Analyse mathématique des fonctions et dérivées
Analyse mathématique des fonctions et dérivées
♥ 0♥ Existe-t-il une valeur de a pour laquelle ce déterminant vaudra 2017 ♠ Complétez déjà les cases
1 1 1 1 qu’il n’a pas complétées dans
2 1 1 2
1 1 2 1
? Si oui, cette valeur sera-t-elle entière, si non, calculez le sa précipitation.
? 1 0 3
Ayant conjecturé quelquechose
de joli, il veut écrire propre-
coefficient de X 23 dans T27 .
ment sa formule pour tout n.
♥ 1 ♥ On note Tn le nieme polynôme de Tchebychev. Rappelez la relation qui
Aidez le.
calcule Tn+2 à l’aide de Tn+1 et Tn . Il va voir son professeur, tout
fier d’avoir deviné une belle
♥ 2 ♥ Calculez T 0 (0) pour tout n.
n formule à démontrer par ré-
♥ 3 ♥ Que est le coefficient de X 12 dans T ? currence. Son professeur lui dit
15
♠ 0 ♠ Un élève a trouvé le résultat suivant : “ah, oui, c’est évident, sans ré-
( X 2 − 1). (0) + X. (1) = 1 .( X ) currence, pars de Tn (cos(θ )) =
( X 2 − 1). (4) + X. (4.X ) = 4 .(2.X 2 − 1) cos(n.θ )) et dérive deux fois”.
( X 2 − 1). (24.X ) + X. (12.X 2 − 3) = 9 .(4.X 3 − 3.X ) Faites le pour lui, en n’omet-
◦1◦ ( X 2 − 1). (...) + X. (32.X 3 − 16.X ) = ... .(8.X 4 − 8.X 2 + 1) tant aucun détail.
Et si finalement, vous me calculiez le coefficient de X 12 dans T16 ?
♦0♦ Calculez Tn (17/8).
La relation connue est Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X )
Le polynôme Tn a la même parité que n, c’est du cours. On en déduit que dans T15 il n’y a que des termes d’expo-
sant impair. Le coefficient de X 12 est nul.
Pour calculer Tn0 (0), le plus simple est de partir de la formule Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) puis de la dériver (grâce au
∀θ) : − sin(θ ).T
n (cos( θ )) = − n. sin( n.θ ). On applique pour θ égal à π/2 : −[Link] (0) = − n. sin( n.π/2). On a la
n modulo 4 0 1 2 3
formule close Tn0 (0) = n. sin(n.π/2)
Tn0 (0) 0 n 0 −n
On peut aussi partir de Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) et dériver
Tn0 +2 ( X ) = 2.X.Tn0 +1 ( X ) + [Link]+1 ( X ) − Tn0 ( X ).
On applique en 0 : Tn0 +2 (0) = [Link]+1 (0) − Tn0 (0). Or, Tn (0) vaut Tn (cos(π/2)) c’est à dire cos(n.π/2). Après, il
faut mouliner un peu.
On regarde le polynôme T16 . Il s’écrit a.x16 − b.x14 + c.x12 − d.x10 + e.x8 − f .x6 + g.x4 − h.x2 + i avec a égal à 215
(calculable).
On dérive et développe :
x.(16.a.x15 − 14.b.x13 + 12.c.x11 − . . .) + ( x2 − 1).(16.15.a.x14 − 14.13.b.x12 + 12.11.c.x10 − . . .) = 162 .( a.x16 − b.x14 +
c.x12 + . . .)
16.a + 16.15.a = 162 .a (génial), puis −14.b − 16.15.a − 14.13.b = −162 .b puis 12.c + 12.11.c + 14.13.b = 162 .c et ainsi
1. c’est ça les maths ; on réfléchit avant de calculer, pour éviter de calculer ; tandis qu’en physique, il faut réfléchir et calculer en même
temps
3
de suite.
On identifie les coefficients et on fait tomber une à une les valeurs :
32 768.x16 − 131 072.x14 + 212 992.x12 − 180 224.x10 + 84 480.x8 − 21 504.x6 + 2 688.x4 − 128.x2 + 1
On peut aussi suivre la méthode du cours : 2. cos(16.x ) = (c + i.s)16 + (c − i.s)16 . On simplifie les termes imagi-
naires purs. On remplace les s2 par des 1 − c2 et on calcule.
On peut aussi écrire T16 ( X ) = T4 ( T4 ( X )) = ((8.X 4 − 8.X 2 + 1)2 )2 − 8.(8.X 4 − 8.X 2 + 1)2 + 1 et on ne garde que ce
qu’on veut.
Pour Tn (17/8), on peut chercher si 17/8 est le cosinus hyperbolique d’un nombre simple (et pas un cosinus, car
( e t ) + ( e t ) −1 5
on dépasse 1). On sort la formule du cours ou on résout = : t = ln(4). On a alors sans effort :
2 3
en. ln(4) + e−n. ln(4) 42.n + 1
Tn (ch(t)) = ch(n.t) = =
2 2.4n
17 17 17 17
On pouvait aussi écrire : Tn+1 = 2. .Tn − Tn−1
8 8 8 8
17 17
On a une suite un+1 = .un − un−1 , d’équation caractéristique λ2 − .λ + 1 = 0, de racines 4 et 1/4.
4 4
La forme générale est donc ∃( a, b), ∀n, un = a.4n + b.4−n . Les conditions initiales en 1 et 17/8 donnent
a = b = 1/2.
1 110 = 1
1 1 111 = 1 1
◦2◦ 1 2 1 112 = 1 2 1
On constate et .
1 3 3 1 113 = 1 3 3 1
1 4 6 4 4
11 = 1 4 6 4
1 5 10 10 5 1 115 6= 1 5 10 10 5 1
Qu’est ce qui ne va pas entre le triangle de Pascal et les carrés d’entiers ?
n Z n +1 Z n
◦3◦ 1 dt dt
Comparez (pour la relation d’ordre) ∑ 1 + k2
,
1 1 + t2
et 1 +
0 t2 + 1
.
k =1
N’espérons pas d’égalité.
Mais par décroissance de la fonction et comparaison série intégrale :
Z k +1 Z n +1 n
dt 1 dt 1
chaque 2
se majore par 2
d’où 2
6 ∑ .
k 1+t 1+k 1 1+t k =1
1 + k2
Z k n Z n
dt 1 1 dt 1
chaque majore par , d’où ∑ 6 et on ajoute 1 d’un côté et de l’autre.
k −1 1 + t 2 1 + k2 k =2
1 + k 2 1 1 + t 2 2
n n n
◦4◦ ln(k) ln(k) ln(n)
Pour tout n on pose : An = ∑ k , Bn = ∑ n , Cn = ∑ k . Montrez que ( An ) et (Cn ) sont croissantes.
k =1 k =1 k =1
Montrez que Bn est décroissante.
Étudiez la convergence de chacune par comparaison série intégrale.
Donnez un équivalent en +∞ simple de chacune.
On ne sait pas tout de suite si ( Bn ) est croissante.
Mais Bn est constante, puisque cette fois, n est fixé (sinon il y aurait des parenthèses).
C’est la suite ( Bn )k∈N si il faut l’écrire proprement.
Étant constante, elle est décroissante.
ln(n + 1)
( An ) est une série à termes positifs : An+1 − An = > 0 pour tout n.
n+1
Elle est croissante.
n
1
Cn vaut ln(n). ∑ k
.
k =1
n
06 ln(n) 6 ln(n + 1) 1
Pour n donné on a
06 Hn 6 Hn+1
en posant Hn = ∑ k
.
k =1
4
1 n
n k∑
Jetons un œil quand même : Bn = . ln(k ).
=1
1 n
Cette fois,
n
décroit et ∑ ln(k) croît. Qui croire...
k =1
En fait, elle croît. Mais il faut y aller proprement.
Z n +1 n ln( t )
ln(t)
Z
On peut encadrer An par .dt et 0 + .dt.
1 t 1 t
2
h ln(t) i (ln(n))2
On calcule ces intégrales par et on trouve un équivalent en .
2 2
(ln(n))2
Et il est facile de perdre des points en tentant de simplifier .
p 2
Rien de simple, à part ln nln(n) si vous aimez (moi pas).
Z n +1 Z n
1 1
Pour b, on compare avec . ln(t).dt et
. 0+ ln(t).dt .
1 n n 1
n. ln(n) − n
Après calcul de primitive, un équivalent est et même ln(n) tout court.
n
En effet, le −1 et termes du même type ne sont pas visibles dans l’équivalent.
Pour Cn , on a la convergence vers 1.
Et un équivalent est 1.
◦5◦
On note Wn la nieme intégrale de Wallis. Montrez : (Wn+ p )2 6 W2.n .W2.p . (un carré, des intégrales, une inégalité...)
Inégalité de Cauchy-Schwarz
Z π/2 2 Z π/2 Z π/2
f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt . ( g(t))2 .dt
0 0 0
n p
On prend f = sin et g = sin et c’est fini !
On rappelle l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour les fonctions continues :
Z b 2 Z b Z b
f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt . ( g(t))2 .dt
a a a
Z b 2 Z b 2
2
On l’obtient en étudiant x. f (t) + g(t) .dt comme trinôme du second degré en x (x . x. f (t) + g(t) .dt +
Z b 2 Za b 2
a
2.x. f (t).g(t) .dt + g(t) .dt) de signe constant, donc de discriminant négatif ou nul.
a a
cos( x ) si x60
◦6◦
♥ On définit : f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si 0 < x < π . Pouvez vous la rendre continue en
sin( x ) si π6x
choisissant bien a et b ?
cos( x ) si x 6 π/3
Même question pour f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si π < 3.x < 2.π . Est elle alors dérivable ?
sin( x ) si 2.π/3 6 x
cos( x ) si x60
f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si 0 < x < π est continue ] − ∞, 0[ car c’est le cosinus
sin( x ) si π6x
est continue sur ]0, π [ car c’est un polynôme
est continue sur ]π, +∞[ car c’est le sinus.
La seule question est « en 0 et en π ».
On regarde donc en chacun de ces points la limite à droite et la limite à gauche.
La continuité c’est ça (en laissant de côté les ε) : la même limite à droite et à gauche, égale à la valeur de la fonc-
tion 2 .
2. là, on redevient « terminalesque », mais surtout on voit ça géométriquement
5
2a ×3b
◦7◦ = 2021
Résolvez d’inconnues réelles a et b.
2b ×3 a = 2022
2a ×3b = 2021
ln(2) ln(3) a ln(2021)
Par passage au logarithme (bijectif), équivaut à . = .
2b ×3a = 2022 ln(3) ln(2) b ln(2022)
ln(3). ln(2022) − ln(2). ln(2021) ln(3). ln(2021) − ln(2). ln(2022)
On inverse la matrice, et on trouve a = 2 2
et b =
(ln(3)) − (ln(2)) (ln(3))2 − (ln(2))2
6
◦8◦
On prend trois réels strictement positifs a, b et c. leur moyenne arithmétique est connue, et leur moyenne
3
harmonique est l’inverse de la moyenne des inverses .
1 1 1
+ +
a b c
Montrez que la moyenne harmonique est plus petite
que la moyenne arithmétique, en utilisant l’inégalité de
Cauchy-Schwarz sur deux triplets bien choisis (c’est à
dire −
→
u .−
→
v 6 |−
→u | × |−
→
v | produit scalaire face à produit
des normes).
α2 + β2 + γ2 a2 + b2 + c2 . a.α + b.β + c.γ 6
p √
Montrez que la moyenne harmonique est plus petite
que la moyenne arithmétique en calculant la résistance
entre A et B sur les deux scémas ci-contre.
Qui vont être les deux vecteurs construits à partir de a, b et c dont les composantes permettront d’avoir une belle
majoration quand on écrira − →u.−
→
v√6 |−
→ −
→
u |.|v | avec −
→ −
→
| u | et | v | des sommes de carrés ?
√ dans
√a 1/√ a
Prenons assez naturellement
√b
et 1/ √b . leur produit scalaire vaut 9 (ah ?) et les normes donnent nos
c 1/ c
a + b + c et somme des inverses.
L’inégalité donne
1 1 1
9 6 ( a + b + c ). + +
a b c
et en équilibrant
3 a+b+c
6
1 1 1 3
+ +
a b c
Regardons à présent le premie réseau de résistances.
On a en parallèle trois fois le même modèle en grisé, fait d etrois résistances a, b et c en série.
Chaque bloc « horizontal » a pour résistance a + b + c.
Quand on met ces trois blocs en parallèle (ah on ne dit plus « en parallèles », on dit « en dérivation », c’est trop bête
1 1 1 1
d’y perdre la vision), les conductances s’additionnent : = + + .
Rq R1 R2 R3
1 a+b+c
Bref, entre A et B on a une résistance , ce qui fait .
1 1 1 3
+ +
a+b+c b+c+a c+a+b
Quand on met trois fois la même résitance en parallèle, la résistance est divisée par 3.
Prenons alors le schéma de droite. On a cette fois trois blocs « verticaux » consécutifs.
1
Le premier est fait de trois résistances a, b et c en parallèle. Sa résistance équivalente est donc .
1 1 1
+ +
a b c
Le bloc suivant a la même résistance, de même que le dernier.
Comme les trois se suivent en série, la réssitance équivalente est cette fois
1
3×
1 1 1
+ +
a b c
Dans le second schéma, il y a plus de connexions, le courant va mieux circuler (moi j’y vois des voitures dans les
rues, pas vous ?).
On a donc
1 a+b+c
3× 6
1 1 1 3
+ +
a b c
L’exercice se généralise à n nombres réels positifs, et n lots de n résistances.
7
◦9◦
Clément Deslandes a décidé de fabriquer des assiettes plutôt que de faire prof de maths.
Il veut tester la solidité de ses assiettes. Il en prend une et se rend au pied d’un immeuble de 78 étages et il veut
savoir depuis quel étage il peut balancer une assiette sans qu’elle se casse. Il veut même connaître l’étage au
delà duquel elle se brise.
S’il la lance du sommet et qu’elle se brise, il saura qu’elle ne tient pas 78 étages, mais il ne saura pas à partir de
quel étage elle se serait brisée. Alors quoi ?
Il teste au premier étage. L’assiette se brise, il sait qu’elle se brisera quel quel que soit l’étage. Et si elle ne se
brise pas, il recommence au deuxième étage. Si elle se brise, le niveau de rupture est le 1. Sinon, il monte au
troisième étage et recommence.
En gros une récurrence. Si elle se rompt à l’étage n, on a l’information, sinon, on passe à l’étage n + 1.
C’est un peu long, mais ça se fait. Et au pire il fait 79 tests.
Mais voilà, il a pensé à prendre deux assiettes. Alors que fait il pour minimiser le nombre de tests « dabns le pire
cas » ?
de 0 à 38, et si elle réchappe, il lui en reste deux pour tester du 39 au 78 ». Mais il y a mieux.
On peut envisager « il va au trente neuvième étage, il jette une assiette ; si elle se brise, il lui en reste une pour tester étage par étage
Une solution.
On prend l’assiette A et on teste les étages pairs dans l’ordre : 0, 2, 4 et ainsi de suite.
Si l’assiette se rempt à l’étage 2.N, on sait qu’elle a passé l’étape 2.( N − 1). C’est donc que la frontière est « soir
2.N − 2 soit 2.N − 1. On jette donc l’assiette B depuis l’étage 2.N − 1 et on peut conclure.
Dans le pire des cas, on fait 39 + 1 tests (c’est à l’avant dernier étage qu’est la frontière).
Mais il y a mieux.
On ne cherche pas l’algorithme optimal tout de suite, mais on s’interroge « si j’ai le droit à n lncers, je fais quoi ? ».
Notons que dès la première assiette cassée (la A lancée de l’tage N), il faut faire du « étage par étage » avec l’assiette
B jusqu’à trouver la frontière : en commençant au dernier cap franchi par A jusqu’à l’étage N − 1 (on sait qu’enN,
c’est la rupture).
Dès lors, si on a doit à n lacers, le premier lâcher de A ne peut pas se faire au delà de l’étage n (si elle se casse, on
remonte avec B étage par étage de 1 à n − 1, et on peut être amené à faire donc 1 + (n − 1) lancers).
Si elle se brise, on fait n − 1 étages avec l’assiette B comme on l’a dit.
Si elle ne se brise pas, il nous reste deux assicttes et n − 1 lancers (et 78 − n étages).
On va donc lacher l’assiette depuis l’étage n + (n − 1) (intervalle à explorer avec l’assiette B [n, 2.n − 1] si l’assiette
A se brise).
Et ainsi de suite.
La somme n + (n − 1) + (n − 2) + . . . + 1 nous donne alors la plus grande hauteur qu’on puisse atteindre avec n
lancers.
Algorithme
je lache A depuis le niveau 12
elle se casse elle ne se casse pas
je teste avec B les niveaux 1 à 11 je lache A depuis le niveau 23
elle se casse elle ne se casse pas
je teste avec B les niveaux 13 à 22 je lache A depuis le niveau 33
elle se casse elle ne se casse pa
je teste avec B les niveaux 24 à 32 je lache A depuis 4
◦10◦
On note Tn le nieme polynôme de . Calculez Tn0 (1). Pour prouver ce que vous allez
conjecturer, il y a deux méthodes ; l’une par récurrence, et l’autre en regardant la limite en 0 de la formule
obtenue par dérivation de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ).
On part de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) (pour tout θ) et on dérive : − sin(θ ).Tn (cos(θ )) = −n. sin(n.θ ).
8
n. sin(n.θ )
On applique pour θ non multiple de π : Tn (cos(θ )) = .
sin(θ )
On fait tendre θ vers 0. Le premier membre tend vers Tn (1) par continuité de Tn .
Le second tend vers n2 par usage des équivalents.
◦11◦
Un exercice d’oral de Polytechnique était posé sous la forme suivante :
soient (z0 , . . . zn−1 ) n complexes non nuls,
1 n −1
alors il existe une partie P de range(n) vérifiant ∑ zp >
π k∑
. |zk |
p∈ P =0
l’exercice était posé tel quel avec une indication que l’on donnera plus loin sur un exemple et pour le traitement
général. Mais on commencera ici par quelques cas particuliers.
♠0♠
1
Pour (1, i, −1, −i ), vérifiez : |1 + i | > .(|1| + |i | + | − 1| + | − i |).
π
1
On commence par quatre complexes de module 1 : (1, i, −1, −i ). La somme du membre de droite .(|1| + |i | +
π
4
| − 1| + | − i |) vaut . On ne garde que deux des quatre complexes : 1 et i , on effectue la somme : 1 + i, on en
√π
prend le module : 2 (calcul direct).
√ 4 √
On se dont donc juste de vérifier 2 > , c’est à dire 2.π > 4. On le joue à la physicienne en comparant les
π
carrés car tout est positif : 2.π 2 ' 2.10 et 42 = 16. C’est rapide.
1
♠ 0♠ .(|1| + | − j2 | + | j| + | − 1| + | j2 | + | − j|).
Pour (1, − j2 , j, −1, j2 , − j), vérifiez : | j − 1 + j2 | >
π
1
Pour (1, − j2 , j, −1, j2 , − j) (sommets de l’hexagone régulier), le membre de droite se calcule .(|1| + | − j2 | + | j| + | −
π
2 6
1| + | j | + | − j| + | − i |) = (un peu moins que 2).
π
Des six complexes, on n’en garde que trois : −1, j et j2 . On calcule leur somme : −1 + j + j2 = −1 − 1 car
6
1 + j + j2 = 0. On passe au module : | j − 1 + j2 | = 2 > .
π
♠ 0♠ n est un entier naturel non donné, on pose zk = ei.k.π/n pour k dans range(2.n).
n −1
1 2.n−1
Justifiez : ∑ zk > . ∑ |zk |.
k =0
π k =0
On prend cette fois 2.n nombres notés zk . Dans ei.k.π/n on
reconnait une racine d’ordre 2.n de l’unité. Nos 2.n points
sont répartis régulièrement sur le cercle unité. La somme du
1 2.n−1 2.n
membre de droite . ∑ |zk |vaut puisqu’ils sont tous de
π k =0 π
module 1.
n −1
Avec ∑ zk , on ne garde visiblement que les n premiers. La
k =0
n −1
somme ∑ ei.k.π/n est alors simplement une série géométrique
k =0
de premier terme 1 (k = 0), de raison ei.π/n et de terme à
n −1
venir ei.n.π/n (k = n). Cette somme se simplifie : ∑ ei.k.π/n =
k =0
1 − ei.π 1 − (−1)
i.π/n
= .
1−e 1 − ei.π/n
9
Toute preuve à la physicienne avec un développement limité ou autre sera une arnaque.
n −1
1 2.n 1 2.n−1
Si on met tout bout à bout, on a bien ∑ ei.k.π/n = π >=
π
= . ∑ | z k |.
π k =0
k =0 sin
2.n
Une question où il suffit/faut d’être méthodique. Et qui prend plusieurs arguments les uns après les autres.
0♠
1 1
♠ a et b sont deux réels, vérifiant a < 0 < b. Prouvez : | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|).
π π
1 1
a est un réel négatif et b un réel positif. On doit prouver | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|).
π π
On peut traiter différents cas suivant qui de a et b est le plus grand en valeur absolue.
Mais le mieux est de faire des maths, en raisonnant par l’absurde, avec les et et les ou.
1 1 1 1
Si on n’avait pas “| a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|)”, on aurait “| a| < .(| a| + |b|) et |b| < .(| a| + |b|)”.
π π π π
1
En additionnant les deux, on aurait alors | a| + |b| 6 (| a| + |b|). En simplifiant car la somme | a| + |b| est non
π
nulle, on aurait π < 1, ce qui est faux. Fin du raisonnement par l’absurde, qui ne dit évidemment pas qui de
1 1
| a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|) est vraie (il est d’ailleurs possible que les deux le soient...).
π π
10
On notera qu’on a prouvé ici notre résultat dans le cas où on a deux complexes particuliers du plan : un réel négatif et un réel positif,
appelés ici a et b au lieu de z0 et z1 . Quoi qu’il en soit, en les appelant z0 et z1 au lieu de a et b, on a prouvé qu’une des deux sommes |z0 |
1
ou |z1 | dépasse .(|z0 | + |z1 ). On va généraliser à plusieurs termes.
π
Il est bon quand on traite un problème de comprendre un peu où on va et de ne pas se contenter de croire qu’on traite une série d’exercices
comme dans un sujet du bac.
a. on rappelle que l’intégrale d’une fonction est une aire, et ne se calcule pas forcément par des [ F ( x )]bx=a avec des exigences du type “ f
doit être dérivable” à cause d’un cours de Terminale dans lequel on confond à tout bout de champ “nécessaire” et “suffisant”
On trace un dessin pour localiser les points de l’énoncé. Et on calcule les normes demandées pour les sommer :
z0 = 2 z1 = 1 + i z2 = i z3 = −2 + 3.i z4 = −5 z5 = −3 − 4.i
√ √
| z0 | = 2 | z1 | = 2 | z2 | = 1 |z3 | = 13 | z4 | = 5 | z0 | = 5
√ √
La somme des modules est laide, elle vaut 13 + 2 + 13 et ne se simplifie.
Et la somme des complexes vaut −7 + i, même si ça ne sert à rien.
11
La fonction f va donc compter des sommes comme |z1 + z2 + z3 | si z1 , z2 et z3 sont dans le demi plan Aα . On va
donc faire une étude à la main (il ne faut pas espérer des formules toutes prêtes, il faut mettre les mains dans le cambouis, et accepter
de travailler avec des définition).
Le premier demi plan (pour α nul) est l’Est de la carte, avec les
arguments entre −π/2 et π/2.
On prend trois des complexes : z0 = 2, z1√= 1 + i et z2 √= i.
La somme vaut 3 + 2.i et a pour module 13 : f (0) = 13.
On va rester avec cette valeur tant que le plan ne va pas trop
tourner.
On se dit que pour avoir les valeurs prises par la fonction en escalier, il va falloir dresser un tableau. Comme les zk
sont classés par ordre croissant d’argument, les familles de points dans les demi plans Aα seront faites d’indices
consécutifs.
angle α avant 0 0 Arctan(2/3) π/2 3.π/4 après π
z0 2 2 2 2
z1 1+i 1+i 1+i 1+i 1+i
z2 i i i i i i
z3 −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i
z4 −5 −5 −5 −5 −5
z5 −3 − 4.i −3 − 4.i
somme 3√+ i 3√ + 2.i + 5.i
1√ −4√+ 5.i −6√+ 5.i −7√+ 4.i −10 −√10 − i
f (α) 10 13 26 41 61 65 10 101
C’est long et laborieux.
√ π 2
Pour le calcul de l’intégrale, on additionne des aires de rectangles comme 26. − Arctan .
2 3
Le cas général repose aussi sur le demi-plan qui tourne. On calcule la valeur moyenne de l’application f , avec des inégalités dans C et un
n −1
peu de trigonométrie. Comme cette valeur moyenne dépasse alors la valeur ∑ |zk |, c’est que f dépasse cette valeur au moins en un point.
k =0
On ne le détaillera pas ici.2018
13
398712 = 16134474609751291283496491970515151715346481
436512 = 47842181739947321332739738982639336181640625
somme = 63976656349698612616236230953154487896987106
447212 = 63976656348486725806862358322168575784124416
Erreur relative : 2 × 10−11
◦12◦
Reliez dans cette grille l’entrée à la sortie du tunnel. Les chiffres inscrits en début de ligne et de colonne indiquent
le nombre de cases du tunnel dans la ligne ou colonne. Le tunnel ne se croise pas lui même, ni ne se touche. Un
exemple résolu vous permet de comprendre.
2 1 1 2 3 5 2 2 0 0 0 3 1 2 1
0 3 2 ,
0 2 , 3
2 , 1 1
2 , 1 1 ,
5 2 , 0
. . .
1 2 1 2 4 0 2 1 3 0 1 2 3 0 0
0 0 0
2 , 0 2 ,
1 1 , 1
3 , 2 , 3 ,
4 3 0
◦13◦
♥ Soient f et g continues de [0, 1] dans R, montrez en identifiant l’intégrale d’un carré :
Z 1 Z 1 Z 1
∀λ ∈ R, λ2 . ( f (t))2 .dt + 2.λ. f (t).g(t).dt + ( g(t))2 .dt > 0.
0 0 0
Z 1 2 Z 1 Z 1
Déduisez ensuite f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt (inégalité de Cauchy-Schwarz)
s 0 s0 0 s
Z 1 Z 1 Z 1
Déduisez enfin ( f (t) + g(t))2 .dt 6 ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt (inégalité triangulaire).
0 0 0
Z 1 Z 1 Z 1
Par linéarité et simple calcul, l’intégrale λ2 . ( f (t))2 .dt + 2.λ. f (t).g(t).dt + ( g(t))2 .dt n’est autre que
Z 1 0 0 0
Les ergoteurs diront qu’il faut traiter à part le cas où f est identiquement nulle sur [ a, b]. Le trinôme n’est plus du
second degré. Mais l’exercice n’a aucun intérêt.
s s s
Z 1 Z 1 Z 1
Pour comparer ( f (t) + g(t))2 .dt et ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt (réels positif), comparons leurs carrés :
0 0 0
s
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
2 2 2
( f (t) + g(t)) .dt et ( f (t)) .dt + ( g(t)) .dt + 2. ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt.
0 0 0 0 0
Z 1 Z 1
Mais dans les deux, on trouve ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt.
0 0 s
Z 1 Z 1 Z 1
On doit donc juste comparer 2. f (t).g(t).dt et ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt. C’est l’objet de la question précé-
0 0 0
dente.
rZ
1
On a prouvé ici que f 7−→ ( f (t))2 .dt est une norme sur C0 ([0, 1], R).
0
◦14◦
Mettre dans le grille tous les entiers de 1 à 9 (certains sont déjà placés) pour que les trois additions en ligne et en
colonne soient correctes :
= 11 = 18
6 = 14 2 = 15
= 20 et = 12
= = = = = =
13 23 .9 23 16 .6
1 8 2 = 11 8 7 3 = 18
5 6 3 = 14 9 4 2 = 15
7 9 4 = 20 et 6 5 1 = 12
= = = = = =
13 23 .9 23 16 .6
A cause de vous, cette hotte est purifiée. Elle adore cacher les menus. Si je ne ne prends plus de train, je suis assisté.
Elle est en route avec sa bûche. Dure luttes pour avoir des boutures. Il cherche des branchettes faute de lattes. Elle
adore les bobards. J’ai pris un coup avec la bûche. Des jeux en quoi ?
◦15◦
La consommation quotidienne des français en pizza, ça fait combien de terrains de football ?
C’est un exercice à la maison. Vous avez accès à internet.
On va dire 800 millions de pizzas par an (13 pizzas par français, une par mois, et combien pour moi ?).
Le folklore professionnel retient ainsi comme emblématique le problème dit « des accordeurs de New York » – dans certaines versions, il
s’agit de Chicago – selon Enrico Fermi, qui fut certainement l’un des promoteurs majeurs de l’esprit artisanal en physique.
Émigré aux États-Unis, Fermi avait l’habitude, dit-on, de poser à ses étudiants, afin de tester leur tempérament de physicien, non un exer-
cice ultra spécialisé de physique atomique ou nucléaire, mais une question du genre : « Combien y a-t-il d’accordeurs de pianos dans la
ville ? »
La réponse attendue repose sur le raisonnement suivant :
Sinon, il y a un prof de maths de Sup (à Henri 4) qui aime bien ajouter à la fin de ses devoirs une petite question de bon sens, d’ordre de
grandeur. Avec seulement un quart de ces futurs ingénieurs (qui seront vos supérieurs ou vous égaux) capables de bien répondre.
Z b
◦16◦ dθ
Calculez 2
.
a sin (θ ). cos2 (θ )
π
Il serait bon que l’intervalle [ a, b] ne contienne aucun élément de la forme k. avec k entier.
2
π π
Et l’élève qui n’a rien compris dit « il faut éviter que a soit de la forme k. et que b soit aussi de la forme p. (avec
2 2
k et p entiers). Certes, il est moins con que celui qui met le même k pour a et b. Mais en fait, il n’a rien compris aux
maths, donc à la base du raisonnement.
Certes, on parle de a et b, mais il y a surtout une variable x qui va aller de a à b (oui, une VARIABLE, l’objet capital).
π 11.π π
Imaginez que a est égal à et b égal à . C’est bon, aucun n’est de la forme k. .
4 3
Z 11.π/3 2
dθ π
Mais entre a et b, si on veut calculer il y a
π/4 cos2 (θ ). sin2 (θ ) 2
i k.π (k + 1).π h
En fait, il faut que a et b soient ensemble dans un même intervalle , .
2 2
Bioche nous incite à trouver une tangente cachée.
1
Rappelons : = tan0 .
cos2
1 1 1 1 + tan2 1 c2
On rappelle aussi 2
= 2
= = 2
= 1+ 2
(vérifiez : 1 + 2 = . . .).
sin 1 − cos 1 tan tan s
1− 2
1 + tan
1
On est donc en présence de 1 + 2 .t0 .
t
h 1 ib
On intègre en tan(θ ) −
tan(θ ) a
cos( x ) + sin( x ) − sin( x ) + cos( x ) a. cos( x ) + b. sin( x )
Z π/2 Z π/2 Z π/2
◦17◦
Calculez .dx, .dx et .dx (non, pas Bioche).
0 cos( x ) + sin( x ) 0 cos( x ) + sin( x ) 0 cos( x ) + sin( x )
Dans cet exercice, seule la dernière intégrale nous intéresse. Mais on passe par les deux premières pour l’avoir. Il faut savoir comprendre
l’enchainement des questions.
cos( x ) + sin( x )
Z π/2
π
• .dx = (rectangle).
0 cos( x ) + sin( x ) 2
− sin( x ) + cos( x ) u0
Z π/2 h iπ/2
• .dx = ln(cos( x ) + sin( x )) = 0 forme en .
0 cos( x ) + sin( x ) 0 u
a. cos( x ) + b. sin( x ) a + b π/2 cos( x ) + sin( x ) a − b π/2 − sin( x ) + cos( x )
Z π/2 Z Z
• .dx = . .dx + . .dx combinai-
0 cos( x ) + sin( x ) 2 0 cos( x ) + sin( x ) 2 0 cos( x ) + sin( x )
son.
a. cos( x ) + b. sin( x ) ( a + b).π
Z π/2
.dx =
0 cos( x ) + sin( x ) 4
17
En fait, on montre même ∀ x > −1, ∀n ∈ N, (1 + x )n > 1 + n.x par récurrence sur n.
Pour n égal à 0 : 1 = (1 + x )0 > 1 + 0.x = 1.
Pour n égal à 1 : (1 + x )1 > 1 + 1.x.
dans les deux cas il y a même égalité.
n
f ( k ) ( a ) k h n +1
Z 1
◦19◦
♥ Pour la formule de Taylor avec reste intégrale f ( a + h) = ∑ k!
.h +
n! 0
(1 − t)n . f (n+1) ( a + t.h).dt,
k =0
n
f (k) ( a )
Z x
1
des livres proposent parfois f ( x ) = ∑ k!
.( x − a ) k + .
n! a
( x − u)n . f (n+1) (u).du. Passez de l’une à l’autre ?
k =0
On va considérer que le cours nous donne la première.
On veut ensuite calculer f ( x ) à l’aide des dérivées en a.
On pose donc x = a + h ou plutôt h = x − a (quantité que le physicien qualifiera de petite et notera même dx, et
que le mathématicien qualifiera d’accroissement).
n n
f (k) ( a ) k f (k) ( a )
Le terme ∑ .h devient ∑ .( x − a)k . C’est bon.
k =0
k! k =0
k!
f (k) ( a )
Conseil : Si vous croisez quelqu’un qui utilise ∑nk=0 k! .( x − a)k , discutez avec lui.
Mais ne le laissez pas polluer votre esprit. Sa formule n’est pas judicieuse.
Vous allez être trop tenté de développer les ( x − a)k par la formule du binôme, et vous perdrez alors tout l’intérêt de la
formule de Taylor.
Quand les termes sont ordonnés suivant les puissances de h, vous les voyez triés : 1 >> h >> h2 >> h3 (pour h
« petit »).
Pour x proche de a, la formule 1 << ( x − a) >> ( x − a)2 >> ( x − a)3 est ordonnée.
Mais les termes 1, x, x2 , x3 sont tous « grands », et x2 + a.x + 1 est « grand » tandis que x2 − 2.a.x + 1 est « petit ».
Bref, développer les ( x − a)k donne une formule où plus rien n’est petit...
h n +1 Z 1
x
(1 − t)n . f (n+1) ( a + t.h).dt à n!1 . a ( x − u)n . f (n+1) (u).du.
R
Il faut ensuite passer de
n! 0
La factorielle est la même.
Posons ensuite u = a + t.h. Les bornes deviennent a et a + h c’est à dire x.
du ( x − u)n
On a alors dt = , (1 − t ) n = .
h hn
On a donc h n + 1 qui s’en va ! C’est la même.
3
◦20◦ (1 − t ) k k ( k )
Dérivez et simplifiez ϕ = t 7−→ ∑ k!
.h . f ( a + t.h). Calculez ϕ(1) et ϕ(0) en prenant garde au terme
k =0
k = 0.
La formule de Taylor sans intégration par parties, et sans récurrence ! Trop fort.
k=0 k=1 k=2 k=3
( 1 − t ) 2 ( 1 − t ) 3
ϕ(t) = f ( a + t.h) +(1 − t).h. f 0 ( a + t.h) + .h2 . f ”( a + t.h) + .h3 . f (3) ( a + t.h)
2 6
ϕ (1) = f ( a + h) +0 +0 +0
h 2 h 3
ϕ (0) = f ( a) +h. f 0 ( a) + . f ”( a ) + . f (3) ( a )
2 6
19
◦21◦ 1
On pose f a = x 7−→ pour tout réel a non nul.
+ a2 x2
Z + ∞
Montrez pour tout t : f 1 ( x ). f 1 (t − x ).dx = 2.π. f 2 (t).
−Z∞
+∞
Montrez pour tout t : 2. f 1 ( x ). f 2 (t − x ).dx = 3.π. f 3 (t).
−∞
Z π/3 n 11.√3 9 47 o
◦23◦ 2 3
Montrez : sin (t). cos (t).dt ∈ , , (en indiquant laquelle des trois est la bonne ; vous pourrez faire
0 160 128 480
un changement de variable très simple en sinus).
Z π/3
L’existence de sin2 (t). cos3 (t).dt ne pose pas de problème.
Z0 π/3 Z π/3
On la sépare en sin2 (t). cos2 (t). cos(t).dt puis avec Pythagore, elle devient sin2 (t).(1 − sin2 (t)). cos(t).dt.
0 0
On peut changer de variable en sinus :
Z s=√3/2
s2 .(1 − s2 ).ds
s =0
h s3 √ √ √
s5 i 3/2 3 3/4 (3/4)2 11. 3
On intègre en − . Il reste un en facteur, et on a ensuite − . C’est qui emporte
3 5 0 2 3 5 160
la mise.
La clef est dans les puissances paires qui permettent de convertir des cosinus en sinus (ou des sinus en cosinus).
Puis dans la puissance impaire qui permet de mettre de côté un cos = sin0 .
20
cos(θ ) 1 1
Z π
◦24◦
Dans une I.S. (2020), on a trouvé pour a dans ] − 1, 1[ : Ja = .dθ = π. − √ . Mais, le
0 1 + a. cos( θ ) a a. 1 − a2
membre de droite n’a pas de valeur en 0. Est ce qu’au moins
sa limite en
0 (calculez
la) coïncide
bien avec J0 ?
Arcsin( a)
On a ensuite intégré le membre de droite a , et trouvé Ia = π. ln( a) − ln tan 2 . Pour a dans ]0, 1[.
Mais quelle est la limite de cette chose en 0 ?
Vérifiez qu’elle se dérive bien
ne√
ce qui
est indiqué plus haut.
1− 1− a2
Mon livre donne Ia = π. ln 2 . C’est la même formule ?
Z a Z π cos(θ )
a. bon, c’est quoi alors Ia = .dθ .dx
x =0 θ =0 1 + x. cos(θ )
1 1
Première question : π. − √
a-t-elle une limite quand a tend vers 0 ?
a a. 1 − a2
On réduit au dénominateur commun, puis on conjugue
√
1 1 1 − a2 − 1 −a
π. − √ = √ = √ √
a a. 1 − a2 a. 1 − a 2 1 − a .( 1 − a2 + 1)
2
on fait de la trigonométrie pour simplifier on montre que les deux applications ont la même
dérivée et coïncident en un point
θ sin(θ )
tan = formule du cours A vous...
2 1 + cos(θ )
Arcsin( a) sin( Arcsin( a))
tan =
2 1 + cos( Arcsin( a))
Arcsin( a) a
tan = √
2 1 + 1 − a2
Arcsin( a)
ln( a) − ln tan 2
a p
= ln a = ln 1 + 1 − a2
√
1 + 1 − a2
◦25◦
Vous tirez au hasard uniforme un entier entre 1 et 2019. Quelle est la probabilité qu’il soit multiple de 7 ou de 13
(ou inclusif).
Vous tirez au hasard uniforme un entier entre 1 et 2019. Quelle est la probabilité qu’il soit multiple de 7 ou de 13
(ou exclusif).
La probabilité se compte par « nombre de cas favorables divisé par nombre de cas possibles ».
Les cas possibles, c’est range(1, 2020). Il y a 2019 entiers.
Non.
Car avec cettedémarche, les multiples de 91 sont comptés deux fois. Une fois comme multiples de 7, une fois
comme multiples de 13.
Et il y en a 22 (là on peut en donner la liste).
Je vous offre un bilan pour toutes les réponses, y compris aux questions non posées :
multiples de 7 (2019/7) = 288 S
multiples de 13 (2019/13) = 155 T
multiples de 7 et de 13 (donc de 91) (2019/(73 ∗ 7) = 22 S∩T
multiples de 7 ou de 13 288 + 155 − 22 S∪T
multiples de 7 ou de 13 (mais pas les deux) 288 + 155 − 2.22 S∆T
Application numérique : ou inclusif : 20,8 pour cent
ou exclusif : 19, 7 pour cent
x3 .dx
Z 1 Z 1 Z 1
◦26◦ dx [Link]
Calculez √ , √ et √ .
0 1 − x2 0 1 − x2 0 1 − x4
Z 1 i1
dx h π
√ = Arcsin( x ) =
0 1 − x2 0 2
Z 1 i1
[Link] h p
√ = − 1 − x2
=1
0 1 − x2 0
x3 .dx
Z 1 h1 i1 π
√ = .Arcsin( x2 ) =
0 1−x 4 2 0 4
22
x3 .dx
Z 1
Et √ est jouable aussi, trouverez vous ?
0 1 − x4
◦27◦
du cosinus hyperbolique.
Z 1
On sait intégrer aisément : ch(t).dt = sh(1).
0
Et on sait intégrer entre deux points quelconques. C’est ce qui explique « à rebours » que le cosinus hyperbolique
. intervienne dans des problèmes physiques de corde qui pend entre deux points, sous le nom de chainette.
√2 + √6 1
◦28◦
Résolvez Tn = d’inconnue n (polynômes de Tchebychev).
4 2
√ √
2+ 6 π π π
Cette fois, = cos − = cos .
4 π 3 4 12
π
On résout donc cos n. = cos d’inconnue n.
12 3
π π π π
Le cas d’égalité des cosinus donne n. = [2.π ] ou n. = − [2.π ].
12 3 12 3
On a donc Sn = {4 + 24.k.π | k ∈ N} ∪ {−4 + 24.k.π | k ∈ N∗ } par exemple 4, 20, 28 et ainsi de suite.
◦29◦
Le polynôme Tn est de degré n, de même que Tn − 1. Pourtant, si on cherche ses racines entre −1 et 1, on n’en
trouve pas n.
Ceci veut il dire qu’il faut les chercher ailleurs ?
Non. C’est juste que certaines sont des racines doubles, à compter suivant leur multiplicité.
◦30◦
Qui est 2.X.( T4 ◦ T4 ) − ( T5 ◦ T3 ) ?
Calculez le produit des racines de l’équation [Link] ( x ) = 1 d’inconnue réelle x.
On pose Q = 2.X.( T4 ◦ T4 ) − ( T5 ◦ T3 ), et on calcule « par hasard » Q(cos(θ )) (je devrais écrire Q̃(cos(θ )) pour la
rigueur).
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ).( T4 ◦ T4 )(cos(θ )) − ( T5 ◦ T3 )(cos(θ ))
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ).T16 (cos(θ )) − T15 (cos(θ ))
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ). cos(16.θ ) − cos(15.θ )
Q(cos(θ )) = cos(17.θ )
On reconnaît la caractérisation de T17 .
On pouvait d’ailleurs l’obtenir sans repasser par cos(θ ).
Le produit des racines de [Link] ( x ) = 1 fait juste intervenir les formules de Viète :
[Link] ( x ) − 1 = 2.(2n−1 .X n + . . . − 1) et tout dépend du coefficient constant de [Link] − 1, c’est à dire du coefficient
constant de Tn . n.π
On rappelle que ce coefficient constant est Tn (0) c’est à dire cos( .
2
23
◦34◦
24
√2 + √6 1
Un professeur étourdi voulait poser l’exercice suivant : « résoudre Tn = d’inconnue n ». Il a écrit
4 2
√2 + √3 1
par erreur « résoudre Tn = d’inconnue n », qui cette fois n’a pas de solution.
4 2
♥0♥ Résolvez quand même pour commencer le vrai exercice, et donnez le nombre de solutions dans
range(100).
√2 + √6 1
On doit résoudre Tn = d’inconnue n.
4 2 π π π π π π π
On rappelle qu’on a déjà croisé : cos = cos − = cos . cos + sin . sin =
√ √ √ 12 3 4 3 4 3 4
2 + 2. 3
.
2.2 n.π
π 1 π
L’équation devient Tn (cos = et même cos = cos .
12 2 12 3
n.π π n.π π
Les cas d’égalité des cosinus conduisent à ∃k ∈ Z, = + 2.k.π ou ∃k ∈ Z, = − + 2.k.π
12 3 12 3
On a deux familles pour n entier : S = {4 + 24.k | k ∈ N} {−4 + 24.k | k ∈ N∗ }
S
Malproprement : {4, 20, 28, 44, 52, 68, 76, 92, 100, 116, 124, . . . }
Entre 0 et 100 il y a neuf solutions (dont 100 d’ailleurs, donc dans range(100) il n’y en a que huit).
√2 + √3
♦ 0♦ Calculez Tn (appelé un ) pour n de 0 à 5.
4
√ √
2+ 3
Ayant posé x = on n’a pas d’angle simple vérifiant cos(α) = x. On doit se contenter de faire des calculs
4
du type 2.x − 1, 4.x − 3.x et même 8.x4 − 8.x2 + 1.
2 3
Mais
√ on √ rappelle aussi la formule dite de Tchebychev : Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) qui donne ici un+2 =
2+ 3
.un+1 − un et permet de les calculer de proche en proche :
2
n 0 1 2 3 4 5
√ √ √ √ √ √ √ √
2 + 3 2. 6 − 3 2 + 3. 3 1 − 12. 6 31. 2 + 11. 3
un 1 − −
4 8 16 32 64
C’est la question qui déprime certains d’entre vous : « du calcul, comment voulez vous que je fasse ça sans me
tromper ? ».
♦ 0♦ Montrez
√ √ existe√quatre suites de rationnels ( an ), (bn ), (cn ) et (dn ) vérifiant pour tout n :
qu’il
un = an + bn . 2 + cn . 3 + dn . 6 et donnez les coefficients du tableau
an+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
bn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
•
cn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
dn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
√ √ √
Pour l’instant, on a bien des formes un = an + bn . 2 + cn . 3 + dn . 6 avec an , bn , cn et dn rationnels :
n 0 1 2 3 4 5
√ √ √ √ √ √ √ √
2 + 3 2. 6 − 3 2 + 3. 3 1 − 12. 6 31. 2 + 11. 3
un 1 − −
4 8 16 32 64
an 1 0 −3/8 0 1/32 0
bn 0 1/4 0 −1/16 0 -31/64
cn 0 1/4 0 3/16 0 −11/64
dn 0 0 1/4 0 −3/8 0
On note Pn la propriété « les quatre rationnels existent, et on a l’égalité écrite plus haut ».
Et c’est parti pour une récurrence. A double hérédité.
Attention, on est en maths au delà du bac. Le plus important, c’est l’existence de an , bn , cn et dn et pas l’égalité. Le comprendrez vous
un jour, ou resterez vous malformés par un système prébac et des a priori crétins ?
On a initialisé l’existence en écrivant le tableau ci dessus.
On se donne un entier n, et on suppose que les deux quadruplets de rationnels ( an , bn , cn , dn ) et ( an+1 , bn+1 , cn+1 , dn+1 )
existent.
On doit montrer que ( an+2 , bn+2 , cn+2 , dn+2 ) existent. On va les expliciter, ce qui prouvera leur existence.
25
En passant, on doit prouver ∀n, ( Pn ⇒ Pn+1 ). Quoi de plus simple alors que de suivre la quantification dans son ordre logique :
∀n : on se donne n quelconque
Pn ⇒ : on suppose Pn vraie
⇒ Pn+1 : on montre que Pn+1 est vraie.
C’est bien plus logique que vos « on suppose que Pn est vraie » et dans laquelle n n’est quantifié (une fois encore !) qu’après.
√ √
2+ 3
On rappelle alors la formule un+2 = .un+1 − un .
2
Avec les hypothèses de récurrence :
√ √
2+ 3 √ √ √ √ √ √
u n +2 = . ( a n + 1 + bn + 1 . 2 + c n + 1 . 3 + d n + 1 . 6 ) − ( a n + bn . 2 + c n . 3 + d n . 6 )
2
On développe et réordonne, proprement en tenant compte des propriétés de la racine carrée :
√ √ √ √ √ √
2+ 3 2+ 6 6+3 2. 3 + 3. 2 √ √ √
u n +2 = a n +1 . + bn + 1 . + c n +1 . + d n +1 . ) − ( a n + bn . 2 + c n . 3 + d n . 6 )
2 2 2 2
On regroupe les termes :
[Link]+1 a [Link]+1 √ a √ b c √
u n + 2 = bn + 1 + − an .1 + n+1 + − bn . 2 + n + 1 + d n + 1 − c n . 3 + n + 1 + n + 1 − d n . 6
2 2 2 2 2 2
Pour
conclure, il suffit de dire qu’on définit alors a , b , c
n +2 n +2 n +2 et d n +2 par les formules
suivantes :
a = bn + 1 +[Link]+1 /2 − an
n +2
bn+2 = an+1 /2 +[Link]+1 /2 − bn
c n + 2 = a n +1 /2 + d n +1 −cn
d n +2 = bn+1 /2 +cn+1 /2 −dn
(en alignant proprement pour que les choses soient agréables à lire et faciles à interpréter).
Une fois qu’on a écrit cette définition, on peut poser :
√ √ √
u n +2 = a n + 2 + bn +2 . 2 + c n + 2 . 3 + d n + 2 . 6
et dire qu’on a (presque) fini l’hérédité de la récurrence.
On note que c’est « on définit alors..., on a bien la formule » et non encore et toujours « on écrit la formule et on identifie »,
qui traduit les implications dans le mauvais sens. Mais là encore, on vous a fait croire que faire des maths c’était écrire des formules
partout, faire des calculs et écrire des ⇒. Quelle détresse, quelle tristesse. Quel manque d’intelligence. Comme si la littérature n’était que
conjugaison.
Pourquoi « presque fini » ? Parce qu’il faut encore dire qu’on a défini des suites de rationnels.
Pour l’instant, on a défini des suites. mais pourquoi des rationnels ?
Les deux premiers quadruplets sont faits de rationnels. Et la formule « matricielle » plus haut dit que si
( an , bn , cn , dn ) et ( an+1 , bn+1 , cn+1 , dn+1 ) sont deux quadruplets de rationnels, alors ( an+2 , bn+2 , cn+2 , dn+2 ) est
un quadruplet de rationnels.
3.c
• L’argument est « sommes, produits de rationnels » comme an+2 = bn+1 + n+1 − an .
2
• L’argument encore plus court est « (Q, +, ×) est un anneau ».
pn truc
• L’argument de pachyderme est « on écrit an = et ainsi de suite, jusqu’à arriver à an+2 = ». C’est
qn bidule
indigeste au possible.
Ah qu’il est facile de croire qu’on va avoir les points parce qu’on aura écrit des formules. Mais si on n’a pas dit qu’on travaillait par
récurrence. Si on n’a pas dit que l’hérédité était double. Si on a tout concentré sur les formules au lieu de l’[Link] on oublié de
propager « rationnels ».
Au fait, pourquoi ai-je parlé de « formule matricielle » ?
a n +2 0 1 1.5 0 a n +1 an
bn+2 0.5 0 0 . bn + 1 +
1.5 bn
=
cn+2 0.5 0 0 1 c n +1 cn
d n +2 0 0.5 0.5 0 d n +1 dn
−1
a n +2 0 1 1.5 0 0 0 0 a n +1
bn + 2 0.5
0 0 1.5 0 −1 0 bn + 1
0
c n +2 0.5
0 0 1 0 0 −1 0
c n +1
d n +2 0 0.5 0.5 0 0 0 0 −1
. d n +1
ou même =
a n +1 1
0 0 0 0 0 0 0 an
bn + 1 0
1 0 0 0 0 0 bn
0
c n +1 0 0 1 0 0 0 0 0 cn
d n +1 0 0 0 1 0 0 0 0 dn
26
♦ 0♦
1
Déduisez que l’équation un = d’inconnue n n’a aucune solution.
2
1
On se demande alors si u2.n peut valoir une fois au moins .
2
i2.n j2.n+1 √ 1
Il faudrait pour cela que 2.n+1 + 2.n+1 . 6 soit égal à .
2 2 2
√ i2.n 1
Par irrationalité de 6, il faudrait que j2.n+1 soit nul (pourquoi pas), et 2.n+1 soit égal à . Pour ce faire, il faudrait
2 2
que i2.n simplifie les nombreux 2 du dénominateur. Or, il est impair. C’est impossible.
1
Mais serait il possible qu’un un tout court (d’indice pair ou impair) soit égal à ?
2
1 2 −1
Mais si tel était le cas, u2.n serait égal à 2. − 1 c’est à dire .
2 2
i2.n j2.n+1 √ −1
L’équation 2.n+1 + 2.n+1 . 6 = est tout aussi impossible.
2 2 2
√ √
2 + 3
1
Bref, jamais cos [Link] ne prendra une valeur simple (en tout cas, jamais il ne vaudra ).
4 2
◦35◦
Trouvez a et b sachant : a + b = 15 et a2 + b2 = 30.
On a à la fois a + b = 15 et 152 = ( a + b)2 = a2 + b2 + 2.a.b = 30 + 2.a.b.
152 − 30
On raisonne par équivalences : a + b = 15 et a.b = .
2
2
15 − 30
a et b sont les deux racines de l’équation x2 − 15.x + = 0 d’inconnue réelle x.
2
◦36◦
Calculez Tn0 (0) pour tout n.
Pour calculer Tn0 (0), le plus simple est de partir de la formule Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) puis de la dériver (grâce au
∀θ) : − sin(θ ).T
n (cos( θ )) = − n. sin( n.θ ). On applique pour θ égal à π/2 : −[Link] (0) = − n. sin( n.π/2). On a la
n modulo 4 0 1 2 3
formule close Tn0 (0) = n. sin(n.π/2)
Tn0 (0) 0 n 0 −n
On peut aussi partir de Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) et dériver
Tn0 +2 ( X ) = 2.X.Tn0 +1 ( X ) + [Link]+1 ( X ) − Tn0 ( X ).
On applique en 0 : Tn0 +2 (0) = [Link]+1 (0) − Tn0 (0). Or, Tn (0) vaut Tn (cos(π/2)) c’est à dire cos(n.π/2). Après, il
faut mouliner un peu.
◦37◦
Montrez : ch2 = 1 + (ch0 )2 . Quel est le minimum de l’application ch ?
C’est juste ch2 = 1 + sh2 .
On l’a en écrivant pour tout x : ch( x ) + sh( x ) = e x et ch( x ) − sh( x ) = e− x . Il ne reste plus qu’à multiplier les deux.
Le minimum de ch est en 0 et il vaut 1.
. Pafnouti encore .
n
1
♦ 0♦ Montrez l’existence pour tout n de ∑ 2.k.π noté Sn . Calculez S0 et S1 .
k=1 cos
2.n + 1
n
1 2.k.π
L’existence de ∑ 2.k.π ne pose qu’un problème : serait il possible que l’un des cos
2.n + 1
soit nul.
k =1 cos
2.n + 1
2.k.π 2.p + 1
Ceci revient à dire que s’écrive .π (que de variables entre n, p et k). Par produit en croix, ceci revient à
2.n + 1 2
demander que 4.k soit égal au nombre impair (2.n + 1).(2.p + 1), ce qui est impossible.
28
1
1 1
On calcule S1 = ∑ 2.k.π = 2.1.π = −2
k=1 cos cos
2.1 + 1 3
On ne calcule même pas la somme S0 ! Elle est vide, et vaut 0.
√
1 1 2.π 5−1
La somme S2 est faite de deux termes : 2.π et 4.π . On rappelle cos = et on calcule
5 4
cos cos
√5 − 1 2 √ 5 √5
4.π 5 + 1 − 2. 5 1+ 5
cos = 2. −1 = −1 = − .
5 4 8 4
√ √
4 5+1− 5+1
4 4.2
On passe aux inverses et on somme : √ −√ = 4. √ √ = =2
5−1 5+1 ( 5 + 1).( 5 − 1) 5−1
n 0 1 2
On résume : On ne voit pas trop quoi déduire pour l’instant.
Sn 0 −2 2
On traite tout de suite le calcul de cos(2.π/5). On résout l’équation cos(3.θ ) = cos(2.θ ) d’inconnue θ de deux
façons :
3.θ = 2.θ mod 2.π 3.θ = −2.θ mod 2.π
• cas d’égalité des cosinus : 2.p.π
2.k.π avec k dans Z avec p dans Z
5
• polynômes de Tchebychev : 4. cos (θ ) − 3. cos(θ ) = 2. cos2 (θ ) − 1
3
n 2.k.π 2
T2.n+1 ( X ) − 1 = µ.( X − 1). ∏ X − cos car 1 est racine simple, et les autres doubles (le degré est cohé-
k =1
2.n + 1
rent).
Le nombre µ est le coefficient dominant.
Or, on sait que Tn commence par 2n−1 .X n .
On déduit que Tn commence par 22.n+1−1 .X 2.n+1 :
n 2.k.π 2
T2.n+1 ( X ) − 1 = 22.n .( X − 1). ∏ X − cos
k =1
2.n + 1
2
On calcule Qn (0) = T2.n+1 (0) − 1 = −22.n .dsp ∏nk=1 cos 2.k.π
2.n+1 .
Il
est plus facile d’aller chercher le premier :
π 2.n + 1
T2.n+1 (0) − 1 = T2.n+1 cos − 1 = cos .π − 1 = −1
2 2
On calcule aussi Q0n (0) = T2.n 0
+1 (0) et on ne se risque même pas avec le membre
n 2.k.π 2
22.n .( X − 1). ∏ X − cos qui contient beaucoup de termes à la dérivation.
k =1
2.n + 1
0 sin((2.n + 1).θ )
On rappelle ensuite ce qu’on a déjà écrit : T2.n +1 (cos( θ )) = (2.n + 1). sin(θ )
. On applique en π/2 :
2.n + 1
sin .π
0
T2.n ( 0 ) = ( 2.n + 1 ) . 2 et on exploite la semi périodicité du sinus : sin(n.π + θ ) = (−1)n . sin(θ ),
+1 sin(π/2)
2.n + 1 π
donc sin .π = (−1)n . sin = (−1)n .
2 2
(−1)n
On résume : Q0n (0) = T2.n
0
+1 (0) = (2.n + 1).
1
Je rappelle qu’il est correct d’écrire sin(n.π + θ ) = sin(n.π ). cos(θ ) + cos(n.π ). sin(θ ) = 0 + (−1)n . sin(θ ).
Mais qu’est ce que c’est ridicule et lourd. C’est prouver noir sur blanc qu’on a encore besoin de petites roues pour faire du vélo. C’est
aussi idiot que de prendre sa calculatrice pour calculer 17 + 5.
Mais je dirai à votre décharge qu’on ne vous a jusqu’à présent pas ouvert l’esprit et tout transformée en calculs idiots, bourrins et
lourdingues, au lieu de vous faire visualiser les choses. Vivement qu’on fasse des maths au collège et au lycée...
d q
♦ 0♦ Montrez que si H est un polynôme factorisé sous les deux formes H ( X ) = ad . ∏ ( X − rk ) = ∑ a p .X p ,
k =1 p =0
H0 (X) d
1 H 0 (0) a
alors on a = ∑ et = 1 (en supposant que 0 n’est pas racine de H).
H (X) k =0
X − rk H (0) a0
♦ 1♦ Calculez Sn pour tout n.
d
On part de la formule H ( X ) = ad . ∏ ( X − rk ) (ici, le polynôme est de degré d et de terme dominant ad .X d ). On dérive, en
k =1
généralisant la formule
(u.v)0 = u0 .v + u.v0
d 0 n
(u.v.w)0 = u0 .v.w + u.v0 .w + u.v.w0 et même ∏ uk = ∑ ( ui )0 . ∏ u k si on veut être rigoureux.
k =1 i =1 k 6d
k 6 =i
d 0 n
Remarque : si vous ne comprenez pas après un trimestre que ∏ uk = ∑ ( ui )0 . ∏ u k est la généralisation de (u.v.w)0 =
k =1 i =1 k 6d
k 6 =i
H 0 ( X ) = a d . ( X − r 2 ). ( X − r 3 ) . . . ( X − r d ) + a d . ( X − r 1 ). ( X − r 3 ) . . . ( X − r d ) + a d . ( X − r 1 ) . . . ( X − r d −1 )
Et en version avec des mots : d termes où à chaque fois, il manque un facteur du produit.
On divise par le produit où tout le monde est là :
31
∏ ( X − rk )
k 6d
H0 (X) d d
1
∑ ∑ X − ri
k 6 =i
= =
H (X) i =1 ∏ ( X − rk ) i =1
k 6d
H (X) = ad .X d + . . . + a2 .X 2 + a1 .X + a0 H (X) = a0
Malproprement : , puis .
H 0 (X) = [Link] .X d−1 + . . . +2.a2 .X + a1 H0 (X) = a1
H 0 (0) a H 0 (0) d
1
On divise : = 1 mais aussi =−∑
H (0 a0 H (0) r
i =1 i
C’est une de nos formules de Viète, déjà croisées :
P 0 (0
On résume : (−1)n .(2.n + 1) = 1 − 2. .
P (0)
2.k.π
Mais le polynôme Pn a pour racines les cos .
2.n + 1
H 0 (0) d
1
Pour lui, la formule = − ∑ donne
H (0) r
i =1 i
n
Pn (0) 1
− = ∑ 2.k.π = Sn
Pn (0) k =1 cos
2.n + 1
(−1)n .(2.n + 1) = 1 − [Link] .
On a donc
1 + (−1)n+1 .(2.n + 1) n pair n impair
On isole : Sn = : 0 −2 2 −4
2 n −n − 1
√
♦ 0♦
2.π 5−1
Ah oui, j’ai écrit “sachant cos = ” ; beh on va dire que je ne le sais pas. Alors montrez le,
5 4
en résolvant cos(2.θ ) = cos(3.θ ) d’inconnue θ.
Origine : Crux mathematicorum, de la Canadian Mathematical Society.
On donne deux noms aux premiers termes en haut. On complète par le premier triangle jaune (première image).
On complète avec trois autres triangles (en jaune plus clair). On obtient la valeur de la cellule vert clair.
33
Mais alors le triangle rose (image du milieu) impose une équation : (11 − a − b) + ( a + 4) + ( a − 3) = 14 : a − b = 2.
On continue jusqu’en bas. Les deux derniers triangles (roses) imposent deux valeurs à la cellule vert clair de la
dernière image : 5 + b = 3 + a. On l’a déjà.
Mais il nous reste des contraintes : ce sont des entiers, et ils sont tous différents.
On a donc par exemple a − 3 > 0 et 14 − 2.a > 0 (avant dernière ligne, cellules de droite et du milieu).
a vaut 4 ou 5 ou 6. Et par là même, b vaut 2 ou 3 ou 4.
Personnellement, je trouve que c’est au travers de tels exercices qu’on perçoit la notion de dimensions dans les systèmes
linéaires.
2n +1
3n − 3
La formule donne directement (et je ne calcule pas le nombre de termes, je m’en contrefiche).
2
1−
3
On simplifie en 3n+1 − 2n+1 (assez compact et prévisible).
n n n n n n
∑ 2.k.3.(n − k) = 6. ∑ k.(n − k) = 6. ∑ n.k − ∑ k2 = 6.n. ∑ k − 6. ∑ k2
k =0 k =0 k =0 k =0 k =0 k =0
s s
n √ n n n √ √
∏ 2.k = ∏ 2.k = ∏2 . ∏ k = 2n .n! = 2n/2 . n!
k =1 k =1 k =1 k =1