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Redressement fiscal : Cas pratique en Tunisie

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Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Scientifique
Université de Sousse
Institut des Hautes Etudes Commerciales de Sousse

LICENCE APPLIQUEE EN COMPTABILITE

Rapport de stage de fin d'études

TITRE : Redressement fiscal :


Cas de la personne physique « A »

Présenté et soutenu publiquement par :

Souissi Ameni

Encadrant académique: Mme Ben Mabrouk Houda

Encadrant professionnel: Mr Farroukh Safouane Cabinet « CSF

Année universitaire 2017/2018


Redressement Fiscal

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Redressement Fiscal

DEDICACE

Je dédie ce travail :

A ma mère, ma raison, la lanterne qui éclaire mon chemin et m’illumine d’affection


et d’amour.

A mon père en signe d’amour et gratitude pour tout le soutien et le sacrifice qu’il
éprouve à mon égard.

A toute ma famille pour leur amour, leur affectation, leurs précieux conseils, leur
encouragement et la confiance qu’ils m’ont accordée tout au long de mes études.

A tous mes amis et mes proches, je vous dédie ce travail en vous souhaitant un avenir
plein de bonheur.

A tous ceux qui ont cru en moi et qui me donnent l’envie d’aller en avant, je vous
remercie tous, vos encouragements et vos soutiens me donnent la force de continuer.

2
Redressement Fiscal

REMERCIEMEN

C’est avec un grand plaisir que je me permet d’exprimer ma respectueuse reconnaissance à


toutes les personnes qui m’ont aidée de réaliser ce travail.

Je tiens à remercier tout particulièrement, toute l’équipe pédagogique de l’institut des


hautes études commerciales de Sousse, ainsi que les intervenants professionnels
responsables de la formation de la licence appliquée en comptabilité.

Ma profonde gratitude s’adresse à Mme Ben Mabrouk Houda pour ses conseils et son
assistance tout au long ce travail.

Je remercie également monsieur Farroukh Safouane le directeur général du cabinet pour la


confiance qu’il m’a accordée. Mes remerciements s’adressent aussi à toute l’équipe de
cabinet CSF pour l’expérience enrichissante et pleine d’intérêt qu’elle m’a offerte ainsi que
la coopération professionnelle dont elle fait preuve.

3
Redressement Fiscal

SOMMAIRE

Introduction générale……………………….……………………………………………….7

Chapitre I : le redressement fiscal : principes, procédures et conséquences………......9

1.1 Le redressement fiscal : cadre général……………………………...………………...10


1.1.1 Les prérogatives de l’administration fiscale en matière de vérification……….....10

1.1.2 Les garanties du contribuable en matière de vérification………………………..15


1.1.3 Les délais de reprise et de prescription……………….…………...……………..18

1.2 Les procédures de vérification fiscale………………..………………...……………..19

1.2.1 La vérification préliminaire…………………………………………………..……..19

1.2.2 La vérification approfondie……………………………………..…………………..20

1.2.3 La reprise exceptionnelle de vérification……………………………..……………..23

1.2.4 Les procédures communes aux différentes formes de vérification………………...23

1.3 Les conséquences de redressement fiscal : La taxation d’office……………………...25

1.3.1 Définition et domaine de taxation ……………………..…………………………..26

1.3.2 L’arrêté de taxation d’office …………..…………………………………………..27

1.3.3 Le caractère exécutoire de taxation………………………………………………...28

Chapitre II : Redressement fiscal : Cas de la société « A »………………………...….30

2.1 Présentation du cabinet et les taches effectués………………………………...............31


2.1.1 Présentation de cabinet ……………………………………….…………………..31
2.1.2 La structure organisationnelle………………..…………………………..………..32
2.1.3 Présentation du service d’affectation……………………………………………...33

2.1.4 Les différentes tâches effectuées…………………………………………………...35

2.2 Redressement fiscal la personne physique « A » …………………………...………...37

2.2.1 Prise de connaissance générale la personne physique « A » ………………………37

4
Redressement Fiscal

2.2.2 Les procédures de vérification fiscale ………..…………………………………39

Conclusion générale ……………………………………………………………………...52

Liste des tableaux…………………………………………………………………………53

Liste des abréviations ……………………………………………………………………54

Bibliographie………………………………………………………………………….…..55
Table des matières………………………………………………………………………...56
Annexes …………………………………………………………………………………..60

5
Redressement Fiscal

Introduction générale

6
Redressement Fiscal

Introduction générale

« Les citoyens sont appelés à se conformer scrupuleusement au devoir fiscal en tant


que devoir sacré, sachant que toute infraction constitue une violation du droit de la
communauté toute entière et un affaiblissement de l’esprit de citoyenneté. Notre
administration fiscale et les institutions de l’Etat sont tenues de donner l’exemple du
dévouement au service de l’intérêt public et à l’attachement à la sauvegarde des acquis
du peuple ».

Le pacte national

Le système fiscal tunisien est un système déclaratif caractérisé par le dépôt des déclarations
par le contribuable. Ces déclarations sont présumées claires et sincères mais demeurent
soumises à une vérification, et ce conformément à la législation fiscale en vigueur.

Le redressement fiscal peut être défini comme étant une opération effectuée par
l’administration fiscale. Cette opération a pour objectif la rectification de la base
d’imposition du contribuable, et aussi de régulariser les insuffisances, les erreurs et les
inexactitudes qui doivent faire l’objet de correction. Il peut se traduire aussi par la mise en
œuvre d’une procédure de rectification qui est dans certains cas suivie d’une amende ou
pénalité qui varie selon la gravité de la situation du contribuable.

Le contrôle fiscal est effectué en matière d’impôt directe ou indirecte ainsi qu’en matière de
droit d’enregistrement et de timbre. Les agents de l’administration fiscale sont en plein droit
de contrôler les déclarations souscrites par les contribuables auprès de l’administration
fiscale.

Les causes de redressement fiscal sont nombreuses et multiples de telle manière que l’AF
n’a pas pu les énumérer. Les motifs de contrôle les plus distingués sont en premier lieu
l’absence de dépôt des déclarations auprès des services de l’AF. En effet le fait de ne pas
déclarer pour une longue durée et de déposer des déclarations retardées représente la cause
principale qui provoque de manière quasi automatique une vérification fiscale. En deuxième
lieu, le fait de contrôler une entreprise met à la disposition de l’AF une quantité importante
d’informations concernant les autres entreprises qui sont en relation avec celle objet de
contrôle. En effet si l’AF constate qu’il y’a fraudes ou omissions à titre d’exemple en

7
Redressement Fiscal

matière de TVA, les autres sociétés telles que les fournisseurs et ses clients risquent à leur
tour d’être l’objet d’une vérification fiscale.

Ainsi, notre objectif dans ce rapport étant de présenter les principes du redressement, les
procédures suivies lors d’une vérification fiscale d’une entreprise quelconque et les
conséquences y afférentes.

Pour atteindre cet objectif, nous avons effectué un stage au sein d’un cabinet de comptabilité
et de commissariat aux comptes. Ce stage a duré pour trois mois et m’a permis d’assister à
un redressement fiscal.

Ce rapport est décomposé en deux chapitres. Le premier chapitre est dévolu à la présentation
de la notion de redressement fiscal, ses procédures et ses conséquences. Le second chapitre
traite notre cas pratique relatif au redressement fiscal de la personne physique « A ».

8
Redressement Fiscal

Chapitre1 : Le redressement fiscal : Principes,


procédures et conséquences

9
Redressement Fiscal

Introduction :

Face aux systèmes fiscaux caractérisés par l’inflation de la législation fiscal, les prérogatives
misent à la disposition de l’administration fiscale sont devenues de plus en plus nécessaires
pour que les agents de l’AF chargés de contrôle peuvent exécuter leurs taches de vérification
convenablement et assurer d’une part l’exactitude et la régularité des déclarations fiscales
déposés auprès de l’AF et d’autre part de veiller à la surveillance du système déclaratif à
travers la pénalisation des contribuables n’ayant pas respecté leurs obligations déclaratives
et assurer par conséquent l’égalité devant l’impôt.

1.1 Redressement fiscal : cadre général

Le législateur tunisien a fixé certaines attributions en matière de contrôle en faveur de l’AF


afin de permettre ses agents d’exercer leurs travaux de contrôle comme il le faut.

Et aussi au profit du contribuable objet de contrôle et qui garantissent ses droits.

Dans cette première section on va présenter les prérogatives de l’AF et les garanties du
contribuable en matière de contrôle fiscale.

1.1.1 Les prérogatives de l’AF en matière de vérification :

1.1.1.1.1 Le droit de vérification fiscale :

1.1.1.1.1 Définition :

Le droit de vérification peut se définit selon l’article 5 jusqu’à 14 CDPF comme étant le
pouvoir de l’administration fiscale de contrôler :

Le respect par le contribuable des obligations déclaratives notamment celles de la


présentation des actes obligatoirement soumis à la formalité de l’enregistrement.

Le respect des obligations relatives à l’établissement et à l’utilisation des factures, la tenue,


la conservation et la présentation de la comptabilité et le reversement de la retenue à la
source.

Le contenues des actes, documents et déclarations qui servent de base de calcul de l’impôt
ou justifiant la liquidation de l’impôt dus et présentés dans le cas de bénéfice des
dégrèvements ou avantages fiscaux ou présentés pour la demande de restitution d’impôt.

Les états détaillés du patrimoine du contribuable ainsi que les différents éléments de son
train de vie afin de vérifier la situation fiscale de l’entreprise en question.

10
Redressement Fiscal

1.1.1.1.2 Les mécanismes de contrôle fiscal :

Les mécanismes du contrôle fiscal sont caractérisés comme des actes purement juridiques
décrivant les modalités d’exercice de vérifications fiscales. On distingue :

Le droit de contrôle et de vérification de la situation fiscale et la rectification des


déclarations:

Cette vérification se réalise sur la base des documents et preuves écrites, des déclarations,
des documents et factures présentés pour servent de base de calcul d’impôt ou présentés pour
bénéficier des avantages ou dégrèvements fiscaux. Ou également pour la restitution d’impôt.

Les demandes d’éclaircissement, de justification ou de renseignement :

Les agents de l’administration fiscale chargés de vérification peuvent demander au


contribuable tout renseignement, justification ou éclaircissement tant que les dépenses en
charges que sur les revenus déclarés, et également sur les déductions effectués des impôts et
taxes dont il est redevable.

Ces demandes peuvent concernés :

 La justification des produits et charges prises en compte.


 La justification des charges communes déduites par une personne physique pour le
calcul de son revenu net sur lequel est payée l’impôt.
 La justification des retenus à la source, les montants de TVA déductibles et ceux du
TVA collectés
 La justification des écarts entre le revenu net déclarés auprès de l’administration
fiscale et le revenu apparent selon l’évaluation forfaitaire ou selon les informations
collectés suite aux éléments de train de vie.
 La justification des avantages et dégrèvements fiscaux dont il est bénéficiaire.
 Etc…

L’administration fiscale peut également faire recours à ces demandes au cas où elle constate
des contradiction soit entre les éléments des déclarations contrôlées, soit avec une
déclarations antérieure ou encore entre les bases d’imposition retenues en matière d’impôt
direct et celles retenues en matière de taxes sur le chiffre d’affaire.

Le contribuable doit être notifié au cas de demande de renseignement, de justification ou


d’éclaircissement selon l’une des procédures de notification qui sont soit à travers ses

11
Redressement Fiscal

agents, des huissiers notaires, ou des porteurs de contraintes ou par lettre recommandée avec
accusé de réception tel que prévue par l’article 10 CDPF.

Le contribuable doit répondre dans un délai de 20 jours si la demande intervient suite à une
vérification préliminaire. Si la vérification est approfondie ce délai est porté à 30 jours.

La réponse du contribuable doit être précise, claire, et indique le maximum d’information.


Le contribuable ne peut valablement limiter sa réponse à de simples affirmations de caractère
général et invérifiable.

A) le droit de visite

D’après l’article 8 du CDPF, le droit de visite permet aux agents de l’administration fiscale
chargés de vérification de visiter les magasins, dépôts et les locaux professionnels et de
manière générale tous lieux destinés à l’exercice d’une activité imposable. Et ce pour
s’assurer du respect par le contribuable des obligations fiscales fondamentales notamment
la déclaration d’existence, la tenue de comptabilité et aussi pour réaliser des constatations
matérielles concernant les conditions d’exercice de l’activité ou la profession.

B) déclaration des éléments de train de vie et du patrimoine :

Selon l’article 7 CDPF, l’administration fiscale a le droit de demander par écrit aux
personnes physiques le dépôt de déclaration du patrimoine ainsi que celle des éléments de
train de vie, le contribuable doit répondre dans un délai de 30 jours à compter de la date de
notification.

La déclaration du patrimoine et les éléments de train de vie constitue le document principal


pour la reconstitution du revenu global net d’une personne physique.

C) le droit de prospection des locaux soupçonnés :

Ce droit permet aux agents de l’administration fiscale charges de contrôle :

- La recherche des moyens de preuves.


- La constatation des fraudes fiscales
- La saisie des documents et objets qui peuvent justifier l’exercice d’une activité ou
profession non déclarée ou indiquant l’existence d’une infraction fiscale.
D) le recours des agents de l’administration fiscale des entreprises publiques
et des experts privés :

les agents de l’administration fiscale peuvent demander l’aide des experts privés dans le
cadre des opérations de vérification qui nécessitent un niveau élevé de savoir d’expérience
et une compétence technique particulière.

12
Redressement Fiscal

L’expert doit être choisi par le ministre des finances, et il ne doit pas être concurrent du
contribuable concerné par le contrôle fiscal.

E) la notification des décisions et avis de l’administration fiscale :

Selon l’article 10 CDPF, les décisions prises peuvent être notifiés par :

- les agents de l’administration fiscale chargée de contrôle


- un huissier notaire
- une lettre recommandée avec accusé de réception

La notification des avis et décisions doit être adressé soit au lieu réel porté sur la déclaration
et ce pour les personnes physiques soumises à l’obligation de déposer une déclaration
d’existence, soit au domicile réel porté au verso de la déclaration annuelle de l’impôt sur les
revenus pour ceux qui ne sont pas soumises à l’obligation relative au dépôt d’une déclaration
d’existence.

1.1.1.2 Droit de communication :

le CDPF définit dans ses article 16 jusqu’à 18 le droit de communication comme un droit
qui autorise l’administration fiscale à obtenir tous documents auprès des contribuables et des
tiers dont le but est de réunir les éléments nécessaire pour la vérification. C’est aussi un
moyen indispensable pour la collecte des informations et données à caractère fiscale qui
servent à la réalisation de l’opération de contrôle et ce sur la base des critères objectifs qui
permettent de rentabiliser le système fiscale et assurer une répartition équitable de la pression
fiscale et par conséquent respecter le principe d’égalité devant l’impôt.

Ce droit figure dans une place primordiale dans l’arsenal des moyens mise à la disposition
de l’administration fiscale pour exercer une bonne vérification permettant d’assurer l’égalité
devant l’impôt. Mais l’absence d’une définition de ce droit par le législateur engendre une
confusion entre ce droit et d’autres moyens de recherche et d’investigation de contrôle ce
qui stipule un risque de détournement des procédures.

Selon les articles 16-18 du code de droit et procédures fiscaux le droit de communication se
présente sous deux formes :

Droit de communication auprès des tiers : l’article 16 du présent code détermine les tiers
soumis au droit de communication et qui peuvent être repartie en personne publics et
personnes prives.

13
Redressement Fiscal

A) Droit de communication auprès de personnes publiques :

Sont concernés par ce droit les services de l’Etat des collectivités locales, les établissements
et les entreprises publiques, les sociétés et les organismes contrôles par l’Etat ou par les
collectivités locales. L’alinéa 3 du présent article dicte que les dépositaires d’archives et
titres publics ainsi que les officiers publics doivent obligatoirement communiquer aux agents
de l’administration fiscale les actes, pièces, dossiers et registres détenus par eux et ce dans
le cadre d’une consultation sur place. De plus les agents de l’administration fiscale ont le
pouvoir de prendre les extraits, copies nécessaires et tout renseignement pour la vérification
des actes et déclarations.

L’article 17 du présent code modifié par la loi n°2001-1 du 8 janvier 20021 porte certaines
procédures en faveur de l’administration fiscale et ça concerne les établissements bancaires
et postaux qui sont en obligation de communiquer aux agents de l’administration fiscale
chargés de contrôle tous extraits et numéros des comptes des contribuables objet de
vérification.

B) Droit de communication auprès de personnes privées :

Avant l’entrée en vigueur du CDPF les personnes privées n’étaient pas concernées par le
droit de communication, et ça concerne que les entreprises du secteur public. Le CDPF
élargit alors le champ d’application de droit de communication. L’article 16 du présent code
applique ce droit auprès des entreprises et des autres personnes morales et physiques du
secteur privé. Mais ce code n’énumère pas de façon détaillée les personnes concernés aussi
la note commune relative à ce droit se limite à les indiquer de manière générale.

Les personnes concernés sont les entreprises et autres personnes morales du secteur privé,
les personnes physique exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanal, la
profession non libérale ou les activités agricole et de pèche.

1.1.1.3 : le lieu d’imposition :

La détermination du lieu d’imposition stipule la fixation du service de l’administration


fiscale chargé de vérification et également la recette des finances compétente pour recevoir
les déclarations fiscales.

La définition du lieu d’imposition permet au contribuable de savoir le lieu du dépôt des


déclarations, la recette de la finance compétente pour accomplir la formalité de
l’enregistrement obligatoire des actes et contrats. Ainsi que le service de l’administration

1
En ce qui concerne les établissements bancaires et postaux, sont en obligation de communiquer aux
services compétent tous renseignements concernant le contribuable vérifié, et sur une demande écrite
dans un délai ne dépassant pas les trente jours à compter de la date de notification de la demande.

14
Redressement Fiscal

fiscale territorialement compètent pour exercer la vérification fiscale et procéder à la


rectification des déclarations comportant des anomalies, insuffisances ou fraudes fiscaux.

1.1.1.3.1 Le lieu d’imposition pour les personnes morales :

- pour les personnes ayant leur siège en Tunisie l’imposition se fait au lieu du siège social.

-pour les personnes morales exerçant leur activité en Tunisie dans le cadre d’un seul
établissement stable l’imposition se fait au lieu de l’établissement stable.

-pour les personnes morales ayant plusieurs établissements stables en Tunisie, l’imposition
se fait au lieu de l’établissement stable principal.

-pour les personnes morales non domiciliés et non établis en Tunisie l’imposition se fait au
lieu de la source principale de revenus ou bénéfices réalisés en Tunisie.

1.1.1.3.2 Le lieu d’imposition des personnes physiques :

-pour les personnes physiques exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanal ou
une profession non commerciale dans le cadre des établissements situés en Tunisie,
l’imposition se fait au lieu de l’établissement principale.

-pour les personnes physiques réalisant des revenus ou bénéfices provenant exclusivement
des autres activités de sources différentes de l’activité professionnelle, l’imposition se fait
au domicile principal.

-pour les personnes réalisant des revenus ou bénéfices et qui sont non domiciliés et non
établis en Tunisie, l’imposition se fait au lieu de la source principale des revenus et bénéfices.

1.1.1.3.3 Les exceptions liées au principe de lieux d’imposition :

Le lieu d’imposition peut être désigné par décret ou sur la base de critère qui prend en
considération le secteur d’activité et l’importance du chiffre d’affaire.

1.1.2 Les garanties du contribuable en matière de vérification fiscale :

1.1.2.1 Le droit à la restitution des impôts indument payes et des crédits d’impôts :

En droit fiscal tunisien, la restitution est une notion qui présente certaines spécificités par
rapport aux autres branches de droit puisque le contribuable se trouve en face d’une
administration fiscale débitrice dotée de prérogatives de puissance administratives
publiques. La restitution constitue alors un droit accordé par la loi au contribuable qui
s’estime être créancier vis-à-vis l’administration fiscale, afin de récupérer les sommes
d’impôt et les pénalités y affèrent qui ont été déjà réglée au trésor public.

15
Redressement Fiscal

Champs d’application du droit à la restitution :

Le droit à la restitution des crédits d’impôt et des impôts indument payes s’étend
notamment :

- Aux impôts indument payés en exécution d’un arrêté de taxation d’office.


- Aux impôts indument payés suite à une erreur de liquidation d’impôt ou dans
l’application de la législation fiscale.
- Aux impôts devenus restituables suite à un jugement ou arrêté de justice.
- Aux crédits d’impôts.
- Aux crédits de la TVA provenant de l’exportation, des ventes en suspension de
TVA ou de la retenu à la source.
- Au crédit de TVA provenant de l’exploitation dégagée par 6 déclarations
consécutives.
- Au crédit de TVA provenant de l’investissement direct dégagé par 3 déclarations
consécutives.
- Au crédit de la TVA, d’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés dégages
à la date de cession d’entreprise ou la cessation d’activité.
- Et au crédit d’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés provenant de la
retenue à la source, des avances ou des acomptes provisionnels.

Les conditions de restitution des sommes trop perçues :

Pour que le contribuable puisse bénéficier de son droit de restitution il doit respecter les
conditions exigés par le CDPF et qui se divisent en condition de fond et de forme.

1.1.2.1.1 Les conditions de fond

Les articles 28 jusqu’à 32 du CDPF, dictent que le contribuable doit déposer sa demande de
restitution dans un délai fixé par la loi. En effet la loi a intérêt de fixer un délai précis et
simple pour s’écarter de la complexité. La simplicité apparu dans l’unification des délais de
présentation des demandes de restitution et ce à travers la mise en place des délais généraux
pour le dépôt de ces demandes quelques soit le type d’impôt à restituer. Par contre la
simplification n’est pas absolue, il existe une diversité d’évènement constituant le point de
départ de dépôt des demandes.

La restitution des sommes perçues en trop doit se faire dans un délai maximum de trois ans
à compter de la date à laquelle l’impôt est devenu restituable conformément à la législation
en vigueur, et au plus tard dans un délai de cinq ans à compter de la date de recouvrement.

16
Redressement Fiscal

Mais ce dernier ne s’applique pas lorsque l’impôt est devenu restituable suite à un jugement
ou arrêt de justice, cela s’explique par la longue période qui peut écouler pour prononcer un
jugement ou arrêt définitif.

Il est à noter aussi que le contribuable ne bénéficie de la restitution qu’après le dépôt de


toutes déclarations échues et non encore prescrites à la date du dépôt de la demande.

Les agents de l’AF procèdent à la vérification nécessaire comme par exemples la déduction
des créances fiscales constatés dans les écritures des receveurs des finances qui sont à la
charge de la personne ayant demandé la restitution. C’est-à-dire que ce dernier ne peut
bénéficier de remboursement des crédits qu’après le règlement de tous ces créances vis-à-
vis l’AF.

L’AF tient compte de l’étude de la demande de restitution au début, cette étude sera suivie
par une réponse dans un délai prévu d’avance.

A) L’étude de la demande :

d’après l’arrêté du ministre des finances du 8janvier 2002 l’agent de l’AF doit étudier la
demande de manière à respecter l’ensemble des conditions légales de forme et de fond
requises, comme par exemple la vérification de la situation fiscale du contribuable qui doit
être réglé aussi sa sincérité et également du niveau de détection des fautes et omissions
qu’elle pouvait admettre.

L’agent chargé de vérification doit établir un rapport sur les travaux réalisés qui sera par
la suite présenté à la commission régionale de restitution, cette dernière se réunit suite à
une convocation de leurs président au moins une fois toutes les 15 jours et à chaque fois
qu’il est nécessaire, La décision est prise à l’unanimité.

Enfin le chef du centre régional de contrôle des impôts prend des mesures nécessaires
pour mettre en exécution les décisions prises et notifié la réponse au contribuable dans
le délai fixé et se conformer aux procédures de notification en vigueur.

B) Les délais de réponse :

D’après le CDPF il existe un délai général de réponse a le demande par l’AF et ce pour tous
les impôts et taxes qui est fixer a six mois à compter de la date de présentation de la demande.
Toutefois, pour certaines exceptions deux délais sont spécifiques :

-30 jours à compter de la date de présentation de la demande et ce pour les crédits d’impôts
provenant des opérations d’exportation, les services utilisés ou exploités hors le territoire
national, les ventes en suspension de taxes ou de retenu à la source.

17
Redressement Fiscal

-90 jours à compter de la date de présentation de la demande et ce pour les crédits d’impôts
des autres cas à l’exception du cas de la cessation d’activité qui est soumis à un délai de
6mois.

D’après le CDPF l’AF doit motiver son refus partiel ou total de la demande de restitution.
Selon l’article 29 CDPF, Le silence de cette dernière au-delà du délai de 6mois est considéré
comme refus implicite de la demande, la notification doit se faire à travers d’une lettre
recommandée avec accusé de réception au moyen des agents de l’AF ou à travers un huissier
notaire.

Dans ce cas le contribuable peut s’opposer aux décisions de l’AF à travers le recours devant
un tribunal de première instance et ce dans un délai de 60 jours à compter de l’expiration du
délai de 6mois.

1.1.2.1.2 Les conditions de forme :

Parmi les conditions des formes citées par le CDPF on trouve :

 La demande en restitution doit être matérialisée par écrit :

L’action de restitution doit être et motivée à déposer auprès des services de l’AF, la demande
sera par la suite présentée au chef du centre régional de contrôle des impôts comme il est
indiqué par le lieu d’imposition.

 La demande doit être accompagnée par des pièces justificatives et ce d’après l’article
2 de l’arrête 2002 ainsi que l’article 15 du code de TVA.
 La demande en restitution doit comporter certaines mentions relatives au
contribuable demandeur de restitution tel que le nom, prénom, raison social, adresse,
matricule fiscale, le numéro de compte courant professionnelle du contribuable, la
nature d’activité, la matricule fiscale du contribuable a défaut son numéro d’identité
national, les montants de restitution ,les motifs de demande ainsi que les
justifications y afférentes et la signature manuscrite du contribuable.

1.1.3 Les délais de reprise et de prescription :

Les délais de reprise tel que prévus par le législateur sont les délais accordées au contribuable
pour déposer les déclarations fiscales rectificatives à la recette des finances avant
l’intervention de l’AF et appliquer par la suite les pénalités de retard.

La prescription peut se définit comme une règle de droit qui limite l’exécution du droit de
contrôle dans le temps par l’AF. On distingue :

18
Redressement Fiscal

 délais normaux de prescription en matière d’impôt déclaré : ce délai est fixé à 4 ans
par conséquent le droit de contrôle des impôts déclarés s’étend jusqu’à la fin de la
4eme année qui suit celle de réalisation de bénéfices ,chiffre d’affaire ,revenus ou
tous autre opérations donnant lieu à l’exigibilité de l’impôt.
 délais normaux de prescription en matière d’impôt non déclaré :ce délai est fixé à 10
ans, en effet l’impôt non déclaré peut être contrôlé par l’AF jusqu’à l’expiration de
la 10eme année qui suit celle de réalisation de bénéfice, chiffre d’affaire, revenus ou
tous opérations qui donnent lieu à l’exigibilité de l’impôt.

Une fois les agents de l’AF chargés de contrôle collectent les informations et documents
nécessaires pour détecter les incohérences et les fraudes fiscales existantes et rectifier les
bases d’imposition, les contrôleurs procèdent à l’exécution des procédures de vérifications
prévus par la législation fiscale en vigueur.

1.2 Les procédures de vérification fiscale


L’AF dispose en vertu de la loi un pouvoir général de contrôle qui est constitué par le droit
de vérification. Ce dernier se classe selon l’article 36 du CDPF en deux types à savoir une
vérification préliminaire des actes écrits et des déclarations, et une vérification approfondie
de la situation fiscale de l’entreprise objet de contrôle.

Les procédures de contrôle ne sont pas similaire pour les deux formes de vérification, mais
la différence n’est pas absolue toutes fois ces deux formes se rejoignent au niveau des règles
communes comme par exemple la notification des résultats de vérification au contribuable.
Le non respect des règles peut stipuler la nullité des rectifications et corrections apportés par
l’AF à la situation fiscale du contribuable.

Dans cette deuxième section, on va présenter les procédures de vérification fiscale et ses
conséquences.

1.2.1. La vérification préliminaire :

D’après l’article37 du CDPF, La vérification préliminaire s’effectue sur la base des actes,
déclarations ou tous autres documents déposés par le contribuable auprès des services de
l’AF. La vérification préliminaire contient deux types de contrôle à savoir le contrôle formel
qui a pour objectif de s’assurer que les déclarations déposés ne contiennent pas des fraudes
fiscales, anomalies ou omissions. Le deuxième type de contrôle est le contrôle sur pièce qui
consiste à examiner les documents et déclarations détenus par l’AF : une analyse critique et
vérification de la cohérence des documents et déclarations. Ce contrôle s’effectue en
comparant les informations fournis par les déclaration déposés par le contribuable et d’autres

19
Redressement Fiscal

informations déclarés par les tiers et stockés dans le système d’information développé par
l’AF.

La vérification préliminaire s’effectue également sur la base des informations et


renseignements collectés par les agents chargés de contrôle et ce tel que prévu par l’article
16-18 du CDPF dans le cadre de droit de communication.

Les procédures préalables à la vérification préliminaire : l’AF est tenue de demander au


contribuable par écrit des éclaircissements et renseignements qui portent sur l’opération de
vérification, cette demande doit être notifiée au contribuable selon les procédures de
notification prévue par l’article 10 CDPF. Le contribuable doit par la suite répondre par écrit
et ce dans un délai de dix jours à compter de la date de notification.

La vérification préliminaire n’empêche pas l’exécution d’une vérification approfondie de la


situation fiscale du contribuable.

Au cours de cette vérification, l’AF ne doit pas demander au contribuable de présenter sa


comptabilité, ou de notifier des résultats de la vérification préliminaire sans avoir demander
au contribuable des éclaircissements ou justifications pour l’exécution de la vérification. Elle
est également interdite de rectifier les déclarations déposées en s’appuyant sur des
informations obtenues auprès des tiers ou sur la base de la comptabilité.

Le CDPF prévoit une durée maximale de vérification préliminaire et ce de 90 jours à compter


de la date d’expiration du délai de réponse de contribuable.2

1.2.2 La vérification approfondie :

La vérification approfondie tel que prévus par les articles 38 jusqu’à 41 CDPF, tient compte
de la situation fiscale du contribuable soit de façon partielle c’est-à-dire un contrôle qui porte
sur un ou plusieurs impôts ou une ou plusieurs périodes. Soit de façon totale c’est-à-dire une
vérification qui porte sur tous les impôts dont le contribuable est redevable.

Cette vérification vise à assurer le respect par le contribuable de la législation fiscale en


vigueur. Elle s’effectue sur la base d’une comptabilité tenue et en général sur la base des
documents renseignements et présomptions de fait ou de droit.

Le CDPF prévoit plusieurs garanties en faveur du contribuable dans le cadre de vérification


approfondie, le non-respect de ces derniers engendre la nullité des impositions
supplémentaires.

2
Le délai de réponse sur la demande de renseignement est fixé à 10 jours à compter de la date de demande.

20
Redressement Fiscal

Les garanties de la vérification fiscale se traduisent par :

1.2.2.1 L’avis préalable :

L’AF est tenue de notifier le contribuable à son domicile réel mentionné sur la déclaration
d’existence pour le contribuable soumis à l’obligation de dépôt d’une déclaration
d’existence. Ou au domicile réel porté sur le verso de la déclaration annuelle de l’IRPP pour
le contribuable non soumis à l’obligation de dépôt d’une déclaration d’existence (la
notification doit être effectuée aux moyen des agents de l’AF, un huissier notaire ou par une
lettre recommandée avec accusé de réception conformément à l’article 10 du présent code).
L’avis préalable comporte notamment l’identité de l’agent ou les agents chargés de contrôle,
les impôts et la période concernée par la vérification approfondie, les indications relatives
au service de l’AF chargé de vérification avec un cachet, une mention expresse indiquant le
droit de contribuable d’assister lors de la vérification et la discussion des résultats par une
personne de son choix (conseil fiscal, avocat, exploitant d’un bureau d’encadrement et
d’assistance fiscale…) ou de se faire représenter par un mandataire sélectionné
conformément à la législation en vigueur et enfin la date de commencement de la vérification
qui doit être obligatoirement après 15 jours à compter de la date de notification de l’avis. Le
défaut de notification de l’avis de vérification ou le non respect du délai de 15 jours à
compter de la date de notification peut engendrer l’irrégularité de la procédure de vérification
approfondie.

1.2.2.2 Déroulement de la procédure de vérification approfondie :


A) Lieu de déroulement de vérification approfondie :

Cette vérification se déroule dans les locaux de l’entreprise objet de contrôle, mais elle peut
dans certaines cas avoir lieu dans les bureaux de l’AF et ce suite à une demande écrite par le
contribuable. Au cas où la vérification s’effectue dans les bureaux de l’AF, l’échange des
registres, pièces et documents entre celle-ci et le contribuable doit se faire contre récépissés

B) La date de commencement de vérification :

La date de début de procédures de vérification approfondie est mentionné dans l’avis envoyé
au préalable, toutefois le commencement de la vérification peut être différé et ce suite à une
demande formulée écrite et motivée par le contribuable ce qui entraine une fixation d’une
date effective de commencement et ce à travers un procès-verbal.

C) La durée de vérification approfondie :

21
Redressement Fiscal

le CDPF prévoit dans son article 40 une durée maximale de vérification approfondie de
6mois si la vérification est effectuée sur la base d’une comptabilité tenue et conforme a la
législation fiscale en vigueur, et une année dans les autres cas. Les interruptions de
vérifications liées soit au contribuable soit à l’AF ne sont pas prises en compte pour le calcul
de cette durée. Egalement le retard de présentation de la comptabilité, n’est pas pris en
compte dans le calcul de la durée de vérification sans que ce retard dépasse les 30 jours. Et
aussi le retard de réponse aux demandes de renseignements, justifications et éclaircissement
n’est pas inclus dans la durée de vérification approfondie.

D) représentation des parties durant la vérification approfondie :

Les noms des agents de l’AF chargés de la vérification doivent être indiqués au niveau de
l’ordre de mission et de l’avis de vérification notifié au contribuable. Ce dernier est en plein
droit de se faire assister durant le déroulement de procédure de vérification par une personne
de son choix ou se faire représenter par un mandataire désigné conformément à la législation
en vigueur et sélectionné parmi les personnes non frappées par des interdiction ou une
incompatibilité légale.

E) Présentation de la comptabilité, registres et livres prévus par la législation


fiscale :

Le contribuable vérifié est tenue de communiquer les logiciels, applications et programmes


utilisés pour l’arrêté de ses comptes et l’établissement de ses déclarations et ce s’il tient sa
comptabilité et ses déclarations par des moyens informatiques. Il doit également assister les
agents de l’AF pour l’exécution de leurs missions de vérification qui se manifestent par les
tests nécessaires qui portent sur les opérations réalisées au moyen de ces programmes.

Dans le cas où la vérification approfondie s’effectue sur la base d’une comptabilité tenue et
conforme à la législation fiscale en vigueur, le contribuable est tenue de présenter sa
comptabilité : registres, titres, livres et pièces comptables qu’il détient aux agents de l’AF.

Au cas où le contribuable refuse de communiquer sa comptabilité au service fiscal à la date


de commencement effectif, une mise en demeure doit être notifiée au contribuable en lui
accordant un délai supplémentaire de 30 jours accompagné par l’établissement d’un procès-
verbal.

F) visite des locaux du contribuable vérifié :

Les agents de l’administration fiscale sont en plein droit de visiter les locaux professionnels
déclarés et ce dans le but d’effectuer des constatations matérielles sur les stocks, nombres de
personnes, matériel de production… les agents peuvent aussi effectuer des visites à des

22
Redressement Fiscal

locaux soupçonnés qui sont peut être exploités dans des activités non déclarés, le but de ces
visites est la constatation des infractions et fraudes fiscales et de collecter également les
preuves y afférentes.

G) Le droit de l’AF de se faire assister par une personne d’expertise public ou


privé :

Les agents de l’AF chargés de vérification approfondie peuvent s’il est nécessaire se faire
assister par des agents de l’établissement publics ou privé qui non pas de relation de
concurrence avec le contribuable, comme par exemple une assistance part un expert en
comptabilité ou en informatique. Cette assistance est subordonnée par l’obtention d’une
habilitation spéciale par le ministre des finances ou une personne déléguée par ce dernier.

H) Les interruptions de vérification approfondie :

L’AF peut interrompre la procédure de vérification fiscale approfondie et ce suite à une


demande formulée et motivée par le contribuable pour une durée n’excédant pas 60 jours en
totalité. La période des interruptions n’est pas inclut dans la durée maximale de vérification
prévu par le présent code. (6 mois au cas d’une comptabilité conforme, 1 année dans les
autres cas).

I) La clôture de la vérification fiscale approfondie :

A la fin de la procédure de vérification approfondie, les résultats de cette dernière sont


communiquer au contribuable vérifié et par conséquent la vérification est clôturée.

1.2.3 La reprise exceptionnelle de vérification approfondie

La vérification approfondie admet dans la plus part des cas un caractère définitif pour les
impôts et les périodes sur lesquels elle a porté. Mais, cette vérification peut être dans
certaines cas reprise exceptionnellement et ce dans les limites des délais de prescription. La
reprise exceptionnelle de vérification approfondie aura lieu si l’AF dispose des
renseignements et informations dont elle n’a pas eu connaissance durant le déroulement de
la vérification approfondie à titre d’exemple la découverte de bénéfice ou revenu touchant
l’assiette d’impôt et qui ne sont ni déclarés ni comptabilisés.

1.2.4 Les procédures communes aux différentes formes de vérification :

Les procédures communes à la vérification préliminaire et à la vérification approfondie


concernent notamment les éléments suivants :

23
Redressement Fiscal

1.2.4.1 La notification des résultats de vérification.

Les résultats de vérification doivent être notifiés au contribuable conformément aux


procédures prévus par l’article 10 CDPF (au moyen des agents de l’AF, par une lettre avec
accusé de réception, un huissier notaire). La notification des résultats de vérification fiscale
doit comporter la nature de vérification, le montant de l’impôt exigible, l’impôt et la période
concernée par la vérification, les rectifications apportées aux déclarations, l’identité des
agents vérificateurs, les pénalités exigibles.

La notification des résultats de vérification doit comporter l’invitation du contribuable


formuler ses oppositions et observations et ce dans un délai de 45 jours3 à compter de la date
de notification des résultats.

1.2.4.1.1 La discussion des résultats notifiés entre le contribuable et l’AF :

Le contribuable peut discuter les résultats de vérification fiscale par lui-même ou se faire
assister par une personne de son choix tel que prévus par le présent code. Les procédures
susmentionnées peuvent aboutir à deux situations :

 Un accord total ou partiel entre le contribuable et l’AF :

Cet accord est matérialisé par l’acquiescement et la suscription du contribuable d’une


déclaration rectificative et d’une reconnaissance de dette.

 Un désaccord total ou partiel entre le contribuable et l’AF :

Dans ce cas l’AF peut après l’expiration du délai de 30 jours fixé pour répondre à ces
résultats, établir l’arrêté de taxation d’office et ce au titre des points de désaccord, l’arrêté
est établit sur la base des résultats de vérification notifiées au contribuable.

1.2.4.1.2 La réduction et le rehaussement des résultats de la vérification:

D’après l’article 46 CDPF, les résultats de vérification fiscale communiqués au contribuable


objet de contrôle admettent en général un caractère définitif. Mais dans certains cas l’AF
peut procédée à un rehaussement ou réduction de ces résultats.

A) La réduction des résultats de vérification fiscale :

La réduction des résultats de vérification fiscale peut intervenir avant la notification de


l’arrêté de taxation d’office. Cette réduction ne nécessite pas l’exécution des procédures
spéciales. La réduction peut également se faire après la notification de l’arrêté de taxation.
Dans ce cas la réduction est obligatoirement effectuée dans le cadre des procédures de

3
Cette durée a été modifié par la loi de finance 2015 dans son article 31.

24
Redressement Fiscal

contentieux fiscal et ce à travers la présentation d’une demande à la cour d’appel chargé de


l’affaire et au tribunal de première instance saisie du litige.

B) Le rehaussement des résultats de vérification fiscale :

Le rehaussement intervient dans le cas de découverte de nouvelles informations ou


renseignements qui touchent l’assiette d’impôt et sa liquidation, et dont l’AF n’a pas eu
connaissance durant le déroulement de la vérification fiscale. Ou également au cas de
présentation des documents qui n’ont pas été prises en considération lors de la vérification.
Et aussi au cas d’existence des informations relatives à une augmentation du patrimoine de
contribuable et que cette dernière ne fait pas objet de déclaration auprès de l’AF. Le
rehaussement aura lieu aussi dans le but de corriger des erreurs matériels contenus dans la
notification des résultats de vérification ou de taxation d’office, à titre d’exemple
l’application d’un taux d’imposition étonné ou aussi la commission des erreurs lors de la
liquidation d’impôt.

Le rehaussement peut intervenir avant la notification de l’arrêté de taxation d’office et ce à


travers la communication complémentaire des résultats de vérification fiscale, cette
notification doit aura lieu avant l’expiration de la durée légale de vérification prévus par le
présent code.

Le rehaussement peut aussi intervenir après la notification de l’arrêt de taxation d’office. Il


s’effectue à travers la présentation d’une demande motivée au tribunal de première instance
qui est accompagnée par une notification complémentaire des résultats de vérification après
le prononcé du jugement de première instance et avant qu’il détient l’autorité de la chose
jugée.

1.3 Les conséquences de redressement fiscal : la taxation d’office

Durant le déroulement des procédures de vérification fiscale, l’AF chargée de contrôle peut
constater des erreurs, fraudes ou omissions au niveau des déclarations déposées par le
contribuable. En principe la rectification des anomalies constatées ne peut être réclamée
qu’après l’aboutissement d’une procédure de redressement contradictoire lorsque le
contribuable vérifié respecte les obligations fiscales déclaratives misent à sa charge. En
revanche le non respect de ces obligations déclaratives stipule l’application d’une procédure
de taxation d’office.

25
Redressement Fiscal

1.3.1 Définition et domaine de taxation d’office :

1.3.1.1 Définition :

La taxation d’office intervient suite à une opération de vérification fiscale. Elle se définit
comme étant une procédure à travers laquelle l’AF redresse le contribuable dans le cas où
elle dispose des éléments de preuve justifiant que le comportement du contribuable est fautifs
et que les déclarations déposés spontanément auprès de l’AF ne reflètent pas la situation
réelle du redevable.

La taxation d’office peut être définit comme étant une procédure par laquelle l’AF déclare
au contribuable vérifié le paiement d’un montant d’impôt en principale augmentée par un
montant de pénalité. Ce montant est déterminé selon les irrégularités et fraudes constatés
lors de la vérification fiscale.

1.3.1.2 Le domaine de taxation d’office :

Selon l’article 47 du CDPF, L’AF peut établir une taxation d’office du contribuable dans le
cas de désaccord total ou partiel entre les deux parties concernant les résultats de vérification
fiscale. Ou au cas de défaut d’opposition à la réponse de l’AF dans un délai de 45 jours à
compter de la date notification, et aussi suite au défaut de dépôt des déclarations exigibles.

A) La taxation suite à une vérification fiscale :

le contribuable est en mesure de répondre aux résultats de contrôle fiscal qui lui sont notifiés
par le service de l’AF chargé de vérification préliminaire ou approfondie ou ayant effectué
la reprise exceptionnelle de vérification en communiquant ses oppositions et ses réserves qui
doivent être justifiés par des éléments de preuves et des arguments valables. Si le
contribuable n’a pas répondu aux résultats de vérification fiscale dans la durée légale prévue
par le présent code (45jours à compter de la date qui suit celle de notification des résultats),
l’AF est en obligation de répondre la demande d’opposition dans un délai ne dépassant pas
6 mois à compter de la date d’opposition du contribuable. Ce dernier doit répondre à la
réponse de l’AF par écrit dans un délai ne dépassant pas 15 jours à compter de la date de
notification et ce conformément à l’article 44 bis du CDPF.

L’AF peut procéder à l’établissement d’une taxation d’office et ce sur la base des résultats
de vérification modifiés éventuellement en tenant compte des observations et arguments
invoqués par le contribuable et acceptés par l’AF, et ce après déduction des montant ayant
fait l’objet d’un acquiescement partiel.

26
Redressement Fiscal

B) Taxation d’office suite au défaut de déclarations:

La législation fiscale en vigueur prévoit certaines procédures pour la taxation d’office établit
suite au défaut de déclarations. Ces procédures s’appliquent au cas de non déposition des
déclarations fiscales exigibles et aussi au cas de défaut de présentation des actes
obligatoirement soumis à la formalité d’enregistrement.

La procédure de taxation d’office s’effectue sur la base des présomptions de droit ou de fait
et aussi sur la base des éléments de preuves écrites si elles existent.

En cas de défaut de dépôt des déclarations, la taxation d’office est établie après la notification
d’une mise en demeure au contribuable et l’expiration du délai de 30 jours à compter de la
date de mise en demeure.

Dans ce cas L’AF est en plein droit d’établir une taxation d’office, et ce nonobstant les
procédures que prévoit le CDPF qui se manifestent par :

- Le droit de contribuable de s’opposer aux résultats de vérification dans le délai


prévus
- L’obligation de l’AF de répondre par écrit à la réponse de contribuable dans un
délai de 6mois à compter de la date d’opposition du contribuable.
- La notification par écrit des résultats de vérification au contribuable.
1.3.2 L’arrêté de la taxation d’office :

La taxation d’office est effectuée à travers un arrêté établi par le ministre des finances. Il
peut également être établi par le chef de l’unité de contrôle nationale et des enquêtes fiscales,
le directeur général des impôts, le directeur des grandes entreprises ou aussi par le chef du
centre régional de contrôle des impôts territorialement compétent.

L’arrêté de taxation d’office doit obligatoirement indiquer certaines mentions à savoir le


noms, prénoms et grades des agents chargés de vérification , le services fiscale ayant procédé
à la vérification, la date de commencement et d’achèvement de la vérification approfondie
et le lieu de son déroulement, indication de la natures des erreurs constatés, aussi il doit
mentionné la recette des finances auprès de laquelle seront constatés les sommes exigibles.
D’après l’article 52 du CDPF le contribuable doit être informé par la possibilité de suspendre
l’exécution de l’arrêté de taxation d’office suite à la présentation d’une caution bancaire ou
au cas de paiement de 20% du montant de l’impôt en principale et ce dans un délai de
soixante jours à compter de la date de notification.

Le CDPF annonce dans son article 51 que l’arrêté de taxation d’office doit être notifier au
contribuable selon les procédures de notification prévus par l’article 10 du présent code (par

27
Redressement Fiscal

une lettre recommandée avec accusé de réception, par les agents de l’AF ou à travers des
auxiliaires tel que un huissier notaire).

L’arrêté de taxation est notifié au domicile mentionné sur le vers de la déclaration annuelle
de l’impôt sur les revenus pour le contribuable non concernés par l’obligation de dépôt d’une
déclaration d’existence. Pour ceux qui sont concerné par cette obligation, l’arrêté est notifié
au domicile réel du contribuable indiqué sur la déclaration d’existence.

1.3.3 Le caractère exécutoire de taxation d’office :

Selon « Neji Baccouche » dans son ouvrage « la nécessité de contrôle fiscal » : « soucieux
de garantir l’efficacité de control, le législateur a confié à l’arrêté de taxation d’office un
caractère immédiatement exécutoire » cela s’explique par le fait que la taxation d’office est
exécutoire nonobstant les actions en opposition. Le caractère exécutoire de taxation d’office
se manifeste à travers la constatation des montants d’impôt exigibles en principal et en
pénalité de retard dans les écritures de receveurs des finances.

L’arrêté de taxation d’office peut être suspendu par le paiement de 20% du montant d’impôt
exigible ou de présenter une caution bancaire du même montant tel que indiquer par l’article
52 du présent code. Ce dernier dicte également que la caution doit être payable à l’expiration
d’une année à compter de la date de notification.

Selon l’article 52 du CDPF, ne bénéficient pas de la suspension de l’exécution de l’arrêté de


taxation d’office l’impôt en principale et en pénalités de retard et les amendes exigibles en
matière de retenue à la source et les amendes et pénalités prévus par les article 84 et 85 bis.

L’imposition d’office sanctionne le retard de dépôt des déclarations et également le défaut


de déposition. L’AF procède à la taxation d’office en fixant un montant d’impôt à payer et
ça varie en fonction de la gravité de la situation du contribuable vérifié. Mais dans certaines
cas l’exécution immédiate de taxation peut être néfaste et aboutit à des conséquences
irréparables puisque ça peut mettre en péril la situation financière de contribuable objet de
contrôle et engendre parfois la faillite de l’entreprise taxée d’office.

28
Redressement Fiscal

Conclusion :

Dans ce rapport nous avons présentés le redressement fiscal dans son cadre général qui
énumère les prérogatives de l’administration fiscal et les garanties accordés au contribuable
en matière de contrôle fiscal, les différentes procédures suivies lors d’une vérification fiscale
à savoir la vérification préliminaire et la vérification approfondie, et les conséquences
générés par ce contrôle fiscal.

Dans le second chapitre, nous allons traiter un cas de redressement fiscal relatif à la société
de personne physique « A »

29
Redressement Fiscal

Chapitre 2 : Redressement fiscal : cas de la


personne physique « A »

30
Redressement Fiscal

2.1 Présentation du cabinet CSF et déroulement de stage

2.1.1 présentation du cabinet :

Le bureau d’étude et de comptabilité crée en 1999, situé à corniche Sousse, géré par Mr
Farroukh Safouane, est spécialisé dans l’assistance comptable, Audit, commissariat,
constitution des sociétés et étude de projets.

L’effectif permanant du bureau compte actuellement sept personnes qui se décomposent


comme suit :

 Mr Farroukh Safouane : commissaire aux comptes (titulaire d’un master en fiscalité des
entreprises, président de la chambre syndicale des comptables, commissaire aux
apports).
 Mlle Mosbahi Mariem : comptable (titulaire d’une licence en comptabilité).
 Mme Farroukh Sabrine : comptable (titulaire de diplôme en comptabilité).
 Mme Farroukh Safaa : superviseur (titulaire d’une maitrise en comptabilité).
 Mlle Ben Farah Sameh : aide comptable (titulaire d’un master en commerce
international)
 Mr. Ben Gadha Khaled : conseiller fiscal

Identification de l’entreprise:

Raison social: cabinet Safouane Farroukh “CSF”


Activité: comptabilité et commissariat aux comptes
Dirigeant : Mr Safouane Farroukh
Siege sociale : rue mongi bali corniche Sousse
Téléphone : 73202747
Fax : 73229259
E-mail : [email protected]
Effectif : 7 employés
Code TVA : 566145J
Affectation : CNSS
Logiciel utilisé :
 Logiciel paie
 Logiciel mozaiss comptabilité
 Logiciel facturation

31
Redressement Fiscal

Organigramme :
L’organigramme de la société « CSF » se présente comme suit :

Expert-Comptable: Mr. SAFOUANE FARROUKH

Conseiller fiscal : khaled ben


Gadha

Superviseur : Comptable : Comptable : Aide


SAFA MARIEM SABRINE comptable :
SAMEH

2.1.2 La structure organisationnelle

A) le dirigeant : est un réviseur comptable dénommé Mr Farroukh Safouane.

Il assure les taches suivantes :

 choix des clients de la société, organisation d’audience avec chaque nouveau


client avant de décider de tenir son dossier.
 Supervision et vérification de tous les travaux.
 Mise à la disposition du personnel toutes les nouveautés comptables, fiscales
et juridiques.
 Elaboration et études de la rentabilité des projets.
 Supervision des dossiers de commissariat aux comptes. Etc…

B) Le superviseur : C’est une comptable pourvu d’une longue expérience et manifeste une
haute compétence. Elle est chargée de:

- Vérifier les travaux effectués par les comptables.

32
Redressement Fiscal

- Résoudre les difficultés rencontrées par les comptables.

- Préparer les bilans comptables.

- Discuter les problèmes rencontres avec les clients.

- Etc…

C) les comptables : effectuent les taches suivantes :

 Contrôle du travail effectué par les aides comptables, contrôler l’exactitude des
enregistrements effectués dans les journaux auxiliaires.
 Présentations des écritures d’inventaire.
 Etablissement des états de rapprochement bancaire.
 Etablissement des déclarations fiscales mensuelles.

Les dossiers traités se rapportent à des personnes morales (SARL, SUARL, SA) ou à des
personnes physiques (des commerçants, médecins, artisanats et autres exerçant des
professions libérales).

D) l’aide comptable : s’occupent du classement des pièces justificatives selon un ordre


chronologique. Le classement est une étape très importante car elle permet de faciliter le
travail et éviter les erreurs, les anomalies qui peuvent surgir. De même ils s’occupent de la
saisie des écritures comptables ainsi que la saisie des états de paie.

2.1.3 Présentation des services d’affectation :

Le cabinet se caractérise par une structure permettant d’effectuer tous les travaux nécessaires
aux services clients. Cette structure se définit de la manière suivante :

A- Le service comptable :

- la tenue de la comptabilité : elle s’appuie sur des pièces justificatives et comporte


la tenue des livres comptables ainsi que l’élaboration des états financiers.

Cette fonction se réalise à l’aide d’un ordinateur et un logiciel déjà installé conformément
au système comptable n vigueur.

- Assistance sociale : elle concerne la déclaration de CNSS, la gestion de paie


conformément aux conventions et aux lois en vigueur.

-Assistance fiscale : cette fonction occupe une place assez importante au sein de
ce service en établissent les déclarations mensuelles, trimestrielles et annuelles
d’impôt.

33
Redressement Fiscal

En plus, le service comptable s’occupe des travaux juridiques qui s’intéressent a tous les
côtés légaux concernant :

-La constitution des sociétés à savoir les statuts, les contrats de locations …

-L’établissement des procès-verbaux

-La liquidation : dans ce cas, le tribunal de première instance nomme un expert


judiciaire de la procédure de liquidation.

-Les conseils aux clients (consultation, ordonnance sur requête …).

B- Le commissaire aux comptes

Ce service bénéficie d’un grand intéressement au sein du cabinet pour assurer la bonne
démarche des opérations comptables et fiscales.

Ce service est supervisé directement par le chef de cabinet. En effet, les intérêts conclus de
l’audit des comptes servent à :

-Assurer la conformité aux dispositions légales et réglementaires (régularité et


sincérité des comptes annuels)

-Vérifié la conformité des inventaires aux résultats théoriques.

-Contrôler l’exactitude des informations financières fournis dans le rapport de


conseil d’administration y compris les états financiers.

-Protéger le patrimoine des entreprises.

C- Le logiciel de traitement comptable :

C’est un logiciel simple à utiliser « mozaiss comptabilité » qui est un outil avec des
fonctionnalités adaptés au travail quotidien des utilisateurs. Il est rapidement adopté par le
personnel de l’entreprise. Il se caractérise par sa rapidité, simplicité et efficacité.

Parmi ces avantages on cite :

-La rapidité de saisie et la modification des écritures comptables.

-Détections des erreurs.

-La facilité d’accéder à toutes informations dont on a besoin : saisie des écritures,
suivi des règlements, rapprochement bancaires…

34
Redressement Fiscal

Apres avoir terminé la présentation de l’établissement, on va entamer la partie des travaux


effectués pendant le stage.

2.1.4 Les différentes tâches effectuées :

Au cours de cette expérience, j’ai eu l’occasion de participer à des missions très diversifiées
ça me permet également de tirer des expériences dans plusieurs domaines.

J’ai commencé mon stage par la vérification des dossiers permanant des clients du cabinet,
à savoir des sociétés commerciales, industriels, de prestation de service, hôtellerie,
coopératives agricoles, des sociétés de promotion immobilière. Suite à la vérification on a
constaté tous les anomalies ainsi que les insuffisances relatives aux dossiers et par la suite
on les a rectifiés.

J’ai pu aussi découvrir le logiciel de comptabilité « mozaiss comptabilité » pour tous


enregistrements des opérations comptables tel que les opérations d’achat de vente, les
opérations bancaires (versements espèce, les retraits, les souches, les remises chèques…),
les retenus à la source, CNSS…

J’ai participé au saisie comptable de certains dossiers, à savoir les opérations d’achats, vente,
caisse, banques et autres opérations diverses :

2.1.4.1 Les opérations d’achat :

-les achats de chaque société sont classés par ordre chronologique avant la comptabilisation
suivant la convention de rattachement des charges aux produits de l’exercice.

-les opérations d’achat sont réparties comme suit :

A - les achats liés directement à l’activité de la société à savoir la matière première objet de
transformation en produits finis, l'achat de marchandises, destiné à la vente. Ils sont logés
dans les comptes suivants : soit 601000 et 607000.

B - les autres achats liés indirectement à l’activité à savoir le carburant, fournitures de


bureau, entretiens et réparations, frais postaux, publicité …

2.1.4.2 Les opérations de vente :

On a saisie toutes les opérations de vente, et on a déflaqué le compte 707000 selon le taux
de TVA appliqué, soit 19%, 13% ou 7% de cette manière 70700019, 70700013 et 7070007.

De même on a saisie des opérations de vente en suspension de TVA et des ventes exonérées,
et cela suivant des attestations en suspension de TVA visées par le bureau de contrôle
d’impôt. Et en fin, la saisie des opérations de vente à l’export.

35
Redressement Fiscal

2.1.4.3 Les opérations de caisse :

Ce journal loge toutes les opérations réalisées et payées en espèce par la société, ainsi que
les retraits espèces auprès de la banque et cela par l’intermédiaire du compte 58 virements
internes.

2.1.4.4 Les opérations de banque :

Ce journal loge toutes les opérations relatives à la banque, retrait, versement, virement,
transfert, règlement chèques … on a aussi établit le rapprochement bancaire et vérifier toutes
les commissions relative à chaque transaction bancaire.

2.1.4.5 Les opérations diverses :

Ce journal loge toutes les opérations de loyer et constatation des salaires, CNSS, et retenus
à la source fin de mois. Aussi on a établi la constatation de TVA et les amortissements
annuels. Egalement les opérations de stock et les constatations d’impôt etc.

Chaque pièce comptable doit être vérifiée et imputer selon le plan comptable, la date,
le numéro d’opération ainsi que le nom du client ou fournisseur. Egalement chaque journal
doit traduire toutes les opérations et mouvements comptables y afférentes.

Plusieurs journaux sont mis à notre disposition :

001 journal d’ouverture.

002 journal vente

003 journal achat

004 journal divers

005 journal banque

J’ai également participé à diverses activités du cabinet, tel que les rapprochements bancaires
et la rédaction des procès-verbaux après chaque réunion.

J’ai participé aussi à la justification des comptes clients et fournisseurs suite à la vérification
des comptes, j’ai eu l’occasion de vérifier et justifier tous les soldes fournisseurs et clients
de manière que la balance auxiliaire de ces comptes soit réelle et justifiée pour aboutir à des
comptes exhaustives et justifiées au date de 31/12/N.

36
Redressement Fiscal

2.2 Redressement fiscal : cas de la personne physique « A »

2.2.1 Prise de connaissance générale de la personne physique « A »

2.2.1.1 Description générale et Domène d’activité :

Monsieur « A » opère dans le secteur de promotion immobilière, située à Sousse. Ce bureau


a été créé en janvier 2005 .son objectif principale est la réalisation des opérations
immobilières :

-La réalisation ou l’exécution soit directement ou indirectement, soit en association ou en


participation avec des tiers de tous travaux de Bâtiments ou Génie Civil.

-La construction d’ensemble immobilier destiné à tous usage : touristique, habitation de tous
genres (résidence, villa, …) pour la vente, la location ou l’exploitation commerciale,
industrielle, sportive ou artistique.

-L’achat, la vente ou échange de tous terrains.

-L’importation, l’exportation, le stockage, la détention et la distribution de tous les produits


et matériaux de construction en état brute ou en produit fini se rapportant directement à
l’objet ainsi que la préparation générale ou exclusive de toute marque de fabrication
nationale ou étrangère s’y rapportant.

-Et plus généralement toutes opérations commerciales, industrielles, financières, artisanales,


mobilières ou immobilières pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet
social ou à tous autres objet similaire ou connexe, susceptible d’en faciliter son extension ou
son développement.

Depuis sa création, l’activité est en croissance permanente disposant de diverses réalisations


encours elle a de plus une capacité d’acquérir une part de marché de plus en plus importante.
Le groupe poursuit son développement avec un objectif de réaliser un immeuble de grande
qualité technique, environnementale et architectural, afin d’assurer à leurs occupants des
conditions de vie seines et confortables.

Fiche d’identité de la société :

 Nom du promoteur : Monsieur « A »


 Siege social : Avenue Perle De Sahel Sousse 4071
 Date de création : 01/01/2005
 Forme juridique : SUARL
 Matricule fiscale : *****
 Chiffre d’affaire actuel : 461 448,466

37
Redressement Fiscal

 Secteur d’activité : Promotion Immobilière


 Régime fiscal : Régime Réel assujetti de TVA.

2.2.1.2 L’organisation de la société

 Département administratif : ce département est intéressé de déposer à temps, en effectif


suffisant et en permanence des personnes compétentes et motivées pour effectuer leur
travail nécessaire, de valoriser leurs talents avec un niveau élevé de performance et de
qualité. Ceci est effectué dans un climat social favorable accompagné par des conditions
de travail confortables.
 Département technique : l’objectif principal de ce département est de contrôler
l’avancement des travaux en respectant les délais et les couts prévus. Le responsable de
ce département vise à assurer :
-La gestion de réserve foncière.
-La réalisation des études de faisabilité des programmes immobilières.
-La réalisation des travaux en respectant les délais.
-Le lancement des appels d’offre des corps des métiers chargé de l’assistance
de société : architecte, bureaux des études, bureaux de contrôle.
-Suivi de réalisation des travaux.
-L’approbation des factures des travaux réalisés.
-L’approbation et constatation de la livraison des travaux.

2.2.1.3Contexte juridique et fiscal :

A) L’impôt : la société est soumise à l’impôt sur les revenus (IRPP).


B) TVA : la société récupère la TVA ayant grevée ses charges et ses immobilisations
selon les règles de droit commun.

38
Redressement Fiscal

2.2.2 Les procédures de vérification fiscale

Depuis son entrée en exploitation en 2005, l’activité de monsieur A ne cesse de se


développer, on peut dire qu’elle est en croissance remarquable jusqu’à ce que l’AF a notifié
au contribuable un avis de vérification dite préliminaire effectuée sur la base des actes
déclarations et autres documents déposées spontanément auprès de l’AF.

2.2.2.1 Les procédures de vérification préliminaire

Les agents de l’AF chargés de contrôle effectuent les deux types de contrôles nécessaires à
savoir le contrôle formel et le contrôle sur pièces pour s’assurer que les informations
déposées ne contiennent pas de fraudes et omissions. Tous les avis et informations
communiqués au contribuable sont conformes à l’article 10 du CDPF.4

Les agents vérificateurs ont demandés par écrit des éclaircissements et des justifications sur
lesquelles les contrôleurs vont rectifiés les déclarations puisqu’ils sont interdits de s’appuyer
sur la comptabilité du contribuable.

Durant la vérification préliminaire, l’AF a détecté certaines insuffisances et infractions.

La vérification préliminaire a durée 15 jours, durant cette période les agents vérificateur ont
procédés à la rectification des déclarations et par conséquent le contribuable objet de
contrôle est en mesure de payer une somme d’argent constitué par une dette principale
additionnée par un montant de pénalité.

La vérification préliminaire effectuée n’a pas empêché l’exécution d’une vérification


approfondie puisque les agents chargés de vérification doutent que la situation fiscale du
contribuable n’est pas juste et exacte.

2.2.2.2 Les causes principales de vérification approfondie :

Selon le rapport de vérification fiscale approfondie qui concerne Monsieur « A »


(voir annexe n°1), les principales causes de vérification approfondie sont en premier lieu
l’insuffisance du chiffre d’affaire déclaré, en effet le contribuable ne déclare pas la totalité
de son chiffre d’affaire. En deuxième lieu la plus part des dépenses effectués par ce
promoteur ne sont pas accompagnées par des factures justificatives. Et enfin, ce contribuable
augmente les charges de son bureau à travers des dépenses qui ne sont pas liés à son activité
principale.

4
Selon l’article 10 du CDPF l’AF est tenue de notifié tous informations au contribuable vérifié à travers une
lettre avec accusée de réception, ou au moyens de ses agents chargés de vérification ou aussi à travers un
huissier notaire.

39
Redressement Fiscal

La vérification fiscale approfondie porte sur la situation fiscale du contribuable soit de façon
totale ou partielle c’est-à-dire un contrôle sur un ou plusieurs impôts. Cette vérification est
effectuée en se basant sur la comptabilité.5

2.2.2.3 Les procédures de vérification approfondie :

2.2.2.3.1 L’avis préalable :

Avant le commencement de de la vérification approfondie, monsieur « A » a reçu un avis


préalable de vérification qui mentionne les impôts concernés par la vérification présenté dans
le tableau ci-dessus, la période de contrôle, les agents vérificateurs, l’AF chargée de
vérification accompagné par un cachet, et la mention expresse du droit du contribuable de
se faire assister lors de la vérification.

Tableau1 : Les impôts et la période concernée par la vérification approfondie :

L’impôt concerné La période


L’IRPP 01/01/2007 AU 31/12/2013
AP 01/01/2010 AU 31/12/2013
TVA 01/012010 au 31/12/2013
TFP 01/01/2010 AU 31/12/2013
FOPROLOS 01/01/2010 AU 31/12/2013
RS 01/01/2010 AU 31/12/2013
TCL 01/01/2010 AU 31/12/2013
TCT 01/01/2010 AU 31/12/2013
Pour des raisons de confidentialité l’avis préalable de vérification n’a pas été fourni par
l’entreprise.

2.2.2.3.2 Le lieu de déroulement des procédures :

Avant le commencement effectif de la vérification, il est nécessaire de fixer le lieu de


déroulement de contrôle. Dans le cas de monsieur « A » la vérification a été effectuée dans
les locaux de contribuable puisque ce dernier n’a pas demandé par écrit d’effectuer la
vérification dans les bureaux de l’AF.

2.2.2.3.3 La représentation des parties lors de la vérification approfondie :

L’AF chargée de contrôle est représentée par ses agents vérificateurs dont leurs identités
sont mentionnées dans l’avis préalable et l’ordre de mission.

5
Au cas de refus de comptabilité par l’AF, les agents chargés de vérification se basent sur les présomptions
de droit et de faites.

40
Redressement Fiscal

2.2.2.3.4 Présentation de la comptabilité :

A la date de commencement effectif de vérification, le contribuable à communiquer aux


agents de l’AF, les registres, titres, livres et documents comptables qu’il détient à cet effet,
puisque sa comptabilité est tenue et conforme à la législation fiscale en vigueur.

Les travaux de vérification ont commencés à la date prévus : 29/10/2014 jusqu’au


23/12/2014. A cette date, le contribuable a été notifié des résultats de vérification
approfondie.

2.2.2.4 Les travaux de rectification fiscale effectués : (voir annexe 2)

2.2.2.4.1 En matière de rectification du chiffre d’affaire :

Les chiffres d’affaire déclarés depuis l’année 2010 jusqu’à 2013 sont inexactes, en
s’appuyant sur les extraits bancaires de monsieur « A », les agents de l’AF ont procédés à
ces rectifications en matière de chiffre d’affaire. Cette correction est présentée par le tableau
ci-dessous :

Tableau 2 : rectification de chiffre d’affaire 2010-2013 :

2010 2011 2012 2013

Chiffre d’affaire déclaré 133.234,081 73.560,361 73.059,270 108.219,800

Chiffre d’affaire non 61.381,063 50.372,286 77.608,851 79.504,226


déclaré
Chiffre d’affaire réel 194.615,144 123.932,647 150.668,121 187.724,026

2.2.2.4.2 En matière de l’IRPP :

Les agents chargés de vérification ont procédés d’abord à l’intégration du montant du chiffre
d’affaire non déclaré, puis ils ont aussi intégrés les montants des charges qui ne sont pas
justifiés par des factures, et enfin ils ont aussi intégrés les montants des dépenses non liées à
l’exploitation de l’entreprise.

41
Redressement Fiscal

Cette intégration doit avoir lieu pour calculer un résultat fiscal rectifié qui représente la base
de calcul de L’IRPP. Le tableau ci-dessous présente le résultat fiscal vérifié :

Tableau 3 : calcul de résultat fiscal rectifié 2010-2013 :

2010 2011 2012 2013


Chiffre d’affaire 61.381,063 50.372,286 77.608,851 79.504,226

Dépenses non 19.578,270 19.578,270 19.578,270 19.578,270


justifiés
Charges non liés 4.857,689 2.076,948 1.722,815 1.579,504
à l’exploitation
Déficits reportés (37.291,931) (82.375,651) (91.832,680.) (50.669,090)
Résultat rectifié 48.525,091 (10.348,147) 7.077,256 49.992,910

2.2.2.4.3 En matière de TVA : (voir les annexes n°3)

Les agents de l’AF doivent intégrer les montants du chiffre d’affaire non déclaré afin de
rectifier les montants de la TVA collectés et les montants de TVA à payer. Cette intégration
concerne les quatre années à compter de 2010 jusqu’à 2013.

Base de calcul de TVA 2010 = 194.615,144

Base de calcul de TVA 2011 = 123.932,647

Base de calcul de TVA 2012 = 150.668,121

Base de calcul de TVA 2013 = 187.724,026

2.2.2.4.4 En matière de TCL :

Dans notre cas, la TCL est égale à 0.2% du chiffre d’affaire brut, donc les agents chargés de
contrôle doivent rectifiés la base de calcul de cette taxe pour les quatre années à compter de
2010 jusqu’à 2013. Cette rectification peut se présenter comme suit :

42
Redressement Fiscal

Tableau 4 : base de calcul de TCL 2010-2013 :

2010 2011 2012 2013

Chiffre 194.615,144 123.932,647 150.668,121 187.724,026


d’affaire
TVA collecté 35.030,726 22.307,877 27.120,262 33.790,324

Chiffre 229.645,870 146.240,523 177.788.382 221.514,350


d’affaire brut

2.2.2.4.5 En matière de redevance au profit de la caisse générale de compensation :


La redevance est due au taux de 1% sur le revenu annuel net. Dans notre cas le revenu net
de l’année 20136 doit être rectifié puisqu’il représente la base de calcul de la redevance.

La base de calcul de redevance = 221.514,350

2.2.2.4.6 En matière de TFP, RS, FOPROLOS, TCT:

Ces taxes n’ont pas fait objet de rectification durant les quatre années à compter du
01/01/2010 jusqu’au 31/12/2013.

2.2.2.5 Calcul des taxes après la rectification :

2.2.2.5.1 Les taxes de l’année 2010 : (voir annexe n°4)

2.2.2.5.1.1 L’IRPP :

L’impôt sur les revenus des personnes physiques est calculé en appliquant le barème de
l’IRPP sur le résultat fiscal déjà rectifié qui est égale à 48.523,000.

Le barème de l’IRPP :

Tranche Taux effectif Taux à la limite supérieure


0 A 1.500,001 Dinars 0% 0%
De 1500.001 à 5.000 dinars 15% 10.5%
De 5.000,001 à 10.000 dinars 20% 15.25%
De 10.000,001 à 20.000 dinars 25% 20.12%
De 20.000,001 à 50.000 dinars 30% 26.05%
Au-delà de 50.000 dinars 35%

6
Selon l’article 63 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre 2012, la redevance et applicable à partir du 1 er
janvier 2013 sur les revenus nets réalisés en 2012 et déclarés en 2013 et aux revenus des années ultérieurs

43
Redressement Fiscal

Application numérique :

1500*0%= 0

3500*15% = 525 l’impôt dû est égale à 12.582,800

5000*20% = 1000

10000*25% = 2500

28526*30% = 8557.800

2.2.2.5.1. 2 TVA :

La TVA est calculée sur la base du chiffre d’affaire réalisé en 2010 et rectifié:

Le montant de TVA collectée est fixé à : 194.615,144*18% = 35.030,726

Le montant de TVA déductible est fixé à 34.659,704

Le montant de TVA à payer = 371,022

2.2.2.5.1.3 TCL :

Dans notre cas, cette taxe est due au taux de 0.2% du chiffre d’affaire brut local.

TCL après rectification : 229.645,870*0.2% = 459,291

TCL avant rectification : 314.431

TCL a payé : 144,860.

Les agents de l’AF n’ont rien constaté en matière de RS, TFP, FOPROLOS, TCT pour
l’année 2010.

2.2.2.5.2 Calcul taxes pour l’année 2011 :

2.2.2.5.2.1 Les acomptes prévisionnels :

Les acomptes prévisionnels sont perçus selon trois échéances égale chacune à 30% de
l’impôt dû au titres des revenus de l’année précédente.

44
Redressement Fiscal

Tableau 5 : calcul de résultat de résultat après paiement des AP :

1er acompte 2ème acompte 3ème acompte


Impôt dû 12.582,800 12.582,800 12.582,800
L’acompte prévisionnel 3.774,840 3.774,840 3.774,840
L’acompte payé RIEN RIEN RIEN
Le reste à payer 3.774,840 3.774,840 3.774,840
2.2.2.5.2.2 L’IRPP :

En 2011, monsieur « A » a réalisé un résultat fiscal rectifié déficitaire de -10.348,147.


Par conséquent on ne peut pas appliquer le barème de l’IRPP sur ce résultat, on va appliquer
le minimum d’impôt des personnes physiques qui est égale à 200.000 DT.

On déduit ensuite la somme des acomptes prévisionnels payés qui est égale à 11.324,520
pour aboutir à un impôt sur les revenus des personnes physiques rectifié égale à -11.124.520
et qui représente un report pour l’année suivante.

2.2.2.5.2.3 TVA :

La TVA collecté est calculée sur la base du chiffre d’affaire rectifié en 2011 :

TVA collectée : 146.240,523*18% = 22.307,877

Le montant de TVA déductible est fixé à 17.324,520

TVA à payer est égale à 4.4766,066.

2.2.2.5.2.4 TCL :

Cette taxe représente 0.2% du chiffre d’affaire brut rectifié de l’année 201.

TCL après la rectification : 146.240,523*0.2% = 292,481

TCL avant la rectification = 173,601

TCL a payé = 118,880

Les agents vérificateurs n’ont pas constatés des insuffisances au niveau de RS, TFP,
FOPROLOS, TCT durant l’exercice 2011.

45
Redressement Fiscal

2.2.2.5.3 Calcul des taxes pour l’année 2012 :


2.2.2.5.3.1 les acomptes prévisionnels :

En 2011, monsieur « A » a réalisé un déficit de -10.348,147 ce qui stipule l’application du


minimum d’impôt qui sera par conséquent la base de calcul des acomptes prévisionnels en
2012. Le tableau ci-contre représente le détail de calcul des acomptes en 2012.

Tableau 6 : calcul de résultat après paiement des AP de 2012 :

1er acompte 2ème acompte 3ème acompte


Impôt dû 200,000 200,000 200,000
Acompte prévisionnel 60,000 60,000 60,000
Acompte payé 25,274 60,000 60,000
Report de 2011 (11.124,520) - -
Report antérieur - (11.089,794) (11.089,794)
Report 2012 (11.089,794) (11.089,794) (11.089,794)
Le 1 acompte prévisionnel payé est égal à 25,274, cela s’explique par la possibilité que
er

monsieur « A » admet un RS égal à 34.726 qui sera déduit du montant de l’acompte


prévisionnel.

2.2.2.5.3.2 L’IRPP :

L’IRPP est calculé sur la base du résultat fiscal rectifié en 2012 qui est égale à 7.078.000
arrondie. Suite aux travaux de calcul effectué que les contrôleurs ont procédé par la
multiplication du résultat rectifié par le taux d’imposition des personnes morales pour
aboutir à ce résultat : 7.078,000*30% = 2123.400.

Alors qu’ils doivent normalement appliquer le barème de l’IRPP sur ce résultat pour trouver
le montant d’impôt dû.

Application numérique :

1500*0% = 0

3500*15% = 525 l’impôt dû est égale a : 940.600

2078*20% = 415.600

Aussi ils ont déduit le montant du RS du report, or ils doivent déduire le montant du 1er AP
payé pour aboutir à un report de : 11.124,520- 25,274 = 11.099,246.

De plus ils n’ont pas procéder à la déduction du montant du 2ème acompte pour aboutir à un
résultat égale à : 11.089.794 - 60.000 = 11.029,794.

46
Redressement Fiscal

Cette faute est commise également lors du calcul de résultat après le 3ème acompte.

Ces erreurs de calcul ont été relatées à partir du document relatif à la rectification du résultat
de l’année 2012.

2.2.2.5.3.3 La TVA :

La TVA collectée est calculée sur la base du chiffre d’affaire rectifié en 2012.

TVA collectée = 150.668,121*18% = 27.120,262.

Le montant de TVA déductible est fixé à 9.051,704.

TVA à payer = 18.068,558

2.2.2.5.3.4 TCL :

TCL après rectification = 177.788,382*0.2% = 355,576

TCL avant la rectification = 172,417

TCL à payer = 183,159

Durant l’année 2012 les agents vérificateurs n’ont pas constatés des insuffisances au niveau
de RS, TFP, FOPROLOS, TCT.

2.2.2.5.4 calcul des taxes de l’année 2013 :


2.2.2.5.4.1 les acomptes prévisionnels

Les acomptes prévisionnels de 2013 représentent chacune 30% de l’impôt dû de l’année


2012 qui est égale à 2.123,400. Les détails de calcul des acomptes prévisionnels figurent
dans le tableau ci-dessous :

Tableau 7 : calcul de résultat après paiement des AP de l’exercice 2013 :

1er acompte 2ème acompte 3ème acompte


Base des acomptes 2.123,400 2.123,400 2.123,400
Acompte prévisionnel 637,020 637,020 637,020
Acompte payé 60,000 60,000 60,000
Report d’impôt 2012 (9.166,394) - -
Report antérieur - (8.589,374) (8.012,354)
Report (8.589,374) (8.012,354) (7.435,334)

47
Redressement Fiscal

2.2.2.5.4.2 l’IRPP :

Cet impôt est calculé sur la base de résultat fiscal rectifié de 2013 qui est égale à 49.999,000
arrondie. On aboutit à l’impôt dû de l’année 2013 en appliquant le barème de l’IRPP sur ce
résultat.

Détail de calcul :

1500*0% = 0

3500*15% = 525 L’impôt dû 2013 = 13.022,900

5000*20% = 1000

10000*25% = 2500

29.992,910*30% = 8997.873

2.2.2.5.4.3 TVA :

Le montant de TVA collectée est calculé sur la base du chiffre d’affaire rectifié pour l’année
2013 donc le montant de TVA collecté est égale à : 187.724,026*18%= 33.790,324. Le
montant de TVA déductible est fixé à 7.964,947.

Le montant de TVA a payé est égale à 25.825,377.

2.2.2.5.4.4 TCL :

Cette taxe représente 0.2% du chiffre d’affaire brut rectifié

TCL après la rectification : 221.514,350*0.2% =443.028

TCL avant la rectification égale à 255,394

TCL à payer =187,634

Durant l’année 2013, Les agents vérificateurs n’ont pas constatés des insuffisances au niveau
de RS, TFP, FOPROLOS, TCT.

Selon les résultats de vérification fiscale représentés par l’annexe qui présente les dettes
principales des différentes taxes accompagnés par les montants des pénalités y afférentes.
Monsieur « A » est en mesure de payer une somme de 108.079,926 DT à la recette des
finances déjà déterminé avant le commencement de la procédures de vérification. Ce
montant se compose de 79.414,226 comme dette principale et de 28.665,700 comme
pénalité.

48
Redressement Fiscal

2.2.2.6 Le droit de contribuable de s’opposer au résultat de vérification :

Selon les articles 44 et 45 CDPF, le contribuable doit répondre par écrit aux résultats de
vérification dans un délai n’excédant pas trente jours. Conformément à ces articles, monsieur
« A » a présenté le 19/01/2015 une demande d’opposition des résultats de vérification
approfondie notifiée le 23/12/2014 (annexe n°6).

Cette demande d’opposition porte sur le chiffre d’affaire non déclaré vu que l’AF a considéré
que le montant déposé a la banque comme étant chiffre d’affaire alors que le contribuable a
placé la totalité de ces fond à la banque vu les mauvaises situations qu’a eu l’entreprise.

Monsieur « A » a demandé à l’AF de ne considère que 20% de ce montant comme étant


chiffre d’affaire. Et en ce qui concerne les dépenses non justifiées, monsieur « A » annonce
qu’il va présenter les factures nécessaires vu que la vérification concerne une longue période
(presque depuis l’entrée en exploitation effective).

Selon l’annexe n°7 qui correspond à la réponse de l’AF sur l’opposition du contribuable.
Le rapport de l’AF concernant l’opposition du contribuable sur le résultat de vérification
approfondie contient les différentes observations qui figurent dans l’opposition, et la
décision de l’AF concernant cette opposition en mentionnant les observations acceptées et
ceux qui ont été probablement rejetées.

Ainsi l’AF n’a accepté aucune observation et elle a décidé de maintenir son observation
initiale en ce qui concerne le fait de considérer la somme déposé auprès de l’établissement
financier comme étant chiffre d’affaire non déclaré en cas de non justification de ce montant.
Et pour les dépenses non justifiées, l’AF est en mesure d’intégrer ses dépenses tant que le
contribuable ne présente pas les factures y afférentes.

La réponse concernant l’opposition sur le résultat de vérification approfondie a été notifiée


au contribuable conformément à l’article 10 CDPF (voir annexe n°8).

Pour des raisons de confidentialité, le reste des annexes n’a pas été fourni par le contrôle des
impôts, et donc le sort de monsieur « A » en matière de redressement fiscal est incertain, par
conséquent deux hypothèses peuvent se présenter :

49
Redressement Fiscal

A) 1ère hypothèse : cas d’un accord total ou partiel entre le contribuable et l’AF sur les
résultats de vérification approfondie :

Cet accord doit être matérialisé par la souscription d’une déclaration rectificative et d’une
reconnaissance de dette. Ou le paiement direct du montant de l’impôt exigible auprès des
recettes de finances déjà fixé avant le déroulement de la procédure de vérification.

Le paiement de la dette est pris en compte dans la comptabilité de monsieur « A » et ça


se traduit par la création d’un nouveau compte de la classe 6 dont l’intitulé est
« Redressement fiscal » qui sera crédité par un compte de trésorerie.

B) 2ème hypothèse : cas de désaccord total :

Dans ce cas l’AF procède à l’établissement d’une taxation d’office. Cette dernière est établie
sur la base du résultat de vérification fiscale en tenant compte observations qui ont été
acceptés par l’AF à travers la déduction de leurs montant.

Si le contribuable reste indiffèrent c’est-à-dire qu’il n’a pas l’intention de payer la taxe mise
à sa charge, l’AF peut faire recours au tribunal de 1ère instance pour l’établissement d’un
contentieux fiscal.

Dans ce deuxième chapitre, nous avons présenté la société personne physique objet de
redressement fiscal, ainsi que les différentes opérations de rectifications et corrections
effectuées par les agents de l’AF chargés de contrôle.

Après avoir traité les différentes opérations de rectification qui portent sur la situation fiscale
de monsieur « A », on peut tirer comme résultat que monsieur « A » est taxé d’office d’un
montant de 108.079,926 malgré qu’il a procédé par l’établissement d’une demande
d’opposition. Et ce puisque l’AF n’a pas acceptée aucune observation. Vu des raisons de
confidentialité, certaines annexes n’ont pas été fournies par le service de contrôle fiscal à
savoir ceux qui concernent le sort de monsieur « A » après le redressement fiscal, pour cela
on a traité les deux hypothèses qui peuvent se présenter.

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Redressement Fiscal

Conclusion générale

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Redressement Fiscal

Conclusion générale

Le thème abordé dans ce rapport étant le redressement fiscal qui peut se défini comme une
opération effectuée par les agents de l’AF qui vise à assurer la fiabilité des déclarations à
déposées par le contribuable et ce à travers leur rectification en cas de constatation de fautes
ou omissions.

Dans le premier chapitre du rapport, on a présenté les prérogatives accordées par la


législation en vigueur à l’AF ainsi qu’au profit des contribuables objets de contrôle.

Après avoir rectifié les déclarations d’impôt relatives au période concerné par le
redressement, le contribuable est en mesure de régler les sommes mises à sa charge. En cas
de défaut de paiement, l’AF doit procéder à l’établissement d’un contentieux fiscal.

Dans le deuxième chapitre nous avons traité un cas d’une personne physique en
redressement fiscal. Nous avons présenté les différents travaux de rectification effectués lors
de contrôle fiscal.

Le résultat principal de ce contrôle se résume en la taxation de monsieur « A » d’une somme


égale à 108.079,926, ce dernier a établi une demande d’opposition qui a été rejetée par le
service fiscal. Et pour des raisons de secret professionnel le sort de monsieur « A » demeure
incertain.

En définitif, le stage effectué au sein du cabinet « CSF » m’a permis de mettre en œuvre
mes connaissances théoriques acquises durant ma formation à l’Institut des Hautes Etudes
Commerciales de Sousse. La période passé au sein du bureau m’a fait bénéficier d’un réel
profit notamment sur le plan des approches et des taches accordés. Toutefois, certaines
faiblesses existent comme par exemple l’accès à certaines informations, le refus de
communication de toutes les annexes relatives à l’opération de redressement et finalement
les fautes commises par les agents de l’AF chargés de contrôle.

52
Redressement Fiscal

Liste des tableaux

Tableau n° 1 : les impôts et la période concernée par le redressement fiscal…………..…33

Tableau n°2 : la rectification des chiffres d’affaire………………………………………..34

Tableau n°3 : le calcul du résultat fiscal rectifié…………………..…....…………………35

Tableau n°4 : les base de calcul du TCL……………………..………………………....…36

Tableau n°5 : le calcul du résultat à payer (2011)…………………………........….….…..37

Tableau n°6 : le calcul du résultat après paiement des AP(2012) …………….……..……39

Tableau n°7 : le calcul du résultat après paiement des AP (2013)…...……………………40

53
Redressement Fiscal

Liste des abréviations

 AF : l’administration fiscale.
 CDPF : code des droits et procédures fiscaux.
 IRPP : impôt sur les revenus des personnes physiques.
 AP : les acomptes prévisionnels.
 TVA : taxe sur la valeur ajoutée.
 TFP : taxe à la formation professionnelle.
 FOPROLOS : fond pour la promotion du logement aux salariés.
 RS : retenu à la source.
 TCL : taxe relevant aux collectivités locales.
 TCT : taxe de compensation de transport.

54
Redressement Fiscal

Bibliographie
Livres
Les prérogatives de l’administration fiscale lors du contrôle.

« Amor Hadj Taher »

Les codes et textes de loi :


Code des droits et procédures fiscaux.

Les notes communes de la loi de finance 2017.

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Redressement Fiscal

Table des matières

Introduction générale……………………………………………………………………...7

Chapitre 1 : Redressement fiscal : principes, procédures et conséquences…………….…9

1.1 Redressement fiscal : cadre général………………………………………………..….10


1.1.1 Les prérogatives de l’AF en matière de contrôle fiscal…………………………...10
1.1.1.1 Le droit de vérification fiscale…………………………………………………….10
1.1.1.1.1 Définition……………………………………………………………………...10
1.1.1.1.2 Les mécanismes de vérification fiscal…………………………………...…....11
1.1.1.2 Le droit de communication……………………………………………..………....13
1.1.1.3 Le lieu d’imposition ……………......……………………………………..............14
1.1.2 Les garanties du contribuables en matière de vérification fiscale………….……..15

1.1.2.1 Le droit de restitution des impôts indument payés et des crédits d’impôt……..….15

1.1.2.1.1 Les conditions de fond…………………………………………………………..16

1.1.2.1.2 Les conditions de forme…………………………………………………………18

1.1.3 Les délai de reprise et de prescription……………………………………………….18

1.2 Les procédures de vérification fiscale……………………………..…………………..19

1.2.1 La vérification préliminaire………………………………………………………….19

1.2.2 La vérification approfondie………………………………………………………….19

1.2.2.1 L’avis préalable……………………………………………………………………21

1.2.2.2 Le déroulement de la procédure de vérification approfondie……………………..21

1.2.3 La reprise exceptionnelle de vérification approfondie………………………….…..23

1.2.4 Les procédures communes aux différentes formes de vérification…………………23

1.2.4.1 La notification des résultats de vérification………………………………………24

1.2.4.1.1 La discussion du résultat notifié entre le contribuable et l’AF………………....24

1.2.4.1.2 La réduction et le rehaussement des résultats de vérification fiscale………......24

A- La réduction des résultats de vérification fiscale……………………………………..24

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Redressement Fiscal

B- Le rehaussement des résultats de vérification fiscale………………………………....25

1.3Les conséquences de redressement fiscal : La taxation d’office….............………..…25

1.3.1 Définition et Domène de taxation……………………...…………………………...26

1.3.1.1 Définition…………………………………………………………………………26

1.3.1.2 Domene de taxation….…………………………………………………………...26

1.3.2 L’arrêté de taxation d’office……………….……………………………….........…27

1.3.3 Le caractère exécutoire de taxation………………………………………………...28

Chapitre 2 : Redressement fiscal : Cas de la personne physique « A »…………………..30

2.1 Présentation du cabinet « CSF » et déroulement de stage…………………………….31

2.1.1 Présentation de cabinet………………………………………………………………31

2.1.2 La structure organisationnelle…………………………………………………….....32

2.1.3 Présentation du service d’affectation………………………………………………..33

2.1.4 Les différentes taches effectués...……………………………………………………35

2.1.4.1 Les opérations d’achat………………………………………………………….....35

2.1.4.2 Les opérations de vente……………………………………………………….…...35

2.1.4.3 Les opérations de caisse…………………………………………………………...36

2.1.4.4 Les opérations de banque………………………………………………………….36

2.1.4.5 Les opérations divers……………………………………………………………....36

2.2 Redressement fiscal : Cas de la personne physique « A »………………………….....38

2.2.1 Prise de connaissance générale………………………………………………….......38

2.2.1.1 Description générale et Domène d’activité………………………………………..38

2.2.1.2 L’organisation de la société……………………………………………………….39

2.2.1.3 Contexte juridique et fiscal………………………………………………………..39

2.2.2 Les procédures de vérification fiscale……………………………………….............40

2.2.2.1 Les procédures de vérification préliminaire……………………………………….40

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Redressement Fiscal

2.2.2.2 Les causes principales de vérification approfondie……………………………….41

2.2.2.3 Les procédures de vérification approfondie………………………………………41

2.2.2.3.1 L’avis préalable…………………………………………………………………41

2.2.2.3.2 Le lieu de déroulement des procédures…………………………………………41

2.2.2.3.3 Présentation des parties lors de la vérification approfondie…………………….41

2.2.2.3.4 Présentation de la comptabilité………………………………………………….42

2.2.2.4 Les travaux de rectification fiscale effectués……………………………………...42

2.2.2.4.1 En matière de chiffre d’affaire…………………………………....……………..42

2.2.2.4.2 En matière de l’IRPP……………………………………………………………42

2.2.2.4.3 En matière de TVA……………………………………………………………...43

2.2.2.4.4 En matière de TCL……………………………………………………………...43

2.2.2.4.5 En matière de redevance au profit de la caisse générale de compensation……..44

2.2.2.4.6 En matière de TFP, FOPROLOS, RS, TCT…………………………………….44

2.2.2.5 Calcul des taxes après rectification……………………………………………….44

2.2.2.5.1 Les taxes relatives à l’exercice 2010…………………………………………..44

2.2.2.5.1.1 L’IRPP……………………………………………………………………….44

2.2.2.5.1.2 La TVA………………………………………………………………………45

2.2.2.5.1.3 La TCL………………………………………………………………………45

2.2.2.5.2 Les taxes relatives à l’exercice 2011…………………………………………..45

2.2.2.5.2.1 Les AP……………………………………………………………………….45

2.2.2.5.2.2 L’IRPP……………………………………………………………………….46

2.2.2.5.2.3 La TVA……………………………………………………………………....46

2.2.2.5.2.4 La TCL……………………………………………………………………….46

2.2.2.5.3 Les taxes relatives à l’exercice 2012…………………………………………..47

2.2.2.5.3.1 Les AP……………………………………………………………………….47

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Redressement Fiscal

2.2.2.5.3.2 L’IRPP……………………………………………………………………….47

2.2.2.5.3.3 La TVA………………………………………………………………………48

2.2.2.5.3.4 La TCL……………………………………………………………………….48

2.2.2.5.4 Les taxes relatives à l’exercice 2013…………………………………………...48

2.2.2.5.4.1 Les AP………………………………………………………………………..48

2.2.2.5.4.2 L’IRPP………………………………………………………………………..49

2.2.2.5.4.3 La TVA……………………………………………………………………….49

2.2.2.5.4.4 La TCL………………………………………………………………………..49

2.2.2.6 Le droit du contribuable de s’opposer aux résultats de vérification fiscale……....50

Conclusion générale………………………………………………………………………53

Liste des tableaux…………………………………………………………………………54

Liste des abréviations……………………………………………………………………...55

Bibliographie………………………………………………………………………………56

59
Redressement Fiscal

Annexes

Annexe n°1 : Rapport de vérification fiscale approfondie de monsieur « A ».

Annexe n°2 : Les travaux de rectification effectués (2010 - 2013).

Annexe n°3 : Détail de calcul de TVA (2010 - 2013).

Annexe n°4 : Calcul des taxes après la rectification fiscale (2010 - 2013).

Annexe n°5 : Résultat de vérification fiscale approfondie (2010 - 2013).

Annexe n°6 : La demande d’opposition du contribuable.

Annexe n°7 : La réponse de l’administration fiscale.

Annexe n°8 : Rapport d’un procès-verbal.

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Redressement Fiscal

Annexe n° 1 :

Rapport de vérification fiscale approfondie de monsieur


«A»

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Annexe n°2 :

Les travaux de rectification effectués


(2010 – 2013)

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Annexe n°3 :

Le calcul de TVA (2010 – 2013)

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Annexe n° 4 :

Calcul des taxes après rectification fiscale


(2010 – 2013)

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Annexe n° 5 :

Résultat de vérification fiscale approfondie


(2010 – 2013)

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Annexe n° 6 :

La demande d’opposition du contribuable au


résultat de vérification fiscale notifié

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Annexe n°7 :

Réponse de l’administration fiscale sur la


demande d’opposition

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Annexe n° 8 :

Le procès-verbal de notification

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