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RACHEDI Mokhtar

Ce document présente un mémoire de magister sur l'étude de la durabilité de mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier. Le document contient une introduction, une partie sur le plâtre et les fibres végétales, et une partie sur les composites renforcés par des fibres végétales.

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RACHEDI Mokhtar

Ce document présente un mémoire de magister sur l'étude de la durabilité de mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier. Le document contient une introduction, une partie sur le plâtre et les fibres végétales, et une partie sur les composites renforcés par des fibres végétales.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET


DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITÉ KASDI MERBAH OUARGLA
FACULTÉ DES SCIENCES APPLIQUÉES
DÉPARTEMENT DE GÉNIE CIVIL ET HYDRAULIQUE

N° d’ordre : ………
Mémoire N° de série : ………
Présenté en vue de l'obtention du diplôme de
MAGISTER
Spécialité : Génie civil
Option : Géo matériaux
Présente par :

RACHEDI Mokhtar
Ingénieur d’état en Génie Civil –U.A.T Laghouat
Thème :

Contribution à l’Etude de la durabilité de mortier de plâtre à


base de sable de dunes renforcé par des fibres de palmier dattier

Soutenu publiquement devant le jury composé de:

Mr KHENFER [Link] Pro U. Laghouat Président


Mr SAKER [Link] Pro U. Ouargla Examinateur
Mr BOUTOUTAOU Djamel M.C.A U. Ouargla Examinateur
Mr KRIKER Abdelouahed Pro U. Ouargla Encadreur
Mr MOKHTARI Abdessamed M.A.A U. Ouargla Co- Encadreur

Année 2013
Dédicace

Je dédié ce modeste travail :

A celle qu'elle a veillée sur moi pendant toujours, ma chère mère,

A mon très cher père,

A toute ma famille, mes frères, mes sœurs,

A tous mes amis

A tous les enseignants du département de génie civil.

M. RACHEDI
Remerciements

Au terme de ce travail, je tiens à remercier en premier lieu DIEU


Miséricordieux qui m’a donné la volonté et la patience pour achever
ce mémoire.

J’adresse ma profonde et respectueuse gratitude à Monsieur


KRIKER Abdelouahed directeur de ce mémoire, qui a dirigé ce
travail de recherche attentivement et efficacement l'évolution de ce
travail.

Je remercie mon Co-promoteur Monsieur MOKHTARI Abdessamed,


enseignant au département de génie civil et hydraulique à l'université
de Ouargla pour ses conseilles et sec directives.

Je remercie vivement Monsieur KHANFAR Mohamed Mouldi,


Professeur à l’Université de Laghouat pour l’honneur qu’il m’a fait
accepter de présider le jury d’examen de ce mémoire.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à messieurs SAKER


[Link], Professeur à l’Université de Ouargla et Monsieur
BOUTOUTAOU Djamel Maitre de conférences à l’Université de
Ouargla pour l’intérêt qu’ils ont porté à ce travail en acceptant d’en
être examinateurs.

A tout le personnel de :
Ø Laboratoire LTP Sud de Ghardaïa.
Ø Laboratoire LGB de Ghardaïa.
Ø Laboratoire de recherche de Génie Civil de l’Université de
Laghouat.

Enfin, Que tous les enseignants qui ont contribués à ma


formation trouveront ici ma profonde reconnaissance.
Sommaire
SOMMAIRE
‫ﻣﻠﺨــــــــــــــﺺ‬ …………………………………………………… I
Résumé …………………………………………………… II
Abstract …………………………………………………… III
Liste des figures …………………………………………………… IV
Liste des tableaux …………………………………………………… VIII
Liste des photos …………………………………………………… X
Liste des symbole …………………………………………………… XI

Introduction …………………………………………………… 01

Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres


Partie A : Généralités sur plâtre et mortier de plâtre
I-Introduction …………………………………………………… 04
II-Généralité sur plâtre …………………………………………………… 04
II.1-Origine …………………………………………………… 04
II.2-Fabrication de plâtre …………………………………………………… 05
II.3- Les différents types de……………………………………………………
plâtres 06
II.4- propriétés physiques du……………………………………………………
plâtre 07
4.1- Prise …………………………………………………… 07
a) Accélérateurs de prise …………………………………………………… 08
b) Retardateurs de prise…………………………………………………… 08
c) ……………………………………………………
Épaississeurs et rétenteurs d’eau 08
4.2- durcissement …………………………………………………… 09
……………………………………………………
4.3-Isolation thermique et régulation de l’hygrométrie 09
4.4-Isolation acoustique …………………………………………………… 09
4.5-Résistance au feu …………………………………………………… 10
II. 5- propriétés mécanique……………………………………………………
et mise en œuvre du plâtre 10
5.1-la pate pure de plâtre …………………………………………………… 11
5.1.1-les propriétés de la pate
……………………………………………………
pure 11
a) La densité …………………………………………………… 11
b) Les résistances mécaniques…………………………………………………… 12
5.2-le Mortier de plâtre …………………………………………………… 12
5.2.1- Influence du rapport S/P sur les résistances mécaniques
du mortier …………………………………………………… 13
5.2.2- Influence du rapport E/P sur les résistances mécaniques
du mortier …………………………………………………… 14
5.3-le béton de plâtre …………………………………………………… 15
5.3.1- influence du pourcentage des graviers sur propriétés
……………………………………………………
mécaniques des bétons de plâtre. 15
a) Résistance à la compression …………………… 15
b) Résistance à la flexion…………………………………………………… 16
II. 6- Domaine d’application ……………………………………………………
des éléments à base de plâtre 17
III- conclusion 18
Partie B : Les fibres végétales
I-Introduction …………………………………………………… 19
II- Les fibres végétales …………………………………………………… 19
II.1- Définition …………………………………………………… 19
II.2- Origines des fibres végétales
…………………………………………………… 20
II.3- Structure d’une fibre …………………………………………………… 20
II.4- Caractéristiques Chimiques
……………………………………………………
des Fibres Végétales 21
a) La Cellulose …………………………………………………… 22
b) Hémicellulose …………………………………………………… 22
c) Lignine …………………………………………………… 22
II.5- Caractéristiques Physiques et Mécaniques des Fibres
Végétales …………………………………………………… 23
II.6- Utilisation des Fibres Végétales dans le domaine de
génie civil …………………………………………………… 24
II.7- Principaux avantages et inconvénients des fibres
végétales comme renforts de ……………………………………………………
matériaux de construction 24
III- conclusion …………………………………………………… 25
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

I-Introduction …………………………………………………… 26
II- Les propriétés des composites renforcés par des fibres
végétales …………………………………………………… 26
II.1- Propriétés à l’état frais…………………………………………………… 26
II.2- Propriétés à l’état durci…………………………………………………… 28
2.1- propriétés physiques …………………………………………………… 28
a) Densité …………………………………………………… 28
b) Absorption d’eau …………………………………………………… 29
c) Module de Young …………………………………………………… 30
2.2- propriétés mécaniques …………………………………………………… 30
III- Effet du blanchissement des fibres sur les propriétés
mécaniques des composites…………………………………………………… 36
IV- Durabilité des composites ……………………………………………………
renforcé par fibres végétales 37
V- Conclusion …………………………………………………… 40
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
I-Introduction …………………………………………………… 41
II- Caractéristiques des différents
……………………………………………………
matériaux utilisés 41
II.1- Sable des dunes …………………………………………………… 41
1.1-Masses volumiques …………………………………………………… 41
1.2- Analyse minéralogique……………………………………………………
du sable des dunes 42
1.3-Analyse chimique du sable ……………………………………………………
de dune 43
1.4-Analyse granulométrique ……………………………………………………
de sable de dune 43
1.5-Modules de finesse de sable……………………………………………………
de dune 44
1.6- Equivalent de sable …………………………………………………… 45
II.3- Eau de gâchage …………………………………………………… 46
II.4- Chaux …………………………………………………… 46
4.1- L’effet de chaux sur la……………………………………………………
prise de plâtre 46
4.2- L’effet de chaux sur pH……………………………………………………
de plâtre 47
4.3- Composition chimique……………………………………………………
de chaux 48
II.5- Fibres …………………………………………………… 49
5.1- les propriétés physiques et mécaniques des fibres de
palmier dattier …………………………………………………… 49
5.2- Compositions minéralogique
……………………………………………………
des fibres de palmier dattier 49
5.3- Microstructure des fibres
……………………………………………………
de palmier dattier 50
II.6- Plâtre …………………………………………………… 53
6.1- Compositions minéralogique
……………………………………………………
et chimique de plâtre 53
6.2- Propriétés essentiel de……………………………………………………
plâtre 54
III- Etude et composition de
……………………………………………………
mortier de plâtre 55
III.1- Plan de travail …………………………………………………… 55
III.3- Méthode d’essai …………………………………………………… 56
III-4 Etude la composition ……………………………………………………
de plâtre et mortier de plâtre 57
4-1 Détermination du rapport de E/P de pate de plâtre pure
…………………………………………………… 57
4-2 Détermination du rapport
……………………………………………………
de S/P de mortier de plâtre 58
4-3 Détermination du rapport ……………………………………………………
de E/(P+S) de mortier de plâtre 59
4-4 Etude de la variation de la résistance à la compression et à
la flexion de plâtre pure et mortier
……………………………………………………
de plâtre 61
4.4-1 Etude de la variation de la résistance à la compression
de plâtre pure et mortier de……………………………………………………
plâtre 61
4.4-2 Etude de la variation de la résistance à la flexion de pate
de plâtre pure et mortier de……………………………………………………
plâtre 62
IV- Conclusion …………………………………………………… 64
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de
palmier dattier

I-Introduction …………………………………………………… 65
II- Méthode expérimentale …………………………………………………… 65
III- Préparation de mortier ……………………………………………………
de plâtre 65
III.1- Formulation de mortier……………………………………………………
de plâtre sans fibre 66
III.2- Préparation des Fibres…………………………………………………… 66
III.3- Formulation de mortier……………………………………………………
de plâtre avec fibre 66
IV- Confections des éprouvettes
……………………………………………………
et conditions de conservation 67
V- Procédures des essais …………………………………………………… 67
V.1- Détermination de la masse
……………………………………………………
volumique 68
V.2- Essais d’absorption d’eau
……………………………………………………
par immersion 68
V.3- Essais gel-dégel …………………………………………………… 68
V.4- Essais de résistances mécaniques
…………………………………………………… 69
VI- Méthode de travail …………………………………………………… 69
VII- Etude de la composition de mortier de plâtre renforcé
par fibres de palmier dattier…………………………………………………… 70
VII.1- Variation des propriétés physiques et mécaniques du
mortier de plâtre renforcé par des fibres de longueur de 10
……………………………………………………
mm avec des différents pourcentages 71
1.1- La densité …………………………………………………… 71
1.2- L’absorption d’eau …………………………………………………… 72
1.3- La résistance à la compression
…………………………………………………… 73
1.4- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 75
1.5- Récapitulation …………………………………………………… 76
VII.2- Variation des propriétés physiques et mécaniques du
mortier de plâtre renforcé par différentes longueurs des fibres
pour un pourcentage de 1,5% ……………………………………………………
de fibres 76
2.1- La densité …………………………………………………… 77
2.2- L’absorption d’eau …………………………………………………… 77
2.3- La résistance à la compression
…………………………………………………… 78
……………………………………………………
2.4- La résistance à la flexion 80
2.5- Récapitulation …………………………………………………… 81
VIII- La composition optimale de mortier de plâtre renforcé
par fibres de palmier dattier…………………………………………………… 81
IX- Durabilité de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier …………………………………………………… 82
IX.1- la variation de la résistance à la compression et à la
flexion en fonction de temps…………………………………………………… 82
……………………………………………………
1.1- La résistance à la compression 82
……………………………………………………
1.2- La résistance à la flexion 84
IX.2- L’effet de gel-dégel sur les propriétés mécaniques de
mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier
…………………………………………………… 85
……………………………………………………
2.1- La résistance à la compression 86
2.2- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 88
IX.3- L’effet de séchage sur les propriétés mécaniques de
……………………………………………………
mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier 89
3.1- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 90
3.2- La résistance à la compression
…………………………………………………… 92
3.3- L’effet de traitement thermique sur les propriétés
mécaniques de mortier de plâtre renforcé par fibres palmier
dattier à long terme …………………………………………………… 93
X- Conclusion …………………………………………………… 96
Conclusions générales et recommandations
…………………………………………………… 98
Références bibliographiques…………………………………………………… 103
Résumés
‫‪Résumé :‬‬

‫اﻟﻤﻠﺨﺺ‬

‫اﻟﮭﺪف اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ ﻣﻦ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ‪ ,‬ھﻮ ﺗﺜﻤﯿﻦ اﻟﻤﻮاد اﻟﻤﺤﻠﯿﺔ ) اﻟﺠﺒﺲ ‪ ,‬رﻣﻞ اﻟﻜﺜﺒﺎن و أﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ( ﻟﻤﻨﻄﻘﺔ اﻟﺠﻨﻮب‬
‫اﻟﺠﺰاﺋﺮي‪ .‬وذﻟﻚ ﺑﺘﻮﺳﯿﻊ ﻣﺠﺎﻻت اﺳﺘﻌﻤﺎل ھﺬه اﻟﻤﻮاد ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﺒﻨﺎء‪ .‬ﻓﺈﻧﻨﺎ ﻧﻼﺣﻆ رﻏﻢ ﺗﻮﻓﺮ اﻟﺠﺒﺲ ﺑﺼﻔﺔ ﻛﺒﯿﺮة ﺟﺪا إﻻ‬
‫أن اﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮫ ﯾﻘﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺾ اﻷﺷﻐﺎل اﻟﺜﺎﻧﻮﯾﺔ ﻣﺜﻞ اﻟﻄﻼء و اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﺘﺠﻤﯿﻠﯿﺔ‪ ,‬ﻛﻤﺎ أن رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن و أﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ‬
‫واﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ ﻣﯿﺪان اﻟﺒﻨﺎء ﻧﺎدر ﺟﺪا‪.‬‬

‫ﻣﻦ ﺧﻼل ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ﺗﻢ إﺿﺎﻓﺔ رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن وأﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ إﻟﻰ اﻟﺠﺒﺲ و ذﻟﻚ ﻣﻦ اﺟﻞ إﯾﺠﺎد ﻣﻼط ذو ﺧﺼﺎﺋﺺ‬
‫ﻓﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ و ﻣﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ﺗﺴﻤﺢ ﺑﺎﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮫ ﻣﻦ ﻣﺠﺎل اﻟﺒﻨﺎء‪.‬‬

‫أوﻻ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﺿﺎﻓﺔ اﻟﺮﻣﻞ ﻟﻠﺠﺒﺲ ﻓﻜﺎﻧﺖ أھﻢ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻛﻤﺎ ﯾﻠﻲ ‪:‬‬

‫ﻧﻘﺺ ﻓﻲ اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻠﻀﻐﻂ و اﻻﻧﺤﻨﺎء‪.‬‬ ‫‪-‬‬


‫زﯾﺎدة ﻓﻲ اﻟﻜﺜﺎﻓﺔ‬ ‫‪-‬‬

‫ﺛﺎﻧﯿﺎ ﺗﻢ اﺿﺎﻓﺔ اﻻﻟﯿﺎف ﻟﻤﻼط اﻟﺠﺒﺲ‪ ,‬ﻓﻜﺎﻧﺖ اھﻢ ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻛﻤﺎﯾﻠﻲ‪:‬‬

‫زﯾﺎدة ﻓﻲ ﻣﻘﺎوﻣﺔ اﻟﻀﻐﻂ و اﻻﻧﺤﻨﺎء‪.‬‬ ‫‪-‬‬


‫ﻧﻘﺺ ﻓﻲ اﻟﻜﺜﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫‪-‬‬

‫اﻣﺎ ﺗﺠﺎرب اﻟﺪﯾﻤﻮﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻼط اﻟﺠﺒﺲ اﻟﻤﻌﺰز ﺑﺎﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ اﻋﻄﺖ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﺎﻟﯿﺔ‪:‬‬

‫زﯾﺎدة ﻓﻲ ﻣﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻠﻀﻐﻂ و ﻟﻼﻧﺤﻨﺎء ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ‪ ,‬ﻣﻊ ﺣﻔﺎظ اﻷﻟﯿﺎف ﻋﻠﻰ ﺧﺼﺎﺋﺼﮭﺎ‪.‬‬ ‫‪-‬‬
‫ﺗﺠﺮﺑﺔ اﻟﺘﺠﻤﺪ ﻟﮭﺎ آﺛﺎر ﺳﻠﺒﯿﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ﻟﻠﻤﻼط‪.‬‬ ‫‪-‬‬
‫ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﻼط ﺑﺎﻟﺤﺮارة ﻟﮭﺎ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺟﯿﺪة‪ ,‬ﺗﺴﻤﺢ ﺑﺘﺴﺮﯾﻊ ﻋﻤﻠﯿﺔ اﻻﻧﺘﺎج و ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ زﯾﺎدة ﻓﻲ اﻟﻤﺮدود اﻟﻤﺎدي‪.‬‬ ‫‪-‬‬

‫ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﯿﮭﺎ‪ ,‬ﯾﻤﻜﻦ اﺳﺘﻌﻤﺎل ﻣﻼط اﻟﺠﺒﺲ اﻟﻤﻌﺰز ﺑﺎﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ ﻓﻲ ﻣﯿﺪان اﻟﺒﻨﺎء وذﻟﻚ ﺑﺎﻧﺘﺎج اﻟﻮاح‬
‫اﻟﺠﺪران ﻣﺴﺒﻘﺔ اﻟﺼﻨﻊ‪ ,‬ﺳﻮاءا ﻛﺎﻧﺖ ﺟﺪران ﺣﺎﻣﻠﺔ او ﻟﺘﻐﻄﯿﺔ اﻟﻮاﺟﮭﺎت‪.‬‬

‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﺪﻻﻟﯿﺔ ‪ :‬اﻟﺠﺒﺲ‪ ,‬رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن‪ ,‬اﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ‪ ,‬اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ‪ ,‬اﻟﺪﯾﻤﻮﻣﺔ ‪.‬‬

‫‪I‬‬
Résumé :

Résumé

L'objectif principal de cette étude c’est la valorisation des matériaux locaux (plâtre, sable de dunes et
les fibres de palmier dattier) pour la région du sud algérien, élargir le domaine de l'utilisation de ces matériaux
dans la construction. Nous notons que malgré l'existence énorme de gypse, mais son utilisation est limitée à
certains travaux secondaires tels que les enduits et les éléments de décor. Le sable des dunes et les fibres de
palmier, son utilisation dans le domaine de la construction sont très rare.

Au cours de cette étude, il a été ajouté le sable de dunes et les fibres de palmier au plâtre, afin de trouver un
mortier ayant des propriétés physiques et mécaniques qui permettent son utilisation dans la construction.

Tout d'abord, nous avons ajouté le sable au plâtre, nous avons conclue les résultats suivants:

- Il ya une diminution de la résistance à la compression et de flexion,


- Il ya une augmentation de la densité.

Deuxièmement, nous avons ajouté les fibres au mortier de plâtre, les résultats conclus sont les suivants:

- Il ya une augmentation de la résistance à la compression et à la flexion,


- Il ya une diminution de la densité.

Les essais de durabilité sur le mortier de plâtre renforcé par les fibres de palmier dattier donnent les
résultats suivants :

- Augmentation de la résistance à la compression et à la flexion, et les fibres gardent leurs propriétés


initiales,
- L’essai de gel-dégel a un effet défavorable sur les caractéristiques mécaniques de mortier de plâtre
fibré,
- Le traitement thermique de mortier de plâtre fibré donne des bonnes résultats, et nous permettons
d’accélérer le processus de production c'est-à-dire un gain dans l’argents.

A partir de résultats obtenus, on peut utiliser le mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier
dans le domaine de constructions sous plusieurs formes tel que les plaques des murs préfabriqué, quelque soit
pour les murs porteurs ou les plaques de couvertures des façades.

Mots clés : plâtre, sable de dunes, les fibres de palmier dattier, la résistance mécanique, durabilité.

II
Résumé :

Abstract

The aim of this study is the use of local materials (plaster, sand dunes and date palm fiber) for the region of
southern Algeria. By expand areas of the use of these materials in the field of construction. Despite the large
ament of gypsum, its use is limited to some secondary operations like coatings and decorative elements. The
sand dunes and palm fiber, its use in the construction are very limited.

In this study, the sand dunes and palm fiber was added to plaster, to find the mortar that has physical and
mechanical properties that allow its use in construction.

First, we added the sand to plaster, we noticed that:

- a decrease in compressive strength and flexural


- an increase in density.

Second, we added fiber to plaster mortar, we find :

- an increase in the resistance to compression and bending,


- a decrease in density.

The durability tests on mortar plaster reinforced with date palm fibers show the following results:

- Increase in compressive strength and flexural strength, and fiber keep the same shape and properties
- The freeze-thaw test has an adverse effect on the mortar of plaster reinforced,
- Heat treatment mortar of plaster reinforced gives good results, and allows us to accelerate the
production process that is to say an increase in the monies.

From the results obtained, we can use the plaster mortar reinforced with fibers of date palms in the field of
constructions in various forms such as plates prefabricated walls, regardless of load-bearing walls or cover plates
facades.

Keywords: plaster, sand dunes, date palm fibers, strength, durability.

III
Liste des figures :

Liste des figures

Figure I.1 : Influence du rapport E/P sur la densité………………………………………….11

Figure I.2 : Influence du rapport E/P sur les résistances mécaniques………………………..12

Figure I.3 : Influence du rapport S/P sur la résistance à la compression…………………….13

Figure I.4 : Fuseau granulométrique des sables. Analyse granulométrique NF P 18-804…..14

Figure I.5 : Influence du rapport E/P sur la résistance à la compression avec S/P=0,5……..14

Figure I.6 : variation de la résistance à la compression du béton de plâtre en fonction du


pourcentage des graviers……………………………………………………………………...16

Figure I.7 : variation de la résistance à la flexion du béton de plâtre en fonction du


pourcentage des graviers……………………………………………………………………..17

Figure I.8- Classification des fibres végétales en fonction de leurs origines………………...20

Figure I.9- Molécule de la cellulose (n répétitions du motif cellobiose)…………………….21

Figure II.1 : Variation de densité de béton de plâtre en fonction de pourcentage et longueur


des fibres de palmier dattier…………………………………………………………………..28

Figure II.2 : Variation d’absorption d’eau de béton de plâtre en fonction de pourcentage et


longueur des fibres de palmier dattier………………………………………………………...29

Figure II.3 : Variation de module de Young de béton de plâtre en fonction de pourcentage et


longueur des fibres de palmier dattier………………………………………………………...30

Figure II.4 : Courbes du comportement typique d’un échantillon de ciment pur (1) et d’un
composite ciment/fibres de chanvre (2) en flexion 3 points………………………………….31

IV
Liste des figures :

Figure II.5 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de jute sur les propriétés du
composite……………………………………………………………………………………..32

Figure II.6 : Evolution de la résistance en flexion et du module d’élasticité d’une pâte de


ciment renforcée par des fibres de chanvre en fonction de la teneur en fibres……………….33

Figure II.7 : Courbe contrainte/déplacement type d’une matrice de plâtre renforcée

par des fibres de sisal…………………………………………………………………………34

Figure II.8 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de sisal sur les propriétés
mécaniques en flexion des composites à matrice de plâtre…………………………………...35

Figure II.9 : Définition des grandeurs caractéristiques du comportement en flexion d’un


composite fibré………………………………………………………………………………..38

Figure II.10 : Comportement mécanique en flexion 3 points d’une matrice cimentaire


renforcée par des fibres de chanvre brutes (FIB) et des fibres de chanvre traitées avec une
solution de soude (FIBNA), de chlorure d’aluminium (FIBAL) et de chaux (FIBCA) à 28
jours (A) et après 12 mois de vieillissement………………………………………………….38

Figure II.11 : Effet des cycles de vieillissement sur le comportement mécanique en flexion 3
points de ciment renforcé par des fibres de conifères naturel………………………………...39

Figure III.1 : Diffractograme de sable des dunes……………………………………………42

Figure III.2 : Analyse granulométrique de sable des dunes…………………………………44

Figure III.3 : Essai d’équivalent de sable……………………………………………………45

Figure III.4 : Influence du pourcentage de la chaux sur le temps de prise du plâtre………...46

Figure III.5 : Variation du pH du plâtre en fonction du pourcentage de chaux……………..47

Figure III.6 : Diffractogramme de la poudre de la chaux par les rayons X…………………48

Figure III.7 : Diffractogramme de la poudre de fibre du palmier par les rayons X…………54

Figure III.8 : Dispositif pour l’essai de résistance à la Flexion trois points…………………56

V
Liste des figures :

Figure III.9 : Dispositif pour l’essai de rupture en compression…………………………...57

Figure III.10 : Influence de E/P sur la résistance mécanique à la compression de pâte plâtre
pure……………………………………………………………………………………………58

Figure III.11 : Influence de S/P sur la résistance mécanique à la compression de mortier de


plâtre…………………………………………………………………………………………..59

Figure III.12 : Influence de E/(P+S) sur la résistance mécanique à la compression de mortier


de plâtre……………………………………………………………………………………….60

Figure III.13 : Variation de résistance mécanique de compression de plâtre et mortier de


plâtre dans le temps…………………………………………………………………………...62

Figure III.14 : Variation de résistance à la flexion de plâtre et mortier de plâtre dans le


temps………………………………………………………………………………………….63

Figure IV.1: Variation de la densité de mortier de plâtre en fonction du pourcentage en


masse de fibres………………………………………………………………………………..72

Figure IV.2: Variation de l’absorption de l’eau de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres……………………………………………………………….73

Figure IV.3: Variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres……………………………………………………………….74

Figure IV.4: Variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres……………………………………………………………….75

Figure IV.5: Variation de la densité de mortier de plâtre en fonction de différentes longueurs


de fibres………………………………………………………………………………………77

Figure IV.6: Variation de l’absorption d’eau de mortier de plâtre en fonction de différentes


longueurs de fibres……………………………………………………………………………78

Figure IV.7: Variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre en fonction de


différentes longueurs de fibres………………………………………………………………..79

VI
Liste des figures :

Figure IV.8: Variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre en fonction de


différentes longueurs de fibres………………………………………………………………..80

Figure IV.9 : variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction de temps………………………………………………..83

Figure IV.10 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction de temps………………………………………………………84

Figure IV.11 : variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel………………………………...87

Figure IV.12 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel……………………………………….88

Figure IV.13 : la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour différentes température…….91

Figure IV.14 : la variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour différentes température…….92

Figure IV.15 : la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction différentes température………………………………...94

Figure IV.16 : la variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction différentes température………………………………...95

VII
Liste des tableaux :

Liste des tableaux

Tableau I.1 : Phases de déshydratation du gypse …………………………………………….7

Tableau I.2 : Propriétés caractéristiques des deux variétés usuelles de semi-hydrate………...9

Tableau I.3 : Caractéristiques thermiques du plâtre………………………………………....10

Tableau I.4 : composition et propriétés de différentes fibres végétales……………………..21

Tableau I.5: Composition chimique de quelques fibres végétales…………………………..22

Tableau I.6: Les caractéristiques physiques et mécaniques de quelques fibres végétales….23

Tableau I.7: avantages et inconvénients des fibres végétales………………………………..25

Tableau II.1: Propriétés mécaniques de plâtre avec différentes natures de fibres…………...36

Tableau III.1 : Compositions chimique de sable…………………………………………….43

Tableau III.2: Analyse granulométrique de sable des dunes………………………………...43

Tableau III.3 : Propriétés physiques et mécaniques des fibres utilisées…………………….49

Tableau III.4 : Analyse chimique de la poudre des fibres calcinées à 400 °C………………49

Tableau III.5 : Analyse chimique du plâtre………………………………………………….53

Tableau III.6 : propriétés essentiel de plâtre………………………………………………..54

Tableau III.7: Influence d’E/P sur la résistance mécanique à la compression de plâtre pure.57

Tableau III.8 : Influence de S/P sur la résistance mécanique à la compression de mortier de


plâtre…………………………………………………………………………………………..59

Tableau III.9 : Influence de E/(P+S) sur la résistance mécanique à la compression de mortier


de plâtre……………………………………………………………………………………….60

Tableaux III.10 : La résistance mécanique de compression de plâtre et mortier de plâtre….61

Tableau III.11 : La résistance mécanique à la flexion de plâtre et mortier de plâtre……….63

Tableau IV.1 : Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par différentes dosage de fibre………………………………………………………71

Tableau IV.2 : Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par différentes longueurs de fibres………………………………………………….76

VIII
Liste des tableaux :

Tableau IV.3 : la variation de la résistance à la compression et à la flexion en fonction de


temps………………………………………………………………………………………….82

Tableau IV.4 : la variation des propriétés mécaniques en fonction des cycles de gel-dégel...86

Tableau IV.5 : variation de propriétés mécaniques en fonction du temps de séchage pour


différentes température……………………………………………………………………….90

Tableau IV.6 : la variation de propriétés mécaniques en fonction différentes température…94

IX
Liste des photos :

Liste des photos

Photo I.1- Image MEB des plâtres prestia (usine Meriel du groupe Lafarge) obtenus
respectivement par voie humide (α) et par voie sèche (β)…………………………………..…6

Photo I.2- Les différentes formes de fibres…………………………………………………..19

Photo III.1 : Observation de texture de fibre du palmier par MEB………………………....50

Photo III.2 : Observation d’une coupe transversale de la fibre du palmier par MEB……….51

Photo III.3 : Observation d’une vue longitudinale de la fibre du palmier par MEB………...52

Photo III.4 : Observation des pores dans la fibre du palmier par MEB……………………...52

Photo III.5 : Observation d’une vue tangentielle de la fibre du palmier par MEB…………..53

X
Liste des symboles :

Liste des Symboles


E : Eau.

P : Plâtre.

S : Sable.

L : Longueur des fibres

λ : Conductivité thermique

Cp : Capacité thermique massique

μ : Facteur de résistance à la vapeur d’eau

Rc : Résistance à la compression.

Rf : Résistance à la flexion.

E : Module d’élasticité.

d : La densité.

W : Absorption d’eau.

σm : La contrainte maximale de la matrice.

σc : La contrainte maximale du composite.

Rchute : La résistance de chute.

ρa : La masse volumique apparente.

ρs : La masse volumique absolue.

MF : Le module de finesse du sable.

ESV : Equivalent de sable visuel.

ESp : Equivalent de sable au piston.

Ws : teneur en eau de saturation..

T : Température de cure.

t : Temps de cure.

XI
Introduction
Introduction :

Le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques mondiaux a eu pour effet


d'accélérer la transition vers une économie durable et plus respectueuse de l'environnement.
Cette évolution s'effectue avant tout par le remplacement progressif des produits
pétrochimiques par des ressources renouvelables, tel que l’exploitation des matériaux locaux
de manière rationnelle. La recherche actuelle sur les matériaux s’intéresse au développement
de nouveaux composites de matériaux de constructions, dans le but d’améliorer les propriétés
mécaniques, physiques et durabilité de ces matériaux.

L’Algérie, surtout le sud, est riche en matériaux naturels, qui peut être utilisé
directement dans le domaine de la construction alors il faut bien étudier leurs propriétés afin
d'étendre leur utilisation. Parmi ces matériaux, qui peuvent être exploités, et que nous allons
étudier, le plâtre, sable de dune, et les fibres du palmier dattier.

L’utilisation des fibres végétales dans le renforcement des matériaux de construction


pour améliorer certain propriétés, c’est la technologie le plus utilisé actuellement, à cause ces
résultats et pour élargir l’utilisation des éco-matériaux. Algérie dispose de sources illimitées
de fibres végétales (de palmier, Alfa Abaca, Chanvre, Cotton …), mais leur utilisation dans le
domaine de la construction presque inexistante.

La plupart des pays du monde souffrent d'une pénurie des ressources en granulats, ce qui
nous pousse à chercher des solutions permettant la valorisation de ces matériaux disponibles
localement en abondance et d’essayer de les utiliser dans différents domaines de construction.
En Algérie, le sable des dunes constitue un énorme gisement surtout au sud, mais son
utilisation dans le domaine de la construction est très limitée. Donc, il faut faire des études
rigoureuses pour intégrer le sable de dune dans les composants de base des matériaux de
construction.

D'après des études géologiques, l'Algérie dispose d'abondantes ressources en gypse


naturel dont la teneur dépasse les 75% requis pour la construction, le sud du pays notamment
en possède d'importants gisements. Longtemps, le plâtre utilisé comme enduit ou en
éléments préfabriqués pour réaliser des cloisons légères, et de faible prix de revient.
Toutefois, trop faibles propriétés mécaniques n‘en font pas un matériau de structure à
proprement dit. Cette caractéristique est peut être responsable du fait que peu de

1
Introduction :

recherche ne soit consacrée à ce matériau. Il est donc nécessaire de développer des


nouvelles techniques de caractérisation, permettant de modifier sa propriété et de suivre son
comportement à court et à long terme, pour une meilleure exploitation de ses propriétés
d’usage.

L’objectif de ce travail consiste à apporter notre contribution à la valorisation des


matériaux locaux, tel que le plâtre, sable de dune et les fibres du palmier dattier. et de
l’intégrer d’une façon rationnelle dans le domaine de la construction.

L’étude proprement dite propose deux objectifs essentiels et qui sont :

• Etude de composition d’une pate de plâtre pure et un mortier de plâtre à base de


sable de dune.
• L’amélioration de certaines propriétés physiques et mécaniques du mortier de
plâtre par son renforcement avec les fibres du palmier dattier. et l’étude de la
durabilité de ce matériau.

Ce travail est scindé en quatre chapitres :

Le premier chapitre est une recherche bibliographique qui se divise en deux parties :

§ La première partie est une description du plâtre, et ses caractéristiques et ses


propriétés physiques et mécaniques que soit pate pure, mortier, ou béton et
prescrire aussi les méthodes de fabrication ainsi que leurs domaines
d’application.
§ Dans la deuxième partie, nous citons les différents types des fibres végétales, ses
essentielles caractéristiques physiques, mécaniques, et chimiques, et leurs
utilisations dans le domaine de génie civil.

Le deuxième chapitre est consacré aux caractéristiques générales des matériaux


renforcé par des fibres végétales, et les principales propriétés physiques et mécaniques de ces
matériaux ainsi leurs utilisations dans le domaine de génie civil et enfin nous présentons
quelque recherche sur la durabilité de ces matériaux.

2
Introduction :

Dans le troisième chapitre, nous avons étudie les principales propriétés physiques et
chimiques de nos matériaux de base : le plâtre, le sable de dune, et les fibres de palmier
dattier. et nous étudions aussi la composition optimale de pate pure de plâtre et le mortier de
plâtre de sable de dunes.

Le quatrième chapitre concerne l’étude de mortier de plâtre renforcé par les fibres de
palmier dattier. Au début, on a utilisé la composition optimale que nous avons trouvé
précédemment, et déterminé la fraction massique et la longueur des fibres optimales. Ensuite,
on a étudié le matériau sélectionné à les essais de gel-dégel, l’effet de séchage à court et long
terme.

Enfin, nous présentons une conclusion générale sur l’étude élaborée et cela d’après les
résultats expérimentaux obtenus, tout en donnant des recommandations à les prendre en
considération dans les prochaines recherches et cela pour une meilleure exploitation de ce
matériau.

3
Chapitre I
Généralités sur plâtre et les
fibres
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Généralités sur plâtre et les fibres

Partie A : Généralités sur plâtre et mortier de plâtre

I-Introduction

Le plâtre est un des plus vieux matériaux de construction utilisé par l’homme, les
premiers signes d’emploi de plâtre remontent à environ 9000 ans, sous forme de support pour
fresques murales (fouilles en Anatolie). La faible température nécessaire à la production de
poudre de plâtre et l’abondance de gypse naturel dans la nature expliquent cette ancienneté
d’utilisation.

Actuellement, le plâtre est utilisé soit directement en enduits, ou bien en éléments


préfabriqués, carreaux ou plaques (couche de plâtre entre deux cartons). C’est un matériau
particulièrement adapté à une utilisation en intérieur, grâce à ses propriétés d‘isolation
thermique et acoustique et sa résistance au feu. La conductivité thermique d‘un enduit de
plâtre est de l’ordre de 0,26 W.m-1. °C-1 , contre 1,15 pour un enduit de ciment ou 50 pour
l’acier [1].

II-Généralité sur plâtre

II.1-Origine

La pierre de plâtre est un sulfate de calcium qui se trouve dans la nature sous deux
formes :
- L'anhydrite, ou sulfate de calcium anhydre, assez rare, qui répond à la formule chimique
CaSO4.
- Le gypse, ou sulfate de calcium à deux molécules d'eau, di hydraté, très abondant, qui répond
à la formule chimique CaSO4,2H2O.
Le mot plâtre désigne à la fois le matériau de structure solide (plâtre pris) et la poudre qui
permet de l'obtenir, cette poudre (sulfate de calcium hémi hydraté, CaSO4, 1/2H2O) s'obtient
en déshydratant du gypse, selon la réaction [2]:

4
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

II.2-Fabrication de plâtre

Après extraction des mines, le gypse est broyé puis cuit dans des fours à lits fluidisé ou
à flammes directes. Soumis ainsi à l'action de la chaleur, il perd tout ou une partie de son eau
de cristallisation et conduit à une série de produits partiellement hydratés ou anhydres.

Selon les conditions de pression et de vapeur d'eau imposées, on distingue deux principes de
cuisson :

ü La Cuisson par voie sèche (la plus utilisée, car moins coûteuse), est réalisée à la
pression atmosphériques ou sous une faible pression partielle de vapeur d'eau. Vers des
températures de 140 à 170 °C, l'eau du gypse s'élimine à l'état de vapeur sèche et donne
un solide microporeux constitué d'un assemblage de microcristaux, (figure I.1), c'est
l'hemi hydrate β, il nécessite un taux de gâchage e/ p < 0,6 . Il s'agit du composé
principal de plâtres courants utilisés en tant que matériau de construction. Par
chauffage vers 400 à 600 °C on obtient de l'anhydrite II, (CaSO4).
ü La Cuisson par voie humide qui s'effectue sous pression saturante de vapeur d'eau dans
des autoclaves sous 2 à 7 bars pendant quelques heures. Le produit obtenu est
l'hemihydrate α, il nécessite un taux de gâchage faible e/ p= 0,4 et donne des plâtres
dits "durs" ayant de très bonnes résistances mécaniques. Les plâtres courants qui se
présentent sous forme d'une poudre blanche sont constitués soit :
§ d'hemihydrate β (CaSO4, 2/1 H2O ) qui est le principal constituant des plâtres, la
formule correspondant à 93,79% de sulfate de calcium CaSO4 et 6,21% d'eau de
cristallisation.
§ d'un mélange d'hemihydrate β avec de l'anhydrite II (CaSO4) dans la proportion
d'environ 2/3 d'hemihydrate et 1/3 d'anhydrite II, il est à noter que plus la proportion
d'anhydrite II est importante plus le durcissement est étalé dans le temps.
§ d'hemihydrate α, compact, cristallin, faiblement soluble dans l'eau

5
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Photo I.1- Image MEB des plâtres prestia (usine Meriel du groupe Lafarge) obtenus
respectivement par voie humide (α) et par voie sèche (β) [2].

II.3- Les différents types de plâtres

Les principaux types de plâtres commercialisés ainsi que leurs utilisations les plus
courantes bien que non exhaustives sont en fonction des différentes variétés suivantes :

• Plâtres gros qui ont une forte granulométrie. Le refus au tamis de 800 μ pouvant être
compris entre 5 et 20%. Ils peuvent être utilisés purs ou additionnés soit de sable, soit
d'un mélange de sable et de chaux, et servent en principe pour la première couche des
enduits, pour effectuer le dressage des murs et plafonds, pour exécuter des remplissages
en forte épaisseur des scellements etc.
• Plâtres fins à enduire, pour lesquels le refus au tamis de 800 μ est inférieur a 1% et
celui au tamis de 200 μ est de l'ordre de 25%. Il existe plusieurs types, soit normaux, ou
présentant une très haute dureté (T.H.D) ou encore allégés à la perlite. Ces plâtres se
gâchent généralement dans un rapport e /p voisin de l'unité. Ils peuvent être appliqués
manuellement ou projetés mécaniquement.
L'industrie plâtrière fournit également des plâtres à usages particuliers, c'est ainsi que
l'on trouve les plâtres à briqueter, destinés au montage des cloisons de distribution, les plâtres
chaux de surfaçage, ainsi et surtout les plâtres pour préfabrication, essentiellement utilisés pour
la fabrication de carreaux de plâtre, d'éléments de cloison en plaques de parement [2].

6
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Tableau I.1 : Phases de déshydratation du gypse [1]


CaSO4 . 2 CaSO4 . 1/2 H2O CaSO4
Phase
H2O Forme α Forme β Forme III Forme II Forme I
Anhydrite III Anhydrite II ou
Semi-hydrate Semi-hydrate ou
Appellation Gypse α β anhydrite anhydrite Anhydrite I
soluble insoluble
Système cubique à
cristallin monoclinique rhomboédrique hexagonal orthorhombique faces centrées
Teneur en eau 20,92 6,2 6,2 0 0 0
(% en masse)
Masse
2,93 . 103 à 2,97 2,93 . 103 à
volumique 2,31 . 103 2,76 . 103 2,63 . 103 2,58 . 103
. 103 3,0 . 103
(kg/m3)
Masse molaire 172,2 145,15 145,15 136,1 136,1 136,1
(g/mol)
Volume molaire 74,5 52,4 55,2 52,8 45,8 à 46,4
(cm3/mol)

II.4- propriétés physiques du plâtre

4.1- Prise

Les produits résultant de la déshydratation thermique du gypse ont la propriété,


lorsqu’ils se trouvent au contact de l’eau, de retrouver leur degré d’hydratation initiale et de
reconstituer du gypse. Ce phénomène s’appelle la prise du plâtre. Plusieurs mécanismes ont été
envisagés pour décrire ce processus qui se déroule en trois étapes successives :

- reprise de l’eau pour reformer le dihydrate ;


- cristallisation (qui constitue la prise proprement dite) ;
- durcissement.

La prise est la réaction inverse de la cuisson

Cuison CaSO4,2H2O CaSO4 ,1/2H2O + 3/2 H2O

Prise CaSO4 ,1/2H2O + 3/2 H2O CaSO4,2H2O

7
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

a) Accélérateurs de prise

Dans le cas notamment de la préfabrication, il peut être nécessaire d’accélérer la


prise du plâtre pour procéder à un démoulage plus rapide. On fait donc appel à des
accélérateurs qui sont des produits minéraux formant des germes de cristallisation (gypse
broyé par exemple) ou diminuant la solubilité du sulfate de calcium dihydraté (sulfates – sauf
sulfate de fer–, acides sulfurique, chlorhydrique ou nitrique, chlorures, bromures et iodures
alcalins, bichromate de potassium) [3].

b) Retardateurs de prise
Pour de nombreuses utilisations dans le bâtiment, l’art ou l’industrie, il est
nécessaire de retarder la prise du plâtre pour permettre un travail plus facile. Plusieurs
mécanismes peuvent être mis en jeu :
- diminution de la vitesse de dissolution des phases anhydres ;
- diminution de la solubilité des phases anhydres ;
- adsorption d’ions à la surface des cristaux de gypse en cours de croissance et incorporation
de ces ions dans leur réseau ;
- formation de complexes limitant la diffusion vers les cristaux de gypse.
Les principaux retardateurs de prise sont les phosphates alcalins et d’ammonium, les acides
organiques et leurs sels solubles (par exemple l’acide citrique et les citrates), les protéines
dégradées. En général, l’efficacité des sels d’acides organiques suit la séquence : H+ > K+ >
Ca2+ [3].
c) Épaississeurs et rétenteurs d’eau
Les épaississeurs, en augmentant la consistance de la pâte de plâtre, permettent
d’avancer le début d’emploi du plâtre. Un épaississeur bien connu est l’amidon.
Généralement, ces produits ont aussi un effet retardateur de prise limité ; associés à des
retardateurs plus puissants, ils permettent d’utiliser la pâte dès la fin du gâchage et
d’augmenter la durée d’emploi. Ils facilitent en outre la mise en oeuvre. Épaississeurs et
rétenteurs ont permis le développement des plâtres modernes à long temps d’emploi et des
plâtres projetés.
Certains épaississeurs sont également rétenteurs d’eau, c’est-à-dire qu’ils retiennent dans la
pâte, en empêchant son évaporation ou son absorption par le support, une certaine quantité
d’eau qui permet au plâtre de s’hydrater normalement durant la prise.

8
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

L’absence de rétenteur d’eau conduirait au grillage du plâtre simplement retardé appliqué sur
son support.
Parmi les produits épaississeurs, rétenteurs d’eau, citons les éthers cellulosiques employés
depuis les années 1960 : méthylcellulose (MC), carboxyméthylcellulose (CMC), et les autres
dérivés hydroxyéthylcellulose (HEC), hydroxyproprylcellulose, etc [3].

4.2- durcissement
Le processus de durcissement comporte trois phases :
- Dissolution des produits du semi-hydrate de Ca ;
- L’hydratation du semi-hydrate aboutissant à la formation du double hydrate de Ca ;
- La cristallisation de l’hydrate.

Tableau I.2 : Propriétés caractéristiques des deux variétés usuelles de semi-hydrate


Propriétés Semi-hydrate α Semi-hydrate β
Masse volumique (kg/m3) 2,76 . 103 2,63 . 103
Temps de prise (min) 15 à 20 25 à 35
Expansion (mm/m) 2,8 1,6
Résistance à la traction (MPa) 6,5 1,3
Résistance à la compression (MPa) 56 5,6
Solubilité dans l’eau à 20 °C
0,63 0,74
(en g de CaSO4 pour 100 cm3)

4.3-Isolation thermique et régulation de l’hygrométrie


Du fait de sa faible conductivité thermique λ, le plâtre peut s’employer seul ou associé
à d’autres matériaux pour améliorer l’isolation thermique. Un enduit plâtre appliqué sur une
paroi de béton ou de terre cuite forme un revêtement continu qui améliore l’isolation
thermique. Les plâtres spéciaux qui incorporent des charges d’agrégats légers qui ont des
conductivités thermiques de l’ordre de 0,18 à 0,20 W . m–1 . K–1 sont particulièrement
destinés à cet usage. En outre, du fait de sa forte inertie thermique et de sa faible conductivité
thermique, le plâtre élimine le phénomène de paroi froide voir le tableau [I.3].
4.4-Isolation acoustique
Le domaine de l’acoustique est un domaine délicat. L’appréciation du rôle que le plâtre
peut y jouer l’est donc tout autant. Il est possible, cependant, de dégager quelques données qui
éclairent le sujet, étant du reste précisé qu’il ne sera nullement question ici de l’isolation aux
bruits de chocs ou d’équipement qui relèvent de techniques particulières ; les considérations

9
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

suivantes sont limitées aux bruits aériens. L’acoustique obéit naturellement à des lois
théoriques, mais dans les applications qu’on en fait, au plan pratique, elle relève davantage de
l’art que de la science par les soins qu’elle exige, par les précautions sans lesquelles en
particulier la moindre faille, le moindre pont phonique risquent d’en anéantir les résultats
puisqu’un tel pont suffit à permettre la transmission des vibrations des ambiances qu’il met en
communication.
4.5-Résistance au feu
L’une des propriétés les plus caractéristiques du plâtre est son comportement
remarquable au feu, qui a été reconnu et éprouvé de tout temps. Cette protection a pu autrefois
être obtenue grâce à de larges garnissages de plâtre remplissant complètement les intervalles
séparant les éléments de construction. Elle peut aussi consister en enduits projetés de plâtres
spéciaux (spécial feu) ou en enduits traditionnels comportant, de préférence, une armature
légère de solidarisation ancrée sur l’ouvrage voir le tableau [I.3].

Tableau I.3 : Caractéristiques thermiques du plâtre

Conductivité Facteur de résistance à


Masse Capacité
thermique utile la vapeur d’eau μ
Matériau volumique thermique
λ
ou application sèche ρ massique cp
(W . m–1 . K– sec humide
(kg/m3) (J . kg–1 . K–1)
1)
Plâtre 600 0,18 1 000 10 4
Plâtre 900 0,3 1 000 10 4
Plâtre 1 200 0,43 1 000 10 4
Plâtre 1 500 0,56 1 000 10 4

Plaque de plâtre 900 0,25 1 000 10 4


Enduit isolant au 600
plâtre 0,18 1 000 10 6
Enduit plâtre 1000 0,4 1 000 10 6
Enduit plâtre 1300 0,57 1 000 10 6
Plâtre et sable 1600 0,8 1 000 10 6

II. 5- propriétés mécanique et mise en œuvre du plâtre

Le plâtre peut être utilisé dans le génie civil sous forme de pate pure, en mortier ou en
béton.

10
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

5.1-la pate pure de plâtre

Contrairement au ciment, la pate de plâtre pure est obtenue par saupoudrage de la


poudre de plâtre dans l’eau jusqu’à saturation de celle-ci. Le taux de gâchage à saturation est le
rapport du poids de l’eau utilisée pour la mise en œuvre du plâtre sur le poids de celui-ci et il
déterminé selon la norme (NF B12-401) [4].

5.1.1-les propriétés de la pate pure

Les courbes ci-dessous donnent l’influence du rapport E/P sur la densité et sur la
résistance mécanique de la pate pure du plâtre.

a) La densité

Figure I.1 : Influence du rapport E/P sur la densité.

11
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

b) Les résistances mécaniques

Figure I.2 : Influence du rapport E/P sur les résistances mécaniques.

On remarque que le rapport E/P influe directement sur les propriétés de produit résultant
où lorsque le rapport E/P élevé provoque une porosité élevé. Le matériau devient moins dense
d’où une chute sur les résistances mécaniques.

Selon [5] pour l’obtention une meilleur ouvrabilité et une résistance satisfaisante,
recommande l’utilisation d’un rapport E/P= 0,6.

5.2-Le mortier de plâtre

Le mortier de plâtre résulte d’un mélange bien homogénéisé de plâtre, de sable et d’eau.
Les études C.N.E.R.I.B imposent les limites des caractéristiques que doit avoir le sable utilisé
aussi bien dans le mortier que dans le béton de plâtre.

Le sable siliceux doit être préféré au sable calcaire en raison de sa moindre capacité
d’absorption d’eau. Il doit être à granulométrie régulière contenue, et contenir un faible
pourcentage des fines [5].

12
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

5.2.1- Influence du rapport S/P sur les résistances mécaniques du mortier

La courbe ci-dessous montre que le rapport S/P influe directement sur la compression du
mortier de plâtre.

Figure I.3 : Influence du rapport S/P sur la résistance à la compression.

On remarque que la résistance à la compression diminue avec l’augmentation du


rapport S/P.

Le C.N.E.R.I.B [5] montre que les résistances mécaniques en compression les plus
satisfaisantes ont été obtenues pour les sables intégrés dans le fuseau granulométrique donnée
dans la Figure I.4 et l’utilisation d’un rapport S/P=0,5 en poids équivalent à S/P=0,4 en
volume.

13
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Figure I.4 : Fuseau granulométrique des sables. Analyse granulométrique


NF P 18-804.

5.2.2- Influence du rapport E/P sur les résistances mécaniques du mortier

La courbe ci-dessous montre la variation de la résistance à la compression à 28


jours, des mortiers de plâtre en fonction du rapport E/P et avec un rapport S/P=0,5.

Figure I.5 : Influence du rapport E/P sur la résistance à la compression avec


S/P=0,5.

14
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

A partir du graphe on peut remarquer que la résistance à la compression du mortier


de plâtre décroit avec l’augmentation du rapport E/P.

5.3-le béton de plâtre

Il est possible d’obtenir un matériau d’excellente qualité en incorporant à un mortier


de plâtre des agrégats ayant une granulométrie étudiée. La résistance d’un tel conglomérat
dépasse habituellement la résistance du mortier de plâtre. Pour obtenir un béton de plâtre, il
faut tout d’abord disposé d’un bon mortier de plâtre, c'est-à-dire d’un mortier ayant un facteur
E/P réduit. Par ailleurs, la mise en œuvre du béton de plâtre par vibration permet d’améliorer
les propriétés du béton en épaississant sa pate [4].

L’absence d’une méthode universelle dans la formulation des bétons de plâtre, pour
cela il faut respecter les recommandations des travaux du C.N.E.R.I.B à la formulation de
béton de plâtre.

La composition de base du béton de plâtre est comme suit :

• 1 sac de plâtre : 40 Kg ;
• Gravier 5/15 : 60 à 80 Kg ;
• Chaux éteinte : 1 à 1,5 Kg ;
• Eau : 16 à 24 L ;
• S/P : = 0,5.

5.3.1- influence du pourcentage des graviers sur les propriétés mécaniques


du béton de plâtre.

Ce parti a pour but d’avoir l’effet de l’incorporation des graviers dans le béton de plâtre
sur les propriétés mécaniques par apport les mortiers de plâtre.

a) Résistance à la compression
La variation de la résistance à la compression en fonction du pourcentage de
graviers est montrée sur la figure ci-dessous.

15
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Figure I.6 : variation de la résistance à la compression du béton de plâtre en


fonction du pourcentage des graviers.

Le graphe montre que la résistance à la compression croit avec l’augmentation du


pourcentage de graviers, ce qui implique que les graviers concassés jouent un rôle très
importants dans le développement de la résistance à la compression de béton de plâtre. Une
amélioration de résistance à la compression pour un pourcentage de 54% à 56% de graviers,
après quoi, une chute considérable de la résistance, ce qui peut être expliqué par une perte de
maniabilité, car l’ouvrabilité est une quantité interdépendante de la résistance.

b) Résistance à la flexion

La variation de la résistance à la flexion en fonction du pourcentage de graviers est


montrée sur la figure ci-dessous.

16
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Figure I.7 : variation de la résistance à la flexion du béton de plâtre en


fonction du pourcentage des graviers.

La figure I.7 montre, que la résistance à la flexion des bétons de plâtre pour
différents pourcentages de graviers varie d’une façon irrégulière avec l’augmentation du
pourcentage de graviers, ce qui implique que la résistance à la flexion des bétons de plâtre est
liées à la bonne adhérence entre le liant et les agrégats et d’un parfait enrobage.

II. 6- Domaine d’utilisation des éléments à base de plâtre

L’utilisation de plâtre est très facette dans le domaine de génie civil. On peut citer
certain application moderne :

Le plâtre peut être utilisé comme éléments de mur ou de plancher :

- Les blocs pleins ou creux pour murs porteurs ou de remplissages.


- Les hourdis ou voutains comme éléments de planchers.

SOLTANE [6] présente le prototype réalisé à Biskra avec les éléments suivants :

- Blocs en béton de plâtre ;


- Plancher premier niveau et terrasse constitués à base de poutrelles semi-préfabriquées en
béton armé et une dalle légèrement armé sur les voutains en plâtre.
SONEBI [7] présente le prototype réalisé à Rabat avec les éléments suivants :

17
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

- Mur en mortier de plâtre ;


- Des dallâtes en plâtre armé pour plancher des voutes ;
- Mur non porteur en carreaux de plâtre.

ZUBER [8] sur la recherche d’un procédé de construction destiné à la zone tropicale
sèche donne les éléments en mortier de plâtre suivants :

- Un bloc creux (20*20*40) cm3 pour mur ;


- Une dallâtes (60*52*8) cm3 pour les planchers ;
- Une pièce en U de (20*20*40) cm3 utilisable soit en coffrage linteaux, soit en marche qui
doit être couverte d’un revêtement anti-abrasion ;
- Une poutrelle en plâtre armé de (12*14) cm2.

ALDEBERET [9] pour la rénovation des salles d’exposition du grand Louvre, a choisi le
plâtre sous multiples formes :

- Cloisons destinées à devenir support de cinoises ;


- Doublages thermiques et acoustiques en plâtre ;
- Plafonds de staff.

III- conclusion

Bien que l'utilisation du plâtre il ya longtemps, mais sa présence dans le domaine de


construction ne dépasse pas quelques rôles secondaires. Malgré la taille énorme de la
consommation annuelle de gypse. Notez l'absence de recherche sérieuse pour le
développement de ce matériau. Lorsqu'à l'issue de cette recherche noter l'absence de méthodes
et de normes suivis afin de créer des compositions de ce matériau.

A partir de cette étude bibliographique on peut conclure qu’on peut améliorer les
propriétés du plâtre, surtout les propriétés physiques et mécaniques par l’ajout d’additifs :

- Les adjuvants (accélérateurs et retardateurs de prise……….) ;


- Les graviers concassés ;
- Les sables siliceux ;
- Les fibres végétales.

18
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Partie B : Les fibres végétales

I-Introduction

Le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques mondiaux a eu pour effet


d'accélérer la transition vers une économie durable et plus respectueuse de l'environnement.
Cette évolution s'effectue avant tout par un changement dans la destination des plantes
cultivées, de la consommation alimentaire à la production d'énergie, et par le remplacement
progressif des produits pétrochimiques par des ressources renouvelables, telles que les
cultures non vivrières. Étant une importante ressource renouvelable, les fibres ligno-
cellulosiques extraites des tissus végétaux sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans
cette transition.
II- Les fibres végétales

II.1- Définition

Une fibre végétale est une expansion cellulaire morte qui est composée
principalement de cellulose, d’hémicelluloses, de lignine et de pectines. Elle est soit isolée
soit regroupée avec d’autres en un faisceau [10].

Il est primordial de ne pas confondre fibre unitaire (ou fibre élémentaire) et faisceau
de fibres. Une fibre unitaire correspond à une cellule élémentaire fibreuse, qui, regroupée
avec d’autres, forme un faisceau de fibres ; le lien interstitiel entre les fibres unitaires étant
composé principalement de pectines et d’hémicelluloses (Photo I.2). Ce sont généralement
ces faisceaux de fibres qui sont communément appelés « fibres végétales » [11].

Photo I.2- Les différentes formes de fibres

19
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Une fibre végétale est caractérisée par sa finesse et sa forme allongée par rapport à son
diamètre. La plupart des fibres végétales mesurent entre 10 et 150 mm de long pour un
diamètre de 10 à 50 μm, soit un rapport longueur sur diamètre compris entre 10 et 100
[12, 13].

II.2- Origines des fibres végétales

Les fibres végétales peuvent être issues de différentes parties de la plante : des graines (poils
séminaux), de la tige ou du tronc (fibres libériennes), des fruits (enveloppe) ou des feuilles
(figure I.8). Le bois est un cas particulier (composition, structure, etc.) qui doit être traité
séparément [14, 15].

Figure I.8- Classification des fibres végétales en fonction de leurs origines

II.3- Structure d’une fibre

Les fibres végétales ont des structures biologiques principalement composées de cellulose,
hémicelluloses et de lignine. Dans une proportion beaucoup plus faible, elles contiennent
aussi des extractibles, des protéines et certains composés inorganiques. Contrairement aux
autres composantes des fibres qui possèdent une structure amorphe, la cellulose possède une

20
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

structure en grande partie cristalline. La cellulose cristalline est l’un des polymères ayant le
module d’élasticité le plus élevé, soit environ 136 GPa à comparer au 75 GPa de la fibre de
verre. Cette rigidité provient de la structure cristalline qui suit un agencement
supramoléculaire hélicoïdal très ordonné. Il est important de noter que cette structure
moléculaire particulière entraîne lors d’une élongation des fibres, un couplage torsion/traction
qui peut avoir des conséquences sur l’interface, sur la déformation ou sur les mécanismes de
rupture du composite. A l’intérieur de la fibre, les chaînes cellulosiques sont réunies en micro
fibrilles qui en s’agglomérant forment des fibrilles sur plusieurs couches. L’angle qui existe
entre ces éléments très structurés et l’axe de la fibre conditionne la rigidité de la fibre. Les
liaisons hydrogènes qui s’établissent le long et entre les chaînes cellulosiques sont à la base
des bonnes propriétés des fibres cellulosiques. Ce ces différences, constitutives ainsi
qu’anatomiques, qui vont donner la grande variabilité des propriétés physico-mécaniques des
fibres naturelles [16].

Figure I.9- Molécule de la cellulose (n répétitions du motif cellobiose)

Tableau I.4 : composition et propriétés de différentes fibres végétales


Nature des % de Angle Diamètre (μm) Longueur (mm) Rapport L /d
fibres cellulose microfibrillaire
(degrés)

Lin 64 - 71 10 5-76 4-77 1687


Ramie 83 7,5 16 - 126 40 - 250 3500
Chanvre 78 6,2 10-51 5-55 960
Jute 61 - 71 8 25-200 110
Sisal 67 - 78 20 7-47 0,8 - 8 100
Noix de coco 43 45 12-24 0,3 - 1 35

II.4- Caractéristiques Chimiques des Fibres Végétales

Les fibres végétales sont caractérisées par leur composition chimique qui influe
énormément sur la durabilité et spécialement dans les milieux alcalins. La composition
chimique des fibres végétales est formée de trois principaux constituants à savoir : la
cellulose, l’hémicellulose et la lignine [17].

21
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

a) La Cellulose

C’est la principale composante des fibres végétales. C’est un polymère naturel du


premier plan. Généralement, les fibres végétales sont constituées par une chaîne de fibres en
cellulose [18].

b) Hémicellulose

L’hémicellulose présente dans toutes les parois de ces fibres, est un polysaccharide
à chaîne courte ramifiée et repliée sur elle même. C’est le constituant responsable de
l’élasticité des fibres et qui permet aux parois de s’allonger pendant la croissance [18].

c) Lignine
La lignine constitue la colle qui lie les fibres végétales entre elles ainsi que leurs
parois. C’est un polymère tridimensionnel provenant de la copolymérisation de trois alcools
phénylpropènoïques [18].

Le tableau I-5 présente la composition chimique de quelques fibres végétales (noix


de coco, sisal, jute et palmier dattier) reproduit selon [18].

Tableau I.5: Composition chimique de quelques fibres végétales

Composition (%)
Fibres
Cendre Cellulose Hémicellulose Lignine

Noix de coco 1.44 32-43 0.15-0.25 40-45

Sisal 1.13 66-72 12.0 10-14

Jute 7.6 63 - -

Palmier dattier 1.2 41-45 6-10 30-40

22
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

II.5- Caractéristiques Physiques et Mécaniques des Fibres Végétales

Généralement une fibre végétale est caractérisée physiquement par son diamètre sa
densité et sa teneur en eau et le pourcentage d’absorption d’eau. Et elle est caractérisée
mécaniquement par sa résistance à la traction, son élongation à la rupture et son module
d’élasticité.

BLEDZKI et GASSAN [17], dans leur étude concernant les fibres végétales, ont
constaté que la résistance à la traction et le module d’élasticité des fibres végétales sont
proportionnelle à le teneur en cellulose. Ainsi, ils ont remarqué que la résistance dépend de la
forme spirales des filaments, ils constatent que les fibres à grand angle spiral ont une grande
déformabilité, mais une faible résistance, tandis que les fibres à faible angle spirale ont une
faible déformabilité et une grande résistance.

Tableau I.6 : Les caractéristiques physiques et mécaniques de quelques fibres


végétales
Type de fibres
Propriétés
Lin Chanvre Jute Ramie Coco Sisal Abaca Coton
Densité 1,4 1,48 1,46 1,5 1,25 1,33 1,5 1,51
Résistance à la 800-
traction (MPa) 1500 550-900 400-800 550 220 600-700 980 400
Module
d’élasticité
E[GPa] 60-80 70 10-30 44 6 38 12
(E/densité)
spécifique 26-46 47 7-21 29 5 29 8
Allongement à
la rupture (%) 1,2-1,6 1,6 1,8 2 15-25 2-3 3-10
Absorption
d’eau (%) 7 8 12 12-17 10 11 8-25

Nous remarquons sur le tableau I-6 que la densité de ces différentes fibres est très
rapprochée, tandis que leurs résistances à la traction et leurs modules d’élasticité sont très
variable. Cela est dû à la variation de leurs compositions chimiques et leurs textures et
spécialement l’orientation de leurs filaments et leurs angles spirales.

23
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

II.6- Utilisation des Fibres Végétales dans le domaine de génie civil

L’utilisation de matériaux de construction renouvelables n'a fait l'objet que d'une


attention limitée dans l'industrie du bâtiment. Les plantes textiles pourraient jouer un plus
grand rôle dans certaines applications du bâtiment et de la construction, telles que les
panneaux de fibres et les matériaux d'isolation, de renfort ou de rembourrage. Il est connu que
les fibres cellulosiques apportent des propriétés utiles au béton ponce, aux briques et aux
blocs de construction en terre crue. L'emploi de fibres d'abaca dans la production de
matériaux de substitution de l'amiante ciment, s'est révélé tout à fait satisfaisant.

L'application des fibres dans la fabrication de panneaux de construction est avant tout
fonction des prix relatifs et elle est possible lorsque les fibres sont produites à un coût
inférieur à celui de la fabrication de copeaux de bois. Dans la plupart des cas, la quantité de
colle synthétique ou de résine nécessaire pour le compactage des fibres en des panneaux
solides est supérieure à celle qui doit être employée pour les fibres ligneuses. Cela fait
augmenter les coûts de production des panneaux, mais en améliore également la qualité
écologique. Les enduits, les peintures et les adhésifs, qui sont le plus souvent à base de
produits pétrochimiques, sont nécessaires pour renforcer la durabilité des éléments de
construction renouvelables. Pour améliorer les performances écologiques des matériaux
renouvelables, il conviendrait donc d'appliquer des vernis, des peintures et des enduits à base
d'huiles végétales. De la même façon, les résines naturelles d'origine végétale, comme la
lignine et les furanes, devraient être développées en vue d'une production à l'échelle 10
commerciale, et pouvoir ainsi être utilisées comme agglomérant pour les panneaux et entrer
dans la composition des enduits protecteurs [19].

II.7- Principaux avantages et inconvénients des fibres végétales comme renforts


de matériaux de construction

Les fibres végétales constituent une alternative intéressante aux fibres de verre en
raison de leur recyclabilité. Ces fibres présentent de nombreux avantages comme renfort de
matériaux composites. En revanche, certains inconvénients peuvent être un frein au niveau du
développement industriel. Les principaux avantages et inconvénients sont rassemblés dans le
tableau I-7 ci-dessous :

24
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres

Tableau I.7 : avantages et inconvénients des fibres végétales


Avantages Inconvénients
Faible coût Absorption d’eau
Biodégradabilité Faible stabilité dimensionnelle
Neutre pour l’émission de CO2 Mauvaise tenue en vieillissement
Pas d’irritation cutanée lors de la
manipulation des fibres Faible tenue thermique (200 à 230 °C max)
Pas de résidus après incinération Fibres anisotropes

Ressource renouvelable Variation de qualité en fonction du lieu de


croissance, de la météo…

Demande peu d’énergie pour être Pour des applications industrielles, demande
produite la gestion d’un stock

Propriétés mécaniques spécifiques Renfort discontinu


importantes (résistance et rigidité)

Bonne isolation thermique et acoustique


Non abrasif pour les outillages

III- conclusion

L'utilisation de fibres végétales dans le domaine de génie civil est expansé et prendre
un champ très large d'application, en particulier dans les pays développés. Compte tenu des
caractéristiques physiques et mécaniques, ainsi que grâce à la disponibilité dans la nature et
ses propriétés renouvelables.

Mais dans notre pays, nous constatons le manque et l'utilisation limitée de la fibre dans le
domaine de génie civil, malgré sa disponibilité et sa diversité, il existe plusieurs types de
fibres, y compris: copeaux de bois, Alfa et fibre de palmier. Celui qui doit profiter de cette
matériaux locaux, d'une valeur et d'augmenter et valoriser le niveau d'utilisation.

25
Chapitre II
Les composites renforcés par
fibres végétales
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Les composites renforcés par fibres végétales

I-Introduction

Un composite fibré est un matériau constitué d’un ensemble de fibres résistantes


noyées dans une matrice dont les propriétés mécaniques sont nettement plus faibles. Les
fibres jouent le rôle de renfort tandis que la matrice assure la cohésion du composite et le
transfert des efforts aux fibres.
Le renforcement des matériaux de construction par des fibres naturelles fut très tôt
utilisé dans l’histoire. Les blocs de terre crue renforcée par la paille ou l’incorporation de crin
de cheval aux mortiers d’enduit sont des exemples remontant à plusieurs milliers d’années
[20]. Pourtant, le passage de ces utilisations traditionnelles à un développement technologique
de composites renforcés par des fibres végétales pour des utilisations en bâtiment est
relativement récent. Il remonte au début des années 1970, lorsque sont réalisés les premiers
travaux visant à remplacer les fibres d’amiante dans les éléments préfabriqués profilés en
fibrociment (bardage, tuiles, plaques etc.) [21]. Dès lors, de très nombreuses études ont été
menées sur tous les continents pour utiliser des fibres de renforcement d’origine végétale dans
les matériaux de construction, en particulier dans les pays en voie de développement, en
raison de leur disponibilité, de leur faible coût économique et énergétique ainsi que
relativement une faible technicité nécessaire à leur production.

II- Les propriétés des composites renforcés par des fibres végétales

II.1- Propriétés à l’état frais

L’ajout de fibres végétales à une matrice minérale conduit à une diminution de sa


maniabilité, compensable par un ajustement du rapport E/L ou l’usage de super plastifiant
([22], [23]). Cette perte d’ouvrabilité est d’autant plus importante que la relation d’aspect
(rapport de la longueur sur le diamètre des fibres) et le dosage en fibres sont importants [24].
La présence de fibres au moment du malaxage induit également une augmentation
de la quantité d’air entraîné [21].
Enfin, plusieurs auteurs relèvent un retard de prise lié à l’incorporation de fibres
végétales. Des mécanismes complexes semblent expliquer ce phénomène.
Le retard de prise observé serait lié à la présence de sucres libres issus des fibres
végétales. Fisher l’attribue plus précisément à la dégradation de carbohydrates solubles en

26
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

acides sacchariniques, agents retardateurs de prise [30] cité par [Link] [25], explication
reprise pour lequel la prise du ciment serait inhibée par des oligosaccharides produits par la
dégradation de l’hémicellulose en milieu alcalin.

L’influence de molécules organiques sur la prise du plâtre n’a été étudiée que dans le
but de maîtriser les temps de prise et de les adapter aux méthodes de mise en œuvre. On
mentionne souvent que le pH influe sensiblement sur les temps de prise ; Pascal [31] modère
cette affirmation en montrant que cela dépend également de la substance introduite. Le pH n’a
pas d’influence dans le cas du sucre ; à l’inverse, l’effet de l’acide tartrique augmente avec le
pH. Certains produits, comme l’acide citrique, présente une plage optimale d’influence. En
parallèle, Pascal observe des cristallites de gypse déformés, plus massifs, ce qui
s’accompagne une chute des résistances mécaniques.

Wilding et al [32] ont entrepris la classification d’adjuvants organiques et


inorganiques selon leur influence, accélératrice ou retardatrice, sur la prise du ciment, en
suivant son hydratation par calorimétrie isotherme. Leurs conclusions semblent indiquer que
toutes les molécules organiques semblent induire des retards, mais que parmi elles, les
adjuvants phénoliques avec des groupes hydroxyl adjacents sont les plus puissants
retardateurs. Ce fait est expliqué par la faculté de telles molécules de former des complexes
avec des ions calcium. L’acide citrique, le catéchol et l’acide salicylique sont notamment
cités.
Outre, on peut trouver dans la littérature des travaux faisant état d’une limitation du
retrait plastique par l’incorporation de fibres végétales.

Le retrait plastique correspond à la variation dimensionnelle qui intervient dans tous


les matériaux à base de ciment à l’état frais, pendant les premières heures qui suivent la mise
en place. Dans le cas où le retrait est empêché, le phénomène conduit au développement de
contraintes dans le ciment et à la création de fissures. Cette fissuration précoce peut conduire
à terme à la dégradation des ouvrages notamment lorsqu’ils sont exposés à des cycles
d’humidification/séchage ou de gel/dégel.

Afin d’identifier l’influence des fibres végétales sur ce phénomène, Toledo Filho et al
[34] ont réalisé des mesures de retrait libre et empêché. Ils concluent que l’incorporation de

27
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

fibres de sisal limite le retrait plastique libre et ce d’autant plus que le dosage en fibres est
important. L’addition de 0.2% de fibres en volume réduit le retrait libre de 23 à 34%.
Concernant le retrait empêché, l’incorporation de fibres de sisal et de coco permet de retarder
l’apparition de la première fissure, le délai passant de 90 minutes pour la matrice pure à 180
minutes pour la matrice renforcée. Elle permet également de contrôler l’ouverture de la
fissure par la suite. Ce phénomène est attribué par l’auteur au module d’élasticité plus élevé
des fibres ainsi qu’à l’effet de couture des fissures par les fibres qui empêchent leurs
ouvertures au jeune âge.
II.2- Propriétés à l’état durci

Comme dans les bétons renforcés conventionnels, les fibres agissent en limitant la
propagation et l’ouverture des fissures qui conduisent finalement à la rupture. Les principales
propriétés obtenues par incorporation de fibres végétales sont donc l’augmentation des
résistances en traction, en flexion et au choc, la limitation de la fissuration au jeune âge par
diminution du retrait plastique et l’amélioration de la ductilité.
2.1- propriétés physiques
a) Densité

Figure II.1 : Variation de densité de béton de plâtre en fonction de pourcentage et


longueur des fibres de palmier dattier.

28
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Selon la figure II.1 d’après Djoudi [4] remarque que la densité décroit avec
l’augmentation du dosage et longueur des fibres, ce qui peut être expliqué par l’augmentation
du volume de vide créé par l’incorporation des fibres d’où l’obtention d’une composite moins
dense.

b) Absorption d’eau

Figure II.2 : Variation d’absorption d’eau de béton de plâtre en fonction de pourcentage


et longueur des fibres de palmier dattier.

A partir la figure II.2, DJOUDI [4] montre que l’absorption d’eau croit avec
l’augmentation du dosage en fibre et cela peut être due aux fibres qui sont hydrophile et qui
ont une capacité d’absorption importante d’où une absorption d’eau maximale.

29
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

c) Module de Young

D’après la (figure II.3) ci dessous, on remarque que le module de Young reste


sensiblement constant et il ne dépend pas de la longueur des fibres renforcés utilisées. Par
contre il croit avec l’augmentation du dosage des fibres. Ce point a été déjà mentionné dans la
littérature, le module de Young dépend seulement des modules de Young des constituants, de
leurs volumes et leurs distributions dans la matrice [4].

Figure II.3 : Variation de module de Young de béton de plâtre en fonction de


pourcentage et longueur des fibres de palmier dattier.

2.2- propriétés mécaniques


Les études réalisées sur les matériaux composites à base de fibres végétales brutes
mettent en évidence une modification du comportement mécanique du composite. Alors que
la matrice cimentaire pure présente un comportement élastique linéaire fragile, les éprouvettes
de composite fibré testées en flexion trois points conservent leur intégrité même au delà de la
charge maximale, et continuent à supporter une charge significative dans la partie post-pic
[21].
Ce phénomène est mis en évidence par la Figure II.4 représentant le comportement
d’une matrice cimentaire pure et de la même matrice renforcée par 16% en volume de fibres
de chanvre.

30
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Figure II.4 : Courbes du comportement typique d’un échantillon de ciment pur (1) et
d’un composite ciment/fibres de chanvre (2) en flexion 3 points.

Selon D. Sedan [25] distingue trois phases dans le comportement du composite fibré :
- phase I : comportement quasi-linéaire proche de celui de la pâte de ciment seule,
dans cette phase les efforts sont majoritairement repris par la matrice ;
- phase II : à partir de F* apparition de la première fissure de la matrice, puis reprise
de la charge par les fibres, qui, d’après l’auteur, limitent la propagation de la fissure
par un effet de pontage ;
- phase III : au delà de Fmax, diminution contrôlée de la charge contrairement à la pâte
de ciment seule qui casse brutalement. L’auteur associe cette phase à une rupture
progressive des interfaces fibres/matrice suivie d’un déchaussement des fibres.

L’incorporation de fibres végétales modifie peu la charge d’apparition de la première


fissure, qui est liée principalement aux propriétés de la matrice, mais une fois la fissure
apparue, les fibres limitent la propagation de la fissure [21].
Le passage d’une matrice fragile à un composite fibré ductile présentant un
comportement post-pic adoucissant est relevé par tous les auteurs. Cependant, cette
modification du comportement ne va pas forcément de pair avec une amélioration de la
résistance à la flexion [22], c’est pourquoi le paramètre prépondérant pour rendre compte de
la contribution des fibres dans le comportement du composite est sa ténacité qui représente
l’aptitude du matériau à absorber une certaine quantité d’énergie avant la rupture [26].

31
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Les performances du composite dépendent notamment du dosage et de la longueur des


fibres. [27] est étudié le renforcement de mortiers de ciment par des fibres de jute
Figure II.5.

Figure II.5 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de jute sur les propriétés
du composite.

Les résultats de la Figure II.5 montrent que l’incorporation de fibres végétales permet
d’améliorer les résistances à la traction et à la flexion ainsi que la ténacité du composite sans
modifier fortement la résistance en compression.
Concernant la résistance en compression, ces résultats diffèrent de ceux de Kriker et al.
[22] dont l’étude met en évidence une diminution de la résistance en compression avec
l’augmentation du dosage en fibres et de longueur des fibres. La résistance d’un béton
renforcé par 2% en volume de fibres de palmier dattier de longueur 15 mm représente 90% de
celle du béton non renforcé alors que celle d’un béton renforcé par 3% de fibres de 60 mm de
longueur ne représente plus qu’environ 55% de celle du béton seul. L’auteur attribue cette

32
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

diminution à l’augmentation du nombre de défauts et à la non-uniformité de la répartition des


fibres.

On peut noter aussi sur cette même figure que les performances en flexion et en traction
du composite sont dépendantes de la longueur et du dosage en fibres de jute. Dans un premier
temps, plus la longueur des fibres est importante, plus les résistances en traction et en flexion
ainsi que la ténacité du composite sont améliorées. Cependant, au delà d’une longueur
critique (environ 25 mm) les propriétés n’augmentent plus. De la même manière, à longueur
de fibres constante, l’augmentation du dosage en fibres de jute permettra l’amélioration des
propriétés jusqu’à un certain seuil, ici environ 2 % en volume. Cette limitation est attribuée
par l’auteur au phénomène de « boulochage », c’est-à-dire qu’au delà d’une certaine longueur
ou d’un certain dosage, les fibres ont tendance à s’entremêler en rendant plus difficile leur
dispersion dans la matrice, elles restent regroupées en amas et la liaison à l’interface
fibre/matrice est diminuée.

Le dosage optimal et la longueur optimale des fibres dépendent du type de fibres et de la


méthode de mise en œuvre. Das Gupta N.C [28] étudie le renforcement d’une pâte de ciment
par des fibres de coir de coco et relève une amélioration optimale des propriétés pour un
dosage volumique de 4% et une longueur de fibres de 38 mm de longueur. D. Sedan [25]
quant à lui, obtient une amélioration optimale pour un dosage de 16% en volume de fibres de
chanvre de longueur comprise entre 10 et 20 mm (voir Figure II -6).

Figure II.6 : Evolution de la résistance en flexion et du module d’élasticité d’une pâte de ciment
renforcée par des fibres de chanvre en fonction de la teneur en fibres.

33
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Parallèlement à la résistance en flexion, Sedan a mesuré le module d’Young des


différents mélanges par échographie ultrasonore en milieu infini. Il note que l’amélioration de
la résistance en flexion du composite s’accompagne d’une diminution de la rigidité du
composite qu’il attribue à une augmentation de la porosité.

Outre les matrices cimentaires, certains auteurs ont travaillé sur le comportement
mécanique des composites de plâtre fibrés.

F. Hernandez-Olivares [29] dont les travaux portent sur le renforcement d’une matrice
de plâtre par des fibres de sisal. Comme pour les matrices cimentaires, la modification du
comportement mécanique en flexion est nettement mise en évidence. La matrice de plâtre
seule a un comportement élastique linéaire fragile. La chute de résistance est brutale et la
rupture intervient immédiatement après l’atteinte de la contrainte maximale. Au contraire, sur
la courbe contrainte/déplacement du composite (Figure II.7) apparaît une discontinuité, qui
correspond à la rupture de la matrice puis une remontée de la contrainte correspondant à la
reprise des efforts par les fibres qui jouent le rôle d’armatures reliant les deux surfaces de part
et d’autre de la fracture.

Figure II.7 : Courbe contrainte/déplacement type d’une matrice de plâtre renforcée


par des fibres de sisal.

34
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

F. Hernandez-Olivares [29] a définit trois contraintes caractéristiques de ce


comportement, σm : la contrainte maximale de la matrice, σc : la contrainte maximale du
composite (qui peut être supérieure à σm) et σchute : la résistance résiduelle juste après rupture
de la matrice.
F. Hernandez-Olivares [29] a réalisé différents mélanges en faisant varier d’une part
la teneur en fibres (de 1 à 3% en masse) et la longueur des fibres (de 10 à 40 mm). Il a
identifié l’influence de ces paramètres sur les contraintes caractéristiques définies ci-avant
(Figure II.8).

Figure II.8 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de sisal sur les propriétés mécaniques
à la flexion des composites à matrice de plâtre.

Les résultats obtenus montrent que :


- la résistance maximale de la matrice σm reste quasiment constante quels que soient la
longueur et le dosage des fibres ;
- la résistance maximale du composite σc augmente avec la longueur et le dosage en
fibres. Pour la longueur et le dosage en fibres maximaux (40 mm et 2%), la résistance
en flexion du composite surpasse de 18% environ celle de la matrice seule ;
- la résistance σchute augmente également avec le dosage en fibres et la longueur de
ces dernières.
Cette dernière observation avait également été faite par [23] sur des mortiers de ciment
renforcés par des fibres d’agave lechuguilla et maguey. Pour des composites renforcés par
5% en volume de fibres, un comportement semblable à celui présenté Figure II.8 était

35
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

observé. En revanche, pour des dosages supérieurs (de 7 à 11%), σchute augmentait et
devenait même supérieure à σm.
En ce qui concerne l’amélioration de la résistance en flexion du composite, on
constate dans les travaux d’Hernandez-Olivares [29] qu’elle n’est pas systématique puisque
finalement, seule la résistance du mélange avec des fibres de 40 mm dosées à 2% surpasse
celle de la matrice pure. Encore une fois le paramètre qui rend compte le plus précisément de
la modification du comportement en traction par l’incorporation de fibres s’avère être la
ténacité. Dans ses travaux, elle augmente avec la longueur des fibres, elle est ainsi trois fois
plus élevée pour les composites renforcés avec les fibres de 40 mm que pour ceux renforcés
avec celles de 20 mm, et ce quel que soit le dosage. A longueur constante, la ténacité
augmente avec le dosage en fibres.

L’incorporation de fibres végétales dans une matrice fragile permet également


d’améliorer sa résistance à l’impact. L’étude de la résistance au choc de mortiers de ciment
renforcés par des fibres végétales de coir, sisal, jute et hibiscus menée par G. Ramakrishna
[33] conclut à des performances 3 à 18 fois plus élevées pour les matériaux renforcés que
pour la matrice pure.

III- Effet du blanchissement des fibres sur les propriétés mécaniques des
composites

Comme la surface des fibres n’est pas propre, le blanchissement de fibres a été fait par
un traitement dans l’eau, en ajoutant de l’eau de Javel (hypochloryde de soduim, bichromate
de soduim, eau) avec une faible concentration [4].

On peut résumer l’effet de blanchissement d’après des travaux de DJOUDI [4] dans le
tableau II.1 :

Tableau II.1: Propriétés mécaniques de plâtre avec différentes natures de fibres


Résistance à la Résistance à la
Module de
Nature de fibre compression Rc en flexion Rf en
Young Eb en
(Mpa) (Mpa)
(Gpa)
Fibres blanchies 28,30 43,88 29,80
Fibres non blanchies 26,38 38,81 29,30

36
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

D’après tableau II.1 ; DJOUDI [4] constate que le blanchissement de fibre


améliore la résistance à la flexion, la résistance à la compression et légèrement le module
Young. Cette amélioration est due au prétraitement des fibres qui nettoie la surface de fibres
et élimine les éléments nuisibles (couche de lignine d’où une bonne adhérence. Ces éléments
empoisonnement la matrice dans le cas des fibres non blanchies d’où une faible résistance à la
flexion enregistrée.

IV- Durabilité des composites renforcé par fibres végétales

Malgré les résultats encourageants obtenus vis-à-vis des propriétés et notamment des
propriétés mécaniques des matériaux de construction renforcés par des fibres végétales, les
études réalisées mettent en évidence des déficiences concernant la durabilité des fibres dans la
matrice alcaline.
Les performances à long terme seront donc le plus souvent exprimées en termes de
propriétés du composite lui-même.
Permis les nombreux paramètres susceptibles d’intervenir sur la durabilité des
composites renforcé par fibres végétales, on peut tenir :
- La nature des fibres ;
- Les natures de liant ;
- Les conditions de conservation (température, humidité………..).

Etant donné la variabilité des notations et des appellations utilisées par les différents
auteurs, nous allons en préambule à cette partie définir les termes que nous retiendrons pour
définir le comportement à la flexion du composite fibré [35] (Figure II.9) :
- la résistance à la première fissure (R1ère fissure) correspond à la contrainte de première
fissuration de la matrice,
- la résistance de chute (Rchute) correspond à la contrainte résiduelle après la rupture de la
matrice,
- la résistance post pic (Rpost-pic) correspond à la contrainte maximale de la phase post-pic.

37
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Figure II.9 : Définition des grandeurs caractéristiques du comportement en flexion d’un composite
fibré.

L’ensemble des travaux réalisés font état d’une chute de la ductilité des matériaux
renforcé par des fibres végétales au cours du temps.
Les résultats obtenus par Sedan [25] présentés sur la Figure II.10 illustrent ce
phénomène. A l’issue de 12 mois de vieillissement naturel, le comportement mécanique des
composites est notablement modifié. La force à la première fissure est relativement constante
par rapport aux essais réalisés à 28 jours, en revanche la phase post pic disparaît après
vieillissement, le matériau présente une rupture fragile semblable à celle de la matrice non
fibrée.

Figure II.10 : Comportement mécanique en flexion 3 points d’une matrice cimentaire renforcée par des
fibres de chanvre brutes (FIB) et des fibres de chanvre traitées avec une solution de soude (FIBNA), de
chlorure d’aluminium (FIBAL) et de chaux (FIBCA) à 28 jours (A) et après 12 mois de vieillissement
38
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

Des résultats comparables sont obtenus par Mohr et al. [36] sur des composites de
ciment renforcés par de la pâte kraft de conifères. Les éprouvettes soumises à des cycles de
saturation en eau/séchage présentent une perte de la résistance maximale de 50.8 à 72.4% et
une chute de la ténacité de 97.5 à 98.8%. La Figure II.11 présente l’évolution typique du
comportement en flexion d’échantillons soumis à 0, 5, 10 et 25 cycles de vieillissement.

Figure II.11 : Effet des cycles de vieillissement sur le comportement mécanique en flexion 3 points de
ciment renforcé par des fibres de conifères naturel.

KHENFER [36] a étudié les propriétés de résistance et de rupture à différents milieux


hygroscopiques sur des plâtres renforcés par fibres cellulosiques, il constate que les valeurs du
module d’Young Eb et la résistance à la flexion σb sont nettement inférieures pour éprouvettes
conditionnées à l’état humide. Par contre l’humidification rend le matériau de plus en plus
ductile, les valeurs de l’énergie de rupture sont améliorées de 40% presque par rapport à l’état
sec.

39
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales

V- Conclusion

Dans le secteur du domaine de génie civil, le recours à un renfort fibré dans une
matrice minérale est souvent exploité pour améliorer les caractéristiques mécaniques et
physiques des éléments mis en œuvre. Cet ajout peut être influe sur :
- La distribution uniforme et l’orientation adéquate des fibres dans la matrice de
composite, donne des résultats mieux que lui sans fibre ;
- L’introduction des fibres dans les composites, il a été mis en évidence une léger
augmentation de la résistance à la compression et une augmentation remarquable de la
résistance à la flexion ;
- Il ya certains précautions à prendre quant à la mise en œuvre de ce matériau, puisque
les fibres modifient la maniabilité ;
- L’ajout des fibres dans les matrices, peut retarder les microfissures ;
- une chute de résistance et de ductilité des fibres végétales en milieu alcalin se fait par
décomposition partielle de ses constituants et en particulier de la lignine et de
l’hémicellulose constituants de la lamelle mitoyenne. Cette phénomène n’apparat pas
dans le cas d’une matrice de plâtre.

40
Chapitre III
Caractéristiques des
matériaux utilisé et étude
composition de mortier de
plâtre
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de mortier de


plâtre

I-Introduction

Le mortier de plâtre à base de sable des dunes est un mélange composé de sable, de
liant (plâtre, chaux hydraulique) et d’eau de gâchage. La qualité de cet mortier est, sans doute,
liée aux caractéristiques de ses constituants.

Dans ce chapitre nous allons étudiés les caractéristiques des différents matériaux
utilisés dans la composition des briques à savoir :

- la masse volumique ;
- la granulométrie ;
- la composition chimique ;
- les propriétés physiques.

Et nous observons que l’absence d’une méthode usuelle pour la formulation des
mortiers de plâtre à base de sable de dunes, en utilisant les recommandations des travaux de
C.N.E.R.I.B, et nous effectuons certains essais pour obtenir une pate a des propriétés
adéquates.

II- Caractéristiques des différents matériaux utilisés

II.1- Sable de dunes

Le sable de dunes est le résultant d’une érosion et d’une sédimentation des


différentes roches suivie d’un transport fluviatile et parfois éolien. La plus grande partie des
formations sableuses est constitue de quartz. Il est caractérisé par une granulométrie fin et très
serre .Et pour notre étude on a utilisé le sable de dunes de GUERRARA (GHARDAIA).
1.1-Masses volumiques

Les résultats des essais de la masse volumique apparente ρa et la masse volumique


absolue ρs de sable est :
ρa = 1489±1,42 kg/m
ρs = 2563±2,01 kg/m3

41
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

1.2- Analyse minéralogique du sable de dunes

Suivant mesures menées à partir de diffractrograme Figure III-1, qui a été effectué au
niveau du laboratoire de physique à l'université de OUARGLA, on peut constater ce qui suit:

- Le quartz forme une grande part des minéraux avec un pourcentage de 80 %.

- Le gypse se trouve sous forme des grains fin de couleur blanchâtre avec un
Pourcentage de l'ordre de 3 %.
- Le feldspath et la calcite sont trouvé avec des pourcentages faibles au tour de
10 % [38].

La Figure III.1 présente le diffractograme pour les analyses minéralogiques du sable des
dunes.

Figure III.1 : Diffractograme de sable des dunes.

42
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

1.3-Analyse chimique de sable de dune

Le tableau III.1 montre les pourcentages des composants chimiques du sable des dunes Cette
analyse est réalisée au laboratoire LTP Sud de Ouargla [38].

Tableau III.1 : Compositions chimique de sable


Fe 2O3 - AL2 SO4 Ca , Ca Na Perte au
composants O3 2H2O SO4 CO3 Insoluble cl Feu
pourcentage
(%) 0,25 2,78 0,51 1,3 93,23 tarce 1,16

Nous remarquons que le pourcentage du (SO4 Ca), (SO4) est inférieur au seuil préconisé. De
ce fait le sable utilisé est non agressif.

1.4-Analyse granulométrique de sable de dune

L’analyse granulométrique permet de déterminer la grosseur et les pourcentages


pondéraux respectifs des différentes familles de grains constituant l’échantillon. Cet essai est
défini par la norme NF P18-560.

L’analyse granulométrique est effectuée après l’élimination des particules supérieures


à 5 mm et inférieures à 0.02 mm avec le passage de sable sur les tamis (5 mm et 0.02 mm).

Les résultats d’analyse granulométrique du sable utilisé sont représentés dans le


tableau III.2 et la Figure III.2.

Tableau III.2: Analyse granulométrique de sable des dunes


Refus
ouverture des Refus cumulé Refus cumulé
partiel en Tamisât en(%)
tamis (mm) en (g) en (%)
(g)
5,000 0,00 0,00 0,00% 100%
2,500 0,00 0,00 0,00% 100%
1,250 0,00 0,00 0,00% 100%
0,630 0,00 0,00 0,00% 100%
0,315 514,10 514,10 25,71% 74%
0,160 1367,40 1881,50 94,08% 6%
0,080 107,00 1988,50 99,43% 1%
Fond 9,00 1997,50 99,88% 0%

43
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

100%

80%

60%
Tamisat(%)

40%

20%

0%
0,001 0,010 0,100 1,000

-20%
Ouverture des tamis en (mm)

Figure III.2 : Analyse granulométrique de sable de dunes.

1.5-Modules de finesse de sable de dune

Le module de finesse d’un sable est égal à 1/100e de la somme des refus cumulés des
tamis de 0.16 à 5 mm. Cet essai est défini par la norme NF P18 304.

Pour les sables utilisés dans notre étude on a trouvé la valeur suivante : MF = 1.19.

Le module de finesse du sable fin utilisé dans la confection des bétons et mortiers doit
être situé entre 1.7- 2.8, de ce fait nous remarquons que MF du sable utilisé est hors le fuseau
recommandé par la norme.

A partir du courbe d’analyse granulométrique et de coefficient de module de finesse on


peut voire clairement qui on un sable très fin.

44
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

1.6- Equivalent de sable

Cet essai est défini par la norme NF P18-598, il est utilisé pour évaluer la propreté
du sable entrant dans la composition du béton ou mortier, par conséquent la proportion des
impuretés argileuses contenants dans le sable par rapport à la quantité des grains solides
sableux. Il est effectué sur la fraction 0/5 mm du matériau à étudier. Il consiste de laver un
poids défini de sable dans une solution lavant. Après agitation, on laisse le mélange se
décanter pendant 20 min, on en déduit l’équivalent de sable qui est par convention:

Es = (h1/h2) x100 %

Figure III.3 : Essai d’équivalent de sable.

Les résultats obtenus dont les suivants :

Equivalent de sable visuel ESV = 93.6


Equivalent de sable au piston ESp = 91.8
Donc ce sable est très propre et acceptable pour la composition des mortiers gypseuses
et des mortiers de plâtre.

45
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

II.3- Eau de gâchage

L’eau utilisée est celle du robinet de la ville de Ghardaïa. Joue les fonctions suivantes :

- L’hydratation de plâtre ;
- Le mouillage des granulats (sable) et fibres;
- Le malaxage et la mise en œuvre (améliore la maniabilité de mortier).

II.4- Chaux

4.1- L’effet de chaux sur la prise de plâtre

On a utilisé la chaux aérienne comme retardateur de prise du plâtre, car elle diminue la
solubilité de ce dernier et permet d’augmenter son temps d’emploi. En plus elle n’affecte pas
ces propriétés mécaniques.

A fin de vérifier cela, des essais ont été effectués sur des compositions ayant différents
pourcentages de chaux. La Figure III.4 ci-dessous nous montre l’effet du pourcentage de la
chaux sur le temps de prise du plâtre [4].

Figure III.4 : Influence du pourcentage de la chaux sur le temps de prise du plâtre.

46
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

D’après la courbe ci dessus, on peut constater que le temps de pris de plâtre évolue avec
le pourcentage de la chaux ajoutée jusqu’à la valeur de 6%, au delà de cette dernier, le temps
de prise décroit.

4.2- L’effet de chaux sur le pH de plâtre

Pour expliquer la chute considérable du temps de prise. Il a été question de faire une
corrélation entre le phénomène de prise et l’effet chimique de l’ajout de chaux au plâtre en
déterminant le pH des solutions (plâtre + chaux).

Tout d’abord, on peut mesurer du pH de plâtre a partir leur constituant essentiel qui
est le CaSO4,2H2O cristallisé (Mm = 172,17 Kg/mol) avec une concentration de 10% dans
l’eau. [39] est trouvé une valeur de pH= 4,71 , ce qui implique que le milieu est acide.

On peut vérifier cette constatation avec la présence d’ autres constituants chimiques de


plâtre montrés par [4], DJOUDI.A [4] a trouvé pour une solution du plâtre un pH = 10,25, ce
qui montre que le plâtre utilisé mise en contact avec l’eau est un milieu basique.

Les résultats de l’effet chimique de la chaux sur le milieu plâtre sont illustrés sur
la Figure III.5 ci-dessous.

Figure III.5 : Variation du pH du plâtre en fonction du pourcentage de chaux.

47
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

D’après la Figure III.5 et [4], on remarque que le pH des solutions (plâtre + différents
pourcentage de la chaux) croit avec l’augmentation du pourcentage de la chaux jusqu’à la
valeur de 6%, ou il a tendance à se stabiliser, d’où la chute du temps de prise.

On peut conclure que la chaux, a outre son rôle comme retardateur de prise, elle
stabilise le milieu basique du plâtre et ce point est très important dans le cas de la présence
des armatures dans un milieu fortement basique, par contre un excès de la chaux (au delà de
6%) diminue le temps de prise.

4.3- Composition chimique de chaux

Une analyse chimique de la chaux utilisé a été effectuée en utilisant la méthode de


diffractométrie par rayons X au [Link] à l’université de LAGHOUAT, les résultats de
cette technique sont présentés sur le diffractogramme ci-dessous [4].

L’analyse des résultats et en s'appuyant sur la banque des donnés, montre que la chaux
utilisée possédé deux types de calcites et qui sont :

- Ca (OH)2 avec un système Rhombohédral;


- Ca CO3 avec un système Hexagonal.

Il est montré aussi que le Ca (OH)2 est l’espèce la plus prépondérante par rapport au
Ca CO3. Ce qui affirme que la chaux utilisée est une chaux aérienne.

Figure III.6 : Diffractogramme de la poudre de la chaux par les rayons X.

48
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

II.5- Fibres

Les fibres utilisées sont des fibres végétales de DOKAR du palmier dattier de la région
de OUARGLA .
D’après KRIKER [40] ; ces études effectuées sur quatre types de fibre de surface de
palmier dattier (les fibres de dokar, deglette nour, degla bida et d’elghers), il a constaté que les
fibres de dokar donnent le meilleur résultat de point de vue résistance à la traction. C’est pour
cette raison notre choix est porté pour les fibres de dokar.

5.1- les propriétés physiques et mécaniques des fibres de palmier dattier


Les fibres utilisées possédant les caractéristiques suivantes [18]:

Tableau III.3 : Propriétés physiques et mécaniques des fibres utilisées [18]


Masse volumique apparente ρa = 512.21 - 1088.81 Kg/m3
Masse volumique absolue ρs = 1300 - 1450 Kg/m3
L=100 mm L=60 mm L=20 mm
Résistance à la traction [MPa]
170 ±40 240 ±30 290±20
Déformation à la rupture d = 0.232 (fibre de diamètre 8 mm)
Taux d’humidité w = 9.5 - 10.5 %
Taux d’absorption (après 24 H) TA = 96.83 - 202.64 %
Diamètre (des fibres utilisées) d = varié entre 0.2 - 1 mm

5.2- Compositions minéralogique des fibres de palmier dattier


L’analyse spectrochimique de la poudre des fibres après calcination à 400 °C a donnée
les éléments suivants :

Tableau III.4 : Analyse chimique de la poudre des fibres calcinées à 400 °C [40]
SiO2 Al2O3 Fe2O3 MnO MgO CaO Na2O K2O TiO2 P2O5 PAF
48.04 6.12 2.51 0.05 4.88 14.21 1.81 2.80 0.42 0.45 18.08

Nous constatons que les fibres utilisées contiennent un taux remarquable de la SiO2 et de
CaO.

49
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

5.3- Microstructure des fibres de palmier dattier


L'examination de la texture des fibres utilisées par MEB est présentée sur les photos ci-
dessous [40].

Photo III.1 : Observation de texture de fibre du palmier par MEB [40].

D’après la photo III.1, on observe que dans la texture de la fibre il n’existe pas des
formes géométriques régulières ( pas de structure cristalline), ce qui implique que la fibre du
palmier est un composé amorphe, cette constatation a été confirmée aussi par la diffraction de
la poudre de fibres par rayons X et présentée sur la Figure III.7.

On remarque d’après la Figure III.7, qu’il n’existe pas des pics qui définissent
l’existence d’une structure cristalline, donc on peut confirmer que les fibres utilisées sont
amorphes.

50
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Figure III.7 : Diffractogramme de la poudre de fibre du palmier par les rayons X [40].

La photo III.2 présente une coupe transversale de la fibre de palmier dattier et qui
montre que la fibre possède une section pleine.

Photo III.2 : Observation d’une coupe transversale de la fibre du palmier par MEB [40].

51
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Photo III.3 : Observation d’une vue longitudinale de la fibre du palmier par MEB [40].

La photo III.3, montre que la fibre est constituée de très petits filaments constitués
d’un ensemble des feuillets (sous formes de page de livres) orientés dans le sens de la
longueur.

Les feuillets désordonnés permettent la flexibilité du filament. En plus on observe la


présence de certains pores dans la fibre ce qui afferme qu’elle est hydrophile (pouvoir
d’absorber l’eau). Photo III.4 [40].

Photo III.4 : Observation des pores dans la fibre du palmier par MEB [40].

52
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Photo III.5 : Observation d’une vue tangentielle de la fibre du palmier par MEB [40].

D’après la photo III.5, on remarque que la fibre possède des enchevêtrements, ce qui
assure une bonne adhérence fibre-matrice.

II.6- Plâtre

Le plâtre utilisé est un produit local prélevé de la carrière d’OASIS à Ghardaïa. Il est
disponible dans le marché.

6.1- Compositions minéralogique et chimique de plâtre


Les compositions minéralogique et chimique nous ont été transmises par les fiches
techniques de l’usine.

Une analyse minéralogique, peut montre que notre plâtre utilisé possède une teneur en
CaSO4,2H2O environ 96%, ce qui exiger que le plâtre utilisé est classer en classe I qui
correspond à une teneur en CaSO4,2H2O supérieure à 90% .

L’analyse chimique est résumée dans le Tableau III.5.

Tableau III.5 : Analyse chimique du plâtre


Constituants SiO2 AL2O3 Fe2O3 CaO MgO SO2 Na2O KO CL
Pourcentage (%) 0,70 0,10 0,08 32,15 0,53 44,95 0,09 0,03 0,002

53
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

On remarque a partir du Tableau III.5, que les deux espèces les plus prépondérantes
sont le SO2 et CaO. Ce qui affirme que le plus essentiel dans le plâtre, est le sulfate de
calcium.

6.2- Propriétés essentiel de plâtre


On peut résumer certain propriétés essentiel dans le Tableau III.6, pour identifier le
plâtre.

Tableau III.6 : Propriétés essentielles de plâtre


Masse volumique apparente (kg/m3) 840-915
Masse volumique absolue (kg/m3) 1100-1300
Refus de tamis 800 µm 2,60%
Refus de tamis 200 µm 14,20%
Finesse suivant la méthode de Blaine en cm2/g 1500-8000
Début de 7
prise (min)
Temps de prise (E/P=0,6)
Fin de prise 15
( min)
1h 3,48
Résistance à la traction (E/P=0,6) [MPa] 24 h 3,73
7 jours 3,99
1h 8,51
Résistance à la compression (E/P=0,6) [MPa] 24 h 9,27
7 jours 10,11

A partir le Tableau III.6, nous observons :

o L’enregistrement des refus des tamis 800 µm et 200 µm, est apprécié la finesse du
plâtre. Le refus de tamis 800 µm (2,60%) < 20%,
et le refus de tamis 200 µm (14,20%) > 5%, ce qui implique que le plâtre utilisé est un
plâtre gros de construction.
o Le temps de prise est, le temps nécessaire pour mettre en œuvre de plâtre, le plâtre
utilisé dans notre recherche a un temps très court de prise de 7 minute d’où la
nécessité d’un retardateur de prise.
o Le plâtre atteint ses résistances à la traction et à la compression, très vite surtout sa
résistance à la traction.

54
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

III- Etude et composition de mortier de plâtre

Il est techniquement possible de mélanger le plâtre avec le sable de façon à obtenir


des plâtres amaigris ou mortiers de plâtre. L’objectif poursuivi est alors naturellement de
réaliser des économies. Mais les propriétés des nouveaux matériaux ainsi constitués différent
évidement de celles de plâtre de base, ce qui implique des modalités de mise en œuvre
différentes. L’économie visée n’est alors pas aussi systématiquement et facilement atteinte
qu’on aurait pu l’espérer.

Il n’existe pas d’étude exhaustive sur les mortiers de plâtre. Ce type d’étude complète
serait d’ailleurs très difficile à mener, car les caractéristiques finales des mortiers sont très
fortement influencées par la nature et les proportions des matériaux utilisés c'est-à-dire le
plâtre et le sable. L’absence de ces études, nous a conduit à faire une composition de notre
mortier de plâtre par des essais nous effectuons pour atteindre des meilleurs propriétés
physiques et mécaniques.

III.1- Plan de travail

L’ajoute du sable au plâtre influe directement sur les propriétés physiques et


mécaniques du mélange résultant, Il est très clair que cet ajout affecte certaines propriétés
telles que le temps de prise, la densité et les résistances mécaniques, mais la question la plus
importante est quel est le taux de diminution et son impact sur les propriétés finales.

Le principal objectif de cette étape est d'obtenir un mortier de plâtre ayant des
propriétés mécaniques acceptables et suffisantes par rapport aux propriétés de la pâte pure de
plâtre.

La stratégie à suivre pour ce travail est comme suit :

1- Etude sera faite sur une pâte de plâtre pure, et d’étudier l’influence du rapport E/P sur
les résistances à la traction et à la compression. Pour déterminer les valeurs de rapport
E/P correspondant à des bonnes propriétés mécaniques, et bonne maniabilité de pâte.
2- Dans la deuxième phase, on va ajouter progressivement une proportion de sable de
dune, pour voir l’influence de rapport S/P sur les propriétés mécaniques. Tout en
maintenant le rapport E/P idéal provenant des essais précédents.
3- Enfin, après avoir constaté le rapport S/P, nous menons des essais afin d'obtenir le
taux de E/P optimale de mortier de plâtre.

55
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

III.3- Méthode d’essai

On a confectionné des éprouvettes prismatiques (4×4×16) cm3, à savoir des séries de


6 éprouvettes pour chaque échéance d’essai, les éprouvettes sont conservées dans les
conditions normale du laboratoire, jusqu'à l’âge de 28 jours.

La résistance à la flexion du mortier est déterminée selon la norme EN 196-1 par un


dispositif de flexion trois points Figure III.8 et à l’aide d’une machine ELE destinée à la
détermination de la résistance à la flexion.

La résistance à la flexion (la résistance de traction correspondante sur la face inférieure de


, ×
l’éprouvette) est donnée par la formule : = ……[Mpa].

Avec : Ff : Charge de rupture en N.

L: La distance entre les appuis (L = 100 mm).

b: Le coté de la section carrée de l’éprouvette (b = 40 mm).

Figure III.8 : Dispositif pour l’essai de résistance à la Flexion trois points.

La résistance à la compression des mortiers est mesurée conformément à la norme


EN 196-1, à l’aide d’une presse hydraulique de type MAURICE PERRIER. Les demi-
prismes de l’éprouvette obtenus après rupture en flexion seront rompus en compression
comme l’indique la Figure III.9.

56
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Si Fc est la charge de rupture à la compression, et b est le côté de la section, la contrainte

de rupture (résistance à la compression) sera : = ……….. [Mpa].

Figure III.9 : Dispositif pour l’essai de rupture en compression.

III-4 Etude de la composition de pate de plâtre et mortier de plâtre

4-1 Détermination du rapport de E/P de pate de plâtre pure

Pour la détermination du taux E/P correspondant à une bonne résistance et bonne


maniabilité, nous effectuons des essais qui sont représentés dans le Tableau III.7.

Tableau III.7: Influence d’E/P sur la résistance mécanique à la compression de


plâtre pure.
E/P 0,40 0,50 0,60 0,80 0,90
Rc (kg/cm2) 125±0,32 105±0,51 95±0,31 76±0,88 74±1,03

Les résultats de la résistance à la compression Rc sont obtenus à 28 jours, et en même


temps nous observons la maniabilité de pâte de plâtre par œil nue afin de faciliter leur mise
en œuvre.

57
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

130

120

110
Rc (kg/cm2)

100

90

80

70
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 1,00
E/P

Figure III.10 : Influence de E/P sur la résistance à la compression de pâte plâtre pure.

La Figure III.10 montre que la résistance à la compression décroit avec l’augmentation


du rapport E/P. ceci est expliqué, une fois la cristallisation achevée, l’eau de gâchage non
fixée chimiquement quitte le matériau au cours du séchage. Le départ de cette eau crée une
porosité interne. En conséquence, plus le plâtre est gâché avec beaucoup d’eau, le
pourcentage des vides augmente, et la résistance à la compression baisse.

Pour notre pate on prend un rapport E/P = 0.60 ce qui donne une meilleure ouvrabilité et
une résistance satisfaisante, ces résultats sont presque conformes aux recherches et
recommandations de C.N.E.R.I.B [5].

4-2 Détermination du rapport S/P de mortier de plâtre

L'objectif de cet essai. est de déterminer la proportion de sable ajouté pour trouver un
mélange avec des propriétés mécaniques acceptables. Pour cela, nous prendrons la valeur
de E/P qui a été trouvé dans l'essai précédent, et on utilise un sable de dunes, le teneur en eau
fixé (teneur en eau de saturation W = 33%).Les résultats sont résumés dans le Tableau III.8
ci-dessous.

58
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Tableau III.8: Influence de S/P sur la résistance mécanique à la compression de mortier de


plâtre.
S/P 0,00 0,50 0,80 1,00 1,50
Rc (kg/cm2) 109,0±0,98 98,0±1,13 95,0±1,76 90,0±0,95 83,0±1,54

L'ajout de sable de dunes provoque une diminution de résistance à la compression.


Par rapport à la pate pure de plâtre. Ceci est illustré dans la Figure III.11.

110,0

105,0

100,0
Rc (kg/cm2)

95,0

90,0

85,0

80,0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40
S/P

Figure III.11 : Influence de S/P sur la résistance mécanique à la compression de


mortier de plâtre.

Comme le montre dans la Figure III.11 ; la résistance de mortier à la compression chute


avec l’augmentation de rapport S/P. Pour cela, il faut se méfier en la prise du rapport S/P
approprié, Parce qu'il est très sensible à ses effets sur la résistance. D'après les
recommandations de C.N.E.R.I.B [5] et nôtres résultats ; on prend S/P = 0.5 ce qui donne une
meilleure ouvrabilité et une bonne résistance.

4-3 Détermination du rapport E/(P+S) de mortier de plâtre

Dans cet essai, nous allons étudier le rapport E/(P+S) et leur effet sur la résistance à la
compression et sur la maniabilité de mortier de plâtre. Selon les résultats des essais

59
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

précédents, où nous prendrons le rapport S/P=0.50, Les résultats obtenus sont présentés dans
le Tableau III.9.

Tableau III.9: Influence de E/(P+S) sur la résistance mécanique à la compression


de mortier de plâtre.
E/(P+S) 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
Rc (kg/cm2) 112±2,12 100±1,73 92±1,45 87±1,98 76±2,53

Un examen préliminaire du Tableau III.9, nous notons que le mortier au même


comportement que la pate de plâtre pur vis à vis l’ajout de l’eau.

110
105
100
Rc (kg/cm2)

95

90

85

80

75

70
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
E/(P+S)

Figure III.12 : Influence de E/(P+S) sur la résistance mécanique à la compression de


mortier de plâtre.

A partir Figure III.12 on peut conclure, que la résistance à la compression de mortier


de plâtre diminue avec l’augmentation de rapport E/(P+S),ceci est dû à la dispersion de l’eau
non liée chimiquement après durcissement de mortier de sable de dunes. Cette dispersion
provoque une augmentation des vides dans le mortier et par conséquence la chute de la
résistance.

Pour une bonne maniabilité et une résistance à la compression satisfaisante, et avec une
comparaison avec les recommandation de C.N.E.R.I.B [5], on prend un rapport
E/(P+S) = 0,60.

60
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

4-4 Etude de la variation de la résistance à la compression et à la flexion de


pâte de plâtre pure et mortier de plâtre

Dans cette étape, on va utiliser les résultats des essais précédents, en ce qui
concerne les types, le plâtre pure et mortier de plâtre. Ensuite, on observe l'évolution de la
résistance à la compression et à la flexion dans temps pour les deux types, et
parallèlement nous remarquons également la différence entre eux.

Alors, nous effectuions les essais sur les deux types, avec les compositions
suivantes :

a- Pour la pâte de plâtre pure : on prend E /P = 0.6


b- Pour le mortier de plâtre : on prend S/P = 0.5 et E/(S+P) = 0.6

Les éprouvettes sont conservées à l’aire ambiante de laboratoire à une température


d’environ de 25±1 °C, et l’écrasement s’effectue aux âges : 3 jours, 7 jours, 14 jours et 28
jours.

4.4-1 Etude de la variation de la résistance à la compression de pâte de plâtre


pure et mortier de plâtre

La résistance à la compression c’est une caractéristique très important pour un matériau


de construction, Le but est d'étudier cette propriété pour le plâtre, avec où sans sable de dunes.
Les résultats sont résumés dans le Tableaux III.10.

Tableaux III.10 : La résistance à la compression de plâtre et mortier de plâtre


Age (jours) 3 7 14 28
Plâtre pure Rc (kg/cm2) 87,0±1,92 110,0±1,77 123,0±0,97 125,0±1,53
Mortier de plâtre Rc (kg/cm2) 78,0±0,63 93,6±1,89 111,0±2,09 112,0±1,64

D’prés le Tableaux III.10, nous notons que l'ajout de sable de dunes provoque une
diminution de la résistance à la compression de plâtre. Ceci est cohérent avec la plupart des
études concernant ce sujet.

61
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

230,0
210,0
190,0
platre pure
170,0
R c (kg/cm2) mortier de platre
150,0
130,0
110,0
90,0
70,0
50,0
30,0
0,00 5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00
Age (jours)

Figure III.13 : Variation de résistance à la compression de plâtre et mortier de plâtre


dans le temps.

On peut voire clairement a partir de la Figure III.13, que les deux courbes évoluent
rapidement depuis l'âge de 3 jours à 14 jours, puis devient stable, et sons évolutions sera
lentes jusqu'à atteindre la résistance maximale à l'âge de 28 jours.

Et nous constatons aussi, qu'il ya le même comportement pour les deux courbes, malgré
leur même évolution dans le temps.

On remarque que l’ajout de sable de dunes au plâtre réduit la résistance à la compression


progressivement dans le temps. Au début une léger diminution ne dépasse pas 5%, et
finalement atteindre une diminution de 10% à la résistance à la compression de pate pure.

4.4-2 Etude de la variation de la résistance à la flexion de pâte plâtre pure et


mortier de plâtre

La plupart des matériaux de construction caractérisés par une faible résistance à la


traction. Et le plâtre ne fait pas l’exception à cette règle. Dans ces essais nous allons observer
l'effet de l'ajout de sable sur la résistance à la traction, voir le Tableau III.11.

62
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

Tableau III.11 : La résistance mécanique à la flexion de plâtre et mortier de plâtre


Age (jours) 3 7 14 28
Plâtre pure Rf (kg/cm2) 23,0±1,82 36,1±1,99 39,0±2,42 42,3±1,95
Mortier de plâtre Rf (kg/cm2) 21,0±0,97 25,1±1,19 30,0±1,44 38,0±1,67

Préliminairement, on remarque à partir du Tableau III.11, que l’ajout de sable influe


sur la résistance à la flexion de plâtre.

45,0

40,0
R f (kg/cm2)

35,0

30,0 platre pure


mortier de platre

25,0

20,0
0,00 5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00
Age (jours)

Figure III.14 : Variation de résistance à la flexion de plâtre et mortier de plâtre dans


le temps.

D’après la Figure III.14, on remarque, pour les deux courbes que la résistance à la
flexion évolue d’une manière régulière avec le temps. Une nette amélioration est obtenue
entre l’âge de 3 jours et 14 jours, après quoi, la résistance croit sensiblement avec le temps
jusqu’à l’âge de 28 jours.

L’ajout de sable au plâtre réduit la résistance à la flexion d’un pourcentage de 09%, par
rapport de pâte pure de plâtre.

63
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre

IV- Conclusion

Dans ce chapitre nous caractérisons les matériaux locaux utilisé dans notre étude, ces
matériaux sont : le plâtre, le sable de dune, la chaux et les fibres de palmiers dattiers. Et nous
faisant une étude préliminaire de composition de mortier de plâtre. On peut conclure les
points suivants :

v Le plâtre utilisé, c’est un plâtre d’OASIS de Ghardaïa, avec une surface spécifique
moyenne, et de prise satisfaisante aux spécifications des plâtres courants.
v L’eau de gâchage est celle de robinet du laboratoire de faible salinité.
v Les fibres utilisées sont des fibres de surface de palmier dattier de OUARGLA (type
Dokar) de masse volumique apparente faible, avec une résistance à la traction
moyenne de 290 MPa pour les fibres des longueurs de 20 mm.
v le sable de dunes de GUERRARA (Ghardaïa).c'est un sable qui est très propre et très
fin avec une granulométrie serré, leur module de finesse est de l'ordre de 1,19.
Donc ce sable est très propre et acceptable pour la composition des mortiers gypseuses
et des mortiers de plâtre.
v Pour une bonne maniabilité et une résistance satisfaisante de pate pure de plâtre, on
prend un rapport de E/P = 0,6.
v Pour une composition adéquate d’un mortier de plâtre à base de sable de dune, qui
vérifie une bonne maniabilité et résistance acceptable, on prend un rapport
de S/P = 0,5, et un rapport de E/(P+S) = 0,6.

64
Chapitre IV
Caractérisation et durabilité
de mortier de plâtre de fibre
de palmier dattier
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier


dattier

I-Introduction

L’incorporation des fibres de palmier dattier dans le mortier de plâtre, est réalisée afin
d’améliorer la résistance à la traction et de diminuer sa fragilité. L’hypothèse importante que
les fibres permettent l’arrêt du mécanisme de fissuration, en retardant le départ de la fissure et
en la contrôlant une fois qu’elle apparait.

Dans ce chapitre, nous allons examiner l'effet de l'ajout de fibres de palmiers dattier sur
les propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre. Nous étudions l'impact du taux et
de longueur des fibres de palmier dattier sur les caractéristiques de mortier de plâtre, à court et
à long terme.

II- Méthode expérimentale

L’objectif de notre travail consiste à obtenir un mortier de plâtre renforcé par des fibres
de palmier dattier (bonne mise en œuvre) avec une bonne résistance mécanique et une bonne
durabilité.

Ce travail présente, en premier lieu la formulation d’un mortier de plâtre (sans fibres) à
base de sable de dunes. En deuxième lieu, nous avons choisi une formulation optimisée par
l’incorporation des fibres, puis étudier l’effet de ces fibres sur :

Ø Les caractéristiques physiques de mortier de plâtre (densité, absorption d’eau) ;


Ø Les caractéristiques mécaniques de mortier de plâtre (compression, flexion) ;
Ø Durabilité de mortier de plâtre.

III- Préparation de mortier de plâtre

En utilisant la composition de mortier de plâtre étudiée dans les chapitres précédents, et


les recommandations de C.N.E.R.I.B [5].

65
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

III.1- Formulation de mortier de plâtre sans fibre

La préparation de mortier de plâtre a été faite en respectant soigneusement les démarches


suivantes :

Ø Tout d’bord, on fixe le rapport E/(P+S) = 0,60 ;


Ø On ajoute une quantité du sable de dunes dont le rapport S/P = 0,5 ;
Ø On ajoute 6% de la chaux aérienne comme retardateur de prise.

Pour la confection du mortier de plâtre, on recommande le mode opératoire suivante :

Ø Mélange à sec le plâtre et le sable ;


Ø Eteindre complètement la chaux arienne dans l’eau de gâchage ;
Ø Ajouter progressivement cette eau aux matériaux avec malaxage.

III.2- Préparation des Fibres

Les plaquettes des fibres de palmier sont séparées en fibres individuelles dans l’eau,
pour faciliter leur défibrage. Les fibres individuelles sont bien lavées à l’eau mélangée avec
quelques gouttes de l’eau de javel pour enlever les impuretés et la couche de lignine qui
entourent les fibres et qui gêne l’adhérence. Ensuite, elles sont coupées à des longueurs
voulues.

III.3- Formulation de mortier de plâtre avec fibre

La détermination de la composition de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier


dattier, nous avons utilisé la même composition que celle du mortier classique, alors on prend
la composition suivant :

Ø On prend le rapport E/(P+S) = 0,6;


Ø Le rapport de S/P est fixé à la valeur 0,5 ;
Ø On ajoute 6% de la chaux aérienne comme retardateur de prise.
Ø Après la préparation des fibres de palmier dattier, on respecte les recommandations de
KRIKER [40]. Pour cela, les fibres utilisées sont traitées dans l’eau, puis séchées à
l’aire libre.

66
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Le malaxage s’effectue de la façon suivant :

Ø On mélange tout d’abord le sable et les fibres à sec ;


Ø On ajoute le plâtre, tout en le mélangeant bien avec le sable et les fibres ;
Ø On ajoute l’eau de gâchage et la chaux en malaxant bien le mélange.

IV- Confections des éprouvettes et conditions de conservation

Après le malaxage, on remplit les moules à raison de deux couches et vibrer le mortier
à l’aide d’une tige pour assurer une bonne distribution et une orientation correcte des fibres, et
enfin araser et lisser la surface du mortier. Les éprouvettes sont confectionnées, elles sont
placées à l’air libre au laboratoire. Après 24 heures, ces dernières sont démoulées et placées à
l’air libre à une température de (25°C±1°C) jusqu’ au moment de l’essai, cette procédure est
faite pour toutes les compositions et pour tous les essais.

Les éprouvettes utilisées sont (4x4x16) cm3 pour les essais suivants :

Ø Détermination la densité ;
Ø Absorption de l’eau ;
Ø La résistance à la flexion ;
Ø La résistance à la compression ;
Ø Les essais de durabilité (gel-dégel ; flexion ; compression ; effet de température).

V- Procédures des essais

On peut distinguer deux types des essais pour caractériser nos mortiers :

Ø Les essais à l’état durci à courte terme pour choisir le pourcentage et longueur
optimales pour la composition de mortier de plâtre fibré.
Ø Les essais à l’état durci à long terme, pour étudier la durabilité de mortier de plâtre
fibré.

Chaque essai est réalisé sur six éprouvettes de la même composition, et la valeur
moyenne des six essais a été prise comme valeur caractéristique.

67
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

V.1- Détermination de la masse volumique

La masse volumique du mortier durci ρ est déterminée, pour les différents mortiers
confectionnes, conformément à la norme européenne NF EN 12390 -7 [42].
• Peser la masse d’une éprouvette durcie M. pour notre cas, on utilise des éprouvettes
(4x4x16) cm3.
• La masse volumique est obtenue en divisant la masse par le volume correspondant
aux dimensions de fabrication. La masse volumique du mortier durci ρ sera :

= ……………. [Kg /cm3].

V.2- Essais d’absorption d’eau par immersion

Cet essai a été effectué afin d’avoir une idée sur la porosité interne du matériau, rappelons
que l’essai consiste à mettre les éprouvettes du mortier dans l’étuve et de les poser jusqu’à un
poids constant, ensuite les immerger totalement dans l’eau à 20°C pendant une durée de 24h
(c'est-à-dire jusqu’à saturation du matériau) afin de calculer le volume des vides du mortier.
Le coefficient d’absorption par immersion W est donné par la relation suivante :
×
= × ………… [%].

Avec :
Mh : poids du matériau humide.
Ms : poids du matériau sec.

V.3- Essais gel-dégel

Il existe un certain nombre de protocoles d’essais pour tester la durabilité d’un mortier
au gel-dégel. Ces procédures varient d’un pays à l’autre selon la sévérité du climat.
On distingue trois types d’essais de gel-dégel selon les conditions suivantes [42] :

• Gel faible : deux jours par an au maximum ayant atteint une température
inférieur à -5 °C.
• Gel sévère : plus de dix jours par an ayant atteint une température inférieure à -
10 °C.
• Gel modéré : entre gel faible et gel sévère.
68
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Il existe deux procédures d’essais de gel sur le mortier durci : la norme NF P18-424 [42]
(gel sévère), NF P18-425 [42] (gel modéré) reprend, en partie, la procédure de l’essai
ASTM [Link] essais consistent à soumettre des éprouvettes prismatiques soit à des cycles
de gel dans l’eau et dégel dans l’eau (gel sévère) soit à des cycles de gel dans l’air et dégel
dans l’eau (gel modéré). Dans notre cas, et selon la classification citée ci-dessus, le type de
gel qui caractérise les conditions climatiques locales est le " gel faible ".

L’essai est basé sur le cycle de gel-dégel et permet d’estimer d’une manière raisonnable
et satisfaisante le comportement en service d’un mélange du mortier de fibres. L’essai
comprend essentiellement quinze cycles de vieillissement accéléré où chacun est caractérisé
par quatre heures de gel (-5 °C) suivi par immersion totale dans l’eau à une température de
23°C jusqu’au dégel complet (quatre heures environ), ont commencé, à 28 jours, les
éprouvettes utilisées sont ((4x4x16) cm3.
• Gel : gel à une température -5 °C pendant 4 heures.
• Dégel : immersion totale à une température 23 °C pendant 4 heures.

V.4- Essais de résistances mécaniques

Pour les essais mécaniques de compression et de flexion nous utilisons la même méthode
décrite dans le chapitre III.

VI- Méthode de travail

L'objectif principal de cette étude est de trouver la composition de base de mortier


de plâtre renforcé par fibres, ce qui permet d'obtenir les exigences de base pour un mortier
normal, que ce soit dans l’état frai ou à court ou à long terme .

Dans notre recherche, nous allons prendre la composition de base de mortier, que
nous avons trouvé dans les chapitres précédents. Le dilemme reste de savoir comment amener
les fibres dans le mortier, Sorte que cette ajouter, contribuer à l'amélioration des propriétés
physiques et mécaniques de mortier, que ce soit dans l’état de frais ou l’état durci, et dans le
court terme et à long terme. Les facteurs les plus importants qui peuvent jouer un rôle
important dans l'amélioration des propriétés de mortier renforcé de fibres sont les suivants:

69
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

- La longueur des fibres ;


- Proportion des fibres dans le mortier ;
- Orientation des fibres ;
- La nature des fibres.

Après avoir atteint le mélange idéal, nous menons les essais de durabilité.

VII- Etude de la composition de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier


dattier

L’absence d’une méthode normalisée pour la préparation d’un bon mortier de plâtre
renforcé par fibre végétale. Nous oblige à la recherche de recommandations les plus
importantes prises par des recherches similaires, puisque nous ferons plusieurs essais afin
d'atteindre le mortier idéal. Sur la base des résultats obtenus dans le chapitre précédent, et les
recommandations de C.N.E.R.I.B [5].

Pour obtenir une bonne composition de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmiers dattier, nous suivons les étapes suivantes:

Ø Tout d'abord, nous utilisons la même composition de pate de base de mortier de plâtre,
qui nous avons obtenue dans le chapitre III, ce qui est comme suit :
• E/(P+S) = 0,60 ;
• P/S = 0 ,50 ;
• On ajoute 6% de la chaux aérienne comme retardateur de prise.
Ø En ce qui concerne les fibres nous avons essayé de déterminer,
• Tout d’abord la fraction massique optimale des fibres à introduire dans le
mortier de plâtre en utilisant les fibres du palmier dattier d’une longueur
constante L=10mm et en augmentant le dosage de fibre de 0% à 2% avec un
pas de 0,5% en masse.
• Et en suite, la longueur optimale pour la fraction optimale qui nous avons
trouvé précédent pour chaque longueur, 10 mm, 20mm, 30 mm, et 40 mm.

Pondant tous les essais, que nous effectuions, il faut garder bien la maniabilité de pate
en cour de prise. Car l’ajout de fibres végétales à une matrice minérale conduit à une
diminution de sa maniabilité [22],[23].

70
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Tout les éprouvettes sont conservé à l’air ambiant du laboratoire jusqu’à l’âge de 14 jours.

VII.1- Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par des fibres de longueur de 10 mm avec des différents pourcentages

Les résultats de la Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de


plâtre renforcé par différentes dosage de fibre sont présentés dans le Tableau IV.1.

Tableau IV.1 : Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par différentes dosage de fibre
Pourcentage de Résistance à la Résistance à la
fibre (% en flexion Rf en compression Rc Densité d Absorption
masse) (Mpa) (Mpa) d'eau W en(%)
0% 3,10±1,34 10,40±1,56 1,46±0,12 48,00±1,72
0,50% 3,72±1,02 10,60±1,42 1,44±0,14 56,00±1,09
1% 4,23±1,04 11,33±1,05 1,42±0,82 59,00±0,89
1,5% 5,10±1,65 13,27±1,20 1,37±0,62 61,00±1,54
2% 3,90±1,22 10,64±1,76 1,35±0,42 65,00±1,02

La première propriété qui nous pouvons contrôler, c’est la maniabilité de mortier. On


voit clairement que, la maniabilité décroit avec l’augmentation de dosage des fibres. Ce point
a été mentionné dans les recherches [22] et [23], et aussi observé pendant le malaxage des
mélanges de notre mortier. Ce qui peut être expliqué par le fait que les fibres jouent le même
rôle que les gros granulats par simulation d’un béton courant.

Durant la mise en ouvre des mortiers. On remarque que, pour les pourcentages de 0%
à 1,5% des fibres, les mortiers correspondants ont une bonne maniabilité, et pour le
pourcentage 2% le mortier correspondant a une maniabilité difficile.

1.1- La densité

La Figure IV.1 montre la variation de la densité de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction du pourcentage en masse de fibres.

71
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

2,00
1,90
1,80
1,70
1,60
1,50
d

1,40
1,30
1,20
1,10
1,00
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0%
Pourcentage de fibre (% en masse)

Figure IV.1: Variation de la densité de mortier de plâtre en fonction du pourcentage en


masse de fibres.

D’après la Figure IV.1, on remarque que la densité décroit légèrement avec


l’augmentation du dosage en fibres, ce qui peut être expliqué par l’augmentation du volume
de vide créé par l’incorporation des fibres d’où l’obtention d’un mortier de plâtre moins
dense. Ce résultat est en accord avec les recherches de DJOUDI [4].

1.2- L’absorption d’eau

La Figure IV.2 montre la variation de l’absorption de l’eau de mortier de plâtre renforcé


par fibres de palmier dattier en fonction du pourcentage en masse de fibres.

72
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

70,00

65,00
W (%)
60,00

55,00

50,00

45,00
0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0%
Pourcentage de fibre (% en masse)

Figure IV.2: Variation de l’absorption de l’eau de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres.

La Figure IV.2 illustre l’évolution d’absorption d’eau pour un mortier de plâtre


renforcé par des fibres de palmier dattier, il est nettement et visible que l’absorption de l’eau
augmente en fonction de l’augmentation du pourcentage des fibres végétale, cela est due au
volume de vide élevé créé par l’ajout des fibres et par la nature des fibres elles même.

Ces résultats correspondent aux résultats obtenus par DJOUDI [4] dans ses recherches
sur le béton de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier, il a été constaté que
l’incorporation des fibres augmente l’absorption d’eau de béton de plâtre.

1.3- La résistance à la compression

La Figure IV.3 montre la variation de la résistance à la compression de mortier de


plâtre renforcé par fibres de palmier dattier en fonction du pourcentage en masse de fibres.

73
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

14,00

13,50

Rc (Mpa) 13,00

12,50

12,00

11,50

11,00

10,50

10,00
0% 0,50% 1% 1,5% 2%
Pourcentage de fibre (% en masse)

Figure IV.3: Variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres.

D’après la Figure IV.3, on peut remarquer que entre 0% et 1% une légère


augmentation de la résistance à la compression, puis au pourcentage 1,5% une augmentation
aigue dans la résistance à la compression et après cette pourcentage on constate une chute
dans la résistance à la compression.
L’augmentation dans la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par
fibre de palmier dattier, par rapport le mortier non fibré, peut être expliqué que les fibres dans
cette pourcentage jouent un rôle des agrégat gros dans le béton ordinaire, et la chute qui
apparait après cette augmentation, on peut juger que l’ajout de fibre perturbe le squelette
minéral de mortier en créant de vides à l’intérieur de la pate et en augmentant sa porosité,
d’où une résistance minimale. Ces constatations sont en accord avec la plupart des recherches
effectuées, tel que KRIKER et al. [22], dans sons recherches sur le béton renforcé par fibres
de palmier dattier.

74
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

1.4- La résistance à la flexion

La Figure IV.4 montre la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier en fonction du pourcentage en masse de fibres.

5,50

5,00

4,50
Rf (Mpa)

4,00

3,50

3,00

2,50

2,00
0% 0,50% 1% 1,5% 2%
Pourcentage de fibre (% en masse)

Figure IV.4: Variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre en fonction du


pourcentage en masse de fibres.

La Figure IV.4 montre, que la résistance à la flexion croit avec l’augmentation du


dosage en fibres, elle atteint une valeur maximale pour le pourcentage de 1,5% de fibres.
Au-delà de ce pourcentage, elle chute et cela est dû à la mauvaise répartition des fibres dans la
pate à cause d’un excès de fibres. C'est la même interprétation révéler par [29] dans sa
recherche sur le plâtre renforcé par les fibres de sisal. On peut aussi dire que, il ya de
possibilité de voire le phénomène de glissement des fibres entre eux en cour de cette essai.

75
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

1.5- Récapitulation

Sur la base des résultats des essais précédents, nous pouvons déterminer une
proportion idéale, qui a atteint les meilleures propriétés physiques et mécaniques.

Un examen rapide des courbes précédentes, nous constatons que le pourcentage de


1,5% donne les meilleurs résultats de point de vue de résistance à la compression et à la
flexion, Ainsi que l'absorption d'eau et la densité. et ce qui concerne la maniabilité du mortier
de plâtre, ce pourcentage donne une bonne maniabilité et une mise en ouvre facile.

VII.2- Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par différentes longueurs des fibres pour un pourcentage de 1,5% de
fibres

Les résultats de la Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de


plâtre renforcé par différentes longueurs des fibres sont présentés dans le Tableau IV.2.

Tableau IV.2 : Variation des propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre


renforcé par différentes longueurs de fibres
Résistance à la Résistance à la
Longueur de fibre flexion Rf en compression Rc Densité d Absorption
L en (mm) (Mpa) (Mpa) d'eau W en(%)
10 5,10±1,22 13,27±0,92 1,37±0,12 61,00±1,11
20 5,74±1,13 13,68±1,52 1,30±0,35 63,00±1,04
30 4,45±1,37 10,17±1,81 1,19±0,44 64,00±0,97
40 3,82±1,01 10,31±1,02 1,08±0,75 67,00±1,77

La première propriété qui peut être observée lors de la préparation des échantillons de
mortier de plâtre renforcé par fibres de palmiers dattiers, c'est la maniabilité. Nous notons que
la maniabilité décroit rapidement avec l’augmentation de la longueur de fibres, cela est dû au
fait que les fibres, avec des longueurs importantes, ont une plus grande tendance à
s’enchevêtrer, d’où une maniabilité faible, Ce résultat est en accord avec les résultats des
recherches de [22] et [4].

Nous notons également que la maniabilité serait acceptable dans les mortiers qui ont
une longueur de fibre comprise entre 10 mm et 20 mm, mais pour les mortiers avec une
longueur de fibre de 30 mm et 40 mm, la maniabilité devient très faible.

76
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

2.1- La densité

La Figure IV.5 montre la variation de la densité de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction des longueurs des fibres.

1,40

1,35

1,30

1,25

1,20
d

1,15

1,10

1,05

1,00
5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00 35,00 40,00
Longueur de fibre L en (mm)

Figure IV.5: Variation de la densité de mortier de plâtre en fonction de différentes


longueurs de fibres.
La Figure IV.5 montre, que la densité décroit rapidement avec l’augmentation de la
longueur de fibres, cela est due au fait que l’incorporation des fibres dans la pate entraine des
vides à l’intérieur de la pate et le pourcentage des vides est d’autant important pour de
longueurs importante de fibres. La plupart, des recherches des littératures révèlent cette
observation.

2.2- L’absorption d’eau

La Figure IV.6 montre la variation de l’absorption d’eau de mortier de plâtre renforcé


par fibres de palmier dattier en fonction des longueurs des fibres.

77
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

68,00

67,00

66,00

65,00
W(%)

64,00

63,00

62,00

61,00

60,00
5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00 35,00 40,00
Longueur de fibre L en (mm)

Figure IV.6: Variation de l’absorption d’eau de mortier de plâtre en fonction de différentes


longueurs de fibres.

D’après la Figure IV.6, on remarque que l’absorption d’eau de mortier croit avec
l’augmentation des longueurs des fibres, elle est important pour de grandes longueurs, cela est
due au volume de vide élevé créé par l’ajout des fibres d’où une absorption d’eau maximale.

D’après [44], le pourcentage d’absorption d’eau après 24 heures d’immersion est de


l’ordre de 6,59 % pour le béton ordinaire, et accroît pour les bétons de fibres en fonction du
dosage et de longueur arrivant à (6,64 - 6,76%) pour le béton qui contient de 0,5 à 1% de
fibres courtes, (6,70 - 6,86%) pour le béton qui contient de 0,5 à 1% de fibres longues.

2.3- La résistance à la compression

La Figure IV.7 montre la variation de la résistance à la compression de mortier de


plâtre renforcé par fibres de palmier dattier en fonction des longueurs des fibres.

78
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

14,00

13,00

12,00
Rc (Mpa)

11,00

10,00

9,00

8,00
10 20 30 40
Longueur de fibre L en (mm)

Figure IV.7: Variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre en fonction de


différentes longueurs de fibres.

On remarque, d’après la Figure IV.7, que l’augmentation de la longueur de la fibre


renforçant ne développe pas d’une manière remarquable la résistance à la compression de
mortier, ce qui été constaté d’après les résultats obtenus. Pour notre mortier il ya une légère
amélioration dans la résistance à la compression à partir les fibres de longueur de 10 mm, et
elle atteint une maximum pour fibres de longueur de 20 mm, puis il ya une diminution lente
pour les fibres de longueurs 30 mm et 40 mm. Cette constatation est due à l’influence de
longueur des fibres sur la maniabilité par leurs enchevêtrements.

Les différents chercheurs sont d’accord pour dire que les fibres n’apportent pas
d’amélioration appréciable en compression. Dans certains cas, on a une légère augmentation,
dans d’autres une légère diminution. Cette diminution peut être causée par une mauvaise
compacité due à un excès de fibres, ou à une mauvaise composition. Par exemple DJOUDI
[4] a trouvé que l’incorporation des fibres de palmier dattier dans le béton de plâtre apporte
une légère amélioration lorsque le pourcentage de fibres est faible et une diminution pour les
pourcentages supérieurs.

79
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

2.4- La résistance à la flexion

La Figure IV.8 montre la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier en fonction des longueurs des fibres.

6,00

5,50

5,00
Rf (Mpa)

4,50

4,00

3,50

3,00
10 20 30 40
Longueur de fibre L en (mm)

Figure IV.8: Variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre en fonction de


différentes longueurs de fibres.
La Figure IV.8 montre l’influence de la longueur des fibres sur la résistance à la
flexion de mortier fibré. Tout d’abord, on remarque clairement que la résistance à la flexion
augmente considérable avec tout les longueurs des fibres. Une nette amélioration pour les
fibres de longueurs de 10 mm et la résistance atteint le maximum pour les longueurs de 20
mm. Après, une diminution dans la résistance pour les longueurs 30 mm et 40 mm, ce qui
peut être traduit toujours par la perte de maniabilité qui due à un exercés de fibres et une
mauvaise répartition des fibres dans la pate augmentant la porosité et par conséquent une
diminution de la résistance à la flexion.
Par simulation, nous constatons que le mortier de plâtre a les mêmes propriétés du
mortier de ciment. Qui apparaît dans la recherche de [45] sur le mortier de ciment renforcé
par de copeau de bois. Il a été constaté que, pour un mortier à 2% avait une résistance à la
flexion que de 3/10 du mortier témoin c’est à dire trois fois plus.

80
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

2.5- Récapitulation

Après les expériences précédentes, nous pouvons noter que la longueur des fibres
influe sur les propriétés physiques et mécaniques du mélange, que ce soit dans l’état frais ou
solide.

Les fibres de longueur 20 mm donnent les meilleurs de résultats de résistance à la


compression et à la flexion. En tant ces fibres donnent des résultats acceptables dans la densité
et l'absorption de l'eau. Quant à la maniabilité, les mortiers renforcé par les fibres de longueur
de 20 mm présentent une bonne maniabilité et facilite la mise en ouvre.

VIII- La composition optimale de mortier de plâtre renforcé par fibres de


palmier dattier

Après toutes ces essais antérieurs que nous avons eus. Nous pouvons dire que nous
avons atteint une composition optimale pour un mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier, qui répondent aux différentes caractéristiques mécaniques et physiques et les
exigences nécessaires pour un matériau de construction, tel que ; la maniabilité, la résistance
à la compression et à la flexion, l’absorption d’eau et densité.

Notre composition de mortier de plâtre renforcé par fibre, Sur laquelle qui nous avons
effectué les essais de durabilité, sera comme suit :

Ø On prend le rapport E/(P+S) = 0,6;


Ø Le rapport de S/P est fixé à la valeur 0,5 ;
Ø On ajoute 6% de la chaux aérienne comme retardateur de prise.
Ø Pour les fibres : on prend des fibres des longueurs L = 20 mm et un pourcentage en
masse égale à 1,5%.

81
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

IX- Durabilité de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier

La synthèse bibliographique réalisée au chapitre II a mis en évidence qu’on général il


n’y a pas un problème de durabilité des fibres végétales dans la matrice de plâtre, nous
concentrerons principalement sur l’aspect des effets d’évaluation de temps, l’effet de cure et
l’effet de gel-dégel sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre.

Donc, nous effectuons ces essais sur les échantillons de mortier de plâtre renforcé par
fibres végétale de composition optimale.

IX.1- la variation de la résistance à la compression et à la flexion en fonction du


temps

Dans cette phase ; nous allons examiner l’influence d’évaluation du temps, sur les
propriétés mécanique de mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier, et cela
par la réalisation des essais sur des échantillons conservé dans l’aire libre de laboratoire. Pour
surveiller l’évaluation des résistances mécaniques dans le temps, on a utilisé les périodes :

7 j, 14 j, 28j, 56 j, et 90 j. Les résultats obtenus sont présentés sur le Tableau IV.3.

Tableau IV.3 : la variation de la résistance à la compression et à la flexion en fonction de


temps(j)
Age (jours) 7 14 28 56 90
Rc (kg/cm2) 8,39±1,42 13,78±1,52 13,86±0,91 14,01±1,52 14,13±1,84
Rf (kg/cm2) 4,88±1,07 5,74±1,13 5,83±1,02 5,86±1,77 5,89±1,67

Nous notons clairement que les deux propriétés soit la résistance à la flexion ou la
résistance à la compression, sont augmentés en fonction d’évaluation temps.

1.1- La résistance à la compression

La Figure IV.9 montre la variation de la résistance à la compression de mortier de


plâtre renforcé par fibres de palmier dattier en fonction de temps.

82
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

14,00

13,00
Rc (Mpa)

12,00

11,00

10,00

9,00

8,00
5,00 15,00 25,00 35,00 45,00 55,00 65,00 75,00 85,00
Durée (jours)

Figure IV.9 : variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


D’après la Figurefibres deon
IV.9, palmier dattierque,
remarque en fonction de temps.
la résistance à la compression augmente
progressivement en fonction du temps. Ceci peut s’expliquer par le développement du
phénomène du durcissement en fonction de temps.

On remarque que, il ya une nette amélioration dans la résistance à la compression, est


obtenue entre 7 jours et 14 jours, puis une léger augmentation entre 14 jours et 28 jours, après
quoi, la résistance croit sensiblement avec le temps jusqu’à atteint leur valeur maximale à
l’âge de 90 jours.

Ces résultats sont à l’opposé de ce qui a été trouvé par MOKHTARI [18], dans sa
recherche sur le mortier de ciment renforcé par des fibres de palmier dattier, il a trouvé,
qu’entre de 28 jours jusqu'à 90 jours, tous les mortiers présentent une évolution positive de la
résistance à la compression. Le mortier sans fibres reste le plus résistant. Après 90 jours, il
remarque qu’il y a eu une chute de résistance à la compression pour tous les mortiers de
fibres. Cela est probablement dû à la chute de durabilité des fibres dans la matrice cimentaire
(milieu alcalin) et à l’extension des micros fissures entre la fibre-matrice, à cause des
conditions climatiques chaudes et sèches. Par contre, le mortier classique a gardé sa résistance
à 90 jours presque constante.

83
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

En conséquence, nous concluons que, le problème de chute de durabilité soit des fibres
de palmier ou de l’ensemble fibre-pate de mortier de plâtre, n’est pas existé dans les
conditions de conservation normales.

1.2- La résistance à la flexion

La Figure IV.10 montre la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier en fonction de temps.

6,00

5,80

5,60
Rf (Mpa)

5,40

5,20

5,00

4,80
5,00 15,00 25,00 35,00 45,00 55,00 65,00 75,00 85,00
Durée (jours)

Figure IV.10 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction de temps.

Les fibres ont un rôle très important dans l’amélioration de la résistance à la traction et
la limitation de la propagation des fissures de composite de fibres en traction, surtout après
l’apparition de la première fissure.

En fait, la Figure IV.10, valide le paragraphe précédemment, et montre que, la


résistance à la flexion augmente progressivement en fonction du temps. Ceci peut s’expliquer
par, le développement du phénomène du durcissement et l’augmentation de l’adhérence entre
fibre-pate en fonction du temps.

84
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Nous remarquons qu’il ya une progression positive de la résistance à la flexion de


mortier de plâtre à base de sable de dunes renforcé par fibres de palmier dattier en fonction
du temps.

D’après les recherches de MOKHTARI [18], sur le mortier de ciment renforcé par les
fibres de palmier dattier, il a trouvé que, pendant la période de 28 à 90 jours tous les mortiers
étudiés présentent une progression positive dans la résistance. Mais au delà de 90 jours, il a
enregistré une chute dans la résistance à la flexion de tous les mortiers de fibres. Cela peut
être interprété par la chute de la durabilité des fibres dans la matrice cimentaire à base de CPJ,
aussi à la chute d’adhérence entre la fibre-matrice.

Donc, dans la matrice de mortier de plâtre à base de sable de dunes, le problème de


durabilité des fibres n’est pas rencontrer. C’est un résultat très favorable pour le renforcement
des plâtres par les fibres de palmier dattier.

IX.2- L’effet de gel-dégel sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier

Les conditions climatiques ont un impact direct sur les propriétés physiques et
mécaniques des matériaux de construction. Parmi ces facteurs climatiques, le phénomène de
gel-dégel. Afin d'étudier l'effet de ce phénomène sur le mortier de plâtre renforcé par des
fibres de palmier dattier, nous avons mené des essais sur des éprouvettes de notre mortier à
l’âge de 90 jours. Les résultats sont présentés à le Tableau IV.4 :

85
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Tableau IV.4 : la variation des propriétés mécaniques en


fonction des cycles de gel-dégel

Résistance à la Résistance à la
Nombre des
flexion Rf en compression Rc en
cycles (N)
(Mpa) (Mpa)

Avant gel-dégel
5,83±1,02 13,86±0,91

4,86±1,32 12,21±1,13
5

2,23±1,03 11,37±1,02
10

1,48±1,34 10,34±1,01
15

A partir le Tableau IV.4, nous notons que le phénomène de gel-dégel affecte


négativement sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier
dattier, puisque, on constate une diminution dans les résistances mécaniques, après les essais
de gel-dégel.

2.1- La résistance à la compression

La Figure IV.11 montre la variation de la résistance à la compression de mortier de


plâtre renforcé par fibres de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel.

86
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

14

13,5

13
Résistance après gel-dégel
12,5
Rc (Mpa)

Résistance avant gel-dégel


12

11,5

11

10,5

10
5 10 15
Nombre des cycles (N°)

Figure IV.11 : variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel.
D’après la Figure IV.11, nous constatons qu'il ya une chute de la résistance à la
compression de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier avec l'augmentation du
nombre de cycles, et aussi le taux de chute augmente avec l’augmentation du nombre de
cycles de gel-dégel. Nous remarquons que, Pendant les cinq premières cycles, il ya une
diminution dans la résistance d’ordre de 12 % par apport au mortier conservé dans les
conditions normale, et de 18 % après dix cycles, et après quinze cycles présente une chute à
l’ordre de 70 %.

Cet effet peut être attribué au l’ajout de fibres végétales dans le mortier de plâtre qui
crée des pores aléatoires et irrégulières au sein de la pâte, ces pores sont remplie d’eau
absorbé au moment d’essai, ceci est influencé sur la dégradation interne du matrice de mortier
de plâtre par l’effet de cycles gel-dégel.

Ces mêmes observations, sont trouvées par Mohamed [46] dans sa recherche sur le
béton auto plaçant renforcé par des microfibres végétales, il a constaté que, le béton auto
plaçant sans fibre résiste plus que le béton vibré pendant les 150 premiers cycles, le béton
vibré résiste mieux pendant les cycles suivants. Par contre, dés le début de test, l’endommage

87
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

du béton auto plaçant fibré, est plus important que celui du béton vibré fibré. De plus il a
constaté que les bétons fibrés sont plus sensibles que les bétons sans fibre.

2.2- La résistance à la flexion

La Figure IV.12 montre la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel.

6
5,5
5
4,5
Résistance après gel-dégel
4
Rf (Mpa)

Résistance avant gel-dégel


3,5
3
2,5
2
1,5
1
5 10 15
Nombre des cycles (N°)

Figure IV.12 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel.
D’après la Figure IV.12, on remarque clairement que l’effet de l’endommage d’essai
gel-dégel sur la résistance à la flexion est plus fort que leur effet sur la résistance à la
compression. Nous notons qu’ il ya une chute à l’ordre de 17 % sur les éprouvettes de
mortier de plâtre renforcé par fibre de palmier dattier soumis à cinq cycles de gel-dégel par
rapport au mortier conservé dans les conditions normales, et nous marquons une diminution à
l’ordre de 60 % après dix cycles, et après quinze cycle on a une chute de résistance à la
flexion à l’ordre de 70 %.

On peut expliquer cette chute dans la résistance à la flexion, que l’ajout des fibres dans
la pate crée des pores dans la pate, pendant l’essai de gel-dégel l’eau absorbé, peut engendrer
des contraintes à l’intérieur de mortier c’est- à dire l'eau augmente de volume et provoque une

88
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

pression hydraulique dans le réseau poreux qui conduit à la dégradation interne et à la


diminution d’adhérence fibre-matrice.

D’après Mohamed [46], l’endommage de béton auto plaçant fibré est plus sensible,
avec une variation de 0,4 au bout du 80eme cycle ; pour un béton auto plaçant sans fibre, ce
facteur atteint une valeur de 0,4 au 120eme cycle. Il remarque aussi que la diminution de la
résistance à la flexion est plus sensible que celle de la résistance à la compression. Le gel
interne altère avant tout l’interface pate-microfibre, dont la flexion caractérise l’état
d’endommagement plus que la compression.

IX.3- L’effet de séchage sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre


renforcé par des fibres de palmier dattier

Le plâtre reste aujourd’hui, parmi les matériaux de construction le plus économique de


ce fait le plus utilisé dans le domaine du bâtiment. Il répond aux critères de résistances
mécaniques et de durabilité, pour accélérer le processus de durcissement et l’accélération de
mise en ouvre des pièces de plâtre. A cet effet plusieurs solutions sont aujourd'hui employées
pour atteindre des résistances élevées au jeune âge (après la prise), à savoir l'utilisation de
séchage. L’objectif ici, c’est l’accélération le durcissement de plâtre frais et atteindre des
valeurs de résistances mécaniques élevées, dans quelques heures par un processus de séchage.

Pour étudier l’effet de séchage sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre
renforcé par des fibres végétales, on a confectionné des éprouvettes de notre mortier et puis
séchées à des températures 40 °C, 60 °C et 80 °C pour des périodes de cure 3, 7 et 24 heures,
après elles sont soumise à les essais mécaniques.

Le séchage est réalisé dans une étuve de laboratoire durant un temps nécessaire.

Le Tableau IV.5, présente l’effet de conditions de cure sur les propriétés mécaniques de
notre mortier.

89
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Tableau IV.5 : variation de propriétés mécaniques en fonction du temps de


séchage pour différentes température

Temps de Résistance à la Résistance à la


Température T (°C) séchage en flexion Rf en compression Rc en
(heures) (Mpa) (Mpa)
3 1,02±0,02 1,05±0,01
40 7 2,23±0,92 4,00±0,02
24 3,10±0,03 8,12±0,02
3 1,60±0,01 1,50±0,02
60 7 2,73±0,82 7,78±0,02
24 4,31±0,03 9,35±0,02
3 2,50±0,05 2,22±0,07
80 7 3,96±0,80 9,10±0,08
24 4,91±0,02 11,04±0,03

D’après le Tableau IV.5, on remarque que il ya une augmentation progressive dans les
résistances mécanique en fonction de l’augmentation de temps de séchage et augmentation du
degré de la température.

3.1- La résistance à la flexion

La Figure IV.13 montre la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour différentes
température.

90
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

6,00

5,00

Rf (Mpa) 4,00 40 °C
60 °C
3,00
80 °C
2,00

1,00

0,00
0 5 10 15 20 25 30
Temps de séchage (heures)

Figure IV.13 : la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour des différentes températures.

A partir de la Figure IV.13, on constate que la résistance à la flexion de notre mortier


améliore avec l’augmentation de la température et le temps de séchage.

Nous notons aussi que les deux courbes correspondant à la température de 40 °C et


60 °C, sont presque identiques. Mais la courbe correspondant à une température de 80 °C,
son comportement et ses résultats sont différents.

Pour une température de séchage 40 °C ou 60 °C, avec un temps de séchage de 24


heures, donnent une résistance à la flexion plus que le mortier conservé à l’air libre dans l’âge
de 7 jours, et pour un temps de séchage de 24 heures dans l’étuve avec une température de
séchage 80 °C, nous atteint une résistance à la flexion supérieure à celui pour un mortier
conservé dans des conditions normales dans l’âge 14 jours.

On peut expliquer les résultats précédemment que, la température accélère le mécanisme


de durcissement de mortier et augmente la liaison fibre-pate, ce que résultent une évaluation
remarquable dans la résistance à la flexion. Pour les températures 40 °C et 60 °C, on a des
résultats moins que la température 80 °C, due à la humidité conservé dans les fibres pour les
températures 40 °C et 60 °C qui a un effet défavorable sur la résistance à la flexion.

91
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Les mêmes essais menés par DJOUDI [4], sur sa recherche sur les plaques minces de
plâtre renforcé par fibres de palmier dattier, elle est trouvé que pour une température 80 °C, la
résistance à la flexion peut atteindre à 24 heures 98% de la résistance finale du matériau séché
à l’air ambiant du laboratoire pendant 14 jours.

3.2- La résistance à la compression

La Figure IV.14 montre la variation de la résistance à la compression de mortier de


plâtre renforcé par fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour des
différentes températures.

12,00

10,00

8,00
Rc (Mpa)

6,00 40°C
60°C
4,00
80°C
2,00

0,00
0 5 10 15 20 25 30
Temps de séchage (heures)

Figure IV.14 : la variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction du temps de séchage pour des différentes températures.

La Figure IV.14, montre clairement que, il ya une augmentation remarquable de la


résistance à la compression de notre mortier en fonction de l’augmentation de temps et la
température de séchage.

92
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Nous notons aussi que, les trois courbes sont presque identiques, et ont la même allure
d’évaluation. La résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier, pour les températures 40 °C, 60 °C, et 80 °C, a des valeurs très approches.

Où nous constatons que, pour une température de 80 °C à un temps de séchage de 24 heures,


la résistance à la compression atteint une valeur de 11.04 MPa, ce qui équivaut à 80% de la
résistance à la compression à 14 jours d’un mortier conservé dans l’air ambiant du laboratoire.
Cela est dû du fait que la chaleur accélère le processus de durcissement.

Au contraire, le béton c’est un matériau très sensible au traitement thermique. Ceci est
confirmé par BOUTIBA [46], dans ses recherches sur les procédures de durcissement le
béton, il est trouvé que, pour un béton chauffé à 60 °C ou à 80 °C à la vapeur ou sous l’eau
chaude avec 11 heures de traitement thermique, atteint les 75% des résistances du béton
témoin de 28 jours de durcissement normal. Mais, il remarque une chute dans la résistance
mécanique d’un béton traité thermiquement par rapport à un béton ayant durci dans les
conditions normales au voisinage de 10%.

3.3- L’effet de traitement thermique sur les propriétés mécaniques de mortier


de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier à long terme

Pour examiner l’effet de traitement thermique sur les propriétés mécaniques de notre
mortier, nous effectuions des essais sur des éprouvettes chauffées à 40 °C, 60 °C et 80 °C
avec 24 heures de traitement thermique, et puis conservé à l’air libre de laboratoire jusqu'à
l’âge de 28 jours. Les résultats obtenus sont comparées avec un mortier conservé dans des
conditions normales à même âge, elles sont illustrées dans le Tableau IV.6, la Figure IV.15
et la Figure IV.16.

93
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

Tableau IV.6 : la variation de propriétés mécaniques en fonction des


différentes températures

Résistance à la
Résistance à la
Température T(°C) compression Rc en
flexion Rf en (Mpa)
(Mpa)
Air ambiant 5,83±1,13 13,86±1,52

40 5,45±0,02 14,10±0,01

60 6,11±0,09 14,71±0,07

80 6,55±0,12 15,02±0,15

6,80
6,60
6,40
Résistance a prés 24h à l'étuve
6,20
Rf (Mpa)

Résistance à l'air ambiant


6,00
5,80
5,60
5,40
5,20
5,00
40 60 80
Température T(°C)

Figure IV.15 : la variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par


fibres de palmier dattier en fonction des différentes températures.

94
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

16,00

14,00 Résistance a prés 24h à l'étuve


Rc (Mpa)

Résistance à l'air ambiant

12,00

10,00
40 60 80
Température T(°C)

Figure IV.16 : la variation de la résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé


par fibres de palmier dattier en fonction des différentes températures.

A partir des figures représentées au dessus, nous constatons qu'il ya une amélioration
dans les propriétés mécaniques par rapport au mortier conservé dans les conditions normales.
Nous voyons clairement, que il ya un gain dans la résistance à la flexion de 1,15 pour un
mortier de plâtre chauffé 24 heures dans une température 80 °C et après conservation à l’air
libre par rapport à un mortier conservé dans des conditions normales, et pour même
température il ya un gain de 1,16 de résistance à la compression.

Cette technique est très importante, elle nous permet de produire des éléments en plâtre,
dans un temps très rapide, ont des propriétés mécaniques bien satisfaisantes, ce qui nous
permet de les mettre en service. Même dans le plan économique, cette technique est très
importante ; et elle nous offre un gain dans le temps c'est-à-dire de l’argent.

95
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

X- Conclusion

Cette partie est consacrée essentiellement à l’optimisation d’un mortier de plâtre


renforcé par fibres de palmier dattier à base de sable de dunes, puis à l’étude de durabilité de
ce mortier.
Les conclusions suivantes sont citées:

Ø La maniabilité de mortier frais renforcé par fibres végétales du palmier dattier, a


montré que celle-ci diminue lorsque le dosage et la longueur de fibres augmente.
Pour notre étude nous avons pris des quantités des fibres qui vérifient les critères de
maniabilité et les propriétés physiques et mécaniques.
Ø Les fibres végétales utilisées jouent un rôle similaire aux gros granulats dans le
comportement rhéologique de mortier de plâtre fibré à l’état frais.
Ø La densité de mortier de plâtre fibré par fibres de palmier dattier, décroit avec
l’augmentation du dosage et de la longueur de fibres.
Ø L’absorption de l’eau de mortier de plâtre fibré par fibres de palmier dattier, croit
avec l’augmentation du dosage et de la longueur de fibres.
Ø La résistance à la compression croit avec l’augmentation du dosage en fibres
utilisées et elle diminue pour les pourcentages et longueurs de fibres élevés à cause
la mise en œuvre.
Ø L’augmentation dans le dosage et la longueur de fibres améliore nettement la
résistance à la flexion par rapport un mortier non fibré, mais nous enregistrons une
chute pour certain dosage et longueur à cause la mauvaise mise en œuvre et
mauvaise orientation des fibres.
Ø Pour notre étude, nous avons pris des fibres de longueurs de 20 mm, et une fraction
de 1,5% de masse, qui ont plus répond à les critères de maniabilité, et donnent des
bonnes propriétés physiques et les meilleurs résultats mécaniques.
Ø A des conditions normales, le problème de durabilité n’existe pas dans notre mortier,
soit pour les fibres ou pour la pate-fibres. Puisque les fibres plongées dans une pâte
de plâtre ne sont pas exposés aux problèmes de dégradation des formes ou les
problèmes de chute de résistance. Au contraire, après les essais qui nous avons
effectué sur des éprouvettes de mortier de plâtre fibré, nous trouvons que il ya une
amélioration progressive en fonction du temps dans les résistances mécaniques soit à

96
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier

la flexion ou à la compression, cette amélioration est plus remarquable pour la


résistance à la flexion, où elle augmente de 5.83 MPa (28 jours) à 5.89 MPa (90
jours). Cela est dû, à l'évolution du processus de durcissement dans le temps et à
l'augmentation de la force d’adhérence entre fibre-matrice de plâtre.
Ø Les essais de gel-dégel, montrent un effet négatif de ce phénomène sur le mortier de
plâtre fibré. Où nous avons enregistré une chute des résistances mécaniques jusqu'à
7 fois après 7 cycles de gel-dégel. La présence des fibres augmente l'effet
défavorable de gel-dégel par les créations des pores aléatoires dans le mortier, ces
pores sont rempliés d’eau au moment d’essai qui crée des contraintes intérieures,
ceci conduit à la chute et perte des résistances mécaniques.
Ø Le traitement thermique influent favorablement sur les propriétés mécaniques du
mortier de plâtre fibré, elles améliorent les résistances à la compression et à la
flexion. On a pu atteindre pour un mortier chauffé à 80 °C et avec un temps de cure
de 24 heures, une amélioration qui peut atteindre 90 % des résistances à la flexion
et à la compression obtenues à 14 jours conservé à l’air libre de laboratoire.

97
Conclusions générale
et
recommandations
Conclusions générales et recommandations :

Conclusions générales et recommandations

I- Conclusions générales :

L’objectif principal de cette étude est d’apporter notre contribution à la valorisation des
matériaux de construction locaux et élargir le domaine de son utilisation de façon rationnel.
Les matériaux valorisés sont le sable de dunes, le plâtre et les fibres de palmier dattier qui se
trouvent en très grandes quantités dans le sud algérien. Dans ce domaine, il existe très peu de
travail de recherche à ce sujet localement à l’heure actuelle.

Ce travail de recherche est présenté en trios parties à l’issue de ces parties la


conclusion suivante est citée:

Dans la première partie, nous avons présenté la recherche bibliographique, qui a porté
à la fois sur :

• l’identification et caractérisation de différentes propriétés mécaniques et


physiques de plâtre, et leurs formes de présence et ses utilisations dans le
domaine de construction.
• Caractéristiques des fibres végétales, leur types et leur importance dans
l'amélioration des propriétés mécaniques des matériaux de construction.
• Les composites renforcés par fibres végétales et l’influence des fibres sur le
comportement et durabilité des composites et leur domaine d’application.
Les observations les plus importantes qui pourraient être cités :
• Malgré l'abondance naturelle de plâtre en Algérie, mais son utilisation est
limitée aux travaux secondaires ou décoratifs. Il peut également être utilisé
de plusieurs façons : comme une pate de plâtre pure, mortier de plâtre
(plâtre+sable) ou comme un béton de plâtre (plâtre+sable+agrégats).
• Actuellement, les fibres végétales sont devenues l'une des fibres les plus
importants pour renforcer les matériaux de construction. Cela est dû à leurs
propres caractéristiques et pour ses effets positifs sur l'environnement.

98
Conclusions générales et recommandations :

• Les composites renforcés par des fibres végétales, en appréciant par des
propriétés physiques et mécaniques excellentes, et même en termes de
permanence, ils donnent des bons résultats, Ainsi que leurs prix économique
par rapport à d'autres matériaux. Tout cela a conduit à l'expansion de leur
utilisation dans le domaine de la construction.
La deuxième partie traite l’identification et la caractérisation des différents matériaux
retenus dans le programme expérimental, ainsi la formulation de chaque mélange et présente
la méthodologie des essais et les mesures.
• Le plâtre utilisé est un plâtre de qualité, d’après sa teneur en Ca SO4, 2H2O.
• Le sable utilisé est à granulométrie contenue, siliceux et propre, notons que les
granulats siliceux donne les meilleures performances.
• La chaux utilisée possède deux types de calcites et joue un rôle important comme
retardateur de prise et aussi dans la stabilisation du milieu basique du plâtre après
la réaction de l’hydratation. Cela est très bénéfique pour éviter la corrosion des
armatures s’il existe.
• L’eau de gâchage est celle de robinet de faible salinité.
• Les fibres végétales du palmier dattier utilisées comme renforts, ont une texture
amorphe, elles ont une section pleine et les mêmes constituants que le bois, la
présence des enchevêtrements sur leur surface assure une bonne adhésion fibre-
matrice. Notre fibres, ont une masse volumique apparente faible et aussi un taux
d’absorbation d’eau élevée : il peut atteindre les 200 %, avec une moyenne
résistance à la traction.
• Pour atteindre la composition optimale de pâte de plâtre et de mortier de plâtre
qui donne les meilleures propriétés physiques et mécaniques. Nous avons effectué
une série des essais de compression sur pâte de plâtre et de mortier de plâtre afin
de déterminer la proportion optimale de chaque composant. Les remarques qui
nous avons apporté sont :

99
Conclusions générales et recommandations :

Ø Taux de présence d'eau dans une pate de plâtre a une influence


très important dans la détermination des propriétés physiques et
mécaniques finales de notre produit plâtré, que ce soit pour pâte
de plâtre pure ou pour mortier de plâtre.
Ø Le but essentiel d’utilisation de sable c’est l’aspect économique,
et l’ajout de sable conduit à une chute dans les résistances à la
compression et à la flexion.

En fin, la troisième partie. Une étude expérimentale a été menée sur des mortiers
préparés à partir de sable de dunes et renforcé par fibres du palmier dattier. Elle comporte
deux volets :

Dans un premier lieu de l’étude expérimentale, c’est l’ajout des fibres du palmier
dattier au mortier de plâtre dont le but de changer son comportement fragile à la traction. Le
point de départ c’est utilisé la composition qui nous avons trouvé précédemment, et après, on
a passé à la formulation de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier avec des
dosages variés pour un longueur fixé, puis on prend le dosage en masse optimale et on varie
dans les longueurs, en fin nous avons sélectionné un mortier de plâtre fibré optimale, qui a les
meilleurs propriétés surtout les propriétés mécaniques. L’analyse des résultats montre que :

• La formulation de mortier de plâtre par fibres de palmier dattier, ne nécessite pas


un réajustement de la composition utilisé, contrairement à la formulation des
bétons de ciment.
• Les fibres végétales comme autres fibres jouent un rôle similaire aux gros
granulats dans le comportement rhéologique de mortier de plâtre fibré à l’état
frais.
• Le comportement mécanique de mortier de plâtre fibré est totalement différent à
celui de mortier sans fibres.
• La résistance à la compression est augmentée légèrement, due à l’ajout des
fibres, mais pour les pourcentages et les longueurs élevés nous registrons une
chute. Cela est en accord avec la littérature. En effet, la majorité des auteurs
rapportent que l’ajout des fibres végétales au béton ou au mortier n’améliore pas
beaucoup la résistance à la compression.

100
Conclusions générales et recommandations :

• Il ya une croissance considérable dans la résistance à la flexion de mortier fibré.


Cela traduit par l’ajout de fibres du palmier dattier dans la matrice, améliore de
façon importante la ductilité du matériau, et améliore aussi le seuil de fissuration.

Dans le deuxième lieu de l’étude expérimentale, des essais de durabilité (essai de


compression et flexion à long terme, l’essai de gel-dégel, l’effet de traitement thermique), sur
le mortier de plâtre renforcé par des fibres du palmier dattier optimale.

• Dans les conditions normales, nous avons constaté une augmentation dans les
résistances mécaniques en fonction d’évaluation de temps, et aussi une amélioration
de l’enchevêtrement entre fibre-matrice. Les fibres maintiennent fortement leurs
caractéristiques morphologiques et mécaniques. Et cela est dû à l'absence d'éléments
chimiques qui attaquent les composants de fibres végétales incorporé dans le
mortier de plâtre, par contre les fibres incorporé dans une matrice du ciment
perdent une grande partie des caractéristiques, en raison du phénomène
d’alcalisation.
• L’essai de durabilité gel-dégel influe négativement sur la résistance à la
compression et à la flexion de mortier de plâtre fibré. La présence des fibres
augment cette effet négatif, dans les cas où nous rencontrons le phénomène de gel-
dégel pour limiter l’effet défavorable de cette phénomène sur le mortier de plâtre
fibré, nous recommandons par précaution d’utilisation des adjuvants anti gélif.
• Le traitement thermique de mortier de plâtre renforcé par fibres végétales joue un
rôle très important dans le développement rapide des propriétés mécaniques de notre
mortier dans un court temps, mais il ya une précaution d’utilisation de ce traitement
pour les mortiers de plâtre renforcé par fibres végétales, puisque la température
peut affecter la ductilité du matériau par ramollissement de la couche de lignite.
II- Recommandations :

La présente étude est un premier pas à la valorisation et d’élargir l'utilisation de


matériaux locaux de sud algérien dans la construction, nous recommandons de compléter
cette recherche par les axes suivants :
• Le comportement de mortier de plâtre renforcé par fibres du palmier dattier à la
traction direct, cisaillement, la fatigue, le fluage, et le retrait.

101
Conclusions générales et recommandations :

• Etude de la durabilité de mortier de plâtre renforcé par fibres du palmier dattier à


l’attaque extérieure des agents chimiques.
• Le comportement de notre mortier vis-à-vis de l’humidité.
• Réalisation d'études de faisabilité économique pour ces matériaux locaux par
rapport aux matériaux utilisés actuellement.

Nous aspirons que cette étude contribuera à une large diffusion des éléments à la base
de plâtre et mortier de plâtre renforcés par les fibres végétales de palmier dattier.

102
Bibliographie
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