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TD2 Sol

Cet exercice présente plusieurs ensembles et demande de déterminer lesquels sont des sous-espaces vectoriels. Il contient également des exercices supplémentaires sur les sous-espaces vectoriels supplémentaires. Le corrigé explique en détail pourquoi certains ensembles sont ou ne sont pas des sous-espaces vectoriels.

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ESIM

TD 2
Espaces vectoriels
A.U. 2023-2024

Exercice 1

Parmi les ensembles suivants reconnaı̂tre ceux qui sont des sous-espaces vectoriels:

ˆ E1 = {( x, y, z) ∈ R3 /3x − 7y = z},

ˆ E2 = {( x, y, z) ∈ R3 /x 2 − z2 = 0},

ˆ E3 = {( x, y, z) ∈ R3 /x + y − z = x + y + z = 0},

ˆ E4 = { f ∈ F (R, R)/ f (1) = 2 f (0)}

ˆ E5 = { f ∈ F (R, R)/ f (1) − f (0) = 1}



ˆ E6 = ( x, y, z) ∈ R3 /z ≥ 0

ˆ E7 = ( x, y, z) ∈ R3 /xy − z = 0

Corrigé

1. (a) (0, 0, 0) ∈ E1 .
(b) Soient ( x, y, z) et ( x ′ , y ′ , z ′ ) deux éléments de E1 .
On a donc 3x − 7y = z et 3x ′ − 7y ′ = z ′ .
Donc 3( x + x ′ ) − 7(y + y ′ ) = (z + z ′ ), d’où ( x + x ′ , y + y ′ , z + z ′ ) ∈ E1 .
(c) Soit λ ∈ R et ( x, y, z) ∈ E1 .
Alors la relation 3x − 7y = z implique que 3(λx ) − 7(λy) = λz,
d’où λ( x, y, z) = (λx, λy, λz) ∈ E1 .

2. E2 = {( x, y, z) ∈ R3 | x 2 − z2 = 0} c’est-à-dire E2 = {( x, y, z) ∈ R3 | x = z ou x =
−z}. Donc (1, 0, −1) et (1, 0, 1) appartiennent à E2 mais (1, 0, −1) + (1, 0, 1) = (2, 0, 0)
n’appartient pas à E2 qui n’est en conséquence pas un sous-espace vectoriel de R3 .

3. E3 est un sous-espace vectoriel de R3 . En effet :

(a) (0, 0, 0) ∈ E3 .
(b) Soient ( x, y, z) et ( x ′ , y ′ , z ′ ) deux éléments de E3 .
On a donc x + y − z = x + y + z = 0 et x ′ + y ′ − z ′ = x ′ + y ′ + z ′ = 0.
Donc
ESIM

( x + x ′ ) + (y + y ′ ) − (z + z ′ ) = ( x + x ′ ) + (y + y ′ ) + (z + z ′ ) = 0,

page 1/8
et
( x, y, z) + ( x ′ , y ′ , z ′ ) = ( x + x ′ , y + y ′ , z + z ′ ) ∈ E3 .

(c) Soit λ ∈ R et ( x, y, z) ∈ E3 . Alors la relation x + y − z = x + y + z = 0 implique que


λx + λy − λz = λx + λy + λz = 0 donc que λ( x, y, z) = (λx, λy, λz) ∈ E3 .

4. E4 = { f ∈ F (R, R)/ f (1) = 2 f (0)}.

(a) f = 0 ∈ E4 ( car f (1) = 0 = 2 f (0)).


(b) Soit f , g ∈ E4 et α ∈ R. On a:

(α f + g)(1) = α f (1) + g(1) = 2α f (0) + 2g(0) = 2(α f + g)(0) ∈ E4 .

Donc, E4 est un sous-espace vectoriel de F (R, R).

5. E5 = { f ∈ F (R, R)/ f (1) − f (0) = 1}.


f =0∈ / E5 (car f (0) = f (1) = 0 et f (1) − f (0) = 0 ̸= 1).
Donc, E5 n’est pas un sous-espace vectoriel de F (R, R).

6. E6 n’est pas stable par multiplication scalaire: (0, 0, 1) appartient mais pas −2.(0, 0, 1). Donc,
E6 n’est pas un sous-espace vectoriel de R3 .

7. E7 = ( x, y, z) ∈ R3 ; xy − z = 0 . On remarque que (1, 1, 1) ∈ E7 mais 2.(1, 1, 1) =
/ E7 , donc E7 n’est pas un sous-espace vectoriel de R3 .
(2, 2, 2) ∈

Exercice 2

1. Soit le R-espace vectoriel E = R2 .


Soient
F = {( x, y) ∈ R2 |x + y = 0}

G = {( x, y) ∈ R2 |x − y = 0}.

Montrer que F et G sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires dans E.

2. Soit le R-espace vectoriel E = R3 . Soient

F = {( x, y, z) ∈ R3 |x + y − 2z = 0}

G = {( x, y, z) ∈ R3 |z = −2x = −2y}.

Montrer que F et G sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires dans E.

3. Soit E = F (R, R). On pose


ESIM

F = { f ∈ E; f ( x ) = f (−x ), x ∈ R}.

page 2/8
G = { f ∈ E; f ( x ) = − f (−x ), x ∈ R}.

Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de E.

Corrigé

1. F = {( x, y) ∈ R2 |x + y = 0}, or x + y = 0⇔ y = −x.


!
1
Donc, F = {( x, −x )} = {x (1, −1)} = Vect ,
−1
d’où F est un sous-espace vectoriel de R2 .
G = {( x, y) ∈ R2 |x − y = 0}, or x − y =0⇔ x = y.
!
1
Donc, G = {( x, x )} = {x (1, 1)} = Vect ,
1
d’où G est un sous-espace vectoriel de R2 .
Soit u = ( a, b) ∈ R2 , ∃? u1 = ( x, y) ∈ F et u2 = ( x ′ , y′ ) ∈ G tel que u = u1 + u2 .

u = u1 + u2 ⇔ ( a, b) = ( x + x ′ , y + y ′ )
  

 x + x ′ = a 
 x + x′ =a 
 x′ = a+b

 
 
 2
 y + y′ = b  −x + x ′ =b  y′ = a+b
⇔ ⇔ ⇔ 2

 x+y = 0 
 x = −y 
 x = a−b

 
 
 2
 x′ − y′ = 0  x′ =y ′  y = b−a
2 .

a+b a+b
Alors, ( a, b) = ( a−b b−a
2 , 2 ) + ( 2 , 2 ), et la décomposition est unique.
Donc F et G sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires dans E = R2 .

2. i) Vérifions que F ∩ G = {0}. Soit u = ( x, y, z) ∈ F ∩ G. u est dans F et donc x + y − 2z = 0.


u est dans G et donc z = −2x = −2y. On en déduit que x + x + 4x = 0 puis x = y = z = 0
donc u = (0, 0, 0).

ii) Vérifions que R3 = F + G. Soit u = ( x, y, z) ∈ R3 .


On cherche v = ( x1 , y1 , z1 ) ∈ F et w = ( x2 , y2 , z2 ) ∈ G tels que u = v + w.
L’élément v doit être de la forme

v = ( x1 , −x1 + 2z1 , z1 ),

et l’élément w de la forme
w = ( x2 , x2 , −2x2 ).


 x1 = 56 x − 16 y + 13 z
 

 

 x = x1 + x2 
Ona u = v + w si et seulement si y = −x1 + 2z1 + x2 ⇒ x2 = 16 x + 16 y − 13 z

 

z = z1 − 2x2 




ESIM

z1 = 13 x + 13 y + 13 z
On a donc v ∈ F, w ∈ G et u = v + w.

page 3/8
En résumé, ∀u ∈ E, ∃(v, w) ∈ F × G tel que u = v + w. Ceci montre que R3 = F + G et
finalement que R3 = F ⊕ G.

3. On note F l’espace vectoriel des suites constantes et G l’espace vectoriel des suites convergeant
vers 0.

(a) i) Montrons F ∩ G = {0F (R,R) }. Soit f ∈ F ∩ G, c’est-à-dire que f est à la fois une
fonction paire et impaire. Il s’agit de montrer que f est la fonction identiquement nulle.
Soit x ∈ R. Comme f (−x ) = f ( x ) (car f est paire) et f (−x ) = − f ( x ) (car f est
impaire), alors f ( x ) = − f ( x ), ce qui implique f ( x ) = 0. Ceci est vrai quel que soit
x ∈ R; donc f est la fonction nulle. Ainsi F ∩ G = {0F (R,R) }.
ii) Montrons F + G = F (R, R). Soit f ∈ F (R, R). Il s’agit de montrer que f peut s’écrire
comme la somme d’une fonction paire et d’une fonction impaire.
Analyse. Si f = g + h, avec g ∈ F, h ∈ G, alors pour tout x, d’une part, (a) f ( x ) =
g( x ) + h( x ), et d’autre part, (b) f (−x ) = g(−x ) + h(−x ) = g( x ) − h( x ). Par somme
et différence de (a) et (b), on tire que

f ( x ) + f (−x ) f ( x ) − f (−x )
g( x ) = et h( x ) = .
2 2
f ( x )+ f (−x )
Synthèse. Pour f ∈ F (R, R), on définit deux fonctions g, h par g( x ) = 2 et
f ( x )− f (−x )
h( x ) = 2 . Alors d’une part f ( x ) = g( x ) + h( x ) et d’autre part g ∈ F (vérifier
g(−x ) = g( x )) et h ∈ G (vérifier h(−x ) = −h( x )). Bilan : F + G = F (R, R).
En conclusion, F et G sont en somme directe dans F (R, R) : F ⊕ G = F (R, R). Notez
que, comme le prouvent nos calculs, les g et h obtenus sont uniques.

Exercice 3

1. v1 = (1, 1, 0), v2 = (4, 1, 4) et v3 = (2, −1, 4) dans R3 .

2. v1 = (1, 0, 1), v2 = (0, 2, 2) et v3 = (3, 7, 1) dans R3 .

3. f 1 : x 7→ e x , f 2 : x 7→ xe x , f 3 : x 7→ x 2 e x , f 4 : x 7→ x 3 e x dans F (R, R).

4. f 1 : x 7→ cos( x ), f 2 : x 7→ sin( x ), f 3 : x 7→ 1 dans F (R, R).


   
3 2 1 1 1 1
5. A = 1 2 3, B = 1 1 1, C = I3 dans M3 (R).
   

2 1 3 1 1 1

Corrigé
ESIM

page 4/8
1. On remarque que v2 − v3 = 2v1 donc la famille est liée.
Ou bien,

av1 + bv2 + cv3 = 0 ⇒ a(1, 1, 0) + b(4, 1, 4) + c(2, −1, 4) = (0, 0, 0)

Ceci se traduit en le système


 

 a + 4b + 2c = 0 
 a + 4b + 2c = 0
a+b−c = 0 ⇔ −3b − 3c = 0 L2 − L1

 

4b + 4c = 0 4b + 4c = 0


 a + 4b + 2c = 0
⇔ b = −c


b = −c

a = 2c

b = −c

Il n’y a pas que (0, 0, 0) comme solution donc la famille est liée, en prenant c = 1, on trouve
que a = 2 et que b = −1, par conséquent v2 − v3 = 2v1 .

2. Soient ( a, b, c) trois réels tels que av1 + bv2 + cv3 = 0, alors

a(1, 0, 1) + b(0, 2, 2) + c(3, 7, 1) = (0, 0, 0)




 a + 3c = 0
⇔ 2b + 7c = 0


a + 2b + c = 0


 a = −3c
⇔ 2b = −7c


−3c − 7c + c = 0


 a = −3c
⇔ 2b = −7c


−9c = 0


 a=0
⇔ b=0


c = 0.

Donc la famille est libre.

3. Soient ( a, b, c, d) quatre réels tels que ∀ x ∈ R,

a f 1 + b f 2 + c f 3 + d f 4 = 0 ⇒ ae x + bxe x + cx 2 e x + dx 3 e x = 0.
ESIM

page 5/8
Comme ∀ x ∈ R, e x ̸= 0, alors:

∀ x ∈ R, a + bx + cx 2 + dx 3 = 0 ⇒ a = b = c = d = 0.

Donc la famille est libre.

4. Soient ( a, b, c) trois réels tels que a f 1 + b f 2 + c f 3 = 0.

a f 1 + b f 2 + c f 3 = 0 ⇒ ∀ x ∈ R, a sin( x ) + b cos( x ) + c = 0.

Pour x = 0, on a a + c = 0, donc a = −c,


Pour x = π2 , on a b + c = 0, donc b = −c,
Pour x = π, on a −a + c = 0, donc a = c.
Donc a = b = c = 0.
Donc la famille est libre.

5. Soient ( a, b, c) trois réels tels que aA + bB + cI3 = 0.

aA + bB + cI3 = 0


 3a + b + c = 0



 2a + b = 0





 a+b = 0



 a + ab = 0

⇔ 2a + b + c = 0



 3a + b = 0





 2a + b = 0



 a+b = 0



3a + b + c = 0


 a=0
⇔ b=0


c = 0.

Donc la famille est libre.

Exercice 4

1. Déterminer pour quelles valeurs de m ∈ R les vecteurs v1 = (1, 0, m), v2 = (1, 1, m) et


v3 = (m, 0, 1) forment une base de R3 .

2. Montrer que la famille {P1 , P2 , P3 } est une base de R2 [ X ],


avec P1 = ( X − 1)2 , P2 = X 2 et P3 = ( X + 1)2 .
ESIM

3. Soit E = {( x, y, z, t} ∈ R4 /x + y + z + t = 0}.

page 6/8
(a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de R4 .
(b) Donner une base de E.

Corrigé

1. Comme dimR3 = 3 et Card{v1 , v2 , v3 } = 3, il suffit de montrer que la famille {v1 , v2 , v3 } est


libre. Soient a, b, c ∈ R tels que av1 + bv2 cv3 = 0


 a + b + cm = 0
⇔ b=0


am + bm + c = 0.


 a + cm = 0
⇔ b=0


am + c = 0.


 a = −cm
⇔ b=0


−cm2 + c = 0.


 a = −cm
⇔ b=0


(1 − m2 )c = 0.

Premier cas: Si 1 − m2 ̸= 0, alors m ̸= ±1 et donc l’unique solution du système est ( a =


0, b = 0, c = 0). Dans ce cas la famille {v1 , v2 , v3 } est libre et est donc aussi une base.
Deuxième cas: Si 1 − m2 = 0, alors m = ±1, donc il existe des solutions non triviale par
exemple si t = 1 alors a = 2, b = 0 et c = −2 est une solution du système. Ainsi La famille
{v1 , v2 , v3 } n’est pas libre et n’est donc pas une base.

2. On a dimR2 [ X ] = 3 et Card{P1 , P2 , P3 } = 3, donc pour montrer que la famille {P1 , P2 , P3 } est


une base de R2 [ X ], il suffit de monter que {P1 , P2 , P3 } est libre.
Soient a, b, c ∈ R tels que aP1 + bP2 + cP3 = 0, c’est-à-dire,

a( X − 1)2 + bX 2 + c( X + 1)2 = 0,
⇒ ( a + b + c) X 2 + (−2a + 2c) X + ( a + c) = 0.

Comme un polynôme est nul si et seulement si tous ses coefficients sont nuls, on obtient alors
le système 

 a+b+c = 0
−2a + 2c = 0


ESIM

a + c = 0,

page 7/8
dont on démontre facilement que la seule solution est a = b = c = 0.
Donc la famille {P1 , P2 , P3 } est une base de R2 [ X ].

3. Soit E = {( x, y, z, t} ∈ R4 /x + y + z + t = 0}.

(a) On a
 
 


 −y − z − t 


  

y
R

E = y, z, t ∈
 
 

 z 

 

 

 
t
    
 −1 
 

 −1 −1 

  1  
 0 
    
 0 
= y +z +t 
  0 
     

  0   1  


 
0 0 1 
     

 −1 −1 −1  

 

 1   0   0 
    

= Vect   ,   ,   .
  0   1   0 
     

 


 0 
0 1 

Donc, E est un sous-espace vectoriel de R4 .


(b) Pour trouver une base, il reste à montrer que la famille {v1 = (−1, 1, 0, 0), v2 = (−1, 0, 1, 0), v3 =
(−1, 0, 0, 1)} est libre (Puisque cette famille est déjà génératrice).
Soit a, b, c ∈ R tels que av1 + bv2 + cv3 = 0.


 −a − b − c = 0


 a=0


 b=0


 c = 0.

Ainsi la famille {v1 , v2 , v3 } est libre et donc est une base de E.


ESIM

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