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Valeurs et vecteurs propres en algèbre linéaire

Ce document présente les notions de base sur la réduction des endomorphismes et des matrices, notamment les définitions des valeurs et vecteurs propres, du polynôme caractéristique, des sous-espaces propres et de la diagonalisabilité.

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Valeurs et vecteurs propres en algèbre linéaire

Ce document présente les notions de base sur la réduction des endomorphismes et des matrices, notamment les définitions des valeurs et vecteurs propres, du polynôme caractéristique, des sous-espaces propres et de la diagonalisabilité.

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Réduction - fiche récapitulatif

Lycée MASSÉNA, MP* 931 2012-2013

Déf. Valeurs propres, vecteurs propres.


Soit f ∈ L(E) et x ∈ E, x est vecteur propre de f si x  0 et ∃λ ∈ K tq f (x) = λ x
λ s’appelle la valeur propre (vp) relative à x. (x, λ) s’appelle un couple propre de f .
Déf. On appelle spectre de f ∈ L(E) et on note sp(f ) l’ensemble de ses valeurs propres.
Prop. 0 ∈ sp(f ) ⇔ f non injective ⇔ en dimension finie, det f = 0
Prop. λ est vp de f ∈ L(E) ⇔ ker (f − λ Id)  {0}
On note alors Eλ(f ) = ker (f − λ Id) = {0} ∪ {vecteurs propres de f associés à λ}
Eλ(f ) s’appelle sous-espace propre de f . Il est stable par f .

Même définition avec des matrices carrées (les vecteurs propres sont des matrices colonnes).
Correspondance entre les vp/vp de f et de sa matrice dans n’importe quelle base.
Corrolaire. Deux matrices semblables ont les mêmes valeurs propres.

Déf. Polynome caractéristique. On pose χM (x) = det (x In − M ),


Alors χM est un polynome (noté χM (X)) appellé polynome caractéristique de M .
De même pour un endomorphisme f , on pose χ f (X) = det (X Id − f ).
Prop. χM (X) = X n − tr M X n−1 + + (−1)n det M
Prop. Deux matrices semblables ont le même polynome caractéristique.

Prop. λ ∈ sp(M ) ⇔λ racine de χM λ ∈ sp(f ) ⇔ λ racine de χ f


Prop. En dimension n, une matrice ou un endomorphisme a au plus n valeurs propres.
Prop. Dans K = C ou en dimension impaire, un endomorphisme a au moins une valeur propre.
Prop. Pour une matrice diagonale ou triangulaire, les vp sont exactement les termes diagonaux.

Déf. Soit λ ∈ sp(f ). La multiplicité de λ, notée mλ, est sa multiplicité en tant que racine de χ f
Prop. ∀λ ∈ sp(f ), 1 6 dim Eλ(f ) 6 mλ. Si mλ = 1, λ est vp simple et dim Eλ(f ) = 1.

Prop. Soit λ1, , λ p des vp distinctes, alors Eλ1(f ), , Eλp(f ) sont en somme directe.
Prop. Soit x1, , x p des vecteurs propres associés à des vp distinctes, alors (x1, , x p) est libre.

Déf. Matrice diagonalisable, endomorphisme diagonalisable.


Une matrice M ∈ Mn(K) est dite diagonalisable si elle est semblable à une matrice diagonale.
Un endomorphisme f ∈ L(E) est dit diagonalisable si ∃B base de E tq matB f est diagonale.
Prop. f diagonalisable ⇔ il existe une base de E formée de vecteurs propres de f (base propre)

Premier théorème de diagonalisation. dim E = n


Soit f ∈ L(E) (de même pour M ∈ Mn(K)). Il est équivalent de dire :
i. f est diagonalisable
Lp
ii. i=1 Eλi(f ) = E où λ1, , λ p sont les vp distinctes de f
iii. dim Eλ1(f ) + + dim Eλ p(f ) = n
iv. χ f est scindé sur K et ∀λ ∈ sp(f ), mλ = dim Eλ(f )

Cas particulier. Si χ f est scindé à racines simples, alors f est diagonalisable.

Déf. Polynomes d’endomorphismes, polynomes de matrices.


Soit f ∈ L(E) et P ∈ K[X], alors P (f ) est un polynôme en f (attention : P (f ) ∈ L(E))
On note K[f ] l’ensemble des polynômes en f . C’est une sous-algèbre commutative de L(E)
appellée algèbre des polynômes en f . (de même avec les matrices)
Prop. Soit f ∈ L(E), M = matB f , alors ∀P ∈ K[X], P (M ) = matB (P (f ))

1
Prop. Si M est semblable à N , P (M ) est semblable à P (N ) avec la même matrice de passsage.

Prop. Si (x, λ) couple propre de f , alors (x, P (λ)) couple propre de P (f ).


Prop. ∀P ∈ K[X], Ker(P (f )) et Im(P (f )) sont deux sev de E stables par f .

Lemme des noyaux. Dans un espace vectoriel E quelconque, soit f ∈ L(E),


soient P1 et P2 deux polynômes tels que P1 ∧ P2 = 1, alors :
Ker(P1(f ) ◦ P2(f )) = Ker((P1 P2)(f )) = Ker(P1(f )) ⊕ Ker(P2(f ))
(généralisation à p polynômes premiers entre eux deux à deux)

Déf. Polynome annulateur. P est un polynôme annulateur de f si P (f ) = 0̃.


Prop. Existence. Soit E de dimension finie, alors ∀f ∈ L(E), ∃P ∈ K[X] annulateur de f
Notons I(f ) = {P ∈ K[X] |P (f ) = 0̃}. I(f ) s’appelle l’idéal des polynômes annulateurs de f.
Déf. Polynome minimal. Il existe un unique polynôme Π f unitaire de degré minimal dans
I(f ), appellé polynôme minimal de f. Les autres polynômes de I(f ) sont tous des multiples de Π f .

Prop. P annule f ⇔ P annule M = matB f .


Prop. Deux matrices semblables ont les mêmes poly. annulateurs et le même poly. minimal.
Prop. Si P annule f , alors spC(f ) ⊂ {racinesC de P }. De plus, spC(f ) = {racinesC de Π f }

Théorème de Cayley-Hamilton. χ f est un polynôme annulateur de f , ie Π f divise χ f .

Prop. Si f est inversible, alors f −1 est un polynôme en f . (de même avec les matrices)

Second théorème de diagonalisation. Soit f ∈ L(E), il est équivalent de dire :


i. f est diagonalisable
ii. Π f est scindé sur K à racines simples (sars)
iii. il existe un polynôme annulateur de f qui est scindé à racines simples
Qn
iv. Π f = i=1 (X − λi), où (λ1, , λ p) sont les valeurs propres distinctes de f .

Prop. Soit f ∈ L(E) et F un sev f -stable. Notons f˜ l’endomorphisme induit. Alors :


i.) sp f˜ ⊂ sp(f ) iii.) si P (f ) = 0, alors P f˜ = 0
 
ii.) χ f˜ divise χ f
iv.) si f est diagonalisable, alors f~ est diagonalisable.
Prop. Soit M triangulaire par blocs, M diagonalisable ⇔ chaque bloc de la diagonale est
diagonalisable.

Prop. Si A est diagonalisable, alors tout polynôme en A est diagonalisable.

Prop. Soent deux endomorphismes f et g tels que f ◦ g = g ◦ f ,


Alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre.
Prop. Si f et g sont diagonalisables et f ◦ g = g ◦ f , alors ils ont une base propre en commun.
Réciproquement, si f et g sont simultanément diagonalisables, alors f ◦ g = g ◦ f .

Déf. Trigonalisation. Soit f ∈ L(E),


on dit que f est trigonalisable si il existe une base B telle que matB f est triangulaire.
On dit qu’une matrice est trigonalisable si elle est semblable à une matrice triangulaire.
Théorème de trigonalisation. Soit f ∈ L(E), il est équivalent de dire :
i. f est trigonalisable
ii. χ f est scindé sur K
iii. Π f est scindé sur K
Conséquence : dans C, toute matrice et tout endomorphisme est trigonalisable.

Prop. M ∈ Mn(K) est nilpotente ⇔ spC (M ) = {0}. De meme pour un endomorphisme.

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