0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues274 pages

Bockou Oui Oui 1887507674343076

Ce mémoire présente l'étude d'un passage inférieur en béton précontraint situé sur la pénétrante reliant Djen Djen à El Eulma. Une étude détaillée du comportement des éléments du pont sous différentes sollicitations a été réalisée. Une modélisation numérique à l'aide d'un logiciel a permis d'analyser le pont et de déterminer les ferraillages adéquats.

Transféré par

bockou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues274 pages

Bockou Oui Oui 1887507674343076

Ce mémoire présente l'étude d'un passage inférieur en béton précontraint situé sur la pénétrante reliant Djen Djen à El Eulma. Une étude détaillée du comportement des éléments du pont sous différentes sollicitations a été réalisée. Une modélisation numérique à l'aide d'un logiciel a permis d'analyser le pont et de déterminer les ferraillages adéquats.

Transféré par

bockou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمــهـوريــــة الجـزائــــــريـة الديمـقـراطــــيــة الشــــعـبيــة‬

République Algérienne Démocratique Et Populaire


Ministère De L’enseignement Supérieur Et de La Recherche Scientifique

Université Mohamed Seddik Ben Yahia - Jijel


Faculté des sciences et de la technologie
Département de génie civil et hydraulique

Pour l’obtention du diplôme de Master en travaux publics


Option : voies et ouvrages d’art
Présenté par :
M. REFADA Adel
M. ABID Mohammed

Étude d’un ouvrage d’art de la


pénétrante DJEN DJEN-ELEULMA
« Cas du passage inferieur
PK (00+400) »
Soutenu publiquement en Octobre 2020 devant le jury composée de :

M. DERBANE Said enseignant dpt Génie civil et Hyd Président


Mme. MENDACI Farida enseignant dpt Génie civil et Hyd encadreur
M. LAOUCHE Mohamed enseignant dpt Génie civil et Hyd examinateur
Remerciement

Tout d‘abord et avant tout, nous Remercions le DIEU, notre

créateur de nos avoir donné les forces, la volonté, la patience et

le courage afin d’accomplir ce travail modeste.

Nos vifs remerciements vont aussi à notre encadreur : Mme.

MENDACI Farida qui a fait tout son possible pour nous aider.

Nous remercions aussi les membres de jury qui nous ont fait

l’honneur de juger notre travail, ainsi que tous les enseignants

de génie civil qui ont contribué à notre formation durant toutes

les années d’étude.

Nous remercions aussi tous nos amis pour leur aide, leur

patience, leur compréhension et leur encouragement.

Nos remerciements vont également à tous ceux et celles qui de

près ou de loin nous ont apporté aide et encouragement.

i
‫اهداء‪Dédicace/‬‬

‫ِالرِح ِ‬
‫يمِ(‬ ‫ِالر ْحم ِن َّ‬ ‫)بِس ِم ِ‬
‫ِاهلل َّ‬ ‫ْ‬
‫(والِتَ ُقولَ َّنِلِ َشي ٍءِإِنِّ ِ‬
‫يِفاعلٌِذلِ َ‬
‫ِعسىِأَ ْنِ‬
‫ِوقُ ْل َ‬ ‫كِإِذاِنَ ِس َ‬
‫يت َ‬ ‫ِربَّ َ‬ ‫كِغَ ًدا۝ِإِالَِّأَ ْنِيَشاءَِاللَّوُ َ‬
‫ِواذْ ُك ْر َ‬ ‫ْ‬ ‫َ‬
‫ِىذاِر َش ًدا)‬
‫َ‬ ‫ب ِِم ْن‬ ‫ي ْه ِدي ِن ِ‬
‫ِربِّيِِلَق َْر َ‬
‫َ َ َ‬
‫]سورةِالكهف‪ِ:‬اآلياتِ‪[42ِ-42‬‬

‫الحمدِهللِالذيِتتمِبنعمتوِالصالحاتِوماِتوفيقيِاالِباهللِعليوِتوكلتِ‬

‫الىِمنِكللوِاهللِبالهيبةِوالوقار‪...‬الىِمنِعلمنيِالعطاءِبدونِانتظارِ‪..‬الىِمنِاحملِاسموِبكلِ‬
‫افتخارِارجوِمنِاهللِانِيمدِفيِعمركِلترىِثماراِقدِحانِقثفهاِبعدِطولِانتظارِوستبقىِكلماتكِ‬
‫نجومِاىتديِبهاِاليومِوفيِالغدِوالىِاالبدِ‪ِِ...‬ابيِالعزيز‪.‬‬

‫الىِمنِشقيتِلنسعد‪....‬الىِمالكيِفيِالحياةِالىِمعنىِالحبِوالحنانِالىِِبسمةِالحياةِوسرِ‬
‫الوجودِالىِمنِكانِدعائهاِسرِنجاحي‪...‬اميِالغالية‪.‬‬

‫ِالىِأخوتيِورفقاءِدربيِفيِىذهِالحياةِ‪ِ٬‬إلىِمنِأرىِالتفاؤلِبعينيهمِوالسعادةِفيِ‬
‫ضحكتهم‪....‬فيِنهايةِمشواريِىذاِأريدِأنِاشكركمِعلىِحسنِجواركم‪...‬الىِمنِتطلعواِ‬
‫لنجاحيِبنظراتِاِلملِ‪ ِ٬‬الىِاصدقائيِاوالدِأعماميِوِفقكمِاهللِلكلِماِيحبِويرضى‪.‬‬

‫الىِعائلتيِالكبيرةِشكراِلكمِجميعاِ‬

‫بالوفاءِوالعطاءِالىِينابيعِالصدقِالصافيِالىِمنِسعدت‪...‬الىِمنِ‬
‫ِ‬ ‫الىِمنِتحلوِباإلخاءِوتميزواِ‬
‫كانواِمعيِعلىِطريقِالنجاحِوالخيرِ‪..‬الىِمنِعرفتِكيفِأجدىمِوعلمونيِأنِمعوِالِ‬
‫أضيعهم‪...‬أصدقائي‪.‬‬

‫الىِكلِمنِعلمنيِولوِحرفاِواحداِ‪ِ٬‬الىِكلِأساتذتيِ‪..‬شكرا‪.‬‬

‫بسببكمِأناِىناِوِأناِىذاِوِأناِماِأناِعليوِاآلنِ‪ِ٬‬أىديِاليكمِىذاِالعملِالمتواضعِوعسىِأنِأردِ‬
‫جميلكمِولوِبقليل‪.‬‬

‫رفادةِعادلِِِ‬

‫‪ii‬‬
Dédicace/‫اهداء‬

Je dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents,

A mes chers frères et mes sœurs,

A mon grand père et ma grande mère,

A toute ma famille,

A tous mes amies

Bien sur mon binôme ADEL

ABID Mohammed

iii
Résumé
Ce mémoire s’intéresse de l’étude d’un pont routier à poutres en béton précontraint.
L’ouvrage étudié est un passage inférieur situé au PK 00+400 de la pénétrante reliant le port
de Djen-djen avec l’autoroute Est-Ouest au niveau de El ’Eulma, de 72 m de longueur.
Une étude détaillée a été effectuée sur le comportement des différents éléments composants
de ce pont suivant les multiples sollicitations : actions permanentes, actions dues aux
surcharges de circulation et d'équipement, et les actions accidentelles.
Un traitement numérique de modélisation et d'analyse a été réalisé grâce au logiciel Autodesk
ROBOT structural analysis Professional, ensuite les résultats obtenus ont été traduits par des
graphiques représentants les ferraillages adéquats des différents éléments composants de la
structure.
Mots clés : pont, béton précontrainte, modélisation.

Abstract
This thesis focuses on the study of a bridge with prestressed concrete beams. The studied
structure is an overpass located at KP 00 + 400 from the penetrant connecting the port of
Djen-djen with the East-West highway at Eulma, its length is 72 m.
A detailed study has been carried out on the behavior of the various components of this bridge
according to the multiple requests: permanent actions, actions due to traffic and equipment
overloads, and accidental actions.
Numerical modeling and analysis processing was performed using the Autodesk ROBOT
structural analysis Professional software, then the results obtained were translated by graphics
representing the appropriate reinforcement of the various components of the structure.
Key words: bridge, prestressed concrete, modeling.
‫ملخص‬
ٙ‫كم انًذرٔس ْٕ عثارج عٍ يًز سفه‬ٛٓ‫ ان‬،‫ح يسثقح اإلجٓاد‬َٛ‫حرٕ٘ عهٗ عٕارض خزسا‬ٚ ‫ذٓرى ْذِ انًذكزج تذراسح جسز‬
‫ثهغ‬ٚ ‫غزب عهٗ يسرٕٖ انعهًح‬-‫ع شزق‬ٚ‫ك انسز‬ٚ‫ُاء جٍ جٍ ٔانطز‬ٛ‫ٍ ي‬ٛ‫ك انزاتط ت‬ٚ‫) يٍ انطز‬000+00 ‫ (ٌ ك‬ٙ‫قع ف‬ٚ
.‫و‬27 ٙ‫طٕنّ اإلجًان‬
‫ ٔانحًٕالخ‬،‫ انحًٕالخ انذائًح‬:‫ح حٕل انًكَٕاخ انًخرهفح نٓذا انجسز ٔفقا نإلجٓاداخ انًرعذدج‬ٛ‫ه‬ٛ‫ذى اجزاء دراسح ذفص‬
.‫ انخ‬... ‫ح‬ٛ‫ ٔانحًٕالخ انعزض‬،‫انُاذجح عٍ حزكح انًزٔر ٔانًعذاخ‬
.‫ انًحرزف‬ٙ‫كه‬ٛٓ‫م ان‬ٛ‫ نهرحه‬AUTODESK ROBOT‫م تاسرخذاو تزَايج‬ٛ‫ذ انًُذجح ٔ يعانجح انرحه‬ٛ‫ذى ذُف‬
.‫كم‬ٛٓ‫ح انًُاسة نهًكَٕاخ انًخرهفح نه‬ٛ‫ ذًثم انرسه‬ٙ‫ح انر‬َٛ‫ا‬ٛ‫ك انزسٕو انث‬ٚ‫ٓا عٍ طز‬ٛ‫ ذى انحصٕل عه‬ٙ‫ذى ذزجًد انُرائج انر‬
.‫ ًَذجح‬،‫ انخزساَح يسثقح االجٓاد‬،‫ جسز‬:‫الكلمات المفتاحية‬

iv
Liste des abréviations

lim : limite. Mser : Moment de calcul pour l´état limite de


max : maximal. service.
min : minimal. N : Effort normal.
p : précontrainte.
P : Action de la précontrainte.
r : retrait du béton ; rupture ; réduit.
Q : Action ou charge variable.
s : acier pour les armatures passives ;
R : Réaction d´appui; force résultante.
scellement ou adhérence.
T : variations uniformes de température.
ser : service.
V : Effort tranchant.
t : transversal ; traction.
b et b´ : largeur des membrures
u : ultime. respectivement inférieure ou supérieure d´une
poutre, s´il y a lieu de les distinguer.
As : Aire d´une section d´armatures passives. c : distance d´une barre, ou d´un conduit de
Ap : Aire d´une section d´armatures de câble au parement (enrobage).
précontrainte.
fe : limite élastique d´un acier pour armature
At : Somme des aires des sections droites d´un passive.
cours d´armatures transversales passives.
fpe : limite élastique d´un acier pour armature
B : Aire d´une section de béton. de précontrainte.
E : Module d´élasticité longitudinal. fpr : limite de rupture d´un acier. fcj
: résistance caractéristique à la
Es : Module d´élasticité d´un acier d´armature compression du béton âgé de j jours.
passive. h : hauteur totale d´une section.
Ei : Module de déformation instantané (Eij à j : nombre de jours.
l´âge de j jours).
Ev : Module de déformation à long terme (Evj k : coefficient en général.
pour une sollicitation appliquée à l´âge de j
l : longueur ou portée.
jours).
F : Force ou action en général. n : coefficient d´équivalence acier-béton;
I : Moment d´inertie en général. nombre entier.
M : Moment en général ; moment fléchissant. st : espacement des armatures passives
Mu : Moment de calcul pour l´état limite transversales.
ultime. t : temps.
u : périmètre; dimension.

v
x : coordonnée en général; abscisse en  : Variation ou différence.
particulier.
y : ordonnée par rapport à l´axe central   : Variation de contrainte
principal d´inertie.
(gamma) : coefficient partiel de sécurité : différence de température).
défini dans les directives communes au calcul
des constructions (indicé).  : sommation.
 (delta) : variation d´une grandeur (écrite en
lettre grecque). Ø : diamètre nominal d´une armature.
bc : raccourcissement relatif du béton : final (au temps conventionnel égal à
comprimé. l´infini).
r : retrait du béton. Kα : coefficient de répartition [Link]
εα : coefficient de répartition [Link].
 (thêta) : température. F : force due au renforcement
Hn : force latérale a la tranche
 (mu) : coefficient sans dimension.
r : rayon
 (xi) : coefficient sans dimension.
θ : angle du plan de rupture
1000 : valeur garantie de la perte par relaxation
à 1000 h. K : coefficient de participation du renforcement
 (sigma) : contrainte normale. Vn : force normale a la tranche
b : contrainte du béton. δ : Déplacement unitaire.
bc : contrainte de compression du béton. ν : Coefficient de Poisson.
bt : contrainte de traction du béton. φ : Angle de frottement interne du sol.

s : contrainte de l´acier passif. EA : Rigidité normale.

p : contrainte de l´acier de précontrainte. EI : Rigidité de flexion.

 (tau) : contrainte tangente. LNHC : Laboratoire National de l’Habitat et


de la Construction.
s : contrainte d´adhérence.
MEF : Méthode des Eléments Finis.
 (phi) : coefficient de frottement par unité de SETRA : Société d’étude de la terre armée.
longueur ; angle. AL : Analyse limite.
ρ : masse volumique. EL : Equilibre limite.
ρd : rigidité flexionnelle de la dalle par unité BA/PEL : béton armé/précontraint aux états
de largeur. limite.
ρp : rigidité flexionnelle des poutres par unité HA : haute adhérence.
de largeur
𝛈 : le Coefficient de fissuration. PK : point kilométrique.

vi
Liste des figures
Figure 1.1 : position de l'ouvrage ................................................................................................2
Figure 1.2 : trace en plan.............................................................................................................3
Figure 1.3 : profil en long ...........................................................................................................4
Figure 1.4 : coupe transversale ...................................................................................................4
Figure 1.5 : Les différentes couches de sols ...............................................................................7
Figure 1.6 : carte de zonage sismique territoire national ............................................................8
Figure 2.1 : diagramme contrainte déformation .......................................................................01
Figure 2.2 : diagramme déformation-contrainte de l’acier de BA ............................................00
Figure 2.3 : diagramme contrainte déformation des aciers actif ...............................................12
Figure 3.1 :coupe tranversale d’une poutre...............................................................................14
Figure 3.2 : poutre seule (intermédiaire et de rive) ...................................................................16
Figure 3.3 : poutre intermédiaire avec hourdis .........................................................................17
Figure 3.4 : poutre de rive gauche avec hourdis .......................................................................08
Figure 3.5 : poutre de rive droite avec hourdis .........................................................................09
Figure 4.1 : coupe transversale droite de la dalle......................................................................20
Figure 4.2 : coupe transversale de hourdis de poutre intermédiaire .........................................20
Figure 4.3 : coupe transversale gauche de la dalle ...................................................................20
Figure 4.4 : coupe transversale droite de la dalle .....................................................................22
Figure 4.5 : l’entrotoise d’about ...............................................................................................22
Figure 4.6 : detail d’entrotoise .................................................................................................22
Figure 4.7 : détail de corniche, longrines et barrières ...............................................................22
Figure 4.8 : détails de Système BC ...........................................................................................26
Figure 4.9 : détails de Système Bt .............................................................................................27
Figure 4.10 : détails de Système Mc120 .....................................................................................28
Figure 4.11 : détails de Système D240 .......................................................................................29
Figure 7.1 : Choix du mode ......................................................................................................32
Figure 7.2 : la section ................................................................................................................34
Figure 7.3 : modélisation des poutres .......................................................................................34
Figure 7.4 : caractéristique de panneau.....................................................................................33
Figure 7.5 : modélisation des poutres + dalle ...........................................................................33
Figure 7.6 : les charges permanentes ........................................................................................36
Figure 7.7 : Système de charge A(L) ........................................................................................36
Figure 7.8 : système de charge Bc ............................................................................................37
Figure 7.9 : système de charge Bt .............................................................................................38
Figure 7.10 : système militaire Mc120 .....................................................................................38
Figure 7.11 : convoi D240 ........................................................................................................39

vii
Figure 7.12 : moment max a l’ELU ..........................................................................................39
Figure 7.13 : moment max a l’ELS ...........................................................................................61
Figure 8.1 : disposition des torons ............................................................................................63
Figure 8.2 : diagramme des contraintes normales ....................................................................97
Figure 8.3 : courbe d’interaction effort normale-moment fléchissant ......................................98
Figure 8.4 : Diagramme de la contrainte à L’ELU ...................................................................99
Figure 8.5 : Diagramme des déformations et des contraintes à L’E.L.U dans le cas
d’une section partiellement comprimée ..................................................................................011
Figure 8.6 : Rupture du coin inférieur ....................................................................................001
Figure 8.7 : schéma de ferraillage de la poutre .......................................................................002
Figure 9.1 : Cartographie du moment transversale .................................................................104
Figure 9.2 : cartographie du moment longitudinale ................................................................104
Figure 9.3 : schéma de ferraillage de la dalle .........................................................................109
Figure 9.4 : diagramme de moment fléchissant ......................................................................120
Figure 9.5 : diagramme de l'effort tranchant ...........................................................................122
Figure 9.6 : diagramme de moment fléchissant ......................................................................122
Figure 9.7 : diagramme de l'effort tranchant ...........................................................................122
Figure 9.8 : schéma de ferraillage ...........................................................................................126
Figure 10.1 : Diagramme moments sous la précontrainte ......................................................128
Figure 10.2 : Diagramme des moments sous la précontrainte ................................................129
Figure 11.1 : Appareil d'appui en élastomère fretté type B ....................................................122
Figure 11.2 : Appareil d’appuis ..............................................................................................122
Figure 11.3 : Dimension de l’appareil d’appui .......................................................................128
Figure 11.4 : Dimensionnement de l’appareil d’appuis ..........................................................129
Figure 11.5 : Schéma de ferraillage ........................................................................................141
Figure 11.6 : joint de chaussée (type GPE).............................................................................140
Figure 11.7 : Gargouille ..........................................................................................................142
Figure 11.8 : disposition des gargouilles ................................................................................142
Figure 12.1 : coupe transversale B-B ......................................................................................143
Figure 12.2 : coupe longitudinale A-A ...................................................................................146
Figure 12.3 : Charge applique à la semelle .............................................................................132
Figure 12.4 : phénomène d’interférence .................................................................................132
Figure 12.5 : Coupe transversale du chevêtre .........................................................................136
Figure 12.6 : schéma de ferraillage de chevêtre .....................................................................138
Figure 12.7 : Effet de flambement. ........................................................................................162
Figure 12.8 : schéma de ferraillage de fut...............................................................................164
Figure 12.9 : schéma de ferraillage de semelle sous pile ........................................................172

viii
Figure 12.10 : ferraillage du pieu............................................................................................178
Figure 13.1 : dimensionnement de la culée ............................................................................080
Figure 13.2 : dimensionnement de la semelle .........................................................................082
Figure 13.3 : Efforts agissant sur le mur frontal .....................................................................087
Figure 13.4 : Ferraillage de mur de garde grève .....................................................................092
Figure 13.5 : Ferraillage de la dalle de transition ...................................................................097
Figure 13.6 : feriallage de corbeau .........................................................................................099
Figure 13.7 : Ferraillage de mur en retour ..............................................................................216
Figure 13.8 : ferraillage de mur frontal ...................................................................................204
Figure 13.9 : schéma de ferraillage de la semelle ...................................................................223
Figure 13.10 : ferraillages des pieux .......................................................................................225

ix
Liste des tableaux
tableau 1.1 : les coordonnées en UTM........................................................................................2
tableau 1.2 : S-OA02-01-3 ..........................................................................................................2
tableau 1.3 : S-OA02-01-1 ..........................................................................................................6
tableau 1.4 : S-OA02-01-2 ..........................................................................................................6
tableau 1.5 : Géométries des pieux .............................................................................................5
tableau 3.1 : Caractéristiques géométrique de la poutre seule (intermédiaire et de
rive). ..........................................................................................................................................14
tableau 3.2 : Caractéristiques géométrique de la poutre intermédiaire avec hourdis ................18
tableau 3.3 : Caractéristiques géométrique de la poutre de rive gauche avec hourdis .............19
tableau 3.4 : Caractéristiques géométrique de la poutre de rive droite avec hourdis. ...............20
tableau 4.1 : poids revenant dans chaque poutre.......................................................................24
tableau 4.2 : Evaluation des surcharges du système A(L) ........................................................25
tableau 4.3 : valeurs de coefficient bc .......................................................................................26
tableau 4.4 : Charges de système Bc par essieu ........................................................................27
tableau 4.5 : charges de système Bt par essieu ..........................................................................28
tableau 4.6 : Effort de freinage .................................................................................................29
tableau 5.1 : éléments de réductions dus aux poids propre de chaque poutre ..........................32
tableau 5.2 : Moment fléchissant due à A(L), (X=0,5L) ..........................................................33
tableau 5.3 : Moment fléchissant due à A(L), (X = 0,25L) ......................................................35
tableau 5.4 : résultant des forces sur la poutre ..........................................................................36
tableau 5.5 : Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges (X=0,5L) .......................37
tableau 5.6 : Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges (X=0,25L) .....................38
tableau 5.7 : Tableau récapitulatif des efforts T dus aux surcharges. (X = 0,00L) ...................41
tableau 5.8 : Tableau récapitulatif des efforts T dus aux surcharges. (X = 0,25L) ...................42
tableau 6.1 : valeurs de k0 pour ϴ=0.7 .....................................................................................47
tableau 6.2 : valeurs de k0 pour ϴ=0.75 ...................................................................................47
tableau 6.3 : valeurs de k0 pour ϴ=0.736 .................................................................................47
tableau 6.4 : valeurs de k1 pour ϴ=0.70 ...................................................................................48
tableau 6.5 : valeurs de k1 pour ϴ=0.75 ...................................................................................48
tableau 6.6 : valeurs de kα pour ϴ=0.736 .................................................................................48
tableau 6.7 : valeurs de kα pour la poutre 07 ............................................................................49
tableau 6.8 : valeurs de kα pour la poutre 06 ............................................................................49

ix
tableau 6.9 : valeurs de kα pour la poutre 05 ............................................................................50
tableau 6.10 : valeurs de kα pour la poutre 04 ..........................................................................50
tableau 6.11 : valeurs des moments dans les différentes poutres à x = 0.5L ............................51
tableau 6.12 : valeurs des moments sous les charges permanentes ..........................................51
tableau 6.13 : moments dans chaque poutre à l’ELU ...............................................................52
tableau 6.14 : moments dans chaque poutre à l’ELS ................................................................52
tableau 7.1 : Charges permanentes............................................................................................56
tableau 7.2 : Les combinaisons d’action ...................................................................................59
tableau 7.3 : les valeurs extrêmes du moment ..........................................................................60
tableau 7.4 : comparaison entre les moments ...........................................................................60
tableau 8.1 : les caractéristiques de la section a mi travée ........................................................62
tableau 8.2 : les centres de gravité de différentes armatures actives ........................................66
tableau 8.3 : Les caractéristiques géométriques de la section homogène sans hourdis ............66
tableau 8.4 : Les caractéristiques géométriques de la section intermédiaire homogène
avec hourdis ..............................................................................................................................67
tableau 8.5 : Les pertes instantanées à X=0,5L.........................................................................71
tableau 8.6 : Les pertes différées à X=0,5L ..............................................................................76
tableau 8.7 : Les pertes totales à X=0,5L ..................................................................................76
tableau 8.8 : Les pertes instantanées totales à X=0,00L ...........................................................77
tableau 8.9 : Les pertes différées à X=0,00L ............................................................................82
tableau 8.10 : Les pertes totales à X=0,00L ..............................................................................82
tableau 8.11 : Les pertes instantanée à X=0,25L ......................................................................83
tableau 8.12 : Les pertes différées à X=0,25L ..........................................................................88
tableau 8.13 : Les pertes totales à X=0,25L ..............................................................................88
tableau 8.14 : Les pertes totales dans les différentes sections ..................................................89
tableau 12.1 : moment longitudinal pour une seule travée chargée ........................................150
tableau 12.2 : moment longitudinal pour deux travées chargées ............................................151
tableau 12.3 : efforts sur chevêtre ...........................................................................................154
tableau 12.4 : Réaction dues aux surcharges ..........................................................................159
tableau 12.5 : combinaison 01 et 02(Conditions normales) ....................................................162
tableau 12.6 : combinaison 03 et 04(Conditions sismiques)...................................................162
tableau 13.1 : coeficient de poussée ........................................................................................184
tableau 13.2 : calcul des sollicitations.....................................................................................186
tableau 13.3 : poussée des terres et surcharges .......................................................................187

x
tableau 13.4 : charge et surcharge ...........................................................................................188
tableau 13.5 : culée vide..........................................................................................................189
tableau 13.6 : culée vide +tablier ............................................................................................189
tableau 13.7 : culée vide + tablier + remblais .........................................................................189
tableau 13.8 : culée vide + tablier + remblais + surcharge .....................................................189
tableau 13.9 : les efforts sur le mur .........................................................................................201
tableau 13.10 : évaluation des efforts .....................................................................................203
tableau 13.11 : sollicitations sur le mur ..................................................................................208
tableau 13.12 : Les sollicitations dues aux terres et la surcharge ...........................................208
tableau 13.13 : Les sollicitations dues au tablier ....................................................................209
tableau 13.14 : Les charges permanentes................................................................................211
tableau 13.15 : Les surcharges ................................................................................................211
tableau 13.16 : R+F+T ............................................................................................................211
tableau 13.17 : condition normal ............................................................................................211
tableau 13.18 : condition sismique..........................................................................................212
tableau 13.19 : sollicitations sur la semelle ............................................................................215
tableau 13.20 : Poussée dues aux terres et surcharges ............................................................216
tableau 13.21 : Les sollicitations dues au tablier ....................................................................216
tableau 13.22 : Les charges permanentes................................................................................218
tableau 13.23 : les surcharges .................................................................................................218
tableau 13.24 : R+F+T ............................................................................................................218
tableau 13.25 : condition normal ............................................................................................219
tableau 13.26 : condition sismique..........................................................................................219
tableau 13.27 : combinaisons ..................................................................................................219

xi
Tables des matières
Remerciement .........................................................................................................................i
Dédicace ................................................................................................................................ ii
Résumé .................................................................................................................................. iv
Liste des abréviations ............................................................................................................. v
Liste des figures ...................................................................................................................vii
Liste des tableaux .................................................................................................................. ix
Tables des matiéres .............................................................................................................. xii
Introduction générale .......................................................................................................... 1
CHAPITRE 01 : INTRODUCTION ET CONCEPTION GENERALE
1.1 Introduction ..................................................................................................................... 2
1.2 But de l’étude .................................................................................................................. 2
1.3 Présentation de l’ouvrage ................................................................................................ 2
1.3.1 Position de l’ouvrage ............................................................................................. 2
1.3.2 Description de l’ouvrage........................................................................................ 2
[Link] La superstructure .............................................................................................2
[Link] L’infrastructure ...............................................................................................3
1.4 Données fonctionnelles et naturelles .............................................................................. 3
1.4.1 Données fonctionnelles.......................................................................................... 3
1.4.2 Données naturelles ................................................................................................. 4
1.5 Choix du type de pont ..................................................................................................... 8
CHAPITRE 02 : CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX
2.1 Introduction ..................................................................................................................... 9
2.2 Caractéristique des matériaux ......................................................................................... 9
2.2.1 Le béton ................................................................................................................. 9
[Link] Résistance à la compression............................................................................9
[Link] Résistance caractéristique à la traction ...........................................................9
[Link] Contrainte admissible de compression du béton .............................................9
[Link] Module de déformation différée du béton ....................................................10
[Link] Module de déformation transversale .............................................................10
2.2.2 L’acier .................................................................................................................. 10
CHAPITRE 03 : PRE-DIMENSIONNEMENT DU TABLIER
3.1 Introduction ................................................................................................................... 14
3.2 Pré-dimensionnement des éléments du tablier .............................................................. 14
3.2.1 Types des poutres ................................................................................................ 14
3.2.2 Hauteur du tablier ................................................................................................ 15

xii
3.2.3 Pré-dimensionnement de l`hourdis ...................................................................... 15
3.2.4 Hauteur des poutres ............................................................................................. 15
3.2.5 Nombre de poutres (N) ........................................................................................ 15
3.3 Les caractéristiques de l’ouvrage .................................................................................. 15
3.4 Caractéristiques géométriques des poutres ................................................................... 16
3.5 Caractéristiques géométriques des sections brutes ....................................................... 16
3.5.1 Poutre seule (intermédiaire et de rive) ................................................................. 16
3.5.2 Poutre intermédiaire avec hourdis ....................................................................... 17
3.5.3 Poutre de rive gauche avec hourdis ..................................................................... 18
3.5.4 Poutre de rive droite avec hourdis ....................................................................... 19
CHAPITRE 04 : EVALUATION DES CHARGES ET SURCHARGES
4.1 Introduction ................................................................................................................... 21
4.2 Calcul des charges permanentes ................................................................................... 21
4.2.1 La charge permanente (Cp) ................................................................................. 21
[Link] Le poids propre de la dalle .............................................................................21
[Link] Le poids proprede lapoutre .............................................................................22
[Link] Le poids propre de l’entretoise .......................................................................22
[Link] Le poids de prédalle ........................................................................................23
4.2.2 La charge complémentaire permanente (CCP) .................................................... 23
[Link] Le poids de revêtement + La chape d’étanchéité ...........................................23
[Link] Le poids de corniche, longrines et barrières :..................................................23
4.2.3 La charge totale : ................................................................................................. 24
4.3 Etude des surcharges ..................................................................................................... 24
4.3.1 Détermination des caractéristiques du pont ......................................................... 25
4.3.2 Evaluation des surcharges.................................................................................... 25
4.4 Les effets horizontaux :................................................................................................. 29
CHAPITRE 05 : REPARTITION LONGITUDINALE DES EFFORTS
5.1 introduction .................................................................................................................. 31
5.2 Sollicitations dues aux charges permanentes ................................................................ 31
5.2.1 Les éléments de réduction dus au poids propre ................................................... 31
5.3 Sollicitations dues aux charges roulantes ..................................................................... 32
5.3.1 Calcul des moments fléchissant longitudinaux dus aux surcharges .................... 32
[Link] Moment fléchissant à x=0,5L .......................................................................32
[Link] Moment fléchissant dus aux surcharges x =0,25L ........................................35
[Link] Tableaux récapitulatifs des moments fléchissant X = 0,5L ..........................37
[Link] Tableaux récapitulatifs des moments fléchissant X = 0,25L ........................38

xiii
5.3.2 Calcul des efforts tranchants longitudinaux dus aux surcharges ........................ 38
[Link] Efforts tranchants dus aux surcharges pour ................................38
[Link] Efforts tranchants dus aux surcharges : x = 0,25L ........................................39
[Link] Tableauxrécapitulatifs des efforts tranchantsx = 0,00L ................................41
[Link] Tableaux récapitulatifs des efforts tranchants x = 0,25L .............................42
CHAPITRE 06: REPARTITION TRANSVERSALE DES EFFORTS
6.1 Introduction et choix de la méthode : ........................................................................... 43
6.2 Calcule de : ............................................................................................................... 43
6.3 Calcule de moment d’inertie équivalent d’une poutre :........................................... 43
6.4 Méthode de Guyon Massonnet : ................................................................................... 44
6.4.1 Parameters de calcul: ........................................................................................... 44
6.5 Calcul des moments fléchissant : .................................................................................. 46
6.5.1 Coefficient de répartition transversale K : ........................................................... 46
6.5.2 Calcul de Kmoy : ................................................................................................... 46
6.6 Calcul dumoment fléchissant : ...................................................................................... 47
6.7 Moments combiné dans chaque poutre :....................................................................... 52
CHAPITRE 07 : MODELISATION DU TABLIER
7.1 Introduction ................................................................................................................... 53
7.2 Présentation logiciel ...................................................................................................... 53
7.3 Modélisation ................................................................................................................. 53
7.4 Modélisation de la section ............................................................................................ 54
7.4.1 Poutre intermédiaire et de rive ............................................................................ 54
7.4.2 Modélisation des poutres .................................................................................... 54
7.4.3 Modélisation de la dalle ...................................................................................... 55
7.5 Définition de différents cas de charge .......................................................................... 56
7.5.1 Charges permanentes .......................................................................................... 56
7.5.2 Système de charge A(L) 02 voies chargées ........................................................ 57
7.5.3 Système Bc 03 voies chargées ............................................................................ 58
7.5.4 Système Bt 02 tandems ....................................................................................... 58
7.5.5 Système militaire Mc120 .................................................................................... 58
7.5.6 Charge exceptionnelle D240............................................................................... 59
7.6 Valeur des moments fléchissant et des efforts tranchants réels .................................... 59
7.6.1 Les combinaisons d’action ................................................................................. 59
7.6.2 Les valeurs extrêmes du moment ....................................................................... 60
CHAPITRE 08 : ETUDE DU PRE CONTRAINT
8.1 Introduction ................................................................................................................... 61

xiv
8.1.1 Principe de la Précontrainte ................................................................................. 61
8.1.2 Modes de précontrainte........................................................................................ 61
8.1.3 Choix du procédé ................................................................................................. 61
8.2 Dimensionnement de la précontrainte .......................................................................... 62
8.2.1 Caractéristiques géométriques de la poutre ......................................................... 62
L’effort de précontraint minimum ....................................................................... 62
8.2.3 Calcul du nombre des câbles ............................................................................... 63
8.2.4 Vérification des contraintes à la mise en tension ............................................... 64
8.2.5 Emplacement des torons ...................................................................................... 65
8.2.6 Caractéristiques de section .................................................................................. 66
8.3 Pertes de la précontrainte .............................................................................................. 69
8.3.1 Calcul des pertes .................................................................................................. 69
[Link] À la section intermédiaire X=0,5L .................................................................... 69
[Link] Calcul des pertes à l’about (0,00 L) ................................................................... 76
[Link] Calcul des pertes à L/4 ....................................................................................... 82
8.4 Vérification des contraintes .......................................................................................... 89
8.4.1 Pour la section intermédiaire (X=0,5 L) .............................................................. 89
8.4.2 Pour La Section D’about (X=0,00L) ................................................................... 93
8.4.3 Pour la section (X=0,25L) ................................................................................... 94
8.5 Calcul Ferraillage Passif Longitudinal.......................................................................... 96
8.5.1 Armatures Longitudinales De Peau ..................................................................... 96
8.5.2 Armatures Dans La Zone Tendue ........................................................................ 96
8.6 Justification aux E.L.U ................................................................................................. 97
8.6.1 Principe de la méthode de justification................................................................ 97
8.6.2 Démarche à suivre ............................................................................................... 98
8.6.3 Les sollicitations à LE.L.U .................................................................................. 98
8.6.4 Équations liées à l’hypothèse des sections planes ............................................... 99
8.6.5 Equations traduisant le comportement de l’acier .............................................. 100
8.7 Vérification des contraintes tangentielles ................................................................... 104
8.7.1 Minimum d’armatures transversales.................................................................. 106
8.7.2 Justification des armatures transversales ........................................................... 107
3.7.8 Justification des bielles de compression du béton ............................................. 108
8.8 Calculs justificatifs réglementaires en section particulières ....................................... 108
3.3.8 Zone d’appuis .................................................................................................... 108
8.8.2 Justification relative a l’introduction des forces de précontraintes ................... 111
8.9 Ferraillage de la poutre ............................................................................................... 113
CHAPITRE 09 : ETUDE DE LA DALLE ET DE L’ENTRETOISE D’ABOUT

xv
9.1 Introduction ................................................................................................................. 114
9.2 Etude de l’hourdis ....................................................................................................... 114
9.2.1 Ferraillage sous la flexion transversal ............................................................... 116
9.2.2 Ferraillage sous la flexion longitudinal ............................................................. 117
9.2.3 Schéma de ferraillage de la dalle : ..................................................................... 119
9.3 Étude de l’entretoise d’about ...................................................................................... 119
9.3.1 Dimensions de l’entretoise : .............................................................................. 119
9.3.2 Ferraillage de l’entretoise .................................................................................. 123
CHAPITRE 10 : CALCULS DES DEFORMATIONS
10.1 Introduction ................................................................................................................. 127
10.2 Déformation de la poutre (calcul des flèches) ............................................................ 127
10.2.1 Flèche due au poids propre ................................................................................ 127
10.2.2 Flèche due à la surcharge ................................................................................... 127
10.2.3 Contre flèche de la précontrainte ....................................................................... 127
10.2.4 Flèche de constriction ........................................................................................ 129
10.2.5 Flèche total ........................................................................................................ 129
10.3 Calcul des rotations ..................................................................................................... 130
10.3.1 Sous le poids propre ............................................................................................. 130
10.3.2 Sous les surcharges ............................................................................................ 130
10.3.3 Sous la précontrainte ......................................................................................... 130
10.3.4 Rotation résultante ............................................................................................. 130
10.4 Calcul des déplacements d’appuis .............................................................................. 130
10.4.1 Déplacements due à la rotation .......................................................................... 130
10.4.2 Déplacements due au retrait............................................................................... 131
10.4.3 Déplacements due au fluage .............................................................................. 131
10.4.4 Déplacement du a la variation de la température............................................... 131
10.4.5 Déplacement total .............................................................................................. 131
CHAPITRE 11 : EQUIPEMENTS DU TABLIER
11.1 Introduction ................................................................................................................. 132
11.2 Les appareils d'appui en élastomère fretté .................................................................. 132
11.3 Dimensionnement ....................................................................................................... 133
11.3.1 Aire de l’appareil d’appui .................................................................................. 133
11.3.2 Hauteur nette de l’élastomère ............................................................................ 134
11.3.3 Dimensionnement en plan de l’appareil d’appui ............................................... 134
11.4 Répartition des efforts sur les appuis .......................................................................... 134
11.4.1 Action dynamique (efforts du au freinage) ........................................................ 134

xvi
11.4.2 Effort due au vent .............................................................................................. 135
11.4.3 Effort due au séisme .......................................................................................... 135
11.4.4 Effort due à la déformation (déplacements) ...................................................... 135
11.5 Vérification des appareils d'appui ............................................................................... 136
11.5.1 Calcul des contraintes de cisaillement ............................................................... 136
11.6 Les dés d’appuis .......................................................................................................... 138
11.6.1 Fonctions des dés d’appuis : .............................................................................. 138
11.6.2 Dimensionnement des dés d’appui : .................................................................. 139
11.6.3 Ferraillage de dé d’appui : ................................................................................... 139
11.6.4 Armatures de chaînages ..................................................................................... 139
11.6.5 Armatures de profondeur: .................................................................................. 140
11.6.6 Armatures de diffusion ...................................................................................... 140
11.7 Les joints de chaussée ................................................................................................. 141
11.7.1 Les différents types de joint............................................................................... 141
11.8 Evacuation des eaux.................................................................................................... 141
CHAPITRE 12 : ETUDE DE LA PILE
12.1 Introduction .................................................................................................................144
12.2 Pré dimensionnement de la pile .................................................................................144
12.2.1 Le chevêtre……………………………………………………………………..144
12.2.2 Le fut .................................................................................................................. 144
12.2.3 La semelle .......................................................................................................... 144
12.2.4 Les pieux ............................................................................................................ 144
12.3 Répartition verticale des charges et surcharges ..........................................................144
12.3.1 Charge permanente ........................................................................................... 146
12.3.2 Surcharges .......................................................................................................... 146
12.3.3 Tableaux récapitulatifs ....................................................................................... 150
12.4 Les efforts horizontaux ...............................................................................................151
12.4.1 Freinage ............................................................................................................. 151
12.4.2 Séisme ................................................................................................................ 151
12.5 Étude du chevêtre .......................................................................................................153
12.5.1 Les combinaisons des charge ............................................................................ 153
12.5.2 Calcul des sollicitations ..................................................................................... 153
12.5.3 Ferraillage du chevêtre ....................................................................................... 154
12.6 Etude du fut ................................................................................................................158
12.6.1 Calcul des sollicitations .................................................................................... 159
12.6.2 Calcul des combinaisons de charges .................................................................. 161

xvii
12.6.3 Vérification vis-à-vis le flambement du fut ....................................................... 163
12.6.4 Calcul du ferraillage ........................................................................................... 163
12.7 Etude de la semelle .....................................................................................................165
12.7.1 Calcul des charges et surcharges ........................................................................ 165
12.7.2 Vérification de la stabilité du groupe des pieux sous pile ................................. 166
12.7.3 Redimensionnement de la semelle ..................................................................... 168
[Link] Calcul des charges ...................................................................................... 168
[Link] Vérification de la stabilité du groupe des pieux sous pile .........................169
[Link] Ferraillage de la semelle .............................................................................170
12.7 Etude des pieux sous pile ...........................................................................................173
12.8.1 Coefficient d’élasticité des pieux ......................................................................... 173
[Link] Coefficient d’élasticité longitudinal ..........................................................173
[Link] Coefficients d’élasticité croisés ..................................................................173
[Link] Calcul des efforts et déformations le long du fut d’un pieu .......................176
[Link] Ferraillage des pieux ...................................................................................177
CHAPITRE 13 : ETUDE DE LA CULEE
13.1 Introduction .................................................................................................................179
13.2 Choix de la morphologie ..............................................................................................179
13.3 Dimensionnement des éléments de la culée................................................................182
13.3.1 Le sommier d’appui ............................................................................................ 182
13.3.2 Le mur garde grève .............................................................................................. 182
13.3.3 Le corbeau ........................................................................................................... 182
13.3.4 Le mur frontal ...................................................................................................... 182
13.3.5 Le mur en retour .................................................................................................. 183
13.3.6 La dalle de transition ........................................................................................... 183
13.3.7 La semelle ............................................................................................................ 183
13.4 Vérification de la stabilité de la culée .......................................................................183
13.4.1 Détermination des centre de gravité des éléments de la culée ............................ 185
13.4.2 Calcul des sollicitations ....................................................................................... 186
13.4.3 Vérification de la stabilité.................................................................................... 188
13.5 Etude ferraillage des éléments de la culée ...................................................................190
13.5.1 Mur garde grève................................................................................................... 190
[Link] Evaluation des efforts ................................................................................... 190
[Link] Combinaison des moments........................................................................... 192
[Link] Calcul des armatures .................................................................................... 192
13.5.2 Dalle de transition ............................................................................................... 193

xviii
[Link] Les sollicitations........................................................................................... 193
[Link] Ferraillage de la dalle de transition .............................................................. 195
13.5.3 Le corbeau ........................................................................................................... 197
13.5.4 Mur en retour ....................................................................................................... 199
[Link] Étude des sollicitations ................................................................................. 200
[Link] Les combinaisons ......................................................................................... 201
[Link] Ferraillage de l’autre face du mur (constrictive) .......................................... 201
[Link] Partie non encastré au mur frontal................................................................ 202
[Link] Ferraillage de l’autre face du mur (constructive) ......................................... 203
13.5.5 Mur frontal........................................................................................................... 206
[Link] Évaluation des efforts sur le mur frontal ...................................................... 206
[Link] Calcul du ferraillage ..................................................................................... 212
13.6 Etude de ferraillage de la semelle sous culée..............................................................214
13.6.1 Les sollicitations .................................................................................................. 214
13.6.2 Combinaisons d’actions....................................................................................... 219
13.6.3 Calcul du ferraillage ............................................................................................ 220
13.6.4 Schéma de ferraillage .......................................................................................... 223
13.7 Etude est ferraillage des pieux sous culée...................................................................224
Conclusion générale............................................................................................................226
Référence bibiliographie ..........................................................................................................
Annexe .......................................................................................................................................

xix
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale
Le développement économique en Algérie durant ces dernières années, influe d’une façon
directe sur le domaine de travaux publiques ainsi que les réseaux routiers, notamment la
construction des ouvrages d’arts (ponts, viaduc…).
D’une façon générale, on appelle pont tout ouvrage permettant à une voie de circulation de
franchir un obstacle naturel ou une autre voie de circulation (routière, ferroviaire, etc.).
Parfois on est obligé d’implanter les ouvrages dans des sites ayant des sols compressibles, et
on doit les traiter par plusieurs techniques, permet ces techniques ; renforcement du sol par
les inclusions rigides, les colonnes ballastées, …etc.).
Le présent travail consiste en la conception et l’étude d’un passage inférieur (PI 00+400)
constitué de deux travées isostatiques faisant partie de la pénétrante reliant le port de Djen-
djen à l’autoroute Est-Ouest au niveau d’Eulma.
L’étude est réalisée en commençant par le choix du type d’ouvrage à réaliser en fonction des
différentes données fonctionnelles et naturelles existantes. Puis, l’évaluation et la répartition
des charges, la justification des différents éléments de l’ouvrage (poutres précontraintes, dalle,
appuis…etc.) et enfin les équipements de l’ouvrage et le drainage. l’étude est faite par un
calcul manuel puis par une modélisation numérique par le logiciel en élément finis robot
RSA.
La comparaison entre les résultats obtenus par le calcul manuelle et la modélisation
numérique, montre le rapprochement des résultats.
Le dimensionnement de la précontrainte est fait à partir de la poutre la plus sollicité.
Le calcul des équipements et des appuis est fait dans le cas des situations normal et sismique.
L’effet du séisme est pris en considération à travers les coefficients d’accélération qui sont
liés à la zone sismique et à la catégorie de l’ouvrage, et cela conformément au règlement
parasismique des ouvrages d’art RPOA.

Page 1
Chapitre 1
Présentation et conception de
l’ouvrage
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

1.1 Introduction
La conception d’un pont consiste à faire une combinaison technico-économique adéquate vis-
à-vis des contraintes naturelles et fonctionnelles imposées, en respectant l’aspect architectural
pour une meilleure intégration.
Possédant une bonne connaissance des divers types d’ouvrages, de leurs pré-
dimensionnements et de leurs sujétions d’exécutions ; l’ingénieur concepteur doit élaborer
une solution à la fois économique et originale. Pour cela, le concepteur est invité à ordonner
tous les recueils dans un ordre chronologique pour élaborer une solution qui repend à toutes
les sujétions.
1.2 But de l’étude
Ce mémoire de fin d’étude consiste à faire la conception et l’étude d’un passage inferieur qui
S’inscrit dans le cadre de la réalisation de l’autoroute relient le port de DJEN-DJEN à
l’autoroute est-ouest au niveau du PK 00+400 de la pénétrante DJEN-DJEN –el EULMA.
1.3 Présentation de l’ouvrage
1.3.1 Position de l’ouvrage
L’ouvrage d’art qui constitue l’objet de notre étude est un passage inférieur (PI 0.400– port de
DJEN-DJEN) se localise au niveau du PK 00+400 de la pénétrante DJEN-DJEN –el
EULMA, qui se compose d’une chaussée indépendante de 9,5 m composée des 3 voies de
3,16 m, et la largeur transversale totale du pont est de 11,60 m.

Figure 1.1: position de l'ouvrage


1.3.2 Description de l’ouvrage
Notre ouvrage est un pont en courbe, à deux (2) travées isostatiques de( )de portée
chacun, il est composé de :
[Link] La superstructure
Dont les éléments constitutifs sont : Le platelage et la poutraison.
a) Le platelage
Formé d’un hourdis en béton armé de ( ) d’épaisseur coulé sur place avec un dévers
transversal de( ), recouvert d’un couche de roulement de 8,5 cm d’épaisseur (revêtement
de 8 cm et étanchéité de 0.5 cm), il supporte une chaussée de trois voies de circulation
de ( ) de largeur chacune.

Page 2
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

La chaussée comporte d’un corniche gauche de part et d’autre préfabriquées et surmontées par
des gardes corps.
b) La poutraison
Elle constitue le support du platelage, se compose de 7 poutres préfabriquées en béton
précontraint, de( ) d’entre axe et ( ) de hauteur et entretoise d’about en béton
armé.
[Link] L’infrastructure
Notre infrastructure est supportée par deux culées et une pile centrale.
a) La culée
C’est un massif d’appui à chaque extrémité du pont, elle assure ainsi d’une part d’appui
d’extrémité du tablier, et d’autre part la liaison pont-terre fermée.
b) La pile
Les piles du PI sont constituées par des fut circulaire plein en béton armé avec un chevêtre
recevant les appareils d'appuis du pont.
c) Les fondations
Le type de fondation est choisi en fonction du sol du site.
D’après un sondage carottés et deux sondages préssiométriques effectuées sur le site, le
système proposé est du type semelle sur pieux (catégorie S3-site meuble-)
1.4 Données fonctionnelles et naturelles
La conception d’un pont doit satisfaire un certain nombre d’exigences qui sont de deux types :
Fonctionnelles et naturelles.
1.4.1 Données fonctionnelles
a) Tracé en plan
C’est le tracé en plan de la ligne définissant l’axe de la voie portée, Pour notre cas, cette ligne
de courbure est négligeable.

Figure 1.2 : trace en plan

Page 3
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

b) Profil en long
Le profil en long est la ligne située sur l’axe de l’ouvrage, définissant en élévation le tracé en
plan. Il doit être défini en tenant compte de nombreux paramètres liés aux contraintes
fonctionnelles de l’obstacle franchi et aux contraintes naturelles.
Pour notre ouvrage, il présente une pente pour les deux travées.

Figure 1.3 : profil en long

c) Profil en travers
Le profil en travers de notre ouvrage est défini par ses caractéristiques suivantes :
 Largeur rouable : .
 Nombre de voies de circulation : trois voies de
 Devers en toit de 2,5% afin de permettre l’évacuation des eaux.
 Nombre de poutres : 7 poutres avec un entraxe .
 Un corniche cotée gauche de 0.15m et deux barrières H3 encrés dans une
longrine.
 Une longrine gauche de 0,6 m et un une longrine droit de 0,5m

Figure 1.4 : coupe transversale


1.4.2 Données naturelles
a) Données géotechniques
Pour déterminer la portance du sol de fondation, plusieurs études géotechniques ont été
réalisées : forages d’identification géologique, sondage, essais physiques et mécaniques sur
des échantillons au laboratoire…etc.

Page 4
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

 Les essais in situ


Aux fins de déterminer d’une part, la nature géologique du terrain et d’autre part, les
caractéristiques géotechniques des sols en places et les exigences du contrat, le LHC a réalisé
le programme de reconnaissance suivant :
 Un sondage carotté « SC »avec prélèvement d’échantillons intacts ou remaniés.
 Deux sondage préssiométriques « SP »avec essai chaque 1.50 m.

Sondages
ouvrage sondages X(m) Y(m)
préssiométriques

S.OA02-01-
- 62579,3339 190282,7564
3(25.00m)

S.OA02-01-1
O.A pour le PS - 62569,6559 190351,1541
(24.00m)

S.OA02-01-2
- 62575,2950 190317,0674
(24.00m)

Tableau 1.1 : les coordonnées en UTM


 Résultat essai de pénétration standard « SPT »
Le sondage carotté est accouplé par des essais SPT chaque 3.00 met sont donnée dans le
tableau suivante :

Tableau 1.2 : S-OA02-01-3


 Résultat des essais préssiométriques
Les tableaux suivants donnent les caractéristiques mécaniques mesurées dans les forages :

Page 5
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

 Au niveau de SP01 :

Tableau 1.3 : S-OA02-01-1


 Au niveau de SP02 :

Tableau 1.4 : S-OA02-01-2

Page 6
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

b) Les données géologiques


La coupe lithologique établie lors de l’exécution de sondage carotté et des sondages
préssiométriques, montre que le terrain est constitué essentiellement après une couche d’argile
sableuse limoneuse jaunâtre a brunâtre a 11.50m marqué par la présence d’une couche de
remblai superficielle de 3.00m au niveau de préssiométre N001, d’une couche de dépôt
alluvionnaire constitué de sable grossier et des galets a 17.00m de profondeur, suivie de
marne compacte noirâtre jusqu’à 25.00m.

La culée gauche la pille la culée droite


Figure 1.5 : Les différentes couches de sols
c) Géométries des pieux
D’après le rapport de sol, le laboratoire recommande des fondations profondes. Les pieux
proposés sont de type forés.
Culé Pile
Diamètre (m) 1.2 1.2
Profondeur (m) 17 17
Nombre des pieux 12 6
Tableau 1.5 : Géométries des pieux

Page 7
Chapitre 01 : Présentation et conception de l’ouvrage

d) Données topographiques
Les connaissances topographiques de site sont nécessaires afin d’implanter correctement
l’ouvrage, estimer les mouvements de terre et choisir les emplacements les plus adéquats pour
les installations de chantier, les accès aux différentes parties de l’ouvrage et les aire de
préfabrication.
A partir du levé topographique on peut dire que notre site ne présente aucune difficulté qui
peut déranger les travaux d’exécution.
e) Données sismologiques
D’après les règles parasismiques Algériennes RPA 99, révisées en 2003, la wilaya de Jijel est
appartenue à la « zone II-a » de moyenne sismicité

Figure 1.6 : carte de zonage sismique territoire national


1.5 Choix du type de pont
L'objectif est de déterminer le type de l'ouvrage le plus économique capable de satisfaire le
mieux possible aux conditions imposées, il faut connaître toutes les conditions à respecter et
les types d'ouvrage correspondant.
Pour notre cas deux variantes peuvent être envisagées :
1. Pont à poutres en béton précontraint
2. Pont mixte (béton + acier) ou métallique
Les ponts métalliques et mixtes sont à éviter vu le risque de corrosion ce qui nécessite un
entretien périodique couteux. La variante qui présente plus d’avantages et la variante en béton
précontraint vu sa légèreté, rapidité d’exécution et économique.
Le type d’ouvrage qui sera retenu donc est un pont à poutres précontraintes par ( pré-tension)
à 02 travées isostatique.

Page 8
Chapitre 2

Caractéristiques des matériaux


Chapitre 02 : Caractéristique des matériaux

2.1 Introduction
Dans ce chapitre on reporte les principales indications des matériaux structuraux utilisés pour
la réalisation de l’ouvrage, toutes les spécifications techniques ont été faites conformément
aux règlements B.A.E.L91 pour le béton armé et le B.P.E.L91 pour le béton précontraint.
2.2 Caractéristique des matériaux
2.2.1 Le béton
[Link] Résistance à la compression
Dans les cas courants le béton est défini par sa résistance à la compression en 28 jours d’âge,
D’après le B.A.E.L, la relation qui donne la variation de dans le temps pour un béton âgé
de moins de 28 jours est les suivantes :
( )

( )

Dans notre projet on a :


 f c 28  45 Mpa Pour le béton de poutres préfabriquées du tablier.
 fc 28  35 Mpa Pour le béton des dalles et entretoises coulés en œuvre du tablier.
 f c 28  27 Mpa Pour le béton de la pile, la culée, les semelles et leurs pieux.
[Link] Résistance caractéristique à la traction
Notée ft28, et conventionnellement définie par la relation :
f t 28  0,6  0,06  f c 28.
Cette formule linéaire valable pour une résistance à la compression supérieure à 20 MPA.
 f t 28  3,3Mpa Pour le béton de
 f t 28  2.7Mpa Pour le béton de
 f t 28  2.22Mpa Pour le béton de
[Link] Contrainte admissible de compression du béton
0,85  f cj
L’ELU : f bu  .
 b
 b  1,5 En situations durables ou transitoires.
 b  1,15 En situations accidentelles.
Le coefficient θ est fixé à (1) lorsque la durée probable d’application de la combinaison
d’action considérée est supérieure à 24h, à (0,9) lorsque cette durée est comprise entre 1h et
24h, à (0.85) Lorsqu’elle est inférieure à 1h.
D’où :
 f bu  25.5Mpa. En situations durables ou transitoires pour f c28 = 45 Mpa.
 f bu  33.26Mpa. En situations accidentelles pour f c28 = 45 Mpa.
 f bu  19.83Mpa. En situations durables ou transitoires pour f c28 = 35 Mpa.
 f bu  25.87Mpa. En situations accidentelles pour f c28 = 35 Mpa.
 fbu  15.3Mpa. En situations durables ou transitoires pour f c28 = 27 Mpa.
 f bu  19.96Mpa. En situations accidentelles pour f c28 = 27 Mpa.

Page 9
Chapitre 02 : Caractéristique des matériaux

Figure 2.1: diagramme contrainte déformation


L’ELS
La contrainte admissible de compression du béton est calculée avec l’expression suivant :
σ b  0,6 f c 28.
[Link] Module de déformation différée du béton
Les Règles BAEL définissent les valeurs des modules de déformation instantanée et différée,
nécessaires dans certains calculs (notamment état limite de déformation).
Le module de déformation longitudinale instantanée du béton E ij est obtenu par la formule :

Le module de déformation différé Evj est donné par la formule :

[Link] Module de déformation transversale


E
La déformation transversale du béton est donnée par la formule suivante : G  .
2(1   )
Avec : V= coefficient de poisson.
Pour les calculs de béton précontraint le coefficient de poisson  prend les valeurs suivantes :
 ν =0,2 Pour un béton non fissuré (ELS).
 ν =0 Pour un béton fissuré (ELU).
2.2.2 L’acier
[Link] Aciers de béton armé
Les aciers les plus utilisés sont des aciers à haute adhérence (HA) de classe FeE40 ou FeE50.
Ils sont caractérisés par :
 Limite d’élasticité
Elle est notée feE50. Pour tous les éléments, on emploie un acier courant à haute adhérence
de classe FeE50 dont la limite élastique égale à 500 Mpa.

Page 10
Chapitre 02 : Caractéristique des matériaux

Figure 2.2: diagramme déformation-contrainte de l’acier de BA

 Module d’élasticité longitudinale de l’acier


Es = 2.105 Mpa.
 Contrainte limite de traction
E.L.U
f
s  e .
e
Dans les calculs relatifs à l’E.L.U, on introduit un coefficient γs tel que :
  s =1 En situation accidentelle.
  s = 1,15 En situation durable ou transitoire
E.L.S
Dans cet état, la contrainte limite de traction dépend de type de fissuration :
f
 En fissuration peu nuisible :  s  e .
e
2
 En fissuration préjudiciable :  s  min( f e ;110 . f tj ).
3
1
 En fissuration très préjudiciable  s  min( f e ;90 . f tj ).
2

Avec :

  =1 Pour les aciers ronds lisses.


  = 1,6 Pour les aciers de haute adhérence.
[Link] Acier de béton précontraint
Les aciers utilisés dans les ouvrages en béton précontraint sont de deux natures différentes :
 Les aciers passifs nécessaires pour reprendre les efforts tranchants pour limiter la
fissuration, ils sont de classe FeE50.
 Les aciers actifs, qui créent et maintiennent la précontrainte sur le béton.
Pour la précontrainte par pré-tension, la précontrainte initiale à prendre en compte dans les
calculs est données par la formule suivante :
P0  min 0,85 f prg ;0,95 f peg .
 ƒprg : la limite de rupture garantie de l’acier de précontrainte.
 ƒpeg : la limite d’élasticité de l’acier de précontrainte.

Page 11
Chapitre 02 : Caractéristique des matériaux

 La limite élastique
Comme ces aciers n’ont pas de palier de plasticité, on définira la limite élastique comme étant
un allongement résiduel de 0,1%. La limite élastique conventionnelle des aciers représente 80
à 90% de la résistance garantie à la rupture.
 Module de Young
Le module d’élasticité longitudinal "EP" des aciers de précontrainte est pris égale à :
EP = 200 000 Mpa Pour les barres.
E P = 190 000 Mpa Pour les torons.
 Diagramme contraintes-déformation
Il est d’abord linéaire (phase élastique, la pente de la droite étant le module d’élasticité
Ep de l’armature), puis il s’incurve, pour aboutir à un quasi-palier plastique. Enfin, la rupture
survient pour une contrainte 1,06fpeg et un allongement relatif de 2%.
5
p   
p   100 p p  0,9  Si  p  0,9 f peg .
Ep  f 
 peg 

p  p Si  p  0,9 f peg .
Ep

Figure 2.3: diagramme contrainte déformation des aciers actif

 Pour notre projet

Les aciers actifs utilisés dans ce projet sont les torons T15 avec les caractéristiques suivantes :
 Section nominale de l’acier : Ap = 139 mm2.
 Contrainte de rupture garantie : fprg = 1860 Mpa.
 Contrainte limite élastique garantie : fpeg = 1643 Mpa.

 La précontrainte initiale  P 0  min 1560 ;1581   1560Mpa .

 Coefficient de frottement angulaire : f = 0,2 rad-1.


 Coefficient de frottement linéaire : φ = 2.10-3 m-1.

Page 12
Chapitre 02 : Caractéristique des matériaux

 Recul d’ancrage : g = 1mm.

 Relaxation à1000 heures :

 Module d’élasticité de l’acier : .

Page 13
Chapitre 3
Pré-dimensionnement du tablier
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

3.1 Introduction
Ce chapitre est consacré en premier lieu à déterminer le type et les dimensions de la poutre à
adopter pour le projet, le nombre et l’espacement des poutres ainsi que l’épaisseur de la dalle.
En deuxième lieu, on calcule les caractéristiques géométriques qui seront nécessaires pour la
détermination de la précontrainte.
3.2 Pré-dimensionnement des éléments du tablier
3.2.1 Types des poutres

Table de compression

Gousset

Ame

Gousset
Talon

Figure 3.1 : Coupe transversale d’une poutre

Les poutres les plus utilisées sont les poutres rectangulaires, les poutres en I à section
constante ou à section variable, c’est-à-dire comportant des épaississements d’âme aux abouts
Leur emploi est essentiellement conditionné par la portée comme le montre le tableau
suivant :
Portées(m) 10 12 15 20 25 30 35
rectangle
Iconstant
Ivariable

Domaine d’emploi courant


Extension du domaine d’emploi

Pour notre projet la portée des travées est de 35 m, donc on choisira les poutres de section I
constante.

Page 14
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

3.2.2 Hauteur du tablier


L’épaisseur du tablier est donnée par un lancement qui est compris entre:1/16et1/20. Pour une
longueur L=35 m et un élancement économique de 1/20.
On aura :(ht/L) ≥ (1/20) d’où ht ≥ 1,75 m.

Pour une portée de 35 m, avec un entraxe des poutres de 1,7 m.


Pour notre ouvrage On adopte Ht=2,12m et un espacement de 1,7m.
3.2.3 Pré-dimensionnement de l`hourdis
En général, l’hourdis possède 3 vocations
 Il sert de dalle de couverture
 Il supporte les surcharges et les transmet aux poutres
 Il joue le rôle d’entretoisement transversal.
Son épaisseur est en général comprise entre 20 et 30cm, il doit vérifier la condition
suivante

3.2.4 Hauteur des poutres


 Pour notre projet, Ht est pris égale à 2,12m
 l’épaisseur de la dalle est prise e=0,22m.
Donc la hauteur des poutres )
3.2.5 Nombre de poutres (N)
Le nombre de poutres est déterminé en fonction de l’espacement entraxe qui de l’ordre de
1,70m dans ce type de pont.
Pour notre ouvrage on a pris un espacement entraxe de 1,70m avec une augmentation de la
hauteur de la poutre h=1,90 m :
Le nombre des poutres est déterminé par l’équation suivante:
La
N 1

La: entraxe entre les deux poutres de l’extrémité La=10,2m.
Donc Entraxe ∶ . 70𝒎
Nombre de poutres 07
3.3 Les caractéristiques de l’ouvrage
 La portée de l’ouvrage : 35 m.
 Longueur des poutres précontraintes : 36 m.
 Hauteur des poutres : 1,90 m.
 Le nombre des poutres dans chaque travée : 7 poutres.
 L’entre axe de poutres : m.
 Largeur de la chaussée : 9,5 m.

Page 15
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

 Largeur de la longrine gauche : 0,75 m.


 Largeur de la longrine droite : 0,5 m.
 Largeur totale du pont : 11,75 m.
 Épaisseurs du hourdis : = 0,22 m.
3.4 Caractéristiques géométriques des poutres
Notation
: Moment d`inertie par apport au centre de gravité
: Moment statique par apport a l`axe (  ), avec :

: Pour une section rectangulaire

: Pour une section triangulaire


: La section transversale
: Distance du centre de gravite a la fibre supérieure
: Distance du centre degravite a la fibre inférieure
: Rendement géométrique de la poutre

: Rayon de giration de la section √ .

3.5 Caractéristiques géométriques des sections brutes


 Remarque : les dimensions de la poutre présentant une section constante.
3.5.1 Poutre seule (intermédiaire et de rive)

G
E F

Figure 3.2 : poutre seule (intermédiaire et de rive)

Page 16
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

dimension
Désignation
x y B (cm2) Z (cm) S/Δ=B×Z I0 (cm4) I/Δ=I0+B×Z2
A 64 20 1280 10 12800 42666,66667 170666,6667
2B 22 15 330 25 8250 4125 210375
C 20 163 3260 101,5 330890 7217911,667 40803246,67
2D 10 8 80 175,33 14026,4 284,44 2459533,152
2E 10 5 100 180,5 18050 208,33 3258233,33
2F 18 5 90 181,33 16319,7 125 2959376,201
G 76 7 532 186,5 99218 2172,33 18506329,33
2H 3 2 12 189 2268 4 428656
totale / / 5660 / 497286,1 7267489,434 67939104,35

YG V' (cm) V (cm) IG(cm4) r²(cm2)

87,85973498 87,85973498 102,140265 24247679,4 0,47738292 4284,0423

Tableau 3.1: Caractéristiques géométrique de la poutre seule


(intermédiaire et de rive).

3.5.2 Poutre intermédiaire avec hourdis

Figure 3.3 : poutre intermédiaire avec hourdis

Page 17
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

 Tableau récapitulatif des résultats

élément B Yi S∆ IG I∆

poutre
5660 / 497286,1 24247679,4 67939104,35
poutre soule

intermédiaire hourdis 3740 201 751740 / 151250586,7

p+h 9400 / 1249026,1 53225201,8 219189691

YG V' (cm) V (cm) IG(cm4) r²(cm2)

132,875117 132,875117 79,124883 53225201,8 0,5385583 5662,25551

Tableau 3.2 : Caractéristiques géométrique de la poutre


intermédiaire avec hourdis.
3.5.3 Poutre de rive gauche avec hourdis

Figure 3.4 : poutre de rive gauche avec hourdis

Page 18
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

 Tableau récapitulatif des résultats

élément B Yi S∆ IG I∆

poutre
5660 / 497286,1 24247679,4 67939104,35
poutre de soule

rive hourdis 3520 201 707520 / 142353493,3

gauche p+h 9180 / 1204806,1 52170839,7 210292597,7

YG V' (cm) V (cm) IG(cm4) r²(cm2)

131,242495 131,242495 80,7575054 52170839,7 0,53620119 5683,098

Tableau 3.3: Caractéristiques géométrique de la poutre de rive gauche


avec hourdis.

3.5.4 Poutre de rive droite avec hourdis

Figure 3.5 : poutre de rive droite avec hourdis

Page 19
Chapitre 03 : pré-dimensionnement du tablier

 Tableau récapitulatif des résultats :

élément B Yi S∆ IG I∆

poutre
5660 / 497286,1 24247679,4 67939104,35
poutre de soule

rive hourdis 3300 201 663300 / 133456400

droite p+h 8960 / 1160586,1 51065136,5 201395504,3

YG V' (cm) V (cm) IG(cm4) r²(cm2)

129,5296987 129,5296987 82,7403013 51065136,5 0,53351858 5699,23399

Tableau 3.4 : Caractéristiques géométrique de la poutre de rive droite


avec hourdis.

Page 20
Chapitre 4
Evaluation des charges et surcharges
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

4.1 Introduction
Dans ce chapitre on va calculer les charges et les surcharges que le pont doit supporter car il
est à une fonction porteuse, les actions appliquées à un ouvrage peuvent être :
Des actions permanentes
• Le poids des éléments porteurs : (poutres, dalle).
• Le poids Pré dalle
• Le poids des entretoises.
• Le poids des éléments non porteurs : dont l’existence est imposée par la fonction de
l’ouvrage : (corniches, barrières et revêtement).
Des actions variables
• Les charges d’exploitation : elles sont définies le règlement relatif aux ponts routier
(fascicule 61 titre II);
• Les charges climatiques : essentiellement vent et températures ;
• Les actions accidentelles : telles que le choc d’un bateau ou d’un véhicule sur une pile
de pont ou l’effet d’un séisme.
4.2 Calcul des charges permanentes
4.2.1 La charge permanente (Cp)
[Link] Le poids propre de la dalle
11.6m
22cm
Figure 4.1: coupe transversale droite de la dalle

𝐩𝐝𝐚𝐥𝐥𝐞 = 𝟎, 𝟐𝟐 × 𝟏𝟏, 𝟔 × 𝟐, 𝟓 = 𝟔, 𝟑𝟖 𝐭/𝐦𝐥


• La charge de la dalle qui revient à la poutre intermédiaire

pdi = 2,5 × 0,22 × 1,7 = 𝟎, 𝟗𝟑𝟓 𝐭/𝐦𝐥 22cm

1,7m
Figure 4.2 : coupe transversale de hourdis
de poutre intermédiaire
• La charge de la dalle qui revient à la poutre rive gauchepdrg = 2,5 ∗ 0,22 ∗ 1,6 =
𝟎, 𝟖𝟖 𝐭/𝐦𝐥

1,6 m
Figure 4.3 : coupe transversale gauche
de la dalle

Page 21
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

• La charge de la dalle qui revient à la poutre rive droite


pdrd = 2,5 ∗ 0,22 ∗ 1,5 = 𝟎, 𝟖𝟐𝟓 𝐭/𝐦𝐥

1,5m
Figure 4.4 : coupe transversale droite
de la dalle
[Link] Le poids propre de la poutre
Pp=S x L x 𝜌𝑏=0.5660x 36x2.5 =50,94t.
50,94
Par mètre linéaire :Pp= =1,415t/ml
36

Poids totale des poutres : N=7 poutres.

Pptot=1,415x7=9,905t/ml.
[Link] Le poids propre de l’entretoise

Dalle

Entretoise
1.55cm

1.55cm
1.5cm
30cm

Coupe longitudinale sur l’entretoises Coupe transversale sur l’entretoises


Figure 4.6: détail d’entretoise
Figure 4.5 :L’entretoise d’about

• Poids de l’entretoise
𝑺𝒆𝒏𝒕𝒓 = 1,5 × 1,35 + 0,94 × (0,07 + 0,05 + 0,08) + 0.0458 = 2,25𝒎𝟐
𝑺𝒆𝒏𝒕𝒓 = 2,25𝒎𝟐
𝑷𝒆𝒏𝒕𝒓 = 𝑆𝑒𝑛𝑡𝑟 × 0,3 × 2,5 = 𝟏. 𝟔𝟗 𝒕
• Le poids total de l’entretoise
𝑷𝒆𝒏𝒕𝒓 = 1,69 × 6 × 2 =20.28 t
𝟐𝟎, 𝟐𝟖
𝑷𝒆𝒏𝒕𝒓 = = 𝟎, 𝟓𝟔𝒕/𝒎𝒍
𝟑𝟔

Page 22
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

[Link] Le poids de prédalle


𝑷𝒑𝒓𝒆𝒅𝒂𝒍𝒍𝒆 =(0,94+0,03×2) × 0,04 × 2,5 = 𝟎, 𝟏𝐭 /ml
𝑷𝒕𝒐𝒕 =0,1×6=𝟎, 𝟔𝐭/ml
CP= (PDalle +PPoutre +Pentr+Ppredalle)=0,6+𝟎, 𝟓𝟔 + 𝟗, 𝟗𝟎𝟓 + 𝟔, 𝟑𝟖 =17,445t/ml
4.2.2 La charge complémentaire permanente (CCP)
Elle convient le poids de la superstructure tel que ce dernier contient les éléments suivant :
• Le revêtement.
• La chape d’étanchéité.
• longrines
• Le corniche.
• Barrières.
[Link] Le poids de revêtement + La chape d’étanchéité
𝑃𝑟𝑒𝑣𝑡 = 10,5 × 0,08 × 2,2 = 1,848𝐭/𝐦l
𝑃é𝑡𝑎𝑛𝑐ℎ = 10,5× 0,005 × 2,2 = 0,115𝐭/𝐦l
𝑷𝒕𝒐𝒕 =1,963 𝒕/𝒎l
[Link] Le poids de corniche, longrines et barrières

Figure 4.7 : détail du corniche, longrines et barrières


• Poids de la corniche
0.25
𝑺𝑐𝑜𝑟𝑛 = (1 − 0.01) × 0,15 + (0,0066 + 0,01) × + 0,1 × 0,25
2
𝑺𝒄𝒐𝒓𝒏 = 𝟎, 𝟏𝟕𝟕𝟓𝒎𝟐
𝑷𝑐𝑜𝑟𝑛 = 2,5 × 0,1775 = 𝟎, 𝟒𝟑𝟑 𝐭/𝐦𝐥
• Poids de longrine gauche
0.5 0,05
𝐒𝑙𝑜𝑛𝑔 = 0,25 × 0,5 + 0,0066 × − 0,05 ×
2 2
𝐒𝑙𝑜𝑛𝑔 = 𝟎, 𝟏𝟐𝟓𝒎𝟐
𝑷𝒍𝒐𝒏𝒈 = 2,5 × 0.125 = 𝟎, 𝟑𝟏𝟐 𝐭/𝐦𝐥

Page 23
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

• Poids de longrine droite


0,05
𝐒𝑙𝑜𝑛𝑑 = 0,25 × 0,5 + −0,05 ×
2
𝐒𝑙𝑜𝑛𝑑 = 𝟎, 𝟏𝟐𝟑𝒎𝟐
𝑷𝒍𝒐𝒏𝒅 = 2,5 × 0.123 = 𝟎, 𝟑𝟎𝟗 𝐭/𝐦𝐥

• Poids de barrière (TYPE H3) et réseau de drainage


𝑷𝒃𝒂𝒓𝒓 = 𝟎, 𝟏𝒕/𝒎𝒍
𝑷𝒓𝒆𝒔 = 𝟎, 𝟎𝟕𝒕/𝒎𝒍
𝑪𝑪𝑷 = (𝑃𝑐𝑜𝑟𝑛 + 𝑃𝑙𝑜𝑛𝑔+𝑑 + 2𝑃𝑏𝑎𝑟𝑟 ) + 𝑃𝑟𝑒𝑠 + (𝑃𝑟𝑒𝑣𝑡 + 𝑃𝑒𝑡𝑎𝑛ℎ )
𝑪𝑪𝑷 = (0,433 + 0,621 + 2 × 0,1) + 0.07 + (1,848 + 0.115)
𝑪𝑪𝑷 = 𝟑, 𝟐𝟖𝟕𝒕/𝒎𝒍
4.2.3 La charge totale
g= (CP+CCP)=(17,445+ 3,287) = 20,73 t /ml
G = (CP+ CCP)×L = 20,73 x 36= 746,28 t
Poutre de rive Poutre de rive
Charge (t/ml) Poutre intermédiaire
gauche droite
Poutre seule 1,415 1,415 1,415
Dalle 0,88 0,825 0,935
Revêtement + d’étanchéité. 0,187 0,187 0,317
Corniche + longrine 0,745 0,309 ∕
Barrière 0,1 0,1 ∕

∑ (charge) 3,327 2,836 2,667

Tableau 4.1: poids revenant dans chaque poutre


4.3 Etude des surcharges
D’après le fascicule 61 titre II, les surcharges a utilisées pour le dimensionnement du pont
sont les suivantes :
• La surcharge de type A (L).
• Système B : (Bc et Bt)
• La surcharge militaire Mc120.
• Le convoi exceptionnel D240.
• Ces actions sont appliquées et disposées sur la chaussée de façon à obtenir l’effet le
plus défavorable.

Page 24
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

4.3.1 Détermination des caractéristiques du pont


• Largeur roulable :𝐋𝐑 = 𝟏𝟎, 𝟓𝐦 ≥ 𝟕m : Donc ce pont est de la 1ere classe.
• Largeur chargeable : 𝐋𝐂=𝐋𝐑 − 𝟐 × (𝟎, 𝟓) = 𝟏𝟎, 𝟓 − 𝟐 × 𝟎. 𝟓 = 𝟗, 𝟓𝒎.
• Nombre des voies : m=E (Lc/3) = 3 voie.
• largeur d’une voie : 3.16 m
4.3.2 Evaluation des surcharges
➢ Système A(L)
Le système A se compose d’une charge uniformément répartie dont la l’intensité dépend de la
langueur ‘L’ chargée est donne par la formule suivante :
36000
A(L) = 230 + (Kg/m2 )
L + 12
L : la portée du pont = 35 m
36000
A(L) = 230 + = 𝟗𝟗𝟓, 𝟗𝟓𝟕𝐤𝐠/𝒎𝟐 = 𝟎, 𝟗𝟗𝟓 𝒕/𝒎𝟐
35 + 12
𝐭
𝐚𝟏 𝐚𝟐 𝐀 (𝐋) ( 𝟐 ) 𝐀 (𝐭/𝐦𝐥)
𝐦
𝟏𝐯𝐨𝐢𝐞 1,00 1,107 0,995 1 × 1,107 × 0,995 × 3.16 = 𝟑, 𝟒𝟖𝟐𝟓

𝟐𝐯𝐨𝐢𝐞𝐬 1,00 1,107 0,995 1 × 1,107 × 0,995 × 3.16 × 2 = 𝟔, 𝟗𝟔𝟓

3 voies 0,9 1,107 0,995 0,9 × 1,107 × 0,995 × 3.16 × 3 = 𝟗. 𝟑𝟗𝟕

Tableau 4.2 : Evaluation des surcharges du système A(L)


• a1 est détermine en fonction de la classe du pont, et du nombre des voies chargées.
• a2= V0/ V
• V : La largeur d’une voie =3,16m
• V0 : dépend de la classe = 3,5 ( 1é𝑟𝑒 classe)

Page 25
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

➢ Système BC :
Un chemin type de système BC comporte trois essieux, et répond aux caractéristiques
suivantes :

Transversalement Longitudinalement

2,5m 2,5m

1,5 4,5m 6t 1,5 2,25m


6t
0,25m 2m 0,5m 2m 0,25m 2,25m 4,5m 12t 4,5m
12t 12t 12t

En plan

Figure 4.8 : détails de Système BC


On fonction de la classe du pont et de nombre de files considérées les valeurs des charges du
système BC prise en compte son multiplié par le coefficient bC.
𝟏 𝐯𝐨𝐢𝐞 𝟐 𝐯𝐨𝐢𝐞 𝟑 𝐯𝐨𝐢𝐞
𝟏𝐞𝐫𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 1,20 1,10 0,95

Tableau 4.3: valeurs de coefficient bc


Les charges du système BC sont frappées par un coefficient de majoration dynamique δ
𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐁𝐜 = 𝟏 + +
𝟏 + 𝟎, 𝟐𝐋 𝟏 + 𝟒 𝐆
𝐒

L : portée du pont = 35 m
G : charge permanente = 746,28 t
S : surcharges max = 30 × 2 × 3 × 0,95 = 𝟏𝟕𝟏 𝐭
𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐁𝐜 = 𝟏 + + = 𝟏, 𝟎𝟖
𝟏 + 𝟎, 𝟐 × 𝟑𝟓 𝟏 + 𝟒 𝟕𝟒𝟔,𝟐𝟖
𝟏𝟕𝟏

Page 26
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

𝐛𝐜 𝛅𝐜 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐞𝐮 (𝐭)
E avant 6 × 1,2 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟕, 𝟕𝟕
1 voie 1,2 1,08
E arriere 12 × 1,2 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟏𝟓, 𝟓𝟓
E avant 2 × 6 × 1,1 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟏𝟒. 𝟐𝟓
2voies 1,1 1,08
E arriere 2 × 12 × 1,1 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟐𝟖, 𝟓𝟏
E avant 3 × 6 × 0,95 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟏𝟖, 𝟒𝟔
3 voies 0,95 1,08
E arriere 3 × 12 × 0,95 × 𝟏, 𝟎𝟖 = 𝟑𝟔, 𝟗𝟑

Tableau 2.4: Charges de système Bc par essieu


➢ Système Bt :
Un tandem du système Bt est applicable seulement sur la 1ére et 2ére classe, il comporte deux
essieux (2x16t), chaque un à deux roues simples qui répond aux caractéristiques suivantes :

Transversalement En plan 1,35m

3,00m 3,00m 0,6m

2m

0,6m
0,5m 2,00m 1,00m 2,00m
1m
0,6m

Longitudinalement 2m

0,6m

0,25 0,25
1,35m

Figure 4.9 : détails de Système Bt

• Les valeurs des charges du système Bt prise en compte son multiplié par le coefficient
bt.
• Les charges du système Bt sont frappées par un coefficient de majoration dynamique
δ.
𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐁𝐭 = 𝟏 + +
𝟏 + 𝟎, 𝟐𝟎𝐋 𝟏 + 𝟒 𝐆
𝐒

L : portée du pont = 35 m
G : charge permanente = 746,28 t
S : surcharges max = S = Q×bt = 64×1 = 64 t

Page 27
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐁𝐭 = 𝟏 + + = 𝟏, 𝟎𝟔
𝟏 + 𝟎, 𝟐 × 𝟑𝟓 𝟏 + 𝟒 𝟕𝟒𝟔,𝟐𝟖
𝟔𝟒

Désignation Q (t) bt  essieu (16t)


1 Tandem 32 1 1,06 16,96
2 Tandems 64 1 1,06 33,92

Tableau 4.5 : charges de système Bt par essieu


➢ Système militaire Mc 120
• Les ponts doivent être calculés par supporter les véhicules de type Mc 120.
• Les véhicules Mc 120 peuvent circuler en convois :
• Dans le sens transversal : un seul convoi peut être disposé.
• Dans le sens longitudinal : la limite entre entraxe de deux convois est de 36.6m.

110 t
1m 1m
6,1m
4,3m

Longitudinalement Transversalement

55 t 1m
4,3m 2,3m

55 t 1m

6,1m

En plan
Figure 4.10 : détails de Système Mc120
Les charges militaires sont multipliées par un coefficient de majoration dynamique δ :
𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐌𝐜 = 𝟏 + +
𝟏 + 𝟎, 𝟐𝐋 𝟏 + 𝟒 𝐆
𝐒

L : portée du pont = 35 m
G : charge permanente = 746,28 t
S : surcharges max = S = 110 t
𝟎, 𝟒𝟎 𝟎, 𝟔𝟎
𝛅𝐌𝐜 = 𝟏 + + = 𝟏, 𝟎𝟕
𝟏 + 𝟎, 𝟐 × 𝟑𝟓 𝟏 + 𝟒 𝟕𝟒𝟔,𝟐𝟖
𝟏𝟏𝟎

Page 28
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

𝑄 = 110 × 1,07 = 117,7𝑡


117,7
𝐐/𝐦 = = 𝟏𝟗, 𝟐𝟗𝟓 𝒕/𝒎𝒍.
6,1

➢ Convoi D240
C’est une charge de 240 t repartie uniformément sue un rectangle (18,60 x 3,20) m 2 cette
surcharge n’est pas frappé d’un coefficient de majoration dynamique.

Figure 4.11 : détails de Système D240


Q/ml = 240/18.6 = 12.903 t/ml.
4.4 Les effets horizontaux :
➢ Effet de freinage :
Les effets de freinage considérer pour la stabilité des appuis et la résistance des appareils
d’appuis.
L’effet de freinage correspond au système A(L) est donné par :
𝐅𝐇 = F. A(L)Avec :𝐅 = 1/(20 + 0,0035. S)
𝐒 = LC . L (La surface chargée m2 )

système 𝐀 (𝐋) 𝐒(𝐦𝟐 ) 𝐅 𝐅𝐇 (𝐭)

𝟏 𝐯𝐨𝐢𝐞 3,482 × 35 = 𝟏𝟐𝟏, 𝟖𝟕 3,16 × 35 = 𝟏𝟏𝟎, 𝟔 0,0490 5,971

𝟐 𝐯𝐨𝐢𝐞𝐬 6,965 × 35 = 𝟐𝟒𝟑, 𝟕𝟕 6.33 × 35 = 𝟐𝟐𝟏, 𝟓𝟓 0,0481 11,725

3 voies 9,397 × 35 = 𝟑𝟐𝟖, 𝟐𝟔𝟓 9,5 × 35 = 𝟑𝟑𝟐, 𝟓 0,0472 15,49


Tableau 4.6 : Effort de freinage
Pour le système(bc ), un seul camion est supposé freiné avec une force égale à son poids :
𝐅𝐇 = 30 t .
➢ Effet du vent :
Le vent souffle horizontalement est perpendiculairement à l’axe longitudinal de la chaussée,
le vent développé sur toute la surface frappé normalement une pression de(2000 N/m2 ) .
➢ L’effet du séisme :
Les charges sismiques sont classées parmi les actions accidentelles, les efforts de séisme sont
très importants sur les appuis, et même pour le dimensionnement des appareils d’appuis et
ferraillage des pilles.

Page 29
Chapitre 04 : Evaluation des charges et surcharges

𝐅𝐚𝐡 = 0,25G dans le sens horizontal .


𝐅𝐚𝐯 = 0,075G dans le sens vertical.
𝐅 = 0,25 × 746,28 = 𝟏𝟖𝟔, 𝟓𝟕 𝐭
Dans notre cas :{ 𝐚𝐡
𝐅𝐚𝐯 = 0,075 × 746,28 = 𝟓𝟓, 𝟗𝟕𝟏 𝐭

Page 30
Chapitre 5
Répartition longitudinale des efforts
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

5.1Introduction
Le calcul d’un pont, comme toute autre construction, a pour objet de vérifier que le
dimensionnement adopté lui confère le niveau (initial) de fiabilité requis compte tenu de la
qualité exigée des matériaux qui seront utilisés et du niveau de contrôle prévu lors de son
exécution, pour assurer sa fonction, il doit être capable de résister, avec des marges
appropriées, non seulement aux efforts engendrés par son poids propre, mais aussi aux efforts
dus à l’ensemble des actions d’origine naturelle et fonctionnelle qui lui sont appliquées, donc
on va calculer les charges et les surcharges que le pont doit supporter car il a une fonction
porteuse, les actions appliquées à un ouvrage peuvent être permanentes ou variables.
a) Actions permanentes
Elles sont dues au :
- actions dus aux charges permanentes : (poutres, entretoise et dalle).
- actions dus au complément de la charge permanant (trottoirs, corniche, garde-
corps, glissières et revêtement).
b) Actions variables
De leur côté, ces actions comprennent :
- les charges d’exploitation.
- les charges climatiques (vent, température, et la neige…).
- Les actions accidentelles (chocs, effet d’un séisme…).
5.2 Sollicitations dues aux charges permanentes g
5.2.1 Les éléments de réduction du a la charge totale
➢ Les réactions :
𝑅𝐴 𝑅𝐵
Par la R.D.M : RA = RB = (g l)/2
L
➢ Le moment fléchissant
M(x) = R A x − (g x 2 )/2
g
➢ L’effort tranchant
T ( x) = R A − g x T(x)
𝑅𝐴
M(x)
X

Page 31
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

Avec : L = 35 m

Poutre g(t/ml) R (t) M (t.m) T (t)


0,00L 0,00L 0 ,25L 0,5L 0,00L 0 ,25L 0,5L
De rive gauche 3,327 58,22 0,00 382,03 509,39 58,22 29,11 0,00
De rive droite 2,836 49,63 0,00 325,65 434,21 49,63 24,81 0,00
Intermédiaire 2,667 46,67 0,00 306,27 408,37 46,67 23,33 0,00
Tableau 5.1: éléments de réductions dus aux poids propre de chaque poutre
5.3 Sollicitations dues aux charges roulantes
1. La ligne d’influence
La ligne d’influence des moments fléchissant en un point donné d’une poutre est une courbe
qui représente la variation du moment fléchissant en ce point quand une force égale à l’unité
ce déplace sur la poutre.
P2 P1 q

𝑦1 𝑦2
S

M = p1.y1+p2.y2 M = q.s

2. Théorème de BARRE
Cette méthode est utilisée dans le cas des charges concentrées mobiles pour déterminer la
section la plus dangereuse de la poutre.
Le moment fléchissant est maximum au droit d’un essieu de telle façon que cet essieu et la
résultante de convoi soient symétriques par rapport à l’axe de la poutre.
5.3.1 Calcul des moments fléchissant longitudinaux dus aux surcharges
[Link] Moment fléchissant à x=0,5L
1. Surcharge A(L)
a × b 17,5 × 17,5
Y0 = = = 8,75 m 17,5 m 17,5 m
l 35
𝑆 = 2((17,5 × 8,75)/2)= 153,125 m2 Y0=8,75m
Mmax = q × S yy
𝑴 yy
M0 = 𝟕 yy
yy
yy
y
S2

Page 32
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

Désignation Surcharges(t/ml) S (𝒎𝟐 ) M (t.m) M0 (𝐭. 𝐦)


1 voie 3,482 153,125 533,181 76,168

2 voies 6,965 153,125 1066,515 152,359

3 voies 9,397 153,125 1438.915 205.559

Tableau 5.2: Moment fléchissant due à A(L), (X=0,5L)


2. Système 𝑩𝒄
Cas Nº1 : la résultante se trouve à droite de l’axe de la poutre
La résultante du R = 60 t.

𝑹
12t 12t 12t 12t
6t d 6t
𝑎 𝑎

15,77𝑚 19,23 m

Y1 Y2 Y3 Y4 Y5

[12(4,5 + 6 + 15 + 16,5) + 6(10,5)]


XR = = 9,45 m
60
d = 9,45 − 6 = 3,45 m
d⁄ = a = 1,725 m
2
L−d
Xƹ= = 15,77
2
𝟏𝟓,𝟕𝟕×𝟏𝟗,𝟐𝟑
Y= =8,664
𝟑𝟓
Y 𝐘𝟏 𝐘𝟐 𝐘𝟑 𝐘𝟒 𝐘𝟓
8,664 5,355 7,821 6,621 4,598 3,923

essieux avant: ∑𝐘𝐢 = 𝟏𝟏, 𝟗𝟓𝟔


{
essieux arrièe: ∑𝐘𝐢 = 𝟐𝟓, 𝟎𝟎
𝐌ℇ = 𝟑𝟕𝟏, 𝟖𝟎𝟖 𝐭. 𝐦
Cas Nº2 : la résultante se trouve à gauche de l’axe de la poutre
XR = 7,05
d = 7,05 − 6 = 1,05 m

Page 33
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

𝑹
d⁄ = a = 0,525 m 12𝑡 12𝑡 12𝑡 12𝑡
2 6𝑡 6𝑡
L−d
Xƹ= =16,97m a a
2
18,03 × 16,97 𝐶
Y= 18,03 m 16,97 m
35
X=7,05
Y=8,741
𝑌1 𝑌4 𝑌5
𝑌2 𝑌3 𝑌

Y Y1 𝐘2 𝐘3 𝐘4 𝐘5
8,741 3,650 5,832 6,559 6,407 5,635

essieux avant: ∑𝐘𝐢 = 𝟏𝟐, 𝟑𝟗𝟏


{
essieux arrièe: ∑𝐘𝐢 = 𝟐𝟒, 𝟒𝟑𝟑
𝐌ℇ = 𝟑𝟔𝟕, 𝟓𝟒 𝐭. 𝐦
𝟑𝟕𝟏, 𝟖𝟎𝟖𝐭. 𝐦 > 367,54 𝐭. 𝐦 ⟹ 𝐥𝐞𝟏𝐞𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐥′ 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝é𝐟𝐚𝐯𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞
𝑹
3. Système 𝑩𝒕 16𝑡 𝑎 𝑎 16𝑡
d = 0,675 m

d⁄ = a = 0,3375 m 17,162𝑚 17,837m
2
17,162 × 17,837 𝑌1
Y= = 8,746 Y
35
Y1 = 8,084m
∑Yi = Y + Y1 = 𝟏𝟔, 𝟖𝟑 𝐦 6,10 m q = 18,033 t/m
𝐌ℇ = ∑Pi Yi = 𝟐𝟔𝟗, 𝟐𝟖𝐭. 𝐦
4. Système Mc120
Y = 8,75 14,45m 3,05 m 3,05 m 14,45m

Y1 = Y2 = 7,225 25,71m
7,225+8,75 y1 Y y2
S = 2( ) 3,05 = 𝟒𝟖, 𝟕𝟐𝟑𝐦𝟐
2
18,6m
𝐌𝐦𝐚𝐱 = 𝟖𝟕𝟖, 𝟒𝟖 𝐭. 𝐦
5. Système D240
Y = 8,75
9,30 9,30
Y1 = Y2 = 4,1
𝑌1 𝑌2
8,75 + 4,1 𝑌
S = 2( ) 9,30 = 𝟏𝟏𝟗, 𝟓𝟎𝟓𝐦𝟐
2
𝐌𝐦𝐚𝐱 = 𝟏𝟓𝟒𝟏, 𝟗𝟕𝟑𝐭. 𝐦

Page 34
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

[Link] Moment fléchissant dus aux surcharges x =0,25L


1. Surcharge A(L)

A (L)
8,75×26,25
Y= 35
= 𝟔, 𝟓𝟔𝟐 𝐦

8,75m 26,25m

8,75 × 6,562 26,25 × 6,562 S1 S2


𝑆= + = 𝟏𝟏𝟒, 𝟖𝟑𝟓 𝐦𝟐 Y
2 2

Surcharges
Désignation S (𝒎𝟐 ) M (t.m) 𝐌𝟎 (𝐭. 𝐦)
(t/ml)
1 voie 3,482 114,835 399,855 57,122
2 voies 6,965 114,835 799,825 114,260
3 voies 9.397 114,835 1079.104 154,157
Tableau 5.3: Moment fléchissant due à A(L), (X = 0,25L)
2. Système 𝑩𝑪
Pour obtenir le moment maximum en C (a X=0,25L), on place la première charge en C et on
vérifier les inégalités suivantes :
𝐚
𝐖𝐋𝟏 ≥ 𝐖.
{ 𝐋
𝐖𝐋𝟐 ≤ 𝐖. 𝐚/𝐋
Avec :
• a : l’abscisse du point C par rapport à l’appui gauche ;
• W : le résultat des charges ce qui trouve sur la poutre ;
• WL1 : le résultat des charges appliquées à gauche de C en tenant compte la charge en
C;
• WL2 : le résultat des charges appliquées à la gauche de C en ignorant la charge en C.

Sens de circulation
P1 P2 P3 P4 P5 P6


8,75m 26,25m

Page 35
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

Force W (W×a)/L WL1 Vérification WL2 Vérification


P1=6t 60 15 6 Non 0 Oui

P2=12t 60 15 18 Oui 6 Oui

P3=12t 60 15 30 Oui 18 Non

P4=6t 54 13,5 30 Oui 24 Non

P5=12t 30 7,5 18 Oui 6 Oui

P6=12t 30 7.5 30 Non 18 Non

Tableau 5.4 : résultant des forces sur la poutre


Selon le tableau, on distingue 2 cas qui vérifient les inégalités précédentes :
1er cas : P2 sur c :
𝐘𝟎 𝐘𝟏 𝐘𝟐 𝐘𝟑 𝐘𝟒 𝐘𝟓

6,562 4,25 6,187 5,062 3,937 5,562

∑Yi avant = 9,312 m


6 12 12 6 12 12
∑Yi arriére = 20,248 m
𝐌ℇ = 𝟐𝟗𝟖, 𝟖𝟒𝟖 𝐭. 𝐦

8,75m 26,25m
y1 y0 y2 y3 y4 y5

2éme cas : P5 sur c


𝐘𝟎 𝐘𝟏 𝐘𝟐

6,562 3,187 6,187


6 12 12

∑Yi avant = 3,187m


∑Yi arriére = 12,749 m 8,75 m 26,25 m

𝐌ℇ = 𝟏𝟕𝟐, 𝟏𝟏𝐭. 𝐦
Y1 Y0 Y2

Donc on déduit que le 1er cas est le cas le plus défavorable.


16t 16𝑡
3. Système 𝑩𝒕 :
1.35
Y0 = 6,562 m
8,75𝑚,
Y1 = 6,224 m
∑Yi = 12,786 m. 𝑌0 Y1

Page 36
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

𝐌ℇ = 𝟐𝟎𝟒, 𝟓𝟖𝟒𝐭. 𝐦
6,1m
4. Système 𝑴𝒄 𝟏𝟐𝟎
8,75
𝛼= = 0,25
35 ℇ
1,525 4,575m
𝛼 × 6,1 = 1,525 𝑚
8,75
(1 − 𝛼 ) × 6,1 = 4,575 𝑚
Y0 = 6,562 m. 𝑌1 𝑌2
𝑌0
Y1 = Y2 = 5,418m.
S = 36,539m2 . 𝜶𝒅 (1 − 𝜶)𝒅
5. Système D240
6,4275
𝜶𝒅
𝛼= = 0,25
25,71 18,6m
𝛼 × 18,6 = 4,65 𝑚
(1 − 𝛼 ) × 18.6 = 13,95 𝑚 ℇ
4,65 13,95
Y0 = 5,562 m.
8,75
Y1 = Y2 = 3,07m.
𝑌1 𝑌2
S = 80,277m2 .
𝑌0

[Link] Tableaux récapitulatifs des moments fléchissant X = 0,5L


Surcharge Surcharge M (t.m) 𝐌𝟎 (𝐭. 𝐦)
1 voie 3,482 533,181 76,168
A(L) 2 voies 6,965 1066,515 152,359
3 voies 9.397 1438,915 205.559
Avant 7,77 92,969 13,281
1 file
Avant 15,55 388,8 55,542
𝐁𝐂 2 files Avant 14.25 170,444 24,349
Arrière 28,51 712,8 101,828
Avant 18,46 220,803 31,543
3 files
Arrière 36,93 923,4 131,914
1 Tandem 16,96 285,636 40,776
𝐁𝐭
2 Tandems 33,92 571,272 81,553
𝐌𝐂 𝟏𝟐𝟎 19,295 940,110 134,30
D240 12.903 1541,937 220,281
Tableau 5.5: Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges (X=0,5L)

Page 37
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

[Link] Tableaux récapitulatifs des moments fléchissant X = 0,25L


Surcharge Surcharge M (t.m) 𝐌𝟎 (𝐭. 𝐦)

1 voie 3,482 399,855 57,122

A(L) 2 voies 6,965 799,825 114,260

3 voies 9.397 1079,104 154,157

Avant 7,77 72,41 10,344


1 file
Arrière 15,55 314,896 44,985

𝐁𝐂 2 files Avant 14.25 132,751 18,964

Arrière 28,51 577,310 82,472

Avant 18,46 171,97 24,567


3 files
Arrière 36,93 747,88 106,84

1 Tandem 16,96 216,859 30,979


𝐁𝐭
2 Tandems 33,92 433,718 61,959

𝐌𝐂 𝟏𝟐𝟎 19,295 705,02 100,717

D240 12.903 1135,814 162,259

Tableau 4.6: Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges (X=0,25L)
5.3.2 Calcul des efforts tranchants longitudinaux dus aux surcharges
[Link] Efforts tranchants dus aux surcharges pour 𝐗 = 𝟎, 𝟎𝟎𝐋
1. Surcharges A(L)
Tmax = R a = Rb = 𝐋 × 𝐪/𝟐
Une voie chargée : A (1L) = 3,482 𝑡. 𝑚
𝑌 = 1,00 𝑚
𝑺 = 𝟏𝟕, 𝟓 𝒎𝟐
Y S
Deux voies chargées : A (2L) = 6,965 𝑡. 𝑚
𝑌 = 1,00 𝑚
𝑺 = 𝟏𝟕, 𝟓 𝒎𝟐
Trois voies chargées : A (3L) = 10,447 𝑡. 𝑚
𝑌 = 1,00 𝑚
𝑺 = 𝟏𝟕, 𝟓 𝒎𝟐

Page 38
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

2. Type 𝑩𝒄
∑Yi avant = 1.356 m
∑Yi arriére = 3.314 𝑚

𝐘𝟏 𝐘𝟐 𝐘𝟑 𝐘𝟒 𝐘𝟓 𝐘𝟔
1 0.957 0.828 0.7 0.657 0.528

16𝑡 16𝑡

3. Type 𝑩𝒕
33,65
Y0 = 1 m.
Y1 = 0.961 m.
𝑌1
∑Yi = 1,961 m. 𝑌

4. Surcharge du type 𝑴𝒄 𝟏𝟐𝟎 :


Y0 = 1 m.
28,9
Y1 = 0,825 m.
S = 5.566 m2 S 𝑌1
𝑌

5. Surcharge du type D240


Y0 = 1 m.
Y1 = 0.468 m. 16,4

𝐒 = 𝟏𝟑, 𝟔𝟓𝟐 𝐦𝟐
𝑌1
𝑌 S

[Link] Efforts tranchants dus aux surcharges : x = 0,25L


1. Surcharges A(L)
Une voie chargée : A (1L) = 3,482t. m
Y = 0,750 m 8,75 26,25

S = 9,843 m2
Deux voies chargées : A (2L) = 6,965 𝑡. 𝑚
𝑌 S
Y = 0,750𝑚
S = 9,843 𝑚2
Trois voies chargées : A (3L) = 10,447 𝑡. 𝑚
Y = 0,750𝑚
S = 9,843 𝑚2

Page 39
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

12t 12t 12t 12t 6t


2. Système𝑩𝒄 6t

8,75
26,25
0,25
y1
y2 y3 y4 y5 y6

𝐘𝟏 𝐘𝟐 𝐘𝟑 𝐘𝟒 𝐘𝟓 𝐘𝟔
0,75 0,707 0,578 0,45 0,321 0,278

∑Yi avant = 0,856 m


∑Yi 𝑎𝑟𝑟𝑖é𝑟𝑒 = 2,134 𝑚

16t 16t ca
pit
3. Système𝑩𝒕 ul
8,75 1,35ati 24,9
Y0 = 0,750 m. fs
de
Y1 = 0.711 m. s
m 𝑌
∑Yi = 1.698 m. 𝑌 o 1
m
en
ts
flé
4. Surcharge du type 𝑴𝒄 𝟏𝟐𝟎 ch
iss
Y0 = 0,750 m. 8,75 6,10 20,15
an
Y1 = 0,575. tX
=
S = 4,043 𝑚2 0,
5L S 𝑌1
𝑌 𝑌

5. Surcharge du type D240


Y0 = 0,750 m.
8,75 26,25
Y1 = 0.218m.
S = 9 𝑚2
𝑌1
𝑌0 S

Page 40
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

[Link] Tableaux récapitulatifs des efforts tranchants x = 0,00L

Surcharge surcharge T (t) 𝐓𝟎 (𝐭)

1 voie 3,482 60,935 8,705

2 voies 6,965 121,887 17,412


A(L)
3 voies 9,397 164,44 23,492

Avant 7,77 10,544 1,506


1 file
Arrière 15,55 51,539 7,362

Avant 14.25 19,331 2.761


2 files
Arrière 28,51 94,488 13,498
𝐁𝐂
Avant 18,46 25,04 3.577
3files
Arrière 36,93 122,405 17,486

1 tandem 16,96 33,258 4,751

Bt 2 tandems 33,92 66,517 9,502

𝐌𝐂 𝟏𝟐𝟎 19.295 107,395 15,342

D240 12.903 176,151 25,164

Tableau 5.7: Tableau récapitulatif des efforts T dus aux surcharges. (X = 0,00L)

Page 41
Chapitre05 : Répartition longitudinale des efforts

[Link] Tableaux récapitulatifs des efforts tranchants x = 0,25L

Surcharge surcharge T (t) 𝐓𝟎 (𝐭)

1 voie 3,482 34,273 4,896

2 voies 6,965 68,556 9,793


A(L)
3 voies 9,397 92,317 13,188

Avant 7,77 6,656 0.95


1 file
Arrière 15,55 33,187 4,741

Avant 14.25 12,203 1.743


2 files
Arrière 28,51 60,844 8,692
𝐁𝐂
Avant 18,46 15,808 2,258
3files
Arrière 36,93 78,821 11,26

1 tandem 16,96 28,798 4,114

Bt
2 tandems 33,92 57,596 8,228

𝐌𝐂 𝟏𝟐𝟎 19.295 78,009 11,144

D240 12.903 116,127 16,589

Tableau 5.8: Tableau récapitulatif des efforts T dus aux surcharges. (X = 0,25L)

Page 42
Chapitre 6

Répartition transversale des efforts


Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

6.1 Introduction et choix de la méthode


Après avoir évalué les efforts longitudinaux les plus défavorables en différentes sections,
nous procédons à la répartition transversale de ces efforts sur les différentes poutres, afin de
trouver la poutre la plus sollicitée, pour cela, nous utiliserons l’une des méthodes disponibles
selon la rigidité de l’entretoise.
Le choix de la méthode consiste à déterminer le paramètre d’entretoisement r qui est définie
par la formule suivante :

n a Ip
r 4
2 L IE

 Si r< 0,3 La méthode de [Link].


 Si r>0,3 La méthode de Guyon-Massonnet.
Avec :

n : le nombre des poutres.


L : portée des poutres.
a : l’entre axe des poutres.
Ip : moment d’inertie de la poutre
IE : moment d’inertie de l’entretoise.
6.2 Calcule de
Dans notre cas la dalle jouera le rôle d’entretoise, on prend une bande de de largeur et
d’épaisseur.

6.3 Calcule de moment d’inertie équivalent d’une poutre


Les poutres sont à inerties variables, donc on doit calculer le moment d’inertie équivalent par
la formule suivante :

 : Moment d’inertie de la section d’about avec hourdis.


 : Moment d’inertie de la section médiane avec hourdis.
53225201,8

53225201,8

Page 43
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

Donc on utilise la méthode de


6.4 Méthode de Guyon Massonnet
6.4.1 Parameters de calcul
 La largeur active du pont

Avec : et
Donc :

 Positions actives des poutres


b = 5,95m → 1
a  1,70m →x

x= = 0.285

On obtient le tableau suivant


Poutre 1 2 3 4 5 6 7
Position -0,855 -0,57 -0,285 0 0,285 0,57 0,855

a. Rigidité flexionnelle des poutres par unité de largeur

b. Rigidité flexionnelle de la dalle par unité de longueur

c. Paramètre d’entretoisement

( )√  0,736

d. Rigidité torsionelle des poutres


Donné par la formule :

(∑ )

Page 44
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

76cm 76cm

S1 h1

S2 20cm
h2

S3 h3
64cm 64cm

 Épaisseur de la dalle.


Avant le calcul, on détermine la section équivalente de la poutre avec hourdis :

* +

E
e. La rigidité torsionnelle de la poutre par unité de longueur

f. La rigidité torsionnelle de la dalle

Page 45
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

g. La rigidité torsionnelle de la dalle par unité de longueur

h. Paramètre de torsion

√ √

6.5 Calcul des moments fléchissant


6.5.1 Coefficient de répartition transversale K
Il dépend :
 Du paramètre de l‘entretoisement 
 Du paramètre de torsion 
 De l’ordonnée relative (y) et de la section où on veut étudier le moment.
Massonnet. Pour une valeur intermédiaire il y’a lieu d’interpoler.
Si 0    0,1 K  K 0  ( K1  K 0 )   0 ,05

Si 1    2 K  K 0  ( K1  K 0 )   0 ,5

Si 0,1    1 K  K 0  ( K1  K 0 )   

 ( 0,065 ) 
 
 0,663 
Où :   1  e

Avec
 K0 : valeur de  correspondant à   0
 K1 : valeur de  correspondant à   1
Dans le cas ou  calculée ne figure pas dans le tableau on doit faire une interpolation, et si la
poutre en question se trouve entre deux sections dont les lignes d’influence sont connues on
peut aussi faire une interpolation.
6.5.2 Calcul de Kmoy
Après avoir tracé les lignes d’influences pour chaque poutre, on dispose les surcharges de
façon à obtenir la plus grande valeur de K.

 Pour les surcharges concentrées : K moy 


 pi  ki   ki
 pi n

 Pour les surcharges réparties : Kmoy =

La surface est calculée par la méthode des trapèzes.

Page 46
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

6.6 Calcul du moment fléchissant


Une fois qu‘on aura déterminé :
 Kα Puis Kα moy.
 M0 : (moment longitudinal moyen par le théorème de Barré).
On calcule M = Kαmoy M0.

β =1- = 0,636
 Tableaux des k0 :

Théta=0.70 Alfa=0=> K0
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 0,021 0,546 1,058 1,493 1,695 1,493 1,058 0,546 0,021
b/4 -0,358 0,109 0,586 1,067 1,493 1,711 1,554 1,193 0,780
b/2 -0,511 -0,175 0,179 0,586 1,058 1,554 1,939 2,055 2,061
3b/4 -0,557 -0,379 -0,175 0,109 0,546 1,193 2,055 3,025 3,928
b -0,573 -0,557 -0,511 -0,358 0,021 0,780 2,061 3,928 6,246
Tableau 6.1: valeurs de k0 pour ϴ=0.7

Théta=0.75 Alfa=0=> K0
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 -0,126 0,471 1,060 1,573 1,813 1,573 1,060 0,471 -0,126
b/4 -0,432 0,058 0,565 1,092 1,573 1,814 1,595 1,130 0,607
b/2 -0,495 -0,180 0,158 0,565 1,060 1,595 1,991 2,044 1,957
3b/4 -0,450 -0,329 -0,180 0,058 0,471 1,130 2,044 3,084 4,029
b -0,377 -0,450 -0,495 -0,432 -0,126 0,607 1,957 4,029 6,676
Tableau 6.1: valeurs de k0 pour ϴ=0.75
À Partir des deux tableaux de correspondant à ϴ=0.7 et ϴ=0.75 par interpolation par la
formule suivante :

Théta=0.736 Alfa=0=> K0
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 -0,084 0,492 1,059 1,550 1,780 1,550 1,059 0,492 -0,084
b/4 -0,411 0,072 0,571 1,085 1,550 1,785 1,583 1,148 0,655
b/2 -0,499 -0,179 0,164 0,571 1,059 1,583 1,977 2,047 1,986
3b/4 -0,480 -0,343 -0,179 0,072 0,492 1,148 2,047 3,067 4,000
b -0,432 -0,480 -0,499 -0,411 -0,084 0,655 1,986 4,000 6,555
Tableau 6.2: valeurs de k0 pour ϴ=0.736

Page 47
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

 Tableaux des k1

Théta=0.70 Alfa=1=> K1
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 0,708 0,831 0,992 1,173 1,278 1,173 0,992 0,831 0,708
b/4 0,480 0,590 0,740 0,943 1,173 1,330 1,282 0,158 1,046
b/2 0,334 0,425 0,553 0,740 0,992 1,282 1,513 1,553 1,526
3b/4 0,241 0,317 0,425 0,590 0,831 1,158 1,553 1,930 2,166
b 0,178 0,241 0,334 0,480 0,708 1,046 1,526 2,166 2,939
Tableau 6.3: valeurs de k1 pour ϴ=0.70

Théta=0.75 Alfa=1=>K1
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 0,667 0,803 0,986 1,201 1,329 1,201 0,986 0,803 0,667
b/4 0,435 0,549 0,711 0,937 1,201 1,382 1,312 1,158 1,023
b/2 0,290 0,380 0,511 0,711 0,986 1,312 1,571 1,597 1,545
3b/4 0,203 0,274 0,380 0,549 0,803 1,158 1,597 2,017 2,262
b 0,145 0,203 0,290 0,435 0,667 1,023 1,545 2,262 3,146
Tableau 6.4: valeurs de k1 pour ϴ=0.75
Théta=0.736 Alfa=1=> K1
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 0,678 0,811 0,988 1,193 1,315 1,193 0,988 0,811 0,678
b/4 0,447 0,560 0,719 0,939 1,193 1,368 1,304 0,878 1,029
b/2 0,302 0,392 0,523 0,719 0,988 1,304 1,555 1,585 1,540
3b/4 0,213 0,286 0,392 0,560 0,811 1,158 1,585 1,993 2,235
b 0,154 0,213 0,302 0,447 0,678 1,029 1,540 2,235 3,088
Tableau 6.5: valeurs de k1 pour ϴ=0.736

On a : 0.1    1 K  K 0  ( K1  K 0 )   avec :   0,119 et β=0,636

Donc : α

Théta=0.736 KALPHA
y
-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
e
0 0,112 0,574 1,041 1,458 1,660 1,458 1,041 0,574 0,112
b/4 -0,190 0,198 0,609 1,047 1,458 1,677 1,511 1,078 0,752
b/2 -0,292 -0,031 0,257 0,609 1,041 1,511 1,868 1,928 1,871
3b/4 -0,301 -0,181 -0,031 0,198 0,574 1,150 1,928 2,790 3,545
b -0,280 -0,301 -0,292 -0,190 0,112 0,752 1,871 3,545 5,661
Tableau 6.6: valeurs de kα pour ϴ=0.736

Page 48
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

La poutre 07
b y y = 5,1 m

y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

3b/4
-0,301 -0,181 -0,031 0,198 0,574 1,150 1,928 2,790 3,545
b
-0,280 -0,301 -0,292 -0,190 0,112 0,752 1,871 3,545 5,661

= 0,428 +0.572(

Y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


p 07 -0,292 -0,232 -0,143 0,032 0,376 0,980 1,904 3,113 4,451
Tableau 6.7: valeurs de kα pour la poutre 07
La poutre 06:
y y = 3,4 m

y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

b/2
-0,292 -0,031 0,257 0,609 1,041 1,511 1,868 1,928 1,871
3b/4
-0,301 -0,181 -0,031 0,198 0,574 1,150 1,928 2,790 3,545

= 0,285 +0,714(

Y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


p06 -0,294 -0,074 0,174 0,491 0,907 1,407 1,883 2,172 2,346
Tableau 6.8: valeurs de kα pour la poutre 06

Page 49
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

La poutre 05
y y = 1.7 m

y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

b/4
-0,190 0,198 0,609 1,047 1,458 1,677 1,511 1,078 0,752
b/2
-0,292 -0,031 0,257 0,609 1,041 1,511 1,868 1,928 1,871

= 0,143 +0,856(

Y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

p05 -0,204 0,165 0,558 0,983 1,397 1,652 1,561 1,199 0,911

Tableau 6.9: valeurs de kα pour la poutre 05


La poutre 04 :
Y=0
y -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,112 0,574 1,041 1,458 1,660 1,458 1,041 0,574 0,112
P04 0,112 0,574 1,041 1,458 1,660 1,458 1,041 0,574 0,112
Tableau 6.11: valeurs de kα pour la poutre 04

Page 50
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

Les moments fléchissant pour chaque poutre sont donnés dans les tableaux suivants :

À 0.25L

Poutre4 Poutre 5 Poutre6 Poutre7


Système M0=
Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel
A(l) 3Voies 154.157 1,16 178,822 1,13 174,197 0,998 153,848 0,926 142,749
Bc 3Files 131,407 1,285 168,857 1,319 173,325 1,288 169,252 1,197 157,294
Bt 2Tand 92,938 1,383 128,533 1,421 132,064 1,5 139,407 1,223 113,663
MC120 100,717 1,413 142,313 1,416 142,615 1,59 160,14 1,660 167,19
D240 162.259 1,55 251,501 1,535 249,067 1,387 225,053 1,047 169,885

Tableau 6.12: valeurs des moments dans les différentes poutres à x = 0.25L
À 0.5L

Poutre4 Poutre 5 Poutre6 Poutre7


Système M0=
Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel Kαmoy Mréel
A(l) 3Voies 205,559 1,16 238,448 1,13 232,281 0,998 205,147 0,926 190,347
Bc 3Files 163,457 1,285 210,042 1,319 215,599 1,288 210,532 1,197 195,658
Bt 2Tand 122,329 1,383 169,181 1,421 173,829 1,5 183,493 1,223 149,608
MC120 134,3 1,413 189,765 1,416 190,168 1,59 213,537 1,66 222,938
D240 220,281 1,55 341,435 1,535 338,131 1,387 305,529 1,047 230,634
Tableau6.13 : valeurs des moments dans les différentes poutres à x = 0.5L
Les valeurs des moments sous l’effet des charges permanentes total dans chaque poutre :

Poutre 4-5-6 Poutre 7(de rive


(intermédiaire) droite)

Position 0,25L 0,50L 0,25 0,50L

M (t.m) 306,27 408,37 325,65 434,21

Tableau 6.14: valeurs des moments sous les charges permanentes

Page 51
Chapitre 06 : Répartition transversale des efforts

6.7 Moments combiné dans chaque poutre

E.L.U
M Poutre 4 poutre 5 Poutre 6 poutre 7
E.L.U 0,25L 0,5L 0,25L 0,5L 0,25L 0,5L 0,25L 0,5L
1,35G+1,6(A(L)) 699,579 932,817 692,18 922,95 659,622 879,536 668,026 890,739
1,35G+1,6(Bc) 683,637 887,367 690,785 896,259 684,268 888,151 691,298 899,236
1,35G+1,6(Bt) 619,117 821,989 624,768 829,426 636,515 844,889 621,488 825,556
1,35(G+Mc120) 605,587 807,483 605,995 808,027 629,653 839,574 639,171 887,149
1,35(G+D240) 752,991 1012,237 749,705 1007,776 717,286 963,764 668,9724 897,539
Tableau 6.15: moments dans chaque poutre à l’ELU
E.L.S

M Poutre 4 poutre 5 Poutre 6 poutr7


E.L.S 0,25L 0,50L 0,25L 0,50L 0,25L 0,50L 0,25L 0,5L

G+1,2(A(L)) 520,856 694,508 515,306 687,108 490,888 654,547 496,949 662,627

G+1,2(Bc) 508,899 660,420 514,261 667,089 509,372 661,009 514,403 668,999


G+1,2(Bt) 460,509 611,387 464,747 616,965 473,558 628,562 462,045 613,740
G+Mc120 448,583 598,135 448,885 598,538 466,41 621,907 492,84 657,148
G+D240 557,771 749,805 555,337 746,501 531,323 713,899 495,535 664,844

Tableau 6.16: moments dans chaque poutre à l’ELS

D’après les tableaux ci-dessus nous conclusions que la poutre 4 est la plus sollicitée.

Page 52
Chapitre 7

Modélisation du tablier
Chapitre 07: modélisation du tablier

Introduction
La modélisation a pour objectif d’élaborer un modèle capable de décrire d’une manière
approchée le fonctionnement de l’ouvrage sous différentes conditions. Cette démarche de
modélisation par la méthode des éléments finis (MEF) met en évidence la maîtrise de trois
domaines des sciences de l’ingénieur : la mécanique des milieux continus, la rhéologie des
matériaux et le calcul numérique par ordinateur.
La méthode des éléments finis est basée sur une idée simple : subdiviser (discrétiser) une
forme complexe en un grand nombre de sous domaines élémentaires de forme géométrique
simple (éléments finis) interconnectés en des points appelés nœuds. Nous considérons le
comportement mécanique de chaque élément séparément, puis nous assemblons ces éléments
de telle façon que l’équilibre des forces et la compatibilité des déplacements soit satisfaite en
chaque nœud.
Présentation logiciel
Autodesk ROBOT structural analyses Professional un logiciel de calcul et d'optimisation des
structures. Il utilise la méthode d’analyse par éléments finis pour étudier les structures planes
et spatiales de type : Treillis, Portiques, Structures mixtes, Grillages de poutres, Plaques,
Coques, Contraintes planes, Déformations planes, Éléments axisymétriques, Éléments
Volumiques.
ROBOT millénium permet de définir des charges roulantes, c'est-à-dire la charge d’un convoi
modélisé par une combinaison de force quelconque (force concentrées, charge linéaire et
charges surfaciques). Le convoi est un ensemble de force de directions, valeurs et positions
données. Pour chaque pas, le convoi est déplacé d’une position vers la suivante.
Le cas de charge roulante est ainsi considéré comme un ensemble de plusieurs cas de charge
statique (un cas de charge pour chaque position du convoi).
Modélisation
Étant donné que l’ouvrage isostatique avec 02 travées isostatique, on étudiera une travée à
poutre en BP (une dalle de 22 cm d’épaisseur avec 07 poutres de longueur de 36 m). Les
poutres sont considérées comme un élément de section constante, elles sont appuyées sur des
appuis simples d’un côté et de l’autre côté des appuis doubles, la dalle est considérée comme
un élément de panneau.

Figure 7.1: Choix du mode

Page 53
Chapitre 07: modélisation du tablier

Modélisation de la section
7.4.1 Poutre intermédiaire et de rive

Section constante :

Figure 7.2 : la section


7.4.2 Modélisation des poutres

Figure 7.3 : modélisation des poutres

Page 54
Chapitre 07: modélisation du tablier

7.4.3 Modélisation de la dalle

Figure 7.4 : caractéristique de panneau

Figure 7.5 : modélisation des poutres + dalle

Page 55
Chapitre 07: modélisation du tablier

Définition de différents cas de charge


7.5.1 Charges permanentes
Charge Valeur

Corniches + longrine gauche 1,145 T/m2

Gardes corps 0,1 T/ml

Revêtement+ étanchéité 0,187 T/m2

Longrine droite 0,61 T/m2

Tableau 7.1: Charges permanentes

Figure 7.6 : les charges permanentes

7.5.2 Système de charge A(L) 03 voies chargées


36000
A(L) = 230 + = 𝟗𝟗𝟓, 𝟗𝟓𝟕 𝐤𝐠/𝒎𝟐 = 𝟎, 𝟗𝟗𝟓 𝒕/𝒎𝟐
35 + 12

𝟎, 𝟗𝟗𝟓 x 𝒂𝟏 x 𝒂𝟐 =1,107 x0,9x 𝟎, 𝟗𝟗𝟓 = 0,99 𝒕/𝒎𝟐

Figure 7.7 : Système de charge A(L)

Page 56
Chapitre 07: modélisation du tablier

7.5.3 Système Bc 03 voies chargées

Figure 7.8 : système de charge Bc

7.5.4 Système Bt 02 tandems

Page 57
Chapitre 07: modélisation du tablier

Figure 7.9 : système de charge Bt

7.5.5 Système militaire Mc120

Figure 7.10 : système militaire Mc120

Page 58
Chapitre 07: modélisation du tablier

7.5.6 Charge exceptionnelle D240

Figure 7.11 : convoi D240


Valeur des moments fléchissant et des efforts tranchants réels
Pour la détermination des sollicitations maximum (M, N, T) on prend en considération les
combinaisons d’actions selon BPEL.
7.6.1 Les combinaisons d’action
Combinaison E.L.U E.L.S

I 1,35G + 1,6[Max(A(L), B) + trott] G + 1,2[Max(A(L), B) + trott]

II 1,35G + 1,35Max[Mc120, D240] G + Max[Mc120, D240]

Tableau 7.2 : Les combinaisons d’action

Figure 7.12 : moment max a l’ELU

Page 59
Chapitre 07: modélisation du tablier

Figure 7.13 : moment max a l’ELS


7.6.2 Les valeurs extrêmes du moment

Le moment en (t.m)
Numéro de la poutre La combinaison
0,25 L 0,5 L

ELU : 𝟏, 𝟑𝟓𝐆 + 𝟏, 𝟑𝟓𝐃𝟐𝟒𝟎 746,63 1006,99


Poutres nº4
ELS : 𝐆 + 𝐃𝟐𝟒𝟎 553,06 745,92

Tableau 7.3 : les valeurs extrêmes du moment

Numéro de la Le moment en (t.m)


La combinaison
poutre [Link] ROBOT

L=35m 0,25L 0,5L 0,25L 0,5L

Poutre : 04 1,35G+1,35D240 752,991 1012,237 746,63 1006,99

G+D240 557,771 749,805 553,06 745,92

Tableau 7.4 : comparaison entre les moments

Page 60
Chapitre 8

Etude de la précontrainte
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

8.1 Introduction
Le béton a pour principal qualité sa bonne résistance à la compression et sa faible résistance à
la traction. En 1928 Eugène Freyssinet eu une idée révolutionnaire en permettant au béton de
ne travailler qu’en compression. Il venait d’inventer le béton précontraint.
8.1.1 Principe de la Précontrainte
Un ouvrage en béton est dit en béton précontraint quand il est soumis à un système d’efforts
créés artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes, qui composées avec les
contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes totales comprises entre les
limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute sécurité.
Autrement dit, les zones qui doivent subir des tractions créent artificiellement une contrainte
de compression préalable (une précontrainte) et ainsi l’effort de traction dangereux
n’engendre qu’une décompression du béton ; celui-ci ne risque alors plus de se fissurer à
condition que la contrainte de compression préalablement appliquée ne soit pas inférieure à la
contrainte de traction en cause.
8.1.2 Modes de précontrainte
La précontrainte peut se classer en deux catégories :
• Précontrainte par pré tension
• Précontrainte par post tension
Précontrainte par pré-tension
On entend par précontrainte par pré-tension, la mise en tension des armatures avant le coulage
du béton. Cela suppose donc que l’on doit tendre les aciers en s’appuyant, soit sur le coulage
lui-même, soit sur des culées ancrées dans le sol, ou tout autre dispositif qui permet de
transférer l’effort d’une extrémité à l’autre.
Ce procédé peut être réalisé en usine ou sur chantier.
Précontrainte par post-tension
A l’opposé, la précontrainte par poste tension suppose le coulage du béton avant la mise en
tension des armatures de précontrainte. En général, on utilise la résistance du béton pour
«s’appuyer » lors de la mise en tension et transmettre l’effort d’un ancrage à l’autre extrémité.
On distingue différentes possibilités de post-tension :
➢ Par câbles ou fils adhérents.
➢ Par câbles glissant dans des conduits (gaine métallique, gaine plastiques, tubes
métallique).
8.1.3 Choix du procédé
La précontrainte par pré-tension est la technique la plus utilisé, en effet elle consomme
environ 80en poids des armatures de précontrainte mise en œuvre annuellement la post-
tension seulement 20.
Note : dans notre projet nous choisissons la précontrainte par pré tension.

Page 61
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

8.2 Dimensionnement de la précontrainte


8.2.1 Caractéristiques géométriques de la poutre
L’étude de la précontrainte se fera pour la poutre la plus sollicitée (La poutre 4).

Section B(cm2) IG (cm4) V (cm) V’(cm) C’=I /B.V(cm) ρ(%) h (cm)

Poutre seule 5660 24247679,4 102,14 87,86 41,94 47,73 190

Poutre + dalle 9400 53225201,8 79,12 132,88 71,56 53,85 212


Tableau 8.1 : les caractéristiques de la section a mi travée

C’: centre de pression.


h 190
L’enrobage:d ≤ 10 ⇒ d ≤ = 19 cm on adopte d = 7 cm
10

8.2.2 L’effort de précontraint minimum


La résistance caractéristique à 28 jours égale a fC28 = 45 MPA
Les contraintes de traction admissible du béton (en classe II de précontrainte) sont :
ft28 = 0,6 + 0,06 × fc28 = 3,3 MPA
Contrainte admissible du béton :
fc28 × j
fcj =
4,76 + 0,83 × j
➢ En exploitation
̅M = 0.6. fc28 = 27 MPa
σ
• Hors de la zone d’enrobage :
̅m = −1,5. ft28 = −4,95 MPa
σ
• Dans la section d’enrobage :
̅m = −ft28 = −3,3MPa
σ
➢ En construction (à 14 jours)
fc14 = 38,461 MPa
̅M = 0,6. fc14 = 23,07 MPa
σ
• Hors de la zone d’enrobage :
̅m = −1,5ft14 = −1,5(0,6 + 0,06 × fc14) = −4,36 MPa
σ
• Dans la section d’enrobage :
̅m = −ft14 = −4,36
σ

L’effort de précontraint minimum qui doit être respecté durant toute la vie de l’ouvrage
est:Pmin = sup (P1 ; P2 )

Page 62
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Avec :
P1 : précontrainte minimale en section sous critique.
P2 : Précontrainte minimale en section sur critique.
∆M
P1 = σ
̅m . B +
ρh
I Avec: ∆M = Mmax − Mmin

̅m . V′ ) + Mmax
P2 =
{ C′ + V′ − d

Mmax = 745,92 t. m
On a: { ⇒ ∆M = 333,64 t. m
Mmin = 412,28 t. m
P = −17,94t
Donc : { 1 ⇒ P2 > P1 (la section est sur critique ).
P2 = 311,77 t
Alors: PMin =Max (−17,94 ; 311,77) = 311,77 𝑡
8.2.3 Calcul du nombre des câbles
D’après G. Dreux, on peut estimer les pertes de précontrainte à 30%.
Pmin 311,77
0,70 × 𝑃0 = Pmin ⇒ 𝑃0 = = = 445,39 t
0,70 0,70
𝑃0 = 445,39 t
➢ Caractéristiques géométriques et mécaniques du câble
Les unités de précontrainte utilisées sont des câbles T15 les torons de classe 1860 à très basse
relaxation (TBR).
Section nominale de l’acier : Ap = 139𝑚𝑚2 ;
Contrainte limite élastique garantie : fpeg = 1643 MPa ;
Contrainte de rupture garantie : fprg = 1860 MPa ;
Coefficient de frottement linéaire : φ = 2 .10-3 m-1 ;
Coefficient de frottement angulaire : f = 0,2 rad-1 ;
Recul d’ancrage : g = 1mm ;
Relaxation à1000 heures : ρ = 2,5 % ;
Module d’élasticité de l’acier :Ep = 190000 MPA;
➢ La force de la précontrainte par câble
σp0 = min{0,85 fprg ; 0,95 fpeg } = 1560,85 MPa
P0 445,39 × 104
P0 = n. AP . σp0 ⇒ n = = = 20,52 ⇒ n ≥ 21
AP . σp0 139 × 1560,85
On adopte en 1é𝑟 temps 21T15, et après calcul des pertes et les vérifications exacte, on a
trouvé des conditions qui ne sont pas vérifiées une nouvelle adaptation :
On prend : 32 T15.
On adapte 32T15

Soit 32 torons T15 :

Page 63
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

P = 32 × (139 × 1560,85 × 10−4 ) = 694,266 𝑡


P = 694,266 𝑡
8.2.4 Vérification des contraintes à la mise en tension
[Link] En construction (section sans hourdis)
Les contraintes limites
j . fc28
fcj = f = 38,46 MPa
{ 4,76 + 0,83j ⇒ { c14
ft14 = 2,9 MPa
ftj = 0,6 + 0,06fcj

̅ci = σ
σ ̅cs = 0,6 × fc14 ̅ci = σ
σ ̅cs = 23,076
{ ̅ts = −1,5 . ft14
σ ⇒ { ̅
σ ts = −4,35
̅ti = −ft14
σ ̅ti = −2,9
σ

Avec K1 = 0,9
En fibre supérieure
Mmin . V 1 e0 . V
σsup = + K1 . P. ( + ) >? σ
̅ts
I B I
g . l2
Mmin = = 229,23 t
8
e0 = −(V ′ − d) = −(87,86 − 7) ⇒ e0 = −80,86 cm .
Donc :
Mmin . V 1 e0 × V
σsup = + K1 . P ( + ̅ts = − 4,35 MPA … (CV).
) = −0,57MPA > σ
I B I
En fibre inférieure
−Mmin . V′ 1 e0 × V′
σinf = + K1 . P ( + ) = 21,04 MPA < ̅σci = 23,076 MPA (CV).
I B I
[Link] En exploitation (section avec hourdis)
Avec K1 = 0,7
En fibre supérieure
p0 Mmax . V P0× ep
σsup = k . + − K. . V ≤? σ
̅M
B I I
Mmax = 749,95 t. m
e0 = −(V ′ − d) = −(132,88 − 7) ⇒ e0 = −125,88 cm .
Mmax V 1 e0 × V
σsup = + K1 P ( + ) = 7,16 MPA < σ̅ c = 27MPA … (C. V)
I B I

En fibre inférieure

Page 64
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

p0 Mg M q P0× ep
σinf = k . + V. [ + ]−K. . V >? σ
̅m .
B I I I
σinf = 7,06 MPA > −3,3 MPA … C. V
8.2.5 Emplacement des torons
Le BPEL indique que pour favoriser l’adhérence acier-béton, il est nécessaire de laisser un
espacement minimum entre les torons, on adoptera la disposition suivant :
• L’entraxe minimal D à prévoir entre les armatures ne doit pas être inférieure à 3d
D ≥ 3. d = 3 × 1,5 = 4,5 cm , on prend D = 5 cm
• Distance de l’axe de ces armatures aux parements le plus proche, ne doit pas être
Inférieur à : D′ ≥ 2,5. d = 2,5 × 1,5 = 3,75 cm , on prend D′ = 7 cm.

Figure 8.1 : disposition des torons

8.2.6 Caractéristiques de section


➢ Caractéristiques de la section sans hourdis

Page 65
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Nombre des câbles 10 8 8 4 2 32


Distance/R base (cm) 10 × 7 8 × 12 8 × 17 4 × 22 2 × 183 756
Tableau 8.2 : les centres de gravité de différentes armatures actives
∑(𝐀𝐢×𝐘𝐆𝐢) 756 Ai
𝐕′ = = = 23,625cm
𝐀𝐢 [Link]
Caractéristique des câbles de la poutre sans hourdis
B (cm²) 44,48
𝐈𝐆 (cm4) 176515,14
V (cm) 166,375
V’ (cm) 23,625
𝐫² (𝐜𝐦²) /
𝝆٪ /
𝑺(∆) (cm3) 1050,84
Caractéristique de la section (nette) sans hourdis
B (cm²) 5615,52
𝐈𝐆 (cm4) 24071164,26
V (cm) 101,64
V’ (cm) 88,36
𝐫² (𝐜𝐦²)
𝛒٪ 47,72
𝐒(∆) (cm3) 496235,26

S/Δ
B (cm2) IG (cm4) v (cm) v’ (cm) 3 ρ(%) h (cm)
nette(cm )
Brute 5660 24247679,4 102,14 87,85 497286,1 47,73 190
Câbles 44,48 184982,7 166,37 23,62 1050,84 / /
Nette 5615,52 24062696,7 101,63 88,36 496235,26 47,71 190

Homogène 5831,24 24959862,8 104,02 85,97 501331,83 47,85 190

Tableau 8.3 : Les caractéristiques géométriques de la section homogène sans hourdis

Avec :

Page 66
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

EP 190000
Sh = Snette + Sacier × n avec ∶ n = , n= = 4,85
EVJ 11000 3√fc28
Bh = 5615,52 + (44,48 × 4,85) = 5831,24 cm²
IGh = 24062696,7 + 184982,702 × 4,85 = 24959862,8cm4
S/Δh = 496235,26 + 1050,84 × 4,85 = 501331,83cm3
➢ Caractéristiques de la section intermédiaire avec hourdis
Caractéristique des câbles de la poutre avec hourdis
B (cm²) 44,48
𝐈𝐆 (cm4) 522094,8
V (cm) 188,375
V’ (cm) 23,625
𝐫² (𝐜𝐦²) /
𝛒٪ /
𝐒(∆) (cm3) 1050,84

Caractéristique de la section (nette) sans hourdis


B (cm²) 9355,52
𝐈𝐆 (cm4) 52703107
V (cm) 78,6
V’ (cm) 133,39
𝐫² (𝐜𝐦²)
𝛒٪ 53,73
𝐒(∆) (cm3) 1247975,26

h
B (cm2) IG (cm4) v (cm) v’ (cm) S/Δnette(cm3) ρ(%)
(cm)
Brute 9400 53225201,8 79,13 132,87 1249026,1 53,85 212
Câbles 44,48 533419,051 188,37 23,625 1050,84 / /
Nette 9355,52 52691782,75 78,60 133,39 1247975,26 53,71 212

Homogène 9571,24 55278865,1 81,08 130,92 1253071,83 54,40 212

Tableau 8.4 : Les caractéristiques géométriques de la section intermédiaire homogène avec


hourdis

Caractéristiques des sections

Page 67
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

1- section a mi travée
• Tous les torons sont actifs.
AP = 44,48 cm²
Avec l’emplacement des torons, il ya une nouvelle excentricité des câbles.
ep0 = vcable − vhomogéne
• Pour la section sans hourdis
ep0 =62,35cm.
• Pour la section avec hourdis
ep0 = 107,29cm.
2-section d’about
• 12 torons sont actifs
AP = 16,68 cm².
• Pour la section sans hourdis
ep0 = 62,35 cm..
• pour la section avec hourdis
ep0 = 107,29cm.
• Le noyau central
Le noyau central est le domaine à l’intérieur duquel, peut se déplacer le centre de pression
sans qu’il est de traction dans la section considérée.
C ′ ≤ ec ≤ C Avec :
I 24247679,4
C′ = = = 41,94 cm.
B. V 5660 × 102,14
I 24247679,4
C= = = 48,76 cm.
B. V′ 5660 × 87,85

• Le noyau limite

Page 68
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

C'est le domaine à l'intérieur du quel, peut se déplacer le centre de pression sans que les
contrainte limite,σm , σM , soient dépassés dans la section considérée.
σm . I σM . I
+[ ] − C′ [ ] − C′
P. VS P. VS
sup ≤ ec ≤ inf
σM . I σm . I
−[ ]+C [ ]+C
{ P. Vi } { P. Vi }
+3,3 × 24247679,4
[ ] − 41,94
694,266 × 102 × 102,14
sup ≤ ec
27 × 24247679,4
−[ ] + 48,76
{ 694,266 × 102 × 87,85 }
27 × 24247679,4
[ ] − 41,94
694,266 × 102 × 102,14
≤ inf
−3,3 × 24247679,4
[ ] + 48,76
{ 694,266 × 102 × 87,85 }
−30,65 cm 50,38
sup ( ) ≤ ec ≤ inf ( )
−58,58cm 35,64
(−30,65) ≤ ec ≤ (50,38)
8.3 Pertes de la précontrainte
D’une façon générale, on appelle perte de précontrainte toute différence entre la force exercée
par le vérin et la force dans l’armature à un moment donné. On doit alors tenir compte des
pertes et des chutes de tension qui vont se produire entre l’instant de la mise en tension et la
période de service de l’ouvrage, ce qui permet de connaitre la tension nécessaire à réaliser
pendant la mise en tension. On distingue deux catégories de pertes de tension :
− pertes instantanées
− pertes différés
a. Les pertes instantanées
Par frottement sur le banc sont généralement faible ∆σf ;
Par thermique (l’effet de température) ;
Par glissement à l’ancrage ∆σg ;
Par raccourcissement élastique lorsque de la détention ∆σ b.
b. Les pertes différées
Par retrait ∆σ r ;
du fluage ∆σf ;
à la relaxation ∆σξ.
8.3.1 Calcul des pertes
[Link] À la section intermédiaire X=0,5L
a. Les pertes instantanées
a.1 Par frottement sur le banc sont généralement faible ∆σ f
Les pertes par frottement sont estimées à 1% de la tension initiale quand les câbles sont
rectilignes :

Page 69
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

1 1
∆σf = . σP0 = × 1560,85 = 𝟏𝟓, 𝟔𝟎𝟖𝟓 𝐌𝐏𝐀
100 100
∆σf = 1%
a.2 les pertes thermiques
Les pertes thermiques est l’origine des pertes importantes dites pertes thermiques (liée a la
dilatation thermiques).
∆σθmax = EP. αb . (θmax − θ0 ). (1 − λ) .
αb : coefficient de la dilatation thermique du béton.
αb = 1,2. 10−5
θmax: la températures de l′ acier lors de la mise en tention.
θmax = 75°.
θ0 = 22°.
λ: coefficient compris entre 0,1 et 0,5 il est prudent de prendre 0,1.
∆σθmax = 190000 × 1,2. 10−5 × (75 − 22) × (1 − 0,1) = 𝟏𝟎𝟖, 𝟕𝟓𝟔 𝐌𝐏𝐀
∆σθmax = 6,967%.
a.3 pertes par glissement d’ancrage sur le banc de prétention
Après la mise en tension, on bloque les armatures, un glissement assez large se fait sentir
avant blocage définitif, les glissements entraînent un raccourcissement du câble et par
conséquence une chute de tension, la perte de tension n’affecte qu’une partie de la longueur
du câble sont influent diminue jusqu’à une distance (d) de l’ancrage ou elle s’annule.
Dans le cas de la prétention, il est tenu compte de la perte qui résulte du glissement éventuelle
de l’armature du précontrainte dans son ancrage sur banc. Ce glissement se présenté sans
s’atténue sur toute la longueur du fil.∆σg = EP. g/L.
g : glissement sur banc, on fonction de la puissance d’ancrage et du procédé utilisé.
g =1mm ;
EP = module de young pour les torons T15 ;
EP = 190000 MPA ;
L = longueur totale du fil(banc de la prétention) ;
L = 100m.
190000 × 0.001
∆σg = = 𝟏, 𝟗 𝐌𝐏𝐀.
100
∆σg = 0,12%.
a.4 Perte par raccourcissent élastique du béton lors de la détention
σbj
∆σrac = EP. ( ) . (1 + K i )
Eij

Page 70
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

0 si σbj ≤ 0,5. fcj.


2
K I : coefficient qui vaut { σbj
4. ( − 0,5) si 0,5. fcj ≤ σbj ≤ 0,66. fcj.
fcj
Un traitement permet d’attendre fc28 avant le relâchement des torons.
−Mg . ep (σp0 − ∆σpi ) ep 2
σbj = + . (1 + 2 ) . AP
I B i
σbj:Étant la contrainte au niveau des armatures due à la précontrainte et aux poids propre De
la poutre.
−229,23 × 62,35
σbj = × 104
24927262,69
(1560,85 − 8,407. 10−2 × 1560,85) 62,352
+ × (1 + ) × 44,48
5831,24 4340,70
σbj = 14,93 MPA.
fc14 = 38,46 MPA
σbj = 14,93 MPA < 0,5. fc14 = 19,23MPA

Ei14 = 11000 3√fc14


Ei14 = 37130,35 MPA
σbj 14,93
∆σrac = Ep . ( ) = 190000. ( ) = 76,43 MPA.
Eij 37130,35
∆σrac = 76,47 MPA. ∆σrac = 4,89 %.
Totale des pertes instantanées :
∆𝛔𝐭𝐨𝐭 = ∆𝛔𝐟 + ∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 + ∆𝛔𝐠 + ∆𝛔𝐫𝐚𝐜 .
∆𝛔𝐟 ∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 ∆𝛔𝐠 ∆𝛔𝐫𝐚𝐜 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 15,608 108,756 1,9 76,47 202,734
% 1 6,967 0,12 4,89 12,98
Tableau 8.5 : Les pertes instantanées à X=0,5L
b. les pertes différées
b.1 Pertes dues aux retrais du béton
Elles ont pour expression :
∆σret = εr. r(t). EP
t: âge du béton lors de la mise en tension.
t
r(t) =
t + 9. rm
t: jours, rm (cm)
B = 5660cm²

Page 71
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

p = 580,22cm
𝐚𝐢𝐫𝐞𝐝𝐞𝐥𝐚𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm =
𝐩é𝐫𝐢𝐦è𝐭𝐫𝐞𝐝𝐞𝐥𝐚𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm = 9,754cm
Calcule εr :
εr = k s . ε 0 .
1
ks =
1 + 20. Ss
As
Ss =
B
As : section d′ armatures longitudinales adhérentes.
B: section du béton.
44,48
Ss = = 0,0078.
5660
1
Ks = = 0,865 .
1 + 20.0,0078
30
ε0 = (100 − 70). (6 + ) . 10−6 .
10 + (3. rm )
ε0 = 2,02. 10−4 .
εr = ks . ε0 = 0,865 × 2,02. 10−4 = 1,747 . 10−4 .
εr = 1,747 . 10−4 .
∆σr = EP . K. ε0 . [r(ti+1 ) − r(ti )].
ti = 00.
ti+1 = 1000h = 42 jours.
t 42
r(t) = = = 0,323.
t + 9. rm 42 + 9 × 9,839
r(t) = 0,321.
∆σr = 190000 × 1,747. 10−4 × (1 − 0,323) = 22,471 MPA.
∆𝛔𝐫 = 𝟐𝟐, 𝟒𝟕𝟏 𝐌𝐏𝐀.
∆σr = 1,44 %.
b.2 Pertes par fluage
Le fluage désigne la déformation lente du béton soumis à une contrainte soutenue dans le
temps.
∆σfli = EP. ∆εfli
∆εfl (t) = εic1 K fl (t1 ) f(t − t1 )
εic1 : représente la déformation conventionnelle instantanée produite par la contrainte 𝜎𝑖 .
Le calcul de cette perte sera fait en étapes, car les efforts soutenus dans le temps, varient
suivant la phase de construction, cette dernière qui passe par :

Page 72
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

✓ Préfabrication des poutres ;


✓ Stockage provisoire avant la mise en œuvre ;
✓ mise en œuvre des poutres et coulage de la dalle ;
✓ Service.
σi
εic1 = avec σi < 0.5 fc28 .
Ei28
σi
εic1 = ( ) × (1 + k i ) avec 0.5 fc28 < σi < 0.66 fc28.
Ei28
σi
ki = 4 × [( ) − 0.5)]2 .
fc28
b.2.1 Etape de préfabrication et stockage
Le moment agissant est le moment isostatique du au poids propre de la poutre seule.
Mp = 229,23 tm.
On prévoie un temps de28 jours (0 à 28j).
√t
f(t) =
√t + 5√rm
t: Age du béton exprimé en jours compté à partir du premier jour de la fabrication.
√t − t 0 √28 − 0
f(t) = =
√t − t0 + 5√rm √28 − 0 + 5√9,754
f(t) = 0,253
kfl = kS [ke + kC . k(t)].
kS = 0,865 qu’on a calculé dans les pertes dues au retrait.
ke = 0.4.
120−ρn 100−ρn
kC = 30
+ (2/3) × 20+rm
.

ρ: le taux d′ hmidité.
Pour la zone de notre projet on prend :ρn = 70%
120 − 70 2 100 − 70
kC = +( )× = 2,336.
30 3 20 + 9,754
kC = 2,338.
100
k(t) =
100 + t
k(t) = 1.
⇒ kfl (t) = kS . [ke + kC . k(t)]
⇒ kfl (t) = 0,865 × (0,4 + 2,338 × 1)
⇒ kfl (t) = 2,36.
Ei28 = 11000 3√fc28
Ei28 = 39125,82 MPA .

Page 73
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

P = (σp0 − ∆σp0 ) × nAp .


P = (1560,85 − 225,20) × 32 × 1,39 = 594,09 t.
P = 594,09 t.
P Mg . e0 P. e2 0
σi = − +
B I I
σi : étant la contrainte au niveau du CDG des armatures et poids propre de la poutre.
P Mg . e0 P. e2 0
σi = − +
B I I
594,09 229.23 × 62,35 594,09 × 62,35²
σi = . 100 − . 104 + . 100
5831,248 24959862,8 24959862,8

= 13,71 MPA.
σi = 13,71 < 0,5. fc28 = 22.5 MPA.
σi 13,71
εic1 = = = 3,5 . 10−4
Ei28 39125,82
εfl (t) = εic1. kfl (t). f(t − t1 )
εfl (t) = 3,5 . 10−4 × 2,36 × 0,253 = 2,08 . 10−4
εfl (t) = 2,08 . 10−4
∆σfl = EP . εflu
∆σfl = 190000 × 2,08. 10−4 = 39,7 MPA
∆σfl = 𝟑𝟗, 𝟕 𝐌𝐏𝐀.
∆σfl = 2,54%.
b.2.2 Etape de mise en place des poutres et réalisation des éléments secondaires
Le moment agissant Mcp = 412,28 t. m
Le temps varie de 28 j à 90 j.
√t − t 0
f(t) =
√t − t0 + 5√rm
√90 − 28
f(t) =
√90 − 28 + 5√9,754
f(t) = 0,335
∆f(t − t1 ) = 0,335 − 0,253 = 0,082
∆f(t − t1 ) = 0,082
P = (σp0 − ∆σpi ) × n. Ap
P = (1560,85 − 264,905) × 32 × 1,39 = 576,43 t

Page 74
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

P P. e0 2 Mcp . e0
σi = + −
B I I
576,43 576,43 × 62,352 412,28 × 62,35
σi = . 100 + . 100 − . 104
5831,248 24959862,8 24959862,8
σi = 8,56 MPA
σi = 8,56 MPA < 0.5fc28 = 22,5 MPA
σi 8,56
εic1 = = = 2,18 . 10−4
Ei28 39125,82
εic1 = 2,18 . 10 −4
∆σfl = EP . εic1 . kfl . f(t − t1 )
∆σfl = 190000 × 2,18 × 10−4 × 2,36 × 0,082 = 8,01 MPA
∆σfl = 𝟖, 𝟎𝟏𝐌𝐏𝐀
∆σfl = 0,51 %
b.2.3 Etude de réalisation et service
Le moment agissant MM = 745,92 t. m
Le temps varie entre 90 j à ∞.
f(t) = 1
∆f(t − t1 ) = 1 − 0,335 = 0,665
∆f(t − t1 ) = 0,665
P P. e2 MM . e
σi = + −
B I I
P = (σp0 − ∆σi ) × nAp
P = (1560,85 − 272,91) × 32 × 1,39 = 572,87 t
572,87 572, ,9 × 107,292 745,92 × 107,29
σi = . 100 + . 100 − . 104
9571,248 55278865,1 55278865,1
σi = 3,43 MPA
σi = 3,43 MPA < 0.5fc28 = 22,5 MPA
σi 3,43
εic1 = = = 0,87 . 10−4
Ei28 39125,82
−4
εic1 = 0,87 . 10
∆σfl = EP . εic1 . kfl (t1 ). f(t − t1 )
= 190000 × 0,87. 10−4 × 2,36 × 0,665 = 25,94
∆σfl = 𝟐𝟓, 𝟗𝟒 𝐌𝐏𝐀
∆σfl = 1,66 %
∆σfl TOT = 39,7 + 8.01 + 25,94 = 𝟕𝟑, 𝟔𝟓 𝐌𝐏𝐀
∆σfl TOT = 4,718 %

Page 75
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

c. Pertes par relaxation des aciers


La relaxation de l’acier est un relâchement de tension à longueur constante.
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg
σpi: Étant la tension initiale de l’acier après la perte instantanée.
fprg : étant la contrainte de rupture garantie.
σpi = σ0 − ∆σpi
σpi = 1358,116MPA
fprg = 1860 MPA
u0 = 0,43 pour les aciers TBR
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg
6 1358,116
∆σξ = ( − 0,43 ) × 1358,116 × 2,5 = 61,15MPA
100 1860
• Pertes différées totales
5
∆σd = ∆σret + ∆σfl + ( ) ∆σξ
6
5
( ) ∆σξ = 𝟓𝟎, 𝟗𝟓 𝐌𝐏𝐀
6
5
( ) ∆σξ = 3,26 %
6

∆𝛔𝐫 ∆𝛔𝐟𝐥 ∆𝛔𝛏 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭


MPA 22,47 73,65 50,95 147,07
% 1,44 4,718 3,264 9,422
Tableau 8.6 : Les pertes différées à X=0,5L
• Pertes totales
∆σTOT = ∆σd += ∆σi
∆𝛔𝐢 ∆𝛔𝐝 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 202,734 147,07 349,804
% 12,98 9,422 22,41
Tableau 8.7 : Les pertes totales à X=0,5L

Page 76
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

[Link] Calcul des pertes à l’about (0,00 L)


a. Les pertes instantanées
Ce sont les pertes par frottement, par effet thermique est par glissement d’encrage sont les
mêmes
(15, 6085 MPA ; 108, 756 MPA ; 1,9 MPA).
a.1. perte par raccourcissent élastique du béton lors de la détention
σbj
∆σrac = EP. ( ) . (1 + K i )
Eij
(σp0 − ∆σpi ) ep 2
σbj = . (1 + 2 ) . AP
B i
Mg = 0 (Sur appuis).
(1560,85 − 8,407. 10−2 × 1560,85) 62,352
σbj = . (1 + ) . 16,68
5831,24 4340,70
σbj = 7,75MPA
σbj:Étant la contrainte au niveau des armatures due à la précontrainte et aux poids propre De
la poutre.
fc14 = 38,46 MPA
σbj = 7,75 MPA < 0,5. fc14 = 19,23MPA

Ei14 = 11000 3√fc14


Ei14 = 37130,35 MPA
σbj 7,75
∆σrac = Ep . ( ) = 190000. ( ) = 39,65MPA.
Eij 37130,35
∆𝛔𝐫𝐚𝐜 = 𝟑𝟗, 𝟔𝟓 𝐌𝐏𝐀.
∆σrac = 2,54 %.
∆σtot = ∆σf + ∆σθmax + ∆σg + ∆σrac .
∆𝛔𝐟 ∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 ∆𝛔𝐠 ∆𝛔𝐫𝐚𝐜 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 15,608 108,756 1,9 39,65 165,914
% 1 6,967 0,12 2,54 10,62
Tableau 8.8 : Les pertes instantanées totales à X=0,00L
b. les pertes différées
b .1 Pertes dues aux retrais du béton
∆σret = εr. [1 − r(t)]. EP
t
r(t) =
t + 9. rm
t: jours, rm (cm)

Page 77
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

B = 5660cm²
p = 580,22cm
𝐚𝐢𝐫𝐞𝐝𝐞𝐥𝐚𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm = 𝐩é𝐫𝐢𝐦è𝐭𝐫𝐞𝐝𝐞𝐥𝐚𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm = 9,754cm
Calcule εr :
εr = k s . ε 0 .
1
ks =
1 + 20. Ss
As
Ss =
B
16,68
Ss = = 0,0029.
5660
1
Ks = = 0,945
1 + 20.0,0029
30
ε0 = (100 − 70). (6 + ) . 10−6 .
10 + (3. rm )
ε0 = 2,02. 10−4 .
εr = ks . ε0 = 0,945 × 2,02. 10−4 = 1,908 . 10−4 .
εr = 1,908 . 10−4 .
∆σr = EP . K. ε0 . [r(ti+1 ) − r(ti )].
ti = 00.
ti+1 = 1000h = 42 jours.
t 42
r(t) = = = 0,323.
t + 9. rm 42 + 9 × 9,754
r(t) = 0,323.
∆σr = 190000 × 1,908. 10−4 × (1 − 0,323) = 24,54 MPA.
∆𝛔𝐫 = 𝟐𝟒, 𝟓𝟒 𝐌𝐏𝐀.
∆σr = 1,57 %.
b.2 Pertes par fluage
∆σfli = EP. ∆εfli
∆εfl (t) = εic1 K fl (t1 ). f(t − t1 )
σi
εic1 = si σi < 0.5 fc28
Ei28
σi
εic1 = ( ) × (1 + ki ) si 0,5 fc28 < σi < 0,66 fc28 .
Ei28
σi
ki = 4 × [(f ) − 0.5]2 N
c28

Page 78
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

b.2.1 Etape de préfabrication et stockage


Le moment agissant est nul. (M=0).
On prévoie un temps de28 jours (0 à 28j).
√t
f(t) =
√t + 5√rm
t : Age du béton exprimé en jours compté à partir du premier jour de la fabrication.
√t − t 0 √28 − 0
f(t) = =
√t − t0 + 5√rm √28 − 0 + 5√9,754
f(t) = 0,253
kfl = kS [ke + kC . k(t)]
kS : 0,945 qu’on a calculé dans les pertes dues au retrait.
ke = 0.4
120 − ρn 100 − ρn
kC = + (2/3) × .
30 20 + rm
Pour la zone de notre projet on prend :ρn = 70%
120 − 70 2 100 − 70
kC = +( )× = 2,338
30 3 20 + 9,754
kC = 2,338.
100
k(t) =
100 + t
k(t) = 1
⇒ kfl (t) = kS . [ke + kC . k(t)]
⇒ kfl (t) = 0,945 × (0,4 + 2,338 × 1)
⇒ kfl (t) = 2,58
Ei28 = 11000 3√fc28
Ei28 = 39125,826MPA
P = (σp0 − ∆σp0 ) × nAp
P = (1560,85 − 190,454) × 12 × 1,39 = 228,58 t.
P = 618,07t
P P. e2 0
σi = +
B I
228,58 228,58 × 62,35²
σi = . 100 + . 100
5831,248 24959862,8
σi = 7,48MPA.
σi = 7,48 < 0,5. fc28 = 22,5 MPA.

Page 79
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

σi 7,48
εic1 = = = 1,91. 10−4
Ei28 39125,826
εfl (t) = εic1. kfl (t). f(t − t1 )
εfl (t) = 1,91 . 10−4 × 2,58 × 0,253 = 3,08 . 10−4
εfl (t) = 1,246 . 10−4
∆σfl = EP . εflu
∆σfl = 190000 × 1,246 . 10−4 = 23,68 MPA
∆σfl = 𝟐𝟑, 𝟔𝟖 𝐌𝐏𝐀.
∆σfl = 1,51 % .
b.2.2 Etape de mise en place des poutres et réalisation des éléments secondaires
Le temps varie de 28 j à 90 j.
M=0
√t − t 0
f(t) =
√t − t0 + 5√rm
√90 − 28
f(t) =
√90 − 28 + 5√9,754
f(t) = 0,335
∆f(t − t1 ) = 0,335 − 0,253 = 0,082
∆f(t − t1 ) = 0,082
P = (σpi − ∆σpi ) × n. Ap
P = (1560,85 − 214,134) × 12 × 1,39 = 224,634 t
P P. e0 2
σi = +
B I
224,63 224,63 × 62,352
σi = .100 + . 100
5831,248 24959862,8
σi = 7,35
σi = 7,35 MPA < 0.5fc28 = 22,5MPA
σi 7,35
εic1 = = = 1,87. 10−4
Ei28 39125,826
εic1 = 1,87 . 10 −4
∆σfl = EP . εic1 . kfl (t − t1 )
∆σfl = 190000 × 1,87. 10 −4 × 2,58 × 0,082 = 7,51 MPA
∆σfl = 𝟕, 𝟓𝟏 𝐌𝐏𝐀.
∆σfl = 0,48 %.

Page 80
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

b.2.3 Etude de réalisation et service


Le temps varie entre 90 j à ∞.
f(t) = 1.
∆f(t − t1 ) = 1 − 0,335 = 0,665.
∆f(t − t1 ) = 0,665.
P P. e2
σi = +
B I
P = (σp0 − ∆σp ) × n. Ap
P = (1560,85 − 221,644) × 12 × 1,39 = 223,37 t
223,37 223,37 × 107,292
σi = . 100 + . 100
9571,248 55278865,15
σi = 6,98 MPA
σi = 6,98 MPA < 0.5fc28 = 22,5 MPA.
σi 6,98
εic1 = = = 1,783 . 10−4
Ei28 39125,826
−4
εic1 = 1,783. 10
∆σfl = EP . εic1 . kfl (t1 ). f(t − t1 )
= 190000 × 1,783 . 10−4 × 2,58 × 0,665 = 58,12 MPA
∆σfl = 𝟓𝟖, 𝟏𝟐 𝐌𝐏𝐀.
∆σfl = 3,72 %.
∆σfl TOT = 23,68 + 7,51 + 58,12 = 89,31 MPA.
∆σfl TOT = 89,31 MPA.
∆σfl TOT = 5,72 %.
c. Pertes par relaxation des aciers
La relaxation de l’acier est un relâchement de tension à longueur constante.
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg
σpi: Étant la tension initiale de l’acier après la perte instantanée.
fprg : étant la contrainte de rupture garantie.
σpi = σ0 − ∆σpi
σpi = 1394,936 MPA.
fprg = 1860 MPA.
u0 = 0,43 pour les aciers TBR
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg

Page 81
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

6 1394,936
∆σξ = ( − 0,43 ) × 1394,936 × 2,5 = 66,94MPA.
100 1860
∆σξ = 4,29%.

➢ Pertes différées totales


5
∆σd = ∆σret + ∆σfl + ( ) ∆σξ
6
5
( ) ∆σξ = 55,78 MPA.
6
5
( ) ∆σξ = 3,72 %.
6

∆𝛔𝐫 ∆𝛔𝐟𝐥 ∆𝛔𝛏 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭


MPA 24,54 89,31 55,78 169,63
% 1,57 5,72 3,57 10,86

Tableau 8.9 : Les pertes différées à X=0,00L


➢ Pertes totales
∆σTOT = ∆σd + ∆σi
∆𝛔𝐢 ∆𝛔𝐝 ∆𝛔𝐓𝐎𝐓
MPA 165,914 169,63 335,544
% 10,63 10,86 21,5
Tableau 8.10 : Les pertes totales à X=0,00L
[Link] Calcul des pertes à L/4
l 3 l
M( ) = M( )
4 4 2

a. Les pertes instantanées


Les pertes par frottements, pertes thermique est par glissement d’encrage sont les même.
(15, 6085 MPA ; 108, 756 MPA ; 1,9 MPA).
a.1 perte par raccourcissent élastique du béton lors de la détention
σbj
∆σrac = EP. ( ) . (1 + K i )
Eij
0 si σbj ≤ 0,5. fcj.
2
K I : coefficient qui vaut { σbj
4. ( − 0,5) si 0,5. fcj ≤ σbj ≤ 0,66. fcj.
fcj
Un traitement permet d’attendre fc28 avant le relâchement des torons.

Page 82
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

−Mg . ep (σp0 − ∆σpi ) ep 2


σbj = + . (1 + 2 ) . AP
I B i
σbj:Étant la contrainte au niveau des armatures due à la précontrainte et aux poids propre De
la poutre.
−171,92 × 62,35
σbj = × 104
24927262,69
(1560,85 − 8,407. 10−2 × 1560,85) 62,352
+ × (1 + ) × 44,48
5831,24 4340,70
σbj = 16,37 MPA.
fc14 = 38,46 MPA
σbj = 14,93 MPA < 0,5. fc14 = 19,23MPA

Ei14 = 11000 3√fc14


Ei14 = 37130,35 MPA
σbj 16,37
∆σrac = Ep . ( ) = 190000. ( ) = 83,77 MPA.
Eij 37130,35
∆σrac = 𝟖𝟑, 𝟕𝟕 𝐌𝐏𝐀. ∆σrac = 5,36 %.
Totale des pertes instantanées :
∆𝛔𝐭𝐨𝐭 = ∆𝛔𝐟 + ∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 + ∆𝛔𝐠 + ∆𝛔𝐫𝐚𝐜 .
∆𝛔𝐟 ∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 ∆𝛔𝐠 ∆𝛔𝐫𝐚𝐜 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 15,608 108,756 1,9 83,77 210,03
% 1 6,967 0,12 5,36 13,44
Tableau 8.11 : Les pertes instantanée à X=0,25L
b. les pertes différées
b.1 Pertes dues aux retrais du béton
Elles ont pour expression :
∆σret = εr. r(t). EP
t: âge du béton lors de la mise en tension.
t
r(t) =
t + 9. rm
t: jours, rm (cm)
B = 5660cm²
p = 580,22cm
𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm = 𝐩é𝐫𝐢𝐦è𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
rm = 9,754cm
Calcule εr :

Page 83
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

εr = k s . ε 0 .
1
ks =
1 + 20. Ss
As
Ss =
B
As : section d′ armatures longitudinales adhérentes.
B: section du béton.
44,48
Ss = = 0,0078.
5660
1
Ks = = 0,865 .
1 + 20.0,0078
30
ε0 = (100 − 70). (6 + ) . 10−6 .
(
10 + 3. rm )
ε0 = 2,02. 10−4 .
εr = ks . ε0 = 0,865 × 2,02. 10−4 = 1,747 . 10−4 .
εr = 1,747 . 10−4 .
∆σr = EP . K. ε0 . [r(ti+1 ) − r(ti )].
ti = 00.
ti+1 = 1000h = 42 jours.
t 42
r(t) = = = 0,323.
t + 9. rm 42 + 9 × 9,839
r(t) = 0,321.
∆σr = 190000 × 1,747. 10−4 × (1 − 0,323) = 22,471 MPA.
∆𝛔𝐫 = 𝟐𝟐, 𝟒𝟕𝟏 𝐌𝐏𝐀.
∆σr = 1,44 %.
b.2 Pertes par fluage
Le fluage désigne la déformation lente du béton soumis à une contrainte soutenue dans le
temps.
∆σfli = EP. ∆εfli
∆εfl (t) = εic1 K fl (t1 ) f(t − t1 )
εic1 : représente la déformation conventionnelle instantanée produite par la contrainte 𝜎𝑖 .
Le calcul de cette perte sera fait en étapes, car les efforts soutenus dans le temps, varient
suivant la phase de construction, cette dernière qui passe par :
✓ Préfabrication des poutres ;
✓ Stockage provisoire avant la mise en œuvre ;
✓ mise en œuvre des poutres et coulage de la dalle ;
✓ Service.
σi
εic1 = avec σi < 0.5 fc28 .
Ei28

Page 84
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

σi
εic1 = ( ) × (1 + k i ) avec 0.5 fc28 < σi < 0.66 fc28.
Ei28
σi
ki = 4 × [( ) − 0.5)]2 .
fc28
b.2.1 Etape de préfabrication et stockage
Le moment agissant est le moment isostatique du au poids propre de la poutre seule.
Mp = 171,92tm.
On prévoie un temps de28 jours (0 à 28j).
√t
f(t) =
√t + 5√rm
t: Age du béton exprimé en jours compté à partir du premier jour de la fabrication.
√t − t 0 √28 − 0
f(t) = =
√t − t0 + 5√rm √28 − 0 + 5√9,754
f(t) = 0,253
kfl = kS [ke + kC . k(t)].
kS = 0,865 qu’on a calculé dans les pertes dues au retrait.
ke = 0.4.
120−ρn 100−ρn
kC = + (2/3) × .
30 20+rm

ρ: le taux d′ hmidité.
Pour la zone de notre projet on prend :ρn = 70%
120 − 70 2 100 − 70
kC = +( )× = 2,336.
30 3 20 + 9,754
kC = 2,338.
100
k(t) =
100 + t
k(t) = 1.
⇒ kfl (t) = kS . [ke + kC . k(t)]
⇒ kfl (t) = 0,865 × (0,4 + 2,338 × 1)
⇒ kfl (t) = 2,36.
Ei28 = 11000 3√fc28
Ei28 = 39125,82 MPA .
P = (σp0 − ∆σp0 ) × nAp .
P = (1560,85 − 232,5) × 32 × 1,39 = 590,85 t.
P = 590,85 t.

Page 85
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

P Mg . e0 P. e2 0
σi = − +
B I I
σi : étant la contrainte au niveau du CDG des armatures et poids propre de la poutre.
P Mg . e0 P. e2 0
σi = − +
B I I
590,85 171,92 × 62,35 590,85 × 62,35²
σi = . 100 − . 104 + . 100
5831,248 24959862,8 24959862,8

= 13,71 MPA.
σi = 15,05 < 0,5. fc28 = 22.5 MPA.
σi 15,05
εic1 = = = 3,84 . 10−4
Ei28 39125,82
εfl (t) = εic1. kfl (t). f(t − t1 )
εfl (t) = 3,84 . 10−4 × 2,36 × 0,253 = 2,29 . 10−4
εfl (t) = 2,29. 10−4
∆σfl = EP . εflu
∆σfl = 190000 × 2,29. 10−4 = 43,56 MPA
∆σfl = 𝟒𝟑, 𝟓𝟔 𝐌𝐏𝐀.
∆σfl = 2,79%.
b.2.2 Etape de mise en place des poutres et réalisation des éléments secondaires
Le moment agissant Mcp = 309,21 t. m
Le temps varie de 28 j à 90 j.
√t − t 0
f(t) =
√t − t0 + 5√rm
√90 − 28
f(t) =
√90 − 28 + 5√9,754
f(t) = 0,335
∆f(t − t1 ) = 0,335 − 0,253 = 0,082
∆f(t − t1 ) = 0,082
P = (σp0 − ∆σpi ) × n. Ap
P = (1560,85 − 276,06) × 32 × 1,39 = 571,47 t
P P. e0 2 Mcp . e0
σi = + −
B I I
571,47 571,47 × 62,352 309,21 × 62,35
σi = . 100 + . 100 − . 104
5831,248 24959862,8 24959862,8
σi = 10,97 MPA

Page 86
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

σi = 10,97 MPA < 0.5fc28 = 22,5 MPA


σi 10,97
εic1 = = = 2,8 . 10−4
Ei28 39125,82
εic1 = 2,8 . 10 −4
∆σfl = EP . εic1 . kfl . f(t − t1 )
∆σfl = 190000 × 2,8 × 10−4 × 2,36 × 0,082 = 8,01 MPA
∆σfl = 𝟏𝟎, 𝟐𝟗𝐌𝐏𝐀
∆σfl = 0,66 %
b.2.3 Etude de réalisation et service
Le moment agissant MM = 559,44 t. m
Le temps varie entre 90 j à ∞.
f(t) = 1
∆f(t − t1 ) = 1 − 0,335 = 0,665
∆f(t − t1 ) = 0,665
P P. e2 MM . e
σi = + −
B I I
P = (σp0 − ∆σi ) × nAp
P = (1560,85 − 286,35) × 32 × 1,39 = 566,89 t
566,89 566,89 × 107,292 559,44 × 107,29
σi = . 100 + . 100 − . 104
9571,248 55278865,1 55278865,1
σi = 6,86 MPA
σi = 6,86 MPA < 0.5fc28 = 22,5 MPA
σi 6,86
εic1 = = = 1,75 . 10−4
Ei28 39125,82
−4
εic1 = 1,75 . 10
∆σfl = EP . εic1 . kfl (t1 ). f(t − t1 )
= 190000 × 1,75. 10−4 × 2,36 × 0,665 = 52,84
∆σfl = 𝟓𝟐, 𝟖𝟒 𝐌𝐏𝐀
∆σfl = 3,38 %
∆σfl TOT = 43,56 + 10,29 + 52,84 = 𝟏𝟎𝟔, 𝟔𝟗 𝐌𝐏𝐀
∆σfl TOT = 6,83 %
c. Pertes par relaxation des aciers
La relaxation de l’acier est un relâchement de tension à longueur constante.
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg
σpi: Étant la tension initiale de l’acier après la perte instantanée.

Page 87
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

fprg : étant la contrainte de rupture garantie.


σpi = σ0 − ∆σpi
σpi = 1350,82 MPA
fprg = 1860 MPA
u0 = 0,43 pour les aciers TBR
6 σpi
∆σξ = ( − u0 ) . σpi . ρ1000
100 fprg
6 1350,82
∆σξ = ( − 0,43 ) × 1350,82 × 2,5 = 60,02MPA
100 1860
➢ Pertes différées totales
5
∆σd = ∆σret + ∆σfl + ( ) ∆σξ
6
5
( ) ∆σξ = 𝟓𝟎, 𝟎𝟏 𝐌𝐏𝐀
6
5
( ) ∆σξ = 3,2 %
6
∆𝛔𝐫 ∆𝛔𝐟𝐥 ∆𝛔𝛏 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 22,47 106,11 50,01 178,59
% 1,44 6,79 3,2 11,43
Tableau 8.12 : Les pertes différées à X=0,25L
➢ Pertes totales
∆𝛔𝐓𝐎𝐓 = ∆𝛔𝐝+= ∆𝛔𝐢
∆𝛔𝐢 ∆𝛔𝐝 ∆𝛔𝐭𝐨𝐭
MPA 210,03 178,59 388,62
% 13,44 11,43 24,89
Tableau 8.13 : Les pertes totales à X=0,25L

Pourcentage des pertes totales

Page 88
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

∆σpiTOTAL
%des pertes = × 100
σP0
σP0 : Tension à l’origine. σP0 =1560,85 MPA
Section 0L 0,25L 0,5L section 0L 0,25L 0,5L
Abscisse(m) 0 5 10 Abscisse(m) 0 5 10
∆𝛔𝐟 15,608 15,608 15,608 %∆𝛔𝐟 1 1 1
∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 108,756 108,756 108,756 %∆𝛔𝛉𝐦𝐚𝐱 6,967 6,967 6,967
∆𝛔𝐠 1,9 1,9 1,9 %∆𝛔𝐠 0,12 0,12 0,12
∆𝛔𝐫𝐚𝐜 39,65 83,77 76,47 %∆𝛔𝐫𝐚𝐜 2,54 13,44 4,89
∆𝛔𝐫 24,54 22,47 22,47 %∆𝛔𝐫 1,57 1,44 1,44
∆𝛔𝐟𝐥 89,31 106,11 73,65 %∆𝛔𝐟𝐥 5,72 6,79 4,718
∆𝛔𝛏 55,78 50,01 50,95 %∆𝛔𝛏 3,57 3,2 3,264
∆𝛔𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 335,544 388,624 349,804 %∆𝛔𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 21,5 24,89 22,41
Tableau 8.14 : Les pertes totales dans les différentes sections
Conclusion
Nous remarquons que le pourcentage des pertes à x=0,25L (24,89% le max) ne dépasse pas
celle prise en compte comme estimation des pertes à 30% dans le dimensionnement de
précontrainte. Donc ce dimensionnement est adéquat.
8.4 Vérification des contraintes
8.4.1 Pour la section intermédiaire (X=0,5 L)
Dans la première partie de ce chapitre, nous avons déterminé l’emplacement et la force de la
précontrainte à exercer sur la section, afin de satisfaire les conditions aux limites supérieures
et inférieures de contraintes admissibles, dans ce que suit, nous allons vérifier les conditions
pour les différentes sections ainsi que pour les phases de construction et service.
P P.e0 .V M.V
Fibre supérieure: σsup = B − I
+ I
>? σts
Construction
P P.e0.v′ M.v′
Fibre inférieure :σinf = B + − <? 𝜎ci
I I

P P.e0 .V M.V
Fibre supérieure: σsup = B − + >? σcs
I I
Service
P P.e0 .v′ M.v′
Fibre inférieure :σinf = B + − <? 𝜎ti
I I

La force de précontrainteP est le max des deux valeurs caractéristique p1 ou p2

Page 89
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

La vérification des sections se fait en deux phases :


➢ Phase de constriction : préfabrication des poutres et stockage provisoire.
➢ Phase de service : après la réalisation des compliments des charges permanentes et
mise en service de l’ouvrage.
a. Phase de constriction
✓ Poutre isostatique soumise à son poids propre
MP = 229,23 t. m
On note que durant le transport des poutres, et en cas de mouvements et balancement, les
règlements du BPEL donnent des coefficients de majoration, dans le cas présent :
Le coefficient = 30 %
M(x) = 229,23 × 0,3 + 229,23 = 298 t. m
• A mi travée : sans hourdis.
p0 = 694,26 t
∆p0 = ∆𝛔𝐢 . n . AP
∆p0 = 90,17 t
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 708,14 − 72,13 = 𝟔𝟑𝟔, 𝟎𝟏 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 284,511 − 38,7 = 𝟓𝟕𝟐, 𝟏𝟕 𝐭
pmoy = 604,09 t
Caractéristique de la section homogène de la section intermédiaire :
B =5831,248 cm2 ,
V = 104,02cm .
V′ = 85,97 cm.
I = 24959862,8 cm4
e0 = 62,35 cm

p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 10,9 − 16,52 + 9,55 = 𝟑, 𝟗𝟑 𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 10,9 + 13,65 − 7,89 = 𝟏𝟔, 𝟔𝟔 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 9,8 − 14,86 + 9,55 = 𝟒, 𝟒𝟗 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 9,8 + 12,28 − 7,89 = 𝟏𝟒, 𝟗 𝐌𝐏𝐀
B I I

σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −4,35 MPA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉

Page 90
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −2,9 MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
b. En service
• A mi travée : avec hourdis, on a procédé dans ce cas avec un chargement de type
D240.
p0 = 694,26 t
∆p0 = ∆𝛔𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 . n . AP
∆p0 = 155,59
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 708,14 − 124,47 = 𝟓𝟖𝟑, 𝟔𝟕 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 680,37 − 186,708 = 𝟒𝟗𝟑, 𝟔𝟕 𝐭
pmoy = 𝟓𝟖𝟑, 𝟔𝟕 t
Caractéristique de la section :
B =9571,248 cm2
V = 81,07 cm
V′ = 130,92 cm
I =55278865,1 cm4
e0 = 107,29 cm
MMax = 745,92 t . m

p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 6,09 − 9,18 + 10,93 = 𝟕, 𝟖𝟒 𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 6,09 + 14,83 − 17,66 = 𝟑, 𝟐𝟔 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 5,15 − 7,76 + 10,93 = 𝟖, 𝟑𝟐 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 5,15 + 12,54 − 17,66 = 𝟎, 𝟎𝟑 𝐌𝐏𝐀
B I I

σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −4,35 MPA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −2,9 MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉

✓ Diagramme des contraintes pour les différents cas


• 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐩𝟏

Page 91
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

6,09 9,18 10,93 𝟕, 𝟖𝟒

- +

+
+
+ + =

+ -

14,83 17,66 3,26

σN σMP σMM σ

• 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐩𝟐

5,15 7,76 10,93 𝟖, 𝟑𝟐

- +

+
+
+ + =

+ -

12,54 17,66 𝟎, 𝟎𝟑

σN σMP σMM σ
8.4.2 Pour La Section D’about (X=0,00L)
a. En construction

Page 92
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

• En about : sans hourdis.


M = 0 t .m
p0 = 260,34 t
∆p0 = 27,67 t
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 265,458 − 22,136 = 𝟐𝟒𝟑, 𝟒𝟏 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 255,13 − 33,20 = 𝟐𝟐𝟏, 𝟗𝟑 𝐭
pmoy = 223,67 t
Caractéristique de la section :
B = 5831,248cm2 ,
V = 104,03 cm .
V′ = 85,97 cm.
I = 24959862,8 cm4
e0 = 62,35 cm

p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 4,174 − 6,325 = −𝟐, 𝟏𝟓𝟏𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 4,174 + 5,227 = 𝟗, 𝟒𝟎𝟏 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 3,805 − 5,767 = −𝟏, 𝟗𝟔𝟐 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 3,805 + 4,766 = 𝟖, 𝟓𝟕𝟏 𝐌𝐏𝐀
B I I
σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −2,151PA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −1,962MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
b. En service
• En about : avec hourdis.
M = 0 t .m
p0 = 260,34 t
∆p0 = 59,30 t
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 265,546 − 47,44 = 𝟐𝟏𝟖, 𝟏𝟎𝟔 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 255,133 − 71,16 = 𝟏𝟖𝟑, 𝟗𝟕𝟑 𝐭
pmoy = 201,039 t

Page 93
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Caractéristique de la section :
B = 9571,248cm2 .
V = 81,07cm .
V′ = 130,92 cm.
I = 55278865,15 cm4
e0 = 107,295 cm
p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 2,592 − 3,432 = −𝟎, 𝟖𝟒 𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 2,592 + 5,542 = 𝟖, 𝟏𝟑𝟒 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 1,922 − 2,894 = −𝟎, 𝟗𝟕𝟐 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 1,922 + 4,674 = 𝟔, 𝟓𝟗𝟔 𝐌𝐏𝐀
B I I
σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −𝟎, 𝟖𝟒MPA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −𝟎, 𝟗𝟕𝟐 MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉

8.4.3 Pour la section (X=0,25L)


On prend un coefficient de majoration pour le moment de poutre
MP = 171,92 t. m
On prend un coefficient de majoration pour le moment de poutre
M(x) = 171,92 × 0,3 + 171,92 = 223,49 t. m
• A mi travée : sans hourdis.
p0 = 694,26 t
∆p0 = ∆𝛔𝐢 . n . AP
∆p0 = 93,42 t
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 708,14 − 74,73 = 𝟔𝟑𝟑, 𝟒𝟏 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 680,37 − 112,1 = 𝟓𝟖𝟔, 𝟐𝟕 𝐭
pmoy = 609,84 t
Caractéristique de la section homogène de la section intermédiaire :
B =5831,248 cm2 ,
V = 104,02cm .
V′ = 85,97 cm.
I = 24959862,8 cm4

Page 94
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

e0 = 62,35 cm
p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 10,86 − 16,45 + 7,16 = 𝟏, 𝟓𝟕 𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 10,86 + 13,6 − 5,92 = 𝟏𝟖, 𝟓𝟒 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 10,05 − 15,23 + 7,16 = 𝟏, 𝟗𝟖 𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 10,05 + 12,59 − 5,92 = 𝟏𝟔, 𝟕𝟐 𝐌𝐏𝐀
B I I

σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −4,35 MPA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −2,9 MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
b. En service
• A mi travée : avec hourdis, on a procédé dans ce cas avec un chargement de type
D240.
p0 = 694,26 t
∆p0 = ∆𝛔𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 . n . AP
∆p0 = 172,85
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0
p1 = 708,14 − 138,28 = 𝟓𝟔𝟗, 𝟖𝟔 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 680,37 − 207,42 = 𝟒𝟕𝟐, 𝟗𝟓 𝐭
pmoy = 𝟓𝟐𝟏, 𝟒 t

Caractéristique de la section :
B =9571,248 cm2
V = 81,07 cm
V′ = 130,92 cm
I =55278865,1 cm4
e0 = 107,29 cm
MMax = 559,44 t . m

p1 p1 . e0 . V M . V
σsup = − + = 5,95 − 8,96 + 8,2 = 𝟓, 𝟏𝟗 𝐌𝐏𝐀
B I I
p1 p1 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 5,95 + 14,48 − 13,24 = 𝟕, 𝟏𝟗𝐌𝐏𝐀
B I I

Page 95
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

p2 p2 . e0 . V M . V
σsup = − + = 4,94 − 7,44 + 8,2 = 𝟓, 𝟕𝐌𝐏𝐀
B I I
p2 p2 . e0 . V′ M . V′
σinf = + − = 4,94 + 12,01 − 13,24 = 𝟑, 𝟕𝟏 𝐌𝐏𝐀
B I I

σts < 𝜎s < 𝜎cs ⇒ −4,35 MPA < 𝜎s < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉
σti < 𝜎i < 𝜎ci ⇒ −2,9 MPA < 𝜎ci < 23,07 𝑀𝑃𝐴 … 𝐶 𝑉

8.5 Calcul Ferraillage Passif Longitudinal


On à deux types des armatures :
✓ Armatures de peau.
✓ Armatures dans les zones tendues.
8.5.1 Armatures Longitudinales De Peau
Leurs fonctions sont de repartir les efforts de retrait différentielles et des variations de
température, elles limitent les fissurations prématurées susceptibles de se produire avant la
mise en tension des câbles de précontrainte.
3 . P cm2 /ml.
AS = max
0.1%B cm2
P : périmètre de section de la poutre.
B : section de la poutre.
3 × 580,22 × 10−2 = 17,4 cm2
AS = max
0,1% × 5660 = 5,66 cm2

AS = 17,4 cm²
On adopt 22 ∅ 10 avec un espacement de e = 15 cm.

8.5.2 Armatures Dans La Zone Tendue


Les armatures longitudinales des zones tendues des éléments précontraints.
Bt NBt . ftj
AS = +
1000 fe . σbt
NBt : L’intensité de la résultante des efforts de traction.
Bt : L’aire de la partie tendue.
fe : Limite d’élasticité des armatures utilisées.
σbt : La valeur absolue de la contrainte de traction.
8,32 MPA

Page 96

y
+
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Figure 8.2 : diagramme des contraintes normales


⇒ y = 212 cm
On n’a pas une zone tendue dans la séction de la poutre.
Bt = 0,00 cm²
Bt . σt 20cm
NBt =
2
NBt = 0,00 MN
Bt NBt . ftj
AS = +
1000 fe . σbt
20

7
AS = 0,00 cm²
Pour les raisons constructives, nous adoptons comme section : 64cm
2
4HA16 + 4HA10= 11,18 cm .
8.6 Justification aux E.L.U
8.6.1 Principe de la méthode de justification
Pour bien mener la justification d’une section aux E.L.U, il suffit de partir d’un diagramme de
déformation limite de la section et remonter aux contraintes, par l’intermédiaire des
diagrammes contraintes déformations de calcul et de déterminer la sollicitation S u qu’équilibre
ces contraintes.

(N u , M u max )
Page 97

Mu max Su max
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Figure 8.3 : courbe d’interaction effort normale-moment fléchissant

Donc on définira (comme il est indiqué dans la méthode exposée par le BPEL), pour une
section droite un domaine résistant dont la frontière est constitué par l’ensemble des
sollicitations constantes, ultimes S̅U (N
̅ U, M
̅ U)qui seront placées dans un repère orthonormé
(N, M), et on définit une courbe fermé dite (courbe d’interaction effort normal - moment
fléchissant).
Cette courbe délimite le domaine résistant de la section, pour vérifier qu’un état de
sollicitation SUn’a pas atteint L’E.L.U, il faut s’assurer que le point représentatif de
𝑆𝑈 (NU , MU)est bien à l’intérieur de ce domaine.
8.6.2 Démarche à suivre
̅ U< w
[Link] fixe N
[Link] détermine les deux moments résistant ultimes(MU min, MUmax) correspondantsaNU
[Link] procède a la justification sur le moment aNU et on doit avoir :
̅U
M ̅̅̅
min ≤ MU ≤ MU max
̅U
Avec ∶ MU max ≤ M ̅
max et MU min ≤ MU max

8.6.3 Les sollicitations à LE.L.U


En admettant le diagramme des contraintes suivant :

 bc
x=0,8y

Axe Page 98
neutre
h ds dp Z
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Figure 8.4 : Diagramme de la contrainte à L’ELU

Avec : ∆σpm Contrainte probable à vide.


∆σ′p : 1ere complément de contraintes accompagnant le retour à zéro de la déformé du béton
adjacent.
∆σ′′p : 2eme complément de contraintes jusqu'à l’épuisement de la résistance de la section.
• les sollicitations à L’E.L.U sont :
0,85. . fcj
N U = B (x ). − AP ∆σP − AS ∆σS … … … … (1)
θ. γb
0,85. fcj
M′UMAX = B(x). . Z + AS . (ds − dp ). σs … … . . (2)
θ. γb
Avec AP ∆σP : surtention de la prétention.
AP ∆σP : Tension dans les armatures passives
Z : Bras de levier du moment de l’effort de compression par rapport au point de passage de
l’effort de précontrainte.
8.6.4 Équations liées à l’hypothèse des sections planes
A partir des considérations sur la similitude des triangles dans le diagramme de déformation
considéré comme suit :
On peut ecrire :
∆′′εp dp − y 0,8. dp
= = − 1 … … … (3)
εp y x
εs ds − y 0,8. ds
= = − 1 … … … (4)
εb y x
Tout en ne considérant que les équations déterminant un état limite ultime appartenant À l’un
des DOMAINES (1) OU (2), C'EST-À-DIRE PIVOT (A) OU PIVOT (B).

Page 99
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

8.6.5 Equations traduisant le comportement de l’acier


• pour les armatures passives :
σS = g. 𝜀𝑠 ………….(5)
• pour les armatures de précontrainte :

p

y
s

ds dp

 p  p   pm

s
Figure 8.5: Diagramme des déformations et des contraintes à L’E.L.U dans le
cas d’une section partiellement comprimée

∆σP = f. εpm + ∆′εb + ∆′′εb ) − f(εpm) … … … . . (6)


(g et f sont des fonctions du type de l’acier utilisé).
Nous constatons la présence de 7 inconnues :
̅U .
∆σp , σs , y, ∆′′ εb , εb , εs , M
Donc pour la résolution de ce système (6 équations à 7 inconnus), on procède par
approximation successive à partir d’un diagramme de déformation choisi par exemple (Pivot
A, Pivot B).
εs = 10 %
εb = 3,5 %
A partir de ces valeurs :
L’équation (4) donne : y
L’équation (3) donne : ∆′′𝜀𝑝
L’équation (5) donne (σS ).
L’équation (6) donne (σp ).
0,85. fcj
Nous avons dans (1) : NU𝑙 = B(x). ̅U
− AP ∆σP − AS ∆σS = N
θ. γb
On fait une comparaison entreNUl et NU
SiNUl =NU : on calcule directement MU

Page 100
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

SiNUl > NU: cela signifie que la section du béton comprimé est trop grande, en doit donc
pivoter le diagramme de déformation autour de A , c'est-à-dire, faire une autre itération avec
une nouvelle valeur de εbc
SiNUl < 𝑁U : on fait une nouvelle itération mais en pivotant  bc autour du pivot B jusqu’à
avoir NUl = NU
Application au projet : à x= 0.5 L (mi travée) :

x=0,8y
Axe neutre
h ds dp G

  p   p  pm  p  p  pm

3,5

À l’ELU : Mmin2,5
= 1. 35 Mg et Mmax = 1.35Mg+1.35Mq (le moment max sous D240)
h (cm) 𝐞𝐩cm
(𝐜𝐦) 𝐝𝐬(𝐜𝐦) 𝐝𝐩(𝐜𝐦) 𝐀 𝐩(𝐜𝐦²) 𝐀 𝐒 (𝐜𝐦²) 𝐌𝐮𝐦𝐢𝐧(𝐭. 𝐦 𝐌𝐮𝐦𝐚𝐱 (𝐭. 𝐦)
212 -107,29 208,5 205 44,48 11,18 556,57 1007

Donc :NU = (σp0 − ∆σ). n. Ap


⇒ NU = (1560,85 − 349,804). n. Ap
⇒ NU = (1560,85 − 349,804). 32 × 1,39.10−4 = 5,3867 MN
0,85 × 35
⇒ Dans (1) : NU = B(x) × . 103 − 44,48. ∆σp − 11,18. ∆σs
1,5 × 1
5386,7 = B(x) × 19,83. 103 − 44,48 × ∆σp − 11,18 × σs
̅ Umax = B(x) × 19,83 × Z + 11,18 × (0,05) × σs
Dans (2) : M
✓ Équations liées le l’hypothèse des sections planes :
∆′′εb 205 − y 164
De (3): = = −1
εb y x
εs ds − y 0,8 × ds 0,8 × 208,5 166,8
De (4): = = = −1= −1
εb y x x x

Page 101
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

σS Mpa

✓ Équation traduisant le comportement des aciers


• Armatures passives (FeE50)
fe fe
εs < ⇒ σs = ES . εs γs
γs . ES
fe fe
εs ≥ ⇒ σs =
γs . ES γs εS ‰
• Armature actives (torons) fe /γs ES 10‰
5
0,[Link] σp σp.γs
σp > ⇒ εs = E + 100 ( f − 0,9)
γs p peg

0 ≤ σp ≤
0,9. fpeg
⇒ εp =
σp  s Mpa
γs Ep
0,9. 𝑓𝑝𝑒𝑔
= 1285,82 MPA
𝛾𝑠
0,9 f peg /  s
donc ∶ ∆σp = σp (εpm + ∆ε′b + ∆′′ εb ) − σp (εpm )
pm
Avec : σpm = = (σp0 − ∆σp ) = 1211,046 MPA
AP
p 0
00
La contrainte probable dans les armatures actives (torons), à ouvrage en service vide :
σm 1211,046
εpm = = = 6,373 × 10−3 .
EP 190000
Les contraintes du béton en service à vide au niveau des armatures actives, (En prenant en
compte la valeur probable de la précontrainte).
pm ep
σbpm = + (pm . ep + Mumin )
B I
538,6 −107,29
σbpm = × 102 + ((−107,29)538,6 × 10−2 + 556,57 ) × 104
9571,248 55278865,1
⇒ σbpm = 6,542 MPA
La déformation dans le béton sous l’effet de σpm ‰
σbpm Ep . σbpm Ep
εpm = = avec ∶ =5
Eb Eb . Ep Eb
5 × σbpm
Donc ∶ εpm = = 1,72 . 10−4
EP
Lorsque L’ELU et atteinte:
εs = 10‰
εb = 3,5‰
Donc :
εs ds − y 10 132,5 − y 208,5
De( 04) : = = = ⇒y= = 54,05 cm
εb y 3,5 y 3,857
De( 04): σS = 435MPA

Page 102
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

∆′′ εb 128,5 − y
De( 03): =
εb y
6,373 . 10−3 (208,5 − 54,05)
⇒ ∆′′εb = = 18,21 . 10−3
54,05
∆′′ εb = 18,21 . 10−3
De( 06):
∆ σp = σp pour(18,21 . 10−3 + 0,172 . 10−3 + 6,373 . 10−3 ) − σp (6,373 . 10−3 ).
∆ σp = 24,75. 10−3 − σp Pour (6,373 . 10−3 ).
✓ Déterminations de 𝛔𝐩
0,9. fprg
6,373 . 10−3 ≤ = 6,76 . 10−3 ⇒ σp = EP. εb
γs . EP
⇒ σp (6,373 . 10−3 ) = 1,9. 105 × 6,373 . 10−3
σp pour (6,373 . 10−3 ) = 1210,87 MPA.
18,21 . 10−3 > 6,76 . 10−3
σp. γs
⇒ σp pour (18,21 . 10−3 ) = εb. Ep − 100( − 0,9 )5 . EP
fpeg
B(x) = 0,8. y. bmoy avec y = 0,5405 m
bmoy: : Est la largeur moyenne (hourdis + table de la poutre) calculée comme suit :
0,76 + 1,7
bmoy = = 1,23 m
2
B(x) = 0,8 × 0,5405 × 1,23 = 0,5515 m² ⇒ Nul = 9,354MN
Nul = 9,354MN ≥ Nu = 5,3867 MN
Conclusion
Le diagramme de déformation ainsi choisi entraîne une section de béton comprimé (trop
importante), on doit donc faire pivoter le diagramme autour du pivot A.
Il faudra calculer Nulde manière à avoisiner le plus possible la valeur Nu en diminuant εp

𝛆𝐛 𝐘 (𝐜𝐦) ∆𝛆′′ 𝐍𝐮𝐥 (MN) ̅ 𝐮𝐦𝐚𝐱(t.m)


𝐌

1,5 27,19 0.0098 3,398 1078 ,332

1,9 33,29 0,0098 4,742 1303,15

2,118 36,45 0,0097 5,387 1417,353

D’après le tableau au dessus, pour εb = 2,118‰ , Nul = 5,387 MN  Nu = 5,3867 MN


Donc le diagramme d’équilibre est atteint quand le diagramme de déformation ultime à pour
valeur :
εs = 10‰

Page 103
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

εb = 2,118‰
̅ umax = 1417,353 t. m
MuMAX = 1007 t. m < M
Donc la résistance à L’ELU est assurée.
8.7 Vérification des contraintes tangentielles
✓ 𝟏é𝐫𝐞 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞: 𝐞𝐧 𝐜𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
L’effort tranchant du au poids propre :
g. l
V(x) = − g. x
2
Vmax(x) = 24,76 t
• La contrainte de cisaillement τ
V. μ
τ (x) =
I. bτ
h
V. (2 )
τ ( x) =
bn . z
h. (1 + ρ)
Z: le bras de levier: Z =
2
bn : largeur brute dans le cas de prétention.
ρ: rendement de la section.
Le tracé est rectiligne, donc il ne participe pas à la résistance à l’effort tranchants, car dans ce
cas :tp = − sin x = 0 avec ∶
𝒕𝒑 : l’effort tranchants de la précontrainte.
La contrainte normale de compression au CDG du béton :
p
σ=
B
636,01
p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0 = 636,01 ⇒ σx1 = = 11,23 MPA
5660
572,17
p p2 = 0,98. p0 − 1,2. ∆p0 = 572,17 ⇒ σx1 = 5660
= 10,10 MPA

La contrainte de cisaillement doit vérifier :


(τ) < min(τ1 , τ2 ) = τ

̅̅̅̅ 2
τ²1 = 0,4. ftj . (ftj + . σx )
3
̅̅̅̅ ftj 2
τ²2 = 2. . (0,6. fcj − σx ). (ftj + . σx )
fcj 3

̅̅̅̅̅ 2
τ²11 = 0,4 × 4,36 × (4,36 + × 11,23) = 𝟐𝟎, 𝟔𝟔 𝐌𝐏𝐀
3
̅̅̅̅̅ 2
τ²12 = 0,4 × 4,36 × (4,36 + × 10,10) = 𝟏𝟗, 𝟑𝟒 𝐌𝐏𝐀
3

Page 104
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

̅̅̅̅̅ 4,36 2
τ²21 = 2 × × (0,6 × 38,46 − 11,23) × (4,36 + × 11,23) = 𝟑𝟏, 𝟖𝟏 𝐌𝐏𝐀
38,46 3
̅̅̅̅̅ 4,36 2
τ²22 = 2 × × (0,6 × 38,46 − 10,10) × (4,36 + × 10,10) = 𝟑𝟐, 𝟔𝟑 𝐌𝐏𝐀
38,46 3
|τ1 | < 𝑚𝑖𝑛 (τ11 ; τ21 )
|τ1 | < 𝑚𝑖𝑛(20,66 ; 31,81) = 20,66 MPA
|τ2 | < 𝑚𝑖𝑛 (τ12 ; τ22 )
|τ2 | < min(19,44 ; 32,63) = 19,44 MPA
|τ1 | < 𝟐𝟎, 𝟔𝟔 𝑴𝑷𝑨
|τ2 | < 𝟏𝟗, 𝟒𝟒 𝑴𝑷𝑨
vt1
τ1 =
b. Z
(1 + ρ)
Z = h.
2
(1 + 0,47)
Z = 190 × = 139,65cm
2
v
τ=
b. z
24,76. 104
τ= = 𝟎, 𝟐𝟕 𝐌𝐏𝐀.
64. 10 × 139,65 . 10
τ = 0,27 MPA < τ1 = 20,66 MPA … … … CV
τ = 0,27 MPA < τ2 = 19,44 MPA … … . . CV
✓ 𝟐é𝐦𝐞 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞: 𝐞𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞
Les efforts tranchants préviennent des résultats de calcul :
• à ELS
VS = 93,43 t combaison de effort tranchant
La contrainte normale de compression au CDG du béton
p
σ=
B

p1 = 1,02. p0 − 0,8. ∆p0


p1 = 708,14 − 124,47 = 𝟓𝟖𝟑, 𝟔𝟕 𝐭
p2 = 0,98. p0 − 1,2∆. p0
p2 = 680,37 − 186,708 = 𝟒𝟗𝟑, 𝟔𝟕 𝐭
p
σ = B.
𝟓𝟖𝟑, 𝟔𝟕
σx1 = = 𝟔, 𝟐 𝐌𝐏𝐀
9400
𝟒𝟗𝟑, 𝟔𝟕
σx2 = = 𝟓, 𝟐𝟓 𝐌𝐏𝐀
9400

Page 105
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

̅̅̅̅ 2
τ²1 = 0,4. ftj . (ftj + . σx )
3
̅̅̅̅ ftj 2
τ²2 = 2. . (0,6. fcj − σx ). (ftj + . σx )
fcj 3

̅̅̅̅̅ 2
τ²11 = 0,4 × 3,3 × (3,3 + × 6,2) = 𝟗, 𝟖𝟏 𝐌𝐏𝐀
3
̅̅̅̅̅ 2
τ²12 = 0,4 × 3,3 × (3,3 + × 5,25) = 𝟖, 𝟗𝟕 𝐌𝐏𝐀
3
̅̅̅̅̅ 3,3 2
τ²21 = 2 × × (0,6 × 45 − 6,2) × (3,3 + × 6,2) = 𝟐𝟐, 𝟔𝟕 𝐌𝐏𝐀
45 3
̅̅̅̅̅ 3,3 2
τ²22 = 2 × × (0,6 × 45 − 5,25) × (3,3 + × 5,25) = 𝟐𝟏, 𝟔𝟗 𝐌𝐏𝐀
45 3
|τ1 | < 𝑚𝑖𝑛 (τ11 ; τ21 )
|τ1 | < 𝑚𝑖𝑛(9,81 ; 22,67) = 9,81MPA
|τ2 | < 𝑚𝑖𝑛 (τ12 ; τ22 )
|τ2 | < min(8,97 ; 21,69) = 8,97 MPA
|τ1 | < 𝟗, 𝟖𝟏 𝑴𝑷𝑨
|τ2 | < 𝟖, 𝟗𝟕 𝑴𝑷𝑨
vt1
τ1 =
b. Z
(1 + ρ)
Z = h.
2
(1 + 0,53)
Z = 212 × = 162,18 cm
2
v
τ=
b. z
93,43 . 104
τ= = 𝟎, 𝟗 𝐌𝐏𝐀.
64 . 10 × 162,18 . 10
τ = 0,9 MPA < τ1 = 9,81 MPA … … … CV
τ = 0,9 MPA < τ2 = 9,97 MPA … … . . CV
• à l’ELU
VU = 126,13 𝑡 combaison de effort tranchant
VU 126,13. 104
τU = = = 1,21 MPA
b. Z 64.10 × 162,18.10
τU = 1,21MPA < ftj = 2,7 MPA … … … . CV
8.7.1 Minimum d’armatures transversales
Elles sont caractérisées par leur section (𝑨𝑮 ) et leur espacement (𝑺𝒕 )
St ≤ min(1m ; 0,8h ; 3b0 ) = min(1m ; 0,8 × 1,9 ; 3 × 0,64) ⇒ St ≤ 1m

Page 106
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

Pour éviter une rupture due à l’effort tranchant on disposera d’un minimum d’armatures
transversales de façon à satisfaire la condition suivante :
At 0,6. bn . γs At fe
≥ ⟹ . ≥ 0,6 MPA
st fe bn . St γS
Ce minimum est notamment à respecter dans la zone centrale où l’effort tranchant est faible,
et ces dispositions ont pour but d’éviter une grande fragilité du béton de l’âme de la poutre.
At 0,6. bn . γs 0,6 × 64 × 1,15
≥ ⟹ = 8,83 cm²/ml
st fe 500. 10−2
✓ Dans la zone médiane
D’après les règlements BPEL, la section de ces armatures doit être au moins 2 cm²/ml de
parement.

On prend deux cadre HA12 soit; At = 2,26 cm²

At At 2,26
≥ 0,0883 ⟹ St ≤ = = 25,59 cm
st 0,0883 0,0883
✓ Dans la zone d’appuis
L’effort tranchant est le plus grand que celui dans la zone médiane on prend St = 15cm
8.7.2 Justification des armatures transversales
Le but de cette justification est de montrer que les armatures transversales sont suffisantes
pour assurer la résistance des parties tendues du treillis constitués par les bielles du béton et
les armatures.
At fe ftj
τured ≤ τu = ( . ) . cotgβ +
bn . st γs 3
𝑢
2. 𝜏𝑟𝑒𝑑
Par le BPEL91: tg2β = 𝑢
𝜏𝑥 − 𝜏𝑡𝑢
VU
Avec :τured = 0,8.h.b
red
n
n
U pu
Vred = Vu − . ∑ sin αi
n
i=1
U
Vumax = 126,13 t et Vred = 126,13
U
Vred 126,13 . 10−2
τured = = = 1,29 MPA
0,8. h. bn 0,8 . 1,9 . 0,64
❖ Angle d’inclinaison 𝛃𝐔
PU = (σp − ∆σp ). AP = (1560,85 − 335,54) × 1,39 × 12 × 10−4 = 2,04 MN
2,04 . 104
σX = = 2,13 MPA
9571,248
2 × 1,29
tg(2β) = = 1,21
2,13

Page 107
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

β = 25,21°
βu =25.21° ≤ 30° … … … … … … … … … … … 𝑪𝑽

Donc : τured ≤ τu … … … … … … … … … … … … CV

❖ Armatures transversales supérieures


Elles doivent être au moins à 2cm² /ml, soit un cadre HA10
8.7.3 Justification des bielles de compression du béton
La condition à respecter est la suivante :
fcj 2 45 2
τ2red ≤( 2
) ⟹ (1,29) ≤ ( ) ⟹ 1,664 < 56,25
4. γb 4 × 1,5
 Condition vérifié
8.8 Calculs justificatifs réglementaires en section particulières
Une pièce en béton précontraint comporte deux zones soumises à des efforts concentrés, ce
sont.
• Les zones d’application des réactions d’appuis.
• Les zones d’ancrages des armatures de précontraint.
8.8.1 Zone d’appuis
On effectuera deux vérification qui portent sur
• l’équilibre de la bielle d’about.
• l’équilibre du coin inférieur du béton.
✓ l’équilibre de la bielle d’about
L’appui transmet au béton une réaction R (poids propre, charge d’exploitation) et une réaction
H (freinage, effet de température……etc.) dans le béton cet effort se de compose en :
• Un effort horizontal H+R cotg Bu
• Un effort incliné R/sin B
Il faut donc équilibrer l’effort horizontal coudre.
Par étriers la fissure qui tend a séparer la bielle du reste u béton la contrainte limite dans les
armatures de couture et armature de précontrainte à pour valeur.

Page 108
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

étapes de calcul
Le calcul consiste a chercher le niveau R de la poutre tel que :
∑ P𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑖 − H𝑢 ≥ (RU − ∑ P𝑖 sin α𝑖 )cotg βu
P𝑖 : Effort composition à la contrainte limite.
Hu : réaction horizontale a l’ELU
Ru : réaction verticale a l’ELU
βu ≤ 30°
R U = 126,13 t
• Calcule de 𝐏𝐢
𝜎𝑝𝑖 : Effort de précontrainte après toutes les pertes.
fprj 1860
σpi = min (1,2σpm , ) = min (1,2 × 1210,87 ; ) = 1617,39 MPA
γp 1,15
𝑝𝑖 = 12 × 1,39 × 10−2 × 1617,39 = 269,78 𝑡
• Calcul de 𝐇𝐮
Effort horizontal ultime :
Conformément au CPC (cahier de prescriptions communs), l’accélération sismique horizontal
a est prise, égale a 10% G (G : poids du tablier).
Hu = 0,1 × 746,28 = 74,628 t
• Recherche du niveau R

∑ Pi cosαi − Hu ≥ (RU − ∑ Pi sin αi )cotg βu

⇒ 269,78 − 74,628 > 126,13


195,15 > 126,13 … … 𝐶𝑉.
Le niveau r est le niveau a partir duquel les armatures passives sont nécessaires ou le niveau a
partir de quel les armatures active ne sont pas suffisantes.
h
dp = : Hauteur e la membrane comprimée.
10

dr = h − yr: Distance de R à la fibre supérieure.


zr = dr − dp : Hauteur de bielle
h
z = 23
Si: 𝑧𝑟 < 𝑧 : La densité d’étrier déjà calculée doit être multiplié par𝑧/𝑧𝑟 et placée sur la
longueur𝑧𝑟 cotg βu
Si: 𝑧𝑟 ≥ 𝑧 : La densité d’étrier déjà calculée est suffisante sur une longueur 𝑧cotg βu
✓ Pour notre cas
dr = 1,90 − 0,23625 = 1,663 m
1,9
Zr = 1,663 − = 1,473 m
10

Page 109
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

2
Z = 1,90. ( ) = 1,266 m ⟹ Zr > 𝑍
3
Les câbles de précontrainte sont suffisants sur une longueur :
Z cotg βU = 1,27 × cotg 30° = 2,199 m
At = 10,87 cm²
Nous prendrons la même section d’armature transversale de peau, soit :
4HA10 +4HA16 (At =11,18 cm²).
✓ équilibre du coin inferieur

R = RU − ∑ Pi sin αi

H = −HU + ∑ Pi COS αi

Il faut vérifier que l'angle de résultante avec la normal a P est inférieur à ce angle de
frottement interne du béton:
R COS θ − H. sinθ
tgα ≤ tgφ avec tgα =
R sin θ + H. cosθ
Il faut donc vérifier que :
R(1 − tgφ. tgθ) 2 R(1,5 − 1,5θ)
H> tgφ = ⟹H≥ … … . . (1)
tg∅. tgθ 3 1 + 1,5tgθ
Si cette condition n'est pas vérifier, il faut ajouter une quantité d'acier horizontaux Al tel que :
fe R(1,5 − tgθ)
H = Al ( ) ≥
γs 1 + 1,5tgθ

Figure 8.6 : Rupture du coin inférieur

Remarque
L'armature passive est nécessaire même lorsque l'appareil d'appuis est totalement intéressé par
le flux de la précontrainte c à d même si l'inégalité (1) est vérifié.

Page 110
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

0,04. RU . γS
Atmin = . (5 − 4k)
fe
Avec : 0 < K <1.
• application
φ = 0 (car les câbles est rectiligne)
R = 126,13 t et H = 195,15 t
R(1,5 − tgθ)
195,15 > = 189,195 … CV.
1 + 1,5tgθ
0,04 × 12613 × 1,15
ASmin = (5 − 4k) = 1,16cm²
500
En prend : K = 1
D’où : Atmin = 1,16 cm² soit à prendre une section de 2,39cm² (2HA12).
Cette section est à cumulée avec celle de la zone d'about.
8.8.2 Justification relative a l’introduction des forces de précontraintes
Les études expérimentales ont mis en évidence, l’existence de trois zones à l’aval des points
d’application des forces de précontraintes :
• Une zone de surface soumise à des tractions.
• Une zone intermédiaire comprimée.
• Une zone d’éclatement, soumise à des tractions.

On définit une zone de régularisation des contraintes, celle ou les contraintes normales
passent d’une variation discontinue à une variation continue.
Pour des raisons de simplification, la longueur de cette zone est prise égale à la hauteur de la
pièce.
D’autre part, on admet que la force de précontrainte subit une première régularisation à
l’intérieur d’un prisme symétrique de dimensions (d×d), et dans lequel les isostatiques créent :

Page 111
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

• Des efforts de traction transversaux (Effort d’éclatement).


• Des efforts de traction de surface (Effort de surface).
a. effet de la surface
Au voisinage de la section(𝑆𝐴 ), il faut disposer un ferraillage de surface donné par la formule
expérimentale :
max(Fj0 )
AS = 0,04 × … … … … … … (8)
σslim
Fj0 : force à l′ originedu càble au niveau (j)
2
σslim = f
3 e
✓ Plan Horizontal
Fj0 = n × σp0 × Ap = 12 × 1560,85 × 1,39 = 2603,49 KN
2603,49
AS = 0,04 × 2 = 3,12 cm²
× 500
3

On adopte : deux cadres HA12 Soit 4,52 cm² .

Page 112
Chapitre 08 : Etude de la précontrainte

HA10

HA16

2HA12

22HA10

2HA12

4HA10
4HA16
La zone d’about

Figure 8.7 : schéma de ferraillage de la poutre

Page 113
Chapitre 9

Etude de la dalle et de l’entretoise


d’about
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

9.1 Introduction
L’hourdis est une dalle en béton armé, qui sert de couverture pour le pont. Cette couche est
destinée à recevoir la couche de roulement (revêtement, chape d’étanchéité) et les surcharges
et à transmettre ces derniers aux poutres. L’hourdis a un rôle d’entretoisement, et assure la
répartition transversale des efforts. En suppose que le pont est rigidement entretoisé ça veut
dire que dans une section transversale, les poutres restant dans un même plan et les moments
correspondants seront données par l’effort local (flexion locale).
Pour un tablier à hourdis général, la dalle est habituellement coulée sur des coffrages perdus,
ces coffrages se présentent sous la forme de dalle tes en mortier fibres ou en béton armé.
9.2 Etude de l’hourdis
 Etude de la flexion transversale

Figure 9.1: Cartographie du moment transversale


 Etude de la flexion longitudinale

Figure 9.2 : cartographie du moment longitudinale


 Valeurs extrême des moments
Les moments max sont obtenus par les combinaisons suivantes :
 ELU : (1.35G+1.35D240).... ROBOT
 ELS : (G+D240).................. ROBOT

Page 114
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 ELU

 ELS

 Moment transversal
Moment sur appuis
 Mu=0,91t.m/ml
 Ms=0,67 t.m/ml
Moment en travée
 Mu= -6,47 t.m/ml
 Ms= -4,8 t.m/ml

Page 115
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 Moment longitudinal
Moment sur appuis
 Mu=4,26 t.m/ml
 Ms=3,16 t.m/ml
Moment en travée
 Mu= -11,84 t.m/ml
 Ms= -8,77 t.m/ml
9.2.1 Ferraillage sous la flexion transversal
Calcule de ferraillage sera fait comme suit:
Hypothèses fissuration préjudiciable.
Acier
Fc28=35Mpa
b = 1.50 ets=1.15
Le calcul des armatures sera fait sur une bande de 1m à la flexion simple.
 En travée
Mu = t.m/ml
Ms = t.m/ml

ELU
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
Section d’armature inferieure : .
Section d’armature supérieure :
ELS
̅̅̅
̅̅̅ { }η =1,6 (fissuration préjudiciable)

{ }
̅
̅ = 0,568
̅ ̅
̅
Zb= d (1- ) =15,40 cm
̅ ̅
MRb = (1- ) b
2
̅ = 17,45m Asc = 0

ASt= ̅
= 12,98 cm2

Page 116
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 Sur appui
Mu = t.m/ml
Ms = t.m/ml

ELU
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
Section d’armature inferieure : .
Section d’armature supérieure :
ELS
ASt= ̅
1,81 cm2

 Condition de non fragilité


Asmin 0,23 0,23 2,36cm2

Section des armatures


As = max (Asult , As ser , As min )
En travée
As = max (8,21 ; 12,98 ; 2,36) = 12,98 cm2
Soit : 7HA16 (14,07cm2)
Sur appui
As = max (1,10 ; 1,81 ; 2,36) = 2 ,36 cm2
Soit : 5HA10 (3,93 cm2)
9.2.2 Ferraillage sous la flexion longitudinal
 En travée
Mu = t.m/ml
Ms = t.m/ml

ELU
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
Section d’armature inferieure : .
Section d’armature supérieure :
ELS
̅̅̅
̅̅̅ { }η =1,6 (fissuration préjudiciable)

Page 117
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

{ }
̅
̅ ̅ ̅
= 0,568
̅
Zb= d (1- ) =15,40 cm
̅ ̅
MRb = (1- ) b 2
̅ = 17,45m Asc =0

ASt= ̅
= 23,72 cm2

 Sur appui
Mu = t.m/ml
Ms = t.m/ml

ELU
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
Section d’armature inferieure : .
Section d’armature supérieure :
ELS
ASt= ̅
= 8,54 cm2

 Condition de non fragilité


Asmin 0,23 0,23 2,36cm2

Section des armatures


As = max (Asult , As ser , As min )
En travee
As = max (15,75; 23,72 ; 2,36) = 23,72 cm2
Soit : 8HA20 (25,13 cm2)
Sur appui
As = max (5,47; 8,54 ; 2,36) = 8,54 cm2
Soit : 6HA14 (9,24 cm2)

Page 118
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

9.2.3 Schéma de ferraillage de la dalle

Figure 9.3 : schéma de ferraillage de la dalle

9.3 Étude de l’entretoise d’about


Les entretoises sont des poutres disposées transversalement, perpendiculaires à l’axe
longitudinal de la chaussée, ces poutres ont assemblées sur les poutres principales.
L’entretoise d’about se pose au déversement des poutres, ainsi elle repartie les surcharges et le
poids sur les poutres.
Les entretoises d’about sont obligatoire pour le levage du tablier à raison pour l’entretient des
appareils d’appuis.
9.3.1 Dimensions de l’entretoise
 Calcul de l’entretoise
L’entretoise est calculée sous les sollicitations qui se résultent lors du levage du tablier, ceci
est réalisé par l’utilisation des vérins disposés entre les poutres, lors de levage, les surcharges
retirées sont inexistantes. L’entretoise ne subit que son poids propre et la charge due au
tablier, elle est calculée comme une poutre continue reposant sur plusieurs appuis (vérins).

Page 119
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 Calcul des efforts


le poids propre :
( )

( ) 10,125 t

 L’effort du au tablier (L=35m)


Poutre g(t/ml) R (t)
0,00L

De rive gauche 3,327 58,22


De rive droite 2,836 49,63
Intermédiaire 2,667 46,67
 Emplacement des vérins

Page 120
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 Calcul des sollicitations


Les sollicitations seront calculées en utilisant le logiciel ROBOT en assimilant l’entretoise à
une poutre continue soumises aux charges suivantes :
Le poids propre(t/ml) l’effort dû au tablier(t)

ELU (poutre de De rive


gauche)
ELS (poutre de De rive 58,22
0,993
gauche)
ELU (poutre de De rive
droite)
ELS (poutre de De rive 49,63
0,993
droite)
ELU (poutre de De
Intermédiaire)
ELS (poutre de De 46,67
0,993
Intermédiaire)
ELU

 Diagramme des moments

Figure 9.4 : diagramme de moment fléchissant

 Diagramme des efforts tranchants

Page 121
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

Figure 9.5 : diagramme de l'effort tranchant

ELS

 Diagramme des moments :

Figure 9.6 : diagramme de moment fléchissant

Page 122
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

 Diagramme des efforts tranchants

Figure 9.7 : diagramme de l'effort tranchant

9.3.2 Ferraillage de l’entretoise


Hypothèses : Fissuration préjudiciable.
Acier

 En travée
.
.

Mt

c
0. 3m

La section sera ferraillée uniquement par les armatures tendues.


( √ )

Page 123
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

̅̅̅

̅̅̅ { } ( )

{ }

̅̅̅

( √ )

̅̅̅

On a que
 Sur appui
.

( √ ) Ma

0. 3m

Page 124
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

̅̅̅

( √ )

̅̅̅

On a que
Condition de non fragilité :

( )

( )
Finalement :{
( )
 Les armatures transversales :

̅̅̅

̅̅̅ { }

( )

̅̅̅ (Les armatures droites sont suffisantes).

( )
( )
( )
( )
=0,064

Pourcentage minimal :

{ }

=0,061

( )

Page 125
Chapitre 09 : Etude de la dalle et de l’entretoise

Choix des armatures : { }


* +
{
* +
On prend : ( )
 Les armatures de peau :
Les deux nappes d’armatures calculées ci-dessus par les moments de flexion sont placées
dans les parties supérieure et inférieure de l’entretoise, elles empêchent la fissuration dans
leurs voisinages mais pas celle pouvant apparaitre dans le béton tendu existant entre ces deux
nappes à savoir que la hauteur de l’entretoise est grande.
Pour éviter ce problème, on doit ajouter des armatures supplémentaires dites armatures de
peau placées le long de la paroi de chaque côté de la nervure de l’entretoise.
Selon les règles B.A.E.L, ces armatures ont une section d’au moins 3cm2, par mètre de
longueur de parement si la fissuration est considérée comme peu nuisible ou préjudiciable et
5cm2si la fissuration est considérée comme très préjudiciable.
Dans notre cas, la fissuration est préjudiciable, donc :
( ) ( ) )
 Schéma de ferraillage :

Figure 9.8 : schéma de ferraillage

Page 126
Chapitre 10

Calculs des déformations


Chapitre 10 : calculs des déformations

10.1 Introduction
Les différentes déformations que peut subir une construction en béton sont :
 Les flèches et les rotations qui sont due essentiellement aux charges permanentes et
surcharges.
 Les déplacements horizontaux (fluage, retrait et température).
NB : les flèches sont comptées positivement vers le bas et négativement vers le haut
(Contre flèche).
10.2 Déformation de la poutre (calcul des flèches)
10.2.1 Flèche due au poids propre

Module de déformation longitudinale différée.


Moment d’inertie (poutre +hourdis).
Moment fléchissant due au poids propre de la poutre avec hourdis.

√ √

( )

10.2.2 Flèche due à la surcharge


Pour simplifier les calculs, on considère que les surcharges sont uniformément réparties.

Moment maximum à

( )

10.2.3 Contre flèche de la précontrainte


Le système du diagramme de la précontrainte qui est parallèle à l’axe de poutre ‘ ‘sera
donnée par la formule suivante.

Page 127
Chapitre 10 : calculs des déformations

: Le moment statique par rapport à l'appui de gauche de l'aire limitée par le diagramme
des moments de précontrainte dans chaque section et l'axe horizontal de référence sur la demi-
largeur. Pour une poutre précontrainte, le diagramme des moments est de la forme suivante:

Figure10.1 : Diagramme moments sous la précontrainte

Dans la section considérée on a:


( ( ) )
= effort de précontrainte
e = excentricité
Dans un trapèze ( ) la distance ( ) de son centre de graviter à la plus petite base est:
( )
( )

() ( ) ( )
0 204,38 127,38
L/4 521,4 325,06
L/2 538,67 337,34

Page 128
Chapitre 10 : calculs des déformations

Figure 10.2 : Diagramme des moments sous la précontrainte

( )

( )

( )

( )

Ainsi le moment statique de cette aire par apport à l’appui de gauche.

Le signe (– ) montre que la flèche est dirigée vers le haut.


10.2.4 Flèche de constriction
C’est la flèche à adopter sur fond coffrage pour limiter la contre flèche due à la précontrainte.

( ) ( )

10.2.5 Flèche total


[Link] En service à vide

Page 129
Chapitre 10 : calculs des déformations

( )

[Link] En service en charge

( )

10.3 Calcul des rotations


10.3.1 Sous le poids propre
La rotation ( ) à l'appui est donnée par l'expression suivante:

10.3.2 Sous les surcharges

10.3.3 Sous la précontrainte

La surcharge de diagramme des moments sur tout le long de la poutre est :


( ) ( )
∑ ( )

10.3.4 Rotation résultante


[Link] En service à vide

[Link] En service en charge

10.4 Calcul des déplacements d’appuis


10.4.1 Déplacements due à la rotation

Page 130
Chapitre 10 : calculs des déformations

10.4.2 Déplacements due au retrait


La valeur moyenne du retrait étant :

10.4.3 Déplacements due au fluage

Avec :

Contraint finale dans le béton au niveau du centre de gravité du câble moyen.


Donc :

10.4.4 Déplacement du a la variation de la température

10.4.5 Déplacement total

Page 131
Chapitre 11

Equipement du pont
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.1 Introduction
Les tabliers des ponts reposent en général, sur leurs appuis (piles et culées) par l'intermédiaire
d'appareils d'appui, conçus pour transmettre des efforts essentiellement verticaux, ou à la fois,
des efforts verticaux et des efforts horizontaux.
Il existe essentiellement quatre types d'appareils d'appui qui sont:
 Les articulations en béton.
 Les appareils d'appui en élastomère fretté.
 Les appareils d'appui spéciaux.
 Les appareils d'appui métalliques.
Notre choix c’est porté sur appareil d’appui en élastomère fretté.
11.2 Les appareils d'appui en élastomère fretté
Ils sont constitués par un empilage de feuilles d'élastomère (en général, du néoprène de tôles
d'acier jouant le rôle de frettes, la liaison entre les tôles et le néoprène étant obtenue par
(adhérisation) au moment de la vulcanisation. L'épaisseur des frettes est comprise entre et
, et l'épaisseur des feuilles de néoprène est, en général de ou (parfois 20
mm).
Ce type d'appareil d'appui est le plus couramment employé pour tous les ouvrages en béton.
Le principal intérêt de ces appareils d'appui, en dehors de leur coût relativement modéré,
réside dans leur déformabilité vis-à-vis des efforts qui les sollicitent : ils reprennent
élastiquement les charges verticales, les charges horizontales et les rotations.
Mais ces déformations s'accompagnent de contraintes de cisaillement à l'intérieur des feuillets
de néoprène qu'il convient de limiter pour éviter leur dégradation.
Pour la liaison entre la poutre et ces supports on a choisi des appareils d’appuis en élastomère
fretté à cause des avantages qu’ils présentent :
 Facilité de mise en œuvre ;
 Facilité de réglage et de contrôle ;
 Ils transmettent des charges normales à leur plan, et ils permettent en même temps
d’absorber par rotation et distorsion les déformations et translations de la structure.
Les avantages :
 Ils sont économiques.
 Ils permettent de repartir les efforts horizontaux entre plusieurs appuis.
 Ils n’exigent aucun entretien.

Figure 11.1:Appareil d'appui en élastomère fretté type B

Page 132
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.3 Dimensionnement
Le dimensionnement des appareils d’appui est essentiellement basé sur la limitation des
contraintes de cisaillement qui se développent dans l’élastomère au niveau des plans de
frettage et qui sont dues aux efforts appliqués ou aux déformations imposées à l’appui.
La détermination de ces contraintes a fait l’objet de plusieurs théories qui sont toutes basées
sur l’incompressibilité de l’élastomère. Les expressions permettant de calculer la valeur des
contraintes sont fonction du module de cisaillement G.

Figure 11.2 : Appareil d’appuis


11.3.1 Aire de l’appareil d’appui
D’après la condition de non écrasement :

Avec :
: Contrainte moyenne de compression, elle est limitée à .
: Coté parallèle à l’axe de l’ouvrage (longueur de l’appui).
: Coté perpendiculaire à l’axe de l’ouvrage (largeur de l’appui).
: Effort normal sur l’appareil d’appuis, (effort tranchant dans la poutre).

Page 133
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.3.2 Hauteur nette de l’élastomère

La contrainte de cisaillement ( )du l’effort horizontal doit vérifier la condition suivant :

( )
Avec :
: Module d’élasticité transversale.
Pour les ponts routiers : .
: Déformation lente dû au retrait, fluage et température.

( )

On prend :
Soit cinq feuilles d’élastomère d’épaisseur .
11.3.3 Dimensionnement en plan de l’appareil d’appui
Il faut que la condition de non flambement soit vérifiée.

{ { {

On prend :
Sachant que:

Et :
On prend :
11.4 Répartition des efforts sur les appuis
11.4.1 Action dynamique (efforts du au freinage)
[Link] Système
La force de freinage développée par le système Bc (un seul camion est supposé freiné) est
égale à 30 Tonnes, donc chaque appareil reçoit un effort de

Page 134
Chapitre 11 : Equipement du pont

[Link] Système ( )
La force de freinage maximale est donnée par le cas de trois voies chargées.

()

() (Calculé dans le chapitre 4)


Chaque appareil d’appui support une force de freinage :

11.4.2 Effort due au vent


Le vent souffle horizontalement dans une direction normale à l'axe horizontal du pont, il
développe une pression ( ) sur toute la surface du pont.
S = L × h Tablie
( )

( )

11.4.3 Effort due au séisme


Horizontalement :
Verticalement :
Avec le poids propre du tablier :

Chaque appareil d’appui support un effort de séisme:

11.4.4 Effort due à la déformation (déplacements)

On a le module d’élasticité transversale :


Et la hauteur nette de l’élastomère :
Effort de longue durée :

( )

Page 135
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.5 Vérification des appareils d'appui


11.5.1 Calcul des contraintes de cisaillement
[Link] Contrainte due à l'effort normal ( )
( )
{ ( )

: Coefficient de forme.
t : épaisseur d’un feuillet élémentaire (10mm).
τN : contrainte de cisaillement qui apparaît au niveau du frettage.

( ) ( )

( )

[Link] Contrainte de cisaillement due à l'effort horizontal

: Contrainte de cisaillement due à l'effort statique.

: Contrainte de cisaillement due à l'effort dynamique.

( ) ( )

( )

( ) ( )

( )
[Link] Contrainte de cisaillement due à la rotation
( )

: Rotation due aux défauts de pose des poutres préfabriquées.


: Rotation en service à vide.
( )

On doit vérifier :

Page 136
Chapitre 11 : Equipement du pont

[Link] Condition de non soulèvement


On doit vérifier de cette condition quand les conditions de cisaillement dues à la rotation sont
susceptibles d’atteindre les valeurs semblables à celle dues à l’effort normale.

( )
[Link] Condition de non glissement

Pour les appareils bon, la face au contact avec la structure est une feuille d’élastomère alors
dans ce cas on prend :

Pour les efforts minimaux ( ) on à comme force horizontale :


Force de la déformation limites (Retrait, Fluage, Température) :

( ) ( ) ( )

{
( )

Force horizontale due au séisme :

Page 137
Chapitre 11 : Equipement du pont

Conclusion
Toutes les contraintes normales et tangentielles peuvent être reprises par les appareils d'appuis
choisis.
 Dimensionnement des frettes
Pour l’acier ordinaire on doit vérifier les conditions suivantes :

On prend :
L’épaisseur totale de l’appareil d’appuis sera : ( )
 Notre appareil d’appui aura les caractéristiques suivantes:
400 × 500 × [ 5 × (10 + 3)] mm3

Nous avons donc :


 4 feuillets d’élastomères intermédiaires d’épaisseur t = 10mm.
 2 feuillets d’élastomères extérieurs d’épaisseur = 5mm
 5 frettes intermédiaires d’épaisseur tS = 3mm.

Figure 11.3 : Dimension de l’appareil d’appui

Page 138
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.6 Les dés d’appuis


11.6.1 Fonctions des dés d’appuis :
 Ils matérialisent l'emplacement des appareils d'appui.
 Ils permettent de réaliser assez facilement une surface plane et bien réglée.
 Ils assurent la mise hors d'eau des appareils d'appui, principalement.
 Ils permettent de réserver une hauteur libre de valeur donnée entre l'appui et l‘intrados
du tablier.
11.6.2 Dimensionnement des dés d’appui :
D'après le document SETRA le dimensionnement des dès d'appuis présente par rapport à
l'appareil d'appui un débordement d’au moins 5 cm.
Dimensionnement des dés d’appuis :

A  a  20cm  60cm
B  b  20cm  70cm
B0  a  b  2000cm 2
p 0  2a  b   180cm
B0 : Surface de néoprène.
p 0 : Le périmètre de néoprène.
2 B0 2  2000
h   22,22cm
P0 180
Hdé= 25 cm avec : a1= 60cm et b1= 70 cm.

Figure 11.4 : Dimensionnement de l’appareil d’appuis


11.6.3 Ferraillage de dé d’appui :
Le dé d’appui permet de diffuser les charges localisées provenant directement du tablier et qui
peuvent provoquer des fissures, pour cela on disposera des armatures de chainage et
d’éclatement.
11.6.4 Armatures de chaînages
Elle doit reprendre l’effort , donnée par les deux combinaisons suivantes :
ELU :

Page 139
Chapitre 11 : Equipement du pont

ELS :
Dou:
{( ) ( )} {( ) ( )} 104
̅̅̅̅

* +
( ) dans les deux sens pour limiter la
propagation des fissures.
11.6.5 Armatures de profondeur:
Pour limiter la propagation d’éventuelles fissures ; on dispose des armatures qui doivent
reprendre un effort : N = 12,5% Nmax.
{( ) ( )} {( ) ( )} 104
̅̅̅̅

* +
On prend 5 HA12 pour AC = 5.65 cm²
11.6.6 Armatures de diffusion
Ces armatures sont sous forme de frettes, on distingue :
 Frettes supérieurs (ferraillage de surface).
 Frettes inférieurs (ferraillage d’éclatement).
Frettes supérieures :

{( ) ( )} * +
̅̅̅

On prend 3 HA8 pour AC = 1.51 cm²


Frettes inférieures :

{( ) ( )} * +
̅̅̅

On prend 4 HA12 pour AC = 4.52 cm²

Figure 11.5 : Schéma de ferraillage

Page 140
Chapitre 11 : Equipement du pont

11.7 Les joints de chaussée


Les différents types de joints existants se distinguent les une des autres en fonction de deux
critères fondamentaux :
 L’ouverture de joint, c'est-à-dire le jeu maximum que le joint doit permettre (souffle).
 L’intensité du trafic qu’il doit subir, le mot intensité désignant ici aussi bien le début
des véhicules que leur tonnage.
11.7.1 Les différents types de joint
Le choix d'un type de joint de chaussée fait référence à une classification basée sur la notion
de robustesse. On distingue ainsi :
 Les joints lourds, pour les chaussées supportant un trafic journalier supérieur à 3000
véhicules (ou de volume inférieur, mais à fort pourcentage de poids lourds).
 Les joints semi lourd, pour un trafic compris entre 1000 et 3000 véhicules par jours.
 Les joints légers, pour un trafic inférieur à 1000 véhicules par jour.
Nota : Vue que notre pont se situ sur une route de trafic important, on opte pour un joint lourd
ou semi-lourd dont l’ouverture (souffle) est .

Figure 11.6 : joint de chaussée (type GPE)

11.8 Evacuation des eaux


Sur un tablier de pont, l'évacuation des eaux est nécessaire non seulement du point de vue de
la durabilité de la structure, mais également pour la sécurité des usagers.
De manière générale, les eaux sont d'abord recueillies sur un (ou les) côté(s) de la chaussée,
puis évacuées par des gargouilles quand ce n'est pas une corniche-caniveau

Page 141
Chapitre 11 : Equipement du pont

Figure 11.7 : Gargouille


Le recueil de l'eau dans le sens transversal se fait en donnant à la chaussée une pente
transversale générale (cas des ouvrages autoroutiers) ou une double pente en forme de toit
(cas des chaussées bidirectionnelles à deux voies). La pente transversale ne doit pas être
inférieure à ; dans le cas des profils en travers en forme de toit, les deux pentes se
raccordent paraboliquement sur un mètre de part et d'autre de l'axe de la chaussée.
La forme de pente n'est jamais obtenue par un profilage approprié de la couche de roulement :
cette dernière est d'épaisseur constante, et c'est la géométrie de la structure qui est
convenablement exécutée.
Pour des raisons de commodité, on peut être amené à prévoir une pente générale constante
dans le sens transversal, même pour des chaussées bidirectionnelles courantes.
Il faut noter qu'une pente transversale de (valeur courante) n'est pas ressentie par un
automobiliste. Il convient néanmoins de veiller au bon raccordement avec la chaussée
courante, surtout si l'ouvrage se trouve en extrémité d'une courbe.
Une fois recueillie dans le fil d'eau, l'eau est évacuée, le plus souvent, par l'intermédiaire de
gargouilles implantées au droit de ce fil d'eau. Leur espacement est compris entre 20 et30 m,
leur diamètre ne doit pas être inférieur à et la section totale de toutes les gargouilles
doit être de l'ordre de de la surface versante.
Les gargouilles peuvent déboucher directement à l'air libre ou être raccordées à un système de
recueil et d'évacuation des eaux à l'intérieur de la structure du tablier.

Page 142
Chapitre 11 : Equipement du pont

Figure 11.8 : disposition des gargouilles

Page 143
Chapitre 12

Etude de la pile
Chapitre 12 : Étude de la pile

12.1 Introduction
La pile est un appui intermédiaire qui a pour rôle de transmettre les charges au sol.
La conception des piles est tributaire de type et de mode de construction du tablier, de type
et de mode d’exécution des fondations, et des certains contraintes naturelles ou fonctionnelles
liées au site.
La conception de la pile dépend de plusieurs paramètres, tels que, la résistance du sol,
Hydrogéologie du cite (agressivité des eaux) et l’obstacle (oued, autoroute), leur
Dimensionnement dépend de :
- La résistance mécanique.
- La robustesse.
- L`esthétique.
12.2 Pré dimensionnement de la pile
Pour notre projet, on opte pour chaque sens de la pénétrante autoroutière une pile colonne à 2
futs.
12.2.1 Le chevêtre
C’est l’élément sur lequel repose les poutres, il assure la transmission des charges au fut, il
permet également de placer des vérins pour soulever le tablier en cas de changement
d'appareils d'appui.
Longueur : L = 11,74m
Largeur : E =2.40m
Hauteur : H = 1,50m
12.2.2 Les futs
Leur rôle est de transmettre les efforts à la semelle, ils sont de forme cylindrique, de diamètre
généralement constant. La pile étudiée contient 2 futs de dimensions géométriques suivantes :
Hauteur variable à cause de la concavité du terrain : H = 9,00 m
Diamètre (fixe) : D = 2m
12.2.3 La semelle
D’après le rapport du sol, le système de fondation recommandé est une semelle sur pieux, qui
a pour rôle de solidariser les pieux en tête pour avoir une bonne transmission des charges.
D’après FOND72 (fascicule 04).
Épaisseur : 1.5m
Largeur : 6m
Longueur : 9.6m
12.2.4 Les pieux
Pour reprendre les charges et les surcharges de l`ouvrage, on adopte deux files de pieux
(Pieux forées), chaque file est composé de deux pieux diamètre ∅pieu = 1,2m.
12.3 Répartition verticale des charges et surcharges
Les surcharges de calcul considéré sont : A(L), Bc, Mc120, D240
La hauteur de la pile est de 9 m pour les travées de 35m.

Page
144
Chapitre 12 : Étude de la pile

Figure 12.1 : coupe transversale B-B

Page
145
Chapitre 12 : Étude de la pile

Figure 12.2 : coupe longitudinale A-A

12.3.1 Charge permanente


▪ La réaction due à la charge permanente
Le poids du tablier : 𝐆𝐓 = 𝟕𝟒𝟔, 𝟐𝟖 𝐭.
Pour une seule travée chargée : 35m

R = GT /2 = 373,14 t
R
Pour deux travées chargées :
RT = 2 × R = 746,28 t
12.3.2 Surcharges
[Link] Système A(l)
36
A(l) = 0,23 +
12 + L
a1 =1 pour 1vc et 2 vc
a1 = 0,9 pour 3vc
a2 =1,107

Page
146
Chapitre 12 : Étude de la pile

Il existe 6 cas de chargements


A(L)
a. Une seule travée chargée
L = 35m.
36
A(l) = 0,23 + = 0,995 t/m²
12 + 35
a1 =1,a2 =1,107
a1 . a2 . A(l) = 1,1014 t/𝑚2 R1
35m
1. Une seule voie chargée
35 1,2m
R1 = A(l) × 3.16 × = 60,90 t
2
1,2
MLONG = R1 × ( 2 ) = 36,54t. m
2. Deux voies charges
A(L)
35
R1 = A(l) × 6.32 × = 121,81t
2
1,2
MLONG = R1 × = 73,08 t. m
2

3. Trois voies charges


35
R1 = A(l) × 9,48 × = 182,722t 35m 35m
2
1,2
MLONG = R1 × 2
= 109,63 t. m
b. Deux travées chargées R1 R1
L’ = (35 × 2) + 1,2 = 71,2m 1,2m
A(l’) = 0,6626 t/m²
a1 . a2 . A(l) = 0,7334t/𝑚2
1. Une seule voie chargée
R1 = ( A(l’) × 3,16 × 35)/2 = 36,64 t
RT = 2 × R1 = 73,28 t
MLONG = 0(symétrie)
2. Deux voies chargées
RT = 2 × R1 = ( A(l’) × 6.32 × 35) = 147,26 t
MLONG = 0(symétrie)
3. Trois voies chargées
RT = 2 × R1 = ( A(l’) × 9,48 × 35) = 219,85 t
MLONG = 0(symétrie)
[Link] Système Bc
Il existe 6 cas de chargements.
δBC = 1,08
bC = 1,2 Pour 1VC
bC = 1,1 Pour 2VC
bC = 0,95 Pour 3VC

Page
147
Chapitre 12 : Étude de la pile

a. Une seule travée chargée


1. Une seule voie chargée : 𝐛𝐂 = 𝟏, 𝟐.
35 × R1 = 6(18,5 + 29) + 12(23 + 24,5 + 33,5 + 35)
12 12 12 12
R1 = 47,91 × 1,2 × 1,08
R1 = 62,09 t 6 6
MLONG =R1 × 1.2/2
MLONG = 37,25 t. m
2. Deux voies chargées : 𝐛𝐜 = 𝟏, 𝟏 35m 16,5m 18,5m
R1 = 47,91 × 2 × 1,1 × 1,08
RT1 = 113,83 t
R1
MLONG = R1 × 1,2/2
MLONG = 68,30 t. m
12 12 12 12
3. Trois voies chargées : 𝐛𝐜 = 𝟎, 𝟗𝟓
6 6
R1 = 47,91 × 3 × 0,95 × 1,08
RT1 = 147,46 t
MLONG = R1 × 1,2/2
MLONG = 88,48 t. m
25,7m 9,3m 6m 29m
R2 R1
b. Deux travées chargées 1,2m
1. Une seule voie chargée : 𝐛𝐜 = 𝟏, 𝟐
R1 × 35 = 6(29) + 12(33,5 + 35)
R1 = 28,45 × 1,2 × 1,08
R1 = 36,88 t
R2 × 35 = 6(31,7) + 12(25,7 + 27,2)
R2 = 23,57 × 1,2 × 1,08
R2 = 30,54 t
RT = R1 + R2 = 67,42 t 12 12 12 12
MLONG = (R1 − R2 ) × 1,2/2
MLONG = 3,804 t. m 6 6
2. Deux voies chargées : 𝐛𝐜 = 𝟏, 𝟏
R1 = 2 × 28,45 × 1,1 × 1,08
R1 = 67,59 t
R2 = 2 × 23,57 × 1,1 × 1,08 25,7m 9,3m 6m 29m
R2 = 56 t
RT = R1 + R2 = 123,59 t R2 R1
MLONG = (R1 − R2 ) × 1,2/2 1,2m
MLONG = 6,954 t. m
3. Trois voies chargées : 𝐛𝐜 = 𝟎, 𝟗𝟓
R1 = 3 × 28,45 × 0,95 × 1,08
R1 = 87,56 t

Page
148
Chapitre 12 : Étude de la pile

R2 = 3 × 23,57 × 0,95 × 1,08


R2 = 72,54 t
RT = R1 + R2 = 160,10 t
MLONG = (R1 − R2 ) × 1,2/2
MLONG = 9,012 t. m
[Link] Système Mc120 3.3 m S=110t
𝛅𝐌𝐂 = 𝟏, 𝟎𝟕
Il y a deux cas

6.1 m

110t
1. Une seule travée chargée
35 × R1 = 110 × (28,9 + 6,1/2) × 1,07
R1 = 107,44 t
MLONG = R1 × 1,2/2
MLONG = 64,464 t. m
6,1m 28,9m

R1
55t 55t
34,075m
2. Deux travées chargées
35 × R1 = 55 × (34,075) × 1,07
R1 = 57,29 t
RT = 2 × R1 = 114,58 t

R1
S=240t R1
[Link] Système D 240 3.2m
Il y a deux cas.

18.6 m 240t

1. Une seule travée chargée


35 × R1 = 240 × (16,4 + 18,6/2)
R1 = 176,22 t
MLONG = R1 × 1,2/2
MLONG = 105,73t. m 18,6m 16,4m

R1
Page
149
Chapitre 12 : Étude de la pile

2. Deux travées chargées 120t 120t


35 × R1 = 120 × (30,95)
R1 = 106,11 t 30,95m
RT = 2 × R1 = 212,22t
MLONG = 0(symétrie)

La réaction minimale sous le système Bc


R1 R1
Nous avons deux cas
12 12
1er cas :
35 × RBCmin = [(12(1,5) + 6(6)] × 1,2 × 1,08 Sens de circulation 6
RBCmin = 1,99 t
MLONG =R BCmin × 1,2/2
MLONG = 1,199 t. m 29m 6m
2ème cas
35 × RBCmin = [(12(4,5 + 6)] × 1,2 × 1,08 RBcmin
RBCmin = 4,66 t 12 12
MLONG =R BCmin × 1,2/2 Sens de circulation
MLONG = 2,8 t. m 6

12.3.3 Tableaux récapitulatifs 29m 6m


1. Une seule travée chargée
RBcmin

R(t) 𝐌𝐋𝐎𝐍𝐆(t.m)
1VC 60,9 36,54
A(l) 2VC 121,81 73,08
3VC 182,722 109,63
1VC 62,09 37,25
Bc 2VC 113,85 68,30
3VC 147,46 88,48
𝐑 𝐁𝐂𝐦𝐢𝐧 1,99 1,199
Mc120 107,44 64,464
D240 176,22 105,73
Tableau 12.1 : moment longitudinal pour une seule travée chargée

Page
150
Chapitre 12 : Étude de la pile

2. Deux travées chargées


R(t) 𝐌𝐋𝐎𝐍𝐆(t.m)
1VC 73,28 0
A(l) 2VC 147,26 0
3VC 219,85 0
1VC 67,42 3,804
Bc 2VC 123,59 6,954
3VC 160,1 9,012
Mc120 114,58 0
D240 212,22 0

Tableau 12.2 : moment longitudinal pour une deux travée chargée


12.4 Les efforts horizontaux
12.4.1 Freinage
[Link] Système A(L)
Le cas le plus défavorable est donné par deux travées chargées et trois voies chargées.
1
HA(l) = ×A
20 + 0,0035S
A = A(L) × a1 × a2 × S
36
A(L) = 0,230 + = 0,662 t/m²
71,2 + 12
S : Surface chargée, soit :
S = (35x2 + 1,2) × 9,48 = 674,97m²
A = 0,662 × 0,9 × 1,107 × 674,97 = 445,18 t
1
HA(l) = × 445,18
20 + 0,0035 × 674,97
HA(l)=19,90 t
Soit : 9,95 t par appuis.
Le moment dû a l`effort de freinage de système A(l) :
MA(l) = 9,95 × (1,5 + 9 + 1,5 + 0,25) = 121,93t. m
[Link] Système Bc
Un seul camion est supposé freiné avec Hb = 30 t, chaque appui supporte une force de
freinage égal de 30/2 = 15t.
Le moment crée par l’effort de freinage est :
MBc = 15 × (1,5 + 9 + 1,5 + 0,25) = 183,75 t. m
12.4.2 Séisme
Le poids total de la superstructure :
GSUP = 𝟕𝟒𝟔, 𝟐𝟖 t.
Le poids des dés d`appuis :
Pd = [(0,6 × 0,7 × 0,25) × 14 × 2,5 = 𝟑, 𝟔𝟕𝟓𝐭

Page
151
Chapitre 12 : Étude de la pile

Le poids du chevêtre :
Gch = γb × Surface × largeur
Surface= (10,24 × 1,50) + 2 × [ (1,50 + 1,00) × 0,75 / 2 ] + ( 0,20 × 1,50 ) = 17,535 m2
Largeur = 2,40 m
Gch = 2.5 × 17,535 × 2.40 = 105,21t
- Le poids du fut :
22
Pfu = (π × ) × 2] × 9 × 2,5 = 𝟏𝟒𝟏, 𝟑𝟕𝐭
2
- Le poids de la semelle :
Ps = 9,6 × 6 × 1,5 × 2,5 = 216 t
- Le poids de la terre sur la semelle :
Pt = 2,32 × [9,6 × 6 × 1 − (π × 12 ) × 2)] = 𝟏𝟏𝟗 𝐭
- Le poids total de la pile : PT = Pd + Pc + Pf+Ps + Pt
PT = 3,675 t+ 105,21 t +141,37t +216 t + 119 t = 585,255 t
Le poids total 746,28 + 585,255 = 1331,535 t
1. L`effort sismique horizontal
Fsh = εh × GT = 0,25 × 1331,535 = 332,88 t
2. L`effort sismique vertical
Minimal :FVMIN = (1 − εv ) × GT = (1 − 0,075) × 1331,535 = 1231,66t
Maximal ∶ FVMAX = (1 + εv ) × GT = (1 + 0,075) × 1331,535 = 1431,40 t
3. moment dû à l`effort sismique
MFS /0 = eh × (FSG × YFG + FSC × YC + FSFU × YFU + FSSOL × YSOL + FSse × YSe )
MFS /0 = 0,25 × (746,28 × 12,25 + 105,21 × 11,25 + 141,37 × 6 + 119 × 1,91
+ 216 × 0,75) = 2890,76 t. m

Figure 12.3 : Charge appliquée à la semelle

Page
152
Chapitre 12 : Étude de la pile

12.5 Étude du chevêtre


Le chevêtre est soumis à son poids propre et aux surcharges agissant sur les dés d’appuis.
Pour le calcul, on assimile le chevêtre à une poutre simplement appuyée sur les deux futs.
On considère que le chevêtre est soumis à une surcharge uniformément répartie ; cette charge
est donnée par les combinaisons suivantes :
combinaison E.L.U E.L.S

I 1.35G + 1.6ax(, ) + Tr  G + 1.2 Max(, ) + Tr 


II 1.35G + 1.35Max c120 , D240  G + Max c120 , D240 

1.7m

1.50m

Figure 12.4 : phénomène d’interférence


Suivant le phénomène d`interférence on a:
0,6
x = 2 × (0,6 + ) − 1.70 = 0,10m
2
Il y a une interférence de 20 cm.
G = Gtablier + Gchevétre
G = 746,28 + 105,21 = 𝟖𝟓𝟏, 𝟒𝟗𝐭
12.5.1 Les combinaisons des charges
combinaison E.L.U E.L.S
1,35(851,49) + 1,6(219,85) 851,49 + 1,2(219,85)
I
= 1501,27 𝑡 = 1115,31𝑡
1,35(851,49 ) + 1,35(212,22) 851,49+212,22
II
= 1436,01𝑡 =1063,71t
12.5.2 Calcul des sollicitations

Page
153
Chapitre 12 : Étude de la pile

1. A l’ELU
1501,27
qu = = 127,87 t/ml.
11,74
2. A l’ELS
1115,31
qS = = 95 t/ml.
11,74
𝐄. 𝐋. 𝐔 𝐄. 𝐋. 𝐒
𝐜𝐨𝐦𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬
Sur appui A mi travée Sur appui A mi travée
M (t.m) 726,10 / 539,49 /
T(t) 430,92 / 320,15 /
Tableau 12.3: efforts sur chevêtre
12.5.3 Ferraillage du chevêtre
L = 11,74 m
b = 2,4 m
d = 1,45 m
[Link] Armatures longitudinales 𝑑 = 1,45 𝑚
a. Sur appui
ELU
fc28 =27MPA 𝑐 = 0,05 𝑚
fe = 500 MPA
Fissuration préjudiciable b=2,4
0,85 fc28
fbu = = 15,3MPA
γb
fe 500
fsu = = = 435 MPA
γS 1,15
MU = 726,10 t
MS = 539,49
MU 726,10
γ= = = 1,345
MS 539,49
MU 726,10 × 10−2
μbu = = = 0,094
b. d². fbu 2,4 × 1,45² × 15,3
μbu = 0,094 < μlu = 0,392 ⇒ 𝐀 𝐒𝐂 = 𝟎
La section sera ferraillée uniquement par les armatures tendues
α = 1,25(1 − √1 − 2μbu ) = 0,123
β = 1 − 0,4α = 0,951
MU 726,10 × 102
ASU = =
β. d. fSu 0,951 × 1,45 × 435
ASU = 121,04cm²
ELS
σb = 0,6fc28 = 16.2 MPA
2
σS = σbS = MIN ( fe , 150. η) avec η = 1,6 (fissuration préjudiciable)
3
2
σS = σbS = MIN ( × 500,150 × 1,6) = 240 MPA
3
MlU = μlu × b × d² × fbu = 0,392 × 2,4 × 1,45² × 15,3 = 30,26 MN. m

Page
154
Chapitre 12 : Étude de la pile

MU
γ= = 1,345
MS
MlU 30,26
MlS = = = 22,49 MN. m
γ 1,345
MS = 5,3949 MN. m ≤ MlS = 22,49 MN. m ⇒ sectio sans armatures comprimée
ASC = 0
MS 539,49. 10−2
μser = = = 0,0659
b. d². σb 2,4 × 1,45² × 16.2
8
α = 1,5(1 − √1 − . μser ) = 0,138
3
β = 1 − 0,4α = 0,9448
α. b. d. σb 0,138 × 2,4 × 1,45 × 16.2
ASer = =
2. σs 2 × 240
ASer = 162,081 cm²
On a:
ASer > ASu ⇒ 𝐀 𝐒 = 𝟏𝟔𝟐, 𝟎𝟖𝟏𝐜𝐦²
b. En travée
MU = 0 t
MS = 0 t
1. À l’ELU
Asc = 0 cm²
Asu = 0 cm²
2. À l’ELS
On vérifie la condition de non fragilité par :
b. d. ft28
ASmin > 0,23
fe
ft28 = 0,6 + 0,06fc28
ft28 = 2,22 MPA
2,4 × 1,45 × 2,22
fe = 500 MPA ASmin > 0,23 = 35,53 cm²
500
Finalement on adopte :
▪ Sur appui :𝐀𝐒 = 𝟏𝟔𝟐, 𝟎𝟖𝟏 𝐜𝐦²
▪ En travée : 𝐀𝐒 = 𝟑𝟓, 𝟓𝟑 𝐜𝐦²
[Link] Les armatures transversales
T
τu = ≤ ̅̅̅avec
τu T = 430,92 t
b. d
̅̅̅
τu = MIN(0,1 fc28 , 3 MPA) = 2,7 MPA
430,92 × 10−2
τu = = 1,238MPA < ̅̅̅
τu = 2,7 ⇒ α = 90°
2,4 × 1,45
(Les armatures droites sont suffisantes).
On peut disposer les armatures transversales à 90°
At τu − 0,3 k . ft28
≥ k = 1 flexion simple , ft28 = 2,22 MPA.
b. St 0,8 fe (cos α + sin α)
At (1,238 − 0,3 × 2,22) × 2,4 cm²
≥ = 0,343
St 0,8 × 500 cm
Le pourcentage minimal est donnée par :

Page
155
Chapitre 12 : Étude de la pile

At τu
. fe > MAX { , 0,4 MPA} = 0,619MPA
b. St 2
At 0,619 × 2,4 cm²
> = 0,297
St 500 cm
At cm²
0,297 < 0,343 ⇒ > 0,343
St cm
▪ Choix des armatures
h b
∅t ≤ MIN({∅l , , }
35 10
∅t ≤ MIN({20 ; 42,85 ; 240}
∅t ≤ 20 mm
On prend un espacementde 15 cm.
At
≥ 0,343 At = 0,343 × 15 = 𝟓, 𝟏𝟒𝟓 𝐜𝐦²
St
[Link] Ferraillage du chevêtre à la torsion
Le moment de torsion Mt est donné par la relation suivante :
Mt = R. e
Avec :
R : la réaction due aux surcharges (la réaction du poids propre est nulle par la symétrie)
Pour avoir le cas le plus défavorable, on charge une seule travée, donc
R est la réaction du au système D240 pour une travée chargée.
𝑅_𝑚𝑎𝑥 = 𝑅(𝐷240) = 176,22𝑡(𝑈𝑛𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔é𝑒).
176,22
Mt = R. e = ( ) × 0,6 = 15,10 t. m
7
On considère le chevêtre comme une console : RG+RD240 RG
Mu = 1,35. Mt
0,6 0,6 0,6 0,6

6
1.5
𝑏
6

2,4

Figure 12.5 : Coupe transversale du chevêtre

Page
156
Chapitre 12 : Étude de la pile

a. Les armatures longitudinales


υ. Mt
AL = M Mt
f
2Ω. e
γs
Ω: Airedu contour à mi − épaisseur de la paroi.
ν : Périmètre du contour
b/2
2. h 2. b
ν = 2 × [(1,5 − ) + (2,4 − )]
6 6
ν = 5,2 m
2. h 2. b
Ω = (1,5 − ) (2,4 − ) = 1,6 m²
6 6
Mu = 1,35. Mt = 1,35 × 15,10 = 20,385 t. m
5,2 × 20,385 × 10−2
AL = 500 = 7,615 cm²
2 × 1,6 ×
1,15

b. Les armatures transversales


At Mu 20,385 × 10−2
> f
= 500 = 1,4644 × 10−2 cm
St e
2. Ω(γ ) 2 × 1,6 × (1,15)
s
At
= 0,0146 cm
St
On adopte : St = 15 cm
At ≥ 15 × 0,0146 = 0,219 cm²
[Link] Récapitulatif des armatures du chevêtre
Armatures sur appui
𝐀 𝐬 = 𝟏𝟔𝟐, 𝟎𝟖𝟏 𝐜𝐦𝟐 ; 𝐒𝐨𝐢𝐭 𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝟐 𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝟏𝟖𝐇𝐀𝟐𝟓 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟕𝟐𝐜𝐦²
Armatures en travèe
𝐀 𝐬 = 𝟑𝟓, 𝟓𝟑 𝐜𝐦² ; 𝐒𝐨𝐢𝐭 𝟖𝐇𝐀𝟐𝟓 = 𝟑𝟗, 𝟐𝟕𝐜𝐦²
Armatures transversales
𝐀 𝐬 = 𝟓, 𝟏𝟒𝟓 + 𝟎, 𝟐𝟏𝟗 = 𝟓, 𝟑𝟔𝟒 ; 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟐 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐇𝐀𝟏𝟒 = 𝟔, 𝟏𝟔 𝐜𝐦² 𝐒𝐭 𝟏𝟓
Armatures de torsion
As = 7,615 cm2 ; soit 6HA14 = 9,24cm²

Page
157
Chapitre 12 : Étude de la pile

[Link] Schéma de ferraillage

Figure 12.6 : schéma de ferraillage de chevêtre

12.6 Étude du fut


Le fût est considérer comme encastré dans la semelle, les sollicitations agissant au fût sont les
efforts horizontaux (Séisme et force de freinage) et efforts verticaux (Poids propre,
Surcharges). 𝐹𝑆𝐺

𝐹𝑆Ch

𝐹𝑆𝑓𝑢

Page
158
Chapitre 12 : Étude de la pile

12.6.1 Calcul des sollicitations


Le fut est soumis aux efforts suivants:
- Son poids propre.
- La réaction due au poids du tablier et du chevêtre.
- La réaction due aux surcharges.
- Freinage des surcharges.
- L’effort du au séisme.
[Link] Le poids du fut
Gfut = π × r² × 9 × 2,5 = 70,68t
Les réactions dues aux poids du tablier, du chevêtre et aux surcharges sont calculé à l’aide de
logicielle ROBOT.
• Pour le tablier
Gtab 𝟕𝟒𝟔, 𝟐𝟖
q= = = 63,56 t/ml
10 11,74
• Pour le chevêtre
Gch 105,21
q= = = 8,96 t/ml
10 11,74
• Pour les surcharges
Ri
q= . (pour les valeures deR i voire 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐚𝐮𝐱 ∶ 𝟏𝟐. 𝟏 et 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐚𝐮𝐱 ∶ 𝟏𝟐. 𝟐)
11,74
[Link] Réaction du au poids du tablier et du chevêtre
Rtab = 373,10 t.
Rche = 52,60 t.
G = Gfut + Rtab + Rche = 70,68 + 373,10 + 52,60 = 496,38 t.
G = 496,38 t
[Link] Réaction dues aux surcharges
Elles sont indiquées au tableau ci-après.

1 travée chargée 2 travées chargées


1 vc 30,41 36,63
A(l) 2 vc 60,87 73,61
3 vc 91,36 109,89
1 file 30,99 33,69
Bc 2 file 56,28 61,75
3file 73,73 80,01
Bcmin 0,99 /
Mc120 53,71 57,23
D240 88,11 106,07

Tableau 12.4 : Réaction dues aux surcharges

Page
159
Chapitre 12 : Étude de la pile

[Link] le freinage
a. Système A(L)
Le cas le plus défavorable est donné par deux travées chargées et trois voies chargées.
1
HA(l) = ×A
20 + 0,0035S
A = A(L) × a1 × a2 × S
36
A(L) = 0,230 + = 0,662 t/m²
71,2 + 12
S : Surface chargée, soit :
S = (35x2 + 1,2) × 9,48 = 674,97m²
A = 0,662 × 0,9 × 1,107 × 674,97 = 445,18 t
1
HA(l) = × 445,18
20 + 0,0035 × 674,97
HA(l)=19,90 t
Soit : 9,95 t par appuis.
Le moment dû a l`effort de freinage de système A(l)
MA(l) = HA(l) × (1,5 + 0,25 + 9) = HA(l) × 10,75.
1. Pour une travée chargée : la longueur chargée est de 35 m.
Largeur S A(L) HA(L)
1.V.C 3,16 110,6 0,995 5,97
2.V.C 6,32 221,2 0,995 11,72
3.V.C 9,48 331,8 0,995 15,54
2. Pour deux travées chargées : la longueur chargée est de 71,2 m.
Largeur S A(L) HA(L)
1.V.C 3,16 224,99 0,662 7,93
2.V.C 6,32 449,98 0,662 15,28
3.V.C 9,48 674,97 0,662 19,90
b. Système Bc
Un seul camion est supposé freiné avecHBc = 30 t , chaque appui supporte une force de
freinage égal 30/2 = 15t.
Le moment crée par l’effort de freinage est :
MBc = 15 × (1,5 + 9 + 0,25) = 161,25t. m
161,25
Pour chaque fut = MBC = = 80,625 t . m
2
H frein H frein/2 M frein
1 vc 5,97 2,985 32,08
1 trav 2 vc 11,72 5,86 62,99
A(L) 3 vc 15,54 7,77 83,52
1 vc 7,93 3,965 42,62
2 trav 2 vc 15,28 7,64 82,13
3vc 19,90 9,95 106,96
Bc 15 7,5 80,625

Page
160
Chapitre 12 : Étude de la pile

[Link] Le séisme
a. L`effort sismique horizontal pour chaque fut
𝐓𝐚𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫 : FtH = εh . R t = 0,25 × 373,10 = 93,275 t.
𝐂𝐡𝐞𝐯ê𝐭𝐫𝐞: FchH = εh . R ch = 0,25 × 52,60 = 13,15 t.
𝐅𝐮𝐭 : FfuH = εh . Gfut = 0,25 × 70,68 = 17,67 t.
119
𝐬𝐨𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐬𝐞𝐦𝐞𝐥𝐥𝐞 : Fter H = εh . Gter = 0,25 × = 14,87 t.
2
𝐅𝐇 𝐭𝐨𝐭 = 𝟏𝟑𝟖, 𝟗𝟔𝐭.
• Le moment dû a l`effort sismique horizontal
MFS/0 = (Ft H × Yt + Fch H × Ych + Ffu H × Yfu + Fter H × Yter )
MFS⁄
0 = (93,275 × 10,75 + 13,15 × 9,75 + 17,67 × 4,5 + 14,87 × 0,41)
MFS/0 = 𝟏𝟐𝟏𝟔, 𝟓𝟑 𝐭. 𝐦.
b. L`effort sismique vertical
GT = R cv + R se + R fu = 𝟒𝟗𝟔, 𝟑𝟖 𝐭
Minimal :FVMIN = (1 − εv ) × GT = (1 − 0,075) × 496,38 = 𝟒𝟓𝟗, 𝟏𝟓 𝐭
Maximal ∶ FVMAX = (1 + εv ) × GT = (1 + 0,075) × 496,38 = 533,60 t
12.6.2 Calcul des combinaisons de charges
Dans cette partie, on va calculer l’effort normal N et le moment longitudinal Mlong résultant
dans le fut sous les différentes combinaisons, ainsi que la section d’armature pour chaque
combinaison en utilisant SECOTEC.
1. Conditions normales
Combinaison 01 :
G+A(L) (ou Bc) + Hf [A(L) (ou Bc)] +trottoir (2 trott chargé, 2trav).
N = G + R[A(L)(ou Bc)] + trot
Mlong = 1,6(Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)] + Mtrot )
Combinaison 02 : G+D240 ou Mc120
N = G + R(D240 ou MC120 )
Mlong = 1,35 Mlong (D240 ou MC120 )

Page
161
Chapitre 12 : Étude de la pile

e As
N(t) Mlong(t.m)
(m) (cm2)
1 vc 526,79 109,792 0,208 0
A(l) 2 vc 557,25 217,712 0,390 0
3 vc 587,74 309,52 0,526 0
1 file 527,37 188,6 0,357 0
01 trav Bc 2 files 552,66 238,28 0,431 0
3files 570,11 270,568 0,474 0
Bcmin 497,37 130,806 0,262 0
Mc120 550,09 87,026 0,158 0
D240 584,49 142,735 0,244 0
1 vc 533,01 68,192 0,127 0
A(l) 2 vc 569,99 131,408 0,230 0
3 vc 606,27 171,136 0,282 0
1 file 530,07 135,086 0,254 0
2 trav
Bc 2 files 558,13 140,126 0,251 0
3 files 576,39 143,419 0,248 0
Mc120 553,61 0 0 0
D240 602,45 0 0 0
Tableau 12.5 : combinaison 01 et 02
2. Conditions sismique
▪ Séisme longitudinal (//à l’axe du pont)
Combinaison 03 : G+E.
N = FVmin = 459,15 t.
Mlong = 1227,77 t. m.
Combinaison 04 : G+E+A(L) (ou Bc) +trottoir (2 trott chargé, 2 trav).
N = FVmin + 0,6[A(L)(ou Bc)]
Mlong = Msiesme + 0,6(Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)] + Mtrot
N(t) Mlong(t.m) e(m) As (cm2)
combinaison 03 459,15 1216,53 2,67 274,05
1 vc 477,396 1257,702 2,634 285,32
A(l) 2 vc 495,672 1298,172 2,619 296,44
3 vc 513,966 1332,6 2,592 305,57
01 trav 1 file 477,744 1287,255 2,694 295,56
2 files 492,918 1305,885 2,649 299,59
Bc
3files 503,388 1317,993 2,618 302,16
Bcmin 459,744 1265,582 2,752 290,96
1 vc 481,128 1242,102 2,581 279,26
A(l) 2 vc 503,316 1265,808 2,514 283,86
3 vc 525,084 1280,706 2,439 285,59
2 trav
1 file 479,364 1267,187 2,643 288,31
Bc 2 files 496,2 1269,077 2,557 286,2
3 files 507,156 1270,312 2,504 284,86
Tableau 12.6 : combinaison 03 et 04

Page
162
Chapitre 12 : Étude de la pile

• Exemple de calcul
Pour la Combinaison 01 (cas de Bc 3fils ; 2 travée chargées).
G+A(L) (ou Bc) + Hf [A(L) (ou Bc)]
N = G + R[A(L)(ou Bc)]
Mlong = 1,6(Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)])
N = 496,38 + 30,41 = 526,79 t
Mlong = 1,6(36,54 + 32,08) = 109,792t. m
109,792
e= = 0,208 m e = 20,8 cm
526,79
D’après les calculs faits, la section d’armatures maximale par SECOTEC est donnée par le
cas de condition sismique (séisme longitudinal), Combinaison 04 avec :
𝑵 = 𝟓𝟏𝟑, 𝟗𝟔𝟔𝒕.
𝐌𝐥𝐨𝐧𝐠 = 𝟏𝟑𝟑𝟐, 𝟔𝒕. 𝒎.
𝒆 = 𝟐𝟓𝟗, 𝟐𝒄𝒎.
𝐀 𝐒 = 𝟑𝟎𝟓, 𝟓𝟕𝐜𝐦²
12.6.3 Vérification vis-à-vis le flambement du fut
N
π.∅4
If I π. ∅4 πr² 64 ∅² ∅
λ= ,i = √ , I= ,B = ⟹ i = √ πr² =√ =
i B 64 4 16 4
4
∅ 2
i = = = 0,5 m
4 4
If = 0,7. l = 0,7 × 9 = 6,3 m
6,3
λ= = 12,29
0,5
Pour que le fut ne flambe pas, il faut que : λ<λ′
67 × e
λ′ = MAX [50 ; MIN ( ,100)]

67 × 2,592
λ′ = MAX [50 ; MIN ( ,100)] = 86,83 cm.
2 Figure12.7 : Effet de flambement.
λ = 12,29 < λ′ = 86,83 ∶ Pas de risque de flambement.
12.6.4 Calcul du ferraillage
a. ferraillage Longitudinal
Le résultat obtenu par SOCOTEC est : 𝐀 𝐒 = 𝟑𝟎𝟓, 𝟓𝟕𝐜𝐦²
La section d`armature minimale :
0,5 × π × 1²
ASmin = 0,5%B = = 157,07cm²
100
AS = 305,57 cm² > ASmin = 157,07 cm²
AS = 321,6 cm² soit 𝟒𝟎𝐇𝐀𝟑𝟐
b. ferraillage Transversal
TU
τu =
∅. b
TU = Effet de séisme + effet de freinage)
15
TU = 138,96 + = 146,46 t
2

Page
163
Chapitre 12 : Étude de la pile

TU 146,46 . 10−2
τu = = = 0,413 MPA
∅. b 2 × 1,772
τu ≤ MIN({0,1fc28 , 3MPA} = 2,7 MPA
τu = 0,413 MPA < τu = 2,7MPA … … … … C. V
• Diamètre des armatures
h b 900 177,2
∅t ≤ MIN { , ∅long , } = MIN { , 25, } = 17,72 cm
35 10 35 10
∅t ≤ 17,72 cm
• Espacement
St ≤ MIN{0,9b ; 40 cm} = 40 cm
On prend : St = 15 cm
▪ Section d’armature transversale
At τu b. τu 1,772 × 0,413
≥ ⟹ At = . St = . 0,15 = 2,74cm²
b. St 0,8. fe 0,8. fe 0,8 × 500
At = 2,74 cm² ⟹ soit 𝐇𝐀 𝟏𝟔 avec un espacement 𝐒𝐭 = 𝟏𝟓 𝐜𝐦.

Figure 12.8 : schéma de ferraillage de fut

Page
164
Chapitre 12 : Étude de la pile

12.7 Étude de la semelle


La semelle transmet à la fondation des efforts qui produisent dans les pieux des forces axiales
et le plus souvent, des moments. Pour que ces moments soient transmis normalement, les
pieux sont mécaniquement encastrés dans la semelle, celle-ci a pour dimensions :
- Longueur : D = 9,6 m ;
- Largeur : B = 6 m ;
- Épaisseur : E = 1,5 m.
12.7.1 Calcul des charges et surcharges
1. Charges permanentes
- Superstructure : Gsup = 746,28 t.
- Le poids des dés d`appuis: Pd= 3,675t
- Chevêtre :GCH = 105,21 t.
- Fût : Gfu = 141,37 t (pour les 03 futs).
- Poids de la semelle : Gsem = 216 t.
- Poids des terres :Gter = 119 t.
- Le poids total de la pile :Gpile = 585,255t.
- Le poids total :GT = 585,255 + 746,28 = 𝟏𝟑𝟑𝟏, 𝟓𝟑𝟓 𝐭.
2. Les surcharges
Elles sont indiquées au tableau 12.4.
c. Le freinage
▪ Système 𝐀(𝐥)
Le moment dû a l’effort de freinage de système A(l) :
MA(l) = HA(L) × (0,25 + 1,5 + 9 + 1,5) = HA(L) × 12,25
▪ Système Bc
Un seul camion est supposé freiné avecHB = 30 t, chaque appui supporte une force de
freinage égal = 30/2 = 15t
Le moment crée par l’effort de freinage
MBC = 15 × (0,25 + 1,5 + 9 + 1,5) = 183,75 t . m
H frein M frein
1 vc 5,97 73,132
1 trav 2 vc 11,72 143,57
3 vc 15,54 190,365
A(L)
1 vc 7,93 97,142
2 trav 2 vc 15,28 187,18
3vc 19,90 243,775
Bc 15 183,75
d. Le séisme
L’effort sismique horizontal :
Fsh = εh × GT = 0,25 × 1331,535 = 𝟑𝟑𝟐, 𝟖𝟖 𝐭
L’effort sismique vertical :
Minimal:FVMIN = (1 − εv ) × GT = (1 − 0,075) × 1331,535 = 1231,66t

Page
165
Chapitre 12 : Étude de la pile

Maximal: FVMAX = (1 + εv ) × GT = (1 + 0,075) × 1331,535 = 𝟏𝟒𝟑𝟏, 𝟒𝟎 𝐭


• Le moment dû a l’effort sismique
MFS/0 = eh × (FSG × YFG + FSC × YC + FSFU × YFU + FSSOL × YSOL + FSse × YSe )
MFS/0 = 0,25 (746,28 × 12,25 + 105,21 × 11,25 + 141,37 × 6 + 119 × 1,91 + 216 × 0,75)
= 𝟐𝟖𝟗𝟎, 𝟕𝟔 𝐭. 𝐦
12.7.2 Vérification de la stabilité du groupe des pieux sous pile
Le groupe des pieux est dite en stable lorsque l`effort maximal supporte par un pieu est
inférieur à la capacité portante du pieu.

A l’endroit du A l’endroit du sondage


A l’endroit du sondage
sondage carotté préssiométriques
Désignation préssiométriques
S-OA02-01-3 S-OA02-01-2
du préssiométre S-OA02-01-1
après l’excavation après l’excavation de
après l’excavation de 3m
de 1.50m 1.50m

Charge portante nominal (T) 499,66 492,95 450,05

D`après le rapport du sol : Q = 450,05 t


[Link] combinaisons de charges
Les combinaisons qu’on va calculer sont celles calculées précédemment dans le calcul du fut,
la différence est que l’effort normal sera majoré ainsi que les convois D240 et Mc120 seront
combinés avec le séisme.
1. Conditions normales
▪ ELU
Combinaison 01 : G+A(L) (ou Bc) + Hf [A(L) (ou Bc)] +trottoir (2 trot chargés, 2trav).
N = 1,35 G + 1,6 R[A(L)(ou Bc)] + trot
Mlong = 1,6((Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)] + Mtrot )
Combinaison 02 : G+D240 OU Mc120
N = 1,35 G + 1,35 R(D240 ou MC120 )
Mlong = 1,35 Mlong (D240 ou MC120 )

N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin


A(l) 3 vc 1943,74 480,90 19,44 25,92 368,48 279,42
3 files 1915,54 435,56 19,44 25,92 359,58 278,92
BC
01 trav BCmin 1799,15 295,80 19,44 25,92 327,24 272,46
MC120 1870,08 87,026 19,44 25,92 319,73 303,62
D240 1916,52 142,73 19,44 25,92 332,63 306,20
A(l) 3 vc 1973,39 390,04 19,44 25,92 365,01 292,78
BC 3 files 1925,58 308,41 19,44 25,92 349,48 292,37
02 trav
MC120 1874,83 0 19,44 25,92 312,47 312,47
D240 1940,76 0 19,44 25,92 323,46 323,46

Page
166
Chapitre 12 : Étude de la pile

▪ ELS
Combinaison 01 : G+A(L) (ou Bc) + Hf [A(L) (ou Bc)] +trottoir (2 trot chargés, 2trav).
N = G + 1,2 R[A(L)(ou Bc)] + trot
Mlong = 1,2((Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)] + Mtrot )
Combinaison 02 : G+D240 OU Mc120²
N = G + R(D240 ou MC120 )
Mlong = Mlong(D240 ou MC120 )
N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin
A(l) 3 vc 1441,16 360,67 19,44 25,92 273,59 206,79
BC 3 files 1420,01 326,67 19,44 25,92 266,91 206,42
01 trav BCmin 1332,72 221,85 19,44 25,92 242,66 201,57
MC120 1385,24 64,46 19,44 25,92 236,84 224,90
D240 1419,64 105,73 19,44 25,92 246,39 226,81
A(l) 3 vc 1463,40 292,53 19,44 25,92 270,98 216,81
02 trav BC 3 files 1427,54 231,31 19,44 25,92 259,34 216,50
MC120 1388,76 0 19,44 25,92 231,46 231,46
D240 1437,60 0 19,44 25,92 239,60 239,60
2. Conditions sismiques
Séisme longitudinal (// à l’axe de pont)
Combinaison 03 : G+E
N = FVmax = 1431,66 t
Mlong = Msiesme = 2890,76 t. m
R MAX = 506,27 t
R MIN = −29,05t
Combinaison 04 : G+E+A(L) (ou Bc) +trottoir (1tro chargé, 2trav)
N = FVmax + 0,6[A(L)(ou Bc)]
Mlong = Msiesme + 0,6(Mlong[A(L)(ou Bc)]) + Mfrein [A(L)(ou Bc)] + Mtrot )

N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin


A(l) 3 vc 1486,47 3071,09 19,44 25,92 532,10 -36,61
01 trav BC 3 files 1475,89 3054,09 19,44 25,92 528,76 -36,80
BCmin 1432,25 3001,68 19,44 25,92 516,64 -39,22
02 trav A(l) 3 vc 1497,59 3037,02 19,44 25,92 530,80 -31,60
BC 3 files 1479,66 3006,41 19,44 25,92 524,98 -31,76
combinaison 03 1431,66 2890,76 19,44 25,92 506,27 -29,05
• Exemple de calcul
Combinaison 04 : G+E+A(L) (ou Bc) +trottoir (1tro chargé, 2trav)
N = FVmax + 0,6 A(L)
N = 1431,66 + 0,6 × 109,89 = 1497,594t.

Page
167
Chapitre 12 : Étude de la pile

Mlong = Msiesme + 0,6(Mlong A(L) + Mfrein A(L) + Mtrot ) = 3037,025t. m.


b. L’effort revenant a chaque pieu
Les pieux présentent une symétrie par rapport (XOY) :
Chaque fût ramène un moment est un effort normal.
L’effort normal qui revient à chaque pieu R i est donné par les formules suivantes :
Ix = ∑I0 + S y 2 , I0 : Est négligeable par rapport à : S y 2
Ix = ∑S y 2
On a la section des pieux est le même donc :
max Nt MLONG. yi MTRAN . xi
σi min= ± ± .
St Ix Iy
Nt MLONG. yi MTRAN . xi
σi max
min= ± ± .
St ∑ S yi ² ∑ S xi ²
Nt MLONG . yi MTRAN . xi
σi max
min= ± ± .
n. s S. ∑yi ² S. ∑xi ²
Nt MLONG . yi MTRAN . xi
R i max max
min= σi min. S = ± ± .
n. s S. ∑yi ² ∑ S xi ²
Nt MLONG . yi MTRAN . xi
R i max
min= ± ±
n ∑yi ² ∑xi ²

R MAX = 532,10 t < Q = 450,05 t ∶ risque de tassement


R MIN = −36,61 t > 0 t ∶ risque de soulèvement
Remarque
Pour éviter le risque de tassement et soulèvement nous choisirons la solution classique qui
représente une augmentation des dimensions de la semelle et le nombre des pieux.
12.7.3 Redimensionnement de la semelle
Longueur : D = 10 m ;
Largeur : B = 7 m ;
Épaisseur : E = 1,5 m.
[Link] calcul des charges
a. Charges permanentes
- Superstructure : Gsup = 746,28 t.
- Le poids des dés d`appuis: Pd= 𝟑, 𝟔𝟕𝟓𝐭
- Chevêtre :GCH = 105,21 t.

Page
168
Chapitre 12 : Étude de la pile

- Fût : Gfu = 141,37 t (pour les 03 futs).


- Poids de la semelle : Gsem = 262,5 t.
- Poids des terres :Gter = 119 t.
- Le poids total de la pile :Gpile = 𝟔𝟑𝟏, 𝟕𝟓𝟓 t.
- Le poids total :GT = 631,755 + 746,28 = 𝟏𝟑𝟕𝟖, 𝟎𝟑𝟓𝐭.
b. Le séisme
• L’effort sismique horizontal
Fsh = εh × GT = 0,25 × 𝟏𝟑𝟕𝟖, 𝟎𝟑𝟓 = 344,50t
• L`effort sismique vertical
Minimal : FVMIN = (1 − εv ) × GT = (1 − 0,075) × 1378,035 = 1274,68t
Maximal ∶ FVMAX = (1 + εv ) × GT = (1 + 0,075) × 1378,035 = 1481,387t
• Le moment dû a l’effort sismique
MFS/0 = eh × (FSG × YFG + FSC × YC + FSFU × YFU + FSSOL × YSOL + FSse × YSe )
MFS /0 = 0,25 (746,28 × 12,25 + 105,21 × 11,25 + 141,37 × 6 + 119 × 1,91 + 262,5 × 0,75)
= 𝟐𝟖𝟗𝟗, 𝟒𝟖 𝐭. 𝐦
[Link] Vérification de la stabilité du groupe des pieux sous pile
a. combinaisons des charges
1. Conditions normales
Combinaison 01 et 02 (ELU)
N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin
A(l) 3 vc 2006,52 480,90 42,32 64,01 276,95 224,67
BC 3 files 1978,31 435,56 42,32 64,01 270,96 223,61
01 trav BCmin 1861,93 295,80 42,32 64,01 248,81 216,66
MC120 1932,85 87,02 42,32 64,01 246,33 236,87
D240 1979,29 142,73 42,32 64,01 255,16 239,65
A(l) 3 vc 2036,17 390,04 42,32 64,01 275,71 233,32
02 trav BC 3 files 1988,36 308,41 42,32 64,01 265,30 231,78
MC120 1937,60 0 42,32 64,01 242,20 242,20
D240 2003,54 0 42,32 64,01 250,44 250,44

Combinaison 01 et 02 (ELS)
2. Conditions sismiques
N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin
A(l) 3 vc 1487,66 360,67 42,32 64,01 205,56 166,35
BC 3 files 1466,51 326,67 42,32 64,01 201,06 165,55
01 trav BCmin 1379,22 221,85 42,32 64,01 184,46 160,34
MC120 1431,74 64,46 42,32 64,01 182,47 175,46
D240 1466,14 105,73 42,32 64,01 189,01 177,52
A(l) 3 vc 1509,90 292,53 42,32 64,01 204,63 172,83
02 trav BC 3 files 1474,04 231,31 42,32 64,01 196,82 171,68
MC120 1435,26 0 42,32 64,01 179,40 179,40
D240 1484,10 0 42,32 64,01 185,51 185,51

Page
169
Chapitre 12 : Étude de la pile

Combinaison 03 et 04
N(t) Mlong(t.m) ∑Yi² ∑xi² Rmax Rmin
A(l) 3 vc 1536,19 3079,81 42,32 64,01 359,40 24,64
01 trav BC 3 files 1525,61 3062,81 42,32 64,01 357,15 24,24
BCmin 1481,97 3010,40 42,32 64,01 348,85 21,63
02 trav A(l) 3 vc 1547,31 3045,74 42,32 64,01 358,94 27,88
BC 3 files 1529,38 3015,13 42,32 64,01 355,03 27,30
combinaison 03 1481,38 2899,48 42,32 64,01 342,75 27,59

b. L’effort revenant à chaque pieu

N
R MAX = 359,40t < Q = 450,05 t ∶ pas de risque de tassement
R MIN = 24,64t > 0 t ∶ pas de risque de soulèvement Mlong

[Link] Ferraillage de la semelle


c. Les armatures transversales b=2,00
- Les armatures inferieures 0.35b
R MAX = 359,40 t
N = 1536,19 t
MLONG = 3079,81 t. m
MULONG 3079,81
e0 = = = 200,48 cm
Nt 1536,19
b/6 = 200/6 =33,33 cm
b
e0 >
6
On applique la méthode des moments.
fc28 = 27MPA
R
fe = 500 MPA
Fissuration préjudiciable
On a :Rmax = 359,40 t

0.2 1 b’=4,6 1 0.2


Page
170
Chapitre 12 : Étude de la pile

b′
M1 = RMAX ( − 0.35 × b)
2
4,6
M1 = 359,40 × ( − 0.35 × 2) = 575,04 t. m
2
a′ : Est au feuillet moyenne avec
h
a′ = ∅pieu + 2(tan 45 × ) = 1.2 + 0.75 × 2
2
a′ = 2.7m
Après calcul par logiciel SOCOTEC, on a obtenu la section
𝐀 𝐭𝐢 = 𝟗𝟑, 𝟏𝟕𝐜𝐦𝟐 ; 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟐𝟎𝐇𝐀𝟐𝟓 = 𝟗𝟖, 𝟏𝟕𝐜𝐦𝟐
∅ + h − C 1,2 + 1,5 − 0,03 2,67
45° a’
St = = = = 0,14 ⇒ St = 14cm.
20 − 1 19 19
- Les armatures supérieures

1.5
Ati 93,17
Ats = = = 9,317cm2 Soit 9 HA 12 = 10,18 cm2
10 10
2,67
St = = 0,33m ⇒ St = 33cm.
8
b. les armatures longitudinales 1.2
- Les armatures inferieures
Ati 93,17
Ati = = = 31,05 cm² Soit 10HA 20 = 31,42
3 3
2,67 Mlu
St = = 0,29m ⇒ On prend St = 30cm.
9
- Les armatures supérieures
Ati 93,17
1.5m
Ats = = = 9,317cm2 Soit 9 HA 12 = 10,18 cm2
10 10
2,67
St = = 0,33m ⇒ St = 33cm.
8
2,7

Page
171
Chapitre 12 : Étude de la pile

Figure 12.9 : schéma de ferraillage de la semelle sous pile

Page
172
Chapitre 12 : Étude de la pile

12.8 Étude des pieux sous pile


Pour le calcul du comportement mécanique des pieux on utilisant la méthode du coefficient
d’élasticités croisées.
On a une fondation reposant sur deux files de pieux avec :
n : Nombre de pieux sous la file 1.
x : Nombre de pieux sous la file 2.
d : Entre axe des files .
Pour notre cas : n = x = 4 pieux

12.8.1 Coefficient d’élasticité des pieux


En introduisant les coefficients d’élasticité de chaque pieu,P1 , P2 , P3 et 𝜇 nous allons en
préciser la signification et les valeurs dans certains cas.
[Link] Coefficient d’élasticité longitudinal
Il s’agit du rapport entre l’effort normal appliqué et la déformation correspondante du pieu.
Dans la plupart des cas on doit se contenter de la loi de hooke pour une longueur
d’encastrement à l’effort normal égal à la longueur du pieu. Ce qui donne :
𝐄. 𝐒
𝛍=
𝐋
𝐄: module de Young du matériau constitutif du pieu.
𝐒: L’aire de sa section.
𝐋 : longueur réelle du pieu. Cette hypothèse est généralement pessimiste bien qu’il arrive
que la longueur d’encastrement du pieu soit supérieure à sa longueur réelle, surtout lorsqu’il
ne S’appuyé pas sur un banc dur.
[Link] Coefficients d’élasticité croisés
Ces coefficients dépendent de la géométrie et de la nature du pieu, des caractéristiques
géotechniques des terrains et des conditions de liaison du pieu en ses extrémités. Dans le
cas général, leur détermination nécessite un calcul électronique.
Nous donnons ci-après leurs valeurs dans l’hypothèse d’un sol homogène dont le module de
réaction est K, et pour plusieurs hypothèses de liaison.
On posera :
𝟏
𝟒 𝟒.𝐄.𝐈
𝐋𝟎 = √ 𝐊.∅

Page
173
Chapitre 12 : Étude de la pile

L0 : longueur de transfert.
I : inertie de la section du pieu.
∅ : diamètre.
1. cas d’un pieu de longueur infinie
On pourra considérer que le pieu est de longueur infinie dès que∶ 𝐋 ≥ 𝟑. 𝐋𝟎 .
Les valeurs des coefficients d’élasticités croisés sont :
P1 = K. ∅. L0
P2 = K. ∅. L20
P3 = K. ∅. L0 3
2. cas d’un pieu de longueur finie
Pour un pieu de longueur finie dans un sol de module constant des tables reproduites ont été
établies permettant de déterminer par simple lecture la valeur des trois paramètres :
𝐫𝟏 , 𝐫𝟐 et 𝐫𝟑 qui sont liées aux coefficients d’élasticité croisés par les relations :
E. I
P1 = r1 .
L3
E. I
P2 = r2 . 2
L
E. I
P3 = r3 .
L
Ces coefficients sont sans dimensions et sont calculables en fonction du rapport :
𝐋
𝐔=
𝐋𝟎
On peut remarquer que la valeur de U s’approche de 3, les coefficients d’élasticité croisés
tendent vers les valeurs précédemment indiquées.
▪ Pieu rigidement encastré dans un substratum sans réaction élastique du sol (𝐾 = 0):
On a :
12. E. I
P1 =
L3
12. E. I
P1 =
L2
12. E. I
P1 =
L
▪ Pieu sans réaction élastique du sol sur une certaine hauteur h.
On peut déterminer les coefficients d’élasticité croisés en tête du pieu que l’on
appellera 𝐑 𝟏 , 𝐑 𝟐 , 𝐞𝐭 𝐑 𝟑 . On commence par calculer les coefficients 𝐏𝟏, 𝐏𝟐 , 𝐞𝐭 𝐏𝟑 , au niveau
de la section du pieu qui sépare les couches non réactive et réactive.

𝐑 𝟏 , 𝐑 𝟐, 𝐑 𝟑

Page
174 h
A A
Chapitre 12 : Étude de la pile

Appelons T et M l’effort tranchant et le moment fléchissant en tête du pieu.


t et m ces mêmes grandeurs dans la section A- A.
de même :
X,Ω sont les paramètres de déformations en tête.
x, w ces mêmes paramètres dans la section A- A.
On voit aisément que :
T=t
M=−t. h + m
Et :
T. h3 M. h²
x = X + Ω. h + +
6. E. I 2. E. I
T. h2 M. h
x=Ω+ +
2. E. I E. I
Compte tenu de ce que :
T= − P1 . x + P2 . w
M= − P2 . x − P3 . w
On en déduit les valeurs des coefficients croisés R1 , R2 et R 3 :
1 H
R1 = . [ P1 + ( P . P − P22 )]
D E. I 1 2
1 h2
R 2 = . [h . P1 + P2 + ( P . P − P22 )]
D 2. E. I 1 3
1 h3
R 3 = . [h2 . P1 + h . P2 + P3 + ( P . P − P2 ² )]
D 3. E. I 1 3
Dans ces formules, nous avons posé :
𝐇 𝐡𝟒
𝐃=𝟏+ (𝐡𝟐 . 𝐏𝟏 + 𝟑. 𝐡 . 𝐏𝟐 + 𝟑. 𝐏𝟑 ) + ( 𝐏𝟏 . 𝐏𝟑 − 𝐏𝟐 ² )
𝟑. 𝐄. 𝐈 𝟏𝟐(. 𝐄. 𝐈)²

Page
175
Chapitre 12 : Étude de la pile

Toutes les formules qui viennent d’être explicités trouvent leur utilisé au stade de pré-
dimensionnement. Naturellement, en général, on ne peut considérer qu’un sol traversé par un
pieu ce qui donne un module constant sur toute la hauteur de celui-ci. Mais on peut très
bien appliquer les formules précédentes :
- lorsque le module de réaction ne varie pas trop en fonction de la profondeur.
- lorsque le module est très faible et que les pieux sont encastrés dans un substratum
Rocheux.
- lorsque le sol comporte principalement deux couches, la première étant mauvaise
Qualité (K est faible tombe vers zéro) la seconde de bonne consistance et
relativement Homogène.
[Link] Calcul des efforts et déformations le long du fut d’un pieu
Généralement, les efforts les plus importants sont enregistrés dans la zone des pieux.
Cependant, lorsqu’il y a des efforts parasites (frottement négatif ou poussées latérales) il peut
être nécessaire de connaître les efforts de flexion le long du fut du pieu. Connaissant les
efforts et les déformations en tête
Il s’agit d’un simple calcul de résistance des matériaux dont pour rappelons quelques
résultats.
a. Cas de Pieu ou partie d’un sol non réactif
Sur la partie en question, les efforts et déformations à la distance Z de la tête du pieu se
calculent par les formules suivantes :
t(z) = T
m(z) = M + T. Z
M T
w(z) = W + + . Z²
E. I 2. E. I
M. Z² T. Z 3
x(z) = X + W. Z + +
2. E. I 6. E. I
En mettant : Z= h, on peut déterminer les efforts et les déformations dans la section du pieu
au-delà de laquelle le sol devient réactif.
b. Pieu de longueur infinie dans un sol de module 𝐊 constant.
Les efforts dans le fut sont donnés par les formules suivantes.
z
−l z z 2. M − z z
t(z) = T. e 0 (cos
− sin ) − . e l0 . sin .
l0 l0 10 l0

z z −
z z z
m(z) = T. e l0 . sin + M. e l0 (cos − sin ).
l0 l0 l0
2. T z
−10 z 2. M −l
z z z
x(z) = . e . cos + 2 . e 0 . (cos − sin ).
10. K. ∅ l0 10 . K. ∅ l0 l0
2. T z Z Z 4. M −
z z
w(z) = − . e−10. (cos + sin ) + 3 . e l0 . cos .
l0 . 12. K. ∅ l0 l0 l0 . K. ∅ l0
▪ Pieu de longueur finie dans un sol élastique de module constant.
T. l0 3 1 1 M. l0 2 1 1
x(z) = . (F S3 − . j . S2 − . g) + . (F . S2 − . j . S1 + . h)
E. I 2 4 E. I 2 2
T. l0 2 1 1 M. l0 2 1
w(z) = . (g S3 − . F . S2 − . h) + . (g . S2 − F. S1 + . j)
E. I 2 4 E. I 2

Page
176
Chapitre 12 : Étude de la pile

1
m(z) = T. l0 . (−2. h. S3 − g. S2 + . j) + M. (−2. h. S2 − g. S1 + F)
2
M
t(z) = T. l0 . (−2. j. S3 . +2. h. S2 + F) + (−2. j. S2 + 2. h. S1 + g)
l0
Dans ces formules, on a posé :
rK z 3
K = 1,2,3: SK = . ( )
r1 . r3 −r22 l0
D’autre part, f, g, h et j sont des fonctions de Z/L0 dont les valeurs sont données par les
formules suivantes :
z z z
f ( ) = ch ( ) . cos ( )
l0 l0 l0
z z z
h ( ) = sh ( ) . sin ( )
l0 l0 l0
z z z z z
g ( ) = sh ( ) . cos ( ) − ch ( ) . sin ( )
l0 l0 l0 l0 l0
z z z z z
j ( ) = sh ( ) . cos ( ) + ch ( ) . sin ( )
l0 l0 l0 l0 l0

Dans notre étude nous avons utilisé un programme de calcul par Excel, qui nous a permis de
déterminer les déformations et les sollicitations dans les pieux.
Le cas le plus défavorable correspond au cas du séisme :
[Link] Ferraillage des pieux
Le ferraillage des pieux se fait en flexion composée sous le moment maximal et l’effort
normal minimal, ces derniers sont obtenus dans le cas sismique.
M = 3079,81 t. m.
Q 𝑉 = 1536,19 t
Q 𝐻 = 344,50 t
Leurs valeurs données par Excel sont :
Nmin = −15,83 t.
Mmax = 93,10 t. m (en tête du pieu)
On utilise le logiciel SOCOTEC, on trouve :
𝐀 𝐒 = 𝟒𝟔, 𝟏𝟒 𝐜𝐦𝟐
a. Calcul des armatures minimales
D’après l’ RPA, la section minimale à mettre en œuvre est égale à 0.5% de la section du béton
du pieu, donc :
0,5 × π × r 2 0,5 × 3,14 × 0,62
ASmin = 0,5% × B = = = 56,55 cm2
100 100
ASmin = 56,55 cm2 > 𝐴S = 46,14 cm2 Soit 12 HA25
2 × π × (r − c)
St = ≅ 30cm
12
Pour les armatures transversales, on prend des cerces de HA12 avec un espacement de 20cm.
b. schéma de ferraillage du pieu

Page
177
Chapitre 12 : Étude de la pile

12HA25

A A

HA 12
St =30 cm
COUPE A-A

Figure 12.10 : ferraillage du pieu

Page
178
Chapitre 13

Etude de la culée
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.1 Introduction
La culée est l’un des éléments primordiaux de l’ouvrage et elle raccorde l’ouvrage au terrain
naturel et la continuité entre la chaussée de la route et celle portée par le pont.
Le choix de la culée peut se faire progressivement, il résulte d’une analyse englobant
- La nature et le mode de construction du tablier.
- Les contraintes naturelles de site.
- Les contraintes fonctionnelles de l’ouvrage.
13.2 Choix de la morphologie
Dans notre cas, et compte tenu des conditions du site, on adopte une culée remblayée.
Une culée remblayée est constituée d’un ensemble de murs ou voiles en béton armé, qui sont :
a) Un mur frontal qui joue double rôle, comme un appui pour le tablier et un
soutènement pour le remblai.
b) Murs en retour, son rôle est assure le soutènement du remblai mais latéralement.
c) Un mur garde grève, il doit remplir les taches suivantes :
- résister aux efforts de poussée des terres, aux efforts de freinage dus aux charges
d’exploitation, aux efforts de poussée des terres et aux efforts transmis par la dalle de
transition.
- Il permet d’établir des joints de chaussée dans tous les cas, quel que soit le type de
joint utilisé.
- Un corbeau arrière, pour assure l`appui de la dalle de transition.
- La dalle de transition, elle destinée à diminuée les effets des dénivellations se
produisant entre la chaussée et l’ouvrage résultant d’un compactage sans doute
imparfait du remblai proche des parois.
Sa longueur, comprise entre 3 m et 6 m, peut être donnée par la formule suivante :
( )
Avec : H : hauteur du remblai.
Une fondation, semelle reposant sur trois files de pieux (4 pieux par file), de 1,20m de
diamètre.

Page 179
Chapitre 13 : Étude de la culée

Coupe longitudinale dans la culée

B
G

D
C

Page 180
Chapitre 13 : Étude de la culée

Figure13.1 : dimensionnement de la culée


A :Mur frontal
B : Mur garde grève
C : Corbeau
D: Dalle de transition
E : Mur en retour
F : Semelle
G : poutre

Page 181
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.3 Dimensionnement des éléments de la culée


13.3.1 Le sommier d’appui
Le sommier d’appui est un élément sur lequel s’appuie le tablier, sa surface doit être
aménagée de manière à permettre :
-L’implantation des appareils d’appui.
-La mise en place de vérins pour changer les appareils d’appui s’il y a lieu ou pour
procéder à des mesures de réaction d’appui.
-Assurer l’évacuation des eaux (pour cela on effectue une pente de 2% pour le sommier
d’appui).
Pour la longueur du sommier : elle dépend directement de la largeur du tablier.

Les dés d'appui ne doivent pas être implantés trop près du bord extérieur du sommier de façon
à pouvoir disposer correctement le ferraillage, cette distance doit être supérieure .

e
: Dimension du dé d'appui dans le sens longitudinal.
d d’
h

On adopte:
Distance entre l'axe de l'appareil d'appui et le mur garde grève :
.
Donc, l’épaisseur du sommier :

13.3.2 Le mur garde grève


Hauteur : la hauteur du mur garde grève dépend de la hauteur
du tablier et des dimensions des appareils d’appui et du bossage 0,30 m
2,35 m
qui leur a été conçu.
On fixe la hauteur h =2,35 m
Longueur = 12,25 m
( ) 0,3m

( )

13.3.3 Le corbeau
Le corbeau arrière sert d’appui de la dalle de transition.
L’épaisseur courante du corbeau est .
1,70 m
13.3.4 Le mur frontal 9,6 m

Hauteur = 9,60 m
Épaisseur=1,70m
Longueur = 12,25 m

Page 182
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.3.5 Le mur en retour


Longueur = 9,61m
Hauteur = varier entre 11,54 et 11,95m
Épaisseur = 0,8 m
5m
13.3.6 La dalle de transition

0,3m
Longueur = 5 m.
Épaisseur = 0,3 m.
13.3.7 La semelle
Épaisseur :
m on adopte E= 2,5 m
Largeur =
Longueur =13,31m

13.4 Vérification de la stabilité de la culée


Comme déjà dit a l`introduction, la culée est un élément sensible a la conception, est par ce
que le pont doit être stable c`est à dire les appuis doit être stable, donc la culée est un élément
qui assure la stabilité du pont (la culée est un appui du pont).
La culée est sollicitée dans les deux sens : vertical et horizontal.
a) Les sollicitations verticales
- Poids du tablier.
- Poids des éléments constitutifs.
- Les surcharges.
b) Les sollicitations horizontales
- Poussée de la terre.
- Force de freinage.
- La surcharge Q = 1t/m2 (d`après le fascicule [Link] 2).

Page 183
Chapitre 13 : Étude de la culée

La stabilité de la culée doit être assurée dans tous les cas de construction et dans tous les cas
des chargements.
La vérification de la stabilité de la culée se fera en condition normale et en condition
sismique, il est utile de définir le coefficient de poussée est donné, pour les conditions
sismiques par la formule MONOBE-OKABE :
( ) ( )
( ) ( ) ( )
[ √ ( ) ( )
]

Avec :

√ ( ) ( )

 =35°, angle de frottement,


 = 0°, angle des talus
 =0° ; inclinaison de la culée,
 = 0° ; angle de frottement remblai de culée, ( , est par ce que pas de frottement entre
le remblai et la culée car il y a deux chose essentielle, d`une part le compactage du remblai se
fait par couche qui donne un bon compactage, d`autre part la semelle est reposant sur des
pieux c.-à-d. limitation des tassements, tout ça conduit vers  = 0°)

Action εH εV k θ     Kah

CN 0.0000 0.0000 1.0000 0.0000 0 0 0 30 0,271

SH 0,25 0.0000 1.0307 14,036 0 0 0 30 0,3277

SH+SV 0,25 -0.0750 0.9581 13,091 0 0 0 30 0,3091


SH+SV 0,25 0.0750 1.1036 15,124 0 0 0 30 0,3465
Tableau13.1 : coeficient de poussée
1. La poussée des terres sur une masse de hauteur H et de largeur L est :

2. La poussée due au surcharges : Q=1t/m2

Page 184
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.4.1 Détermination des centre de gravité des éléments de la culée


Y

X Mg

X Dt

X Me X Co

X Mf

Y Mg
Y Dt
Y Me

Y Co

Y Mf
Y Se X Se

X O

Page 185
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.4.2 Calcul des sollicitations


MS : moment stabilisant du a Fv
Mr : moment de renversement du a Fh
Fv=(1
Désignation P(t) Fh= εH .P Hm Vm Ms=Fv.H Mr=Fh.V
εV).P
CN 21,59 0,00 21,59 4,55 13,28 98,24 0,00
Mur
SH 21,59 5,40 21,59 4,55 13,28 98,24 71,65
garde
SH+SV 21,59 5,40 19,97 4,55 13,28 60,40 71,65
grève
SH+SV 21,59 5,40 23,21 4,55 13,28 105,61 71,65
CN 11,58 0,00 11,58 4,85 12,25 56,18 0,00
SH 11,58 2,90 11,58 4,85 12,25 56,18 35,47
Corbeau
SH+SV 11,58 2,90 10,71 4,85 12,25 51,96 35,47
SH+SV 11,58 2,90 12,45 4,85 12,25 60,39 35,47
CN 143,27 0,00 143,27 7,70 8,95 1103,18 0,00
Mur en SH 143,27 35,82 143,27 7,70 8,95 1103,18 320,57
retour SH+SV 143,27 35,82 132,52 7,70 8,95 1020,44 320,57
SH+SV 143,27 35,82 154,02 7,70 8,95 1185,92 320,57
CN 499,80 0,00 499,80 3,85 7,30 1924,23 0,00
Mur SH 499,80 124,95 499,80 3,85 7,30 1924,23 912,14
frontal SH+SV 499,80 124,95 462,32 3,85 7,30 1779,91 912,14
SH+SV 499,80 124,95 537,29 3,85 7,30 2068,55 912,14
CN 798,60 0,00 798,60 4,80 1,25 3833,28 0,00
SH 798,60 199,65 798,60 4,80 1,25 3833,28 249,56
Semelle
SH+SV 798,60 199,65 738,71 4,80 1,25 3545,78 249,56
SH+SV 798,60 199,65 858,50 4,80 1,25 4120,78 249,56
CN 1474,84 0,00 1474,84 / / 7015,10 0,00
Total culée SH 1474,84 368,71 1474,84 / / 7015,10 1589,39
à vide SH+SV 1474,84 368,71 1364,23 / / 6458,50 1589,39
SH+SV 1474,84 368,71 1585,46 / / 7541,24 1589,39
CN 42,90 0,00 42,90 7,20 12,66 308,88 0,00
Dalle de SH 42,90 10,73 42,90 7,20 12,66 308,88 135,78
transition SH+SV 42,90 10,73 39,68 7,20 12,66 285,71 135,78
SH+SV 42,90 10,73 46,12 7,20 12,66 332,05 135,78
Remblais CN 102,96 0,00 102,96 7,20 13,54 741,31 0,00
sur la dalle SH 102,96 25,74 102,96 7,20 13,54 741,31 348,52
de SH+SV 102,96 25,74 9,78 7,20 13,54 70,42 348,52
transition SH+SV 102,96 25,74 110,68 7,20 13,54 796,91 348,52
CN 976,11 0,00 976,11 7,15 7,77 6979,19 0,00
Remblais
SH 976,11 244,03 976,11 7,15 7,77 6979,19 1896,09
sur la
SH+SV 976,11 244,03 902,90 7,15 7,77 6455,75 1896,09
semelle
SH+SV 976,11 244,03 1049,32 7,15 7,77 7502,63 1896,09
CN 57,20 0,00 57,20 7,20 14,45 411,84 0,00
La
SH 57,20 14,30 57,20 7,20 14,45 411,84 206,64
surcharge
SH+SV 57,20 14,30 52,91 7,20 14,45 380,95 206,64
Q (t/m2)
SH+SV 57,20 14,30 61,49 7,20 14,45 442,73 206,64
CN 2654,01 0,00 2654,01 / / 15456,32 0,00
Total culée SH 2654,01 663,50 2654,01 / / 15456,32 4176,42
+ remblais SH+SV 2654,01 663,50 2454,96 / / 13651,34 4176,42
SH+SV 2654,01 663,50 2853,06 / / 16615,55 4176,42
Tableau13.2 : calcul des sollicitations

Page 186
Chapitre 13 : Étude de la culée

[Link] Poussée dues aux terres et surcharges

Figure 13.3 : Efforts agissant sur le mur frontal

Désignation Kah les poids (t) P V V (m) Mr=P*V


0,5x 1,8x 0,271x 11,952x
CN 0,271 426,31 1/3x11,95+2,5 6,48 2762,511
12,25
Poussée de 0,5x 1,8x 0,327x 11,952x
SH 0,3277 514,41 1/3x11,95+2,5 6,48 3333,362
la terre sur 12,25
MGG et SH+SV 0,5x 1,8x 0,309x 11,952x
0,3091 486,09 1/3x11,95+2,5 6,48 3149,874
MF 12,25
0,5x 1,8x 0,346x 11,952x
SH+SV 0,3465 544,30 1/3x11,95+2,5 6,48 3527,044
12,25
0,5x 1,8x 0,271x 2,52x
CN 0,271 20,29 1/3x2,5 0,83 16,84023
13,31
0,5x 1,8x 0,327x 2,52x
Poussée de SH 0,3277 24,48 1/3x2,5 0,83 20,32013
13,31
la terre sur
0,5x 1,8x 0,309x 2,52x
la semelle SH+SV 0,3091 23,13 1/3x2,5 0,83 19,20159
13,31
SH+SV 0,5x 1,8x 0,346x 2,52x
0,3465 25,90 1/3x2,5 0,83 21,50081
13,31
CN 0,271 0,271x (11,95)x 12,25 39,64 1/2x11,95+2,5 8,27 327,8115
Surcharge SH 0,3277 0,327x (11,95)x 12,25 47,83 1/2x11,95+2,5 8,27 395,5511
sur MGG
et MF SH+SV 0,3091 0,309x (11,95)x 12,25 45,20 1/2x11,95+2,5 8,27 373,7776
SH+SV 0,3465 0,346x (11,95)x 12,25 50,61 1/2x11,94+2,5 8,27 418,5342
CN 0,271 0,271x (2,5) x 13,31 9,02 1/2x2,5 1,25 11,27191
Surcharge SH 0,3277 0,327x (2,5) x 13,31 10,88 1/2x2,5 1,25 13,60116
sur la
semelle SH+SV 0,3091 0,309x (2,5) x 13,31 10,28 1/2x2,5 1,25 12,85247
SH+SV 0,3465 0,346x (2,5) x 13,31 11,51 1/2x2,5 1,25 14,39144
CN / / 495,26 / / 3118,435
SH / / 597,60 / / 3762,834
Total
SH+SV / / 564,70 / / 3555,706
SH+SV / / 632,32 / / 3981,47

Tableau 13.3 : poussée des terres et surcharges


[Link] Calcul des efforts dus au tablier
a) La réaction maximale due aux charges permanentes

Page 187
Chapitre 13 : Étude de la culée

b) La réaction maximale due aux surcharges est donnée par

m2

Désignation Poids (T) Fh= εh.p Fv=(1+εv).p H(m) V(m) Ms=Fv.H Mr=FH.V
CN 362,775 0 362,775 3,71 12,35 1345,8953 0

Permanente SH 362,775 90,69375 362,775 3,71 12,35 1345,8953 1120,0678


(tablier) SH+SV 362,775 90,69375 335,56688 3,71 12,35 1244,9531 1120,0678
SH+SV 362,775 90,69375 389,98313 3,71 12,35 1446,8374 1120,0678
CN 176,228 0 176,228 3,71 14,45 653,80588 0

Surcharge SH 176,228 44,057 176,228 3,71 14,45 653,80588 636,62365


(d240) SH+SV 176,228 44,057 163,0109 3,71 14,45 604,77044 636,62365
SH+SV 176,228 44,057 189,4451 3,71 14,45 702,84132 636,62365
Tableau 13.4 : charge et surcharge
13.4.3 Vérification de la stabilité
a) Vérification de la condition de non renversement

( )

( )

.
.
b) Vérification de la condition de non glissement

( )

( )

( ) ( )

( ) ( )

Page 188
Chapitre 13 : Étude de la culée

( )

c) Vérification de la stabilité selon phases d’exécution de la culée


Les étapes d’exécution de la culée sont les suivantes:
étape : culée à vide.
étape : culée à vide + Tablier.
étape: culée à vide + Tablier+ Remblais.
étape : culée à vide + Tablier+ Remblais+Surcharge.
Les résultats sont récapitulés dans les tableaux ci-après.
1. 1èreÉtape : culée à vide

(t) () ( ) ( )

𝐶𝑁 0,000 1474,844 7015,104 0,000 ∞ ∞

𝑆𝐻+ 𝑆𝑉 368,711 1585,457 7541,237 1589,391 1,853 4,745


Tableau 13.5 : culée vide
2. 2eme Etape: culée à vide+ Tablier

é (t) () ( ) ( )

𝐶𝑁 0,000 1837,619 8360,999 0,000 ∞ ∞

𝑆𝐻+ 𝑆𝑉 459,405 1975,440 8988,074 2709,459 1,853 3,317


Tableau 13.6 : culée vide +tablier
eme
3. 3 Étape: culée à vide+ Tablier+ Remblais

(t) () ( ) ( )

𝐶𝑁 495,259 3016,789 16802,218 3118,435 2,625 5,388


𝑆𝐻+ 𝑆𝑉 1091,728 3243,048 18062,384 6690,929 1,280 2,700
Tableau 13.7 : culée vide + tablier + remblais
4. 4eme Etape: culée à vide+ Tablier+ Remblais+surcharges

(t) () ( ) ( )

495,259 3193,017 17456,024 3118,435 2,779 5,598

1135,785 3432,493 18765,225 7327,553 1,303 2,561


Tableau 13.8 :culée vide + tablier + remblais + surcharge
Conclusion
Les coefficients de sécurité calculée vis-à-vis le glissement et le renversement sont
supérieures à 1.5 donc la stabilité de la culée est assurée.

Page 189
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.5 Étude ferraillage des éléments de la culée


13.5.1 Mur garde grève
D’après le document ( ) le mur garde grève est soumis essentiellement à
l‘action des forces horizontales sur la face arrière en contact avec les terres, telles que :
- La poussée des terres.
- La poussée d’une surcharge locale située en arrière du mur garde grève.
- La force de freinage
[Link] Evaluation des efforts
Pour le calcul, on va prendre la hauteur du mur garde grève celle qui est au-dessus du mur
frontal qui est égal à ( ) , et on va étudier le mur garde grève comme une console
encastrée dans le mur frontal.
1. Poussée des terres
( )

Avec :

On a:
( )

2. Poussée d’une charge locale


L'effet le plus défavorable est produit par les deux roues arrière de 6t de deux camions Bc
accolés, placée de telle manière que les rectangles d'impact soient en contact de la face arrière
du mur garde grève.
Ces deux roues sont remplacées par une charge uniforme équivalente de 12t sur un rectangle
d'impact ( ) se transmet à 450 en profondeur et engendre en tout point du mur,
une poussée qui crée un moment au niveau de la zone d'encastrement.

0,25 0,75

2,35
h

45° 45°
45°

0,75 + 2h

D’après le document SETRA le moment d’encastrement est donné par l’expression suivante :

Page 190
Chapitre 13 : Étude de la culée

( ) ∫

le calcul se fait comme suit :


( )

n=2 : nombre des charges concentrées.


p=6t : la charge concentrée.
 = 1 : coefficient de majoration dynamique pour une charge sur remblai

(Pont premier classe avec deux voies charges).

12 t

( )
30
x

∑ ∫
z
450

( ) ( )

∫ ∫

( ) ( )

Avec :
Coefficient de poussée.

Donc : {

( ) ( )

3. Force de freinage
Cette force est prise égale au poids d’une roue de 6t et le moment crée par cette force est
donné par la formule :

( )

Page 191
Chapitre 13 : Étude de la culée

Donc:

[Link] Combinaison des moments


( )
( )
À ’

À ’

[Link] Calcul des armatures


1. Ferraillage vertical
Le ferraillage sera déterminé en considérant une bande d’un mètre de largeur soumise à la
flexion simple.
Donc :

Fissuration préjudiciable( )
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
La section d’armature est :
Soit :
( ), avec un espacement
D’après le document SETRA, on doit disposer le même ferraillage calculé sur la face avant du
mur, donc le ferraillage sera sous forme de cadre avec St=10cm.
2. Ferraillage horizontal
Sans tenir compte la valeur de M, on prend la formule suivante :
On prend :
0,30

Soit : ( ) avec

1m

Page 192
Chapitre 13 : Étude de la culée

Figure 13.4 :Ferraillage du mur de garde grève


13.5.2 Dalle de transition
Cette dalle est en béton armé enterré sous la chaussée à l’arrière du mur garde grève, elle a
pour but d’éviter les tassements éventuels au niveau du raccordement entre le corps de
chaussée et la route et celui du pont.
[Link] Les sollicitations
1) Réactions des charges permanentes
- Poids propre : t/ml
- Remblai : t/ml
- Revêtement : t/ml
14 ∑
L’étude de la dalle de transition est comme une poutre simplement appuyée, on doit donc
vérifier que :

( )



( )
Donc :

2) Surcharge
- Surcharges reparties sur toute la dalle
- Pour une bande de , l’effet le plus défavorable se traduit sous l’effet du système , les
roues des rangées et sont équivalents, chacune à une charge repartie de ;
- La charge de rangée est effectuée d’un coefficient de majoration dynamique égale à
(pour tenir compte du choc d’un essieu au voisinage d’un appui) ;
- La charge de ranger est effectuée d’un coefficient de majoration dynamique égale à
Donc :

Page 193
Chapitre 13 : Étude de la culée

3) Calcul du moment fléchissant et de l’effort tranchant


a) Charge permanente

( ) 5m
b) Surcharge
Q=1,2 t/ml

c) Surcharge d'exploitation
Pour la détermination des moments maximaux dus au système équivalent ( ), on applique
le théorème de .

P2 R
∑ ( ) P1

1ère Cas
La section critique est sous .
( )

2ème Cas
La section critique est sous

è
Donc le premier cas est le plus défavorable que le .
La charge critique est , la section critique ( )de l’appui droite.

Page 194
Chapitre 13 : Étude de la culée

4) Calcul des moments au niveau de la section critique ( )


a) Sous la charge permanente

b) Sous la surcharge répartie:

c) Combinaisons des efforts ( )

 À ’

5) Calcul des moments à mi- travée


1) Sous les charges permanentes

2) Sous la charge :

3) Sous la surcharge :

4) Combinaison des efforts à mi- travée


 À ’

D’après les calculs, on remarque que la section nous donne les moments
maximaux, alors on a :

[Link] Ferraillage de la dalle de transition


Le ferraillage sera déterminé en considérant une bande d’un mètre de largeur soumise à la
Flexion simple.

Page 195
Chapitre 13 : Étude de la culée

1) Armatures longitudinales
Donc :

Fissuration préjudiciable ( ).
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :

Soit : 11 ( ) , avec un espacement


2) Armatures tranversales
On prendra les armatures de répartition telles que :

Soit on prend : 10 ( ) .Avec un espacement .


3) armature d’Effort tranchant P1 P2

Avec : 1,35
4.0m

Y1 Y2

( )

̅̅̅ ( )
̅̅̅ On n’a pas besoin des armatures pour l’effort
tranchant.
- Vérification de la condition de non fragilité

Page 196
Chapitre 13 : Étude de la culée

4) La nappe supérieure
Longitudinalement :

Soit : ( ); avec :
Transversalement :
donc:
Soit : ( ), avec
[Link] Schéma de ferraillage

Figure 13.5 : Ferraillage de la dalle de transition

13.5.3 Le corbeau
Il est considéré comme un appui pour la dalle de transition, pour le calculer, on l’assimile
comme une console et les sollicitations sont les suivantes :
1) Les réactions
- La réaction due au poids propre de la dalle de transition :

( )

- La réaction due au poids de la terre sur la dalle de transition :


( )

- La réaction due au poids de revêtement de la chaussée : Rt

( )

- La réaction due au poids propre de corbeau :

[( ) ]
0.3
- La réaction due au poids propre du mur garde grève :
( )

Page 197
Chapitre 13 : Étude de la culée

- La réaction due aux surcharge sur remblais Q=1t/m2 :

( )

- La réaction due à la surcharge du système bt sur la dalle de transition:


RSbt  15,818t / ml
2) Moment d’encastrement
Pour les sollicitations extérieures on prend :
C.-à-d. Est située au bord de la console (cas plus défavorable).
 pour le poids du corbeau propre :
( ) ( )

 pour le poids propre du mur garde grève


Donc :
( )

( )
3) Combinaison d’actions

{ {

4) Ferraillage
a) Ferraillage longitudinal
On prend une section moyenne de hauteur :

Donc :

Fissuration préjudiciable ( )
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
La section d’armature est :
 Vérification de la condition de non fragilité

Donc : soit : ( ) ; avec

b) Ferraillage transversal
Il donné par la formule suivante :

Page 198
Chapitre 13 : Étude de la culée

On prend :
Soit : ( ) avec
Finalement :

Figure 13.6 : ferriallage de corbeau


13.5.4 Mur en retour
Les murs en retour sont des voiles d’épaisseur constant sauf éventuellement en partie
supérieure pour l’accrochage des corniches ou la fixation d’éventuelles barrières, ils sont
encastrés à la fois sur le mur garde grève, le mur de front et la semelle dans sa partie arrière.
Le mur en retour assure le soutènement latéral des terres du remblai, il est soumis aux efforts
suivants :
- Poids du mur y compris celui de la superstructure ( de la longueur du mur) ;
- La poussée horizontale due au remblai ;
2
- La poussée horizontale due à la surcharge
Pour calculer le ferraillage du mur, on va l’étudier par encastrement par rapport au mur
frontal, donc les sollicitations des calculs sont les forces horizontales.

Page 199
Chapitre 13 : Étude de la culée

 Calcul de la longueur théorique


x

1,0
0

3,34

7,20

[Link] Étude des sollicitations


a) Charges sur L’aile
Les charges concentrées sont appliquées à 1m de l’extrémité théorique du mur et comprennent
une charge verticale de 4t et une charge horizontale de 2t,
On suppose que l`aile est encastrée au mur frontal
- Poussée des terres :
- Poussée due à la surcharge :
On fait les calculs à trois hauteurs pour déterminer les efforts moyens.
Coefficient de poussée de la terre ;

Donc :

{ Ces forces sont appliques au milieu de l’aile.

b) Charges sur Voile


11,54

c) Force sismique

Ps = 0 ,30 x 11,41 = 3,423t.

4,90

Page 200
Chapitre 13 : Étude de la culée

( )
t

’ ( ) ( ) ( )

389,93 / /

49,80 / /

/ 37,534 /

/ 29,02 /

/ / 107,106

∑ 439,73 66,554 107,106


Tableau 13.9 : les efforts sur le mur
[Link] Les combinaisons d’actions

CN :
CS :

On remarque pour L’E.L.U que la CN est plus défavorable que la CS, donc on va prendre
L’E.L.U en CN.
Et puisque on va ferrailler pour 1ml de hauteur et on va diviser par la hauteur d’encastrement
égale à( ).
Donc :

[Link] Ferraillage
a) Ferraillage horizontal
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
La section d’armature est :
Soit: ( ) ; Avec
b) Ferraillage de répartition
On prendra les armatures de répartition telles que :

Soit :
( ) ; Avec

Page 201
Chapitre 13 : Étude de la culée

Remarque
Puisque le mur en retour n’est pas totalement encastré sur toute sa hauteur avec le mur frontal,
on doit vérifier si le ferraillage vertical calculé est suffisant pour équilibrer le moment crée au
plan perpendiculaire au sommet de la hauteur d’encastrement, parce que la partie du mur au-
dessus de ce plan va travailler par rapport à ce plan, d’où le ferraillage vertical qui va
équilibrer les moments crées par rapport à ce plan, comme il est indiqué dans la figure ci-
après.
la Partie non encastré au mur frontal va être équilibrée par ferraillage vertical d’où la nécessite
de l’étudier par rapport à son plan d’encastrement P.
[Link] Partie non encastré au mur frontal
1,0m
1) Évaluation des efforts 2
1 1,94

Plan d’encastrement 1
α =33,69°

1,41 3,6

9,6 m

7,2 m

La section et variable, en la divise en deux parties ( ) ( ) 4,9m

a) 1,41

1,00m

0,94m

b)
Section variable, on va calculer avec la même procédure que celle dans l’aile :

Page 202
Chapitre 13 : Étude de la culée

Donc : {
Ces forces sont appliques au milieu de l’aile.
c) Force sismique

Avec :

P1+P2=[(8,5x1,94)+{(1,41x1)+(0,94x1,41x0,5)]x0,8x2,5=37,125 t
P3=0,3x11, 41=3,423 t
Est le poids total du mur en retour plus celui de la superstructure( )
Donc :

( ) ( ) ( )

5,04 / /

0,761 / /

/ 2,886 /

/ 0,538 /

/ / 6,548

∑ 5,801 3,424 6,548


Tableau 13.10 : évaluation des efforts
2) Les combinaisons d’actions
. .
CN :
CS :

On remarque pour L’E.L.U que la CS est plus défavorable que la CN, donc on va prendre
L’E.L.U en Condition sismique.
Et puisque on va ferrailler pour 1ml de hauteur et on va diviser par la hauteur d’encastrement
égale à( ).
Donc :

Page 203
Chapitre 13 : Étude de la culée

3) Ferraillage
; ; d’=0,05
Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :
La section d’armature est :
Donc on prend la section des armatures maximales :
On remarque que la section verticale prédéterminer calculée ( ) est supérieure
à( ) donc elle est capable d’équilibrer le moment dans la partie non encastrée.

 Vérification de la condition de non fragilité

 Effort tranchant
( ) ( )

̅̅̅ ( )
̅̅̅ ’ ’
4) Ferraillage de l'aile du mur (sous charge verticale)

L’aile du mur est assimilée à une console encastrée au voile du mur, donc il faut un ferraillage
au niveau des fibres supérieure pour équilibrer son poids plus superstructure qui créer un
moment au niveau de son encastrement.

Page 204
Chapitre 13 : Étude de la culée

 Combinaison d’actions

 Ferraillage

Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :


La section d’armature est :
 Vérification de la condition de non fragilité

Donc on prend la section d’armatures minimales, (As= 35,04cm2)


Soit en deux nappes avec un espacement de .
 Effort tranchant
( )

̅̅̅ ( )
̅̅̅
’ ’
[Link] Ferraillage de l’autre face du mur (constructive)
a. Ferraillage horizontal

On adopte :
b. Ferraillage vertical
4HA10 avec :St=25cm

Page 205
Chapitre 13 : Étude de la culée

Figure 13.7 : schéma de ferraillage du mur de retour.


13.5.5 Mur frontal
[Link] Évaluation des efforts sur le mur frontal
Il est soumis aux efforts suivants :
a) efforts horizontaux
- Force de freinage.
- Variation linéaire du tablier (Fluage+Retrait).
- La poussée des terres.
- La surcharge .
- Effet sismique (Tablier+Culée).
b) Efforts normaux
- Poids du tablier.
- Les éléments de la culée.
- Surcharges sur tablier.

1.70m

9.6m

Page 206
Chapitre 13 : Étude de la culée

Remarque
Pour les signes des moments par rapport au point( ).
( ) : Moment stabilisateur
( ) : Moment de renversement
1) Calcul des sollicitations

désignation P(t) Fh= εH .P Fv=(1 εV).P Hm Vm Ms=Fv.H Mr=Fh.V

CN 21,59 0,000 21.591 0,700 10,775 15,113 0,000

Mur garde SH 21,59 5,398 21,591 0,700 10,775 15,113 58,160


grève SH+SV 21,59 5,398 19,971 0,700 10,775 7,543 58,160
SH+SV 21,59 5,398 23,210 0,700 10,775 16,247 58,160
CN 11,58 0,000 11,583 0,990 9,750 11,467 0,000
SH 11,58 2,896 11,583 0,990 9,750 11,467 28,234
Corbeau
SH+SV 11,58 2,896 10,714 0,990 9,750 10,607 28,234

SH+SV 11,58 2,896 12,452 0,990 9,750 12,327 28,234


CN 143,27 0,000 143,270 3,850 6,450 551,590 0,000

Mur en SH 143,27 35,818 143,270 3,850 6,450 551,590 231,023


retour SH+SV 143,27 35,818 132,525 3,850 6,450 510,220 231,023
SH+SV 143,27 35,818 154,015 3,850 6,450 592,959 231,023
CN 499,80 0,000 499,800 0,000 4,800 0,000 0,000

Mur SH 499,80 124,950 499,800 0,000 4,800 0,000 599,760


frontal SH+SV 499,80 124,950 462,315 0,000 4,800 0,000 599,760
SH+SV 499,80 124,950 537,285 0,000 4,800 0,000 599,760
CN 798,60 0,000 798,600 0,000 0,000 0,000 0,000
SH 798,60 199,650 798,600 0,000 0,000 0,000 0,000
Semelle
SH+SV 798,60 199,650 738,705 0,000 0,000 0,000 0,000
SH+SV 798,60 199,650 858,495 0,000 0,000 0,000 0,000
CN 1474,84 0,000 1474,844 / / 578,170 0,000

Total culée SH 1474,84 368,711 1474,844 / / 578,170 917,176


à vide SH+SV 1474,84 368,711 1364,230 / / 528,370 917,176
SH+SV 1474,84 368,711 1585,457 / / 621,533 917,176
CN 42,90 0,000 42,900 3,350 10,160 143,715 0,000

Dalle de SH 42,90 10,725 42,900 3,350 10,160 143,715 108,966


transition SH+SV 42,90 10,725 39,683 3,350 10,160 132,936 108,966
SH+SV 42,90 10,725 46,118 3,350 10,160 154,494 108,966

Page 207
Chapitre 13 : Étude de la culée

CN 102,96 0,000 102,960 3,350 11,040 344,916 0,000


Remblais
sur la dalle SH 102,96 25,740 102,960 3,350 11,040 344,916 284,170
de SH+SV 102,96 25,740 9,781 3,350 11,040 32,767 284,170
transition
SH+SV 102,96 25,740 110,682 3,350 11,040 370,785 284,170
CN 976,11 0,000 976,110 3,300 5,270 3221,163 0,000
Remblais SH 976,11 244,028 976,110 3,300 5,270 3221,163 1286,025
sur la
semelle SH+SV 976,11 244,028 902,902 3,300 5,270 2979,576 1286,025
SH+SV 976,11 244,028 1049,318 3,300 5,270 3462,750 1286,025
CN 57,20 0,000 57,200 3,350 11,950 191,620 0,000
La SH 57,20 14,300 57,200 3,350 11,950 191,620 170,885
surcharge
Q (t/m2) SH+SV 57,20 14,300 52,910 3,350 11,950 177,249 170,885
SH+SV 57,20 14,300 61,490 3,350 11,950 205,992 170,885
CN 2654,01 0,000 2654,014 / / 4479,584 0,000

Total culée SH 2654,01 663,503 2654,014 / / 4479,584 2767,222


+ remblais SH+SV 2654,01 663,503 2454,963 / / 3850,898 2767,222
SH+SV 2654,01 663,503 2853,065 / / 4815,553 2767,222
Tableau 13.11 : sollicitations sur le mur
1) Les sollicitations dues aux terres et la surcharge
Désignation Kah les poids (t) P V V (m) Mr=P.V
0,5x 1,8x 0,271x 11,952x
CN 0,271 426,66 1/3x11,95 3,98 1698,113
12,25
0,5x 1,8x 0,327x 11,952x
Poussée du SH 0,3277 514,83 1/3x11,96 3,98 2049,015
12,25
terre sur
MGG et MF 0,5x 1,8x 0,309x 11,952x
SH+SV 0,3091 486,49 1/3x11,97 3,98 1936,225
12,25
0,5x 1,8x 0,346x 11,952x
SH+SV 0,3465 544,74 1/3x11,98 3,98 2168,071
12,25
CN 0,271 0,271x (11,95)x 12,25 39,67 1/2x11,95 5,97 236,835
Surcharge SH 0,3277 0,327x (11,95)x 12,25 47,87 1/2x11,96 5,97 285,776
sur MGG et
MF SH+SV 0,3091 0,309x (11,95)x 12,25 45,23 1/2x11,97 5,97 270,045
SH+SV 0,3465 0,346x (11,95)x 12,25 50,65 1/2x11,98 5,97 302,380
CN / / 466,33 / / 1934,950
SH / / 562,70 / / 2334,792
Total
SH+SV / / 531,72 / / 2206,271
SH+SV / / 595,39 / / 2470,452
Tableau 13.12 : Les sollicitations dues aux terres et la surcharge

Page 208
Chapitre 13 : Étude de la culée

2) Les sollicitations dues au tablier


La Réaction maximale due aux charges permanentes est : R max = t
La Réaction maximale due aux surcharges est donnée par D240 : R max = 176,228t
Désignation Réaction Fh=εH .p Fv=(1 εV).P Hm Vm Ms=Fv.H Mr=Fh.V

CN 362,78 0,00 362,78 0,00 9,85 0,00 0,00

Permanente SH 362,78 90,69 362,78 0,00 9,85 0,00 893,33


(Tablier) SH+SV 362,78 90,69 335,57 0,00 9,85 0,00 893,33
SH+SV 362,78 90,69 389,98 0,00 9,85 0,00 893,33
CN 176,23 0,00 176,23 0,00 11,95 0,00 0,00

Surcharge SH 176,23 44,06 176,23 0,00 11,95 0,00 526,48


(D240) SH+SV 176,23 44,06 163,01 0,00 11,95 0,00 526,48
SH+SV 176,23 44,06 189,45 0,00 11,95 0,00 526,48
Tableau 13.13 : Les sollicitations dues au tablier
3) Les sollicitations dues au freinage, température, fluage, retrait

: Module d’élasticité transversale.


Pour les ponts routiers : .
: L’épaisseur totale de l’élastomère. (Chapitre d’équipement)
:Dimensionnement de l’appareil d’appuis.
: sont des déformations (chapitre de calcul des déformations).

() ( ) ( )

15 .00 9,85 147,75


( ) 34,895 9,85 343,71

Page 209
Chapitre 13 : Étude de la culée

4) récapitulation
Désignation Fh= εH .P Fv=(1 εV).P Hm Vm Ms=Fv.H Mr=Fh.V

CN 0 2654,014 / / 4479,584 0
Total SH 663,503 2654,014 / / 4479,584 2767,222
culée +
remblais SH+SV 663,503 2454,963 / / 3850,898 2767,222
SH+SV 663,503 2853,065 / / 4815,553 2767,222
CN 426,66 / 0 3,98 0 1698,113
Poussée
du terre SH 514,83 / 0 3,98 0 2049,015
sur MGG SH+SV 486,49 / 0 3,98 0 1936,225
et MF
SH+SV 544,74 / 0 3,98 0 2168,071
CN 0 362,78 0 9,85 0 0
Permanen SH 90,69 362,78 0 9,85 0 893,33
te
(Tablier) SH+SV 90,69 335,57 0 9,85 0 893,33
SH+SV 90,69 389,98 0 9,85 0 893,33
CN 37,56 / 0 5,97 0 224,233
Surcharge SH 45,32 / 0 5,97 0 270,560
sur MGG
et MF SH+SV 42,83 / 0 5,97 0 255,695
SH+SV 47,96 / 0 5,97 0 286,321
CN 0 176,23 0 11,95 0 0

Surcharge SH 44,06 176,23 0 11,95 0 526,48


(D240) SH+SV 44,06 163,01 0 11,95 0 526,48
SH+SV 44,06 189,45 0 11,95 0 526,48
CN 15 0 / 9,85 0 147,75

Bc SH 15 0 / 9,85 0 147,75
freinage SH+SV 15 0 / 9,85 0 147,75
SH+SV 15 0 / 9,85 0 147,75
CN 0 57,200 3,35 11,95 191,62 0
La SH 14,300 57,200 3,35 11,95 191,62 170,885
surcharge
Q (t/m2) SH+SV 14,300 52,910 3,35 11,95 177,248 170,885
SH+SV 14,300 61,490 3,35 11,95 205,991 170,885
CN 34,895 0 / 9,85 0.000 343,7157
SH 34,895 0 / 9,85 0.000 343,7157
T+R+F
SH+SV 34,895 0 / 9,85 0.000 343,7157
SH+SV 34,895 0 / 9,85 0.000 343,7157

Page 210
Chapitre 13 : Étude de la culée

a) Les charges permanentes


Fh Fv Ms=Fv.H Mr=Fh.V
CN 426,662 3016,789 4479,584 1698,114
SH 1269,025 3016,789 4479,584 5709,571
SH+SV 1240,686 2790,529 3850,898 5596,781
SH+SV 1298,939 3243,048 4815,553 5828,627
Tableau 13.14 : Les charges permanentes
b) Les surcharges
Fh Fv Ms=Fv.H Mr=Fh.V
CN 52,560 233,428 191,620 371,983
SH 209,371 433,078 191,620 1115,677
SH+SV 206,881 415,571 177,249 1100,811
SH+SV 212,014 450,585 205,992 1131,437
Tableau 13.15 : Les surcharges
c) R+F+T

Fh Fv MS=Fv.H Mr=Fh.V
CN 34,895 / / 343,716
SH 34,895 / / 343,716
SH+SV 34,895 / / 343,716
SH+SV 34,895 / / 343,716

Tableau 13.16 : R+F+T

5) Combinaison d’actions
CN
ELU:
ELS:
Etat Fh Fv MFv(-) MFh(+)
ELU 688,005 4446,149 6354,031 3162,599
ELS 353,964 3296,902 4709,528 2350,723
Tableau 13.17: condition normal
CS

Page 211
Chapitre 13 : Étude de la culée

 Condition sismique

Etat Fh Fv MFv(-) MFh(+)

SH+SV 1531,889 3693,633 5021,544 7166,293

Tableau 13.18 :condition sismique


[Link] Calcul du ferraillage
a) Vérification du flambement de mur

Donc

Finalement

( ( ))

Donc : la vérification du flambement n’est pas nécessaire.

( )

le mur sera calculé avec les nouvelles sollicitations ( ) , en 1.70


prend unebonde de de largeur et hauteur.
3,629MN/m

1.00

( )

( ) , avec :

Page 212
Chapitre 13 : Étude de la culée

( )

Donc :
( )
D’Après le SOCOTEC : .
Donc on prend la section minimale .

soit on prend : ; Avec :


b) Ferraillage horizontal (dû à l’effort tranchant)

( )

( )
( )
( )

̅̅̅

( ) On fixe :
.
 Vérification du pourcentage
( )

On fixe :

Donc :
.
On adopte une section vérifiant les deux conditions
, soit : , avec :
c) Armatures à droite:(ferraillage vertical)

: ; Avec :
d) Armatures à droite:(ferraillage horizontal)

Soit: , Avec:

Page 213
Chapitre 13 : Étude de la culée

Figure 13.8 : ferraillage de mur frontal


13.6 Ferraillage de la semelle sous culée
La semelle sous culée est une semelle reposant sur des pieux.
13.6.1 Les sollicitations

Fv=(1
désignation P(t) Fh= εH .P Hm Vm Ms=Fv.H Mr=Fh.V
εV).P

CN 21,59 0,00 21,59 0,70 13,28 15,11 0,00

Mur SH 21,59 5,40 21,59 0,70 13,28 15,11 71,65


garde
grève SH+SV 21,59 5,40 19,97 0,70 13,28 9,29 71,65

SH+SV 21,59 5,40 23,21 0,70 13,28 16,25 71,65


CN 11,58 0,00 11,58 1,00 12,25 11,58 0,00
SH 11,58 2,90 11,58 1,00 12,25 11,58 35,47
Corbeau
SH+SV 11,58 2,90 10,71 1,00 12,25 10,71 35,47
SH+SV 11,58 2,90 12,45 1,00 12,25 12,45 35,47
Mur en CN 143,27 0,00 143,27 3,85 8,95 551,59 0,00
retour SH 143,27 35,82 143,27 3,85 8,95 551,59 320,57

Page 214
Chapitre 13 : Étude de la culée

SH+SV 143,27 35,82 132,52 3,85 8,95 510,22 320,57


SH+SV 143,27 35,82 154,02 3,85 8,95 592,96 320,57
CN 499,80 0,00 499,80 0,00 7,30 0,00 0,00
Mur SH 499,80 124,95 499,80 0,00 7,30 0,00 912,14
frontal SH+SV 499,80 124,95 462,32 0,00 7,30 0,00 912,14
SH+SV 499,80 124,95 537,29 0,00 7,30 0,00 912,14
CN 798,60 0,00 798,60 0,95 1,25 758,67 0,00
SH 798,60 199,65 798,60 0,95 1,25 758,67 249,56
Semelle
SH+SV 798,60 199,65 738,71 0,95 1,25 701,77 249,56
SH+SV 798,60 199,65 858,50 0,95 1,25 815,57 249,56
CN 1474,84 0,00 1474,84 / / 1336,96 0,00
Total
SH 1474,84 368,71 1474,84 / / 1336,96 1589,39
culée à
SH+SV 1474,84 368,71 1364,23 / / 1232,00 1589,39
vide
SH+SV 1474,84 368,71 1585,46 / / 1437,23 1589,39
CN 42,90 0,00 42,90 3,35 12,66 143,72 0,00
Dalle de SH 42,90 10,73 42,90 3,35 12,66 143,72 135,78
transition SH+SV 42,90 10,73 39,68 3,35 12,66 132,94 135,78
SH+SV 42,90 10,73 46,12 3,35 12,66 154,49 135,78
Remblais CN 102,96 0,00 102,96 3,35 13,54 344,92 0,00
sur la SH 102,96 25,74 102,96 3,35 13,54 344,92 348,52
dalle de SH+SV 102,96 25,74 9,78 3,35 13,54 32,77 348,52
transition SH+SV 102,96 25,74 110,68 3,35 13,54 370,78 348,52
CN 976,11 0,00 976,11 3,30 7,77 3221,16 0,00
Remblais SH 976,11 244,03 976,11 3,30 7,77 3221,16 1896,09
sur la
SH+SV 976,11 244,03 902,90 3,30 7,77 2979,58 1896,09
semelle
SH+SV 976,11 244,03 1049,32 3,30 7,77 3462,75 1896,09
CN 57,20 0,00 57,20 3,35 14,45 191,62 0,00
La SH 57,20 14,30 57,20 3,35 14,45 191,62 206,64
surcharge
SH+SV 57,20 14,30 52,91 3,35 14,45 177,25 206,64
Q (t/m2)
SH+SV 57,20 14,30 61,49 3,35 14,45 205,99 206,64
CN 2654,01 0,00 2654,01 / / 5238,37 0,00
Total SH 2654,01 663,50 2654,01 / / 5238,37 4176,42
culée +
remblais SH+SV 2654,01 663,50 2454,96 / / 4554,52 4176,42
SH+SV 2654,01 663,50 2853,06 / / 5631,25 4176,42
Tableau 13.19: sollicitations sur la semelle
1. Poussée dues aux terres et surcharges
Désignation Kah les poids (t) P(t) V V(m) Mr=P.V
2
0,5x 1,8x 0,271x 11,95 x
CN 0,271 426,66 1/3x11,95+2,5 6,48 2764,7681
12,25
Poussée 0,5x 1,8x 0,327x 11,952x
de la SH 0,3277 514,83 1/3x11,95+2,5 6,48 3336,0855
12,25
terre sur
MGG et 0,5x 1,8x 0,309x 11,952x
SH+SV 0,3091 486,49 1/3x11,95+2,5 6,48 3152,4477
MF 12,25
0,5x 1,8x 0,346x 11,952x
SH+SV 0,3465 544,74 1/3x11,95+2,5 6,48 3529,9253
12,25

Poussée CN 0,271 0,5x 1,8x 0,271x 2,52x 20,29 1/3x2,5 0,83 16,8407

Page 215
Chapitre 13 : Étude de la culée

de la 13,31
terre sur
0,5x 1,8x 0,327x 2,52x
la SH 0,3277 24,48 1/3x2,5 0,83 20,3184
13,31
semelle
0,5x 1,8x 0,309x 2,52x
SH+SV 0,3091 23,13 1/3x2,5 0,83 19,1979
13,31
0,5x 1,8x 0,346x 2,52x
SH+SV 0,3465 25,90 1/3x2,5 0,83 21,497
13,31
CN 0,271 0,271x (11,95)x 12,25 39,67 1/2x11,95+2,5 8,27 328,07927
Surcharge SH 0,3277 0,327x (11,95)x 12,25 47,87 1/2x11,95+2,5 8,27 395,87425
sur MGG
et MF SH+SV 0,3091 0,309x (11,95)x 12,25 45,23 1/2x11,95+2,5 8,27 374,08301
SH+SV 0,3465 0,346x (11,95)x 12,25 50,65 1/2x11,94+2,5 8,27 418,87612
CN 0,271 0,271x (2,5) x 13,31 9,01 1/2x2,5 1,25 11,2625
Surcharge SH 0,3277 0,327x (2,5) x 13,31 10,88 1/2x2,5 1,25 13,6
sur la
semelle SH+SV 0,3091 0,309x (2,5) x 13,31 10,28 1/2x2,5 1,25 12,85
SH+SV 0,3465 0,346x (2,5) x 13,31 11,51 1/2x2,5 1,25 14,3875
CN / / 495,63 / / 3120,9505
SH / / 598,06 / / 3765,8781
Total
SH+SV / / 565,13 / / 3558,5786
SH+SV / / 632,80 / / 3984,6859

Tableau 13.20 : Poussée dues aux terres et surcharges


2. Les sollicitations dues au tablier
La Réaction maximale due aux charges permanentes est : R max = 362,775t
La Réaction maximale due aux surcharges est donnée par D240 : R max =176,228 t
Fv=(1
Désignation P(t) Fh= εH .P H (m) V(m) Ms=Fv.H Mr=Fh.V
εV).P
CN 362,775 0,000 362,775 0,000 12,350 0,000 0,000

Permanente SH 362,775 90,694 362,775 0,000 12,350 0,000 1120,068


(Tablier) SH+SV 362,775 90,694 335,567 0,000 12,350 0,000 1120,068
SH+SV 362,775 90,694 389,983 0,000 12,350 0,000 1120,068
CN 176,228 0,000 176,228 0,000 14,450 0,000 0,000

Surcharge SH 176,228 44,057 176,228 0,000 14,450 0,000 636,624


(D240) SH+SV 176,228 44,057 163,011 0,000 14,450 0,000 636,624
SH+SV 176,228 44,057 189,445 0,000 14,450 0,000 636,624

Tableau 13.21 :Les sollicitations dues au tablier

Page 216
Chapitre 13 : Étude de la culée

3. Les sollicitations dues au freinage, température, fluage, retrait

() ( ) ( )

15 .00 9,85 147,75


( ) 34,895 9,85 343,71
4. Récapitulation des efforts
Désignation Fh Fv H(m) V(m) Ms=fv.h Mr=fh.v
Cn 0 2654,01 / / 5238,37 0

Total culée + Sh 663,50 2654,01 / / 5238,37 4176,42


remblais sh+sv 663,50 2454,96 / / 4554,52 4176,42
sh+sv 663,50 2853,06 / / 5631,25 4176,42
Cn 0 362,775 0 12,35 0 0

Permanente Sh 90,69375 362,775 0 12,35 0 1120,0678


(tablier) sh+sv 90,69375 335,56687 0 12,35 0 1120,0678
sh+sv 90,69375 389,98312 0 12,35 0 1120,0678
Cn 426,66 / 0 6,48 0 2764,7680
Poussée de la Sh 514,83 / 0 6,48 0 3336,0854
terre sur mgg et
mf sh+sv 486,49 / 0 6,48 0 3152,4477
sh+sv 544,74 / 0 6,48 0 3529,9252
Cn 20,29 / 0 0,83 0 16,8407
Poussée de la Sh 24,48 / 0 0,83 0 20,3184
terre sur la
semelle sh+sv 23,13 / 0 0,83 0 19,1979
sh+sv 25,9 / 0 0,83 0 21,497
Cn 0 57,20 3,35 14,45 191,62 0

La surcharge q Sh 14,30 57,20 3,35 14,45 191,62 206,635


(t/m2) sh+sv 14,30 52,91 3,35 14,45 177,2485 206,635
sh+sv 14,30 61,49 3,35 14,45 205,9915 206,635
Cn 0 176,228 0 14,45 0 0

Surcharge Sh 44,057 176,228 0 14,45 0 636,62365


(d240) sh+sv 44,057 163,0109 0 14,45 0 636,62365
sh+sv 44,057 189,4451 0 14,45 0 636,62365
Cn 39,67 / 0 8,27 0 328,07927
Poussée du Sh 47,87 / 0 8,27 0 395,87425
surcharge sur
mgg et mf sh+sv 45,23 / 0 8,27 0 374,08300
sh+sv 50,65 / 0 8,27 0 418,87612

Poussée du Cn 9,01 0 / 1,25 0 11,2625

Page 217
Chapitre 13 : Étude de la culée

surcharge sur la Sh 10,88 0 / 1,25 0 13,6


semelle
sh+sv 10,28 0 / 1,25 0 12,85
sh+sv 11,51 0 / 1,25 0 14,3875
Cn 15 0 / 12,35 0 185,25
Sh 15 0 / 12,35 0 185,25
Bc
sh+sv 15 0 / 12,35 0 185,25
sh+sv 15 0 / 12,35 0 185,25
Cn 34,895 0 / 12,35 0 430,95325
Sh 34,895 0 / 12,35 0 430,95325
R+f+t
sh+sv 34,895 0 / 12,35 0 430,95325
sh+sv 34,895 0 / 12,35 0 430,95325
 Les charges permanentes
Fh Fv MFV=Fv.H MFh=Fh.V
CN 446,952 3016,789 5238,370 2781,609
SH 1293,505 3016,789 5238,370 8652,889
SH+SV 1263,816 2790,529 4554,524 8468,131
SH+SV 1324,839 3243,048 5631,248 8847,908

Tableau 13.22 :Les charges permanentes


 Les surcharges

Fh Fv MFV=Fv.H MFh=Fh.V
CN 63,681 233,428 191,620 524,592
SH 132,106 233,428 191,620 1437,983
SH+SV 128,871 215,921 177,249 1415,442
SH+SV 135,517 250,935 205,992 1461,772

Tableau 13.23 : les surcharges


 R+F+T
Fh Fv MFV=Fv.H MFh=Fh.V
CN 34,895 / / 430,953
SH 34,895 / / 430,953
SH+SV 34,895 / / 430,953
SH+SV 34,895 / / 430,953

Tableau 13.24 : R+F+T

Page 218
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.6.2 Combinaisons d’actions


 Condition normale
ELU:
ELS:
Etat Fh Fv MFv(-) MFh(+)
ELU 733,190 4446,149 7378,391 4939,281
ELS 379,483 3296,902 5468,314 3669,691
Tableau 13.25 : condition normal
 Condition Sismique

Etat Fh Fv MFv(-) MFh(+)

SH+SV 1481,293 3493,983 5837,239 10568,252


Tableau 13.26: condition sismique
 Combinaisons
Les résultats obtenus dans le tableau ci-après.
Avec :
| |
() () ( )
379,483 3296,902 1798,623
733,190 4446,149 2439,110
1481,293 3493,983 4731,013

Tableau 13.27 : combinaisons


 Effort revenant a chaque pieu
L`effort normal qui revient a chaque pieu est :

∑ ∑
n : Nombre de pieu.
M: Moment maximale.
X ; Y : Distance entre l’axe de symétrie de la semelle et l’axe de symétrie du pieu considéré

Page 219
Chapitre 13 : Étude de la culée

b=1,7m

H=2,5m

Y1=3,6m

2b’=7,2m

L=9,2m
Avec :

 exemple de calcul (pour la condition normale a e l s)


Rmax = + = 336,112 t

Rmin = - = 204,880 t

() ( ) () ()
3296,902 1798,623 212,290 337,194
4446,149 2439,110 285,821 455,204
3493,983 4731,013 126,894 455,437

On a : Donc il n’y à pas risque de soulèvement des pieux.


13.6.3 Calcul du ferraillage
On applique la méthode des bielles mentionné dans le document technique Setra Piles et
Palées PP73 §4 (page 422), tel que cette méthode est valable si les deux conditions suivantes
sont vérifiées :
Avec :
( )

Page 220
Chapitre 13 : Étude de la culée

L : Entraxe des deux files de pieux : L = 3,6m


d (h): Hauteur utile de la semelle : d =2,4 m
b : Diamètre de mur frontale, b = 1,7m

O
( )

𝐶𝑁𝑉

𝐶𝑉

Donc, la méthode des bielles n’est pas applicable, on applique la méthode de la RDM
approchée (méthode de moment).
[Link] Les armatures transversales inférieures
 ELU
On a :

( ) ( )

On prend une bande de calcul de tel que :

Après l’utilisation du logiciel SOCOTEC on a obtenu les résultats suivants :

 ELS
On a: .

( ) ( )

{ }

̅
̅

( )

Page 221
Chapitre 13 : Étude de la culée

( ) ̅

Donc :

( )
( )
L’espacement entre les barres :
n : Nombre de barre = 12 barres.
d : Enrobage = 10cm.
 : Diamètre de pieu = 1,2 m.
  H  d 1,2  2,5  0,1
L’espacement est de St =   0,32m  35cm.
n 1 10  1
On prend : St = 35 cm.
[Link] Les armatures transversales supérieures

( )

[Link] Les armatures longitudinales inférieures

( ).

[Link] Les armatures longitudinales supérieures

( )

Page 222
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.6.4 Schéma de ferraillage

Figure 13.9 : schéma de ferraillage de la semelle

Page 223
Chapitre 13 : Étude de la culée

13.7 Ferraillage des pieux sous culée


Pour notre cas, la semelle se repose sur trois files de pieux, chaque file comporte quatre
pieux.
 Calcul des armatures minimales

D’après le règlement du
béton armé, la section minimale à mettre en œuvre est égale
à 0,5% de la section du béton du pieu, donc :

Page 224
Chapitre 13 : Étude de la culée

( )

Pour les armatures transversales, on prend des cerces de HA12 avec un espacement de
20cm.

Figure 13.10 : ferraillages des pieux.

Page 225
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale
Dans ce mémoire, nous avons étudié un pont (passage inférieur) à poutres en béton
précontraint par pré-tension à deux travées isostatiques qui fait partie de la pénétrante
reliant le port de Djen-djen avec l’autoroute Est-Ouest au niveau d’Eulma. L’ouvrage d’art
en question a été conçu pour assurer la liaison entre deux grandes localités situées du part
et d’autre de l’Autoroute Est Ouest, et de garantir la fluidité de la circulation et la
continuité de fonctionnement de la route existante qui relie ces deux villes.
A l’issue du travail réalisé dans ce mémoire, on peut en titré certains points essentiels dans
un projet d’ouvrage d’art à savoir
L’étude d’un ouvrage d’art est très complexe, elle fait appel à des connaissances
approfondies dans plusieurs domaines dont : la géotechnique, la résistance des matériaux,
le béton armé, le béton précontraint,...etc.
Cette étude nous a permis d’approfondir nos connaissances, et ce, en complément de la
formation acquise au sein du département de génie civil et d’hydraulique.
La conception de l’ouvrage d’étude et le recours à la précontrainte, a été motivé par le
profil en travers de l’autoroute, qui nécessite pour le franchir des portées au-delà des 35m,
du fait que la pile doit être implantée au niveau de terre-plein central et les culées doivent
être réalisées au-delà des accotements de cette dernière, ce qui justifier amplement le choix
du type d’ouvrage.
Dans la partie conception, nous avons essayé par le biais de ce projet de fin d’étude de
répondre à la problématique du choix de la variante qui sera la plus satisfaisante et la plus
avantageuse vis-à-vis les facteurs déterminants dans l’inscription du choix de type du
passage inférieure ( PI) à réaliser par rapport aux conditions du terrain.
Cette étude nous a permis d’acquérir les différentes techniques d’assimilation des
phénomènes physiques, le passage vers le logiciel à partir d’une modélisation correcte, la
maîtrise de la réglementation régissant les principes de calcul et de dimensionnement des
structures dans le domaine des ouvrages d’art, ainsi d’approfondir nos connaissances
théoriques et pratiques.
En générale, l’étude d’un ouvrage d’art met en évidence la maîtrise de plusieurs domaines
des sciences de l’ingénieur telles que la résistance des matériaux, la mécanique des milieux
continus, la rhéologie des matériaux, les procédés de la précontrainte ainsi le calcul
numérique de modélisation.

Page 226
Référence Bibliographie
Référence bibliographie
1. Règlements
 Règles parasismique algériennes RPA99/VERSION2003.
 Les documents SETRA.
 Béton armé/précontraint aux états limites BA/PEL91.
2. Cours
 Béton armé et précontraint.
 Résistances des matériaux.
 Pont.
 Matériaux de construction.
3. Livre
 Le béton précontraint aux états-limites (Henry Thonier ; 1986).
4. Thèses d’étude
 Chekroud Z, [Link] « étude et conception d’un pont a poutre type prad »,
école national polytechnique d’Oran Maurice audin.

 Ben hamada A, Mehdi S, [Link] « étude d’un passage supérieure de la


pénétrante autoroutière reliant le port de Djen-Djen a l’autoroute est-oust »,
Université de Jijel.

 Boutaoui N, Bouridane A, [Link] « étude d’un passage supérieure de la


pénétrante autoroutière reliant le port de Djen-Djen a l’autoroute est-oust »,
Université de Jijel.

 Boubidi H, Dehdous H, [Link] « étude d’un ouvrage de l’autoroute est-


ouest d’art », Université de Jijel.

5. Logiciels
 AUTODESK STRUCTURE ANALYSIS (ROBOT).
 SOCOTEC.
 AUTOCAD 2014.
 Microsoft Word.
 Microsoft Excel.
 FORTRAN.
Annexe
Annexe I
Coupe longitudinal
Coupe transversale
Vue en plan
Annexe II

D240

Mc120

2tand
Bt
1tand
VC
3files

2files Bc

1file

1VC

2VC A(L)

3VC

-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

0,112221216 0,112221216

0,574982536 0,574982536

1,04143532 1,04143532

1,458852712 1,458852712

1,660555328
D240

Mc120

2tand
Bt
1tand
VC
3files

2files Bc

1file

1VC

2VC A(L)

3VC

-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
6

D240

Mc120

2tand
Bt
1tand
VC
3files

2files Bc

1file

1VC

2VC A(L)

3VC

-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
7

D240

Mc120

2tand
Bt
1tand
VC
3files

2files Bc

1file

1VC

2VC A(L)

3VC

-b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b

-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Annexe III
Ф 5 6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
1 0,2 0,28 0,5 0,79 1,13 1,54 2,01 3,14 4,91 8,04 12,57
2 0,39 0,57 1,01 1,57 2,26 3,08 4,02 6,28 9,82 16,08 25,13
3 0,59 0,85 1,51 2,36 3,39 4,62 6,03 9,42 14,73 24,13 37,70
4 0,79 1,13 2,01 3,14 4,52 6,16 8,04 12,57 19,63 32,17 50,27
5 0,98 1,41 2,51 3,93 5,65 7,70 10,05 15,71 24,54 40,21 62,83
6 1,18 1,70 3,02 4,71 6,79 9,24 12,06 18,85 29,45 48,25 75,40
7 1,37 1,98 3,52 5,50 7,92 10,78 14,07 21,99 34,36 56,30 87,96
8 1,57 2,26 4,02 6,28 9,05 12,32 16,08 25,13 39,27 64,34 100,53
9 1,77 2,54 4,52 7,07 10,18 13,85 18,10 28,27 44,18 72,38 113,10
10 1,96 2,83 5,03 7,85 11,31 15,39 20,11 31,42 49,09 80,42 125,66
11 2,16 3,11 5,53 8,64 12,44 16,93 22,12 34,56 54,00 88,47 138,23
12 2,36 3,39 6,03 9,42 13,57 18,47 24,13 37,70 58,91 96,51 150,8
13 2,55 3,68 6,53 10,21 14,70 20,01 26,14 40,84 63,81 104,55 163,36
14 2,75 3,96 7,04 11,00 15,83 21,55 28,15 43,98 68,72 112,59 175,93
15 2,95 4,24 7,54 11,78 16,96 23,09 30,16 47,12 73,63 120,64 188,50
16 3,14 4,52 8,04 12,57 18,10 24,63 32,17 50,27 78,54 128,68 201,06
17 3,34 4,81 8,55 13,35 19,23 26,17 34,18 53,41 83,45 136,72 213,63
18 3,53 5,09 9,05 14,14 20,36 27,71 36,19 56,55 88,36 144,76 226,20
19 3,73 5,37 9,55 14,92 21,49 29,25 38,20 59,69 93,27 152,81 238,76
20 3,93 5,65 10,05 15,71 22,62 30,79 40,21 62,83 98,17 160,85 251,33

Vous aimerez peut-être aussi