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Analyse mathématique des fonctions et dérivées

Ce document présente plusieurs exercices de mathématiques portant sur les polynômes de Tchebychev et le calcul de déterminants. Les étapes de résolution des exercices sont détaillées.

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1


 

LYCEE CHARLEMAGNE 2023 2024


Lundi 20 novembre
M.P.S.I.2
TD09
◦0◦ √
♥ Représentez graphiquement x 7−→ tan2 ( Arcsin(cos( Arctan( x + 3))) et donnez ses dérivées successives
(simplifiez d’abord, évidemment).
On ressort des formules du cours qui exploitent de façon éhontée la forme cos2 + sin2 = 1 et ses variantes en
1
cos2 = .
1 + tan2 √
Elles permettent d’écrire cos( Arcsin(s)) = 1 − s2 pour s entre −1 et 1
1
cos( Arctan(t)) = √ pour t quelconque
1 + t2
s
tan( Arcsin(s)) = √ pour s strictement entre −1 et 1
1 − s2
On va pouvoir simplifier énormément la formule. √
Attention Si vous justifiez cos( Arcsin(s)) = 1 − s2 en citant juste cos2 + sin2 = 1 , c’est que vous
êtes sur une copie de physique √
Pour
√ une copie de maths, il faut choisir entre cos ( Arcsin ( s )) = 1 − s2 et cos( Arcsin(s)) =
− 1−s . 2
Et pour ce faire, il faut dire Arcsin(s) est entre −π/2 et π/2, son cosinus est donc positif.
Toute la différence entre non matheux et matheux est là : on surveille tout, et pas juste un
calcul à la con...
Et pour tout correcteur de maths, elle est essentielle. On sait que vous savez extraire des
choses de cos2 + sin2 = 1.
Mais ce n’est pas ça qui fera de vous un ingénieur.
L’ingénieur, c’est celui qui surveille tout, et qui a du recul.
Sinon, c’est juste un calculateur, et un ordinateur coûte bien moins cher que vous pour ça...
√ 1 1
On y va, pour x plus grand que −3 : cos( Arctan( x + 3)) = q √ = √
1 + ( x + 3)2 x+4
et il est entre 0 et 1 puisque c’est un cosinus
1

√ x+4
tan( Arcsin(cos( Arctan( x + 3))) = r
1
1−
x+4 
1
On élève au carré, et notre application n’est autre que x 7−→
x+3
On représente donc juste un morceau d’hyperbole. Un morceau, car on a imposé x > −3.

Quant aux dérivées, elles se calculent sans effort.


1
sauf si on est con et qu’on n’a toujours pas compris que x 7−→ c’est x 7−→ ( x + 3)−3 .
( x + 3)3
f (x) f 0 (x) f ”( x ) f (3) ( x ) ... f (n) ( x ) f ( n +1) ( x )
( x + 3 ) −1 −( x + 3)−2 2.( x + 3)−3 6.( x + 3)−4 (−1)n .n!.( x + 3)−n−1 (−1)n .n!.(−n − 1).( x + 3)−n−1−1
La formule est validée par récurrence sur n.
2

♥ 0♥ Existe-t-il une valeur de a pour laquelle ce déterminant vaudra 2017 ♠ Complétez déjà les cases
1 1 1 1 qu’il n’a pas complétées dans
2 1 1 2
1 1 2 1
? Si oui, cette valeur sera-t-elle entière, si non, calculez le sa précipitation.
? 1 0 3
Ayant conjecturé quelquechose
de joli, il veut écrire propre-
coefficient de X 23 dans T27 .
ment sa formule pour tout n.
♥ 1 ♥ On note Tn le nieme polynôme de Tchebychev. Rappelez la relation qui
Aidez le.
calcule Tn+2 à l’aide de Tn+1 et Tn . Il va voir son professeur, tout
fier d’avoir deviné une belle
♥ 2 ♥ Calculez T 0 (0) pour tout n.
n formule à démontrer par ré-
♥ 3 ♥ Que est le coefficient de X 12 dans T ? currence. Son professeur lui dit
15
♠ 0 ♠ Un élève a trouvé le résultat suivant : “ah, oui, c’est évident, sans ré-
( X 2 − 1). (0) + X. (1) = 1 .( X ) currence, pars de Tn (cos(θ )) =
( X 2 − 1). (4) + X. (4.X ) = 4 .(2.X 2 − 1) cos(n.θ )) et dérive deux fois”.
( X 2 − 1). (24.X ) + X. (12.X 2 − 3) = 9 .(4.X 3 − 3.X ) Faites le pour lui, en n’omet-
◦1◦ ( X 2 − 1). (...) + X. (32.X 3 − 16.X ) = ... .(8.X 4 − 8.X 2 + 1) tant aucun détail.
Et si finalement, vous me calculiez le coefficient de X 12 dans T16 ?
♦0♦ Calculez Tn (17/8).
 
La relation connue est Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X )
 
Le polynôme Tn a la même parité que n, c’est du cours. On en déduit que dans T15 il n’y a que des termes d’expo-
sant impair. Le coefficient de X 12 est nul.

Pour calculer Tn0 (0), le plus simple est de partir de la formule Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) puis de la dériver (grâce au
∀θ) : − sin(θ ).T
 n (cos( θ )) = − n. sin( n.θ ). On applique pour θ égal à π/2 : −[Link] (0) = − n. sin( n.π/2). On a la
n modulo 4 0 1 2 3
formule close Tn0 (0) = n. sin(n.π/2)
Tn0 (0) 0 n 0 −n

On peut aussi partir de Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) et dériver
Tn0 +2 ( X ) = 2.X.Tn0 +1 ( X ) + [Link]+1 ( X ) − Tn0 ( X ).
On applique en 0 : Tn0 +2 (0) = [Link]+1 (0) − Tn0 (0). Or, Tn (0) vaut Tn (cos(π/2)) c’est à dire cos(n.π/2). Après, il
faut mouliner un peu.

( X 2 − 1). (0) + X. (1) = 1 .( X )


( X 2 − 1). (4) + X. (4.X ) = 4 .(2.X 2 − 1)
On complète
( X 2 − 1). (24.X ) + X. (12.X 2 − 3) = 9 .(4.X 3 − 3.X )
( X2 − 1). (96.X 2 − 16) + X. (32.X 3 − 16.X ) 4
= 16 .(8.X − 8.X + 1)
2

On la formule : ( X 2 − 1).Tn ”( X ) + [Link] ( X ) = n2 .Tn ( X )


 
On a initialisé. Mais on ne fait pas de récurrence, car on réfléchit avant de calculer 1 .
Comme proposé, on part de ∀θ, Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) et on dérive deux fois :
∀θ, − sin(θ ).Tn0 (cos(θ )) = −n. sin(n.θ )
∀θ, − cos(θ ).Tn0 (cos(θ )) + sin2 (θ ).Tn ”(cos(θ )) = −n2 . cos(n.θ )
On fait un soupçon de trigonométrie ∀θ, cos(θ ).Tn0 (cos(θ )) + (cos2 (θ ) − 1).Tn ”(cos(θ )) = n2 . cos(n.θ ) =
n2 .Tn (cos(θ )).
On change de variable : ∀ x ∈ [−1, 1], x.Tn0 ( x ) + ( x2 − 1).Tn ”( x ) = n2 .Tn ( x )
Mais il faut étendre à ∀ x ∈ C, x.Tn0 ( x ) + ( x2 − 1).Tn ”( x ) = n2 .Tn ( x ).
Il suffit d’utiliser le résultat simple : X.Tn0 ( X ) + ( X 2 − 1).Tn ”( X ) − n2 .Tn ( X ) est un polynôme de degré inférieur
ou égal à n, ayant une infinité de racines. Il est forcément nul.
Pour avoir tous les points, il faut utiliser ce théorème d’extension de [−1, 1] à R.

On regarde le polynôme T16 . Il s’écrit a.x16 − b.x14 + c.x12 − d.x10 + e.x8 − f .x6 + g.x4 − h.x2 + i avec a égal à 215
(calculable).
On dérive et développe :
x.(16.a.x15 − 14.b.x13 + 12.c.x11 − . . .) + ( x2 − 1).(16.15.a.x14 − 14.13.b.x12 + 12.11.c.x10 − . . .) = 162 .( a.x16 − b.x14 +
c.x12 + . . .)
16.a + 16.15.a = 162 .a (génial), puis −14.b − 16.15.a − 14.13.b = −162 .b puis 12.c + 12.11.c + 14.13.b = 162 .c et ainsi
1. c’est ça les maths ; on réfléchit avant de calculer, pour éviter de calculer ; tandis qu’en physique, il faut réfléchir et calculer en même
temps
3

de suite.
On identifie les coefficients et on fait tomber une à une les valeurs :
32 768.x16 − 131 072.x14 + 212 992.x12 − 180 224.x10 + 84 480.x8 − 21 504.x6 + 2 688.x4 − 128.x2 + 1

On peut aussi suivre la méthode du cours : 2. cos(16.x ) = (c + i.s)16 + (c − i.s)16 . On simplifie les termes imagi-
naires purs. On remplace les s2 par des 1 − c2 et on calcule.

On peut aussi écrire T16 ( X ) = T4 ( T4 ( X )) = ((8.X 4 − 8.X 2 + 1)2 )2 − 8.(8.X 4 − 8.X 2 + 1)2 + 1 et on ne garde que ce
qu’on veut.

Pour Tn (17/8), on peut chercher si 17/8 est le cosinus hyperbolique d’un nombre simple (et pas un cosinus, car
( e t ) + ( e t ) −1 5
on dépasse 1). On sort la formule du cours ou on résout = : t = ln(4). On a alors sans effort :
 2 3
en. ln(4) + e−n. ln(4) 42.n + 1
Tn (ch(t)) = ch(n.t) = =
 2 2.4n
 17  17  17   17 
On pouvait aussi écrire : Tn+1 = 2. .Tn − Tn−1
8 8 8 8
17 17
On a une suite un+1 = .un − un−1 , d’équation caractéristique λ2 − .λ + 1 = 0, de racines 4 et 1/4.
4 4
La forme générale est donc ∃( a, b), ∀n, un = a.4n + b.4−n . Les conditions initiales en 1 et 17/8 donnent
a = b = 1/2.

1 110 = 1
1 1 111 = 1 1
◦2◦ 1 2 1 112 = 1 2 1
On constate et .
1 3 3 1 113 = 1 3 3 1
1 4 6 4 4
11 = 1 4 6 4
1 5 10 10 5 1 115 6= 1 5 10 10 5 1
Qu’est ce qui ne va pas entre le triangle de Pascal et les carrés d’entiers ?
n Z n +1 Z n
◦3◦ 1 dt dt
Comparez (pour la relation d’ordre) ∑ 1 + k2
,
1 1 + t2
et 1 +
0 t2 + 1
.
k =1
N’espérons pas d’égalité.
Mais par décroissance de la fonction et comparaison série intégrale :
Z k +1 Z n +1 n
dt 1 dt 1
chaque 2
se majore par 2
d’où 2
6 ∑ .
k 1+t 1+k 1 1+t k =1
1 + k2
Z k n Z n
dt 1 1 dt 1
chaque majore par , d’où ∑ 6 et on ajoute 1 d’un côté et de l’autre.
k −1 1 + t 2 1 + k2 k =2
1 + k 2 1 1 + t 2 2
n n n
◦4◦ ln(k) ln(k) ln(n)
Pour tout n on pose : An = ∑ k , Bn = ∑ n , Cn = ∑ k . Montrez que ( An ) et (Cn ) sont croissantes.
k =1 k =1 k =1
Montrez que Bn est décroissante.
Étudiez la convergence de chacune par comparaison série intégrale.
Donnez un équivalent en +∞ simple de chacune.
On ne sait pas tout de suite si ( Bn ) est croissante.
Mais Bn est constante, puisque cette fois, n est fixé (sinon il y aurait des parenthèses).
C’est la suite ( Bn )k∈N si il faut l’écrire proprement.
Étant constante, elle est décroissante.

ln(n + 1)
( An ) est une série à termes positifs : An+1 − An = > 0 pour tout n.
n+1
Elle est croissante.
n
1
Cn vaut ln(n). ∑ k
.
k =1
n
06 ln(n) 6 ln(n + 1) 1
Pour n donné on a
06 Hn 6 Hn+1
en posant Hn = ∑ k
.
k =1
4

1 n
n k∑
Jetons un œil quand même : Bn = . ln(k ).
=1
1  n 
Cette fois,
n
décroit et ∑ ln(k) croît. Qui croire...
k =1
En fait, elle croît. Mais il faut y aller proprement.
Z n +1 n ln( t )
ln(t)
Z
On peut encadrer An par .dt et 0 + .dt.
1 t  1 t
2
h ln(t) i (ln(n))2
On calcule ces intégrales par et on trouve un équivalent en .
2 2
(ln(n))2
Et il est facile de perdre des points en tentant de simplifier .
p  2
Rien de simple, à part ln nln(n) si vous aimez (moi pas).
Z n +1 Z n
1 1  
Pour b, on compare avec . ln(t).dt et
. 0+ ln(t).dt .
1 n n 1
n. ln(n) − n
Après calcul de primitive, un équivalent est et même ln(n) tout court.
n
En effet, le −1 et termes du même type ne sont pas visibles dans l’équivalent.
Pour Cn , on a la convergence vers 1.
Et un équivalent est 1.

Ou si vous y tenez, un équivalent est e1/n c’est pareil.

◦5◦
On note Wn la nieme intégrale de Wallis. Montrez : (Wn+ p )2 6 W2.n .W2.p . (un carré, des intégrales, une inégalité...)
Inégalité de Cauchy-Schwarz
Z π/2 2 Z π/2  Z π/2 
f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt . ( g(t))2 .dt
0 0 0
n p
On prend f = sin et g = sin et c’est fini !
On rappelle l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour les fonctions continues :
Z b 2 Z b  Z b 
f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt . ( g(t))2 .dt
a a a
Z b 2 Z b 2
2
On l’obtient en étudiant x. f (t) + g(t) .dt comme trinôme du second degré en x (x . x. f (t) + g(t) .dt +
Z b 2 Za b  2
a

2.x. f (t).g(t) .dt + g(t) .dt) de signe constant, donc de discriminant négatif ou nul.
a a

cos( x ) si x60
◦6◦

♥ On définit : f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si 0 < x < π . Pouvez vous la rendre continue en
sin( x ) si π6x

choisissant bien a et b ? 
 cos( x ) si x 6 π/3
Même question pour f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si π < 3.x < 2.π . Est elle alors dérivable ?
sin( x ) si 2.π/3 6 x


 cos( x ) si x60
f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si 0 < x < π est continue ] − ∞, 0[ car c’est le cosinus
sin( x ) si π6x

est continue sur ]0, π [ car c’est un polynôme
est continue sur ]π, +∞[ car c’est le sinus.
La seule question est « en 0 et en π ».
On regarde donc en chacun de ces points la limite à droite et la limite à gauche.
La continuité c’est ça (en laissant de côté les ε) : la même limite à droite et à gauche, égale à la valeur de la fonc-
tion 2 .
2. là, on redevient « terminalesque », mais surtout on voit ça géométriquement
5

à gauche de 0 en 0 à droite de 0 à gauche de π en π à droite de π


formule cos( x ) 1 a. cos( x ) + b. sin( x ) a. cos( x ) + b. sin( x ) 0 sin( x )
limite lim f ( x ) = 1 f (0) = 1 lim f ( x ) = a lim
x →π
f (x) = −a f (π ) = 0 lim
x →π
f (x) = 0
x →0 x →0
x <0 x >0 x <π x >π

condition a=1 a=0


Pas de raccordement continu possible des deux côtés à la fois...

Donc pas de raccordement dérivable !



 cos( x ) si x 6 π/3
Passons à f = x 7−→ a. cos( x ) + b. sin( x ) si π < 3.x < 2.π .
sin( x ) si 2.π/3 6 x

π π π 2.π 2.π 2.π
à gauche de en à droite de à gauche de en à droite de
3 3 3 3 √3 3
1 3
formule cos( x ) a. cos( x ) + b. sin( x ) a. cos( x ) + b. sin( x ) sin( x )
2 √ √ √2 √
1 π 1 a + b. 3 − a + b. 3 3 3
limite lim f ( x ) = f = lim f ( x ) = lim f (x) = lim f (x) =
x →π/3 2 3 2 x →π/3 2 x →π
x <π
2 2 x →2.π/3 2
x <π/3 √ x >π/3 √ √ x >2.π/3
a + b. 3 1 − a + b. 3 3
condition = =
2 2 √ √ 2 2
1− 3 3+ 3
Cette fois, le système a une solution : a = et b = .
2 6

2a ×3b

◦7◦ = 2021
Résolvez d’inconnues réelles a et b.
2b ×3 a = 2022
2a ×3b = 2021
      
ln(2) ln(3) a ln(2021)
Par passage au logarithme (bijectif), équivaut à . = .
2b ×3a = 2022 ln(3) ln(2) b ln(2022)
ln(3). ln(2022) − ln(2). ln(2021) ln(3). ln(2021) − ln(2). ln(2022)
On inverse la matrice, et on trouve a = 2 2
et b =
(ln(3)) − (ln(2)) (ln(3))2 − (ln(2))2
6

◦8◦
On prend trois réels strictement positifs a, b et c. leur moyenne arithmétique est connue, et leur moyenne
3
harmonique est l’inverse de la moyenne des inverses .
1 1 1
+ +
a b c
Montrez que la moyenne harmonique est plus petite
que la moyenne arithmétique, en utilisant l’inégalité de
Cauchy-Schwarz sur deux triplets bien choisis (c’est à
dire −

u .−

v 6 |−
→u | × |−

v | produit scalaire face à produit
des normes).
α2 + β2 + γ2 a2 + b2 + c2 . a.α + b.β + c.γ 6
p √
Montrez que la moyenne harmonique est plus petite
que la moyenne arithmétique en calculant la résistance
entre A et B sur les deux scémas ci-contre.
Qui vont être les deux vecteurs construits à partir de a, b et c dont les composantes permettront d’avoir une belle
majoration quand on écrira − →u.−

v√6 |−
→ −

u |.|v | avec −
→ −

 | u | et | v | des sommes de carrés ?
√ dans
√a 1/√ a
Prenons assez naturellement 
√b
 et  1/ √b . leur produit scalaire vaut 9 (ah ?) et les normes donnent nos
c 1/ c
a + b + c et somme des inverses.

L’inégalité donne
1 1 1
9 6 ( a + b + c ). + +
a b c
et en équilibrant
3 a+b+c
6
1 1 1 3
+ +
a b c
Regardons à présent le premie réseau de résistances.
On a en parallèle trois fois le même modèle en grisé, fait d etrois résistances a, b et c en série.
Chaque bloc « horizontal » a pour résistance a + b + c.
Quand on met ces trois blocs en parallèle (ah on ne dit plus « en parallèles », on dit « en dérivation », c’est trop bête
1 1 1 1
d’y perdre la vision), les conductances s’additionnent : = + + .
Rq R1 R2 R3
1 a+b+c
Bref, entre A et B on a une résistance , ce qui fait .
1 1 1 3
+ +
a+b+c b+c+a c+a+b
Quand on met trois fois la même résitance en parallèle, la résistance est divisée par 3.

Prenons alors le schéma de droite. On a cette fois trois blocs « verticaux » consécutifs.
1
Le premier est fait de trois résistances a, b et c en parallèle. Sa résistance équivalente est donc .
1 1 1
+ +
a b c
Le bloc suivant a la même résistance, de même que le dernier.
Comme les trois se suivent en série, la réssitance équivalente est cette fois

1

1 1 1
+ +
a b c
Dans le second schéma, il y a plus de connexions, le courant va mieux circuler (moi j’y vois des voitures dans les
rues, pas vous ?).

On a donc
1 a+b+c
3× 6
1 1 1 3
+ +
a b c
L’exercice se généralise à n nombres réels positifs, et n lots de n résistances.
7

◦9◦
Clément Deslandes a décidé de fabriquer des assiettes plutôt que de faire prof de maths.
Il veut tester la solidité de ses assiettes. Il en prend une et se rend au pied d’un immeuble de 78 étages et il veut
savoir depuis quel étage il peut balancer une assiette sans qu’elle se casse. Il veut même connaître l’étage au
delà duquel elle se brise.
S’il la lance du sommet et qu’elle se brise, il saura qu’elle ne tient pas 78 étages, mais il ne saura pas à partir de
quel étage elle se serait brisée. Alors quoi ?
Il teste au premier étage. L’assiette se brise, il sait qu’elle se brisera quel quel que soit l’étage. Et si elle ne se
brise pas, il recommence au deuxième étage. Si elle se brise, le niveau de rupture est le 1. Sinon, il monte au
troisième étage et recommence.
En gros une récurrence. Si elle se rompt à l’étage n, on a l’information, sinon, on passe à l’étage n + 1.
C’est un peu long, mais ça se fait. Et au pire il fait 79 tests.

Mais voilà, il a pensé à prendre deux assiettes. Alors que fait il pour minimiser le nombre de tests « dabns le pire
cas » ?
de 0 à 38, et si elle réchappe, il lui en reste deux pour tester du 39 au 78 ». Mais il y a mieux.
On peut envisager « il va au trente neuvième étage, il jette une assiette ; si elle se brise, il lui en reste une pour tester étage par étage

Une solution.
On prend l’assiette A et on teste les étages pairs dans l’ordre : 0, 2, 4 et ainsi de suite.
Si l’assiette se rempt à l’étage 2.N, on sait qu’elle a passé l’étape 2.( N − 1). C’est donc que la frontière est « soir
2.N − 2 soit 2.N − 1. On jette donc l’assiette B depuis l’étage 2.N − 1 et on peut conclure.

Dans le pire des cas, on fait 39 + 1 tests (c’est à l’avant dernier étage qu’est la frontière).
Mais il y a mieux.
On ne cherche pas l’algorithme optimal tout de suite, mais on s’interroge « si j’ai le droit à n lncers, je fais quoi ? ».
Notons que dès la première assiette cassée (la A lancée de l’tage N), il faut faire du « étage par étage » avec l’assiette
B jusqu’à trouver la frontière : en commençant au dernier cap franchi par A jusqu’à l’étage N − 1 (on sait qu’enN,
c’est la rupture).
Dès lors, si on a doit à n lacers, le premier lâcher de A ne peut pas se faire au delà de l’étage n (si elle se casse, on
remonte avec B étage par étage de 1 à n − 1, et on peut être amené à faire donc 1 + (n − 1) lancers).
Si elle se brise, on fait n − 1 étages avec l’assiette B comme on l’a dit.
Si elle ne se brise pas, il nous reste deux assicttes et n − 1 lancers (et 78 − n étages).
On va donc lacher l’assiette depuis l’étage n + (n − 1) (intervalle à explorer avec l’assiette B [n, 2.n − 1] si l’assiette
A se brise).

A se brise : n − 2 lancers pour explorer l’intervalle mentionné ci dessus.


A ne se brise pas, on la lance cette fois depuis l’égae n + (n − 1) + (n − 2).

Et ainsi de suite.
La somme n + (n − 1) + (n − 2) + . . . + 1 nous donne alors la plus grande hauteur qu’on puisse atteindre avec n
lancers.

Et justement : 78 = 12 + 11 + 10 + . . . + 1 (nombre triangulaire).


On va donc pouvoir conclure en 12 alncers.

Algorithme
je lache A depuis le niveau 12
elle se casse elle ne se casse pas
je teste avec B les niveaux 1 à 11 je lache A depuis le niveau 23
elle se casse elle ne se casse pas
je teste avec B les niveaux 13 à 22 je lache A depuis le niveau 33
elle se casse elle ne se casse pa
je teste avec B les niveaux 24 à 32 je lache A depuis 4

◦10◦
On note Tn le nieme polynôme de . Calculez Tn0 (1). Pour prouver ce que vous allez
conjecturer, il y a deux méthodes ; l’une par récurrence, et l’autre en regardant la limite en 0 de la formule
obtenue par dérivation de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ).
On part de Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) (pour tout θ) et on dérive : − sin(θ ).Tn (cos(θ )) = −n. sin(n.θ ).
8

n. sin(n.θ )
On applique pour θ non multiple de π : Tn (cos(θ )) = .
sin(θ )
On fait tendre θ vers 0. Le premier membre tend vers Tn (1) par continuité de Tn .
Le second tend vers n2 par usage des équivalents.

Sinon, on part de Tn = [Link]−1 − Tn−2 et on dérive : Tn0 = [Link]−1 + 2.X.Tn0 −1 − Tn0 −2 .


On applique en 1 : Tn0 (1) = [Link]−1 (1) + 2.Tn0 −1 (1) − Tn0 −2 (1).
Tn0 (1) = 2 + 2.Tn0 −1 (1) − Tn0 −2 (1)
On prouve alors Tn0 (1) = n2 par récurrence à double hérédité.
L’initialisation ne pose pas de problème, et pour l’hérédité : 2 + 2.(n − 1)2 − (n − 2)2 = n2 .

◦11◦
Un exercice d’oral de Polytechnique était posé sous la forme suivante :
soient (z0 , . . . zn−1 ) n complexes non nuls,
1 n −1
alors il existe une partie P de range(n) vérifiant ∑ zp >
π k∑
. |zk |
p∈ P =0
l’exercice était posé tel quel avec une indication que l’on donnera plus loin sur un exemple et pour le traitement
général. Mais on commencera ici par quelques cas particuliers.
♠0♠
1
Pour (1, i, −1, −i ), vérifiez : |1 + i | > .(|1| + |i | + | − 1| + | − i |).
π
1
On commence par quatre complexes de module 1 : (1, i, −1, −i ). La somme du membre de droite .(|1| + |i | +
π
4
| − 1| + | − i |) vaut . On ne garde que deux des quatre complexes : 1 et i , on effectue la somme : 1 + i, on en
√π
prend le module : 2 (calcul direct).
√ 4 √
On se dont donc juste de vérifier 2 > , c’est à dire 2.π > 4. On le joue à la physicienne en comparant les
π
carrés car tout est positif : 2.π 2 ' 2.10 et 42 = 16. C’est rapide.

1
♠ 0♠ .(|1| + | − j2 | + | j| + | − 1| + | j2 | + | − j|).
Pour (1, − j2 , j, −1, j2 , − j), vérifiez : | j − 1 + j2 | >
π
1
Pour (1, − j2 , j, −1, j2 , − j) (sommets de l’hexagone régulier), le membre de droite se calcule .(|1| + | − j2 | + | j| + | −
π
2 6
1| + | j | + | − j| + | − i |) = (un peu moins que 2).
π
Des six complexes, on n’en garde que trois : −1, j et j2 . On calcule leur somme : −1 + j + j2 = −1 − 1 car
6
1 + j + j2 = 0. On passe au module : | j − 1 + j2 | = 2 > .
π
♠ 0♠ n est un entier naturel non donné, on pose zk = ei.k.π/n pour k dans range(2.n).
n −1
1 2.n−1
Justifiez : ∑ zk > . ∑ |zk |.
k =0
π k =0
On prend cette fois 2.n nombres notés zk . Dans ei.k.π/n on
reconnait une racine d’ordre 2.n de l’unité. Nos 2.n points
sont répartis régulièrement sur le cercle unité. La somme du
1 2.n−1 2.n
membre de droite . ∑ |zk |vaut puisqu’ils sont tous de
π k =0 π
module 1.
n −1
Avec ∑ zk , on ne garde visiblement que les n premiers. La
k =0
n −1
somme ∑ ei.k.π/n est alors simplement une série géométrique
k =0
de premier terme 1 (k = 0), de raison ei.π/n et de terme à
n −1
venir ei.n.π/n (k = n). Cette somme se simplifie : ∑ ei.k.π/n =
k =0
1 − ei.π 1 − (−1)
i.π/n
= .
1−e 1 − ei.π/n
9

On doit en prendre le module. Il y a des façons plus ou moins rusées de le faire.


• La pire : virer le dénominateur par quantité conjuguée (même si c’est souvent un bon réflexe), et s’empêtrer dans des
cosinus et sinus partout.
• La méthode du bon élève de Terminale q : le module de l’inverse est l’inverse du module. On va donc juste calcu-
ler le module de 1 − ei.π/n . Celui ci vaut (1 − cos(π/n))2 + sin2 (π/n). On développe, on simplifie et on arrive
√ p
à 2. 1 − cos(π/n). On a donc
n −1
2 2
∑ ei.k.π/n = 1 − ei.π/n = √2.p1 − cos(π/n) et on est déjà content.
k =0
n −1
2 2
Si on va plus loin : 1 − cos(θ ) = 2. sin2 (θ/2) : ∑ ei.k.π/n =
1 − ei.π/n
=  π  .
k =0 2. sin
2.n
• Mais en fait, il y avait plus rusé (et classique à connaitre) :
ei.θ/2 − e−i.θ/2
|1 − ei.θ | = |ei.θ/2 .(e−i.θ/2 − ei.θ/2 )| = |ei.θ/2 | × |e−i.θ/2 − ei.θ/2 | = 1.2. sin(θ/2) puisque sin(θ/2) = ! On en
2.i
reparlera en cours avec le “noyau de Dirichlet”.
n −1
1 1 2.n−1 2.n
Bref, on est arrivé à ∑ ei.k.π/n  π  et . ∑ |zk | =
=
π π
. Ce serait idiot de ne pas voir un air de famille
k =0 sin k =0
2.n
!
1 2.n  π  π
On doit prouver  π  > , ce qui se ramène à sin 6 car tout est positif.
sin π 2.n 2.n
2.n
Le physicien dira que pour n petit, on a sin(θ ) ' θ. mais le mathématicien ne s’en contentera jamais. D’autant qu’un symbole ' ne devient
un 6 que par tricherie
 doublée de nécessité de “je veux conclure” du mauvais
 élève qui est prêt à tout pour aboutir à ce qu’on lui demande.
On doit montrer sin(θ ) 6 θ pour θ entre 0 et π/2
 
C’est du classique qu’on obtient de multiples façons.
Variation de fonction : l’applica- Intégrale : sin(θ ) = Géométrie : le sinus est un trait
tion θ 7−→ θ − sin(θ ) a une dé- vertical, l’angle est la mesure d’un
Z θ Z θ
cos(α).dα 6 1.dα = θ.
rivée positive (1 − cos avec cos entre 0 0 arc de cercle “un peu plus long”.
−1 et 1), elle est donc croissante. Et
comme elle est nulle en 0, elle est
positive après 0.

Toute preuve à la physicienne avec un développement limité ou autre sera une arnaque.
n −1
1 2.n 1 2.n−1
Si on met tout bout à bout, on a bien ∑ ei.k.π/n =  π  >=
π
= . ∑ | z k |.
π k =0
k =0 sin
2.n
Une question où il suffit/faut d’être méthodique. Et qui prend plusieurs arguments les uns après les autres.

0♠
1 1
♠ a et b sont deux réels, vérifiant a < 0 < b. Prouvez : | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|).
π π
1 1
a est un réel négatif et b un réel positif. On doit prouver | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|).
π π
On peut traiter différents cas suivant qui de a et b est le plus grand en valeur absolue.
Mais le mieux est de faire des maths, en raisonnant par l’absurde, avec les et et les ou.
1 1 1 1
Si on n’avait pas “| a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|)”, on aurait “| a| < .(| a| + |b|) et |b| < .(| a| + |b|)”.
π π π π
1
En additionnant les deux, on aurait alors | a| + |b| 6 (| a| + |b|). En simplifiant car la somme | a| + |b| est non
π
nulle, on aurait π < 1, ce qui est faux. Fin du raisonnement par l’absurde, qui ne dit évidemment pas qui de
1 1
| a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|) est vraie (il est d’ailleurs possible que les deux le soient...).
π π
10

On notera qu’on a prouvé ici notre résultat dans le cas où on a deux complexes particuliers du plan : un réel négatif et un réel positif,
appelés ici a et b au lieu de z0 et z1 . Quoi qu’il en soit, en les appelant z0 et z1 au lieu de a et b, on a prouvé qu’une des deux sommes |z0 |
1
ou |z1 | dépasse .(|z0 | + |z1 ). On va généraliser à plusieurs termes.
π
Il est bon quand on traite un problème de comprendre un peu où on va et de ne pas se contenter de croire qu’on traite une série d’exercices
comme dans un sujet du bac.

♠ 0♠ Les zk sont n réels classés par ordre croissant.


p −1
1 n −1 n −1
1 n −1
Montrez qu’il existe un entier p vérifiant ∑ zk >
π k∑
. |zk | ou ∑ zk >
π k∑
. | z k |.
k =0 =0 k= p =0
Les zk sont n réels classés par ordre croissant. Il y a donc un moment où on bascule du négatif au positif. On note
p cet indice (le plus petit indice k tel que zk soit un élément de R+ ) : z0 6 z1 6 . . . 6 z p−1 < 0 < z p 6 . . . 6 zn−1 .
On va alors poser “tout naturellement” : a = z0 + z1 + . . . + z p−1 et b = z p + z p+1 + . . . + zn−1 . On a bien a 6 0 6 b
(inégalités larges, car a est peut être nul, si il n’y a aucun réel négatif en début de liste).
1 1
Par la question précédente, on a donc | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|).
π π
Et qui est | a| + |b| ?
Comme a est négatif, on a | a| = −z0 − z1 − . . . − z p−1 . Comme chaque zi de cette formule est négatif, on a
| a | = | z 0 | + | z 1 | + . . . + | z p −1 | .
Comme b est négatif, on a |b| = z p + z p+1 + . . . + zn−1 . Comme chaque z j de cette formule est positif, on a
| b | = | z p | + | z p +1 | + . . . + | z n −1 | .
1 1
Le membre de droite .(| a| + |b|) devient donc .(|z0 | + . . . + |z p | + . . . + |zn−1 |).
π π
1 1
L’assertion | a| > .(| a| + |b|) ou |b| > .(| a| + |b|) devient donc
π π
p −1
1 n −1 n −1
1 n −1
∑ zk > π . ∑ |zk | ou ∑ zk > π . ∑ |zk | comme attendu.
k =0 k =0 k= p k =0
1 n −1
On a donc répondu à la question ∑ zi π k∑
>. |zk | en prenant comme partie P les premiers indices de la liste
i∈ P =0
1
ou les derniers (en séparant en fait les réels zi selon leur signe). On note qu’un facteur ferait l’affaire ici à la place du
2
1
facteur .Mais on est sur R et pas sur C.
π
♠0♠ On prend cette fois à titre d’exemple z0 = 2, z1 = 1 + i, z2 = i, z3 = −2 + 3.i, z4 = −5 et z5 = −3 − 4.i.
Pour tout α entre −π et π, on note Aα l’ensemble {z ∈ C | | Arg(z.e−i.α )| 6 π/2}. Justifiez que Aα est un demi
plan. Pour tout α, on note f (α) la norme de la somme des zk qui sont dans Aα . Représentez graphiquement
Z π
l’application f sur [−π, π ], et calculez l’intégrale f (α).dα a .
−π

a. on rappelle que l’intégrale d’une fonction est une aire, et ne se calcule pas forcément par des [ F ( x )]bx=a avec des exigences du type “ f
doit être dérivable” à cause d’un cours de Terminale dans lequel on confond à tout bout de champ “nécessaire” et “suffisant”
On trace un dessin pour localiser les points de l’énoncé. Et on calcule les normes demandées pour les sommer :
z0 = 2 z1 = 1 + i z2 = i z3 = −2 + 3.i z4 = −5 z5 = −3 − 4.i
√ √
| z0 | = 2 | z1 | = 2 | z2 | = 1 |z3 | = 13 | z4 | = 5 | z0 | = 5
√ √
La somme des modules est laide, elle vaut 13 + 2 + 13 et ne se simplifie.
Et la somme des complexes vaut −7 + i, même si ça ne sert à rien.
11

Un ensemble {z ∈ C | | Arg(z.e−i.α )| 6 π/2} est formé


de complexes obéissant effectivement à une contrainte
d’angle. Écrivons z = ρ.ei.θ comme souvent. La condi-
tion porte sur Arg(ρ.eı̂.(θ − α). Cet argument vaut θ − α
(après réduction si nécessaire). On demande donc que
θ − α soit entre −π/2 et π/2 , ce qui revient à bloquer
π π
θ entre α − et α + . Les deux valeurs extrêmes sont
2 2
distantes de π, la limite est faite de deux demi droites
alignées, c’est une droite. Et on est dans le demi plan
“du côté de α”.
Il fallait encore une fois travailler en polaires. Quels pro-
fesseurs de Terminale vous ont fait croire que le plan
complexe était fait d’éléments de la forme x + i.y et pas
d’éléments de la forme ρ.ei.θ ?

La fonction f va donc compter des sommes comme |z1 + z2 + z3 | si z1 , z2 et z3 sont dans le demi plan Aα . On va
donc faire une étude à la main (il ne faut pas espérer des formules toutes prêtes, il faut mettre les mains dans le cambouis, et accepter
de travailler avec des définition).

Le premier demi plan (pour α nul) est l’Est de la carte, avec les
arguments entre −π/2 et π/2.
On prend trois des complexes : z0 = 2, z1√= 1 + i et z2 √= i.
La somme vaut 3 + 2.i et a pour module 13 : f (0) = 13.
On va rester avec cette valeur tant que le plan ne va pas trop
tourner.

Le premier changement va se faire quand la demi droite va


contenir le point z3 .
« A cet instant », le point z3 s’ajoute à la somme :
z0 + z1 + z2 + z3 √= 2 + (1 + i ) + i + (−2 + 3.i ) = 1 + 5.i.
Le module vaut 26. √
On déduit donc que de 0 à Arctan(2/3), f vaut √ 13.
En Arctan(2/3), la fonction saute à la valeur 26 (elle aug-
mente).
Pourquoi Arctan(2/3) ? C’est la direction orthogonale à cette
droite.

On va pouvoir continuer, jusqu’à ce que le demi plan gagne un


nouveau point.
Ou en perde un.
Quand α va atteindre la valeur π/2, l’axe de découpe sera
horizontal. La somme complexe sera faite √ de z0 , z1 , z2 , z3 et
z4 . Elle vaudra −4 + 5.i. f (π/2) vaut alors 41.
Mais ça ne dure pas. Dès que α augmente, on perd le point z0 .
12

Maintenant, la somme vaut √


(1 + i ) + i + (−2 + 3.i ) − 5, et la fonction vaut 61.
Elle reste constante égale à cette valeur. Le prochain change-
ment va se faire quand on va perdre z1 (égal à 1 + i). On aura
alors √pour somme complexe i + (−2 + 3.i ) − 5 puis pour mo-
dule 65.
L’étape suivante sera l’arrivée de z5 (égal à −3 − 4.i) dans la
somme.

On se dit que pour avoir les valeurs prises par la fonction en escalier, il va falloir dresser un tableau. Comme les zk
sont classés par ordre croissant d’argument, les familles de points dans les demi plans Aα seront faites d’indices
consécutifs.
angle α avant 0 0 Arctan(2/3) π/2 3.π/4 après π
z0 2 2 2 2
z1 1+i 1+i 1+i 1+i 1+i
z2 i i i i i i
z3 −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i −2 + 3.i
z4 −5 −5 −5 −5 −5
z5 −3 − 4.i −3 − 4.i
somme 3√+ i 3√ + 2.i + 5.i
1√ −4√+ 5.i −6√+ 5.i −7√+ 4.i −10 −√10 − i
f (α) 10 13 26 41 61 65 10 101
C’est long et laborieux.

√ π  2 
Pour le calcul de l’intégrale, on additionne des aires de rectangles comme 26. − Arctan .
2 3
Le cas général repose aussi sur le demi-plan qui tourne. On calcule la valeur moyenne de l’application f , avec des inégalités dans C et un
n −1
peu de trigonométrie. Comme cette valeur moyenne dépasse alors la valeur ∑ |zk |, c’est que f dépasse cette valeur au moins en un point.
k =0
On ne le détaillera pas ici.2018
13

398712 = 16134474609751291283496491970515151715346481
436512 = 47842181739947321332739738982639336181640625
somme = 63976656349698612616236230953154487896987106

447212 = 63976656348486725806862358322168575784124416
Erreur relative : 2 × 10−11

Exercice sans rapport.


A gauche, les Simpsons rendent hommage au théorème de Fermat.

Le grand disque a pour dia-


mètre 12 et donc pour rayon 6.
Les deux disques moyens ont
chacun pour rayon 3 et dia-
mètre 6.
On ne connaît pas le rayon des
disques de droite et gauche, on
le note r (par symétrie, le même pour
les deux).
On nomme O le centre du grand
disque, C le centre du disque
moyen du bas et D le centre du
disque petit de droite.
On a immédiatement OA = 6 (diamètre) et OC = 3 (rayon).
On a aussi OB = 6 (diamètre) et DB = r (rayon du petit disque) et OD = 6 − r (différence).
On a aussi CD = r + 3 (somme des deux rayons quand les disques sont tangents).
Le théorème de Pythagore dans le triangle ( D O C ) (rectangleen O) donne
 : (r + 3)2 = 33 + (6 − r )2 .
On simplifie par 9 et par r2 : 6.r = 36 − 12.r. On simplifie : r =2
On note que le triangle est alors un célèbre (3, 4, 5) pythagoricien.
14

On travaille alors avec les tout-petits disques.


On note ρ leurs rayons. On note E le centre d’un tout petit
disque, sur le segment [O, D ].
Par condition de tangence : ED = 2 + ρ.
Par soustraction : OE = 4 − (2 + ρ) = 2 − ρ.
Par condition d’alignement aussi : CE = 3 + ρ.
On fait encore appel au théorème de Pythagore dans
( E O C ) : (3 + ρ)2 =
32 + (2 − ρ)2 .
2
On simplifie encore ρ vaut
 5
Ce type d’exercice de géométrie est un SANGAKU (littéralement tablettes mathématiques). Il s’agissait de tablettes de bois votives
présentes dans certains temples japonais et figurant des énigmes de géométrie euclidienne gravées. Ces objets établissaient un lien avec
la vie artistique et la vie religieuse par le biais des mathématiques. Elles apparurent durant l’époque d’Edo (1603-1867) et fabriquées par
des membres de toutes les classes sociales. Les sangaku étaient peints en couleur sur des tablettes de bois suspendues à l’entrée de temples
et d’autels shintoïstes (Jinja) en offrande aux divinités locales1 . Selon certaines sources, il s’agissait de montrer le talent d’un maître
mathématicien à la vue du plus grand nombre. (Wikipedia).

◦12◦
Reliez dans cette grille l’entrée à la sortie du tunnel. Les chiffres inscrits en début de ligne et de colonne indiquent
le nombre de cases du tunnel dans la ligne ou colonne. Le tunnel ne se croise pas lui même, ni ne se touche. Un
exemple résolu vous permet de comprendre.
2 1 1 2 3 5 2 2 0 0 0 3 1 2 1
0 3 2 ,
0 2 , 3
2 ,  1 1
2 ,  1 1 ,
5      2 , 0
. . .
1 2 1 2 4 0 2 1 3 0 1 2 3 0 0
0 0 0
2 , 0 2 ,
1 1 , 1
3 , 2 , 3 ,
4 3 0
◦13◦
♥ Soient f et g continues de [0, 1] dans R, montrez en identifiant l’intégrale d’un carré :
Z 1 Z 1 Z 1
∀λ ∈ R, λ2 . ( f (t))2 .dt + 2.λ. f (t).g(t).dt + ( g(t))2 .dt > 0.
0 0 0
Z 1 2 Z 1 Z 1
Déduisez ensuite f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt (inégalité de Cauchy-Schwarz)
s 0 s0 0 s
Z 1 Z 1 Z 1
Déduisez enfin ( f (t) + g(t))2 .dt 6 ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt (inégalité triangulaire).
0 0 0
Z 1 Z 1 Z 1
Par linéarité et simple calcul, l’intégrale λ2 . ( f (t))2 .dt + 2.λ. f (t).g(t).dt + ( g(t))2 .dt n’est autre que
Z 1 0 0 0

(λ. f (t) + g(t))2 .dt.


0
L’application intégrée est positive (carré de réel), sur un intervalle pris a priori dans le sens croissant. Elle est po-
sitive.
Z 1 Z 1 Z 1
Le trinôme λ2 . ( f (t))2 .dt + 2.λ. f (t).g(t).dt + ( g(t))2 .dt reste de signe constant, positif.
0 0 0
Son discriminant est donc négatif ou nul (sinon, il aurait des racines et changerait de signe en en croisant une).
On a donc Z  1Z Z 2 1 1
f (t).g(t).dt 6 ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt
0 0 0
15

Les ergoteurs diront qu’il faut traiter à part le cas où f est identiquement nulle sur [ a, b]. Le trinôme n’est plus du
second degré. Mais l’exercice n’a aucun intérêt.
s s s
Z 1 Z 1 Z 1
Pour comparer ( f (t) + g(t))2 .dt et ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt (réels positif), comparons leurs carrés :
0 0 0
s
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
2 2 2
( f (t) + g(t)) .dt et ( f (t)) .dt + ( g(t)) .dt + 2. ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt.
0 0 0 0 0
Z 1 Z 1
Mais dans les deux, on trouve ( f (t))2 .dt + ( g(t))2 .dt.
0 0 s
Z 1 Z 1 Z 1
On doit donc juste comparer 2. f (t).g(t).dt et ( f (t))2 .dt. ( g(t))2 .dt. C’est l’objet de la question précé-
0 0 0
dente.
rZ
1
On a prouvé ici que f 7−→ ( f (t))2 .dt est une norme sur C0 ([0, 1], R).
0

◦14◦
Mettre dans le grille tous les entiers de 1 à 9 (certains sont déjà placés) pour que les trois additions en ligne et en
colonne soient correctes :
= 11 = 18
6 = 14 2 = 15
= 20 et = 12
= = = = = =
13 23 .9 23 16 .6
1 8 2 = 11 8 7 3 = 18
5 6 3 = 14 9 4 2 = 15
7 9 4 = 20 et 6 5 1 = 12
= = = = = =
13 23 .9 23 16 .6
A cause de vous, cette hotte est purifiée. Elle adore cacher les menus. Si je ne ne prends plus de train, je suis assisté.
Elle est en route avec sa bûche. Dure luttes pour avoir des boutures. Il cherche des branchettes faute de lattes. Elle
adore les bobards. J’ai pris un coup avec la bûche. Des jeux en quoi ?

◦15◦
La consommation quotidienne des français en pizza, ça fait combien de terrains de football ?
C’est un exercice à la maison. Vous avez accès à internet.
On va dire 800 millions de pizzas par an (13 pizzas par français, une par mois, et combien pour moi ?).

On va assimiler la pizza moyenne à un disque de rayon 12 centimètres.


Chaque pizza a un pouvoir couvrant de 0, 045 mètres carrés.(22 pizzas au mètre carré).

En une année : 36 200 000 mètres carrés.


36 kilomètres carrés. (Paris fait 100 kilomètres carrés).

En une journée : 100 000 mètres carrés.


Un terrain de football fait 8 000 mètres carrés (on peut y mettre 2 000 joueurs ?).

On couvre quand même une douzaine de terrains de football.


Avec un truc qu’on va appeler du fromage (ce truc vendu sous le nom de mozzarella, fait à partir de... de quoi ?) sur lequel les
footballeurs vont patiner.

La question vous semble incongrue dans une feuille d’exercices de maths ?


Rappelons quand même l’anecdote dite « de Fermi » :
16

Le folklore professionnel retient ainsi comme emblématique le problème dit « des accordeurs de New York » – dans certaines versions, il
s’agit de Chicago – selon Enrico Fermi, qui fut certainement l’un des promoteurs majeurs de l’esprit artisanal en physique.
Émigré aux États-Unis, Fermi avait l’habitude, dit-on, de poser à ses étudiants, afin de tester leur tempérament de physicien, non un exer-
cice ultra spécialisé de physique atomique ou nucléaire, mais une question du genre : « Combien y a-t-il d’accordeurs de pianos dans la
ville ? »
La réponse attendue repose sur le raisonnement suivant :

a) il y a environ 10 millions d’habitants dans le grand New York, soit 10 puissance 7 ;


b) à raison de 3 membres par foyer en moyenne, cela correspond à 3 fois 10 puissance 6 foyers ;
c) dont 1 sur 30 environ possède un piano – c’est le stade le plus critique du raisonnement –, ce qui donne 10 puissance 5 pianos ;
d) lesquels doivent être accordés, disons, tous les trois ans, soit 10 puissance 3 jours ; d’où 10 puissance 5 : 10 puissance 3 = 10 puissance
2, c’est-à-dire 100 pianos à accorder par jour ;
e) ce qui, à raison de un ou deux pianos par jour pour chaque accordeur, exige entre 50 et 100 accordeurs – soit quelques dizaines.

J’aime faire de la physique comme Fermi.

Sinon, il y a un prof de maths de Sup (à Henri 4) qui aime bien ajouter à la fin de ses devoirs une petite question de bon sens, d’ordre de
grandeur. Avec seulement un quart de ces futurs ingénieurs (qui seront vos supérieurs ou vous égaux) capables de bien répondre.

Z b
◦16◦ dθ
Calculez 2
.
a sin (θ ). cos2 (θ )
π
Il serait bon que l’intervalle [ a, b] ne contienne aucun élément de la forme k. avec k entier.
2
π π
Et l’élève qui n’a rien compris dit « il faut éviter que a soit de la forme k. et que b soit aussi de la forme p. (avec
2 2
k et p entiers). Certes, il est moins con que celui qui met le même k pour a et b. Mais en fait, il n’a rien compris aux
maths, donc à la base du raisonnement.
Certes, on parle de a et b, mais il y a surtout une variable x qui va aller de a à b (oui, une VARIABLE, l’objet capital).
π 11.π π
Imaginez que a est égal à et b égal à . C’est bon, aucun n’est de la forme k. .
4 3
Z 11.π/3 2
dθ π
Mais entre a et b, si on veut calculer il y a
π/4 cos2 (θ ). sin2 (θ ) 2
i k.π (k + 1).π h
En fait, il faut que a et b soient ensemble dans un même intervalle , .
2 2
Bioche nous incite à trouver une tangente cachée.
1
Rappelons : = tan0 .
cos2
1 1 1 1 + tan2 1 c2
On rappelle aussi 2
= 2
= = 2
= 1+ 2
(vérifiez : 1 + 2 = . . .).
sin 1 − cos 1 tan tan s
1− 2
1 + tan
 1
On est donc en présence de 1 + 2 .t0 .
 t
h 1 ib
On intègre en tan(θ ) −
tan(θ ) a

cos( x ) + sin( x ) − sin( x ) + cos( x ) a. cos( x ) + b. sin( x )
Z π/2 Z π/2 Z π/2
◦17◦
Calculez .dx, .dx et .dx (non, pas Bioche).
0 cos( x ) + sin( x ) 0 cos( x ) + sin( x ) 0 cos( x ) + sin( x )
Dans cet exercice, seule la dernière intégrale nous intéresse. Mais on passe par les deux premières pour l’avoir. Il faut savoir comprendre
l’enchainement des questions.
cos( x ) + sin( x )
Z π/2
π
• .dx = (rectangle).
0 cos( x ) + sin( x ) 2
− sin( x ) + cos( x ) u0
Z π/2 h iπ/2
• .dx = ln(cos( x ) + sin( x )) = 0 forme en .
0 cos( x ) + sin( x ) 0 u
a. cos( x ) + b. sin( x ) a + b π/2 cos( x ) + sin( x ) a − b π/2 − sin( x ) + cos( x )
Z π/2 Z Z
• .dx = . .dx + . .dx combinai-
0 cos( x ) + sin( x ) 2 0 cos( x ) + sin( x ) 2 0 cos( x ) + sin( x )
son.

a. cos( x ) + b. sin( x ) ( a + b).π
Z π/2
.dx =
0 cos( x ) + sin( x ) 4

17

R π/2 a. cos( x )+b. sin( x )


Et si on s’entraînait à TeX ? 0 cos( x )+sin( x )
.dx c’est
$\int_0 ^{\pi/2} \frac{a.\cos(x)+b.\sin(x)} {\cos(x)+\sin(x)} .dx$.
Et j’ai une préférence pour $\displaystyle \int_0 ^{\pi/2} \frac{a.\cos(x)+b.\sin(x)} {\cos(x)+\sin(x)}
a. cos( x ) + b. sin( x )
Z π/2
.dx$ qui donne une fraction plus jolie : .dx
0 cos( x ) + sin( x )
La syntaxe pour une intégrale, c’est \int, et on met ensuite en indice avec _ et en « exposant » avec ^. Si il y a
plusieurs termes dans l’exposant, on les met dans un groupe par { }.
Et \pi, c’est π.
◦18◦
♥ Une inégalité classique dit ∀ x ∈ R+ , ∀n ∈ N, (1 + x )n > 1 + n.x.
Prouvez la de différentes façons : récurrence sur n
formule du binôme que vous coupez
variation de fonction (il faudra dériver plusieurs fois)
formule de Taylor avec reste intégrale
Binôme pour commencer (la récurrence, je la mets à la fin car on généralise un peu à x aussi entre −1 et 0).
n   n  
n n
Quand on développe : (1 + x )n = ∑ .x k = 1 + n.x + ∑ .x k en isolant les deux premiers termes (k = 0
k =0
k k =2
k
et k = 1).
n  
n
Mais dans la somme ∑ .x k tout est positif.
k =2
k
On a donc bien (1 + x )n => 1 + n.x.
n
f (k) ( a ) h n +1
Z 1
La formule de Taylor avec reste intégrale c’est f ( a + h) = ∑ k! .hk + n! . 0
(1 − t)n . f (n+1) ( a + t.h).dt, et
k =0
elle se démontre par récurrence sur n avec des intégrations par parties.
h2
Z 1
On l’écrit à l’ordre 2 : f ( a + h) = f ( a) + h. f 0 ( a) + . (1 − t). f ”( a + t.h).dt.
1 0Z
1
Remarque : Finalement, pas besoin de récurrence, on calcule (1 − t).h. f ”( a + t.h).dt par parties :
0
h2 . f ”( a + t.h) ←- h. f 0 ( a + t.h) ←- f ( a + t.h)
(1 − t ) ,→ −1 ,→ 0
Z 1 h i1 Z 1
0
(1 − t).h. f ”( a + t.h).dt = (1 − t).h. f ( a + t.h) + h. f 0 ( a + t.h).dt
0 t =0 0
Z 1 h i1 h i1
(1 − t).h. f ”( a + t.h).dt = (1 − t).h. f 0 ( a + t.h) + f ( a + t.h)
t =0 t =0
Z01
0
(1 − t).h. f ”( a + t.h).dt = 0 − h. f ( a) + f ( a + h) − f ( a)
0 Z 1
f (1 + h ) = f (1) + x. f 0 (1) + x2 . (1 − t). f ”(1 + t.x ).dt
On l’applique à x 7−→ x n et a = 1 : R1 0
(1 + x ) n = 1 + n.x + x2 . 0 (1 − t).n.(n − 1).(1 + t.x )n−2 .dt
L’intégrale est positive, et le x2 devant aussi.
On a encore la minoration.

En fait, on montre même ∀ x > −1, ∀n ∈ N, (1 + x )n > 1 + n.x par récurrence sur n.
Pour n égal à 0 : 1 = (1 + x )0 > 1 + 0.x = 1.
Pour n égal à 1 : (1 + x )1 > 1 + 1.x.
dans les deux cas il y a même égalité.

Prenons maintenant x fixé, ainsi que n quelconque, et supposons (1 + x )n > 1 + n.x.


Multiplions par 1 + x (positif, puisque x > −1) : (1 + x )n+1 > (1 + n.x ).(1 + x ).
On développe : (1 + x )n+1 > 1 + n.x + x + n.x2 .
Mais n.x2 est positif. On a donc bien (1 + x )n+1 > 1 + n.x + x + n.x2 > 1 + (n + 1).x.
18

Cette inégalité pourte le nom de Bernoulli. D’accord, mais lequel ?


Jacques, Jean, Daniel, Nicolas ?

n
f ( k ) ( a ) k h n +1
Z 1
◦19◦
♥ Pour la formule de Taylor avec reste intégrale f ( a + h) = ∑ k!
.h +
n! 0
(1 − t)n . f (n+1) ( a + t.h).dt,
k =0
n
f (k) ( a )
Z x
1
des livres proposent parfois f ( x ) = ∑ k!
.( x − a ) k + .
n! a
( x − u)n . f (n+1) (u).du. Passez de l’une à l’autre ?
k =0
On va considérer que le cours nous donne la première.
On veut ensuite calculer f ( x ) à l’aide des dérivées en a.
On pose donc x = a + h ou plutôt h = x − a (quantité que le physicien qualifiera de petite et notera même dx, et
que le mathématicien qualifiera d’accroissement).
n n
f (k) ( a ) k f (k) ( a )
Le terme ∑ .h devient ∑ .( x − a)k . C’est bon.
k =0
k! k =0
k!
f (k) ( a )
Conseil : Si vous croisez quelqu’un qui utilise ∑nk=0 k! .( x − a)k , discutez avec lui.
Mais ne le laissez pas polluer votre esprit. Sa formule n’est pas judicieuse.
Vous allez être trop tenté de développer les ( x − a)k par la formule du binôme, et vous perdrez alors tout l’intérêt de la
formule de Taylor.
Quand les termes sont ordonnés suivant les puissances de h, vous les voyez triés : 1 >> h >> h2 >> h3 (pour h
« petit »).
Pour x proche de a, la formule 1 << ( x − a) >> ( x − a)2 >> ( x − a)3 est ordonnée.
Mais les termes 1, x, x2 , x3 sont tous « grands », et x2 + a.x + 1 est « grand » tandis que x2 − 2.a.x + 1 est « petit ».
Bref, développer les ( x − a)k donne une formule où plus rien n’est petit...
h n +1 Z 1
x
(1 − t)n . f (n+1) ( a + t.h).dt à n!1 . a ( x − u)n . f (n+1) (u).du.
R
Il faut ensuite passer de
n! 0
La factorielle est la même.
Posons ensuite u = a + t.h. Les bornes deviennent a et a + h c’est à dire x.
du ( x − u)n
On a alors dt = , (1 − t ) n = .
h hn
On a donc h n + 1 qui s’en va ! C’est la même.

3
◦20◦ (1 − t ) k k ( k )
Dérivez et simplifiez ϕ = t 7−→ ∑ k!
.h . f ( a + t.h). Calculez ϕ(1) et ϕ(0) en prenant garde au terme
k =0
k = 0.
La formule de Taylor sans intégration par parties, et sans récurrence ! Trop fort.
k=0 k=1 k=2 k=3
( 1 − t ) 2 ( 1 − t ) 3
ϕ(t) = f ( a + t.h) +(1 − t).h. f 0 ( a + t.h) + .h2 . f ”( a + t.h) + .h3 . f (3) ( a + t.h)
2 6
ϕ (1) = f ( a + h) +0 +0 +0
h 2 h 3
ϕ (0) = f ( a) +h. f 0 ( a) + . f ”( a ) + . f (3) ( a )
2 6
19

Ensuite, on dérive les produits par rapport à t ne l’oublions pas


k=0 k=1 k=2 k=3
( 1 − t ) 2 ( 1 − t ) 3
ϕ(t) = f ( a + t.h) +(1 − t).h. f 0 ( a + t.h) + .h2 . f ”( a + t.h) + .h3 . f (3) ( a + t.h)
2 6
−2.(1 − t) 2 −3.(1 − t)2 3 (3)
0 h. f 0 ( a + t.h) −1..h. f 0 ( a + t.h) + .h . f ”( a + t.h) + .h . f ( a + t.h)
ϕ (t) = 2 6
2
( 1 − t ) 3 (3) 3
( 1 − t ) 4 (4)
+(1 − t).h2 . f ”( a + t.h) + .h . f ( a + t.h) + .h . f ( a + t.h)
2 6
3
( 1 − t ) 4 (4) (1 − t ) n
Les termes se simplifient : ϕ0 (t) = .h . f ( a + t.h) (vous le voyez mieux ici le décalage en face
6 n!
de hn+1 . f (n+1) ( a + t.h) ?
Z 1
Quoi qu’il en soit, ϕ0 (t).dt = ϕ(1) − ϕ(0) donne la formule de Taylor avec reste intégrale.
0

◦21◦ 1
On pose f a = x 7−→ pour tout réel a non nul.
+ a2 x2
Z + ∞
Montrez pour tout t : f 1 ( x ). f 1 (t − x ).dx = 2.π. f 2 (t).
−Z∞
+∞
Montrez pour tout t : 2. f 1 ( x ). f 2 (t − x ).dx = 3.π. f 3 (t).
−∞

α, β et γ sont trois réels distincts. Montrez :


 i.β 2 
e −ei.γ
Arg ei.α −ei.γ
= β − α.
◦22◦ Retrouvez le théorème de l’angle au centre.

Z π/3 n 11.√3 9 47 o
◦23◦ 2 3
Montrez : sin (t). cos (t).dt ∈ , , (en indiquant laquelle des trois est la bonne ; vous pourrez faire
0 160 128 480
un changement de variable très simple en sinus).
Z π/3
L’existence de sin2 (t). cos3 (t).dt ne pose pas de problème.
Z0 π/3 Z π/3
On la sépare en sin2 (t). cos2 (t). cos(t).dt puis avec Pythagore, elle devient sin2 (t).(1 − sin2 (t)). cos(t).dt.
0 0
On peut changer de variable en sinus :
Z s=√3/2
s2 .(1 − s2 ).ds
s =0

h s3 √ √ √ 
s5 i 3/2 3 3/4 (3/4)2 11. 3
On intègre en − . Il reste un en facteur, et on a ensuite − . C’est qui emporte
3 5 0 2 3 5 160
la mise.

La clef est dans les puissances paires qui permettent de convertir des cosinus en sinus (ou des sinus en cosinus).
Puis dans la puissance impaire qui permet de mettre de côté un cos = sin0 .
20

cos(θ ) 1 1
Z π
◦24◦

Dans une I.S. (2020), on a trouvé pour a dans ] − 1, 1[ : Ja = .dθ = π. − √ . Mais, le
0 1 + a. cos( θ ) a a. 1 − a2
membre de droite n’a pas de valeur en 0. Est ce qu’au moins 
sa limite en 
0 (calculez
 la) coïncide
 bien avec J0 ?
Arcsin( a)
On a ensuite intégré le membre de droite a , et trouvé Ia = π. ln( a) − ln tan 2 . Pour a dans ]0, 1[.
Mais quelle est la limite de cette chose en 0 ?
Vérifiez qu’elle se dérive bien
 ne√
ce qui
 est indiqué plus haut.
1− 1− a2
Mon livre donne Ia = π. ln 2 . C’est la même formule ?
Z a Z π cos(θ ) 
a. bon, c’est quoi alors Ia = .dθ .dx
x =0 θ =0 1 + x. cos(θ )
1 1 
Première question : π. − √
a-t-elle une limite quand a tend vers 0 ?
a a. 1 − a2
On réduit au dénominateur commun, puis on conjugue


1 1  1 − a2 − 1 −a
π. − √ = √ = √ √
a a. 1 − a2 a. 1 − a 2 1 − a .( 1 − a2 + 1)
2

Ce quotient tend vers 0 quand a tend vers 0.


Et pour a nul, l’intégrale vaut bien 0.
  Arcsin( a) 
√da
R
On a intégré par changement de variable en a = sin(θ ) et trouvé ln tan .
a. 1− a2
 tan(. .2.) 
Transformons la différence des logarithmes en logarithme d’un quotient : −π. ln .
x
On utilise des équivalents : Arcsin( x ) ∼ x→0 x (qui vient de θ ∼ sin(θ ) et d’un changement de variable, ou du taux
Arcsin( x ) − Arcsin(0) 1
d’accroissement qui tend vers √ ).
x 1 − 02
 Arcsin( a) 
 Arcsin( a)  a tan 1
De même, tan(θ ) ∼ θ. Finalement, tan ∼ et 2 tend vers .
2 2 a 2
  Arcsin( a) 
Bon on dérive pour vérifier ln( a) − ln tan
2
1 1 1 1 1
et on trouve a 7−→ − . √ . . .
a 2 1−a 2  Arcsin ( a )   Arcsin ( a) 
cos2 tan
2 2
On simplifie 2. cos2 (. . .). tan(. . .) en 2. cos(. . .). sin(. . .) en ayant simplifié
 les cosinus entre eux.
Arcsin( a)
Ayant identifié le double de l’angle, on a bien notre sin( 2. 2 d’où a lui même.
Remarque : j’ai dérivé la composée
Arcsin( a)  Arcsin( a)    Arcsin( a) 
a −→ Arcsin( a) −→ −→ tan −→ ln tan
2 2 2 .
√ 1 1 1 1
1− a2 2 cos2 (...) tan(...)
u0
En dérivant sous cette forme, on n’a plus besoin de traîner des formules en ou sin(u).u0 et autres... On multiplie
u
des dérivées classiques, mais on les calcule à chaque fois au bon endroit.
  Arcsin( a)   1 − √1 − a2 
Pour égaliser ma formule avec celle du livre : ln( a) − ln tan = ln il y a deux ap-
2 2
proches :
21

on fait de la trigonométrie pour simplifier on montre que les deux applications ont la même
dérivée et coïncident en un point
θ sin(θ )
tan = formule du cours A vous...
2 1 + cos(θ )
 Arcsin( a)  sin( Arcsin( a))
tan =
2 1 + cos( Arcsin( a))
 Arcsin( a)  a
tan = √
2  1 +  1 − a2
Arcsin( a)
ln( a) − ln tan 2
 a   p 
= ln a = ln 1 + 1 − a2

1 + 1 − a2
◦25◦
Vous tirez au hasard uniforme un entier entre 1 et 2019. Quelle est la probabilité qu’il soit multiple de 7 ou de 13
(ou inclusif).
Vous tirez au hasard uniforme un entier entre 1 et 2019. Quelle est la probabilité qu’il soit multiple de 7 ou de 13
(ou exclusif).
La probabilité se compte par « nombre de cas favorables divisé par nombre de cas possibles ».
Les cas possibles, c’est range(1, 2020). Il y a 2019 entiers.

Prenons une question intermédiaire : multiples de 7.


2019
Il y a 7, 14, 21 jusqu’à 2016. Il y en a • à peu près (réponse de PSI)
h 2019 i 7
• (réponse de PC)
7
• le quotient euclidien de 2019 par 7 (réponse de MP)
• 2019 / 7 (réponse de MP option Python)
• 288
On compte aussi les multiples de 13 : il y en a 155 (même calcul mais avec 13).

Alors pour « multiple de 7 ou multiple de 13 », il y en aurait 288 + 155 ?

Non.
Car avec cettedémarche, les multiples de 91 sont comptés deux fois. Une fois comme multiples de 7, une fois
comme multiples de 13.
Et il y en a 22 (là on peut en donner la liste).

Il faut les enlever.

Et pour le « ou exlcusif », il faudra les enlever deux fois.

Je vous offre un bilan pour toutes les réponses, y compris aux questions non posées :
multiples de 7 (2019/7) = 288 S
multiples de 13 (2019/13) = 155 T
multiples de 7 et de 13 (donc de 91) (2019/(73 ∗ 7) = 22 S∩T
multiples de 7 ou de 13 288 + 155 − 22 S∪T
multiples de 7 ou de 13 (mais pas les deux) 288 + 155 − 2.22 S∆T
Application numérique : ou inclusif : 20,8 pour cent
ou exclusif : 19, 7 pour cent
x3 .dx
Z 1 Z 1 Z 1
◦26◦ dx [Link]
Calculez √ , √ et √ .
0 1 − x2 0 1 − x2 0 1 − x4
Z 1 i1
dx h π
√ = Arcsin( x ) =
0 1 − x2 0 2
Z 1 i1
[Link] h p
√ = − 1 − x2
=1
0 1 − x2 0
x3 .dx
Z 1 h1 i1 π
√ = .Arcsin( x2 ) =
0 1−x 4 2 0 4
22

x3 .dx
Z 1
Et √ est jouable aussi, trouverez vous ?
0 1 − x4
◦27◦

Calculez la longueur du graphe du cosinus hyperbolique sur [0, 1].


La longueur du graphe d’une application f de classe C1 zntre ( a, f ( a)) et (b, f (b)) est donnée par
Z bq
t
1 + ( f 0 (t))2 .dt (intégrale de la norme du vecteur vitesse de t 7−→ .
a f (t)
On a donc y = ch(t), d’où f 0 (t) = sh(t) et 1 + ( f 0 (t)2 = ch(t) grâce à la relation de Pythagore et à la positivité
p

du cosinus hyperbolique.
Z 1
On sait intégrer aisément : ch(t).dt = sh(1).
0
Et on sait intégrer entre deux points quelconques. C’est ce qui explique « à rebours » que le cosinus hyperbolique
. intervienne dans des problèmes physiques de corde qui pend entre deux points, sous le nom de chainette.

 √2 + √6  1
◦28◦
Résolvez Tn = d’inconnue n (polynômes de Tchebychev).
4 2
√ √
2+ 6  π π π
Cette fois, = cos − = cos .
4  π 3 4  12
π
On résout donc cos n. = cos d’inconnue n.
12 3
π π π π
Le cas d’égalité des cosinus donne n. = [2.π ] ou n. = − [2.π ].
 12 3 12 3
On a donc Sn = {4 + 24.k.π | k ∈ N} ∪ {−4 + 24.k.π | k ∈ N∗ } par exemple 4, 20, 28 et ainsi de suite.
 
◦29◦
Le polynôme Tn est de degré n, de même que Tn − 1. Pourtant, si on cherche ses racines entre −1 et 1, on n’en
trouve pas n.
Ceci veut il dire qu’il faut les chercher ailleurs ?

Non. C’est juste que certaines sont des racines doubles, à compter suivant leur multiplicité.

◦30◦
Qui est 2.X.( T4 ◦ T4 ) − ( T5 ◦ T3 ) ?
Calculez le produit des racines de l’équation [Link] ( x ) = 1 d’inconnue réelle x.
On pose Q = 2.X.( T4 ◦ T4 ) − ( T5 ◦ T3 ), et on calcule « par hasard » Q(cos(θ )) (je devrais écrire Q̃(cos(θ )) pour la
rigueur).
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ).( T4 ◦ T4 )(cos(θ )) − ( T5 ◦ T3 )(cos(θ ))
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ).T16 (cos(θ )) − T15 (cos(θ ))
Q(cos(θ )) = 2. cos(θ ). cos(16.θ ) − cos(15.θ )
Q(cos(θ )) = cos(17.θ )
On reconnaît la caractérisation de T17 .
On pouvait d’ailleurs l’obtenir sans repasser par cos(θ ).

Le produit des racines de [Link] ( x ) = 1 fait juste intervenir les formules de Viète :
[Link] ( x ) − 1 = 2.(2n−1 .X n + . . . − 1) et tout dépend du coefficient constant de [Link] − 1, c’est à dire du coefficient
constant de Tn .  n.π 
On rappelle que ce coefficient constant est Tn (0) c’est à dire cos( .
2
23

n forme du polynôme produit des racines


n impair, n = 2.p + 1 2n .X n − . . . − 1 2− n
n pairement pair, n = 4.k 2n .X n − . . . + 1 2− n
3
n impairement pair, n = 4.k + 2 2n .X n − . . . − 3 − n
2
◦31◦
a est un réel plus grand que 1 ; résolvez a2 − 2.a.T7 ( x ) + 1 = 0 d’inconnue réelle x (Tn est le nieme polynôme de
Pafnouti T.).

♥ On note Tn le nieme polynôme de Tchebychev. Donnez les


◦32◦
racines de T6 − T5 et calculez leur somme.
On résout T6 ( x ) = T5 ( x ) d’inconnue réelle x.
On a six racines à trouver (degré).
On cherche déjà entre −1 et 1 en posant x = cos(θ ) (et en fixant θ entre 0 et π pour ne avoir de doublons).
On résout donc cos(5.θ ) = cos(6.θ ) d’inconnue θ.
Les deux cas d’égalité des cosinus donnent ∃k, 5.θ = 6.θ + 2.k.π
∃k, 5.θ = −6.θ + 2.k.π
Le premier modèle donne θ multiple de 2.π et donc cos(θ ) = 1 (en haut du graphe).
 2.k.π 
On a aussi la liste cos pour k de 0 à 5 (on y retrouve la première racine pour k égal à 0).
11
Inutile de chercher ensuite hors de [−1, 1], on a six racines !
n  2.k.π  o
Bilan Sx = cos | k ∈ range(6)
11
Le polynôme T6 − T5 s’écrit 25 .X − 24 .X − . . .. (c’est même 32.X 6 − 16.X 5 − 48.X 4 + 20.X 3 + 18.X 2 − 5.X − 1 si vous
y tenez).
1
La somme des racines est donc , sans effort.
2
◦33◦ √ 0 (1/2).
Tn est le nieme polynôme de Tchebychev. Calculez T20 ( 3/2), T13 (1/2) et T13
Résolvez T16 ( x ) > 1 d’inconnue réelle x.
Les polynômes de Tchebychev sont caractérisés par Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ).
 √3    π   20.π   2.π   2.π  −1
On a donc très vite T20 = T20 cos = cos = cos 4.π − = cos = .
1 2 6 13.π  6 3 3 2
  π   π  1
On a aussi T13 = T13 cos = cos = cos 4.π + = .
2 3 3 3 2
Pour la dérivation, il faut être vraiment matheux et se préoccuper des variables. On part encore de Tn (cos(θ )) =
cos(n.θ ) et on dérive (avant de donner une valeur à θ) :
− sin(θ ).Tn0 (cos(θ )) = −n. sin(n.θ ), puis on donne une valeur à θ, en l’occurrence  ici π/3 :
 13.π  √ √ 1
π
0
  π  3 0 1   3 0
− sin .T13 cos = −13. sin donc .T13 = 13. : T13 = 13
3 3 3 2 2 2  2
J’attends la réponse crétinissime des certains : puisque T13 (1/2) est une constante, quand on dérive, on trouve 0. Je me demande ce que
ceux là font en sciences. Et j’attends hélas aussi d’autres grosses bêtises des personnes pressées d’écrire des formules sans s’interroger
d’abord sur qui sont les variables...

Quand la variable x est entre −1 et 1, on peut l’écrire x = cos(θ ) et on a Tn ( x ) = Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) 6 1.


Quand la variable x a dépassé 1, par croissance de Tn (dont la dérivée ne peut plus s’annuler et changer de signe, elle a eu toutes
ses racines entre −1 et 1), on a alors Tn ( x ) > 1.
Par parité, pour x plus petit que −1, on a T n ( x ) = Tn (− x ) > 1. 
Comme on a étudié tous les cas, on a bien T ( x ) > 1 ⇔ x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[
 16 
L’argument est essentiellement visuel sur la forme des polynômes de Tchebychev. On préfèrera une réponse imparfaite certes avec un
petit dessin à la personne qui se lancera dans un long calcul pour expliciter T16 et ne pas savoir qu’en faire...

◦34◦
24

 √2 + √6  1
Un professeur étourdi voulait poser l’exercice suivant : « résoudre Tn = d’inconnue n ». Il a écrit
4 2
 √2 + √3  1
par erreur « résoudre Tn = d’inconnue n », qui cette fois n’a pas de solution.
4 2
♥0♥ Résolvez quand même pour commencer le vrai exercice, et donnez le nombre de solutions dans
range(100).
 √2 + √6  1
On doit résoudre Tn = d’inconnue n.
4 2 π π π π π π π
On rappelle qu’on a déjà croisé : cos = cos − = cos . cos + sin . sin =
√ √ √ 12 3 4 3 4 3 4
2 + 2. 3
.
2.2  n.π 
 π  1 π
L’équation devient Tn (cos = et même cos = cos .
12 2 12 3
n.π π n.π π
Les cas d’égalité des cosinus conduisent à ∃k ∈ Z, = + 2.k.π ou ∃k ∈ Z, = − + 2.k.π
 12 3 12  3
On a deux familles pour n entier : S = {4 + 24.k | k ∈ N} {−4 + 24.k | k ∈ N∗ }
S
   
Malproprement : {4, 20, 28, 44, 52, 68, 76, 92, 100, 116, 124, . . . }
 
Entre 0 et 100 il y a neuf solutions (dont 100 d’ailleurs, donc dans range(100) il n’y en a que huit).

 √2 + √3 
♦ 0♦ Calculez Tn (appelé un ) pour n de 0 à 5.
4
√ √
2+ 3
Ayant posé x = on n’a pas d’angle simple vérifiant cos(α) = x. On doit se contenter de faire des calculs
4
du type 2.x − 1, 4.x − 3.x et même 8.x4 − 8.x2 + 1.
2 3

Mais
√ on √ rappelle aussi la formule dite de Tchebychev : Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) qui donne ici un+2 =
2+ 3
.un+1 − un et permet de les calculer de proche en proche :
2
n 0 1 2 3 4 5
√ √ √ √ √ √ √ √
2 + 3 2. 6 − 3 2 + 3. 3 1 − 12. 6 31. 2 + 11. 3
un 1 − −
4 8 16 32 64
C’est la question qui déprime certains d’entre vous : « du calcul, comment voulez vous que je fasse ça sans me
tromper ? ».

♦ 0♦ Montrez
√ √ existe√quatre suites de rationnels ( an ), (bn ), (cn ) et (dn ) vérifiant pour tout n :
qu’il
un = an + bn . 2 + cn . 3 + dn . 6 et donnez les coefficients du tableau
an+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
bn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn

cn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
dn+2 = ∗.an+1 + ∗ .bn+1 + ∗ .cn+1 + ∗ .dn+1 + ∗ .an + ∗ .bn + ∗ .cn + ∗ .dn
√ √ √
Pour l’instant, on a bien des formes un = an + bn . 2 + cn . 3 + dn . 6 avec an , bn , cn et dn rationnels :
n 0 1 2 3 4 5
√ √ √ √ √ √ √ √
2 + 3 2. 6 − 3 2 + 3. 3 1 − 12. 6 31. 2 + 11. 3
un 1 − −
4 8 16 32 64
an 1 0 −3/8 0 1/32 0
bn 0 1/4 0 −1/16 0 -31/64
cn 0 1/4 0 3/16 0 −11/64
dn 0 0 1/4 0 −3/8 0
On note Pn la propriété « les quatre rationnels existent, et on a l’égalité écrite plus haut ».
Et c’est parti pour une récurrence. A double hérédité.
Attention, on est en maths au delà du bac. Le plus important, c’est l’existence de an , bn , cn et dn et pas l’égalité. Le comprendrez vous
un jour, ou resterez vous malformés par un système prébac et des a priori crétins ?
On a initialisé l’existence en écrivant le tableau ci dessus.
On se donne un entier n, et on suppose que les deux quadruplets de rationnels ( an , bn , cn , dn ) et ( an+1 , bn+1 , cn+1 , dn+1 )
existent.
On doit montrer que ( an+2 , bn+2 , cn+2 , dn+2 ) existent. On va les expliciter, ce qui prouvera leur existence.
25

En passant, on doit prouver ∀n, ( Pn ⇒ Pn+1 ). Quoi de plus simple alors que de suivre la quantification dans son ordre logique :
∀n : on se donne n quelconque
Pn ⇒ : on suppose Pn vraie
⇒ Pn+1 : on montre que Pn+1 est vraie.
C’est bien plus logique que vos « on suppose que Pn est vraie » et dans laquelle n n’est quantifié (une fois encore !) qu’après.
√ √
2+ 3
On rappelle alors la formule un+2 = .un+1 − un .
2
Avec les hypothèses de récurrence :
√ √
2+ 3 √ √ √ √ √ √
u n +2 = . ( a n + 1 + bn + 1 . 2 + c n + 1 . 3 + d n + 1 . 6 ) − ( a n + bn . 2 + c n . 3 + d n . 6 )
2
On développe et réordonne, proprement en tenant compte des propriétés de la racine carrée :
√ √ √ √ √ √
2+ 3 2+ 6 6+3 2. 3 + 3. 2 √ √ √
u n +2 = a n +1 . + bn + 1 . + c n +1 . + d n +1 . ) − ( a n + bn . 2 + c n . 3 + d n . 6 )
2 2 2 2
On regroupe les termes :
 [Link]+1  a [Link]+1 √ a √ b c √
u n + 2 = bn + 1 + − an .1 + n+1 + − bn . 2 + n + 1 + d n + 1 − c n . 3 + n + 1 + n + 1 − d n . 6
2 2 2 2 2 2
Pour
 conclure, il suffit de dire qu’on définit alors a , b , c
n +2 n +2 n +2 et d n +2 par les formules
 suivantes :

a = bn + 1 +[Link]+1 /2 − an
 n +2


bn+2 = an+1 /2 +[Link]+1 /2 − bn

 c n + 2 = a n +1 /2 + d n +1 −cn
d n +2 = bn+1 /2 +cn+1 /2 −dn

 
(en alignant proprement pour que les choses soient agréables à lire et faciles à interpréter).
Une fois qu’on a écrit cette définition, on peut poser :
√ √ √
u n +2 = a n + 2 + bn +2 . 2 + c n + 2 . 3 + d n + 2 . 6
et dire qu’on a (presque) fini l’hérédité de la récurrence.
On note que c’est « on définit alors..., on a bien la formule » et non encore et toujours « on écrit la formule et on identifie »,
qui traduit les implications dans le mauvais sens. Mais là encore, on vous a fait croire que faire des maths c’était écrire des formules
partout, faire des calculs et écrire des ⇒. Quelle détresse, quelle tristesse. Quel manque d’intelligence. Comme si la littérature n’était que
conjugaison.
Pourquoi « presque fini » ? Parce qu’il faut encore dire qu’on a défini des suites de rationnels.
Pour l’instant, on a défini des suites. mais pourquoi des rationnels ?
Les deux premiers quadruplets sont faits de rationnels. Et la formule « matricielle » plus haut dit que si
( an , bn , cn , dn ) et ( an+1 , bn+1 , cn+1 , dn+1 ) sont deux quadruplets de rationnels, alors ( an+2 , bn+2 , cn+2 , dn+2 ) est
un quadruplet de rationnels.
3.c
• L’argument est « sommes, produits de rationnels » comme an+2 = bn+1 + n+1 − an .
2
• L’argument encore plus court est « (Q, +, ×) est un anneau ».
pn truc
• L’argument de pachyderme est « on écrit an = et ainsi de suite, jusqu’à arriver à an+2 = ». C’est
qn bidule
indigeste au possible.
Ah qu’il est facile de croire qu’on va avoir les points parce qu’on aura écrit des formules. Mais si on n’a pas dit qu’on travaillait par
récurrence. Si on n’a pas dit que l’hérédité était double. Si on a tout concentré sur les formules au lieu de l’[Link] on oublié de
propager « rationnels ».
Au fait, pourquoi ai-je parlé de « formule matricielle » ?
       
a n +2 0 1 1.5 0 a n +1 an
 bn+2   0.5 0 0  .  bn + 1  + 
1.5  bn 
  
 = 
 cn+2   0.5 0 0 1   c n +1   cn 
d n +2 0 0.5 0.5 0 d n +1 dn
−1
     
a n +2 0 1 1.5 0 0 0 0 a n +1

 bn + 2   0.5
  0 0 1.5 0 −1 0   bn + 1 
0   

 c n +2   0.5
  0 0 1 0 0 −1 0   
 c n +1 

 d n +2   0 0.5 0.5 0 0 0 0 −1 
 .  d n +1 
 
ou même  =

 a n +1   1
  0 0 0 0 0 0 0   an 
 


 bn + 1   0
  1 0 0 0 0 0   bn 
0   
 c n +1   0 0 1 0 0 0 0 0   cn 
d n +1 0 0 0 1 0 0 0 0 dn
26

Mais ça, ce sera pour plus tard dans l’année.

♦ 0♦ Calculez a2.n et d2.n pour n de 0 à 3.


in
♦ 1♦ Montrez que chaque a2.n est de la forme avec in entier impair (pour n dans N∗ ) et chaque d2.n
2 +1
2.n
j2.n
de la forme avec j2.n entier.
22.n+1
L’énoncé nous dit de ne nous intéresser qu’aux termes d’indice pair : u2.n , c’est à dire cos(2.n.θ )
n 0 1 2 3
√ √ √
2. 6 − 3 1 − 12. 6 6. 6 − 99
√ √ u2.n = cos(n.2.θ ) 1
 2 + 3 8 32 128
avec θ = Arccos : −3 1 −99
4 a 2.n 0
8 32 128
1 −3 3
d2.n 0
4 8 64
b2.n et c2.n 0 0 0 0
On peut se lancer dans un grand calcul pour avancer de deux étapes.
Ceci nous permet de dire (tout de suite ?) que par récurrence évidente ( ?) sur n b2.n et c2.n sont nuls.
On montrerait aussi que a2.n+1 et b2.n+1 sont toujours
√ nuls aussi. √ √
En fait, on a envie de prouver u2.n = a2.n + d2.n . 6 et u2.n = b2.n+1 . 2 + c2.n+1 . 3 pour tout n.

Mais on peut aussi écrire : u2.n = cos(2.n.θ ) = cos(n.(2.θ )).


On travaille donc en fait avec l’angle 2.θ.

u2.(n+2) = T2.n+4 (cos(θ )) = cos((n + 2).2.θ ) = 2. cos(2.θ ). cos((n + 1).2.θ ) − cos(n.2.θ )


√ √
2. 6 − 3
On remplace cos(2.θ ) par : u2.(n+2) = 2. 46−3 .u2.(n+1) − u2.n
8
On recommence une récurrence plus simple (quoique à double √ hérédité) pour une propriété appelée Qn :
il existe a2.n et d2.n , rationnels, vérifiant un2.n = a2.n + d2.n . 6, et 22.n+1 .a2.n est un entier impair et enfin et
22.n+1 .d2.n est un entier.
L’initialisation est faite.

On se donne n, et on suppose que Qn et Qn+1 sont vraies.


On calcule alors u2.n+4 par la formule citée plus haut : u2.(n+2) = cos((n + 2).2.θ ) = 2. cos(2.θ ). cos((n + 1).2.θ ) −
cos(n.2.θ ).
On remplace par les valeurs connues et l’hypothèse de récurrence :

2. 6 − 3 √ √
u2.(n+2) = .( a2.n+2 + d2.n+2 . 6) − a2.n − d2.n . 6
4
 −3.a  a 3.d2.n+2 √
2.n+2
On développe et regroupe : u2.(n+2) = + 3.d2.n+2 − a2.n + 2.n+2 − − d2.n . 6.
 −3.a 4 a 2 4
2.n+2

2.n+2 3.d2.n+2 
On pose donc bien a2.n+4 = + 3.d2.n+2 − a2.n et d2.n+4 = − − d2.n .
4 2 4
ce sont des rationnels, par les hypothèses Qn et Qn+1 .
Il reste à voir si 22.n+5 .a2.n+4 est un entier impair et 22.n+5 .d2.n+4 entier.
 −3.a 
2.n+2
22.n+5 .a2.n+4 = 22.n+5 . + 3.d2.n+2 − a2.n = −3.(22.n+3 .a2.(n+1) ) + 12.(22.n+3 .d2.(n+1) ) − 16.(22.n+1 .a2.n )
4
dans cette expression, tous les termes entre parenthèses sont des entiers par hypothèse de récurrence, et selon
l’énoncé ils s’écrivent même ainsi :
22.n+5 .a2.n+4 = −3.i2.n+3 + 12.j2.n+3 − 16.i2.n .
C’est un entier. Comme 12.j2.n+3 − 16.i2.n est visiblement pair, et comme −3.i2.n+3 est impair, la somme est impaire.
A ce stade, l’entier i2.n+5 est entier et impair.
On passe à
a 3.d2.n+2 
2.n+2
22.n+5 .d2.n+4 = 22.n+5 . − − d2.n = 2.(22.n+3 .a2.(n+1) ) − 3.(22.n+3 .d2.(n+1) ) − 16.(22.n+1 .d2.n )
2 4
c’est un entier.
La récurrence s’achève.
27

♦ 0♦
1
Déduisez que l’équation un = d’inconnue n n’a aucune solution.
2
1
On se demande alors si u2.n peut valoir une fois au moins .
2
i2.n j2.n+1 √ 1
Il faudrait pour cela que 2.n+1 + 2.n+1 . 6 soit égal à .
2 2 2
√ i2.n 1
Par irrationalité de 6, il faudrait que j2.n+1 soit nul (pourquoi pas), et 2.n+1 soit égal à . Pour ce faire, il faudrait
2 2
que i2.n simplifie les nombreux 2 du dénominateur. Or, il est impair. C’est impossible.
1
Mais serait il possible qu’un un tout court (d’indice pair ou impair) soit égal à ?
2
 1 2 −1
Mais si tel était le cas, u2.n serait égal à 2. − 1 c’est à dire .
2 2
i2.n j2.n+1 √ −1
L’équation 2.n+1 + 2.n+1 . 6 = est tout aussi impossible.
2 2 2
√ √
 2 + 3 
1

Bref, jamais cos [Link] ne prendra une valeur simple (en tout cas, jamais il ne vaudra ).
4 2
◦35◦
Trouvez a et b sachant : a + b = 15 et a2 + b2 = 30.
On a à la fois a + b = 15 et 152 = ( a + b)2 = a2 + b2 + 2.a.b = 30 + 2.a.b.
152 − 30
On raisonne par équivalences : a + b = 15 et a.b = .
2
2
15 − 30
a et b sont les deux racines de l’équation x2 − 15.x + = 0 d’inconnue réelle x.
2
◦36◦
Calculez Tn0 (0) pour tout n.
Pour calculer Tn0 (0), le plus simple est de partir de la formule Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) puis de la dériver (grâce au
∀θ) : − sin(θ ).T
 n (cos( θ )) = − n. sin( n.θ ). On applique pour θ égal à π/2 : −[Link] (0) = − n. sin( n.π/2). On a la
n modulo 4 0 1 2 3
formule close Tn0 (0) = n. sin(n.π/2)
Tn0 (0) 0 n 0 −n

On peut aussi partir de Tn+2 ( X ) = [Link]+1 ( X ) − Tn ( X ) et dériver
Tn0 +2 ( X ) = 2.X.Tn0 +1 ( X ) + [Link]+1 ( X ) − Tn0 ( X ).
On applique en 0 : Tn0 +2 (0) = [Link]+1 (0) − Tn0 (0). Or, Tn (0) vaut Tn (cos(π/2)) c’est à dire cos(n.π/2). Après, il
faut mouliner un peu.

◦37◦
Montrez : ch2 = 1 + (ch0 )2 . Quel est le minimum de l’application ch ?
C’est juste ch2 = 1 + sh2 .
On l’a en écrivant pour tout x : ch( x ) + sh( x ) = e x et ch( x ) − sh( x ) = e− x . Il ne reste plus qu’à multiplier les deux.
Le minimum de ch est en 0 et il vaut 1.

Lycee Charlemagne MPSI2 Annee 2023/24

. Pafnouti encore .
 
n
1
♦ 0♦ Montrez l’existence pour tout n de ∑  2.k.π  noté Sn . Calculez S0 et S1 .
k=1 cos
 2.n + 1 
n
1  2.k.π 
L’existence de ∑  2.k.π  ne pose qu’un problème : serait il possible que l’un des cos
2.n + 1
soit nul.
k =1 cos
2.n + 1
2.k.π 2.p + 1
Ceci revient à dire que s’écrive .π (que de variables entre n, p et k). Par produit en croix, ceci revient à
2.n + 1 2
demander que 4.k soit égal au nombre impair (2.n + 1).(2.p + 1), ce qui est impossible.
28

 
1
1 1
On calcule S1 = ∑ 2.k.π  =  2.1.π  = −2
k=1 cos cos
 2.1 + 1 3 
On ne calcule même pas la somme S0 ! Elle est vide, et vaut 0.

1 1  2.π  5−1
La somme S2 est faite de deux termes :  2.π  et  4.π  . On rappelle cos = et on calcule
5 4
cos cos
 √5 − 1 2 √ 5 √5
 4.π  5 + 1 − 2. 5 1+ 5
cos = 2. −1 = −1 = − .
5 4  8 4
√ √ 
4 5+1− 5+1
4 4.2
On passe aux inverses et on somme : √ −√ = 4. √ √ = =2
5−1 5+1 ( 5 + 1).( 5 − 1) 5−1
 
n 0 1 2
On résume : On ne voit pas trop quoi déduire pour l’instant.
Sn 0 −2 2
On traite tout de suite le calcul de cos(2.π/5). On résout l’équation cos(3.θ ) = cos(2.θ ) d’inconnue θ de deux
façons :
3.θ = 2.θ mod 2.π 3.θ = −2.θ mod 2.π
• cas d’égalité des cosinus : 2.p.π
2.k.π avec k dans Z avec p dans Z
5
• polynômes de Tchebychev : 4. cos (θ ) − 3. cos(θ ) = 2. cos2 (θ ) − 1
3

on factorise 4.X 3 − 2.X 2 − 3.X + 1 = ( X 2


√ − 1).(4.X + 2.X − 1) √
5−1 −1 − 5
cos(θ ) = 1 cos(θ ) = cos(θ ) =
√ 4 4
 5 − 1  − √5 − 1 
2.k.π avec k dans Z ε.Arccos + 2.n.π ε.Arccos + 2.n.π
4 4
En revenant à l’inconnue pertinente cos(θ ), les deux résolutions donnent des solutions à apparier :
 2.π   4.π 
cos(2.k.π ) cos + 2.n.π cos + 2.n.π
5 5
√ √ en tenant compte des signes.
5−1 −1 − 5
cos(θ ) = 1 cos(θ ) = cos(θ ) =
4 4

♦0♦
 2.π  5−1
Sachant cos = , calculez S2 .
5 4
n
1  2.k.π 
L’existence de ∑  2.k.π  ne pose qu’un problème : serait il possible que l’un des cos soit nul.
k =1 cos
2.n + 1
2.n + 1
2.k.π 2.p + 1
Ceci revient à dire que s’écrive .π (que de variables entre n, p et k). Par produit en croix, ceci revient à
2.n + 1 2
demander que 4.k soit égal au nombre impair (2.n + 1).(2.p + 1), ce qui est impossible.
 
n   2.k.π 
♦ 0♦ On introduira le polynôme ∏ X − cos
2.n + 1
qu’on notera Pn ( X ). Pour tout n, on note
k =1
 
encore Tn le nieme polynôme de Tchebychev, toujours caractérisé par Tn (cos(θ )) = cos(n.θ ) pour tout angle θ.
0
Donnez la liste des racines réelles de l’équation T2.n+1 ( x ) = 1 et de l’équation T2.n +1 ( x ) = 0.
♦ 1♦ Déduisez : T2.n+1 ( X ) − 1 = 22.n .( X − 1).( Pn ( X ))2 (polynôme que l’on notera Qn ).
♦ 2♦ Calculez Qn (0) et montrez Q0n (0) = (−1)n .(2.n + 1).
On se fixe n et on regarde le polynôme T2.n+1 ( X ) − 1. Il est de degré 2.n + 1.
On ne se contente pas de faire du calcul rapide. On fait des maths, avec des variables.
On résout déjà T2.n+1 ( x ) − 1 = 0 sur [−1, 1] en posant x = cos(θ ).
Pour être précise, on pose θ = Arccos( x ), ce qui force θ à être entre 0 et π.
T (cos(θ )) = 1 cos((2.n + 1)θ ) = cos(0)
L’équation devient 2.n+1 soit .
x = cos(θ ) x = cos(θ )
2.k.π
On trouve (2.n + 1).θ = 0 mod 2.π, ce qui donne θ = avec k de 0 à n (car on a posé θ = Arccos( x ), ce qui
2.n + 1
29

le force à rester entre 0 et π).



 2.k.π 
On tient n + 1 racines x entre −1 et 1 : cos avec k ∈ {0, 1, . . . n}
 2.n + 1
On continue à faire des maths. On a n + 1 racines pour une équation de degré 2.n + 1. Il en manque encore n. C’est
beaucoup !

Faut il les chercher hors de [−1, 1] ?


Si x est plus grand que 1, on a T2.n+1 ( x ) = ch((2.n + 1).Argch( x )) > 1. Il n’y a pas de nouvelle racine.
Si x est plus petit que −1, on a T2.n+1 ( x ) = − T2.n+1 (− x ) < −1. Il n’y a pas de nouvelle racine non plus.

Il faut les chercher dans C ? C’est délicat.


Ou alors il faut faire comme un P.C. : ne même pas voir qu’il y a une difficulté
(le P.S.I. voit qu’il y a une difficulté, mais il est déjà heureux d’avoir n + 1 racines).

Regardons la suite de l’énoncé, et ayons une idée de la forme


des polynômes de Tchebychev.
Les racines que l’on a trouvées sont peut être des racines
doubles...
C’est pourquoi on va regarder la dérivée du polynôme, qui est
0
ici T2.n +1 puisque le −1 a une dérivée nulle.
Or, en dérivant la formule T2.n+1 (cos(θ )) = cos((2.n + 1).θ ), on
0
trouve sin(θ ).T2.n +1 (cos( θ )) = (2.n + 1). sin((2.n + 1).θ ) (c’est
par rapport à θ qu’on a dérivé).
0
On divise et on évite à θ les multiples de π : T2.n +1 (cos( θ )) =
sin((2.n + 1).θ )
(2.n + 1). .
sin(θ )
p.π
On pose θ = Arccos( x ) et on travaille sur ]0, π [. Pour θ de la forme avec p de 1 à 2.n, on a 2.n angles, puis
2.n + 1
2.n réels de [−1, 1].
 p.π 
0
On a la liste des 2.n racines du polynôme T2.n cos
+1 (qui ne peut pas en avoir plus) : les
2.n + 1
On résume entre −1 et 1
racines de T2n+1 ( x ) − 1 cos( 2n0.π
+1 ) = 1 cos( 2n2.π
+1 )
0 cos( 2nπ+1 ) cos( 2n2.π cos( 2n3.π
racines de T2n +1 ( x ) +1 ) +1 )

racines de T2n+1 ( x ) − 1 cos( 2n4.π


+1 ) cos( 2n6.π
+1 ) ...
0 cos( 2n4.π cos( 2n5.π cos( 2n6.π 7.π
racines de T2n +1 ( x ) +1 ) +1 ) +1 ) cos( 2.n +1 )
Le polynôme T2.n+1 ( X ) − 1 a une racine simple, suivie de n racines doubles.
Le polynôme ( T2.n+1 ( X ) − 1)0 a 2.n racines simples.
On a toutes leurs racines, et elles sont réelles.
On a les racines du polynôme T2.n+1 − 1. On le factorise :
30

n   2.k.π 2
T2.n+1 ( X ) − 1 = µ.( X − 1). ∏ X − cos car 1 est racine simple, et les autres doubles (le degré est cohé-
k =1
2.n + 1
rent).
Le nombre µ est le coefficient dominant.
Or, on sait que Tn commence par 2n−1 .X n .
On déduit que Tn commence par 22.n+1−1 .X 2.n+1 :
 
n   2.k.π 2
T2.n+1 ( X ) − 1 = 22.n .( X − 1). ∏ X − cos
k =1
2.n + 1
   2
On calcule Qn (0) = T2.n+1 (0) − 1 = −22.n .dsp ∏nk=1 cos 2.k.π
2.n+1 .
Il
 est plus facile d’aller chercher le premier :
  π   2.n + 1 
T2.n+1 (0) − 1 = T2.n+1 cos − 1 = cos .π − 1 = −1
 2 2
On calcule aussi Q0n (0) = T2.n 0
+1 (0) et on ne se risque même pas avec le membre
n   2.k.π 2
22.n .( X − 1). ∏ X − cos qui contient beaucoup de termes à la dérivation.
k =1
2.n + 1
0 sin((2.n + 1).θ )
On rappelle ensuite ce qu’on a déjà écrit : T2.n +1 (cos( θ )) = (2.n + 1). sin(θ )
. On applique en π/2 :
 2.n + 1 
sin .π
0
T2.n ( 0 ) = ( 2.n + 1 ) . 2 et on exploite la semi périodicité du sinus : sin(n.π + θ ) = (−1)n . sin(θ ),
+1 sin(π/2)
 2.n + 1  π
donc sin .π = (−1)n . sin = (−1)n .

2 2
(−1)n
On résume : Q0n (0) = T2.n
0
+1 (0) = (2.n + 1).
 1
Je rappelle qu’il est correct d’écrire sin(n.π + θ ) = sin(n.π ). cos(θ ) + cos(n.π ). sin(θ ) = 0 + (−1)n . sin(θ ).
Mais qu’est ce que c’est ridicule et lourd. C’est prouver noir sur blanc qu’on a encore besoin de petites roues pour faire du vélo. C’est
aussi idiot que de prendre sa calculatrice pour calculer 17 + 5.
Mais je dirai à votre décharge qu’on ne vous a jusqu’à présent pas ouvert l’esprit et tout transformée en calculs idiots, bourrins et
lourdingues, au lieu de vous faire visualiser les choses. Vivement qu’on fasse des maths au collège et au lycée...
d q
♦ 0♦ Montrez que si H est un polynôme factorisé sous les deux formes H ( X ) = ad . ∏ ( X − rk ) = ∑ a p .X p ,
k =1 p =0
H0 (X) d
1 H 0 (0) a
alors on a = ∑ et = 1 (en supposant que 0 n’est pas racine de H).
H (X) k =0
X − rk H (0) a0
♦ 1♦ Calculez Sn pour tout n.
d
On part de la formule H ( X ) = ad . ∏ ( X − rk ) (ici, le polynôme est de degré d et de terme dominant ad .X d ). On dérive, en
k =1
généralisant la formule
(u.v)0 = u0 .v + u.v0
 d 0 n  
(u.v.w)0 = u0 .v.w + u.v0 .w + u.v.w0 et même ∏ uk = ∑ ( ui )0 . ∏ u k si on veut être rigoureux.
k =1 i =1 k 6d
k 6 =i

 d 0 n  
Remarque : si vous ne comprenez pas après un trimestre que ∏ uk = ∑ ( ui )0 . ∏ u k est la généralisation de (u.v.w)0 =
k =1 i =1 k 6d
k 6 =i

u0 .v.w + u.v0 .w + u.v.w0 , est il prudent d’envisager MP ?


d
Ici, chaque ( X − r ) se dérive en 1 : H 0 ( X ) = ad . ∑ ∏ ∼-1) i(X-rk ), et en version malpropre :
i =1 k 6d
k

H 0 ( X ) = a d . ( X − r 2 ). ( X − r 3 ) . . . ( X − r d ) + a d . ( X − r 1 ). ( X − r 3 ) . . . ( X − r d ) + a d . ( X − r 1 ) . . . ( X − r d −1 )
Et en version avec des mots : d termes où à chaque fois, il manque un facteur du produit.
On divise par le produit où tout le monde est là :
31

∏ ( X − rk )
k 6d
H0 (X) d d
1
∑ ∑ X − ri
k 6 =i
= =
H (X) i =1 ∏ ( X − rk ) i =1
k 6d

puisque à chaque fois, il manque un terme entre numérateur et dénominateur.

Maintenant, il y a une idée de physicien qui est jolie : 3


d
ln( H ( X )) = ln( ak ) + ∑ ln(X − rk )
k =1

car le logarithme du produit est la somme des logarithmes.


H0 (X) d
1
Il ne reste plus qu’à dériver : = 0+ ∑ .
H (X) k =1
X − rk
C’est facile à voir et à retenir.
Mais c’est discutable. En effet, pour parler de logarithme, il faut être sur un intervalle inclus dans R+∗ . La formule n’est donc
démontrable que “zone par zone”. Mais cette méthode a l’avantage de faire comprendre.
Sinon, si on est niveau “je débute dans le post-bac”, on écrit pour quatre termes :

H ( X ) = a4 .( X − a1 ).( X − a2 ).( X − a3 ).( X − a4 )


et on dérive :

a4 .( X − a2 ).( X − a3 ).( X − a4 ) + a4 .( X − a1 ).( X − a3 ).( X − a4 )


H0 (X) =
+ a4 .( X − a1 ).( X − a2 ).( X − a4 ) + a4 .( X − a1 ).( X − a2 ).( X − a3 )
il ne reste plus qu’à diviser.
q
On repart de la forme développée : H ( X ) = ∑ ak .X k (de terme dominant ad .Xd ).
k =0
q
On calcule en 0 : H (0) = ∑ ak .0k = a0 (si si, le terme 00 reste et il vaut 1 ; mais il y a des crétins qui face à un polynôme sous
k =0
forme ∑ ak .X k se disent qu’en 0 ça vaut 0, juste parce qu’ils obéissent aux calculs sans réfléchir et avec le nez collé à la feuille par le poids
k
d’une formation débilitante).
q
On dérive : H 0 ( X ) = ∑ ak .k.X k−1 (le terme en X0 a une dérivée nulle).
k =1
On calcule en 0 : H 0 (0) = a1 .

H (X) = ad .X d + . . . + a2 .X 2 + a1 .X + a0 H (X) = a0
Malproprement : , puis .
H 0 (X) = [Link] .X d−1 + . . . +2.a2 .X  + a1 H0 (X) = a1

H 0 (0) a H 0 (0) d
1
On divise : = 1 mais aussi =−∑
H (0 a0 H (0) r
i =1 i
 
C’est une de nos formules de Viète, déjà croisées :

1 1 1 1 a .a .a + a1 .a3 .a4 + a1 .a2 .a4 + a1 .a2 .a3 coe f f icient de X P 0 (0)


+ + + = 2 3 4 =− =−
a1 a2 a3 a4 a1 .a2 .a3 .a4 coe f f icient constant P (0)
On a établi un résultat sur H 0 (0)/H (0) pour tout polynôme H. Et on a des polynômes comme Tn , Qn et Pn .
Par exemple : Qn ( X ) = 22.n .( X − 1).( Pn ( X ))2 se dérive en

Q0n (0X ) = 22.n .( Pn ( X ))2 + 22.n .( X − 1).[Link] ( X ).Pn0 ( X )

Q0n ( X ) 1 P0 ( X ) Q 0 (0) P 0 (0)


On divise : = + 2. n . En 0 : n = −1 + 2. n .
Qn ( X ) X−1 Pn ( X ) Q n (0) Pn (0)
Comme on les a calculés : Qn (0) = −1 et Q0n (0) = (−1)n .(2.n + 1).
3. n’allez pas dire à Solène que j’ai dit du bien des idées des physiciens...
32

P 0 (0
On résume : (−1)n .(2.n + 1) = 1 − 2. .
P (0)
 2.k.π 
Mais le polynôme Pn a pour racines les cos .
2.n + 1
H 0 (0) d
1
Pour lui, la formule = − ∑ donne
H (0) r
i =1 i

n
Pn (0) 1
− = ∑  2.k.π  = Sn
Pn (0) k =1 cos
2.n + 1
(−1)n .(2.n + 1) = 1 − [Link] .
On a donc 
1 + (−1)n+1 .(2.n + 1) n pair n impair
On isole : Sn = : 0 −2 2 −4
2 n −n − 1
 √ 
♦ 0♦
 2.π  5−1
Ah oui, j’ai écrit “sachant cos = ” ; beh on va dire que je ne le sais pas. Alors montrez le,
5 4
en résolvant cos(2.θ ) = cos(3.θ ) d’inconnue θ.
Origine : Crux mathematicorum, de la Canadian Mathematical Society.

Dans chaque triangle, le nombre écrit à l’intérieur du


triangle doit être égal à la somme des nombres inscrits
dans les trois cercles qui sont aux sommets du tri-
angle. De plus, les neuf cercles contiennent chacun un
des nombres de 1 à 9 sans les répéter. Complète cette
figure en plaçant les jetons numérotés dans les cercles.
n
Calculez ∑ 2k .3n−k .
k =0
n
Calculez ∑ 2.k.3.(n − k).
k =0
n √
Calculez ∏ 2.k.
◦38◦ k =1

On donne deux noms aux premiers termes en haut. On complète par le premier triangle jaune (première image).
On complète avec trois autres triangles (en jaune plus clair). On obtient la valeur de la cellule vert clair.
33

Mais alors le triangle rose (image du milieu) impose une équation : (11 − a − b) + ( a + 4) + ( a − 3) = 14 : a − b = 2.

On continue jusqu’en bas. Les deux derniers triangles (roses) imposent deux valeurs à la cellule vert clair de la
dernière image : 5 + b = 3 + a. On l’a déjà.
Mais il nous reste des contraintes : ce sont des entiers, et ils sont tous différents.

On a donc par exemple a − 3 > 0 et 14 − 2.a > 0 (avant dernière ligne, cellules de droite et du milieu).
a vaut 4 ou 5 ou 6. Et par là même, b vaut 2 ou 3 ou 4.

Mais b + 7 ne doit pas dépasser 9. Il ne reste que a = 4 et b = 2.


Mais la solution a = 5 et b = 7 donne une case négative en haut au milieu.

La solution passe donc par 4 et 6 :

Approche de Tristan 4 : la pièce centrale en haut est 5


Ce ne peut pas être 9 car pour 11 il ne reste que 1 + 1
ni 8 car 9 + 8 > 15
ni 7 car 7 + 8 = 15 ...
Et ensuite, ça vient assez vite.
Sinon, il y avait aussi une approche « algèbre linéaire » intuitive.
On a neuf disques à remplir : 9 inconnues.
On a neuf triangles à border : 9 équations.
Il est tentant de dire qu’il y aura une unique solution (système de Cramer 9 sur 9).
Sauf si il dégénère. Et ici, on l’a vu dégénérer quand on a trouvé deux fois l’équation a − b = 2.
On va donc avoir une inconnue qui va passer d’inconnue à « paramètre ».
Mais ensuite, on avait des contraintes sur « solutions entières et positives, et ça change tout ».

Personnellement, je trouve que c’est au travers de tels exercices qu’on perçoit la notion de dimensions dans les systèmes
linéaires.

Ah oui, après il y a trois sommes et produits.


n
∑ 2k .3n−k est une somme de série géométrique de raison 2/3.
k =0
En effet, on passe de 2k .3n−k à 2k+1 .3n−k−1 en multipliant par 2 et en divisant par 3.
Le premier terme est pour k = 0 : 20 .3n .
Le premier terme à venir est k = n + 1 : 2n+1 .3n−n−1 .
4. MPSI2 promo première vague Covid, spécialiste des exos étranges, parti à Decour en MP puis à l’ESILV
34

2n +1
3n − 3
La formule donne directement (et je ne calcule pas le nombre de termes, je m’en contrefiche).
2
1−
3
On simplifie en 3n+1 − 2n+1 (assez compact et prévisible).

n n  n n  n n
∑ 2.k.3.(n − k) = 6. ∑ k.(n − k) = 6. ∑ n.k − ∑ k2 = 6.n. ∑ k − 6. ∑ k2
k =0 k =0 k =0 k =0 k =0 k =0

n.(n + 1) n.(n + 1).(2.n + 1)


Le cours donne 6.n. − 6. .
2 6
2
On simplifie en n.(n − 1) ; joli quand même.

s s
n √ n  n  n  √ √
∏ 2.k = ∏ 2.k = ∏2 . ∏ k = 2n .n! = 2n/2 . n!
k =1 k =1 k =1 k =1

et on n’a guère mieux...

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