Thème: Evaluation de L'activité Antioxydante Et Anti Inflammatoire de La Plante Médicinal Algérienne Inula .Viscosa
Thème: Evaluation de L'activité Antioxydante Et Anti Inflammatoire de La Plante Médicinal Algérienne Inula .Viscosa
Zaiter Rahma
Jury dévaluation :
Année universitaire
2013/2014
Remerciemements
Nos vifs remerciements :
A notre encadreur Melle Ihoual.S Maître assistante a Université
Mentouri Constantine à la faculté des sciences de la natur qui a dirigé
Nos travaux.
Et pour l’honneur qu’elle nous fait en acceptant de présider le jury
De cette thèse,
Monsieur MENADE. A, maître de conférences à l’Université Mentouri
de Constantine,
A nos enseignants de notre spécialité toxicologie et santé
Monsieur LALAOUI .K, professeur à l’UniversitéMentouri
de Constantine,
Monsieur Bouldjaje .R, maîtreassistant à l’Université Mentouri
de Constantine,
Mme Amrani .A, maître assistante à l’Université Mentouri
De Constantine,
Mes remerciements s’adressent aussi à tout le presonnel du
département de Biologie animale de l’Université de mentouri
Constantine,
A toutes perssones qui a participé de prés ou de loin,directement ou
Indirectement à la réalisation de ce travail.
ZaiterRahma
Deghdak Hala
Sommaire
Liste d’abréviation
Liste de figure
Liste de tableau
Introduction générale
a-L’initiation …………………………………………………………………(8)
a-Antioxidantsendogénes………………………………………………….. (10)
b-1-Tocophérols ………………………………………………………….(11)
b-2-Caroténoïdes………………………………………………………… (11)
III-1-Définition………………………………………………………………….. (13)
III-2-Les produits naturels des naturels des plantes et leurs activité biologique…. (13)
d)Lessaponosides……………………………………………………………..(15)
IV-1-Définition…………………………………………………………………… (16)
IV-2-Classification………………………………………………………………… (16)
V-1-Définition………………………………………………………………………... (26)
I-Matériel ……………………………………………………………………………..(40)
Résume
Reference Bibliographique
Liste des abréviations
BHA:Butylhydroxyanizole.
BHT:Butylhydroxytoluène.
DPPH : 1,1-diphényl-2-picryl-hydrazyl
g:gramme.
A : Absorption.
UV: Ultra-violet.
R : rendement.
% : pourcentage.
EA :extrait aqueux.
EQ :Equivalent de quercétine.
EAG :Equivalent d’acide gallique.
SD :Standard deviation.
GPx:Glutathionperoxydase.
EQ:Equivalents de quercétine.
GSH-Px: Glutathioneperoxidise.
CAT:Catalase.
ICAM :IntercellularAdhesionMolecule
Ils : Interleukines
LT :Leucotriène
PMNs :Polymorphonucléairesneutrophiles
défense…………………………………………………………………9
DPPH ……………………………………………………………………………….53
de250µg/ml.…………………….
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
L’utilisation des plantes medecinales par l’homme est une pratique antique[1]. De nos jours la
majorité des habitants du globe terrestre utilisent de très nombreuses plantes, compte tenu de
leurs propriétés aromatiques, comme source d’assaisonnement ou comme remède en médecine
traditionnelle. Cependant, cette utilisation ne se base sur aucun critère scientifique, elle tient
compte simplement des observations au cours des siècles.
Actuellement, plusieurs questions sont soulevées concernant la sécurité des produits chimiques
synthétiques utilisés en médecine ou dans l’industrie alimentaire. En effet, la peroxydation des
lipides produites au cours des processus de fabrication et de stockage des aliments sous l’action
des radicaux libres de l’oxygène (ROS) conduit à la perte de la qualité et de la sécurité des
aliments. Les antioxydants de synthèse généralement utilisés en industrie alimentaire pour
retarder l’oxydation des lipides se sont avérés responsables d’effets indésirables. De plus, l’usage
excessif d’agents antibactériens chimiques dans la médication humaine ainsi que dans l’élevage
animal conduit à l’apparition de souches bactériennes résistantes [2].
Les extraits bruts des plantes commencent à avoir beaucoup d’intérêt comme source potentielle
de molécules naturelles bioactives. Ils font l’objet d’étude pour leur éventuelle utilisation comme
alternative pour le traitement des maladies infectieuses et pour la protection des aliments contre
l’[Link] comme des anti-inflammatoires,et des anti-analgésiques.
La sélection de cette plantes’est fondée sur les critères suivants :sont parmiles plus populaires
plantes aromatiques et medicinales utilisées dans le monde entier, leur utilisation fréquente par
nospopulations dans le domaine culinaire et celui de la médecine traditionnelle, à coté du fait
queleurs huiles essentielles sont utilisées dans les industries alimentaires, pharmaceutique
etcosmétique, leur efficacité dans le traitement symptomatique de troubles de l’appareil
digestifsupérieur reconnue traditionnellement, elles représentent récemment un sujet de
recherchescientifique intéressant.
- Une 2eme partie réservée à l’étude expérimentale la Présente des méthodes et les techniques
utilisées pour la réalisation de ce travail.
Un radical libre est une molécule ou un atome ayant un ou plusieurs électrons non appariés, ce
qui le rend extrêmement réactif. L'ensemble des radicaux libres et de leurs précurseurs est ouvent
appelé espèces réactives de l'oxygène (EAO)[3].
Les radicaux libres sont électriquement neutres ou chargés (ioniques) et comprennent l'atome
d'hydrogène, le radical hydroxyle, l'anion superoxyde, le peroxyde d'hydrogène (eauoxygénée),
etc.
Les radicaux libres sont des espèces chimiques très instables qui jouent un rôle dans l’action de
certains traitements anticancéreux, de même qu’à l’origine du vieillissement.
1
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les ROS sont produits continuellement a` l'intérieur et à l'extérieur de la cellule eucaryote par
divers mécanismes. On parle donc de sources endogènes et de sources exogènes.
Les radiations X ou gamma peuvent par différents mécanismes faire apparaitre des radicaux
libres en scindant la molécule d’eau en deux radicaux. Les rayonnements UV sont capables de
produire des anions superoxydes ou de l’oxygène singulet après activation de
photosensibilisants.
Dans la cellules, de nombreux systèmes enzymatiques sont capables de générer des oxydants:
[7]
-Les NAD(P)H oxydases sont des enzymes présentes dans la paroi vasculaire et qui génèrent
- Lors du métabolisme de l’acide arachidonique, ce dernier peut être oxydé soit par les
cyclooxygenases, soit par les lipooxygenases (métallo-enzymes à fer), pour former entre autre
des hydroperoxydes qui sont des précurseurs de leucotriènes, puissants médiateurs
del’inflammation. De plus, dans l’organisme, l’oxygène est réduit à 95 % dans les mitochondries
par voieenzymatique en molécule non toxique comme H2O. Cependant, il peut subir une
réduction monoélectronique et former une espèce beaucoup plus réactive comme l’anion
superoxydeO2●-. Cet anion n’est pas le radical le plus délétère, cependant il peut donner
2
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
naissance comme indiquée précédemment à des espèces beaucoup plus réactives comme le
radical hydroxyle.
HO●. Ces ROS mitochondriales pourraient intervenir dans l’oxydation des LDL (Valkoet
al.,2007)[6].(Tableau2).
3
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
-l'anion superoxyde : O2•-La molécule d'oxygène, mise en présence d'une quantité d’énergie
suffisante, peut acquérir un électron supplémentaire et former ainsi l'anion superoxyde. Cet anion
intervient comme facteur oxydant dans de nombreuses réaction.
-le radical hydroxyle : OH•. Il est très réactif vis-à-vis des structures organiques et joue un rôle
initiateur dans l'auto-oxydation lipidique[11].
-Oxygène singulet:1O2
Lorsque de l’énergie est apportée à l’oxygène, celui-ci passe à l’état singulet qui représente la
forme activée. C’est une forme très énergétique de grande réactivité qui peut oxyder de
nombreuses molécules. Il est formé à partir de l’ion superoxyde selon la réaction suivante
4
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les mécanismes d’oxydation des composés insaturés biologiques (acides gras, caroténoïdes,
polyphénols…) sont souvent des réactions radicalaires avec l’oxygène moléculaire et présentent
troisphases principales.
Une phase d’initiation qui peut être due à l’intervention d’un radical hydroxyle HO_ qui arrache
un atome d’hydrogène en position
. .
RH + HO →R + H2O
L’arrachement du proton est facilité tant par la chaleur (agitation moléculaire) que par les
rayonnements ou les catalyseurs (métaux tels que Cu, Fe, Co, Mn, Ni…).
•
Une phase de propagation : en présence d’oxygène, il se forme un radical peroxyde (ROO )
qui déstabilise une deuxième molécule d’acide gras polyinsaturés AGPI et conduit à un
hydroperoxyde lipidique (ROOH) et à un nouveau radical, assurant ainsi lapropagation du
processus :
. .
R + O2 → ROO
. .
ROO + RH→ROOH + R
Une phase de terminaison, où se recombinent différents radicaux formés pour aboutir à des
. .
composés stables : R + R →RR
. .
ROO +R →ROOR
. .
ROO + ROO →ROOR + O2
5
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Le stress oxydatif réfère à une perturbation dans la balance métabolique cellulaire durant a
quelle, la génération d’oxydants accable le système de défenses antioxydantes, que ce soit par
uneaugmentation de la production d’oxydants et/ou par une diminution des défenses
antioxydantes [11]. Ce déséquilibre peut avoir diverses origines, citons la surproduction endogène
d’agents prooxydants d’origine inflammatoire, un déficit nutritionnel en antioxydants ou même
une exposition environnementale à des facteurs pro-oxydants (tabac, alcool, médicaments,
rayons gamma, rayons ultraviolets, herbicides, ozone, amiante, métaux toxiques) [13, 11, 14].
L’accumulation des EOR a pour conséquence l’apparition des dégâts cellulaires et tissulaires
souvent irréversibles dont les cibles biologiques les plus vulnérables sont les protéines les lipides
et l’acide désoxyribonucléique [8, 15] (Figure1)
6
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les acides gras polyinsaturés (AGPI) sont la cible privilégiée des EOR en raison de leurs
hydrogènes bis allyliques facilement oxydables. Comme ces derniers sont les lipides maj
majeurs des
membranes cellulaires et des lipoprotéines, on comprend leurs vulnérabilités particulières. L
Les
produits d’oxydation formés peuvent participer en tant que second messager à la régulation de
fonctions métaboliques, de l’expression des gènes et de la prolifération cellulaire. Ils peuvent
aussi, et surtout, se comporter comme des substances toxiques responsable des
dysfonctionnements et d’altérations cellulaires (perte d’acides
d’acid gras polyinsaturés, dimi
diminution de
la fluidité membranaire, modification de l’activité des enzymes et des récepteurs membranaires,
libération du matériel à partir du compartiment subcellulaire [18, 19].. La peroxydation lipidique,
se déroule
oule en trois phases suivantes:
suivantes (illustrées par la figure2).
[Link]
Les trois étapes de la peroxydation lipidique [21]
[21].
7
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
a) l’initiation: l’attaque par un radical OH• du groupement méthylène présent entre deux
doubles liaisons d’acide gras polyinsaturés produit un radical carboné R• (OH• enlève un
atome d’hydrogène du CH2 puis les doubles liaisons subissent un réarrangement moléculaire
conduisant à la formation de diènes conjugués), en présence d’O2 le radical carboné est
transformé en radical peroxyleRO•2 [20].
b) la propagation: le radical RO•2 enlève un hydrogène à un nouvel AGPI voisin qui à son
tour produira un radical R• puis un radical RO•2, une réaction en chaîne s’installe. En
présence de métaux de transitions, les hydroperoxydes formés peuvent subir un clivage au
niveau des liaisons C-C pour donner naissance à divers produits de décompositions ; le
malondialdehyde (MDA) et le 4-hydroxynonéal représentant les produits les plus toxiques de
la peroxydation lipidique [20,19].
c) la terminaison: cette phase consiste à former des composés stables issus de la rencontre
entre deux espèces radicalaires ou le plus souvent par la réaction d’un radical avec une
molécule antioxydante dite ‘briseur de chaîne’ [17].
II.1.2. Les protéines
Les acides aminés des protéines sont la cible des EOR, soit au niveau de leur chaîne
latérale, avec formation de produits d’oxydations, soit au niveau de la liaison peptidique,
entraînant la fragmentation de la chaîne [22]. Si la majorité des acides aminés peuvent être
oxydés par les EOR, les acides aminés soufrés (cystéine et méthionine) et aromatiques
(tyrosine, tryptophane) sont les plus sensibles. L’oxydation des acidesamines génère des
groupements hydroxyles et carbonyles sur les protéines mais peut également induire des
modifications structurales plus importantes comme des réticulations intra ou
intermoléculaires, ce qui affecte leurs fonctionnements, antigénicités et leurs activités, [20,
19, 6]. Les protéines modifiées deviennent généralement plus sensibles à l’action des
protéases et sont alors dirigées vers la dégradation protéolytique au niveau du protéasome
[23].
Les bases puriques, pyrimidiques et le désoxyribose sont la cible privilégiée des EOR, ils
sontalors transformés en produits de fragmentations et en bases oxydées, [24]. Les EOR ont une
grande affinité de réaction avec certaines bases constitutives de l’ADN. La guanine est ainsi
facilement transformée en 8-hydroxy-2’- déoxyguanosine (8-OH-dG) qui est normalement
éliminée par des enzymes de réparation de l’ADN qui peuvent, elles aussi, être victimes de
8
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
l’action des radicaux libres. Si ces systèmes de protection sont débordés ou défectueux, les
altérations du matériel génétique s’accumuleront au
au sein de l’ADN représentant ainsi la première
étape impliquée dans la mutagenèse, la carcinogenèse
car et le vieillissement [19
19].
Un antioxydant peut être défini comme toute substance capable, à concentration relativement
faible, d’entrer en compétition avec d’autres substrats oxydables et ainsi retarder ou empêcher
l’oxydation de ces substrats [25
25].. Les cellules utilisent de nombreuses stratégies anti
anti-oxydantes
et consomment beaucoup d’énergie pour contrôler leurs niveaux d’espèces réactives de ’oxygène
(Figure3).. La nature des systèmes antioxydants diffère selon les tissus et les types cellulaires et
selon qu’on se trouve dans le milieu intracellulaire ou extracellulaire. Les défenses antioxydantes
de notre organisme peuvent se diviser en systèmes enzymatiques et systèmes non enzymatiques
[26].
Figure3.Régulation
Régulation de la production d’espèces réactives
réactives de l’oxygène par les systèmes de
défenses antioxydants [13].
9
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
a. Antioxydants endogènes
Les défenses antioxydantes de l’organisme peuvent se diviser en systèmes antioxydants
nzymatiques (figure4) :
·
-la superoxydedismutase (SOD) :diminue la durée de vie de l’anion superoxyde O2 .
-La glutathion peroxydase (GPx) : détruit le peroxyde d’hydrogène et les peroxydes lipidiques
lipidiques.
-Les molécules piégeurs : le glutathion (GSH), l’acide urique, les protéines à groupement thiols,
biquinone, …etc.
10
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les plantes constituent des sources très importantes d’antioxydants. Les antioxydants naturels dont
l’efficacité est la plus reconnue aussi bien dans l’industrie agroalimentaire que pour la santé humaine
b.1. Tocophérols :
La grande stabilité des huiles végétales, dans les conditions d’oxydation, est due à la présence
d’untaux élevé d’antioxydants naturels dont les plus importants sont les tocophérols qui se
présentent sous quatre formes isométriques: α, β, δ et γ. Les tocophérols protègent contre
l’oxydation naturelle des acides gras, en particulier les acides gras polyinsaturés (AGPI). Ont
signalé qu’une molécule de tocophérol peut protéger 103 à 106 molécules d’AGPI. [12].
Exemple de tocophérol
La vitamine E
La vitamine E est un antioxydant majeur liposoluble. C’est un composé amphiphile, capable de
s’insérerdans les membranes cellulaires : globules rouges, cellules endothéliales, cellules
musculaires, neurones (c’est le seul antioxydant du système nerveux central).
b.2. Caroténoïdes
Les caroténoïdes sont, avec la chlorophylle et les anthocyanes, les pigments les plus répandus
dans la nature. A ce jour, plus de 600 caroténoïdes ont été identifiés, mais seule une quarantaine
est retrouvée régulièrement dans l’alimentation humaine. Une trentaine de caroténoïdes et de
leurs métabolites a été identifiée dans le plasma et les tissus humains, mais 6 caroténoïdes sont
majoritaires : le β-carotène, le lycopène, la lutéine, la β-cryptoxanthine, l’α- Carotène, et la
zéaxanthine. [12] Les sources alimentaires de ces antioxydants naturelles sont présentées dans le
(tableau3)
11
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
12
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
III.1. Définition
Les composants phénoliques sont des métabolites secondaires caractérisés par la présence d’un
cycle aromatique portant des groupements hydroxyles libres ou engagés avec des glucides.
Ils sont présents dans toutes les parties des végétaux (racines, tiges, feuilles, fleurs, pollens,
fruits, graines et bois); et sont impliqués dans de nombreux processus physiologiques comme la
croissance cellulaire, la rhizogénèse, la germination des graines et la maturation des fruits.
Les principales classes des composants phénoliques sont les acides phénoliques (acide caféique,
acide hydroxycinnamique, acide ferulique, acide chlorogenique…), les flavonoïdes, les tanins, et
les [Link] composants phénoliques sont des molécules biologiquement actives, ils sont
largement utilisés en thérapeutique comme vasoconstricteurs, anti-inflammatoires, inhibiteurs
enzymatiques, antioxydants et antiradicalaires, antimicrobiens. [28]
Les plantes produisent un grand nombre de composés, Ils ont des intérêts multiples mis à profit
dans l’industrie : en alimentation, en cosmétologie et en dermopharmacie. Ils se sont surtout
illustrés en thérapeutique et dépassent actuellement 100 000 substances identifiées. Les
produits naturels des plantes peuvent êtres classés en deux catégories, les métabolites primaires
et les métabolites secondaires [29].
13
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
a. Les flavonoïdes
Le terme flavonoïde désigne une très large gamme des composés naturels appartenant à la
famille des polyphénols[31]. Qui peuvent être rencontrés dans une large variété de fruits et de
légumes consommés quotidiennement par l'être humain. En plus de leur rôle dans la
pigmentation des végétaux, certains de ces composés présentent des activités biologiques
d'intérêts, telles que des actions anti- antioxydantes [32], anti-inflammatoires [29, 31, 32],
antihypertenseurs, anti-influenza [29], antifongiques et antivirales [29,33].
b. Les tannins
Les tannins sont des polyphénols polaires [34] très abondants chez les angiospermes, les
gymnospermes et les dicotylédones [35], existent dans presque chaque partie de la plante:
feuilles, fruits et racines, ils sont caractérisés par leur capacité antioxydante et leur propriété
thérapeutique [34] ; Les tannins permettent de stopper les hémorragies et de lutter contre les
infections [36]. Ils sont divisés en deux groupes:
Tannins hydrolysables qui sont des esters d’un sucre (généralement le glucose) et d’un
nombre variable de molécules d’acide phénolique (acide gallique ou acide
héxahydroxydiphénique (HHDP);
Tannins condensés qui sont formés par la condensation des unités flavan-3-ols et flavan-
3-4-diols[31].
c. Les terpènes
Les terpènes forment un groupe de produits naturels largement représenté, Ils sont formés par la
polymérisation des unités à 5 atomes de carbone. Ils constituent le principe odoriférant des
végétaux. Cette odeur est due à la libération des molécules très volatiles.
Des études faites sur des animaux ont montré que certaines classe des terpènes telle que : le béta
sitostérol, comme son glucoside, possèdent des propriétés anti-inflammatoire, antipyrétique,
antinéoplasique et immuno-modulatrice [29]. Aussi, les terpènes sont largement utilisés dans le
secteur de la nutrition humaine (saveur, conservateur) et l’industrie du parfum [37].
14
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
d. Les saponosides
Mot latin « sapon », l’herbe à savon [38] Ils sont des métabolites secondaires hétérosidiques
présents dans de nombreuses plantes et quelques organismes marins. De nature amphiphile, ces
molécules sont connues pour leur propriété tensio-active ou encore leur capacité à lyser les
globules rouges (hémolyse) [39].
e. Les coumarines
Se trouvent dans de nombreuses espèces végétales et possèdent des propriétés très diverses. Ils
sont capables de prévenir la peroxydation des lipides membranaires et de capter les
radicaux hydroxyles , superoxydes et peroxyles. Les conditions structurales requises pour
l’activité antiperoxydante des coumarines sont similaires à celles signalées pour les flavonoïdes
[36].
f. Les alcaloïdes
Les alcaloïdes sont des molécules d'origine naturelle. On les trouve principalement chez les
végétaux, mais aussi chez les animaux et chez certains micro-organismes [38]. Ils ont une nature
basique, contenants de l’azote [29] et sont pharmacologiquement actifs, ils sont utilisés aussi
comme antalgiques majeurs (morphine), pour combattre l’excès d’acide urique (colchicine),
comme substance paralysante/stimulante (curare, caféine), comme anticancéreux (vinblastine,
vincristine).ils sont aussi de forts agents antimicrobiens [40].
Les composés polyphénoliques sont d’ailleurs de plus en plus utilisés en thérapeutique [41]. De
nombreux travaux suggèrent que les polyphénols participent à la prévention des maladies cardio-
vasculaires [42]. Leur consommation se traduit par une augmentation transitoire de la capacité
antioxydante du plasma dans les heures qui suivent le [Link] polyphénols sont associés à de
nombreux processus physiologiques dans la qualité alimentaire,impliqués lorsque la plante est
soumise à des blessures mécaniques. La capacité d’une espèce végétale àrésister à l’attaque des
insectes et des microorganismes est souvent corrélée avec la teneur en composés phénoliques
[43].Ces composés montrent des activités antioxydantes [44,45] ,anticarcinogènes,
antiinflammatoires,antiathérogènes,antithrombotiques analgésiques, antibactériennes, antiviraux
[46], anti-allergènes,vasodilatateurs [47,48](figure5).
15
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
IV.1. Définition
Les flavonoïdes désignent une très large gamme de composés naturels appartenant à la famille
des polyphé[Link] molécules sont considérées comme des pigments
pigments quasiment universels des
végétaux; ils sont responsables de la coloration des fleurs, des fruits et parfois des feuilles. Ils
existent le plus souvent à l’état naturel sous forme d’hétérosides.
IV.2. Classification
16
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
17
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
18
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
IV.3. Biosynthése des flavonoïdesLes flavonoïdes possèdent tous le même élément structural de
base, car ils dérivent d’une origine biosynthétique commune. Le cycle A est formé à partir de
trois molécules de malonyl-coenzymeA (malonyl-CoA), issues du métabolisme du glucose. Les
cycles B et C proviennent eux aussi du métabolisme du glucose, mais par la voie du shikimate
via la phénylalanine qui est convertie en ρ-coumarate puis en ρ-coumaroyl-CoA. Le ρ-
coumaroylCoA et les 3 malonylCoA se condense en une seule étape enzymatique pour former
une chalcone , la 4, 2’,4’, 6’-tétrahydroxychalcone . Le cycle Cse forme par cyclisation de
lachalcone,réaction catalysée par la chalcone-isomérase qui induit une fermeture
stéréospécifique du cycle conduisant à une seule 2(S)-flavanone : la naringénine. Ce cycle
s’hydrate ensuite pour former les différentes classes de flavonoïdes [53]. Des étapes ultérieures
surtout de glycosylation et acylation amènent les flavonoïdes à la forme définitive dans laquelle
elles se trouvent in vivo [54].
Etant de distribution ubiquitaire au sein des végétaux, les flavonoïdes pourraient être à l’origine
des vertus préventifs et curatifs de plusieurs plantes médicinales. La principale propriété,
initialement attribuée aux flavonoïdes, est d’être vasculoprotectrices et venotoniques, car ils sont
capables dediminuerla perméabilité des capillaires sanguins et de renforcer leur résistance [55].
Actuellement, les flavonoïdes sont connus par de remarquables activités pharmaco biologiques
comme entre autres des effets, antivirales, antimicrobiens et anticancéreux (56 ,57]
antiallergiques, anti-inflammatoires, anti-thrombotiques, anti-tumoraux et hépato protecteurs
[58]. Ces activités sont attribuées en partie aux propriétés anti-oxydantes de ces composés
naturels.
Ces dernières années, une importance particulière a été accordée aux propriétés antioxydantes
des flavonoïdes qui sont attribuées à; (i) leur capacité de piéger directement les RL, (ii) de
chélater les ions métalliques impliqués dans la production des EOR via les réactions de Fenton et
Haber-Weiss, (iii) d’inhiber quelques enzymes en particulier les oxydases, (iv) d’activer les
enzymes antioxydantes et (v) de réduire les radicaux α-tocophéryl [59,60,61].
19
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
IV.5.1.
.1. Piégeage direct de radicaux libres
Les flavonoides possèdent une structure chimique aromatique permettant une délocalisation
électronique importante, donc une stabilisation de leurs formes radicalaires. À cause de leur faible
potentiel redox (62Javanovic et al.,1994),
al., les flavonoïdes (Flav-OH)
OH) sont thermo dynamiquement
•
capables de réduire les radicaux libres oxydants (R ) comme le superoxyde, le radical peroxyle, le
•
radical alkoxyle et le OH par transfert d’hydrogène (Figure6).
(
En outre, le radical aroxyle peut interagir avec l’oxygène pour donner une quinone et un anion
superoxyde. Cette réaction qui peut prendre place en présence
présence de taux élevés de métaux de
transition, est responsable de l’effet prooxydant indésirable des flavonoïdes [64]. La capacité des
20
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
flavonoïdes d’agir comme antioxydants dépend donc, non seulement du potentiel redox du
•
couple Flav- O /Flav-OH, mais aussi de la réactivité du radical aroxyle. [65]
De nombreuses études ont établi des relations entre les structures chimiques des flavonoïdes et
leur pouvoir piégeur (scavenger) des radicaux libres [62,66,65,67,68 , 57]. Ces travaux ont pu
conclure que les composés les plus actifs sont ceux qui combinent les critères suivants:
ii) La double liaison C2-C3 en conjugaison avec la fonction 4-oxo sur le cycle C augmente la
capacité radical scavenger des flavonoides [70].
iii) La présence du groupe 3-OH en combinaison avec la double liaison C2-C3 augmente
également la capacité radical scavenger des flavonoides (la substitution du groupement 3-OH
conduit à l’augmentation de l’angle de torsion et une perte de la coplanarité conduisant ainsi à la
réduction de l’activité antioxydante) [70].
21
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Figure7 :Flavonoïdes et leurs sites proposés pour la chélation des ions métalliques [68].
22
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
L’effet antiprolifératif des flavonoïdes pourraient s’expliquer par leur capacité à inhiber l’activité
de certaines protéines kinases (protéine Kinase C ou protéine tyrosine kinase) [82, 83]. Par
ailleurs, les flavonoïdes sont susceptibles de diminuer la libération d’histamine des basophiles et
des mastocytes [84].La phagocytose qui accompagne une infection virale ou bactérienne est
suivie d’une production d’espèces oxygénées réactives par les neutrophiles ce qui va promouvoir
l’inflammation.D’une manière générale, les espèces radicalaires, quelles que soient leurs
origines, peuvent induire des dommages tissulaires, favoriser le processus de vieillissement,
voire être à l’origine de certaines pathologies telles que le cancer et l’athérosclérose [85]. Il est
intéressant de noter que de nombreux flavonoïdes sont capables de contrer cette production
d’espèces oxygénées par les neutrophiles [86]. Les flavonoïdes inhibent également l’adhésion et
l’agrégation desplaquettes. L’hispiduline, une méthoxyflavone, diminue par exemple
l’agrégation plaquettaire en augmentant les taux intracellulaires en AMPc à la suite d’une
inhibition des phosphodiestérases[87]. En effet, l’accumulation. D’une manière générale, les
espèces radicalaires, quelles que soient leurs origines, peuvent induire des dommages tissulaires,
favoriser le processus de vieillissement, voire être à l’origine de certaines pathologies telles que
le cancer et l’athérosclérose [85]. Il est intéressant de noter que de nombreux flavonoïdes sont
capables de contrer cette production d’espèces oxygénées par les neutrophiles [86]. Les
flavonoïdes inhibent également l’adhésion et l’agrégation des plaquettes. L’hispiduline, une
méthoxyflavone, diminue par exemple l’agrégation plaquettaire en augmentant les taux
intracellulaires en AMPc à la suite d’une inhibition des phosphodiestérases[87]. En effet,
l’accumulation d'AMPc plaquettaire semble interférer avec la mobilisation de Ca2+ impliqué
dans l’agrégation de ces cellules [87].
23
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les flavonoïdes sont capables d’agir au niveau de la synthèse des protéines virales. Ce
mécanisme semble être impliqué dans la protection des souris vis-à-vis d’une infection virale à la
Cependant, leur impact semble plus fort sur l’ADN et l’ARN polymérase de la cellule hôte que
sur la reverse transcriptase virale [91,92]. Récemment, des chercheurs ont montré que les
flavonoïdespouvaient avoir une action plus sélective en interagissant avec une glycoprotéine de
surface du virus HIV (la gpl20), empêchant ainsi la liaison du virus à la cellule hôte [93]. Enfin,
les flavonoïdes seraient susceptibles d’inhiber l’intégraserétrovirale du virus HIV-1. Cette
enzyme permet l’intégration du génome viral à celui de la cellule hôte. Des études structure-
activité devraient permettre de montrer quelles sont les molécules les plus actives [94]. En fait, il
semble que l’intérêt éventuel des flavonoïdes ou d’autres micro-nutriments pour combattre le
virus du SIDA n’ait pas été suffisamment [Link]éoriquement, les flavonoïdes pourraient
exercer deseffets antibactériens puisqu’ils sont de puissants inhibiteurs in vitro de l’ADN gyrase
[95]. Une étude a montré l’effet bactéricide de différentes flavanones sur un staphylococcus
24
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Aureus [96].Le mécanisme des effets antimicrobiens des polyphénols est sans doute très
complexe. Parmi les hypothèses avancées, il faut citer :
Nous avons décrit précédemment des propriétés antioxydantes des flavonoïdes mais il ne faut as
Les attaques oxydatives des tissus in vivo induites par la réaction de Fenton sont les sources
biochimiques principales du radical hydroxyle. Cette réaction est dépendante de la présence de
fer non lié aux protéines.
C’est pourquoi la clarification du rôle des métaux réduits actifs et des agents réducteurs comme
25
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les flavonoïdes peuvent aussi empêcher le diabète ou du moins le réduire en inhibant l'enzyme
aldose réductase [100].Ong et Khoo ont reporté que la myricétine possède un effet
hypoglycémiant chez des animaux diabétiques. [101,102].Certains flavonoïdes peuvent entraver
l'athérosclérose et par conséquent réduisent le risque des maladies cardiovasculaires [103].
V.1. Definition
L’inule visqueuse est une plante vivace de la famille des Asteraceae. Le nom inule vient de
l’encient nom de l’anné[Link] par déformation du grec hélénion.L’inule visqueuse est
fréquente en région méditérrané[Link] elle fleurit à la fin de l’été et au début de l’[Link]
affectionne les anciennes cultures (friches) , les décembres,les bords des routes et des
chemins,formant d’abondantes touffes vertes à capitules jaunes, elle est considérée comme assez
[Link] est l’un des qulques représentants du genre Dittrichia. [104].
Elle est l'un des rares représentants du genre Dittrichia, auquel appartient aussi Dittrichia
graveolens (l'inule fétide). Elle est connue au Maroc sous les noms vernaculaires : Terhalâ,
26
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
peuvent être confondues à l'état végétatif mais l'Inule fétide a les feuilles non-dentées. L'inule
visqueuse est une plante vivace Lors de sa floraison, la moitié inférieure de sa tige se lignifie.
(Quezel p., Santa S., 1963. Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques et
méridionales, Tome II, Ed. CNRS, Paris, 590-593.)
Règne:plantae
Classe:Magnoliopsida
Ordre:Asterales
Famille:Asteraceae
Sous-famille: Asteroideae
Genre:Dittrichia
Espèce:Inula
27
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
C. CAPITULE D. LA FEUILLE
28
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
-Anticatharrale
-Digestive
[Link] très utilisée dans les médications traditionnelle [113]. Elle est utiliée pour ses
activités :anti- inflammatoires[114] , anti diabétique[115], anti pyrétiques , et anti septiques[116]
(Tableau 5).
29
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
La Partie
Pays Voie Usages Réf.
plante utilisée
VI. L’inflammation
La réponse inflammatoire est une réponse adaptative engendrée en réponse à des stimuli nocifs
telle qu’une infection ou une agression tissulaire. Elle nécessite une régulation fine,
généralement bénéfique, elle conduit à l’élimination d’éventuels pathogènes et au retour à
l’homéostasie du tissu lésé. Une régulation défectueuse peut engendrer des dommages
irréversibles. Une réponse insuffisante conduit à une immunodéficience pouvant entrainer une
infection secondaire ou même un cancer. Exacerbée, au contraire, elle augmente la morbidité et
la mortalité dans des pathologies comme l’arthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou encore le
diabète. Mal contrôlée, l’inflammation peut s’étendre au reste del’organismevia la circulation
sanguine. Elle peut alors conduire à des dommages tissulaires irréversibles locaux ou
généralisés, parfois à un choc septique entrainant dans les cas les plus graves le décès [123;124].
La réponse inflammatoire est associée au système immunitaire, qui peut-être divisé en deux
branchesinter connectées. L’immunité innée est la plus ancienne. Elle est présente chez tout
organismepluricellulaire. Les cellules du système immunitaire inné possèdent des récepteurs
pattern Recognition Receptors(PRR) et des voies de signalisation hautement conservés pour
détecter et réagir face à une infection ou à une blessure. La détection de ces signaux exogènes
d’origine microbienne, les pathogen-associated Moléculair pattern (PAMPs), ou endogènes, les
alarmines[125] conduire à l’initiation de la cascade inflammatoire et à l’activation d’une réponse
immunitaire acquise ou adaptative [124 ;126] La réponse inflammatoire se déroule en quatre
étapes :
30
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Il s'agit de la réponse immédiate à un agent agresseur, de courte durée (quelques jours à quelques
Il s’agit d’une vasoconstriction artériolaire, très brève de quelques secondes. Elle est due à
l’action du système sympathique, et est très rapidement ressentie puisque douloureuse, expliquée
par la libération d’histamine, de sérotonine et de kinine, l’excitabilité des terminaisons nerveuses
en est la conséquence et va conforter le processus douloureux. Cette constriction n’est pas
innocente sur les plaquettes présentes dans la circulation, laquelle est perturbée. Ces plaquettes
vont alors s’activer. Très vite à cette vasoconstriction, va faire suite une vasodilatation des
vaisseaux sanguins. Le débit local est augmenté et la perméabilité descapillaires est exacerbée,
ce qui explique l’extravasion des cellules sanguines(diapedese) [Figure9]. Ce qui explique en
partie la constitution de la chaleur et de la rougeur. La migration des cellules s’accompagne d’un
transfert de plasma qui crée l’oedème.
31
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les phénomènes vasculo-exsudatifs initiaux permettent l'arrivée dans le foyer inflammatoire des
leucocytes. Les premiers sur place (environ 6 heures) sont les polynucléaires. Le plus souvent,
les polynucléaires sont progressivement remplacés sur le site inflammatoire par les cellules
monocytes. Parmi celles-ci, les macrophages ont pour fonction d'assurer la détersion grâce à leur
capacité de phagocytose. Il s'y associe des lymphocytes et des plasmocytes qui participent à la
réponse immune spécifique de l'antigène [123]. L’afflux des cellules, fait que celles-ci vont
d’abord se marginaliser sur le site de l’agression en environ 30 minutes. C’est à ce moment
qu’on pourra constater « in situ » la présence de polynucléaires neutrophiles, lesquelles sont
plaqués le long des cellules endothéliales de l’endroit concerné. Ces cellules vont traverser la
paroi, grâce à de nombreux facteurs attractants comme l’IL8, C5a et LTB4 (Figure10). Ces
cellules vont en effet ingérer les éléments lésés. Cette fonction n’est pas simple. Elle repose sur
32
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
la dégranulation des composants internes de la cellule. Ceci conduit à la sécrétion des protéases
(élastase et collagénase), et la libération des radicaux libres. Les polymorphonucléaires
neutrophiles(PMNs) vont contribuer à l’éradication des corps étrangers (s’il y a lieu) ou des
tissus lésés (en cas de traumatisme par exemple). Dans ce type de situation, la réaction va
s’arrêter mais ceci n’est pas toujours le cas et les macrophages dont le pouvoir phagocytaire est
important, vont intervenir. Ceci constitue le passage de la réaction inflammatoire proprement
dite à la réaction immunitaire et la mise en place des processus inhérents [127].
Les macrophages vont alors sécréter des cytokines et des médiateurs qui vont induire la phase de
cicatrisation et de régénération tissulaire. Le retour à un état physiologique consiste dans un
premier temps en la réparation de l’endothélium par les cellules endothéliales elles-mêmes, ces
cellules pouvant produire et remodeler les éléments de leur stroma (collagène de type I et III) ou
de leur lame basale (collagène de type IV et V, laminine). Si l’atteinte est plus sérieuse et
entraîne une destruction du tissu atteint, d’autres cellules vont intervenir pour réparer le nouveau
tissu. Les macrophages vont participer al’angiogenèse, mais ce sont surtout les fibrocytes puis
les fibroblastes qui vont produire les protéines matricielles des tissus intercellulaires, comme le
collagène, la fibronectine et la laminine pour permettrela reconstruction des tissus. Le système de
l’angiogenèse est ainsi remis au repos et la réaction inflammatoire peut s’éteindre[129].
33
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Figure 10 : Processus de migration des neutrophiles a travers les vaisseaux sanguins [128]
Les protéases plasmatiques comprennent le complément (activation par la voie classique ou par
la voie alterne en fonction des stimuli, produisant des fragments chémoattractants tels que le C3a
et le C5a), les kinines dont la cascade est initiée par différentes lésions tissulaires exposant du
collagène ou des membranes basales et permettent d'activer le facteur XII, enfin des facteurs
protéiques de coagulation et de fibrinolyse activant également le facteur XII qui génère de la
plasmine, elle-même responsable de la production de médiateurs inflammatoires [127]. Le
tableau 1 résume l’origine et les effets des plus importants médiateurs chimiques de
l’inflammation.
35
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les éosinophiles sont également recrutés au site de l'inflammation aiguë, en particulier lorsque
celle-ci est le fait d'une réaction allergique respiratoire, gastro-intestinale ou cutanée. Les
plaquettes contribuent au processus inflammatoire par la libération de nombreux médiateurs
incluant le fibrinogène, le plasminogène, des protéases plasmatiques ainsi que de la sérotonine.
VI.4. Anti-inflammatoires
VI.4.1. Anti-inflammatoire non stéroïdiens
Les anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont une des classes thérapeutiques les plus
tilisées dans le monde en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, anti-pyrétique et
antalgiques. Actuellement, il y a plus de 50 différents AINS sont sur le marché mondial.
Le mécanisme d’action des AINS a été précisé par les travaux de Vane en 1971, il repose en
grande partie sur l’inhibition compétitive, réversible ou non, de la cyclooxygénase, enzyme qui
permet la production de prostaglandine à partir de l’acide arachidonique. Cette caractéristique
commune à tous les AINS conduit à une diminution de la production des prostaglandines
(notamment la PGE2 et la PGI2), importants médiateurs de l’inflammation (Figure11). Même si
d’autres modes d’action existent, cette activité explique largement lespropriétés
pharmacologiques et thérapeutiques des AINS, mais aussi une partie de leurs effets secondaires
en raison du rôle ubiquitaire et des fonctions physiologiques des prostaglandines (Nicolas et al.,
2001). Ainsi, la production exagérée de prostaglandines en situation pathologique participe à
l’inflammation (vasodilatation, augmentation de la perméabilité capillaire) et à la douleur
(sensibilisation des nocicepteurs) alors que sa production basale permet l’homéostasie tissulaire
(production de mucus, de bicarbonates et maintien du flux
36
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) constituent une vaste famille de médicaments dérivés
du cortisol, principal glucocorticoïde surrénalien. Les glucocorticoïdes sont des substances
dérivées du cholestérol, dont la production est stimulée par l’ACTH libérée selon un cycle
nycthéméral par le lobe antérieur de l’hypophyse.
Dans les tissus cibles, les glucocorticoïdes se fixent à leurs récepteurs des glucocorticoïdes (GR)
du cytoplasme de la cellule. Après quoi, le complexe récepteur-ligand formé pénètre dans le
noyau cellulaire où il se fixe à de nombreux éléments de réponse aux glucocorticoïdes dans la
région du promoteur des gènes-cibles. Le récepteur, ainsi fixé à la molécule d'ADN
37
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Le mécanisme opposé est appelé transrépression. Le récepteur hormonal activé interagit avec des
facteurs de transcription spécifiques et prévient la transcription des gènes-cibles. Les
glucocorticoïdes sont capables d'empêcher la transcription de tous les gènes immuns, incluant
38
CHAPITRE I REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
39
CHAPITRE II MATERIEL ET METHODES
MATERIEL ET METHODES
[Link]ériel
[Link]ériel biologique(Echantillonnage)
[Link]ériel végétal
l’espèce sélectionnée « [Link] » a été récoltée dans une espace université mentouri en Mars
2014 et identifiée par Mr. Lounisyoucefkhodja au laboratoire d’obtention des Biologie Appliqué
MAB,àl’université [Link] partie aérienne(feuilles,fleurs et tiges) de la plante
récoltée a ensuite été séchée à l’abri de l’humidité et de la lumière du soleil pendant 1
[Link],la plante séche a été pulvérisée au broyeur pour obtenir une poudre fine pour qu’elle
soit prête à l’utilisation.
DPPH,diclofénac,BSA,Gumme ,Arabique,K2HPO4,KH2PO4,K3Fe(Cn)6,FeCl3,Parmi
l’appareillage utilisé :,spectrophotométreUV-Visible double faisceau (JENWAY 6305
UV/VIS),Chambre d’observation UV « 264/3645 nm »(VILBERCOURMAT),Bain
Marie(MEMMERT),Etuveuniversselle de 5 à220°C avec ventilation (MEMMERT),Agitateur
magnétique (SCILOGEX), vortex (VELP), Balance (OHAUS). PH mètre.
40
CHAPITRE II MATERIEL ET METHODES
II.Méthodes
II.1. Préparation de l’extrait végétale
II.1.1. Préparation de l’extrait total aqueux
La préparation de cet extrait consiste à macérer 80 g de la partie aérienne de poudre végétale ans
2L d’eau distillée. Le macérât est homogénéisé pendant 24 heures à l’aide d’un agitateur
magnétique de type (SCILOGEX). L’homogénat est filtré successivement 2 fois sur du coton
hydrophile puis une fois sur du papier filtre Wattman N°1. Le filtrât obtenu est évaporé à l’aide
d’une étuve de type (MEMMERT) à 50°C pour donner une poudre qui constitue ETAIV .
41
CHAPITRE II MATERIEL ET METHODES
42
CHAPITRE II MATERIEL ET METHODES
dans le HCl 0.1N) ont été ajoutés successivement avec un intervalle de temps d’une minute.
Après 15 minutes, 5 ml de la solution stabilisante (contenant 30 ml Gomme Arabique 1 %, 30 ml
acide phosphorique 85 % et 90 ml de l’eau distillée) ont été ajoutés et l’absorbance a été lue à
700 nm. La concentration des polyphénols totaux a été calculée à partir de l’équation de
régression de la courbe d’étalonnage de l’acide gallique (figure 19) (0-200 μg / ml) et exprimée
en milligrammes équivalents d’acide gallique par grammes du poids d’extrait (mg EAG / g E).
[137,138]
43
CHAPITRE II MATERIEL ET METHODES
[Link]é Anti-inflammatoire
La solution contrôle produit (0,5 ml) composé de 0,45 ml d’eau distillé et 0,05 ml d’extrait
La solution standard test (0,5 ml) compose de 0,45 ml de la solution aqueuse de BSA 5 % et 0,05
Le contrôle représente 100% des protéines dénaturées ; et les résultats sont comparé avec le
diclofenac sodium ( 250ug/ml) .
44
Chapitre III Résultats et Discussion
EAIV 20 g 25%
45
Chapitre III Résultats et Discussion
composés EAQIV
Tanins +
Apparition d’une coloration bleue noire et un précipité après 3min
Saponosides +
+
Flavonoïdes Apparition d’une couleur jaune
+
Composés
réducteurs Apparition de deux phases, une colorée en brun rouge et la
deuxième en bleu-vert.
Coumarines +
Alcaloïdes sels -
Les résultats sont interprétés comme suit:(+) Réaction positive, (-) Réactions négatives
L’étude phytochimique d’EAIVa montré que cette plante contient: des flavonoïdes,
dessaponosides, des tanins, des coumarines, des composés réducteurs, et absence des
alcaloïdes sels. Ce qui confirme les travaux de [146]qui a été révélé la présence
desesquiterpenicacids,1,3-dicaffeoylquinic acid [147]Saponosides, Tanins et Coumarines
chez [Link] La richesse de ce extrait en composés chimiques actifs pourrait expliquer son
utilisation traditionnelle comme un agent anti-gale, anti-inflammatoire [148, 149, 150, 151
gamme d'etalonnage
1,8
1,6
1,4
y = 0,041x + 0,010
1,2 R² = 0,999
1
Abs
Rutine
0,8
0,6
0,4 y = 0,017x + 0,030
R² = 0,996
0,2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
[Cmg/ml]
La détermination des taux des flavonoïdes par la méthode de trichlorure d’aluminium révèle
que l’extrait aqueux I .viscosa est riche en flavonoides .et Suivant la figure ci
ci-dessus, les
teneurs en flavonoïdes, exprimés en mg équivalent quercétine
quercétine ou rutine par g extrait sont:
6,29± 0,21 mgEQ/gEet 8, 36±
± 0,28 mg ER/gE respectivement.
47
Chapitre III Résultats et Discussion
EARIV
9 EAQIV
8
mg ER/g extrait 6
5
4
3
2
1
0
CmgEQ/g CmgER/g
Et les calcules quisont effectués à partir de la courbe d’étalonnage de la rutine montre que, la
concentration des flavonoides dans ce extrait est Supérieures à celles de la quercétine parce
que la pente de la courbe d’étalonnage de la rutine égale àla moitié de celle de la quercétine
(Figure14, section matériel et méthodes).
Il ya quelques années , une étude détaillée sur (( L. ) Asteraceae ,Inuleae ) Inula viscosa .a
révélé la présence de 16flavonoïdes aglycones ,dont certainessont trouvées dans l'extrait
acétoniquedelaparties aériennes[153]et Comme cette plante as le nom d' espèce viscosa due
au matière résineuse consiste des terpénoïdes , tels que les acides sesquiterpéniquesdécrit dans
les références [154,155]ilsontsupposé que la matière résineuse contient des flavonoïdes
aglycones comme c'estune caractéristique bien connue de beaucoup Asteraceae [156 ] et aussi
les autres familles des plantes [157]
Donc Cette richesse identifiés par nos résultats est due probablement a la présence des
Flavonoïdes aglycones qui ont été également signalés dans Inula cappa, recueillies dans
l'Assam ,Indta. Cette espèce présente trois flavonoïdes ont été trouvés dans un extrait
chloroformique de la partie aérienne. La même chose, aussi est probablement vrai pour les
sesquiterpénoïdes signalés dans plusieurs espèces Inula et des flavonoïdes ont été isolés par
48
Chapitre III Résultats et Discussion
EW près de Narbonne -Plage dans le sud de France en Août 1985 et de Vinaroz en Espagne
enAoût
0,8
Absorbance
0,6
y = 0,004x + 0,033
0,4 R² = 0,997
0,2
0
0 50 100 150 200 250
Concentration (μg/ml)
Les polyphénols totaux dans ce extrait sont dosés selon la méthode de bleu de Prusse
modifiée par [158]
La teneur en composés phénoliques d’extrait a été calculer à partir de la courbe d’étalonnage
et exprimée en milligrammes équivalent en acide gallique par 100 gramme de la matière
sèche, la mesure de la densité optique a été effectuée à la longueur d'onde de 760 nm. Les
résultats obtenus sont présentés dans le( Figure16)suivant:
49
Chapitre III Résultats et Discussion
75
70
65
60
55
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
CE [Link] mgEAG/g E
D’après les résultats présentés dans le figuren°17l’EAIV est riche en polyphénols (70,826087
± 0.036 mg EAG / g E)
L’examen de ces résultats permet de mettre en évidence une corrélation entre la teneur des
extraits en flavonoïdes et en composés phénoliques. Ceci est logique étant donné que les
flavonoïdes représentent les composés majoritaires des polyphénols. , le système
FeCl3/K3Fe(CN)6 confère à la méthode la sensibilité pour la détermination « semiquantitaive
» des concentrations des polyphénols, qui participent à la réaction rédox [159] [160] Le
pouvoir réducteur d’ extrait de la plante est dose dépendante (concentration dépendante). Le
pouvoir réducteur de l’espèce Inulaviscosaest probablement dû à la présence de
groupement,hydroxyle dans les composés phénoliques qui peuvent servir comme donneur
d’électron. Par conséquent, les antioxydants sont considérés comme des réducteurs et
inactivateurs des oxydants [161]. Quelques études antérieures ont également montré que le
pouvoir réducteur d’un composé peut servir comme unindicateur significatif de son activité
antioxydante potentielle [162,163].
50
Chapitre III Résultats et Discussion
Les profiles d’activité antiradicalaire obtenus (Figure19) révèlent que les extraits de [Link]
possèdent une activité antiradicalaire dose dépendante, les concentrations d’extraits et
standard qui piègent 50 % du radical DPPH (IC50)(Figure20). C’est un paramètre utilisé pour
estimer l’activité antioxydante. Plus cette concentration est faible plus l’effet antioxydant est
très élevé (Brand-Williams et al., 1995; Tsimogiannis and Oreopoulou, 2004; Atoui et al.,
2005). L’EAIV possède un effet scavenger puissant avec une valeur de IC50 (0,090± 0,0018
mg / ml)inferieur Troie fois de cellede BHT (0,0318± 0,00064 mg / ml)antioxydant
standard ;les IC50 a tété déterminée(Figure18)
51
Chapitre III Résultats et Discussion
90
80 y = 479,7x + 34,70
R² = 0,935
70
inhibition (%) 60
50
40
30
20
10
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12
C BHT(ug/ml)
pourcentage d'inhibition %
120 y = 243,3x + 27,88
R² = 0,824
100
80
60
40
20
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4
EAQIV mg/ml
52
Chapitre III Résultats et Discussion
0,1
0,09
0,08
0,07
0,06
0,05
0,04
0,03
0,02
0,01
0
IC 50 BHT IC 50 Inula viscosa
Tableau9: Les concentrations des composés phénoliques qui inhibent 50 % du radical DPPH.
Echantillons IC50(ug/ml)
Rutine 4,25 ±0,18
Quercitine 3,22±0,029
Acide gallique 0,58±0,01
55
Les composés phénoliques (acide gallique, quercétine et rutine) Tableau9possèdent une
activité anti-radicalaire très élevée et supérieure à celle du BHT. Le plus actif est l’acide
gallique avec une IC50 d’environ 0.58 ± 0.01 μg / ml, ensuite la quercétine et la rutine qui ont
des IC50 de 3.22 ± 0.029 et 4.25 ± 0.18 μg / ml, respectivement. Les résultats du présent
travail sont relativement en accord avec les études suivantes:[164]ont montré que l’effet
scavenger des extraits méthanoliquesde 5 espèces du genre Phyllanthus sur le radical DPPH
est en ordre suivant: Phyllanthusdebilis(87.24 %) > acide ascorbique (77.75 %) >P.
urinaria(73.18 %) > BHT (72.20 %) >P. virgatus(63.21 %) >P. maderaspatensis(48.90 %)
>P. amarus(38.67 %) à concentrationde 25 μg / ml. De plus, Dastmalchi et ses collaborateurs
(2008) ont déterminé que l’extrait éthanolique de Melissa officinalisL. est capable de piéger le
53
Chapitre III Résultats et Discussion
54
Chapitre III Résultats et Discussion
De 250 µg/ml
EAIV 79.47±10.9
La dénaturation des protéines est parmi les causes de l’inflammation [171, 172] . La
production d’auto-antigènes dans les maladies inflammatoire peut être due à la dénaturation
des protéines in vivo. Le mécanisme possible de la dénaturation consiste à l’altération des
liaisons électrostatique, hydrogène, hydrophobe et disulfure qui maintien la structure
tridimensionnelle des protéines[171,173]
55
Chapitre III Résultats et Discussion
56
Conclusion générale :
Dans la deuxième partie, nous sommes intéressés par l’étude des propriétés
Antioxydantes et anti inflammatoire par deux techniques .
Le potentiel antioxydant a été confirmé par les méthodes non enzymatiques. L’EAIV
possède un effet scavenger sur le radical DPPH élevé avec un IC50 de (0,090 mg / ml)
,et l’etudes de Activité anti-inflammatoire in vitro effectuée selon la méthode
d’inhibition de la dénaturation des protéines présentent un pourcentage d’inhibition de
79,47% .
Ces propriétés est en corrélation avec la teneur en phénols totaux plus
particulièrement les flavonoïdes ,et de tous les résultats obtenus, nous avons déduit
que l’extrait aqueux de la partie aérienne de la plante inula viscosa. présente une
bonne activité antioxydante et anti-inflammatoire qui pourrait être utilisé dans le
domaine pharmaceutique et Pour plus d’efficacité, de nombreuses perspectives
peuvent être envisagées :
Elargir le panel des activités antioxydantes in vitro et in vivo et pourquoi pas d’autres
tests biologiques : antitumorale, anticancéreuse et anti-analgésique Caractériser et
isoler les principes actifs responsables à ces propriétés pharmacologiques.
Abstract
The antioxidant compounds are the subject of many works because, in addition to
their use as conservatives in the foodstuffs by replacing synthesis antioxidants, they
intervene in the treatment of many diseases. Within the framework of discovered new
antioxidants from the natural sources, we have investigated in this work, the study of
phenolic compounds and the evaluation of the antioxidant and antiinflamatory
properties of [Link] aqueuse extract
The first part of this study concerns the extraction and the quantification of total
phenolics and flavonoids, by bleu of Prusse and the aluminium trichloride
respectively .The results obtained showed the richness of [Link], of phenolic
compounds which the content of 70,82 mg EAG/gE and The flavonoïds contents
expressed as quercetine equivalent were about 6,29± 0,21 mgEQ/gE .
The second part is the study of the antioxidant and antiinflamatory activity of the
plant extract using twoo techniques: DPPH radical scavenging and inhibition of
proteines dénaturation methode .
The antioxidant activity methods showed that EAIV have a strong scavenging of
radicals DPPH• (EC50 0,090± 0,0018 mg / ml) compared to BHT. And inhibition of
protein denaturation by 79.47% . These results suggest that this plant can be used to
treat diseases and inflamation that require the scavenging of free radical.
Keywords: : inula viscosa ,activité antioxydant , radicaux libres , polyphénols et
flavonoïdes , inflammation ,DPPH.
Résumé
Les composés antioxydants font l’objet de nombreux travaux car, en plus de leur
utilisation comme des conservateurs dans les denrées alimentaires en remplaçant les
antioxydants de synthèse, ils interviennent dans le traitement de nombreuses maladies.
Dans le cadre de la découverte de nouveaux antioxydants à partir des sources
naturelles, nous nous sommes intéressés dans ce travail à l’étude des composés
phénoliques et l’évaluation des propriétés antioxydants et anti-inflammatoire
d’extrait aqueux de plante médicinale Algérienne [Link].
La première partie de cette étude concerne l’extraction et la quantification des phénols
totaux et des flavonoïdes selon la méthode de bleu de Prusse ,et le trichlorure
d’aluminium respectivement. Les résultats obtenus ont montré la richesse de
[Link], des composés phénoliques avec un teneur de 70,82 mg EAG / GE et le
contenus des flavonoïdes est de 6,29 ± 0,21 mgEQ/gE étaient exprimée en
équivalent quercétine par g extrait .
inflammation ,
اﻟﻤﻠﺨﺺ
ﺗظل اﻟﻣرﻛﺑﺎت اﻟﻣﺿﺎدة ﻟﻸﻛﺳدة ھﻲ ﻣوﺿوع اﻟﻌدﯾد ﻣن اﻟدراﺳﺎت اﻟﻌﻠﻣﯾﺔ ،ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ اﺳﺗﺧداﻣﮭﺎ ﻛﻣﺎدة ﺣﺎﻓظﺔ
ﻟﻸﻏذﯾﺔ ﻓﺎﻧﮭﺎ ﺗﺳﺗﻌﻣل ﻓﻰ ﻋﻼج اﻟﻛﺛﯾر ﻣن اﻷﻣراض و ﻣﻧذ اﻛﺗﺷﺎف اﻣﻛﺎﻧﯾﺔ اﺳﺗﺑدال اﻟﻣواد اﻟﻣﺿﺎدة ﻟﻼﻛﺳدةاﻻﺻطﻧﺎﻋﯾﺔ
ﻓﻰ ﺑﻣواد ﻣﺿﺎدة ﻟﻼﻛﺳدة ﺟدﯾدة ﻣن ﻣﺻﺎدر طﺑﯾﻌﯾﺔ،و ﻓﻰ اطﺎر اﻟﺑﺣث ﻋن ﻣﺿﺎدات ﻟﻠﺗﺎﻛﺳد ﺟدﯾدة ﻧﺣن ﻣﮭﺗﻣون ﻓﻲ ھذا
اﻟﻌﻣل ﻟدراﺳﺔ اﻟﻣرﻛﺑﺎت اﻟﻔﯾﻧوﻟﯾﺔ وﺗﻘﯾﯾم ﺧﺻﺎﺋص ﻣﺿﺎدة ﻟﻸﻛﺳدة واﻟﻣﺿﺎدة ﻟﻼﻟﺗﮭﺎﺑﺎت ﻣن اﻟﻣﺳﺗﺧﻠص اﻟﻣﺎﺋﻲ ﻟﻠﻧﺑﺗﺔ
اﻟطﺑﯾﺔ اﻟﺟزاﺋرﯾﺔ[Link].
.أوﻻ اﻟﺟزء اﻷول ﻣن ھذه اﻟدراﺳﺔ ﺗﺗﻌﻠق اﺳﺗﺧﻼص وﺗﻘدي ﻛل ر ﻣن اﻟﻔﯾﻧوﻻت واﻟﻔﻼﻓوﻧﯾدات وﻓﻘﺎ ﻟطرﯾﻘﺔ اﻷزرﻗوﺛﻼﺛﻲ
اﻟﺑروﺳﻲ و ﺗﻘﻧﯾﺔ ﻛﻠورﯾد اﻷﻟوﻣﻧﯾوم ﻋﻠﻰ اﻟﺗواﻟﻲ ،ﻛﺎن اﻟﻣرﻛﺑﺎت أظﮭرت اﻟﻧﺗﺎﺋﺞ ﺛراء [Link]ﺑﺎﻟﻣرﻛﺑﺎت اﻟﻔﯾﻧوﻟﯾﺔ
70.82.ﻣﻠﻎ GE /EAGوﻣﺣﺗوى اﻟﻔﻼﻓوﻧوي ب mgEQ / GE 6.29ﻛﯾرﺳﯾﺗﯾن ﯾﻌﺎدل ﻏرام اﻟواﺣد ﻣن اﻟﻣﺳﺗﺧﻠص.
اﻣﺎ اﻟﺟزء اﻟﺛﺎﻧﻰ ﻣن ھذه اﻟدراﺳﺔ ﻓﺗﻣﺛل ﻓﻰ ﺗﻘدﯾر اﻟﻧﺷﺎط اﻟﺿد اﻻﻟﺗﮭﺎﺑﻰ و ﺿد ﺗﺎﻛﺳدى ﻟﻧﺑﺎتinula. Viscosa
090و ذﻟك ﻣن ﺧﻼل DPPHوﺗﺛﺑﯾط اﻟﺑروﺗﯾﻧﺎت ھذا وﺑﯾﻧت ﻧﺗﺎﺋﺞ ھذه اﻟدراﺳﺔ ان ﻟﻠﻣﺳﺗﺧﻠص اﻟﻧﺑﺎﺗﻰ ﯾﺳﺗطﯾﻊ ﺗﺛﺑﯾط ﺟذر
ب ﺗﻘﻧﯾﺗﻰ ﺗﺛﺑﯾط ال DPPHالIC50
و ﻣن ﺧﻼل ھذه اﻟﻧﺗﺎﺋﺞ ﻓﺎن ﻟﮭذه اﻟﻧﺑﺗﺔ ﺧﺻﺎﺋص ﻣﺿﺎدة ﻟﻼﻛﺳدة و ﻣﺿﺎدة ﻟﻼﻟﺗﮭﺎب ﯾﻣﻛن اﺳﺗﻐﻼﻟﮭﺎ ﻟﻌﻼج اﻟﻛﺛﯾر ﻣن
اﻻﻣراض ﺧﺎﺻﺔ اﻟﺗﻰ ﯾﻧﺗﺞ ﻋﻧﮭﺎ ﺗﺣرﯾر اﻟﺟذور اﻟﺣرة
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