Republioue de Cote D'Ivoire: Paraissant Le Jeudi de Chaque Semaine
Republioue de Cote D'Ivoire: Paraissant Le Jeudi de Chaque Semaine
ABONNEMENTS ET INSERTIONS
Il
Tourc demande
de changement
d'adresse
devra être
cccompcçnåe de
ha de 40
francs,
Art. —
Les onnonces devront pa:venir Cu plus tard le
jeudi ;récéaant Ic date de pcrution du J, O.
1972
îl dé . .. Loi n c 72-833 portant Code
Art. 3. — L'action n'est
de Procédure civile, recevable que si le demandeur .
commerciale et administrative. 1 0
Justifie d'un intérêt
201
légitime juridiquement protégé
direct et personnel
Art. —
Sont également applicables les dispositions
par les lois et règlements, la Cour d'AppeI est juge d'appel 3 et 4 de.
l'article 12. des décisions rendues par toutes les juridictions de I
des alinéas 2,
première instance, sauf si la au service de I'Etat ou d'une
loi en décide autrement. collectivité publique ; 2 0 Celui
Art. 9. — Les règles de compétence
dans le ressort duquel se
d'attribution sont d'ordre public. Est trouvent les immeubles litigieux
nulle toute convention y dérogeant.
pour les litiges relatifs aux
SECTION II. — LŒ compétence territoriale déclarations d'utilité publique,
Art. 10. — Au-sens de la présente au domaine public et aux
section, le mot tribunal désigne
indifféremment les tribunaux de première affectations d'immeubles ;
instance et les sections détachées. 3 0
Celui du lieu d'exécution des
marchés, contrats ou concessions, pour les
La compétence du tribunal de première
litiges relatifs à cette exécution ;
instance s'étend sur son ressort
0
territorial propre, à l'exclusion du 4 Celui du lieu où le fait
ressort territorial propre des sections générateur du dommage s'est produit, en
qui en sont détachées. matière de dommages résultant d'une
cause autre que la méconnaissance d'un
Art. II. — Le tribunal contrat ;
territorialement compétent en 5 0
Dans tous les autres cas,
matière civile est celui du celui dans le ressort duquel
domicile réel ou élu du l'autorité qui a pris la
défendeur et, en l'absence de décision attaquée ou a signé le
domicile, celui de sa contrat litigieux, a son siège.
résidence. Art. 16. — Le tribunal territorialement
S'il y a plusieurs défendeurs, l'action compétent en matière fiscale est celui du
peut être portée indifféremment devant le lieu de l'établissement de l'impôt.
tribunal du domicile ou, à défaut, de la
Art. 17. — Dans tous les cas, le tribunal
résidence de l'un d'eux.
territorialement compétent pour connaître
Si le domicile ou la résidence du d'une demande principale, l'est également
défendeur sont inconnus. le tribunal compétent pour connaître de toute demande accessoire,
est celui du dernier domicile ou à défaut, la incidente ou reconventionnelle et de toutes
dernière résidence connue. exceptions relevant de la compétence
Si le défendeur est un ivoirien établi territoriale d'une autre juridiction.
à l'étranger, ou un étranger n'ayant en
Art. 18. — Il peut être dérogé aux règles
Côte d'Ivoire ni domicile, ni résidence,
de compétence territoriale par convention
le tribunal compétent est celui du
expresse ou tacite.
domicile du demandeur.
La convention est réputée tacite dès lors
Art. 14. — En matière de que l'incompétence du tribunal n'a pas été
faillite ou de liquidation soulevée avant toute défense au fond.
judiciaire, l'instance est Toutefois, les règles de compétence
portée devant le tribunal du territoriale sont d'ordre public
domicile du failli ou du
1 En matière administrative ;
0
bénéficiaire de la liquidation 2 0
Lorsqu'une disposition attribue
judiciaire. compétence exclusive à une juridiction
En matière de société, tant qu'elle existe, déterminée.
elle est portée soit devant le tribunal du
siège social ou d'une succursale, soit devant TITRE II
celui du domicile ou de la résidence de son
représentant. INTRODUCTION ET INSTRUCTION DES
Art. 15. — Le tribunal territorialement INSTANCES
compétent en matière administrative est Chapitrc premier. — Généralités
Art. —
cette décision, l'affaire soit portée devant SECTION II. — La requête
une autre juridiction, le bénéfice de Art. 35. — La requête peut être écrite ou
l'assistance subsiste devant cette dernière orale. Elle est présentée au greffe de la
juridiction. juridiction compétente pour connaître de
Art. 34. — Sauf consentement des oarties ou La notification précise les jour et heure
abréviation du délai par le juge, en cas de l'audience et comporte
d'urgence, il doit y avoir entre le jour de convocation.
l'assignation et celui indiqué pour la
comparution, un délai de huit jours au moins, A défaut de comparution du
si le åestinataire est domicilié dans le défendeur, si la notification
ressort de la juridiction. n'a pu être remise à sa personne, ou s'il
n'est pas établí qu'il en a eu
Ce délai est augmenté d'un délai de distance connaissance, la juridiction
de auinze jours si le destinataire est fixe une nouvelle date d'audience
domicilié dans un autre ressort , et de deux et renvoie le demandeur à faire
mois s'il demeure hors du Territoire de la signifier sa requête par voie
République. d'huissier, pour la date
indiquée.
5 février 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
SECTION III. — La comparution II sera dressé un bordereau sur lequel mention sera faite
volontaire par le greffier, au fur et à mesure de la date de la remise qui
Art. 39. — Les parties peuvent, sans lui en sera faite, du dépôt de chacun des documents mis au
assignation ni requête se présenter
volontairement devant la juridiction dossier ou du retrait des pièces communiquées.
compétente, pour y être jugées, sous
réserve de satisfaire aux obligations Art. 43. — Hormis le cas d'assistance judiciaire, le demandeur,
prévues par l'article 43. son représentant ou son mandataire est tenu, lors de l'enrôlement.
de consigner au greffe de la juridiction qu'il entend saisir, une
La déclaration des parties qui somme suffisante pour garantir le paiement des frais. Il devra
demanderont jugement, sera inscžite au compléter cette provision, si, en cours d'instance, elle se réVèle
plumitif, et signée par elles. Si elles ne
insuffisante. Si cette insuffisance a pour origine le dépôt de
savent signer, mention en sera faite.
demandes reconventionnelles par le défendeur, le complément de
provision sera fourni par ce dernier.
SECTION IV. — LŒ mise au róle et
Le versement de la provision est constaté par récépissé délivré
la conaignatiœn. par le greffier.
Art. 40. II est tenu au greffe de chaque
Art.- 44. — A défaut de orovision suffisante, il n'est pas procédé
juridiction un registre dit rôle général,
sur lequel sont inscrites, par ordre à l'enrôlement de l'affaire ou il n'est pas sùivi sur la demande
chronologique. toutes les affaires portées reconventionnelle.
devant cette juridiction.
Art. 45. — Toutes difficultés relatives au montant des
Art. 41. — Si l'instance est introduite provisions sont jugées par le président de la juridiction
par voie d'assignation, le demandeur doit, dans les formes prévues à l'article 37.
au plus tard la veille de l'audience, en
déposer l'original au greffe. Le numéro Chapitre III. — La procédure préalable au jugement
d'ordre du rôle général sera reproduit en
tête des conclusions.
SECTION I. — L'appel des causes
Art. 46. — Au jour fixé pour l'audience, l'affaire est
Art. 42. — Dès l'enrôlement, il sera
obligatoirement appelée.
établi au greffe de chaque juridiction,
par affaire inscrite, un dossier qui Si le demandeur ne comparaît pas, ni personne pour
portera les noms et domiciles des parties,
et s'il y a lieu les noms des avocats, le
lui, l'affaire est rayée d'office, à moins que le défendeur ne
numéro et la date de mise au rôle, - sollicite jugement au fond. Si l'affaire n'est pas inscrite au
l'objet de la demande et les dates rôle, faute par le demandeur d'avoir consigné, elle sera
successives de renvoi de l'affaire. renvoyée cette fin, sur la demande du défendeur et après
Seront déposés dana ce dossier et consignation par ce dernier. Dans les deux cas, il sera
côtés par le greffier : statué par jugement contradictoire.
— Le récépissé constatant la consignation de Si le demandeur se trouve dans l'im nossibilité de se
la provision au greffe , déplacer il peut demander à être entendu sur commission
— L'original de l'exploit d'assignation rogatoire ou solliciter que le tribunal statue sur pièces.
ou copie du procès-verbal de dépôt visé à
l'article 36, auquel sera jointe, le cas Si le i. 7endeur ne comparaît pas, ni personne pour lui, il
échéant, la requête écrite ; sera st: ué conformément à l'article 144.
— Les conclusions ou notes des parties ou de Art. 47. — Si, au j6ur fixé pour l'audience, les parties
leurs conseils avec mention de la date de leur comparaissent ou sont régulièrement représentées, le tribunal
dépôt ; peut .
1' Soit retenir l'affaire s'il estime qu'elle est en état d'être jugée le jour
même ;
— Les pièces et documents versés par les
parties ou les récépissés constatant lear 2 0 Soit fixer la date laquelle l'affaire sera plaidée et impartir les
retrait ; délais utiles à la communication de pièces ou au dépôt de
conclusions, ces délais devant être observés à peine
— La copie des décisions prises par le d'irrecevabilité desdites pièces et conclUsions. Cette irrecevabilité
juge de 12 mise en état ; sera prononcée d'office par le tribunal à moins que l'inobservation
— La copie des jugements qui seront rendus des délais résulte d'un cas fortuit ou de force majeure ;
successivement par la juridiction, et celle
des procès—verbaux et 8 0 Soit renvoyef l'affaire devant le président
rapports dressés en exécution des
d'audíence pour être mise en état, par ses
jugements ou des décisions rendues par
le juge de la mise en état.' soins.
Inrsque le président d'audience est président d'un tribunal de
Le dossier sera conservé au greffe de la juridiction qui aura première.instance, la procédure de mise en état pourra être un
statué. Toutefois, les pièces et documents seront restitués aux juge qu'il désigne à cet effet, par ordonnancs parmi les juges du
parties sur leur demande, contre récépissé. tribunal.
Toutes les copies visées au présent article seront établies sur 205
papier libre et sans frais.
JOURNAL OFFICIEL DE -LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 1973
Art. —
Les décisions du tribunal visées au orésent article sont des Le montant des frais *ésultant de l'exécution des mesures
décisions de pure administration judiciaire contre lesquelles ordonnées par le juge chargé de la mise en état est prélévé sur
auctm reconvs n'çst possible. Elles seront mentionnées au la provision .visée à. l'article 43 et au. VII de la. taxe qui en
registre d'audience. sera faite par ìe juge, soUs réserve des dispositions de l'article
67 3 0 .
SECTION II. — La mise cn état
Art. 48. — Le chargé de la mise en état. comme il est dit à
l'article précédent, doit prendre toutes mesures qui lui
paraissent nécessaires pour parvenir à une instruction
complète de l'affaire.
7 0
Statuer sur les exceptions de caution ou de
cautionnement, de communication de l)ièces et de nullité
d'acte, ainsi que sur les demandes de provisions ad litem ;
8 0
Se prononcer sur les demandes de provision sur
dommages-intérêts lorsque la responsabilité ne sera pas
contestée ou aura été établie par une décision passée en
force de chose jugée irrévocable ;
0
9 Ordonner même d'office une mise soUs
séquestre ou toutea mesures conservatoires.
Le juge chargé de la mise en état est assisté dans ses. fonctions,
d'un greffier.
Art. —
50. Il fixe souverainement les délais qu'il estime Peuvent également être retenues postérieurement à
nécessaires pour l'exécution de chacune des mesure qu'il l'ordonnance de clôture, les conclusions relatives aux
prescrit en vue de l'instruction des dossiers dont il a loyers, arrérages, intérêts et autres accessoires échus
la charge. Ces délais doivent permettre aux parties en et aux débours faits depuis ladite ordonnance dont le
cause de lui soumettre leurs moyens de telle sorte que décompte ne fait pas l'objet d'une contestation
l'instruction de l'affaire puisse être effectuée sans sérieuse.
aucun retard.
Art. 53. — Lorsqu'une demande en intervention
Si l'une des parties n'a pas respecté le délai qui lui volontaire est formée postérieurement à l'ordonnance de
a été accordé ou si elle ne s'est pas soumise aux clôture, celle-ci ne pourra être rapportée que s'il
injonctions qui lui ont été- adressées par le juge, ce convient de joindre l'incident au principal. Toutefois,
dernier peut, en prononçant la clôture de l'instruction sans rapporter l'ordonnance, le tribunal pourra retenir à
comme il est dit à l'article 51, renvoyer la procédure l'audience la I demande en intervention qu'il entend
devant le tribunal. joindre au princi-
Cette mesure est de droit si elle est sollicitée par
l'une de3 autres parties en cause.
SECTION II. — Les mesures
d'instruction
Toute procédure d'instruction non réglée dans un
délai de trois mois doit faire l'objet d'une ordonnance 1 0
La production de pièces
de prorogation pour une nouvelle période de trois mois
rendue par le juge qui est saisi. Art. 54. — La production de pièces doit être
effectuée dans un délai fixé dans la décision qui
Cette ordonnance doit être motivée.
l'ordonne et pendant lequel les parties doivent, si
Si la procédure n'est pas en état au terme du nouveau les pièces sont en leur possession, les déposer au
délai imparti, le président du tribunal où le juge de dossier ou si elles ne les détiennent pas elles-mêmes
section peut, par ordonnance motivée, soit accorder un faire diligence pour qu'elles v soient versées.
dernier délai de mise en état qu'il fixe Toute partie peut cn prendre connaissance dès leur
souverainement, soit clôturer la procédure en fixant la dépôt.
date de l'audience de plaidoirie. Art. 55. — Lorsque les pièces dont la Æ)roduction
Art. 51. — Dès que l'affaire lui paraît en état d'être est ordonnée font partie d'un dossier pénal ou si elles
plaidée, le juge chargé de la mise en état constate sont détenues par une administration publique, la
immédiatement par une ordonnance de clôture, non décision est portée à la connaissance du ministère
susceptible de recours, que la procédure est en état. public qui est chargé de son exécution.
Cette ordonnance, qui mentionne la date à laquelle
l'affaire sera plaidée, est notifiée aux parties par le Art. 56. — Lorsqu'un tiers détenteur de pièce dont la
greffier à leur domicile réel ou élu. production a été ordonnée refuse de les verser aux
débats, sommation interpellative lui est faite par
Dans le cas où conformément à l'article 47 alinéa 5,
exploit d'huissier de Justice è. la requête du juge
il aurait été désigné par le président du tribunal de
chargé de la mise en état ou de la partie intéressée.
première instance, le juge chargé de la mise en état
établit en outre sans faire connaître son avis, un
rapport écrit dans lequel il expose l'objet de la 2 0
La comparution personnelle des
demande, les moyens des parties, en précisant, s'il y a parties
lieu, les difficultés du litige, les questions de fait
et de droit soulevées par celui-ci, ainsi que les Art. 57. — La juridiction saisie peut toujours ordonner
éléments propres à éclairer les débats. la comparution personnelle des parties.
Art. 52. — Jusqu'à l'ordonnance de clôture, le La décision ordonnant cette comparution fixe la date
demandeur peut toujours se désister de son action ou de et l'heure de la comparution. Sa notification vaut
l'instance, sous réserve de l'acceptation des autres convocation.
parties. Les parties peuvent toujours rectifier leurs
prétentions, les préciser, les développer ou les Art. 58. — Les parties peuvent être entendues en
réduire. l'absence l'une de l'autre et être ensuite confrontées.
Après l'ordonnance de clôture, aucune conclusion, à Elles répondént en personne et sans pouvoir
l'exception de celles aux fins de désistement, ne lire aucun projet, aux question' qui leur sont
pourront être déposées, ni aucune pièce communiquée ou
posées.-
produite aux débats, à peine d'irrecevabilité desdites
conclusions ou pièce pronoñcée d'office par le
Art. 59. — Les conseils des parties peuvent les
tribunal.
assister et seulement après audition par le juge,
Celui-ci pourra toutefois, oar décision motivée, non demander à ce dernier de poser les questions qu'ils
susceptible de recours, admettre aux débats lesdites estiment utiles.
concluSions ou pièce si un fait nouveau de nature à
influer sur la décision est survenu depuis ladite Art. 60. — Un procès-verbal est. 'tenu des dires des
ordonnance, ou si un fait, survenu. åntérieurement, n'a parties comparantes. Lecture en • : à' Chacune d'elles
pu être invoqué pour des raisons indépendantes de la par le greffier avec l'interpellÁtficin- dè déclarer si
volonté des parties, et jugées valables. elle a dit la vérité et si elle •
Le tribunal pourra également, sans modifier ni
Si une partie ajoute de nouvelles Adéelaratioil.s,
l'objet ni la cause de la demande, inviter oralement ou
cellesci sont mentionnées à la suite Il .lüi .en est
par écrit, les parties à fournir, dans un délai fixé,
donné lectufe et i] lui est faitila mênáé-
les explications de droit ou de fait, nécessaires à la
solution du litige. Aucun moyéñ,• même d'ordre public, La minute du procès-verbal éigna.•3åf greffier et les-
non soulevé par les parties, ne pourra être examiné partiês ; ne veut- signer, en est fait . se faire
sans que celles-ci aient été appelées à présenter leurs délivrer expédition-• du'
observations à cet égai•d.
pal, lorsqu'il estimera qu'il peut être
immédiatement statué sur le tout.
5 février 19T3 JOURNAL OFFICIEL DE REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
LA
Art. 61. — Si les parties ou l'une d'entre elles sone
Art. 70. — L'expert peut, dans les cinq jours..gui
dans l'impossibilité de comparaître. le juge peut se suivent la réception de la mission qui lui a été
transporter auprès d'elles accompagné du greffier. confiée, demander à en être déchargé. Dans ce cas, juge
La partie adverse est convoquée ainsi que le ou son délégué pourvoit à son remÞlacement.
procureur de la République dans les instances Art. 71. — Si l'expert ne remplit pas sa mission dans
communicables. le délai imparti, i] sera remplacé et tenu, par simple
ordonnance du juge exécutoire par provision, à la
Art. 62. Si les parties ne résident pas dans le restitution des frais frustratoires.
ressort de la juridiction, il pourra être procédé à leur
audition. sur commission rogatoire adressée au orésident Art. 72. Les exDerts sont soumis aux mêmes inca-
du tribunal du domicile cu de la résidence de rune
d'elles, lequel peut déléguer tout juge de son siège. pacités que celles prévues aux articles 78 et suivants.
Art. 63. — Peuvent être sommés de comparaître voie de conclusions écrites
Les personnes morales admises à ester en contenant les causes de récusažion
justice. en la personne de leurs représentants
légaux ou statutaires : et les m•euves si elle en a, ou
Les incapables et leurs reorésentants légaux ; Les l'offre de les vérifier par témoins.
agents des Administrations publiques. La récusation doit avoir jiell dans
un délai ne dépas sant pas cinq jours,
Art. 64. — Les administrations et établissements dont point le départ est la date où
publics sont tenus de nommer un administrateur ou agent la partie a eu connaissance de la
pour répondre à la sommation sans Dréjudice du droit de désignation de l'expert. La
sommer directement les administrateurs ou agents pour
être interrogés tant sur les faits qui leur sont récusation de l'expert est inopérante
personArt. 73 — Tout expert peut être récusé pour cause si le motif I de récusation est le
grave susceptible de mettre en doute son impartialité. fait de la partie qui l'invoque, et
ce,
La partie qui voudrait récuser un
exoert est tenue de le faire oar
nels que sur ceux qu'ils ont connus en leur qualité greffier lui remet également copie de la décision
d'agents d'Administration ou établissement en cause. le déáignant.
postérieurement à sa nomination.
0
3 L'expertise Art. 74. — L'expert procède à ses opérations, les
Art. 65. — L'expertise ne peut porter que sur des partie3 dûment appelées par lettre recommandée
avec demande d'avis de réception.
questions purement techniques.
Il dresse un rapport écrit détaillé de ses
Il n'est commis qu'un seul expert, à moins que le
opérations. II mentionne la présence ou l'absence
juge n'estime nécessaire d'en désigner trois.
des parties et reproduit leurs déclarations. expose
Art. 66. — Les experts sont choisis sur la liste sont point de vue technique, en le motivant.
dresSée par la Cour d' Appel, le procureur général Si l'expertise a été faite par plusieurs
entendu. Les modalités d'inscription et de radiation experts, chacun d'eux doit produire un rapport
seront fixées par décret. comportant son avis, s'ils n'ont été d'accord pour
A titre exceptionnel, le juge peut, par décision en rédiger un seul comportant l'avis de chacun
motivée. choisir un expert ne figurant pas sur cette d'eux.
liste. Dans ce cas et sauf dispense expresse des
parties, l'expert prête par écrit, serment d'accomolir Art. 75. — L'avis de l'expert ne lie pas le tribunal.
sa mission, de faire son rapport et de donner son avis
en son honneur et conscience- Art. 76. L'expert mentionne au bas de son
rapport les frais exposés et ses honoraires
Art. 67. — La décision désignant l'expert doit et le soumet au juge chargé de la mise en
indiquer . état, pour taxe. Il dépose son rapport au
1 0
La mission -qui sera précisée quant aux greffe avec les pièces qu'il s'est fait
diverses opérations à accomplir , remettre.
0
2 Le délai imparti à l'expert pour le
Il peut différer le dépôt de son rapport,
dépôt de son rapport ;
tant qu'il n'a pas été intégralement réglé de
3 0
La partie tenue d'avancer les frais
ses frais et honoraires dûment taxés. Il
d'expertise.
informe les parties du dépôt dans les vingt-
Art. 68. — Avant de commencer ces opérations, quatre heures, par lettre recommandée.
l'expert peut demander le versement d'une
provision dont le montant est taxé par le juge.
4 0
L'enquête
A défaut de versement par la partie désignée ou par
toute autre partie de la m•ovision dans le délai
imparti, l'expert n'est pas tenu d'accomplir sa
mission et la partie défaillante ne peut se prévaloir Art. 77. — S'il y a lieu d'entendre des
de la décision commettant l'expert. témoins, le juge chargé de la mise en état
Art. 69. — Dès la désignation de l'expert, le autorise les parties qui invoquent leurs
greffier l'invite, par lettre recommandée à orendre témoignages à les faire comparaître devant
connaissance des pièces de la procédure qu'il ne peut lui aux jour et heure qu'il fixe.
se faire remettre qu'avec l'autorisation du juge.
208 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 5 1973
Il peut de même ordonner la comparution de toute Il est procédé à la descente sur les lieux
personne dont l'audition lui paraît nécessaire à la avec l'assistance du greffier et en présence des
connaissance de la vérité.
parties ou elles dûment convoquées par le
Ce magistrat procède personnellement à l'audition des
témoins, et recueille leur déposition sur tous les greffier.
points qu'il estime nécessaires pour l'instruction de Si l'objet de la visite exige des connaissances qui
l'affaire. Il peut y faire procéder par voie de sont étrangères au magistrat, ce dernier nomme un
commission rogatoire. expert qui l'assiste et donne son avis.
Si le témoin est de nationalité ivoirienne résidant Le juge peut, en outre, entendre au cours de sa
hors de Côte d'Ivoire, il peut être entendu sur visite les personnes qu'il désigne et faire en leur
commission rogatoire, par ragent diplomatique ou présence les opérations qu'il juge utiles.
consulaire du lieu de sa résidence.
février
Art. 78. Les narents en ligne directe de Art. 84. — Le juge dresse un procès-verbal où sont l'une des Darties ou
leur conjoin:, même divorcé, ne mentionnés les jour, date, heure et lieu des opérations, peuvent être témoins.
Néanmoins ils neuvent, à l'excep- ainsi que leur description et les constatations faites. Le tion des descendants.
être entendus comme tels dans les . procès-verbal est établi dans les formes et conditions
procès relatifs à des questions d'état, Les déclarations des •témoins sont recueillies dans
dans les causes de divorce et de les conditions prévues aux articles 77 à 82.
fixées aux articles 60 et 82.
séparation de corps.
Les mineurs âgés de moins de seize ans sont
entendus sans prestation de serment. 6 0
Le serment
Art. 85. — La décision ordonnant le serment énonce
Les personnes frappées êe l'incanacité de
les faits sur lesquels il sera reçu. et fixe la date et
témoigner en justice ne prêtent nas serment, et l'heure où il sera prêté.
ne peuvent. être entendues qu'à titre de
Le serment est reçu dans les formes, les lieux
renseignement.
et conditions fixées par le juge eu égard aux
Art. 79. Le sourd-muet l)£üt déposer, s'il est croyances religieuses et philosophiques de la
capable de le faire par écrit par signes ne partie qui doit le prêter.
prêtant à aucune équivoque. Il est dressé procès-verbal dont la minute est déposée
au greffe.
Art. 80. Les fonctionnaires publics ; alors même
qu'ils ne sont plus activizé de service ne peuvent, Art. 86- — Au cas d'un empêchement légitime et dûment
sans l'assentiment de l'autorité administrative de constaté ; le juge se transporte au domicile de la
laquelle ils dépendent ou déyndai-cl',t, être entendus partie, assisté du greffier. Si celle-ci réside dans un
comme témoins sur des faizs qu'ils connus en raison de autre ressort, la décision I)eut ordonner qu'elle
leurs fonctions. prêtera le serment devant le juge du lieu de sa
résidence.
Art. 81. Les avocats. médecins et autres dépositaires
des secrets d'autrui ne peuvent dénoser, s'ils ont, à Dans tous les cas, le serment est fait en présence de
ce titre, connu les faits, objet de la déposition, ou l'autre partie ou elle dûment convoquée par le greffier.
obtenu des renseùgneraen:s les méme s'ils ont déjà
perdu cette qualité, à moins qu'ils n'aient été 7 0
La cérification d'écritures
autorisés à• divulguer le secret par ceux qui le leur
avaient confié et à condition que leurs statuts Art. 87. — Lorsqu'une partie dénie l'écriture ou la
narticuliers ne le leur interdisent pas. signature à elle attribuée, dans un acte sous seings
privés ou déclare ne pas reconnaître celle attribuée à
Art. 82 Los témoins scnt entendus séparement, les
un tiers, le juge peut passer outre, s'il estime que le
parties dûment aviséQ2 ct apt)21ées ; ils déposent
moyen est purement dilatoire et sans intérêt pour la
sans !e secours d'aucun écrit. Ils indiquent au début de
solution du litige.
leur déposition leur nom, âge, Dl'0îession et domicile.
Ils précisent s'ils sont narents, alliés 011 au service Dans le cas contraire, il paraphe la pièce et ordonne qu'il
sera procédé à une vérification d'écritures, tant par titres que
de l'une des parties. Ils nrêtent serment de dire la
par témoins, et, s'il y a lieu, par expert.
vérité. Lorsau'ils déposent. les nartics ne doivent les
interrompre. Leur déposition terminée. 12 ma r-r is:rat Les règles établies pour les enquêtes et les
peut. d'office ou à -la demande des parties, procéder à expertises sont applicables aux vérifications
leur audition séparée, les interpeller ou les d'écritures.
confronter.
Les questions ct les réponses sont consignées Art. 88. — La juridiction de jugement statue au vu des
au procès• verbal ainsi que les motifs de résultats de l'enquête et ordonne soit l'admission, soit
reproches formulés contre eux. Le juge donne le rejet de la pièce. ElIe peut, au cas où le défendeur
lecture aux témoins. en Drésence des parties de n'aurait pas comparu à l'enquête, tenir l'écrit pour
reconnu.
ces motifs de rewoche. La minute du procèsverbal
est signée par le juge. ]e greffier et les Art. 89. — Les pièces pouvant être admises à
témoins. Si l'un des témoins ne pout ou ne veut titre de pièces de comparaison sont notamment
signer, il en est fait mention.
La minute est déposée au greffe, et les parties 1 0 Les signatures apposées sur des actes authentiques ;
peuvent s'en faire délivrer expéditicn.
2 0 Les écritures et signatures reconnues ;
5 0
La descente sur les lieuz 3 0 La partie de l'acte à vérifier qui n'est pas déniée.
Art. 83. — Le juge chargé de la mise en état
peut ordonner, soit d'office, soit à la demande
des parties, une descente sur les lieux, aux
jour et heure fixés dans l'ordonnance.
5 février 19T3 JOURNAL OFFICIEL DE REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
C a
e u
l
u c
i o
u
q r
u s
i
d
v '
e u
u n
t e
p p
r r
o o
u c
v é
e d
r u
r
l e
a
p
f e
a u
u t
s ,
s
e p
t a
é r
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
t
v
o é
i t
e a
t
d
e d
e
d
e l
m a
a
n p
d r
e o
c
i é
n d
c u
i r
d e
e ,
n
t n
e o
. n
o
s b
o s
l t
l a
i n
c t
i
t l
e e
r s
l d
' i
a s
u p
t o
o s
r i
i t
s i
a o
t n
i s
o
n d
e
d
e l
'
p a
r r
o t
u i
v c
e l
r e
l 5
e 2
.
f
a A
u r
x t
.
e
n 9
3
t .
o
u —
212 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
r
L
e e
s
d t
é
p o
ô r
t d
o
a n
u n
é
g e
r
e p
f a
f r
e
l
d e
e
j
l u
a g
e
p .
i
è C
c e
e
d
a e
r r
g n
u i
é e
e r
d e
e n
t
f e
a n
u d
x
, l
e
p
r d
é e
a m
l a
a n
b d
l e
e u
m r
e
n s
t u
r
v
i l
s e
é s
e
m
n o
e y
e
v n
a s
r
i q
e u
t '
u i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
l v
i
i
t
n
v e
o
q à
u
e d
. é
L c
e l
a
j r
u e
g r
e
s
p '
r i
o l
c
è e
d n
e t
e
é n
g d
a
l s
e e
m
e s
n e
t r
v
à i
r
l
' d
a e
u
d l
i a
t
i p
o i
n è
c
d e
u
a
d r
é g
f u
e é
n e
d
e d
u e
r
f
e a
t u
x
l .
'
i
S
n
i
214 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
c p
e a
l s
u
i d
- e
c d
i é
d c
é l
c a
l r
a a
r t
e i
o
q n
u ,
'
i l
l a
n p
' i
e è
n c
t e
e e
n s
d t
p r
a e
s j
s e
' t
e é
n e
.
s A
e r
r t
v .
i 9
r 4
.
o
—
u
L
s a
'
i d
e
l m
a
n n
e d
e
f
a d
'
i i
t n
s
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
c m
r e
i n
p t
t
i o
o u
n
s
d a
e n
s
f
a i
u n
x t
é
e r
s ê
t t
r p
e o
j u
e r
t
é l
e a
s s
i o
l
l u
e t
i
j o
u n
g
e d
e
e
s l
t '
i a
m f
e f
a
q i
u r
' e
e .
l
l S
e i
,
e
s a
t u
d c
é o
n n
u t
é r
e a
i
d r
e e
,
t
o e
u l
t l
e
f
o n
n a
d r
e a
216 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
î
t l
s '
é a
r c
i
t
e
u e
s
e
i
,
n
i c
l r
o i
r m
d i
o
n
n
n é
e
n
q
u e
e
p
l
a e
u
p t
r
e
u p
v r
e
o
d d
u u
i
f
a r
u e
x
s a
o u
i c
t
u
r n
a
p
e
p
o f
r f
t e
é
e t
. .
E
n A
r
a
t
t
.
t 9
e 5
n .
d
a —
n
L
t
a
.
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
p t
r r
e e
u s
v ,
e
p
d a
u r
f t
a é
u m
x o
i
e n
s s
t
o
a u
d
m p
i a
n r
i
s e
t x
r p
é e
e r
, t
,
s
u c
i o
v n
a f
n o
t r
m
l é
e m
s e
n
c t
i
r a
c u
o x
n
s p
t r
a e
n s
c c
e r
s i
, p
t
p i
a o
r n
s
t
i r
218 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e ,
l l
a a
t
i p
r
v o
e c
s é
d
à u
r
- e
l e
a s
t
v
é t
r
r a
i n
f s
i m
i
c s
a e
t
i à
o l
n a
d j
' u
r
é i
c d
r i
i c
t
t i
u o
r n
e
d
. e
A j
r u
t g
. e
m
9 e
6 n
. t
— q
u
L i
'
e s
n t
q a
u t
ê u
t e
e
a
t u
e
r v
m u
i
n d
é e
e s
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
c
r t
é i
s f
u i
l c
t a
a t
t i
s o
n
d s
e
n
l é
' c
e e
n s
q s
u a
ê i
t r
e e
s
e .
t
E
o l
r l
d e
o
n d
n é
e c
i
l d
e e
s
l
s e
u
p c
p a
r s
e
s é
s c
i h
o é
n a
s n
, t
,
l
a s
c u
é r
r
a l
t a
i
o r
n e
s s
, t
i
a t
d u
d t
i i
t o
i n
o
n d
s e
, s
r p
e i
220 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
è p
c o
e
s
s
a
n b
r l
o e
d
t à
t
i
t
t
e o
s u
. s
E .
n
A
c r
a t
s .
d 9
e 7
.
p
l —
u
L
r
e
a
l
d
i
e
t
m
é
a
n
d
d
e
e
d u
é r
f
q
e
u
n
i
d
e
a
u
r s
s u
. c
c
l
o
e
m
b
j
é
u
g
e
e
s
m
t
e
n p
t a
s
e
s
s
i
t
b
l
o
e
p
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
d d
' o
u m
n m
e a
g
a e
m s
e -
n i
d n
e t
é
c r
i ê
v t
i s
l
e e
n
d v
e e
r
3 s
.
0 l
0 a
0
p
à a
r
1 t
0 i
. e
0
0 e
0 t
f d
r e
a
n p
c o
s u
r
s s
a u
n i
s t
e
p s
r
é p
j é
u n
d a
i l
c e
e s
,
d
e s
'
t i
o l
u
s é
c
222 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
h e
e l
a
t
c
. a
u
s
r e
t ,
. s
9 i
8 l
. e
— p
E r
n o
c c
a è
s s
d n
e e
p p
o e
u u
r t
s ê
u t
i r
t e
e j
c u
r g
i é
m i
i n
n d
e é
l p
l e
e n
e d
n a
f m
a m
u e
x n
p t
r d
i e
n l
c a
i p
p i
a è
l c
, e
i a
l r
e g
s u
t é
s e
u d
r e
s f
i a
s u
a x
u .
j
u
g
L
e
e
m
j
e
u
n
g
t
e
d
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
m a
e n
n d
t e
o p
r r
d i
o n
n c
n i
a p
n a
t l
o e
u p
r e
e n
f d
u a
s n
a t
n e
t
l
e d
s e
u v
r a
s n
i t
s u
à n
s e
t j
a u
t r
u i
e d
r i
e c
s t
t i
s o
u n
s s
c p
e é
p c
t i
i a
b l
l i
e s
d é
' e
a ,
p l
p a
e d
l e
. m
a
n
r d
t e
9 e
9 n
. i
— n
E s
n c
c r
a i
s p
d t
e i
d o
e n
m d
224 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e r
f o
a c
u é
x d
e u
s r
t e
f p
o o
r u
m r
é s
e u
d i
e v
v i
a e
n c
t o
l m
e m
t e
r i
i l
b e
u s
n t
a d
l i
d t
e a
d u
r x
o a
i r
t t
c i
o c
m l
m e
u s
n p
s r
u é
i c
v é
a d
n e
t n
l t
e s
s .
r I
è
l
g
l e
e s
s t
d s
e u
•
r
l
' s
a i
r s
t a
i u
c
j
l
e u
3 g
2 e
e m
t e
l
a
n
p t
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
d
e i
l n
c
a
i
c d
a e
u n
s t
e s
p
a d
e
r
l p
e r
j o
u c
g é
e d
u
s
r
a e
i
Les demandes
s
in
i
ci
d de
e nt
l es
a ,
d ad
e di
m ti
a on
n ne
d ll
e es
p
et
r
i
re
n co
c n
i .
p ve
a nt
l io
e nn
. el
le
s
A
r
S t
E .
C
T 1
I 0
O 1
N .
I L
V e
.
d
— r
o
L i
e t
s
d
226 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e l
'
f i
o n
r s
m t
e r
r u
c
u t
n i
e o
n
d
e s
m o
a u
n s
d
e r
é
r s
e e
c r
o v
n e
v
e d
n e
t
i c
o e
n
n q
e u
l i
l
e e
s
D t
e
u d
t i
t
ê
t à
r
e l
'
e a
x r
e t
r i
c c
é l
e
j
u 5
s 2
q
u a
' l
à i
n
l é
a a
c 3
l ,
ô
t L
u a
r
e d
e
d m
e a
n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
d e
e n
s
n e
'
e à
s
t c
e
r t
e t
c e
e
v a
a c
b t
l i
e o
n
q ,
u
e o
u
s
i s
i
e
l e
l l
e l
e
e
s t
t e
n
c d
o
n à
n
e c
x o
e m
n
à e
n
f s
a a
c t
t i
i o
o n
n
o
n u
r
i à
n
c r
i é
p p
a a
l r
e a
, t
i
s o
i n
s d
e u
r
t p
r
d é
e j
u
d d
é i
f c
228 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e s
o
n n
é t
d j
u u
g
p é
r e
o s
c
è e
s n
.
m
A ê
r m
t e
.
t
1 e
0 m
2 p
. s
— q
u
L e
e
s l
a
d
e d
m e
a m
n a
d n
e d
s e
a p
d r
d i
i n
t c
i i
o p
n a
n l
e e
l .
l
e
s
e
t
r
e
c
o
n
v
e
n
t
i
o
n
n
e
i
l
e
s
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
2i
0 t
Ld
'
'i
in
n te
tr
e ve
rn
v ir
e
ne
n
t
it
o
ou
nt
A é
r t
t a
. t
1 d
0 e
3
. c
a
— u
s
T e
o ,
u
t d
e
t v
i a
e n
r t
s
l
a e
y
a j
n u
t g
e
i
n c
t h
é a
r r
ê g
t é
a d
u e
p l
r a
o
c m
è i
s s
e
a
e
l n
e
é
d t
r a
o
230 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
t
. d
L e
e
s j
u
p g
a e
ì m
• e
t n
i t
e
s c
o
n m
e m
u u
v n
e
n c
t e
l
a u
u i
s
s q
i u
i
a
s p
s o
i u
g r
n r
e a
r i
t
e
n u
s
i e
n r
t
e d
r e
v
e l
n a
t
i v
o o
n i
e
f
o d
r e
c
é l
e a
o t
u i
e
e r
n c
e
d
é o
c p
l p
a o
r s
a i
t t
i i
o o
n n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e
c
o o
n r
t d
r o
e n
n
l e
e r
j l
u '
g i
e n
m t
e e
n r
t v
e
à n
t
i i
n o
t n
e
r d
v '
e u
n n
i
r t
. i
L e
e r
s
j
u d
g a
e n
s
p
e u
u n
t e
d p
' r
o o
f c
f é
i d
c u
e r
e
e ,
t
l
e o
n r
s
t q
o u
u '
t i
l
é
t e
a s
t t
i
d m
e e
c q
a u
u e
s
l
232 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a 4
.
p
r —
é
s L
e a
n
c d
e e
m
d a
e n
d
c e
e
e
d n
e
r i
n n
i t
e e
r r
v
e e
s n
t t
i
i o
n n
d
i v
s o
p l
e o
n n
s t
a a
b i
l r
e e
à o
u
l
' f
a o
p r
p c
r é
é e
c
i i
a n
t t
i r
o o
n d
u
d i
u t
e
l
i s
t e
i l
g o
e n
.
l
A e
r s
t
. r
è
1 g
0 l
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e 3
s 0
o L
r
d e
i s
n
a i
i n
r
e
t
s e
a
r
p v
p e
l
i n
c t
a
b i
l o
e
s n
s
d
e
d
v u
a
n
m
t i
n
i
a i
s
j
u t
r è
i
d r
i e
c
t p
i u
o
n
b
. l
s
i
a c
i e
s
i n
e m
.
a
t
i
è
r
e
c
i
v
i
l
e
A
r
t
.
234 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
1 t
0
5 é
. t
a
— t
L d
e e
m l
i a
n
i p
s r
t o
è c
r é
e d
u
p r
u e
b .
l
i I
c l
p p
e e
u u
t t
i d
n e
t m
e a
r n
v d
e e
n r
i
r c
o
d m
a m
n u
s n
i
t c
o a
u t
t i
e o
s n
l d
e u
s
d
i o
n s
s s
t i
a e
n r
c
e d
s e
e t
t o
u
e t
n e
t a
o f
u f
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
a s
i
q
r
u
e '
e
d l
a l
n e
s l
e
l
a j
q u
g
u
e
e
l u
l t
e i
l
e
i ,
l
l
e u
s i
t c
i o
m m
e m
u
n
d
i
e q
v u
o e
i r
r
l
e
i
n d
t o
e s
s
r
i
v e
e r
n
i d
r e
. t
L o
a u
t
j e
u
r a
i f
d f
i a
c i
t r
i e
o
n p
o
s u
a t
i
s c
i o
e n
c
p l
e u
u s
t i
o
c n
h s
a .
q
L
u
e o
r
f s
o q
i
236 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
u r
' e
i ,
l
m
a a
g i
i s
t
n
c e
o
m p
m e
e u
t
p
a c
r o
t n
i c
e l
u
j r
o e
i
n a
t u
e
, d
e
l l
e à
m d
i e
n s
i
s p
t r
è é
r t
e e
n
p t
u i
b o
l n
i s
c
d
e e
x s
p
o p
s a
e r
t
s i
o e
n s
,
a
v s
i a
s u
f
s
u à
r
p
l r
' o
a p
f o
f s
a e
i r
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
b
d l
' e
o s
f
f a
i u
c
e m
, i
n
t i
o s
u t
s è
r
m e
o
y p
e u
n b
s l
i
d c
'
o t
r r
d o
r i
e s
p j
u o
b u
l r
i s
c
. a
u
A
r m
t o
. i
n
1 s
0
6 a
. v
a
S n
o t
n
t l
'
o o
b r
l d
i o
g n
a n
t a
o n
i c
r e
e
m d
e e
n
t c
l
c ô
o t
m u
m r
u e
n
i o
c u
a
238 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a s
v u
a i
n v
t a
n
l t
' e
a s
u
d C
i e
e l
n l
c e
e s
,
d
s a
u n
i s
v
a l
n e
t s
q
l u
e e
s l
l
d e
i s
s
t l
i '
n o
c r
t d
i r
o e
n
s p
u
p b
r l
é i
v c
u ,
e
s l
'
à E
t
l a
' t
a
r o
t u
i
c l
l e
e s
4 c
7 o
, l
l
l e
e c
s t
i
c v
a i
u t
s é
e s
s
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
p o
u n
b n
l e
i s
q
u o
e u
s
l
s a
o
n n
t a
t
i i
n o
t n
é a
r l
e i
s t
s é
é
s
;
; C
e
Ce
l
ll
l
es
e
co
s
nc
er
o
na
ù
nt
le
dr d
oi e
t s
fo
nc i
ie n
r c
; a
p
C a
e b
l l
l e
e s
s
o
c u
o
n d
c e
e s
r
n a
a b
n s
t e
n
l t
' s
é
t s
a o
t n
t
d
e e
s n
p c
e a
r u
s s
240 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e
d
; e
m
C
a
e
n
l
d
l
e
e
s
s
e
c
n
o
n
r
c
é
e
t
r
r
n
a
a
c
n
t
t
a
t
l
i
e
o
s
n
r
;
é
c C
u e
s l
a l
t e
i s
o
n r
s é
v
d é
e l
a
m n
a t
g
i q
s u
t e
r
a l
t a
s
, d
e
l m
e a
s n
d
p e
r
i r
s é
e s
s u
l
à t
e
p
a d
r '
t u
i n
e e
s
, i
n
l f
e r
s a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
c p
t
i
o
o u
n r
à l
l
e
a s
q
l u
o
i
e
l
p l
é e
n
a s
l
e l
'
o a
u
s
c s
o i
n
c
s
e t
r a
n n
e
c
u e
n
e j
u
p
r
d
o i
c c
é i
d
u a
r i
e r
e
d
e
é
f t
a é
u
x a
;
c
c
C o
e r
l d
l é
e e
s .
A
rt
.
10
0.
—
Ju
sq
u'
à
la
cl
ôt
242 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
ur
e
de
Il
in
st
ru
ct
io
n,
le
de
ma
n-
Da
ns
to
ut
es
le
s
af
fa
ir
es
co
mm
un
ic
ab
le
s,
le
mi
ni
st
èr
e
de
ur
pe
ut
fo
rm
ul
er
,
so
us
fo
rm
e
de
de
ma
nd
es
ad
di
ti
on
-
pu
bl
ic
do
it
pr
és
en
te
r
de
s
co
nc
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
lu
si
on
s
pa
r
éc
ri
t.
ne
ll
es
,
to
ut
es
pr
ét
en
ti
on
s
se
ra
pp
or
ta
nt
à
la
de
ma
nd
e
i
•
Da
ns
le
s
se
ct
io
ns
de
tr
ib
un
al
,
le
s
ca
us
es
re
la
ti
ve
s
au
pr
in
ci
pa
le
.
El
le
s
ne
so
nt
re
ce
va
bl
es
244 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
qu
e
si
le
ur
s
ca
us
es
I
dr
oi
t
fo
nc
ie
r
et
à
Yé
ta
t
de
s
pe
rs
on
ne
s
so
nt
õb
Hg
at
oi
re
me
nt
ex
is
ta
ie
nt
l'
ép
oq
ue
où
la
de
ma
nd
e
pr
in
ci
pa
le
a
ét
é
I
co
mm
un
iq
ué
es
au
pr
oc
ur
eu
r
de
la
Ré
pu
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
bl
iq
ue
pr
ès
le
pr
és
en
té
e,
sa
uf
ex
ce
pt
io
n
pr
év
ue
pa
r
la
lo
i.
i
tr
ib
un
al
de
pr
em
iè
re
in
st
an
ce
.
février
4
0
L
e
s
i
n
t
e
r
r
u
p
t
i
o
n
s
,
r
e
246 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
pt
l
re
id
o
ss
cs
sie
er
tes
pt
épr
ro
ev
i
ms
po
i
tr
ie
m
oe
nn
stc
dl
'as
is
né
a
su
tg
r
Œe
nf
f
ce
cà
l
a
r s
t u
. i
• t
1 e
0 d
7 u
. d
— é
L c
' è
i s
n d
s e
t l
a '
n u
c n
e e
e d
s e
t s
i p
n a
t r
e t
r i
r e
o s
m o
p u
u d
e e
e l
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
a i
p -
e c
r i
t d
e e
d c
e e
s t
a t
c e
a q
p u
a a
c l
i i
t t
é é
d ,
' à
e m
s o
t i
e n
r s
e q
n u
j e
u l
s '
t a
i f
c f
e a
, i
d r
u e
d n
é e
c s
è o
s i
d t
u d
r é
e j
p à
r e
é n
s é
e t
n a
t t
a ,
n a
t u
l q
é u
g e
a l
l c
o a
u s
d l
e e
l t
a r
p i
e b
r u
t n
e a
p l
a p
r e
c u
e t
l s
u t
248 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a e
t j
u u
e g
r e
. d
e
l
r a
t m
. i
1 s
0 e
8 e
. n
L é
o t
r a
s t
q d
u o
' i
i t
l i
a n
c v
o i
n t
n e
a r
i à
s r
s e
a p
n r
c e
e n
d d
u r
d e
é l
c '
è i
s n
o s
u t
d a
u n
c c
h e
a c
n e
g u
e x
m q
e u
n i
t a
d u
' r
é a
t i
a e
t n
d t
' q
u u
n a
e l
p i
a t
r é
t p
i o
e u
, r
l l
e
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
f u
a ê
i t
r e
e d
. e
l
'
r u
t n
. e
1 d
0 e
9 s
. p
L a
' r
i t
n i
s e
t s
a à
n l
c '
e e
e n
s c
t o
r n
e t
p r
r e
i d
s e
e s
d h
a é
n r
s i
l t
e i
s e
f r
o s
r o
m u
e d
s u
p r
r e
é p
v r
u é
e s
s e
à n
l t
' a
a n
r t
t l
i é
c g
l a
e l
3 d
3 e
, l
s '
o a
i u
t t
à r
l e
a ,
r s
e o
q i
t
250 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
i c
n c
v e
e u
r x
s q
e u
m i
e o
n n
t t
. é
t
é
a
d p
é p
f e
a l
u é
t s
d à
' l
u a
n r
e e
d p
é r
c e
l n
a d
r r
a e
t e
i n
o v
n e
e r
x t
p u
r d
e u
s p
s r
e e
, m
l i
' e
i r
n a
s c
t t
a e
n d
c e
e p
e r
s o
t c
t é
e d
n u
u r
e e
p f
o a
u i
r t
r p
e a
p r
r c
i e
s s
e d
a e
v r
e n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
i r
e s
r e
s t
. l
a
n
r u
t l
. l
1 i
1 t
0 é
. d
— e
L t
' o
i u
n s
t a
e c
r t
r e
u s
p d
t e
i p
o r
n o
d c
' é
i d
n u
s r
t e
a f
n a
c i
e t
e p
n e
t n
r d
a a
î n
n t
e c
l e
a t
s t
u e
s i
p n
e t
n e
s r
i r
o u
n p
d t
e i
t o
o n
u .
s
l A
e r
s t
d .
é 1
l 1
a 1
i .
s —
e L
n '
c i
o n
u s
252 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
t r
a o
n i
c s
e a
e n
s s
t ;
p t
é o
r u
i t
m i
é n
e t
d é
e r
o e
l s
e s
i é
n p
d e
r u
o t
i f
t a
s i
' r
i e
l c
n o
' n
a s
é t
t a
é t
f e
a r
i l
t a
à p
s é
o r
n e
é m
g p
a t
r i
d o
a n
u .
c
u A
n r
a t
c .
t 1
e 1
d 2
e .
p L
r e
o d
c é
é l
d a
u i
r d
e e
p p
e é
n r
d e
a m
n p
t t
t i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
o i
n d
d i
' c
i t
n i
s o
t n
a d
n u
c p
e r
c e
o m
u i
r e
t r
c d
o e
n g
t r
r é
e ,
t e
o m
u p
t o
e r
s t
l e
e a
s n
p n
a u
r l
t a
i t
e i
s o
. n
d
e
r t
t o
. u
1 s
1 l
3 e
. s
— a
L c
a t
p e
é s
r d
e e
m p
p r
t o
i c
o é
n d
p u
r r
o e
n .
o E
n l
c l
é e
e n
p '
a é
r t
l e
a i
j n
u t
r p
254 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a t
s i
l
è
'
a r
c e
t d
i e
o d
n
e
.
m
a
' n
a d
r e
r e
ê n
t r
d é
e t
p r
é a
r c
e t
m a
p t
t i
i o
o n
n e
d m
' p
i o
n r
s t
t e
a d
n é
c c
e h
r é
e a
n n
d c
u e
p d
a e
r l
l a
a v
C o
o i
u e
r d
d e
' r
A e
p c
p o
e u
l r
o s
u .
e
n A
mr
t
a.
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1 o
1 n
4 t
. r
— e
L t
a o
d u
e t
m e
a s
n l
d e
e a
e p
n a
p r
é t
r i
e e
m s
p .
t L
i a
o d
n e
d m
' a
i n
n d
s e
t f
a o
n r
c m
e é
d e
o p
i a
t r
, l
à '
p u
e n
i e
n d
e e
d s
' p
i a
r r
r t
e i
c e
e s
v p
a r
b o
i f
l i
i t
t e
é a
, u
ê x
t a
r u
e t
i r
n e
t s
r .
o
d
u
5
i 0
t —
e L
c
256 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
ep
s ét
de
én
fc
e ea
np
so
eu
s rb
:u
et
xl
e
cr
ee
pn
tv
o
ii
od
ne
s l'
ea
tf
ff
i ai
nr
se
dd
e ev
na
on
nt
r la
ej
cu
er
i
vd
oi
ic
r ti
o
r
n
t
c
.
o
1
m
1
p
5
é
.
t
—
e
L
n
'
t
e
e
x
.
c
e L
p a
t p
i a
o r
n t
d i
' e
i q
n u
c i
o l
m a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
s e
o p
u o
l u
è r
v c
e o
d n
o n
i a
t î
à t
p r
e e
i d
n u
e l
d i
' t
i i
r g
r e
e .
c
e A
v r
a t
b .
i 1
l 1
i 6
t .
é —
, L
i '
n e
d x
i c
q e
u p
e t
r i
l o
a n
j d
u e
r l
i i
d t
i i
c s
t p
i e
o n
n d
q a
u n
i c
s e
e a
l p
o o
n u
e r
l o
l b
e j
e e
s t
t l
c e
o r
m e
p n
é v
t o
e i
n d
t e
258 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
J L
' '
a e
f x
f c
a e
i p
r t
e i
d o
e n
v d
a e
n c
t o
u n
n n
a e
u x
t i
r t
e é
t a
r p
i o
b u
u r
n b
a u
l t
d l
é e
j r
à e
s n
a v
i o
s i
i d
d e
' l
u '
n a
e f
d f
e a
m i
a r
n e
d e
e t
a s
y a
a j
n o
t n
l c
e t
m i
ê o
m n
e a
o v
b e
j c
e u
t n
. e
a
u
r t
t r
. e
1 i
1 n
7 s
. t
— a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
n a
c i
e r
d e
é s
j p
à r
p é
e s
n e
d n
a t
n e
t n
e t
s e
o n
i t
t r
d e
e e
v l
a l
n e
t s
l u
a n
m r
ê a
m p
e p
j o
u r
r t
i t
d e
i l
c q
t u
i '
o i
n l
, p
s a
o r
i a
t î
d t
e n
v é
a c
n e
t s
u s
n a
e i
a r
u e
t ,
r d
e a
, n
l s
o l
r '
s i
q n
u t
e é
l r
e ê
s t
d d
e '
u u
x n
a e
f b
f o
260 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
n i
n o
e n
a s
d .
m
i A
n r
i t
s .
t
r 1
a 1
t 8
i .
o
n L
d '
e e
l x
a c
J e
u p
s t
t i
i o
c n
e
, d
q e
u
' r
u e
n n
e v
s o
e i
u
l a
e
d p
é o
c u
i r
S
i o
o b
n j
i e
n t
t
e l
r e
v
i d
e e
n 3
n s
e a
s i
u s
r i
l s
e s
s e
d m
e e
u n
x t
c
o d
n '
t u
e n
s e
t
a j
t u
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
r o
i n
d
i l
c é
t g
i i
o t
n i
m
e e
n
o
f u
a
v d
e e
u
r s
û
d r
' e
u t
n é
e
p
a u
u b
t l
r i
e q
, u
e
.
p A
o r
u t
r .
1
c 1
a 9
u .
s —
e L
'
d e
e x
c
p e
a p
r t
e i
n o
t n
é d
, e
r
d è
' g
a l
l e
l m
i e
a n
n t
c d
e e
, j
u
d g
e e
a
s p
u o
s u
p r
i b
c u
i t
262 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
d o
e n
f s
a i
i n
r f
e é
d r
é i
t e
e u
r r
m e
i s
n d
e o
r i
p t
a c
r o
u n
n n
e a
j î
u t
r r
i e
d d
i '
c u
t n
i e
o p
n r
s o
u c
p é
é d
r u
i r
e e
u d
r o
e n
l t
a e
q l
u l
e e
l s
l s
e e
d t
e r
d o
e u
u v
x e
o n
u t
p s
l i
u m
s u
i l
e t
u a
r n
s é
j m
u e
r n
i t
d s
i a
c i
t s
i i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e q
s u
. é
e
r s
t à
. l
1 a
2 p
0 a
. r
— t
L i
' e
e q
x u
c i
e l
p a
t s
i o
o u
n l
d è
e v
c e
o ,
m l
m e
u s
n p
i i
c è
a c
t e
i s
o s
n u
d r
e l
p e
i s
è q
c u
e e
s l
a l
p e
o s
u l
r a
b p
u a
t r
d t
' i
e e
x a
i d
g v
e e
r r
q s
u e
e e
s n
o t
i e
e n
n d
t f
c o
o n
m d
m e
u r
n s
i a
d
264 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e s
m l
a e
n c
d o
e n
o t
u r
s ô
a l
d e
é j
f u
e g
n e
s .
e
.
• A
e r
s t
D .
i
è 1
c 2
e 1
s .
s
o —
n
t L
d '
é e
p x
o c
s e
é p
e t
s i
a o
u n
d
o d
s e
s
i g
e a
r r
e a
t n
i t
l i
e e
n
e a
s
t p
d o
o u
n r
n
é b
c u
o t
n
n d
a e
i
s s
s u
a b
n o
c r
e
s d
o o
u n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
n d
e '
r u
n
l
a c
a
o u
o t
u i
r o
s n
u n
i e
t m
e e
n
d t
' .
u
n A
e r
t
p .
r
o 1
c 2
é 2
d .
u
r —
e
, L
'
à e
x
l c
a e
p
p t
r i
é o
s n
e
n d
t e
a
t n
i u
o l
n l
i
d t
' é
u
n a
e
p
c o
a u
u r
t
i b
o u
n t
o d
u e
a f
u a
i
d r
é e
p
ô d
t é
c
266 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
l e
a
r f
e o
r r
m
n e
u
l p
r
u e
n s
c
a r
c i
t t
e e
s
d
e p
a
p r
r
o l
c a
é
d l
u o
r i
e .
l
o A
r r
s t
q
.
u
e
1
c 2
e 3
t .
a L
c
t
a
e
n
n u
e l
l
r
i
é
u t
n é
i
t d
e
p s
a
s
a
l c
e t
s e
s
c
o
d
n
d e
i
t p
i r
o o
n c
s
é
d d
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
up
rr
ee
s
s
eé
sm
te
n
at
b
o
su
o
lq
uu
ee
ol
'
ua
c
rt
ee
l
ap
o
tr
it
ve
e
.a
• E t
l t
l e
e i
n
e t
s e
t
à
a
b d
s e
o s
l
u d
e i
, s
p
l o
o s
r i
s t
q i
u o
e n
s
l
a d
'
l o
o r
i d
r
l e
e
p
p u
r b
é l
v i
o c
i .
t
D
e a
x n
268 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
s u
t e
o s
u '
s i
l l
e e
s n
a r
u é
t s
r u
e l
s t
c e
a u
s n
, p
l r
a é
v j
i u
o d
l i
a c
t e
i p
o o
n u
d r
' l
u a
n p
e a
r r
è t
g i
l e
e q
d u
e i
p s
r '
o e
c n
é p
d r
u é
r v
e a
n u
' t
e .
n L
t a
r j
a u
î r
n i
e d
l i
a c
n t
u i
l o
l n
i s
t a
é i
d s
e i
l e
' d
a o
c i
t t
e s
q
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
o m
u o
l y
e e
v n
e
r a
d y
' a
o n
f t
f
i p
c o
e u
l r
a
n o
u b
l j
l e
i t
t
é d
a e
b
s f
o a
l i
u r
e e
.
r
A e
r j
t e
. t
e
1 r
2
4 l
. a
— d
e
E m
s a
t n
d
u e
n
e c
o
f m
i m
n e
d i
e r
r
n e
o c
n e
v
r a
e b
c l
e e
v ,
o
i s
r a
, n
s
t
o d
u i
t s
c
270 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
u p
t t
e i
r o
n
l s
e ,
f d
o è
n s
d
e l
m o
e r
n s
t
q
d u
e '
e
l l
a l
e
p s
r
é n
t e
e
n s
t o
i n
o t
n
p
d a
u s
d d
e '
m o
a r
n d
d r
e e
u
r p
. u
b
• A l
r i
t c
. ,
1 n
2 e
5
. s
o
— n
t
L
e r
s e
c
e e
x v
c a
e b
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
l t
e
s
a
q u
u c
e u
n
s e
i
n
e e
l
l s
e e
s r
a
s
o r
n e
t ç
u
p e
r
é a
p
s r
e è
n s
t
é q
e u
s '
i
s l
i
m a
u u
l r
t a
a
n é
é t
m é
e
n s
t t
a
a t
v u
a é
n
t s
u
t r
o
u l
t '
e u
s n
e
d
é d
f '
e e
n l
s l
e e
s s
.
a I
u l
f e
o n
n
d e
s
e t
272 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e
d s
e -
m
m ê
ê m
m e
e s
d d
e e
s
v
f é
i r
n i
s t
a
d b
e l
e
n s
o
n d
é
r f
e e
c n
e s
v e
o s
i
r a
u
l
o f
r o
s n
q d
u .
e
A
c r
e t
l .
l
e 1
s 2
- 6
c .
i
—
n
e S
a
c u
o f
n
s l
t e
i s
t
u c
e a
n s
t
o
p ù
a
s l
e
p
a j
r u
g
e e
l
l c
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
h l
a e
r
g 4
é 8
,
d
e l
e
l s
a
e
m x
i c
s e
e p
t
e i
n o
n
é s
t
a e
t t
e f
s i
t n
s
c
o d
m e
p
é n
t o
e n
n
t r
e
p c
o e
u v
r o
i
e r
n
s
c o
o n
n t
n
a j
î u
t g
r é
e e
s
c
o p
n a
f r
o
r l
m a
é
m j
e u
n r
t i
d
à i
c
l t
' i
a o
r n
t
i d
c e
274 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
j l
u a
g
e C
m o
e u
n r
t
, s
u
r p
é r
s ê
e m
r e
v .
e
f L
a e
i
t j
e u
g
d e
e
• l d
' e
e s
x
c m
e i
p s
t e
o s
i
n e
n
d
e é
t
r a
è t
g
t
l
r
e
a
m
n
e
n s
m
t
e
d t
e
à
j
u c
g e
e t
s
e
q f
u f
i e
t
r
l
e
e
l
è
d
v
o
e
s
d s
e i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e l
r
a
I u
r
d a
e
é
l t
a é
p s
r t
o a
c t
é u
d é
u .
r
e A
r
à t
.
l
a 1
2
j 7
u .
r
i S
d a
i n
c s
t
i p
o r
n é
j
c u
o d
m i
p c
é e
t
e d
n e
t s
e
d
q i
u s
i p
o
l s
e i
t
l i
u o
i n
s
r
e d
t e
o
u a
r r
n t
e i
c
a l
p e
r
è 4
s 9
q a
u l
' i
i n
276 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
é i
a o
n
p s
r
e e
m t
i
e f
r i
, n
s
i
l d
e
n
e n
o
p n
e
u r
t e
c
ê e
t i
r
e v
o
f i
a r
i ,
t
q
a u
p '
p à
e p
l r
è
d s
e
s l
e
|
j
d u
é g
c e
i m
s e
i n
o t
n
s s
u
s r
t
a l
t e
u
a f
n o
t n
d
s
u e
r t
l c
e o
s n
j
e o
x i
c n
e t
p e
t m
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e à
n
t l
'
i i
n
a s
v t
e a
c n
c
l e
' .
a
p
6'
p La
e
l récu
sati
d
e on
c
des
e magi
j stra
u ts
g
e
m
e A
n r
t t
,
.
s
a 1
u 2
f 8
.
E
i
—
e
l T
l o
e u
s t
o j
n
u
t
g
p e
o
u p
r e
u
e
t
f
f
e ê
t t
r
d e
e
r
é
m
e c
t u
t s
r é
e
d
f
a
i
n n
s
278 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a
t r
o t
i
u
e
s s
,
l
en
so
t
c a
m
a
m
s e
! n
t
o
ù d
a
s n
o s
n
l
i e
m s
p
a a
r f
t f
i a
a i
l r
i e
t s
é
d
p a
o n
u s
r
r l
a e
i s
t q
u
ê e
t l
r l
e e
s
c
o
n 1
t
e 0
s
t I
é I
e
e
p s
a t
r
l
l u
' i
u -
n m
e ê
m
d e
e
s p
a
I r
t
p i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e
g
o a
u r
a
c n
o t
- i
i e
n
t ;
é
r
e
s
s
é
,
o
u
c
O
:
-
o
b
l
i
g
é
d
e
l
'
u
n
e
d
e
s
p
a
r
t
i
e
s
o
u
e
x
p
o
s
é
u
n
r
e
c
o
u
r
s
e
n
2 0
Son conjoint a un intérêt, même après la
dissolution du mariage • Il vaut preuve jusqu'à inscription de faux vis-à-vis
3 Ses parents ou alliés en ligne directe, et, en
0 de tous, de sa date et, des déclarations qui -y sont
ligne collatérale. ses parents juqu'aux sixième degré, ou relatées ; ce procès-verbal est déposé au greffe. II
n'est susceptible d'aucune voie de recours. Il a force
alliés jusqu'au quatrième degré, sont intéressés ;
280
-4 0
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE
Il a dû agir comme représentant de l'une des
exécutoire.
COTE D'IVOIRE
parties ; 1973
SECTION II. — L'audience
5 0 Il a été entendu comme témoin ou dont il a Art. 135. — Le rôle de chaque audience est arrêté par
connu comme juge. ou à propos desquelles il a le président dans les tribunaux de première instance, il
précédemment exprimé une opinion. est communiqué au ministère public. II est affiché à la
porte de la salle d'audience.
II en est de même :
1 0
S'il est créancier ou débiteur de l'une des parties ;
Art. 136. — Le président ouvre et
2' Si l'une des parties est à son service ;
dirige les débats. il les déclare clos
3 0 S'il y a procès ou des causes d'inimitié
particulièrement graves entre lui et l'une des parties.
lorsque le tribunal s'eatime
suffisamment éclairé.
— Art. 137. — Les parties et leurs conseils peuvent dans la
Art. 129. Tout magistrat qui connaît une cause de limite de leurs conclusions, présenter tous
éclaircisserécusation existant entre lui et l'une des parties, doit la i menta utiles. déclarer au président de la
Cour d'Appel, qui décide si
l é
e s
i
m d
a e
g n
i t
s
t d
r e
a
t l
a
d
o C
i o
t u
r
s
' d
a '
b A
s p
t p
e e
n l
i
r o
. u
S
l
i
e
c
p
e
r
o
m
c
a
u
g
r
i
e
s
u
t
r
r
a
g
t
é
n
e
é
s
r
t
a
l
l
e
p
r
p
è
r
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
s
1
l 3
a 0
d .
i
t —
e
L
C a
o
u d
r e
, m
a
l n
a d
e
d
é e
c n
i
s r
i é
o c
n u
s
e a
s t
t i
o
r n
e
n d
d o
u i
e t
p ê
a t
r r
e
l
e p
r
P é
r s
é e
s n
i t
d é
e e
n ,
t
p
d a
e r
l r
a e
q
C u
o ê
u t
r e
s a
u u
p
r p
ê r
m é
e s
. i
d
Ae
r n
t t
.
282 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
d a
e b
l
l e
a
q
C u
o '
u a
r p
r
d è
' s
A
p c
p o
e n
I s
i
o g
u n
a
d t
e i
o
l n
a
d
C '
o u
u n
r e
s p
u r
p o
r v
ê i
m s
e i
, o
n
s
e d
l e
o
n d
i
l x
e
m
c i
a l
s l
, e
l f
a r
a
r n
e c
q s
u
ê e
t n
e t
r
n e
'
e l
s e
t s
r m
e a
c i
e n
v s
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
d L
' e
u
n p
r
c é
o s
m i
p d
t e
a n
b t
l ,
e
d
d è
u s
T q
r u
é '
s i
o l
r
. e
n
E
l e
l s
e t
e s
s a
t i
s
s i
i ,
g
n p
é r
e o
v
d o
u q
u
d e
e
m l
a u
n i
d -
e m
u ê
r m
e
o
u l
e
d s
e
e
s x
o p
n l
i
r c
e a
p t
r i
é o
s n
e s
n
t é
a c
n r
t i
. t
284 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e u
s n
e
d
u d
é
j c
u i
g s
e i
o
r n
é
c q
u u
s i
é
, n
'
e e
t s
t
a
u p
a
b s
e
s s
o u
i s
n c
e
c p
e t
l i
l b
e l
s e
d d
e e
l v
a o
i
n e
a
r d
t e
i
e r
e
r c
e o
q u
u r
é s
r .
a L
n e
t
e d
. e
Im
I a
n
s d
t e
a u
t r
u
e e
n
p
a r
r é
c
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
u s
s ,
a
t a
i u
o
n m
o
q n
u t
i a
n
s t
u
c d
c e
o
m l
b a
e q
u
e e
s l
t l
e
c
o s
n e
d r
a a
m
n i
é m
p
à u
t
u é
n
e c
e
a l
m u
e i
n
d d
e e
c l
i a
v
i s
l o
e m
m
d e
e
c
1 o
0 n
. s
0 i
0 g
0 n
é
à e
,
5
0 s
0 a
. n
0 s
0
0 p
r
f é
r j
a u
n d
c i
286 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
c i
e r
, e
,
s
' l
i a
l
r
y e
s
a t
i
l t
i u
e t
u i
, o
n
d
e d
e
l
' l
a a
c
t p
i r
o o
n v
i
d s
u i
o
j n
u
g e
e s
t
e
n o
r
d d
o o
m n
m n
a é
g e
e .
s
i A
n r
t t
é .
r
ê 1
t 3
s 1
. .
D —
a
n L
s a
l p
e a
r
c t
a i
s e
c n
o '
n e
t s
r t
a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
p
l a
u
s é
t
a é
d
m e
i n
s t
e e
n
à d
u
r e
é
c o
u u
s
e a
r
a
l c
e c
o
j m
u p
g f
e i
,
u
l n
o
r a
s c
q t
u e
e
d
c e
o
n p
n r
a o
i c
s é
s d
a u
n r
t e
l o
a u
c p
a r
u i
s s
e
d
d e
e s
r c
é o
c n
u c
s l
a u
t s
i i
o o
n n
, s
e d
l e
l v
e a
288 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
n 1
t 2
8
l
u à
i
1
s 3
a 0
n
s s
o
i n
n t
v
o a
q p
u p
e l
r i
c
l a
a b
l
r e
é s
c
u a
s u
a
t m
i i
o n
n i
. s
t
Aè
r r
t e
.
p
1 u
3 b
2 l
. i
c
—
l
L o
e r
s s
q
d u
i '
s i
p l
o
s e
i s
t t
i
o p
n a
s r
t
d i
e e
s
j
a o
r i
t n
i t
c e
l ,
e
s m
a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
i i
s e
n
i c
l e
n e
' t
e
s l
t e
p j
a u
s g
e
r m
é e
c n
u t
s S
a E
b C
l T
e I
O
l N
o
r I
s .
q
u —
'
i L
l a
e c
s o
t n
c
p i
a l
r i
t Œ
i t
e i
o
p n
r
i A
n r
c t
i .
p
a 1
l 3
e 3
. .
C —
h
a T
p o
i u
t t
r e
e s
I l
V e
. s
— i
n
L s
' t
a a
u n
d c
290 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e i
s
e
s n
o
n d
t i
s
d p
i o
s s
p e
e
n a
s u
é t
e r
s e
m
d e
u n
t
p .
r T
é o
l u
i t
m e
i f
n o
a i
i s
r ,
e
p
d r
e é
a
c l
o a
n b
c l
i e
l m
i e
a n
t t
i
o à
n
, l
'
s i
a n
u s
f t
a
d n
a c
n e
s ,
l l
e e
s s
c p
a a
s r
t
o i
ù e
s
l
a p
e
l u
o
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
v e
e m
n e
t n
t
d ,
'
u a
n u
x
c
o f
m i
m n
u s
n
d
a e
c
c c
o o
r n
d c
i
o l
u i
a
à t
i
l o
a n
,
d
e d
m e
a v
n a
d n
e t
d l
e e
l p
' r
u é
n s
e i
d
d e
' n
e t
l
l d
e e
s
, l
a
c
o j
m u
p r
a i
r d
a i
î c
t t
r i
e o
n
v .
o L
l a
o
n j
t u
a r
i i
r
292 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
d a
i
c c
t o
i n
o c
n i
l
s i
a a
i t
s i
i o
e n
,
e
p n
e
u t
t o
u
é t
g
a é
l t
e a
m t
e
n d
t e
,
l
d a
'
o p
f r
f o
i c
c é
e d
u
o r
u e
.
à
A
l r
a t
.
d
e 1
m 3
a 4
n .
d
e —
d S
e '
s i
l
p
a y
r
t a
i
e c
s o
, n
c
t i
e l
n i
t a
e t
r i
o
l n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
, e
m
l e
e n
t
j .
u
g C
e e
,
p
a r
s o
s c
i è
s s
t -
é v
e
d r
u b
a
g l
r
e e
f s
f t
i
e s
r i
, g
n
d é
r
e p
s a
s r
e
l
p e
r s
o
c d
è e
s u
- x
v
e p
r a
b r
a t
l i
e
d s
e
s s
i
c
o e
n l
d l
i e
t s
i
o l
n e
s
s
d a
e v
e
l n
' t
a
r e
r t
a
n l
g e
294 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
i
p ,
e
u l
v e
e s
n
t d
, é
b
s a
i t
n s
o
n s
o
m n
e t
n
t p
i u
o b
n l
i
e c
n s
e à
s
t m
o
f i
a n
i s
t
e q
. u
Ae
r
t l
. e
1 t
3 r
8 i
. b
u
— n
a
H l
o
r n
3 e
l d
e é
s c
i
c d
a e
s
l
p e
r
é h
v u
u i
s s
p c
a l
r o
s
l ,
a
s
l o
o i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
t
s
d a
' u
o v
f e
f g
i a
c r
e d
. e
r
s
o l
i '
t o
r
à d
r
l e
a
p
d u
e b
m l
a i
n c
d ,
e
l
d e
u s
m b
i o
n n
i n
s e
t s
è
r m
e œ
u
p r
u s
b
l o
i u
c
l
o '
u i
n
d v
e i
o
l l
' a
u b
n i
e l
i
d t
e é
s
d
p e
a s
r
t s
i e
e c
s r
, e
t
p s
o
u d
r e
296 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
a
f m
a é
m r
i a
l
l d
e e
.
L t
' é
e l
m é
p v
l i
o s
i i
o
d n
e
o
t u
o
u d
t e
a c
p i
p n
a é
r m
e a
i .
l
e
d s
' t
e
n i
r n
e t
g e
i r
s d
t i
r t
en
e
m à
e
n l
t '
i
s n
o t
n é
o r
r i
e e
, u
r
p
h d
o e
t s
o
g s
r a
a l
p l
h e
i s
q
u d
e '
, a
u
c d
i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e l
n .
c
e U
s n
,
d
p é
e c
n r
d e
a t
n
t d
é
l t
e e
r
c m
o i
u n
r e
s r
a
d
e l
s e
s
d
é c
b o
a n
t d
s i
t
s i
a o
u n
f s
a d
u '
t a
o p
r p
i l
s i
a c
t a
i t
o i
n o
n
d
o d
n e
n s
é
e d
i
à s
p
t o
i s
t i
r t
e i
c
e n
x s
c
e d
p u
t
i p
o r
n é
n s
e e
298 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
n x
t p
u
a l
l s
i i
n o
é n
a
. d
e
A
r c
t e
. u
x
1
3 q
9 u
. i
— l
a
L
e t
r
p o
r u
é b
s l
i e
d n
e t
n
t e
t
a
e
l n
a t
r
p a
o v
l e
i n
c t
e
l
d a
e
m
l a
' r
a c
u h
d e
i
e d
n e
c s
e
. d
é
I b
l a
t
o s
r .
d
o S
n i
n
e c
e
l u
' x
e -
c
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
i l
s
r
e s
s o
i n
s t
t
e r
n e
t c
, u
s
i
l s
s u
r
s
o l
n '
t e
x
s h
a i
i b
s i
i t
s i
o
e n
t
d
d e
é
p l
o '
s o
é r
s d
r
p e
o
u d
r u
2 p
4 r
é
h s
e i
u d
r e
e n
s t
C
à e
l
l u
a i
-
m c
a i
i
s d
o r
n e
s
d s
' e
A
r s
r é
ê a
t n
c
o e
ù
t
i
300 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e n
n f
a r
n a
t c
e t
i
p o
r n
o
c d
è e
s
- d
v r
e o
r i
b t
a
l c
o
c m
o m
n u
t n
r
e e
t
c
e l
u e
x s
q d
u é
i f
è
o r
u e
t
r d
a e
g v
e a
n n
t t
l l
e e
t p
r r
i o
b c
u u
n r
a e
l u
r
o
u d
e
c
o l
m a
m
e R
t é
t p
e u
n b
t l
i
u q
n u
e e
.
i
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
Sd
é
El
Ci
Tbè
Ir
Oe
Ni
m
m
Ié
Id
Iia
.t
e
m
—e
n
t
L
ee
n
js
ue
c
gr
ee
mt.
e
nL
e
t
A j
r u
t g
. e
m
1 e
4 n
0 t
.
a
— v
e
L c
e
s m
o
d t
é i
b f
a s
t
s e
t
c
l d
o i
s s
, p
o
l s
e i
t
t i
r f
i
b e
u n
n t
a i
l è
r
e
302 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
m e
e m
n e
t n
t
r
é à
d
i u
g n
é e
s
, a
u
e d
s i
t e
n
l c
u e
à u
l
l t
' é
a r
u i
d e
i u
e r
n e
c
e q
. u
L'
e i
l
t
r f
i i
b x
u e
n .
a
l E
n
p t
e r
u e
t
t
r e
e m
m p
e s
t ,
t
r i
e l
l n
a '
e
l s
e t
c
t r
u e
r ç
e u
d n
u i
j p
u i
g è
c
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e d
s o
. n
n
n e
i r
c u
o n
n e
c
l m
u e
s s
i u
o r
n e
s
, d
'
n i
i n
s
n t
o r
t u
e c
s t
. i
o
I
n
l
,
p
l
e
o
u
r
t
s
q
t
u
o
'
u
i
j
l
o
u
e
r
s
s
t
i
p
m
a
e
r
e
j
x
u
c
g
e
e
p
m
t
e
i
n
o
t
n
n
a
e
v
l
a
l
n
e
t
m
-
e
d
n
i
t
r
e
d
e
d
v
r
o
o
i
i
r
t
y
o
r
r
304 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e n
c c
o e
u s
r
i d
r u
.
j
C u
e g
e
j
u d
g e
e
m l
e a
n
t m
i
o s
b e
é
i e
t n
a é
u t
x a
t
r .
è
g A
l r
e t
s
.
f
i 1
x 4
é 1
e .
s
L
p
e
a
r s
l j
' u
a g
r e
t
m
i
c e
l n
e t
s
4
9 s
o
p
o n
u t
r
t
l o
e u
s
j
o o
r u
d r
o s
n
n r
a
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e s
n
d c
u h
s a
m
eb
nr
e
a
ud
du
i
ec
no
cn
es
e
pi
ul
b.
l
i Ar
q t.
u 14
e 2.
—
,
To
ut
s ju
a ge
u me
f nt
do
s it
co
i
nt
en
l ir
a 1
0
l
o L
i e
s
d
n
é
o
c
m
i
s
d
,
e
p
r
q
é
u
n
'
o
i
m
l
s
s
,
s q
e u
r a
o l
n i
t t
é
r ,
e p
n r
d o
u f
306 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
ee
si
sl
is
o;
n 2
e 0
t
dL
o'
mo
b
ij
ce
it
ld
eu
di
i
e
t
ci
hg
ae
c;
u
3
n0
e
dL
ea
s
pm
ae
rn
tt
ii
eo
sn
,,
d
ej
le
e
uc
ra
ss
m
aé
nc
dh
aé
ta
an
it
r,
e
sd
ee
t
dF
eo
lr
ed
uo
rn
sn
ca
on
nc
se
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
'
du
én
e
c
g
la
ôr
ta
un
rt
ei
e
,
4' Les motifs;.en fait et en droit, précédés d'un résumé SECTION IV. — Lea dépens
des prétentions des parties ; Art. 149. — Toute partie qui est condamnée
50 Le dispositif ; aux dépens, sauf au tribunal à laisser la totalité ou une
6' La date à laquelle il a été rendu ; fraction de ceux-ci à la charge d'une autre partie, par
7 0
La liquidation des dépens, si elle est alors décision spéciale et motivée.
possible ;
0
8 1-æ nom et la signature du magistrat qui Art. 150. Les dépens peuvent néanmoins être compensés
l'a rendu et du greffier qui l'assistait ; en tout ou partie, entre conjoints, ascendants,
90 Menfion qu'il a été rendu en audience publique, ou descendants, frères et sœurs ou alliés au même degré. Ils
en chambre du conseil et que le ministère public a été peuvent l'être également, si les parties succombent
entendu le cas échéant en ses conclusions ; respectivement sur quelques chefs.
10 0 1.R cas échéant, le nom du représentant du ministère
public. Art. 151. — Si la liquidation des dépens n'a pas été
La minute du jugement signée par le juge qui l'a possible dans le jugement, le greffier du tribunal est
rendu et le greffier est déposée au greffe. autorisé à délivrer un exécutoire des dépens sur la taxe
du président.
Art. 143. — Si par suite de circonstances
exceptionnelles le juge est dans l'imposibilité de Art. 152. — Les avocats pourront demander la
signer la minute, le président de la Cour d'Appel distraction des dépens à leur profit, en affirmant, lors
désignera un juge pour le faire. Dans le cas où cette de la prononciation du jugement, qu'ils ont fait la plus
imposibilité de signer est le fait du greffier, il grande partie des avances. La distraction des dépens ne
suffit qur .e juge en fasse mention en signant.
pourra être prononcée que par le jugement qui en portera
la condamnation, dans ce caa, la taxe sera poursuivie et
Art. 144. — Sont contradictoires les décisions rendues l'exécutoire délivré au nom de l'avocat, sans préjudice
contre les parties qui ont eu connaissance de la
de l'action contre son client.
procédure soit parce que l'acte introductif d'instance
leur a été signfié ou notifié à personne, soit parce
qu'elles ont comparu en cours de procédure, soit elles- TITRE III
mêmes soit par leurs représentant3 ou mandataires, soit
parce qu'elles ont fait valoir à un moment quelconque de VOIES DE RECOURS
la procédure leurs moyens.
Chapitre premier. — Voies de recours ordinaires
Sont par défaut les décisions rendues hors les
SECTION I. — L'opposition
cas visés à l'alinéa précédent.
Art. 153. — L'opposition est la voie de recours par
Art. 145. — Outre cas où elle est prescrite par la laquelle une partie condamnée par défaut sollicite de
loi, et sauf dispositions contraires de celle-ci, juridiction qui a statué, la rétractation, après débat
l'exécution provisoire doit être ordonnée d'office, contradictoire, de la décision rendue.
nonobstant opposition ou appel, s'il y a titre
authentique ou' privé non contesté, aveu ou promesse Art. 154. — IR délai pour faire opposition est de
reconnue. quinze
la
m S
a 'i
n l
t s'
ag
u
it
n d'
s un
é ju
q ge
u me
nt
e
al
s lo
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
uapa
ntrt
unie
e su
prcc
ovom
isba
iont
n e
sua
r ét
deé
s ju
dogé
mme
agre
essp
- on
insa
tébl
rêe
ts;
en
ré 4
pa 0
ra D
ti
onan
d's
unto
prus
éj
le
ud
ics
e au
notr
n es
en
ca
co
res
évpr
alés
ué
en
,
lata
cont
ndun
itca
io
ra
n
quct
e èr
cee
pr
d'
éj
udex
ictr
e êm
rée
su
ur
lt
e ge
d'nc
une.
dé
li A
t
rt
ou
d'.
un14
qu7.
as—
i-
La
dé
liga
t ra
dont
ntie
la
310 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
vint
séle
e tr
à ib
l'un
aral
ti.
clsu
e r
prof
écfr
édes
endu
t de
pema
utnd
coeu
nsr.
isar
tebi
r tr
soer
ita
dale
nsmo
lant
soan
umt
iset
sila
onna
d'tu
unre
e .
ca
A
utrt
io.
n 14
pe8.
rs—
Si
on
la
neju
llri
e,di
soct
io
it
n
dade
nspr
leem
déiè
re
pô
in
t st
d'an
esce
pèa
ceom
is
s de
oust
deat
vaue
ler
su
ur
r
s l'
doex
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
écct
utio
ion
n qu
pri
ova
isst
oiat
reué
da,
nsde
lela
s pr
caon
s on
prce
évr.
usL
pa'
ra
l'c
art
tie
cl
ed
14e
5,
les
béi
nég
fin
cii
aif
rei
duc
jua
get
mei
nto
pon
ur
rad
,o
sui
rt
si,
mp
leà
re
qup
ête
e,i
den
mae
nd
erd
aue
pr
ésn
idu
enl
tl
dei
lat
jué
ri,
di
312 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
i p
n p
d o
i s
q i
u t
e i
r o
n
à
à
l
a l
'
p e
a x
r p
t i
i r
e a
t
q i
u o
i n
a d
u
f d
a i
i t
t
d
d é
é l
f a
a i
u .
t
A
q
r
u
t
'
.
e
l
1
l
5
e
5
.
s
e
—
r
a
L
'
d
o
é
p
c
p
h
o
u
s
e
i
t
d
i
u
o
n
d
,
r
o
s
i
i
t
e
d
l
e
l
e
f
a
e
i
s
r
t
e
r
o
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
e
c d
e e
v
a F
b a
l c
e t
, e
r i
e n
m t
e r
t o
d
I u
c
l t
a i
f
c
a d
u '
s i
e n
s
e t
t a
n
l c
e e
s .
p E
a n
r
t c
i a
e a
s
d
e '
n i
n
l d
' i
é v
t i
a s
t i
b
o i
ù l
i
e t
l é
l
e l
s '
o
s p
e p
o
t s
r i
o t
u i
v o
a n
i
e d
n e
t
l
l '
o u
r n
s e
314 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
e
d d
e e
s s
:
p p
a a
r r
t t
i i
e e
s s
! a
y
p a
r n
o t
f
i o
t b
e t
e
a n
u u
x
g
a a
u i
t n
r
e d
s e
,
c
e a
t u
s
l e
'
o e
p s
p t
o
s o
i p
t p
i o
o s
n a
b
f l
o e
r
m a
é u
e x
c a
o u
n t
t r
r e
e s
.
l E
' n
u
n
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
c t
a
s f
o
d n
e d
é
s e
o
l s
i u
d r
a
r d
i e
t s
é
m
l o
' y
o e
p n
p s
o
s r
i é
t s
i u
o l
n t
a
d n
' t
u
n d
'
d u
e n
s e
c c
o i
o r
b c
l o
i n
g s
é t
s a
n
p c
r e
o
f c
i o
t m
e m
u
a n
u e
x
à
a
u t
t o
r u
e s
s
l
s e
i s
e c
l o
l o
e b
l
e i
s g
316 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
é n
s
. g
a
Er
n a
n
c t
a i
s e
d u
e n
g l
a i
r e
a n
n
t d
i e
e
, c
o
e n
t n
e
s x
' i
i t
l é
,
e
x l
i '
s o
t p
e p
o
e s
n i
t t
r i
e o
n
l
' d
a u
c
t g
i a
o r
n a
n
p t
r
i p
n r
c o
i f
p i
a t
l e
e
a
e u
t
g
l a
' r
a a
c n
t t
i i
o
n e
t
e
fêvrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
r i
é
c o
i n
p t
r
o c
q o
u m
e p
m a
e r
n u
t
. e
t
L
c
e
o
s
n
t
d
r
i
e
s
p
l
o
e
s
s
i
q
t
u
i
e
o
l
n
l
s
e
s
q
u
u
i
n
e
p
r
d
é
é
c
c
è
i
d
s
e
i
n
o
t
n
n
c
e
o
n
p
t
r
r
o
a
f
d
i
i
t
c
e
t
n
o
t
i
r
p
e
a
s
e
s
a
t
u
x
p
a
p
s
a
s
r
é
t
e
i
e
e
s
n
q
f
u
o
318 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
1973
r è
c r
e e
m
d e
e n
t
c
h a
o c
s q
e u
i
j e
u s
g c
é é
e
a
i u
r
r j
é u
v g
o e
c m
a e
b n
] t
e
c
a o
u n
t
j r
o e
u
r l
e
d q
e u
e
l l
'
o e
p s
p t
o
s f
i o
t r
i m
o é
n e
,
l
o '
u o
p
q p
u o
i s
i
a t
u i
r o
a n
i .
e
n
t
r
é
g
u
l
i
5 Sévrier 1973 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE COTE D'TVOIRE 319
nouveau délai commencera à courir contre Si à la date fixée pour l'audience le versement de la
provision n'a pas été effectué, il ne pourra être procédé
les héritiers à compter cill jour de la
co rrn fb-,fi.æ
à l'enrôlement de l'affaire, à moins que l'appelant ne I pale et l'action en garar,tie un lien de connexité, l'appel
S,gnifcation du jugement qui leur sera
faite. Si cette intervient durant dérée cornme demande nouvelle, la demande
période impartie aux héritiers pour faire procédant directement de la demande originaire
'et tendant aux mêmes fins bien que se fondant
inventaire et délibérer, ie délai ne sur des causes ou des motifs différents.
recommence à courir qu'à l'expiration de
cette période. Art. 176. — Les règles édictées pour procédure
devant les tribunaux de première instance sont
Dans le cas où l'une des parties nerd la capacité d'ester applicables aux instances d'appel, tant devant la
en justice avant I 'Q.xnirar.žc,n délai prévu à ralinéa Cour que devant le conseiller chargé de la mise en
premier son représentant légal est relevé de la forclusion état, dans la mesure où elles ne sont pas contraires
s'il n'a pas eu connaissance de la décision. aux dispositions du présent chapitre.
Art. 170. — Jusqu'à la clôture des débats, l'intimé, qui a
laissé expirer le délai d'appel ou qui a acquiescé à la 4 0
Effets de l'appel
décision antérieurement à l'appel principal, peut former Art. 177. — L'appel a pour effet de remettre la cause
appel incident, par conclusion, appuyées des moyen3 d'appel. en l'état où elle se trouvait avant la décision
En tout état de cause, l'appel incident suit le sort de entreprise.
l'appel principal, sauf le cas où l'appel principal a fait Il n'a d'effet qu'à l'égard de la partie qui l'a
l'objet d'un désistement. interjeté et de celle contre qui il a été formé, et
la juridiction d'appel ne peut statuer que sur les
3 0
Procédure en appel chefs critiqués par l'appelant.
Art. 171. — Le greffier en chef de la juridiction qui a Art. 178. — Toutefois, et par exception aux dispositions
rendu la décision attaquée, doit, dès qu'il a connaissance de de l'article précédent .
l'appel comme il est dit aux articles 164 et 165, transmettre 1 0 En cas d'indivisibilité, l'appel de l'une des
au greffier en chef de la Cour le dossier de la procédure parties condamnées en première instance profite aux
visé à l'article 42, complété par autres, et l'appel formé contre l'une des parties
1 0
La copie de l'exploit d'assignation ou de la ayant obtenu gain de cause en première instance, est
déclaration d'appel ; opposable aux autres ; 2 0 En cas de solidarité,
l'appel d'un des coobligés profite aux autres s'il
2 0
Les copies des notifications visées à l'article 165 dernier est fondé sur des moyens résultant d'une circonstance
alinéa ; commune à tous les coobligés ;
3 Les conclusions ou pièces ainsi que les déclarations
0
3 0 En cas de garantie et s'il existe entre l'action
visées à l'article 166 paragraphe premier et 2 0 . prin-
Art. 172. — Dès réception soit de l'original de l'exploit
visé à l'article 164, scit de l'exoédition de la déclaration
visée à l'article 165, le greffier en chef de la Cour d'Appel
l'inscrit sur un registre spécial et réclame à l'appelant le
versement d'une provision au titre des frais.
justifie avoir obtenu l'assistance judiciaire. Art. 174. Si la Cour estime que l'appel n'est pas en
S'il n'a pu être procédé à l'enrôlement de l'affaire, état d'être jugé, elle commet un conseiller qui sera
les parties devront être citées pour une nouvelle chargé de la mise en état du dossier.
audience, par voie d'assignation seulement.
Art. 175. Il ne peut être formé en cause d'appel
Au jour fixé pour l'audience, si l'affaire n'a pas
aucune demande nouvelle à moins qu'il ne s'agisse de
été enrôlée par l'appelant, l'intimé peut solliciter
compensation, ou que la demande nouvelle ne soit une
qu'elle soit cependant jugée ou radiée purement et
défense à l'action principale.
simplement. Dans ce cas ha cause est renvoyée à la plus
proche audience pour consignation, nar l'intimé, du
montant de la provision. L'arrêt qui sera ainsi rendu Les parties peuvent aussi demander des intérêts, arré-
sera contradictoire. rages, loyers et autres accessoires échus depuis le jugement
dont est appel et des dommages-intérêts pour le pré- judice
souffert depuis ce Jugement. Ne peut être consi-
Art. 173. — Au jour fixé pour l'audience, si
l'affaire est enrôlée, elle est obligatoirement appelée.
Lorsque les parties ont manifesté le désir de ne pas du garant profite au garanti et réciproquement.
plaider ou si l'intimé bien que touché par l'assignation Art. 179. — Dans les cas visés à l'article précédent,
ne se présente pas ni personne pour lui. l'affaire est l'appel ne proflte ou n'est opposable aux parties autres que
jugée sur pièces. Dans le cas contraire les parties sont celles figurant dans l'acte d'appel, que dans la mesure où
entendues en leurs explicazions. elles-mêmes sont intervenues ou ont été appelées
ultérieurement en cause d'appel.
Après clôture des débats. l'affaire
esz mise en délibéré pour l'arrêt être Art. 180. — Sauf disposition contraire de la loi, l'appel
rendu. L'affaire ne peut être renvoyée interjeté dans le délai légal est suspensif, à moins que
qu'une seule fois pour motif grave. Si à l'exécution provisoire n'ait été ordonnée.
L'exécution des jugements qualifiés à tort en dernier
l'audience de renvoi les parties ne y.mt pas ressort, et celle des jugements pour lesquels l'exécution
en mesure de plaider. la Cour passe outre et provisoire a été ordonnée hors des cas ou conditions prévues
l'appel est jugé sur pièces. par la loi, ne peut être suspendue qu'en vertu de défenses
obtenues comme il est dit à l'article suivant.
Lorsque le premier juge a omis de statuer sur la
demande d'exécution provisoire, dans les cas visés à
5 JOURNAL OFFICIEL DE REPUBLIQUE COTE 321
l'article 146. la Cour saisie de l'appel, pourra SECTION II. — Lo tierce opposition
l'ordonner sur simples conclusions et avant tout Art 187. — La tierce opposition est une voie de recours
par laquelle une personne, autre que les parties engagées
examen au fond. dans l'instance, peut attaquer une décision qui lui cause
Si la procédure visée à l'article 148 n'a pu être suivie. préjudice et demander à la juridiction qui l'a rendue d'en
la Cour. saisie de l'appel, ordonnera l'exécution supprimer les effet8 en ce qui 12 concerne personnellement
provisoire. même d'office avant tout examen au fond.
Art. 181. — Pour obtenir la suspension de l'exécution dans
les cas prévus à l'alinéa 2 de l'article précédent. la Arts 188. — LÅ)rsqu'une tierce opposition intervient dans
partie condamnée doit présenter au président de la Cour le d'une instance contre une décision dont l'une des partiæ
d'Appel une requête motivée à laquelle seront joints sauf si entend se prévaloir contre l'autre, la juridiction devant
ces pièces figurent déjà au dossier de l'appel, une
laquelle cette instance est pendante peut, suivant lœ
expédition de la décision frappée d'appel et, soit une copie
de l'acte d'appel. soit un certificat du greffier qui a reçu circonstances, passer outre ou surseoir à statuer jusqu'à ce
la déclaration d'appel dans les conditions prévues par que celle qui a rendu la décision attaquée se soit prononcée
l'article 165. sur le bien fondé de cette voie de recours.
Par une ordonnance qui n'est susceptible d'aucune voie de Art. 189. — la tierce opposition est recevable tant que le
recours sauf pourvoi en cassation, le président autorise ou droit sur lequel elle se fonde n'est pas éteint.
refuse la susnension provisoire des poursuites.
Elle peut être dirigée contre toute décision, quelle que
S'il l'autorise, il fixe la plus prochaine audience utile
soit sa nature et quelle que soit la juridiction qui l'a
de la Cour, l'examen de la demande afin qu'il soit statué
rendue, même si elle a été exécutée.
sur pièces sur la continuation des poursuites.
Fârier IYiS LA Art. 190. — La tierce opposition est
formée et suivie selon les règles
Dans ce cas et dans celui prévu au dernier alinéa de ordinaires applicables devant la
l'article 180 et si la cause n'a pas encore été appelée, la
date- de -l'audience doit • être signifiée au défendeur, jaridiction saisie.
troia jours au moins avant cette date, à peine
d'irrecevabilité de la demande. Le tiers opposant doit consigner la somme de 5.000 francs
montant de l'amende à laquelle il serait condamné, si son
Aat.- 182. — Si le jugement est confirmé, l'exécution recours était rejeté ainsi que tous droits dont la
appartiendra au tribunal qui l'a rendu. consignation est prévue par la loi.
Si le jugement est infirmé en totalité, l'exécution entre Sont dispensés de cette consignation l'Etat et les
les mêmes parties appartiendra à la juridiction d'appel. bénéficiaires de l'assistance judiciaire.
En cas d'infirmation partielle, la juridiction d'appel
pourra soit retenir l'exécution, soit renvoyer au tribunal Art. 191. — La tierce opposition ne
par elle indiqué, sauf dans le cas où des disoositions suspend pas l'exécution de la décision
spéciales attribueraient compétence à une juridiction attaquée, sauf s'il en est décidé
déterminée. autrement par le juge des référés.
Art. 183. — Lorsqu'un jugement exécutoire par provision Art. 192. — La tierce opposition a pour effet un nouvel
est infirmé en tout ou en partie, la juridiction d'appel examen de l'affaire.
doit ordonner la restitution de ce que l'appelant a payé ou Elle ne profite aux parties condamnées que dans le cas où l'objet du
livré en exécution de la décision attaquée. litige est indivisible.
Si elle a omis de le faire, la juridiction d'appel peut Art. 193. — Si la tierce opposition est rejetée, le tiers
réparer son omission, soit d'office, soit à la demande de opposant est condamné à l'amende consignée sans préjudice,
toute partie intéressée. le cas échéant. de tous dommages-intérêts.
Chapitre II. — Voies de recours extraordinaires Si le tiers opposant se désiste de sa demande. le
SECTION I. — Interprétation et tribunal peut ne pas le condamner à l'amende et
ordonner la restitution de la somme consignée.
rectification
Art. 184. — Le jugement dont les termes sont obscurs ou SECTION III.La demande en révision
ambigus peut être interprêté par le juge qui l'a rendu, à Art. 194. La demande en révision est la voie de recours
condition qu'il ne soit pas porté atteinte à l'autorité de ouverte aux -parties contre les décisions rendues en dernier
la chose jugée et que l'interprétation demandée présente un ressort. non susceptibles d'opposition, dans le but de les
intérêt pour la partie qui l'a sollicitée. faire rétracter par les juges gui les ont rendues.
Art. 185. — Les fautes d'orthographes, les omissions, les Art. 195. — La demande en révision peut être introduite
erreurs matérielles de nom et orénoms, de calcul et autres pour les causes ci-après .
irrégularités évidentes de même nature qui peuvent se trouver 1 0
Si la décision a été obtenue à suite de rnanœuvres
dans la minute d'une décision de Justice, doivent toujours mensongères ou dissimulations frauduleuses pratiquées
être rectifiées, d'office ou sur requête par simple sciemment par la partie gagnante. et découverte
ordonnance du président de la juridiction qui statue, à postérieurement à la décision rendue ;
condition que la rectification demandée ne soit pas un moyen 2 0
Si l'on a jugé sur pièces ou autres preuves
détourné de modifier le jugement et de porter atteinte à reconnues ou déclarées judiciairement fausses
l'autorité de la chose jugée. La décision qui ordonne une postérieurement à ce jugement, alors qu'elles constituaient
rectification est mentionnée sur la minu--e et sur lés le motif principal ou unique de ce jugement ;
expéditions qui auraient pu être délivrées. 3 0
Si, depuis le jugement, -et à une date certaine,
l'auteur de cette requête a recouvré des pièces décisives
Art. 186. — Si 3e jugement est frappé d'appel, la qui avaient été retenues par le fait de i'adversaire.
juridiction d'appel est compétente pour connaître de
l'interprétation ou de la rectification.
Art. 196. La demande pst fovmée et
Les demandes en interprétation ou en rectification sont suivie devant la juridiction qui a rondu
introduites et jugées selon les voies ordinaires.
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQVE DE DTVOIRE 5 19à3
Art. 202. — Le jugement statuant sur la demande en Art. 208. — Outre les délais de distance prévus par
révision, en la forme ou att fond. n'est pas susceptible l'article 34, alinéa 2, le pourvoi doit être formé au
d'être attaqué la même voie. plus tard dans le délai d'un mois à compter du jour de la
Art. 203. — S. ka demande est rejetée en la ferme ou au signification de l'arrêt de la Cour ou du jugement du
fond, le demandeur est condamné à l'amende, sans tribunal, par une requête écrite et signée par la partie
préjudice de tous dommages-intérêts. ou un avocat inscrit au barreau de Côte d'Ivoire, ou par
le ministère intéressé agissant au nom de I'Etat, déposée
Si le demandeur se désiste, la juridiction peut le au greffe de la juridiction qui a rendu la décision
décharger de l'amende et ordonner la restitution de la attaquée.
somme consignée.
Art. 209. — La signature de la requête par un avocat
SECTION IV. — Le pourvoi en cassation vaut constitution et élection de domicile en son étude.
parties relativement même objet et sur les mêmes moyens ; 1 0 En matière d'état des personnes ;
2 0 Quand il y a faux incident ;
6 0
Défaut de base lé221e, résultant de l'absence, de
l'insuffisance, de l'obscurité de ]a contrariété des 3 0 En matière d'immatriculation foncière.
motifs ; SECTION V. — Le règlement de juges
7 0
Omission de statuer • Art. 215. — Le règlement de juges est la décision par
laquelle la Cour suprême détermine iaquel]e de plusieurs
8 0
Prononciation su rehnse non demandée ou juridictions doit connaître d'une affaire.
attribution de choses au de]à de ce [lili a été demandé.
Art. 216. — Il y R lieu à règlement de juges
dans cas ci-après .
2 0
Conditions ct for•mcs du pourvoi 1 0
Lorsque plusieurs tribunaux de même degré
Art. 207. Ne peuvent se pourvoir en cassation que se sont déclarés compétents à l'occasion d'un même
ceux qui ont été parties à la décision attaquée ou leurs litige par des jugements ayant acquis force de
ayants cause. chose jugée ;
Toutefois si le procureur général près la Cour 2 0
Lorsque plusieurs tribunaux de même degré se sont
d'AppeI apprend qu'il a été rendu une décision déclarés incompétents à l'occasion d'un même litige par
contraire aux lois, aux règlements cu aux formes des jugements ayant acquis force de chose jugée.
de procéder. contre laquelle aucune dès parties
La procédure à suivre en cette matière est celie
ne s'est pourvue dans le délai fixé,. ou
réglée par la loi sur la Cour suprême.
les
février 1978 Art. 218. — IRS juges peuvent être pris à partie
.
1 0 S'il y a dol, fraude, concussion ou faute
SECTION VI, — La prise à partic lourde professionnelle commis soit au cours de
l'instruction, soit lors des décisions ;
Art. 217. — La prise à partie est une procédure
laquelle un plaideur peut, dans les cas 2 0 Si la prise à partie est expressément
précisés à l'article suivant, agir en prévue par une disposition législative ;
responsabilité civile contre un magistrat, en vue
d'obtenir contre celui-ci une condamnation à des 3' S'ils refusent de juger sous prétexte du silence, de
l'obscurité ou de l'insuffisance de la loi.
dommages-intérêts.
L'Etat est civilement responsable des
condamnations en dommages-intérêts prononcées à
5 JOURNAL OFFICIEL DE LA 'REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 325
raison de ces faits contre les magistrats, sauf Art. 223. — IR référé est introduit dans les
son recours contre ces derniers. formes, règles et conditions prévues aux articles
32 et 40 à 45.
Art. 219. — La prise à partie est introduite au
moyen d'une requête signée du demandeur, de son Si le cas requiert célérité, le défendeur peut
représentant légal ou de son mandataire, et être assigné au convoqué immédiatement sur
déposée selon le cas au greffe de la Cour d'AppeI autorisation du juge lequel peut statuer même en
ou au secrétariat général de la Cour suprême. son hôtel et ce, même un dimanche ou un jour
Il est procédé à une instruction sur les faits férié.
dénoncés, par le président ou l'un des Dans les cas de difficultés surgissant au cours
conseillers, qu'il aura désigné. Le magistrat pris d'une i opération ou d'une exécution judiciaire,
à partie est entendu ainsi que le demandeur. le l'officier public ou i ministériel consigne cette
résultat de l'instruction heur est communiqt:é et difficulté au procès-verbal et appelle les parties
un délai de quinze jours leur est accordé pour devant le juge. Mention cie la convocation est
leur permettre de présenter leurs mémoires. faite au procès-verbal dont- une copie est remise
aux parties. ElIe vaut assignation.
I.A Cour suprême statue comme il est dit à
l'article 59 de la loi sur la Cour suprême, la Art. 224 — Dans les cas prévus aux alinéas 2 et 3
Cour d' Appel statue selon les règles fixées à de l'artic]e précédent. l'affaire pourra être
l'article 173. enrôlée nonobstant les dispositions de l'article 43.
sous réserve de régularisation dans le délai de
Art. 220. — Si la requête est rejetée le demandeur
auarante-huit heures de la mise au rôle.
est condamné à une amende civile de vingt mille
francg sans préjudice de tous dommages-intérêts Art. 225. — L'affaire est
qui peuvent être attribués au magistrat. iFîžruite et jugée en audience I
Si la prise àfr)artie est reconnue fondée, le publique sauf le cas où le juge
magistrat est condamné aux dommages-intérêts et statue en son hôtel.
aux dépens, et les actes par lui accomplis y
compris la décision. si elle a été rendue. sont
Si l'affaire n'est pas en état
annulés. d'être jugée immédiatement, I le
juge ordonne les mesures à accomplir
dans le délai qu'il fixe et convoque
TITRE IV
verbalement les parties à l'audience
PROCEDVRES D'URGENCE qu'il désigne.
Chapitre pTemier. — Les référés Art. 226. — LE juge des référés statue par
Art. 221. — Dang tous les cas d'urgence ou ordonnance. Sa décision no peut en aucun cas
s'il s'agit de statuer provisoirement sur les porter préjudice au principal.
difficultés relatives à l'exécution, soit Les ordonnances de référés doivent contenir les
d'une décision de justice, soit d'un titre indications prescrites pay l'article 142.
exécutoire. il est procédé ainsi qu'il est Dans les référés sur procès-verbaux et dans ceux
réglé ci-après. d'extrêrne urgence qui se tiennen: en l'hôtel du
juge, l'ordonnance est inscrite soit à la suite du
Toutefois il ne peut être statué par voie
procès-verbal, soit à la suite de l'acte
de référé dans les matières dont la
introductif la minute est remise à la partie qui
compétence est attribuée à des juridictions
l'a obtenue. à charge par elle de la retablir au
spécialisées.
greffe après son exécution.
Art. 222. — IRS fonctions de juge des Art. 227. — L'exécution des ordonnances de référé
référés sont exercées par le président a lieu sans garantie. a12 sens de l'ayticie 147,
du tribunal de première instance ou, en sauf si le juge en a décidé autrement. Dans ce cas.
cas d'empêchement, par un juge qui le la garantie est constituée conformément au droit
remplace, ou par le juge de section. commun.
Dans le cas d'extrême urgence, le
juge peut ordonner l'exécution sur
minute et avant enregistrement.
Art. 228. — Les ordonnances de référé ne
sont pas susceptibles d'opposition.
L'appel est porté devant la Cour d'Appel, dans les
formes et conditions du droit commurz Toutefois le
délai d'appel est réduit à quinze jours.
L'appel est jugé sur pièces. Les
parties ou leurs conseils peuvent
demander à être entendus.
Art. 229. — Quelle que soit la décision rendue par
le juge des référés. et même avant toute décision,
les parties peuvent convenir aue leur litige sera
évoqué au fond, sans nouvelle assignation, devant ia
juridiction de droit commun du même ressort. sauf le
cas d'incompétence d'attribution d'ordre public.
Cet accord réstlltera suffisamment de la
déclaration orale qui sera faite par les parties ou
par leurs représentants ou conseils, et qui sera
consignée au registre d'audience. Anrès renvoi à date
fixe. la procédure est alors suivie sans autre
formalité.
Art. 230. — Le juge des référés statue sur les
dépens si l'instance en référé ne se rattache pas à
une instance principale.
Il les réserve si le référé se rattache à une
instance principale déjà intentée ou si l'évocation
Art. 232. — Toute requête, non prévue par un texte
particulier ou une disposition spéciale, lorsqu'elle tend
à voir ordonner toutes mesures propres à sauvegarder les
droits et intérêts qu'il n'est pas permis de laisser sans
protection, est présentée au président du tribunal de
JOURNAL
326 première instance ou à son délégué, ou auDE
OFFICIEL jil.LA
de REPUBLIQUE
section DE COTE D'IVOIRE 5 février
Art. 242. Les procès-verbaux sont inscrits sur le
de tribunal qui y répond à charge de lui en réi 1', en
cas de difficulté. Art. 233. — IA requête doit ê.v répertoire spécialement prévu à cet effet.
présentée par écrit et assortie de toutes justifications. Ce sont des actes authentiques qui font preuve jusqu'à
inscription de faux.
Art. 234 — Les ordonnances su: quête n'ont pas besoin
motivées, sauf dans le c 'ù elles rejettent la demande.
Lorsqu'elles ne sont pas suscept es d'appel, elles sont SECTION II. — Les ccnvocations
inscrites au bas de la requête et de -znt être revêtues Art. 243. — Les convocations sont adressées par lettre
de la signature du magistrat qui les a dues. Elles recommandée avec demande d'avis de réception.
portent le sceau du tribunal, et sont menticn ns séance 1973
tenante, par le greffier, sur un registre spécial. sont Elles peuvent être transmises également chaque fois que
dispensées de la formalité de l'enregistrement. cela est nécessaire par la voie administrative. Un
récépissé est alors signé du destinataire.
Lorsqu'elles sont susceptibles d'appel. elles sont
rédigées en forme de minute. Dans les cas d'urgence, elles peuvent être
exceptionnellement faites par télégramme dont
Art. 235. — IRS ordonnances sur requête sont l'expédition sera justifiée par reçu.
exécutoires, sans délais et le cas échéant par Art. 244. — Les convocations contiennent mention des
provision. noms, prénoms et domiciles des parties ou de toute
personne concernée, les dates, heures et lieux pour
Art. 236. — IR juge peut, en cas d'extrême urgence, lesquels elles sont faites ainsi que leur objet.
statuer en son hôtel sur les requêtes qui lui sont
présentées. T ordonnances ainsi rendues sont exécutoires SECTION 111. — Les notifications
nonobstant les formalités prévues à l'alinéa 2 de Art. 245. — IRS notifications sont délivrées
l'article 234 qui sont remplies ultérieurement à la dans les formes prévues pour les convocations.
diligence du bénéficiaire.
Art. 237. — Le juge peut, dans tous les cas, et après Elles contiennent les noms, qualités et des
audition des parties rétracter les ordonnances sur parties. II y est joint la copie de la décision notifiée.
requête qu'il a rendues notamment lorsqu'elles portent
atteinte aux droits des tiers. Chapitre II. — Actes des huissiers de Justice
L'ordonnance qui statue sur la demande en SECTION I. — Mentions devant figurer dans les
rétractation est rendue comme en matière de exploits
référés. Art. 246. — Les exploits dressés par les huissiers de
Art. 238. — L'ordonnance sur requête non exécutée ou Justice contiennent notamrnent :
non suivie de l'acte de procédure dont elle est le 1 0
La date de l'acte avec l'indication des jour,
préliminaire dans le mois de sa date est considérée comme
mois, an et heure ;
non avenue.
2 0
IR nom du requérant, ses prénoms, profession,
Une nouvelle ordonnance peut être sollicitée si les
nationalité et domicile réel ou élu, et le cas échéant,
raisons qui ont motivé la première requête existent les nom. prénoms, profession et domicile de son
encore. représentant légal ou statutaire ; si le requérant est
Art. 239. — Outre les cas prévus par la loi, une personne physique, la date et le lieu de sa naissance
l'ordonnance sur requête est susceptible d'appel ; no Le ncm de l'huissier de Justice et sa résidence ;
lorsqu'elle rejette la requête. 4 0
Les nom, prénoms, profession et domicile du
Est également susceptible d'appel l'ordonnance qui destinataire, et s'il n'a pas de domicile connu au moment
statue sur une demande en rétractation. où l'acte est dressé, sa dernière résidence ;
L'appel est interjeté sous forme d'une requête adressée 5 0
La signature du destinataire ou son refus de
à la Cour d'Appel et déposée au greffe de celle-ci dans
l'apposer avec l'indication des motifs ;
le delai de 15 jours à compter de la date de
l'ordonnance, non compris les délais de distance prévus à
6 0
Le nom de la personne à laquelle l'acte est
l'article 34, alinéa 2. remis, s'il ne s'agit pas du destinataire ;
TITRE V
ETABLISSEMENT 7 0
La signature de l'huissier sur l'original et la copie
;
ceux qu'ils
février 1973 DB 2 0
Les établissements publics, les sociétés d'Etat
et d'économie mixte en leurs bureaux, en la personne d'un
chef de service
Art. 249. — Si cette personne est absente de son 3 0
Les communes eu la personne ou au dornicile du
domicile, l'huissier de Justice interpelle la personne maire, de ses adjoints 011 du secrétaire général ;
présente audit domicile sur ses nom. prénoms et qualité,
0
ainsi que sur la durée de l'absence de l'intéressé et sur 4 Les sociétés de commerce, jusqu'à
le lieu où celui-ci peut être trouvé. leur liquidation définitive, en leur siège
social et, s'il n'y en a pas. en la personne
Si ce lieu est compris dans le ressort
pour lequel l'huissier a compétence, il ou au domicile de leurs associés ;
0
5 Les unions de créanciers en la personne
s'y transporte et remet la copie de ou au domicile de l'un des syndics ;
l'exploit à la personne qu'il concerne. 6 0
Les personnes morales de droit privé, autres que
Art. 250. — Si le lieu où l'intéressé peut se trouver les sociétés de commerce, en la personne de leur
est situé hors de la compétence de l'huissier de Justice. représentant.
concerne, par lettre recommandée avec demande d'avis de i article délivrée par le dépositaire de la minute. En aucun
réception, en l'informant qu'elle doit retirer la copie de cas, un extrait ne peut êzre revêtu de la formule
exécutoire.
ou si la personne présente au domicile déclare ne pas Chapitre 111.Délivrance des actes
connaître l'adresse à laquelle peut être touché
Art. 256. — Est qualifiée minute, l'original d'un
l'intéressé. la copie de l'exploit est remise à la
jugement, d'un arrêt, d'une ordonnance, ou de tout autre
personne présente au domicile. Cette copie est délivrée
acte public établi en la forme authentique, que
sous enveloppe fermée portant comme seules indications,
l'officier public ou ministériel compétent garde en sa
d'un côté les nom, prénoms, adresse de l'intéressé et de
possession pour en assurer la conservation et en délivrer
l'autre le cachet de l'étude de l'huissier apposé sur la
des grosses, expéditions, copies ou extraits.
fermeture du pli.
Il en est de même dans le cas visé à l'article précédent, si
Est réputée minute, le second original conservé par les
l'intéressé n'est pas trouvé au lieu qui avait été indiqué à huissiers de Justice.
l'huissier.
Dans ces hypothèsq, l'huissier avise sans délai Est qualifié brevet, l'acte
de cette remise la partie que l'exploit concerne, authentique dont l'original est délivré
par lettre recommandée, avec demande d'avis de directement aux parties dans les cas où
réception. la loi le prévoit.
Art. 257. — La reproduction littérale des minutes est
Art. 251. — Si l'huissier de Justice ne trouve personne
qualifiée copie simple lorsqu'elle n'est ni signée, ni
au domicile de celui que l'exploit concerne ou si la
certifiée conforme, ni revêtue du sceau de l'officier
personne qui s'y trouve ne peut ou ne veut recevoir
pubhc ou ministériel. Elle ne vaut qu'à titre de
l'exploit, il vérifie immédiatement l'exactitude de ce
renseignements.
domicile. Lorsque le domicile indiqué est bien celui de
l'intéressé, l'huissier mentionne dans l'exploit ses Elle est qualifiée expédition,
diligences et constatations, puis il remet une copie de lorsqu'elle est certifiée conforme à
cet exploit dans les formes visées à l'alinéa premier de
l'article précédent au chef de village ou au chef de
l'original par l'officier public ou
quartier, ou au concierge ou gérant d'immeuble collectif, ministériel, signée par celui-ci et
ou à défaut à la mairie, en la personne du maire ou d'un revêtue de son sceau.
adjoint, au conseiller municipal délégué ou au secrétaire
de mairie, et dans les localités où il n'y a pas de Est qualifiée grosse, l'expédition revêtue de la
mairie au sous-préfet ou à son secrétaire. formule exécutoire.
II avise sans délai de cette remise la partie que Est qualifié la copie partielle ou l'analyse de l'un
l'exploit des actes visés aux alinéas premier et 2 du précédent
l'exploit à l'adresse indiquée, dans les moindres délais. La forme des grosses, expéditions, copies ou
extraits et l'emploi des divers moyens de reproduction
Art. 252. — Si la personne visée dans l'exploit a pour les obtenir sont fixés par décret.
quitté son domicile et si son nouveau domicile ou sa
résidence actuelle sont inconnus, la signification est Art. 258. — La reproduction littérale des minutes
faite au parquet du dernier domicile connu, en la sous la forme de grosses, expéditions, copies ou
personne du procureur de la République ou de son extraits est toujours collationnée avec le document r?
substitut, lequel visera l'original et fera rechercher le produit sous la responsabilité de celui qui l'établit.
destinataire aux fins de remise de l'acte, s'il le
Art. 259. — La formule exécutoire à apposer sur les
retrouve.
minutes ou les grosses des décisions de Justice ou des
Art. 253. — Si la personne visée par l'exploit n'a ni actes en la forme authentique est ainsi intitulée,
domicile, ni résidence, ni lieu de travail connus, lorsque le titre doit être exécuté contre des
l'huissier de Justice remet copie de l'exploit au parquet pers02nes de droit privé :
près le tribunal où la demande est portée, en la personne « République de Côte d'Ivoire
du procureur de 18 République ou de son substitut, dans Au nom du Peuple de Cótc d'Ivoire
les conditions visées à l'article précédent et terminée par la forrnule suivante :
Art. 254. — Si la personne visée par l'exploit habite à conséquence, Président do la
l'étranger, l'huissier de Justice remet une copie de République de Côte d'Ivoire mande et
l'exploit au parquet du domicile du demandeur, en la
personne du procureur de la République ou de son
crdonnz à tous huigsicrs de Justice, à
substitut, lequel vise l'original, et en envoie la copie ce requis, de pourvoir à l'exécution
au ministère des Affaires étrangères aux fins de remise du présent jugement, arrêt, acte,
au destinataire par la voie diplomatique, sauf etc., au procuret¿r général et
dérogations prévues par les conventions en matière procureurs de la République près lea
d'entraide judiciaire.
tribunauz dz première instance d'y
Art 255. — Sont assigna : tenir Za main, à tous contn-tcndnnts
10 L'Etat, confomément aux dispositions réglementaires et offieieys de la Force publique de
en viöeur ;
JOURNAL OFFICIEL LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
prêter mai%-forte rendue. Elle fera sommation aux autres narties intéressées d'être présentes à la
légalement rcqu.ås délivrance qui en sera faite aux heure et jour indiqués.
Art. 261. — Inrsque la décision doit être exécutée à la fois contre une personne Art. 267. — Toute procédure ayant pour objet une saisie conservatoire ou
de droit privé et contre l'Etat. un département ou une commune, la formule est ainsi d'exécution ne peut' être étendue au délà de ce qui est nécessaire pour désintéresser le
rédigée créancier saisissant.
« En conséquence, le Président de Républiquc de Côte Art. 268. — Toute saisie a pour effet de mettre sous main de Justice les biens sur
d'Ivoire mande et ordonnc à Monsieur le Ministre de. lesquels elle porte et d'empêcher que le débiteur n'en dispose. En conséquence, toute
Monsieu- le Préfet de, ou Monsieur Ic Maire de... cn ce aliénation, à titre gratuit ou à titre onéreux, et tous baux portant sur les biens saisis,
ainsi que toute constitution de nantissement ou de tous autres droits sur ces biens, et
qui le concerne, et à tous huissicrs de Justice. à ce requis, d'une manière générale, tous actes effectués au mépris du droit des créanciers sont
en ce qui concerne les voies de droit commun contre les nuls à l'égard de ces derniers, sous réserve des droits des tiers de bonne foi.
parties privées, de pourvoir à I'ccécution du présent Art. 269. — Le créancier titulaire d'un gage, d'un nantissement ou d'un privilège
jugement, arrêt, acte, au procureur général et aztz spécial mobilier ne peut poursuivre ]a vente des autres biens de son débiteur qu'en cas
procureurs de la République près les tribunaux de d'insuffisance de ceux qui sont affectés à la garantie de sa créance.
Art. 270. Les accessoires reputés immeubles par la loi ne peuvent être saisis
première instance d'y tenir la main, à tous commandants qu'avec le fonds dont ils font partie, si ce n'est pour les sommes dues aux fabricants
et officiers d.c„ Force publique de prêter main-forte ou vendeurs desdits accessoires ou à celui qui aura prêté pour les acheter. fabriquer
lorsqu'ils seront légal'ment requis ou réparer auquel cas ils peuVent être saisis et vendus comme les meubles.
Art. 271. — Sont insaisissables :
Art. 262. — La formule exécutoire est dans tous les cas
1 0
Les choses déclarées insaisissables par la loi ;
signée du greffier ou du notaire dépositaire dp la minute.
2 0
Les provisions alimentaires allouées par décision de justice ;
revêtue du sceau de la juridiction ou de l'étude ; il y est 3 0
Les sommes et meubles déclarés insaisissables par le testateur ou
fait mention de la date de sa délivrance et de la personne à donateur ;
qui le titre est remis. 4 0
IRS sommes et pensions pour aliments, encore
Art. 263. — La reproduction littérale de toutes pièces autres que celles visées que le testament ou Yacte de donation ne les déclare pas
aux alinéas premier et 2 de I'article 256. est qualifiée copie simple, lorsqu'elle n'est insaisissables •
ni signée, ni certifiée conforme, ni revêtue du sceau de l'officier oublic ou
0
ministériel. 5 Les sommes allouées par I'Etat, les établissements
Elle est qualifiée copie certifiée, lorsqu'elle est certifiée conforme à l'original par l'officier publics, et les collectivités locales à titre de secours
public ou ministériel, signée par celui-ci et revêtue de son sceau.
individuel, périodique ou éventuel, guels qu'en soient le
Art. 264. — Les greffiers en chef sont tenus de délivrer expédition ou copie des chiffre et le bénéficiaire ;
actes dont ils doivent conserver la minute. à quiconque en fait la demande, sans
ordonnance de justice sauf si la loi en dispose autrement et sous réserve du 6 0
Le coucher, les vêtements et les ustensiles de cuisines nécessaires au
paiement préalable des droits qui leur sont dus, le cas échéant. saisi et à sa famille ;
Toutefois, lorsque les débats préalables à une décision judiciaire se sont 7 0
Les outils, instruments ou livres nécessaires à la profession du saisi, au
déroulés en chambre du conseil, il ne peut être délivré aux parties autres que les choix de celui-ci, jusqu'à concurrence d'une valeur de cinquante mille francs ;
intéressés, leurs héritiers ou ayants droit à titre universel qu'un extrait ne
8' Les livres et fournitures scolaires nécessaires aux études des enfants la charge
mentionnant que le dispositif de .la décision rendue.
du saisi ;
Si la décision judiciaire n'a pas été rendue en audience publique, il ne peut être
9 0 La nourriture du saisi et de sa famille pour un mois ; 10 0 Les équipements
délivré expédition ou copie qu'aux seuls intéressés. à leurs héritiers ou ayants droit.
militaires, les décorations, les lettres et papiers personnels, les objets à caractère sacré
Art. 265. — Il ne peut être délivré qu'une seule grosse d'un même acte ou et ceux qui sont nécessaires à l'accomplissement des devoirs religieux.
décision. Toutefois lorsqu'il y a plusieurs créanciers, chacun d'eux peut obtenir la Toutefois les provisions alimentaires peuvent être saisies pour cause d'aliments ;
délivrance d'une grosse. les sommes et meubles mentionnés aux. n os 3 et 4 du présent article peuvent être
saisis par des créanciers postérieurs à l'acte de' donation ou à l'ouverture de legs, et
La partie qui, avant d'avoir pu faire exécuter la décision rendue à son profit. est ce, en vertu de la permission du juge pour la portion qu'il . détermine. dans' son
dans l'impossibilité de se servir de la grosse peut en obtenir une seconde par ordonnance.
ordonnance du président du tribunal du lieu où l'acte a été établi ou la décision
Art. 266. — En marge de la minute mention est faite I Art' 272 • — Pourront néanmoins être saisis les objets
visés aux paragraphes 7 et 8 ,löfsque parle greffier de la la date délivrance de la délivrance de toute expédition et le nom ou de dela la rateur créance ou vendeur
représente desdits des sommes objets ou dues à celui, au fabricant, qui aura 'prêtérépa-
toute grosse avec personne à laquelle elle a été faite. pour les acheter, fabriquer ou réparer.
. DB
1 0 L'ordonnance qui l'a autorisée ou le titre Art. 292. — Tout créancier dont la créance est
exécutoire en vertu duquel elle a été pratiquée et le certaine, liquide et exigible peut, sur autorisation du
comñandement qui en a été fait au saisi ; président de la juridiction dans le ressort de laquelle
2" La présence ou l'absence du saisi ; se trouve le domicile de son débiteur ou celui du tiers
détenteur, saisir-arrêter entre les mains de ce tiers les
3 0 Le nom du gardien constitué, si ce n'est le saisi
sommes et meubles qui sont dus même à terme ou sous
lui-même ;
condition, ou qui appartiennent à ce débiteur.
40 IA somme pour laquelle la saisie est Est dispensé de l'autorisation du juge
pratiquée ; le créancier tituIatre d'un titre
5 0 IA désignation détaillée des biens saisis, s'il y a authentique ou privé.
des marchandises, elles doivent être pesées, mesurées ou Le tiers saisi ne peut, sans engager sa responsabilité
jaugées suivant leur nature. personnelle, se dessaisir des sornmes ou objets dûs ou
L'huissier de Justice établit le procès-verbal au appartenant à son débiteur qu'en vertu d'une mainlevée
moment même où il procède à la saisie sur le lieu où se amiable ou d'une décision de Justice prononçant la
trouvent les objets qu'il saisit. Le gardien le signe sur validité, la nullité ou la mainlevée de la saisie-arrêt.
l'original et sur la copie. S'il ne sait signer, il en Si la créance pc,ur laquelle on
est fait menäon. Copie du procès-verbal est remise au
saisi et au gardien. Si la saisie est faite hors du
demande la permission de saisir-arrêter
domicile et en l'absence du saisi, copie doit être n'est pas liquide, l'évaluation
notifiée à celui-ci. Si elle est faite au domicile du provisoire en sera faite par le juge.
saisi, copie en est remise à la personne présente à ce
domicile. Art. 293. — Il est procédé à la saisie-arrêt au moyen
Art. 287. — Si l'huissier de Justice trouve des objets d'un exploit d'huissier signifié au tiers saisi contenant
l'énonciation du titre et de la somme pour laquelle elle
dont la saisie est interdite, il en fait mention dans son
est faite, en principal et accessoires. Si la saisie-
procès-verbal, après la description des objets compris arrêt a été autorisée, copie de l'ordonnance. est annexée
dans la saisie. à
l'exploit.
Art. 288. — S'il est saisi des billets de banque ou Si la. saisie-arrêt porte sur
autre monnaie ayant cours, l'huissier de Justice doit les
déposer sans délai entre les mains d'un comptable du compte courant, la signification au
Trésor et il fait mention de la somme et du dépôt au tiers saisi entraîne l'arrêt du
procès-verbal.
compte et fait porter ses effets sur
SECTION Il. — Saisie des biens le solde qui s'en dégage.
mobiliers garnissant les lieuz loués
L'exploit contient aussi élection de domicile dans le
Art. 289. — Les propriétaires et locataires principaux ressort de la juridiction du domicile du tiers saisi, si
de maisons ou de biens ruraux, quelle que soit la nature le saisisant n'y demeure pas ; le tiers saisi pourra
du bail, peuvent, un jour après un commandement faire à ce domicile élu toutes notifications ou
préaIable, et sans autorisation du juge, faire saisir
significations.
pour toute créance exigible assortie d'un privilège au
profit du bailleur, les meubles, effets ou fruits se
trouvant dans lesdites maisons, ou bâtiments ruraux, et Art. 294. Lors de la signification de l'exploit de
sur les terrains cultivés ou plantés. saisie-arrêt, le tiers saisi est tenu de communiquer à
l'huissier de Justice toutes pièces et renseignements
Ils peuvent de même les faire saisir à utiles à l'établissement de son exploit, notamment :
l'instant, en vertu de l'autorisation qu'ils 1 0 Les causes et le montant de sa dette envers la
auront obtenue sur requête, dans les mêmes formes partie ; Le cas échéant, les causes d'extinction
que prévu à l'article 276. totale ou Dartielle de cette dette ;
Ils peuvent aussi saisir les meubles qui garnissaient 3 0 La liste des objets mobiliers qu'il détient.
les lieux loués lorsqu'ils ont été déplacés sans leur appartenant au débiteur saisi ;
consentement, et ils en conservent sur eux leur -1 0 Les saisies pratiqllées antérieurement entre ses
privilège, pourvu qu'ils en aient fait la revendication. mains et ayant conservé effet. avec indication de leurs
dates, de leurs causes et des nom, prénoms et adresses
Art. 290. — Les dispositions et formalités applicables
des créanciers saisissants :
aux saisies-exécutions sont observées pour le
procèsverbal et, s'il y a des fruits ou récoltes, la 5 0 Les cessions de créance consenties
saisie sera faite dans les forrnes prescrites par les par la partie saisie et signifiées au
articles 371 et suivants.
tiers ou acceptées par Illi. avec
L'instance en validité, et s'il n'y a pas de titre, indication de leur date et des nom et
l'instance au fond, sont poursuivies comme pour les
saisiesarrêts.
prénoms et adresses des cessionnaires.
Ces déclarations sont suivies de la signature du tiers
Sont observées pour ie surplus les règles prescrites
saisi et sont mentionnées au Died de l'exploit qui énonce
pour les saisies-exécutions. la vente et la distribuäon également, avec précision, les pièces justificatives
des deniers. duites.
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQÜE DE COTE D'IVOIRE 5 février 1973
Art. 295. — En cas de difficultés soulevées par le
tiers saisi. ou si ee dernier tcfuse de communiquer les
piècea et renseignements visés à l'article précédent, il
SECTION III. — Saisie-arrêt pourra ea être référé sur-le-chamo au président de la
Art. 291. — La saisie-arrêt st la procédure par
juridiction du lieu de la saisie-arrêt, et i-l sera
laquelle un créancier fait d&ense à un tiers de remettre
sursis à la sai8ie, sauf à l'huissier à étab)fr. le cas
son débiteur les sommes ou meubles appartenant à ce
échant. gardien aux portes.
dernier ou que le tiers lui doit, et demande en justicÆ
l'attribution à son profit, à concurrence du montant de Art. 296. — Le créancier saisissant doit, à peine de
sa créance, des dues ou de celle provenant de la vente de jau.]• lité de la saisie-arrêt, dénoncer au débiteur
ces meubles. ainsi dans le délai de quinze jaurs sans préjudice du
délai de distance de l'article 34 alinéa 2. pal' exploit
d'huissier de J ustice.
DB
ration, il sera déclaré débiteur pur et sixnple à l'égard
du créancier saisissant et condamné à lui payer le
Si la saisie-arrêt- a été pratiquée sans titre
ânontûlt de sa créance, sans préjudice de tous
exécutoire, liexplóit susvisé cOmporte assignation à
comparaître devant la juriðiétion compétente pour voir dommagesintérêts.
valider la saisie, cette assignation • doit tendre en Dans ce cas, il aura un recours contre le débiteur
outre à la condamnation du débiteur saisi au paiement de saisi pour l'excédent de ce qu'il aura payé en sus de sa
la créance. dette.
n est statué par un seul et même jugement sur la
Art. 304. — Les dispositions de l'article 278 sont
demande en paiement et sur la demande en validité.
applicables en matière de saisie-arrêt.
Art. 297. — Dans le même délai que celui visé à IR magistrat désigné à l'article 292 peut également
l'article précédent, le saiSissant doit également, à autoriser le tiers saisi à consigner les sommes saisies
peine de nullité de la saisie-arrêt, dénoncer au tiers entre les mains d'un comptable du Trésor ou, s'il s'agit
saisi la demande en validité. Ce dernier est appelé à d'objet8 mobiliers, entre les mains d'un consignataire.
l'instance par le même exploit. Il doit être mis en cause Il peut aussi y être contraint par voie de référé, à la
en cas de contestation sur l'existence ou le montant de
la créance ou si la déclaration faite à l'huissier est demande du saisissant ou du débiteur saisi.
insuffisante.
Art. 305. — La juridiction compétente pour connaître
Art. 298. — Le créancier muni d'un titre exécutoire est des instances en validité, mainlevée, réduction ou
dispensé de l'assignation en validité. cantonnement de la saisie-arrêt est celle du domicile du
débiteur saisi, sauf au tiers saisi à demander son renvoi
La validité de la saisie-arrêt est prononcée par le devant la juridiction de son domicile.
président du tribunal de première instance ou le juge de
la section de tribunal compétent selon l'article 292 sur En cas de décision d'incompétence, la nouvelle
juridiction sera saisie dans le délai fixé à l'article
simple requête écrite, déposée ou adressée au greffe de
296 qui courra à compter du jour prononcé de ladite
la juridiction, accompagnée de tous documents pouvant
décision.
justifier l'existence, le montant et le bien fondé de la
créance résultant du titre exécutoire, d'une part, et des Si après une décision d'incompétence la nouvelle
sommes ou effets saisis-arrêtés d'autre part. juridiction saisie se déclare également incompétente, les
effets de la saisie-arrêt pratiquée cessent de plein
droit
Si le président du tribunal ou le juge de la section I de tribunal estime la saisiearrêt justifiée, il valide
laArt. 306. — Le jugement ou l'ordonnance qui valide saisie. L'ordonnance- apposée au bas de la requête est
la saisie-arrêt portant sur des somrnes d'argent fait obli-
revêtue immédiatement de la formule exécutoire. l'audience ; la juridiction en dresse
En cas de rejet de la requête, le saisissant est procès-verbal dont la minute est
renvoyé à se pourvoir devant la juridiction de droit déposée au greffe. Les pièces
commun.
justificatives doivent être produites
Art. 299. L'ordonnance prononçant la validité de la ou communiquées au saisissant si ha
saisie-arrêt doit être signiñée au tiers saisi, par déclaration pst. contestée. à l)eine de
exploit d'huissier de Justice, dans le même délai que nul)ité de cette déclaration.
celui visé à l'article 296.
Les dispositions des articles 237, Art. 301. Si la déclaration faite l'huissier
238 et 239 sont applicables aux conformément à l'article 294 n'est pas contestée. il
n'est fait aucune autre procédure ni de la part du
ordonnances visées à l'article saisi ni contre lui.
précédent. Dans ce cas. j'ordonnnnee le jugeynent de vafidité de la
Le délai visé au dernier alinéa de l'article 239 court contre saisie-arrêt opère attribution et transp-n•t des sommes saisies-
le tiers saisi du jour de la signification de l'ordonnance. arrêtées au nrofit du saisissant.
žGriÇ1.9ã8- Art. 327. — Lm•sque la signification n'a pu être faite Art 328. — Néanmoins, dans
tous Les cas où il n'est pas établi q•ue la partie condamnée ait eu connaissance de la
décision, elle peut former opposition ou appel jusqu'au.
Art* $22..*— Dans le. cas, soit de désistement ou de péremption. d'instance, soit
dernier acte d'exécution de la décision.
de désistement d'action, la mainlevée -non consentie de -l'inscription conservatoire
sera donnée par le magistrat qui aura autorisé ladite inscription, effla radiation en sera IA décision est réputée exécutée lorsque les meubles saisis ont été vendus, ou que
opérée sur le dépôt de son ordonnance passée en force de chose jugée. les frais ont été payés ou enfin lorsqu'il y a eu quelque acte duquel il résulte
nécessairement que l'exécution a été connue de la partie lante.
Art. 323. — Le débiteur ne pourra, postérieurement à l'inscription provisoire du Art. 329. Lorsque la loi prescrit que l'exécution des décisions de Justice ne peut
nantissement ou de l'hypothèque prisé en application du présent titre, consentir un bail intervenir que si elles sont passées en force de chose jugée irrévocable, les formalités
sans autorisation de justice, constituer ou modifier des droits réels opposables au
créancier poursuivant, ni toucher par anticipation ou céder des revenus pour plus supplémentaires suivantes seront accomplies.
d'une année, à peine de nullité.
Art. 330. — Si la signification a été faite dans les conditions prévues aux articles
TITRE VII 250 et 251, le demandeur présente une requête au président du tribunal de première
instance ou au juge de la section de tribunal du domicile du défendeur aux fins d'être
VOIES D'EXECUTION
autorisé à poursuivre l'exécution.
Chapitre premier. — Règles générales sur Art. 331. A cette requête sont annexés soit l'accusé de réception de la lettre
l'exécution forcée recommandée prévue à l'article 251, soit le récépissé de son expédition et une
attestation de l'une des personnes visées à l'article 251 confirmant que l'intéressé a ou
SECTION I. — Signification des décisions n'a pas retiré la copie délivrée.
Art. 324. — Aucune décision de Justice ne peut être S'il est établi que la partie condamnée a eu connaissance de la décision, le
magistrat déclare que les délais d'oppo-
exécutée sans signification préalable, sauf si la loi en
sition ou d'appel ont commencé à courir du jour de la réception de la lettre
dispose autrement. recommandée ou du retrait de la copie, par une ordonnance qui n'est susceptible
d'aucune voie de recours. L'exécution pourra être poursuivie et le procès-verbal fera
Art. 325. Les délais d'opposition et ceux d'appel com.rnencent à courir du jour de mention de l'ordonnance précitée.
la signification de la décision faite à personne.
Si, au contraire, le magistrat estime nécessaire que de nouvelles diligences soient
Art. 326. — Lorsque la signification est faite dans les conditions prévues aU.X
articles 250 et 251, les délais d'opposition ou d'appel ne commencent à courir que du entreprises pour que la décision soit portée à la connaissance de la partie condamnée,
jour de la réception de la lettre recommandée dont l'envoi est prévu à l'article 251 ou il transmet au procureur de la République la requête accom-
au terme d'un délai d'un mois à compter de l'expâition de cette lettre s'il n'est pas
justifié qu'elle a été remise à son destinataire.
S'il résulte des recherches que le défendeur a son
d'opposition ou d'appel ne courent qu'après l'expiration domicile, sa résidence ou son lieu de travail à une
d'un mois du jour de l'affichage, à la diligence de l'huissier de Justice dans autre adresse, ou qu'il est sans domicile, ni résidence,
l'auditoire de la juridiction où a eu ni lieu de travail connus, la signification initiale
lieu la signification, d'un extrait contenant exclusivement : sera sans effet et si l'erreur est imputable à
l'huissier de Justice, les frais en resteront à sa
— La date de la décision et l'indication de la juridiction qui l'a rendue ; charge.
— LA date de l'exploit de signification et le nom de l'huissier qui l'a délivré ; Art. 332. — Si la signification de la décision n'a pu
être
faite qu'à parquet, le ministère public fera
— Les noms, prénoms. professions, qualités, domiciles ou -résidences des rechercher d'office le destinataire pour lui faire
parties indiquées dans la décision ; remettre la copie de l'exploit. Il avisera le demandeur
du résultat des recherches.
— Et précisant qu'opposition ou appel doivent être
formés dans les délais caléulés comme il est dit au premier alinéa. Si le destinataire est retrouvé, le délai d'opposition
décision produite par le requérant. -e procureur de la République fait rechercher le court du jour du procès-verbal de remise à l'intéressé
de la copie de l'exploit.
défailla lui fait remettre la copie de la décision par la Gend. rie, les services de
Si le destinataire n'est pas retrouvé, le demandeur
Police ou par toute autre voie ad urative. contre récépissé. Les délais
présente une requête aux fins de permis d'exécution. Au
d'opposition ou d -•el corr - encent à courir du jour de cette remise, que vu du procès-verbal de recherches infructueuses, le
iden :state dans l'ordonnance statuant sur la président du tribunal ou le juge de la section autorise,
par ordonnance, le demandeur à exécuter la décision à
Au siège des sections de tribunal, le de action fait effectuer l'expiration du délai d'opposition ou qui court du jour
de l'ordonnance.
qu'à parquet, comme il est dit à l'article 253, les délais I pagnée des pièces jointes et d'une o opie certifiée de la
5 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
—
l'ordonnance portant permis d'exécuter constatera Art. 341. Sauf dispositions légales contraires, les
l'expiration des délais d'opposition ou d'appel. déicisions qui ordonnent une mainlevée, une
restitu•tion, une radiation d'inscription
hypothécaire, un paiement, une mention, transcription,
SECTION II.Conditions de l'exécution publication, ou quelque chose à faire par un tiers ou
fo•rcéc à sa charge, ne sont exécutoires par ce tiers ou
contre eux, que sur le vu :
Art. 334. — IRS décisions rendues par les 1 0
De la justification de l'aquiescement ou de la
jl_iridictions ivoiriennes et les actes authentiqnes notification ou signification de la décision ;
passés en Côte d'Ivoire D'IV011tË 2 0
Du certificat du greffier en
chef de la juridiction qui a rendu la
décision attestant qu'il n'existe ni
Art. 338. — La remise de l'acte ou de la décision sition ni appel contre celle-ci.
exécutoire à l'huissier de Justice vaut pouvoir pour
toutes exécutions autres que la saisie imrnobilière. Art. 342. — Lorsque le débiteur refuge d'accomplir
une obligation de faire ou se trouve dans
l'impossibilité de l'accomplir, ou contrevient à une
Art
• 339 . — Sauf exception prévue par la loi, obligation de ne pas faire, l'huissier le constate
l'élection de domicile convenue par les parties dans dans un procès-verbal et renvoie le créancier à se
un acte en la forme authentique vaut pour tous les pourvoir devant la juridiction compétente.
actes de poursuite et d'exécution forcée, dans tous
Art. 343. — Sauf dispositions légales particulières,
les autres cas, l'élection de domicile convenue ou
le créancier ne peut s'opposer ni à la saisie ni à la
résultant d'un acte de procédure ne vaut que jusques vente forcée, à la requête d'autres créanciers des
et y compris la signification de la décision biens mobiliers affectés à la garantie de sa créance,
définitive. sauf à faire opposition sur le produit de la vente ou
les deniers saisis-arrêtés, et à faire valoir son droit
Art. 340. — Si l'exécution est subordonnée à de préférence au moment de la distribution du prix.
l'accomplissement d'un acte par le bénéficiaire du
titre, elle ne peut commencer qu'autant qu'il est
justifié de cette formalité.
Art. 335. L'exécution peut être poursuivie par le Art. 347. L'exéquatur ne peut être accordé que si
bénéficiaire du jugement. son représentant. son conulllons suivantes sont remplies
mandataire, ses ayants cause. ainsi que ses créanciers.
0
1 Le jugement émane d'une autorité
dans les conditions prévues par la loi.
judiciaire compétente selon les lois du pays où i]
a été rendu ;
Art. 336. — En cas cie décès de la partie condamnée,
l'exécution est poursuivie contre ses ayants cause, anrès 2 0
Le jugement est passé en force de chose jugée
signification du jugement à ces derniers et expiration du selon les mêmes lois et est susceptible d'exécution dans
délai prévu à l'article 354 même si cette signification le pays où il a été rendu ;
avait déjà été faite à la partie condamnée. 0
3 La partie condamnée a été régulièrement
appelée devant le tribunal qui a rendu le jugement
et elle a été mise en mesure de se défendre ;
4 0
Le litige sur lequel a statué le tribunal
étranger ne relève pas, selon la loi ivoirienne, de la
Art 387. — Sauf dérogations prévues par la loi, le droit compétence exclusive des tribunaux ivoiriens ;
d'exécuter les décisions de justice et les actes
authentiques se prescrit par trente années.
5 0
Il n'y a pas de contrariété entre le jugement
étranger et un autre déjà rendu par une juridiction
ivoirienne, sur la même cause, le même objet et entre les
SECTION III. — Exécution des jugements étrangers mêmes en force de chose jugée
Art. 345. — Les décisions judiciaires, contentieuses ou
354. — L'exécution forcée sur les biens
gracieuses rendues dans un pays étranger ne peuvent
donner lieu à aucune exécution fondée ou à aucune mobiliers sera précédée d'un commandement au débiteur,
publicité sur le Territoire de la République qu'après y fait i au moins dix jcurs avant la saisie et contenant
avoir été déclarée exécutoire, sous réserve des signifi-
dispositions particulières résultant des conventions
internationales.
f cation du titre. s'il n'a déjà été signifié.
Art. 346. — L'instance en exéquatur æt engagée par voie I La signification dans le cas où elle n'a pas déjà été
d'assignation, selon les règles du droit commun. Le
précédent est réduit à vingtqaatre htures s'il s'agit de Art. 355. — Si les meubles ont déjà fait l'objet d'une
l'exécution d'une ordonnance I de référé ou d'un arrêt saisie conservatoire, celle-ci est convertie en saisie
exécu tion, à l'expiration du délai prévu à l'article
rendu sur appel d'une ordonnance de référé, cu si ia
précédent.
décision est assortie de l'exécution proi visoire.
parties, et passé ;
6 0
La décision ne contient rien de contraire à
Art. 357. A l'exception du numéraire qui doit être
l'ordre public ivoirien. remis en les mains de l'huissier de Justice, les meubles .
saisis sont laissés entre les mains d'un gardien ou d'un •
Art. 348. — Outre les conditions énumérées à l'article séquestre désignés comne il est dit à' l'articl e 285.
précédent et qui sont obligatoires dans tous les cas. les
jugements rendus dans un pays étranger ne peuvent obtenir Art. 358. — La vente des biens saisis ne peut avoir
l'exéquatur que si, à titre de réciprocité, les jugements heu qu'aux enchères
rendus en Côte d'Ivoire, peuvent obtenir l'exéquatur
dans ce pays. Art. 359. — La vente ne peut •être fixée moins de
huit jours après la signification de la saisie au
Art. 349. — Les décisions statuant sur une demande
débiteur.
d'exéquatur sont susceptibles des voies de recours du
droit commun, sauf dispositions particulières des Si la vente se fait à un jour autre que celui
conventions internationales. indiqué par la signification, notification en faite au
débiteur au moins huit jours auparavant, mais l'exploit
Art. 350. Les jugements étrangers rendus exécutoires en demeurera à la charge dil poursuivant si l'ajournement
Côte d'Ivoire sont exécutés conformément à la loi de la vente n'est pas justifié par un cas de force
ivoirienne. majeure ou par un incident de la procédure.
Art. 361. Si le saisissant ne fait pas procéder à la Art. 367. — Si le prix d'adjudication n'est pas payé,
vente dans les délais fixés à l'article 359, tout l'objet est revendu sur-le-champ, par voie de réenchère.
créancier opposant ayant un titre exécutoire, peut, par
exploit d'huissier. le sommer d'y procéder de suite, Les commissaires priseurs ou les huissiers de Justice
après récolement des meubles et effets saisis sur la sont personnellement' responsables du prix des
copie du procèsverbal de saisie que le gardien est tenu adjudications. Ils ne peuvent recevoir des adjudicataires
de représenter. Faute par le saisissant de déférer à la aucune somme au-dessus de l'enchère, à peine de
sommation, le créancier opposant lui sera subrogé de concussion.
plein droit, et pourra faire procéder à la vente.
Art. 368. — La vente doit être arrêtée dès qu'elle a
Art. 362. Si le retard apporté à la vente est produit une somme suffisante pour payer le montant des
susceptible d'entraîner le dépérissement des objets causes de la saisie ou des oppositions ainsi que des
saisis, le débiteur peut provoquer la vente immédiate, frais. Les biens non vendus sont restitués.
dans les mêmes formes que celles prévues à l'articže
précédent. Art. 369. — L'officier ministériel gui procède à la
vente établit un procès-verbal relatant les formalités
Art. 363. — La vente est faite soit sur le plus proche accomplies et les incidents survenus. Il y mentionne
marché public, soit en la salle des ventes dans les notamment les date et lieu de la vente. le nom et
localités où il en existe une, soit au lieu de la saisie. domicile du poursuivant, les références relatives à sa
aux jour et heure les plus convenables. convocation, le nom et domicile de la partie saisie dont
il doit constater la présence ou l'absence lors de la
Dans tous les cas, elle est annoncée au moins cinq jours vente.
avant. par quatre i)lacards manuscrits ou dactvlographiés,
de dimension minimum de 21 sur 29.7 cm affichés, l'un au Le procès-verbal énonce, en outre, les divers objets
lieu où sont les meubles ou effets, l'autre au lieu même mis en vente, ainsi que le résultat des enchères. Il
où se fera la vente, le troisième à la porte de la sous- mentionne les nom et domicile de l'adjudicataire. Si un
préfecture ou de la mairie, le dernier dans l'auditoire de objet ne trouve pas acquéreur il doit être fait mention.
la juridiction du ressort.
Art. 370. — Lorsqu'un tiers se -prétend propriétaire de
Si l'importance des objets à vendre justifie une tout ou partie des biens saisis, l'huissier après avoir
plus grande publicité. les placards peuvent être procédé à la saisie appelle les intéressés devant le
imprimés et apposés en plus grand nombre et la magistrat des référés dil lieu de la saisie, conformément
aux dispositions de l'article 223.
vente annoncée par voie de presse. Dans ce cas les
frais seront taxés par le magistrat compétent. Si la demande en revendication paraît sérieuse, le
magistrat des référés ordonne de surseoir aux opérations
Les placards doivent indiquer les lieu. jour et heure d'exécution et accorde au revendiquant un délai de quinze
de la vente, et la nature des objets sans détail jours pour se pourvoir devant la juridiction du fond.
particulier. Si la demande en revendication est engagée dans ce
délai, les poursuites sont suspendues de plein droit
L'apposition des placards est constatée par un jusqu'à ce qu'il soit statué sur cette demande.
procèsverbal auquel demeure annexé un exemplaire de ceux-
ci. Si le revendiquant ne justifie pas de l'enrôlement de
son aciton en revendication dans le delai prescrit, les
Art. 364. — S'il s'agit de bijoux, d'objets d'art ou poursuites sont reprises sans autre formalité ni
d'objets de métal précieux d'une valeur estimée à cent jugement.
mille francs au moins, outre les placards prévus à
La demande en revendication doit, à peine de nullité,
l'article précédent, la vente sera annoncée par au moins
être formée contre le poursuivant et le saisi et contenir
une insertion dans un journal d'annonces légales. Lesdits
les justifications de la propriété revendiquée.
objets seront exposés au plus tard la veille du jour fixé,
au lieu prévu pour la vente.
Il ne pourront être mis aux enchères au-dessous de Chapitre III. — La saisie des fruits
l'estimation qui en aura été faite par un homme de l'art. et récoltes
Mention de l'estimation doit être portée au procès-verbal
d'exposition, lequel sera signé par l'expert. Celui-ci Art. 371. — Les fruits des arbres non encore recueillis
est choisi par le saisissant ou par l'officier et les récoltes non encore détachées du 801 peuvent être
ministériel chargé de la vente, et est dispensé de prêter saisis dans les deux mois qui précèdent l'époque de leur
serment. maturité.
Cette saisie ne peut être faite qu'en vertu d'un titre
S'il s'agit de produits dont le orix minimum d'achat au exécutoire et elle doit être précédée d'un commandement à
producteur est fixé par le Gouvernement, les droits et la personne ou au domicile du débiteur, fait au:moins un
émoluments perçus habituellement par les officiers jour avant la saisie et contenant notification du . titre
ministériels en sus du orix d'adjudication, seront à la s'il n'a déjà été notifié.
charge de la partie saisie. Art. 372. Le procès-verbal de saisie doit contenir
l'indication de chaque terrain cultivé ou planté, sa
Art. 885. — L'adjudication est faite au plus offrant et contenance et sa situation. en se référant autant que
le prix doit en être payé comptant. possible à l'immatriculation foncière ou cadastrale, et
Art. 366. — Ne peuvent enchérir ou faire enchérir la nature des fruits ou récoltes.
pour eux
1 0 Les personne frappées d'incapacité d'acquérir, Art. 373. Un gardien est établi dans les mêmes
conditions que pour la saisie exécution. S'il est autre
qu'il s'agisse d'incapacité générale ou spéciale aux
que le saisi, il est choisi par l'huissier de Justice de
biens mis en vente •
préférence parmi les fonctionnaires du selVice de
l'Agriculture.
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 5 février
Copie du procès-verbal est laissée au sous-préfet ou Alt. 383. La vente par expropriation d'immeubles situés
au maire du lieu de la saisie et l'original est visé par dans des ressorts de tribunaux de première instance
eux.
OLE de sections de tribunaux différents ne peut être .
poursuivie que successivement.
Art. 374. La vente est annoncée par placards affichés
au moins huit jours avant celle-ci, à la porte dû
domicile du saisi, à la porte de la mairie ou de la Toutefois, et sans préjudice des dispositions de I'ar I
souspréfecture. au marché le ùts voisin du lieu de la
saisie, et enfin dans l'auditoire de la juridiction du
ressort. ticle 382, elle peut être poursuivie simultanément
Art. 879. — La part indivise d'un cohéritier dans les Art. 385. — Au cas où le fonds ou le droit hypothéqué
immeubles d'une succession ne peut être mise en vente ont fait, postérieurement à l'affectation, l'objet d'une
par les créanciers personnels avant le partage qu'ils aliénation par le débiteur. le tiers détenteur mis en
peuvent provoquer lorsque la loi les y autorise ou dans cause à la faculté soit de désintéresser le créancier
février 1973
lesqt.'els ils ont le droit d'intervenir conformément à poursuivant du montant intégral, en capital, intérêts et
l'article 124 de la loi d'el 7 octobre 1964. relative frais de sa créance, soit de subir la procédure
aux successions. d'e :jropriation forcée engagée par ce dernier.
Art. 381. La venie expropriation forcée des
irnmeubles communs est poursuivie contre les deux
époux. Art..386. — Si la consistance de l'immeuble hypothéqué
a été modifiée par . le tiers détenteur, les
détériorations provenant de son fait ou causées par sa
Alt. 382. Le détenteur d'un certificat d'inscription négligence au préjudice des créanciers hypothécaires,
délivré par le Conservateur de la Propriété foncière ne donnent ouverture contre lui à une action en indemnité ;
peut poursuivre 12 vente des immeubles non affectés que il peut, de , son côté, répéter des impenses mais
seulement jusqu'à concurrence de la plus-value donnée à
dans le cas d'insuffisallce des biens qui lui sont l'immeuble par les
théqués.
ou sous administration légale ne peuvent être mis en vente
par expropriation forcée avant la discussion du mobilier.
—
au greffe, laquelle est constatée par une annotation du
greffier au bas de la requête. L'ordonnance est, dans tous
cas, définitive et immédiatement exécutoire.
— Le cas échéant, la copie de l'ordonnance prévue à Art. 392. — Les fruits naturels et industriels
l'article 383 ; recueillis postérieurement à l'inscviption du
— La copie d'un pouvoir spécial de saisir, à moins que commandement, ou le prix qui en m•ovient, solit
le commandement ne contienne, sur l'original et la copie, immobilisés de plein droit pour être distribués avec le
le bon pour pouvoir signé du poursuivant : prix de l'immeuble, sauf l'effet d'une saisie
— Election de domicile au lieu du siève de ia antérieurement faite conformément aux articles 371 à
juridiction qui doit connaître de la poursuite ; 377. Toutefois, lorsqu'ils ont été payés antérieurement
à ladite inscription, ces fruits ne sont immobilisés au
— L'indication du numéro du titre foncier et de la Drofit des créanciers que si la vente a été faite en
situation des immeubles faisant l'objet de la poursuite ; fraude de leurs droits.
— Le commandement énonce, en outre, que faute de
Les lovers et fermages effective•nent dûs sont
paiement dans les quinze jours la vente du ou des
immeubles sera poursuivie. également immobilisés de plein droit à partir de
l'inscription du commandement pour être distribués avec
le prix de l'immeuble, sauf l'effet d'une saisie
Art. 388. L'original du commandement est visé, à peine
de nullité absolue, à la requête du créancier poursuivant, antérieurement faite conformément aux articles 291 et
dans un délai maximum de quinze jours à dater de sa suivants.
signification, par le Conservateur de la Propriété
foncière à qui copie en est remise pour inscription Il s'acquière jour par jour. Les quittances
sommaire sur le feuillet foncier. anticipées ou cessions équivalentes à moins d'une année
S'il y a eu un précédent commandement. le Conservateur de loyers ou fermages non échus sont opposables aux
inscrit néanmoins sommairement le nouveau commandement créanciers si, données ou faites sans fraude, elles ont
mais, en le visant, il doit y mentionner la date de la acquis date certaine avant l'inscription du
première inscription ainsi que les noms et prénoms du
poursuivant et du poursuivi. Les poursuites sont jointes, commandement. Ces mêmes quittances ou cessions portant
s'il v a lieu. à la requête de la partie la plus diligente sur une année 011 plus ne sont opposables que si elles
ou d'office par le tribunal. ont été inscrites au livre foncier.
Art. 389. — En cas de paiement dans les quinze jours, Si le saisi est resté en possession
l'inscription du commandement est radiée par le de ses biens, tout créancier muni d'un
Conservateur sur une mainlevée donnée par le créancier titre exécutoire pežit faire défense
poursuivant. en la forme notariée.
aux locataires et fermiers de se
Le débiteur et toute autre personne intéressée peuvent
également provoquer la radiation de l'inscription du libérer entre ses mains.
commandement, mais en justifiant, par acte dûment
Art. 392 — La partie saisie ne peut, à peine de nullité, ni
libératoire, auprès du président du tribunal de première
instance ou du juge de la section de tribunal dil lieu de aliéner les immeubles saisis,.ni les grever d'aucun droit réel ou
l'immeuble, du paiement effectué. charge jusqu'à la fin de l'instance.
Le magistrat est saisi par une requête motivée dans IR Conservateur refusera d'opérer toute nouvelle
laquelle, obligatoirement, élection de domicile est faite inscription requise dans ce but. L'inscription du
dans le lieu où siège le tribunal et à laquelle sont
jugement ou du procès-verbal d'adjudication définitive
jointes toutes pièces justificatives ; sur cette requête
il rend une ordonnance autorisant la radiation ou rejetant entraîne la radiation du commandement. Tous actes
la demande de radiation. Cette ordonnance doit être rendue inscrits postérieurement à la date où le commandement
dans les trois jours qui suivent la remise de la requête
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 5 février
aura été inscrit sur le feuillet foncier sont de plein moins avant l'audience des contestations et trente jours
droit sans effet vis-àvis des tiers. au moins avant le jour fixé pour la vente.
toute nature
compter du visa du commandement par le Conservateur, il prÒcédure.
est procédé au dépôt du cahier des Charges au greffe du i
et, à toutes fins, les oppositions, les demandes en
tribunal de première instance ou de la section de tribu- nullité de poursuites, basées tant sur des moyens de
nal dans le ressort duquel se trouve l'immeuble saisi ou forme que sur des moyens de fond, doivent être
chez le notaire commis. La date de l'audience des consignés sur le cahier des Charges huit jours au moins
contestations et celle de la vente sont fixées dans avant le jour fixé pour l'audience des contestations.
l'acte de dépôt. Ils contiennent élection de domicile dans la localité
où siège la juridiction devant laquelle la vente est
Dans les cas prévus au deuxième alinéa de l'article 383, poursuivie. Ladite juridiction est saisie des dires,
le cahier des Charges sera déposé dans chacun des greffes observations, oppositions et demandes par simple
des juridictions dans le ressort desquelles se trouvent le requête spécifiant, à peine de rejet, les moyens
ou les immeubles saisis et le cahier des Charges fera invoqués et déposée au greffe, en original et en copie.
mention en outre du lieu où la vente aura lieu et de
l'ordonnance qui a autorisé la vente simultanée.
Le greffier verse l'original au dossier de la
Art. 397. — Le dépôt du cahier des Charges est suivi, procédure et notifie immédiatement la copie au
quarante jours au moins avant le jour fixé par la vente, poursuivant, à son domicile élu, par la voie postale au
d'une publication sommaire par voie d'insertion dans un administrative 011 par tout autre moyen.
journal habilité à recevoir les annonces légales et
d'une apposition de placards dans les lieux suivants : Le tribunal, à l'audience fixée pour les
10 Dans l'auditoire du tribunal de première instance ou contestations, entend les parties dans leurs
de la section de tribunal où la vente doit être
observations purement orales et qui ne peuvent viser
effectuée et si un notaire a été commis, dans l'étude du
notaire ; que les movens spécifiés dans les requêtes. Après avoir
recueilli les conclusions du ministère public. il
2 0
A la porte du tribunal et, le cas échéant, à la
porte du notaire commis ; statue à cette audience même.
3 0
A la porte de la mairie ou de la sous-préfecture Si les poursuites sont annulées, mainlevée du
du lieu où les biens sont situés, ainsi que sur la commandement doit être donnée dans la décision, si
propriété s'il s'agit d'un immeuble bâti ; l'irrégularité d'une formalité est constatée et qu'il y
ait lieu à de nouveaux actes de procédure, la décision
4 0
A la principale place du lieu du domicile réel prononce le renvoi en fixant une nouvelle date pour la
ou élu du débiteur saisi, ainsi qu'à la principale place vente.
du lieu où les biens sont situés.
Il doit toujours y avoir un délai
Les placards contiennent l'énonciation très sommaire minimum de quinze jours entre
du titre en vertu duquel la vente est poursuivie, les l'audience des contestations et la
noms et domiciles du poursuivant et du saisi, la
désignation de l'immeuble, sa superficie, sa
date fixée pour la vente.
consistance, les abornements, la date et le lieu du Quand il y aura renvoi, la date nouvelle de
dépôt du cahier des Charges, la mise à prix, le jour, le Yadjudication devra être publiée par des placards
lieu et l'heure de l'audience des contestations, le
jour, le lieu et l'heure de la vente. apposés aux lieux indiqués dans l'article 397, au plus
tard dans la huitaine précédant la vente.
Art. 398. — L'apposition des placards est dénoncée par
exploit d'huissier de Justice, dans la huitaine, au
débiteur et aux autres créanciers inscrits,' s'il
en existe, au domicile par eux élu dans
l'inscfiption, avec sommation de prendre
connaissance du cahier des Charges et d'assister à
l'audience des contestations et à la vente. Cette
dénonciation devra être signifiée quinze jours au
5 JOURNAL OFFICIEL DE REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
—
Art. 402. — Les jugements rendus en matière Trésor public, de la somme réglée par le juge pour
couvrir les frais de la folle enchère.
priation forcée ne sont pas susceptibles
d'opposition. Axt. 409. L'adjudicataire entre en jouissance de
l'immeuble acquis à l'expiration du délai de surenchère,
Ils ne peuvent être frappés d'appel que lorsqu'ils
sous réserve de l'exécution des baux en cours et sauf
statuent sur les moyens de nullité prévus à l'article
application, en ce qui conceme la remise du titre, des
411, sur le principe même de la créance ou sur des
dispositions des articles 153, deuxième alin•- et 180 du
moyens de fond tirés de l'incapacité de l'une des
décret du 26 juillet 1932.
parties, de la propriété, de l'insaisissabilité ou de
L'adjudicataire doit verser, dans le i fixé par le
l'inaliénabilité des biens saisis.
cahier des Charges, mais qui ne en aucun cas
Art. 403. — L'appel doit être interjeté dans le pouy
délai de quinze jours à compter du prononcé du excéder • six semaines entre les mains > remer ou
jugement et I dans les formes du droit commun. Il du
est signifié à toutes les parties en cause. notaire commis, en même temps .-'-x principal
de
c:-1e
282
l'adjudication, le montant des f.' s -pour
parvenir
à la mise en vente, dont le chiffr-:, arrêté et taxé
Art. 404. — Si la vente doit être poursuivie, une
expédition du jugement accompagnée d'un certificat de non par le juge, est annoncé avant aux enchères.
appel ou une expédition de l'arrêt, selon le cas, est •1973
irn.mé• diatement jointe au cahier des Charges et il est
procédé au jour fixé, à l'adjudication, soit à la barre
du tribunal, soit par le ministère du notaire
antérieurement commis. Art. 410. — Il est remis à l'adjudicataire la grosse
du jugement d'adjudication ou du procès-verbal de la
Art. 405. — Toute personne peut, dans les dix jours vente dans le cas où celle-ci a été faite par ministère
qui suivent l'adjudication, faire une surenchère, pourvu d'un notaire commis, contre justification du versement
qu'elle soit du dixième au moins du prix principal de la desdites sommes et après expiration des délais de
vente. Le délai de surenchère emporte forclusion. surenchère.
La déclaration de surenchère est faite soit au greffe Le jugement ou le procès-verbal d'adjudication n'est
de la juridiction qui a prononcé l'adjudication, soit autre que la copie du cahier des Charges et des
devant le notaire commis. jugements, procès-verbaux ou tous autres documents
annexés. Cette copie est précédée de l'intitulé habituel
Elle doit être dénoncée dans le délai de trois jours à des jugements ou des actes notariés.
l'adjudicataire, au saisi et au poursuivant, par simple
exploit signifié à personne ou à domicile réel ou élu. La Le jugement d'adjudication enjoint en outre à la partie
dénonciation contient fixation du jour de la revente qui saisie de délaisser la possession aussitôt après sa
ne pourra excéder six semaines à compter de la signification.
déclaration, sans autre procédure.
Art. 411. — Les forrnalités et délais prescrits paf les articles
du présent titre doivent être observés à peine de nullité.
La nouvelle adjudication doit être précédée de
l'apposition de nouveaux placards aux lieux indiqués à
La nullité prononcée pour défaut de désignation de l'un
l'article 397 ayant pour seul but de faire connaître la
ou plusieurs immeubles compris dans la saisie n'entraîne
date de la nouvelle adjudication et la nouvelle mise à
pas nécessairement la nullité de la poursuite en ce qui
prix.
concerne les autres immeubles.
Cette apposition doit intervenir au plus tard dans la Les nullités prononcées par le présent article ne
huitaine précédant la vente. peuvent être proposées que par ceux qui y ont intérêt
Art. 408. — Faute par l'adjudicataire d'exécuter les Ce juge n'est saisi que si les créanciers n'ont pu
clauses et conditions de l'adjudication, l'immeuble peut convenir amiablement de la distribution des sommes
être vendu à sa folle enchère. provenant soit du prix d'un immeuble exproprié, soit
d'une saisie-arrêt, soit de la vente de meubles :saisis.
Il est alors procédé comme il est indiqué aux articles
396 et suivants, sauf au fol enchérisseur à justifier, SECTION II. — Distiibution du pria après vente sur
avant la nouvelle adjudication, de l'acquit des saisie immobilière
conditions de l'adjudication et de la consignation, au
Art. 413. — I.Æ greffier ou le notaire dépositaire des.
sommes versées par l'adjudicataire établit, dès
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 5 février
l'expiration du délai accordé pour la déclaration de
surenchère, un état de distribution du prix entre les
créanciers du propriétaire exproprié.
—
février 1973 L'appel doit être interjeté dans les quinze jours à
compter du prononcé de l'ordonnance et dans les fortnes
et conditions du droit commun.
Art. 414. L'état de distribution est soumis aux i L'appel est jugé sur pièces. Les parties et leurs
intéressés et, en cas d'approbation de leur part, remise conseils I peuvent demander à être entendus.
leur est immédiatement faite des sommes qui leur
reviennent, contre quittance et, s'il y a lieu mainlevée
de l'hypthèque consentie en leur faveur. L'opposition est irrecevable contre les ordonnances et
les arrêts rendus en matière d'ordre.
En cas de désaccord, le dépositaire des sommes versées
par l'adjudicataire est tenu de les consigner au Trésor Art. 419. L'inscription sur le titre foncier de la
public, dans le délai de huitaine, sous le nom du décision rendue en matière d'ordre purge tous les
propriétaire exproprié ou de ses ayants cause. privilèges et hypothèques.
Celui qui consigne déclare dans l'acte de dépôt les — Le décret du 29 mai 1913, fixant les délais
d'ajournoms, prénoms, professions et domiciles des opposants, nement en matière civile et
commerciale ;
la date de leurs oppositions et la nature de l'acte par
— La loi du 12 juillet 1905 sur les Justices de
lequel elles ont été faites.
Paix ;
Art. 425. — Il est tenu au greffe un registre des
distributions par contributions.
—
Art. 432. — Le présent Code entrera en vigueur
trois .mois après sa publication au Journal
officiel de la République de Côte d'Ivoire.
Il s'appliquera à toutes les procédures en. cqxrs qui,
à la date de son entrée en vigueur, n'auraient pas fait
l'objet d'un jugement définitif sur le fond.