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Impact des matériaux sur LEED v4

Ce mémoire de maîtrise évalue l'influence de la sélection des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie d'un bâtiment à bureaux en utilisant l'analyse du cycle de vie. Il compare ensuite la prise en compte des matériaux dans la certification LEED v4 par rapport aux résultats de l'ACV. Les résultats montrent que les matériaux contribuent de manière importante aux impacts et que leur sélection peut faire varier ces impacts de manière significative, contrairement à ce que reflète le système de pointage de LEED v4.

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Impact des matériaux sur LEED v4

Ce mémoire de maîtrise évalue l'influence de la sélection des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie d'un bâtiment à bureaux en utilisant l'analyse du cycle de vie. Il compare ensuite la prise en compte des matériaux dans la certification LEED v4 par rapport aux résultats de l'ACV. Les résultats montrent que les matériaux contribuent de manière importante aux impacts et que leur sélection peut faire varier ces impacts de manière significative, contrairement à ce que reflète le système de pointage de LEED v4.

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UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE

Faculté de génie
Département de génie civil

MODÉLISATION DE L’INFLUENCE DE LA SÉLECTION DES MATÉRIAUX SUR LE


PROFIL ENVIRONNEMENTAL DU CYCLE DE VIE D’UN BÂTIMENT À BUREAUX :
ÉVALUATION CRITIQUE DE LEED V4

Mémoire de maîtrise
Spécialité : génie civil

Yannick LESSARD

Jury : M. Mourad Ben AMOR, Ph. D., membre et directeur de recherche


M. Pierre BLANCHET, Ph. D., membre et codirecteur de recherche
Mme Caroline FRENETTE, Ph. D., membre et codirectrice de recherche
M. Dominique Lefebvre, M. Sc. A, membre interne
M. Bruno Gagnon, Ph. D., membre externe

Sherbrooke (Québec) Canada Février 2017


DÉDICACE
À Yvan et Thérèse
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier M. Ben Amor pour l’appui et la confiance qu’il m’a accordée tout au long
de ma maîtrise. Je remercie également M. Pierre Blanchet pour mon intégration à sa Chaire
Industrielle de Recherche en Construction ÉcoResponsable en Bois (CIRCERB) et son appui
financier m’ayant permis de participer à leurs diverses activités et à des événements sortant du
cadre de ma maîtrise. Merci aussi à Mme Caroline Frenette pour son support lors de la
réalisation de ma maîtrise.

J’aimerais aussi remercier Provencher Roy pour son support autant financier que matériel et
technique. Plus précisément, je remercie M. Claude Bourbeau de m’avoir permis d’intégrer
son équipe de développement durable à leur bureau pendant une période de quatre mois. Merci
aussi à toute l’équipe de développement durable, particulièrement à Mme Céline C. Mertenat,
pour son support et son aide pour la réalisation de mon projet et de m’avoir permis de
participer avec eux à quelques activités portant sur le bâtiment durable.

Merci à toute l’équipe du CIRCERB, incluant l’ensemble des partenaires industriels, pour son
dynamisme et son soutien. Un merci à Mme Guylaine Bélanger et Mme Natalie Noël pour leur
bonne humeur et leur serviabilité au sein du CIRCERB. Elles ont grandement facilité mes
communications et mon intégration au CIRCERB. Je veux aussi remercier l’équipe du
Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Ingénierie Durable et en Écoconception
(LIRIDE) pour son bon esprit d’équipe et son entraide qui a facilité ma dernière année de
maîtrise. Merci particulièrement à Chirjiv Anand pour son aide et sa patience lors de la
rédaction de mon article.

Enfin, je remercie toute ma famille et mes amis proches qui m’ont permis de me ressourcer à
tout moment durant mes études. Un remerciement tout particulier à Marie-Ève pour son
soutien, son écoute et ses encouragements tout au long de mes études.

Finalement, merci aux partenaires qui ont participé au financement de mon projet : Provencher
Roy, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le
CIRCERB. Merci aussi au Centre de Recherche sur les Matériaux Renouvelables (CRMR) et
au Département de génie civil de l’Université de Sherbrooke d’avoir participé au financement
de mon projet de recherche par l’octroi de bourses d’études supplémentaires.
RÉSUMÉ
Le secteur du bâtiment contribue grandement aux impacts environnementaux occasionnés par
les activités anthropiques. Pour tenter de réduire ces impacts, divers systèmes de certification
pour le bâtiment ont été développés. Toutefois, ces certifications ont tendance à se concentrer
principalement sur la consommation énergétique durant la phase d’exploitation du bâtiment.
Par conséquent, leur application pour un bâtiment qui consomme de l’énergie occasionnant de
faibles impacts sur l’environnement peut parfois mener à des effets indésirables sur les
impacts environnementaux des bâtiments. Tandis que certaines certifications ne se concentrent
que sur quelques aspects du bâtiment, comme Passive House qui est axé principalement sur la
consommation énergétique, d’autres, comme LEED v4, qui est la plus présente en Amérique
du Nord, ont une portée plus large. Néanmoins, LEED v4 accorde une plus grande importance
à la consommation énergétique qu’à la sélection de matériaux.

Basé sur une étude d’un bâtiment à bureaux situé au Québec (Canada), l’objectif de ce projet
de recherche est de comparer les effets des matériaux sur les impacts environnementaux du
cycle de vie d’un bâtiment en fonction de la considération de ces matériaux dans LEED v4.
Ici, le terme matériaux est utilisé à des fins de simplification et signifie matériaux de
construction utilisés pour construire le bâtiment. Les effets des matériaux sont évalués en
analysant la contribution de ces derniers aux impacts environnementaux du bâtiment à l’étude
ainsi qu’en déterminant leur potentiel de faire varier ces impacts par le changement de
certaines configurations de matériaux de ce bâtiment.

Les impacts environnementaux sont évalués par une analyse du cycle de vie (ACV)
attributionnelle à l’aide du logiciel SimaPro 8.2, la base de données ecoinvent 3.1 et la
méthode d’évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) IMPACT 2002+. Les résultats
montrent que les matériaux contribuent de façon importante aux impacts environnementaux du
bâtiment (> 50 %) et que la sélection de différentes configurations alternatives de matériaux
peut faire varier considérablement ces impacts (de 0 % à plus de 50 %). Par ces résultats, il est
montré que LEED v4 ne semble pas bien capturer ces effets des matériaux sur les impacts
environnementaux sur le cycle de vie des bâtiments par son système de pointage dans le cas où
le bâtiment consomme exclusivement de l’énergie provenant du réseau électrique du Québec
(où l’électricité produite est principalement de source hydraulique). Effectivement, le pointage

i
accordé aux matériaux dans LEED v4 est de 13 points (ou 30 %) en comparaison à la
consommation énergétique, qui est de 33 points (ou 70 %).

Les résultats de ce projet de recherche permettent donc d’amener les diverses parties prenantes
du secteur de la construction vers une réflexion plus éclairée sur le rôle à jouer de la sélection
des matériaux et des certifications dans l’amélioration environnementale des bâtiments dans le
cas où l’énergie consommée par les bâtiments occasionne de faibles impacts sur
l’environnement, ainsi que sur la complémentarité de l’ACV avec les certifications.

Mots clés : Bâtiments, Matériaux de structures et d’enveloppe, Analyse du cycle de vie,


Certification, Impacts environnementaux

ii
ABSTRACT
Buildings being one of the highest contributors to environmental impacts globally, various
Green Building Rating Systems (GBRS) have been proposed in support to reduce their
impacts. Primarily oriented towards energy consumption from use stage, their application in
low impact energy contexts can result in some undesirable side effects. While some GBRS
focus only on few aspects of the building, like Passive House, others like LEED v4, the most
present in North America, have a broader scope. However, this GBRS grants more importance
to energy consumption than material selection.

Based on a office building case study in Quebec (Canada), the aim of this study is to compare
the material effects on building LCA impacts and their considerations in LEED v4. Here, the
term material is used, for simplicity purpose, to mean construction material used to build the
building. Thus, the material effects can be reflected by the material contribution on building
LCA impact and their potential to vary these impacts from the adoption of different material
configurations.

The environmental impacts are evaluated using the attributional LCA approach with
SimaPro 8.2 software, ecoinvent 3.1 database and IMPACT 2002+ method. Building LCA
results indicate the high environmental impact contribution from materials (> 50 %) and their
good potential to vary LCA impacts (0 % to more than 50 %). By comparison, the LEED v4
rating system did not seem to be as effective in capturing the effects of materials in low impact
energy context like the one of Quebec (where the electricity generation is hydro-based). As a
matter of fact, material selection represents 13 points (or 30%) by comparison with 33 points
(or 70%) for energy consumption.

Conclusions drawn from this research project will help stakeholders from the building sector
in their efforts to improve building environmental profiles providing answers about the
implication of material selection and GBRS to this end and the complementarity between LCA
and GBRS.

iii
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

CHAPITRE 1. REVUE CRITIQUE DE LA LITTÉRATURE .............................................. 5

1.1 Analyse du cycle de vie : outil d’évaluation environnementale holistique .................... 5

1.1.1 Méthodologie générale ............................................................................................. 5

1.1.2 Approches attributionnelle et conséquentielle ......................................................... 7

1.1.3 Bases de données ...................................................................................................... 8

1.1.4 Méthodes d’évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) .................................... 9

1.2 ACV des bâtiments ....................................................................................................... 11

1.2.1 Impacts environnementaux des bâtiments .............................................................. 13

1.2.2 Points chauds des impacts des bâtiments : Question de contexte .......................... 13

1.2.3 Effet de la sélection des matériaux ......................................................................... 15

1.3 Systèmes de certification pour le bâtiment ................................................................... 17

1.3.1 LEED ...................................................................................................................... 18

1.3.2 Effets de LEED sur les impacts environnementaux des bâtiments ......................... 19

CHAPITRE 2. OBJECTIFS ET SOMMAIRE DE LA MÉTHODOLOGIE ........................ 23

2.1 Problématique de recherche.......................................................................................... 23

2.2 Objectifs de recherche .................................................................................................. 23

2.2.1 Objectif principal.................................................................................................... 23

2.2.2 Objectifs spécifiques ............................................................................................... 23

2.3 Sommaire de la méthodologie ...................................................................................... 24

2.3.1 Informations supplémentaires du scénario de base ............................................... 24

2.3.2 Informations supplémentaires des scénarios alternatifs ........................................ 26

2.3.3 Calcul relatif à l’inventaire des éléments constituant le bâtiment ......................... 26

v
2.3.4 Limites des matériaux considérés .......................................................................... 27

CHAPITRE 3. LEED V4: WHERE ARE WE NOW? CRITICAL ASSESSMENT


THROUGH THE LCA OF AN OFFICE BUILDING USING A LOW IMPACT ENERGY
CONSUMPTION MIX ............................................................................................................ 28

3.1 Avant-propos ................................................................................................................ 28

3.2 Abstract (début de l’article) ......................................................................................... 30

3.3 Introduction .................................................................................................................. 30

3.4 Methodology ................................................................................................................ 33

3.4.1 LCA of the base case scenario ............................................................................... 34

3.4.2 Scenario Evaluation ............................................................................................... 37

3.4.3 Critical assessment of LEED v4 ............................................................................. 38

3.5 Results and discussion .................................................................................................. 40

3.5.1 LCA results of the base case scenario .................................................................... 40

3.5.2 Results of other scenario evaluations..................................................................... 42

3.5.3 Critical assessment of LEED v4 ............................................................................. 44

3.6 Conclusions .................................................................................................................. 46

3.7 Acknowledgements ...................................................................................................... 48

3.8 About the Authors. ....................................................................................................... 48

CHAPITRE 4. DISCUSSION GÉNÉRALE ........................................................................ 49

4.1 Informations complémentaires ..................................................................................... 49

4.2 Limites et recommandations ........................................................................................ 49

4.2.1 Inventaire ............................................................................................................... 50

4.2.2 Durée de vie du bâtiment ....................................................................................... 52

4.2.3 Consommation énergétique .................................................................................... 53

4.2.4 Analyse des incertitudes ......................................................................................... 54

vi
4.2.5 Choix méthodologique concernant l’ACV réalisée ................................................ 55

4.2.6 Évaluation du système de pointage de LEED v4 .................................................... 56

4.2.7 Évaluer d’autres certifications ............................................................................... 57

CHAPITRE 5. CONTRIBUTIONS DU PROJET DE RECHERCHE ................................. 59

CONCLUSION ........................................................................................................................ 63

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 67

vii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.1 Quantité d'énergie consommée (en PJ) par les bâtiments commerciaux et
institutionnels au Québec en 2013 en fonction des sources d’énergie disponibles et de leur
utilisation dans les bâtiments* [51] ........................................................................................... 14

Tableau 1.2 Niveaux de la certification LEED v4 et leurs pointages associés ......................... 19

Tableau 2.1 Formules utilisées pour calculer l'inventaire des données primaires ..................... 27

Tableau 3.1 Comparison between the base case scenario (S0) and the 6 hypothetical scenarios
(S1-S6) ....................................................................................................................................... 37

Tableau 3.2 Comparison of IMPACT 2002+ midpoint categories with LEED v4 option 4
categories requirement [17,71] ................................................................................................. 39

Tableau 3.3 Comparison between building material LCA contributions and MR LEED v4
contribution. Impacts and points variations were also evaluated for all scenarios.................... 46

ix
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 Cadre d'une ACV selon ISO 14 040 [13] ................................................................... 6

Figure 1.2 Structure générale de la méthode d’EICV IMPACT 2002+ (inspirée de Jolliet et al.
(2010) [17]) ............................................................................................................................... 10

Figure 1.3 Struture générale de la méthode d’EICV TRACI (inspirée de U.S. EPA (2014)
[32,33]) ...................................................................................................................................... 10

Figure 1.4 Cycle de vie d'un bâtiment (adapté de Cecobois (2015) [39]) ................................. 12

Figure 2.1 Schéma du bâtiment à l'étude (scénario de base) (Provencher Roy, 2009) ............. 25

Figure 3.1 LEED v4 BD+C: New Construction rating system. A) Points allocated to each
category and their contribution to the total available points (110); B) Optional and prerequisite
credits corresponding to each LEED v4 category, and their respective contributions. ............. 32

Figure 3.2 Summary of the study’s methodology ..................................................................... 34

Figure 3.3 System boundary of the base case office building ................................................... 35

Figure 3.4 Contribution analysis of the office building life cycle environmental impacts using
the IMPACT 2002+ method. Part (A) refers to the contributions of the base case scenario life
cycle stages and part (B) refers to the contributions of materials excluding the use stage.
Midpoint categories are: Global warming (GW), Ozone layer depletion (OZO), Respiratory
organics (RESP-O), Terrestrial acidification and nitrification (T-ACI/EUT), Aquatic
acidification (A-ACI), Aquatic eutrophication (A-EUT), Non-renewable energy (ENER),
Carcinogens (CARC), Non-carcinogens (N-CARC), Respiratory inorganics (RESP-I),
Ionizing radiation (RAD), Aquatic ecotoxicity (A-ECO), Terrestrial ecotoxicity (T-ECO),
Land occupation (OCC) and Mineral extraction (MIN). ........................................................... 41

Figure 3.5 Material effects on office building LCA impacts using the IMPACT 2002+
midpoint categories. A) The S0 row displays the contributions of energy consumption (in
white) and materials (in black) in the building LCA impacts. B) Variations due to material
changes from the base case scenario for the six scenarios. IMPACT 2002+ impact categories
are divided into two parts: included (B.1) and not included (B.2) in LEED v4. The thresholds
to obtain “Option 4. Building life cycle impact reduction” optional credit are defined by the
xi
first four quotations in the legend, an increase (< 5%) is identified by the “1[+]” quotation and
the minimum decrease (< -10%), by the “2[-]” quotation......................................................... 43

xii
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS
ACV Analyse environnementale du cycle de vie
ACV-A ACV attributionnelle
ACV-C ACV conséquentielle
BREEAM Building Research Establishment Environmental Assessment Methodology
DEP Déclaration environnementale de produit
EICV Évaluation des impacts du cycle de vie
GBRS Green building rating systems (pour Sytèmes d’évaluation des bâtiments durables)
HQE Haute qualité environnementale (HQE)
ISO Organisation internationale de normalisation

LEED Leadership in Energy and Environmental Design


O.S. Objectif spécifique
PNUE Programme des Nations Unies pour l’environnement
SETAC Société de toxicologie et chimie environnementales
USGBC U.S. Green Building Council

xiii
LISTE DES ANNEXES
Annexe A – Informations sur les GBRS

Annexe B – Informations supplémentaires sur les données de l’inventaire du bâtiment

Annexe C – LEED v4: Where Are We Now? Critical Assessment Through the LCA of an
Office Building Using a Low Impact Energy Consumption Mix. (Supplementary
information)

Annexe D – Analyses complémentaires relatives à l’ACV

Annexe E – Pistes d’éléments clés de LEED v4

xv
Introduction
Les bâtiments sont responsables d’une portion considérable des impacts environnementaux
occasionnés par les activités anthropiques [1]. Par exemple, les bâtiments résidentiels et
commerciaux génèrent à eux seuls près de 35 % des rejets de gaz à effet de serre au
Canada [2]. À la suite d'une prise de conscience de l’importance de la contribution du secteur
du bâtiment à ces impacts au début des années 1990, un changement de paradigme s’est
amorcé pour orienter les pratiques de ce secteur vers des pratiques plus écoresponsables. Dans
cette optique, plusieurs systèmes de certification pour le bâtiment se sont développés depuis le
début des années 2000 [3,4], tels que Building Research Establishment Environmental
Assessment Methodology (BREEAM) du Royaume-Uni, Leadership in Energy and
Environmental Design (LEED) des États-Unis, Haute qualité environnementale (HQE) de
France et Passive House de l’Allemagne. Ces certifications ont comme principal objectif
d’orienter les différentes parties prenantes du secteur du bâtiment vers ces nouvelles pratiques.
Toutefois, la majorité de ces certifications ont tendance à accorder, à différents égards, une
plus grande importance à la consommation énergétique durant la phase d’exploitation du
bâtiment [5,6]. Même si plusieurs études montrent que l’énergie consommée par le bâtiment
génère la plus grande partie des impacts environnementaux sur son cycle de vie, quelques
études ont démontré que ce n’est pas toujours le cas [7]. Les impacts environnementaux
associés à la consommation énergétique du bâtiment dépendent de divers facteurs. Un des
facteurs pouvant avoir une grande influence sur ces impacts est le type d’énergie consommée
par le bâtiment [8]. Par exemple, dans le cas où l’énergie consommée par le bâtiment
occasionne de faibles impacts sur l’environnement, tel que l’énergie provenant de sources
renouvelables, la contribution de la consommation énergétique aux impacts environnementaux
des bâtiments peut devenir plus faible que celle des matériaux. Ici, le terme matériaux est
utilisé à des fins de simplification et signifie matériaux de construction utilisés pour
construire le bâtiment. Ainsi, les matériaux peuvent contribuer plus significativement aux
impacts des bâtiments dans ce cas [9,10]. Sachant que les certifications sont davantage
orientées vers la consommation énergétique du bâtiment, il devient donc important de se
questionner sur l’efficacité de l’application de ces certifications dans l’optique de réduire les

1
impacts environnementaux des bâtiments dans le cas où l’énergie consommée occasionne de
faibles impacts sur l’environnement.

Depuis le début des années 2000, l’analyse du cycle de vie (ACV) fait ses preuves dans le
secteur du bâtiment au niveau mondial afin d’aider à identifier les points chauds du profil
environnemental des bâtiments et d’éviter que les changements apportés à la conception du
bâtiment n’occasionnent que de simples déplacements d’impacts. En effet, l’ACV permet
d’évaluer, selon un cadre méthodologique bien défini, les impacts environnementaux sur
l’ensemble du cycle de vie, soit de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie
d’un produit ou d’un service. Cet outil se présente dorénavant comme un incontournable qui
devrait être intégré dès le début de la conception du bâtiment afin de mener globalement à une
réduction significative et efficiente des impacts environnementaux des bâtiments. Certains
critères par lesquels est demandée une évaluation, en partie ou en totalité, des impacts
environnementaux par l’ACV sont maintenant intégrés à quelques systèmes de certification,
tels BREEAM et LEED v4. Des exemples de cette intégration sont d’exiger d’utiliser des
produits ayant une fiche de déclaration environnementale de produit (DEP), qui inclut une
ACV, ou bien de comparer les résultats d’ACV de différents scénarios [11].

Malgré le grand nombre d’études évaluant les impacts environnementaux dans le secteur du
bâtiment, il n’y a pas d’études qui ont été identifiées lors de la revue de la littérature qui
évaluent à la fois les points chauds du profil environnemental des bâtiments, ces impacts en
fonction d’une consommation énergétique du bâtiment occasionnant de faibles impacts sur
l’environnement, la variation de ces impacts en fonction de la sélection de différents matériaux
et la relation de ces impacts avec les exigences des certifications. Ce projet de recherche
cherche par conséquent à aider à combler ce vide dans la littérature.

L’objectif principal de ce projet de recherche est de déterminer la relation entre le potentiel de


la sélection des matériaux à influencer les impacts environnementaux d’un bâtiment dans le
cas où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts sur l’environnement et la
considération des matériaux dans le système de pointage de LEED v4.

Ce mémoire, en format par article, contient cinq chapitres. Le premier chapitre est une revue
critique de la littérature qui permet de faire l’état de l’art relatif à la portée du projet de
recherche. Les objectifs ainsi qu’un sommaire de la méthodologie utilisée pour ce projet de

2
recherche, et quelques informations complémentaires s’y rattachant, sont présentés au
deuxième chapitre. La description détaillée de la méthodologie est présentée au troisième
chapitre. Ce chapitre est constitué de l’article, précédé d’un avant-propos. Les résultats
permettant de répondre aux objectifs du projet de recherche sont exposés et discutés dans cet
article. Certains résultats et discussions complémentaires ainsi que certaines limitations et
recommandations sont présentés au quatrième chapitre. La contribution des travaux réalisés
est présentée au cinquième chapitre, qui est suivi d’une conclusion générale.

3
Chapitre 1. Revue critique de la littérature
Cette section présente la revue critique des travaux publiés en lien au projet de recherche.

1.1 Analyse du cycle de vie : outil d’évaluation environnementale


holistique
La pensée du cycle de vie est apparue officiellement dans le secteur de la construction au
commencement des années 1980 avec l’étude Bekker, qui se concentrait sur l’utilisation de
ressources renouvelables (selon la terminologie de cette époque) [4]. Toutefois, ce n’est qu’à
partir des années 1990 que l’analyse du cycle de vie (ACV) a commencé réellement à être
utilisée dans ce secteur [12]. Un développement méthodologique plus approfondi de l’ACV
par la Société de toxicologie et chimie environnementales (SETAC) et le Programme des
Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a débuté dans les années 1990, incluant l’aspect
normatif par l’Organisation internationale de normalisation (ISO). La publication de la
première édition de la série des normes ISO 14040 en 1997 a ensuite permis de définir un
cadre méthodologique général de l’ACV, standardisant ainsi les procédures de l’ACV. Dans
cette série de normes, les étapes d’inventaire, d’évaluation de l’impact et d’interprétation sont
détaillées dans ISO 14040 [13] et ISO 14044 [14], tandis que des exemples d’application sont
présentés dans ISO 14047 [15] et 14049 [16]. Toutefois, ISO ne définit que la structure
générale de l’ACV sans nécessairement préciser une technique spécifique pour calculer les
impacts environnementaux. Par conséquent, des conclusions différentes peuvent résulter d’une
même ACV en fonction de la façon dont l’objectif de l’étude est défini et de la technique de
calcul utilisée [4].

1.1.1 Méthodologie générale


L’ACV permet d’analyser selon une approche systémique les impacts environnementaux
potentiels de l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou d’un service en tenant en compte de
leur fonctionnalité. Elle permet aussi d’éviter que les améliorations environnementales
n’occasionnent que de simples déplacements des charges polluantes, soit d’une phase du cycle
de vie à une autre ou d’une catégorie d’impact à une autre [17]. De plus, il est possible de
comparer les résultats d’ACV de plusieurs produits ou systèmes, pourvu que leur(s)
fonction(s) principale(s) et leur unité fonctionnelle soient identiques [17,18]. C’est donc pour
5
son grand potentiel que le secteur de la construction s’est intéressé graduellement à l’ACV,
dont son utilisation dans ce secteur s’est accentuée au début des années 2000 [6,19].

Afin d’évaluer les impacts environnementaux du cycle de vie d’un produit ou d’un système,
une démarche en quatre phases est définie par les normes ISO 14040 et ISO 14044 [13,14].
Cette démarche comprend 1) la définition des objectifs, 2) l’inventaire des émissions et des
extractions, 3) l’analyse de l’impact et 4) l’interprétation (figure 1.1).

Figure 1.1 Cadre d'une ACV selon ISO 14 040 [13]

Ces phases se définissent de la manière suivante [13,14] :

 La définition des objectifs et du système permet de décrire l’étude ainsi que de


définir les objectifs et le champ de l’étude. C’est lors de cette phase que les éléments
cruciaux à l’étude sont définis, soit : la fonction du système, l’unité fonctionnelle, les
flux de références et les limites du système. Cette phase définit donc autant les
scénarios de base que les alternatives à étudier.
 L’inventaire des émissions et des extractions quantifie les émissions des polluants
dans l’air, l’eau et le sol ainsi que les extractions des matières premières, qu’elles
soient renouvelables ou non renouvelables. D’autres éléments pouvant jouer un rôle
sur les impacts environnementaux, tels que l’utilisation des sols, peuvent aussi être
déterminés dans cette phase.

6
 L’évaluation de l’impact environnemental (EICV) permet d’évaluer les émissions et
les extractions inventoriées dans la phase précédente en fonction de leurs impacts sur
l’environnement selon différents niveaux. Cette évaluation doit obligatoirement se
faire selon les deux étapes suivantes :
- la classification détermine la contribution de chacune des émissions aux
différentes catégories d’impacts environnementaux évaluées (effet de serre,
toxicité humaine, écotoxicité, diminution des ressources, etc.) ;
- la caractérisation attribue des facteurs de caractérisation aux émissions
inventoriées afin de les convertir en une unité commune (indicateur) propre à
chacune des catégories d’impacts. Cette caractérisation peut se faire en deux
niveaux :
 la caractérisation intermédiaire attribue des facteurs de
caractérisation intermédiaires qui permettent d’évaluer l’importance
relative des émissions aux différentes catégories d’impacts
environnementaux ;
 la caractérisation des dommages attribue des facteurs de
caractérisation de dommage aux catégories d’impacts intermédiaires
afin de permettre d’évaluer leur contribution aux différentes catégories
de dommage. Ces catégories de dommage sont relatives à une aire de
protection, telles que la santé humaine, la qualité des écosystèmes, les
changements climatiques, etc.
Certaines étapes supplémentaires peuvent aussi être effectuées, au besoin, telles
que la normalisation, le regroupement et la pondération.
 L’interprétation consiste autant à interpréter des résultats obtenus dans les phases
précédentes que d’évaluer la qualité et la robustesse des résultats (analyses de
sensibilité, analyses des incertitudes, contrôles de qualité, etc.). Cette phase permet
aussi d’identifier les points chauds et les options d’amélioration du produit étudié.

1.1.2 Approches attributionnelle et conséquentielle


L’ACV peut se faire selon deux différentes approches de modélisation : l’ACV
attributionnelle (ACV-A) et l’ACV conséquentielle (ACV-C). L’ACV-A vise à décrire et à

7
mesurer les impacts environnementaux qui sont attribuables à un produit en considérant tous
les processus élémentaires qui lui sont liés par des flux de matières et d’énergie. En ACV-A,
les données d’inventaire sont des données qui ont été quantifiées par des mesurages, des
estimations et des moyennes et qui ont été soumises à un certain processus d’allocation afin de
déterminer les impacts environnementaux potentiels leur étant associés. L’ACV-C, quant à
elle, vise à décrire et mesurer les conséquences environnementales suivant un ou plusieurs
changements au système d’un ou plusieurs produits. Seulement les processus élémentaires
pertinents dans l’évaluation des conséquences de ce ou ces changements sont considérés dans
cette approche. Les relations entre ces processus et le système perturbé peuvent être autant
d’ordres physiques (flux de matières et énergie) que purement économiques. En ACV-C, les
données d’inventaire sont des données marginales qui représentent les effets d’un changement
sur les impacts environnementaux potentiels d’un ou plusieurs produits [19–21].

1.1.3 Bases de données


Plusieurs organismes développent des bases de données en essayant de fournir des données les
plus complètes et de meilleure qualité que possible malgré le défi de taille que cela implique.
Parmi les plus populaires et les plus complètes, il y a ecoinvent, GaBi Databases, Athena
database et U.S. Life Cycle Inventory Database [3]. Malgré les efforts mis en place pour
développer et améliorer ces bases de données, la disponibilité des données et leur qualité
restent encore un enjeu important pour la réalisation des ACV et la crédibilité des résultats
obtenus [22,23]. Même s’il est possible d’obtenir des estimations satisfaisantes à l’aide des
bases de données actuellement disponibles, les incertitudes que peuvent comporter certaines
données peuvent compromettre de façon significative la confiance au niveau de la prise de
décision lors de l’interprétation des résultats [24]. Dans tous les cas, il est recommandé
d’utiliser une base de données la plus complète possible ayant des données d’inventaire
adaptées à la région spécifique et aux particularités du cas à l’étude. Il est aussi recommandé
lorsqu’il est possible d’utiliser des données primaires pour les principaux processus
contributeurs [21].

Après avoir comparé plusieurs bases de données actuellement disponibles, Martínez-


Rocamora et al. (2016) [3] et Takano et al. [25] ont conclu qu’ecoinvent et GaBi sont les bases
de données les plus complètes pour le secteur de la construction, dont ecoinvent est la plus

8
connue mondialement et actuellement la plus développée pour ce secteur. Bien qu’ecoinvent
soit une base de données développée initialement en Europe, plusieurs données de diverses
provenances au niveau mondial y sont intégrées depuis l’arrivée de sa troisième version en
2013, telles que des données québécoises [26,27]. Due à ses meilleurs niveaux de cohérence et
de transparence, l’utilisation de cette base de données permet d’obtenir une meilleure fiabilité
des résultats d’ACV et peut facilement être intégrée au logiciel SimaPro, logiciel connu pour
la réalisation des ACV. Outre SimaPro, plusieurs autres logiciels d’ACV sont aussi
disponibles, tels que openLCA, GaBi, Impact Estimator for Buildings d’Athena,
etc. [18,19,28,29].

1.1.4 Méthodes d’évaluation des impacts du cycle de vie (EICV)


Les impacts environnementaux sont évalués en fonction des voies d’impact associées aux
émissions de contaminants sur le cycle de vie d’un produit. Les voies d’impact représentent
l’ensemble des processus que les substances subissent lorsqu’elles sont relâchées dans
l’environnement (changements de concentration, d’état et de milieu, transformation en une
autre substance, etc.). Chaque contaminant peut mener à plusieurs impacts environnementaux
différents. De plus, l’intensité des effets sur chacun des indicateurs environnementaux est
propre aux différents types de contaminants. Afin de comptabiliser les impacts
environnementaux, les méthodes d’EICV modélisent les flux de substances tirés de
l’inventaire selon leurs différentes voies d’impact. À l’aide de facteurs de caractérisation, ces
voies sont agrégées en différentes catégories intermédiaires (et de dommages), définies par un
indicateur (c’est-à-dire une unité de référence) propre à chacune d’entre elles [17]. Plusieurs
méthodes d'EICV sont disponibles, telles que TRACI, IMPACT 2002+, ReCiPe et
IMPACT World+ [19].

Par exemple, IMPACT 2002+, développée en Europe par Pennington et al. (2005) [30,31],
permet d’évaluer les impacts environnementaux selon deux niveaux : intermédiaires et de
dommages. Les liens existants entre les 15 catégories intermédiaires et les quatre catégories de
dommages d’IMPACT 2002+ sont illustrés à la figure 1.2.

9
Figure 1.2 Structure générale de la méthode d’EICV IMPACT 2002+ (inspirée de Jolliet et al. (2010) [17])

Un autre exemple est TRACI (Tool for the Reduction and Assessment of Chemical and other
environmental Impacts) qui caractérise les impacts environnementaux potentiels pour le
contexte géographique des États-Unis. Contrairement à IMPACT 2002+, TRACI ne permet
d’évaluer les impacts que selon le niveau intermédiaire. La structure générale de cette méthode
est illustrée à la figure 1.3.

Figure 1.3 Struture générale de la méthode d’EICV TRACI (inspirée de U.S. EPA (2014) [32,33])

10
1.2 ACV des bâtiments
Les bâtiments sont des systèmes complexes à analyser [4,25,34,35]. L’ampleur des bâtiments,
par tout ce qui les compose et les touche de près ou de loin, fait en sorte que de nombreux
facteurs peuvent influencer leurs impacts environnementaux. Parmi ceux-ci, il est possible de
compter :

 la diversité des matériaux qui les composent ;


 les méthodes variées de fabrication des matériaux, de construction, de réparation et de
déconstruction ;
 les nombreuses fonctions des bâtiments et des matériaux les constituant;
 la complexité et le haut niveau d’incertitude relatif au mix énergétique que les
bâtiments consomment lors de leur exploitation et des facteurs affectant la quantité
d’énergie consommée tout au long de leur durée de vie ;
 ainsi que l’influence non négligeable du comportement des utilisateurs et des facteurs
externes au bâtiment sur la durabilité des systèmes composant le bâtiment et sur sa
performance énergétique et environnementale.

Malgré le nombre grandissant de recherches portant sur l’ACV dans l’industrie du bâtiment, il
n’y a pas encore de définitions claires quant au choix, entre autres, de la méthodologie, des
frontières du système, de l’unité fonctionnelle, de la durée de vie et des données d’inventaires
afin de réaliser une ACV [7,34–36]. Il existe toutefois des guides et des normes, comme le
EeBGuide [37] et la norme EN 15978 [38], dans lesquelles la définition et des indications sur
certains de ces éléments sont données.

11
Figure 1.4 Cycle de vie d'un bâtiment (adapté de Cecobois (2015) [39])

Un bâtiment peut être évalué selon différents niveaux de détails et différentes approches. Il
peut être évalué soit partiellement, c’est-à-dire seulement en n’évaluant que quelques éléments
composant le bâtiment, soit de façon plus détaillée, c’est-à-dire en considérant l’ensemble du
bâtiment [35,36,40]. Dans la littérature, pour considérer l’ensemble du bâtiment, certains
auteurs se limitent au bâtiment en soi, tandis que d’autres considèrent différentes activités des
utilisateurs, telles que leurs transports, leur consommation de ressources et leur génération de
déchets associés à leurs diverses activités et à leurs comportements [41,42]. Aussi, les
bâtiments peuvent être évalués :

 sur l’ensemble de leur cycle de vie (figure 1.4), soit :


o du berceau au tombeau : c’est-à-dire l’évaluation de l’ensemble de leur cycle de
vie, de l’extraction de la matière jusqu’à la fin de vie ;
o du berceau au berceau : c’est-à-dire l’évaluation de l’ensemble de leur cycle de
vie, de l’extraction de la matière jusqu’à la fin de vie, en considérant leur fin de
vie comme source de matière première pour le cycle de vie du même produit
(boucle fermée) ou d’un autre produit ou système (boucle ouverte) ;
 sur une partie de leur cycle de vie, soit :
o du berceau à la porte : c’est-à-dire l’évaluation que d’une partie du cycle de vie
en partant de l’extraction de la matière ;

12
o de la porte à la porte : c’est-à-dire l’évaluation d’une partie spécifique du cycle
de vie [3,36,43].

De plus, certaines études se concentrent seulement sur quelques intrants ou catégories


d’impacts tandis que d’autres essaient de couvrir un nombre d’intrants et de catégories
d’impacts plus large [7]. Par exemple, l’analyse énergétique du cycle de vie permet de
connaître l’impact environnemental en fonction seulement des intrants d’énergie, directs ou
intrinsèques, sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit [44]. Il est toutefois conseillé de
considérer le plus grand nombre possible d’intrants et de catégories d’impacts plutôt qu'un
seul type d’intrant ou de catégorie. L’essence même de l’ACV est de montrer la vue
d’ensemble et d’identifier les impacts significatifs associés à un produit ou à un procédé sur
l’ensemble de son cycle de vie et des différentes catégories d’impacts [17].

1.2.1 Impacts environnementaux des bâtiments


Au niveau mondial, l’industrie de la construction, incluant les infrastructures et les bâtiments,
consomme 60 % des matières premières extraites de la lithosphère, dont 40 % de celles-ci ne
sont que pour le secteur du bâtiment [1]. Pour le Canada, les bâtiments résidentiels et
commerciaux ont une empreinte environnementale d’un ordre d’importance similaire. Ils
consomment 50 % des ressources naturelles extraites et 33 % de l’énergie et rejettent 25 % des
déchets mis en décharge, 10 % des particules en suspension dans l’air et 35 % des gaz à effet
de serre [2].

1.2.2 Points chauds des impacts des bâtiments : Question de contexte


La majorité des études réalisées jusqu’à présent conclut que la consommation énergétique
durant la phase d’exploitation des bâtiments est le plus grand contributeur aux impacts
environnementaux considérant l’ensemble de leur cycle de vie, soit entre 60 % et 90 % de la
totalité de leurs impacts [4,6,41,42,45] et près de 85 % de leur énergie consommée [46].
L’importante contribution de la consommation énergétique est principalement due à la
provenance de cette énergie, qui est généralement de sources fossiles dans plusieurs
pays [6,47], et non seulement due à la quantité de l’énergie consommée [8,10,48]. Toutefois,
certaines études ont démontré que certains contextes énergétiques, et par conséquent certains
contextes géographiques, peuvent influencer considérablement les impacts environnementaux

13
associés à la consommation énergétique des bâtiments. En général, l’utilisation d’énergie de
sources renouvelables, telle que l’hydroélectricité, peut réduire considérablement les impacts
environnementaux de l’énergie consommée comparativement à l’utilisation d’énergie de
sources non renouvelables [7–9]. Un exemple de ce type de contexte énergétique est celui du
Québec. L’énergie du réseau électrique québécois est composée d’environ 99 % d’énergie
renouvelable, dont 96 % sont d’origine hydraulique, et d’environ 1 % d’énergies fossiles et
nucléaires provenant de l’importation des réseaux électriques avoisinants [49,50]. Selon la
Base de données nationale sur la consommation d’énergie du gouvernement du Canada [51],
dont les principales données sont présentées au tableau 1.1, 52 % de l’énergie consommée par
les bâtiments commerciaux et institutionnels du Québec proviennent de ce réseau électrique,
tandis que le reste provient majoritairement du gaz naturel (40 %). Du total d’énergie
consommée par ces bâtiments, 56 % sont utilisés pour le chauffage des espaces et de l’eau
domestique. De ces 56 %, plus de 80 % de l’énergie consommée à ces fins sont d’origines
fossiles. Autrement dit, peu de bâtiments commerciaux et institutionnels utilisent l’électricité
comme source d’énergie pour le chauffage des espaces et de l’eau domestique au Québec.

Tableau 1.1 Quantité d'énergie consommée (en PJ) par les bâtiments commerciaux et institutionnels au
Québec en 2013 en fonction des sources d’énergie disponibles et de leur utilisation dans les bâtiments* [51]
Climatisation
Chauffage de

Équipement

Utilisation
auxiliaires
Chauffage
des locaux

auxiliaire

Éclairage
Moteurs

TOTAL
l’eau

Sources
d’énergie

14.2 1.1 24.9 14.2 8.3 21.9 84.6


Électricité 17.6 % (↓) 10.0 % (↓) 91.9 % (↓) 100.0 % (↓) 94.1 % (↓) 100 % (↓) 51.8 % (↓)
16.8 % (→) 1.3 % (→) 29.4 % (→) 16.8 % (→) 9.8 % (→) 25.9 % (→) 100 % (→)
58.5 5.7 0.9 0.0 0.5 0.0 65.7
Gaz naturel 72.6 % (↓) 53.3 % (↓) 3.5 % (↓) 0.0 % (↓) 5.9 % (↓) 0.0 % (↓) 40.2 % (↓)
89.0 % (→) 8.7 % (→) 1.4 % (→) 0.0 % (→) 0.8 % (→) 0.0 % (→) 100 % (→)
Mazouts légers et 4.2 2.9 0.0 0.0 0.0 0.0 7.2
5.3 % (↓) 27.1 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 4.4 % (↓)
kérosène 59.2 % (→) 40.8 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 100 % (→)
0.3 0.2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.5
Mazouts lourds 0.4 % (↓) 1.8 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.3 % (↓)
63.7 % (→) 36.3 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 100 % (→)
0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Vapeur 0.1 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓)
100 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 100 % (→)
3.3 0.8 1.3 0.0 0.0 0.0 5.4
Autres** 4.1 % (↓) 7.8 % (↓) 4.6 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 0.0 % (↓) 3.3 % (↓)
61.2 % (→) 15.5 % (→) 23.3 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 0.0 % (→) 100 % (→)
80.6 10.8 27.1 14.2 8.8 21.9 163.4
TOTAL 100 % (↓) 100 % (↓) 100 % (↓) 100 % (↓) 100 % (↓) 100 % (↓) 100 % (↓)
49.3 % (→) 6.6 % (→) 16.6 % (→) 8.7 % (→) 5.4 % (→) 13.4 % (→) 100 % (→)
* 1er ligne - Résultats en PJ, 2e ligne - Contribution selon l’utilisation (↓), 3e ligne - Contribution selon la source d’énergie (→)
**Inclut le charbon et le propane

14
Dans le cas où le bâtiment consomme exclusivement de l’énergie occasionnant de faibles
impacts sur l’environnement, comme c’est le cas des bâtiments n’étant alimentés que par le
réseau d’Hydro-Québec par exemple, la contribution des matériaux sur les impacts
environnementaux du cycle de vie des bâtiments peut devenir beaucoup plus
importante [8,10,52]. Cette situation peut aussi survenir lorsque le bâtiment a une très faible
consommation énergétique, comme c’est le cas, par exemple, des bâtiments conçus en suivant
les principes des bâtiments à énergie zéro (mieux connu sous son nom anglais, Net Zero
Building) [53] ou bien des maisons passives [54].

Dans le cas où seulement les matériaux sont considérés [47,55,56] ou dans le cas de
l’évaluation des bâtiments à énergie zéro [47,53], les matériaux contribuant majoritairement
aux impacts environnementaux sur le cycle de vie du bâtiment sont généralement ceux relatifs
à la structure principale et à l’enveloppe (principalement des murs extérieurs). Selon ces
études, lorsque la structure principale d’un bâtiment est en béton armé, c’est souvent cette
partie du bâtiment qui est le principal point chaud [40].

1.2.3 Effet de la sélection des matériaux


La majorité des études qui accordent une plus grande importance aux matériaux dans leurs
analyses évaluent leurs impacts en fonction de seulement quelques indicateurs, soit
principalement leur énergie intrinsèque et leurs émissions de gaz à effet de serre [6,7]. Par
exemple, Takano et al. (2015b) [52] et Kofoworola et Gheewala (2009) [57] ont étudié les
impacts environnementaux des matériaux sur le cycle de vie des bâtiments en fonction de leur
bilan énergétique. Ils ont démontré qu’il peut y avoir un bénéfice énergétique significatif sur le
cycle de vie du bâtiment si certains matériaux sont recyclés à leur fin de vie, malgré la
dominance de l’impact de l’énergie consommée lors de la phase d’exploitation. Takano et al.
(2015) [22] et Fouquet et al. [58] ont évalué les impacts environnementaux des matériaux en
bois en prenant en compte le carbone biogénique séquestré dans le bois par un bilan carbone
sur le cycle de vie d’un bâtiment. Ils ont démontré l’importance de considérer la séquestration
du carbone dans les produits de bois pour l’évaluation des impacts concernant la catégorie du
changement climatique afin de bien prendre en compte l’ensemble du cycle de vie de ces
produits. D’autres ont simplement comparé différents matériaux selon leur cycle de vie
(berceau à la porte ou berceau au tombeau) séparément de l’ensemble du bâtiment [1,59–61].

15
Jusqu’à présent, il n’y a que très peu d’études qui évaluent, à l’aide d’ACV plus complètes,
l’effet de la sélection des matériaux sur les impacts environnementaux de l’ensemble du cycle
de vie des bâtiments. Selon ces études, les matériaux peuvent avoir deux effets principaux sur
les impacts environnementaux des bâtiments :

1) Effets indirects, qui sont relatifs au changement de l’efficacité et de la consommation


énergétique du bâtiment. Ils surviennent davantage dans le cas où l’énergie
consommée par le bâtiment a un impact important sur l’environnement [42,62,63] ;
2) Effets directs, sur les impacts environnementaux du bâtiment par la variation directe de
ces impacts occasionnée par la sélection de différents matériaux. Ces effets sont plus
importants dans le cas où l’énergie consommée par le bâtiment occasionne de faibles
impacts environnementaux ou en fonction d’un bâtiment à faible consommation
énergétique [48].

Il est à noter que, parmi les études qui ont été identifiées lors de la revue de la littérature,
aucune n’a évalué les effets directs de la sélection de matériaux sur les impacts
environnementaux du cycle de vie des bâtiments consommant de l’énergie occasionnant de
faibles impacts environnementaux, et ce, en considérant plusieurs indicateurs
environnementaux actuellement utilisés par les méthodes d’EICV, comme IMPACT 2002+,
RECIPE, etc. Toutefois, une étude se rapprochant d’une telle évaluation a été identifiée, soit
celle réalisée par Quantis pour l’État de l’Oregon aux États-Unis [45], qui se base sur une
étude d’un bâtiment résidentiel situé dans cet état. Il a été montré par les résultats d’ACV de
ce bâtiment que le point chaud de ses impacts environnementaux était la consommation
énergétique due à la source non renouvelable de l’énergie consommée. Ensuite, 25 pratiques
permettant de réduire la génération de déchets de construction dans le secteur du bâtiment
résidentiel ont été évaluées en fonction des bénéfices environnementaux qu’il pouvait en
résulter. Malgré que l’objectif de ce projet ne fût pas nécessairement d’évaluer l’effet de la
sélection de matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment, il est
possible de constater en analysant les résultats obtenus que certaines de ces pratiques,
principalement celles associées à la sélection de matériaux, peuvent potentiellement influencer
ces impacts environnementaux. Cette observation est d’autant plus vraie si ces résultats sont
relativisés en considérant le cas où l’énergie consommée par les bâtiments occasionne de

16
faibles impacts sur l’environnement. Par contre, ces conclusions sont basées seulement sur les
résultats de la catégorie d’impact sur les changements climatiques.

1.3 Systèmes de certification pour le bâtiment


Plusieurs efforts ont été déployés afin d’améliorer les standards de l’industrie et les différents
codes dans le secteur du bâtiment à travers le monde dans l’optique de réduire les impacts
environnementaux relatifs aux bâtiments. Par ce mouvement, plusieurs outils et certifications
ont été développés, tels que les systèmes d’évaluation pour les bâtiments écologiques (GBRS,
du terme anglophone Green Building Rating Systems). Les GBRS peuvent s’orienter sur
divers indicateurs environnementaux et aspects du bâtiment, tels que la consommation et
l’efficacité énergétique, les matériaux, la consommation d’eau, la qualité des environnements
intérieurs, la localisation, l'entretien, etc. Ces indicateurs peuvent être considérés sur une partie
ou bien sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment [35,64,65].

Généralement, les GBRS accordent une plus grande importance à l’efficacité énergétique des
bâtiments [5,6]. Ceci peut être expliqué par les impacts environnementaux élevés typiquement
associés à la consommation énergétique durant la phase d’exploitation des bâtiments. Bien que
les matériaux jouent un rôle plus important dans l’optique de diminuer les impacts
environnementaux des bâtiments, selon des effets directs, dans certains cas où l’énergie
consommée par les bâtiments occasionne de faibles impacts sur l’environnement, ils sont
souvent sous-considérés dans les GBRS [53].

Nombreux GBRS sont actuellement disponibles à travers le monde. Pour ne nommer que
ceux-là, il y a Building Research Establishment Environmental Assessment Methodology
(BREEAM) du Royaume-Uni, Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) des
États-Unis, SBTool par l’International Initiative for a Sustainable Built Environment (iiSBE),
CASBEE du Japon, Green Star de l’Australie, Passive House de l’Allemagne, Haute qualité
environnementale (HQE) de France et Living Building Challenge (LBC) des États-Unis.
Quelques détails sur chacun de ces GBRS sont présentés à l’annexe A. Parmi ces derniers,
BREEAM et LEED sont les plus utilisés à travers le monde et influencent grandement le
développement des autres GBRS [66].

17
1.3.1 LEED
Le GBRS sélectionné dans le cadre du présent projet de recherche est LEED. LEED est le
système de certification qui a actuellement la plus grande croissance à l’international et
compte actuellement plus de 54 000 projets, qui représentent approximativement
10.1 milliards de mètres carrés de surface construite dans plus de 132 pays [66,67]. En
Amérique du Nord, LEED est la certification la plus active. Au Canada, plus de 1000
bâtiments sont certifiés LEED et 4000 bâtiments sont inscrits à la certification [68].

Cette certification a été développée par le U.S. Green Building Council (USGBC) à la fin des
années 1990. La vision de cette certification est de devenir un standard des meilleures
pratiques pour la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des bâtiments à
travers le monde. C’est pourquoi le USGBC cherche à ce que chaque version surpasse les
exigences de la précédente, comme c’est le cas avec la dernière version, soit LEED v4 [69,70].
Cette version est sélectionnée dans le cadre du présent projet de recherche. Actuellement, peu
d’études portent sur cette version de la certification, car ce n’est qu’en octobre 2016 que la
version actuelle de LEED, soit LEED 2009 (la troisième version), laissera place officiellement
à la nouvelle version [69]. LEED v4 est toutefois disponible depuis la fin de 2013 [11].

LEED v4 couvre 21 secteurs différents du bâtiment, qu'ils soient existants ou nouveaux, dont
les immeubles à bureaux, les écoles, les hôpitaux, les immeubles résidentiels, les entrepôts et
les centres de distribution et les centres de données. Son système de pointage est composé de
prérequis et de crédits optionnels répartis dans neuf catégories représentant différentes sphères
du bâtiment (figure 3.1) [71]. Au total, 110 points sont ainsi répartis sur plus d’une
quarantaine de crédits optionnels. Plus de détails sur le pointage de LEED v4 sont présentés à
l’annexe A. Une fois les différentes conditions préalables et les prérequis respectés, la
certification peut être obtenue en fonction de quatre différents niveaux (tableau 1.1) qui
dépendent des points récoltés par l’atteinte des exigences d’un certain nombre de crédits
optionnels [72]. Il est à noter que l’obtention de la certification se base sur les informations
obtenues avant l’exploitation du bâtiment, soit selon les données obtenues lors de la
conception et de la construction du bâtiment. La performance des systèmes lors de
l’exploitation du bâtiment n’est donc pas évaluée et n’a pas d’incidence sur l’obtention de la
certification.

18
Tableau 1.2 Niveaux de la certification LEED v4 et leurs pointages associés

Niveaux de la
Pointage
certification
Certifié 40-49
Argent 50-59
Or 60-79
Platine 80 et +
Total 110

1.3.2 Effets de LEED sur les impacts environnementaux des bâtiments


Quelques études ont évalué les effets de LEED sur les impacts environnementaux des
bâtiments. Peu d’études concernent la nouvelle version (LEED v4), bien que sa documentation
soit actuellement disponible depuis 2013. Ceci peut s’expliquer par le fait que cette version
n’est entrée officiellement en vigueur qu’en octobre dernier, comme il a été mentionné
précédemment. Ceci étant dit, davantage d’études portent sur LEED 2009 et les versions
précédentes. De façon générale, il a été démontré que la certification LEED permet de réduire
les impacts environnementaux des bâtiments. Cette réduction se fait souvent par le biais de la
consommation énergétique. Cette consommation énergétique peut être modifiée par l’atteinte
de crédits optionnels associés, soit à l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes
mécaniques ou par l’utilisation d’énergie provenant de sources d’énergie moins
polluantes [9,73], soit de façon plus indirecte par la sélection de différentes configurations de
matériaux augmentant l’efficacité énergétique du bâtiment [34,74].

Il a été démontré que le potentiel de réduction des impacts environnementaux des bâtiments
par l’application de LEED n’est pas uniforme et peut faire varier considérablement. Cela peut
dépendre des crédits optionnels impliqués pour atteindre un certain niveau de certification, du
type de bâtiment et de la source de l’énergie consommée par le bâtiment. En fait, la quantité
de points obtenus par l’atteinte d’un certain nombre de crédits optionnels n’est pas
nécessairement en corrélation avec la réduction des impacts environnementaux pouvant en
résulter [5,9,65,73,75]. Scheuer and Keoleian (2002) [76] ont été les premiers à montrer cette
ambiguïté entre LEED v2 et ses effets sur les impacts environnementaux des bâtiments.
Humbert et al. (2007) [75] ont proposé de reconfigurer le pointage accordé à chacun des
crédits optionnels de LEED v2.1 en fonction des effets de leurs exigences sur les impacts
environnementaux d’un édifice à bureaux, d’une école et d’un bâtiment résidentiel situés en

19
Californie. Par cet exercice, ils ont montré que la certification pouvait avoir des effets
grandement variables sur les impacts des bâtiments et que ces effets n’étaient pas
nécessairement corrélés avec le pointage LEED qui leur était associé. Tandis que certains de
ces crédits optionnels permettent de réduire considérablement les impacts environnementaux,
d’autres n’ont pratiquement aucun effet ou peuvent même occasionner une augmentation de
ces impacts. Ici, les plus grands bénéfices environnementaux étaient occasionnés par les
crédits optionnels relatifs à la consommation énergétique durant la phase d’exploitation du
bâtiment due aux sources non renouvelables de l’énergie consommée. Ils ont aussi montré que
les crédits optionnels associés aux matériaux de cette version de LEED pouvaient aussi, dans
une certaine mesure, influencer de façon importante les impacts environnementaux des
bâtiments.

Outre l’étude de Humbert et al. (2007) [75] qui évalue en partie la performance
environnementale de LEED en fonction de l’influence de la sélection des matériaux sur les
impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment, une seule autre étude tendant à faire
une telle évaluation a été trouvée : Collinge et al. (2015) [64]. Collinge et al. (2015) [64] ont
montré que, dans un contexte nord-américain, l’obtention des crédits optionnels de la catégorie
Matériaux et ressources de LEED 2009 pouvait engendrer autant une réduction qu’une
augmentation des impacts environnementaux du bâtiment. Cependant, les variations des
impacts environnementaux obtenus par le changement de matériaux en fonction des critères de
la certification n’ont pas été comparées aux résultats d’ACV de l’ensemble du cycle de vie du
bâtiment. Cette comparaison aurait été intéressante afin de relativiser l’influence de la
sélection des matériaux sur les impacts environnementaux du bâtiment.

Depuis l’entrée de LEED sur le marché, plusieurs publications concluent qu’une intégration
générale de l’ACV dans LEED permettrait d’assurer une meilleure performance
environnementale de la certification [9,18,74,76]. Toutefois, ce n’est que récemment, avec
LEED v4, que les principes de l’ACV commencent à y être intégrés. En fait, l’ACV a
seulement été intégrée à deux crédits optionnels parmi la quarantaine de crédits disponibles,
dont les deux font partie de la catégorie Matériaux et ressources. Cette catégorie est aussi celle
qui a subi les plus importantes révisions comparativement à la version précédente.
Comparativement aux autres catégories, la majorité des crédits optionnels de la catégorie
Matériaux et ressources a été redéfinie en incorporant, entre autres, des principes d’ACV et de

20
performance [69]. Plus précisément, les deux crédits optionnels de la catégorie Matériaux et
ressources comportant des critères relatifs à l’ACV sont : Réduction des impacts du cycle de
vie du bâtiment (Option 4. Évaluation du cycle de vie de l’ensemble du bâtiment (valeur de
3 points)) et Divulgation et optimisation des produits des bâtiments – Déclarations de produits
environnementaux (valeur de 1 ou 2 points en fonction des options atteintes) (annexe A).
Depuis que la documentation de LEED v4 est disponible, il n’y a pas eu d’études qui ont été
identifiées lors de la revue de la littérature ayant évalué l’influence de ces nouveaux critères
sur les impacts environnementaux du cycle de vie des bâtiments.

21
Chapitre 2. Objectifs et sommaire de la méthodologie
Cette section présente la problématique et les objectifs qui définissent le projet de recherche.
Par la suite, un sommaire de la méthodologie est présenté de façon complémentaire à la
méthodologie détaillée dans l’article incorporé au chapitre 3.

2.1 Problématique de recherche


Afin de réduire efficacement les impacts environnementaux des bâtiments, il est primordial de
bien comprendre comment se compose le profil environnemental du cycle de vie d’un
bâtiment, c’est-à-dire les points chauds, leurs sources et les moyens technologiquement
possibles de réduire leurs impacts. Avec le rôle important des certifications dans l’industrie de
la construction dans un contexte de pratiques écoresponsables, il est important de se demander
si leurs applications permettent réellement de diminuer les impacts environnementaux des
bâtiments, peu importe le contexte dans lequel elles sont appliquées. Jusqu’à présent, il n’y a
aucune étude qui a été identifiée lors de la revue de la littérature qui évalue à la fois les points
chauds du profil environnemental des bâtiments, ces impacts en fonction d’une consommation
énergétique du bâtiment occasionnant de faibles impacts sur l’environnement, la variation de
ces impacts en fonction de la sélection de différents matériaux et la relation de ces impacts
avec les exigences des certifications.

2.2 Objectifs de recherche


2.2.1 Objectif principal
Ce projet de recherche a comme principal objectif de déterminer si l’importance de la
sélection des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie d’un bâtiment est
bien reflétée par la pondération accordée aux matériaux dans le système de pointage de
LEED v4 dans le cas où l’énergie consommée par le bâtiment occasionne de faibles impacts
sur l’environnement.

2.2.2 Objectifs spécifiques


Afin de répondre à l’objectif principal, trois objectifs spécifiques (O.S.) doivent être atteints :

23
 O.S. 1 : Identifier les points chauds des impacts environnementaux du cycle de vie
d’un bâtiment à bureaux réel situé au Québec par une ACV ;
 O.S. 2 : Évaluer l’effet de la sélection de divers matériaux sur les impacts
environnementaux du cycle de vie du bâtiment à l’étude ;
 O.S. 3 : Déterminer la relation entre l’effet des matériaux sur les impacts
environnementaux du cycle de vie du bâtiment à l’étude et la proportion du pointage
accordé aux matériaux dans LEED v4.

Il est à noter que ces trois objectifs spécifiques sont en fonction d’un cas où l’énergie
consommée par le bâtiment occasionne de faibles impacts sur l’environnement, comme il est
mentionné à la section 2.2.1.

2.3 Sommaire de la méthodologie


L’atteinte des trois objectifs spécifiques, et par conséquent de l’objectif principal, est réalisée
en trois phases, qui correspondent respectivement à chacun des trois objectifs spécifiques :

 Phase 1 : Réaliser l’ACV d’un bâtiment à bureaux situé au Québec (scénario de base) ;
 Phase 2 : Réaliser l’ACV de scénarios alternatifs, résultant de modifications de
certaines configurations de matériaux du scénario de base, et comparer leurs impacts
environnementaux respectifs avec ceux du scénario de base ;
 Phase 3 : Comparer la contribution des matériaux aux impacts environnementaux du
cycle de vie du bâtiment avec la proportion du pointage accordé aux matériaux dans
LEED v4.

Ces trois phases sont présentées en détail à la section 3.4. Aux sous-sections suivantes, seules
certaines informations complémentaires à la méthodologie détaillée au chapitre 3 sont
présentées.

2.3.1 Informations supplémentaires du scénario de base


Le schéma du bâtiment à l’étude est illustré à la figure 2.1. Les plans, les devis ainsi que
quelques autres documents supplémentaires fournis par le partenaire industriel associé à ce
projet ne sont pas inclus à ce document par souci de confidentialité. Toutefois, les généralités

24
concernant les systèmes constructifs composant le scénario de base sont fournies dans cette
section. Un sommaire de cette description est présenté à la section 3.4.1.

Figure 2.1 Schéma du bâtiment à l'étude (scénario de base) (Provencher Roy, 2009)

Les bases des colonnes et les murs de fondation en béton armé de ce bâtiment reposent sur un
système de pieux. Toute la structure principale, incluant les colonnes, les dalles de plancher,
les panneaux de retombée, les murs de refend et les cages d’escalier et d’ascenseur, est en
béton armé. Quatre principaux types de murs extérieurs, identifiés par le type de recouvrement
utilisé, composent ce bâtiment : panneaux d’aluminium, panneaux de fibrociment, clins de
fibrociment et murs-rideaux. La fenestration, en vitrage double, des trois premiers types de
murs extérieurs représente un pourcentage d’ouverture de 28 %. Les murs-rideaux, quant à
eux, sont en vitrage triple. Excluant le type de recouvrement, les trois premiers types de murs
ont une configuration de matériaux similaire, soit des fourrures métalliques et des barres en
« Z », de l’isolant semi-rigide, un panneau de revêtement et pare-air/vapeur préfabriqué ainsi
que des montants et des sablières métalliques. La quantité de chacun de ces matériaux diffère
selon le type de murs. La toiture est constituée de membranes de bitume modifié à
l’élastomère reposant sur un panneau de perlite, deux panneaux isolants polyisocyanurate et
une membrane pare-vapeur thermofusible sur la dalle de béton de la structure principale. Pour
ce qui est de l’aménagement intérieur, les murs sont faits de montants et de sablières
métalliques et de panneaux de gypse recouverts de peinture acrylique, les plafonds suspendus
sont en carreaux de fibres minérales et les planchers de béton sont recouverts d’un scellant
transparent à base d’eau.

25
2.3.2 Informations supplémentaires des scénarios alternatifs
Comme il est mentionné à la section 3.4.2, certaines configurations de matériaux du scénario
de base (S0) ont été modifiées selon six scénarios alternatifs (S1 à S6). La configuration des
murs extérieurs du scénario de base, qui est constitué de quatre différents types de murs, est
modifiée pour les quatre premiers scénarios (S1 à S4). Chacun de ces scénarios résulte du
changement des murs extérieurs du scénario de base par la totalité d’un des quatre types de
murs extérieurs. Pour ce qui est des deux autres scénarios alternatifs (S5 et S6), c’est la
configuration de matériaux de la structure principale qui est modifiée. Pour le S5, la structure
en béton est modifiée pour une structure complètement en bois lamellé-collé, incluant les
systèmes poteaux-poutres et les platelages en bois. Pour le S6, la structure en béton est
modifiée pour une structure d’acier, incluant les colonnes, les poutres, les poutrelles, les
contreventements et le pontage, avec une dalle en béton armé pour les planchers. Les quantités
de matériaux pour S5 et S6 ont été estimées à partir du logiciel Impact Estimator for Buildings
d’Athena [77].

2.3.3 Calcul relatif à l’inventaire des éléments constituant le bâtiment


La première étape du calcul relatif à l’inventaire des éléments constituant le bâtiment a
consisté à collecter les informations relatives aux matériaux nécessaires pour construire le
scénario de base, pour la Phase 1, et les scénarios alternatifs, pour la Phase 2, telles que leur
quantité, leur type, leurs caractéristiques spécifiques, etc. Les plans, les devis et les autres
documents fournis par le partenaire industriel, la documentation technique fournie par les
manufacturiers ainsi que quelques informations provenant du logiciel Impact Estimator for
buildings d’Athena [77] ont été utilisés comme sources de données pour l’inventaire des
éléments constituant le bâtiment pour l’ensemble des scénarios. Une fois ces données
collectées, la deuxième étape a consisté à calculer les quantités permettant de modéliser le
bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie. Ces quantités (section C.1 de l’annexe C) ont pu
être évaluées selon les formules inscrites au tableau 2.1.

26
Tableau 2.1 Formules utilisées pour calculer l'inventaire des données primaires

Phases Quantité de matériaux Transport (Distance-poids)


Construction 𝑄𝑀𝑐 = 𝑄𝑀𝑖 ∗ 𝐶𝑊𝐹𝑀 ∗ 𝐶𝑀 𝑄𝑀𝑐𝑡 = 𝑄𝑀𝑐 ∗ 𝐷𝑀𝑝 ∗ 𝐶𝑀−𝑘𝑔
𝐷𝑉𝐵
Rénovation 𝑄𝑀𝑟 = 𝑄𝑀𝑖 ∗ 𝐶𝑊𝐹𝑀 ∗ 𝐶𝑀 ∗ 𝑠𝑢𝑝 (
𝐷𝑉𝑀
− 1) 𝑄𝑀𝑟𝑡 = 𝑄𝑀𝑟 ∗ 𝐷𝑀𝑝 ∗ 𝐶𝑀−𝑘𝑔
𝑄𝑀𝑓𝑟 = 𝑅(𝑄𝑀𝑐 + 𝑄𝑀𝑟 )
Fin de vie 𝑄𝑀𝑓𝑒 = (1 − 𝑅)(𝑄𝑀𝑐 + 𝑄𝑀𝑟 )
𝑄𝑀𝑓𝑡 = (𝑄𝑀𝑓𝑟 + 𝑄𝑀𝑓𝑒 ) ∗ 𝐷𝑀𝑓 ∗ 𝐶𝑀−𝑘𝑔

Quantité d’énergie consommée


Consommation 𝑄𝐸 = 𝑄𝐸𝑖 ∗ 𝑆𝐵 ∗ 𝐷𝑉𝐵
énergétique
Où, CM : Facteur de conversion d’unité entre ce qui a été calculé à partir des informations fournies et ce qui
doit être utilisées pour la modélisation dans le logiciel SimaPro
CM-kg : Facteur de conversion en kg de ce qui a été calculé à partir des informations fournies
CWFM : Facteur de pondération pour considérer les pertes de matériaux lors des travaux de construction
(CWF : Construction Waste Factor)
DMf : Distance parcourue entre la localisation du bâtiment et le site de dépôts des matériaux en fin de vie
DMp : Distance parcourue entre le manufacturier et la localisation du bâtiment
DVB : Durée de vie du bâtiment (en années)
DVM : Durée de vie du matériau ou du sous-système auquel le matériau fait partie (en années)
QE : Quantité d’énergie nécessaire pour alimenter le bâtiment durant sa phase d’exploitation
QEi : Quantité d’énergie nécessaire modélisée pour alimenter le bâtiment durant sa phase d’exploitation
(en kWh/(an*m²))
QMc : Quantité de matériaux nécessaires pour la phase de construction
QMct : Quantité de matériaux transportés nécessaires pour la phase de construction (en distance * poids)
QMfe : Quantité de matériaux enfouis lors de la fin de vie du bâtiment ou d’un sous-système
QMfr : Quantité de matériaux recyclés lors de la fin de vie du bâtiment ou d’un sous-système
QMft : Quantité de matériaux transportés lors de la fin de vie du bâtiment ou d’un sous-système (en
distance * poids)
QMi : Quantité de matériaux constituant le bâtiment déduite des informations fournies
QMr : Quantité de matériaux nécessaires pour la phase rénovation
QMrt : Quantité de matériaux transportés nécessaires pour la phase rénovation (en distance * poids)
R : Taux de la quantité de matériaux qui est recyclée
SB : Superficie totale du bâtiment (en m²)
sup : arrondir au nombre entier supérieur

2.3.4 Limites des matériaux considérés


Considérant l’ampleur d’un bâtiment par la quantité considérable de différents matériaux
pouvant le constituer, une limite massique a été posée afin d’alléger considérablement la
longueur de l’étude. Comme il est mentionné à la section 3.4.1, un seuil massique minimal de
0,05 % de contribution au poids total du bâtiment a été ainsi posé afin de limiter le nombre de
matériaux considérés dans le cadre de l’étude. De plus, l’étude se limite seulement au bâtiment
en soi, soit à tous les matériaux se trouvant à l’intérieur de la limite extérieure de l’enveloppe
du bâtiment. Plus d’informations sur les données d’inventaires utilisées sont présentées au
chapitre 3, au chapitre 4, à l’annexe B et à l’annexe C.

27
Chapitre 3. LEED v4: Where are we now? Critical
assessment through the LCA of an office building using
a low impact energy consumption mix
3.1 Avant-propos
Auteurs et affiliation :
 Yannick Lessard : étudiant à la maîtrise, Université de Sherbrooke, Faculté de génie,
Département de génie civil et étudiant de la Chaire Industrielle de Recherche sur la
Construction Écoresponsable en Bois (CIRCERB)

 Chirjiv Anand : stagiaire postdoc, Université de Sherbrooke, Faculté de génie,


Département de génie civil

 Pierre Blanchet : professeur, Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et


de géomatique, Département des sciences du bois et de la forêt, et titulaire de la Chaire
Industrielle de Recherche sur la Construction Écoresponsable en Bois (CIRCERB)

 Caroline Frenette : professeure associée, Université Laval, Faculté de foresterie, de


géographie et de géomatique, Département des sciences du bois et de la forêt, et
conseillère technique, Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois
(Cecobois)

 Ben Amor : professeur, Université de Sherbrooke, Faculté de génie, Département de


génie civil.

Date de soumission : 14 janvier 2017


Revue : Journal of Industrial Ecology
Titre français : LEED v4 : Où en sommes-nous maintenant? Analyse critique par l’ACV d’un
bâtiment à bureau consommant de l’énergie occasionnant de faibles impacts sur
l’environnement.
Contribution au document :
Cet article contribue au mémoire en présentant l’ensemble des résultats et des conclusions
permettant d’atteindre les objectifs spécifiques et, par conséquent, l’objectif principal du projet
de recherche.

28
Résumé français :
Divers systèmes de certification pour le bâtiment, en anglais Green Building Rating Systems
(GBRS), sont proposés afin de réduire les impacts environnementaux des bâtiments.
Toutefois, ces GBRS, incluant LEED v4, ont tendance à se concentrer principalement sur la
consommation énergétique durant la phase d’exploitation du bâtiment. Par conséquent, leur
application dans un contexte où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts sur
l’environnement, telle que celle provenant de sources renouvelables, peut mener à des effets
indésirables. Basé sur une étude d’un bâtiment à bureaux existant situé au Québec (Canada),
où plus de 95 % de l’énergie alimentant le réseau électrique est renouvelable, l’objectif de
cette étude est de comparer les effets des matériaux sur les impacts environnementaux du
cycle de vie d’un bâtiment à leurs considérations dans LEED v4. Les effets des matériaux
peuvent se traduire par leurs contributions sur les impacts environnementaux des bâtiments et
par leur potentiel de faire varier ces impacts par la sélection de différentes configurations de
matériaux. Les impacts environnementaux sont évalués par une analyse du cycle de vie (ACV)
attributionnelle à l’aide du logiciel SimaPro 8.2, la base de données ecoinvent 3.1 et la
méthode d’EICV IMPACT 2002+. Les résultats d’ACV du scénario de base montrent que les
matériaux contribuent de façon importante aux impacts environnementaux du bâtiment (> 50
%) comparativement à ceux de la consommation énergétique du bâtiment. De plus, le potentiel
des matériaux à faire varier les résultats d’ACV peut être supérieur à 50 %. Par ces résultats, il
est montré que LEED v4 ne semble pas bien capturer ces effets des matériaux sur les impacts
environnementaux sur le cycle de vie des bâtiments par son système de pointage.
Effectivement, le pointage accordé aux matériaux dans LEED v4 est de 13 points (ou 30 %) en
comparaison à la consommation énergétique, qui est de 33 points (ou 70 %). Les résultats de
ce projet de recherche permettent donc d’aider les divers acteurs de la construction à améliorer
le profil environnemental des bâtiments en fournissant une meilleure compréhension des
présentes limites de LEED v4 du point de vue d’une étude de cas dont l’énergie consommée
occasionne de faibles impacts environnementaux.

Note :
Un document associé à cet article contenant des informations supplémentaires, intitulé LEED
v4: Where Are We Now? Critical Assessment Through the LCA of an Office Building Using a

29
Low Impact Energy Consumption Mix. (Supplementary information), est présenté à
l’annexe C.

3.2 Abstract (début de l’article)


Various Green Building Rating Systems (GBRS) have been proposed to reduce the
environmental impact of buildings. However, these GBRS, including LEED v4, are primarily
oriented towards energy consumption from the use stage. Their application to situations
involving a high share of renewable energy and hence a low impact energy consumption mix
can result in undesirable side effects. Based on an existing office building in Quebec (Canada),
where more than 95% of the consumption mix is renewable, this study aimed to compare the
effect of materials on building LCA impacts to their consideration in LEED v4. The effects of
materials are defined by their contributions to building LCA impacts, and by their potential for
changing such impacts through the adoption of different material configurations. The
attributional LCA impacts were evaluated using Simapro 8.2, ecoinvent 3.1 database, and the
IMPACT 2002+ method. The building LCA results indicated high environmental impact
contributions from materials (> 50%) compared to those from energy consumption. Moreover,
the potential for materials to modify LCA results could exceed 50%. By comparison, the
LEED v4 rating system did not seem to be as effective in capturing the effects of materials. As
a matter of fact, material selection represents 13 points (or 30%) by comparison with 33 points
(or 70%) for energy consumption. The conclusions drawn from this work will help
stakeholders from the building sector to improve building environmental profiles, providing a
better understanding of the present limitations of LEED v4 in situations involving a low
impact energy consumption mix.

Keywords: Building, Structure and envelope materials, Life cycle assessment, Certification,
Environmental impact.

3.3 Introduction
Life cycle thinking in the construction sector began in the early 1980s with a study by Bekker
(1982). The author showed the importance of using a life cycle approach to evaluate
environmental impacts in the building sector [78]. With the increase of methodological

30
development in life cycle assessment (LCA), this tool has become increasingly relevant to
assess buildings’ environmental impacts [3,4].

In the early 1990s, the high contribution of building environmental impact was recognized by
the building sector [1,2]. Since then, many efforts have been made to improve industry
standards and building codes with the main objective of reducing the environmental impacts
of buildings, with particular attention to global warming impacts [28]. Some certification
programs for improving and encouraging building environmental performance have been
developed, such as Green Building Rating Systems (GBRS). Amongst a large number of
GBRS available, the Building Research Establishment Environmental Assessment
Methodology (BREEAM), in the United Kingdom, and the Leadership in Energy and
Environmental Design (LEED), in the United States, are two of the most currently used GBRS
across the world [66]. LEED was developed by the U.S. Green Building Council (USGBC)
and adapted to the Canadian context by the Canada Green Building Council [79]. Since its
development in 1999 [72], LEED has been updated over time by enlarging its scope [70] until
its newest version (LEED v4) released in 2013 [11]. This certification aims to identify,
implement and measure, amongst other things, the green building design, construction,
operation and maintenance [72].

The New Construction rating system (LEED v4 BD+C: New Construction), one of the 21
different rating systems available in LEED v4 [71], is defined in nine categories (figure 3.1).
These categories are composed of prerequisites and optional credits. These credits correspond
to different indicators (electricity consumption, noise, etc.) dealing with either one or all
building life cycle stages. Each of the optional credits is weighted with a given number of
points according to its importance in the certification. An example of MR LEED v4 optional
credits is provided in section C.3. Overall, 110 points are spread over 43 optional credits. As a
condition for earning LEED v4 certification, all prerequisites and enough points from optional
credits must be achieved to reach the minimum score to the targeted LEED v4 level. LEED v4
can be awarded at four levels [72]: Certified (40-49 pts), Silver (50-59 pts), Gold (60-79 pts),
and Platinum (80 pts and more).

31
Figure 3.1 LEED v4 BD+C: New Construction rating system. A) Points allocated to each category and
their contribution to the total available points (110); B) Optional and prerequisite credits corresponding to
each LEED v4 category, and their respective contributions.

A few studies have evaluated the influence of LEED on building LCA impacts [5,73,75].
Their results showed that LEED (previous version; 2009) can reduce building LCA impacts,
as the main environmental burden was related to the energy consumption mix. These studies
also showed that the environmental impact reduction potential attributable to LEED
implementation was not uniform throughout the certification scheme, and could vary
considerably depending on the optional credits, the intended LEED certification level (silver,
gold, etc.), the building type and the energy consumption mix. In fact, some LEED scores did
not yield a reduction of the overall LCA impacts [9,73,75]. As shown in figure 3.1, LEED v4
gives more weight to Energy consumption (30% for the EA category), than to other categories
such as construction materials (12% for MR category). This weighting is explained by the
important environmental impact contribution of the building’s use stage (from 60% to 90%)
[4,6,41], mainly explained by the high impact of the energy consumption mix (i.e. fossil-
based). Other recent studies have shown that, when non-renewable sources are replaced with
renewable ones such as hydroelectricity, the trend can be greatly modified [7–9,40]. As a
matter of fact, in the context of a low environnemental impact energy consumption mix, the
use stage contribution to the total building LCA impacts can be as much as eight times lower

32
than that of the construction stage [8]. This means that, under such circumstances, material
selection could play a crucial role in decreasing building LCA impacts.

To the best of our knowledge, studies assessing the influence of material selection on the
whole building LCA performance in such an energy context are rare in the literature [48,60],
Although the number of building LCA publications is increasing significantly [35,55,62,80–
83]. This paper will help to fill this gap. As such, this study aims to 1) identify environmental
hotspots in an office building using LCA methodology in the context of a low environmental
impact energy consumption mix; 2) assess the extent to which material selection (i.e. different
material scenarios) could change the building environmental impacts; and 3) compare material
contributions to the office building LCA impacts with the MR points attributed by the
LEED v4 rating system. This work was based on an office building located in Quebec,
Canada, in a context of low environmental impact energy consumption mix with 99% of
renewable electricity, of which 96% comes from hydropower, and 1% from fossil and nuclear
energy, mainly from imports [49,50].

3.4 Methodology
The methodology followed three main steps reflecting the objectives of the study: 1) LCA of
the Base Case Scenario (section 3.4.1); 2) LCA Scenario Evaluation (section 3.4.2); and,
finally, 3) Critical Assessment of LEED v4: Assessment of MR Point Attribution in LEED v4
and Comparison with LCA Results From the Base Case and Other Scenarios (section 3.4.3).
This methodology is summarized in figure 3.2.

33
Step 3
Step 1

Contribution
S0 analysis 1) Option 4. Whole-building life-cycle

Life cycle assessment (LCA)


assessment requirements of Building
life-cycle impact reduction optional
credit
2) Contribution of optional credits
S1 related to material to the required
score to achieve each LEED v4 level
S2

S3
Step 2

Variations
assessment
S4

S5 Comparison

S6
*S : Scenario

Figure 3.2 Summary of the study’s methodology

3.4.1 LCA of the base case scenario


ISO standards 14040-44 [13,14] were followed to perform the attributional LCA, in coherence
with LEED v4 requirements [72], of an existing six-story office building (called the base case
or S0 in figure 3.2). Located in Brossard, Quebec, Canada, the building has a gross floor area
of 10,300 m² and an expected lifespan of 50 years. According to the industrial partner
involved in the project, the base case, with its LEED-NC Silver LEED v1.0 certification,
represents a typical office building built in the province of Quebec (Provencher_Roy 2016).
Tableau 3.1 presents the main structure and envelope configuration of the base case (S0). The
selected functional unit is 1 m² of an office space for 50 years lifespan, which is the most
frequent functional unit found in the literature [4,29,41]. Finally, its selection was meant to
help us crosscheck the results with the literature, and analyze them. The system boundary is
divided into five stages: supplying, pre-occupancy, occupancy, post occupancy, and waste
management (figure 3.3). For the occupancy stage, only the energy consumed was considered,
in addition to the different resources needed for refurbishment. Resource consumption due to

34
occupant activities, such as the use of office supplies, furniture, etc., were excluded from the
analysis.

Resources Supplying
Emissions Manufacturing of Other ressource extraction
Energy production
(air, water, materials and components or production
soil)
T

Pre-occupancy Occupancy Post-occupancy

T Operation
Decontruction /
On-site construction
demolition
Refurbishment

Waste management
Waste treatment Final disposal

: Transport

Figure 3.3 System boundary of the base case office building

Primary data, including types and quantities of building materials used, building energy
consumption and expected life spans of building materials, were collected from the plans and
specifications provided by the study partner involved in the construction of the base case
scenario. When data were missing, technical specification sheets from manufacturers and
secondary data from the literature were used. Finally, Athena’s Impact Estimator for
Building 5.1 software [77] was used to estimate required amounts of materials when these
were not available (e.g. attachments). The same approach was used for available quantities for
validation purposes. Secondary data came from ecoinvent database v3.1, using the “allocation,
recycled content” approach [84]. Ecoinvent v3.1 is considered one of the suitable databases
for LCA modelling of construction systems [3]. It is worth noting that it contains a
regionalized Quebec dataset that is coherent with the geographical scope of the study [26,27].
Some rules were applied to simplify building LCA modelling. The area surrounding the
building, user activities and water consumption were not considered in the study. Morevoer, a
cut-off rule was used to exclude all materials accounting for less than 0.05% of the total
weight of the building materials. Consequently, all building mechanical and electrical systems
were excluded from the analysis due to their low weight contributions.

35
Building materials were categorized into four building subsystems: interior finish (IN),
envelope (EN), foundation (FO) and structure (ST). The corresponding amounts of materials
are presented in tableau C.1.1 and tableau C.1.2. The building end-of-life stage includes all
material waste generated during the demolition stage of the office building, as well as wate
generated during the construction and refurbishment stages. In coherence with the “cut–off
rules” used in the “allocation, recycled content” approach in ecoinvent 3.1, the use of recycled
materials and their corresponding impacts or benefits were considered at the beginning of the
building life cycle only and not at its end. Therefore, if a material is recycled after the
demolition of the office building, the primary producer does not receive any credit for the
provision of any recyclable materials [85]. Given the high uncertainty in predicting an end-of-
life scenario after 50 years, all materials are considered to be landfilled, as a worst-case
scenario. However, to identify the influence of this hypothesis on the conclusions, a sensitivity
analysis was performed using an optimistic scenario (100% recycling, and hence, a cut-off
approach). The energy consumption during the use stage of the building (base case) was
modelled by the industrial partner during the design phase and is estimated to be
121.5 kWh / (m²-year). This includes lighting, heating, ventilation, air conditioning (HVAC),
water heating and all other forms of energy consumption from electrical outlets. Readers
should note that this low energy consumption is explained by the fact that the base case is
certified LEED-NC Silver LEED v1.0. Finally, Quebec’s electricity consumption mix is the
only energy source for the office building .

The building LCA impacts were assessed by using the midpoint categories from the impact
method IMPACT 2002+ [17]. As listed in tableau 3.2, LEEDv4 only involves midpoint
categories and explain the focus on midpoint category results in this work. However, the
endpoint category results are only available in supplementary information (see section C.4).
Readers should note that LEED v4 does not specify any particular impact method, as long as
the categories shown in tableau 3.2 are used. Finaly, two sensitivity analyses were also
conducted to assess the robustness of the LCA results. The first used a second impact method,
TRACI v2.1 [32]. This LCA method is North American with fewer impact categories than
Impact 2002+. The second sensitivity analysis dealt with the building energy consumption,
which, as mentioned earlier, is estimated during the building design phase and not measured
during the occupancy stage. A variation of ± 20% of the energy consumed was applied to

36
assess the robustness of the results. Finally, all the modelling was performed using
SimaPro 8.2.

3.4.2 Scenario Evaluation


Following identification of the materials hotspots from the LCA results, six hypothetical
scenarios were defined to single out those having the greatest potential for reducing
environmental impact over the base case scenario. These scenarios were defined in line with
the commonly used alternative materials and in close collaboration with the study industrial
partner due to frequent requests from architects for these scenarios. Of the six scenarios, as
shown in tableau 3.1, four involved exterior wall modifications of the building envelope, and
two involved building structure modifications.

Tableau 3.1 Comparison between the base case scenario (S0) and the 6 hypothetical scenarios (S1-S6)
Base case scenario (S0)
Scenarios Material modifications
Initial material configuration
S1 Exterior walls (Envelope)*: Aluminum siding type (100%)
S2  Aluminum siding type (40%) Fiber cement panel siding type (100%)
 Fiber cement panel siding type (9%)
S3  Fiber cement clapboard siding type (28%) Fiber cement clapboard siding type (100%)
S4  Curtain wall type (23%) Curtain wall type (100%)
S5 Structure type: Wood structure
S6  Reinforced concrete Steel structure with reinforced concrete slab

*Percentage refers to the total building exterior wall surface area.

For S1 to S4, each scenario was defined by one type of exterior wall configuration.The
material amount per unit area of the associated exterior wall type provided by the industrial
partner was multiplied by the total exterior wall surface area. The same approach was repeated
from S1 to S4. The opening rate considered for S1 to S3 was the average of the three exterior
wall configuration types associated in S0, 28%, excluding the curtain walls. For S4, all
exterior walls were considered curtain walls, without taking into account any opening rate.
Regarding S5 and S6, Athena’s Impact Estimator for Building 5.1 software [77] was only used
to estimate the amount of materials required to replace the base case structure with other types
of materials. A comparison between the amount of base case structure materials calculated
from the plans and specifications, and estimated by Athena's software showed that the two
methods gave similar amounts of materials (see section C.2). All the material quantities

37
obtained for the six new scenarios are listed in Table C.1. For all scenarios (S1 to S6), the
amount and type of electricity consumed during the use stage were assumed to be the same as
in the base case scenario. Again, a variation of ± 20% of the energy consumed was applied to
assess the robustness of the results. IMPACT 2002+ is once again used to assess the LCA
impacts of the six scenarios. The results were compared to the base case LCA results to
highlight the extent to which each scenario (and hence each material configuration) can
improve environmental performance over the base case scenario.

3.4.3 Critical assessment of LEED v4


As mentioned previously, the LEED v4 rating system for Building Design and Construction,
New Construction (BD+C - NC) was selected for this study. The critical assessment of
LEED v4 focused on the material consideration in its rating system. The aim of the
assessment was to highlight how materials selection (from S1 to S6) affects building’s LCA
impacts (S0) and LEED v4 score.

To do so, two evaluations were proposed. The first compared the material contribution to the
building LCA impacts with the point distribution between material credits (MR category) and
energy consumption credits (EA category). More information related to MR LEED v4
optional credits is provided in section C.3. The point distribution was simply obtained by
dividing the total amount of points available in the MR category (13 points; 28%) by the total
number of points (46 points; 100%) attributed to the MR (13 points) and EA (33 points)
categories. This comparison was repeated for the different certification levels. As explained in
section 3.3, LEED certification can be achieved under four different levels. The minimum
point threshold is 40 points, which requires achieving the certified level; and the maximum
point threshold is 110 points, which requires achieving all available points in LEED v4, even
if this is very difficult in practice. These values were calculated by dividing the total number
of points attributed to the MR category, 13 points, by these thresholds. The resulting
percentages ranged between 12 and 33%. Keeping in mind that it is very difficult to capture,
the effect of implementing the requirements related to the material optional credits on the
building LCA impacts was not evaluated, and was considered outside the scope of the study.

The second comparison refers to the requirements of the “Option 4 in LEED v4: Whole
building life cycle assessment” of “Building life cycle impact reduction” optional credit in the

38
LEED v4 MR category. According to Option 4 requirements, the building (i.e. six scenarios in
our case) should be compared to the baseline building (i.e the base case S0) with respect to
environmental impacts. The comparison should demonstrate a decrease by more than 10% in
at least three of six specified impact categories listed in the right column of tableau 3.2, and no
impact categories must increase by more than 5% [72]. In addition to listing the specific
impact categories to be used for the assessment, LEED v4 allows the user to select an LCIA
method as long as the specific impact categories are included. As shown in tableau 3.2,
IMPACT 2002+ is one of the LCIA methods that fulfill the requirement. More technical
details about the Option 4 requirements are provided in section C.3. For this second
comparison, we extended the analysis further by also including the IMPACT 2002+ impact
categories that are not listed in the LEED v4 option 4 requirements. Finally, a sensitivity
analysis was also performed with a second LCIA method, TRACI 2.1, presented in
section 3.4.2, to assess the robustness of this second comparison.

Tableau 3.2 Comparison of IMPACT 2002+ midpoint categories with LEED v4 option 4 categories
requirement [17,71]

IMPACT 2002+ LEED v4 Option 4


Carcinogens
Non-carcinogens
Respiratory inorganics
Ionizing radiation
Ozone layer depletion Depletion of the stratospheric ozone layer
Respiratory organics Formation of tropospheric ozone
Aquatic ecotoxicity
Terrestrial ecotoxicity
Terrestrial acidification/nitrification Acidification of land and water sources*
Aquatic acidification Acidification of land and water sources*
Land occupation
Aquatic eutrophication Eutrophication
Global warming Global warming potential (greenhouse gases)
Non-renewable energy Depletion of non-renewable energy resources
Mineral extraction
* In IMPACT 2002+ method, the Terrestrial acidification and the Aquatic acidification are split into two distinct impact categories, unlike
LEED v4 requirements.

39
3.5 Results and discussion
3.5.1 LCA results of the base case scenario
The LCA results for the base case scenario are first presented in figure 3.4, which shows the
contribution of the different building life cycle stages. To facilitate the presentation of the
results, the base case life cycle impacts are divided into four stages :

 Construction. This stage includes the supplying and pre-occupancy stages as well as all
transportation to the building construction site.
 Refurbishment. This stage includes supplying, refurbishment and all transportation to
the building site.
 Energy consumption. This stage includes electricity consumption of the building along
its life span (50 years).
 End of life. Following the cut-off approach explained in section 3.4.1, this stage
includes post occupancy and waste management stage as well as all transportation
from the construction site to the waste management site. The waste generated by the
construction and refurbishment stages is also included in this stage.

40
A-ACI A-ACI

T-ACI/EUT T-ACI/EUT

RESP-O RESP-O

OZO OZO

GWP GWP
A) B)

100%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
0%
10%

80%

0%
10%

80%
20%
30%
40%
50%
60%
70%

90%

20%
30%
40%
50%
60%
70%

90%
100%

100%
0%

100%
GW

10%60%
20%
30%80%
40%90%
50%
60%
70%
80%
90%
0%50%

100%
100%
10%
20%
30%
40%

70%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
0%
0%
OZO
GW
RESP-O GW GW

100%
OZO

10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
0%
T-ACI/EUT OZO
OZO
IMPACT CATEGORIES (IMPACT 2002+)

GW
RESP-O
A-ACI
RESP-O RESP-O
T-ACI/EUT
OZO
A-EUT
T-ACI/EUT T-ACI/EUT
RESP-O A-ACI
ENER
A-ACI A-ACI
T-ACI/EUT
A-EUT
CARC
A-EUT A-EUT A-ACI
ENER
N-CARC A-EUT
ENER ENER
RESP-I ENER
CARC

100%
100%

CARC CARC
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
10%80%
20%90%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
0%40%
0%70%

CARC N-CARC
100%

100%

RAD
10%
20%
30%
40%
50%
60%
10%
20%
30%

50%
60%
70%
80%
90%
0%

0%

N-CARC N-CARC
N-CARC RESP-I
GW A-ECO GW
GW GW RESP-I RESP-I RESP-I
OZOT-ECO OZO RAD
OZO OZO RAD RAD RAD
RESP-OOCC RESP-O A-ECO
RESP-O RESP-O A-ECO A-ECO A-ECO
T-ACI/EUTMINT-ACI/EUT T-ECO
T-ECO
T-ACI/EUT T-ACI/EUT T-ECO T-ECO
A-ACI CC A-ACI Energy consumption Cons truction
OCC OCC
Interior finishing Envel ope
A-ACI A-ACI OCC
Refurbishment OCC End-of-life Foundation Structure
A-EUT EQ A-EUT MIN MIN
A-EUT A-EUT MIN MIN CC
Figure 3.4 Contribution
ENER HH analysis of the office building life cycle
ENER environmental
CC impacts using the IMPACT
ENER 2002+ method. ENERPart (A) refers to the contributions
CC of
CC the base
EQ case scenario life cycle stages and part (B)
CARC RE CARC
refers to the contributions of materials excluding the use stage. Midpoint
EQ categories are: Global warming
CARC HH
(GW), Ozone CARClayer depletion (OZO), Respiratory
N-CARC EQ EQ organics (RESP-O), Terrestrial acidification and
N-CARC HH
nitrification (T-ACI/EUT), Aquatic acidification (A-ACI), RE Aquatic eutrophication (A-EUT), Non-
N-CARC N-CARC HH HH
renewable energy
RESP-I (ENER),
RESP-I Carcinogens (CARC), Non-carcinogens (N-CARC), Respiratory inorganics
RE
RESP-I (RESP-I), RESP-I
Ionizing radiation (RAD), Aquatic ecotoxicity (A-ECO), Terrestrial ecotoxicity (T-ECO), Land
RE RE
occupation (OCC) RAD and Mineral
RAD extraction (MIN).
RAD RAD
A-ECO A-ECO
A-ECO As shownA-ECO in
T-ECO
figure 3.4 (part A), in a context of low impact energy consumption mix such as
T-ECO
T-ECO prevails in the
T-ECO
OCC
province OCC of Quebec, materials dominated the office building LCA impacts
OCC (> 50%) forOCC all the categories other than Ionizing radiation. The highest contribution of the
MIN MIN
MIN MIN
energy consumption CC stage
CC (90%) was mainly due to the nuclear electricity imported from
CC
Ontario. ForCCEQ the remainingEQ impact categories, the highest contributions of materials were
EQ EQ
mainly explained HH by theHH low environmental impacts of Quebec's energy consumption mix.
HH HH
These percentages RE are also
RE summarized in figure 3.5 (part A), while the absolute values per
RE RE

41
functional unit are presented in an Excel file in the appendix. Similar results have recently
been reported from studies where the energy mix environmental impacts are very low [7–9].

The largest impact came from the construction and refurbishment stages, with a bigger share
accruing to the construction stage. The end-of-life stage caused the lowest environmental
impact (0% to 9%), even when all materials were considered to be landfilled. A more detailed
contribution analysis focusing on the end-of-life stage was performed to assess the robustness
of the results (see Excel file in the appendix). From a material contribution perspective,
excluding use stage energy consumption (figure 3.4 (part B)), the main hotspots were driven
by 1) Envelope, 2) Structure, and 3) Interior finishing. Similar results were noticed in other
studies [48,55,80,81]. Finally, the sensitivity analysis involving a ± 20% variation in energy
consumption (see figure C.6.2 and Table C.6.2) revealed that building materials impacts
remained the highest, suggesting the robustness of previous observations. Moreover, the
results obtained from the second sensitivity analysis, performed with a different LCIA method,
TRACI 2.1, confirmed the previous results (figure C.6.1.1). More details on the highest
environmental impact contributors are presented in section C.4.

3.5.2 Results of other scenario evaluations


The results presented in figure 3.5 (part B) help to understand the magnitude of the
environmental impact variation for each scenario as a result of changing different materials
from the base case scenario. A summary of the building LCA impact variations is also
presented in tableau 3.3.

42
IMPACT CATEGORIES (IMPACT 2002+)

Included in LEED Non-included in LEED

T-ACI/EUT

N-CARC
RESP-O

A-EUT

A-ECO

RESP-I

T-ECO
A-ACI

CARC
ENER
OZO

MIN
RAD

OCC
GW
BASE CASE (S0)
REFERENCE
A)
Materials::
Materials 75 % 78 % 91 % 75 % 69 % 70 % 60 % 53 % 74 % 76 % 78 % 10 % 55 % 67 % 74 % Impact variations
Energy::
Energy 25 % 22 % 9% 25 % 31 % 30 % 40 % 47 % 26 % 24 % 22 % 90 % 45 % 33 % 26 % (min/max)
D:
S1 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 2[+] 1[+] 1[+] 2[+] 2[+] 2[+] 1[+] 2[+] 1[+] 2[+] I : 1 % to 11 %
ALTERNATIVE SCENARIOS

D : -4 % to -1 %
S2 1[-] 1[-] 1[+] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-]
I : 0 % to 1 %

D : -1 %
S3 1[+] 1[+] 1[+] 1[-] 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+]
I : 0 % to 5 %
B)
D : -15 % to 0 %
S4 1[-] 1[-] 2[-] 1[+] 1[+] 2[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[+] 1[-] 1[-] 2[-]
I : 1 % to 2 %

D : -38 % to -3 %
S5 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 1[-] 3[-] 3[-] 3[-] 2[-] 1[-] 5[+] 3[-]
I : 605 %

D : -18 % to -5 %
S6 2[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[+] 4[+] 1[-] 3[+] 3[+] 2[+] 1[+] 1[-] 4[+] 1[-] 4[+]
I : 1 % to 62 %

B.1 B.2
Legend (environmental impact variation chart):
0%
< -20 % -10 % 5% 15 % 30 % 100 % >
3[-] 2[-] 1[-] 1[+] 2[+] 3[+] 4[+] 5[+]

Decrease (D) Increase (I)

Figure 3.5 Material effects on office building LCA impacts using the IMPACT 2002+ midpoint categories.
A) The S0 row displays the contributions of energy consumption (in white) and materials (in black) in the
building LCA impacts. B) Variations due to material changes from the base case scenario for the six
scenarios. IMPACT 2002+ impact categories are divided into two parts: included (B.1) and not included
(B.2) in LEED v4. The thresholds to obtain “Option 4. Building life cycle impact reduction” optional credit
are defined by the first four quotations in the legend, an increase (< 5%) is identified by the “1[+]”
quotation and the minimum decrease (< -10%), by the “2[-]” quotation.

Figure 3.5 shows that using only an aluminum siding (S1) as the building envelope raises the
environmental impact by up to 11% in all categories compared to the base case scenario, while
using a fiber cement panel siding (S2) slightly reduces environmental impacts. The difference
between the fiber cement panel siding scenario (S2) and the fiber cement clapboard siding
scenario (S3) is mainly captured by the material quantities involved, because both are built
approximately with the same material types. However, S3 has higher impacts in all categories
than S2 as it needs more material to cover the same area. For the curtain walls scenario (S4),
environmental impacts in most categories decreased by up to 15%, but there were also slight
environmental impact increases in a few categories. For these four scenarios, a large part of
the environmental impact variations was due to the use of different amounts of metal products
(steel and aluminum). Using less of these materials could reduce the building LCA impacts in
most cases, and hence meet Option 4 requirements.

43
Replacing the concrete structure with a wood structure (S5) appeared to decrease all
environmental impacts (-38% to -3%), except for the land occupation impact category (see
figure 3.5 (part B)). The environmental impact from this category increased by 605%. The
contribution of wood materials to the land occupation impact category has also been shown by
few other studies [62,82]. This high increase is due to the state of the art in assessing the use
of high quantities of wood products, which contribute to higher pressure on land use.
However, these estimated impacts are based on a historic case study from Switzerland [40]
and do not take into account more recent forest management in Canada and hence a better
regionalized characterization factors. . Finally, replacing a concrete structure or a steel
structure with concrete slabs (S6) seemed to considerably increase environmental impacts for
many categories. The high increases were mainly due to the higher volumes of steel products
required, as shown by some other studies [81,83].

As mentioned in section 3.4.2, the same energy consumption as the base case scenario was
assumed in all scenarios. A sensitivity analysis based on a ± 20% variation in energy
consumption showed that conclusions discussed earlier remained the same in all scenarios (see
Table C.6.2). The second sensitivity analysis conducted with another LCIA impact method,
TRACI 2.1 (see figure C.6.1.2) showed that the above-mentioned observations remained fairly
similar regardless of the impact method. Finally, more details and a disaggregated view of
figure 3.5 (part B) are provided in section C.5.

3.5.3 Critical assessment of LEED v4


As indicated in section 3.4.3, two evaluations were proposed for the critical assessment of
LEED v4. The first compared the material contribution to the building LCA impacts
(presented in section 3.1) with the point distribution between material credits (MR category)
and energy consumption credits (EA category). The point distribution was simply obtained by
dividing the total number of points available in the MR category (13 points; 28%) by the total
number of points (46 points; 100%) granted for both the MR (13 points) and EA (33 points)
categories. As shown in tableau 3.3, this comparison was repeated for the different
certification levels. The results, presented in tableau 3.3, show that the contribution of the MR
category (28%) was lower than that of the EA category. This contradicted previous results,
where, in the context of a low impact energy consumption mix, the share of materials LCA

44
impacts was above 50% (figure 3.5 part A). Moreover, when the potential of material selection
to affect the building LCA impacts (see impact variations box in figure 3.5) was compared to
the variation in points obtained from the LEED v4 MR category (12 to 33%), some important
differences were noticed. This was mainly captured by Scenarios S5 and S6.

The second comparison refered to the requirements of the “Option 4 in LEED v4: Whole
building life cycle assessment” of “Building life cycle impact reduction” optional credit in the
LEED v4 MR category. The Option 4 requirements of LEED v4 are integrated in the
environmental impact variations presented in figure 3.5. As shown in Part B.1, none of the 6
scenarios in the study showed a significant environmental impact improvement for the non-
LEED v4 categories over the LEED categories. This suggest that the selected LEED
categories are necessary to avoid discrimination of good scenarios. The curtain wall scenario
(S4) showed good potential for meeting the requirements of Option 4. However, only one
impact category was missing for checking the minimum 10% reduction (2[-] quotation) in at
least three impact categories. This was also coherent when considering the impact categories
not included in LEED v4. Similar observations applied to the fiber cement panel siding
scenario (S2), which showed good potential too. In Scenario S6, environmental impacts
increased by large percentages, with a third of the impact categories showing increases of
more than 15%. Additionally, only Scenario S5 (wood structure) met the Option 4
requirements, even if it is not totally the case from an LCA perspective. This finding suggests
a continuous revision of LEED categories following the certification of multiple scenarios in
order to avoid burdens shifting when scenarios meet the Option 4 requirements. It is also
worth noting that the selection of the base case scenario can have a significant influence on the
results, which also suggests that further investigation is required to delineate the boundaries
defining the base case scenario.

45
Tableau 3.3 Comparison between building material LCA contributions and MR LEED v4 contribution.
Impacts and points variations were also evaluated for all scenarios.
Contribution Variations
Scenario LCA impacts
LCA impacts* LEED v4 Energy cons. Energy cons. LEED v4
excluded included
S0 53 to 91% n/a n/a
S1 54 to 91% 1 to 11% 0 to 8%
S2 52 to 91% -4 to 1% -3 to 1%
28% 13 to 33%
S3 53 to 91% (i.e. 13 pts / -1 to 5% -1 to 3% (i.e. 13 pts /
46 pts) (40 and 110 pts)
S4 53 to 90% -15 to 2% -11 to 1%
S5 53 to 94% -38 to 605% -29 to 406%
S6 58 to 91% -18 to 62% -14 to 46%

*Excluding Ionizing radiation category, for which material contribution varies by 8 to 10%

3.6 Conclusions
Various Green Building Rating Systems (GBRS) have been proposed to reduce the
environmental impact of buildings. However, these GBRS, including LEED v4, are primarily
oriented towards energy consumption from the use stage. Their application to situations
involving a high share of renewable energy and hence a low impact energy consumption mix
can result in unexpected effects. This study aimed: 1) To identify environmental hotspots in an
office building, using the LCA methodology in the context of a low environmental impact
energy consumption mix; 2) To assess the extent to which the material selection (i.e. different
material scenarios) could change environmental impacts; and 3) To compare material
contributions to the office building LCA impacts with the MR points attributed by the
LEED v4 rating system.

The main results showed that materials could greatly contribute to office building LCA
impacts (> 50%) in the context of a low environmental impact energy consumption mix, by
comparison with the building use phase. The sensitivity analysis performed for the amount of
energy consumption and the impact method suggested the robustness of previous observations.
The latter contradicted the contribution of the MR category (28% or 13 points over 33).
Moreover, the use of six scenarios defined by multiple material configurations (i.e. four
envelope scenarios and two structural scenarios) showed that material selection could greatly
affect building LCA impacts (from 0% to more than 50%). These LCA impact variations

46
exceeded the variations from the LEED v4 perspective, suggesting that further investigation
may be warranted to better fit these variations in the case of a building using a low
environmental impact energy consumption mix. The second critical assessment refered to the
requirements of the “Option 4 in LEED v4: Whole building life cycle assessment” of
“Building life cycle impact reduction” optional credit in LEED v4 MR category. None of the 6
scenarios showed a significant environmental impact improvement for the non-LEED v4
categories over the LEED categories. This may suggest that the selected LEED categories are
necessary to avoid discrimination of good scenarios. Moreover, only one scenario meeting
Option 4 requirements was not totally improving the environmental profile of the base case
from an LCA perspective. Hence, further investigations are recommended for building types
other than an office building, in addition to performing different uncertainty analysis, to assess
the extent to which Option 4 requirements systematically improve building LCA impacts.

The critical assessment of LEED v4 in this study focused only on materials and the associated
points. It would be worthwhile extending the study to energy consumption and other building
components integrated in LEED v4. It is also worth noting that the selection of the base case
scenario can have a significant influence on the results, which also suggests the need for
further investigations to delineate the boundaries defining the base case scenario. In addition,
this study was based on attributional LCA results and did not consider other indirect
environmental impacts. One may consider for instance that by giving more points to the EA
category, less energy would be consumed and then less non-renewable energy plants would
would need to be built in the future. Those avoided (indirect) environmental burdens were not
considered in this study and can be more necessary in a context of certification and long-term
decision-making when dealing with long life span (at least 50 years in the case of buildings).
As they stand, the results presented in this work are useful for a low environmental impact
energy consumption mix, such as prevails in the province of Quebec. Despite some
discrepancies between building rating systems and LCA, which need to be addressed by all
stakeholders in the near future, this paper is a good starting point in improving building
environmental impacts.

47
3.7 Acknowledgements
The authors thank three anonymous reviewers for their very helpful and constructive criticism
and their support of the approach taken. The authors are also grateful to the Natural Sciences
and Engineering Research Council of Canada for its financial support through its ICP and
CRD programs (MSc CRD 14) as well as the industrial partners of the NSERC industrial chair
on eco-responsible wood construction (CIRCERB). The authors also acknowledge the
industrial partners of CIRCERB for their contributions to providing primary data and
consequently enhancing the LCA modelling.

3.8 About the Authors.


Yannick Lessard is a master’s student with LIRIDE (Interdisciplinary Research Laboratory on
Sustainable Engineering and Ecodesign) at the University of Sherbrooke, Quebec, Canada and
with the industrial NSERC Chair CIRCERB.

Chirjiv Anand is a postdoc researcher with LIRIDE (Interdisciplinary Research Laboratory on


Sustainable Engineering and Ecodesign) at the University of Sherbrooke, Quebec, Canada

Pierre Blanchet is professor of secondary manufacturing at Laval University and holder of the
NSERC industrial chair on eco-responsible wood construction (CIRCERB).

Caroline Frenette is a technical advisor at the Centre d’expertise pour la construction


commerciale en bois (Cecobois) and adjunct professor at the department of wood and forest
science at Université Laval.

Ben Amor is the head of LIRIDE (Interdisciplinary Research Laboratory on Sustainable


Engineering and Ecodesign) and assistant professor at the department of civil engineering at
the University of Sherbrooke, Quebec, Canada.

48
Chapitre 4. Discussion générale
4.1 Informations complémentaires
L’ensemble des résultats et des conclusions du projet de recherche est présenté dans l’article
(chapitre 3). Cet article répond à l’objectif principal ainsi qu’aux objectifs spécifiques du
projet de recherche présentés au chapitre 2. Toutefois, quelques analyses et informations
complémentaires sont présentées aux annexes de ce document afin d’appuyer les résultats et
les conclusions de l’étude :

 Annexe A – Informations complémentaires relatives à LEED v4. Les informations


présentées dans cette annexe permettent de comprendre davantage comment le
système de pointage LEED v4 est construit ;

 Annexe C – Influences of material selection on building LCA impacts: Critical


assessment of LEED v4 (Supplementary information). Ce document est associé à
l’article présenté au chapitre 3. Il présente quelques analyses complémentaires
relatives aux résultats présentés dans l’article ;

 Annexe D – Analyses complémentaires relatives à l’ACV. Quelques analyses


complémentaires à l’article (chapitre 3) et à son Supplementary information
(annexe C) sont présentées dans cette annexe.

Ainsi, les informations présentées dans ces annexes ne représentent pas de nouveaux résultats
ou de nouvelles conclusions, mais permettent d’apporter des explications complémentaires à
ce qui a été présenté dans l’article.

4.2 Limites et recommandations


En raison de la complexité du système définissant le bâtiment, plusieurs hypothèses ont été
nécessaires afin de faciliter la réalisation de l’étude. Toutefois, certaines de ces hypothèses
ainsi que certains choix méthodologiques se sont traduits en des limitations aux conclusions de
l’étude. Les principales limitations ainsi que certaines recommandations pour les travaux
futurs sont donc présentées dans cette section.

49
4.2.1 Inventaire
Exclusions
Certains intrants associés à l’inventaire ont été exclus de l’analyse. Toutefois, ces intrants ne
devraient pas influencer considérablement les conclusions de l’étude. En effet, l’inclusion des
intrants relatifs aux matériaux qui ont été exclus, par exemple, pourrait occasionner une
augmentation des impacts environnementaux associés aux matériaux. Par conséquent, cette
augmentation donnerait encore plus d’importance à la contribution des matériaux aux impacts
environnementaux du bâtiment, ce qui va dans la même direction des conclusions obtenues. Il
est à noter que l’augmentation des impacts environnementaux des matériaux ou bien
l’inclusion des impacts environnementaux de la consommation de diverses ressources par les
utilisateurs, pour ne prendre que celle-là, pourraient avoir comme conséquence de diminuer,
de façon relative, l’amplitude des variations des impacts environnementaux associées à la
sélection de différents matériaux. Ceci est principalement dû à l’augmentation des impacts
environnementaux totaux du cycle de vie du bâtiment (section 2.3.2) qui cause une
« dilution » de la contribution des impacts environnementaux de chacun des éléments du
bâtiment. Cette « dilution » ne devrait pas influencer les conclusions relatives à la
comparaison de l’effet des matériaux sur les impacts environnementaux du bâtiment et de la
proportion du pointage accordé aux matériaux dans le système de pointage LEED v4.
L’influence des exclusions relatives à l’inventaire n’a toutefois pas été estimée de façon
quantitative. Voici le sommaire des principaux éléments exclus :

 Un seuil massique minimal de 0,05 % de contribution au poids total du bâtiment a été


posé afin de limiter le nombre de matériaux considérés dans le cadre de l’étude,
allégeant ainsi considérablement la longueur de l’étude (section 2.3.3 et section 3.4.1).
Par conséquent, une certaine quantité de matériaux n’a pas été considérée, ce qui
pourrait donner lieu à l’omission d’importants intrants aux impacts environnementaux
sur le cycle de vie du bâtiment étudié [14]. L’utilisation du cuivre pour les circuits
électriques du bâtiment en serait un exemple. Malgré leur faible contribution au poids
total du bâtiment, le cuivre semble avoir, en excluant les impacts dus à la
consommation énergétique, des impacts environnementaux sur le cycle de vie du
bâtiment qui devraient être considérés, soit pouvant être supérieurs à 10 % [8,55,80].
Des études plus détaillées devraient être réalisées dans de futurs travaux afin de

50
raffiner l’identification des matériaux ayant de grandes contributions aux impacts
environnementaux des bâtiments.

 Le bâtiment a été considéré jusqu’à la limite de son enceinte (fondation et enveloppe),


c’est-à-dire ce qui constitue le bâtiment en soi. Ainsi, le stationnement et
l’aménagement extérieur ont été exclus de l’analyse. Toutefois, il serait intéressant
d’évaluer leurs impacts afin d’identifier leurs contributions aux impacts
environnementaux sur le cycle de vie du bâtiment, malgré que leurs impacts semblent
être relativement faibles comparativement à ceux de l’ensemble du bâtiment [55,80,81]

 La consommation des ressources et les activités spécifiques des utilisateurs ont été
exclues de l’analyse, à l’exception de la consommation énergétique du bâtiment. Une
raison de l’exclusion de ces données est relative aux incertitudes élevées qui leur sont
généralement associées, attribuable à leur forte dépendance aux comportements des
utilisateurs [86]. Bien que l’intégration de ces données à l’analyse complexifie
grandement l’étude, cet aspect devrait être davantage étudié dans de futurs travaux afin
d’identifier la contribution des utilisateurs, par la consommation de diverses
ressources, sur les impacts environnementaux du cycle de vie des bâtiments.

Qualité des données


La qualité des données d’inventaires utilisées pour la modélisation peut influencer directement
la fiabilité des résultats et, par conséquent, les conclusions de l’ACV. Afin d’assurer la validité
des données utilisées, ces données doivent être sélectionnées conformément au cadre
méthodologique défini de l’étude. Présentement, ISO ne prescrit aucune méthode particulière
permettant d’évaluer la qualité des données. Toutefois, la modélisation a été effectuée
majoritairement en utilisant des données représentatives de la période définie par la frontière
temporelle et du contexte géographique dans lequel se trouve le système à l’étude, soit du
secteur de la construction du Québec entre les années 2010 et 2015.

Dans le cadre de cette étude, la qualité des données a été évaluée de façon sommaire en
fonction de leur fiabilité, soit par les quantités utilisées, et de leur représentativité, soit par les
processus utilisés. Afin de déterminer l’importance des niveaux de fiabilité et de
représentativité accordés aux différentes données, une analyse de contribution des processus
est effectuée parallèlement. Cette analyse de la qualité est présentée à l’annexe D. Ainsi, il est

51
possible de justifier l’utilisation de données ayant une qualité inférieure dans le cas où ces
données composent un processus dont la contribution n’est pas ou peu significative sur
l’ensemble du cycle de vie.

Par cette analyse, il est possible de constater qu’un bon nombre des données utilisées pour la
modélisation doivent être améliorées, malgré qu’elles soient toutes jugées utilisables dans le
cadre de la présente étude. Effectivement, l’unique but d’utiliser l’ACV dans ce projet de
recherche est de déterminer le potentiel des matériaux à influencer les impacts
environnementaux du cycle de vie d’un bâtiment dans le cas où l’énergie consommée
occasionne de faibles impacts sur l’environnement. Ce potentiel est utilisé par la suite afin de
faire l’évaluation critique de LEED v4 concernant la proportion du pointage accordé aux
matériaux comparativement à celui de la consommation énergétique. Si le but des résultats
d’ACV n’avait été de comparer que la performance environnementale de différents systèmes
constructifs, il aurait probablement été nécessaire d’améliorer la qualité des données utilisées.
Ainsi, considérant l’objectif de la présente étude, la qualité des données utilisées est jugée
acceptable.

4.2.2 Durée de vie du bâtiment


La durée de vie du bâtiment a été fixée à 50 ans dans le cadre de ce projet de recherche,
conformément à ce qui a été considéré lors de la conception du scénario de base. Toutefois,
l’Option 4 du crédit optionnel Réduction des impacts du cycle de vie du bâtiment de LEED v4
spécifie que l’ACV du bâtiment doit être réalisée en considérant une durée de vie de 60 ans.
Ici, il est supposé que la même quantité de matériaux peut satisfaire autant une durée de vie de
60 ans que de 50 ans. Cette supposition est acceptable en considérant que les quelques
remplacements supplémentaires de certains matériaux lors de la phase de rénovation
(figure C.1 de l’annexe C) n’auraient qu’une influence négligeable sur l’ensemble du cycle de
vie du bâtiment. Afin de connaître l’effet réel de ces remplacements supplémentaires sur les
impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment, il faudrait vérifier les hypothèses
concernant la durée de vie considérée pour chacun des matériaux afin de les adapter en
fonction d’une durée de vie du bâtiment de 60 ans.

Ceci étant dit, en supposant que la même quantité de matériaux peut satisfaire autant une durée
de vie de 60 ans que de 50 ans, la différence principale entre ces deux durées de vie ne

52
résiderait alors qu’en un changement de quantité d’énergie consommée lors de la phase
d’exploitation sur le cycle de vie du bâtiment, soit 10 ans de consommation énergétique. En
sachant que la consommation énergétique doit être exclue dans la comparaison de différents
scénarios en fonction des exigences de l’Option 4 du crédit optionnel Réduction des impacts
du cycle de vie du bâtiment de LEED v4, il est possible de constater que la considération d’une
durée de vie de 50 ans ou de 60 ans n’a aucune influence sur les conclusions relatives à ces
exigences.

Par contre, pour ce qui est des conclusions relatives à la contribution des matériaux sur les
impacts environnementaux des bâtiments ainsi qu’à la comparaison de l’effet de la sélection
de matériaux sur les impacts environnementaux du bâtiment et de la considération des
matériaux dans le pointage de LEED v4, cette différence de durée de vie est un peu plus
significative. Cette différence a été déjà évaluée par l’analyse de sensibilité de la
consommation énergétique considérée pour le scénario de base, qui est présenté à la
section C.6.2 de l’annexe C. En effet, cette analyse de sensibilité est réalisée en variant la
consommation énergétique de ± 20 % qui est similaire à augmenter la durée de vie de 50 ans à
60 ans ((60 ans – 50 ans) / 50 ans = 20 %). Cette analyse a montré que cette augmentation de
consommation énergétique n’influence pas de façon considérable les conclusions de l’étude
(section 3.5.1 et section 3.5.2).

4.2.3 Consommation énergétique


Comme il a été mentionné au chapitre 1, l’électricité représente 52 % des sources d’énergie
consommée par les bâtiments commerciaux et institutionnels au Québec, dont le reste de la
consommation d’énergie provient en grande partie d’énergies fossiles, soit majoritairement du
gaz naturel à 40 % [51]. Étant donné que ce projet de recherche est basé sur l’étude d’un
bâtiment à bureaux existant qui consomme exclusivement de l’énergie provenant du réseau
électrique d’Hydro-Québec, les conclusions découlant de ce projet ne peuvent être utilisées
que pour les bâtiments commerciaux situés au Québec consommant la même source d’énergie.
Il serait donc intéressant d’étudier dans de futurs travaux l’influence sur les impacts
environnementaux du cycle de vie des bâtiments la consommation d’autres sources d’énergie
lors de leur exploitation afin de déterminer si les conclusions relatives à la comparaison de la

53
distribution du pointage dans LEED v4 et des points chauds des impacts environnementaux de
ces bâtiments demeurent similaires dans ces conditions.

La consommation énergétique des scénarios alternatifs a été supposé la même que celle du
scénario de base (chapitre 3). Autrement dit, il est supposé que le changement de la
configuration de matériaux du scénario de base en fonction de chacun des scénarios alternatifs
n’a aucune incidence sur l’efficacité énergétique du bâtiment. Pour s’assurer que cette
considération n’affecte pas les conclusions de l’étude, une analyse de sensibilité a été réalisée
sur la quantité d’énergie nécessaire lors de la phase d’exploitation du bâtiment (chapitre 3).
Par contre, aucune modélisation énergétique n’a été réalisée pour valider cette hypothèse. Pour
de futurs travaux, il serait donc intéressant d’évaluer la sélection des matériaux en fonction de
leurs effets sur la consommation énergétique des bâtiments. Ainsi, il serait possible d’évaluer
l’effet réel de la sélection des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie des
bâtiments autant d’un point de vue de la consommation énergétique du bâtiment que de celui
des impacts environnementaux globaux.

La relation entre la performance des matériaux, autre que la mécanique du bâtiment, et


l’efficacité énergétique du bâtiment est importante afin d’obtenir un niveau donné d’efficacité
énergétique. La performance des matériaux peut être principalement d’ordre thermique
(capacité isolante, masse thermique, etc.) et physique (étanchéité à l’air, à l’eau et à
l’humidité, réflectance, etc.). Cette performance peut varier dans le temps et souvent diminue
en fonction du temps. La variation de la performance des matériaux peut donc avoir une
influence considérable sur l’efficacité énergétique du bâtiment, et par conséquent sur les
impacts environnementaux de celui-ci. Toutefois, cette influence n’a pas été évaluée et est
même très peu étudiée actuellement. Il serait donc intéressant d’évaluer cette influence afin
d’identifier l’effet réel de la sélection des matériaux sur les impacts environnementaux des
bâtiments.

4.2.4 Analyse des incertitudes


Malgré qu’il n’y ait pas eu d’analyse des incertitudes par la méthode Monte-Carlo pour ce
projet, une telle analyse serait pertinente à réaliser dans de futurs travaux afin de valider les
conclusions de l’étude. Des analyses de sensibilité sur certains éléments ont été toutefois

54
réalisées afin de tester la sensibilité des valeurs considérées sur les conclusions de l’étude. Ces
analyses de sensibilité sont présentées aux annexes C et D :

 Influence de la méthode d’analyse d’impacts sur les résultats obtenus en utilisant la


méthode TRACI 2.1 au lieu d’IMPACT 2002+ pour :
o l’ACV du scénario de base (section C.6.1.1) ;
o l’évaluation de la variation des impacts environnementaux due à la sélection de
matériaux en comparant les résultats d’ACV des scénarios alternatifs à ceux du
scénario de base (section C.6.1.2) ;
 Influence de la quantité d’énergie consommée considérée, en variant cette quantité de
± 20 %, sur la contribution des matériaux aux impacts environnementaux du cycle de
vie :
o du scénario de base (figure C.6.2) ;
o de chaque scénario alternatif en comparaison aux résultats initialement obtenus
du scénario de base (tableau C.6.2) ;
 Influence de la durée de vie du bâtiment sur les résultats d’ACV du scénario de base
(section D.2) ;
 Influence de la fin de vie des matériaux sur les résultats d’ACV du scénario de base
(annexe C).

Il a été démontré que les variables concernées dans chacune de ces analyses de sensibilités,
soit la méthode d’EICV utilisée, la quantité d’énergie consommée par le bâtiment, la durée de
vie considérée du bâtiment et le type de fin de vie des matériaux, n’ont pas d’effet majeur sur
les conclusions de l’étude.

4.2.5 Choix méthodologique concernant l’ACV réalisée


Comme il a été expliqué au chapitre 3, cette étude se base sur une ACV-A. Toutefois,
l’approche conséquentielle serait intéressante à explorer afin d’évaluer les conséquences
environnementales occasionnées par la sélection de certains matériaux plutôt que d’autres, qui
ne sont pas évaluées par l’ACV-A et LEED v4. Ceci est dû au fait que l’ACV-A évalue les
impacts environnementaux selon des relations physiques des flux entre les divers produits et
processus. Ainsi, une étude similaire à celle présentée dans ce document, réalisée selon une
approche conséquentielle, serait très pertinente. Comme il a été mentionné au chapitre 1,
55
l’ACV-C permet d’évaluer les conséquences environnementales de changements appliqués à
un produit d’un point de vue macroscopique, c’est-à-dire du marché, en analysant les flux
économiques liés au produit. L’influence de la sélection des matériaux dans le secteur du
bâtiment dans le cas où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts sur
l’environnement, comme la consommation de l’électricité provenant du réseau électrique du
Québec, pourrait ainsi être évaluée afin de généraliser les conclusions qui pourraient en
découler. Ceci permettrait, entre autres, d’orienter la mise en place de certaines politiques
gouvernementales vers des solutions réduisant réellement les impacts environnementaux sur le
cycle de vie des bâtiments dans le cas où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts
sur l’environnement, et ce, tout en évitant qu’il ne résulte de ces changements que de simples
déplacements d’impacts. De plus, les conséquences de la conversion totale de l’ensemble des
bâtiments commerciaux à l’énergie provenant du réseau électrique d’Hydro-Québec par une
ACV-C seraient intéressantes à évaluer. Ceci permettrait d’apporter certaines réponses
concernant la viabilité d’un tel scénario d’un point de vue autant technique
qu’environnemental.

4.2.6 Évaluation du système de pointage de LEED v4


Le système de pointage de LEED v4 a été évalué principalement en fonction de la proportion
du pointage accordé aux matériaux. Ceci veut donc dire que l’influence de l’application
directe des exigences de LEED v4 sur la sélection des matériaux, et par conséquent sur les
impacts environnementaux du bâtiment par cette sélection, n’a pas été évaluée. En fait, cette
évaluation sort du cadre de l’étude. Toutefois, cette évaluation serait pertinente dans le cadre
de futurs travaux afin d’identifier les éléments clés du système de pointage affectant
majoritairement la sélection des matériaux, et par conséquent les impacts environnementaux
des bâtiments associés à cette sélection.

Même si cette évaluation sort du cadre du présent projet, deux pistes d’éléments clés, qui ont
été identifiées au courant de l’étude, sont présentées à l’annexe E. Ces deux pistes ont été
évaluées selon le même cadre du présent projet de recherche et en fonction de ce qui se
retrouve déjà dans LEED v4. Ces pistes concernent :

 l’influence de la distance de transport des matériaux de construction en fonction de


leur poids sur les impacts environnementaux du cycle de vie des bâtiments ;

56
 l’influence de la réduction des déchets de construction en fonction du type de matériau
sur les impacts environnementaux du cycle de vie des bâtiments.

4.2.7 Évaluer d’autres certifications


La présente étude s’est limitée seulement à l’étude de la certification LEED v4. Toutefois, il
serait intéressant d’évaluer l’influence des autres certifications, telles que Living Building
Challenge, Passive House et BREEAM, sur la sélection des matériaux et, conséquemment, sur
les impacts environnementaux des bâtiments selon un cas similaire à celui qui a été étudié.
Même si certaines certifications portent principalement sur la consommation énergétique du
bâtiment, il va sans dire que certaines pratiques permettant d’arriver à une meilleure efficacité
énergétique passent par la sélection de matériaux. Ainsi, l’influence de la sélection des
matériaux sur les impacts environnementaux du bâtiment et l’influence de cette sélection sur
la consommation énergétique du bâtiment pourraient être évaluées conjointement. Cette
évaluation aiderait à mieux comprendre les interactions entre la sélection des matériaux, la
consommation énergétique et leurs contributions aux impacts environnementaux sur le cycle
de vie des bâtiments.

57
Chapitre 5. Contributions du projet de recherche
Malgré le grand nombre d’études évaluant les impacts environnementaux dans le secteur du
bâtiment, il n’y a pas d’études qui ont été identifiées lors de la revue de la littérature qui
évaluent, à la fois, les points chauds du profil environnemental des bâtiments, ces impacts en
fonction d’une consommation énergétique du bâtiment occasionnant de faibles impacts sur
l’environnement, le potentiel de variation de ces impacts en fonction de la sélection de
différents matériaux et la relation des exigences des certifications avec ces impacts. Le projet
de recherche présenté dans ce document contribue, par ses résultats, à aider à combler ce vide
dans la littérature. De plus, c’est le premier projet de recherche de ce genre au Québec.

En montrant la grande influence que peuvent avoir les matériaux sur les impacts
environnementaux du cycle de vie du bâtiment, ce projet repositionne les efforts que doivent
mettre les différents acteurs de l’industrie de la construction afin d’orienter leurs pratiques
actuelles vers des pratiques permettant de réduire de façon efficace les impacts
environnementaux des bâtiments. Cette nouvelle orientation vers la sélection des matériaux est
nécessaire dans le cas où l’énergie consommée par le bâtiment occasionne de faibles impacts
sur l’environnement, car les pratiques actuelles sont orientées davantage sur la réduction de la
consommation énergétique du bâtiment.

Par la même occasion, ce projet de recherche démontre que l’ACV est un outil efficace pour
optimiser les impacts environnementaux dans le cas où l’énergie consommée par le bâtiment
occasionne de faibles impacts sur l’environnement, ce qui n’est pas nécessairement le cas de
LEED v4. Étant donné que cette optimisation doit se faire principalement en fonction de la
sélection des matériaux selon un tel cas, ce projet permet de mettre en évidence certaines
lacunes de LEED v4 et aide à mieux cerner l’orientation que cette certification devrait prendre
afin d’améliorer son système de pointage en conséquence. Comme l’ont proposé d’autres
auteurs [5,9], il a été montré qu’il serait intéressant de commencer à intégrer une notion
d’adaptabilité au système de pointage de LEED v4 afin de répondre aux besoins spécifiques
des bâtiments en fonction du contexte dans lequel ils se situent.

Pour terminer, outre l’ensemble des résultats et des conclusions en soi qui résultent de ce
projet de recherche, leurs présentations dans des événements portant sur les thématiques à
l’étude ont permis de mettre en valeur la contribution de ce projet de recherche par leurs
59
diffusions. Les événements avec un comité de lecture dans lesquels a été présenté le projet de
recherche sont :

1. Lessard, Y., Anand, C., Blanchet, P., Frenette, C., and Amor, B. 2016. Effect of
material choices on building life cycle environmental impacts: Critical assessment of
LEED v4 certification. Présentation orale. LCA XVI conference, Charleston, États-
Unis. 27-29 septembre 2016.

2. Lessard, Y., Blanchet, P., Frenette, C., and Amor, B. 2016. Effet du choix des
matériaux sur le profil environnemental d'un bâtiment et sur le pointage de la
certification LEED v4. Présentation orale. CYCLE 2016, Montréal, Canada. 13-14
octobre 2016.

3. Lessard, Y., Frenette, C., Blanchet, P., et Amor, B. 2016. Effet du choix des matériaux
sur le profil environnemental d’un Bâtiment en fonction de la certification LEED v4.
Présentation orale. ACFAS, Colloque La construction biosourcée : Contexte,
matériaux et systèmes, Montréal, Canada. 10 mai 2016.

4. Lessard, Y., Blanchet, P., Frenette, C., and Amor, B. 2015. Environmental life cycle
impacts and LEED scores variations as a function of material choices - The Case of a
real scale commercial building. Présentation orale. LCA XV conference, Vancouver,
Canada. 6-8 octobre 2015.

5. Lessard, Y., Anand, C., and Amor, M. B. (2015). 2015. Environmental Performance of
Green Building Certification Systems. Affiche. 7th International Conference on Life
Cycle Management, Bordeaux, France. 30 août – 2 septembre 2015.

6. Lessard, Y., Frenette, C., Blanchet, P., and Amor, B. 2015. Profil environnemental du
cycle de vie des bâtiments : Orientation matériaux. Présentation orale. Colloque
interfacultaire des cycles supérieurs, Sherbrooke, Canada. 19 mars 2014.

7. Lessard, Y., Frenette, C., Blanchet, P., and Amor, M. B. 2014. Environmental
Performance of Green Building Certification Systems. Présentation orale. LCA XIV
Conference, San Francisco, États-Unis. 6-8 octobre 2014.

8. Lessard, Y., Amor, M. B., Frenette, C. and Blanchet, P. 2014. Modélisation de l'impact
environnemental sur le cycle de vie d'un bâtiment résidentiel réel en le conformant à

60
trois différentes certifications. Affiche. 13e édition de la Journée de la recherche,
Sherbrooke, Canada. 13 février 2014.

61
Conclusion
Le secteur du bâtiment se compte parmi les grands contributeurs aux impacts
environnementaux engendrés par les activités anthropiques. La considération des bâtiments
dans les actions à prendre afin de réduire globalement ces impacts s’avère donc être un
incontournable. Afin d’aider à réduire les impacts environnementaux des bâtiments, certains
systèmes de certification sont mis à la disposition des diverses parties prenantes de ce secteur.
Toutefois, l’efficacité de ces systèmes de certification dans cette optique dépend du contexte
dans lequel ils sont appliqués.

Ainsi, l’objectif principal de ce projet de recherche était de déterminer la relation entre la


considération des matériaux dans le système de pointage de LEED v4 et le potentiel de la
sélection des matériaux à faire varier les impacts environnementaux des bâtiments dans le cas
où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts sur l’environnement. La réussite de cet
objectif fait suite à l’atteinte des trois objectifs spécifiques de projet, comme il a été défini au
chapitre 2.

Premièrement, la modélisation du cycle de vie d’un bâtiment à bureaux réel situé au Québec
par l’entremise d’une ACV a permis d’identifier les points chauds de ses impacts
environnementaux. Cette analyse a permis de démontrer que les matériaux peuvent contribuer
à plus de 50 % aux impacts environnementaux du bâtiment dans le cas où l’énergie
consommée occasionne de faibles impacts sur l’environnement.

Deuxièmement, différents scénarios alternatifs ont été élaborés afin d’évaluer l’effet de la
sélection de divers matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie du scénario de
base. Ces scénarios alternatifs ont résulté de la modification de quelques configurations de
matériaux du scénario de base. En se basant sur les résultats obtenus de l’ACV du scénario de
base, les murs extérieurs, faisant partie de l’enveloppe du bâtiment, et la structure principale
ont été sélectionnés dans l’optique d’élaborer les six scénarios alternatifs présentés dans
l’étude. Ainsi, la configuration des murs extérieurs du scénario de base a été modifiée selon
quatre scénarios alternatifs et celle de la structure principale, selon deux scénarios alternatifs.
La comparaison des résultats des ACV de ces six scénarios alternatifs aux résultats du scénario
de base a permis de déterminer un ordre de grandeur des variations des impacts
environnementaux sur le cycle de vie du bâtiment pouvant être engendrées par la sélection des
63
matériaux. Ainsi, ces variations obtenues, soit de 0 % à plus de 50 %, ont montré que la
sélection de matériaux pouvait influencer considérablement les impacts environnementaux des
bâtiments dans le cas où l’énergie consommée occasionne de faibles impacts sur
l’environnement, soit l’énergie provenant du réseau électrique du Québec pour le cas à l’étude
(où l’électricité produite est principalement de source hydraulique).

Finalement, le système de pointage de LEED v4 a été analysé afin d’identifier les critères
pouvant influencer directement la sélection des matériaux. Il s’est révélé que la majorité
d’entre eux sont principalement regroupés dans la catégorie Matériaux et ressources de la
certification. Le pointage accordé à cette catégorie représente 10 % du pointage total
disponible dans LEED v4, soit 13 points sur les 110 disponibles. Cette proportion du pointage
accordé aux matériaux dans LEED v4, comparativement à celle accordée à la consommation
énergétique, a été comparée à l’effet des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle
de vie du bâtiment mentionné précédemment. Cette comparaison a démontré que les
matériaux peuvent être sous-représentés dans le système de pointage de LEED v4 dans le cas
où l’énergie consommée par le bâtiment occasionne de faibles impacts sur l’environnement.

Tout au long de ce projet de recherche, certaines limitations de l’étude ont été soulevées :
1) l’exclusion de certains éléments de l’inventaire pourrait donner lieu à l’omission
d’importants intrants aux impacts environnementaux sur le cycle de vie du bâtiment étudié,
2) aucune modélisation énergétique n’a été réalisée à la suite des changements de
configuration de matériaux du scénario de base pour élaborer les différents scénarios
alternatifs, 3) certaines analyses conformément aux normes ISO 14040-44 n’ont pas été
réalisées dans le cadre de cette étude et 4) LEED v4 n’a été évalué que sur la base de la
distribution de son pointage, et non sur l’influence de ses critères sur les impacts
environnementaux du bâtiment. De plus, dû au fait que ces résultats ont été obtenus selon une
approche attributionnelle plutôt que conséquentielle, il n’est pas possible d’évaluer les impacts
environnementaux dus à un changement important de la dynamique du marché actuel.
Toutefois, certaines de ces limitations ont été appuyées par certaines analyses afin de limiter
leurs impacts sur les conclusions obtenues.

En terminant, ces travaux contribuent à aider à combler un vide dans la littérature concernant
l’influence des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie d’un bâtiment qui

64
consomme de l’énergie occasionnant de faibles impacts sur l’environnement ainsi que sur la
considération des matériaux dans les certifications pour le bâtiment. Cette démonstration
permet ainsi d’aider à repositionner les efforts des différents acteurs de l’industrie de la
construction dans l’optique de réduire de façon efficace les impacts environnementaux des
bâtiments ayant une consommation énergétique spécifique, telle que celle du cas à l’étude.

65
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Report_Layout_English_72DPI_Web.pdf (consulté le 4 avril 2016).

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[84] ecoinvent Centre. (2016). The ecoinvent Database.

74
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[85] ecoinvent Centre. (2016). Allocation cut-off by classification.


http://www.ecoinvent.org/database/system-models-in-ecoinvent-3/cut-off-system-
model/allocation-cut-off-by-classification.html (consulté le 15 mars 2016).

[86] di Sorrentino E, Woelbert E, Sala S. (2016). Consumers and their behavior: state of the
art in behavioral science supporting use phase modeling in LCA and ecodesign. The
International Journal of Life Cycle Assessment, 21, 2, p. 237–51.

[87] Chaire internationale sur le cycle de vie. (2014). Rapport technique - Analyse du cycle
de vie de tasses réutilisables et de gobelets à café à usage unique. Centre
interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services,
Montréal, Canada, 89 p.

75
ANNEXE A – Informations sur les GBRS
A.1 Informations générales
Tableau A.1. Informations générales sur quelques GBRS existants dans le monde
Dernière
Certification Institution Provenance Catégories évaluées
version
 Energy
 Health and wellbeing
 Innovation
 Land use
Building Research  Materials
BREEAM Royaume-Uni 2016
Establishment (BRE)  Management
 Pollution
 Transport
 Waste
 Water
 Location and transportation
 Sustainable sites
United States Green  Water efficiency
LEED Building Council États-Unis 2016  Energy and atmosphere
(USGBC)  Materials and resources
 Indoor environmental quality
 Innovation
 Location, Services and Site
Characteristics
 Site Regeneration and
Development, Urban Design
and Infrastructure
 Energy and Resource
International Initiative
Regroupement Consumption
SBTool for a Sustainable Built 2016
de pays  Environmental Loadings
Environment (iiSBE)
 Indoor Environmental
Quality
 Service Quality
 Social, Cultural and
Perceptual Aspects
 Cost and Economic Aspects
Japan GreenBuild  Environmental quality
Council (JaGBC), o Indoor environment
Japan Sustainable o Quality of service
Building Consortium o Outdoor environment
CASBEE Japon 2014
(JSBC), Institute for  Environmental load
Building Environment o Energy
and Energy o Ressources and materials
Conservation (IBEC) o Off-site environment

77
Tableau A.1. Informations générales sur quelques GBRS existants dans le monde (Suite)
Dernière
Certification Développeur Provenance Catégories évaluées
version
 Management
 Indoor environment quality
 Energy
 Transport
Green Building Council
Green Star Australie 2015  Water
of Australia (GBCA)
 Materials
 Land use and ecology
 Emissions
 Innovation
Passive house Institute
Passive House Allemagne n/a  Energy
(PHI)
 Énergie
o Énergie
 Environmental
o Site
o Composants
o Chantier
o Eau
o Déchets
Haute qualité
o Entretien-Maintenance
environnementale Association HQE France 2016
 Santé
(HQE)
o Qualité des espaces
o Qualité de l’air
o Qualité de l’eau
 Confort
o Confort hygrothermique
o Confort acoustique
o Confort visuel
o Confort olfactif
 Place
 Water
 Energy
International Living
LBC États-Unis 2014  Health and happiness
Future Institute (ILFI)
 Materials
 Equity
 Beauty

78
A.2 Informations complémentaires relatives à LEED v4

Les prérequis et les crédits optionnels des neuf catégories définissant LEED v4 sont présentés
dans cette annexe. Chacune de ces catégories est présentée dans une section distincte de cette
annexe. De plus, quelques informations supplémentaires concernant les types d’influence que
peuvent avoir les prérequis et les crédits optionnels sur la sélection des matériaux y sont aussi
brièvement présentées. Ici, les exigences associées aux prérequis et aux crédits optionnels dans
LEED v4 pouvant influencer directement et indirectement la sélection des matériaux ont été
identifiées de façon distincte. De façon générale, comme il a été mentionné à la section 3.4.3,
les prérequis et les crédits optionnels influençant directement la sélection des matériaux se
trouvent dans la catégorie Matériaux et ressources. Les autres exigences influençant la
sélection des matériaux, mais cette fois-ci, plus indirectement, se trouvent dans les autres
catégories de LEED v4. Qu’elles aient des influences directes ou indirectes, certaines de ces
exigences peuvent influencer la sélection des matériaux en fonction :

 d’une phase spécifique de leurs cycles de vie ;

 de la gestion et/ou de la planification leur étant associée ;

 de leurs fonctionnalités et/ou emplacements dans le bâtiment ;

 de leurs impacts environnementaux et/ou émissions dans l’environnement.

Les principaux types d’influence que peuvent avoir les exigences de LEED v4 sont listés au
tableau A.2. Les acronymes inscrits à la colonne de droite de ce tableau permettent de
référencer les types d’influence inscrits aux tableaux des sections suivantes.

79
Tableau A.2. Types d’influence que peuvent avoir les exigences de LEED v4 sur la sélection des matériaux.
Acronyme
Phase du cycle de vie
Extraction des matières premières PE
Production PP
Construction PC
Rénovation PR
Transport PT
Fin de vie PF
Gestion / Planification
Gestion / Planification GP
Fonctionnalités et/ou emplacement dans le bâtiment
Stationnement FS
Toiture FT
Isolation FI
Confort (thermique, visuelle, acoustique) FC
Impacts environnementaux et/ou émissions dans
l’environnement
Composé organique volatil (COV) COV
ACV ACV
Certification et/ou déclaration environnementales CDE
Réutilisation d’un bâtiment ou d’une partie de
R
bâtiment

Catégorie - Processus intégré


Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Planification et conception de projet intégrées N/A N/A N/A
CRÉDITS OPTIONNELS
Processus intégré 1 I FI, FC
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

80
Catégorie - Emplacement et transport
Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
CRÉDITS OPTIONNELS
Emplacement LEED pour l'aménagement des quartiers 16 - -
Protection des terrains sensibles 1 - -
Site hautement prioritaire 2 - -
Densité des environs et utilisations diversifiées 5 - -
Accès à un réseau de transport en commun de qualité 5 - -
Installations pour bicyclettes 1 - -
Réduction de la superficie au sol du terrain de
1 I FS
stationnement
Véhicules écologiques 1 - -
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

Catégorie - Aménagement écologique des sites


Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Prévention de la pollution pendant la construction - - -
Évaluation environnementale du site N/A N/A N/A
CRÉDITS OPTIONNELS
Évaluation du site 1 - -
Aménagement du site – Protéger ou restaurer les habitats
2 - -
naturels
Espaces ouverts 1 - -
Gestion des eaux pluviales 3 - -
Réduction des îlots de chaleur 2 - -
Opt. 1. Toitures et éléments autres que les toitures 2 I FS, FT
Opt. 2 Stationnement couvert 1 I FS, FT
Réduction de la pollution lumineuse 1 - -
Plan d'ensemble du site N/A N/A N/A
Lignes directrices pour la conception et la construction à
N/A N/A N/A
l'intention des locataires
Lieux de soins de relève N/A N/A N/A
Accès direct à l'extérieur N/A N/A N/A
Utilisation conjointe des installations N/A N/A N/A
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

81
Catégorie - Gestion efficace de l'eau
Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Réduction de la consommation d'eau à l'extérieur - - -
Réduction de la consommation d'eau à l'intérieur - - -
Comptage de l'eau à l'échelle du bâtiment - - -
CRÉDITS OPTIONNELS
Réduction de la consommation d'eau à l'extérieur 2 - -
Réduction de la consommation d'eau à l'intérieur 6 - -
Consommation d'eau des tours de refroidissement 2 - -
Comptage de l'eau 1 - -
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

Catégorie - Énergie et atmosphère


Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Mise en service et vérification fondamentales - I GP, FI
Performance énergétique minimale - I FI
Mesure de l'énergie à l'échelle du bâtiment - - -
Gestion fondamentale des frigorigènes - - -
CRÉDITS OPTIONNELS
Mise en service améliorée 6 - -
Opt. 1. Mise en service améliorée des systèmes 4 I GP, PR
Opt. 2. Mise en service de l'enveloppe 2 I GP, FI
Optimiser la performance énergétique 18 - -
Opt. 1. Simulation énergétique de l'ensemble du
18 - -
bâtiment
Opt. 2. Méthode prescriptive : Advanced Energy
5 I FT, FI, FC
Design Guide de l'ASHRAE
Mesure de l'énergie avancée 1 - -
Intervention en fonction de la demande 2 - -
Production d'énergie renouvelable 3 - -
Gestion améliorée des frigorigènes 1 - -
Électricité verte et compensations en fixation de carbone 2 - -
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

82
Catégorie - Matériaux et ressources
Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Collecte et entreposage des matériaux recyclables - - -
Planification de la gestion des déchets de construction
- D GP, PC, PF
et de démolition
Réduction des sources de substances persistantes,
N/A N/A N/A
bioaccumulables et toxiques – Mercure
CRÉDITS OPTIONNELS
Réduction des impacts du cycle de vie du bâtiment 5 - -
Opt. 1. Réutilisation de bâtiments historiques 5 D R
Opt. 2. Rénovation de bâtiments abandonnés ou
5 D R
sordides
Opt. 3. Réutilisation des bâtiments et des
4 D R
matériaux
Opt. 4. Évaluation du cycle de vie de l'ensemble du
3 D LCA
bâtiment
Divulgation et optimisation des produits des bâtiments –
2 - -
Déclarations de produits environnementaux
Opt. 1. Déclaration environnementale de produits PP, ACV,
1 D
(DEP) CDE
PP, PT, ACV,
Opt. 2. Optimisation multiattributs 1 D
CDE
Divulgation et optimisation des produits des bâtiments –
2 - -
Approvisionnement en matières premières
Opt. 1. Déclaration relative à la source et à
1 D PE, PP, CDE
l'extraction des matières premières
PE, PP, PT,
Opt. 2. Pratiques d'extraction de la direction 1 D
CDE
Divulgation et optimisation des produits des bâtiments –
2 - -
Ingrédients des matériaux
Opt. 1. Déclaration des ingrédients des matériaux 1 D PE, PP, CDE
PE, PP, PT,
Opt. 2. Optimisation des ingrédients des matériaux 1 D
CDE
Opt. 3. Optimisation de la chaîne
PE, PP, PT,
d'approvisionnement du fabricant de 1 D
CDE
produit
Réduction des sources de substances persistantes,
N/A N/A N/A
bioaccumulables et toxiques – Mercure
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

83
Catégorie - Matériaux et ressources (suite)
Réduction des sources de substances persistantes,
N/A N/A N/A
bioaccumulables et toxiques – Plomb, cadmium et cuivre
Mobilier et mobilier médical N/A N/A N/A
Conception visant l'adaptabilité N/A N/A N/A
Gestion des déchets de construction et de démolition 2 D PF
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

Catégorie - Qualité des environnements intérieurs


Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
PRÉREQUIS
Performance minimale en matière de qualité de l'air
- - -
intérieur
Contrôle de la fumée de tabac ambiante - - -
Performance acoustique minimale N/A N/A N/A
CRÉDITS OPTIONNELS
Stratégies d'amélioration de la qualité de l'air intérieur 2 I COV
Matériaux à faibles émissions 3 I PC, PR, GP
Plan de gestion de la qualité de l'air intérieur pendant la
1 - -
construction
Évaluation de la qualité de l'air intérieur 2 - -
Confort thermique 1 I FC
Éclairage intérieur 2 I FC
Lumière naturelle 3 - -
Vues de qualité 1 - -
Performance acoustique 1 I FC
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

Catégorie - Innovation
Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
CRÉDITS OPTIONNELS
Innovation 5 - -
Professionnel agréé LEED 1 - -
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

84
Catégorie - Priorité régionale
Influence sur les
Pointage matériaux
maximal
D/I/-* Type**
CRÉDITS OPTIONNELS
Priorité régionale 4 - -
*D : Influence directe, I : Influence indirecte, - : Aucune influence
**Se référer au tableau A.2

85
ANNEXE B – Informations supplémentaires sur les données de
l’inventaire du bâtiment
B.1. Plans, devis et autres documents fournis par le partenaire industriel
Les plans, les devis et les autres documents fournis par le partenaire industriel ne sont pas
inclus dans ce document par souci de confidentialité.

B.2. Données tirées d’Impact Estimator for Buildings d’Athena

L’inventaire des matériaux constituant le scénario de base a été réalisé principalement à l’aide
des documents fournis par le partenaire industriel. Toutefois, les scénarios alternatifs relatifs
au changement de la structure principale en béton armé du scénario de base par un autre type
de structure n’avaient pas été modélisés par le partenaire industriel. Le logiciel Impact
Estimator for Buildings d’Athena a donc été utilisé pour estimer les quantités nécessaires de
matériaux relatives aux nouveaux types de structure considérés. Afin de s’assurer de la validité
des quantités calculées par le logiciel d’Athena, la structure du scénario de base y a été
modélisée. Les quantités des matériaux nécessaires pour l’ensemble de la structure en béton
armé du scénario de base qui ont été calculées à partir des plans fournis par le partenaire
industriel et les quantités estimées par le logiciel sont présentées au tableau B.1.

Tableau B.1. Comparaison de la quantité de matériaux nécessaires pour la structure du scénario de base
estimée à partir des plans fournis par le partenaire industriel et à partir du logiciel d’Athena
Selon les plans du bâtiment Selon le logiciel d’Athena
Béton 2965 m³ 3251 m³
Armatures 329 tonnes 356 tonnes

Comme il est possible de le constater au tableau B.1, les quantités estimées à partir des plans
sont similaires aux quantités estimées par le logiciel d’Athena. C’est donc pour cette raison
que ce logiciel a été utilisé afin d’estimer la quantité de matériaux nécessaires pour les
scénarios alternatifs S5 et S6 (section 3.4.2 et figure C.1 de l’annexe C).

87
ANNEXE C – LEED v4: Where Are We Now? Critical
Assessment Through the LCA of an Office
Building Using a Low Impact Energy
Consumption Mix. (Supplementary information)
C.1. Data listing of the Base case (S0) and the assessed scenarios

Table C.1.1. presents the bill of materials for each building scenarios, considering all
material replacements (Repl.) during the refurbishment stage, plus the generated waste
from the construction activities. The generated waste is estimated by using the
construction waste factors (CWF) suggested by Athena software [77].

Tableau C.1.1. Amount of materials used for the base case scenario (S0) and the assessed scenarios
(S1 to S6)
AMOUNT OF MATERIALS (kg) MULTIPLIER
Material
Materials S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 Repl. CWF
groups
Fiber tiles 1.20E+05 1.20E+05 1.20E+05 1.20E+05 1.20E+05 1.20E+05 1.20E+05 1 1.10
Ceiling Paint 4.28E+03 4.28E+03 4.28E+03 4.28E+03 4.28E+03 4.28E+03 4.28E+03 4 1.02
Steel 3.73E+04 3.73E+04 3.73E+04 3.73E+04 3.73E+04 3.73E+04 3.73E+04 1 1.01
Interior finishing

Floor Concrete finishes 1.79E+04 1.79E+04 1.79E+04 1.79E+04 1.79E+04 1.79E+04 1.79E+04 9 1.02
Doors 1.44E+04 1.44E+04 1.44E+04 1.44E+04 1.44E+04 1.44E+04 1.44E+04 2 1.00
Glass 5.80E+04 5.80E+04 5.80E+04 5.80E+04 5.80E+04 5.80E+04 5.80E+04 2 1.00
Gypsum 1.05E+05 1.05E+05 1.05E+05 1.05E+05 1.05E+05 1.05E+05 1.05E+05 2 1.10
Interior wall
Paint 6.20E+03 6.20E+03 6.20E+03 6.20E+03 6.20E+03 6.20E+03 6.20E+03 4 1.02
Steel 6.70E+04 6.70E+04 6.70E+04 6.70E+04 6.70E+04 6.70E+04 6.70E+04 2 1.02
Various 7.53E+03 7.53E+03 7.53E+03 7.53E+03 7.53E+03 7.53E+03 7.53E+03 2 1.10
Aluminium 1.45E+04 4.09E+04 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 1.45E+04 1.45E+04 1 1.01
Doors 2.19E+03 2.19E+03 2.19E+03 2.19E+03 2.19E+03 2.19E+03 2.19E+03 2 1.00
Fibercement 5.45E+04 0.00E+00 1.21E+05 1.61E+05 0.00E+00 5.45E+04 5.45E+04 1 1.10
Exterior wall Insulation 4.48E+04 5.54E+04 5.54E+04 5.54E+04 8.85E+03 4.48E+04 4.48E+04 1 1.05
Envelope

Plastic membrane 3.71E+04 4.60E+04 4.60E+04 4.60E+04 7.34E+03 3.71E+04 3.71E+04 1 1.00
Steel 8.14E+04 1.19E+05 7.77E+04 1.02E+05 1.75E+04 8.14E+04 8.14E+04 1 1.02
Glazing 1.36E+05 6.77E+04 6.77E+04 6.77E+04 3.69E+05 1.36E+05 1.36E+05 2 1.00
Bitumen product 3.02E+04 3.02E+04 3.02E+04 3.02E+04 3.02E+04 3.02E+04 3.02E+04 2 1.00
Insulation 5.08E+04 5.08E+04 5.08E+04 5.08E+04 5.08E+04 5.08E+04 5.08E+04 2 1.05
Roof
Membranes 8.26E+04 8.26E+04 8.26E+04 8.26E+04 8.26E+04 8.26E+04 8.26E+04 2 1.03
Various 1.17E+04 1.17E+04 1.17E+04 1.17E+04 1.17E+04 1.17E+04 1.17E+04 2 1.01
Excavation /
Aggregates 3.56E+06 3.56E+06 3.56E+06 3.56E+06 3.56E+06 3.56E+06 3.56E+06 0 1.00
Backfilling
Piles Steel 2.15E+03 2.15E+03 2.15E+03 2.15E+03 2.15E+03 2.15E+03 2.15E+03 0 1.01
Foundation

Reinforced Concrete 1.56E+06 1.56E+06 1.56E+06 1.56E+06 1.56E+06 1.56E+06 1.56E+06 0 1.05
concrete Reinforcing steel 1.29E+04 1.29E+04 1.29E+04 1.29E+04 1.29E+04 1.29E+04 1.29E+04 0 1.01
Insulation 6.49E+03 6.49E+03 6.49E+03 6.49E+03 6.49E+03 6.49E+03 6.49E+03 0 1.05
Various Plastic membrane 6.92E+02 6.92E+02 6.92E+02 6.92E+02 6.92E+02 6.92E+02 6.92E+02 0 1.02
Various 6.94E+03 6.94E+03 6.94E+03 6.94E+03 6.94E+03 6.94E+03 6.94E+03 0 1.10
Concrete 7.47E+06 7.47E+06 7.47E+06 7.47E+06 7.47E+06 0.00E+00 1.92E+06 0 1.05
Structure

Reinforcing steel 1.36E+05 1.36E+05 1.36E+05 1.36E+05 1.36E+05 0.00E+00 7.53E+03 0 1.01
Primary
Steel 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 2.15E+03 3.85E+05 0 1.02
Wood 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 6.46E+05 0.00E+00 0 1.01
Secondary Steel 3.61E+03 3.61E+03 3.61E+03 3.61E+03 3.61E+03 3.61E+03 3.61E+03 0 1.01

89
Table C.1.2. presents the considered distances to transport materials from manufacture
site to the building site (corresponding to the construction and refurbishment stages), and
from the building site to waste management site (corresponding to the end of life stage).

Tableau C.2.2. Material transportations used for the base case scenario (S0) and all scenarios (S1 to
S6)
TRANSPORTATION (tkm) DISTANCE (km)
Material Manufac-
Materials S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 EoL
groups ture
Fiber tiles 1.26E+05 1.26E+05 1.26E+05 1.26E+05 1.26E+05 1.26E+05 1.26E+05 1000 50
Ceiling Paint 4.49E+03 4.49E+03 4.49E+03 4.49E+03 4.49E+03 4.49E+03 4.49E+03 1000 50
Steel 3.92E+04 3.92E+04 3.92E+04 3.92E+04 3.92E+04 3.92E+04 3.92E+04 1000 50
Interior finishing

Floor Concrete finishes 1.88E+04 1.88E+04 1.88E+04 1.88E+04 1.88E+04 1.88E+04 1.88E+04 1000 50
Doors 1.51E+04 1.51E+04 1.51E+04 1.51E+04 1.51E+04 1.51E+04 1.51E+04 1000 50
Glass 6.09E+04 6.09E+04 6.09E+04 6.09E+04 6.09E+04 6.09E+04 6.09E+04 1000 50
Gypsum 1.10E+05 1.10E+05 1.10E+05 1.10E+05 1.10E+05 1.10E+05 1.10E+05 1000 50
Interior wall
Paint 6.51E+03 6.51E+03 6.51E+03 6.51E+03 6.51E+03 6.51E+03 6.51E+03 1000 50
Steel 7.03E+04 7.03E+04 7.03E+04 7.03E+04 7.03E+04 7.03E+04 7.03E+04 1000 50
Various 7.91E+03 7.91E+03 7.91E+03 7.91E+03 7.91E+03 7.91E+03 7.91E+03 1000 50
Aluminium 1.53E+04 4.29E+04 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 1.53E+04 1.53E+04 1000 50
Doors 2.30E+03 2.30E+03 2.30E+03 2.30E+03 2.30E+03 2.30E+03 2.30E+03 1000 50
Fibercement 5.72E+04 0.00E+00 1.27E+05 1.69E+05 0.00E+00 5.72E+04 5.72E+04 1000 50
Exterior wall Insulation 4.70E+04 5.82E+04 5.82E+04 5.82E+04 9.29E+03 4.70E+04 4.70E+04 1000 50
Envelope

Plastic membrane 3.90E+04 4.83E+04 4.83E+04 4.83E+04 7.71E+03 3.90E+04 3.90E+04 1000 50
Steel 8.54E+04 1.25E+05 8.16E+04 1.07E+05 1.84E+04 8.54E+04 8.54E+04 1000 50
Glazing 1.43E+05 7.11E+04 7.11E+04 7.11E+04 3.88E+05 1.43E+05 1.43E+05 1000 50
Bitumen product 3.17E+04 3.17E+04 3.17E+04 3.17E+04 3.17E+04 3.17E+04 3.17E+04 1000 50
Insulation 5.33E+04 5.33E+04 5.33E+04 5.33E+04 5.33E+04 5.33E+04 5.33E+04 1000 50
Roof
Membranes 8.67E+04 8.67E+04 8.67E+04 8.67E+04 8.67E+04 8.67E+04 8.67E+04 1000 50
Various 1.23E+04 1.23E+04 1.23E+04 1.23E+04 1.23E+04 1.23E+04 1.23E+04 1000 50
Excavation /
Aggregates 1.78E+05 1.78E+05 1.78E+05 1.78E+05 1.78E+05 1.78E+05 1.78E+05 50 0
Backfilling
Piles Steel 2.26E+03 2.26E+03 2.26E+03 2.26E+03 2.26E+03 2.26E+03 2.26E+03 1000 50
Foundation

Reinforced Concrete 1.56E+05 1.56E+05 1.56E+05 1.56E+05 1.56E+05 1.56E+05 1.56E+05 50 50


concrete Reinforcing steel 1.35E+04 1.35E+04 1.35E+04 1.35E+04 1.35E+04 1.35E+04 1.35E+04 1000 50
Insulation 6.81E+03 6.81E+03 6.81E+03 6.81E+03 6.81E+03 6.81E+03 6.81E+03 1000 50
Various Plastic membrane 7.26E+02 7.26E+02 7.26E+02 7.26E+02 7.26E+02 7.26E+02 7.26E+02 1000 50
Various 7.28E+03 7.28E+03 7.28E+03 7.28E+03 7.28E+03 7.28E+03 7.28E+03 1000 50
Concrete 7.47E+05 7.47E+05 7.47E+05 7.47E+05 7.47E+05 0.00E+00 1.92E+05 50 50
Structure

Reinforcing steel 1.43E+05 1.43E+05 1.43E+05 1.43E+05 1.43E+05 0.00E+00 7.90E+03 1000 50
Primary
Steel 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 2.26E+03 4.04E+05 1000 50
Wood 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 0.00E+00 6.79E+05 0.00E+00 1000 50
Secondary Steel 3.79E+03 3.79E+03 3.79E+03 3.79E+03 3.79E+03 3.79E+03 3.79E+03 1000 50

C.2. Amount estimation for S5 and S6


Tableau C.2. Comparison between the amount of base case structure materials calculated from the
plans and specifications and estimated by the Athena’s software
Plans and specifications Athena’s software
Concrete 2965 m³ 3251 m³
Reinforced steel 329 tonnes 356 tonnes

90
C.3. MR credit in LEED v4

Materials and Resources (MR) LEED category contains two (2) prerequisites and five (5)
optional credits, for a total of 13 points. All these prerequisites and optional credits can
be classified into three main areas:

 Waste management:
o (Prerequisite) Storage and collection of recyclables
o (Prerequisite) Construction and demolition waste management planning
o (Credit – 2 points) Construction and demolition waste management
 Life cycle impact reduction:
o (Credit – 5 points) Building life cycle impact reduction
 Building product disclosure and optimization (BPDO):
o (Credit – 2 points) BPDO – Environmental product declarations
o (Credit – 2 points) BPDO – Sourcing of raw materials
o (Credit – 2 points) BPDO – Material ingredients

Within MR category, it should be noted that LCA is included: 1) in Option 4. Whole-


building life cycle assessment, in Building life cycle impact reduction optional credit,
worth three points, and 2) in BPDO – Environmental product declarations optional credit,
worth two points. In this study , the critical evaluation of LEED v4 only concern the
requirements of the Option 4 in Building life cycle impact reduction optional credit.

To meet Option 4 requirements in Building life cycle impact reduction optional credit,
the LCA results of the building must be compared to a baseline building. Both buildings
must be of comparable size, function, orientation, operating energy performance and
service life. Only the environmental impacts associated with the structure, foundation,
and envelope on the whole building life cycle were considered. Additional building
elements, such as interior non-structural materials and finishes, can be included under the
project team discretion. However, use stage energy consumption, electrical and
mechanical equipment, plumbing, alarm systems, elevators, conveying systems, and
parking lots (except parking structures) are excluded from the analysis. The same LCA
software and datasets, which are compliant with ISO 14044, must be used. To achieve the
three points granted to this Option 4, the environmental impacts of the compared building

91
must decrease by more than 10 % in at least three of six specified impact categories listed
in the right column of tableau 3.2 in the article, and no impact categories must increase
by more than 5 %. Those three points cannot be partially achieved.

C.4. Detailed LCA results of the base case scenario

These nine materials contribute between 48 % to 80 % of the building material LCA


impacts.

Tableau C.4. Five highest contributors to each midpoint category of IMPACT 2002+ method,
excluding the environmental impact from use stage energy consumption
IMPACT CATEGORIES (IMPACT 2002+)2
T-ACI/EUT

N-CARC
RESP-O

RESP-I
A-ECO

T-ECO
A-EUT
A-ACI

CARC
ENER
OZO

OCC
RAD

MIN
GW

Material1

Interior wall / Steel 4% 4% 6% 16% 4% 10% 10% 8% 7% 12% 3% 17%


IN Interior wall / Doors 1% 1% 1% 1% 1% 0% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 12% 0%
Interior wall / Paint 1% 1% 1% 1% 1% 1% 1% 4% 1% 0% 1% 1% 0% 12% 0%
Exterior wall / Steel 5% 5% 5% 6% 7% 20% 5% 12% 12% 10% 9% 6% 15% 21%
Exterior wall / Windows /
5% 5% 2% 7% 8% 2% 6% 6% 4% 3% 6% 7% 4% 3% 2%
EN Glazing
Exterior wall / Plastic
1% 2% 7% 2% 2% 0% 3% 1% 2% 4% 1% 2% 1% 1% 0%
membrane
FO Reinforced concrete / Concrete 7% 4% 2% 5% 4% 1% 4% 3% 1% 3% 4% 5% 4% 4% 0%
Primary structural system /
32% 21% 9% 25% 18% 6% 20% 13% 6% 13% 20% 24% 17% 19% 2%
Concrete
ST
Primary structural system /
18% 16% 23% 18% 18% 32% 19% 24% 32% 24% 25% 16% 22% 10% 37%
Reinforcing steel
TOTAL 66% 51% 48% 61% 57% 75% 53% 64% 64% 59% 66% 57% 69% 57% 80%
1
Interior finishing (IN), Envelope (EN), Foundation (FO), and Structure (ST).
2
IMPACT 2002+ midpoint categories : Global warming (GW), Ozone layer depletion (OZO) , Respiratory
organics (RESP-O), Terrestrial acidification and nitrification (T-ACI/EUT), Aquatic acidification (A-ACI),
Aquatic eutrophication (A-EUT), Non-renewable energy (ENER), Carcinogens (CARC), Non-carcinogens
(N-CARC), Respiratory inorganics (RESP-I) , Ionizing radiation (RAD), Aquatic ecotoxicity (A-ECO),
Terrestrial ecotoxicity (T-ECO), Land occupation (OCC) and Mineral extraction (MIN).

92
Figure C.4. Contribution analysis of the office building life cycle environmental impacts using the
IMPACT 2002+ method. Part (A) refers to the contributions of the base case scenario life cycle stages
and part (B) refers to the contributions of materials excluding the use stage. Endpoint categories are:
Climate change (CC), Ecosystem quality (EQ), Human health (HH) and Resources (RE)

C.5. Detailed evaluation of the assessed scenarios


The figure C.5 is divided into three parts, the first two parts (figure C.5 (part A) and
figure C.5 (part B)) provide supporting information for the main figure C.5 (part C).
Figure C.5 (part C) summarizes the variations in two parts: 1) Building environmental
impact variations on IMPACT 2002+ impact categories, and 2) Life cycle stage
contributions for each impact variation, as detailed in figure C.5 (part A). The
shaded/filled portion of the strip represents other material impacts and the
unshaded/unfilled portion represents transport impacts.

With the bar chart part in figure C.5, it is possible to dig deeper to check where the
impact variations come from when some materials are changed. In the majority of cases,
the impacts associated with the material manufacturing cause the main variations for both
construction and refurbishment stages. In the first four scenarios (envelope components) ,
the variations are caused mainly by the different material types and the total amount of
material needed for the construction and refurbishment stages. The replacements consider
the material life time in reference to the building life time. Furthermore, changing
structure components have no effects on the refurbishment stage as it is not repaired or
replaced during the whole building life cycle. Consequently, the variations occur during
construction and end of life stages. Mainly, the end of life stage variations are caused by

93
the lower material weight involved in both structure scenarios (S5 and S6), in contrast
with the base case scenario, of which environmental impacts are related to material
transportation from the building site to the waste disposal facility. However, in general,
transportation contributes very little to these variations.

94
A) 1° Total variation 2° Bar chart B) 0%
Refers to the legend in B)
Life cycle stages† < -20 % -10 % 5% 15 % 30 % 100 % >
Bar chart : 3[-] 2[-] 1[-] 1[+] 2[+] 3[+] 4[+] 5[+]
• Format :
o Filled : By processes*
o Not filled : Transport
• Color / Position
o Red / Right : Increasing impact
o Green / Left : Decreasing impact
2° Bar chart Variations
Life cycle stages contribution
for the total variation * Processes refer to the manufa cturing and cons truction processes for
construction and refurbishment sta ges, in addi tion to the decons truction
a nd waste treatment processes for the end-of-life stage.
† C: Cons truction, R: Refurbishment, E: End-of-life

C) IMPACT CATEGORIES (IMPACT 2002+)

GW OZO RESP-O T-ACI/EUT A-ACI A-EUT ENER A-ECO CARC N-CARC RESP-I RAD T-ECO OCC MIN

1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 2[+] 1[+] 1[+] 2[+] 2[+] 2[+] 1[+] 2[+] 1[+] 2[+]
C C C C C C C C C C C C C C C
S1 R R R R R R R R R R R R R R R
E E E E E E E E E E E E E E E

-2% 0% 2% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -5% 0% 5% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -4% 0% 4% -4% 0% 4% -4% 0% 4% -2% 0% 2% -5% 0% 5% -0.7% 0% 0.7% -6% 0% 6%
1[-] 1[-] 1[+] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-]
C C C C C C C C C C C C C C C
S2 R R R R R R R R R R R R R R R

95
E E E E E E E E E E E E E E E

-2% 0% 2% -2% 0% 2% -0.9% 0% 0.9% -3% 0% 3% -3% 0% 3% -1% 0% 1% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -2% 0% 2% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -2% 0% 2% -2% 0% 2% -0.3% 0% 0.3% -2% 0% 2%
1[+] 1[+] 1[+] 1[-] 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+]
C C C C C C C C C C C C C C C
S3 R R R R R R R R R R R R R R R
E E E E E E E E E E E E E E E

-2% 0% 2% -0.9% 0% 0.9% -3% 0% 3% -2% 0% 2% -2% 0% 2% -3% 0% 3% -0.7% 0% 0.7% -1% 0% 1% -2% 0% 2% -2% 0% 2% -1% 0% 1% -0.8% 0% 0.8% -2% 0% 2% -2% 0% 2% -2% 0% 2%
1[-] 1[-] 2[-] 1[+] 1[+] 2[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[+] 1[-] 1[-] 2[-]
C C C C C C C C C C C C C C C
S4 R R R R R R R R R R R R R R R
E E E E E E E E E E E E E E E

ALTERNATIVE SCENARIOS
-2% 0% 2% -2% 0% 2% -6% 0% 6% -3% 0% 3% -4% 0% 4% -8% 0% 8% -3% 0% 3% -4% 0% 4% -5% 0% 5% -6% 0% 6% -4% 0% 4% -3% 0% 3% -6% 0% 6% -2% 0% 2% -9% 0% 9%
3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 1[-] 3[-] 3[-] 3[-] 2[-] 1[-] 5[+] 3[-]
C C C C C C C C C C C C C C C
S5 R R R R R R R R R R R R R R R
E E E E E E E E E E E E E E E

-40% 0% 40% -20% 0% 20% -20% 0% 20% -20% 0% 20% -20% 0% 20% -30% 0% 30% -20% 0% 20% -3% 0% 3% -40% 0% 40% -30% 0% 30% -30% 0% 30% -10% 0% 10% -6% 0% 6% -700% 0% 700% -40% 0% 40%
2[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[+] 4[+] 1[-] 3[+] 3[+] 2[+] 1[+] 1[-] 4[+] 1[-] 4[+]
C C C C C C C C C C C C C C C
S6 R R R R R R R R R R R R R R R
E E E E E E E E E E E E E E E

-20% 0% 20% -6% 0% 6% -3% 0% 3% -5% 0% 5% -5% 0% 5% -60% 0% 60% -5% 0% 5% -30% 0% 30% -30% 0% 30% -20% 0% 20% -7% 0% 7% -5% 0% 5% -40% 0% 40% -6% 0% 6% -70% 0% 70%

Figure C.5. Building environmental impact variations due to material changes from the base case scenario for the six scenarios, without the consumption energy impacts
(see section 3.4.2). Environmental impacts are evaluated using IMPACT 2002+ midpoint categories. A) Explanation of each box. B) Legend of the variation quotations.
C) Building environmental impact variations.
RAD RAD

RESP-I RESP-I

N-CARC N-CARC

Mid-point

Mid-point
CARC CARC

C.6. Sensitivity analysis (Base case and scenarios)


ENER ENER

A-EUT A-EUT

C.6.1. Impact assessment method: TRACI 2.1 A-ACI A-ACI

C.6.1.1. LCA results of the base case scenario


T-ACI/EUT T-ACI/EUT

100%
100%
10%60%
20%
30%80%
40%90%
50%
60%
70%
80%
90%
10%60%
20%70%
30%80%
40%90%
50%
60%
70%
80%
90%
0%50%
0%50%

100%
100%
RESP-O RESP-O

10%
20%
30%
40%

70%
10%
20%
30%
40%
0%
0%
OZO OZO
GW GW
GWP GW GW GWP
A) OZO B) OZO
OZO OZO
0%
10%

80%

0%
10%

80%
20%
30%
40%
50%
60%
70%

90%

20%
30%
40%
50%
60%
70%

90%
100%

100%
RESP-O RESP-O
RESP-O RESP-O
T-ACI/EUTT-ACI/EUT
GW
T-ACI/EUT T-ACI/EUT
OZO A-ACI A-ACI
IMPACT CATEGORIES (TRACI 2.1)

A-ACI A-ACI
ENER A-EUT A-EUT
A-EUT A-EUT
CARC ENER ENER
ENER ENER
N-CARC CARC CARC

100%
100%

CARC CARC
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
10%80%
20%90%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
0%40%
0%70%

N-CARC N-CARC
100%

100%

SMOG
10%
20%
30%
40%
50%
60%
10%
20%
30%

50%
60%
70%
80%
90%
0%

0%

N-CARC N-CARC
GWACI GW RESP-I RESP-I
GW GW RESP-I RESP-I
OZOEUT OZO RAD RAD
OZO OZO RAD RAD
RESP-ORESP RESP-O A-ECO A-ECO
RESP-O RESP-O A-ECO A-ECO
T-ACI/EUTECOT-ACI/EUT T-ECO T-ECO
T-ACI/EUT T-ACI/EUT T-ECO T-ECO
A-ACI A-ACI
Energy consumption Cons truction
OCC OCC
Interior finishing Envel ope
A-ACI A-ACI OCC
Refurbishment OCC End-of-life Foundation Structure
A-EUT A-EUT MIN MIN
A-EUT A-EUT MIN MIN
ENER ENER CC
CC life cycle
ENER
Figure C.6.1.1. Contribution analysis of the office building environmental impacts using the
ENER CC CC
TRACI method. CARCPart (A)CARC
refers to the contributions of the EQ base case EQscenario life cycle stages and part (B)
CARC refers to theCARC
contributions of materials excluding
EQ
the
EQ use stage. Categories are:. Midpoint categories are:
Global warming
N-CARC (GW),N-CARCAcidification (ACI), Eutrophication
HH HH(EUT), Carcinogenics(CARC), Non
N-CARC carcinogenics
N-CARC(N-CARC), Respiratory effects HH (RESP),
HH Ecotoxicity (ECO), and Fossil fuel depletion
RESP-I RESP-I
(ENER). RE RE
RESP-I RESP-I RE
RAD RAD RE
RAD RAD
A-ECO A-ECO
A-ECO A-ECO
T-ECO T-ECO
T-ECO T-ECO
OCC OCC
OCC OCC
MIN MIN
MIN MIN
CC CC
CC CC
EQ EQ
EQ EQ
HH HH
HH HH
RE RE
RE RE
97
C.6.1.2. Results of the assessed scenarios

IMPACT CATEGORIES (TRACI 2.1)

Included in LEED Non-included in LEED

N-CARC
SMO G

CARC
ENER

RESP
O ZO

ECO
EUT
ACI
BREFERENCE
ASE CASE (S0) GW
A)
Materials
Materials:: 73 % 78 % 78 % 68 % 72 % 79 % 88 % 71 % 81 % 31 % Impact variations
Energy
Energy:: 27 % 22 % 22 % 32 % 28 % 21 % 12 % 29 % 19 % 69 % (min/max)
D:
S1 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 2[+] 1[+] 2[+] 2[+] 2[+] 4[+]
ALTERNATIVE SCENARIOS

I : 1 % to 39 %

D : -19 % to -1 %
S2 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 1[-] 2[-] I :

D : -13 % to 0 %
S3 1[+] 1[+] 1[-] 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 1[+] 1[-] 2[-]
I : 1 % to 4 %
B)
D : -29 % to -1 %
S4 1[-] 1[+] 1[+] 1[+] 2[-] 1[+] 2[-] 2[-] 1[-] 3[-]
I : 0 % to 2 %

D : -39 % to -16 %
S5 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-] 2[-] 3[-] 3[-] 3[-] 3[-]
I :

D : -18 % to -9 %
S6 2[-] 1[-] 2[-] 1[+] 3[+] 1[-] 4[+] 4[+] 1[+] 4[+]
I : 1 % to 71 %

B.1 B.2
Legend (environmental impact variation chart):
0%
< -20 % -10 % 5% 15 % 30 % 100 % >
3[-] 2[-] 1[-] 1[+] 2[+] 3[+] 4[+] 5[+]

De crease (D) Incre ase (I)

Figure C.6.1.2. Material effects on office building LCA impacts using the TRACI 2.1 categories. A) The S0
row displays the contributions of energy consumption (in white) and materials (in black) in the building
LCA impacts. B) Variations due to material changes from the base case scenario for the six scenarios.
TRACI 2.1 impact categories are divided into two parts: included (B.1) and not included (B.2) in LEED v4.
The thresholds to obtain “Option 4. Building life cycle impact reduction” optional credit are defined by the
first four quotations in the legend, an increase (< 5%) is identified by the “1[+]” quotation and the
minimum decrease (< -10%), by the “2[-]” quotation.

98
C.6.2 Use stage energy consumption changed by ± 20 %

100%

90%

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

Figure C.6.2. Material contribution on base case scenario (S0) life cycle environmental impacts evaluated
using the IMPACT 2002+ midpoint categories. For each impact category, the middle point represents the
material environmental impact contribution to building life cycle in function of the amount of energy
consumption considered for the study. The bottom and the top bars from the middle point represent a
decrease and an increase of 20 %, respectively, from the energy consumption considered for the study.

99
Tableau C.6.2 Building environmental impact variations (in %) for all alternative scenarios as a function
of the base case scenario (S0), using the IMPACT 2002+ midpoint categories. Three different amounts of
use stage energy consumption are compared: 80 % (0.8), 100 % (1.0), and 120 % (1.2) of the energy
consumption considered in the modelling of the base case scenario (i.e. 121.5 kWh/(m²-year)).
S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6
0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2 0.8 1.0 1.2
GW -5 0 5 -4 1 6 -6 -1 4 -4 1 6 -6 -1 4 -34 -29 -23 -19 -14 -9
OZO -4 0 4 -3 1 5 -6 -1 3 -4 1 5 -5 0 4 -21 -17 -12 -11 -7 -2
RESP-O -2 0 2 2 4 6 -1 1 3 2 3 5 -11 -10 -8 -21 -19 -17 -6 -4 -2
T-ACI/EUT -5 0 5 -3 2 7 -8 -3 2 -5 0 5 -4 1 6 -22 -17 -12 -11 -6 -1
A-ACI -6 0 6 -4 3 9 -9 -3 3 -7 -1 5 -6 1 7 -22 -16 -10 -5 1 7
A-EUT -6 0 6 1 7 13 -7 -1 5 -3 3 9 -16 -10 -4 -27 -21 -15 34 40 46
ENER -8 0 8 -7 1 10 -9 -1 7 -8 0 8 -9 -1 7 -21 -13 -5 -13 -5 3
CARC -5 0 5 0 5 10 -7 -2 3 -4 1 6 -11 -6 0 -28 -23 -18 9 14 19
N-CARC -5 0 5 0 5 10 -6 -1 4 -3 2 6 -12 -7 -2 -22 -17 -12 6 11 16
RESP-I -4 0 4 0 4 9 -7 -3 1 -5 -1 4 -7 -2 2 -25 -21 -16 -3 1 5
RAD -18 0 18 -18 0 18 -18 0 18 -18 0 18 -18 0 18 -19 -1 17 -19 -1 17
A-ECO -9 0 9 -7 2 12 -11 -2 8 -9 1 10 -11 -1 8 -11 -1 8 2 11 21
T-ECO -9 0 9 -5 4 13 -10 -1 8 -7 2 11 -14 -5 4 -11 -2 7 9 18 27
OCC -7 0 7 -6 0 7 -7 0 7 -5 1 8 -8 -1 5 400 406 413 -12 -5 1
MIN -5 0 5 3 8 14 -8 -2 3 -3 2 8 -16 -11 -6 -32 -27 -22 41 46 51

100
ANNEXE D – Analyses complémentaires relatives à l’ACV
D.1. Évaluation des scénarios alternatifs en fonction des catégories de
dommage d’IMPACT 2002+

ENDPOINT CATEGORIES
(IMPACT 2002+)

HH

EQ

RE
CC
BASE CASE (S0)
REFERENCE

Materials: 77 % 57 % 75 % 60 % Impact variations


Energy: 23 % 43 % 25 % 40 % (min/max)
D:
S1 2[+] 2[+] 1[+] 1[+]
I : 2 % to 6 %
ALTERNATIVE SCENARIOS

D : -4 % to -1 %
S2 1[-] 1[-] 1[-] 1[-]
I :

D : -1 % to 0 %
S3 1[-] 1[+] 1[+] 1[+]
I : 1 % to 3 %

D : -8 % to -1 %
S4 1[-] 1[-] 1[-] 1[-]
I :

D : -38 % to -22 %
S5 3[-] 4[+] 3[-] 3[-]
I : 45 %

D : -18 % to -7 %
S6 1[+] 3[+] 2[-] 1[-]
I : 4 % to 27 %

Legend (environmental impact variation chart):


0%
< -20 % -10 % 5% 15 % 30 % 100 % >
3[-] 2[-] 1[-] 1[+] 2[+] 3[+] 4[+] 5[+]

Decrease (D) Increase (I)

Figure D.1. Effets des matériaux sur les impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment évalués
selon les catégories de dommage d’IMPACT 2002+. La ligne du S0 représente les contributions de la
consommation énergétique (en blanc) et des matériaux (en noir) sur les impacts environnementaux du
cycle de vie du bâtiment. Les variations de ces impacts occasionnées par le changement de matériaux du
scénario de base, représenté par les scénarios alternatifs, sont représentées par les lignes suivantes et
n’incluent pas les impacts de la consommation énergétique (voir section 3.4.2). La cote représentant ces
variations réfère à la légende au bas de la figure. Les catégories de dommage d’IMPACT 2002+ ne sont pas
incluses dans LEED v4. Les limites considérées dans les critères de l’Option 4 du crédit optionnel
Réduction des impacts du cycle de vie du bâtiment sont définies par les quatre premières cotes de la
légende, dont la limite maximale d’augmentation de ces impacts (< 5 %) est définie par la cote « 1[+] » et la
limite de réduction minimale de ces impacts (< -10 %), par la cote « 2[-] ».

101
D.2. Analyses de sensibilité de la durée de vie du bâtiment et des matériaux

Dans la littérature, la durée de vie de conception d’un bâtiment à bureaux peut se situer
généralement entre 50 et 100 ans. Pour le bâtiment à l’étude, la durée de vie est posée à
50 ans, durée pour laquelle il a été conçu. De plus, il est supposé que la consommation
énergétique, et par conséquent les impacts environnementaux lui étant associés, est
proportionnelle à la durée de vie du bâtiment et est constante sur l’ensemble de cycle de vie de
celui-ci. Autrement dit, si la durée de vie est doublée, la consommation énergétique totale sur
le cycle de vie du bâtiment est aussi doublée. Toutefois, contrairement à la consommation
énergétique, les impacts environnementaux associés aux matériaux ne suivent pas ce principe.
Étant donné que les matériaux constituant le bâtiment ont une durée de vie qui leur est propre
(figure C.1 de l’annexe C), la relation entre la durée de vie du bâtiment et les impacts
environnementaux associés aux matériaux n’est pas linéaire. C’est donc pour cette raison
qu’une analyse de sensibilité a été effectuée afin d’évaluer l’influence de cette relation sur les
conclusions de l’étude. Pour ce faire, une durée de vie de 100 ans, plutôt que 50 ans, a été
considérée (tableau D.2.1). Il est à noter que cette analyse a été réalisée en posant l’hypothèse
que la conception du bâtiment considérant une durée de vie de 100 ans reste la même que celle
d’une durée de vie de 50 ans. De plus, les matériaux n’ayant pas été considérés comme étant
remplacés durant la phase de rénovation du bâtiment à l’étude, comme les éléments de
structure, sont aussi considérés comme tels pour la durée de vie de 100 ans. Cela veut donc
dire que les impacts environnementaux associés aux 50 ans supplémentaires ne sont
occasionnés seulement que par le remplacement supplémentaire des matériaux considérés lors
de la phase rénovation ainsi que par la consommation énergétique supplémentaire. Ainsi, la
contribution des phases du cycle de vie du bâtiment aux impacts environnementaux selon une
durée de vie de 50 ans, comme il a été présenté à la section 3.4.1, et selon une durée de vie de
100 ans est présentée au tableau D.2.1.

102
Tableau D.2.1. Comparaison de la contribution des phases du cycle de vie aux impacts environnementaux
du cycle de vie du bâtiment, selon les catégories intermédiaires de la méthode IMPACT 2002+, entre deux
durées de vie différentes, soit 50 ans (en gras) et 100 ans.
Matériaux
Catégories Consommation Contribution totale
Construction Rénovation Fin de vie
d’impacts énergétique des matériaux
25% 53% 18% 4% 75%
GW
34% 35% 29% 3% 66%
22% 41% 28% 9% 78%
OZO
28% 26% 40% 6% 72%
9% 52% 35% 4% 91%
RESP-O
12% 33% 52% 3% 88%
25% 45% 22% 8% 75%
T-ACI/EUT
32% 29% 33% 6% 68%
31% 40% 22% 8% 69%
A-ACI
38% 25% 31% 6% 62%
30% 45% 23% 1% 70%
A-EUT
37% 27% 35% 1% 63%
40% 35% 20% 5% 60%
ENER
48% 21% 27% 3% 52%
26% 48% 25% 1% 74%
CARC
33% 29% 37% 1% 67%
24% 47% 27% 2% 76%
N-CARC
31% 30% 39% 1% 69%
22% 48% 22% 8% 78%
RESP-I
28% 31% 35% 6% 72%
90% 6% 3% 1% 10%
RAD
93% 3% 4% 1% 7%
47% 32% 19% 3% 53%
A-ECO
54% 18% 26% 2% 46%
45% 34% 17% 4% 55%
T-ECO
53% 20% 24% 3% 47%
33% 31% 28% 8% 67%
OCC
39% 18% 38% 5% 61%
26% 49% 24% 0% 74%
MIN
33% 30% 37% 0% 67%

Il est possible de constater à l’aide des résultats présentés au tableau D.2.1 que les matériaux
dominent les impacts environnementaux du bâtiment, peu importe la durée de vie considérée.
De plus, en sachant que les impacts environnementaux de la consommation énergétique
doublent et que ceux de la phase de construction restent identiques, il est possible d’observer

103
que les impacts environnementaux durant la phase de rénovation équivalent pratiquement aux
impacts environnementaux associés aux matériaux des 50 premières années du bâtiment. Il est
donc possible d’en conclure que plus la durée de vie du bâtiment est longue, plus la phase de
rénovation devrait être davantage prise en considération lors de la conception d’un bâtiment
dans l’optique d’optimiser ou de réduire les impacts environnementaux des bâtiments.

Ainsi, la durée de vie du bâtiment considérée dans le cadre de cette étude ne change pas le
fondement même des conclusions obtenues. La contribution des matériaux et leur influence
sur les impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment restent considérables et
montrent une fois de plus la faible cohérence avec la considération des matériaux dans
LEED v4. La seule différence qui résulte de cette analyse concerne l’identification des
matériaux contribuant majoritairement aux impacts environnementaux du cycle de vie du
bâtiment et l’influence de la sélection des matériaux sur ces impacts. Concrètement, selon les
résultats présentés au tableau D.2.1, les matériaux nécessitant plusieurs remplacements, qui
sont en fonction de leur durée de vie respective, devraient pouvoir influencer davantage les
impacts environnementaux d’un bâtiment ayant une durée de vie plus longue. Ceci modifierait
en quelque sorte les conclusions présentées à la section 3.5.2, en augmentant le potentiel de
variation des impacts environnementaux des matériaux associés à l’enveloppe et en diminuant
celui des matériaux de la structure.

D.3. Contrôle de cohérence


Le contrôle de cohérence vérifie la cohérence entre la définition des objectifs et du système et
les hypothèses, les méthodes et les données utilisées [14]. Une des méthodes utilisées afin de
vérifier la cohérence des résultats dans cette étude est de calculer le rapport entre la quantité de
CO2 fossile équivalente émise, en gramme de CO2 équivalent (g CO2 éq.), et l’énergie
primaire non renouvelable utilisée, en MJ. La relation entre ces deux valeurs est
principalement due au fait que la majorité des émissions générées par les activités
anthropiques proviennent principalement de la combustion d’énergies fossiles [17]. Cette
relation, tel qu’illustrée à la figure D.3, se situe normalement entre 0 et 100 g CO2 éq. / MJ.
Ainsi, en analysant chaque phase du cycle de vie de cette façon, il est possible de valider
sommairement la cohérence des résultats obtenus.

104
Figure D.3. Rapport entre les émissions de CO2 fossile équivalente et la consommation d’énergie primaire
non renouvelable pour différents matériaux, vecteurs systèmes énergétiques et moyens de transport (Jolliet
et al. (2010) [17])

Pour cette étude, les quantités de CO2 fossile équivalente et d’énergie primaire non
renouvelable consommée sont évaluées respectivement, à l’aide du logiciel SimaPro 8.2, par
les méthodes d’analyse de l’impact IPCC 100a et Cumulative Energy Demand 1.09. Les
résultats obtenus pour chacune des phases du cycle de vie du bâtiment sont présentés au
tableau D.3.

Tableau D.3. Rapport entre les émissions de CO2 fossile équivalente et la consommation d’énergie primaire
non renouvelable pour chacune des phases du cycle de vie du scénario de base
Émissions de CO2 Énergie non
Phases du cycle de vie Rapport
(en g) renouvelable (en MJ)
Consommation énergétique 1,6E+09 3,4E+07 47
Construction 3,0E+09 2,9E+07 103
Rénovation 1,1E+09 1,6E+07 65
Fin de vie 2,4E+08 4,2E+06 56

Le rapport entre les émissions de CO2 fossile équivalent et la consommation d’énergie


primaire non renouvelable de chacune des phases du cycle de vie du scénario de base
(tableau D.2.1), à l’exception de la phase de construction, satisfait la relation vers laquelle
devrait tendre les résultats (figure D.3), soit se situer entre 0 et 100 g CO2 éq. / MJ.
L’exception à cette règle de la phase de construction peut être expliquée par l’utilisation d’une
grande quantité de béton lors de cette phase. En se référant à la figure D.3, il est possible de
constater que la relation entre les émissions de CO2 fossile équivalente et la consommation

105
d’énergie primaire non renouvelable pour le béton est beaucoup plus élevée, soit à environ
225 g CO2 éq. / MJ. Ainsi, il est donc normal que ledit rapport de la phase de construction soit
un peu plus élevé. Par conséquent, en fonction de l’ensemble de ces résultats, la modélisation
semble cohérente pour l’ensemble des phases du cycle de vie du bâtiment.

D.4. Analyse de la qualité des données d’inventaires


L’analyse de la qualité des données d’inventaires est réalisée selon la méthode utilisée par la
Chaire internationale sur le cycle de vie dans un de ses rapports techniques, intitulé « Analyse
du cycle de vie de tasses réutilisables et de gobelets à café à usage unique » [87]. Même si
cette méthode n’utilise qu’une analyse simplifiée de la qualité, elle permet d’obtenir une
bonne vue d’ensemble du type de données d’inventaire utilisées. Selon cette méthode,
l’analyse de la qualité des données est évaluée de façon qualitative par des critères de
qualification des données utilisées concernant leur fiabilité (quantité) et leur représentativité
(processus). Ces critères sont présentés au tableau D.4.1.

Tableau D.4.1 Critères de qualification concernant la fiabilité et la représentativité des données (modifié
de Chaire internationale sur le cycle de vie (2014) [87])

Critères de qualification des données


Note Fiabilité (quantités) Représentativité (processus) Généralité
Données vérifiées mesurées ou Données de terrain (du cadre à
Remplit le critère
calculées sur le terrain. Cette donnée l’étude), de laboratoire. Cette donnée
1 pour le cas à
remplit le critère « fiabilité/précision » remplit le critère « représentativité »
l’étude.
requis pour le cas à l’étude. requis pour le cas à l’étude.
Données vérifiées, en partie issues
Bonne représentativité géographique
d’hypothèses ou données non vérifiées Jugée
et/ou technologique du processus
issues de mesures (documents fournis suffisamment
2 sélectionné. Cette donnée est jugée
par le mandataire ou littérature). Cette représentative pour
suffisamment représentative pour le
donnée est jugée suffisamment le cas à l’étude.
cas à l’étude.
précise/fiable pour le cas à l’étude.
Données non vérifiées, en partie issues Données relatives au même procédé ou
d’hypothèses ou d’estimation. Cette matériau, mais se référant à une Jugée utilisable,
3 donnée est jugée utilisable, mais sa technologie différente. Cette donnée mais pouvant être
fiabilité/précision pourrait être est jugée utilisable, mais sa améliorée.
améliorée. représentativité pourrait être améliorée.
Représentativité géographique et/ou
technologique inadéquate. La donnée Ne remplit pas le
Données estimées de façon grossière. recherchée n’est pas facilement critère pour le cas
Cette donnée ne remplit pas le critère accessible, utilisation d’un autre à l’étude et est
4
« fiabilité/précision » requis pour le cas processus comme approximation. Cette considérée comme
à l’étude. donnée ne remplit pas le critère étant limitée ou
« représentativité » requis pour le cas à insuffisante.
l’étude

106
Afin de mettre en perspective l’analyse de la qualité des données, la contribution de chacun
des processus aux impacts environnementaux totaux du cycle de vie du bâtiment est réalisée
parallèlement. L’analyse de la qualité des données réalisée de façon conjointe à l’analyse de
contribution permet de déterminer l’importance de la qualité d’une donnée en fonction de son
importance à la contribution aux impacts environnementaux évalués. Afin de simplifier cette
comparaison, seules les catégories de dommage de la méthode d’EICV IMPACT 2002+ sont
considérées pour l’analyse de contribution (c.-à-d. santé humaine, qualité des écosystèmes,
changement climatique et ressources). La contribution maximale, tous indicateurs confondus,
est représentée par la charte de couleur présentée au tableau D.4.2.

Tableau D.4.2 Critères de contribution

Contribution Critères de contribution


0-5 % Contribution potentiellement faible ou négligeable 6‐10%
6-15 % Contribution potentiellement influente
16-50 % Forte contribution potentielle
51-100 % Très forte contribution potentielle

Ainsi, l’analyse de contribution, dont la plage de valeurs de chaque processus correspond à la


contribution minimale et à la contribution maximale des catégories de dommage considérées,
et de l’analyse de la qualité sont présentées au tableau D.4.3. Seuls les principaux processus
sont présentés dans ce tableau.

107
Tableau D.4.3 Contribution des processus et qualité des données d’inventaire
CONTRIBUTION AUX IMPACTS TOTAUX QUALIFICATION
Représen-
S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 Fiabilité
tativité
Matériaux
Phase construction (sans transport)
Acier 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 3 3
Aménagement intérieur

Plafond Peinture 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3


Carreaux de fibres 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-3% 0-2% 3 3
Plancher Finition à béton 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Gypse 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Acier 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-3% 0-2% 3 3
Cloisons Verre 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
intérieures Portes 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Divers 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Peinture 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Aluminium 0-1% 1-3% 0-0% 0-0% 0-0% 0-2% 0-1% 2 3
Acier 1-4% 2-5% 1-4% 1-5% 0-1% 1-5% 1-4% 3 3
Portes 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 2 3
Murs
Fibrociment 0-1% 0-0% 0-2% 0-2% 0-0% 0-1% 0-1% 2 3
extérieurs
Enveloppe

Isolation 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3


Membrane plastique 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Fenêtres/Vitrage 0-2% 0-1% 0-1% 0-1% 1-4% 0-2% 0-2% 2 3
Membranes 0-2% 0-1% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 2 3
Divers 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Toiture
Isolant 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 2 2
Produit bitumineux 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Remblai/
Granulats 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Déblai
Pieux Acier 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 2 3
Fondation

Béton 0-5% 0-5% 0-5% 0-5% 0-5% 0-6% 0-5% 2 2


Béton armé
Armature 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 2 2
Divers 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Divers Isolation 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 2 2
Membrane plastique 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 2 3
Acier 0-0% 0-0% 0-0% 0-0% 0-0% 0-1% 14-30% 3 2
Structure

Béton 4-21% 4-21% 4-21% 4-21% 4-21% 0-0% 0-6% 2 2


Principale
Armature 9-18% 8-18% 9-19% 9-18% 9-19% 0-0% 0-1% 3 2
Bois 0-0% 0-0% 0-0% 0-0% 0-0% 7-34% 0-0% 3 2
Secondaire Acier 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 2

108
Tableau D.4.3 Contribution des processus et qualité des données d’inventaire (suite)
CONTRIBUTION AUX IMPACTS TOTAUX QUALIFICATION
Représen-
S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 Fiabilité
tativité
Matériaux (suite)
Phase réparation (sans transport)
Acier 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 3 3
Aménagement intérieur

Plafond Peinture 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3


Carreaux de fibres 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-3% 0-2% 3 3
Plancher Finition à béton 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 3 3
Gypse 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Acier 1-4% 1-4% 1-4% 1-4% 1-4% 1-5% 1-4% 3 3
Cloisons Verre 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-2% 0-1% 3 3
intérieures Portes 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Divers 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Peinture 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Aluminium 0-1% 1-3% 0-0% 0-0% 0-0% 0-2% 0-1% 2 3
Acier 1-4% 2-5% 1-4% 1-5% 0-1% 1-5% 1-4% 3 3
Portes 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Murs
Fibrociment 0-1% 0-0% 0-2% 0-2% 0-0% 0-1% 0-1% 2 3
extérieurs
Enveloppe

Isolation 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3


Membrane plastique 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Fenêtres/Vitrage 0-3% 0-2% 0-2% 0-2% 2-7% 0-4% 0-3% 2 3
Membranes 0-3% 0-2% 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 2 3
Divers 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 0-1% 3 3
Toiture
Isolant 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 0-3% 2 2
Produit bitumineux 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 0-2% 3 3
Phase fin de vie (sans transport)
1-6% 1-6% 1-6% 1-6% 1-6% 0-4% 0-3% 3 3
Transport
6-17% 5-17% 6-18% 6-18% 6-18% 6-12% 4-12% 3 3
Consommation énergétique
22-43% 21-42% 23-44% 22-43% 23-46% 28-47% 22-42% 2 2

109
ANNEXE E – Pistes d’éléments clés de LEED v4
Certains paramètres intégrés dans les critères de LEED v4 ont été identifiés comme éléments
clés pouvant potentiellement influencer de façon considérable les impacts environnementaux
des bâtiments, soit le transport des matériaux ainsi que la gestion des déchets de construction.

E.1. Transport des matériaux

Le transport des matériaux n’est pas attitré à un crédit optionnel en soi dans LEED v4.
Toutefois, sa considération peut permettre de bonifier les matériaux respectant les exigences
de trois crédits optionnels de la catégorie Matériaux et ressources de LEED v4. En effet, une
majoration du double de la valeur considérée pour atteindre les critères respectifs de chacun de
ces crédits peut être accordée aux matériaux provenant (c’est-à-dire extraits, fabriqués,
entreposés et vendus) d’un rayon maximal de 160 kilomètres du site de construction du
bâtiment. Étant donné que ce critère peut avoir une influence significative sur l’obtention de
ces crédits, ce critère a été évalué en modifiant certaines données de la modélisation du
scénario de base.

Les impacts associés au transport des matériaux sont directement proportionnels à leurs poids,
à leurs distances parcourues et au type de transport utilisé. Cette analyse porte seulement sur
les deux premiers éléments, soit le poids et la distance parcourue. Le type de transport n’est
pas analysé, car, dans le cas présent, le même type de transport est considéré pour l’ensemble
des matériaux. Alors, représenter cette contribution en matière d’impacts environnementaux
n’apporte pas d’informations supplémentaires.

111
A) B)

Structure - Béton Structure - Armature


Fondation - Béton Fondation - Granulats
Intérieur - Carreaux de fibres Enveloppe - Fenêtres/Vitrage
Matériaux < 5%
Figure E.1. Contribution des matériaux composant le scénario de base selon A) leur poids respectif et
B) leur poids transporté

La contribution des principaux matériaux composant le scénario de base en fonction de leur


poids respectif et leur poids transportés, c'est-à-dire leur poids multiplié par leur distance
parcourue, est illustrée à la figure E.1. Cette figure montre que le transport du béton est le
principal contributeur au poids du bâtiment et au poids transporté des matériaux, et par
conséquent aux impacts environnementaux occasionnés par le transport. Ainsi, le béton est
sélectionné afin d’évaluer l’effet du transport sur les impacts environnementaux du cycle de
vie du bâtiment. Les variations des impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment
occasionnées par l’augmentation de la distance de transport du béton considérée pour l’étude,
qui est de 50 km, à la distance limite pour avoir droit à la bonification pour certains crédits
optionnels de LEED v4, qui est de 160 km, sont présentées au tableau E.1. Ces variations sont
présentées de deux façons au tableau E.1, soit en excluant (colonne de gauche) et en incluant
(colonne de droite) les impacts environnementaux de la consommation énergétique durant la
phase d’exploitation du bâtiment.

112
Tableau E.1. Variation des impacts environnementaux, selon les catégories intermédiaires de la méthode
IMPACT 2002+, due à l'augmentation de la distance de transport, de 50 à 160 km, entre le site de
production du béton et la localisation du bâtiment pour la livraison du béton lors de la construction du
bâtiment en excluant et en incluant les impacts associés à la consommation énergétique durant la phase
d’exploitation (CE).
Catégories Variation Variation
d’impacts excluant CE incluant CE
GW 4% 3%
OZO 8% 6%

Inclues dans
RESP-O 2% 2%

LEED
T-ACI/EUT 5% 4%
A-ACI 3% 2%
A-EUT 1% 1%
ENER 5% 3%
CARC 1% 1%
N-CARC 3% 3%
Exclues de LEED

RESP-I 4% 3%
RAD 6% 1%
A-ECO 6% 3%
T-ECO 13% 7%
OCC 6% 4%
MIN 0% 0%

Comme il peut être constaté par les résultats présentés au tableau E.1, l’influence du transport
sur les impacts environnementaux du bâtiment est relativement faible. Ce constat a aussi été
reporté par quelques autres études [4,7]. De plus, cette influence semble bien moindre que
celle due à la sélection des matériaux, dont les résultats sont présentés à la section 3.5.2. Il
devient donc important de se questionner sur l’intérêt, d’un point de vue environnemental, de
bonifier les matériaux provenant d’un rayon de 160 km de la localisation du bâtiment lorsque
privilégier certains matériaux pouvant provenir de l’extérieur de cette limite pourrait permettre
d’avoir des bénéfices environnementaux beaucoup plus importants sur le cycle de vie du
bâtiment. Un exemple concret de ce questionnement est l’utilisation du bois pour la structure
principale du bâtiment (S5) comparativement à l’utilisation du béton armé (S0) (section 3.5.2).
En effet, malgré une distance de transport beaucoup plus élevée pour les éléments en bois
(1000 km) comparativement à celle considérée pour le béton (50 km), l’utilisation du bois
comparativement au béton dans le cas de ce projet permet majoritairement de réduire de façon
significative les impacts environnementaux du cycle de vie du bâtiment (tableau E.2).

113
Tableau E.2. Comparaison de la variation des impacts environnementaux, selon les catégories
intermédiaires de la méthode IMPACT 2002+, de S5 en fonction de S0 en distinguant le transport des
phases de production et de construction
Variation
Catégories Variation
(Production /
d’impacts (Transport)
Construction)
GW -26% -1%
OZO -11% -2%

Inclues dans
RESP-O -17% -1%

LEED
T-ACI/EUT -14% -2%
A-ACI -14% -1%
A-EUT -21% 0%
ENER -10% -1%
CARC -22% 0%
N-CARC -16% -1%
Exclues de LEED

RESP-I -16% -1%


RAD -1% 0%
A-ECO 0% -1%
T-ECO 2% -3%
OCC 412% -2%
MIN -27% 0%

Comme le montrent les résultats présentés au tableau E.2, les impacts environnementaux du
transport des éléments en bois sont même moins importants que ceux du béton, car ces
impacts ne sont pas seulement évalués en termes de distance de transport (ex. kilomètres
(km)), mais plutôt en termes de poids transporté (ex. tonnes-km). De plus, ce transport
considère non seulement le transport du site de production à la localisation du bâtiment, mais
aussi le transport de ces matériaux lors de la fin de vie du bâtiment, soit 50 km
supplémentaires dans le cas des deux scénarios. Ainsi, ce sont 678720 tonnes-km d’éléments
en bois qui sont transportées pour le S5 comparativement à 1095835 tonnes-km de béton et
d’armature pour le S0, dont 747270 tonnes-km ne sont occasionnées que par le béton. Ces
données sont présentées au tableau E.3 de façon désagrégée.

114
Tableau E.3. Comparaison du poids transporté des matériaux du S0 et du S5 en faisant la distinction de la
distance parcourue pour transporter les matériaux vers la localisation du bâtiment lors de sa construction
et de la distance parcourue pour les transporter lors de la fin de vie du bâtiment

Béton armé (S0) Éléments en bois (S5)


Construction Fin de vie Total Construction Fin de vie Total

Poids Béton 7473


7805 646 646
(tonnes) Armature 332

Distance Béton 50 50 100


1000 50 1050
(km) Armature 1050 50 1050

Poids Béton 373635 373635 747270


transporté Armature 331967 16598 348565 646400 32320 678720
(tonnes-km) Total 705602 390233 1095835

Bien que la prise en compte du poids transporté permet de mieux cerner les impacts
environnementaux associés au transport des matériaux, seulement la distance de transport est
considérée dans LEED v4. Ainsi, en supposant que le béton du S0 et le bois du S5 répondent
aux autres exigences des crédits optionnels auxquels sont associés les critères relatifs au
transport, seulement le béton pourrait obtenir la bonification bien qu’il soit plus dommage que
le bois en termes de poids transporté.

En résumé, deux éléments importants pour la définition des critères relatifs à la provenance
des matériaux peuvent être tirés de cette analyse : 1) le poids transporté devrait être l’unité
cible plutôt que la distance en soi et 2) la provenance des matériaux devrait bonifier seulement
les configurations de matériaux occasionnant de plus faibles impacts environnementaux que la
moyenne des autres configurations de matériaux de fonctions similaires.

E.2. Gestion des déchets de construction

Les déchets de construction (CW, de l’anglais Construction Waste) se définissent comme étant
les surplus de matériaux nécessaires durant la construction du bâtiment qui ne sont pas utilisés
pour des raisons directement ou indirectement liées à des aspects techniques ou logistiques.
Les CW peuvent être de la même nature qu’à leur arrivée au chantier de construction ou
dénaturés par un mélange avec d’autres substances ou matériaux. Ainsi, il est possible
d’attribuer à ces CW non seulement les impacts environnementaux associés à leurs gestions en
fin de vie, mais aussi à leur production, étant donné qu’ils n’ont pas été utilisés pour la durée
de vie utile pour laquelle ils ont été créés, ainsi qu’à l’ensemble de leurs transports. En
fonction de cette considération, il est possible d’évaluer l’effet de la limitation de la quantité

115
de CW exigée par le crédit optionnel Gestion des déchets de construction et de démolition de
la catégorie Matériaux et ressources de la certification LEED v4 (annexe A). L’Option 2.
Réduction de la quantité totale de déchets de ce crédit optionnel exige de ne pas générer plus
de 12,2 kg de déchets par mètre carré de superficie du bâtiment. Ici, il est supposé que les
facteurs permettant de calculer la quantité de CW (CWF, de l’anglais Construction Waste
Factor), tirés d’Impact Estimator for Buildings d’Athena [77], permettent d’estimer de façon
acceptable la quantité de déchets qui est générée lors de la construction et de la réparation du
bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie (section 3.4.1 et figure C.1 de l’annexe C). Ainsi,
il a été estimé que le scénario de base génère 46 kg/m² de déchets de construction. Comme il
est illustré à la figure E.2, les CW relatifs au béton représenteraient près de 90 % de la
génération totale de déchets en terme massique sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment,
soit près de 42 kg/m². Par exemple, si la totalité des déchets de construction relatifs au béton
est évitée, seulement 4 kg/m² de déchets seraient générés, ce qui satisferait amplement la
limite de 12,2 kg/m² du crédit optionnel de LEED v4 concerné. Toutefois, les impacts
environnementaux dus à ces CW ne sont pas proportionnels à leur contribution massique
(figure E.2). Par conséquent, l’application de ce critère peut avoir une influence très variable
sur les impacts environnementaux d’un bâtiment en fonction des matériaux ciblés dans
l’optique de réduire la génération de déchets de construction.

100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%

Béton (Structure) Béton (Fondation) Autres matériaux


Figure E.2. Comparaison de la contribution au poids des déchets de construction générés tout au long du
cycle de vie du bâtiment du béton et des autres matériaux et de leur contribution aux impacts
environnementaux, selon les catégories intermédiaires de la méthode IMPACT 2002+, sur le cycle de vie
du bâtiment associée exclusivement aux déchets de construction.

116
Ceci étant dit, il est à mentionner que les impacts environnementaux des CW sont relativement
marginaux comparativement au reste des impacts environnementaux du cycle de vie du
bâtiment (tableau E.4). En fait, les CW représentent seulement une contribution moyenne de
2 % au total des impacts environnementaux du bâtiment. Il est à noter, toutefois, que cette
contribution est d’un ordre de grandeur comparable à la contribution du crédit optionnel
Gestion des déchets de construction et de démolition au total du pointage de LEED v4 (2
points sur les 110 disponibles, soit environ 2 %).

Tableau E.4. Contribution des CW aux impacts environnementaux, selon les catégories intermédiaires de
la méthode IMPACT 2002+, du cycle de vie du bâtiment en excluant et en incluant les impacts associés à la
consommation énergétique durant la phase d’exploitation (CE) du bâtiment.
Catégories ACV ACV
d’impacts excluant CE incluant CE
GW 3% 2%
OZO 3% 2%
Inclues dans

RESP-O 3% 2%
LEED

T-ACI/EUT 3% 2%
A-ACI 3% 2%
A-EUT 2% 1%
ENER 3% 2%
CARC 2% 2%
Exclues de LEED

N-CARC 2% 2%
RESP-I 3% 2%
RAD 3% 0%
A-ECO 2% 1%
T-ECO 2% 1%
OCC 3% 2%
MIN 1% 1%

117

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