre indicatif, en effet beaucoup de facteurs
évoluant dans le temps sont également à prendre en compte mais difficilement réalisable car
ces paramètres sont en constante mobilité. Pour exemple, prenons le cas de la zone Europe
qui regroupe plusieurs pays producteurs tel que le leader jusqu'en 2006 la France, mais
également l'Allemagne ou encore le Danemark, et bien ici cette moyenne rapportée à
chaque pays fait évoluer le coût total. Comme deuxième exemple, celui du Brésil, ce coût
total est impacté directement par le cours de la canne à sucre. Enfin les coûts de production
évoluent avec le monde du travail.
Afin d'optimiser au mieux ces chiffres une étude quasiment au cas par cas (à l'échelle
d'un pays puis d'une entreprise) devrait être réalisée incluant donc la négociation du prix de
la matière première jusqu'aux capacités de production en passant par la masse salariale
contribuant à l'élaboration du produit fini.
15
Tableau 2: Les rendements des plantes sucrières et leur potentiel alcooligène.
Teneur en
Rendement Rendement Rendement
Plante sucre de la Rendement
agricole éthanol énergétique
sucrière plante éthanol m3/ha
t/ha l/t plante TEP/ha
% poids
Betterave 70-75 15 92 6,5-7,0 3,3-3,5
Canne à sucre 80-90 14-15 85 7,0-8,0 3,5-4
Sorgho sucrier 50-60 16 80 4,0-5,0 2-2,5
Teneur en
Rendement Rendement Rendement
amidon du Rendement
Céréale agricole éthanol énergétique
grain éthanol m3/ha
t/ha l/t plante TEP/ha
% poids
Blé 7,2-8,3 62-65 370 2,7-3,1 1,4-1,6
Maïs 7,2-8,5 72 400 2,9-3,4 1,5-1,7
Orge 5,0-7,0 56-59 320 1,6-2,2 0,8-1,2
Economie oblige, une étude quant au rendement agricole a été réalisée afin de tirer
profit des plantes les plus productives d'alcool. Concernant les plantes sucrières nous
pouvons donc observer que la betterave et la canne à sucre ont le plus de potentiel
alcooligène, et de la même manière pour les cultures céréalières se sont le blé et le maïs.
b) Bilan énergétique
Tableau 4 : Consommations énergétiques par hl d'éthanol produit à partir de betteraves et d'égouts pauvres nommés EP2
issus de la deuxième étape de cristallisation du sucre, après centrifugation.
16
Tableau 5 : Consommations énergétiques par hl d'éthanol anhydre produit à partir de blé.
Electricité
Etapes du procédé Vapeur (kg)
(kWh * h-1)
Broyage 5,7
Liquéfaction-saccharification 40 3
Fermentation 5,6
Couplage avec la
Distillation concentration des 0,6
vinasses
Déshydratation 34 1,9
Séparation des drêches 8,3
Concentration des vinasses 210 4,9
Séchage et granulation des
9,8
drêches
Total 284 39,8
c) Bilan environnemental
Tableau 6 : Bilan GES des filières biocarburants comparativement au carburant pétrolier de référence.
ADEME JRC/EUCAR/CONCAWE
Etude
(février 2010) (mars 2007)
Réduction des
Gain par rapport
émissions Référence
gCO2 au carburant
par rapport à la gCO2
eq/km pétrolier
référence pétrolière eq/km
de référence
(%)
Ethanol ex-blé 49 114 164 32
Ethanol ex-
6 111 164 32
betterave
Ethanol ex-canne
72 19 164 88
à sucre
17
aujourd'hui est l'acteur majeur du réchauffement climatique. Les différences que nous
remarquons entre les deux études proviennent du fait que les méthodes utilisées sont
différentes néanmoins, elles ont pour point commun d'avoir été faites " du puits à la roue ", à
savoir que l'ensemble du cycle de vie des carburants ont été pris en compte.
Une algue est un végétal. Elles sont donc capables de pratiquer la photosynthèse
(production d’énergie sous forme de glucides sous l’action de l’énergie lumineuse du soleil).
Elles vivent majoritairement dans un milieu aquatique et sont dépourvues de racines,
feuilles, fleurs et tiges contrairement aux végétaux terrestres [2].
- Les macroalgues.
18
a) Les microalgues
b) Les macroalgues
19
a) Le choix des algues
Les Etats-Unis sont les précurseurs dans ce domaine, une forte agitation s’est
ressentie lors du choc pétrolier en 1970, et la recherche effectuée depuis 20 ans auparavant,
s’est vue décupler grâce à des budgets importants dédiés à la recherche sur les algues.
D’autres pays dans le monde tels que le Canada et les pays Européens (principalement la
France) ont lancé des études dans ce domaine [7].
Dans la famille des algues, il y a la microalgue qui fait partie des premiers organismes
ayant existé sur Terre et qui a énormément de qualités :
La croissance la plus rapide parmi tous les organismes présents sur le globe,
Une large gamme d’habitats écologiques allant de l’eau douce, l’eau saumâtre ou
l’eau salée.
Toutes ces qualités font de la microalgue, l’organisme le plus abondant sur Terre.
C’est pourquoi la recherche s’est dirigée dans un objectif de recensement des différentes
espèces de microalgues afin de recueillir des informations sur la capacité de celles-ci à
produire et stocker de l’amidon. Certaines microalgues peuvent contenir plus de 50% de leur
poids sec en amidon, voire même contenir de la cellulose qui peut être fermenté pour
produire du bioéthanol (fig. 11) [7].
20
Fig. 11. Classement des algues en pourcentage en masse d’amidon ou de cellulose [7]
Il est facile de fournir aux algues, les nutriments nécessaires à leur développement.
La culture est donc envisageable avec peu de ressources en nutriment et énergie.
- L’absence de besoin de transport car elles peuvent être produites sur le lieu de
transformation,
- Une croissance rapide. La taille de certaines espèces peut doubler en seulement 6
heures en raison de leur taux de division cellulaire élevé,
- Un organisme autonome qui se régule et se régénère sans avoir besoin d’une
intervention humaine,
- Un organisme avec une structure entièrement photosynthétique, contrairement aux
plantes terrestre,
21
- Un organisme capable de capter des nutriments sur toute leur surface.
La recherche a beaucoup travaillé sur les microalgues et peu sur les macroalgues.
C’est pourquoi nous nous intéresserons aux procédés de culture des microalgues.
22
- Une haute capacité photosynthétique,
- La capacité de produire beaucoup d’amidon.
23
c) La récolte des algues et la transformation en bioéthanol
La récolte des microalgues est une étape importante du processus puisqu’elle peut
représenter jusqu’à 30% du coût de production de la filière. La méthode de récolte dépend
du procédé de culture utilisé. Plusieurs méthodes de récolte existent (physique, chimique et
mécanique). Les méthodes de récolte, y compris la filtration sur membrane, la floculation
chimique, flottation à l'air, la centrifugation et l’utilisation d’onde ultrasonore sont en cours de
test et sont pratiquées individuellement ou en combinaison.
Les microalgues sont le plus souvent récoltées de façon manuelle, seules les
substances d’intérêt sont récupérées en mettant en contact les algues avec un solvant
organique d’extraction puis en opérant une extraction liquide/liquide et une séparation de
phase. Une fois les substances extraites, les algues sont remises en culture avec taux de
survie souvent proche de 100%.
24
3) Bilan de la filière algues
Aujourd'hui, il est encore très difficile de pouvoir conclure sur cette nouvelle branche
de pétrole bleu; sur le point de vue économique, quand aujourd'hui le monde est en phase
de recherche notamment sur des algues approuvant la surexploitation, puis sur la manière
de cultivée (aquaculture de type extensive ou intensive), là où les deux ont de l'intérêt. En
outre à l'heure où la recherche commence et intéresse peu à peu le monde des scientifiques
et plus particulièrement les biologistes des questions relatives à la prolifération incontrôlée
d’algues génétiquement modifiées restent en suspens quant aux enjeux environnementaux.
25
4) Les orientations de la recherche dans le domaine des algues
En ce qui concerne le premier point, le CO2 est la vraie avancée dans cette nouvelle
génération de carburant, en effet ce procédé, à l’inverse de ceux existants jusqu'à ce jour,
est consommateur de CO2 et non producteur. Les algues ont besoin de CO2 pour se
développer car il est l’élément essentiel de la photosynthèse qui génère les glucides qui vont
se transformer en amidon. Les microalgues peuvent tolérer et utiliser des niveaux élevés de
CO2, car pour être optimal, le taux de CO2 dans les tubes doit être de 13% et nécessite
donc un apport externe. Par conséquent, elles peuvent utiliser le CO2 émis par les
industriels qui à leur tour réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre. La recherche
applique donc ce procédé afin de s’assurer que ce système est viable [10].
Pour le second point, les chercheurs Américains et Français travaillent sur l’apport de
nutriments à l’intérieur du procédé. En France, c’est en région Poitou-Charente que des tests
sont effectués par l’apport de nutriments issus de déchets. L’utilisation des jus d’ordures et
des lixiviats qui sont riches en azote permettent de nourrir les algues [12].
Pour le dernier point, des méthodes génétiques devront être employées. Le but est de
produire toutes les enzymes utiles à la croissance des algues, tels que les amylases et
cellulases de sorte qu'il ne serait pas nécessaire ou peu nécessaire de produire ces enzymes
dans des bioréacteurs. Par ailleurs, les futures recherches sur la régulation de l'amidon et de
la cellulose par la voie de la biosynthèse permettra l'augmentation des polysaccharides et
sera également une possibilité d'augmenter la production de bioéthanol d'algues [7].
26
V. COMPARAISON DES PROCEDES
L'engouement et l'opinion entre ces deux générations semblent déjà faits puisque
d'un coté nous retirons l’énergie consommée par l’homme et pour être transformée en une
autre énergie consommée à son tour et de l'autre coté, nous valorisons des résidus agricoles
et forestiers afin de s'en servir comme fluide pétrolifère bleu. Arrivée au stade du bioéthanol
le processus de transformation prend une voire deux étapes (s’agissant de la comparaison
avec les plantes sucrières) supplémentaires pour la fabrication, induisant ainsi des surcoûts
en matière d’installation de process et d’impact carbone. C'est pourquoi aujourd'hui, cette
deuxième génération n'est pas en place de façon industrielle pérenne, d'autant plus que les
chercheurs de R&D continuent leurs travaux afin de minimiser ces coûts en améliorant
notamment les étapes de prétraitement et d’hydrolyse enzymatique.
27
Les principaux atouts de cette nouvelle production sont d'abord sa maîtrise d'apport
nutritionnelle, plus simplifiée en milieu fermé mais tout aussi faisable dans un cadre ouvert,
ensuite sa capacité à pouvoir fournir du carburant tout au long de l'année, puis sa diversité
immense en matière de souches d'algues (encore aujourd'hui bon nombre ne sont pas
encore connues) et enfin son étonnant pouvoir de captation du CO2.
Pour finir et par comparaison direct aux première et deuxième générations, cette
aquaculture sollicite de nouvelles installations (restant à déterminer pour ses avantages et
inconvénients), donc des coûts d'investissement, de création et d'optimisation ce qui
aujourd'hui ne permet pas de définir avec précision les impacts énergétiques, et encore
moins de manière rationnelle le cycle de vie complet.
28
VI. CONCLUSION
La production est en pleine croissance mais une attention particulière doit être faite
quant à ces micro-organismes pour en produire. Il y a d’innombrables possibilités de culture
des souches d'algues (milieu, apport en CO2, apport en déchets) et la recherche doit
continuer dans ce sens afin d’optimiser au maximum la filière et ainsi réduire encore les
coûts de production et d’exploitation. Le domaine de la génétique travaille toujours sur la
sélection et la modification des souches afin que ces microalgues se développent aisément
dans les conditions d’un bioréacteur. La récupération de l'éthanol reste encore aujourd’hui un
défi, car plusieurs techniques existent mais demeurent peu efficace si elles sont
développées à l’échelle industrielle.
29
VII. BIBLIOGRAPHIE
[1] IFP énergies nouvelles. (Page consultée le 26 décembre 2014). Quel avenir pour les
biocarburants, [En ligne].[Link]
[2] Futura sciences. (Page consultée le 22 novembre 2014). Recherche dans le domaine des
biocarburants, [En ligne].[Link]
[4] BIOTECH ROUEN. (Page consultée le 22 novembre 2014). Les biocarburants, [En ligne].
[Link]
[7] ROJAN P.J, ANISHA G.S, MADHAVAN NAMPOOTIRI K, PANDEY A.- Micro and
macroalgal biomass: A renewable source for bioethanol.- Journal of biotechnology, 2011,
102, 186-193.
[8] You Tube. (Page consultée le 26 décembre 2014. Reportage RMC découverte avril 2013
: Les algues, énergie du futur, [En ligne].[Link]
[9] LIAO S, LI F, YAO C.H, BAI F.W .- The progress of ethanol production from microalgae.-
Journal of biotechnology, 2010, 150S, S570.
[10] CHISTI Y..- Biodiesel from microalgae beats bioethanol: étude bibliographique
technique. – Palmerston (New Zeland) : Massey university. 2008.
[11] You Tube. (Page consultée le 27 décembre 2014. Reportage société BFS : La culture
d’algues avec du CO2 d’origine industriel, [En ligne].[Link]
30