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Nabil Saadi Projet Fin Etude PDF

Ce document traite du commerce extérieur du Maroc et de son importance pour le développement économique du pays. Il présente le contexte théorique du commerce international et l'évolution du commerce extérieur marocain depuis 2010.

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Projet de Fin d’Etudes en vue de l’obtention du Diplôme de licence fondamentale

en Science Économiques et de gestion

Sous le thème

Le Commerce extérieur et développement au Maroc

Encadré par : Mme Filali Mounia Réalisé par : Nabil Saadi

CNE : F137281849 / nO AP : 19511073

Année Universitaire : 2021 / 2022


Remerciements
Je tiens tout d'abord à remercier à travers ce travail :
je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir accordé patience et la
Force pour réaliser ce modeste travail
Je tiens à remercier tout particulièrement mon encadreur
Mme . Filali Mounia d’avoir accepté d’encadrer ce travail et de
l'honneur qu'il m'a accordé en dirigeant mon travail, ses conseils et
orientation.
Je souhaite également adresser mes très vifs remerciements à tous
ceux qui, dans ma vie personnelle, m’ont toujours accompagnée dans
le temps long de la recherche et de l’écriture. Je remercie très
chaleureusement ma famille et plus particulièrement mes parents et
mes deux frères Amine et Youssef qui m'ont motivé et qui ont fait
tous leurs efforts pour m'aider tous au long de mon parcours d'étude
jusqu'à aujourd'hui. Aussi tous mes amis Samir et Anas qui m'ont
encouragé et aidé pendant la préparation de ce mémoire et à qui je
souhaite bonne chance dans leurs projets d'avenir
Je tien ensuite à remercier tous Les enseignants de la faculté des
Sciences Economiques, de Gestion de l'Université Hassan II
Mohammedia - Casablanca
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la
réalisation de ce modeste travail

2
Dédicace

Je dédie ce travail

A Mes Chers Parents qui ont consacré le


meilleur de leur vie à mon éducation et ma
formation ;

A Mes Deux Frères AMINE et YOUSSEF qui ont


été
toujours à mes côtés pour me donner la force de
continuer et d’avancer;

A Mes Amis et tous ceux qui pensent à moi

NABIL

3
Liste des abréviations

OMC : Organisation mondiale du commerce

DIT : Division internationale du travail

DIPP : Division internationale du processus de production

HOS : Heckscher-Ohlin-Samuelson

LE : libre-échange

PIB : Produit Intérieur Brut

CAF : Coût Assurance Fret

FAB : Sans frais à bord

LPL : Ligne de Précaution et de Liquidité

CCG : Conseil de Coopération du Golfe

TC : Taux de couverture

FMI : Fonds Monétaire International

MRE : Marocains Résidents à l’Etranger

AOR : Avoirs Officiels de Réserve

ALECA : Accord de libre-échange complet et approfondi

PEV : politique européenne voisinage

GATT: The General Agreement on Tariffs and Trade

4
Sommaire
Le Commerce extérieur et développement au Maroc

Introduction générale

PARTIE I : Cadre général et théorique du commerce international


 CHAPITRE I : Les fondements théoriques du commerce international

 Section 1 : Les théories des avantages


1.1 Théorie des avantages absolus ( Adam Smith)
1.2 Théorie des avantages comparatifs ( David Ricardo)
 Section 2 : Les théories de la dotation en facteur de production (HOS)
2.1 Le modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson
2.2 Hypothèses et limites de modèle H.O.S
2.3 Extension de la théorie Heckscher-Ohlin-Samuelson

 CHAPITRE II : Les théories protectionnistes libre-échange et protectionnisme

 Section 1 : Le libre-échange - avantages et limites


1.1 Notions et termes lié au libre-échange
1.2 Les avantages du libre-échange
1.3 Les limites du libre-échange
 Section 2 : Le Protectionnisme- avantages et limites
2.1 Notions et termes lié au Protectionnisme
2.2 Les avantages du Protectionnisme
2.3 Les limites du Protectionnisme

PARTIE II : Le Maroc dans le contexte international


 CHAPITRE I : Evolution du commerce extérieur au Maroc Depuis 2010

 Section 1 : La situation économique du Maroc


2.1 Les chiffres du commerce international Au Maroc 2016- 2020
 Section 2 : Les importations et exportations
2.1 La structure des importations du Maroc de l’année 2020
2.2 La structure des exportations du Maroc de l’année 2020

 CHAPITRE II : La politique commerciale extérieure du Maroc

 Section 1 : Relations entre le Maroc et l'Union européenne


1.1 Historiques des relations entres le Maroc et UE
1.1 La politique européenne de voisinage
 Section 2 : la balance des paiements et L'équilibre des comptes extérieurs
2.1 Balance des revenus
2.2 Balance des paiements

5
Introduction

Le Commerce Extérieur est l'ensemble des activités commerciales requises pour


produire, expédier et vendre des biens et des services sur la scène internationale, à partir
de la production jusqu'à la consommation. C’est aussi le terme qui inclut le commerce,
l'importation et l'exportation de biens et des services, et les investissements étrangers

De nos jours, le commerce extérieur est un pilier essentiel de la croissance économique


de chaque pays. Ce dernier se base sur les échanges de biens et des services entre les
nations

De plus, il constitue un moyen essentiel qui donne lieu à des relations multilatérales
entre les différents pays du monde. En effet, il contribue à exporter ou à importer le
surplus ou le manque dans le but de satisfaire les besoins de chaque pays

Les théories du commerce international ont un rôle important dans l’explication du


développement, et de la croissance économique, et dans l’amélioration du bien-être
général, cela d’une part, de l’autre part, ces théories sont parvenues à découvrir que le
commerce international contribue avec un apport très important et a divisé le monde en
deux catégories. Premièrement les pays développés dits pays du nord, et les pays en
développement dit pays du Sud. Actuellement on parle aussi des pays émergents

Les échanges commerciaux existent depuis des siècles, mais aujourd’hui, ils connaissent
un nouvel essor à travers l’ouverture sur l’économie de marché et la mondialisation. Les
méthodes utilisées dans le règlement de l’opération commerciale internationale, a
notamment à travers le règlement financier, contractuel et l’acheminement, ont
également évolués, .Le financement des importations par les établissements bancaires
notamment par les techniques documentaires fait courir aux banques des risques qui
peuvent être néfastes pour leur évolution.

Le commerce extérieur s’est développé à partir du XVIe siècle, sous l’influence


combinée de l’essor du commerce maritime, de la découverte du Nouveau Monde et de
l’organisation de nouvelles méthodes de production et aussi avec la première révolution
industrielle, cette dernière a commencé en Grande - Bretagne, elle a permis d'avoir une
production importante sur le plan interne et la recherche de débouchées est source
d'approvisionnement des matières premières sur le plan extérieur. C'est ce qui justifie
l'organisation du vaste empire colonial britannique. Cette situation a fait que l'Europe

6
occidentale soit le premier pôle du commerce international avec la Grande Bretagne en
tête.

A l’origine de la libéralisation de l’économie, la théorie de l’avantage absolu. En effet,


en 1776, Adam Smith, en s’interrogeant sur les fondements du commerce, sur le
pourquoi des échanges et sur l’intérêt pour les nations de commercer, formalise la
première théorie économique favorable à l’échange.

Cette théorique va être enrichi par un autre économiste du courant classique, David
Ricardo. En dépassant la loi de Smith, il établit la théorie de l’avantage comparatif.

Cette théorie repose sur une comparaison des coûts de production entre deux pays. Car
pour lui, même en l’absence d’avantage absolu, un pays peut se spécialiser dans une
production dès lors qu’il y possède un avantage comparatif et ce dernier a connu une
comparaison des coûts de production entre deux pays. Car pour lui, même en l’absence
d’avantage absolu, un pays peut se spécialiser dans une production dès lors qu’il y
possède un avantage comparatif

Au Maroc, à l’heure ou la libéralisation du commerce extérieur devient un axe


fondamental des réformes mises progressivement en place et pour une intégration
économique au commerce mondial (les accords d’association avec l’union européenne
et les négociations d’adhésion à l’OMC), les entreprises qui produisent et se
concurrencent, autrefois , sur le marché nationale agissent désormais au niveau mondial,
de par les exportations et la concurrence subit par l’importation. La plupart des grandes
entreprises mondiales sont multinationales, elles conçoivent, produisent et
commercialisent leurs produits comme dans le monde entier.

Le Maroc, fait de son engagement dans ce processus de libéralisation et d’ouverture sur


l’extérieur un choix stratégique. Ce choix est porteur d’importantes opportunités en
matière de développement économique et social et de renforcement de l’attractivité du
territoire national pour les investissements directs étrangers ; et L'élimination des
mesures non tarifaires ; L'instauration d'un environnement propice au développement
des affaires et des investissements ; L'élargissement et la diversification des relations
commerciales et économiques. Il devrait alors permettre une véritable dynamique de
spécialisation ainsi qu’une réelle insertion du Maroc dans le monde.

Cette stratégie pose également d’importants défis à l’entreprise marocaine en termes de


compétitivité et de positionnement sur les marchés intérieur et extérieur.

7
A fin d’expliquer le processus de libéralisation qui est renforcé par le Maroc par
plusieurs mécanismes cités auparavant, et aussi la théorie classique du libre-échange, on
va procéder à la proposition des différentes réformes structurelles de l’économie
marocaine. Ces réformes méritent d’être poursuivies pour accroître la compétitivité
économique internationale du Maroc

A partir de ce qui a été exposé ci-haut, il serait intéressant de pose la question


problématique

 Donc, comment la structure de commerce extérieur du Maroc a évalué depuis


2010 ?
 Comment le commerce extérieur Améliore-t-il l'efficacité de l'économie du
Maroc ?

8
Le Choix du sujet :

 le sujet du commerce extérieur a une importance dans mes études en science


économiques
 Le commerce est un instrument important qui permet de stimuler la croissance
économique et de réduire la pauvreté
Donc a partir de tous j’ai choisi mon pays le Maroc dans ce contexte comme Cas
pratique pour analyser la structure de commerce extérieur du Maroc depuis
2010 et a quel niveau d'efficacité ce dernier à Améliorer l'économie
Marocaine ?

Démarche méthodologique :

 La démarche théorique est basée sur le plan bibliographique, plusieurs ouvrages,


mémoires, articles, documents au commerce extérieur
 La démarche pratiquée du commerce extérieur porte sur la récolte
d’information et les opérations réelles qui concerne le Maroc dans le cadre
international
 Pour mener à bien mon travail, j’ai structuré mon travail en 2 Partie et
chaque Partie 2 chapitres En Total C’est quatre chapitres qui se présentent
comme suit :
 Le premier chapitre : est axé sur les fondements théoriques du commerce
extérieur, à savoir un aperçu historique de la théorie qui a marqué le
développement des échanges du commerce extérieur.
 Le deuxième chapitre : présent Des fondements Théoriques Protectionnistes
(libre-échange et protectionnisme) Et Aussi ces Avantages et limites
 Le troisième chapitre : portera sur l’évolution du commerce extérieure Au
Maroc Depuis 2010
 Le quatrième chapitre : Enfin, le quatrième chapitre pour destiné à traiter un
cas pratique pour La politique commerciale extérieure du Maroc

9
PREMIÈRE PARTIE :
CADRE GÉNÉRAL ET THÉORIQUE
DU COMMERCE INTERNATIONAL

10
 CHAPITRE I : LES FONDEMENTS THEORIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL

Les économistes classiques ont été les premiers à étudier les échanges internationaux,
entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Le but des théories classiques
est de montrer que le libre-échange est un facteur de croissance pour les pays qui y
participent. La doctrine libérale des auteurs classiques se résume dans l’expression «
laisser-faire, laisser-passer ». Chaque économie doit produire les marchandises dont elle
a besoin, exporter les marchandises pour lesquelles elle a un avantage en termes de
coûts de production et importer les marchandises pour lesquelles elle ne dispose
d’aucun avantage.

 SECTION 1 : LES THEORIES DES AVANTAGES


1.1 THEORIE DES AVANTAGES ABSOLUS ( ADAM SMITH)

Adam Smith Adam Smith (1723-1790) est un philosophe et


économiste classique écossais. Son œuvre principale, Recherches
sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), est
considérée comme l’ouvrage fondateur de la doctrine classique.

Selon Smith, un pays a intérêt à produire lui-même une


marchandise si le coût de production de cette marchandise est
moins élevé que dans les autres pays. Le pays dispose alors d’un
avantage absolu pour cette marchandise, il doit la produire et
l’exporter vers les autres pays. Les marchandises dont les coûts de
production sont trop élevés pour le pays doivent être importées.

La division internationale du travail De la théorie des avantages absolus découle le


principe de la spécialisation des pays. Chaque pays doit se spécialiser dans les secteurs
d’activité pour lesquels il dispose d’un avantage absolu. Il doit exporter ces
marchandises vers l’étranger et importer les marchandises pour lesquelles il ne dispose
d’aucun avantage absolu. Cela correspond à une Division internationale du travail
(DIT).

Exemple : Comparaison des productivités (un jour de travail par homme actif permet de
produire une certaine quantité de biens)

Etats-Unis Grande-Bretagne

Blé 2 unités 1 unité


3 unités

Textile 4 unités 6 unités 10 unités

11
Selon Smith, la différence de productivité de travail entre deux pays justifierait le
commerce international.

Les Etats-Unis détiennent un avantage absolu dans le blé 2>1

La Grande-Bretagne détient un avantage absolu dans le textile 4<6

Chaque pays est plus efficace que les autres dans la production d'un bien au moins. Le
pays en se spécialisant dans la production d'un bien ce qui signifie l'abandon de la
production des autres biens, approfondit la division du travail et ainsi la liberté des
échanges va accroître le bien-être de l'ensemble des pays. C'est l'avantage absolu dans la
production d'un bien qui détermine la spécialisation de chaque pays.

L’avantage absolu après spécialisation :

Les Etats-Unis obligent le travailleur de textile de venir travailler dans la production


du blé. La Grande-Bretagne oblige le travailleur de blé de venir travailler dans la
production de textile

La production mondiale de blé et de textile après spécialisation

Etats-Unis Grande-Bretagne

4 unités
Blé 4 unités 0 unité

12 unités
Textile 0 unités 12 unités

La spécialisation oblige chaque Nation à orienter ses ressources économiques dans le


secteur où elles peuvent être utilisées plus efficacement qu'auparavant. Ainsi, la
production mondiale des 2 biens peut être augmentée, chaque pays pouvant ainsi accès à
un vaste éventail de biens : - Etats-Unis : pourraient vendre 2 unités de blé à la Grande
Bretagne (production du travailleur qui fabriquait le textile) contre 6 unités de textile. Ils
gagneraient alors 2 unités de textiles par rapport à la situation autarcique. - Grande-
Bretagne : pourrait échanger 6 unités de textiles produites par l'ancien agriculteur contre
2 unités de blé. Elle gagne donc une unité de blé par rapport à la situation antérieure.

En conclusion, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour


lequel il a un avantage absolu et laisser la production des autres biens à d’autres pays

2.1 THEORIE DES AVANTAGES COMPARATIFS ( DAVID RICARDO)

12
David Ricardo (1772-1823) est un économiste classique anglais.
Homme d’affaires et homme politique, il est l’auteur des
Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).

Ricardo met aussi en avant l’intérêt des échanges internationaux


pour les pays. Il se base sur la lecture de Recherches sur la nature
et les causes de la richesse des nations de Smith pour aborder la
notion de coûts comparatifs. Selon Ricardo, même si un pays ne
dispose d’aucun avantage absolu, il peut avoir intérêt à se
spécialiser et à échanger s’il dispose d’un avantage comparatif. Il
présente lui-même l’exemple de la production du drap et du vin en Angleterre et au
Portugal. Cet exemple est basé sur les coûts de production de chaque pays qui
correspondent à la quantité de travail nécessaire pour obtenir ces deux marchandises,
quelle que soit l’unité de mesure utilisée.

Selon Ricardo, ce n'est pas l'avantage absolu qui compte mais l'avantage relatif.
Autrement dit un pays, qui est moins efficace que les autres pays dans la production de
tous les biens qui peuvent être échangés, sera relativement moins inefficace dans la
production d'au moins un bien. En exploitant cet avantage comparatif, c'est-à-dire en se
spécialisant dans la production de ce bien, le libre-échange se révélera préférable à
l'autarcie.

Il présente lui-même l’exemple de la production du drap et du vin en Angleterre et au


Portugal. Cet exemple est basé sur les coûts de production de chaque pays qui
correspondent à la quantité de travail nécessaire pour obtenir ces deux marchandises,
quelle que soit l’unité de mesure utilisée.

Coûts de production Angleterre Portugal

Drap 100 90

Vin 120 80

Interprétation : la production de drap coûte 100 unités en Angleterre.

Selon le raisonnement de Smith, la production d’une marchandise est effectuée par le


pays qui a les coûts de production les moins élevés. Le drap et le vin sont alors produits
par le Portugal, car ce pays a les coûts de production les plus faibles pour ces deux
produits. Il s’agit d’une lecture «horizontale », produit par produit. Ricardo considère
que chaque pays doit se spécialiser dans le produit qui présente les plus faibles coûts de
production. L’Angleterre doit donc produire des draps qui lui coûtent moins cher que le
vin et le Portugal du vin qui lui coûte moins cher que les draps. Il s’agit d’une lecture «
verticale », pays par pays.

13
La Division internationale du processus de production

La fabrication d’un produit est décomposée en plusieurs pièces ou tâches dans différents
pays. Chaque pays fabrique la partie du produit pour laquelle il a un avantage
comparatif. Cela correspond à une Division internationale du processus de production
(DIPP).

EXEMPLE : Pour un polo, le coton est fabriqué au Texas, puis expédié en Chine où il
est tissé, avant d’arriver en Europe où il est imprimé selon la demande des
consommateurs.

Application La théorie des avantages comparatifs est toujours utilisée pour défendre le
libre-échange. Les pays cherchent à se spécialiser dans les secteurs d’activité pour
lesquels ils disposent d’un avantage comparatif.

L'analyse Ricardienne ne précise pas quel sera le niveau exact des prix et des quantités
échangées entre pays. C'est S. Mill qui déterminera l'équilibre de l'échange international
en faisant deux hypothèses : fonctions de demande par pays identiques et constance de
la part du revenu réel consacrée à chaque bien. D'autres hypothèses fondent le modèle :
concurrence pure et parfaite, existence d'un seul facteur primaire par pays, coûts de
production fixes (totalement indépendants de l'échelle de production et des effets
externes).

En Conclusion du modèle des avantages comparatifs de David Ricardo L’échange est


profitable à chaque pays du monde. En effet, il permet de produire d’une manière
efficace et d’exporter le surplus. En se spécialisant chaque pays obtient une plus grande
quantité des deux biens. Il en résulte une spécialisation internationale qui sera profitable
non seulement aux deux pays mais à l’ensemble de tous les pays du monde.

Le modèle Ricardien, sous sa forme originelle, ne peut être étendu à plusieurs biens.
Nous nous proposons de présenter une généralisation du modèle dans une économie
monétaire à continuum de biens, en procédant à une extension du modèle Dornbusch-
Fisher-Samuelson (1977).

14
SECTION 2 : LES THEORIES DE LA DOTATION EN FACTEUR DE PRODUCTION (HOS)

1.1 LE MODELE HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON

Eli Hecksher (1879-1952) et Bertil Ohlin (1899-1979), deux économistes suédois, ont
développé un modèle sur le commerce international en 1933. Paul Samuelson (1915-
2009), économiste américain, «prix Nobel d’économie » en 1970, a contribué
à l’amélioration de ce modèle en 1941. Ce modèle est connu sous le nom de modèle
HOS, Hecksher-Ohlin- Samuelson

Le modèle Hecksher-Ohlin-Samuelson est le modèle standard de la théorie du


commerce international. Basé sur l’avantage comparatif de Ricardo, le modèle
Hecksher-Ohlin-Samuelson vise à expliquer la présence d’échanges internationaux par
les différences de dotations en facteurs de production de chaque pays .Ὰ travers ce
modèle , les auteurs entendent prouver la supériorité du libre-échange et les bénéfices de
la spécialisation .Ce modèle est connu sous plusieurs noms .Il fut d’abord publié sous
une forme plus littéraire par Berti Ohlin , qui en attribua la copaternité à son directeur
de thèse ,Eli Hecksher, en 1933 .En 1941,Paul Samuelson et Wolfgang Stopper en
déduisirent un théorème important sur la rémunération des facteurs, qui fut
systématiquement incorporé dans la présentation du modèle , désormais connu sous
l’abréviation HOS. La théorie d’Hecksher-Ohlin prend sa source dans les analyses des
classiques, notamment celle de l’avantage comparatif de David Ricardo. Ce dernier
montre que les pays ont intérêt à ouvrir leurs frontières et à spécialiser leur production.

2.1.1 Illustration du modèle HOS

L’illustration la plus courante du modèle HOS compare la situation de l’Australie et


celle de l’Angleterre en fonction de l’abondance des terres et de la main-d’œuvre.
L’Australie est un pays qui dispose en abondance de terres. En revanche, la main
d’œuvre est plus rare. Ce pays doit se spécialiser dans une activité qui peut utiliser ces
terres et qui demande moins de main-d’œuvre, comme l’élevage ou l’agriculture.
L’Angleterre est un pays dans lequel la main-d’œuvre est abondante alors que l’espace
cultivable est plus rare. Ce pays doit se spécialiser dans l’industrie qui utilise beaucoup
de travail mais peu de terres.

15
2.2 HYPOTHESES ET LIMITES DE MODELE H.O.S

2.2.1 Hypothèses de modèle H.O.S

Le cadre d'analyse est un modèle «2x2x2» : deux pays, A et B, deux biens, 1 et 2, deux
facteurs de production, K et L, en quantités KA, LA, KB et LB.

Note : Il est possible de sortir du cadre 2x2x2. La complexité mathématique de la


résolution du modèle augmente alors considérablement, même s'il est possible de
prouver que ses résultats essentiels restent valables dans la plupart des cas.

 Les deux pays ont accès à la même technologie. Ils ont donc les mêmes fonctions
de production, F1 (K, L) et F2 (K, L), à rendements factoriels décroissants

Les pays ont des dotations relatives en facteurs de production différentes. On suppose ici que KA / LA > KB /
LB (A a relativement plus de K par unité de L que B) La production se fait à rendements d'échelle constants :

 Les facteurs de production ont une productivité marginale décroissante.


 L'intensité en facteurs de production doit être différente entre les deux biens. Nous supposerons ainsi
que . Cela signifie que la production du bien 2 utilise relativement plus de facteur K
que la production de bien 1.

 Les facteurs de production sont immobiles internationalement;


 Les biens produits sont mobiles sans coût internationalement (pas de barrières douanières,
transport sans coût).
 Le concept d'équilibre interne des deux pays est celui de la concurrence parfaite
 Les biens produits sont mobiles sans coût internationalement (pas de barrières douanières, transport
sans coût)
 Le plein-emploi des facteurs de production (tout le capital et tout le travail disponibles sont utilisés)
2.2.2 limites de modèle H.O.S

ce modèle occupe une place centrale dans la littérature, c'est avant tout du fait des
intuitions qu'il souligne, et de la richesse des résultats qu'il propose.

Il est cependant contestable sur plusieurs points. La plupart de ses prédictions sont
infirmées par les flux du commerce international :

 Alors que les États-Unis ont un taux de capital par tête parmi les plus élevés, ils
exportent des produits relativement intensifs en travail (paradoxe de Leontief),
pourtant, les recherches de Keesing en 1966 ont montré que le travail qualifié
pouvait être considéré comme du capital. C'est la Théorie du capital humain de
Becker : le travail intègre du capital sous forme humaine. La recherche de
Leontief ne remet finalement pas en cause le modèle,

16
 L'égalisation des prix relatifs n'est que rarement observée, même au sein d'une
union monétaire comme la zone euro. Cette observation amène à étudier les
conséquences de différences de demande entre les pays.

2.3 EXTENSION DE LA THEORIE HECKSCHER-OHLIN-SAMUELSON

2.3.1 Théorème de Stolper-Samuelson

Contrairement à l'avantage comparatif le modèle HOS affecte la distribution des


revenus au niveau de l'économie nationale. L’ouverture de l'économie peut dé boucher
sur un creusement des inégalités du revenu entre les détenteurs des différentes facteurs
de production. Un pays domestique abondant en capitale se spécialisera dans un secteur
intensif en ce facteur, la demande relative en capitale grimpe et les producteurs
domestiques auront tendance à s'orienter vers le capitale et marginalisent
l'investissement dans le secteur intense en travail. En conséquence la rémunération
réelle du capitale s'accroit tandis que celle du travail décroît dans le pays domestique
alors que dans le pays étranger doté en travail abondant la situation s'inverse. Le
théorème de Stolper-Samuelson énonce que: <<une augmentation du prix relatif d'un
bien augmente la rémunération relative du facteur qui est utilisé intensivement dans la
production de ce bien et diminue la rémunération relative de l'autre facteur>>.
L'inégalité issue de l'ouverture peut engendrer un conflit entre les détenteurs des
facteurs. Ceux qui bénéficient d'un facteur abondant gagneront aux é changes et à la
spécialisation alors que les autres seront pénalisés.

2.3.2 Le théorème de Rybczynsky

Ce théorème concerne la possibilité de changement de spécialisation d'un pays. Dans le


cas où le taux croissance économique s'accroît à un rythme supérieure à la croissance
démographique dans un pays doté intensivement en travail à l'origine, un changement
de dotation peut affecter sa structure de production. Dans cette hypothèse les prix
relatifs sont exogènes. Il est valable pour les pays de petite taille n'ayant pas d'influence
sur le prix relatif mondial. Au fur et à mesure de l'élévation du taux de croissance, le
pays s'enrichit en capitale. Pour faire face à l'augmentation relative de la dotation en
capitale, l’économie nationale doit produire plus du bien riche en ce facteur. Le
théorème de Rybczynsky annonce : <<pour un prix relatif donné, une augmentation de
la dotation en un facteur de production augmente la production du bien qui est intensif
dans ce facteur et diminue la production de l'autre bien>>. Ce théorème démontre quel
‘avantage comparatif n'est pas statique.

2.3.3 Le paradoxe de Leontief

Leontief entame en 1953 un teste empirique du modèle HOS basé sur les données des
échanges américaines. Contrairement à la prévision du modèle des proportions de
facteur, les États Unis, un pays riche en capitale, exportent des biens intenses en travail
et importent des produits avec une technologie gourmande en capitale. Ce paradoxe de
Leontief affirme que les États unis transfèrent vers l'extérieur des contenus riche en
travail qualifié avec une meilleur productivité. Selon le teste de Leontief, le modèle

17
HOS omet l'importance du capitale humain dans les échanges internationales
 CHAPITRE 1I : LES THEORIES DU LIBRE-ECHANGE ET PROTECTIONNISME

On sait déjà que le libre-échange est une théorie développée par Adam Smith et David
Ricardo selon laquelle les échanges commerciaux doivent se développer sans obstacle
entre les pays afin de favoriser leurs croissances mutuelles. Le protectionnisme est une
théorie développée par John Maynard Keynes comme une politique économique visant
à réduire, voire empêcher, l’entrée sur le territoire national de produits d’origine
étrangère. Pour ce faire, le pays aura recours à l’instauration

 SECTION 1 : LE LIBRE-ECHANGE - AVANTAGES ET LIMITES


1.1 NOTIONS ET TERMES LIE AU LIBRE-ECHANGE

La notion de LE est naturellement une doctrine libérale. Pour résumer, cela consiste à
dire que les pays ont un intérêt particulier à commercer entre eux et qu'un intérêt général
se dégage de ce postulat. Cette liberté doit se traduire concrètement par l'absence de
barrières douanières à ce commerce.

C'est-à-dire à la libre circulation des biens et des services entre les pays. Cette doctrine
préconise la suppression de toute entrave aux échanges internationaux. Les obstacles au
libre-échange sont toutes les formes de barrières qui freinent l’entrée d’une marchandise
dans un pays ou sa sortie

La politique commerciale qui en résulte recommande comme principe de "laisser-faire"


le marché et se traduit par la suppression de tous les obstacles aux échanges
internationaux

EXEMPLES : Les droits de douane, les quotas…

Les entraves au libre-échange sont considérées comme de la concurrence déloyale.

Le fondement de ce système repose dans les théories économiques classiques de


l'avantage comparatif Selon ces théories, son usage permet de maximiser la richesse de
chacune des nations qui y concourent et contribue à augmenter le volume, la puissance
et la profitabilité du secteur du commerce et du négoce international par rapport aux
secteurs productifs, en particulier locaux et vivriers.

libre-échange, est un impact positif sur la croissance économique et le niveau de


développement, tandis que le protectionnisme a un impact négatif sur la croissance et le
niveau de richesses

La plupart des pays pratiquent une certaine forme de protectionnisme en appliquant des
mesures tarifaires ou non-tarifaires comme les quotas, les subventions aux exportations,
les normes techniques ou sanitaire ou les mesures favorisant les entreprises nationales

1.2 LES AVANTAGES DU LIBRE-ECHANGE

1.2.1 La croissance économique

18
Selon les théoriciens classiques LE est un facteur de croissance pour les pays qui y
participent .le libre-échange permet aux pays de se spécialiser dans les productions pour
lesquelles ils disposent d’un avantage en termes de coût de production. La spécialisation
des pays permet une utilisation optimale des ressources de chaque pays. Le libre-
échange est alors source de croissance économique.

1.2.2 L’amélioration de la compétitivité

Le libre-échange force les producteurs à être plus compétitifs. Si ces parts de marché
sont obtenues en baissant les prix de vente, il s’agit de compétitivité-prix. Les
consommateurs profitent de prix les plus avantageux. Si c’est la nature des produits,
notamment leur qualité ou leur image de marque, qui est améliorée, il s’agit de
compétitivité hors prix.

EXEMPLE : L’Allemagne a la réputation de fabriquer des biens robustes

1.2.3 L’innovation

La concurrence internationale est aussi un moteur pour stimuler les innovations.

1.2.4 L’ouverture des pays

Enfin, un pays ne peut vivre en totale autarcie, c’est-à-dire sans aucun échange avec les
autres pays. Aucun pays ne dispose de toutes les ressources nécessaires pour faire vivre
sa population. Les pays sont donc obligés de s’échanger des biens et des services.

1.3 LES LIMITES DU LIBRE-ECHANGE


1.3.1 Les conséquences économiques et sociales

La recherche permanente de compétitivité force les entreprises à baisser leurs coûts de


production, notamment le coût du travail. Certaines sont alors incitées à produire dans
des pays à faible coût de la main-d’œuvre pour augmenter leur compétitivité. Cela
correspond à une délocalisation, c’est-à-dire à la fermeture d’une entreprise sur un
territoire pour s’implanter dans un autre pays. Si un pays subit un nombre important de
délocalisations, le niveau de sa production diminue et son taux de chômage augmente.
Les délocalisations sont souvent considérées comme un effet néfaste du libre-échange

1.3.2 La dépendance vis-à-vis de l’extérieur

Le développement du libre-échange et la spécialisation des pays rendent les États


dépendants de la situation économique des autres pays. Un pays spécialisé dans un
domaine est plus sensible à la conjoncture économique internationale et aux volontés de
ses partenaires commerciaux.

EXEMPLE : En France, le secteur touristique est particulièrement sensible aux


décisions des touristes étrangers.

De même, un pays qui est importateur d’un produit subit les variations de production et
de prix du pays auprès duquel il achète ce produit.

19
EXEMPLE : En 1973, les pays industrialisés subissent la forte hausse du prix du
pétrole décidée par les pays exportateurs de pétrole.

1.3.3 Les inégalités de richesses

Le libre-échange ne profite pas à tous les pays de la même manière. Il est souvent
accusé de creuser les écarts de richesses entre les pays. Les pays les plus riches sont les
plus aptes à échanger avec les autres et deviennent ainsi de plus en plus riches. Les pays
les plus pauvres ont plus de difficultés à participer à ces échanges.

En Conclusion Le libre-échange ne parvient pas toujours à favoriser le développement.

 SECTION 2 : LE PROTECTIONNISME- AVANTAGES ET LIMITES


2.1 NOTIONS ET TERMES LIE AU PROTECTIONNISME

Le protectionnisme désigne une politique interventionniste de l’État pour protéger le


marché national. Il peut être caractérisé par l’édification de barrières douanières, afin
d’éviter que les produits importés ne soient concurrentiels par rapport aux productions
nationales

Le protectionnisme correspond à une doctrine économique mais également à une


politique économique qui, à travers l’instauration des barrières tarifaires et non
tarifaires, vise à limiter les importations de biens et de services afin de favoriser ou de
protéger la production nationale de la concurrence étrangère et ainsi rééquilibrer la
balance commerciale. La principale barrière tarifaire est le droit de douane, c’est-à-dire
un impôt prélevé sur une marchandise importée lors de son entrée sur le territoire
national. L’objectif de cette mesure est d’augmenter le prix des produits importés afin
d’en décourager la consommation. Les autres instruments du protectionnisme sont des
mesures non tarifaires comme l’embargo commercial (imposer une interdiction
d’importer certains produits), les contingentements d’importation (fixer des quotas
d’importations), les barrières réglementaires (imposer le respect de normes techniques,
sanitaires, environnementales aux produits importés afin d’en augmenter le coût ou d’en
rendre impossible l’importation), etc.

L’adoption d’une politique protectionniste peut avoir pour objectif de protéger certains
secteurs économiques comme les industries naissantes qui ne sont pas assez
compétitives pour affronter la concurrence internationale, laisser le temps à des activités
vieillissantes de se reconvertir ou bien encore de sauvegarder l’emploi dans les secteurs
menacés.

À l'inverse, le protectionnisme peut conduire à une guerre commerciale entre les nations
(mesures de représailles des autres pays, boycott), à l’isolement de l’économie
nationale, à une augmentation des prix préjudiciable pour les consommateurs et les
entreprises, à retarder les avancées technologiques, à la perte de compétitivité des
entreprises, à une augmentation du chômage, etc.

20
2.2 LES AVANTAGES DU PROTECTIONNISME

 Une plus grande variété des produits sont offerts aux consommateurs.

 Une meilleure protection des industries nationales, notamment pour les pays en
développement.

 Prévention du « dumping «. En effet, la pratique du dumping qui consiste à


exporter à des prix trop bas, ou contourner les règles de l’environnement ou du
droit social pour rester compétitif sur le marché extérieur, est souvent mise en
échec par les politiques protectionnistes.

 Protection et sauvegarde de l’emploi par l’incitation à la consommation locale.


 Création de nouveaux emplois par effet de la stimulation de la production
nationale.

 Protection de l’économie des concurrences étrangères.

 Moins de dépendance à d’autres pays.

 Préservation de la culture et de la souveraineté nationales.

 Impact positif sur l’environnement, réduction des transports, de la pollution, etc.

 Absence de risques liés aux produits chimiques autorisés dans d’autres pays.

 Diminution du risque d’arrivée d’insectes et autres bêtes nuisibles à l’agriculture


autochtone, ainsi que des biens produits dans des ateliers de misère.

2.3 LES LIMITES DU PROTECTIONNISME

 Représailles des autres pays, qui peuvent être amenés à engager des mesures de
rétorsion néfastes sur le commerce.

 Renchérissement du coût de la vie en général.

 Risque d’endommager le système commercial.

 Manque de diversité dans les produits disponibles

21
 Absence de concurrence pour réduire les prix des biens de consommation.

 Manque d’intérêt pour l’innovation en l’absence de concurrence étrangère.

 Incitation à la contrebande.

En Conclusion

le protectionnisme n’aide pas les secteurs économiques en difficulté. Il ne fait


que retarder l’échéance et les empêcher d’innover, ce qui est leur seule planche
de salut. En revanche, il est efficace pour protéger un secteur dominant et
innovant.

Le protectionnisme n’est pas là pour sauver les "canards boiteux" mais pour
renforcer les secteurs forts de l’économie. Encore faut-il avoir encore des secteurs
économiques forts. Le protectionnisme est donc à double tranchant et il
fonctionne de manière positive que sur des secteurs dynamiques et innovants.

22
DEUXIÈME PARTIE :
LE MAROC DANS LE CONTEXTE
INTERNATIONAL

23
 CHAPITRE I : EVOLUTION DU COMMERCE EXTERIEUR AU MAROC DEPUIS 2010

 SECTION 1 : LA SITUATION ECONOMIQUE DU MAROC


1.1 LES CHIFFRES DU COMMERCE INTERNATIONAL AU MAROC 2016- 2020

De nos jours, le commerce extérieur constitue l’un des moteurs indéniables


du développement économique et social. Il est devenu un facteur déterminant dans les
stratégies de croissance adoptées par les pays optant pour le libéralisme, dans un
contexte marqué par la globalisation poussée des marchés et la mondialisation
croissante des échanges internationaux.

Le Maroc est l’un des pays précurseurs en Afrique et dans le monde arabe à avoir opté
pour la libéralisation de son économie et de ses échanges, et ce depuis le début des
années 80, ce qui a permis son adhésion au GATT en 1987 et la conclusion en 1994 des
accords de Marrakech ayant donné naissance à l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC) en 1995.

Le Maroc est très ouvert au commerce extérieur qui représente 87% de son PIB (Banque
mondiale, dernières données disponibles). Les engrais, les voitures, le fil émaillé ou
anodisé ont été les principales exportations en 2020 ; tandis que les produits pétroliers
représentaient la plus grande part des importations, suivis des automobiles, du blé et du
méteil, du gaz, des pièces de véhicules à moteur, des câbles et des fils. Selon les
données de l'Office des Changes, en termes de groupes de produits, les exportations ont
été tirées par le secteur automobile, devant les industries agro-alimentaires et des
phosphates. En revanche, les produits d'équipement ont représenté 25,9% des
importations, devant les produits de consommation (23%) et les produits semi-finis
(21,3%).

Les principaux partenaires commerciaux du pays sont l'Espagne (23,9 %) et la France


(22 %), suivis de l'Italie (4,4 %), de l'Inde (4,3 %) et du Brésil (4,1 %). L'Espagne est
également le principal fournisseur (15,4 %), devant la Chine (12,2 %), la France (12 %),
les États-Unis (6,3 %) et la Turquie (5,5 %). Alors que les pays européens sont les
principaux partenaires commerciaux (65,8% du commerce total), le Maroc a également
renforcé son intégration commerciale avec le reste de l'Afrique, notamment à travers la
ratification de l'accord de libre-échange continental africain.

Le Maroc a une balance commerciale structurellement négative, qui continue d'épuiser


ses réserves de change. En 2020, le déficit commercial global était estimé à 7,6 % du
PIB par la Banque mondiale (contre 8,6 % un an plus tôt). Selon les données de l'OMC,
en 2020, le Maroc a exporté pour 27,1 milliards de dollars de marchandises, enregistrant
une baisse de 6,7 % d'une année sur l'autre ; alors que la valeur de ses importations

24
s'élevait à 43,8 milliards de dollars, soit 13,6 % de moins que l'année précédente. Le
Maroc est un exportateur net de services, avec 13,2 milliards de dollars d'exportations (-
29,1% en glissement annuel) contre 6,1 milliards de dollars d'importations (-29% en
glissement annuel). Les derniers chiffres de l'Office des Changes montrent que sur les
neuf premiers mois de 2021, les échanges de biens ont marqué une hausse tant des
importations que des exportations : ces dernières ont augmenté de 23,7% pour atteindre
une valeur de 382,9 milliards de MAD ;

de même, les exportations se sont établies à 233 milliards de dirhams, en hausse de


23,4% par rapport à la même période un an plus tôt. Ainsi, le déficit commercial a
affiché une hausse de 24,3% soit 29,3 milliards de MAD pour atteindre 149,9 milliards
de MAD

TABLEAU N°1 : LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS EN Milliards de MAD

Valeurs du commerce extérieur 2016 2017 2018 2019 2020

Importations de biens (millions USD) 41.528 44.490 51.038 50.734 43.831

Exportations de biens (millions USD) 22.773 25.272 28.609 29.132 27.159

Importations de services (millions USD) 8.604 8.708 9.257 8.638 6.130

Exportations de services (millions USD) 15.379 16.592 17.993 18.728 13.268

Source : Organisation mondiale du commerce (OMC) ; dernières données disponibles

TABLEAU N°2 : STATISTIQUES DE LA BALANCE COMMERCIALE EN Milliards de MAD

Indicateurs du commerce extérieur 2016 2017 2018 2019 2020

Commerce extérieur (en % du PIB) 80,9 84,0 88,0 87,1 78,6

Balance commerciale (hors services) (millions USD) -17.630 -18.065 -20.253 -19.771 -15.507

Balance commerciale (services inclus) (millions USD) -10.739 -10.551 -12.131 -10.049 -8.740

Importations de biens et services (croissance annuelle en %) 14,5 7,9 7,4 3,3 -11,5

Exportations des biens et services (croissance annuelle en 6,0 11,1 6,0 5,5 -14,8
%)

Importations de biens et services (en % du PIB) 45,5 46,8 49,2 48,0 43,2

Exportations des biens et services (en % du PIB) 35,4 37,2 38,8 39,1 35,5

Source : Banque mondiale ; dernières données disponibles

25
TABLEAU N°3 : PRINCIPAUX PAYS PARTENAIRES

Principaux
Principaux clients
2020 fournisseurs 2020
(% des exportations)
(% des importations)

Espagne 23,9% Espagne 15,4%

France 22,0% Chine 12,2%

Italie 4,4% France 12,0%

Inde 4,3% Etats-Unis 6,3%

Brésil 4,1% Turquie 5,5%

Etats-Unis 3,6% Allemagne 5,3%

Allemagne 3,3% Italie 5,2%

Pays-Bas 3,2% Russie 3,6%

Turquie 2,2% Portugal 2,6%

Royaume Uni 2,0% Arabie saoudite 2,0%

Source : Comtrade, Dernières données disponibles

26
 SECTION 2 : LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS
2.1 LA STRUCTURE DES IMPORTATIONS DU MAROC DE L’ANNEE 2020

Au titre de l’année 2020, tant les importations que les exportations de marchandises
enregistrent, en glissement annuel (comparaison entre janvier-décembre 2020 et
janvier-décembre 2019), des baisses respectives de 14,1% et de 7,5%.

En 2020, les importations de marchandises chutent de 14% ou -69Mds DH pour


atteindre 422Mds DH contre 491Mds DH une année auparavant. Toutefois, en volume,
elles s’inscrivent en hausse de 2,9% : 62.4mT en 2020 contre 58.470mT en 2019.

, les importations de tous les produits se sont inscrites en baisse, à l’exception de celles
des produits alimentaires

TABLEAU N°4 : LA BALANCE COMMERCIALE EN Millions de DH

Années Evolution

2020 2019 Valeur %

Importations CAF 421.868 490.953 -69.085 -14,1

Exportations FAB 263.179 284.496 -21.317 -7,5

Solde -158.689 -206.457 47.768 23,1

Taux de couverture (TC) en % 62,4 57,9

Sources Office des Changes, Département Études & Statistiques

En glissement trimestriel (comparaison entre le 4ème trimestre de l’année 2020 et le


3ème trimestre de la même année), les exportations enregistrent une hausse de 15%
supérieure à celle des importations (+12,8%).

Ainsi, le déficit commercial s’allège de 23,1% ou de 47.768MDH. Le taux de


couverture s’établit, quant à lui, à 62,4%, enregistrant une amélioration de 4,5 points.

27
La baisse des importations de produits finis de consommation est imputable
principalement au recul des achats de voitures de tourisme (-7,7Mds DH ou -38%),
leurs parties et pièces (-3,1Mds DH ou -16,4%) ainsi que les tissus et fils de fibre
synthétique et artificielles (-1,6Md DH ou -20,1%).

Cette baisse des importations de biens s’explique par le recul des importations de la
quasi-totalité des groupes de produits en l’occurrence, des produits énergétiques (-
26.510MDH), des produits finis de consommation (-17.972MDH), des biens
d’équipement ;(-17.215MDH), des demi produits (-11.428MDH) et des produits
bruts (-3.137MDH). En revanche, les achats des produits alimentaires augmentent de
7.494MDH.

Les demi-produits et les produits finis de consommation voient leurs importations


reculer après dix années successives de hausse.

De même, les importations de produits bruts ralentissent en 2020


(-2,6Mds DH ou -11,9%) notamment celles du souffre brut (-2Mds DH)

Les produits énergétiques sont les produits fortement touchés. Ils participent à eux seuls,
à plus d’un tiers de la baisse des importations totales. Leurs importations chutent de
34,7% ou -26,5Mds DH en 2020 par rapport à 2019. Cela s’explique par la baisse aussi
bien des quantités importées que des prix.

Les approvisionnements en produits alimentaires affichent de leur côté une hausse de


7,4Mds DH, tirée par l’augmentation des approvisionnements en blé (+4,3Mds DH) et
en orge (+1,6Md DH).

Les Chiffres des importations des produits alimentaires, celles-ci se situent à


55.319MDH en 2020 contre 47.825MDH l’année précédente, soit une augmentation de
15,7%. Cette hausse fait suite à l’accroissement des achats de Blé (+4.272MDH) et ceux
de l’Orge (+1.551MDH).

La facture énergétique s’établit à 49.832MDH à fin décembre 2020 contre 76.342MDH


à fin décembre 2019, soit -26.510MDH. Le recul de la facture énergétique (-34,7%) est
dû principalement à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (-
15.500MDH). Cette évolution s’explique par la baisse des prix de 33,5% (3.742 DH/T
en 2020 contre 5.626 DH/T un an auparavant), conjuguée à la baisse des quantités
importées (-9,8%) : 6.220mT en 2020 contre 6.892mT en 2019. (Graphique n°1).

28
Graphique n°1: évolution des importations de gas-oils et fuel-oils

Office des Changes, Département Études & Statistique

29
TABLEAU N°5 : TABLEAU D’EVOLUTION DES IMPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN Millions deDH

Années Evolution
2020 2019 Valeur %
produits énergétiques 49.832 76.342 -26510 -34,7
Gas-oils et fuel-oils 23.276 38.776 -15500 -40,0
Huiles de pétrole et lubrifiants 3.251 8.428 -5177 -61,4
Gaz de pétrole et autres hydrocarbures 12.013 14.055 -2042 -14,5
produits finis de consommation 95.052 113.024 -17972 14,9
voitures de tourisme 12.594 20.323 -7729 -38,0
parties et pièces pour voitures de tourisme 15.914 18.769 -2855 -15,2
Tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles 6.574 8.169 -1595 -19,5
Bien d’équipement 109.622 126.837 -17215 -13,6
Avions et autres véhicules aériens ou spatiaux 646 7.996 -7350 -91,9
Fils, Câbles et autres conducteurs isoles 6.897 9.052 -2155 -23,8
Machines et appareils divers 10.832 12.202 -1.370 -11,2
Demi-produits 93.079 104.507 -11.428 -10,9
Matières plastiques 13.002 14.396 -1.394 -9,7
Fils, barres, et profilés en fer 3.338 4.350 -1.012 -23,3
Fils et Câbles électriques 2.602 3.610 -1.008 -27,9
Produits bruts 18.964 22.101 -3.137 -14,2
Soufres bruts et non raffinés 4.383 6.913 -2.530 -36,6
Bois bruts équarris ou sciés 2.218 2.752 -534 -19,4
Or industrie 0 317 -317 -
Produits Alimentaires 55.319 47.825 7.494 15,7
Blé 13.505 9.233 4.272 46,3
Orge 2.304 753 1.551 -
TOTAL 421.868 490.963 -69.085 -14,1
Sources offices des Echanges

30
2.2 LA STRUCTURE DES EXPORTATIONS DU MAROC DE L’ANNEE 2020
.

La baisse des exportations du secteur automobile en 2020, s’explique principalement


par le recul des ventes du segment du câblage (–19% ou -6.066MDH), du segment de la
construction (-12,8% ou -4.329MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (-7,8%
ou -610MDH). La part de ce secteur dans le total des exportations s’élève, ainsi, à
27,6% contre 28,2% un an auparavant. (Graphique n°2).

Graphique n° 2 : Evolution mensuelle des exportations du secteur Automobile en


MDH

Sources offices des Echanges

Concernant les exportations du secteur textile et cuir au titre de l’année 2020, celles-ci
ont été affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés (-
5.295MDH) et celles des articles de bonneterie (-1.677MDH). De même, les
exportations du secteur de l’aéronautique affichent une baisse de 5.046MDH.

31
De leur côté, les exportations du secteur textile et cuir se replient de 7Mds DH ou -
18,9%, sous l’effet du recul simultané pour la deuxième année consécutive des ventes
de vêtements confectionnés (-22,2%), des articles de bonneterie (-22,5%) et des
chaussures (-15,9%). Elles se chiffrent à 30Mds DH en 2020, un niveau bas qui n’a
jamais été atteint durant les dix dernières années.

Les exportations du secteur aéronautique suivent la même tendance et chutent fortement


(-28,3% ou -5Mds DH) en 2020. Ce repli est lié au recul des ventes des écosystèmes
assemblage (-2,5Mds DH ou -24,3%) et EWIS (-2,5Mds DH ou -34,3%).

Quant aux secteurs de l’agriculture et agroalimentaire ainsi que de l’électronique, leurs


exportations restent stables en 2020. En effet, le secteur « Agriculture et agroalimentaire
» maintient le niveau de 2019 suite à des évolutions contrastées : la hausse des ventes de
l’industrie alimentaire et de l’agriculture, sylviculture, chasse est compensée par le recul
des exportations de l’industrie de tabac.

C’est le cas également du secteur électronique et électricité, dont les exportations ont
stagné en 2020 s’établissant à 10,4Mds DH. La hausse des exportations de fils, câbles et
autres conducteurs isolés de l’électricité (+1,7Mds DH) conjuguée à la baisse
principalement des ventes de composants électroniques (-1,5Mds DH) explique cette
évolution.

L’analyse par produits montre que les exportations du Maroc demeurent prédominées
par sept produits qui participent à hauteur de 50,7% au total des exportations

Les engrais naturels et chimique se classent en tête des produits exportés en 2020
(12,2% contre 9,9% en 2019) et devancent ainsi les fils et câbles (10,6% au lieu de
11,7%) et les voitures de tourisme (10,6% au lieu de 11,6%). Viennent en quatrième
position les vêtements confectionnés (6,9%), suivies de l’acide phosphorique (4,3%),
des crustacés, mollusques et coquillages (3,1%) et des parties d’avions et d’autres
véhicules aériens ou spatiaux (3%).

En revanche, les exportations du secteur phosphates et dérivés enregistrent une hausse


de 3,7% au terme de l’année 2020. Cette évolution provient essentiellement de
l’accroissement des ventes des engrais naturels et chimiques (+3.991MDH) atténué,
toutefois, par la baisse des ventes de l’acide phosphorique (-2.205MDH). La part de ce
secteur dans le total des exportations gagne 2,1 points passant de 17,2% en 2019 à
19,3% en 2020. (Graphique n°3).

Graphique n°3: Exportations de phosphates et dérivés

32
Source Office des Changes, Département Études & Statistiques

Au terme de l’année 2020, les exportations enregistrent une baisse de 7,5% ou -


21.317MDH : 263.179MDH contre 284.496MDH un an auparavant. Ce recul est dû à la
diminution des ventes des secteurs suivants :

 Automobile : 72.716MDH contre 80.156MDH, soit -9,3% ou -7.440MDH ;


 Textile et Cuir : 29.827MDH contre 36.936MDH, soit -19,2% ou -7.109MDH ;
 Aéronautique : 12.438MDH contre 17.484MDH, soit -28,9% ou -5.046MDH ;
 Autres extraction minières : 3.378MDH contre 4.201MDH, soit -19,6% ou -823MDH ;
 Electronique et Electricité : 10.326MDH contre 10.408MDH, soit -0,8% ou -82MDH ;
 Autres industries : 21.180MDH contre 24.272MDH, soit -12,7% ou -3.092MDH.

Cette baisse est atténuée, toutefois, par la hausse des ventes des secteurs suivants :

 Phosphates et dérivés : 50.768MDH contre 48.945MDH, soit +3,7% ou +1.823MDH.


 Agriculture et Agro-alimentaire : 62.546MDH contre 62.094MDH, soit +0,7% ou +452MDH ;

33
TABLEAU N°6 : TABLEAU D’EVOLUTION DES EXPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN Millions de DH

Années Evolution
2020 2019 Valeur %
Automobile 72716 80156 -7440 -9,3
Câblages 25829 31895 -6066 -19,0
Constructions 29552 33881 -4329 -12,8
Intérieurs Véhicules et Sièges 7214 7824 -619 -7,8
Textile et Cuir 29827 36936 -7109 -19,2
Vêtements confectionnes 18010 23305 -5295 -22,7
Articles de bonneteries 5821 7498 -1677 -22,4
Chaussures 2410 2865 -455 -15,9
Aéronautique 12438 17484 -5046 -28,9
Assemblages 7595 10257 -2662 -26,0
EWIS 4778 7152 -2374 -33,2
Autres Extraction minières 3378 17484 -823 -19,6
Minerai de zinc 379 534 -155 -29,0
Minerai de plomb 639 728 -89 -12,2
Minerai de cuivre 1103 924 179 19,4
Electronique et électricité 10326 10408 -82 - 0,8
Composants Electronique transistors 2749 4269 -1520 -35,6
Fils, Câbles et autres Conducteurs pour ‘électricité 4096 2402 1694 70,5
Appareil pour coup. Ou. Connex.des circuits électr. 1624 1352 272 20,1
Phosphates et dérivés 50768 48945 1823 3,7
Agricultures et agro-alimentaires 62546 62094 452 0,7
Agricultures, sylviculture, chasse 28048 27347 701 2,6
Autres Industries 32761 32373 388 1,2
Energie électronique 21180 24272 -3092 -12,7
TOTAL 263179 284496 -21317 -7,5
Sources offices des Echanges

34
 CHAPITRE II : LA POLITIQUE COMMERCIALE EXTERIEURE DU MAROC

Le Maroc figure parmi les sept pays ayant mis en place un Plan d’action avec l’Union
européenne. L’intérêt accordé par notre pays à cette nouvelle politique s’inscrit en
harmonie avec l’objectif d’approfondir son ancrage à l’Europe et de faire évoluer ses
relations avec l’Union européenne vers un « Statut Avancé »

 SECTION 1 : RELATIONS ENTRE LE MAROC ET L'UNION EUROPEENNE


1.1 HISTORIQUES DES RELATIONS ENTRES LE MAROC ET UE

Les relations entre le Maroc et l'Union européenne reposent principalement sur la


politique européenne de voisinage, le partenariat euro-méditerranéen et l'Union pour la
Méditerranée. Parmi les États faisant l'objet de la politique de voisinage, le Maroc
bénéficie d'un statut avancé permettant une coopération politique de haut niveau.

Les principaux liens légaux entre le Maroc et l'Union sont établis par l’accord
d'association de 2000. Plusieurs autres arguments couvrent des domaines sectoriels,
dont l'accord de partenariat dans la pêche entre le Maroc et l’Union en 2006 et le traité
Ciel ouvert.

Les liens entre le Maroc et la Communauté européenne ont été renforcés en 1996 par
l’Accord d’Association Maroc-UE entré en vigueur le 1er mars 2000. Il constitue la
base juridique des relations entre l'UE et le Maroc. Cet Accord devra progressivement
instaurer le libre échange des produits industriels, auxquels l'Union européenne a déjà
accordé le libre accès, tandis que le Maroc s'est engagé à opérer un démantèlement
tarifaire sur une période de 10 ans. En ce qui concerne les produits agricoles, de
nouvelles concessions commerciales réciproques sont entrées en vigueur en janvier
2004.

L'Accord contient en outre des dispositions relatives à la liberté d'établissement et à la


libéralisation des services, à la libre circulation des capitaux et aux règles de
concurrence, au renforcement de la coopération économique et de la coopération en
matière de migration et d'affaires sociales, de même qu'à la coopération culturelle.

Le concours financier de l’Union européenne s’est focalisé sur les secteurs se rapportant
à l’appui à la transition économique et au renforcement de l’équilibre socioéconomique.
Il a porté également sur la mise à niveau du secteur privé, l’ajustement du secteur
financier, du secteur de la santé et du secteur de l’eau et le développement des échanges
commerciaux, ainsi que la réforme administrative.

En 2000, lors de son premier voyage officiel à l'étranger depuis son accession au trône,
le Roi Mohammed VI a plaidé pour la révision du partenariat euro-marocain. Il
souhaitait une formule qui soit « plus que l'association, moins que l'adhésion »1 . En
2003, l'UE a conçu et formulé sa Politique européenne de voisinage (PEV) dans
l'objectif d'améliorer ses relations avec ses voisins n'entrant pas dans le processus
d'adhésion. Cette politique est essentiellement bilatérale, mais interconnectée avec les

35
processus régionaux et sous régionaux. Dans le cadre de cette politique, que le Maroc a
accueillie très favorablement, le Royaume a défini un plan d'action avec l'UE au titre
duquel l'UE apporte une assistance technique aux réformes entreprises par les
administrations marocaines, suivant le même schéma que l’aide apportée aux nouveaux
adhérents pour l’intégration de l’acquis communautaire. L'accord multilatéral du
partenariat euro-méditerranéen permet d'apporter aux relations Maroc-UE une
dimension régionale, tandis que l'accord bilatéral de la PEV a l'avantage de s'ajuster
mieux pour la consécration et l'avancement des réformes internes.

Au terme de plusieurs années de discussions, dont le point d’orgue a été le Conseil


d'association UE-Maroc de 2007, les parties ont convenu d'un statut visant à renforcer
davantage les relations bilatérales. Des réunions ont été tenues en 2008 entre les deux
parties, le Maroc élaborant ses propositions pour donner corps à un nouveau statut qui
pose, au fond, une véritable feuille de route pour leurs relations. L'UE a pour sa part
présentée des propositions pour concrétiser cette ambition. Ces réunions ont été
couronnées par l'établissement d'une stratégie de différenciation concrétisée par le statut
avancé accordé au Maroc. Ce nouveau partenariat intègre tous les domaines, sans
exception.

Les relations commerciales se sont renforcées davantage au travers d’un Accord de


libre-échange complet et approfondi (ALECA). Des efforts ont été déployés pour
faciliter l'accès au marché pour les produits industriels. À cet effet, le Maroc poursuit
l'harmonisation de sa législation sur les produits industriels avec la réglementation et les
pratiques internationales et européennes.

Ce statut avancé représente une particularité dans les relations arabo-européennes et


plus largement euro-méditerranéennes – des pays comme l’Egypte, la Tunisie, la
Jordanie ou même la Turquie, qui est un pays européen, n’ayant pas pu obtenir un tel
statut

1.2 LA POLITIQUE EUROPEENNE DE VOISINAGE

L’Union européenne a proposé en 2003, une nouvelle politique de voisinage de


l’Europe élargie avec les pays de l’Est et du Sud de la Méditerranée. Cette nouvelle
politique vise principalement à faire progresser le cadre des relations avec les pays
voisins qui n’ont actuellement aucune perspective d’adhésion « tout, sauf les institutions
». L’Union devrait s’employer à créer, en partenariat, un espace de prospérité

et de valeurs partagées, fondé sur le libre-échange, une intégration économique accrue,


des relations politiques et culturelles plus intenses, une coopération transfrontalière
renforcée et un partage des responsabilités en matière de prévention et de résolution des
conflits.

36
A cette fin, l’Union européenne a proposé à ses voisins de l’Est et à ceux du Sud de la
Méditerranée, via des plans d’action, une perspective de participation au marché
intérieur européen, en contrepartie de leurs progrès concrets dans les domaines du
respect des valeurs communes et de la mise en œuvre des réformes politiques,
économiques et institutionnelles. Cette approche différenciée et progressive implique
que chaque partenaire détermine jusqu'où il entend approfondir ses liens économiques et
politiques avec l’Union européenne. Elle présente ainsi l’avantage de moduler le
partenariat en fonction des progrès réalisés par les pays tiers en matière de réformes et
d’éviter le nivellement par le bas.

Dans ce sens, la politique européenne de voisinage peut avoir pour effet positif de
transcender la dimension purement commerciale qui domine le processus de Barcelone,
et ce en jouant pleinement son rôle d’ancrage externe crédible afin d’impulser le
processus de réformes mis en œuvre par les pays partenaires pour faire face à une
perspective d’ouverture élargie. Dès lors, cette nouvelle politique de l’Europe pourrait
participer à la préservation et au développement des acquis du processus de Barcelone
lequel constitue le socle commun du partenariat.

Le Maroc a accueilli très favorablement la politique européenne de voisinage. Il a défini


avec l’Union européenne un plan d’action au titre duquel l’Union européenne apportera
une assistance technique aux réformes entreprises par les administrations marocaines
sur le même schéma que l’aide qui a été apportée aux nouveaux adhérents pour la
reprise de l’acquis communautaire. Les jumelages institutionnels seraient favorisés pour
créer les continuités administratives et réglementaires nécessaires.

Ainsi, ce nouveau cadre politique et institutionnel entre l’Union européenne et un pays


méditerranéen est significatif de la volonté commune d’intensifier la mise en œuvre de
l’accord d’association, notamment dans ses volets non tarifaires et constitue une
première réponse au statut avancé demandé par le Maroc ainsi qu’un engagement de
l’Union vers un partenariat qui serait « plus que l’association et moins que l’adhésion »

37
 SECTION 2 : LA BALANCE DES PAIEMENTS ET L'EQUILIBRE DES COMPTES EXTERIEURS
2.1 BALANCE DES PAIEMENTS

Les restrictions instaurées sur les activités économiques et sur les déplacements, tant au
niveau national que chez les partenaires économiques, en vue de limiter la propagation
du virus se sont traduites par une forte contraction des échanges extérieurs du Maroc.
Ainsi, les importations de biens ont enregistré une diminution de 14%, tirée par un
allégement sensible de la facture énergétique et la baisse des acquisitions de biens
d’équipement et de consommation. De même, les exportations ont accusé un repli de
7,5%, résultat principalement de l’affaiblissement de la demande adressée à certains
métiers mondiaux, essentiellement l’automobile, le « textile et cuir» et l’aéronautique.
Ces évolutions ont induit un net allégement du déficit commercial, qui est passé de
17,9% à 14,6% du PIB, et une amélioration du taux de couverture de 4,3 points de
pourcentage à 62,2%.

En parallèle, avec une chute de 78,5% des arrivées de touristes, les recettes voyages se
sont limitées à 36,5 milliards de dirhams, en recul de 53,7%. En revanche, les transferts
des marocains résidents à l’étranger (MRE) ont affiché une résilience notable, avec un
accroissement de 4,9% à 68,2 milliards. Prenant en compte l’atténuation du solde
déficitaire des revenus des investissements et d’entrées de dons de 5 milliards de
dirhams, le déficit du compte courant s’est nettement résorbé pour s’établir à 1,5% du
PIB après 3,7% en 2019.

S’agissant des principales opérations financières, les recettes au titre des


investissements directs étrangers ont connu une régression de 20,2% à 27,5 milliards,
soit l’équivalent de 2,5% du PIB, ratio le plus bas depuis 2005. L’année a également été
marquée par une mobilisation record des financements extérieurs. Les engagements nets
au titre des prêts ont atteint 47,2 milliards de dirhams, dont près de 30 milliards relatifs
au tirage sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI, et ceux relatifs aux
investissements de portefeuille1 se sont élevés à 22,7 milliards, en relation avec deux
émissions obligataires du Trésor sur le marché financier international.

Au total, les avoirs officiels de réserve (AOR) de Bank Al-Maghrib se sont améliorés de
26,5% à 320,6 milliards de dirhams, assurant ainsi la couverture de 7 mois et 13 jours
d’importations de biens et services.

Tableau Principales rubriques de la balance des paiements* (en milliards de dirhams,


sauf indication contraire)

38
TABLEAU N°5 : PRINCIPALES RUBRIQUES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS en milliards DH

2015 2016 2017 2018 2019 2020


Compte courant (en % du PIB) -2,1 -4,1 -3,4 -5,3 -3,7 -1,5
Déficit commercial (FAB-CAF, en % du PIB) 15,6 18,3 17,8 18,6 17,9 14,6
Recettes de voyage (variation en %) -1,4 5,0 12,3 1,2 7,8 -53,7
Transferts des MRE (variation en %) 4,8 4,0 5,3 -1,5 0,1 4,9
Revenus des investissements -18,9 -16,7 -19,5 -19,7 -20,4 -15,3
Dons 5,0 9,7 11,4 4,9 3,3 5,0
Compte financier (flux net) -14,4 -35,4 -28,2 -46,2 -32,0 -0,4
Recettes IDE (en % du PIB) 4,0 3,5 3,2 4,2 3,0 2,5
Prêts -14,9 -16,8 -22,8 -3,2 -11,2 -47,6
Crédits commerciaux -9,5 -19,8 -17,7 -8,4 -10,1 -10,8
Numéraire et dépôts 6,1 -10,9 33,0 -6,5 -10,1 19,9
AOR en mois d’importations 6,0 6,4 5,6 5,4 6,9 7,4
Selon la 6ème édition du manuel de la balance des paiements. Sources : Office des Changes et HCP.

2.2 LA BALANCE DES REVENUS

Après deux années consécutives de baisse, la balance excédentaire des revenus a affiché
en 2020 une hausse de 23,9% à 67,2 milliards de dirhams, tirée essentiellement par une
augmentation de 10,8% du solde des transferts courants1, celui des revenus des
investissements, structurellement déficitaire, s’étant en revanche creusé de 24,7%.

Pour ce qui est des revenus des investissements directs, les entrées ont enregistré une
expansion de 943 millions à 4,1 milliards et les sorties ont diminué de 3,9 milliards à
12,8 milliards, le déficit ressortant ainsi en atténuation à 8,8 milliards. En revanche, le
déficit des investissements de portefeuille s’est légèrement alourdi à 3,5 milliards. En
parallèle, les revenus des avoirs de réserve ont progressé de 28,3% à 2,5 milliards de
dirhams.

Concernant les transferts des MRE, ils ont affiché une forte résilience, terminant l’année
en amélioration de 4,9% à 68,2 milliards. Cette hausse a concerné la majorité des
principaux pays d’accueil, avec des hausses de 6,6% pour la France, de 11,2% pour
l’Espagne, de 24,6% pour l’Allemagne et de 21,2% pour les Pays-Bas. Pour les entrées
émanant des pays du Golfe, elles ont régressé de 3,9% à 11,4 milliards et leur part est
revenue de 18,3% en 2019 à 16,7%.

En parallèle, les recettes au titre des transferts publics se sont accrues de 2,1 milliards à
5,6 milliards de dirhams, dont 4,7 milliards sous forme de dons de l’Union européenne
destinés notamment à soutenir le pays pour faire face à la pandémie. Par contre, les dons
en provenance des partenaires du CCG se sont limités à 278 millions, après 1,6 milliard
en

39
Graphique n°4 Structure des transferts des MRE par principaux pays
d'accueil (en %)

Sources

40
Conclusion générale
Le commerce extérieur joue un rôle important dans l’économie d’un pays permettant
son ouverture à l’extérieur, La phase la plus marquante de son évolution, et celle qui
commence à partir des années quatre-vingt, conduisent à la mondialisation actuelle.

Dans ce cadre, le Maroc a engagé des réformes économiques par la libéralisation du


commerce extérieur, la conclusion des accords d’association et d’adhésion aux
différentes organisations internationales. Ces réformes ont mis en place un cadre
réglementaire nouveau visant l’économie du pays, la réglementation des échanges
international, et aussi le secteur bancaire.

Le commerce Au Maroc s’oriente de plus en plus vers les marchés étrangers, ce qui fait
que les banques Algériennes jouent les intermédiaires entre les opérateurs commerciaux
afin de financer et garantir les opérateurs économiques dans le souci de les
accompagner dans leurs activités, de satisfaire à leurs demande de financement et
minimiser les risques lors des transactions, de ce fait le crédit documentaire demeure
actuellement le moyen de paiement privilégié des pouvoirs publics pour les transactions
internationales

Au Maroc, depuis longtemps, la politique économique s’est beaucoup préoccupée de


l’état de la balance de paiements, qui enregistre sa position financière vis-à-vis de
l’extérieur. Ainsi, pour dégager des soldes positifs au niveau des balances extérieures,
des encouragements ont été entrepris, par le biais des instruments de cette politique
économique, en faveur des secteurs tournés vers l’extérieur (agriculture d’exportation,
tourisme, transferts des MRE).

D’un autre côté, les efforts de libéralisation commerciale sur les plans bilatéral et
régional se sont avérés d’une incidence positive sur l’accroissement des flux
commerciaux extérieurs de notre pays et partant sur le renforcement de son ancrage à
l’économie mondiale. Néanmoins, une telle orientation ne devrait pas occulter la
nécessité de poursuivre la libéralisation multilatérale dans le cadre de l’OMC qui offre
des opportunités économiques indéniables, notamment pour ce qui est la prise en
compte des exigences et impératifs de développement des pays émergents et en
développement à l’image du Maroc. De plus, la stratégie de diversification des alliances
et des partenariats économiques poursuivie par le Maroc ne semble pas avoir atteint son
point culminant à même de générer une véritable redistribution du commerce extérieur
marocain sur des partenaires clés.

41
Références bibliographiques

42
Références bibliographiques
 Jaime de Melo et Jean-Marie Grether, Commerce International Théories et
Applications. Edition : 2ème tirage, 1997

 David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de


l’impôt, 1817-1821

 Bertil Ohlin, Interregional and International Trade, Harvard University Press,


Cambridge, Massachusetts, 1933Battain Michel, « le commerce international
» édition ellipse Paris 2012.

 Fréderic Eistaman, Charles Bonteus, «le crédit documentaire dans le


commerce extérieur» édition Jupiter, Paris 1985.Bank Al-Maghreb : «
Rapport Annuel 2020 » www.bkam.ma

 Office des Changes : « Statistiques du commerce extérieur 2020 Rapport


Annuel du Maroc», www.oc.gov.ma.

 LE CAREP-PARIS www.carep-paris.org

 Direction des Etudes et des Prévisions Financières Au maroc


https://www.finances.gov.ma/

 RBC connexion Globale https://rbcglobalconnect.rbc.com/fr

 Ministère du Commerce Extérieur : « Diagnostic du commerce extérieur»,


www.mcinet.gov.ma/

43
Liste des tableaux

TABLEAU N°1 : LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS EN Milliards de MAD ………………… 25

TABLEAU N°2 : STATISTIQUES DE LA BALANCE COMMERCIALE EN Milliards de MAD……… 25

TABLEAU N°3 : PRINCIPAUX PAYS PARTENAIRES…………………………………………………. 26

TABLEAU N°4 : LA BALANCE COMMERCIALE EN Millions de DH………………………………… 27

TABLEAU N°5 : TABLEAU D’EVOLUTION DES IMPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN


Millions deDH……………………………………………………………………………………………….. 30

TABLEAU N°6 : TABLEAU D’EVOLUTION DES EXPORTATIONS PAR PRINCIPAUX SECTEURS EN


Millions de DH ……………………………………………………………………………………………… 34

TABLEAU N°7 : PRINCIPALES RUBRIQUES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS

en milliards
DH…………………………………………………………………………………………………………… 39

44
Liste des graphes

Graphique n°1: évolution des importations de gas-oils et fuel-oils .................................................. 29

Graphique n° 2 : Evolution mensuelle des exportations du secteur Automobile en MDH…………..31

Graphique n°3: Exportations de phosphates et dérivés………………………………………………32

Graphique n°4 Structure des transferts des MRE par principaux pays d'accueil (en %)……………40

45
Table des matières

Remerciement ………………………………………………………………………………………………….2

Dédicaces……………………………………………………………………………….……………………….3

Liste des abréviations …………………………………………………………………………………………4

Sommaires………………………………………………………………………………………………………5

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………………………………...6

PREMIÈRE PARTIE : CADRE GÉNÉRAL ET THÉORIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL


 CHAPITRE I : LES FONDEMENTS THEORIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL

Introduction du chapitre

 Section 1 : Les théories des avantages……………………………….……………………………………..…11

1.1 Théorie des avantages absolus ( Adam Smith) …………….…………………..11

1.2 Théorie des avantages comparatifs ( David Ricardo)………..…..………........….12

 Section 2 : Les théories de la dotation en facteur de production (HOS)…………….………15

2.1 Le modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson ……………...………………………..15

2.1.1 illustration du modèle HOS……………………………………..……..15

2.2 Hypothèses et limites de modèle H.O.S.…………………………….……..……16

2.2.1 Hypothèses de modèle H.O.S……………………………………..….16

2.2.2 Limites de modèle H.O.S……………………………………………..16

2.3 Extension de la théorie Heckscher-Ohlin-Samuelson…………………………..17

2.3.1 Théorème de Stolper-Samuelson……………………………….…….17

2.3.2 Le théorème de Rybczynsky…………………………………............17

2.3.3 Le paradoxe de Leontief……………………………………………..17

 CHAPITRE 1 : LES THEORIES DU LIBRE-ECHANGE ET PROTECTIONNISME


 Section 1 : Le libre-échange - avantages et limites………………….……………………………………18

1.1 Notions et termes lié au libre-échange…………….……………………………..18

1.2 Les avantages du libre-échange………………….……………………………….18

1.2.1 La croissance économique……………………………..…..……..19

1.2.2 L’amélioration de la compétitivité…………………..…19

46
1.2.3 L’innovation……………………………………………..………....19

1.2.4 L’ouverture des pays…………………………………..….…...…...19

1.3 Les limites du libre-échange…………………………………………..……….....19

1.3.1 Les conséquences économiques et sociales……………..………..19

1.3.2 La dépendance vis-à-vis de l’extérieur……………………..……..19

1.3.3 Les inégalités de richesses……………………………..……….…20

 Section 2 : Le Protectionnisme- avantages et limites…………………………….……………….……20

2.1 Notions et termes lié au Protectionnisme………………………..…...………20

2.2 Les avantages du protectionnisme…………………………..………………..21

2.3 Les limites du protectionnisme………………………………………..……...21

DEUXIÈME PARTIE : LE MAROC DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL


 CHAPITRE I : EVOLUTION DU COMMERCE EXTERIEUR AU MAROC DEPUIS 2010
 Section 1 : La situation économique du Maroc …………………………………………….……………..24

1.1 Les chiffres du commerce international Au Maroc 2016- 2020…………….…24

 Section 2 : Les importations et exportations…………………………………………………………..…..27

2.1 La structure des importations du Maroc de l’année 2020……………….….....27

2.2 La structure des exportations du Maroc de l’année 2020……………….….....31

 CHAPITRE II : LA POLITIQUE COMMERCIALE EXTERIEURE DU MAROC


 Section 1 : Relations entre le Maroc et l'Union européenne………………………………..……..35

1.1 Historiques des relations entres le Maroc et UE………………………….……..35

1.2 La politique européenne de voisinage ……………………....………………….36

 Section 2 : la balance des paiements et L'équilibre des comptes extérieurs …………..…..38

2.1 Balance des paiements…………………………………………..……..………..38

2.2 Balance des revenus……………………………………………………………..39

Conclusion générale…………………………………………………………………………………………..41

Références bibliographiques…………………………………………………………………………………44

Liste des tableaux………………………………………………………………………………………..……45

Liste des graphes………………………………………………………………………………………...……46

Table des matières…………………………………………………………………………………..…….….47

Résumé. ………………………………………………………………………………………..……………..49

47
Résumé
Le commerce extérieur désigne l’ensemble des transactions commerciales (exportations
et importations) réalisées entre un pays donné et le reste du monde

Le Maroc comme tout pays n’est pas isolé du monde des échanges et son ouverture sur
l’économie de marché permet l’importation et l’exportation aux entreprises. Comme
mesure prise dans le cadre de commerce extérieur Le gouvernement avait imposé le
crédit documentaire comme seul moyen de paiements des importations de biens ; cette
décision a eu certainement un effet important sur les opérations d’importations et qui se
répercute sur le marché national.

En définitive, la conciliation entre les bienfaits de la mondialisation et le coût de


l’ouverture se prête beaucoup plus à un exercice de maximisation. Les effets
préliminaires du libre échange sur l’économie nationale ne sont pas très négatifs, mais
pointent du doigt la nécessité de relancer les exportations pour en faire un pilier de
croissance à part entière. Du coup, c’est toute la problématique de la compétitivité de
l’offre exportable qui revient à l’ordre du jour et dont la résolution devrait transcender la
logique simpliste basée sur les coûts pour englober des dimensions plus structurantes,
telles la modernisation institutionnelle, la refonte des schémas de spécialisation au profit
des créneaux porteurs du commerce mondial et la promotion des investissements
étrangers générateurs de transferts technologiques et de savoir-faire.

48

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