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Introduction à la Méthode des Éléments Finis

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METHODE DES ELEMENTS FINIS

5ème Génie Civil


EMG Rabat

Pr. MOHAMED ABOUSSALEH Ing. Ph D

1
Plan du cours
• Introduction Générale
• Rappel MMC
• Fondement de la MEF
• Elément Barre
• Elément Poutre
• Elément Plaque , Coque et 3D

2
INTRODUCTION
La méthode des éléments finis (MEF) consiste à
résoudre numériquement des équations
mathématiques régissant toutes sortes de
phénomènes physiques: (élasticité, mécanique
des fluide, thermique, hydraulique, vibration,
électrique, etc)
Comment? Par discrétisation du milieu et non
discrétisation des équations ( Différences finis)
Le milieu continu est remplacé par un ensemble
d’éléments finis
3
4
5
6
7
8
9
10
Chapitre 1:
Equations générales de modélisation des
systèmes déformables

Rappels de MMC:
1. Equation d’équilibre
2. Relation Déplacement‐Déformation
3. Loi de Comportement

11
Principe Variationnel
Principe du travail virtuel:

Pour tout corps en équilibre, tout déplacement infinitésimal virtuel


(admissible), le travail des efforts externes sous l’effet de ce
déplacement doit être équilibré par une énergie de déformation
interne

 U
V
def dV   Wext dV
V

12
Tenseur des contraintes de Cauchy: ij
Le tenseur ij est défini comme suit:
U def
 ij 
Eij
Udef : Energie de déformation par unité de volume (j/m3)
ij: contrainte de Cauchy (N/m2: Pa)
ij = ji donc tenseur symétrique
  11  12  13 
 
 ij    21  22  23 
   
 31 32 33 

13
Tenseur des contraintes de Cauchy
  11  12  13    1  12  13 
   
 ij    21  22  23    21  22  23 
   
 31  32  33    31  32  33 
Par symetrie du tenseur  ij   ji
  11  12  13    x  xy  xz 
   
  ij    12  22  23    xy  y  yz 
       
 13 23 33   xz yz z 
14
Tenseur des déformations de Green Lagrange
1
Eij   ui , j  u j ,i  uk ,i uk , j 
2
Déformations Normales
u1 1  u1   u2   u3  
 2 2 2

E11         
X 1 2  X 1   X 1   X 1  
 
u2 1  u1   u2   u3  
 2 2 2

E22         
X 2 2  X 2   X 2   X 2  
 

u3 1  u1   u2   u3  


 2 2 2

E33         
X 3 2  X 3   X 3   X 3  
 
15
Déformations de cisaillement

1  u1 u2  1  u1 u1 u2 u2 u3 u3 


E12        
2  X 2 X 1  2  X 1 X 2 X 1 X 2 X 1 X 2 

1  u1 u3  1  u1 u1 u2 u2 u3 u3 


E13        
2  X 3 X 1  2  X 1 X 3 X 1 X 3 X 1 X 3 

1  u2 u3  1  u1 u1 u2 u2 u3 u3 


E23        
2  X 3 X 2  2  X 2 X 3 X 2 X 3 X 2 X 3 

16
Déformations Linéarisées
1 1
Eij  (ui , j  u j ,i  uk ,i uk , j )   ij   ui , j  u j ,i 
2 2

u1 1  u1 u2 


11  12    
X 1 2  X 2 X 1 
u2 1  u1 u3 
 22  13    
X 2 2  X 3 X 1 
u3
 33  1  u2 u3 
X 3  23    
2  X 3 X 2 
17
Déformations linéarisées

u1 u1 u2


11  1   12  212  
x1 x2 x1
u2 u1 u3
 22   2   13  213  
x2 x3 x1
u3 u2 u3
11   3   23  2 23  
x3 x3 x2

18
Equations d’équilibre:

Soit un milieu continu en équilibre sous les actions:

Ti
Fi : force de volume
Ti : force de surface Fi
 ui
2
  2 : force d'inertie -∂2ui/∂t2
t

19
Le PTV pour un champ de déplacement virtuel u
infinitésimal admissible donne:

 U
V
def dV    Wext dV
V

Energie de
déformation    E dV   F  u dV
V
ij ij
V
i i

  Ti ui dA Travail des


forces extérieures
S

 ui 2
   2  ui dV
V
t 20
Hypothèse des faibles perturbations:
(déplacement linéarisé)

1 1
Eij   ui, j  uj,i  uk,iuk, j    ui, j  uj,i   ij
2 2

L’énergie de déformation s’exprime dans ce cas:

1
V  ij Eij dV  V  ij ij dV  V  ij 2  ui, j   u j ,i dV

21
• Par symétrie du tenseur ij on aboutit à:

1
V  ij 2  ui, j   u j ,i  dV  V  ij ui, j dV

• Intégration par partie:

i jui , j dV    ijui  ,j


dV   i
ij , judV
V V V

22
• Théorème de la divergence:

V
   u 
ij i ,j dV    ij ui  n j dA
A

• Expression finale de l’énergie de déformation:

  n   u dA   
A
ij j i
V
ij , j  ui  dV

23
Principe du travail virtuel donne:

  n   u dA   
A
ij j i
V
ij , j  ui  dV
 ui 2
  Fi ui dV   Ti ui dA    2  ui dV
V A V
t

  ui
2

A  ij n j  Ti   ui dA  V   ij , j  Fi   t 2   ui dV  0

24
D’ou on tire:

  ui
2

A  ij n j  Ti   ui dA  V   ij , j  Fi   t 2   ui dV  0

Equations d’équilibre:
 ui 2
 ij , j  Fi   2
t
Conditions aux limites:

 ij n j  Ti
25
Equations General de la MMC
Cas Statique
Rappel:

 ij , j  Fi  0 équations d'équilibre
 ij n j  Ti conditions aux limites
1
 ij   ui , j  u j ,i  Relation déformation-déplacement
2

 ij  2 ij   kk ij Loi de comportement


26
Equations d’équilibre dans un repère (x,y,z):

 x  xy  xz
   Fx  0
x y z
 xy  y  yz
   Fy  0
x y z
 xz  yz  z
   Fz  0
x y z

27
Loi de Comportement Isotrope
1
ij  1  ij llij 
E
  
 ij  2G   ij   kk  ij 
 1  2 
En introduisant les coefficients de LAME
E 2 G
 G ; λ 
1  2 1   1  2 

 ij  2 ij   kk ij 28
Loi de Comportement Isotrope
Ecriture matricielle

 1   
   0 0 0 
E E E
 
  1  
   0 0 0  x 

x
  E E E   
 y     1   y 
     0 0 0    z 
z  E E E 
      
 xz  2 xz   0 0 0
1
0 0   xz 
 yz  2 yz
  G   yz 
   1   
  xy  2 xy   0 0 0 0 0    x y 
 G 
 1 
 0 0 0 0 0 
G
29
Matrice de Rigidité pour un matériau isotrope
Ecriture matricielle

é ù
ê1 - n n n 0 0 0 ú
ïìïsx ïüï ên 1-n n 0 0 0 ú ïìe ü
ï
ïï ïï ê ú ïï x ï
ï
ïïsy ïï ên n 1-n 0 ú ïe ï
ê 0 0 ú ïï y ï
ï
ïï ïï ê ú ïïe ï
ï
ï z ï=s E ê0 1 - 2n ú ï z ï
í ý 0 0 0 0 ú íï2e = g ý
ïïtxz ïï (1 + u )(1 - 2u ) êê 2 ú ï xz xz ï
ï
ïï ïï ê 1 - 2n ú ïï ï
t
ïï yz ïï ê0 0 0 0 0 ú ïï2eyz = gyz ïï
ï
ïït ïï ê 2 úï ï
ïî xy ïþ ê ú ï2 e
1 - 2n ú ïî xy = g ï
xy ï
ê0 0 0 0 0 þ
êë 2 ûú

{s} = ëêéH ûúù {e}

[H]: Matrice de Rigidité


30
Comment Résoudre ces équations ?

 ij , j  Fi  0 équations d'équilibre
 ij n j  Ti conditions aux limites
1
 ij   ui , j  u j ,i  Relation déformation-déplacement
2

 ij  2 ij   kk ij Loi de comportement

Choix des inconnues ?


31
Chapitre 2
Principes généraux et fondements de la MEF

32
Méthode des Eléments Finis: MEF
Fondement de la méthode des éléments finis: MEF
– Introduction
– Concept de l’élément fini
Eléments barre et poutre
– Elément barre
– Elément poutre
– Application
Eléments 2D/3D
– Elément 2D/3D
– Coordonnées intrinsèques
– Eléments isoparamétriques
– Intégration numérique
– Application
33
Méthodes générales d’approximation
• Soit u(M) la solution exacte
• On cherche à approximer u(M) sous la forme
suivante:
N
u ( M )  u ( M )   aii ( M )
i 1

ai sont des coefficients inconnues: Coordonnées Généralisées


i ( M ) fonctions base (Base Fonctionnelle)
u ( M ) Solution approchée de u ( M )

34
• Fonctions i (M) sont « apriori » choisies
• Conditions sur i (M) :
– Continuité
– Conditions aux limites
– COMPLETUDE (base complète)

Les fonctions i (M) doivent représenter toutes


les solutions u(M) et que:
 N

lim  u ( M )  u ( M )   lim  u ( M )   aii ( M )   0
N  N 
 i 1 
35
• Les conditions précédentes peuvent être
satisfaites par les fonctions de type:
– Polynomiale
– Trigonométrique
– Etc.

• Le principe des méthodes d’approximation est


de chercher les inconnues ai de sorte à
approcher le mieux u(M)

D’où la minimisation d’un « critère »

36
MINIMISATION:
– Minimiser l’énergie potentielle
– Minimiser un critère d’erreur
– Etc.
Deux classes principales d’approximation en
fonction du type des équations à résoudre
• Approche locale: (forme différentielle)
– équations aux dérivés partielles
Méthode de Galerkin, Moindres carrés, …

• Approche globale: (forme intégrale)


– Équations énergétiques
Méthode de Ritz, …

37
Approche locale (forme différentielle)

– Soit à résoudre un problème gouverné par les


équations aux dérivées partielles:

L(u )  0 dans un domaine D avec les CL associées

– L’approximation de u est donnée par:


N
u ( M )   aii ( M ) M ( x, y, z )  D
i 1

38
• La fonction erreur est définie par:

 erreur ( M )  L u ( M )
• On cherche les ai qui minimise cette erreur
• On écrit le problème sous la forme suivante:

 erreur ( M ),Wi   D  erreur ( M )Wi ( M )dV i = 1,2, ,....N


Wi sont les poids de pondération de l'erreur

39
• Choix des Wi varie d’une méthode à l’autre
• Méthode de Galerkin: Wi = i

 erreur ( M ),Wi   D  erreur ( M )i ( M )dV  0


 erreur
• Méthode des moindres carrés: Wi 
ai

 erreur
 erreur ( M ),Wi   D  erreur ( M ) dV  0
ai

40
• Application de la méthode de Galerkin:
– Poutre avec charge uniforme
q

– L’équation d’équilibre est donnée par:


d 4v
EI 4  q  0
dx
Avec les CL: v(0) = v(L) = 0 (cinématique)
M f (0) = M f (L) = 0 (statique)

41
• Cherchons à approcher la flèche v(x) par:
N
v ( x)   aii ( x)
i 1

 x
Prenons i ( x )  sin  i 
 L 
• Avec cette fonction base les CL sont satisfaites

v(0)  v( L)  0 et v(0)  v( L)  0

42
• On se limite à Un Seul Terme i=1
x 
v ( x)  a11 ( x)  a1 sin  
 L 
• L’erreur s’écrit:
4
d v EI  4
x 
 erreur ( x)  EI 4  q  4 a1 sin   - q
dx L  L 

• Le coefficient a1 se calcul par:

 erreur ( M ),Wi   D  erreur ( M )i ( M )dV  0


43
• D’où a1:

x 
 erreur ( x), 1   0  erreur ( x) sin   dx
L

 L 
L  EI  x   x 
4
   4 a1 sin   - q  sin   dx  0
0
 L  L    L 
L x
q  sin   dx 4 4
0
 L  4 qL qL
 a1   5  0.013071
EI  L 2   x 
4
 EI EI
L 4 0
sin 
 L 
 dx

44
• La flèche au milieu est donnée pour x = L/2

4
 L  qL
v  x    a1  0.013071
 2 EI

• La solution exacte est donnée par:

4 4
 L  5 qL qL
v x     0.013021
 2  384 EI EI

45
Approche globale: Méthodes variationnelles:
(Formulation Intégrale)
Elles consistent à minimiser une fonctionnelle
associée à l’équilibre globale
• Méthode de Ritz: Minimisation de l’énergie potentielle:
(Revoir le PTV)

Ep  ui    W   ij dV   Fi ui dV   Ti ui dA
V V A
N
Avec u   aii le min de Ep est tel que:
i 1

E p
 0  la détermination des ai
ai
46
• Application de la méthode de Ritz

x
L

• L’approximation du déplacement donne:


N
v ( x)   aii ( x)
i 0

Prenons i ( x)  x  v ( x)  a0  a1 x  a2 x  a3 x  ...  aN x
 i 2 3 N

47
• Conditions aux limites
v(0)  v(0)  0  a0  a1  0
• D’où
v ( x)  a2 x 2  a3 x3  ....  aN x N
• L’énergie potentiel Ep:
1
Ep = ò sij eijdV - Pv(x = L)
2
1 Mz Mz
=ò y ydV - Pv(x = L)
2 I z EI z
L
1
EI z (v ¢¢) dx - Pv(x = L)
2
= ò 2
0
48
• On se limite à un terme:
v(x)  a2 x2
L
1
EI z (v ¢¢) dx - Pv(x = L) 
2
Ep = ò 2
0
L
1
( )
Ep = ò EI z 4a22 dx - Pv(x = L) = 2EI za22L - Pa2L2
2
0
¶Ep PL
= 0  a2 =
¶a2 4EI z

49
• Si on se limite à un terme:
PL
v ( x)  a2 x 2
avec a2 
• Donc 4 EI
3 3
PL PL
v ( L)    v( L) exacte
4 EI 3EI
• Si on prend 2 termes:
PL P
v ( x)  a2 x  a3 x
2 3
avec a2  et a3  
2 EI 6 EI
PL 2 P 3
v ( x)  a2 x  a3 x =
2
x 
3
x
2 EI 6 EI
• Donc
3
PL 2 P 3 PL
v ( L)  L- L   vexact
2 EI 6 EI 3EI 50
• Cette méthode a conduit à la solution exacte
car le polynôme de degré 3 définit l’ensemble
des solutions contenant la solution exacte.
• Si on prend par exemple le polynôme
v ( x)  a3 x  a4 x  ......  aN x
3 4 N
N
La solution ne convergera pas même pour N
très grand?
v ( x)  a3 x3  a4 x 4  ......  aN x N
Ce polynome ne comporte pas le degré 2 qui garantit
la constance de la courbure de flexion. Pas de convergence
meme pour N infini ???? (Problème de COMPLETUDE)
51
Concept de l’élément fini
• Dans la démarche éléments finis on a:
– Discrétisation de la structure (Maillage)
– Choix d’une approximation pour chaque élément
– Choix des coordonnées généralisées (déplacements
nodaux)

52
La résolution des équations de MMC revient à
minimiser l’énergie potentielle

 ij , j  Fi  0 

 ij n j  Ti 
1    Ep  0
 ij   ui , j  u j ,i  
2 
 ij  2 ij   kk ij 
 On exprime E p en fonction de u: déplacement
Ensuite on remplace u par u   aii

53
Energie Potentielle Totale Ep: Fonctionnelle
Ti
Fi

ij

1
E p    ij  ij dV   Fi ui dV   Ti ui dS
V
2 V S

Energie de déformation Energie potentielle des forces de surface

Energie de potentielle des forces de volume


54
• Notation classique:
1
E p    ij  ij dV   Fi ui dV   Ti ui dS
V
2 V S

1
  Cijkl  kl  ij dV   Fi ui dV   Ti ui dS
V
2 V S

1 T
   C dV   u FdV   u TdS
T T

V
2 V S

  E p   C dV   F  udV   T  udS


V V S

   dV   F  udV   T  udS


V V S 55
Minimisation de la fonctionnelle Energie potentielle Totale donne:

 E p  0     dV    u FdV    u TdS  0
T T T

V V S
Notation tensorielle:

 E p  0    ij ij dV   Fi ui dV   Ti ui dS  0


V V S
On déduit:

 E p  0    ij ij dV   Fi ui dV   Ti ui dS  0


V V S

 ij , j  Fi  0  ij , j  Fi  0
   Ep  0  
 ij n j  Ti  ij n j  Ti 56
57
• Exemple: élément triangulaire à 3 nœuds

y vj

vi j
uj
i ui
vk

k uk

58
Approximation du déplacement dans l’élément
u ( M )   aii
a1 
Exemple d’approximation: a 
 2
u ( x, y )  a1  a2 x  a3 y u  1 x y 0 0 0  a3 
   
v   0 0 0 1 x y  a4 
v( x, y )  a4  a5 x  a6 y
a5 
 
a6 
u ( M )   aii  u ( M )   N  a  M(x,y,z)  V
e e e e

N 
e
Matrice des fonctions de base: fonction d'interpolation
a
e
Vecteur des coordonnées généralisées (inconnues)
59
y vj
a1  a1  ui   q1 
vi j a  a  v   q 
uj
 2  2 i 
 2
a3  a3  u j   q3 
M (u,v)
i ui
vk    
a4  a4  v j   q4 
k uk a5  a  u   q5 
   5 k
  
x a6  a6  vk   q6 
e
 q1 
q 
 2

e  q3 
e
 
u
    N   
v   q4 
q 
 5
 q6 
60
• Coordonnées généralisées ? On les prend
comme déplacements aux nœuds:
déplacement nodaux noté souvent q
e
q 
• D’où:  
1

 q2 
e 
q3 
e
u 
   N   
v  q4 
q5 
 
• Soit q6 

   
e e e
u ( M )  N q  M(x,y,z)  V e

N 
e
Matrice d'interpolation (fonction de base)
q
e
Vecteur des déplacements nodaux (inconnues de base)
61
Relation déplacement‐déformation:(Faible déformation)
e
 
 x 0 0
 
0 
 x 
e
0
 y 
   
 y  0  e
u x 
 z  0
1  z 
 ij   ui , j  u j ,i     
 
u y       D  u
e e e

2  xy   
0   
   y x  u z 
 xz   
 yz   0
 
 z x 
   
0 
 z y 
62
D’ou on tire:
u ( M )   N  q et     D  u   D   N  q
e e e e e e e e e

soit     B  q avec  B    D   N 


e e e e e e

Relation contrainte‐Déformation
é ù
ê1 - n n n 0 0 0 ú
ìïs üï ên 1-n n 0 0 0 úìïex ü ï
ïï x ïï ê úïï ï
ï
ïïs ïï ên n 1-n ú ïey ï
ïï ïï y ê 0 0 0 úïï ï
ï
ïïsz ïï ê úï ï
E ê0 1 - 2n úï ï
ïe z ï
í ý= 0 0 0 0 úí ý
ïïtxy ïï (1 + u )(1 - 2u ) êê 2 ú ï xy ï
ï g ï
ïï ïï ê 1 - 2n úïï ï
ï
ïïtxz ïï ê0 0 0 0 0 úï g ï
úï ï
xz
ïït ïï ê 2 ï ï
ïî yz ïþ ê ú ï
1 - 2n ú ï g ï
ê0 0 0 0 0 î yz ï þ
êë 2 úû

{s} {e}
e e e
= éH ù
êë úû
63
En résumé:

1
 ij   ui , j  u j ,i  
2
    D  u   D   N  q   B  q
e e e e e e e e

    H      H   B  q
e e e e e e

64
Expression de l’énergie potentielle « Elément: e »
Energie de

1
 
e déformation

E p   e    H   dV
e T
V 2

 f  u dV
Travail des Forces de
e volume fv


T
V e v
Travail des Forces de

 f  u dS
e surface: fs


T
S e s

65
• Expression de l’énergie potentielle « Elément »
1
 1
 q  B   H  B q dV
e e

V e 2    H   dV  V e 2
T T T

  f  u u  f  dV   q  N   f  dV


e e e
dV = 
T T T T
Ve v Ve v Ve v

  f  u u  f  dS  q  N   f  dS


e e e
dS  
T T T T
S e s Se s Se s

 Energie de

q  B   H  B q dV
1 e déformation
Ep   e
T T
V 2
Travail des Forces de

q  N   f  dV
e volume fv

T T
Ve v
Travail des Forces de

q  N   f  dS
e surface: fs

T T
Se s

66
• Expression de l’énergie potentielle « Elément »

1
q  B   H  B q dV
e
Ep   e
T T
V 2

q  N   f  dV
e

T T
Ve v

q  N   f  dS
e

T T
Se s

67
Expression de l’énergie potentielle « Elément »

1
q  B   H  B q 1
e

V e 2 dV  q  e  B   H  B  dV  q

T T T T

2 V 

q  N   f  dV  q    N   f  dV 
e


T T T T
Ve v Ve v

q  N   f  dS  q    N   f  dS 
e


T T T T
Se s Se s

1 1
q  V e  B   H  B  dV  q  q  k  q
 
T T T e

2 2
q V  N   f v    N   f 
e e
dV  q
T T T T
e e s dS 
S

q    N T  f  dV     N T  f  dS    qT  f e
  V e   S e
T
v s
  68
Sous forme matricielle:

1
E  q  k  q  q  f 
e eT e e eT e
p
2
Force équivalente élementaire:

f
e
   N 
V e
eT
 f v  dV  S  N   f s  dS
e
eT

Matrice de rigidité élementaire :

 B   H  B 
e
k  
e T
dV
Ve
69
Passage de l’élément au solide
Problème de l’assemblage
Énergie potentielle du solide Ep
Ep   E e
p

1 e
E p    q  k  q  q  f  
eT e e eT

2 
1
2
eT e e



   q  k  q    q  f 
eT e

70
Energie Potentielle dans le repère
global
• Illustration dans le cas plan
• Élément avec deux nœuds i et j
ui  cos( ) sin( )  U i 
v  
0 0
 V  Repère Local
 i    sin( ) cos( ) 0 0   i 
u   y
 j  0 0 cos( ) sin( )  U j  x
Vj
v j  0 0  sin( )

cos( )  V j 
  vj
uj

Vi j Uj
Y 

q   R  Q
e e e ui
vi
i Ui
[R]e: Matrice de passage
Repère Global X 71
• Matrice de passage:
ai'  Ti j a j avec Tij  cos(e
i , e '
i)

cos( X , x ) cos( X , y ) cos( X , z )  Repère Local


Tij  cos(Y , x) cos(Y , y ) cos(Y , z )  y
cos( Z , x ) cos( Z , y ) cos( Z , z )  Vj x

vj
uj

Vi j Uj
Y 
ui
vi
i Ui

Repère Global X
72
• Énergie potentielle dans le repère global
1
E  q  k  q  q  f 
e eT e e eT e
p
2
q   R  Q
e e e

1
 E  Q  R   k   R  Q  Q  R   f 
eT
e eT e e e eT eT e
p
2
1
E  Q  K  Q  Q  F 
e eT e e eT e
p
2
Avec
 K    R k   R F    R   f 
e eT e e e eT e
et

Rigidité de l’élément Force sur l’élément


Dans le repère global Dans le repère global
73
• Énergie potentielle totale dans le repère global
• Matrice Booléennes d’ASSEMBLAGE: [A]
Exemple solide à 2 éléments:
1 1 2 2 3

U1 
V 
U1  U 2   1 
V  V 
 1   2 U 2 
    Q Q   
1 2
Q   
U 2  U 3  V2 
V2  V3  U 3 
 
V3 

Q   A Q ? Q   A Q ?


1 1 2 2
et
74
U1 
 
U1  1 0 0 0 0 0  V1 
V   
 1  0 1 0 0 0 0  U 2 
Q         Q   A Q
1 1 1

U 2  0 0 1 0 0 0  V2 
V2  0 0 0 1 0 0  U 3 
  
 A1 V3 
U1 
 
U 2  0 0 1 0 0 0  V1 
V   
 2  0 0 0 1 0 0  U 2 
Q         Q   A Q
2 2 2

U 3  0 0 0 0 1 0  V2 
V3  0 0 0 0 0 1  U 3 
  
 A2 V3 
Q   A Q
e e

75
D’ou:
1
Q   A Q
e e
E  Q  K  Q  Q F 
e eT e e eT e
p
2

1
E  Q  A  K   A Q  Q  A  F 
e T eT e e T eT e
p
2

1 e
E p    Q  A  K   A Q  Q  A  F  
T eT e e T eT

2 
1
2
T


eT e e

 
 Q   A  K   A Q  Q   A  F  
T


eT e

76
Finalement:
1
2
T
 

eT e e

 
E p  Q   A  K   A Q  Q
T
  A F  
 eT e

1
 Q  K Q  Q  F 
T T

2
1
E p  Q  K Q  Q  F 
T T

2
 K     A  K   A  Matrice Globale de la Structure
 eT e e

F     A F   Vecteur des Efforts Appliqués


 eT e

77
• Minimisation de l’énergie potentielle donne:
1
E p  Q  K Q  Q  F 
T T

2
E p
  0   K Q   F   0
Q

• D’où le champ des déplacements nodaux: Q

 K Q  F   Q   K  F 
1

78
 K Q  F   Q   K  F 
1

La connaissance de Q

 Q   A Q
e e

 q   R  Q
e e e

 u ( M )   N  q
e e e

     D u
e e

   =  H  
e e
 l'élément
79
Chapitre 3
APPLICATIONS
• Eléments barre
• Eléments poutre

80
Éléments Barre
• Elément barre
• Matrice de Rigidité élémentaire locale
• Matrice de rigidité élémentaire globale
• Modèle élément fini de l’élément barre
• Applications

81
Élément Barre
Nœud j
Elément barre à 2 Nœuds
uj

Repère local
x=l
y x

Nœud i
ui
x=0

• Elément ayant un seul degré de liberté dans chaque


nœud u: Traction / compression
• Elément défini par son module de Young E, sa section A
et sa longueur l
• Valable dans les structures en treillis
82
Approximation du déplacement u(x)

x   0, l  on pose: u  x   a0  a1 x
avec x  0   ui et x  l   u j 
ui  a0 et u j  ui  a1l 
u j  ui u j  ui
a1   u  x   ui  x
l l

 x x
u  x   1   ui  u j
 l l
83
Cette approximation ne peut représenter que
le déplacement linéaire:
 x x
u  x   1   ui  u j
 l l
Ecriture sous forme matricielle:
 x x  ui 
u  1    
 l l  u j 

u  M    N  q
e e e

 x x ui 
N  q
e e
avec  1   et  
 l l u j 
84
Relation déformation – déplacement:
Dans le cas de la traction / compression on a:
du  x x
 avec u  x   1   ui  u j
dx  l l
1 1
    ui  u j
l l
 1 1  ui   1 1 
      u      q
 l l   j   l l 
 1 1
     D  N q   B q   B     
 l l 

85
• Energie de déformation dans un élément de
volume Ve:
1
Wdéf   e  ij  ij dV
V 2

Dans le cas d’un élément barre:  ij   x

1 1
 ij  ij   x x avec  x  E x     E  
2 2
 H   E
 k     B   H  B  dV  V  B  E  B  dAdx
T T
e e
V

86
D’où la matrice de rigidité élémentaire dans la base (ui, uj)

 1 
 l   1 1 EA  1 1
 k   V e  B  E  B  dAdx   k    
T
E    dAdx   
Ve 
1   l l  L  1 1 
 l 

EA  1 1 ui
Soit : k     u
L  1 1  j

Généralisation à la base (ui, vi, uj , vj ) :


1 0 1 0  ui
0 0 0 0  vi
EA 
k   
L 1 0 1 0 uj
 
0 0 0 0 vj
87
Passage à la base globale
ui  cos( ) sin( ) 0 0  U i 
    V 
vi    sin( ) cos( ) 0 0   i 
u  
 j  0 0 cos( ) sin( )  U j 
v j  0 0  sin( )

cos( )  V j 
 

y
Vj x

vj
q   R  Q
e e e uj

Vi j Uj
Y 
[R]e: Matrice de passage ui
vi
i Ui

Repère Global X 88
Passage à la base Globale (Ui, Vi, Uj, Vj)
 K    R k   R
e eT e e

Ui
EA   P    P   Vi  c2 c s 
K  avec  P   
e
   U 2 
l    P  P  j  cs s 
Vj
Ou c  cos( ) , s  sin( ) et cs  cos( ) sin( )

c 2 cs -c - cs 
2
Ui
 2 
EA cs s 2
- cs - s  Vi
K 
e

l -c 2 - cs c 2
cs  Uj
 
 cs - s2 cs s 2  Vj
89
Applications

90
Elément poutre

Matrice de Rigidité élémentaire locale


Matrice de rigidité élémentaire globale
Modèle élément fini de l’élément poutre
Applications
Élément Poutre Plan à 2 nœuds
Flexion suivant l’axe z
v j
j 
x
vj
Y

vi uj
i 
x
y x
vi 

ui

X
Déplacements: (élément poutre à 2 nœuds)

(ui et u j )
 u ( x)  a0  a1 x
(vi , v j , vi x , v j x)
 v( x)  b0  b1 x  b2 x  b3 x 2 3

93
 x x
u ( x)  1   ui  u j
 L L

v( x)  b0  b1 x  b2 x  b3 x
2 3

v(0)  vi  b0  vi
vi
 i  b1  i
x
v( L)  v j  b0  b1 L  b2 L  b3 L
2 3

v j
  j   j  b1  2b2 L  3b3 L 2

x
94
vi  1 0 0 0  b0 
    
 i   0 1 0 0  b1 
v    2 3  
 j  1 L L L b2 

 j   0 2 
1 2 L 3L  b3 
  
1
b0  1 0 0 0  vi 
b   0   
 1  1 0 0   i
  3  
 2
v
b
 2  1 L L L
  j 

b3   0 2  
1 2 L 3L    j 

95
v( x)  b0  b1 x  b2 x 2  b3 x 3
 b0  M_inv
 
b
 2 3  1 
 v( x)  1 x x x
 b2 
 
 b3  1 0 0 0 
  vi 
0 1 0 0 
 
 1   i 

v( x)  1 x x 2 x3  3
2
 2 3
2  v j 
L L L L  
 2 1 2 1    j 
 3 2 
L L2
L3
L 
vi 
 
 3x 2 2 x3 2 x 2 x3 3x 2 2 x3 x 2
x   i 
3
v( x)  1  2  3 x  2  3   2  
 L L L L L2
L L L  v j 
 j 
 
96
u ( x) 
 
v ( x ) 
ui 
v 
 x x  i 
1  L 0 0
L
0 0   i 
 
3 u 
 0 3x 2 2 x3 2 x 2 x3 3x 2 2 x3 x 2
x  j 
 1 2  3 x  2 0  3   2
L L L L L2
L L L  v j 
 
  j 

e
u ( x) 
   N  q
e e

 v ( x ) 
97
 u    v
2
x     y 2 
 x   x  Moment de Flexion
Effort normal
ui 
 
v
 x x  i 
1 0 0 0 0    i 
u ( x)   L L
   
 v ( x )   0 3x 2 2 x3 2 x 2 x3 3x 2 2 x3 x 2 x 3  u j 
 1 2  3 x  2 0  3   2
L L L L L2 L L L  v j 
 
  j 
ui 
v 
 i 
 
 1  6 12 x   4 6x  1  6 12 x3   2 6 x    i 
 x    2  3 
y   2 y   2  3  y   2  y  u 
 L L L  L L  L  L L   L L   j 
v j 
 
  j 
    B q et on a   E   k    e
B  E  B  dV  E  e
B   B  dV
e T T
V V

98
k    B  E  B  dV 
e T
Ve

 1 
 L 
 
  6  12 x  y 
  L2 L3  
 
  4 6x  
   2 y 
  L L  1  6 12 x 3   2 6x  
L

 k   E    dA   1  1  6 12 x 
   2  3 
y
 4 6x 
  2 y     y   2  y  dx
0A   L  L L  L L  L  L2 L3  L L  
 L 
  6 12 x 3  
  2  3 y 
  L L  
 
  2  6x  y 
  L L2  

99
Avec :

 ydA  0 et  dA  I et  dA  A 
2
y
S S S

  EA   EA  
  L 0 0   L 0 0  
     
  0 12 EI 6 EI   0 12 EI 6 EI  
 3
  ui
L3 L2   L L2  
      vi
  0 6 EI 4 EI   0 6 EI 2 EI  
 2
  L2 L 

 L L
 
 i
k     uj
  EA 0 0
  EA
0 0
 
 L   L   vj
 12 EI

6 EI 

12 EI 6 EI 
 
 0  3  2  0  2  j
  L L   L3
L  
 6 EI 2 EI
 
6 EI 4 EI
 
 0 2
  0   
  L L   L2 L  

100
Applications

Élément poutre
Exemple 1: Poutre console en flexion
L P
E,I

• Modélisation: v1 1 v2
1 2
1 2

• Vecteurs déplacements et efforts nodaux


v1   RV1 
  M 
 1  f1
q  Q    et F     avec v1  1  0
v2   P 
  2  0 

102
• Matrice de rigidité en flexion pure:
12 6L  12 6 L  v1
 2
EI 6 L 4L  6L 2L 
2
1
 k   3  12  6 L 12  6 L  v2
L
 
6 L 2 L  6 L 4 L 
2 2
2

• Modèle élément fini:  K Q  F  


12 6L  12 6 L  v1  0   RV1 
 2  M 
EI 6 L 4 L  6 L 2 L   1  0   f 1 
2

3     
L 12  6 L 
12  6 L v2 P 
   
6 L 2 L  6 L 4 L    2
2 2
 0 
103
• Résolution donne:
12 6L  12 6 L  0   RV1 
 2  M 
EI  6 L 4 L2
 6 L 2 L 0
     f1
3      
L 12  6 L 12  6 L v2   P 
 
6 L 2 L  6 L 4 L    2  0 
2 2

  PL3 
v2   3EI   RV1   P 
   et     
  2    PL   M f 1   PL 
2

 2 EI 

104
• Illustration des résultats
P
 PL 3

3 EI
v  0
 1   
   
1   0 

 PL 2

2 EI

105
• Exemple 2: Poutre hyperstatique
L L
Structure: E,I
Mf

On considère le modèle élément fini suivant:


2 éléments, 3 Nœuds, 6 degrés de liberté

v1 v2 v3
1 2

1 2  3
1  3

106
Assemblage de la matrice de rigidité globale :

v1 v2 v3
1 2

1 2 3
1 2 3

12 6L -12 6L v1 12 6L -12 6L 0 0 v1
EI 6L 4L2 -6L 2L2 1 6L 4L2 -6L 2L2 0 0 1
k
1

L3 -12 -6L 12 -6L v2 -12 -6L 24 0 -12 6L v2
EI
2 K 
6L 2L2 -6L 4L2
L3 6L 2L2 0 8L2 -6L 2L2 2
0 0 -12 -6L 12 -6L v3
0 0 6L 2L2 -6L 4L2 3
12 6L -12 6L v2
2 EI 6L 4L2 -6L 2L2 2
k 
L3 -12 -6L 12 -6L v3
6L 2L2 -6L 4L2 3
107
• Vecteur déplacement et effort dans les nœuds:
L L
E,I
Mf

v1 v2 v3
1 2

1 2  3
1 2 3

v1  v1  0   RV1   RV1 


    0 M  M 
 1  1   f1   f1 
v2  v2  0   RV2   RV2 
Q    =   et F   M    M  0 
2  2   f2  f2 
v3  v3  0   RV   RV 
     3
  3

 3   3   M f 3   M f 3  M f 

108
• A résoudre:  K Q  F 
12 6L -12 6L 0 0  0   RV1 
    M 
6 4 L2 - 6 2 L2 0 0  0
   f1
EA -12 - 6 L 24 0 -12 6 L  0   RV2 
    
3
L 6 L 2 L2 0 8 L2 - 6L 2

2L   2   0 
0 0 -12 - 6L 12 - 6 L  0   RV3 
    
0 0 6L 2 L2 - 6L 4 L   3   M f 
2

 RV1  3 
M   L 
 f1 M f   2  M f 1
    et     
 RV2  7 L 12   3  14 EI 4 
 RV  9 
 3
109
Chapitre 4:Éléments 2D/3D
• Coordonnées intrinsèques
• Eléments isoparamètrique
– Principe et propriétés
– Calcul des éléments isoparamètrique
• Intégration numérique
• Transformation de coordonnées
• Calcul des contraintes

110
• Élément de Référence

y 1

P(x,y) Transformation Te P’()

-1 1 

x -1

Élément réel Élément de référence

Pour chaque point P(x,y) il doit exister un point P’() unique via une
Transformation bijective Te
111
La transformation Te dépend de la nature des
éléments: Triangle, rectangle, etc.
Le domaine réel est discrétisé tel que
 P ( x, y, z )  V e on a
ne'
x   N i' ( x, y, z ) xi
i 1
ne'
y   N i' ( x, y, z ) yi
i 1
ne'
z   N i' ( x, y, z ) zi
i 1

Avec n’e Nombre de Nœud de l’élément


N’ fonction d’interpolation du domaine
112
Or on a déjà vu que le champs de déplacement peut être
approché par:
 P ( x, y, z )  V e on a
ne
u ( x, y, z )   N i ( x, y, z )ui
i 1
ne
v( x, y, z )   N i ( x, y, z )vi
i 1
ne
ne = 8 w( x, y, z )   N i ( x, y, z ) wi
n’e= 4 par exemple i 1

ne Nombre de Nœud utilisé pour l’interpolation


Si n’e = ne : Élément ISOPARAMETRIQUE
Si n’e < ne : Élément SUPERPARAMETRIQUE
Si n’e > ne : Élément SUBPARAMETRIQUE
Si N=N’: Élément COMFORME

113
Familles d’éléments de référence
– Famille de classe Co
Cette classe d’élément assure uniquement la
continuité de la translation.
Exemple de l’élément barre (élément 1D)
du
u(z ) = a 0 + a1z  ez = = cte
dz u2
u1
z = -1  u(-1) = u1
 
z = 1  u(1) = u2
1 1
 u(z ) = (1 - z )u1 + (1 + z )u2
2 2

114
2
1 1
u(z ) = (1 - z )u1 + (1 + z )u2 = å N i u i
2 2 i =1
1 1
 N 1 = (1 - z ) et N 2 = (1 + z )
2 2
• On a toujours

N i (noued i ) = 1 et N i (noued j ) = 0 pour i ¹ j


ne

åN i
=1
i =1 N1() N2()

2
1
-1 0 1 

115
• Élément de classe Co à 2 dimensions (2D)
– Élément Quadrangle bilinéaire Q4

2 1 1
(-1,1) (1,1)

v
-1 u 1 

(-1,-1) (1,-1)
3 -1 4

Élément de référence Q4

u(z , h) = a 0 + a1z + a2 h + a 3zh


v(z , h) = b0 + b1z + b2 h + b3zh
116
De façon générale, les fonctions d’interpolations
sont déterminées en s’inspirant du triangle de
Pascal
1

Linéaire 

Parabolique   

Cubique   

ETC

117
• Pour l’élément Q4 on:
1 1
N 1 = (1 + z )(1 + h ) N 2 = (1 - z )(1 + h )
4 4
1 1
N 3 = (1 - z )(1 - h ) N 2 = (1 + z )(1 - h )
4 4
4
u = å N i ui
i =1

• De même pour le déplacement v


4
v = å N i vi
i =1

118
• Élément Quadratique Plan Q9

2
3 1 1
(-1,1) (1,1)

4 9 8
-1 1 

(-1,-1) (1,-1)
5 -1 6 7

Élément de référence Q9
9
u = å N iui = a 0 + a1z + a2 h + a 3zh + a 4z 2

i =1

+ a 5 h + a 6zh + a 7 hz + a 8z 2 h = {a } {X }
T
2 2 2 2

119
Avec

{a } = {a a8 }
T
0
a1 a 2 a 3 a 4 a 5 a 6 a 7
{X } = {1 }
T
z h zh z 2 h 2 zh 2 hz 2 z 2 h 2

On pose 2
ìïu(1,1) = u üï 3 1 1
ïï 1 ïï (-1,1) (1,1)
ïïu(0,1) = u ïï
ïï 2 ïï
ïïu(-1,1) = u ïï 4 9 8
ïï 3
ïï
ïïu(-1, 0) = u 4 ïï -1 1 
ï ï
íïu(-1, -1) = u5 ýï = {q } = éR ù {a }
êë úû
ïï ïï (-1,-1) (1,-1)
ïïu(0, -1) = u6 ïï
ïï ïï 5 -1 7
ïï u (1, - 1) = u 7 ï
6
ïïu(1, 0) = u ïï
ïï 8
ïï Élément de référence Q9
ïïu(0, 0) = u ïï
îï 9 ïþï 120
La matrice [R]est donnée par:
9
u = å N iui = a 0 + a1z + a2 h + a 3zh + a 4z 2 + a 5 h 2 + a 6zh 2 + a 7 hz 2 + a 8z 2 h 2
i =1

ìïa üï
ïï 0 ïï é1 1 1 1 1 1 1 1 1 ùú
ìïu(1,1) ü
ï ïïa ïï ê
ïï ï ê1
ïïu(0,1) ï ï ï 1 ïï ê 0 1 0 0 1 0 0 1 úú
ïï ï
ï ïï ïï ê ú
ïïu(-1,1) ï ï ï a2 ê1 -1 1 -1 1 1 -1 1 1 ú
ïï ï
ï
ïï ïï ê ú
ïïu(-1, 0) ï ï ïïa 3 ïï ê1 -1 0 0 1 0 0 0 0 ú
ï ïï ïï
ïï
íu (- 1, - 1)
ï
ý { } êë úû { } et {a } = ía 4
ï = q = é R ù a ý éR ù = êê1 ú
-1 -1 1 1 1 -1 -1 1ú
ïï ïï ïï ïï êë úû ê ú
ïïu(0, -1) ïï ïïa 5 ïï ê1 0 -1 0 0 1 0 0 0 ú
ïï ïï
ïï ïï ê ú
ïïu(1, -1) ïï ê1 1 -1 -1 1 1 1 -1 1 ú
ïïu(1, 0) ïï ïïa 6 ïï ê ú
ïï ïï ïïa ïï ê1 1 0 0 1 0 0 0 0 úú
ïïu(0, 0) ïï ïï 7 ïï ê
îï þï ê1 0 0 0 0 0 0 0 0 úú
ïï a ïï êë û
îï 8 þï
121
D’où

u = éêëN ùúû {q } = {a } {X } = éN ù éR ù {a }
T
êë úû êë úû
Or {a } {X } = {X } {a }
T T

 {X } {a } = éN ù éR ù {a }
T
êë úû êë úû
-1
éN ù = {X }
T
 éR ù
êë úû êë úû
Ce qui permet de déterminer les fonctions Ni

122
-1
D’où on tire les fonctions Ni éêëN ùúû = {X }
T
éR ù
êë úû

1 1
N1
4 2
( )
= (1 + z )(1 + h ) zh N 2 = 1 - z 2 (1 + h ) h
1 1
N3
4 2
(
= - (1 - z )(1 + h ) zh N 4 = - (1 - z ) 1 - h 2 z )
1 1
N5
4 2
( )
= (1 - z )(1 - h ) zh N 6 = - 1 - z 2 (1 - h ) h
1 1
N7
4 2
(
= - (1 + z )(1 - h ) zh N 8 = (1 + z ) 1 - h 2 z )
N9 ( 2
)(
= 1-z 1- h 2
)

123
Caractéristique élémentaire de
l’élément de référence
• Matrice de rigidité élémentaire

{e} = éêëB ùúû {q } = éêëB


1
B2 ..... Bi ..... Bn ùúû {q } é ¶N
ê i 0
ù
ê ¶x 0 úú
ê ú
ê ¶N i ú
ê0 0 ú
ê ¶y ú
T
ék ù = éB ù éH ù éB ù dV
ê ¶N i úú

ò
ê0 0
êë úû êë úû êë úû êë úû
ê ú
éB ù = ê ¶z ú
ëê i úû ê ¶N i ¶N i ú
ê 0 ú
ê ¶y ¶x ú
Ve ê
ê ¶N i ¶N i ú
ú
ê 0 ú
ê ¶z ¶x ú
ê ¶N i ¶N i úú
ê0
ê ¶z ¶y úúû
êë
124
• Élément Réel versus Élément de Référence

(x , y, z )  (x, h, z )
¶N i ¶N i ¶x ¶N i ¶y ¶N i ¶z
= + +
¶x ¶x ¶x ¶y ¶x ¶z ¶x
¶N i ¶N i ¶x ¶N i ¶ y ¶N i ¶z
= + +
¶h ¶x ¶h ¶y ¶h ¶z ¶h
¶N i ¶N i ¶x ¶N i ¶ y ¶N i ¶z
= + +
¶z ¶x ¶z ¶y ¶z ¶z ¶z

125
• On peut écrire:
ìï ¶N ü
ïï i ïïï é ¶x
ê ¶y ¶z ù ìï ¶N üï
ú ïï i ïï
ìï ¶N üï
ïï i ïï
ïï ¶x ïï ê ¶x úï
ïï ïï ê ¶x ¶x úï ¶x ï ï ïï ¶x ïï
ï ï ïï ¶N ïï
ï ¶N i ï = ê ¶x ¶y ¶z ú ïï ¶N i ïï éJ ù ïí i ïý
í ý ê úí ý= êë úû ï ¶y ï
ïï ¶h ïï ê ¶h ¶h ¶h ú ï ¶y ïï
ï ïï ïï
ïï ¶N ï ê ú ïï ¶N ïï
ïï i ï ï ê ¶x ¶y ¶z úï i ï ïï ¶N i ïï
ïï ¶z ïï ê ú ïï ïï ïï ïï
îï ïï
þ ëê ¶z ¶z ¶z ûú ïî ¶z ïþ ïî ¶z ïþ

[J]: Matrice Jacobéenne de la transformation


• On déduit alors: ì
ïï ¶N ü
ïï ìï ¶N üï
ïï ïï i i
ï
ï ï ïï ¶x ïï
ï ¶x ï ï ïï ïï
ï
ï ¶ ï
ï
ï N iï éJ ù ïí ¶N i ïý
-1
í ý= êë úû ï ¶h ï
ï
ï ¶y ï ï ïï ïï
ï
ï ¶ N ï
ï ïï ¶N i ïï
ï
ï iï
ï ïï ïï
ï
ï ¶z þ ïï
î îïï ¶z þïï
126
• Or
n n n
x   N i xi ; y   N i yi ; z   N i zi
i 1 i 1 i 1

• D’où on tire la matrice [J]


é ¶x ¶y ¶z ù é ¶N i ¶N i ¶N i ù
ê ú ê å xi å yi å ¶x zi úú
ê ¶x ¶x ¶x ú ê ¶x ¶x
ê ú ê ú
éJ ù = êê ¶x ¶y ¶z ú ê ¶N i ¶N i ¶N i ú
êë úû ê ¶h ú = êå xi å yi å ¶h zi úú
¶h ¶h ú ê ¶ h ¶h
ê ú ê ú
ê ¶x ¶y ¶z ú ê ¶N i ¶N i ¶N i ú
ê ú êå xi å yi å ¶z zi úú
êë ¶z ¶z ¶z úû êë ¶z ¶z û

127
Matrice de rigidité
T
ék ù = éB ù éH ù éB ù dxdydz
êë e úû òòò êë úû êë úû êë úû
1 1 1
T
éB ù éH ù éB ù det éJ ù d xd hd z
= òòò êë úû êë úû êë úû êë úû
-1 -1 -1

ìïdx üï ìïd x üï
ïï ïï ïï ïï
ïdy ï = éJ ù ïíd hïý  dxdydz = det éJ ù d xd hd z
í ý êë úû ï ï êë úû
ïï ïï ïïd z ïï
ïïdz ïï ïî ïþ
î þ

128
• De même pour le vecteur force de volume:
1 1 1

{f } {f } det éêëJ ùúûd xd hd z


e T
éN ù
= òòò êë úû
-1 -1 -1

• Les force de surface se calcule sur les surfaces


associées de l’élément de référence

129
• Intégration Numérique (Méthode de Gauss)

soit f (x ) avec x Î éêëa, b ùúû


b r

ò f (x )dx = å wi f (x i )
a i =1

• Les points xi sont appelés POINT DE GAUSS


• wi les POIDS de l’Intégration

130
• Avec:

f (x ) = a1 + a2x + a 3x 2 + ....... + a2r x 2r -1


b b b b b

 ò f (x )dx = a1 ò dx +a2 ò xdx + a 3 ò x 2dx + ......a2r ò x 2r -1dx


a a a a a
= a1(w1 + w 2 + ........ + wr ) +
a2 (w1x 1 + w 2x 2 + ........ + wr x r ) +
. +
. +
a2r (w1x 12r -1 + w2x 22r -1 + ........ + wr x r2r -1 )

131
• Passage à l’élément de référence
ìï0 si n est impaire
1
ïï
ò x d x = íïï 2
n

si n est paire
-1
ïïî1 + n

• D’où
ì
ï2 = w1 + w2 + ............wr
ï
ï
ï
ï0 = w1x1 + w2 x2 + ............wr xr Système à 2r équations
ï
ï et 2r inconnues (wi et 
ï
ï 2 2 r 2
ï = w x + w x + ............w x
í3 1 1 2 2 r r
ï
ï.
ï
ï
ï
ï.
ï
ï
ï
ï0 = w x 2r -1
+ w x 2r -1
+ ............w x 2r -1
ï
î 1 1 2 2 r r
132
• Exemple: f (z ) = 1 + z + z 2 + z 3
1 2

ò f (z )d z = å w f (z ) = w f (z ) + w f (z )
i =1
i i 1 1 2 2
-1
ìï2 = w + w
ïï 1 2
ïï0 = w z + w z
ïï 1 1 2 2
1
 í2  w1 = w2 = 1 z1 = -z 2 =
ïï = w z + w z
2 2
3
ïï 3 1 1 2 2

ïï0 = w z 3 + w z 3
ïî 1 1 2 2

f (z ) = 1 + z + z 2 + z 3
1
1
é z 2
z 3
z 4ù
êz + ú = (1 + 1 + 1 + 1 1 1 1 2 8
ò f (z )d z = ê 2
+
3
+
4 úû -1 2 3 4
) - (-1 + - + ) = 2 + =
2 3 4 3 3
-1 ë
2
1 1 1 1 1 1 2 8
å i iw f (z ) = w f (z ) + w f (z ) = (1 + + + ) + (1 - + - ) = 2 + =
( ) ( )
1 1 2 2 3 3
i =1 3 3 3 3 3 3
3 3

133
• Exemple de points de Gauss
r zi wi 2r - 1
1 0 2 1
1
2  1 3
Degré max
3 du polynôme
3 8 5
3 0;  ; 5
5 9 9

6 1 1
32 
4 2 6 7
 5 6
7 5 134

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