Résolution Équation Fractionnaire FitzHugh-Nagumo
Résolution Équation Fractionnaire FitzHugh-Nagumo
THESE
PRÉSENTÉ POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME
DOCTORAT EN SCIENCES
Spécialité : Analyse
fgg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
ggg
gggh
1
1
Introduction générale 1
2 Le modèle de FitzHugh-Nagumo 24
1
2
Bibliographie 61
2
Remerciements
Premièrement, je remercie Dieu le Miséricordieux, pour m’avoir donné la volonté et la
force pour accomplir ce modeste travail, elhamdou li llah.
Meriem.
Introduction générale
a théorie de dériveé fractionnaire est un sujet aussi ancienne que le calcul classique tel
L que nous le connaissons aujourd’hui. Ses origines remontent à la fin du 17ième siècle
[9], l’époque où Newton et Leibniz ont développé les fondements du calcul différentiel et
intégral. La première question qui a introduit au calcul fractionnaire était : est ce que la
dn f
dérivée d’ordre entier dt
peut être étendue à avoir un sens lorsque n est une fraction ?
par la suite, la question est devenue : n peut être n’importe quel nombre : fractionnel,
irrationnel ou complexe ? cette dernière question a été résolu par l’affirmative, le calcul
fractionnaire est devenu un terme mal approprié et pourrait mieux être appelé intégration
et différentiation d’ordre fractionnaire.
dn f
Leibniz a introduit le symbole dt
pour désigner la dérivée nième d’une fonction f : quand
dn f
il l’a annoncé dans une lettre à l’Hôpital en 1695 ; qui lui a répondu : que signifie dt
si
n = 12 .
Aujourd’hui, cette théorie est admise comme le premier incident de ce que nous appelons
la dérivation fractionnaire.
Cependant, l’étude des dérivées d’ordre non entier n’est pas apparu dans la littérature
que jusqu’à 1819, où Lacroix a présenté une définition de la dérivée fractionnaire basée
Introduction générale 2
sur l’expression usuelle de la nème dérivée de la fonction puissance. Au cours des années,
le calcul fractionnaire devient un sujet attrayant aux mathématiciens et plusieurs formes
de l’opérateur différentiel fractionnaire sont introduites : J.B.J. Fourier (1822), N.H. Abel
(1823-1826),Riemann-Liouville(1832-1837) H. Holmgren (1865-67), A.K. Grünwald (1867-
1872), A.V. Letnikov (1868-1872), H. Laurent (1884), P.A. Nekrassov (1888), J. Hadamard
(1892), O. Heaviside (1892-1912), S. Pincherle (1902), G.H. Hardy and J.E. Littlewood
(1917-1928), H.Weyl (1917), P. Lévy (1923), A. Marchaud (1927), H.T.Davis (1924-1936),
A. Zygmund (1935-1945), E.R. Love (1938-1996), A. Erdélyi (1939-1965), H. Kober (1940),
D.V.Widder (1941),M. Riesz (1949), caputo(1967) et ce n’est qu’en 1974. Le calcul frac-
tionnaire a été intensivement développé grâce à B. Ross qui a organisé un conference
a l’universitede New Haven sous le titre ”Le calcul fractionnaire et ses applications”(la
première conférence sur ce domaine).
Depuis, un intérêt considérable a été porté au calcul fractionnaire par l’application de
ces concepts dans différents domaines de la physique, de l’ingénierie et de la biologie,
où un progrès signifiant de travaux théoriques pouvant servir comme une fondation pour
un nombre d’applications dans ces domaines. Donc, le but du calcul fractionnaire est de
généraliser les dérivées traditionnelles à des ordres non-entiers grâce à ses propriétés qui
ne sont pas locales.
2
Introduction générale 3
phénomène ainsi que les changements instantanés. De tels modèles sont dits ”impulsifs” ;
ils sont évolutifs de processus continus régis par des équations différentielles combinées avec
des équations aux différences représentant l’effet impulsif subi.
3
Chapitre 1
Notions préliminaires de
Dérivation fractionnaire
Introduction
e calcul fractionnaire est une branche de l’analyse dont l’étude se rapporte aux opérateurs
L d’intégration et de dérivation d’ordre non entier. Dans la littérature il existe plu-
sieurs approches pour la dérivation fractionnaire, dans ce chapitre nous rappelons quelques
définitions, notions, propriétés et résultats sur les différentes approches qui sont fréquemment
utilisées dans les applications.[18][1].
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 5
La fonction Gamma est une fonction complexe, considérée également comme une fonc-
tion spéciale. Elle prolonge la fonction factorielle à l’ensemble des nombres complexes.
(exepté en certains points)
Définition 1.1 Pour z ∈ C tel que Re(z) > 0, la fonction Γ(z) est défnie par :
Z +∞
Γ(z) = e−t tz−1 dt (1.1)
0
Définition 1.2 La fontion Bêta (qui est un type d’intégrale, au même titre que la fonc-
tion Gamma) est une fonction définie pour des nombre complexes z et w par :
Z 1
β(z, w) = tz−1 (1 − t)w−1 dt, Re(z) > 0, Re(w) > 0. (1.2)
0
5
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 6
Γ(z)Γ(w)
β(z, w) = (1.3)
Γ(z + w)
Il s’ensuit que
β(z, w) = β(w, z), Re(z) > 0, Re(w) > 0.
Soit ϕ une fonction définie et mesurable sur [a, b] appartenant l’ensemble Lp ([a, b]), òu
p est un entier positif. La norme Lp ([a, b]) est définie par :
Z b
|ϕ(x)|p dx < ∞
a
Définition 1.3 La fonction f est dite absolument continue sur un intervalle [a, b] si pour
tout réel strictement positif, il existe un reel δ strictement positif, tel que pour tout
systeme fini d’intervalles disjoints [ak , bk ] ∈ [a, b],k = 1, 2, .., n on a la relation :
n
X n
X
(bk − ak ) < δ ⇒ | (f (bk ) − f (ak )) |<
k=1 k=1
L’ensemble des fonctions absolument continues sur [a, b] est noté par AC([a, b]).
Théorème 1 Les fonctions absolument continues sur un intervalle [a, b] possèdent une
6
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 7
qui réduit le calcul de la néme primitive d’une fonction f continue sur un intervalle [a; b] à
une seule intégrale de type convolution. Notons par Dn , n ∈ N , l’opérateur de dérivation
d’ordre n, alors on a
Dn Ian = I, Ian Dn 6= I. (1.5)
7
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 8
Si α = n ∈ N, alors
(Dan f )(t) = f n (t).
C
Dα C = (t − a)−α
Γ(1 − α)
t
dn
Z
α 1
p
D (t − a) = (t − τ )n−α−1 (τ − a)p dτ
Γ(n − α) dtn a
8
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 9
A titre d’exemple :
Γ(1.5)
D0.5 t0.5 = = Γ(1.5).
Γ(1)
n
X
(Daα f )(t) = 0 ⇔ f (t) = cj (t − a)α−j , ∀c1 , ...., cn ∈ R
j=1
Lemme 1.1 L’opérateur d’intégration fractionnaire Iaα , α > 0 est linéaire et borné de
l’espace Lp [a; b](1 ≤ p ≤ 1) dans lui même, s’est à dire
∃k > 0 tel que :
(b − a)α
kIaα f kp ≤ kkf kp ∀f ∈ Lp [a, b], oùk =
α|Γ(α)|
Le résultat suivant caractérise les conditions nécessaires pour l’existence de la dérivée frac-
tionnaire Daα .
Lemme 1.2 Soient α > 0 et n = [α] + 1. Si f ∈ AC n [a; b], alors la dérivée fractionnaire
Daα f existe presque partout sur [a; b] et elle est representée sous la forme
n−1 t
f (k) (a)
Z
X 1
(Daα f )(t) = (t − a)k−α + (t − s)n−α−1 f n (s)ds
k=0
Γ(1 + k − α) Γ(n − α) a
9
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 10
est satisfaite presque partout sur [a; b], pour toute f ∈ Lp [a; b], 1 ≤ p < ∞.
D’où le résultat.
Une des propriétés importantes de la dérivée fractionnaire au sens de Riemann-Liouville
avec l’intégrale fractionnaire est la suivante :
10
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 11
Définition 1.6 La dérivée fractionnaire d’ordre α > 0 de Caputo d’une fonction f définie
sur [a; b] est donnée par
n−1 k
C
X f (a)
( Daα )f (t) = Daα (f (t) − (t − a)k , (1.10)
k=0
k!
où
/ Netn = α, α ∈ N∗ .
n = [α] + 1, siα ∈ (1.11)
si α = 0 alors
(C Daα )f (t) = f (t).
Donc, si α ∈
/ N et f est une fonction pour laquelle les dérivées fractionnaires de Caputo
(1.10), et celle de Riemann-Liouville (1.7) existent, alors elles sont liées l’une à l’autre par
la relation
11
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 12
n−1
C
X f (k) (a)
( Daα )f (t) = (Daα f )(t) − (t − a)k−α , (n = [α] + 1). (1.12)
k=0
Γ(k − α + 1)
f (a)
(C Daα )f (t) = (Daα f )(t) − )(t − a)−α . (1.13)
(Γ(1 − α))
Si α ∈ N et la dérivée usuelle f (n) (t) existe, alors (Daα f )(t) coı̈ncide avec f (n) (t) c’est à dire
La dérivée fractionnaire de Caputo (1.10) est définie pour les fonctions f (t) pour lesquelles
la dérivée de Riemann-Louville (1.7) existe, en particulier, elle est définie pour les fonctions
f (t) ∈ AC n [a; b].
On a le théorème suivant :
Théorème 2 Soit α > 0 et soit n donné par (1.11). Si f (t) ∈ AC n [a; b], alors la dérivée
fractionnaire de Caputo (c Daα )f (t) existe presque partout sur [a; b].
12
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 13
n−1 (k)(a)
C
X f
( Daα f )(t) = Daα (f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
n−1 (k)(a)
X f
= Dn Ian−α (f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
Posons
n−1 (k)(a)
X f
ϕ(t) = Ian−α (f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
D’après (1.6) , on a
t n−1 (k)(a)
(t − s)n−α−1
Z X f
ϕ(t) = (f (s) − (s − a)k )ds.
a Γ(n − α) k=0
k!
t n−1 (k)(a)
(t − s)n−α−1
Z X f
ϕ(t) = (f (s) − (s − a)k )ds.
a Γ(n − α) k=0
k!
n−1 (k)(a)
(t − s)n−α X f
=− (f (s) − (s − a)k ) |s=t
s=a
Γ(n − α + 1) k=0
k!
Z t n−1 (k)(a)
(t − s)n−α n−α
X f
+ (t − s) D(f (t) − (s − a)k )ds.
Γ(n − α + 1) a k=0
k!
n−1 (k)(a)
X f
= Ian−α+1 D(f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
13
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 14
n−1 (k)(a)
X f
ϕ(t) = Ian−α+n Dn (f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
n−1
X f (k)(a)
= Ian Ian−α Dn (f (t) − (t − a)k )
k=0
k!
Pn−1 f (k)(a)
Or, k=0 k!
(t − a)k est un polynôme de degré n − 1, par conséquent
Ainsi,
(c Daα f )(t) = Dn ϕ(t)
= Ian−α Dn f (t)
Z t
1
= (t − s)n−α−1 f (n)(s)ds
Γ(n − α) a
d’où le résultat.
Théorème 3 Soient α > 0, n donné par (1.11) et f ∈ C n [a; b]. Alors la dérivée fraction-
naire de Caputo (C Daα )f est continue sur [a; b].
14
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 15
Remarque 1 Dans le cas général, la dérivée fractionnaire de Caputo ne coı̈ncide pas avec la
dérivée de Riemann-Liouville. La relation entre les deux définitions peut s’exprimer sous
la forme suivante :
1 f (a)
(Daα )RL (t) = (C Daα )(t) +
Γ(1 − α) (t − a)α
On remarque que, de toute évidence, les définitions seront équivalentes uniquement si
f (a) = 0.
Dα C = 0.
15
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 16
Γ(p + 1)
f n (τ ) = (τ − a)p−n ,
Γ(p − n + 1)
d’où Z t
α p Γ(p + 1)
D (t − a) = (t − τ )n−α−1 (τ − a)p−n dτ.
Γ(n − α)Γ(p − n + 1) a
A titre d’exemple :
Γ(1.5)
D0.5 t0.5 = = Γ(1.5).
Γ(1)
16
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 17
2. Une autre différence entre la définition de Riemann et celle de Caputo est que la
dérivée d’une constante est nulle au sens de Caputo, par contre au sens de Riemann-
C
Liouville elle est égal à Γ(1−α)
(t − a)p
3. La dérivée fractionnaire au sens de Jumarie pour 0 < α < 1 d’une constante est
nulle.
Définition 1.9 Soit f : R −→ R une fonction continue. Pour n < α < n + 1, la dérivée
fractionnaire au sens de Jumarie est définie par
17
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 18
f (t + h) − f (t)
Dtα f (t) = Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
Preuve Pour n = 1 ; On a
hα Dtα f (t)
f (x + h) = f (t) + .
Γ(α + 1) + ε(h)
C’est-à-dire
f (t + h) − f (t) Dtα f (t)
= + ε(h)
hα Γ(α + 1)
Alors
f (t + h) − f (t) Dtα f (t)
lim =
h−→0 hα Γ(α + 1)
et
f (t + h) − f (t)
Dtα f (t) = Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
(uv)(t + h) − (uv)(t)
Dtα (uv)(t) = Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
u(t + h)v(t + h) − u(t)v(t)
= Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
Par suite
u(t + h)[v(t + h) − v(t)]
Dtα (uv)(t) = Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
[u(t + h) − u(t)]v(t)
+ Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
= v(t)Dtα u(t) + u(t)Dtα v(t).
18
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 19
Preuve On a
C’est-à-dire
u(v(t + h)) − u(v(t))
Dtα [u(v(t))] = [ lim ]
h−→0 v(t + h) − v(t)
u(t + h) − v(t)
× [Γ(α + 1) lim
h−→0 hα
= u0 (v)Dtα v(t).
Preuve On a
C’est-à-dire
u(v(t + h)) − u(v(t))
Dtα [u(v(t))] = [Γ(α + 1) lim ]
h−→0 v(t + h) − v(t)
v(t + h) − v(t) α
× [ lim ( ) ]
h−→0 h
= Dtα u(v)(v 0 (t))α .
19
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 20
df f (t + ) − f (t)
= lim→0 .
dt
dtn
Selon cela, on a dt
= ntn−1 .
La question est donc la suivante : peut-on donner une définition similaire pour la dérivée
fractionnaire d’ordre α, où 0 < α < 1 ? Ou en général pour α ∈ (n, n + 1] où n ∈ N.
Écrivons Tα pour désigner l’opérateur appelé dérivée fractionnaire d’ordre α. Pour α = 1,
T1 satisfait les propriétés suivantes :
3- T1 (f g) = f T1 (g) + gT1 (f )
gT1 (f )−f T1 (g)
4- T1 ( fg ) = g2
Maintenant, nous présentons une nouvelle définition, qui est la définition la plus simple,
la plus naturelle et la plus efficace de dérivée de l’ordre α ∈ (0, 1]. Remarquons que la
définition peut être généralisée pour tout α. Cependant, le cas α ∈ (0, 1] est le plus impor-
tant. Une fois que c’est établi, les autres cas sont simples.
20
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 21
à condition que les limites existent, notons que si f est entièrement différentiable en t, alors
[f (t+)−f (t)]
où f 0 (t) = lim→0
Preuve [32]
d
T0 f (t) = f (t), etT1 f (t) = f (t) = f 0 (t). (1.25)
dt
Remarque 3 :
21
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 22
f gTα (f ) − f Tα (g)
Tα ( ) = (1.27)
g g2
Nous devrions remarquer que Tα (tp ) = ptp−α . En outre, cette définition coı̈ncide avec les
définitions classiques de R-L et de Caputo sur les polynômes.
Propriété 1.1 [40] Pour α ∈ (0, 1], f, g sont des dérivées fractionnaires conformable, f (g)
est différentiel au point g, g est continu au point t, alors la règle de la chaı̂ne
Toutes les dérivées fractionnaires ne satisfont pas à la règle de la chaı̂ne (chain rule)(composition
des dérivées).
3. Tα (f g) = f Tα (g) + gTα (f )
gT α (f )−f T α (g)
4. Tα ( fg ) = g2
22
Chapitre 1 : Notions préliminaires de Dérivation fractionnaire 23
Preuve [32]
Nous donnons dans ce qui suit le dérivée fractionnaire conformable de certaines fonctions
2- Tα (1) = 0.
6- Tα ( α1 tα ) = 1.
T α C = 0.
df
Tα (f )(t) = t1−α (t).
dt
Donc
Tα ((t − a)p ) = t1−α p(t − a)p−1
A titre d’exemple :
√
0.5 1 0.5 −0.5 1 t
T0.5 ((t − a) ) = t (t − a) = p .
2 2 (t − a)
23
Chapitre 2
Le modèle de FitzHugh-Nagumo
Introduction
vant d’expliquer et de démontrer un modèle, il est plus qu’important de savoir d’où il
A vient, comment il a été découvert et pourquoi. Depuis plusieurs siècles, l’homme tente
d’expliquer divers phénomènes l’entourant, mais également ceux qui font partie de lui, tel
le système respiratoire, cardiaque, cérébral etc. Ces percées, au niveau scientifique, per-
mettent dans plusieurs cas de découvrir des remèdes ainsi que certains soins pour diverses
maladies, ce qui fait plus que justifier leur importance. Pour cette raison, nous aborderons
dans ce chapitre l’aspect biologique et physiologique neuronal ainsi que la modélisation
mathématique de l’activité neuronale. Nous ne rentrerons pas dans les détails, cette partie
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 25
Il existe une grande diversité de neurones Figure. 2.1 et sont classés selon leur
morphologie qui reflète à la fois l’espèce animale, leur localisation dans le système
nerveux et leur fonction. Il a cependant été dégagé une architecture globale, commune à
tous les types de neurones chez lesquels on retrouve toujours dendrite(s), axone, synapses
et corps cellulaire, appelé également soma Figure. 2.2. Les différentes classes de neurones se
distinguent essentiellement par la forme et la taille du soma et le nombre, la longueur et la
répartition des dendrites. La description ci-après détaille le rôle de chacun de ces éléments.
– Les dendrites
Les dendrites sont des ramifications issues du corps cellulaire et qui permettent les connexions
synaptiques afférentes au neurone. Elles assurent ainsi la propagation de l’information entre
les différents neurones impliqués dans la communication en transmettant les informations
générées au niveau synaptique préférentiellement vers le soma. Morphologiquement, elles
se différencient de l’axone par des contours irréguliers (présence de ribosomes, petites pro-
tubérances synthétisant des protéines) et un diamètre diminuant au fur et à mesure qu’elles
s’éloignent du soma. L’essentiel de l’information transmise d’un neurone à l’autre est reçu
par les dendrites.
– L’axone
L’axone, généralement unique, est un prolongement long et cylindrique du soma. Son
diamètre est inférieur à celui d’une dendrite et, chez l’homme, sa longueur peut être de
l’ordre du mètre. Il conduit vers d’autres neurones un signal, le potentiel d’action, qui
naı̂t dans son segment initial. L’axone peut être entouré d’une gaine de myéline (sub-
stance essentiellement constituée de lipides, isolant et protégeant l’axone) qui accélère la
25
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 26
propogation du signal. On trouve, le long de l’axone, des points où la gaine de myéline
s’interrompt ; ces points sont appelés noeuds de Ranvier. C’est au niveau de ces noeuds
que le signal électrique se regénère.
– Les synapses
Les synapses sont les points de contact entre un neurone et sa cible, un autre neurone, une
fibre musculaire, etc... On les retrouve aussi bien sur le soma que sur l’arbre dendritique
du neurone postsynaptique. En revanche, concernant le neurone pré-synaptique, elles se
situent uniquement au niveau de ses terminaisons axonales. On distingue dans le vivant
deux catégories de synapses : les synapses dites chimiques et les synapses électriques . Les
premières, rencontrées le plus fréquemment, nécessitent un intermédiaire pour transmettre
l’information : le neurotransmetteur. En effet, l’activité électrique arrivant dans la termi-
naison axonale présynaptique stimule des vésicules synaptiques. Ces vésicules libérent alors
des neurotransmetteurs dans la fente synaptique et des récepteurs commandent l’ouverture
de canaux ioniques particuliers induisant un courant post-synaptique dans les dendrites.
Ces dernières transmettent ensuite à leur tour l’information au corps cellulaire. Dans le
cas d’une synapse électrique, le signal est transmis directement au neurone postsynaptique
sans délai de transmission. On estime qu’environ 40% de la surface membranaire de cer-
tains types de neurones (comme les cellules de Purkinje) sont couverts de synapses.
– Le corps cellulaire et la membrane plasmique
Le corps cellulaire (ou perikaryon) d’un neurone du cortex humain a un diamètre de l’ordre
de 20µm pour une épaisseur de membrane d’environ 5nm. Les signaux arrivant sur les
dendrites sont intégrés au niveau du corps cellulaire qui génère à son tour une réponse
se propageant dans l’axone. La membrane plasmique d’une cellule en délimite le contour.
Elle est la frontière entre les milieux intra- et extracllulaire et se compose d’une bicouche
lipidique travérsee par plusieurs types de protéines. Les milieux intra- et extracellulaire
possèdent les mêmes espèces ioniques en des concentrations différentes de part et d’autre
de la membrane. Le milieu extracellulaire est plus riche en ions sodium N a+ mais plus
pauvre en ions potassium K + que le milieu intracellulaire . Il existe d’autres types d’ions,
notamment calciques Ca2+ . Les différences de concentration calcique sont souvent propor-
26
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 27
tionnelles aux variations de potentiel du neurone et peuvent être ainsi utilisées comme
marqueur de l’activite électrique neuronale. Ce point sera plus clairement exposé dans la
section suivante.
27
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 28
une différence de potentiel due à l’inégalité de concentration des ions de part et d’autre
de la membrane. Cette différence de potentiel prend toujours pour référence le milieu exo-
cellulaire et porte le nom de potentiel de repos. Ce dernier est généralement de l’ordre de
−65mV . En effet, la bicouche lipidique possède deux catégories de protéines transmem-
branaires. La première permet le transfert spécifique d’une espèce ionique particulière. Ce
transfert s’effectue grâce à la pression osmotique et au champ électrique transmembranaire.
La seconde catégorie de protéines maintient une différence de concentrations ioniques entre
les deux milieux : on parle alors de pompage actif. Celui-ci permet de conserver un gradient
de concentration de part et d’autre de la membrane contrebalançant la diffusion osmotique
des espèces ioniques au travers des canaux lorsqu’ils s’ouvrent. La membrane au repos est
plus perméable aux ions K + qu’aux autres ions.
– Le potentiel d’action
Lorsqu’une stimulation est imposée au neurone, sa membrane devient extrêmement perméable
aux ions N a+ . Les propriétés de perméabilité selective des protéines transmembranaires
donnent naissance à un signal électrique se propageant le long de l’axone : le potentiel
d’action. Nous clarifions ce phénomène en cinq étapes.
28
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 29
3. Lorsque la tension de membrane a atteint environ 58mV [HK49], les canaux so-
diques se ferment spontanément, ce qui a pour effet l’arrêt de l’augmentation de la
dépolarisation.
4. Peu après, un second processus entre en action : l’ouverture des canaux potassiques.
Ce phénomène provoque la repolarisation de la membrane plasmique. Cette période
de décroissance du potentiel d’action est appelée période réfractaire absolue car
un second potentiel d’action ne peut apparaı̂tre durant cette période du fait de
l’inactivation des canaux sodiques.
Après avoir été généré dans le corps cellulaire, ce potentiel d’action va être transmis à
d’autres neurones via l’axone sans atténuation. En effet, une regénération du potentiel
d’action a lieu à chaque noeud de Ranvier jusqu’aux terminaisons axonales : le potentiel
de l’axone au noeud suivant est entraı̂né au-dessus du seuil de déclenchement.
29
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 30
de quelques centaines de cellules, d’un seul neurone et de ses éléments constitutifs, etc),
plusieurs choix se présentent ; à noter que plus le modèle est complexe, plus les ressources
calculatoires nécessaires à la réalisation d’une simulation logicielle sont importantes et
plus le temps de calcul s’éloignera du temps réel biologique. La complexification du forma-
lisme entraı̂nera également des problèmes d’ajustement du modèle avec l’augmentation du
nombre de paramètres et la non linéarité des équations.
Dans cette partie, nous présentons un état de l’art des modèles mathématiques de neurones.
biologiques ou modèles impulsionnels en cherchant à faire ressortir à la fois les applications
possibles et le degré d’ajustement des modèles. Ceux-ci sont présentés du modèle le plus
élémentaire aux modèles les plus complexes.
dVM EM
I(t) = Cm (2.1)
dt
30
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 31
dVM EM
Cm = I(t) − gf uite (VM en − Ef uite ) (2.3)
dt
Des extensions du model IF, plus réalistes phénoménologiquement, ont été suggérées
sur la base de l’équation (2.3).
– La première a été proposée en 1937 par Gaylord Young [15] sous le nom de résonne
et tire ou Resonate-and-Fire (RF) introduisant un courant potassique à faible seuil de
déclenchement. Il est décrit par le système d’équations (2.5) Soit W le courant potassique
supplémentaire et VM EM la tension de membrane.
dVM EM (t)
Cm = I(t) − gf uite (VM EN (t) − Ef uite ) − W (2.4)
dt
31
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 32
dW (t) VM EN (t) − V0
τ =( − W (t)) (2.5)
dt k
où τ, k et V0 sont des paramètres fixer. VM EM et W sont ramenés respectivement au po-
tentiel de repos et à une valeur Wr si VM EM dépasse le seuil Vs . Dans ce modèle,τ, k, wr et
V0 sont des paramètres supplémentaires à ajuster.
La seconde est appelée IF quadratique car elle fait intervenir le carré du potentiel de
membrane :
dVM EM (t)
Cm = I(t) − k0 VM EN (t)2 . (2.6)
dt
Comme pour ses prédécesseurs, ce modèle ramène le potentiel de membrane à une valeur
d’équilibre si VM EN dépasse un certain seuil. Le nombre de paramètres à estimer est le
même que pour un modèle IF classique.
– La troisième, introduite par Eugene Izhikevich [13], est une combinaison des deux précédentes ;
elle fait à la fois intervenir l’expression quadratique et le courant potassique à faible seuil.
Il est formalisé par les équations suivantes où v représente une tension, u un courant et
a, b, c, d sont des constantes :
dv(t)
= 140 + 0.04(t)2 + 5v(t) − u(t)
dt
(2.7)
du(t)
= a(b.v(t) − u(t))) (2.8)
dt
Bien que relativement faciles à résoudre numériquement, les équations de ces modèles four-
nissent des comportements plus réalistes que les modèles IF classiques. Comme ces derniers,
les modèles RF, IF quadratique et d’Izhikevich sont également utilisés pour modéliser de
grands réseaux de neurones ou des structures cérébrales telles que celles impliquées dans
la maladie de Parkinson comme dans [21] pour le modèle d’Izhikevich. Les modèles de G.
Young et d’E. Izhikevich ont davantage de paramètres à équilibrer selon le type de neurone
32
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 33
En 1963, Hodgkin et Huxley reçoivent le Prix Nobel de médecine pour leurs tra-
vaux sur les mécanismes ioniques qui permettent l’initiation et la propagation des
potentiels d’action dans l’axone géant du calmar. Pour simplifier, l’axone est un long tube
partant de chaque neurone et sa membrane extérieure, sensible aux courants et poten-
tiels électrochimiques, permet la propagation des signaux électriques. En particulier, elle
présente une différence de potentiel au repos et on mesure la pertubaion de ce potentiel
suite à un changement chimique ou électrique. Cette pertubation peut se propager le long
de l’axone pour transmettre une information entre neurones. Dans cette section, l’explica-
tion des différentes équations de ce modèle sera donnée. Pour la facilité de la lecture de
cette thèse, on résume ici la modélisation conduisant aux équations de Hodgkin-Huxley,
et qu’on peut trouver par exemple dans [6],[11] et reprise dans beaucoup de travaux (voir
par exemple [29]).
Hodgkin et A. Huxley ont considéré le courant sodique IN a et le courant potassique IK
comme les deux principaux courants qui circulent le long des axones. L’hypothèse de base
du modèle de Hodgkin-Huxley est de considérer la cellule comme un circuit électrique. La
membrane est représentée par un condensateur tandis que les flux d’ions sodium et potas-
sium sont modélisés comme des conductances électriques variables en fonction du potentiel
de membrane.
Soit IK le flux potassique, alors il est donné en utilisant la loi d’Ohm par,
IK = gK (V )(V − EK )
IN a = gN a (V )(V − EN a )
33
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 34
où EN a le potentiel d’équilibre des ions sodique et gN a est la conductance des canaux à
sodium.
Hodgkin-Huxley ont supposé que les conductances gN a (V ) et gK (V ) vont varier selon l’ou-
verture ou la fermeture de canaux. Ils ont considéré que chaque canal devait être composé
de quatre composants indépendants, chacun pouvant être ouvert ou fermé. Pour les ca-
naux à potassium, ces quatre composants sont identiques avec une probabilité d’ouverture
n. La probabilité que les quatre composants soient ouverts est donc n4 . Ainsi, on écrit
gK (V ) = n4 (V )ḡK . On a donc,
IK = n4 ḡK (V )(V − EK )
34
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 35
On a donc,
IN a = m3 hḡN a (V )(V − EN a )
où ḡN a est la conductance maximale du sodium. Maintenant, les variables m, h et n sont
elles même décrites par des équations différentielles que l’on décrit ci-dessous. Pour les
canaux à potassium, chaque composant passe de l’état fermé (avec la probabilité 1 − n)
à l’état ouvert (avec la probabilité n) suivant le coefficient αn et de l’état ouvert à celui
fermé suivant le coefficient βn . Ce sont des coefficients qui dépendent aussi du potentiel de
membrane,
αn
1−n βn n.
dn
= αn (1 − n) − βn n.
dt
On pose,
αn 1
n∞ = , τn =
αn + βn αn + βn
où n∞ n’est autre que la valeur n d’équilibre et τn est la constante de temps d’approche
de cet équilibre. Ils dépendent aussi du voltage. On peut réécrire l’équation différentielle
de n :
dn n∞ − n
= .
dt τn
Comme le cas précedent pour les canaux à potassium, la transition de l’état ouvert (de
probabilité m) à celui fermé (de probabilité 1 − m) de chaque composant est donnée par
les coefficients αm etβm ,
αm
1−m βm m.
Similairement pour h, la transition de l’état actif (de probabilité h) à celui inactif (de
probabilité 1 − h) est donné par les coefficients αh etβh ,
αh
1−h βh h.
35
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 36
dm m∞ − m
= αm (1 − m) − βm m = ,
dt τm
dh h∞ − h
= αh (1 − h) − βh h = ,
dt τh
Comme précédemment, on a ici les notations,
αm 1
m∞ = , τm =
αm + βm α m + βm
αh 1
h∞ = , τh =
αh + βh αh + βh
En utilisant la loi de Kirchhoff, le bilan des charges électriques est donné par,
dV
I=C + IN a + IK + IL ,
dt
dV
−C = m3 hḡN a (V − EN a ) + n4 ḡK (V − EK ) + ḡL (V − EL ) − I.
dt
36
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 37
C = 1µF/cm2
La figure 2.4 présente La solution du système (2.9) avec I = 0 et les autres pa-
ramètres comme ceux au dessus. La figure (a) est l’évolution de V ; la figure (b) est
les évolutions de n en rouge, m en bleu et h en vert. D’après (b), on trouve que le courant
à sodium (le bleu) est beaucoup plus rapide que les autres par rapport à la péridode de
37
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 38
Le modèle de FitzHugh-Nagumo
En biologie, on sait que l’activation du sodium est très rapide (voir figure 2.4(b)et2.5(b)).
On peut donc faire l’approximation suivante (voir figure 2.5(d)),
m ≈ m∞ (V )
dm
Ainsi, m peut être assimilée à une constante et l’équation dt
n’a plus lieu d’être. Expérimentalement,
la somme des deux variables h et n est à peu près constante au cours du potentiel d’action,
h∞ (V ) + n∞ (V ) = 0.8.
h(V ) + an(V ) = b,
38
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 39
On a alors,
dw w∞ (V ) − w
=
dt τw (V )
La figure 2.5 présente La solution du système (2.10) avec I = 8 et les autres pa-
ramètres comme ceux précédents. La figure (a) est l’évolution de V ; la figure (b) est
les évolutions de n en rouge, m en bleu et h en vert- on trouve que le courant à sodium
(le bleu) est beaucoup plus rapide que les autres par rapport à la période de naissance du
potentiel V dans la figure (a) ; la figure (c) montre la relation en bleu entre n et h dans
l’espace (n, h)- on trouve que cette relation est peut-être faite approcher la droite en rouge
h = 0.902 − 1.117n ; la figure (d) est l’approximation m ≈ m∞ (V ).
39
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 40
Figure 2.6 – Les nullclines du système (2.11) avec I = 8, la V -nullcline est la courbe en
rouge et la w-nullcline est celle en bleu.
où V correspond au potentiel de membrane et w correspond aux flux lents d’ions à travers
la membrane. Les paramètres α, et γ sont des constantes avec par exemple 0 < α < 1 et
0 < 1 et le paramètre I correspond au courant externe appliqué.
Figure 2.7 présente la (a) Simulation numérique du système (2.12) avec α = 0.2, γ =
0.5, = 0.01 et I = 1, V̇ = 0 en rouge et ẇ = 0 en vert. Le point d’intersection des
nullclines est le point d’equilibre. La courbe bleu est obtenue en tracant la dynamique
asymptotique d’une solution du système partant d’une condition initiale. (b) Serie tempo-
relle (t, V) correspondante.
40
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 41
Figure 2.7 – (a) Simulation numérique du système (2.12), (b) Serie temporelle (t, V)
correspondante.
Le circuit de Nagumo
C’est dans les années 1960 qu’un ingénieur électrique japonais nommé Jin-Ichi
Nagumo réussit à construire ce diagramme de circuit (voir figure 2.8) en utilisant
une diode à effet tunnel comme élément non linéaire. Cette diode a une courbe de tension
actuelle semblable à celle de la nullcline cubique utilisé dans les équations de Fitzhugh
section précédente. Ainsi, on attribua son nom à ce circuit et cette découverte lui permit
de travailler en collaboration avec Fitzhugh, et ensemble ils aidèrent grandement le sujet
des courants électriques à travers les cellules. Avant d’être nommées les équations Fitzhugh-
Nagumo, elles furent toutefois appelées le ”modèle de Bonhoeffer-van der Pol” par Fitzhugh
lui-même. La raison derrière ce nom est que l’ingénieur électrique van der Pol construisit,
dans les mêmes années que Fitzhugh, le circuit (voir figure 2.8), mais en utilisant des triodes
car ils mettent en évidence les oscillations stables. Toutefois, le modèle de Nagumo était
plus concluant et s’accordait mieux aux études de Fitzhugh et c’est pourquoi qu’ensemble,
ces deux génies purent reprogrammer un ordinateur capable de résoudre plus aisément les
problèmes auxquels ils s’intéressaient.[19]
41
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 42
du d2 x
= + f (u)
dt dt
42
Chapitre 2 : Le modèle de FitzHugh-Nagumo 43
dérivée seconde de la variable spatiale x. Son succès est principalement dû au fait que
le modèle est analytique, ce qui permet de déduire de nombreuses propriétés importantes
sans recourir à la simulations d’ordinateur.
Ce système est difficile à étudier, et donc à ce stade nous définirons = 0. Alors v sera
constant et nous prendrons v = 0.
L’équation réduite de FitzHugh-Nagumo pour une onde progressive est donc
43
Chapitre 3
Application de la méthode
d’expansion de Riccati pour la
résolition de l’équation de
Fitzhugh-Nagumo d’ordre
fractionnaire
”Les mathématiques ont des inventions très subtiles et qui peuvent beaucoup servir, tant
à contenter les curieux qu’à faciliter tous les arts et à diminuer le travail des hommes”.
René DESCARTES(1596 -1650)
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 45
Introduction
e nombreux travaux ont été publiés pour résoudre l’équation différentielle fraction-
D naire non linéaire, telles que la méthode des sous-équations fractionnaires [20], [5],
la première méthode d’intégrale(the first integral method)[28], [7], la méthode d’itération
variationnelle [16], [14] et la méthode d’expansion G0 /G [2], [12], [27]. Mais toutes ces
méthodes sont basé sur la dérivée fractionnaire au sens de Jumarie.
Dans ce chapitre nous on présente le résultat principal de cette thèse. Nous avons appliqué
la méthode d’expansion de Riccati pour donner des solutions exactes des problèmes de
Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire, Newell-Whitehead-Segel d’ordre fractionnaire et
de Zeldovich d’ordre fractionnaire.
Cette méthode consiste à transformer l’équation différentielle partielle d’ordre fractionnaire
en équations différentielles ordinaire d’ordre fractionnaire. On a utilisé cette méthode en
tenant compte des contre-exemples donnés par L.Xiaohua et L.Cheng-shi pour prouver que
la dérivée fractionnaire de Riemann-Liouville au sens de Jumarie avec ses propriétés et la
règle de ”chain rule” ne sont pas correctes. [40],[23].
45
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 46
√
Si nous prenons f (t) = t, f (t) = t et f (t) = t2 , on a
r
(1) t
Dt 2 t =2 , (3.2)
Π
r
( 1 )√ Π
Dt 2 t = , (3.3)
2
3
(1) 8 t2
Dt 2 t2 = √ , (3.4)
33 Π
Cet exemple montre que la formule de Jumarie (1.20) n’est pas vraie.
1 1
Dt2 [u(v(t))] = Dt2 t,
r (3.8)
t
=2
Π
46
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 47
1 1
u0 (v)Dtα v(t) = √ Dt2 (t2 ),
2 v
3
1 8t 2
= √ , (3.9)
2t 3 Π
1
4t 2
= √ .
3 Π
Alors on trouve
1
Dtα [u(v(t))] 6= u0 (v)Dt2 v(t). (3.10)
Cela signifie que la formule de Jumarie 1.21 est également incorrect. Par ces deux contre-
exemples ci-dessus, ceci montre que les deux formules de calcul fractionnel de base de
Jumarie ne sont pas vraies et que tous les résultats obtenus à l’aide des formules de Jumarie
sont incorrects.
Selon le contre-exemple 2, nous savons que cette formule est également incorrecte.
En fait, selon les hypothèses du contre-exemple 2, la partie droite de la formule est
1 1 1 √ p
Dt2 u(v)(v 0 (t)) 2 = Dt2 ( v) (t2 )0
r (3.11)
Πt
=
2
1 1
u0 (v)Dtα v(t) = √ Dt2 (t2 )
2 v
3
1 8t 2
= √ (3.12)
2t 3 Π
1
4t 2
= √ .
3 Π
47
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 48
dU α dU β
Dtα = σ1 Dx ξ, Dtβ = σ2 D ξ (3.15)
dξ dξ x
48
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 49
1 1 1
Dt2 f (t) = Dt2 [t + t 2 ]
1 d t
Z
1 1
= 1 (t − τ ) 2 [τ + τ 2 ]dτ
Γ 2 dt 0
1 d t
Z
1
= 1 (t − τ ) 2 τ dτ (3.16)
Γ( 2 ) dt 0
1 d t
Z
1 1
+ 1 (t − τ ) 2 τ 2 dτ
( 2 ) dt 0
r √
t Π
=2 + .
Π 2
Mais
df 1 1 1 3
= g− 2 + g− 4 (3.17)
dg 2 4
et Z t
1 1 d 1
D g(x) = 1 (t − τ ) 2 τ 2 dτ
2t Γ( 2 ) dt 0
3
(3.18)
8 t2
√
= t Π ,
3
Nous savons que le côté droit de la première formule à l’expression (3.15) est égal à
3
df 12 1 1 1 3 8 t2
Dt f (t) = [ g − 2 + g − 4 ] √
dg 2 4 33 Π
r √ (3.19)
4 t 4 Π
= +
3 Π 3Π 2
En comparant (3.16) à (3.19), nous trouvons que le σ de la formule (3.15) n’existe pas.
C’est-à-dire que nous ne pouvons pas donner une constante σ qui vérifie
1 df 21
Dt2 = σ D g(t). (3.20)
dg t
Il est évident que la formule (3.15) est correcte pour les fonctions composées contenant un
terme, telle que
1
f (g(x)) = g 2 , g(x) = x2
49
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 50
Où Tα u(x), Tα u(t) sont des dérivés fractionnaires conformables de u = u(x, t), tel que
Dα u(x)
Tα u(x) = , u est une fonction inconnue et P est un polynôme.
Dxα
- première étape
En utilisant la transformation.
Dα α D
α
= c ,
Dtα Dξ α
D2α 2α D
2α
= c .
Dt2α Dξ 2α
Dα Dα
= ,
Dxα Dξ α
D2α D2α
=
Dx2α Dξ 2α
Donc on a transformé l’equation (3.21) en l’ équation différentielle ordinaire d’ordre frac-
tionnaire non linéaire de u de même ordre et on trouvons :
P (u, Tα u(ξ), cα Tα u(ξ), T2α u(ξ), c2α T2α u(ξ), ....) = 0 (3.23)
50
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 51
- Deuxième étape
Supposons que u(ξ) s’écrit comme une série de puissances finies de F (ξ) comme suit
n
X
u(ξ) = ai F i (ξ), an 6= 0 (3.24)
i=0
Où ai (i = 0, 1, ....., n) sont des constantes indéterminées, n est un entier positif : sa valeur
est donnée par la différence entre l’ordre le plus élevé du térme non lineaire et l’ordre le plus
élevé de la derivée. de 3.23, et F (ξ) satisfait l’équation fractionnelle de Riccati suivante
√ 2 − α√ α
F (ξ) = − −m tanh( −mξ 2−α ) (3.26)
α
et
√ 2 − α√ α
F (ξ) = − −m coth( −mξ 2−α ) (3.27)
α
√ 2 − α√ Tα 2 − α√ Tα α Tα
Tα F (x) = − −m −m(x 2−α )sech2 ( −mx 2−α ) x 2−α −α .
α α 2−α
2 − α √ Tα
= sech2 ( −mx 2−α ).
α
51
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 52
2 − α√ α
m + F 2 = m + (−m)tanh2 ( −mx 2−α )
α
2 − α√ Tα
= sech2 ( −mx 2−α ).
α
Les deux dernière équation donnent la solution de (3.25) est (3.26), de la même maniere
on en va démontre l’équation(3.27).
- Troisième étape
En remplaçant (3.24) dans (3.23) puis en utilisant (3.25) et en collectant les termes
de même ordre de F (ξ), puis en mettant chaque coefficient de F (ξ) égale à zéro. Pour
a0 , a2 , a3 ..., an etc.
- Quatrième étape En résolvant le système d’équations de la troisième étape, et en
utilisant les solutions d’equation (3.25), on trouve plusieurs solutions exactes de l’équation
(3.21).
52
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 53
tionnaire(OFDE).
n
X
u(ξ) = ai F i (ξ), an 6= 0. (3.30)
i=0
En équilibrant l’ordre entre le terme dérivé d’ordre plus élevé et le terme non linéaire dans
3.29, on obtient pour n = 1 l’équation 3.31.
Dα 1 Dα F (ξ)
(a 0 + a1 F (ξ)) = a 1
Dξ α Dξ α
= a1 m + F 2
D2α 1 Dα F (ξ)
(a0 + a1 F (ξ)) = 2a1 F (ξ)
Dξ 2α Dξ α
= 2a1 F (ξ)(m + F 2 )
53
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 54
√
(1+λ)± λ2 −λ+1−6mλ
√
La résolution de ce systéme donne a0 = 3
, a1 = ± 2 and c = −3a0 a1 +
(1 + λ)a1 ). Nous supposons que m < 0, and 0 < α ≤ 1, on obtient l’équation (solitary wave
solutions) suivante √
(1 + λ) ± λ2 − λ + 1 − 6m
u1 (x, t) = ( )∓
3
√ 2 − α√ α
−2m[tanh( −m(x + ct) 2−α )] (3.33)
α
√
(1 + λ) ± λ2 − λ + 1 − 6m
u2 (x, t) = ( )∓
3
√ 2 − α√ α
−2m[coth( −m(x + ct) 2−α )] (3.34)
α
Après avoir fait certaines manipulations algébriques, avec λ = −1 dans les resultats de
√ √
l’èquation de Fitzhgh-Nagumo on trouve a0 = ± 12 , a1 = ± 2, m = − 81 and c = ± 3 2 2 ,
donc les solutions de l’équation(3.35) sont
r √
1 1 2−α 1 −3 2 2−α
α
u3 (x, t) = ( ) + [tanh( (x + ( )t) )] (3.36)
2 2 α 8 2
54
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 55
r √
1 1 2−α 1 −3 2 2−α α
u4 (x, t) = ( ) + [coth( (x + ( )t) )] (3.37)
2 2 α 8 2
r √
1 1 2−α 1 −3 2 2−α α
u5 (x, t) = (− ) − [tanh( (x + ( )t) )] (3.38)
2 2 α 8 2
√
Figure 3.1 – La solution u3 (x, t) si λ = −1, a0 = 1/2, a1 = 2
r √
1 1 2−α 1 −3 2 2−α α
u6 (x, t) = (− ) − [coth( (x + ( )t) )] (3.39)
2 2 α 8 2
r √
1 1 2−α 1 3 2 2−αα
u7 (x, t) = (− ) + [tanh( (x + ( )t) )] (3.40)
2 2 α 8 2
r √
1 1 2−α 1 3 2 2−αα
u8 (x, t) = (− ) + [coth( (x + ( )t) )] (3.41)
2 2 α 8 2
r √
1 1 2−α 1 3 2 2−α α
u9 (x, t) = ( ) − [tanh( (x + ( )t) )] (3.42)
2 2 α 8 2
r √
1 1 2−α 1 3 2 2−α α
u10 (x, t) = (− ) + [coth( (x + ( )t) )] (3.43)
2 2 α 8 2
55
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 56
√
Figure 3.2 – La solution u9 (x, t) si λ = −1, a0 = 1/2, a1 = − 2
√
r r
1 1 2−α 1 α
u11 (x, t) = ( ) ± 2 [tanh( (x + ct) 2−α )] (3.46)
3 6 α 6
56
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 57
√
Figure 3.3 – la solution u11 (x, t) si λ = 0, a0 = 1/3, a1 = 2
√
r r
1 1 2−α 1 α
u12 (x, t) = ( ) ± 2 [coth( (x + ct) 2−α )] (3.47)
3 6 α 6
.
√
Figure 3.4 – la solution u12 (x, t) si λ = 0, a0 = 1/3, a1 = 2
57
Chapitre 3 : Application de la méthode d’expansion de Riccati pour la résolition de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo d’ordre fractionnaire 58
Dans les figures (3.1), (3.2), (3.3) les solutions sont donné en fonction de tanh, on
remarque que : - si α → 1 les ondes deviennent lisse.
Contrairement à la solution donnée en fonction de coth figure (3.3)
- si α → 1 les ondes prèsente de multiples oscillations.
58
Conclusion générale et perspectives
Le travail présenté dans cette thèse s’est porté sur l’étude de l’existence des solu-
tions exactes des équations non linéaires d’ordre fractionnaire de Fitzhugh-Nagumo,
Newell-Whitehead-Segel et de Zeldovich, moyennant la méthode d’expansion fractionnaire
de Riccati,
Dans cette étude, nous avons décrit les différents modèles mathématiques qui tra-
duisent des phénomènes en biologie, en médecine et qui sont présentée dans le premier
et deuxième chapitre. Notre étude bibliographique a été dirigée. Après l’étude bibliogra-
phique nécessaire pour la résolution de l’équation en question.
Pour prouver que les méthodes qui utilisent les dérivée fractionnaires au sens de
Jumarie avec la règle de chaine ”chain rule” pour résoudre ce type d’équations ne
sont pas fiables, L.Cheng-shi et L.Xiaohua-liu dans leurs travaux, ont donné deux contres
exemples, ce dernier à proposé la méthode d’expansion fractionnaire de Riccati, dans le but
d’obtenir des solutions exactes à des équations genre réaction-diffusion d’ordre fractionnaire
mais cette fois ci la méthode est basée sur la dérivée fractionnaire conformable,.
Conclusion générale et perspectives 60
Néanmoins les résultats de ce modeste travail constituent les bases d’un travail à
poursuivre et à améliorer pour une étude beaucoup plus approfondie qui pourra faire
l’objet de travaux de recherche.
Ainsi, les perspectives futures sont dans un premier temps :
- Résolution de l’équation si m ≥ 0 où on prévoit des solutions complexes de
l’équation de Fitzhugh-Nagumo.
- Application de la méthode pour résoudre ce modèle si 6= 0. - Résolution d’autres
équations de type réaction
-diffusion d’ordre fractionnaire si le terme de diffusion et d’ordre fractionnaire.
- Application en biologie de l’état de nerf pour les valeurs de alpha où 0 < α < 1.
60
Bibliographie
[1] A. Benanaya ; Existence de solutions pour des problèmes associéss a des équations
différentielles fractionnaires, Université de Djilali Bounaama Khemis Miliana,
(2016).
[2] A. Bekir,Ö. Gü nerb ; Exact solutions of nonlinear fractional differential equations
by G’/G-expansion method Chin. Phys. B,vol. 22 ,(2013) , pp. 1-6.
[3] A.L. Hodgkin, A.F. Huxley, B. Katz ; Ionic currents underlying activity in the giant
axon of the squid, Arch. Sci. physiol, vol.3 (1049), pp. 129-150.
[4] A.L. Hodgkin, A.F. Huxley ; A quantitative description of membrane current and
its application to conduction and excitation in nevre, J. Physiol, vol.117 (1952),
pp. 500-544.
[5] A. Neirameh ; New Extension for Sub Equation Method and its Application to the
Time-fractional Burgers Equation by using of Fractional Derivative,Tendências em
Matematica Aplicada e Computacional
(2017), pp. 225-232.
[6] B.G. Ermentrout, D. H. Terman ; An active pulse transmission line simulating nerve
axon,Springer,(2009).
[7] B. Lu, The first integral method for some time fractional differential equations Math.
Anal. Appl. ,vol. 395 ,(2012) , pp. 684-693.
Bibliographie Bibliographie
[8] B.N. Lundstrom, M.H. Higgs, W.J. Spain and A.L. Fairhall ; Fractional differentia-
tion by neocortical pyramidal neurons, Nature Neurosci,
(2008), pp. 1-22.
[9] B. Ross ; The Development of Fractional Calculus Historia Math 1695-1900 (1977),
pp. 75-89.
[16] H. Jafari and H. Tajadodi ; He’s Variational Iteration Method for Solving Frac-
tional Riccati Differential Equation International Journal of Differential Equa-
tions.Vol.2010 , pp. 62-69.
[17] H.C. Rosu, O. Cornejo-Perez ; Super symmetric pairing of kinks for polynomial
nonlinearities, Phys. Rev. E, vol.129 (2005), pp. 1-13.
[18] I. Podlubny ; Fractional Differential Equations, Academic Press, San Diego, (1999).
62
Bibliographie Bibliographie
[20] J. F. Alzaidy ; Fractional Sub-Equation Method and its Applications to the Space-
Time Fractional Differential Equations in Mathematical Physics,British Journal of
Mathematics and Computer Science 3, vol.2,(2013), pp. 153-163.
[23] Liu, Cheng-shi ; Counterexamples on Jumaries Two Basic Fractional Calculus For-
mulae. Communications in Nonlinear Science and Numerical Simulation, vol.22
(2015) , pp. 92-94.
[24] L.E. Lapicque ; Recherches quantitatives sur l’excitation électrique des nerfs traitée
comme une polarisation.
[25] M. Caputo ; Fractional Sub-Equation Method and its Applications to the Space–
Time Fractional Differential Equations in Mathematical Physics,Linear models of
dissipation whoseQis almost frequency independent, Part II, Geophys. J. R. Astr,
vol.13,(1967), pp. 529-539.
[26] M. Caputo and F.Mainardi ; Fractional Sub-Equation Method and its Applica-
tions to the Space–Time Fractional Differential Equations in Mathematical Phy-
sics,Linear models of dissipation in an elastic solids, Riv.Nuovo Cimento (Ser. II),
vol.1, (1971), pp. 161-198.
[28] M. Ilie, J. Biazar and Z. Ayati ; The first integral method for solving some
conformable fractional differential equations,Optical and Quantum Electronics, (Fe-
bruary 2018), pp.1-11.
63
Bibliographie Bibliographie
[30] O. Guner and A. Bekir ; The Exp-Function Method for Solving Nonlinear Space-
Time Fractional Differential Equations in Mathematical Physics, Journal of the
Association of Arab Universities for Basic and Applied Sciences, (2017), pp. 277-
282.
[33] R. Fitzhugh ; Impulse and physiological states in models of nerve membrane, Bio-
phys. J.,vol.1,(1961), pp. 445-466.
[36] S. Injrou ; A Study about Finding Exact Solutions for Zeldovich Equation with
Time-Dependent Coefficients by Using the Tanh Function Method, Journal for Re-
search and Scientific Studies - Basic Sciences Series, Vol.40,(2018), pp. 23-32.
[37] S.P. Hastings, J.B. Mcleod ; Classical Methods in Ordinary Differential Equations,
American Mathematical Sosiety, vol.129, (2010), pp. 17-27.
64
Bibliographie Bibliographie
[40] Xiaohua Liu, The Traveling Wave Solutions of Space-Time Fractional Differential
Equation Using Fractional Riccati Expansion Method Journal of Applied Mathe-
matics and Physics,vol.6,(2018) , pp. 1957-1967.
[41] Z.J. Jia, M.S. Hu, Q.L. Chen and S.M. Jai ; Local Fractional Differential Equations
by the Exp-Function Method.,International Journal of Numerical Methods for Heat
Fluid Flow,(2014), pp. 1845-1849.
65
Résolution de l’équation de Fitzhugh-Nagumo
d’ordre fractionnaire moyennant la méthode
d’expansion de Riccati
Présenté par : Guechi Meriem
: Pl
wmyn-§zty T A` ©rsk yFwtl ¨ Ak§C Tq§rV And ,m` @¡ ¨
.©rs tKm y TynE T§rs Tb C Ð TyW ry Ty¶z AqtKm Ð
ry Lty¤d E ¤ §As-dt§ w-§w ¯ A` Yl AhqybWt Anm T}A TA¤
yRw .\tn AntFA ©rs tKm y TynE T§rs Tb C Ð TyW
.T§ d` wl {` ºAW Tq§rW £@¡ T}¤ T
Ð TyW ry Ty¶z AqtKm Ð wmyn-§zty T A` : TyAtfm Amlk
Tq§rV ,\tn AntFA ©rs tKm ,©rs tKm y TynE T§rs Tb C
.©rsk yFwtl ¨ Ak§C
Résumé :
Abstract: