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Corrigé Devoir Non Surveillé N°9

Ce document présente la résolution de plusieurs exercices de mathématiques. L'exercice 1 définit des sous-espaces vectoriels F et G de R3 et démontre leur somme directe. L'exercice 2 concerne des fonctions polynomiales et définit une application linéaire entre les espaces vectoriels associés.

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Corrigé Devoir Non Surveillé N°9

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Corrigé du Devoir non surveillé N 9 (facultatif)

Pour le mardi 2 avril 2024

Exercice 1 Dans le R-espace vectoriel R3 , on définit les parties suivantes :

F = {(x, y, z) ∈ R3 , y = z}, G = {(x, y, z) ∈ R3 , x − y = 0 et z − 2y = 0}

1. On a F = {(x, y, z) ∈ R3 , y = z} = {(x, z, z) ∈ R3 , (x, z) ∈ R2 } = {x.(1, 0, 0) + z.(0, 1, 1) ∈ R3 , (x, z) ∈ R2 } =


Vect((1, 0, 0), (0, 1, 1)).
2. On a G = {(x, y, z) ∈ R3 , x − y = 0 et z − 2y = 0} = {(x, y, z) ∈ R3 , x = y et z = 2y} = {(y, y, 2y), y ∈ R}.
On a donc G = {y.(1, 1, 2), y ∈ R} = Vect((1, 1, 2)) est un s.e.v. de R3 et ((1,1,2)) est une famille génératrice
de G. Comme (1, 1, 2) 6= (0, 0, 0), la famille ((1,1,2)) est libre. C’est donc une base de G.
3. Soit u = (x, y, z) ∈ F ∩ G. On a y = z, x = y, et z = 2y. On a donc y = 2y, puis y = 0 et x = z = 0. ainsi
u = (0, 0, 0). F ∩ G = {(0, 0, 0)} .
Soit u = (x, y, z) ∈ R3 . Montrons qu’il existe (v, w) ∈ F × G, u = v + w.
Or v ∈ F ⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 , v = (a, b, b), et w ∈ G ⇐⇒ ∃c ∈ R, v = (c, c, 2c).

a + c = x

u = v + w ⇐⇒ (x, y, z) = (a, b, b) + (c, c, 2c) ⇐⇒ (x, y, z) = (a + c, b + c, b + 2c) ⇐⇒ b + c =y ⇐⇒

b + 2c =z

 
a = x − c
 a =x + y − z

b =y − c ⇐⇒ b =2y − z .
 
y + c =z c =z − y
 
En posant v = (x + y − z, 2y − z, 2y − z) ∈ F et w = (z − y, z − y, 2z − 2y) ∈ G, on a u = v + w, c’est-à-dire

(x, y, z) = (x + y − z, 2y − z, 2y − z) + (z − y, z − y, 2z − 2y) (1)

On a ainsi montré que R3 = F + G .


Finalement, on a le résultat voulu : R3 = F ⊕ G .
4. Soit p la projection de R3 sur F parallèlement à G.
Soit u = (x, y, z) ∈ R3 . D’après la décomposition (1) obtenue à la question précédente, on a
p(u) = (x + y − z, 2y − z, 2y − z) .
5. Soit q l’application définie de R3 dans lui-même par

∀(x, y, z) ∈ R3 , q((x, y, z)) = (x + y − z, y, y)

a) q linéaire : ∀u = (x, y, z) ∈ R3 , ∀v = (x0 , y 0 , z 0 ) ∈ R3 , ∀k ∈ R,

q(u + k.v) = q((x + kx0 , y + ky 0 , z + kz 0 )) = (x + kx0 + y + ky 0 − (z + kz 0 ), y + ky 0 , y + ky 0 ) =

(x + y − z + k(x0 + y 0 − z 0 ), y + ky 0 , y + ky 0 ) = (x + y − z, y, y) + k(x0 + y 0 − z 0 , y 0 , y 0 ) = q(u) + k.q(v)

Et q 2 = q : ∀u = (x, y, z) ∈ R3 ,

q 2 (u) = q((x + y − z, y, y)) = (x + y − z + y − y, y, y) = (x + y − z, y, y) = q((x, y, z)) = q(u)

q est une projection vectorielle de R3 .

1
b) Ker q = {(x, y, z) ∈ R3 , q((x, y, z)) = (0, 0, 0)} = {(x, y, z) ∈ R3 , x + y − z = 0 et y = 0} =
{(x, y, z) ∈ R3 , x = z et y = 0} = {(z, 0, z), z ∈∈ R} = {z.(1, 0, 1), z ∈∈ R} = Vect((1, 0, 1))
((1,0,1)) est une famille génératrice de Ker q. Comme (1, 0, 1) 6= (0, 0, 0), la famille ((1,0,1)) est libre.
La famille ((1, 0, 1)) est donc une base de Ker q.
c) Soit u ∈ Ker(q) ∩ G. Comme u ∈ Ker g, il existe a ∈ R, u = (a, 0, a). u vérifie aussi l’équation de G, on a
donc a = 0. Finalement u = (0, 0, 0). On a donc Ker g ∩ G = {0, 0, 0)} .
d) Tout vecteur de Im q est de la forme (x + y − z, y, y), où (x, y, z) ∈ R3 . Ce vecteur vérifie l’équation de F .
On a donc Im(q) ⊂ F .
Réciproquement, si u ∈ F , u est de la forme (a, b, b) où (a, b) ∈ R2 . Et (a, b, b) est invariant par q :
q((a, b, b)) = (a, b, b). On a donc u ∈ Im q.
D’où l’égalité demandée.
e) Comme q est la projection vectorielle de R3 sur F = Im q dans la direction de Ker q, on a R3 = F ⊕ Ker q,
et
∀u ∈ R3 , ∃(v, w) ∈ F × Ker q, u = v + w, par conséquent, q(u) = v.
D’où p ◦ q(u) = p(q(u)) = p(v) = v , car p est la projection vectorielle de R3 sur F (dans la direction de G).
On a donc p ◦ q(u) = q(u) puis p ◦ q = q .
D’après la question 1.3, R3 = F ⊕ G, on a donc :
∀u ∈ R3 , ∃(v, w0 ) ∈ F × G, u = v + w0 , par conséquent p(u) = v. Et q ◦ p(u) = q(p(u)) = q(v) = v car q
est une projection vectorielle de R3 sur F (parallèlement à Ker q). On a donc q ◦ p(u) = p(u). Finalement
q◦p=p .
6. On pose r = p + q. r est un endomorphisme de R3 . Ona r2 = (p + q)2 = (p + q) ◦ (q + p) = q 2 + q ◦ p + p ◦ q + p2 =
q + p + q + p car p2 = p, q 2 = q, et p ◦ q = q, q ◦ p = p. Ona donc r2 = 2.(p + q) = 2.r 6= r. r n’est pas une
projection vectorielle de R3 .
7. On note I l’identité de R3 : ∀u ∈ R3 , I(u) = u.
a) ∀u ∈ R3 , r((r − 2.I)(u)) = r ◦ (r − 2.I)(u) = (r2 − 2.r)(u) = 0 car r2 = 2.r. On a donc Im(r − 2I) ⊂ Ker(r) .

b) ∀u ∈ R3 , (r − 2.I)(r(u)) = (r − 2i) ◦ r(u) = (r2 − 2r)(u) = 0 car r2 = 2.r. On donc Im(r) ⊂ Ker(r − 2I) .

1 1
c) On a I = .r − .(r − 2.I) .
2 2
1 1 1
d) De l’égalité ci-dessus, on déduit que ∀u ∈ R3 , I(u) = .r(u) − .(r − 2.I)(u). Donc u = r( .u) + (r −
2 2 2
1 1 1
2.I)(− .u). r( .u) ∈ Im(r) et (r − 2.I)(− .u) ∈ Im(r − 2.I).
2 2 2
On a montré que R3 = Im(r) + Im(r − 2I) .
1 1
e) D’après la question précédente, pour tout u ∈ R3 , u = r( .u) + (r − 2.I)(− .u).
2 2
1 1
r( .u) ∈ Im(r), donc r( .u) ∈ Ker(r − 2I), d’après la question b).
2 2
1 1
Et (r − 2.I)(− .u) ∈ Im(r − 2.I), donc (r − 2.I)(− .u) ∈ Ker(r), d’après la question a) .
2 2
3
On déduit donc que R = Ker (r) + Ker (r − 2I)
On a Ker (r) ∩ Ker (r − 2I) = {0} car si u ∈ Ker (r) ∩ Ker (r − 2I), on a r(u) = 0 et (r − 2.I)(u) = 0,
on a donc r(u) = 0 et r(u) = 2.u puis u = 0.
Finalement : R3 = Ker (r) ⊕ Ker (r − 2I) .

Exercice 2

2
Partie I
1. Soit (a, b, c) ∈ R3 , l’égalité de fonctions
 ap + bq + cr = 0 appliquée pour x = 0, x = 1 et x = 2 donne que a, b et
 a+b+c=0
c sont solutions du système : ea + e2 b + ec = 0 . L’opération L2 ← L2 − eL1 donne e(e − 1)b = 0 donc
 2
e a + e4 b + e4 c = 0

a+c=0
d’où a = −c et e2 − 1 c = 0 ce qui donne a = c = 0.

b = 0 puis on a 2 4
e a+e c=0

La famille (p, q, r) est donc libre . Comme elle est génératrice de E, on déduit que c’est une base de E .
2. Soient f et g deux fonctions de E et µ deux réels.

ψ(f + µg) = (f + µg)(0), (f + µg)0 (0), (f + µg)0 (1)




= f (0) + µg(0), f 0 (0) + µg 0 (0), f (1) + µg(1)




= f (0), f 0 (0), f (1) + µ g(0), g 0 (0), g(1) = ψ(f ) + µψ(g)


 

ψ est donc linéaire .


3. Soit f = ap + bq + cr ∈ E, on a
ψ(f ) = (f (0), f 0 (0), f (1)) = (ap(0) + bq(0) + cr(0), ap0 (0) + bq 0 (0) + cr0 (0), ap(1) + bq(1) + cr(1)) =
(a + b + c, a + 2b, a.e + b.e2 + ce) .
4. Soit f = ap + bq + cr ∈ E. f ∈ Ker ψ ⇔ ψ(f ) = (0, 0, 0) ⇐⇒ (a + b + c, a + 2b, a.e + b.e2 + ce) = (0, 0, 0)
 

 a+b+c=0 
 c=b
⇐⇒ a + 2b = 0 ⇐⇒ a = −2b ⇐⇒ a = b = c = 0 ⇐⇒ f = 0
 
ea + e2 b + ec = 0 ea + e2 b + ec = 0
 

On a donc Ker(ψ) = {0}, et ψ est injective .


5. Soit (α, β, γ) ∈ R3 , montrons qu’il existe f = ap + bq + cr ∈ E telle que ψ(f ) = (α, β, γ) : On a


 a+b+c=α
0

ψ(f ) = (α, β, γ) ⇐⇒ f (0), f (0), f (1) = (α, β, γ) ⇐⇒ a + 2b = β

ea + e2 b + ec = γ

 2 2
a= α+β− γ
e−1 e(e − 1)
 

 a + b + c = α 


  1 1
⇐⇒ −b + c = α − β L2 ← L2 − L1 ⇐⇒ b = − α+ γ

 2   e − 1 e(e − 1)
e − e b = γ − eα L3 ← L3 − eL1

e−2 1



c =
 α−β+ γ
e−1 e(e − 1)
Ainsi, pour tout (α, β, γ) ∈ R3 ,il existe f = ap + bq + cr ∈ E telle que ψ(f ) = (α, β, γ). ψ est donc surjective.
Comme ψ est injective, ψ est bijective et d’après les calculs effectués précedemment, on a
 2 2
 C= α+β− γ
e−1 e(e − 1)





 1 1
ψ −1 (α, β, γ) = Cp + Dq + Er avec D=− α+ γ

 e−1 e(e − 1)
e−2 1



E =
 α−β+ γ
e−1 e(e − 1)

3
Partie II
1. Soit f = ap + bq + cr un élément de E. Alors

ψ −1 ◦ θ ◦ ψ(f ) = ψ −1 ◦ θ f (0), f 0 (0), −f (1) = ψ −1 f (0), f 0 (0), −f (1) = Cp + Dq + Er


 

avec, grâce à la formule trouvée la question 4,


2 2


 A= f (0) + f 0 (0) + f (1)


 e−1 e(e − 1)
 1 1
B=− f (0) − f (1)
 e−1 e(e − 1)
e−2 1


 C= f (0) − f 0 (0) − f (1)


e−1 e(e − 1)

On a donc ψ −1 ◦ θ ◦ ψ(f ) = ϕ(f ).


ϕ est linéaire comme composées d’applications linéaires.
De plus θ ◦ θ = IdR3 . Donc θ est bijective. Comme de plus ψ est bijective, ϕ est bijective comme composée de
bijections : Finalement ψ est un automorphisme de E .

e+3 2 2
2. On a p(0) = p0 (0) = 1 et p(1) = e donc ϕ(p) = p− q− r .
e−1 e−1 e−1
4e e+1 2e
On a q(0) = 1, q 0 (0) = 2 et q(1) = e2 donc ϕ(q) = p− q− r .
e−1 e−1 e−1
4 2 e−3
On a r(0) = 1, r0 (0) = 0 et r(1) = e donc ϕ(r) = p− q− r .
e−1 e−1 e−1
3. On a ϕ ◦ ϕ = ψ −1 ◦ (θ ◦ θ) ◦ ψ = ψ −1 ◦ ψ = IdE .
On en déduit que ϕ est une symétrie.

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