Nabil Saadi Projet Fin Etude PDF
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Sous le thème
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Dédicace
Je dédie ce travail
NABIL
3
Liste des abréviations
HOS : Heckscher-Ohlin-Samuelson
LE : libre-échange
TC : Taux de couverture
4
Sommaire
Le Commerce extérieur et développement au Maroc
Introduction générale
5
Introduction
De plus, il constitue un moyen essentiel qui donne lieu à des relations multilatérales
entre les différents pays du monde. En effet, il contribue à exporter ou à importer le
surplus ou le manque dans le but de satisfaire les besoins de chaque pays
Les échanges commerciaux existent depuis des siècles, mais aujourd’hui, ils connaissent
un nouvel essor à travers l’ouverture sur l’économie de marché et la mondialisation. Les
méthodes utilisées dans le règlement de l’opération commerciale internationale, a
notamment à travers le règlement financier, contractuel et l’acheminement, ont
également évolués, .Le financement des importations par les établissements bancaires
notamment par les techniques documentaires fait courir aux banques des risques qui
peuvent être néfastes pour leur évolution.
6
occidentale soit le premier pôle du commerce international avec la Grande Bretagne en
tête.
Cette théorique va être enrichi par un autre économiste du courant classique, David
Ricardo. En dépassant la loi de Smith, il établit la théorie de l’avantage comparatif.
Cette théorie repose sur une comparaison des coûts de production entre deux pays. Car
pour lui, même en l’absence d’avantage absolu, un pays peut se spécialiser dans une
production dès lors qu’il y possède un avantage comparatif et ce dernier a connu une
comparaison des coûts de production entre deux pays. Car pour lui, même en l’absence
d’avantage absolu, un pays peut se spécialiser dans une production dès lors qu’il y
possède un avantage comparatif
7
A fin d’expliquer le processus de libéralisation qui est renforcé par le Maroc par
plusieurs mécanismes cités auparavant, et aussi la théorie classique du libre-échange, on
va procéder à la proposition des différentes réformes structurelles de l’économie
marocaine. Ces réformes méritent d’être poursuivies pour accroître la compétitivité
économique internationale du Maroc
8
Le Choix du sujet :
Démarche méthodologique :
9
PREMIÈRE PARTIE :
CADRE GÉNÉRAL ET THÉORIQUE
DU COMMERCE INTERNATIONAL
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CHAPITRE I : LES FONDEMENTS THEORIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL
Les économistes classiques ont été les premiers à étudier les échanges internationaux,
entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Le but des théories classiques
est de montrer que le libre-échange est un facteur de croissance pour les pays qui y
participent. La doctrine libérale des auteurs classiques se résume dans l’expression «
laisser-faire, laisser-passer ». Chaque économie doit produire les marchandises dont elle
a besoin, exporter les marchandises pour lesquelles elle a un avantage en termes de
coûts de production et importer les marchandises pour lesquelles elle ne dispose
d’aucun avantage.
Exemple : Comparaison des productivités (un jour de travail par homme actif permet de
produire une certaine quantité de biens)
Etats-Unis Grande-Bretagne
11
Selon Smith, la différence de productivité de travail entre deux pays justifierait le
commerce international.
Chaque pays est plus efficace que les autres dans la production d'un bien au moins. Le
pays en se spécialisant dans la production d'un bien ce qui signifie l'abandon de la
production des autres biens, approfondit la division du travail et ainsi la liberté des
échanges va accroître le bien-être de l'ensemble des pays. C'est l'avantage absolu dans la
production d'un bien qui détermine la spécialisation de chaque pays.
Etats-Unis Grande-Bretagne
4 unités
Blé 4 unités 0 unité
12 unités
Textile 0 unités 12 unités
12
David Ricardo (1772-1823) est un économiste classique anglais.
Homme d’affaires et homme politique, il est l’auteur des
Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).
Selon Ricardo, ce n'est pas l'avantage absolu qui compte mais l'avantage relatif.
Autrement dit un pays, qui est moins efficace que les autres pays dans la production de
tous les biens qui peuvent être échangés, sera relativement moins inefficace dans la
production d'au moins un bien. En exploitant cet avantage comparatif, c'est-à-dire en se
spécialisant dans la production de ce bien, le libre-échange se révélera préférable à
l'autarcie.
Drap 100 90
Vin 120 80
13
La Division internationale du processus de production
La fabrication d’un produit est décomposée en plusieurs pièces ou tâches dans différents
pays. Chaque pays fabrique la partie du produit pour laquelle il a un avantage
comparatif. Cela correspond à une Division internationale du processus de production
(DIPP).
EXEMPLE : Pour un polo, le coton est fabriqué au Texas, puis expédié en Chine où il
est tissé, avant d’arriver en Europe où il est imprimé selon la demande des
consommateurs.
Application La théorie des avantages comparatifs est toujours utilisée pour défendre le
libre-échange. Les pays cherchent à se spécialiser dans les secteurs d’activité pour
lesquels ils disposent d’un avantage comparatif.
L'analyse Ricardienne ne précise pas quel sera le niveau exact des prix et des quantités
échangées entre pays. C'est S. Mill qui déterminera l'équilibre de l'échange international
en faisant deux hypothèses : fonctions de demande par pays identiques et constance de
la part du revenu réel consacrée à chaque bien. D'autres hypothèses fondent le modèle :
concurrence pure et parfaite, existence d'un seul facteur primaire par pays, coûts de
production fixes (totalement indépendants de l'échelle de production et des effets
externes).
Le modèle Ricardien, sous sa forme originelle, ne peut être étendu à plusieurs biens.
Nous nous proposons de présenter une généralisation du modèle dans une économie
monétaire à continuum de biens, en procédant à une extension du modèle Dornbusch-
Fisher-Samuelson (1977).
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SECTION 2 : LES THEORIES DE LA DOTATION EN FACTEUR DE PRODUCTION (HOS)
Eli Hecksher (1879-1952) et Bertil Ohlin (1899-1979), deux économistes suédois, ont
développé un modèle sur le commerce international en 1933. Paul Samuelson (1915-
2009), économiste américain, «prix Nobel d’économie » en 1970, a contribué
à l’amélioration de ce modèle en 1941. Ce modèle est connu sous le nom de modèle
HOS, Hecksher-Ohlin- Samuelson
15
2.2 HYPOTHESES ET LIMITES DE MODELE H.O.S
Le cadre d'analyse est un modèle «2x2x2» : deux pays, A et B, deux biens, 1 et 2, deux
facteurs de production, K et L, en quantités KA, LA, KB et LB.
Les deux pays ont accès à la même technologie. Ils ont donc les mêmes fonctions
de production, F1 (K, L) et F2 (K, L), à rendements factoriels décroissants
Les pays ont des dotations relatives en facteurs de production différentes. On suppose ici que KA / LA > KB /
LB (A a relativement plus de K par unité de L que B) La production se fait à rendements d'échelle constants :
ce modèle occupe une place centrale dans la littérature, c'est avant tout du fait des
intuitions qu'il souligne, et de la richesse des résultats qu'il propose.
Il est cependant contestable sur plusieurs points. La plupart de ses prédictions sont
infirmées par les flux du commerce international :
Alors que les États-Unis ont un taux de capital par tête parmi les plus élevés, ils
exportent des produits relativement intensifs en travail (paradoxe de Leontief),
pourtant, les recherches de Keesing en 1966 ont montré que le travail qualifié
pouvait être considéré comme du capital. C'est la Théorie du capital humain de
Becker : le travail intègre du capital sous forme humaine. La recherche de
Leontief ne remet finalement pas en cause le modèle,
16
L'égalisation des prix relatifs n'est que rarement observée, même au sein d'une
union monétaire comme la zone euro. Cette observation amène à étudier les
conséquences de différences de demande entre les pays.
Leontief entame en 1953 un teste empirique du modèle HOS basé sur les données des
échanges américaines. Contrairement à la prévision du modèle des proportions de
facteur, les États Unis, un pays riche en capitale, exportent des biens intenses en travail
et importent des produits avec une technologie gourmande en capitale. Ce paradoxe de
Leontief affirme que les États unis transfèrent vers l'extérieur des contenus riche en
travail qualifié avec une meilleur productivité. Selon le teste de Leontief, le modèle
17
HOS omet l'importance du capitale humain dans les échanges internationales
CHAPITRE 1I : LES THEORIES DU LIBRE-ECHANGE ET PROTECTIONNISME
On sait déjà que le libre-échange est une théorie développée par Adam Smith et David
Ricardo selon laquelle les échanges commerciaux doivent se développer sans obstacle
entre les pays afin de favoriser leurs croissances mutuelles. Le protectionnisme est une
théorie développée par John Maynard Keynes comme une politique économique visant
à réduire, voire empêcher, l’entrée sur le territoire national de produits d’origine
étrangère. Pour ce faire, le pays aura recours à l’instauration
La notion de LE est naturellement une doctrine libérale. Pour résumer, cela consiste à
dire que les pays ont un intérêt particulier à commercer entre eux et qu'un intérêt général
se dégage de ce postulat. Cette liberté doit se traduire concrètement par l'absence de
barrières douanières à ce commerce.
C'est-à-dire à la libre circulation des biens et des services entre les pays. Cette doctrine
préconise la suppression de toute entrave aux échanges internationaux. Les obstacles au
libre-échange sont toutes les formes de barrières qui freinent l’entrée d’une marchandise
dans un pays ou sa sortie
La plupart des pays pratiquent une certaine forme de protectionnisme en appliquant des
mesures tarifaires ou non-tarifaires comme les quotas, les subventions aux exportations,
les normes techniques ou sanitaire ou les mesures favorisant les entreprises nationales
18
Selon les théoriciens classiques LE est un facteur de croissance pour les pays qui y
participent .le libre-échange permet aux pays de se spécialiser dans les productions pour
lesquelles ils disposent d’un avantage en termes de coût de production. La spécialisation
des pays permet une utilisation optimale des ressources de chaque pays. Le libre-
échange est alors source de croissance économique.
Le libre-échange force les producteurs à être plus compétitifs. Si ces parts de marché
sont obtenues en baissant les prix de vente, il s’agit de compétitivité-prix. Les
consommateurs profitent de prix les plus avantageux. Si c’est la nature des produits,
notamment leur qualité ou leur image de marque, qui est améliorée, il s’agit de
compétitivité hors prix.
1.2.3 L’innovation
Enfin, un pays ne peut vivre en totale autarcie, c’est-à-dire sans aucun échange avec les
autres pays. Aucun pays ne dispose de toutes les ressources nécessaires pour faire vivre
sa population. Les pays sont donc obligés de s’échanger des biens et des services.
De même, un pays qui est importateur d’un produit subit les variations de production et
de prix du pays auprès duquel il achète ce produit.
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EXEMPLE : En 1973, les pays industrialisés subissent la forte hausse du prix du
pétrole décidée par les pays exportateurs de pétrole.
Le libre-échange ne profite pas à tous les pays de la même manière. Il est souvent
accusé de creuser les écarts de richesses entre les pays. Les pays les plus riches sont les
plus aptes à échanger avec les autres et deviennent ainsi de plus en plus riches. Les pays
les plus pauvres ont plus de difficultés à participer à ces échanges.
L’adoption d’une politique protectionniste peut avoir pour objectif de protéger certains
secteurs économiques comme les industries naissantes qui ne sont pas assez
compétitives pour affronter la concurrence internationale, laisser le temps à des activités
vieillissantes de se reconvertir ou bien encore de sauvegarder l’emploi dans les secteurs
menacés.
À l'inverse, le protectionnisme peut conduire à une guerre commerciale entre les nations
(mesures de représailles des autres pays, boycott), à l’isolement de l’économie
nationale, à une augmentation des prix préjudiciable pour les consommateurs et les
entreprises, à retarder les avancées technologiques, à la perte de compétitivité des
entreprises, à une augmentation du chômage, etc.
20
2.2 LES AVANTAGES DU PROTECTIONNISME
Une plus grande variété des produits sont offerts aux consommateurs.
Une meilleure protection des industries nationales, notamment pour les pays en
développement.
Absence de risques liés aux produits chimiques autorisés dans d’autres pays.
Représailles des autres pays, qui peuvent être amenés à engager des mesures de
rétorsion néfastes sur le commerce.
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Absence de concurrence pour réduire les prix des biens de consommation.
Incitation à la contrebande.
En Conclusion
Le protectionnisme n’est pas là pour sauver les "canards boiteux" mais pour
renforcer les secteurs forts de l’économie. Encore faut-il avoir encore des secteurs
économiques forts. Le protectionnisme est donc à double tranchant et il
fonctionne de manière positive que sur des secteurs dynamiques et innovants.
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DEUXIÈME PARTIE :
LE MAROC DANS LE CONTEXTE
INTERNATIONAL
23
CHAPITRE I : EVOLUTION DU COMMERCE EXTERIEUR AU MAROC DEPUIS 2010
Le Maroc est l’un des pays précurseurs en Afrique et dans le monde arabe à avoir opté
pour la libéralisation de son économie et de ses échanges, et ce depuis le début des
années 80, ce qui a permis son adhésion au GATT en 1987 et la conclusion en 1994 des
accords de Marrakech ayant donné naissance à l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC) en 1995.
Le Maroc est très ouvert au commerce extérieur qui représente 87% de son PIB (Banque
mondiale, dernières données disponibles). Les engrais, les voitures, le fil émaillé ou
anodisé ont été les principales exportations en 2020 ; tandis que les produits pétroliers
représentaient la plus grande part des importations, suivis des automobiles, du blé et du
méteil, du gaz, des pièces de véhicules à moteur, des câbles et des fils. Selon les
données de l'Office des Changes, en termes de groupes de produits, les exportations ont
été tirées par le secteur automobile, devant les industries agro-alimentaires et des
phosphates. En revanche, les produits d'équipement ont représenté 25,9% des
importations, devant les produits de consommation (23%) et les produits semi-finis
(21,3%).
24
s'élevait à 43,8 milliards de dollars, soit 13,6 % de moins que l'année précédente. Le
Maroc est un exportateur net de services, avec 13,2 milliards de dollars d'exportations (-
29,1% en glissement annuel) contre 6,1 milliards de dollars d'importations (-29% en
glissement annuel). Les derniers chiffres de l'Office des Changes montrent que sur les
neuf premiers mois de 2021, les échanges de biens ont marqué une hausse tant des
importations que des exportations : ces dernières ont augmenté de 23,7% pour atteindre
une valeur de 382,9 milliards de MAD ;
Balance commerciale (hors services) (millions USD) -17.630 -18.065 -20.253 -19.771 -15.507
Balance commerciale (services inclus) (millions USD) -10.739 -10.551 -12.131 -10.049 -8.740
Importations de biens et services (croissance annuelle en %) 14,5 7,9 7,4 3,3 -11,5
Exportations des biens et services (croissance annuelle en 6,0 11,1 6,0 5,5 -14,8
%)
Importations de biens et services (en % du PIB) 45,5 46,8 49,2 48,0 43,2
Exportations des biens et services (en % du PIB) 35,4 37,2 38,8 39,1 35,5
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TABLEAU N°3 : PRINCIPAUX PAYS PARTENAIRES
Principaux
Principaux clients
2020 fournisseurs 2020
(% des exportations)
(% des importations)
26
SECTION 2 : LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS
2.1 LA STRUCTURE DES IMPORTATIONS DU MAROC DE L’ANNEE 2020
Au titre de l’année 2020, tant les importations que les exportations de marchandises
enregistrent, en glissement annuel (comparaison entre janvier-décembre 2020 et
janvier-décembre 2019), des baisses respectives de 14,1% et de 7,5%.
, les importations de tous les produits se sont inscrites en baisse, à l’exception de celles
des produits alimentaires
Années Evolution
27
La baisse des importations de produits finis de consommation est imputable
principalement au recul des achats de voitures de tourisme (-7,7Mds DH ou -38%),
leurs parties et pièces (-3,1Mds DH ou -16,4%) ainsi que les tissus et fils de fibre
synthétique et artificielles (-1,6Md DH ou -20,1%).
Cette baisse des importations de biens s’explique par le recul des importations de la
quasi-totalité des groupes de produits en l’occurrence, des produits énergétiques (-
26.510MDH), des produits finis de consommation (-17.972MDH), des biens
d’équipement ;(-17.215MDH), des demi produits (-11.428MDH) et des produits
bruts (-3.137MDH). En revanche, les achats des produits alimentaires augmentent de
7.494MDH.
Les produits énergétiques sont les produits fortement touchés. Ils participent à eux seuls,
à plus d’un tiers de la baisse des importations totales. Leurs importations chutent de
34,7% ou -26,5Mds DH en 2020 par rapport à 2019. Cela s’explique par la baisse aussi
bien des quantités importées que des prix.
28
Graphique n°1: évolution des importations de gas-oils et fuel-oils
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TABLEAU N°5 : TABLEAU D’EVOLUTION DES IMPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN Millions deDH
Années Evolution
2020 2019 Valeur %
produits énergétiques 49.832 76.342 -26510 -34,7
Gas-oils et fuel-oils 23.276 38.776 -15500 -40,0
Huiles de pétrole et lubrifiants 3.251 8.428 -5177 -61,4
Gaz de pétrole et autres hydrocarbures 12.013 14.055 -2042 -14,5
produits finis de consommation 95.052 113.024 -17972 14,9
voitures de tourisme 12.594 20.323 -7729 -38,0
parties et pièces pour voitures de tourisme 15.914 18.769 -2855 -15,2
Tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles 6.574 8.169 -1595 -19,5
Bien d’équipement 109.622 126.837 -17215 -13,6
Avions et autres véhicules aériens ou spatiaux 646 7.996 -7350 -91,9
Fils, Câbles et autres conducteurs isoles 6.897 9.052 -2155 -23,8
Machines et appareils divers 10.832 12.202 -1.370 -11,2
Demi-produits 93.079 104.507 -11.428 -10,9
Matières plastiques 13.002 14.396 -1.394 -9,7
Fils, barres, et profilés en fer 3.338 4.350 -1.012 -23,3
Fils et Câbles électriques 2.602 3.610 -1.008 -27,9
Produits bruts 18.964 22.101 -3.137 -14,2
Soufres bruts et non raffinés 4.383 6.913 -2.530 -36,6
Bois bruts équarris ou sciés 2.218 2.752 -534 -19,4
Or industrie 0 317 -317 -
Produits Alimentaires 55.319 47.825 7.494 15,7
Blé 13.505 9.233 4.272 46,3
Orge 2.304 753 1.551 -
TOTAL 421.868 490.963 -69.085 -14,1
Sources offices des Echanges
30
2.2 LA STRUCTURE DES EXPORTATIONS DU MAROC DE L’ANNEE 2020
.
Concernant les exportations du secteur textile et cuir au titre de l’année 2020, celles-ci
ont été affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés (-
5.295MDH) et celles des articles de bonneterie (-1.677MDH). De même, les
exportations du secteur de l’aéronautique affichent une baisse de 5.046MDH.
31
De leur côté, les exportations du secteur textile et cuir se replient de 7Mds DH ou -
18,9%, sous l’effet du recul simultané pour la deuxième année consécutive des ventes
de vêtements confectionnés (-22,2%), des articles de bonneterie (-22,5%) et des
chaussures (-15,9%). Elles se chiffrent à 30Mds DH en 2020, un niveau bas qui n’a
jamais été atteint durant les dix dernières années.
C’est le cas également du secteur électronique et électricité, dont les exportations ont
stagné en 2020 s’établissant à 10,4Mds DH. La hausse des exportations de fils, câbles et
autres conducteurs isolés de l’électricité (+1,7Mds DH) conjuguée à la baisse
principalement des ventes de composants électroniques (-1,5Mds DH) explique cette
évolution.
L’analyse par produits montre que les exportations du Maroc demeurent prédominées
par sept produits qui participent à hauteur de 50,7% au total des exportations
Les engrais naturels et chimique se classent en tête des produits exportés en 2020
(12,2% contre 9,9% en 2019) et devancent ainsi les fils et câbles (10,6% au lieu de
11,7%) et les voitures de tourisme (10,6% au lieu de 11,6%). Viennent en quatrième
position les vêtements confectionnés (6,9%), suivies de l’acide phosphorique (4,3%),
des crustacés, mollusques et coquillages (3,1%) et des parties d’avions et d’autres
véhicules aériens ou spatiaux (3%).
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Source Office des Changes, Département Études & Statistiques
Cette baisse est atténuée, toutefois, par la hausse des ventes des secteurs suivants :
33
TABLEAU N°6 : TABLEAU D’EVOLUTION DES EXPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN Millions de DH
Années Evolution
2020 2019 Valeur %
Automobile 72716 80156 -7440 -9,3
Câblages 25829 31895 -6066 -19,0
Constructions 29552 33881 -4329 -12,8
Intérieurs Véhicules et Sièges 7214 7824 -619 -7,8
Textile et Cuir 29827 36936 -7109 -19,2
Vêtements confectionnes 18010 23305 -5295 -22,7
Articles de bonneteries 5821 7498 -1677 -22,4
Chaussures 2410 2865 -455 -15,9
Aéronautique 12438 17484 -5046 -28,9
Assemblages 7595 10257 -2662 -26,0
EWIS 4778 7152 -2374 -33,2
Autres Extraction minières 3378 17484 -823 -19,6
Minerai de zinc 379 534 -155 -29,0
Minerai de plomb 639 728 -89 -12,2
Minerai de cuivre 1103 924 179 19,4
Electronique et électricité 10326 10408 -82 - 0,8
Composants Electronique transistors 2749 4269 -1520 -35,6
Fils, Câbles et autres Conducteurs pour ‘électricité 4096 2402 1694 70,5
Appareil pour coup. Ou. Connex.des circuits électr. 1624 1352 272 20,1
Phosphates et dérivés 50768 48945 1823 3,7
Agricultures et agro-alimentaires 62546 62094 452 0,7
Agricultures, sylviculture, chasse 28048 27347 701 2,6
Autres Industries 32761 32373 388 1,2
Energie électronique 21180 24272 -3092 -12,7
TOTAL 263179 284496 -21317 -7,5
Sources offices des Echanges
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CHAPITRE II : LA POLITIQUE COMMERCIALE EXTERIEURE DU MAROC
Le Maroc figure parmi les sept pays ayant mis en place un Plan d’action avec l’Union
européenne. L’intérêt accordé par notre pays à cette nouvelle politique s’inscrit en
harmonie avec l’objectif d’approfondir son ancrage à l’Europe et de faire évoluer ses
relations avec l’Union européenne vers un « Statut Avancé »
Les principaux liens légaux entre le Maroc et l'Union sont établis par l’accord
d'association de 2000. Plusieurs autres arguments couvrent des domaines sectoriels,
dont l'accord de partenariat dans la pêche entre le Maroc et l’Union en 2006 et le traité
Ciel ouvert.
Les liens entre le Maroc et la Communauté européenne ont été renforcés en 1996 par
l’Accord d’Association Maroc-UE entré en vigueur le 1er mars 2000. Il constitue la
base juridique des relations entre l'UE et le Maroc. Cet Accord devra progressivement
instaurer le libre échange des produits industriels, auxquels l'Union européenne a déjà
accordé le libre accès, tandis que le Maroc s'est engagé à opérer un démantèlement
tarifaire sur une période de 10 ans. En ce qui concerne les produits agricoles, de
nouvelles concessions commerciales réciproques sont entrées en vigueur en janvier
2004.
Le concours financier de l’Union européenne s’est focalisé sur les secteurs se rapportant
à l’appui à la transition économique et au renforcement de l’équilibre socioéconomique.
Il a porté également sur la mise à niveau du secteur privé, l’ajustement du secteur
financier, du secteur de la santé et du secteur de l’eau et le développement des échanges
commerciaux, ainsi que la réforme administrative.
En 2000, lors de son premier voyage officiel à l'étranger depuis son accession au trône,
le Roi Mohammed VI a plaidé pour la révision du partenariat euro-marocain. Il
souhaitait une formule qui soit « plus que l'association, moins que l'adhésion »1 . En
2003, l'UE a conçu et formulé sa Politique européenne de voisinage (PEV) dans
l'objectif d'améliorer ses relations avec ses voisins n'entrant pas dans le processus
d'adhésion. Cette politique est essentiellement bilatérale, mais interconnectée avec les
35
processus régionaux et sous régionaux. Dans le cadre de cette politique, que le Maroc a
accueillie très favorablement, le Royaume a défini un plan d'action avec l'UE au titre
duquel l'UE apporte une assistance technique aux réformes entreprises par les
administrations marocaines, suivant le même schéma que l’aide apportée aux nouveaux
adhérents pour l’intégration de l’acquis communautaire. L'accord multilatéral du
partenariat euro-méditerranéen permet d'apporter aux relations Maroc-UE une
dimension régionale, tandis que l'accord bilatéral de la PEV a l'avantage de s'ajuster
mieux pour la consécration et l'avancement des réformes internes.
36
A cette fin, l’Union européenne a proposé à ses voisins de l’Est et à ceux du Sud de la
Méditerranée, via des plans d’action, une perspective de participation au marché
intérieur européen, en contrepartie de leurs progrès concrets dans les domaines du
respect des valeurs communes et de la mise en œuvre des réformes politiques,
économiques et institutionnelles. Cette approche différenciée et progressive implique
que chaque partenaire détermine jusqu'où il entend approfondir ses liens économiques et
politiques avec l’Union européenne. Elle présente ainsi l’avantage de moduler le
partenariat en fonction des progrès réalisés par les pays tiers en matière de réformes et
d’éviter le nivellement par le bas.
Dans ce sens, la politique européenne de voisinage peut avoir pour effet positif de
transcender la dimension purement commerciale qui domine le processus de Barcelone,
et ce en jouant pleinement son rôle d’ancrage externe crédible afin d’impulser le
processus de réformes mis en œuvre par les pays partenaires pour faire face à une
perspective d’ouverture élargie. Dès lors, cette nouvelle politique de l’Europe pourrait
participer à la préservation et au développement des acquis du processus de Barcelone
lequel constitue le socle commun du partenariat.
37
SECTION 2 : LA BALANCE DES PAIEMENTS ET L'EQUILIBRE DES COMPTES EXTERIEURS
2.1 BALANCE DES PAIEMENTS
Les restrictions instaurées sur les activités économiques et sur les déplacements, tant au
niveau national que chez les partenaires économiques, en vue de limiter la propagation
du virus se sont traduites par une forte contraction des échanges extérieurs du Maroc.
Ainsi, les importations de biens ont enregistré une diminution de 14%, tirée par un
allégement sensible de la facture énergétique et la baisse des acquisitions de biens
d’équipement et de consommation. De même, les exportations ont accusé un repli de
7,5%, résultat principalement de l’affaiblissement de la demande adressée à certains
métiers mondiaux, essentiellement l’automobile, le « textile et cuir» et l’aéronautique.
Ces évolutions ont induit un net allégement du déficit commercial, qui est passé de
17,9% à 14,6% du PIB, et une amélioration du taux de couverture de 4,3 points de
pourcentage à 62,2%.
En parallèle, avec une chute de 78,5% des arrivées de touristes, les recettes voyages se
sont limitées à 36,5 milliards de dirhams, en recul de 53,7%. En revanche, les transferts
des marocains résidents à l’étranger (MRE) ont affiché une résilience notable, avec un
accroissement de 4,9% à 68,2 milliards. Prenant en compte l’atténuation du solde
déficitaire des revenus des investissements et d’entrées de dons de 5 milliards de
dirhams, le déficit du compte courant s’est nettement résorbé pour s’établir à 1,5% du
PIB après 3,7% en 2019.
Au total, les avoirs officiels de réserve (AOR) de Bank Al-Maghrib se sont améliorés de
26,5% à 320,6 milliards de dirhams, assurant ainsi la couverture de 7 mois et 13 jours
d’importations de biens et services.
38
TABLEAU N°5 : PRINCIPALES RUBRIQUES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS en milliards DH
Après deux années consécutives de baisse, la balance excédentaire des revenus a affiché
en 2020 une hausse de 23,9% à 67,2 milliards de dirhams, tirée essentiellement par une
augmentation de 10,8% du solde des transferts courants1, celui des revenus des
investissements, structurellement déficitaire, s’étant en revanche creusé de 24,7%.
Pour ce qui est des revenus des investissements directs, les entrées ont enregistré une
expansion de 943 millions à 4,1 milliards et les sorties ont diminué de 3,9 milliards à
12,8 milliards, le déficit ressortant ainsi en atténuation à 8,8 milliards. En revanche, le
déficit des investissements de portefeuille s’est légèrement alourdi à 3,5 milliards. En
parallèle, les revenus des avoirs de réserve ont progressé de 28,3% à 2,5 milliards de
dirhams.
Concernant les transferts des MRE, ils ont affiché une forte résilience, terminant l’année
en amélioration de 4,9% à 68,2 milliards. Cette hausse a concerné la majorité des
principaux pays d’accueil, avec des hausses de 6,6% pour la France, de 11,2% pour
l’Espagne, de 24,6% pour l’Allemagne et de 21,2% pour les Pays-Bas. Pour les entrées
émanant des pays du Golfe, elles ont régressé de 3,9% à 11,4 milliards et leur part est
revenue de 18,3% en 2019 à 16,7%.
En parallèle, les recettes au titre des transferts publics se sont accrues de 2,1 milliards à
5,6 milliards de dirhams, dont 4,7 milliards sous forme de dons de l’Union européenne
destinés notamment à soutenir le pays pour faire face à la pandémie. Par contre, les dons
en provenance des partenaires du CCG se sont limités à 278 millions, après 1,6 milliard
en
39
Graphique n°4 Structure des transferts des MRE par principaux pays
d'accueil (en %)
Sources
40
Conclusion générale
Le commerce extérieur joue un rôle important dans l’économie d’un pays permettant
son ouverture à l’extérieur, La phase la plus marquante de son évolution, et celle qui
commence à partir des années quatre-vingt, conduisent à la mondialisation actuelle.
Le commerce Au Maroc s’oriente de plus en plus vers les marchés étrangers, ce qui fait
que les banques Algériennes jouent les intermédiaires entre les opérateurs commerciaux
afin de financer et garantir les opérateurs économiques dans le souci de les
accompagner dans leurs activités, de satisfaire à leurs demande de financement et
minimiser les risques lors des transactions, de ce fait le crédit documentaire demeure
actuellement le moyen de paiement privilégié des pouvoirs publics pour les transactions
internationales
D’un autre côté, les efforts de libéralisation commerciale sur les plans bilatéral et
régional se sont avérés d’une incidence positive sur l’accroissement des flux
commerciaux extérieurs de notre pays et partant sur le renforcement de son ancrage à
l’économie mondiale. Néanmoins, une telle orientation ne devrait pas occulter la
nécessité de poursuivre la libéralisation multilatérale dans le cadre de l’OMC qui offre
des opportunités économiques indéniables, notamment pour ce qui est la prise en
compte des exigences et impératifs de développement des pays émergents et en
développement à l’image du Maroc. De plus, la stratégie de diversification des alliances
et des partenariats économiques poursuivie par le Maroc ne semble pas avoir atteint son
point culminant à même de générer une véritable redistribution du commerce extérieur
marocain sur des partenaires clés.
41
Références bibliographiques
42
Références bibliographiques
Jaime de Melo et Jean-Marie Grether, Commerce International Théories et
Applications. Edition : 2ème tirage, 1997
LE CAREP-PARIS www.carep-paris.org
43
Liste des tableaux
en milliards
DH…………………………………………………………………………………………………………… 39
44
Liste des graphes
Graphique n°4 Structure des transferts des MRE par principaux pays d'accueil (en %)……………40
45
Table des matières
Remerciement ………………………………………………………………………………………………….2
Dédicaces……………………………………………………………………………….……………………….3
Sommaires………………………………………………………………………………………………………5
INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………………………………...6
Introduction du chapitre
46
1.2.3 L’innovation……………………………………………..………....19
Conclusion générale…………………………………………………………………………………………..41
Références bibliographiques…………………………………………………………………………………44
Résumé. ………………………………………………………………………………………..……………..49
47
Résumé
Le commerce extérieur désigne l’ensemble des transactions commerciales (exportations
et importations) réalisées entre un pays donné et le reste du monde
Le Maroc comme tout pays n’est pas isolé du monde des échanges et son ouverture sur
l’économie de marché permet l’importation et l’exportation aux entreprises. Comme
mesure prise dans le cadre de commerce extérieur Le gouvernement avait imposé le
crédit documentaire comme seul moyen de paiements des importations de biens ; cette
décision a eu certainement un effet important sur les opérations d’importations et qui se
répercute sur le marché national.
48