1
DEDICACE
A L’issue de ce cursus académique qui m’a offert une expérience de vie, nous
dédions ce travail ma charmante mère SELO MBUKA flore ainsi qu’au
SONGABIO SONG trésor et SONGABIO WANGILA Nicky ; eux qui se sont
toujours amenés corps et âme, pour nous assurer un futur meilleur.
MAKAL KAZADI Jonathan
2
REMERCIEMENTS
Au terme de notre cursus à l’institut du pétrole et du gaz, IPG en sigle,
nous nous sentons joyeux et sommes énormément reconnaissants envers notre
DIEU, fidèle et trop responsable ainsi que Tout-puissant, pour sa fidélité, sa
responsabilité et pour son amour ainsi que sa protection à notre égard.
Notre profonde reconnaissance à Monsieur Blaise MAKUALA
MAVAMBU qui a accepté d’assurer la direction de ce travail malgré ses
occupations. Ses remarques et son savoir-être ont marqué notre cœur.
Nos sincères remerciements à l’endroit de tous les membres du corps
académiques et administratif de l’IPG, pour leur sens d’amour à notre égard et la
qualité de formation reçue.
Nos sincères remerciements aux entreprises :
LEREXCOM PETROLEUM, OCC, REGIDESO, MINISTERE DES
HYDROCARBURE, ONATRA ET LEARDISHIP Ainsi que a leurs agents pour
l’encadrement reçu durant le stage bloqué
Nos sincères remerciements à Messieurs : MARCEL MBUYI, TONTON
LUWAMO ET PIERRE NGUNZA pour avoir assuré la coordination de ce stage
bloqué.
Grand merci à tous les membres de notre famille, nos frères ou
cousin(es) pour leur amour et leur soutient témoignés à notre faveur : MAKAL
Jessica, MAKAL Naphtalie, MAKAL Pascal, MAKAL Teba, COUPLE
SONGABIO, MBUKA Lucienne, MBUKA Silvie.
Nous remercions nos amis et connaissances : Elie KANZA, Josué
KILANDANI, Bénédicte NSOMBI, Jonas lumbu (co-directeur), Junior
MBELENGA.
Que tous ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, de loin ou
de près, à notre formation ; et dont les noms ne sont pas cités sur cette page,
trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude et de nos sincères
remerciements.
MAKAL KAZADI Jonathan
3
LISTE DES ABREVIATIONS
Mt : méga tonne
ATP : Adénosine triphosphate
APAP : Acétaminophène
NAPQI : N-acétyl P-benzoquinone imine
UCB : Union de chimiste belge
BP : Basse pression
HP : Haute pression
DME : Diméthyléther
CYP : Cytochrome P450
NAD : Nicotinamide adénine dinucléatide
4
LISTE DE FIGURES
Figure I.1 : proportion des gaz associés au CO2 dans l’air
Figure I.2 : diagramme de phase pression-température du dioxyde de carbone
montrant le point triple et critique
Figure I.3 : la solubilité du CO2
Figure I.4 : photosynthèse
Figure I.5 : la réduction du CO2 dans l’atmosphère
Figure II.1 : structure de la molécule para-acétylaminophénol
Figure II.2 : spectre d’absorption de cuve au labo
Figure II.3 : estimation spectrophotométrie
Figure III.1 : géographie du lac Kivu
5
LISTE DE TABLEAU
Tableau I.1 : structure de la molécule du dioxyde de carbone
Tableau I.2 : propriété physique du CO2
Tableau III.1 : Composition en gaz méthane et dioxyde de carbone du lac Kivu
en fonction de la profondeur
6
INTRODUCTION
I. PROBLEMATIQUE
Le lac Kivu, situé dans la partie Est de la République Démocratique du Congo,
regorge d’importantes quantités de gaz dissous. Cette masse de gaz, en
concentration croissante dans l’eau, pourrait constituer un danger permanent
pour la population environnante de ce lac. Ainsi, beaucoup d’experts
scientifiques prédisent les risques d’explosion et d’éruption de gaz conduisant
aux glissements de terrains ou tremblements de terre.
Ces gaz que renferme le lac, outre leurs effets dévastateurs, peuvent constituer
une manière première importante, soit pour la production de l’énergie, soit pour
la fabrication produits d’usages courants à haute valeur marchante.
Ainsi, dans le cadre de Cette étude, nous nous proposons une voie de
valorisation de CO2 extrait de ce lac, par la production du para-
acétylaminophénol qui est la molécule active de base pour la production du
paracétamol.
Pour mener à bon port cette étude, les réponses aux questions suivantes sont
donc indispensables :
Comment extraire le CO2 du lac ?
Quels sont les procédés mis en jeu pour transformer le CO 2 en para-
acétylaminophénol ?
Comment évaluer quantitativement les procédés envisagés ?
II. HYPOTHESE
L’extraction par auto-pompage pourrait être un choix judicieux, car elle présente
certains avantages, entre autres la faible consommation d’énergie et la flexibilité
d’installation.
Plusieurs procédés sont mis en jeu pour transformer le CO 2 en para-
acétylaminophénol. Les principaux sont : l’hydrogénation, la déshydratation, la
trimérisation, la nitration, la diazotation, l’oxydation et l’acétylation.
En vue d’une bonne faisabilité des procédés, les calculs des bilans matières
pourraient orienter sur les quantités des flux entrant et sortant de chacun des
procédés.
7
III. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Le choix porté sur ce sujet est motivé par le fait que jusqu’à l’heure actuelle, il
n’existe aucune industrie implantée à l’Est de la R.D.C, pour valoriser le CO 2 de
ce lac, et que cette étude pourrait donc être une contribution technique à
l’élaboration des projets industriels avenirs tendant à la fabrication du
paracétamol à partir de ce gaz.
Cette étude présente un intérêt capital dans la mesure où l’extrapolation de ses
résultats à l’échelle industriel, pourrait permettre l’exploitation du CO 2 de ce lac,
avec comme avantages, la sauvegarde de l’environnement et l’initiation des
projets industriels qui peuvent impacter positivement sur l’économie national.
IV. DELIMITATION DE SUJET
Le présent travail est délimité dans le temps et dans l’espace.
Dans le temps, il tient compte de données de concentration en gaz disponibles
jusqu’en 2020, car les données actualisées de l’année 2021 n’ont pas encore été
révélées.
Dans l’espace, le CO2 qui est utilisé comme matière de base pour la production
de para-acétylaminophénol est celui extrait exclusivement du lac Kivu, compte
tenu de la nécessité de son exploitation, bien que l’atmosphère et les processus
de fermentation des matières biologiques peuvent être des sources productrices
permanentes de ce gaz.
V. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE
Pour une bonne élaboration de ce travail, nous avons recouru aux méthodes et
techniques qui ont permis de soutirer des informations, les analyser et les
interpréter.
La méthode documentaire et la technique d’interview ont permis respectivement
de consulter les ouvrages en rapport avec le sujet exploité et de récolter des
informations auprès des experts spécialistes du lac Kivu.
8
VI. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail renferme trois chapitres
suivants :
Le premier aborde la prise de vue sur le gaz carbonique ;
Le deuxième parle de l’aperçu sur le para-acétylaminophénol ;
Le troisième s’articule sur l’obtention du para-acétylaminophénol à partir
du CO2 de lac Kivu.
9
Chapitre I : PRISE DE VUE SUR LE GAZ CARBONIQUE
I.1. STRUCTURE MOLECULAIRE
Le dioxyde de carbone, aussi appelé gaz carbonique ou anhydride carbonique,
est un composé inorganique dont la formule chimique est CO 2, la molécule
ayant une structure linéaire de la forme O=C=O. Il se présente, sous les
conditions normales de température et de pression, comme un gaz incolore,
inodore, à la saveur piquante.1
Géométrie de la
Structure moléculaire Représentation spatiale
molécule
Tableau I.1 : Structure de la molécule de dioxyde de carbone
Le dioxyde de carbone est utilisé par l'anabolisme des végétaux pour produire de
la biomasse à travers la photosynthèse, processus qui consiste à le réduire par
l'eau, grâce à l'énergie lumineuse reçue du soleil et captée par la chlorophylle, en
libérant de l'oxygène pour produire des oses, et en premier lieu du glucose par le
cycle de Calvin. Le dioxyde de carbone est libéré, à travers le cycle de Krebs,
par le catabolisme des plantes, des animaux, des fungi (mycètes ou
champignons) et des micro-organismes. Ce catabolisme consiste notamment à
oxyder les lipides et les glucides en eau et en dioxyde de carbone grâce à
l'oxygène de l'air pour produire de l'énergie et du pouvoir réducteur, sous forme
respectivement d'ATP et de NADH + H+. Le dioxyde de carbone est, par
conséquent, un élément fondamental du cycle du carbone sur notre planète. Il est
également produit par la combustion des énergies fossiles telles que le charbon,
le gaz naturel et le pétrole, ainsi que par celle de toutes les matières organiques. 2
1
[Link]
2
[Link]-European Industrial Gases Association
10
Figure I.1 : Proportions des gaz associés au CO2 dans l’air
I.2 PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
I.2.1 Propriété physique3
Le CO2 existe sous forme liquide au-dessus du point triple (5,18 bars ; -56,6°C)
et en dessous de la température critique de 31°C.
Le CO2 liquide, en se dépressurisant en dessous du point triple (5,2 bar = 4,18
bar) à la pression atmosphérique se transforme en glace sèche et en gaz.
L’expansion du CO2 liquide est utilisée pour produire de la neige carbonique à la
température de -78,5 °C. La neige est pressée pour former des blocs de glace
sèche ou des pellets4.
Température Température Solubilité à Masse Viscosité Point Point triple Conductivité
fusion d’ébullition 20°C volumique à dynamique critique thermique à
15°C 20°C
-78,48°C -56,6°C 0,576 1,87 0,07mPa à 31,3°C -56,6°C 3,840x10-5
-78°C
Tableau I.2 : Propriétés physiques du CO2
3
[Link]- European Industrial Gases Association
4
[Link]
11
Figure I.3: Diagramme de phase pression-température du dioxyde de carbone, montrant le point
triple et le point critique
I.2.2 Propriétés chimiques5
Le CO2 réagit peu avec d’autres substances, mais réagit quand même à haute
pression ou à haute température, avec des corps ayant un important pouvoir
réducteur comme le sodium ou le magnésium. En outre, il se dissout dans l’eau
pour former l’acide carbonique.
La solubilité du CO2 dépend de la pression et de la température.
Quelques unes de ces réactions chimiques sont les suivantes :
CO2 + Na CO + NaO (Réduction du CO2)
CO2 + H2O H2CO3 (Formation d’acide carbonique)
La figure ci-après montre l’évolution de la loi de la solubilité du CO2 dans l’eau
en fonction de la température :
5
[Link]
12
Figure I.2 : Solubilité du CO2 dans l’eau en fonction de la température
I.3. STOCKAGE DU CO2
Le CO2 est stocké sous forme liquide :
A température ambiante et à une pression de 45-65 bars dans les
bouteilles ou dans les réservoirs non isolés ;
Réfrigéré pour des températures comprises entre -35°C et -15°C et à des
pressions comprises entre 12 et 25 bars ;
A température normale (+15°C) et à pression atmosphérique (1013 bars).
I.4. PROCEDE D’OBTENTION6
Pour des besoins énergétiques, divers procédés sont développés. Ainsi a-t-on des
sources d’énergie fossiles et des sources d’énergie renouvelables. À une période
de l’évolution humaine, c’étaient les combustibles ligneux qui étaient plus
utilisés pour produire de l’énergie. Aujourd’hui, on emploie plus les
combustibles fossiles. Parmi les types d’énergie que l’on connaît, il y a le gaz
naturel.
I.4. USAGES DU GAZ CARBONIQUE7
Le principe de la valorisation du dioxyde de carbone consiste à le considérer
comme une matière première, que l’on capte à la sortie des fumées industrielles
6
[Link]
7
[Link]
de-la-valorisation-du-CO2
13
et que l’on exploite pour fabriquer un certain nombre de produits à travers
d’opérations commercialement rentables. Il s’agit donc d’une voie différente de
celle du simple stockage en sous-sol du CO 2. On parle quelquefois du triptyque
captage-stockage-valorisation.
Le CO2 issu de grandes unités industrielles peut être utilisé dans divers processus
physiques et chimiques. Plusieurs méthodes de valorisation (récupération
assistée des hydrocarbures, synthèse de produits chimiques, culture de
microalgues, etc.) ont déjà atteint un niveau industriel. Mais la quantité de CO 2
utilisée est encore très faible : environ 0,5 % des émissions mondiales, soit
moins de 200 mégatonnes par an (Mt/an) sur un total des émissions mondiales
de plus de 36 000 Mt CO2 par an en 2015.
La plupart d’émissions mondiales de CO2 qui trouve aujourd’hui une utilisation
commerciale dans l’industrie, de très nombreuses recherches sont engagées dans
le monde et ouvriront, dans une période de 5 à 20 ans, de nouvelles perspectives
pouvant conduire à absorber de 5 % à 10 % des émissions, si les questions de
coûts trouvent des solutions raisonnables.
La valorisation du CO2 se heurte à des difficultés de base :
Collecter le dioxyde de carbone est une opération difficile et encore coûteuse
(voir le décryptage « Le captage du CO2) et elle n’est vraiment réalisable que
sur les installations industrielles fortement émettrices. Le CO 2 émis par les
transports, l’agriculture ou l’habitat n’est pas concerné. La valorisation du
CO2 n’est donc qu’un des leviers et pas le plus important, parmi beaucoup
d’autres (efficacité énergétique, économies d’énergie, développement des
énergies renouvelables, stockage souterrain) qui peuvent permettre la
maîtrise des émissions de CO2.
Les unités industrielles qui utilisent le CO 2 doivent être proches des sources
qui l’émettent, sinon les coûts du transport deviendraient insupportables. La
valorisation du CO2 entre donc dans une logique d’économie circulaire et de
parcs éco-industries où les émissions de CO 2 d’une usine deviennent la
matière première d’une autre.
Le produit fabriqué grâce au CO2 doit disposer de marchés commerciaux
14
déjà existants, soit de masse (comme celui des produits énergétiques), qui
sont généralement de faible valeur, soit de niche (comme dans la chimie
fine), qui ont une forte valeur ajoutée mais présentent des tonnages faibles.
Le bilan carbone du processus réalisé avec le recours au dioxyde de carbone
doit être meilleur que celui du processus traditionnel, c’est-à-dire avoir des
émissions plus faibles une fois pris en compte tout le cycle de l’opération.
Sinon, on n’aura fait que « déplacer » le CO2 avant son retour final dans
l’atmosphère. En outre, il faut considérer la durée de vie des produits avant
leur destruction, si on ambitionne d’utiliser cette transformation pour stocker
du carbone.
Environ 50 mégatonnes de CO2 par an sont réinjectées dans les puits de pétrole
pour mieux récupérer celui-ci.
Trois grands types de valorisation ont été identifiés:
La valorisation sans transformation, où le CO2 est utilisé pour ses
propriétés physiques. C’est le cas dans la récupération assistée des
hydrocarbures, où le gaz est réinjecté dans les puits de pétrole et « chasse
» celui-ci, permettant d’épuiser le gisement. Environ 50 Mt CO 2 par an
sont utilisées dans ces opérations (Voir le décryptage « Les projets de
captage-stockage dans le monde »). D’autre part, des utilisations
industrielles sont déjà en cours : les bulles des boissons gazéifiées, la
neige carbonique des extincteurs, les liquides réfrigérants. Le CO 2 est
utilisé également dans l’industrie pharmaceutique ou le traitement des
eaux. Sous sa forme « supercritique » (entre liquide et gaz), le CO 2 permet
de produire des solvants. Quelque 20 Mt CO 2 par an sont utilisées dans
tous ces secteurs.
L’augmentation constante de la concentration en dioxyde de carbone
(CO2) dans l’atmosphère est un enjeu environnemental et sociétal fort.
Parmi les solutions possibles de décarbonation de l’énergie, la
valorisation chimique du CO2 fait l’objet d’une attention particulière.
La transformation du CO2 en d’autres substances valorisables présente
l’avantage de réduire l’empreinte carbone des nouveaux produits
développés et de pouvoir s’éloigner des ressources fossiles. Diverses
15
voies permettant d’aboutir à de nombreux produits sont aujourd’hui
étudiées.
Le CO2 est connu comme l’un des principaux gaz à effet de serre
d’origine anthropique, responsable du changement climatique.
Aujourd’hui, beaucoup d’acteurs réfléchissent aux solutions permettant de
diminuer l’impact de ce gaz sur le climat; l’une d’elles est de le valoriser
en le transformant chimiquement. À l’échelle mondiale, les volumes
pratiquement utilisables pour être valorisés chimiquement sont toutefois
limités à 12% du total émis. La valorisation du CO 2 peut donc contribuer
à la baisse des émissions, mais n’apparaît pas comme la solution
universelle à la lutte contre l’effet de serre.
L’intérêt de cette conversion se situe principalement dans la
transformation d’une matière première carbonée relativement peu chère et
abondante pour développer des produits ayant déjà un marché, mais avec
un meilleur bilan Carbone, voire mettre au point de nouveaux produits.
Le déploiement des voies de valorisation du CO 2 dépend des conditions
économiques et de marché existant et prévisible, ainsi que du contexte
réglementaire et incitatif qui peut être mis en place. La plupart de ces
voies étant actuellement au stade pilote ou démonstrateur, des aides au
financement ou des mesures incitatives (obligation d’incorporation,
mécanisme CO2, etc.) sont en effet nécessaires à leur développement.8
La valorisation chimique, par réaction avec un autre composant. Le CO 2
est aujourd’hui essentiellement utilisé (quelque 100 Mt CO2 par an) dans
la production d’urée, une substance très utilisée en agriculture comme
engrais azoté. Le CO2 permet aussi de produire de l’acide salicylique, une
molécule dont dérive l’aspirine. Il entre aussi dans le processus de
fabrication des polycarbonates, une matière plastique très performante
(verres optiques, CD et DVD, lentilles, etc.), et des poly éthanes
(mousses, caoutchoucs, etc…). Des recherches sont avancées en matière
de minéralisation et carbonations, notamment pour durcir le béton. Mais
surtout, les chercheurs mettent beaucoup d’espoir dans la production de
produits à valeur énergétique, c’est-à-dire du méthanol, de l’acide
8
IFP Energies nouvelles
16
formique et en bout de chaîne des carburants, grâce à un large éventail de
procédés (hydrogénation, reformage, électrolyse, photo-électro-catalyse,
thermochimie). Les volumes seraient potentiellement très importants mais
les processus exigent de l’hydrogène, qui devrait alors être produit sans
émissions de CO2 (ce qui est très coûteux). C’est le même problème dans
la «méthanation » : le CO2 peut être combiné à l’hydrogène pour créer du
méthane, c’est-à-dire du gaz naturel. Mais il faudrait que le prix de la
tonne de CO2 s’envole, pour que ce procédé devienne économiquement
rentable.
La valorisation biologique, par photosynthèse au sein d'organismes
biologiques, comme les micro-algues dont la croissance nécessite
d'importantes quantités de CO2. La culture de micro-algues est
aujourd’hui à un stade commercial, avec de petites productions à haute
valeur ajoutée, comme les pigments et les omégas 3. Des perspectives se
dessinent dans l’alimentation animale et la chimie de spécialités, et, dans
une dizaine d’années au moins, dans la production des biocarburants.
Dans ce dernier secteur, qui intéresse notamment l’aviation, le coût est
l’obstacle majeur au développement.
I.6. IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT
Le dioxyde de carbone affecte les écosystèmes en participant à l’acidification de
l’air, des sols et des cours d’eau9.
Ainsi, une quantité élevée en CO2 dans l'atmosphère contribue indirectement à
un réchauffement de la planète. En plus, le CO2 participe à la formation de
l'ozone troposphérique, qui lui peut avoir une influence directe et néfaste sur les
écosystèmes.
L’excès de CO2 est la principale cause des changements climatiques de la
planète, le gaz carbonique n’a jamais été aussi abondant dans l’air depuis
800.000 ans, accentuant la capacité de l’atmosphère de conserver la chaleur du
soleil par effet de serre. Les origines de cet excès sont connues: la déforestation
et, surtout, une consommation effrénée de combustibles fossiles: gazole,
essence, gaz, charbon, etc.
9
[Link]
17
Figure I.4 : Schéma de la photosynthèse
Le cycle du carbone (tous les chiffres sont exprimés en milliard de tonnes de
carbone, une tonne de carbone = 3,7 tonnes de CO2) se rapporte à :
Le pourcentage d’émission de CO2 par combustion et par secteur
industriel ;
Quand on parle du CO2 atmosphérique, on le pense d’abord comme une
molécule essentiellement néfaste dont il faudrait se débarrasser, en
oubliant tout ce à quoi elle pourrait servir comme source de carbone,
grâce à la chimie.
L’idée qui en découle est celle de la capture et de la séquestration du CO 2
produit par les activités humaines, qui conduiraient à en limiter les
émissions, et par voie de conséquence, l’effet de serre associé!
18
Figure I.5 : Réduction du CO2 dans l’atmosphère par le cycle de carbone
19
Chapitre II : APERCU SUR LE PARA-ACETYLAMINOPHENOL
II.1 HISTORIQUE DE LA MOLECULE
En 1878, HARMON NORTHROP MORSE synthétisa une substance qu’il
baptisa « acétaminophénol », sans toutefois lui attribuer une quelconque
propriété médicinale.10
C’est cinquante ans plus tard, qu’elle fut commercialisée comme médicament
sous le nom de Paracétamol. A cette époque, d’autres produits étaient utilisés
comme remède contre la douleur et la fièvre.
Le paracétamol réapparaît alors et les premières études sur ses propriétés
antipyrétique et antalgique sont conduites à la fin du XIXème siècle.
II.2. STRUCTURE DE LA MOLECULE
Ci-après est reprise la structure moléculaire du para-acétylaminophénol ;
Figure II.1 : Structure de la molécule du para-acétylaminophénol
La molécule est constituée d'un cycle benzénique, substitué par un
groupe hydroxyle et par un groupe amide en position para. Le para-
acétylaminophénol ne comporte pas de carbone asymétrique et n'a pas
de stéréoisomère. Un des deux doublets libres de l'atome d'oxygène du groupe
hydroxyle, le cycle benzénique, le doublet libre de l'atome d'azote et
l'orbitale p du carbone du carbonyle forment un système conjugué. Cette
conjugaison réduit la basicité des oxygènes et de l'azote et rend le groupe
hydroxyle plus acide (comme les phénols), car la délocalisation des charges
s'effectue sur un ion phénolate.
10
Merck index 11ème ed. 1989,
20
La présence de deux groupes activants rend le cycle hautement réactif pour
une substitution électrophile aromatique, les substituants
étant ortho et para directeurs. Toutes les positions du cycle sont plus ou moins
activées de la même manière et il n'y a donc pas de site privilégié dans le cas
d'une substitution électrophile. Le para-acétylaminophénol est le métabolite actif
de l'acétanilide et de la phénacétine : le paracétamol est produit par
la décomposition de ces deux produits dans l'organisme. Ces espèces chimiques
sont de la même famille chimique et ont une structure chimique très proche.
II.3. SPECTRE UV DE LA MOLECULE11
La spectrophotométrie est une méthode analytique quantitative qui consiste à
mesurer l'absorbance ou la densité optique d'une substance chimique donnée,
généralement en solution, grâce à l’interaction matière et rayonnement
électromagnétique. Pour que la mesure soit efficace, il faut effectuer un
balayage sur toutes les longueurs d'ondes avec une solution contenant l'espèce
chimique à analyser. On se placera à la longueur d'onde pour laquelle
l'absorbance est maximale pour effectuer la mesure.
Figure II. Estimation spéctrophotométrique de la forme posologique du lornoxicam et
du paracétamol à l’aide d’un agent solubisant hydrotrope
II.4. CARACTERISTIQUES
Le paracétamol est entièrement synthétique, sa formule brute est C 8H9NO2. Dans
les conditions ordinaires, le paracétamol est une poudre blanche avec un léger
goût, soluble dans 70 volumes d'eau, 7 volumes d'alcool à 95 %, 13 volumes
11
International Journal of ChemTech Research CODEN (USA): IJCRGG ISSN : 0974-4290
21
d'acétone, 40 volumes de glycérol ou 50 volumes de chloroforme. Cependant, il
est insoluble dans l'éther et le benzène. Le paracétamol est stable dans l'eau,
mais sa stabilité diminue en milieu acide ou basique. Les mélanges de
paracétamol sont stables dans des conditions humides. Cependant, les
comprimés qui contiennent de la codéine ou du stéarate de magnésium se
dégradent en diacétyl-p-aminophénol dans une atmosphère humide12.
II.5. PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
II.5.1. Propriétés physiques
Il a pour température de fusion allant dans un intervalle de 169 à 171°C,
la température d’ébullition décomposition solubilité de 14g/l à 20°C, bien
plus soluble dans l’eau chaude.
Il est soluble dans l’acétone, éthanol, le méthanol, le diméthyle
formamide, le dichlorure d’éthylène et l’acétate d’’éthyle.
Il est peu soluble dans le chloroforme et l’éther.
Il est presque soluble dans l’éther de pétrole, le pentane et le benzène.
Il a une masse volumique 1,293 g/cm3 à 21°C.
La température d’auto-inflammation est 540°C (inflammation brève sans
propagation).
De point d’éclair 177°C.
II.5.2 Propriétés chimiques
Le para-acétylaminophénol ou paracétamol est un isomère de formule chimique
C 8 H 9 NO 2.
Il a pour masse moléculaire (151,1626 ± 0,0078)g /mol soit 63,56% de carbone "C",
6% d’hydrogène "H", 9,27% d’azote "N" et 21,17% d’oxygène "O" avec une
capacité calorifique de 3,38 Kcal/mol.
II.6 USAGES
Le para-acétylaminophénol, le paracétamol aussi appelé acétaminophène, est un
composé chimique utilisé comme antalgique (anti douleur) et antipyrétique
(anti-fièvre).
12
François Chast, Histoire contemporaine des médicaments, édition La Découverte.
22
Le para-acétylaminophénol communément appelé paracétamol, est le
médicament le plus prescrit en France, et même la base de trois médicaments le
plus prescrit dont le Doliprane, le Dafalgan et l’Efferalgan.
Toutefois, au-delà de 3g par jour, et en cas d’usage a long cours, le para-
acétylaminophénol présente une sévère toxicité pour le foie par la production
d’un métabolite hépatotoxique, le N-acétyle-P-benzoquinone imine.
En cas de surdosage ou d’interactions médicamenteuses, le para-
acétylaminophénol (paracétamol) est très toxique pour le foie et peut entrainer la
mort par hépatite fulminante. Il est également contre-indiqué chez les personnes
souffrant d’insuffisance hépatique.
Le nom paracétamol provient de la contraction de para-acétyle-amino-phénol.
Acétaminophène quant à lui provient de N-Acétyle-para-aminophénol. Le nom
acétaminophénol est utilisé aux USA, CANADA, JAPON, COREE DU SUD,
HONG KONG et en IRAN ; en COLOMBIE et au MAXIQUE il est appelé
ACETAMINOFEN, mais dans d’autres pays, on emploie le nom
PARACETAMOL.
II.7. SYNTHESE13
La réaction principale d’obtention du para-acétylaminophénol est la suivante :
Le paracétamol ne comprend pas de centre chiral et n'a aucun stéréoisomère.
La synthèse n'a pas besoin d'être stéréo-contrôlée et elle est plus simple que
les synthèses asymétriques d'autres substances pharmaceutiques.
Le paracétamol fut synthétisé pour la première fois en 1878 par Harmon
Northrop Morse. La première étape est la réduction du para-
13
(en) J. Bonnefont, J. P. Courade, A. Alloui et A. Eschalier, « Mechanism of the Antinociceptive Effect of
Paracetamol », Drugs, vol. 63, no 2 (Spec), 2003, p. 1-4 (ISSN 0012-6667 et 1179-1950, PMID 14758785, lire en
ligne [archive])
23
nitrophénol en para-aminophénol en présence d'étain dans de l'acide
acétique glacial. Le para-aminophénol obtenu est ensuite acylé par l'acide
acétique pour obtenir du paracétamol. Vignolo simplifia cette synthèse en
utilisant le para-aminophénol comme produit de départ. Une seule étape
d'acylation est nécessaire pour obtenir le produit désiré, ce qui raccourcit la
synthèse. Plus tard, Friedlander modifia la synthèse en faisant l'acylation
du para-aminophénol à partir de para-nitrophénol avec de l'anhydride
acétique au lieu de l'acide acétique, ce qui donne un meilleur rendement.
Équation de la synthèse : C4H6O3 + C6H7NO → C8H9NO2 + CH3COOH
L'intérêt du paracétamol a été réduit lors des premières années de
commercialisation en raison d'une contamination par le para-aminophénol à
cause du procédé de fabrication. Cette impureté était, comme
l'acétanilide, méthémoglobinisante.
De nos jours, il existe différentes méthodes de synthèse industrielle, la plupart
utilisant l'acylation du para-aminophénol avec de l'anhydride acétique.
II.8. ACTIVITE PHARMACEUTIQUE
La pharmacocinétique d’un médicament désigne le devenir de la substance
active dans le médicament dans l’organisme. Elle comprend quatre grandes
étapes : l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion.
Précisons tout d’abord que le paracétamol est un médicament qui peut être
administré par l’entremise de différentes voies (oral, rectal ou intraveineuse),
d’où ses différentes présentations (comprimés, gélules, liquides, suppositoires,
etc.).
La voie d’administration qui nous intéresse dans ces projets est la voie
orale des comprimés à libération immédiate. Pour la voie orale,
l’absorption de l’acétaminophénol est rapide et complète. La
concentration plasmatique est atteinte à l’intervalle de 30 à 60 minutes.
Pour 1g d’acétaminophène, la concentration plasmique maximale est
atteinte à environs 45 minutes suivant la prise de ce dernier. Certains
évènements peuvent modifier l’absorption de ce médicament. L’ingestion
24
de la nourriture concomitante à la prise de l’acétaminophène retarde
l’absorption de ce dernier ; à l’inverse, la consommation de la caféine
l’accélère. D’où la raison pour laquelle il est préférable d’éviter de
manger ou de consommer des produits contenant de la caféine avant la
prise de la médication.
La distribution de ce médicament est rapide dans les différents tissus de
l’organisme. Il est à noter que l’acétaminophène franchit la barrière
hémato-encéphalique ainsi que la barrière placentaire. La demi-vie
plasmatique est estimée à 2 à 3 heures chez l’adulte.
Le métabolisme est essentiellement hépatique, c’est-à-dire que les
différentes transformations chimiques et biologiques se font au niveau de
foie. Les deux voies métaboliques majeures sont la glycuro-conjugaison
et la sulfo-conjugaison. Ces derniers sont responsables de l’élimination de
85 à 90% de la dose thérapeutique ingérée. La troisième voie est celle du
cytochrome P450, par l’entremise des izoenzymes CYP2E1, CYP2E2 et
CYP3A1, responsable de la production d’un métabolite, le N-acétyl-P-
benzoquinone imine – NAPQI, très réactif et toxique. Ce métabolite ne
représente pas une menace à l’organisme si les doses d’acétaminophène
sont respectées, mais il peut être à l’origine des lésions hépatiques
importantes s’il s’accumule. Le tabagisme permet une production plus
importante des izoenzymes citées ci-haut. Cette habitude peut être à
l’origine d’une augmentation du métabolisme de l’acétaminophène. C’est-
à-dire, l’interaction entre le tabac et l’acétaminophène augmente la
toxicité et par conséquent, elle entraine une modification de l’efficacité de
ce médicament.
L’excrétion, c’est-à-dire, l’élimination de ce médicament se fait par la
voie rénale. Il est à noter que 90% de ce médicament est éliminé dans les
urines dans le 24heur suivant son ingestion sous forme de glycuro-
conjuguée (60 à 80%), sulfo-conjuguée (20 à 30%) et moins de 5% sous
forme d’acétaminophène.
II.8.1. Posologie
Cette présentation est réservée à l’adulte et à l’enfant à partir de 27Kg (soit
environ 8 ans).
25
Chez l’enfant, il est impératif de respecter les posologies définies en fonction du
poids de l’enfant et donc de choisir une présentation adaptée. Les âges
approximatifs en fonction du poids sont donnés à titre d’information.
La dose quotidienne de paracétamol recommandée est d’environ 60 mg/Kg/jour,
à répartir en 4 ou 6 prises, soit environ 15mg/Kg toutes les 6 heures ou 10
mg/Kg toutes les 4 heures.
Pour les enfants ayant un poids de 27 à 40 Kg (environ 8 à 13 ans), la posologie
est de 1 comprimé par prise, à renouveler si besoin au bout de 6 heures, sans
dépasser 4 comprimés par jour.
Pour les enfants ayant un poids de 41 à 50 Kg (environ 12 à 15 ans), la
posologie est de 1 comprimé par prise, à renouveler si besoin au bout de 4
heures, sans dépasser 6 comprimés par jour.
Pour les adultes et les enfants dont le poids est supérieur à 50 Kg (à partir
d’environ 15 ans) ; la posologie quotidienne maximale recommandée est de
3000 mg de paracétamol par jour, soit 6 comprimés par jour. La posologie
usuelle est de 1comprimé à 50 mg, à renouveler en cas de besoin au bout de 4
heures minimum. En cas de douleurs ou de fièvre plus intenses, 2 comprimés à
500 mg, à renouveler en cas de besoin au bout de 4 heures minimum, sans
dépasser 6 comprimés par jour.
Doses maximales recommandées :
Pour éviter un risque de surdosage, vérifier l’absence de paracétamol dans
la composition d’autres médicaments.
La dose totale de paracétamol ne devrait pas dépasser 80 mg/Kg chez
l’enfant de moins de 37 Kg et 3 g par jour chez l’adulte et le grand enfant
au-delà de 38 Kg.
La prise de comprimé est contre-indiquée chez l’enfant avant 6 ans car
elle peut entrainer une fausse route.
II.8.2. Toxicité
L’intervalle thérapeutique de l’APAP se situe entre 65 et 130.
Trois mécanismes d’action reliés à la toxicité de l’APAP sont proposés :
Intoxication aigue qui surcharge le métabolisme hépatique,
26
Activation excessive de cytochrome pouvant mener entre autre à des
interactions médicamenteuses ;
Faible présence avant l’exposition de la quantité endogène de glutathion,
soit à cause d’un facteur génétique, d’une intoxication, de la malnutrition
ou de l’alcoolisme.
Comme mentionné ci-haut, l’APAP n’est pas considéré comme toxique, en
revanche un de ses métabolismes, le N-acétyl p-benzoquinone imine (NAPQI),
l’est. A dose thérapeutique le NAPQI est rapidement conjugué avec le glutathion
afin d’être détoxiqué et par la suite, l’éliminer dans l’urine. Cependant, à fortes
doses, les réserves en glutathion baissent significativement, tout comme l’effet
protecteur de ce dernier sur le NAPQI. La toxicité étant fonction de la dose,
l’ingestion de la forte dose d’APAP est donc susceptible d’induire une
insuffisance hépatique aiguë.
L’adduction de la NAPQI aux protéines cellulaires a pour conséquence de
modifier leurs structures et leurs fonctions.
Ainsi, le NAPQI perturbe l’homéostasie calcique, génère une perte de l’ATP et
de l’œdème cellulaire, produit des radicaux réactifs de l’oxygène et de
nitrotyrosine avec peroxydation lipidique. On assiste ensuite à une augmentation
de la perméabilité des mitochondries, qui entrainera la mort cellulaire.
Ceci génère ainsi une nécrose centrolobulaire et finalement une hépatite
cytolytique. Une atteinte rénale découlant du même mécanisme d’action est
également possible. Dans un foie sain, l’antidote N-acétylcystéine permet de
restaurer les quantités de glutathion utilisées14.
14
Https://[Link]/toxicologie-clinique/mecanismes-d-action-et-de-toxicite-de-l-acetaminophene
27
Chapitre III : OBTENTION DE PARA-ACETYLAINOPHENOL
A PARTIR DU CO2 DU LAC KIVU
III.1. BREF APERÇU SUR LE LAC KIVU
Vers les années 1936, il a été remarqué la présence du gaz dissout dans les
profondeurs du lac Kivu par le professeur H. DAMAS (biologiste) chargé à cette
époque de la recherche hydro biologique du lac Kivu. Le professeur H. DAMAS
avait constaté que les eaux profondes du lac sont non seulement putrides mais
aussi gazeuses.
Ces eaux une fois qu’elles étaient ramenées à la surface, elles pétillaient comme
du soda en libérant à la pression atmosphérique, des quantités assez importantes
d’un gaz nauséabond qui, jadis, était indéterminé comme il ne possédait pas un
appareillage nécessaire pour l’analyse de ce gaz. Ce dernier était déduit à des
hypothèses pour en déterminer la nature. Il affirmait que le dégagement gazeux
de l’hydrogène sulfure (H2S) et d’anhydre carbonique (CO2) en 1947, A.
CAPART (Zoologiste et spécialiste en océanographie) et J KUFFEKATH
(chimiste) conclurent après une mission hydro biologique au lac Kivu suite à un
essai de combustible fait sommairement sur place certifia la présence du
méthane. En 1953, toujours pendant leur mission, EDURD et ALBERT
vérifiaient leur hypothèse et effectuaient des analyses de ce gaz.
Les résultats de ces analyses permettaient de confirmer le caractère combustible
du gaz, d’établir que les constituants principaux qui sont CO 2 et du gaz méthane.
Après ces premières observations, l’UCB (Union des Chimistes Belge) agissant
en qualité du consultant du ministère de colonies d’antan (CONGO,
RWANDA et BURUNDI), envoyait sur place son ingénieur technicien chargés
d’établir expérimentalement les possibilités de cette source d’énergie.
Certains modèles contradictoires ont été développés pour expliquer la formation
de ces gaz, SCHMITZ et KUFFERATH soutiennent une origine bactérienne à
partir du carbone organique du sédiment , BURKKE et MULLES pensent à une
origine magnétique liée aux activité volcaniques, DEUSER pensait que le
méthane est produit par l’activité bactérienne en grande partie (80%) à partir de
dioxyde de carbone (CO2) magnétique et une faible proportion à partir du
carbone de sédiment, STAHL(1973) dit que le méthane est d’origine
mocatalistique, ce dernier développé par Tir donne une double origine au
méthane du KIVU.
28
La plus grande partie est formée par la décomposition bactérienne à partir du
carbone organique du sédiment, le lac contient probablement une petite quantité
du méthane d’origine thermocline.
En outre, le méthane diffuse en suite lentement à travers les différentes couches
d’eau, la plus grande partie est probablement oxydée en dioxyde de carbone et
en eau biozone.
Vers 1953, deux scientifiques belges, Sean KUFFERATH et Ivan ELEKERS
ont mesuré les concentrations de méthane à diverse profondeurs et ont estimé la
valeur de ce gisement. La provenance de l’exploitation du gisement du lac Kivu
est souvent évoquée dans le forum du développement des provinces du sud et du
nord Kivu.
Cependant, la situation du la Kivu dans la région volcanique encore en activité,
expose au risque d’une éruption phréatique semblable à celle survenu au lac
NYOS au Cameroun (le 21 Aout 1986).
III.1.1. Localisation
Le lac Kivu se situe en Afrique central, entre les parallèles 1° 84’ 30° et 2°30’
de latitude sud les méridiens 28° 50’ et 29° 50’ et 29° 23’ de longitude Est du
lac Edouard (lac Ide Amène) au nord, et le Tanganyika au sud. Il se retrouve à
1463 m à l’Ouest et la dorsale Rwandaise à l’Est, il est entre deux pays : le
Rwanda et la République Démocratie du Congo.
29
FIGURE III.1 : Géographique du lac KIVU/ « Didier Paugy »
III.1.2. Dimension
Superficie : 2700Km2 de son plan d’eau est de 1462m d’altitude (au-
dessus du niveau de la mer)
Profondeur : 485km
Volume : 500km3
III.1.3. Composition Gazière
Comme les eaux de tous les lacs, celles du lac Kivu se présentent comme un
emplument des couches horizontales présentant à un même niveau, les
caractéristiques chimiques et physiques semblables. En se basant sur les
différentes analyses effectuées suivant les différentes profondeurs du lac il en
ressort que :
Premièrement, la température et la conduction de l’eau évoluent de façon
analogue et augmentent avec la profondeur ;
Deuxièmement, le pH de l’eau, voisin de 9 en surface du lac, décroit
rapidement avec la profondeur et se stabilise aux environ de 7 à partir de
90m.
Troisièmement les eaux de surface contiennent 6 à 9 mg /litre d’oxygène
dissout, mais cette teneur en oxygène n’est que de 1 mg/litre dans la
profondeur de 50m.
Quatrièmement, le fond du lac alimenté par des sources hydrothermales
riches en minéraux et les sels dissout, le débit est estimé à 2,5km 3/an.
Le lac Kivu contient des minéraux nutritifs dont P, Si, NO 3/NO2 ; de cations
Mg2+, Ca2+, K+, Na+, et les Anions SO42-, NO32-/NO22-, exceptés leurs
concentrations à profondeur et par contre, l’allure des teneurs en fonctions des
profondeurs et en escalier, comme ailleurs le profil de température.
Profondeur % CO2 % CH4
290 75 ,4 24,2
320 75,1 24,18
350 79,5 20,2
Tableau III.1 : Composition en gaz méthane et dioxyde de carbone du lac Kivu en
fonction de la profondeur
30
III.2. EXTRACTION DES GAZ DISSOUS
III.2.1. Introduction
Le processus d’industrialisation d’un produit s’inscrit dans une demande plus
générale de mise sur le marché d’un produit nouveau, qui part de la recherche et
se poursuit jusqu’au niveau de la production à l’échelle industrielle.
L’enjeu industriel dans le cas typique du lac sera donc de trouver un compromis
entre la rentabilité économique de l’extraction gazeuse. Le maintien de la
stabilité du lac et la préservation de l’intégralité de l’écosystème. Car au-delà de
l’intérêt écologique la préservation de la faune du lac à également une
importante économie.
En vue de prévenir d’une grande explosion de gaz dissous dans ce lac, une
extraction de ces gaz peut donc désamorcer cette bombe en retardement.
III.2.2. Aperçu sur la technique d’extraction des gaz dissous
Nous considérons comme meilleur procédé d’extraction celui qui réserve la
possibilité d’exploiter simultanément le dioxyde de carbone et le méthane.
Il est question de faire la mise au point d’une technique originale destinée à
dégazer d’une manière progressive et inoffensive le lac. Une tuyauterie devra
être disposée verticalement dans le lac ; elle est associée d’un séparateur eau-
gaz. Une pompe installée permettra d’évacuer l’eau par l’orifice supérieur de la
tuyauterie, et donc de faire monter dans la colonne l’eau des profondeurs du lac
riche en gaz dissous ; pendant que cette eau montera dans la colonne, sa pression
diminuera et on s’approchera d’un liquide saturé en gaz. A certain niveau dans
la colonne, la saturation sera atteinte et des bulles vont commencer à apparaitre.
La formation de ces bulles est leurs expansions, en diminuant la densité du
mélange gaz-liquide provoquera un entrainement du liquide vers le haut à
l’intérieur de la colonne.15
III.2.3. Extraction en profondeur
15
SEBIKALI RWUBAKA WA BAGIZE charles, captage du gaz methane du lac kivu mémoire, université de louvain
faculté science appliquée,1974
31
Pour une meilleure extraction nous avons préféré le prélèvement par auto-
pompage qui présente beaucoup d’avantage notamment la consommation
d’énergie faible et une installation pas trop complexe.
Ce prélèvement a une particularité du fait qu’il peut s’effectuer dans un tuyau
vertical, oblique ou mixte (oblique redressé ou vertical incliné) l’amorçage peut
se faire à l’air comprimé envoyé aux environs du niveau de dégazage de
présence au moyen d’une pompe raccordée à un tuyau plongeant dans celui du
captage.
Ce méthane tirant la force ascensionnelle de la libération des gaz, le type de
l’écoulement à l’intérieur du tuyau influence le débit que l’on pourra calculer
qu’aux prix d’approche mathématique de l’écoulement diphasique ou
s’appuyant des essais de captage aux grands diamètres.
III.2.3.1. Matériels utilisés pour l’extraction
Les matériels utilisés pour l’extraction sont :
Tuyauterie de prélèvement : mesurée par la différence de niveaux des
points d’aspiration et du débit de dégazage.
Nous avons adopté pour ce tronçon de tuyau d’extraction d’eau profonde
une nature thermoplastique, par exemple le polyéthylène dur ;
Tuyauterie de dégazage : 30m dont 21 de dégazage théorique et 9 de
marge
La sollicitation : contenant des gaz corrosifs de dégazage CO 2 H2S et les traces
d’O2, ce tronçon devra comporter un matériau résistant à la corrosion interne et
externe.
Diamètre : comme développé dans le paragraphe de mécanisme de dégazage ci-
dessus on aura intérêt à l’élargir progressivement en fonction du taux de
dégazage avec la profondeur.
Pour pallier à tout ce problème des contraintes, nous adoptons une matière
flexible, thermoplastique (polyéthylène éventuellement auto-renforcé). Son
élargissement serait progressif (conique) en tôle soit étagé (tuyau plastique).
III.2.4. Séparation eau-gaz
III.2.4.1. Matériel de séparation
32
Un séparateur eau-gaz est un récipient de volume et de forme approprié ou
débouchent les tuyaux de captage. Son volume et une surface suffisante pour
permettre la séparation libre à la température et à la pression de fonctionnement.
Dans ce qui suit, on a adopté un séparateur cylindrique.
III.2.4.2. Disposition verticale
La séparation du type (a) : le séparateur utilise la différence des vitesses
du gaz et du liquide à la détente du mélange dans le séparateur : l’eau de
par son inertie de vitesse et dense, redescendra vite par gravité. Les gaz
s’accumulent dans la partie haute du séparateur d’où ils sont captés vers
les installations de traitement. Un séparateur sous pression réduira cette
eau entrainée mais conduira aux portes de gaz dissolution sur le CO 2 et
réduira le débit.
La séparation du type (b) : celle-ci donne de la détente dans le séparateur
en effet de cyclonage donc une meilleure séparation de 2 phases
inégalement denses. Le réglage du niveau du liquide à celui de l’entrée
d’eau profonde donne un effet de frottement et turbulence au mélange
entrant ce qui facilite la séparation des gaz.
Le diamètre (D) dimension à la vitesse de séparation réduit la hauteur de
séparation (h) qui dans le cas du types (a) est déterminé par le jet pouvant être
considérable. Les sollicitations du tuyau de captage ne sont plus reprises par le
séparateur d’où un coude de raccordement en exécution simple16.
III.2.5. Purification de dioxyde de carbone
III.2.5.1. Introduction
L’extraction du CO2 s’accompagne toujours du CH4 et d’autres gaz, d’où la
nécessité d’une séparation.
La technologie de la séparation membranaire sera en exergue dans le contexte
présent pour séparer le CO2 du CH4.
Cette pérméation gazeuse a été choisie au détriment des autres techniques de
séparation de gaz à la suite de ses avantages17 ;
16
MADIAMA MENGI, procédé et valorisation du CO2 du lac kivu en Diméthyléther, TFC IPG/Raffinage et
pétrochimie, 2014-2015, p, 31-33
17
La séparation de gaz et vapeur par le procédé de pérméation gazeuse ; société hydrotechnique de France,
société de filtration ; colloque d’hydrotechnique-20 et 21 novembre 1985, p595
33
La compacité des installations,
La sécurité,
La flexibilité,
Une faible consommation d’énergie,
Une automatisation facile.
III.2.5.2. Description du procédé
La séparation gazeuse est un procédé de gaz par membrane qui s’effectue sous
l’action d’une différence de pression, les gaz diffusent sélectivement à travers la
membrane par un mécanisme de solubilisation-diffusion.
On peut classer les gaz selon leur vitesse de migration de plus rapide au plus
lent ;
Vapeur d’eau
Hydrogène
Hélium
Hydrogène sulfuré
Anhydride carbonique
Oxygène
Argon
Monoxyde de Carbonne
Méthane
Azote.
Le principe de fonctionnement d’une séparation de gaz par membrane, qui est
plus un procédé de fractionnement que de séparation complète, et extrêmement
simple.
Le flux d’alimentation, tangentiel à la surface de membrane est partagé en deux
courants de composition différente18 ;
Le flux BP (basse pression) qui traverse la membrane, dit aussi perméat
ou flux permée ;
Le flux HP (haute pression) qui longe la membrane dit aussi retentât ou
flux non permée.
18
Aide mémoir Génie chimique, emillian koller, l’usinennouvelle, dunod, 3ième édition, paris,
2001,2005,2009,p ,261
34
Le processus de transfert par perméation gazeuse, provoqué par une différence
de pression partielle entre le deux faces de la membrane, comporte les trois
étapes successives suivantes :
Dissolution du gaz à l’interface coté haute pression
Diffusion du gaz sous forme moléculaire à travers la structure du
polymère jusqu’à la face opposée
Désorption du gaz à l’interface coté basse pression
L’écoulement est continu et tangentiel, le gaz à traiter sous pression élevée entre
à une extrémité de l’appareil, et s’écoule parallèlement à la surface de la
membrane ou une partie du gaz est absorbée et diffuse au travers. A l’autre
extrémité de la l’appareil sort un gaz appauvri en certains de ses constituants. De
l’autre côté de la membrane (BP) est extrait un gaz plus riche en éléments plus
rapide. Dans le modèle du volume libre qui est couramment admis, on considère
que la progression du gaz à l’intérieur de la membrane se fait grâce aux vides
qui est existé entres les chaines des polymères.
Pour que la séparation soit efficace, la membrane doit être très perméable vis-à-
vis de dioxyde de carbone, qui passe à travers la membrane sous l’effet de la
pression et moins perméables vis-à-vis du méthane.
III.2.5.3. Membrane
Les principales caractéristiques d’une membrane sont :
La perméabilité qui traduit la capacité du flux à traverser la membrane.
La sélectivité qui caractérise le passage préférentiel d’un constituant par
rapport à un autre, elle mesure la capacité d’une membrane à séparer deux
gaz et est définie par le rapport de leur perméabilité.
Les propriétés chimiques et mécaniques de la membrane.
Le flux volumique de gaz perméat jn (en m/s) (molécules d’espace n) se
détermine avec la relation :
( p1 − p 2 ) ( p1 − p 2 )
jn=∆n ϵ =A n
n
δ δ
Avec ∆ n ∑ n la perméabilité de la membrane à l’espace n(en m/s Pa ou
m3/m2sPa)
P1, P2 : Les pressions en amont, respectivement en aval de la membrane en Pa
35
∆ n: Le coefficient de diffusion du constituant n en m2/s
∑ n: La solubilité du constituant n dans la membrane en kg/m3 Pa
δ : L’épaisseur de la membrane en m
Contrairement aux membranes de diffusion gazeuse, les membranes de
perméation sont denses et exclusivement polymériques.
On peut distinguer
Les élastomères ;
Les plastomères vitreux ;
Les polymères semi-cristallins ;
Les polymères semi-rigides.
Les membranes de type asymétrique : la sélectivité de la membrane est assurée
par une très fine supportée par une sous couche de même nature différente
(membrane composite) qui assure la résistance mécanique de l’ensemble.
1
L’épaisseur de la peau va de quelques 100 , pour une épaisseur totale de la
μm
membrane de 25 à 250 μm. La géométrie de la membrane est du type creuse ou
capillaire pour réduire le rapport volume/surface des appareils.
III.2.5.4. Modules
Les modules les plus utilisés appartiennent à types :
Les modules spiraux : se présente comme une cellule unique constituée
d’un compartiment amont, d’une membrane de filtration d’un
compartiment aval enroulée en spirale autour d’un axe.
On obtient des surfaces de 100 à 500 m2/m3.
Les modules à fibres creuses : sont de petits tubes de 1 à 4m de long
assemblés en faisceau. On obtient des surfaces de 1000 à 3000 m2/m3.
Il faut noter que plusieurs modules peuvent être assemblés en série ou en
parallèle pour constituer un étage de perméation. Pour améliorer la pureté des
produits, plusieurs étages peuvent être nécessaires.
III.2.6. Bilan matière d’extraction du CO2 du lac Kivu
Dans le cadre de ce travail, nous prenons comme référence, une masse de 500m 3
(500.000 kg) d’eau du lac Kivu, dans laquelle sera extrait le CO2.
36
Se référant au tableau III.1 la proportion moyenne en CO 2 du lac Kivu étant de
76,66, nous pouvons ainsi calculer le volume du CO 2 qu’on peut en extraire,
connaissant la masse volumique du CO2, nous pouvons calculer sa masse
correspondante.
Le volume d’eau du lac Kivu étant symbolisé par V 1, nous pouvons calculer le
volume du CO2 V2 comme suit :
V 2=V 1 X %
3 76 , 66 3
V 2=50 m =38 , 33 m
100
Connaissant la masse volumique du CO 2 ρCO qui est de 1,87kg/m3 ; nous
2
pouvons calculer la masse du CO2 correspondant à 38,33m3 selon l’expression
suivante :
mCO M2
ρCO = 2
=
2
V CO 2
V2
M 2=ρCO V 2 2
La masse correspondante du CO2 M2 est :
M2 = 1,87kg/m3 x 38,33m3= 716,8kg
Le choix de la prise de référence de l’unité de masse prime sur le volume, car les
calculs stœchiométriques sur la suite de procédé seront effectués en fonction de
la masse selon la loi de Lavoisier.
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
37
M 1=M 2 + M 3
M 3=M 1−M 2=499283 ,2 kg
500.000kg= 716,8kg+499283,2kg.
500.000kg=500.000kg
III.3. PROCESSUS D’OBTENTION DU PARA-
ACETYLAMINOPHENOL A PARTIR DU CO2
Le procédé d’obtention para-acétylaminophénol met en jeux deux grands
processus :
Le premier consiste à la synthèse du para-aminophénol ;
Le deuxième consiste à la synthèse de l’anhydride acétique.
III.3.1. Processus de synthèse du para-aminophénol
Les étapes possibles d’obtention du para-aminophénol à partir du CO2 sont :
Obtention du benzène ;
Obtention du phénol à partir du benzène ;
Nitration du phénol ;
Réduction du para-nitrophénol en para aminophénol.
III.3.1.1. Obtention du benzène
A. Synthèse du méthanol
Le CO2 réagit avec l’hydrogène en présence du catalyseur Cu/ZnO pour donner
naissance au méthanol et à l’oxygène selon l’équation chimique suivante :
CO2+ 2H2 Cu/ZnO
H3C-OH+1/2O2
Selon cette équation équilibrée :
44g de CO2 produisent 32g de méthanol
716 , 8 X 32
716,8kg =521 , 3 kg de méthanol
44
44g de CO2 réagissent avec 4g de H2
38
716 , 8 X 4
716,8kg de CO2 =65 ,2 kg
44
44g de CO2 produisent 16g d’O2
716 , 8 X 16
716,8kg de CO2 =260 ,7 kg d ' O2
44
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 2 + M 4=M 5 + M 3
716 , 8+65 , 2=521 , 3+260 , 7
782kg=782kg
B. Obtention du DME
Le diméthyléther est obtenu par déshydratation du méthanol en milieu acide
selon la réaction suivante :
H+
2CH3-OH CH3-O-CH3+H2O
Selon cette équation équilibrée :
64g de méthanol produisent 46g de DME
521, 3 X 46
521,3kg de méthanol =374 , 68 kg de DME
64
64kg de méthanol produisent 18g d’eau
521, 3 X 18
521,3kg de méthanol =146 , 62 kg de DME
64
39
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 3=M 6 + M 7
521 ,3=374 ,68+146 ,62
521,3kg=521,3kg
C. Déshydratation du DME
La déshydratation du DME par le procédé MTO conduit à l’obtention de
l’éthylène selon l’équation de la réaction suivante :
CH3-O-CH3 CH2=CH2+H2O
Selon cette équation équilibrée :
46g de DME produisent 28g d’éthylène
374 , 68 X 28
374,68kg de DME =228 , 07 kg d ' ét hylène
46
46kg de DME produisent 18g d’eau
374 , 68 X 18
374,68kg de DME =146 , 61 kg d ' eau
46
40
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 6=M 8 + M 9
374 , 68=228 , 07+146 , 61
374,68kg=374,68kg
D. Déshydratation catalytique de l’éthylène
La déshydratation de l’éthylène s’effectue en présence de métaux nobles tels que
le platine, le palladium ou Nikel, selon l’équation de la réaction suivante :
CH2=CH2 Pd CHΞCH+ H ↑2
Selon cette équation équilibrée :
28g d’éthylène produisent 26g d’acétylène
228 , 07 X 26
228,07kg d’éthylène =211, 78 kg d ' acétylène
28
28kg d’éthylène produisent 2g d’hydrogène
228 , 07 X 2 '
228,07kg d’éthylène =16 ,29 kg d hydrogène
28
41
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 8=M 10 + M 11
228 , 07=211, 78+16 , 29
228,07kg=228,07kg
E. Trimérisation de l’acétylène en vue de l’obtention du benzène
La trimérisation de l’acétylène est la réaction au cours de laquelle trois
molécules d’acétylène réagissent pour former le benzène.
Cette réaction hautement exégétique, procédant avec un changement d’énergie
libre de 142 Kcal/mol à température ambiante. Les barrières cinétiques
empêchent, cependant, la réaction de se dérouler sans à-coups. La percée a eu
lieu en 1948, lorsque Reppe et Schweckendrek ont rapporté leurs résultats de
guerre montrant que les composés du nickel sont des catalyseurs efficaces.
L’équation de la réaction se présente de la manière suivante :
3 CHΞCH ≡CH Ni
Selon cette équation équilibrée :
78kg d’acétylène produisent 78g de benzène
211, 78 X 78
211,78kg d’acétylène =211,78 kg de benzène
78
Bilan matière
42
Q ENTRE =QSORTIE
M 10=M 11
211,78kg=211,78kg
III.3.1.2. Obtention du phénol à partir du benzène
Il existe environ 4moyens d’obtention du phénol à partir du benzène. Celle qui
semble être la plus simple et plus rentable est l’hydrolyse du sel de diazonium
obtenu successivement après nitration du benzène suivie d’une réduction.
A. Nitration du benzène
La nitration du benzène permet d’introduire les groupements nitro NO 2 sur un
cycle aromatique. Elle s’effectue en présence du mélange (HNO 3+H2SO4) et
avec élimination d’une molécule d’eau.
L’équation de la réaction est la suivante :
Selon cette équation :
78g de benzène produisent 123g de nitrobenzène
211, 78 X 123
211,78kg de benzène =333 ,96 kg de nitrobenzène
78
78g de benzène produisent 18g d’eau
211, 78 X 18
211,78kg de benzène =48 , 87 kg d ' eau
78
La quantité du benzène étant M12, celle d’acide nitrique du mélange
(HNO3+H2SO4) étant M13, celle du nitrobenzène étant M 14 et celle d’eau étant
M15 ; nous pouvons calculer la quantité correspondante à M 13 à partir de
l’expression suivante de la conservation de masse :
M 12+ M 13=M 14 + M 15
M 13=M 14+ M 15−M 12
43
M 13=333 , 96+ 48 , 87−211 ,78
M 13=171 , 05 kg
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 12+ M 13=M 14 + M 15
211, 78+171 , 05=333 , 96+ 48 , 87
382,83kg=382,83kg
B. Réduction du nitrobenzène en aniline
Il existe plusieurs procédés de réduction de nitrobenzène en aniline, la plus
simple est celle qui consiste à faire réagir le dihydrogène en présence du
palladium dans l’éthanol selon l’équation de la réaction suivante :
123g de nitrobenzène produisent 93g d’aniline
44
333 , 96 X 93 '
333,96kg de nitrobenzène =252 ,51 kg d aniline
123
123g de nitrobenzène produisent 36 g d’eau
333 , 96 X 36 '
333,96kg de nitrobenzène =97 , 74 kg d eau
123
123g de nitrobenzène réagissent avec 6g d’H2 pour former l’aniline
333 , 96 X 6 '
333,96kg de nitrobenzène =16 , 29 kg d H 2
123
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 14 + M 16=M 18+ M 17
333 , 96+16 ,29=252 ,51+97 ,74
350,25kg=350,25kg
C. Préparation du sel de diazonium
Le sel de diazonium est le sel formé par réaction des amines avec l’acide nitreux
en présence d’acide chlorhydrique.
Les sels de diazonium sont les intermédiaires pour la synthèse des plusieurs
composés organiques.
L’aniline peut former un seul diazonium suivant la réaction ci-après :
45
Selon cette équation équilibrée :
93g d’aniline produisent 140,5g de sel de diazonium
252 ,51 X 140 ,5
252, 51kg d’aniline =381, 48 kg de sel de diazonium
93
93g d’aniline produisent 36g d’eau
252 ,51 X 36
252, 51kg d’aniline =97 ,75 kg d ' eau
93
93g d’aniline réagissent 33g HNO2 pour former le sel de diazonium
252 ,51 X 47
252, 51kg d’aniline =127 ,61 kg de HNO2
93
93g d’aniline réagissent 36,5g HCl pour former le sel e diazonium
252 ,51 X 36 , 5
252, 51kg d’aniline =99 , 1 kg d ' HCl
93
46
M18= 252,51kg
Aniline
HNO2 Sel de diazonium
PROCES
M20=99,1kg M21=381,48k
g
M20=97,74kg
H2O
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 18+ M 19 + M 20=M 21+ M 22
252 , 51+127 ,61+ 99 ,1=381, 48+97 , 74
479,22kg=479,22kg
D. Hydrolyse de sel de diazonium
Un sel de diazonium est très instable et se dégrade facilement par l’eau pour
donner un alcool ou un phénol.
Selon l’équation équilibrée :
140,5g sel de diazonium produisent 94g de phénol
381, 48 X 94
381,48kg de sel de diazonium =255 , 23 kg de phénol
140 , 5
140,5g de sel de diazonium produisent 28g d’azote
381, 48 X 28
381,48kg de sel de diazonium =76 , 02 kg d ' azote
140 ,5
47
140,5g de sel de diazonium produisent 36,5g de HCl
381, 48 X 36 ,5
381,48kg de sel de diazonium =99 ,1 kg d ' HCl
140 ,5
140,5g de sel de diazonium réagissent avec 18g d’eau
381, 48 X 18
381,48kg de sel de diazonium =48 , 87 kg d ' eau
140 ,5
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 21+ M 23=M 24 + M 25 + M 26
381 , 48+ 48 ,87=255,263+76 ,02+ 99 ,1
430,35kg=430,35kg
III.3.1.3. Obtention de para-aminophénol à partir de phénol
Cette synthèse passe par 2 étapes dont la nitration du phénol suivi de la
réduction de para-nitrophénol.
A. Nitration du phénol
La nitration du phénol se passe selon la réaction suivante :
Selon cette équation équilibrée :
94g de phénol produisent 139g de para-nitrophénol
255 ,23 X 139
255,23kg de phénol =377 , 41 kg de para−nitrophénol
94
94g de phénol produisent 18g d’eau
48
255 ,23 X 18
255,23kg de phénol =48 , 87 kg d ' eau
94
La quantité du phénol étant M24, celle du mélange (HNO3+H2SO4) étant M25,
celle du para-nitrophénol étant M26 et celle de l’eau étant M27 ; nous pouvons
calculer la quantité correspondante à M 25 à partir de l’expression suivante de la
loi de la conservation de la masse :
M 24 + M 25=M 26+ M 27
M 25=M 26+ M 27−M 24
M 25=377 , 41+84 , 87−255 ,23
M 25=171 , 05 kg
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 24 + M 25=M 26+ M 27
255 , 23+171 , 05=377 , 41+ 48 , 87
426,28kg=426,28kg
B. Réduction de para-nitrophénol à para-aminophénol
Le para-nitrophénol est réduit par l’hydrogène en présence du palladium pour
produire le para-aminophénol selon la réaction suivante :
49
Selon l’équation équilibrée :
139g de para-nitrophénol produisent 109g de para-aminophénol
377 , 41 X 109
377,41kg de para-nitrophénol =295 , 95 kg de para−aminophénol
139
139g de para-nitrophénol produisent 36g d’eau
377 , 41 X 36
377,41kg de para-nitrophénol =97 , 75 kg d ' eau
139
139g de para-nitrophénol réagissent avec 6g d’H2 pour former le para-
aminophénol
377 , 41 X 6
377,41kg de para-nitrophénol =16 , 29 kg d ' H 2
139
50
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 26+ M 28=M 29+ M 30
377 , 41+16 ,29=295 , 95+97 , 75
393,7kg=393,7kg
III.3.2. Processus de synthèse de l’anhydride acétique
Le processus de la synthèse de l’anhydride acétique à partir de gaz carbonique
passe par les étapes suivantes :
Synthèse de méthanol ;
Synthèse de DME ;
Déshydratation de DME ;
Hydratation de l’éthylène en milieu acide ;
Oxydation de l’éthanol en acétaldéhyde ;
Oxydation de l’acétaldéhyde en anhydride acétique ;
Les trois premières étapes ont était déjà évoquée ci-avant elles ont conduit à
l’obtention d’une masse de 228,07kg d’éthylène.
Ainsi, nous nous contenterons aux calculs des bilans matières des trois dernières
étapes.
III.3.2.1. Hydratation de l’éthylène en milieu acide
L’hydratation de l’alcène en milieu acide conduit à l’obtention des alcools.
Cette réaction d’addition suit la règle de Markovnikov.
Selon cette équation équilibrée
28g de l’éthylène produisent 469g d’éthanol
228 , 07 X 469
228,07kg =374 ,69 kg d ' éthanol
28
51
28g de l’éthylène réagissent avec 18g d’eau
228 , 07 X 18
228,07kg =146 , 62kg d ' eau
28
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 31+ M 32=M 33
3228 , 04+146 ,62=374 , 69
374,69kg=374,69kg
III.3.2.2. Oxydation de l’éthanol
Les alcools subissent l’oxydation en présence de métaux de transition qui au
moins Deux Etats d’oxydation plus élevés, tel est le cas du chrome ayant les
Etats d’oxydation de III et IV.
Ainsi on peu utilisé le chloro chromate de pyridinium (PCC) ou dichromate de
pyridinium (PCD) dans le dichloro méthane utilisé comme solvant pour mieux
iullustrer l’équation de la réaction est mieux prendre en compte la stœchiométrie
de toute les entités réactionnelle, nous faisons une oxydation par l’oxyde de
chrome (VI).
Selon l’équation suivante :
46g d’éthanol produisent 44g d’acétaldéhyde
52
374 , 69 X 44
374,69kg d’éthanol =358 , 40 kg d ' acétaldéhyde
46
46g d’éthanol produisent 102g d’acide chromeux
374 , 69 X 102 '
374,69kg d’éthanol =830 , 83 kg d acidechromeux
46
46g d’éthanol réagissent avec 100g d’oxyde chromeux(VI)
374 , 69 X 100 '
374,69kg d’éthanol =814 , 54 kg d acidechromeux (VI )
46
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 34 + M 33=M 35+ M 36
814 ,54 +374 , 69=830 , 83+358 , 40
1189,23kg=1189,23kg
III.3.2.3. Oxydation de l’acétaldéhyde en anhydride acétique
Ce type de réaction, déjà mis en œuvre pour la production d’acide acétique,
peut-être contrôlé, pour limiter la transformation à l’obtention préférentielle
d’anhydride acétique. Une totale variante est industrialisée depuis 1930.
53
Il semble actuellement admis que le schéma réactionnel général de la formation
de l’anhydride et de l’acide acétique à partir d’acétaldéhyde passe par la
production, comme espèces chimiques intermédiaires d’acétaldéhyde, selon les
réactions suivantes :
CH3COOOH+CH3-CHO+O2 CH3COOOH
CH3COOOH+CH3CHO (CH3-CO)2O+H2O
Selon l’équation de la réaction suivante :
CH3-CHO+O2 CH3COOOH
44g d’acétaldéhyde produisent 76g d’acide peracétique
358 , 4 X 76 '
358,4kg d’acétaldéhyde =619 , 1 kg d acideperacétique
44
44g d’acétaldéhyde réagissent avec 32g d’oxygène
358 , 4 X 32 '
358,4kg d’acétaldéhyde =260 , 7 kg d oxygène
44
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 36+ M 37 =M 38
358 , 4 +260 ,7=619 , 1
619,1kg=619,1kg
Selon l’équation suivante :
54
CH3COOOH+CH3CHO (CH3-CO)2O+H2O
76g d’acide peracétique produisent 102g d’anhydride acétique
619 ,1 X 102 '
619,1kgb d’acide peracétique =830 , 90 kg d anhydride ac é tique
76
76g d’acide peracétique produisent 18g d’eau
619 ,1 X 18 '
619,1kg d’acide peracétique =146 , 63 kg d eau
76
76g d’acide peracétique réagissent avec 44g d’acétaldéhyde
619 ,1 X 44 '
619,1kg d’acide peracétique =358 , 43 kg d acétaldéhyde
76
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 38+ M 36 =M 40+ M 39
619 , 1+358 , 43=830 , 90+146 , 63
977,53kg=977,53kg
III.3.3. Synthèse de para-acétylaminophénol à partir de para-aminophénol
et l’anhydride acétique
55
La réaction de synthèse est la suivante :
109g de para-aminophénol produisent 151g
295,95kg de para-aminophénol
295 , 95 X 151
=409 , 99 kg de para−acétylaminophénol
109
109g de para-aminophénol produisent 60g d’acide acétiques
295 , 95 X 60 '
295,95kgde para-aminophénol =162 ,91 kg d acide ac é tique
109
109g de para-aminophénol réagissent avec 102g d’anhydride acétique pour
former le para-acétylaminophénol
295,95kg de para-aminophénol
295 , 95 X 102
=276 ,94 kg de para−acétylami nophénol
109
56
Bilan matière
Q ENTRE =QSORTIE
M 41+ M 42=M 43+ M 44
295 , 95+276 , 94=409 , 99+162 ,91
572,9kg=572,9kg
57
CONCLUSION
Le présent travail qui a consisté à l’obtention du para-acétylaminophénol à partir
du CO2 du lac Kivu, a eu le concours de 2 grandes phases suivantes :
La première a consisté à l’extraction du CO2 dissous dans le lac, suivie de
sa purification ;
La deuxième a consisté à une série d’étapes dont les unes conduisent à
l’obtention du para-aminophénol, et les autres conduisent à l’obtention de
l’anhydride acétique ; qui sont des intermédiaires importantes pour
l’obtention de para-acétylaminophénol.
Une étude des calculs stœchiométriques faite sur chacune des étapes des
réactions mises en jeu, a permis de quantifier l’ensemble des procédés, par
conséquent, pourrait donc aider à faire des approximations plus ou moins réelles
aux cas d’éventuelles extrapolations à l’échelle industrielle.
Nous suggérons des études ultérieures sur les aspects thermodynamiques et
cinétiques en rapport les procédés utilisés.
Une étude économique s’avérait donc indispensable, au cas où les résultats
obtenus peuvent être ramenés à grande échelle, sous forme d’un projet.
58
BIBLIOGRAPHIE
1. OUVRAGES
I. Emillian Koller : aide-mémoire génie chimique, 3ème édition
II. Merk : international journal of the tech research code(USA), index 11ème
édition
III. IFP : ifp énergie
2. WEBOGRAPHIE
I. [Link]
II. [Link]-european-industrial gases association
III. [Link]
IV. [Link]/fr/medias/decriptages/les 3-voies de-la
valorisation-de-CO2
V. [Link]/maison/transport-et
mobilite/rechauffement.
VI. Https://[Link]/toxicologie-clinique/mecanismes-d-action-et-
de-toxicite-de-l-acetaminophene
3. JOURNAL OFFICIEL ET AUTRE
I. Francais chast histoire contemporaine de medicament
II. [Link] fort, JP courada, A. Alloui et A. Eschallier mecanisme
of the antinoceptive effet of paracetamol 2003
III. Sebikali Rwubaka charles captage de gaz méthane du lac Kivu
mémoir, université de louvain faculté science appliqué
IV. MADIAMA MENGI procédé et valorisation du CO2 du lac Kivu
en DME TFC/IPG/raffinage 2014-2015 p ;31-33