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Transfo 1

Le document décrit ce qu'est un transformateur, ses propriétés essentielles et comment il est fabriqué. Un transformateur est un convertisseur statique qui modifie l'amplitude des signaux alternatifs tout en conservant la même fréquence. Il est utilisé pour adapter la tension électrique à l'utilisation.

Transféré par

Naim Ch
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Transfo 1

Le document décrit ce qu'est un transformateur, ses propriétés essentielles et comment il est fabriqué. Un transformateur est un convertisseur statique qui modifie l'amplitude des signaux alternatifs tout en conservant la même fréquence. Il est utilisé pour adapter la tension électrique à l'utilisation.

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1 Le contexte

*Qu’est-ce qu’un transformateur ?


C’est un convertisseur statique destiné à modifier Production MT 20 kV→Transport HT 225 kV
l’amplitude des signaux ALTERNATIFS tout en Onduleur autonome TBT→Utilisation BT 230 V
conservant la même fréquence. * Pour séparer galvaniquement deux circuits
Les symboles usuels pour le représenter sont les électriques :
suivants:
Changement de régime de neutre
Prise « Rasoir » dans les salles de bains
Alimentation flottante.

* Pour changer le nombre de phases :


Monophasé → biphasé
Il est aux systèmes électriques ce qu’est le Triphasé→ diphasé, hexaphasé, dodécaphasé etc,
réducteur aux systèmes mécaniques. le plus souvent dans les gros redresseurs.
En entrée : haute tension - courant faible comme:
grande vitesse - petit couple, Quelles sont ses propriétés essentielles ?
En sortie : basse tension - fort courant comme : - Alimenté, au primaire, par une source de tension
petite vitesse - grand couple parfaite, il se comporte, vu du secondaire,
comme une source de tension quasi parfaite.
Son rendement est très proche de 100%. La chute de tension en charge est très faible (<
5%).
Les variations du flux au travers un circuit
magnétique imposées par un bobinage primaire - Le rendement est excellent (η>95 %).
permettent de transférer de l’énergie électrique - Le coût est modéré et il est d’une très grande
dans un bobinage secondaire sans qu’il y ait robustesse.
continuité entre les deux circuits électriques.
- La gamme des puissances s’étend de
1 V.A. à 100 MV.A.
Alimentation Utilisation
Primaire Secondaire - Le courant absorbé à vide est très faible
Transfo.
(< 5% du courant nominal) de même que les
Tension U1 Tension U2 ≠ U1 pertes à vide.
Fréquence f1 Fréquence f2 = f1
Courant I1 Courant I2 ≠ I1 - Le modèle du transformateur parfait rend
compte de son comportement à mieux que 95%
Suivant les valeurs relatives des tensions (19/20).
primaires et secondaires on qualifiera le - Lors de la mise sous tension à vide, le courant
transformateur : d’appel peut être très important (plusieurs fois
U2 < U1 → Abaisseur le courant nominal.
U2 > U1 → Elévateur Cette particularité a une incidence sur le type
U2 = U1 → Séparateur de fusibles utilisés dans la protection

*Quand l’utilise-t-on ?
* Pour adapter la tension,
le plus souvent pour l’abaisser :
Livraison MT 20 kV→Utilisation BT 400 V
Alimentation BT 230 V→Utilisation TBTS<24 V

mais parfois également pour l’élever :

Garnero ELT12-4
1
* Comment est-il fabriqué ? Notes personnelles
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La carcasse
magnétique est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
un empilage de
tôles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Secondaire
Isolant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Noyau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Primaire
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2 Repérages et notations
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ϕ+
i2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
i1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
e1 e2
u1 u2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le point repère les bornes homologues.
Un courant entrant par une borne repérée par un . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
point crée un flux positif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Afin de simplifier le graphisme, il est plus simple
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
d’adopter une représentation schématique.
Les conventions de notation habituelles sont les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
suivantes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

i1 n1 n2 i2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
source u1 u2 charge
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les grandeurs du « primaire » sont repérées avec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
l’indice 1, celles du « secondaire » avec l’indice 2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La convention Récepteur est adoptée pour
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
l’orientation du primaire et celle Générateur pour
le secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les lettres cursives sont utilisées pour les valeurs
instantanées, les lettres majuscules droites pour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les valeurs efficaces; les majuscules soulignées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
correspondent aux nombres complexes associés.

Garnero ELT12-4
2
3 Le transformateur parfait Le schéma électrique équivalent au
transformateur parfait est donc composé :
Afin de comprendre le fonctionnement général du
- au secondaire d’une source de tension
transformateur, on peut adopter les hypothèses
contrôlée qui fournit la tension V2
simplificatrices suivantes :
- au primaire d’une source contrôlée de courant
- Pas de pertes (résistances des fils nulles, pas
qui absorbe le courant I1.
d’hystérésis magnétique ni courant de Foucault).

- Pas de fuite magnétique ϕ1 = ϕ2 = ϕ i2

- Perméabilité magnétique de la carcasse infinie


µr → ∞ donc courant magnétisant nul. - m i2 = i1 - m u1 = u2
source charge
u1
Charge ZCh

Source
I2

U1 ϕ U2
En choisissant la tension u1 comme origine des
I1 phases, nous aurons :
2 U1 cos(ωt) → U1 = [U1 ; 0]
u1(t) =
Dans ces conditions, la loi de Faraday permet dϕ u1 2U1 sin(ωt)
= → ϕ(t) =
d’établir : dt n1 n1ω
dϕ dϕ soit encore
u1 = - e1 = n1 u2 = e2 = - n2
dt dt
ϕ(t) =
2U1 cos(ωt- π ) → ϕ = [ 2 ϕ ; - π ]
soit donc u2 =− n2 n1ω 2 max
2
u1 n1
avec ϕmax =
2U1 = 2U1 = B . S
Le rapport de transformation vaut, par définition, n1ω n12πf max

le rapport de la valeur efficace de la tension


secondaire à circuit ouvert sur celle de la tension qui permet d’établir la relation de Boucherot :

U1 = 2π f n1 BmaxS qui donne numériquement


primaire:
m= U 20 2
U1
nous constatons que pour le transformateur U1 = 4,44 f n1 Bmax S
monophasé, il est égal au rapport des nombres de
spires et peut s’étendre à tout enroulement ayant nx
m= U 20 = n2 spires et une tension Ux.
U 1 n1
Le transformateur parfait fonctionne donc à flux
(Remarque : ce n’est pas le cas en triphasé) forcé. Ce sont les variations de la tension
ainsi peut-on écrire : primaire qui imposent les variations du flux.

La construction de Fresnel correspondante est


u2(t) = - n2 u1(t) = - m u1(t) donnée ci-dessous.
n1
I2
r r
De plus, le théorème d’Ampère ∫ H ×d l =∑ ni α2
α1 U1
B
donne :
µ l = n1.i1 + n2.i2 = 0 U2
puisque µ est infini et B non nul I1

donc i1(t) = - n2 i2(t) = - m i2(t) ϕ (imposé par U1)


n1

Garnero ELT12-4
3
On constate que le déphasage α1 du courant Notes personnelles
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
primaire sur la tension primaire est égal au
déphasage α2 du courant secondaire sur la tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

secondaire. On peut donc écrire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U2 = - m U1 ou u2(t) = - m u1(t) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

I1 = - m I2 ou i1(t) = - m i2(t) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Mais, les valeurs efficaces n’étant jamais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

négatives, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U2 = + m U1 et I1 = + m I2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Remarquons toutefois que l’opposition de phase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

observée dépend de la convention d’orientation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Si, comme cela arrive parfois, la tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
secondaire était orientée en sens inverse (la
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pointe de la flèche de tension côté point et le
chevron de courant sortant par le point), les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

équations seraient inversées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


u2(t) = + m u1(t) et i1(t) =+ m i2(t)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Si la source possède une f.e.m. Eg avec une . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


impédance interne Zg, et que la charge est passive
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
d’impédance ZL, alors la présence du
transformateur fait que : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Zg i2
Eg m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

u1 u2 ZL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
i1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

La source voit une charge équivalente d‘impédance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ZLeq = U1 = m = 1 U 2 = 1 Z L
2 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I1 mI2 m I2 m
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

ZLeq = 12 ZL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
m
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
La charge voit une source équivalente de f.e.m.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Egeq = - m Eg puisque à circuit secondaire
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ouvert, i1 est nul donc u1 vaut Eg et u2 = - m u1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le courant de court-circuit de cette source
équivalente serait de I2CC = - 1 I =- 1 Eg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
m 1CC m Z g . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
puisqu’en court-circuit au secondaire, u2 est nulle
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
et u1 = -u2/m
Ainsi l’impédance interne de la source équivalente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
est :
Zgeq = Egeq/I2CC soit donc

Garnero ELT12-4
4
Zgeq = −mEg = m2Zg d’avoir une tension réglable. (généralement de 0 à
− 1 Eg 120% de la tension fixe)
m Zg
120%
2
Egeq = - m Eg Zgeq = m Zg
100%

Zg
u1 u2
Zgeq i2
Eg Egeq
0%
u1 ZLeq
u2 ZL
i1  Le transformateur de potentiel (TP)
Lorsqu’on veut mesurer une tension trop élevée
pour pouvoir utiliser directement un voltmètre, on
peut prélever une image de cette tension grâce à
4 Les transformateurs spéciaux un transformateur qui fonctionne en abaisseur.
Le TP est donc un transformateur abaisseur qu’il
 L’Autotransformateur ne faudra pas « charger » sinon par un voltmètre
dont l’impédance interne est très grande.
C’est un transformateur dans lequel le bobinage Comme il s’agit d’un maillon dans une chaîne de
qui comprend le moins de spires est une fraction mesure, il devra avoir une construction très
de celui qui en comprend le plus. soignée.
Il n’y a donc pas d’isolation galvanique entre
le primaire et le secondaire. TP
1/1000
i1 n1
HT à mesurer

i2
Ex : 20 kV

V
20V ∼
source u1
n2 u2

Cependant, le nombre total de spires, donc la  Le transformateur de courant (TC)


masse de cuivre et le prix sont réduits.
C’est également un accessoire de mesurage qui
est utilisé lorsque le courant est trop élevé. Ce
I1 – I2 U2 U1 transformateur ne fonctionne plus à flux forcé.
Il comprend un circuit magnétique généralement
I1 I2 « torique » sur lequel est bobiné le secondaire qui
fonctionne en court-circuit sur un ampèremètre
ϕ (ou sur une résistance de mesurage très faible).
Le primaire ne comprend généralement qu’une
seule spire qui est simplement le fil dans lequel
circule le courant à mesurer( on peut parfois
De plus, les spires en commun entre primaire et faire passer deux ou trois fois le fil pour modifier
secondaire sont parcourues par le courant I1 – I2 le rapport de transformation).
dont le module est inférieur à celui de I2.
Fort courant à mesurer TC
Une étude plus détaillée monterait que la 1000/1
Ex : 5 000 A
carcasse magnétique, elle aussi, est légèrement
réduite.

Si la prise secondaire est glissante, on peut 5A


A
réaliser un autotransformateur variable (ATV) qui

permet, à partir d’une source alternative fixe,

Garnero ELT12-4
5
Notes personnelles
Le théorème d’Ampère le long d’une fibre du
circuit magnétique donne : n1i1 + n2i2 = ℜϕ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Si la réluctance du circuit est suffisamment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
faible pour être négligée cela donnera
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
n1i1 + n2i2 = 0 et en exprimant les valeurs
n1 I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
efficaces I2 =
n2 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ceci sera d’autant plus vrai que la construction du
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
transformateur sera soignée : faibles résistances,
matériau peu saturé, pas de fuites magnétiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le transformateur fonctionnant en court-circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
au secondaire, ramène dans le circuit primaire une
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
impédance équivalente quasiment nulle.
Cependant, il faut prendre la précaution de ne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
jamais laisser le secondaire ouvert sous peine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
de voir apparaître un échauffement par pertes
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
magnétiques et une très forte tension à ses
bornes qui produisent un « claquage » électrique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Une version très utile du transformateur est la . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pince ampère-métrique. Le circuit magnétique
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
forme les mâchoires d’une pince, il peut ainsi être
déplacé, à volonté, autour du fil dont le courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

doit être mesuré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Courant alternatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
à mesurer
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pince . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ampère-métrique
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Cette pince, est très intéressante mais présente
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
l’inconvénient de ne fonctionner qu’en alternatif.
Une version différente, mettant en oeuvre une . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

sonde à effet Hall, permet également la mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


des courants continus (voir annexes).
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 Transformateur à plusieurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
secondaires
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Il est fréquent, dans un montage électronique ou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pour une alimentation de puissance, d’avoir besoin
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
de plusieurs tensions isolées entre elles. On peut
utiliser plusieurs transformateurs indépendant, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ou regrouper ceux-ci sur une même carcasse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
magnétique avec un seul primaire dimensionné en
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
conséquence et autant de secondaires que
nécessaire. On réalise ainsi un gain de place et de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
coût.

Garnero ELT12-4
6
dϕ u2
u 1 = - e1 = n 1 En dérivation
u2
dt
dϕ 230 V/50 V - 2 A u1
u 2 = e2 = - n 2
dt
u1
u3

u 3 = e3 = n 3
dt Remarque : Il arrive également que l’on ait des
un dϕ transformateurs à primaires multiples. Cela
u n = en = - n n
dt permet de faire fonctionner le transformateur
sous différentes tension : 230 V ou 400 V pour
u2(t) = - n2 u1(t) ….. un(t) = - nn u1(t) pouvoir fonctionner entre phase et neutre ou
n1 n1
entre phases si la distribution est triphasée – 115
Le théorème d’Ampère permet d’écrire :
n1i1 + n2i2 + n3 i3 +….+ nnin = ℜϕ ≈ 0 donc V ou 230 V pour être compatible avec les
anciennes valeurs normalisées ou celles de pays
i1(t) = -{ n2 i2(t) + n2 i3(t) + … + n2 in(t)} étrangers (115 V -60 Hz aux USA ou à bord des
n1 n1 n1
navires de guerre)
Un cas particulier classique est celui du
Enfin il est fréquent d’avoir des « sorties
transformateur « à point milieu » qui permet
intermédiaires » afin de pouvoir adapter un
d’avoir deux tensions secondaires en opposition de
produit industriel aux conditions locales de
phases et transformer ainsi le monophasé en
fonctionnement (sous ou sur tension due à la
biphasé.
proximité ou à l’éloignement du poste de
u1
Ph1 u’2
transformation
u2
u2
400 V 24 V
neutre
u1
u’2 230 V
Ph2

U’2 -10%
U2 U1
0V
0V
+10%

Un autre cas particulier correspond au  Le transformateur d’adaptation


transformateur industriel dont les deux
Lorsqu’une source, de F.E.M. EG et de résistance
secondaires peuvent être câblés soit en série,
interne RG est connectée à une charge RL, la
pour avoir une tension élevée, soit en dérivation
puissance utile, cédée par la source à la charge
pour pouvoir débiter un plus fort courant.
s’écrit :
Il convient de ne pas se tromper dans les 2
Pu = RL I2 = RL ( EG )
raccordements. En effet, dans le cas série la RL + RG
tension de sortie serait nulle donc sans danger. Il est des cas où les puissances mises en jeu sont
Par contre, dans le cas parallèle, les deux très faibles et pour lesquels une optimisation
secondaires seraient en cour-circuit conduisant à s’impose:
la destruction du transformateur. antenne → préamplificateur,
microphone → amplificateur,
Ex : 230 V/ 2x50 V SN = 100 V.A donne :
capteur → conditionneur, etc.
Rg
i
En série u2
u1 RL
230 V/100 V – 1 A eg
u

Source Charge
Garnero ELT12-4
7
L’étude des variations de Pu en fonction de RL Notes personnelles
fait apparaître que lorsque cette dernière tend . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
vers zéro ou vers l’infini, la puissance est nulle
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
(soit parce que u tend vers zéro, soit parce que i
tend vers zéro) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pu
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pumax = E2g/4Rg
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
RL
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
RLopt = Rg
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

La courbe passe par un maximum qui correspond à . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


la résistance de charge optimale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pour déterminer le maximum, il faut annuler la
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
dérivée de Pu par rapport à RL, c’est à dire faire :
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 (R +R )2*1− RL*2*(R +R )EG 2
 L G G 
(Pu )'=  
L
=0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
(R L +RG )
4

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ce maximum se produit lorsque RL = RLopt = Rg
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 Le transformateur d’impulsions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
C’est un tout petit transformateur, bobiné sur
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
une carcasse ferrite(Rectimphy), destiné à
transmettre les impulsions de gâchette dans les . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
systèmes à thyristor. Son étude fait l’objet d’un . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
chapitre particulier.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

5 Le transformateur réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Il s’agit d’étudier le comportement du
transformateur réel aux basses fréquences, c’est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

à dire en négligeant les phénomènes de couplages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


capacitifs.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dans ces conditions, il faut tenir compte des
« défauts » négligés jusqu’ici, à savoir : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

- Les bobinages ont une résistance, r1 et r2 qui . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


vont provoquer une chute de tension et des . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pertes par effet Joule, dites « pertes cuivre ».
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ces pertes varient sensiblement comme I22, le
carré du courant secondaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

- La carcasse magnétique présente de l’hystérésis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


magnétique et des courants de Foucault. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
L’énergie perdue à cause de ces phénomènes
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
correspond également à des pertes dites
« pertes fer ». Celles-ci dépendent du flux, donc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
de la tension primaire et elles varient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
sensiblement comme U12, le carré de cette
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
tension.

Garnero page : 8 ELT12-4


On peut assimiler ces pertes à une résistance RF - Au lieu de faire intervenir deux résistances et
qui consommerait cette énergie. deux inductances, on peut n’en retenir qu’une
seule qui produirait le même effet. Ainsi si on
- La perméabilité du fer n’est pas infinie, ce qui
déplace r1 et l1 vers le secondaire, il faut les
fait que la réluctance de la carcasse n’est pas
multiplier par m2 ce qui donne :
nulle. Ainsi, un courant dit « courant
magnétisant » est nécessaire à la création du RS = r2 + m2 r1 et XS = x2 + m2 x1 c’est à dire
flux. Ce phénomène ne correspond pas à des LSω = l2 ω + m 2
l1 ω
pertes puisque l’énergie magnétisante est i1 i’1=-mi2 RS XS = lsω
récupérable, cependant, dans le courant absorbé i10
RF i2
au primaire, il y aura une composante en iM
quadrature arrière sur la tension. On peu u1
u’2=-mu1 u2
traduire ce phénomène par une inductance LP
dite « inductance primaire » ou inductance LP
magnétisante ». Toutes les lignes de champ du
bobinage primaire ne traversent pas le bobinage
secondaire et réciproquement. C’est à dire que
le flux primaire peut se décomposer en un flux Schéma équivalent naturel « simplifié »
principal partagé avec le secondaire et un flux Le courant circulant dans LP est noté iM il s’agit du
de fuite qui lui est propre. De même pour le courant magnétisant, celui circulant dans
secondaire. Là encore il ne s’agit pas de pertes l’ensemble RF, LP est noté i10 c’est à dire courant
mais d’imperfections dans le couplage primaire lorsque le secondaire est à circuit
magnétique des enroulements. On peut traduire ouvert.
ce phénomène par deux inductances de fuites l1
Lorsqu’on ne s’intéresse qu’à la tension secondaire
et l2.
u2 on peut encore simplifier en ne tenant pas
 Schéma équivalent naturel compte de l’ensemble RF, LP. Le modèle ainsi
constitué, qui rend compte du comportement vu
On peut bâtir un schéma électrique équivalent au
du secondaire, prend le nom de :
transformateur réel autour de celui du
transformateur parfait en ajoutant 4 composants Schéma équivalent vu du secondaire ou
qui rendront compte des 4 défauts que nous Schéma équivalent de Kapp
venons de citer. Ce schéma prendra le nom de i1 XS = lsω RS i2
« schéma équivalent naturel » pour lequel on
-mi2
attribue un composant par phénomène à traduire
r1 l1 i1 l2 r2
u1 -mu1 u2 Charge
-mi2
i2
u’1

u1 RF
-mu1 u2

LP
Ce modèle donne une valeur de i1 légèrement
faussée et ne permet pas de calculer le
Toutefois, l’exploitation de ce schéma est assez rendement, par contre il rend bien compte de
difficile et nous allons essayer d’en déduire un l’évolution de la tension u2 lorsqu’on « charge » le
autre plus simple à utiliser. transformateur.
Les simplifications que l’on peut apporter sont les
On notera ZS = RS + jXS l’impédance complexe
suivantes :
ramenée au secondaire
- L’ensemble RF , LP peut être déplacé vers
l’entrée sans que cela ne change profondément
(voir TD).

Garnero page : 9 ELT12-4


Notes personnelles
 Modèle de KAPP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

L'équation de la maille secondaire s'écrit: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

−m.U1 = RS.I 2 + jX S .I 2 +U 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Elle permet d’établir le diagramme de Fresnel ci-
dessous en prenant I2 comme origine des phases . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U2 -m.U1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
ϕ2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
∆U2 H
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
jXs.I2
I2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
O Rs.I2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pour les transformateurs de bonne qualité, la . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
chute de tension ∆U2 = mU1 – U2 est petite
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
devant la tension secondaire U2 (il s’agit valeurs
efficaces donc de longueurs de vecteurs). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
En première approximation U2 et -m.U1 peuvent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
être considérées comme parallèles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Un « zoom » sur la partie intéressante du
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
diagramme donne alors :
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A
U2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

-m.U1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Zs.I2
jXs.I2 ϕ2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
K . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
∆U2 H ϕ2
O . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
M
I2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Rs.I2 L
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sur la figure, on constate que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
∆U2 = OH = OK + KH = OK + LM soit encore
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
∆U2 = OL cosϕ2 + AL sinϕ2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
donc:
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
∆U2 = [Link]ϕ2 + [Link]ϕ2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ainsi la tension u2 aura, en charge, une valeur
efficace qui pourra être calculée par : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U2 = U20 - ∆U2 = mU1 - ∆U2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Garnero page : 10 ELT12-4


Ainsi, peut-on prévoir l’allure des courbes de Lors du fonctionnement sous tension primaire
variation de la tension U2 en fonction du courant constante et à facteur de puissance secondaire
I2 débité, lorsque la tension primaire et le constant, la tension de sortie n’évolue pas
facteur de puissance de la charge sont constants. beaucoup en fonction du courant de charge.
L’évolution du rendement en fonction de la charge
donne :
U2
cosϕ2 = 0,8 AV (K) η
U20
100 %
cosϕ2 = 0 (R) ηmax
U2N
cosϕ2 = 0,8 AR (L)

U1 = cte
U1 = cte
fP2 = cte
fP2 = cte

0 I2N I2 I2N
0 Iopt I2

La pratique confirme bien cette prévision.


Cependant ∆U2 reste souvent faible et il est plus Le rendement dépend pratiquement du courant
judicieux de tracer ∆U2 = f(U2) pour avoir plus de suivant une loi de la forme :
détails. U 2.I [Link]ϕ 2. aI 2 a
η= = =
Remarquons que sur charge capacitive, la tension U 2.I [Link]ϕ 2 + P10 + RS I S2 aI 2 +b+cI S2 a + b +cI S
IS
de sortie risque d’être légèrement supérieure en
Il sera maximum lorsque le dénominateur sera
charge qu’à circuit secondaire ouvert.
minimum, c’est à dire lorsque sa dérivée s’annule :
 Rendement du transformateur ( a + b +cI S )’ = 0 donc −b +c = 0
IS IS2
Le rendement est le rapport de la puissance utile qui se produit pour IS2 = b = P10 c’est à dire
sur la puissance absorbée. Il est préférable, pour c RS
des raisons de précision du résultat, de le calculer lorsque P10 = RSIS2 ou encore Pfer = = Pcuivre
par : Le rendement maximum vaudra donc
Pu ηmax = Puopt lorsque le courant I2 vaut
η= avec Pu = [Link]ϕ2 Puopt + 2P10
Pu + Pertes
P10
Pfer ∝ U22 I2opt =
RS
Pabs Pu = U2 I2 cos ϕ2 Lors de la conception du transformateur, si le
constructeur dimensionne la carcasse et le fil du
Pcuivre ∝ I22 bobinage pour avoir I2opt ≈ 2/3I2N, pour une très
large plage de fonctionnement, le transformateur
Comme nous l’avons vu au § précédent, les pertes travaillera au voisinage de ηmax
ont deux origines :
- Les « pertes cuivre » proportionnelles au carré 6 Les essais du transformateur
du courant secondaire. Pcuivre = RSI22
Elles n’ont lieu qu’en charge. Ce sont les essais à puissance réduite qui
- Les « pertes fer » proportionnelles au carré permettent de déterminer les éléments du
de la tension primaire. Elles existent « à vide » modèle équivalent.
comme « en charge », mais en absence de L’exploitation des résultats de ces essais
charge, elles représentent la seule puissance suffisent à prévoir de façon correcte le
absorbée. Pfer = P10 comportement du transformateur.

U [Link]ϕ2
η=
U [Link]ϕ2 +P10+ RS IS2

Garnero page : 11 ELT12-4


Notes personnelles
 Essai à secondaire ouvert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
(dit « essai à vide ») . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Alimenté sous tension primaire nominale U10 = U1N, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


le secondaire étant en circuit ouvert, on mesure
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
U20, P10, I10
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
On alors peut en déduire :
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le rapport de transformation m = U 20
U10
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les pertes fer Pfer = P10
Le facteur de puissance à vide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

fP0 = cos ϕ0 = P10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


U10 I10
Le courant magnétisant Imag = I10 sin ϕ10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

La puissance magnétisante Qmag = P10 tg ϕ10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Wh P10 = W10/T10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I10
A U20 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

U10 V V . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Le facteur de puissance étant très mauvais,
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
l’utilisation d’un Wattmètre électrodynamique est
à proscrire, il est préférable d’utiliser un . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
compteur Watt-heure-métrique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
De même, un appareil sensible à la valeur efficace
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
vraie est recommandé pour le mesurage du
courant primaire qui risque d’être . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
distordu.(Ferromagnétique ou True RMS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 Essai à secondaire en court-circuit
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Alimenté sous tension primaire réduite U1cc << U1N
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
le secondaire étant en court-circuit sur un
ampèremètre, on mesure U1cc, I1cc, P1cc, à I2cc= I2N. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

On peut alors en déduire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


- Les pertes cuivre au régime nominal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pcuivre = P1cc
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- La résistance ramenée au secondaire

RS = P12cc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I 2cc
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- Le facteur de puissance en court-circuit
cosϕ1cc = P1cc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
U1cc I1cc
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- La réactance ramenée au secondaire
XS = RS tgϕ1cc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I1cc P1cc
W I2cc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
A

V A
U1cc

Garnero page : 12 ELT12-4


 Mesurage des résistances 8 Pour en savoir plus - Bibliographie
Cet essai n’est pas indispensable, il permet de
déterminer, par la méthode volt-ampèremétrique Voici quelques ouvrages choisis qui vous
(montage aval), les valeurs de r1 et r2. Il est alors permettrons d’approfondir vos connaissances sur
possible de vérifier que RS = r2 + m2.r1 le transformateur :
- Cours d’Electrotechnique de J.L. DALMASSO
7 Mise sous tension du transformateur tome 2 Collection DIA –BELIN
- Guide du technicien en Electrotechnique de J.C.
Sans précaution, la mise sous tension nominale
MAUCLERC et A DOMEACH – Hachette
d’un transformateur s’accompagne d’un régime
Technique
transitoire pendant lequel l’intensité du courant
peut prendre des valeurs très supérieures à la - Electrotechnique Industrielle SEGUIER et
valeur nominale. La plupart du temps, cette NOTELET Tech. Doc.
surintensité entraîne l’ouverture des dispositifs - Physique Appliquée en Terminale F3 de DUBOS,
de sécurité. LAFAGUE LE GOFF Collection MERAT MOREAU
Le transformateur fonctionne à flux ϕ forcé par – NATHAN
la tension d’alimentation. A la mise sous tension, la - Electrotechnique –Etapes Mémento n° 53 –
sinusoïde du réseau peut avoir n’importe quelle NATHAN
phase à l’origine θ. - Physique Appliquée Terminale STI Génie
En régime établi, le flux varie sinusoïdalement et Electrotechnique LE GOFF, LAFARGUE,
il est en quadrature arrière sur la tension. LECOURIEUX NATHAN Technique
La résolution de l’équation différentielle qui régit
- Machines Electriques KOSTENKO,
le régime transitoire du flux donne une solution
PIOTROVSKI Tome 1 – Techniques Soviétiques
de la forme :
Editions Mir
ϕ(t) = ϕM cos(ωt + θ -π/2) +ϕ[Link]θ.e-t/τ
pour laquelle ϕM représente la valeur maximale du - Les Transformateurs M POLOUJADOFF
flux en régime permanent. - Electrotechnique G BATAILLER A TOSSER
Le maximum atteint par ϕ(t) pendant la phase Tome 2 Armand Colin
transitoire varie suivant les valeurs de θ, et il
peut atteindre 2ϕM provoquant un appel de
courant très important du à la saturation du fer

ϕ
ϕmax

ϕM

transitoire
permanent

0 Imag Imax I10

Afin de réduire cet inconvénient on peut choisir


de :
- mettre sous tension progressivement ;
- placer une résistance en série pendant la
phase transitoire ;
- utiliser un démarreur électronique qui
choisira l’instant de mise sous tension afin
d’annuler la phase transitoire.

Garnero page : 13 ELT12-4


INDIQUER LA BONNE RÉPONSE Un transformateur de rapport de transformation
Le primaire d'un transformateur supposé parfait m = 0,4 est alimenté par une source d'impédance
et de section constante S = 1 00 cm2 comporte interne ZG = 50 + 25j (Ω).
N1 = 200 spires. Il est alimenté sous une tension Quelle est l'impédance interne Z’G de la source
sinusoïdale (f = 50 Hz) de valeur efficace équivalente «vue » par la charge ?
U1 = 220 V. Calculer la valeur maximale Bmax du
Rep : 2 +j ; 8 + 4j ; 312 + 156j ; 1 250 + 625j
champ magnétique à l'intérieur du circuit
magnétique.

Rep : 1,0 T; 0,50 T; 0,25 T; 0,10 T. Exercice 1 Un transformateur monophasé


400 V/24 V, 50 Hz de puissance apparente
La puissance apparente nominale d'un nominale 1 kVA alimente une charge purement
transformateur 230 V/133 V, considéré comme résistive.
parfait, est de S= 1 kVA. 1 - Quelle est l'intensité nominale du courant au
Quelle est la valeur nominale de l’intensité du secondaire ?
courant primaire et celle du courant secondaire ? 2 - Quelle est la tension secondaire à vide
sachant que la chute de tension relative est de
Rep : 7,5 A, 8,2 A, 4,3 A, 6,5 A, 2,9 A, 1,5 A. 6%?
3 - Calculer le rapport de transformation.

Un transformateur de rapport de transformation


m = 5 alimente une charge R-L d'impédance
Z = 50 + 25j (ohms).
Exercice 2 L'intensité du courant magnétisant
d'un transformateur monophasé, de rapport de
Quelle est l'impédance Zeq «vue» par transformation m = 0,25, est I10 = 1,5 A.
l'alimentation ? Quelle est l'intensité du courant traversant le
primaire, lorsque le secondaire fournit un courant
Rep : 2 +j ; 10 + 5j ; 250 + 125j ; 1 250 + 625j
d'intensité I2 = 80 A dans un récepteur purement
résistif ?
Le rapport de transformation d'un On admettra que le facteur de puissance à vide
transformateur monophasé 400 V/230 V est est nul.
m = 0,600.
Quelle est la chute de tension au secondaire lors
d'un fonctionnement nominal ?

Rep : 6 V ; 8 V ; 10 V ; 12 V.

Les résistances des enroulements primaire et


secondaire d'un transformateur de rapport de
transformation m = 0,50 sont respectivement
R1 = 0,50 Ω et R2 = 0,20 Ω.
Quelle est la résistance Rs du modèle de Thévenin
du transformateur ?

Rep : 0,705 Ω; 0,325 Ω; 0,603 Ω; 0,451 Ω.

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