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Fonctions Numeriques

Ce document présente trois exercices portant sur des sujets d'étude des fonctions. Le premier exercice traite de la résolution d'équations et de l'amélioration de méthodes numériques. Le deuxième concerne l'encadrement du module des racines d'une équation algébrique. Le troisième aborde des méthodes de calcul des fonctions élémentaires comme la tangente et l'exponentielle.

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Fonctions Numeriques

Ce document présente trois exercices portant sur des sujets d'étude des fonctions. Le premier exercice traite de la résolution d'équations et de l'amélioration de méthodes numériques. Le deuxième concerne l'encadrement du module des racines d'une équation algébrique. Le troisième aborde des méthodes de calcul des fonctions élémentaires comme la tangente et l'exponentielle.

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SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

Exercice 1. F RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS f (x) = 0 ET f (x) = x.


Partie I - Précautions à prendre avec les méthodes classiques.
(1) Essayer les méthodes de dichotomie et de Newton pour trouver la racine comprise
entre 1,5 et 2,2 de l’équation :
x7 − 14x6 + 84x5 − 280x4 + 560x3 − 672x2 + 448x − 128 = 0.
Qu’en penser ?
(2) Méthode du point fixe.
On définit la suite (un ) par u0 = x et
un+1 = 10000 Arctan(un /10000) + 0, 0001.
Écrire un algorithme qui calcule les termes successifs de cette suite et qui s’arrête
dès que |un+1 − un | < 10−6 . Faire le test avec x = 31 et x = 31, 1.
Préciser l’intervalle dans lequel on doit choisir x pour que la suite soit stationnaire
( à 10−10 près ). On donnera les bornes à 10−5 près.
Partie II - Estimation de l’erreur.
On suppose que (xn ) est une suite récurrente xn = f (xn−1 ) et que lim xn = a.
n→+∞
r
(1) Si |f (x) − f (a)| 6 λ|x − a| (r > 1), estimer la vitesse de convergence |xn − a| en
1
fonction de r, |x0 − a|, n et δ = λ r − 1 .
(2) Si f (x) − f (a) = x − a − λ(x − a)r + o((x − a)r ), on veut montrer que |xn − a| ∼
  1
1 r−1
(λ > 0, r > 1): poser yn = xn − a, puis chercher α tel que
nλ(r − 1)
α
yn+1 − ynα ait une limite non nulle.
Partie III - Amélioration des méthodes.
(1) ∆2 d’Aitken.
Soit (xn ) une suite convergeant vers a dont on veut améliorer la convergence.
a) Si xn+1  = f (xn ) calculer
 l’abscisse x′n du point d’intersection de la droite
xn xn+1
A , B avec la droite y = x (calculer x′n en fonction de xn ,
xn+1 xn+2
∆xn , ∆2 xn où ∆xn = xn+1 − xn ).
b) On pose en = xn − a et on suppose que en+1 = (A + εn )en où en 6= 0, |A| < 1
x′ − a
et εn = o(1). Montrer alors que n → 0 quand n → +∞.
xn − a
(2) Newton amélioré.
Soit f une fonction suffisamment régulière telle que l’équation f (x) = 0 admette la
solution x0 . Déterminer une fonction φ de la forme φ(x) = x+λ(x)f (x)+µ(x)f 2 (x)
telle que : φ′ (x0 ) = φ”(x0 ) = 0. On obtient une méthode apparentée à la méthode
de Newton : un = φ(un−1 ). Comparer ces 2 méthodes, application à f (x) = x2 −a,
(a > 0).
1
2 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

Exercice 2. I ENCADREMENT DU MODULE DES RACINES D’UNE


ÉQUATION ALGÉBRIQUE.
On considère l’équation
(1) f (z) = z n + a1 z n−1 + · · · + an = 0
et on s’intéresse à diverses majorations et minorations que l’on peut obtenir sur les racines
de cette équation. On pose zi les racines de f (z) = 0, (i ∈ [1, n]) et on appelle r0 =
sup |zi |. On note A1 = |a1 |, . . . , An = |an |.
i∈[1,n]

Partie I - Cas général.

(1) a) Si g(x) = xn − A1 xn−1 − · · · − An , montrer que si r > 0 vérifie : r n >


n
A1 r n−1 + · · · + An alors r > r0 . En déduire que : r0 6 sup(1, Ai ).
P
i=1
Pn 1
b) Soit (λi )i∈[1,n] une suite finie de n nombres positifs tels que : = 1, montrer
i=1 λi
que :
r0 6 sup (λi Ai )1/i .
i∈[1,n]

c) Montrer enfin que :


 
A2 An−1 An
r0 6 sup 2A1 , 2 , . . . , 2 , .
A1 An−2 An−1

(2) On pose maintenant A = sup Ai .


i∈[1,n]
a) Montrer que r0 < 1 + A.
b) Montrer aussi que, si B = sup{1, A1 , . . . , An } et si An 6= 0 alors r1 =
1
inf |zi | > .
i∈[1,n] B
1+
An

Partie II - Méthode de Graeffe pour le calcul des modules des racines d’un polynôme.
(1) Soit P un polynôme de degré pair n à coefficients dans C. Montrer que
P (x)P (−x) = P1 (x2 ) où P est un polynôme de degré n.
n n
(x − xk ), montrer alors que P1 (x) = a2n (x − x2n ).
Q Q
Si P (x) = an
k=1 k=1
On définit par récurrence Pk par Pk (x2 ) = Pk−1(x)Pk−1 (−x).
(k) (k)
(2) On suppose que |x1 | > |x2 | > . . . > |xn | et l’on écrit Pk (x) = an xn + an−1 xn−1 +
(k) 2−k
(k) an−j
· · · + a0 . Montrer que l’on a |xj | = lim (k)
.
k→+∞ an−j+1

Partie III - Cas réel, théorème de Lagrange.


On s’intéresse maintenant à l’encadrement des racines réelles de l’équation (1) où les
coefficients ai sont supposés réels.

(1) a) Montrer que, si tous les coefficients ai sont positifs ou nuls, alors (1) n’a pas
de racine positive ; on écarte ce cas par la suite.
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 3

b) Soit k = inf{i|ai < 0}, on pose B = sup{|ai |, ai < 0}.


Montrer que si x > 1, alors f (x) > xn − B(xn−k + · · · + x + 1).
En déduire que toute racine positive x de (1) vérifie

k
x 6 1 + B.

(2) Préciser alors une méthode pour encadrer les racines positives et les racines
négatives de (1).

Exercice 3. F MÉTHODES DE CALCUL DES FONCTIONS ÉLÉMEN-


TAIRES.
I - Algorithme de Briggs.
(1) Calcul de la tangente.
On se donne les valeurs de an = Arctan(10−n ) pour n ∈ N.
On veut calculer tan t pour t ∈ [0, π/4]. On écrit t dans la base des an i.e.
t = t1 a1 + t2 a2 + · · · + tn an + · · ·
où les tn ∈ N et où l’on a les encadrements suivants :
t1 a1 6 t < (t1 + 1)a1
t1 a1 + · · · + tn an 6 t < t1 a1 + · · · + tn−1 an−1 + (tn + 1)an
On définit alors les suites (xp ) et (yp ) par l’algorithme suivant (où l’on a rangé les
an dans un tableau a(n)) :
x := 1 ; y := 0 ; i := 1 ;
ta := t ;
TANT QUE i 6 n FAIRE
DEBUT
SI ta < a(i) ALORS i := i + 1
SINON
DEBUT 

 ta := ta − a(i);
z := x − 10−i y;



(1) y := 10−ix + y;




 x := z
p := p + 1

FIN
FIN
yp
a) Montrer que lim = tan t.
p→+∞ xp
b) Pour p = t1 + t2 + · · · + tn , montrer que
tan t − 10−n yp
−n
6 6 tan t.
1 + 10 tan t xp
Donner alors la valeur que doit prendre n si on désire une incertitude absolue
inférieure à 10−10 .
Remarques :
(i) en fait, il suffit de connaı̂tre les valeurs de an pour n = 1, 2, 3, 4 et de
prendre pour n > 5, an = 10−n , l’erreur commise étant alors inférieure à
10−3n ,
4 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

(ii) de même, pour t < 10−4 , on prendra tan t = t avec une erreur absolue
inférieure à 10−12 .
(2) Calcul de l’exponentielle.
On veut calculer et pour 0 6 t 6 ln 10 ; de même qu’au 1˚, on prendra an =
ln(1 + 10−n ). On écrit t dans la base des an et dans l’algorithme du 1˚, on change
les lignes (1) par
(
ta := ta − a(i);
(2)
x := x ∗ (1 + 10−i ); p := p + 1
a) Montrer que lim xp = et .
p→+∞
b) Quelle valeur donner à n pour avoir une incertitude absolue inférieure à 10−10
?
On peut faire le même genre de remarque qu’au 1˚:
il suffit de connaı̂tre les an pour n 6 6 et de prendre an = 10−n pour n > 7
(l’erreur commise étant alors inférieure à 10−2n ).
(3) Calcul du logarithme.
On veut calculer ln t pour t ∈ [1, 10]. On prend an = 1 + 10−n et on écrit ln t
dans la base des ln an .
a) Comment remplacer les lignes (1) pour obtenir le résultat ?
b) Quelle valeur donner à n pour avoir une incertitude absolue inférieure à 10−10
?
(4) Étudier l’adaptation de cette méthode aux fonctions Arcsin, Arccos, Arctan.
On va maintenant utiliser les développements en série entière.
II - Calcul de l’exponentielle.
t2 tn
Soit un (t) = 1 + t + + · · · + , on utilise la formule et = lim un (t).
2 n! n→+∞
On écrit t = n + x où −1/2 < x 6 1/2.
Si [t] > 0, on calcule e[t] à partir de la valeur de e en écrivant t en base 2,
si [t] < 0, on fait de même à partir de 1/e.
|x|n+1
(1) Montrer que ex = un (x) + rn (x) où rn (x) < .
n!n
(1/2)11
(2) Sachant que < 1, 3510−11 en déduire un algorithme théorique permettant
10!10
de calculer et avec 10 chiffres exacts connaissant les valeurs de e et de 1/e avec
toute la précision requise.
Remarque : on peut aussi utiliser le développement de et en fraction continue :
t 1 −2t t2 t2
e = [0; , , ,..., , . . .].
1 2+t 6 4n + 2
III - Calcul du logarithme.
t2 tn
Avec vn (t) = t − + · · · + (−1)n−1 , on a ln(1 + t) = lim vn (t) pour −1 < t 6 1.
2 n n→+∞

1−t
(1) En posant x = , prouver que, pour x > 0, on a ln x = lim wn (x) où
" 1+t n→+∞
 3  2n+1 #
1−x 1 1−x 1 1−x
wn (x) = −2 + +···+ .
1+x 3 1+x 2n + 1 1 + x
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 5

(2) a) Montrer que, si x est un nombre positif, on peut le mettre sous la forme :
1 √
x = 2m .z avec √ 6 z < 2.
2
1−z √
b) Pour t = , prouver que |t| 6 a = ( 2 − 1)2 .
1+z
c) À l’aide de la formule du 1˚, prouver que
2 |t|2n+1 2 a2n+1
| ln x − m ln 2 − wn (t)| 6 6 .
1 − t2 2n + 1 1 − a2 2n + 1
d) En déduire alors un algorithme permettant de calculer ln x avec une précision
de 10−10 .
En fait, lorsqu’une fonction est développable en série entière, on préférera
utiliser les approximants de Padé qui sont des fractions rationnelles et que l’on
peut développer en fraction continue. La précision des résultats obtenus est
alors surprenante.

Exercice 4. I DÉRIVATION APPROCHÉE.


I - Formule d’interpolation de Stirling.
Soit h un réel, on définit la puissance généralisée par
x[n] = x(x − h)(. . .)(x − (n − 1)h) et x[0] = 1.
Si f est une fonction définie sur un intervalle I et si (x, x + h) ∈ I 2 , on pose ∆f (x) =
f (x + h) − f (x).
On remarque alors les choses suivantes :
(i) si h = 0 : x[n] = xn ,
n!
(ii) si k ∈ [0, n], ∆k x[n] = hk x[n−k] où ∆k = ∆ ◦ ∆ ◦ . . . ◦ ∆ k fois.
(n − k)!

(1) Formules d’interpolation de Gauss.


Soit f une fonction définie sur l’intervalle I, x0 ∈ I, h ∈ R∗ et n un entier
naturel tel que (x0 − nh, x0 + nh) ∈ I 2 . On pose xk = x0 + kh où k ∈ [−n, n].
On cherche un polynôme P de degré inférieur ou égal à 2n tel que P (xk ) = f (xk )
pour k ∈ [−n, n] (c’est en fait le polynôme d’interpolation de Lagrange de f ).
a) Montrer que P peut s’écrire sous la forme :
(1) P (x) = a0 + a1 (x − x0 )[1] + · · · + a2n−1 (x − x−(n−1) )[2n−1] + a2n (x − x−(n−1) )[2n] .
∆f (x0 ) ∆2 f (x−1 )
b) En déduire que l’on a : a0 = f (x0 ), a1 = , a2 = ,...,
1!h 2!h2
∆2n−1 f (x−(n−1) ) ∆2n f (x−n )
a2n−1 = , a2n = .
(2n − 1)!h2n−1 (2n)!h2n
x − x0
c) On pose q = , prouver alors la première formule d’interpolation de
h
Gauss :
2n−1
(2) P (x) = f (x0 ) + q∆f (x0 ) + · · · + Cq+n−1 ∆2n−1 f (x−(n−1) ) + Cq+n−1
2n
∆2n f (x−n )
y(y − 1)(. . .)(y − p + 1)
où Cyp = .
p!
d) En déduire alors la deuxième formule d’interpolation de Gauss :
2n−1
(3) P (x) = f (x0 ) + q∆f (x−1 ) + · · · + Cq+n−1 ∆2n−1 f (x−n ) + Cq+n
2n
∆2n f (x−n )
6 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

(2) Montrer alors la formule d’interpolation de Stirling :


∆f (x−1 ) + ∆f (x0 )
P (x) =f (x0 ) + q +···
2
q(q 2 − 12 )(q 2 − 22 )(. . .)(q 2 − (n − 1)2 ) ∆2n−1 f (x−n ) + ∆2n−1 f (x−(n−1) )
+
(2n − 1)! 2
2 2 2 2 2 2 2
q (q − 1 )(q − 2 )(. . .)(q − (n − 1) ) 2n
+ ∆ f (x−n ).
(2n)!

(3) Prouver enfin que


h2n+1 f (2n+1) (ξ) 2
f (x) − P (x) = q(q − 12 )(q 2 − 22 )(. . .)(q 2 − n2 ).
(2n + 1)!

II - Formule de dérivation approchée.


(1) Avec les notations du I, calculer P ′ (x0 )
(2) On se sert alors de cette formule pour calculer la valeur approchée de la dérivée
de la fonction f en x0 .
Écrire un algorithme de calcul de dérivée qui connaissant la fonction f , l’entier
n fourni la valeur approchée de la dérivée...

Exercice 5. D THÉORÈME D’HURWITZ.


(1) Suites de Farey.
a
On appelle suite de Farey d’ordre n ∈ N∗ , Fn , la suite des fractions positives
b
et irréductibles où b ∈ [1, n] rangées dans l’ordre croissant.
a) Montrer que, pour n fixé, une telle suite Fn existe et qu’elle est unique.
Dénombrer Fn ∩ [0, 1]. Expliciter ces termes pour n ∈ [1, 5].
p r
b) Soient 2 fractions positives et telles que qr − ps = 1. Si n est un entier
q s
p + rt
de l’intervalle [max(q, s), q + s[ alors, en utilisant la fonction f (t) = ,
q + st
p r
prouver que et sont deux termes consécutifs de la suite Fn .
q s
p p+r r
Montrer que , , sont 3 termes consécutifs de la suite Fq+s .
q q+s s
p r
c) Réciproquement, si et sont deux termes consécutifs de Fn (n fixé) alors
q s
prouver par récurrence que qr − ps = 1.
(2) Théorème d’Hurwitz.
On veut montrer que,  si α est un irrationnel, il existe une infinité de couples
x ∧ y = 1
(x, y) ∈ Z×N∗ tels que x 1 .
 α− <√
y 5y 2  
a a 1 a 1
Si la fraction est irréductible et c > 0 on note I(a, b, c) = − , + .
b b cb2 b cb2
p r
Pour α irrationnel positif, n ∈ N∗ on sait qu’il existe < deux termes consécutifs
q s
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 7
     
p r p p+r p+r r
de Fn tels que α ∈ , . On pose Gn = , et Dn = , . On
q s q q+s q+s s
1
utilisera aussi la fonction g(t) = t + .
t  
s
a) Montrer que I(p, q, c) ∩ I(r, s, c) est non vide ssi c 6 g et que I(p, q, c) ∩
  q
s
I(p + r, q + s, c) est non vide ssi c 6 g 1 + .
q
En déduire que {max(g(x), g(x + 1)), x > 0} admet un plus petit élément cm .
Déterminer cm . √
b) Montrer que, si c 6 5 alors Gn et Dn sont contenus dans I(p, q, c) ∪ I(p +
r, q + s, c) ∪ I(r, s, c).
p p+r r
Prouver que l’un au moins des 3 nombres , , vérifie l’inégalité stricte
q q+s s
x 1
α− <√ .
y 5y 2
c) En déduire qu’il existe une infinité d’entiers n tels que α ∈ Gn et une infinité
d’entiers n tels que α ∈ Dn .
Prouver alors le théorème d’Hurwitz.
8 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 1

1. Solutions
Partie II n
(δ|x0 − a|)r
Solution 1 (1) On montre facilement par récurrence que |xn − a| 6 .
δ
α
(2) On a: yn+1 = ynα (1 − λynr−1 + o(ynr−1))α et comme ynr−1 = o(1) alors:
yn+1 = yn (1 − αλynr−1 + o(ynr−1)) = ynα + (r − 1)λ + o(1) si α = −(r − 1). La
α α

1 n−1
P α
convergence au sens de Césaro nous permet d’écrire: lim (yi+1 − yiα ) =
n→+∞ n i=0
(r − 1)λ ⇒ ynα ∼ nλ(r − 1)
III
2
(∆x n )
(1) a) On trouve x′n = xn −
∆2 xn
L’interprétation géométrique est parlante.
b) On écrit en+1 = (A + o(1))en et en+2 = (A2 + o(1))en d’où
(en+1 − en )2 e2 ((A − 1)2 + o(1))
x′n − a = en − = en − n = en o(1)
en+2 − 2en+1 + en en ((A − 1)2 + o(1))
On peut dans ce cas utiliser la méthode de Stephensen qui consiste à remplacer
f par
(f (x) − x)2
F (x) = x − .
f ◦ f (x) − 2f (x) + x
1 f ′′′ f ′ f − 2f ′′ 2 f + f ′′ f ′ 2
(2) On trouve : λ = ′ et µ = − . Avec f (x) = x2 − a, on
f 2f ′ 5 √
x a a(x2 − a)2 √ (un − a)3 √
a : φ(x) = + − 5
et : u n+1 − a = 5
(2u n + a)(2u2n +
√ 2 2x 8x 8u n
aun + a), ordre 3.
Partie I
Solution 2 (1) a) g(x) = 0(An 6= 0) ⇔ 1 = A1 x1 + · · · + An x1n = h(x), comme h(x)
est strictement croissante, ∃!x0 : h(x0 ) = 1. Pour x < x0 : g(x) < 0 et si
x > x0 : g(x) > 0 donc r > x0 et comme g(r0 ) 6 0 on en déduit : r > r0 .
Pn Pn
Si 1 > Ai alors r = 1 vérifie : g(1) > 0 : r > 0. Si Ai > 1 alors
i=1 i=1
n n n n
Ai )n = A1 ( Ai )n−1 + · · · + An ( Ai )n−1 > A1 ( Ai )n−1 + · · · + An .
P P P P
(
i=1 i=1 i=1 i=1
1
b) Soit h : (λh Ah )1/h > (λi Ai )1/i on a alors Ai (λi Ai )n−i 6 (λh Ah )n et en
λi
additionnant toutes ces inégalités : g(λh Ah )1/h ) > 0.
Ah+1
c) Soit 2 le sup, alors
Ah
Ah+1 n−1 1 Ah+1 n
A1 (2 ) 6 (2 ) et
Ah 2 Ah
Ah+1 n−k Ak−1 Ah+1 n−k+1
Ak (2 ) 6 (2 ) ···
Ah 2 Ah
Ah+1 n
6 2−k (2 ) (k 6= n)
Ah
Ah+1 n
et pour k = n : An 6 2−n+1 (2 ) .
Ah
2 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

(2)
Partie II
(1) On écrit que P (x) = a0 +a2 x +· · ·+a2p x2p +x(a1 +a3 x2 +· · ·+a2q+1 x2q , on obtient
2

alors le résultat immédiatement. Le deuxième résultat est tout aussi évident.


(2) On utilise ici les fonctions symétriques des racines :
(k)
an−1  k k k

(k)
=− x21 + x22 +···+ x2n
an
comme x1 est le plus grand en module, le résultat est immédiat. De même, on
(k)
a(n−j) P k k k k k k
peut écrire que = (−1)j x21 x22 . . . x2j = x21 x22 . . . x2j (1 + o(1)) donc
a(n−j+1)
(k)
a(n−j) k
(k)
= x2j (1 + o(1)) c.q.f.d.
a(n−j+1)
Solution 3
P+∞
(1) a) Posons t = i=1 ti ai . On fait l’hypothèse de récurrence :
 
r(p)
yp X
= tan  ti ai + t′r(p) ar(p) 
xp i=1

Pr(p)
où r(p) et t′r(p) sont choisis de sorte que i=1 ti + t′r(p) = p.
En d’autres termes, les somme des coefficients est p, et on a calculé la tangente
des p premières occurrences des (ai ) dans la décomposition.
• Ceci est vrai pour p = 0 (y0 = 0) ;
• Si ai désigne le terme dominant dans la décomposition,

yp+1 xp 10−i + yp 10−i + xypp   


yp
= −i
= −i yp = tan ai + arctan .
xp+1 xp − 10 yp 1 − 10 xp xp

Par continuité de la tangente et convergence de la série, on a alors


  +∞
!
yp X
lim = tan ti ai = tan t.
p xp i=1

b) t > 0 donc xypp = tan α où α > 0 entraı̂ne que xypp > 0. Par croissance de la
tangente, on a de plus xypp 6 tan t, et pour p = t1 + · · · + tn :
n
! !
yp X X tan t − 10−n1
= tan ti ai = tan t − ti ai > tan(t − an ) = .
xp i=1 i>n
1 + 10−n tan t

On en déduit que
yp 10−n 10−n
| − tan t| 6 6 .
xp cos2 t(1 + 10−n tan t) cos2 t
Ainsi, pour n > 10 − 2 log cos t, la précision absolue
P sera meilleure
P que 10−10 .
(2) a) De même qu’en 1. par récurrence avec xp = exp( ti ai ) où ti = p. Mutatis
mutandis.
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 3
Pn
alors pour p = t1 + · · · + tn : exp(
b) On a P i=1 ti ai ) 6 xp 6 exp t. Posons
t a = ni=1 ti ai :

! !
X
| exp t − xp | 6 exp t′a exp ti ai −1
i>n
6 exp t(exp an − 1)
6 exp t10−n

Donc pour n > 10 + lnt10 on aura la précision attendue (notamment, pour


n > 12 tout estPparfait).
(3) a) On écrit ln t = +∞ −i
i=1 ti ln ai et on calcule les ln ai = ln(1 + 10 ). Il suffit alors
de remplacer : 
 ta ← ta − ln(a(i))
(1) x ← x + ln(a(i))
p ← p+1

b) | ln t − xp | 6 i>n ti ln ai 6 ln an 6 10−n , dont n > 10 convient.


P
(4) Fatiguant.

2. Calcul de l’exponentielle
|x|k n+1
(1) ex = k=0 k! + rk (x) où rn (x) 6 +∞
Pn xk n+1
(e − nk=0 k!1 6 |x|nn! .
P P
k=n+1 k! 6 |x|
k
(2) et = en .ex : en calculant k=0 +∞ xk! , on a ex à 10−11 près (au moins), puis après
P
produit par en on obtient et avec la même précision (en supposant e connu avec
une précision ≫ 10−10 .

3. Calcul du logarithme
1−x
(1) Un calcul immédiat nous donne = t. Alors,
1+x
 
2 1+t
wn (x) → −2 Argth t = − ln = ln x.
2 1−t
(2) a) En utilisant le caractère archimédien de R, on pose

 
1 1 1 1
m = log2 x + ⇒ − 6 log2 z < ⇒ √ 6z< 2
2 2 2 2
en posant z = 2log2 x−m (log2 x existe car x > 0).
b) La fonction z 7→ t est décroissante (considérer sa dérivée) √ sur le segment
−1/2 −1/2
[2 , 1]. Sa valeur en 2 est a. Donc t 6 a. Idem sur [1, 2] en transposant
1
z → z ⇒ t → −t.
c) ln x − m ln 2 = ln z ; on en déduit :
+∞
X |t|n+1 2 |t|2n+1
| ln x − m ln 2 − wn (t)| 6 2 |t|2(k−n) 6 ,
2n + 1 1 − t2 2n + 1
k=n+1

la majoration
 suivante étant directe.
d) Pour n > −1 + 5 log2 10 − 12 log2 (1 − a2 ) = 16, on aura la précision sou-

haitée. Il faut
√ néanmoins xveiller à calculer m indépendamment de log√2 x
x m
(on calcule 2x ainsi que 2 , puis on cherche m tel que 2 6 2 6 x 2,
√ √

itérativement par exemple).


Solution 4
Solution 5
4 SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS

(1) a) • Fn existe et est unique.


a a′ a a′ 1 1
Si 6= ′ alors − ′ > ′ > 2 , on pourra effectivement ranger les
b b b b bb n
termes de la suite Fn dans l’ordre croissant (ce qui n’est pas le cas avec
les rationnels) en posant, par récurrence, fk+1 = inf(Fk ∩]fk , +∞[.
• Estimons #Fn ∩ [0, 1] = Fn : on rappelle que ϕ(b) = #{a 6 b, a ∧
b = 1} est la fonction d’Euler. On trouve alors immédiatement que
Pn 3n2
Fn = ϕ(b) + 1 et on prouve que Fn ∼ 2 .
b=1 π
• Pour 1 6 n 6 5 construisons le tableau suivant :
0/1 1/1 (n=1)
0/1 1/2 1/1 (n=2)
0/1 1/3 1/2 2/3 1/1 (n=3)
0/1 1/4 1/3 1/2 2/3 3/4 1/1 (n=4)
0/1 1/5 1/4 1/3 2/5 1/2 3/5 2/3 3/4 4/5 1/1 (n=5)
p r
b) Soit n ∈ [max(q, s), q + s[, comme n > max(q, s) les fractions et sont dans
q s
Fn .
t p r
Supposons maintenant que ∈] , [ alors
u q s
   
1 r p r t t p 1 1
= − = − + − > +
qs s q s u u q us uq
et donc u > q + s.
Il reste à prouver que 2 fractions consécutives de Fn n’ont pas le même
dénominateur :
p p+1
Soit et 2 fractions de Fn , alors, avec p = hq + r (division euclidienne)
q q
p p−h p+1
alors < < .
q q−1 q
p r
et sont bien 2 termes consécutifs de Fn .
q s
On a q(p + r) − p(q + s) = (q + s)r − (p + r)s = 1 ce qui prouve le résultat.
c) On va procéder par récurrence sur n.
La propriété est vraie pour n = 1.
Supposons la vraie à l’ordre n − 1 :
si q et s 6 n − 1 alors on utilise l’hypothèse de récurrence,
t p r
si q = n, soit < < 3 termes consécutifs de Fn (on sait que c’est
u n s
possible dès que n > 2). Vu que 2 termes consécutifs de Fn n’ont pas le même
dénominateur alors u 6 n − 1 et s 6 n − 1 donc grâce à l’H.R., on se retrouve
dans la situation du b et n = s + u, p = t + r. On a alors rn − ps = 1.
Le cas s = n se traite de la même façon.
(2) a) On a
p 1 r 1
I(p, q, c) ∩ I(r, s, c) 6= ∅ ⇔ + 2 > − 2
q cq s cs
 
1 1 1 r p 1
⇔ 2
+ 2 > − =
c q s s q sq
 
s
⇔c6g
q
SUJETS D’ÉTUDE SUR LES FONCTIONS 5

de même pour l’autre équivalence (et l’on utilise ici l’égalité (p+r)q−p(q+s) =
1).
On résout l’équation
√ g(x) = g(x + 1), on trouve une seule solution positive
−1 + 5 √
x0 = et cm = g(x0 ) = 5.
√ 2
b) Si c 6 5 alors lesintervalles ne sont  pas disjoints donc I(p, q, c) ∪ I(p + r, q +
p c r c
s, c) ∪ I(r, s, c) = − , − et donc l’inclusion est évidente.
q q 2 s s2
Remarque
√ : comme on peut prendre c rationnel, l’inclusion est valable pour
c < 5.
• α ∈ I(p, q, c) ∪ I(p + r, q + s, c) ∪ I(r, s, c) donc α appartient à l’un de ces
intervalles, d’où le résultat en tenant compte de la remarque ci-dessus pour
avoir l’inégalité stricte.
c) On sait qu’il existe une infinité  d’entiers
 n tels que α ∈ Gn et une infinité de
pn rn
n tels que α ∈ Dn . Si Jn = , on prend Jn+1 = Gn ou Dn suivant que
qn sn
α ∈ Gn ou α ∈ Dn .
rn pn
Comme − → 0, on ne peut avoir Jn+1 = Gn à partir d’un certain rang
sn qn
pn
(sinon on aurait ∀ε > 0, α − 0 < ε), ni Jn+1 = Dn .
qn0
On a donc répondu à la question.
On peut prouver le théorème d’Hurwitz (par l’absurde) :
x x 1
S’il n’existe qu’un nombre fini de tels que α − 6 √ , soit q le plus
y y 5y 2
grand des dénominateurs rencontrés. Comme on sait que pn et qn tendent vers
+∞, on obtient une contradiction.
Complément : soit
p 1
M(α) = sup{λ > 0 | α − 6 possède une infinité de solutions}.
q λq 2
√ √
On sait que M(α) > √ 5 et qu’il existe α tel que M(α) √ = 5.
−1 + 5 −1 + 5 √ p
On prend α = ) et on note α = . Soit λ > 5 et
2 2 q
p 1
irréductible telle que α − < 2.
q λq
On a |qα − p|.|qα − p| = |q − pq − p2 | ∈ N∗ donc |qα − p|.|qα − p| > 1 d’où
2

p 1 1
α− > = 2
(car α < 0).
q q|qα − p| −αq + pq
p 1 1 1 1
Vu que α − < 2 < √ on a pq < αq 2 + √ et donc √ √ 6
q λq 5q 2 5 2
5q + 1/ 5
p 1
α− < 2 i.e.
q λq
√ 1
λ< 5+ √
q2 5
pour une infinité de valeurs
√ de q ce qui est impossible.
Conclusion : M(α) = 5 est la valeur optimale valable pour tout les irration-
nels.

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