Crti
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Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme de
Intitulé du mémoire
Nos remerciements vont d’abord a Dieu le tout puissant de nous avoir donné la patience et le
courage durant ces longues années d’étude.
Nous tenant à remercier sincèrement Mme BOUCHENAFA NAIMA, qui, en tant que directrice
de ce mémoire, s’est toujours montrée à l’écoute et très disponible tout au long de la
réalisation de ce mémoire, ainsi pour l’inspiration, l’aide et le temps qu’elle a bien voulu
nous consacrer.
Nous souhaitant adresser nos remerciements les plus sincères aux personnes qui nous ont
apporté leur aide et qui ont contribué à l’élaboration de ce mémoire ainsi qu’à la réussite de
cette formidable année universitaire.
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir par leurs propositions.
On porte envers l’ensemble des enseignants du département de Génie des Procédés qui ont
contribué à notre formation, une immense gratitude, et en particulier on remercie Mme
ZERMANE FAIZA responsable d’option Technologie des Matériaux pour son aide sa
gentillesse durant toutes ces années d’études.
Bien qu’il nous soit impossible de citer tous ceux et celles qui ont contribué et qui nous ont
soutenu lors de la réalisation de ce travail, qu’ils soient assurés de notre profonde
reconnaissance.
LISTE DES FIGURES
Figure I.2 : Classification générale des procédés de soudage en fonction de l’énergie mise
en jeu ……….….…………………………………..……....………………..10
Figure I.4 : Forme d’onde et chemin des électrons en courant alternatif ……………......12
Figure I.6 : Variété de microstructures dans un cordon de soudure par fusion ………….15
Figure II.4 : Schéma du dispositif utilisé dans le test électrochimique ……..……... ……30
Figure III.6 : Représentation graphique Impédances des échantillons soudés E1, E2, E3
et E4………………………………………………………………………..41
Figure III.7. Représentation graphique de Log(I)=f(E) des matériaux de base :
a (42CD4),b (X70)…… …………………………………………………..43
Figure III.8. Représentation graphique d’Log(I)=f (E) pour les soudures E1, E2, E3
et E4………………………………………………………………………44
Figure III.9 : Microstructure des matériaux de base après test de corrosion: a (42CD4)
et b (X70)……………..…………………………………………………...46
Figure III.11 : Microstructures des échantillons après le test de corrosion de E1, E2, E3
et E4………………….…………………………………………………...47
Figure III.12 : Microstructure des matériaux de base a(42CD4), b(X70) par MEB……..49
Figure III.13 : Microstructure des zones fondues des échantillons E1, E3 par MEB…....50
Figure III.14 : Microstructures des zones fondues des échantillons E2, E4 par MEB…...50
Figure III.15 : Microstructures des ZAT de X70 (E1, E4) par MEB…………………….51
Figure III.16 : Microstructures des ZAT de 42CD4 (E1, E4) par MEB……………..….51
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I.1 : Influence des éléments d'addition sur les caractéristiques mécaniques
des aciers……….……………………………………………………….…08
(en poids)………………………………………………………………….33
Tableau III.2 : Composition chimique des métaux d’apport (E6010) et (Ok 60)
(en poids)……………………………………………………………….…33
Tableau III.3 : Les résultats des calculs par Image j des matériaux de base
a(X70)et b(42CD4)……………………………………………………….38
Tableau III.4 Les résultats des calculs par Image j pour les 4 échantillons…………..…38
CA : Courant Alternatif.
CC : Courant Continu.
ET : Electrode de Travail.
Lp : Linear polarization.
MB : Métal de Base.
RX : Rayon X.
ZL : Zone de Liaison.
Abstract
Materials welding assembly occupies an important place in the world of industry.
L’assemblage des matériaux par soudure hétérogène occupe une place importante dans
l’univers de l’industrie. L’objectif de ce travail est d’étudier le comportement microstructural
mécanique, et électrochimique d’une soudure hétérogène de X70-42CD4, le problème principal
de ces soudures est la formation des précipitations métalliques dans la zone de liaison entre les
deux matériaux de base due à la différence entre les teneurs des éléments d’addition qui existe
dans les deux matériaux, Il existe aussi d’autres problèmes tel que le grossissement des grains
dans la zone affectée thermiquement par les cycles thermiques de soudage. Les résultats
obtenus montrent que le soudage alternatif présente le meilleur comportement mécanique,
ainsi, on a constaté que le soudage par un alliage à base de Nickel présente le meilleur
comportement électrochimique, dans les zone affectées thermiquement de coté de l’acier
(42CD4), la morphologie de la martensite est devenue une phase dominante avec une
augmentation de la phase bainitique dans l’échantillon soudé par courant alternatif. Cette phase
est favorable pour le comportement mécanique. En outre, Les ZAT de l’acier X70 ont subi un
grossissement de grains ferritiques, ce grossissement devient léger dans l’échantillon soudé par
courant alternatif et le métal Ok60.
تجميع المواد بواسطة لحام غير متجانسة تحتل مكانة هامة في عالم الصناعة .والهدف من هذا العمل هو دراسة السلوك
المجهرية الميكانيكية والكهروكيميائية للحام غير متجانسة من . X70-42CD4المشكلة الرئيسية مع هذه اللحامات هي تشكيل
راسبات معدنية في منطقة الترابط بين اثنين من المواد األساسية بسبب االختالف بين محتويات العناصر المضافة الموجودة في اثنين
من المواد .كما تضخم الحبوب في المنطقة المتضررة حراريا من قبل دورات اللحام الحراري .وأظهرت النتائج التي تم الحصول
عليها أن اللحام بالتناوب يقدم أفضل السلوك الميكانيكي .وأيضا ،فقد وجد أن لحام بسبائك النيكل يتيح أفضل سلوك كهروكيميائي
للحام .
الكلمات الرئيسية :التلحيم لحام غاز خامل التنغستن الفوالذ ا ،X70,42CDلحام غير متجانس.
Table des matières
Introduction……...………..…………………………….……………………...1
I.8. Soudabilité………………………………………………………………..………………8
I.9. Le soudage…………………………………………………………..…….…………..…8
I.14. La corrosion……...……………………………………………………………………..16
Conclusion………………………………………………………………………………....53
1
INTRODUCTION
L’un des sujets récents de recherche consiste à apporter une contribution à la problématique
du soudage de matériaux dissemblables, métallurgiquement peu compatibles, ou de matériaux
qui, de part leurs caractéristiques particulières rendant leur soudage direct difficile nécessitent
le recours au soudage hétérogène, par l’utilisation d’un matériau d’apport de nature innovante
ou bien l’utilisation de nouveaux paramètres de soudage.
Dans ce travail on s'intéresse à des jonctions hétérogènes qui peuvent être utilisés comme
technique d’assemblage dans les différentes industries comme les centrales électriques,
l’industrie de construction mécanique et l’industrie des pipelines [1].
Les différentes nuances faiblement alliées HSLA (principalement utilisées dans les projets
pétroliers) rentrent aussi dans la fabrication des tôles pour les armatures des machines [2] car
ils présentent un nombre d’avantages considérable comme les propriétés mécaniques et
électrochimiques, et leurs utilisations pour construire une charpente métallique est de plus en
plus répondue. Cependant, les caractéristiques des jonctions bimétalliques entre les aciers hauts
limite élastique et les aciers alliés durs (trempe et revenu) ne sont pas encore vérifiées, en terme
soudabilité, propriétés mécaniques et métallurgiques.
Le travail consiste à étudier les propriétés des soudures hétérogènes entre l’alésage de
rotation fabriqués en acier 42CD4 et une tôle épaisse en acier faiblement allié lors d’une
fabrication d’une grue au niveau du Centre de CRTI afin de déterminer la condition en service
de ce type de liaison. Cette étude se fait par la variation des deux courants différents et deux
types de métal d’apport, en particulier d’étudier le comportement mécanique et
physicochimique des joints de soudures avec l’évolution microstructurales.
1
Pour les matériaux de base nous avons utilisé deux nuances : acier faiblement allié X70, et
acier allié42CD4, et Pour les métaux d’apport nous avons utilisé une électrode faiblement alliée
(E6010) et une électrode à base de Nickel (Ok60).
Pour réaliser ce travail nous avons adopté un plan qui consiste à scinder l’étude en trois
chapitres.
Dans le premier chapitre, nous exposons l’étude bibliographique menée dans le cadre de
cette étude. La première partie constitue un bref rappel sur les aciers faiblement alliés, on y
aborde entre autres les éléments et le diagramme Fer-Carbone, les caractéristiques des
structures métallurgiques susceptibles d’être rencontrées dans les soudures en cette acier, la
deuxième partie concerne les procédés de soudage et phénomènes métallurgiques intervenant
lors du soudage TIG des deux types d’aciers.
2
Chapitre
Synthèse
bibliographique
2
Matériels
et
méthodes
3
Résultats
et
discussion
I.1 PREAMBULE
Les aciers sont d'une importance capitale, puisqu'on les retrouve quasiment dans tous les
domaines. Ils sont à l'origine de toutes les révolutions scientifiques et industrielles. Ce progrès
est essentiellement dû à la présence d'une vaste gamme de transformations qui permettent de
faire varier considérablement les propriétés mécaniques des aciers, en recourant à l'addition
d'éléments d'alliages et aux différents traitements mécaniques, thermiques et chimiques.
La soudure hétérogène fait l’objet de plusieurs études, Azizieh [8] a évalué la soudabilité
entre un acier trempant revenu (CK60), un acier de faible teneur en carbone (ST37) en utilisant
un procédé de soudage par friction. Il a obtenu des interfaces très dures et des propriétés
mécaniques discutables à travers les microstructures présentées et le mode de soudage.
Notre travail est basé sur l’amélioration des propriétés physico-chimiques des soudures
hétérogène par la modification des métaux d’apport et le mode de soudage.
3
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
4
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
La ferrite δ
Solution d’insertion de quelques atomes de carbone dans le fer δ. Sa structure est cubique
centrée. Il se forme à la marge 1394-1538 °C et renferme 0.11% de carbone.
L’austénite γ
Solution solide d’insertion d’atome de carbone dans le Fer γ, à structure cubique à face
centrée, la quantité de carbone atteint ≈2%C à 1145°C. Il est stable qu’à haute température.
L’austénite est très ductile.
La cémentite (Carbone de fer Fe3C)
La cémentite est un composé chimiquement défini CCD. Sa décomposition égale à 6.67%
en masse de carbone, en état métastable. La cémentite se présente sous forme de lamelles ou de
globules dans la perlite ou d’aiguilles dans les fontes blanche. Elle est très dure et très fragile.
La perlite
Agrégat eutectoïde ayant une structure de lamelles alternées de ferrite et de cémentite. Ce
constituant contient 0.8%C. La perlite est dure, résistante et assez ductile [9].
5
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
D'ailleurs, parce que la haute limite élastique des aciers HSLA peut être obtenue à basse
teneur en carbone, la soudabilité des aciers HSLA est comparable ou meilleur à celui des aciers
doux [12].
La teneur limite qui distingue les aciers microalliés des aciers faiblement alliés se situe aux
environs de 0,1% C. Dans le cas des aciers faiblement alliés, pour une teneur inférieure à 0,1%C
les effets des éléments métalliques en solution solide homogène sont considérés comme très
faibles. Dans le cas du microalliage. La formation de composés très fins et très nombreux
modifie considérablement les microstructures et les propriétés.
6
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
I.6.1. Durcissement
L’effet du durcissement par les précipités dépend de leur nature, de leur nombre et de leur
taille. On constate que la nature du précipité joue un rôle en plus de l’effet de taille. Les
précipités des divers éléments Nb, Ti, V sont indépendants les uns des autres, leurs effets sont
additifs du moins tant que le carbone ou l’azote est en quantité suffisante ; il est donc possible
de faire des combinaisons à deux éléments ou même à trois dans certains cas [13].
I.6.3. Ductilité
La ductilité d’une phase durcie varie en fonction inverse de sa dureté, mais l’effet est
différent suivant qu’il s’agit de précipités ou d’affinement de structures. Pour apprécier l’effet
global, il faut également tenir compte de la diminution de la teneur en carbone ou des éléments
d’alliage que permet le microalliage [13].
I.6.4. Ténacité
Il est nécessaire de distinguer l’effet fragilisant d’une précipitation de l’effet indirect des
changements de microstructure souvent très favorable d’où un effet d’amélioration global. Pour
les structures bainitiques ou martensitiques, c’est l’affinement du grain austénitique γ qui joue
un rôle favorable sur l’amorçage et la propagation des clivages [13].
7
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Tableau I.1: Influence des éléments d'addition sur les caractéristiques mécaniques des aciers
[14].
Eléments de microalliage
Propriétés C Mn Ni Cr Va Mo Ti Pb
Traction ++ ++ + ++ + ++ + +
Dureté ++ ++ + ++ + ++ +
Résistance - + + + + + + +
Soudabilité - + + +
Commentaires : + augmentation, ++ augmentation importante, - diminution
I.8. SOUDABILITE :
La soudabilité est une propriété complexe qui dépend énormément de la composition
chimique de la nuance et, en particulier, de la teneur en carbone qui détermine la dureté de la
martensite, se formant dans certaines conditions de soudage, et sa sensibilité à la fragilisation
par l’hydrogène. Il est donc très intéressant de pouvoir changer les caractéristiques grâce au
microalliage, car cela permet d’abaisser la teneur en carbone et dans certains cas aussi les
éléments d’alliage qui figurent dans les formules de carbone équivalent caractérisant la
trempabilité des aciers en conditions de soudage.
Les aciers microalliés ont ainsi pris une grande place dans les aciers soudables. Cet
abaissement de la teneur en carbone est très favorable pour la sensibilité à la fissuration à froid,
mais aussi pour l’amélioration de la ténacité du métal de base ainsi que des zones affectées [13].
I.9. LE SOUDAGE :
L’assemblage par soudage occupe une place primordiale dans l’univers industriel. Il est
utilisé dans l’élaboration des bateaux, trains, avions, fusées, automobiles, ponts, tuyaux,
réservoirs et tant d’autres choses qui ne sauraient être construites sans le recours au soudage
[14].
8
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Le soudage tout simplement c’est l’opération qui permet de lier quasiment tous les
matériaux, des matériaux métalliques jusqu’aux matières plastiques ; en assurant la continuité
de la matière à assembler, et en préservant les propriétés mécaniques, ainsi que métallurgiques
et physiques [15].
Le choix du procédé s’opère selon des critères bien définis : matériaux à souder, facteurs
technologiques, critères de qualité et les critères économiques, critères des caractéristiques
mécaniques. [18]
9
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Soudage
Energie Energie
Energie mécanique Energie focalisée
thermochimique électrothermique
-Sous Flux
Autres…
Figure I-2 : Classification générale des procédés de soudage en fonction de l’énergie mise
en jeu [19].
10
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Ce procédé à l’avantage de réaliser des cordons lisses, d’un bel aspect, exempts de défaut
de surface, les propriétés mécaniques du joint sont donc excellentes [22].
La torche : munie d’un faisceau de câbles et tuyaux distribuant le gaz, parfois l’eau.
La tête de torche maintenant l’électrode réfractaire qui assure le transfert de courant.
Ceci permet à l’arc de s’établir et de se maintenir allumé.
L’électrode non fusible au Tungstène : est montée sur la torche TIG et joue un rôle
important dans le procédé TIG. Pour obtenir de bons résultats il faut choisir parmi les
différents types et les différents diamètres.
La masse : doit être parfaite afin d’assurer la fermeture du circuit électrique et garantir
ainsi les amorçages et la stabilité de l’arc [21].
11
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Types de courants :
a). Courant Alternatif (CA) : En courant alternatif, le courant de soudage alterne entre les
polarités positive et négative. C'est le mode idéal pour le soudage de l'aluminium et autres
matériaux revêtus d'oxydes réfractaires. La polarité négative est utilisée pour créer le bain de
fusion tandis que la polarité positive a un rôle de décapage et de perforation de la couche
d'oxyde qui se forme en surface. [24]
Figure I.4 : Forme d’onde et chemin des électrons en courant alternatif. [13]
b). Courant pulsé : Tout comme pour le soudage avec fil électrode fusible, les nouvelles
technologies des sources de courant ont permis une meilleure maitrise du procédé par
l’utilisation du soudage par impulsion parfois appelé également « pulsage thermique ».mais le
phénomène physique qui intervient dans ce cas est très différent de celui qui est mis en œuvre
dans le cas du soudage avec fil électrode fusible [24].
12
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
c). Courant continu (CC) : En courant continu, polarité négative (CC-), la torche
(l'électrode) est reliée à la borne négative et la pièce à souder sur la borne positive. Le courant
CC permet de travailler plus rapidement sur pratiquement toutes les nuances métalliques.
Cette polarité permet aussi de souder avec précision sur des épaisseurs très fines et est
souvent employé pour les passes de racine [24].
La soudure TIG est une soudure de qualité, avec la possibilité de souder les faibles
épaisseurs, un arc stable. Elle nécessite une dextérité particulière du soudeur. Les domaines
d'application les plus courants sont : L'aéronautique, L'automobile et La tuyauterie industrielle
[19].
Fissures isolées en étoile : Rupture d'arc trop rapide, manque de métal en fin de dépôt.
13
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
14
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Quel que soit le procédé de soudage par fusion, la structure d’une soudure typique d’un
alliage est composée de 4 zones principales [28] :
Figure I.6 Variété de microstructures dans un cordon de soudure par fusion [28]
L'importance des transformations est fonction d'une part du cycle thermique et d'autre part
de la nature de l'alliage. Les aciers austénitiques par exemple sont sensible aux changements de
phases par précipitions [28].
15
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Dans cette zone, on distingue, dans le cas des soudures exécutées sur des métaux ayant un
point de transformation, une zone de transformation contiguë à la soudure et dans laquelle la
température a été suffisante pour entrainer une transformation dite allotropie de la structure et
donc une modification des propriétés physiques du métal, sans qu'il y ait eu changement de sa
composition chimique [28].
16
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
A. la corrosion localisée :
Corrosion par piqûres :
La corrosion par piqûre (Figure I-7) est la rupture locale du film passif de l’acier provoquée
par un électrolyte riche en chlorures et/ou sulfures [30] ou à des passivations incomplètes en
milieu corrosif (inhibiteur en quantité insuffisante) [31].
Selon le schéma de la (Figure I.8), ce type de corrosion comprend au moins deux étapes
[32].
-L’amorçage (Figure I.8a) : qui correspond au temps nécessaire pour aboutir à un défaut
mesurable par destruction locale de la passivité. Sur les aciers inoxydables, l'amorçage des
piqûres a généralement lieu sur des inclusions de type MnS.
-La propagation (Figure I.8b) : Le mécanisme de la phase de propagation est tout à fait
analogue à celui de la corrosion par effet de crevasse.
La corrosion par piqûres peut affecter la plupart des matériaux passivables (c'est-à- dire
recouverts d'un film protecteur de produits de corrosion [33]) : aciers, aciers inoxydables,
alliages de nickel, de titane, d'aluminium, de cuivre, etc.
17
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Figure I.8 : Schéma du processus de corrosion par piqûres :a) amorçage, b) propagation [32].
Corrosion intergranulaire :
Comme son nom l'indique, cette corrosion se manifeste par une attaque préférentielle des
joints de grains du métal [31]. Elle est liée à la précipitation de carbure de chrome le long des
joints. Pour qu'elle se produise, trois conditions doivent être remplies :
Cette corrosion est particulièrement vicieuse car elle se développe dans des endroits
confinés, à des niveaux de liquide minimum et elle provoque très souvent la ruine de
l'assemblage [34].
18
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
En effet, au-dessous d’une valeur de pH critique, le film passif protégeant l’acier inoxydable
n’est plus stable et le matériau subit une dissolution active généralisée. Plus le milieu est acide,
plus la vitesse de corrosion et la perte d’épaisseur de l’inox en résultant seront élevés [30].
19
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
20
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
On peut utiliser l'électrode standard d'hydrogène dont le potentiel est par convention fixé
à 0:
EH2/H+ = 0V
Mais on préfère d’utiliser une électrode au calomel saturé (ECS), E = 0.241/ENH, qui est
une
électrode pratique et d'emploi simple [32].
Elle utilise les portions de la courbe [i = f(E)], éloignées du potentiel de corrosion, c'est-à-
dire les portions pour lesquelles (E >>> Ecorr) (domaine anodique) ou (E <<< Ecorr) (domaine
cathodique).
Où
ɳa : surtension anodique.
a : l’ordonnée à l’origine
21
Chapitre 1 Synthèse bibliographique
Les équations (1.2) et (1.5) représentent la loi de Tafel sous sa forme simplifiée et indiquent
que la courbe log (i) = f(E) doit présenter une partie linéaire appelée couramment « droite de
Tafel ».
22
Chapitre 2 Matériels et méthodes
II.1. INTRODUCTION :
Dans les travaux scientifiques expérimentaux, il existe plusieurs techniques pour
caractériser et estimer l'évolution des propriétés physico-chimiques et mécaniques de
différentes soudures.
Dans ce chapitre nous présentons les techniques expérimentales que nous avons utilisées
pour caractériser les joints de soudure hétérogènes obtenus pour différents paramètres de
soudage TIG. Commençant par présenter la composition chimique des matériaux, la technique
de soudage utilisée, puis la caractérisation métallographique et la détermination de la taille des
grains (Image J), une caractérisation mécanique (essai de micro dureté), une caractérisation
électrochimique (Essai de corrosion) et à la fin une caractérisation par microscopie électronique
à balayage.
Les aciers utilisés pour l’étude, ont été usiné sous forme de tôles.
Analyse chimique :
L'analyse chimique des matériaux de base des deux aciers sont effectuées au niveau du
Centre de Recherche en Technologies Industrielles (CRTI). Cette analyse est faite par
spectromètre FOUNDRY-MASTER Xpert.
23
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Une zone du spectre mesuré peut être attribuée à chaque élément. L'instrument est
commandé par des touches grâce à un logiciel fourni qui affiche le résultat de l'analyse sur
l'écran du PC connecté.
II.2.2.Métaux d’apport :
Les matériaux de base sont soudés à l’arc électrique TIG en deux passes avec ce procédé :
les électrodes de type OK60 et E6010, de manière permettant d’obtenir des joints avec un
maximum d’homogénéité de la structure métallurgique.
Rectification :
La rectification des épaisseurs après découpage a été faite à l'aide d'une fraiseuse semi-
automatique, afin d’obtenir des pièces de même épaisseur (4mm).
24
Chapitre 2 Matériels et méthodes
L’opération de soudage TIG a été faite sur 4 pièces plates de 4mm d’épaisseur, pour chaque
type d’acier. On a essayé de garder les mêmes paramètres de soudage pour toutes les pièces
soudées afin de ne pas perturber les résultats obtenus afin d’obtenir les paramètres optimaux
souhaités.
Les courants utilisés sont le courant continu et le courant alternatif avec une polarité
normale, les électrons circulent de l'électrode vers la pièce à souder et frappent sa surface avec
une vitesse normale, concentrant ainsi la chaleur sur le joint de soudure.
Paramètres de soudage :
Les opérations de soudage sont réalisées au niveau de l'atelier de soudage au Centre de
Recherche en Technologie Industrielle (CRTI) par un soudeur qualifié.
Le tableau suivant donne les principaux paramètres de TIG utilisés pour les procédés
réalisés.
25
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Vitesse (mm/min) 37
04 E6010 Débit du gaz (L/min) 6
Diamètre de l’électrode
1.6
(mm)
Temps de soudage 2.16
26
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Le déroulement de soudage :
Le déroulement de l’opération de soudage a été fait en respectant les paramètres
précédents. L’ensemble des opérations que nous avons suivi, se résume comme suit :
a) Préparation des bords : les pièces à souder ont été chanfreinés en V, Ces chanfreins ont
été réalisés à l’aide d’un tour.
b) Nettoyage des bords : les bords ont été nettoyés afin d’éviter toute contamination du
bain fondu au cours de l’exécution du soudage.
c) Pointage des pièces à souder : la fixation des bords des pièces à souder a été faite par la
réalisation d’un pointage. Ce pointage va nous permettre un soudage à position fixe.
e) Réalisation de la première passe : cette passe a été réalisée par le procédé TIG. Après
cette étape la protection a été enlevée et le cordon a subi un nettoyage à l’aide d’une brosse
métallique en acier inoxydable.
f) Réalisation de la deuxième passe : cette passe a été réalisée avec les mêmes conditions
que la première, le cordon a été nettoyé par brossage.
g) Finition de la soudure : après soudage, le joint soudé a subi un nettoyage pour enlever
le laitier par meulage et brossage.
27
Chapitre 2 Matériels et méthodes
03
01
12
21
1
02 04
L’obtention de ces surfaces polies nécessite une suite d’opérations allant du prélèvement
des échantillons à l’attaque chimique. Dans ce qui suit, nous donnons le détail de chaque
opération.
II.5.2. Enrobage :
Les échantillons sont souvent enrobés dans des cylindres en plastique, cette opération est
nécessaire pour faciliter la manipulation surtout dans le cas des échantillons minces et d’assurer
une planéité pendant l’opération de polissage. C'est un procédé de moulage qui consiste à
envelopper l'échantillon dans une résine polymérisante. Deux types de résines ont été utilisés,
Chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
28
Chapitre 2 Matériels et méthodes
A chaud : se fait dans une résine bakélite dans une presse pour l’observation optique.
II.5.3. Polissage :
Après l’enrobage, les éprouvettes ont été placées sur une polisseuse. C’est une opération
mécanique qui permet d’avoir des états de surface miroir. Ce polissage s’effectue en plusieurs
étapes avec des disques en papiers abrasifs de différentes granulométrie des grains abrasif en
carbure de silicium du plus gros au plus fin :(80,180, 220, 320,500, 800, 1000, 1200,2400 et
4000 mèsh) qui tourne avec des vitesses variables, cette opération se fait sous aspersion d’eau
pour éviter l’échauffement de l’échantillon.
Les échantillons ont été immergés durant 20 à 30 secondes, lavés à l’eau et séchés à l’aide
d’un sèche-cheveux ordinaire.
29
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Le but final est d'optimiser le processus pour produire la microstructure la plus souhaitable.
Les paramètres caractérisant les microstructures de soudure, sont la taille de grain, leur
morphologie et la quantification des diverses phases ou micro constituants présents. [37,38]
L'appareillage utilisé pour l'acquisition des images est un microscope optique équipé d'une
caméra numérique reliée à un micro-ordinateur, équipée d’un logiciel installé pour l'acquisition
et le traitement des images.
30
Chapitre 2 Matériels et méthodes
La taille de grain d'une microstructure donnée est déterminée par la méthode numérique,
par le biais d'un logiciel. La grosseur du grain peut être caractérisée par différentes grandeurs
conventionnelles déduites de l’observation d’une coupe plane du matériau préparée pour faire
apparaître les contours des sections des grains par le plan de coupe.
Pour effectuer ces essais électrochimiques on a utilisé une chaine de mesure qui comprend :
31
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Le but de ce choix est de se situer entre les limites de réduction et d’oxydation de la solution
corrosive.
Afin de se rapprocher au mieux des conditions réelles de travail de l'acier comme implant,
nous avons choisi les conditions suivantes :
32
Chapitre 2 Matériels et méthodes
Méthode de mesure
Les essais de microdureté sont effectués au CTRI à moyen d'un microduromètre semi-
automatique de marque (MICROMET 3) avec un pénétrateur pyramide de diamant, placé entre
deux lentilles de microscope. Le microduromètre est aussi équipé d'un afficheur des résultats
d'essai avec la dureté équivalente.
On a appliqué une charge de 200 grf pendant 20 secondes (HV 0.2/20) dans chaque point
de mesure.
33
Chapitre 2 Matériels et méthodes
-Principe de fonctionnement :
En relation avec le mode de diffusion des électrons par l'échantillon, le MEB fournit des
images de manière séquentielle en balayant la surface de matériau par un faisceau d'électrons.
L'impact d’un faisceau d'électrons sur la surface d’un échantillon engendre une émission
des électrons secondaires et rétrodiffusés. Ces derniers sont détectés dans des détecteurs. Une
image est obtenue en relation avec l'intensité du courant électrique produit en chaque point de
la surface. La topographie de l'échantillon est ainsi obtenue.
34
Chapitre 3 Résultats et discussion
III.1. INTRODUCTION
Ce chapitre est consacré à l’étude expérimentale des soudures des aciers (X70 et 42CD4)
et les différents résultats relatifs à la micrographie et aux essais mécaniques. Le chapitre est
structuré comme suit :
En premier lieux on fait une vision générale sur l’état des matériaux ainsi que du cordon
de soudure. Ensuite, on s’intéresse à la micrographie réalisée par un microscope optique pour
avoir des images micrographiques montrant les différentes phases, la taille et l’orientation des
grains, pour pouvoir ensuite les comparer avec les résultats obtenus à l’aide des essais
mécaniques (micro dureté), les essais électrochimiques (corrosion) et le microscope
électronique à balayage (MEB).
Tableau III.1 : Composition chimique des matériaux de base 42CD4 et X70 en % (en poids)
Elément C Si Mn P S Al Cu Cr Mo V Nb Ti Ni
X70 (%) 0.08 0.7 2.39 0.01 0.001 0.06 0.01 0.04 0.1 0.05 0.4 0.09 0.02
42CD4 0.45 0.4 0.90 0.35 0.0.35 - - 1.20 0.3 - - - -
(%)
Tableau III.2 : Composition chimique des métaux d’apport (E6010) et (Ok 60) (en poids)
Elément Fe Ni C Si Mn
Ok 60 (%) 0.40 0.60 - - -
E6010 (%) Rest - 0.10 0.20 0.50
35
Chapitre 3 Résultats et discussion
L’objectif de ces examens est de vérifier les irrégularités du cordon de soudure (défauts de
formes) ou les défauts débouchant et apparents telles que les porosités, les fissures.
E1 E3
E2
E4
les échantillons E1 et E2 soudés avec courant un continu et les métaux d’apport Ok60
et E6010 successivement , montrent que le cordon de soudure a une bonne pénétration
sans présence de défauts, les examens visuels confirment un cordon régulier et de bel
aspect.
les échantillons E3 et E4 soudés avec courant alternatif et les métaux d’apport Ok60 et
E6010 successivement, montre par contre que le cordon de soudure a une pénétration
satisfaisante avec présence de défauts (caniveaux et porosités) qui sont dû aux inclusions
de tingusten ou l’électrode est en contact avec le bain fondu.
36
Chapitre 3 Résultats et discussion
a b
37
Chapitre 3 Résultats et discussion
E1
ZF-ZAT (X70) ZF (OK60) (CC) ZAT (42CD4)-ZF
E2
ZF- ZAT (X70) ZF (6010) (CC) ZAT(42CD4)-ZF
E3
ZAT (X70) ZF (OK) (CA) ZAT (42CD4)-ZF
E4
ZF-ZAT(X70) ZF (6010) (CA) ZF-ZAT (42CD4)
38
Chapitre 3 Résultats et discussion
Les résultats obtenus par le microscope optique sont regroupés dans la figure III.3
montrant les différents changements des microstructures soudées :
La phase martensite est située au niveau des frontières de grains de phase ferrite.
Dans les ZAT des cotés 42CD4, la morphologie de la martensite est devenue une phase
dominante avec une augmentation de la phase bainitique dans l’échantillon soudé par
courant alternatif. En outre, la taille granulométrique (18µm) de la phase de martensite
est devenue petite (12µm) dans les ZAT de courant alternatif avec une dispersion de la
martensite dans la matrice dans la ZAT (CA), cette dispersion est liée aux cycles
thermiques de soudage alternatif.
La zone fondu dans (E2) et (E4) permet d'obtenir des structures fines avec des zones
brutes de Solidification comme, ferrite proeutectoïde et aciculaire, Constituant
lamellaire comme Bainite et martensite.
La zone fondu dans (E1) et (E3) présente des Grains γ colonnaires entourés par des
précipitations ferritiques, on observe que dans le cas de (CA) les grains austinitique
subissent une augmentation des grains.
39
Chapitre 3 Résultats et discussion
Tableau III.3 : Les résultats des calculs par Image j des matériaux de base a(X70) et
b(42CD4).
A 6.057
B 4.448
On remarque que la taille des grains d’acier X70 et supérieur de celle d’acier 42CD4.
Tableau III.4 Les résultats des calculs par Image j pour les 4 échantillons.
Taille de grains (µm)
échantillon Métal courant
d’apport ZAT X70 ZAT 42CD4
E3 Ok 60 Alternatif 6.100
4.600
E4 E6010 Alternatif 7.813 6
D’après les résultats obtenus on constate que la taille des grains est différenciée entre les
soudures réalisées par E6010 et Ok60 d’où on observe que la taille des grains soudés par Ok60
est inferieur de celle soudée par E6010, et la taille des grains dans la ZAT de X70 est plus
importante de celle de la ZAT de 42CD4.
D’autre part quand on compare entre les deux courants dans lesquelles on a utilisé l’Ok60
on observe aussi que la taille des grains des soudures réalisées par le courant alternatif (CA) est
inferieur de celle soudée par le courant continu (CC). Ceci implique que le métal d’apport Ok60
et le courant alternatif ont donné les meilleurs résultats.
40
Chapitre 3 Résultats et discussion
640
590 ZAT
540 ZAT
ZF
490
440
Hv (0.2Kg)
390
340
290
MB X70
240 MB 42CD4
190
140
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
d (mm)
1 2 3 4
Les quatre courbes représentent la microdureté des échantillons dont deux échantillons
subissent un soudage TIG alternatif (E3) et (E4) et un soudage TIG continu dans (E1) et (E2).
Quand les courbes de microdureté se stabilisent, elles indiquent que les valeurs de microdurete
de l’acier (X70) est 175 Hv et 362 Hv pour (42CD4).
A partir de ces graphes de profils de microdureté on peut tirer les conclusions suivantes :
Les échantillons soudés subissent une grande augmentation de la microdureté dans les
zones affectées thermiquement (ZAT) par rapport aux matériaux de base, où il y a une
création de structures relativement fragiles riche en carbure métalliques (martensite….)
lors de l’opération de soudage, cette richesse devient énorme dans le coté 42CD4.
41
Chapitre 3 Résultats et discussion
Dans le cas de courant Alternatif on note une diminution de la microdureté par rapport
au courant continu, cette diminution est due à l’effet de cycle thermique de soudage ce
qui provoque une variation rapide dans le taux de chauffage.
Dans le cas des échantillons soudés avec E6010 on note une augmentation de
microdureté par rapport aux soudures avec Ok60 cela dû aux effets des éléments
d’addition.
42
Chapitre 3 Résultats et discussion
Les figures représentent les courbes d’impédance dans le plan de Nyquist Z à différentes
soudures à l’abandon et dans la gamme de fréquence : 50 Hz - 100 mHz.
X70 42CD4
Figure III.5 : Représentation graphique de l’impédance des matériaux de base.
43
Chapitre 3 Résultats et discussion
-Z'' (Ω)
20
15
10
5
-Z'' (Ω)
0
0 50
-5
-Z'(Ω)
E1 E2
-Z'' (Ω)
25
20
15
10
-Z'' (Ω)
5
0
0 20 40 60 -Z'(Ω)
-5
E3 E4
Figure III.6: Représentation graphique de l’impédance des échantillons soudés E1, E2, E3 et
E4.
44
Chapitre 3 Résultats et discussion
Dans le Tableau III.5, La représentation dans le plan de Nyquist a été utilisée pour
déterminer la Résistance de Transfert de charge et Capacité des échantillons. L’interprétation
des graphes permet de déterminer les différents processus qui ont lieu à l’électrode et la
résistance de transfert de charge.
Les courbes suivantes représentent les résultats de potentiodynamiques des deux matériaux
de base et les quatre échantillons.
a b
Figure III.7 : Représentation graphique de Log(I)=f(E) des matériaux de base : a (42CD4), b
(X70).
45
Chapitre 3 Résultats et discussion
E1 E2
E3 E4
Figure III.8 : Représentation graphique d’Log(I)=f (E) pour les soudures E1, E2, E3 E4.
46
Chapitre 3 Résultats et discussion
Ou :
a : le métal de base d’acier 42CD4.
b : le métal de base d’acier X70.
E1 : la soudure 1 (courant continu, métal d’apport OK60).
E2 : la soudure 2 (courant continu, métal d’apport E6010).
E3 : la soudure 3 (courant alternatif, métal d’apport OK60).
E4 : la soudure 4 (courant alternatif, métal d’apport E6010).
ba : borne anodique.
bc : borne cathodique.
Ecorr : le potentiel de corrosion en volt.
Icorr : le courant de corrosion en ampère.
Vcorr : la vitesse de corrosion en millimètre par an.
47
Chapitre 3 Résultats et discussion
De plus, on constate que la soudure (E3) présente un potentiel et une tension de corrosion
inferieurs à celui de (E1) et Par rapport aux autres échantillons. L’échantillon (E3) se passive
et sa courbe de polarisation présente des légers paliers de passivation, son courant de corrosion
reste le plus faible 0.0018713 A et Son potentiel de corrosion est égale à -0.396V.
a b
Figure III.9 : Microstructure des matériaux de base après test de corrosion: a (42CD4) et
b (X70).
48
Chapitre 3 Résultats et discussion
E1
ZF-ZAT (X70) ZF (OK60) (CC) ZAT (42CD4)-ZF
E2
ZF- ZAT (X70) ZF (6010) (CC) ZAT(42CD4)-ZF
E3
ZAT (X70) ZF (OK) (CA) ZAT (304L)-ZF
E4
ZF-ZAT(X70) ZF (6010) (CA) ZF-ZAT (42CD4)
49
Chapitre 3 Résultats et discussion
Figure III.11 : Microstructures des échantillons après le test de corrosion de E1, E2, E3 et E4
Les figures (III,10 et III.11) montrent les résultats des observations optiques des surfaces
de corrosion pour un grossissement (X100).
Ces micrographies montrent une structure fortement attaqué dans le 42 CD4, avec une
grande densité de dissolution, D’autre part, les micrographies des soudures (Figure III.11)
présentent des aspects fortement brulée dans les soudures (E4, E1), on remarque aussi que la
zone fondue des soudures avec le Ok60 est le moins altérée par les essais électrochimiques. On
observe aussi la présence des piqures réparties aléatoirement sur les surfaces obtenues. Le
nombre de ces défauts est moindre dans les échantillons soudés par le Ok.60.
Les aciers alliés et faiblement alliés sont des matériaux passivables sensible à la corrosion
par piqûres en présence d’espèces agressives spécifiques. Ce sont le plus souvent les ions
chlorures (Cl-), qui sont les plus agressifs et qui jouent un rôle important dans le mécanisme de
piqûration.
La corrosion par piqûres est liée aux attaques très localisées d’hétérogénéités qui contribuent
à la détérioration de la couche passivante protégeant le matériau. Ce processus de détérioration
du matériau conduit généralement à un phénomène de corrosion généralisé.
Dans le but de faire une étude détailler sur les phases résultantes de soudage et de comprendre
les différents processus métallurgiques lors du soudage. Des caractérisations par MEB vont illustrer
ce fait. :
50
Chapitre 3 Résultats et discussion
α
α α’
P
(a) (b)
Figure III.12. Microstructure des matériaux de base a(42CD4), b(X70) par MEB.
L’issue des petites échelles microscopique en MEB permet de bien caractériser les phases
ferritiques, Martensitiques et bainitiques dans les matériaux de base d'une part, et la proportion des
composés finesses comme la cémentite et la perlite d'autre part.
La figure III.12 Montre bien les formes et les bords de chaque phase : Dans le 42CD4 on
distingue une matrice composé de la bainite granulaire, avec la présence de lamelle de la martensite
et des iles ferritiques, Ainsi l’acier X70 comporte des phases perlitiques (en blanche) avec une
matrice ferritique.
51
Chapitre 3 Résultats et discussion
ZF OK60
Figure III.13. Microstructure des zones fondues des échantillons E1, E3 par MEB.
α α
Figure III.14. Microstructures des zones fondues des échantillons E2, E4 par MEB.
Les structures imposées par l’OK60 sont de type austénitique avec des joints de grains
ferritiques épaisses dans le CC et très fins dans le CA.
52
Chapitre 3 Résultats et discussion
Dans les zones fondues E6010, les grains ferritiques deviennent très fins dans CA due à la
cinétique de refroidissement dans ce processus.
ZAT
X70
Figure III.15. Microstructures des ZAT de X70 (E1, E4) par MEB
α
α
ZAT
42CD4
(E4) (E1)
Figure III.16. Microstructures des ZAT de 42CD4 (E1, E4) par MEB
53
Chapitre 3 Résultats et discussion
La figure III.16 montre que : Dans la zat du X70 soudé par le métal d’apport OK60, la perlite
se transforme en austénite avec une teneur en carbone élevée du à la forte présence du Nickel
(élément favorisant de l’austénite), Ainsi le Nickel se diffuse à partir des zones riches vers les zones
pauvres, par contre on remarque l’existence de la perlite dans la zone affectée thermiquement dans
E4.
La figure III.16 nous a permis de conclure qu’il y a un fort grossissement de grains ferritiques
dans l’acier 42 CD4.
54
CONCLUSION
Cette étude s’inscrit dans un projet de compréhension globale des différents phénomènes
rencontrés lors du soudage hétérogène des structures. Elle a été conduite selon une démarche
purement expérimentale pour comprendre les principaux phénomènes, à prendre en compte lors
de la réalisation de jonctions soudées hétérogènes par soudage TIG.
Après la réalisation des jonctions de soudage par le procédé TIG avec deux métaux
d’apport, et deux courants différents, notre travail visait en premier lieu la caractérisation
métallurgique des interfaces soudées. L’objectif étant d’expliquer les zones d’hétérogénéité du
cordon de soudure.
Pour se faire, la mise en œuvre d’une large gamme de techniques de caractérisation par
analyse de métallographie optique, profils de microdureté Vickers, les essais électrochimiques
qui ont été indispensables. Les premiers travaux menés consolidés par ces différentes analyses
ont confirmé des résultats, à savoir :
55
Dans les ZAT des cotés de l’acier au Carbone (42CD4), la morphologie de la
martensite est devenue une phase dominante avec une augmentation de la phase
bainitique dans l’échantillon soudé par courant alternatif. Cette phase est
favorable pour le comportement mécanique. En outre, Les ZAT de l’acier X70
ont subi un grossissement des grains ferritiques, ce grossissement devient
Léger dans E3.
Le soudage par un acier faiblement allié E6010 (E2, E4) permet d'obtenir des
zones fondues avec des structures fines constituées de zones brutes de
solidification comme: ferrite proeutectoïde et aciculaire, constituant lamellaire
de bainite et martensite.
Le soudage par un alliage à base de Nickel induit des zones fondues constituées
de grains austénitiques colonnaires entourés par des précipitations ferritiques, on
observe aussi que dans le cas de (CA) les grains austénitiques subissent un
grossissement.
56
Ce travail ne constitue qu’une modeste contribution à la compréhension des différents
phénomènes physico-chimiques rencontrés liés à la fiabilité des structures métalliques
hétérogènes. Afin de compléter nos résultats, plusieurs directions d’études pourraient être
suivies. A ce jour, deux principales voies peuvent être envisagées :
57
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Résistance à la corrosion
[39] Jean POKORNY «Welding pressure pipelines &pipingsystems», ed. THE LINCOLN
ELICTRIC COMPANY 2003.
La grue fabriquée par le CRTI
Appareillage :
- Scie à métaux
- Fraiseuse.
- Spectrometre.
- Microtronçonneuse
- Appareille de l’enrobage
- Polisseuse.
- Microscope optique.
- Le microscope électronique à balayage.
- Microduromètre .
Scie à ruban
(KNUTH HB450)
Fraiseuse
(KNUTH HB 400)
Appareille de soudage TIG
(Dymasty 350)
Spectrometre
(FOUNDRY-MASTER Xpert)
Microtronçonneuse
(Struers Disctom-6)
Appareille de l’enrobage
(Stuers labopress-1)
Polisseuse
(STRUERS)
Microscope optique
(NIKON)