RACHEDI Mokhtar
RACHEDI Mokhtar
N° d’ordre : ………
Mémoire N° de série : ………
Présenté en vue de l'obtention du diplôme de
MAGISTER
Spécialité : Génie civil
Option : Géo matériaux
Présente par :
RACHEDI Mokhtar
Ingénieur d’état en Génie Civil –U.A.T Laghouat
Thème :
Année 2013
Dédicace
M. RACHEDI
Remerciements
A tout le personnel de :
Ø Laboratoire LTP Sud de Ghardaïa.
Ø Laboratoire LGB de Ghardaïa.
Ø Laboratoire de recherche de Génie Civil de l’Université de
Laghouat.
Introduction …………………………………………………… 01
I-Introduction …………………………………………………… 26
II- Les propriétés des composites renforcés par des fibres
végétales …………………………………………………… 26
II.1- Propriétés à l’état frais…………………………………………………… 26
II.2- Propriétés à l’état durci…………………………………………………… 28
2.1- propriétés physiques …………………………………………………… 28
a) Densité …………………………………………………… 28
b) Absorption d’eau …………………………………………………… 29
c) Module de Young …………………………………………………… 30
2.2- propriétés mécaniques …………………………………………………… 30
III- Effet du blanchissement des fibres sur les propriétés
mécaniques des composites…………………………………………………… 36
IV- Durabilité des composites ……………………………………………………
renforcé par fibres végétales 37
V- Conclusion …………………………………………………… 40
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
I-Introduction …………………………………………………… 41
II- Caractéristiques des différents
……………………………………………………
matériaux utilisés 41
II.1- Sable des dunes …………………………………………………… 41
1.1-Masses volumiques …………………………………………………… 41
1.2- Analyse minéralogique……………………………………………………
du sable des dunes 42
1.3-Analyse chimique du sable ……………………………………………………
de dune 43
1.4-Analyse granulométrique ……………………………………………………
de sable de dune 43
1.5-Modules de finesse de sable……………………………………………………
de dune 44
1.6- Equivalent de sable …………………………………………………… 45
II.3- Eau de gâchage …………………………………………………… 46
II.4- Chaux …………………………………………………… 46
4.1- L’effet de chaux sur la……………………………………………………
prise de plâtre 46
4.2- L’effet de chaux sur pH……………………………………………………
de plâtre 47
4.3- Composition chimique……………………………………………………
de chaux 48
II.5- Fibres …………………………………………………… 49
5.1- les propriétés physiques et mécaniques des fibres de
palmier dattier …………………………………………………… 49
5.2- Compositions minéralogique
……………………………………………………
des fibres de palmier dattier 49
5.3- Microstructure des fibres
……………………………………………………
de palmier dattier 50
II.6- Plâtre …………………………………………………… 53
6.1- Compositions minéralogique
……………………………………………………
et chimique de plâtre 53
6.2- Propriétés essentiel de……………………………………………………
plâtre 54
III- Etude et composition de
……………………………………………………
mortier de plâtre 55
III.1- Plan de travail …………………………………………………… 55
III.3- Méthode d’essai …………………………………………………… 56
III-4 Etude la composition ……………………………………………………
de plâtre et mortier de plâtre 57
4-1 Détermination du rapport de E/P de pate de plâtre pure
…………………………………………………… 57
4-2 Détermination du rapport
……………………………………………………
de S/P de mortier de plâtre 58
4-3 Détermination du rapport ……………………………………………………
de E/(P+S) de mortier de plâtre 59
4-4 Etude de la variation de la résistance à la compression et à
la flexion de plâtre pure et mortier
……………………………………………………
de plâtre 61
4.4-1 Etude de la variation de la résistance à la compression
de plâtre pure et mortier de……………………………………………………
plâtre 61
4.4-2 Etude de la variation de la résistance à la flexion de pate
de plâtre pure et mortier de……………………………………………………
plâtre 62
IV- Conclusion …………………………………………………… 64
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de
palmier dattier
I-Introduction …………………………………………………… 65
II- Méthode expérimentale …………………………………………………… 65
III- Préparation de mortier ……………………………………………………
de plâtre 65
III.1- Formulation de mortier……………………………………………………
de plâtre sans fibre 66
III.2- Préparation des Fibres…………………………………………………… 66
III.3- Formulation de mortier……………………………………………………
de plâtre avec fibre 66
IV- Confections des éprouvettes
……………………………………………………
et conditions de conservation 67
V- Procédures des essais …………………………………………………… 67
V.1- Détermination de la masse
……………………………………………………
volumique 68
V.2- Essais d’absorption d’eau
……………………………………………………
par immersion 68
V.3- Essais gel-dégel …………………………………………………… 68
V.4- Essais de résistances mécaniques
…………………………………………………… 69
VI- Méthode de travail …………………………………………………… 69
VII- Etude de la composition de mortier de plâtre renforcé
par fibres de palmier dattier…………………………………………………… 70
VII.1- Variation des propriétés physiques et mécaniques du
mortier de plâtre renforcé par des fibres de longueur de 10
……………………………………………………
mm avec des différents pourcentages 71
1.1- La densité …………………………………………………… 71
1.2- L’absorption d’eau …………………………………………………… 72
1.3- La résistance à la compression
…………………………………………………… 73
1.4- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 75
1.5- Récapitulation …………………………………………………… 76
VII.2- Variation des propriétés physiques et mécaniques du
mortier de plâtre renforcé par différentes longueurs des fibres
pour un pourcentage de 1,5% ……………………………………………………
de fibres 76
2.1- La densité …………………………………………………… 77
2.2- L’absorption d’eau …………………………………………………… 77
2.3- La résistance à la compression
…………………………………………………… 78
……………………………………………………
2.4- La résistance à la flexion 80
2.5- Récapitulation …………………………………………………… 81
VIII- La composition optimale de mortier de plâtre renforcé
par fibres de palmier dattier…………………………………………………… 81
IX- Durabilité de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier …………………………………………………… 82
IX.1- la variation de la résistance à la compression et à la
flexion en fonction de temps…………………………………………………… 82
……………………………………………………
1.1- La résistance à la compression 82
……………………………………………………
1.2- La résistance à la flexion 84
IX.2- L’effet de gel-dégel sur les propriétés mécaniques de
mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier
…………………………………………………… 85
……………………………………………………
2.1- La résistance à la compression 86
2.2- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 88
IX.3- L’effet de séchage sur les propriétés mécaniques de
……………………………………………………
mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier 89
3.1- La résistance à la flexion
…………………………………………………… 90
3.2- La résistance à la compression
…………………………………………………… 92
3.3- L’effet de traitement thermique sur les propriétés
mécaniques de mortier de plâtre renforcé par fibres palmier
dattier à long terme …………………………………………………… 93
X- Conclusion …………………………………………………… 96
Conclusions générales et recommandations
…………………………………………………… 98
Références bibliographiques…………………………………………………… 103
Résumés
Résumé :
اﻟﻤﻠﺨﺺ
اﻟﮭﺪف اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ ﻣﻦ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ,ھﻮ ﺗﺜﻤﯿﻦ اﻟﻤﻮاد اﻟﻤﺤﻠﯿﺔ ) اﻟﺠﺒﺲ ,رﻣﻞ اﻟﻜﺜﺒﺎن و أﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ( ﻟﻤﻨﻄﻘﺔ اﻟﺠﻨﻮب
اﻟﺠﺰاﺋﺮي .وذﻟﻚ ﺑﺘﻮﺳﯿﻊ ﻣﺠﺎﻻت اﺳﺘﻌﻤﺎل ھﺬه اﻟﻤﻮاد ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﺒﻨﺎء .ﻓﺈﻧﻨﺎ ﻧﻼﺣﻆ رﻏﻢ ﺗﻮﻓﺮ اﻟﺠﺒﺲ ﺑﺼﻔﺔ ﻛﺒﯿﺮة ﺟﺪا إﻻ
أن اﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮫ ﯾﻘﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺾ اﻷﺷﻐﺎل اﻟﺜﺎﻧﻮﯾﺔ ﻣﺜﻞ اﻟﻄﻼء و اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﺘﺠﻤﯿﻠﯿﺔ ,ﻛﻤﺎ أن رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن و أﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ
واﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ ﻣﯿﺪان اﻟﺒﻨﺎء ﻧﺎدر ﺟﺪا.
ﻣﻦ ﺧﻼل ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ﺗﻢ إﺿﺎﻓﺔ رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن وأﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ إﻟﻰ اﻟﺠﺒﺲ و ذﻟﻚ ﻣﻦ اﺟﻞ إﯾﺠﺎد ﻣﻼط ذو ﺧﺼﺎﺋﺺ
ﻓﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ و ﻣﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ﺗﺴﻤﺢ ﺑﺎﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮫ ﻣﻦ ﻣﺠﺎل اﻟﺒﻨﺎء.
أوﻻ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﺿﺎﻓﺔ اﻟﺮﻣﻞ ﻟﻠﺠﺒﺲ ﻓﻜﺎﻧﺖ أھﻢ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻛﻤﺎ ﯾﻠﻲ :
ﺛﺎﻧﯿﺎ ﺗﻢ اﺿﺎﻓﺔ اﻻﻟﯿﺎف ﻟﻤﻼط اﻟﺠﺒﺲ ,ﻓﻜﺎﻧﺖ اھﻢ ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻛﻤﺎﯾﻠﻲ:
اﻣﺎ ﺗﺠﺎرب اﻟﺪﯾﻤﻮﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻼط اﻟﺠﺒﺲ اﻟﻤﻌﺰز ﺑﺎﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ اﻋﻄﺖ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﺎﻟﯿﺔ:
زﯾﺎدة ﻓﻲ ﻣﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻠﻀﻐﻂ و ﻟﻼﻧﺤﻨﺎء ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ,ﻣﻊ ﺣﻔﺎظ اﻷﻟﯿﺎف ﻋﻠﻰ ﺧﺼﺎﺋﺼﮭﺎ. -
ﺗﺠﺮﺑﺔ اﻟﺘﺠﻤﺪ ﻟﮭﺎ آﺛﺎر ﺳﻠﺒﯿﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ﻟﻠﻤﻼط. -
ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﻼط ﺑﺎﻟﺤﺮارة ﻟﮭﺎ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺟﯿﺪة ,ﺗﺴﻤﺢ ﺑﺘﺴﺮﯾﻊ ﻋﻤﻠﯿﺔ اﻻﻧﺘﺎج و ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ زﯾﺎدة ﻓﻲ اﻟﻤﺮدود اﻟﻤﺎدي. -
ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﯿﮭﺎ ,ﯾﻤﻜﻦ اﺳﺘﻌﻤﺎل ﻣﻼط اﻟﺠﺒﺲ اﻟﻤﻌﺰز ﺑﺎﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ ﻓﻲ ﻣﯿﺪان اﻟﺒﻨﺎء وذﻟﻚ ﺑﺎﻧﺘﺎج اﻟﻮاح
اﻟﺠﺪران ﻣﺴﺒﻘﺔ اﻟﺼﻨﻊ ,ﺳﻮاءا ﻛﺎﻧﺖ ﺟﺪران ﺣﺎﻣﻠﺔ او ﻟﺘﻐﻄﯿﺔ اﻟﻮاﺟﮭﺎت.
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﺪﻻﻟﯿﺔ :اﻟﺠﺒﺲ ,رﻣﺎل اﻟﻜﺜﺒﺎن ,اﻟﯿﺎف اﻟﻨﺨﯿﻞ ,اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ,اﻟﺪﯾﻤﻮﻣﺔ .
I
Résumé :
Résumé
L'objectif principal de cette étude c’est la valorisation des matériaux locaux (plâtre, sable de dunes et
les fibres de palmier dattier) pour la région du sud algérien, élargir le domaine de l'utilisation de ces matériaux
dans la construction. Nous notons que malgré l'existence énorme de gypse, mais son utilisation est limitée à
certains travaux secondaires tels que les enduits et les éléments de décor. Le sable des dunes et les fibres de
palmier, son utilisation dans le domaine de la construction sont très rare.
Au cours de cette étude, il a été ajouté le sable de dunes et les fibres de palmier au plâtre, afin de trouver un
mortier ayant des propriétés physiques et mécaniques qui permettent son utilisation dans la construction.
Tout d'abord, nous avons ajouté le sable au plâtre, nous avons conclue les résultats suivants:
Deuxièmement, nous avons ajouté les fibres au mortier de plâtre, les résultats conclus sont les suivants:
Les essais de durabilité sur le mortier de plâtre renforcé par les fibres de palmier dattier donnent les
résultats suivants :
A partir de résultats obtenus, on peut utiliser le mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier
dans le domaine de constructions sous plusieurs formes tel que les plaques des murs préfabriqué, quelque soit
pour les murs porteurs ou les plaques de couvertures des façades.
Mots clés : plâtre, sable de dunes, les fibres de palmier dattier, la résistance mécanique, durabilité.
II
Résumé :
Abstract
The aim of this study is the use of local materials (plaster, sand dunes and date palm fiber) for the region of
southern Algeria. By expand areas of the use of these materials in the field of construction. Despite the large
ament of gypsum, its use is limited to some secondary operations like coatings and decorative elements. The
sand dunes and palm fiber, its use in the construction are very limited.
In this study, the sand dunes and palm fiber was added to plaster, to find the mortar that has physical and
mechanical properties that allow its use in construction.
The durability tests on mortar plaster reinforced with date palm fibers show the following results:
- Increase in compressive strength and flexural strength, and fiber keep the same shape and properties
- The freeze-thaw test has an adverse effect on the mortar of plaster reinforced,
- Heat treatment mortar of plaster reinforced gives good results, and allows us to accelerate the
production process that is to say an increase in the monies.
From the results obtained, we can use the plaster mortar reinforced with fibers of date palms in the field of
constructions in various forms such as plates prefabricated walls, regardless of load-bearing walls or cover plates
facades.
III
Liste des figures :
Figure I.5 : Influence du rapport E/P sur la résistance à la compression avec S/P=0,5……..14
Figure II.4 : Courbes du comportement typique d’un échantillon de ciment pur (1) et d’un
composite ciment/fibres de chanvre (2) en flexion 3 points………………………………….31
IV
Liste des figures :
Figure II.5 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de jute sur les propriétés du
composite……………………………………………………………………………………..32
Figure II.8 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de sisal sur les propriétés
mécaniques en flexion des composites à matrice de plâtre…………………………………...35
Figure II.11 : Effet des cycles de vieillissement sur le comportement mécanique en flexion 3
points de ciment renforcé par des fibres de conifères naturel………………………………...39
Figure III.7 : Diffractogramme de la poudre de fibre du palmier par les rayons X…………54
V
Liste des figures :
Figure III.10 : Influence de E/P sur la résistance mécanique à la compression de pâte plâtre
pure……………………………………………………………………………………………58
VI
Liste des figures :
Figure IV.10 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction de temps………………………………………………………84
Figure IV.12 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel……………………………………….88
VII
Liste des tableaux :
Tableau III.4 : Analyse chimique de la poudre des fibres calcinées à 400 °C………………49
Tableau III.7: Influence d’E/P sur la résistance mécanique à la compression de plâtre pure.57
VIII
Liste des tableaux :
Tableau IV.4 : la variation des propriétés mécaniques en fonction des cycles de gel-dégel...86
IX
Liste des photos :
Photo I.1- Image MEB des plâtres prestia (usine Meriel du groupe Lafarge) obtenus
respectivement par voie humide (α) et par voie sèche (β)…………………………………..…6
Photo III.2 : Observation d’une coupe transversale de la fibre du palmier par MEB……….51
Photo III.3 : Observation d’une vue longitudinale de la fibre du palmier par MEB………...52
Photo III.4 : Observation des pores dans la fibre du palmier par MEB……………………...52
Photo III.5 : Observation d’une vue tangentielle de la fibre du palmier par MEB…………..53
X
Liste des symboles :
P : Plâtre.
S : Sable.
λ : Conductivité thermique
Rc : Résistance à la compression.
Rf : Résistance à la flexion.
E : Module d’élasticité.
d : La densité.
W : Absorption d’eau.
T : Température de cure.
t : Temps de cure.
XI
Introduction
Introduction :
L’Algérie, surtout le sud, est riche en matériaux naturels, qui peut être utilisé
directement dans le domaine de la construction alors il faut bien étudier leurs propriétés afin
d'étendre leur utilisation. Parmi ces matériaux, qui peuvent être exploités, et que nous allons
étudier, le plâtre, sable de dune, et les fibres du palmier dattier.
La plupart des pays du monde souffrent d'une pénurie des ressources en granulats, ce qui
nous pousse à chercher des solutions permettant la valorisation de ces matériaux disponibles
localement en abondance et d’essayer de les utiliser dans différents domaines de construction.
En Algérie, le sable des dunes constitue un énorme gisement surtout au sud, mais son
utilisation dans le domaine de la construction est très limitée. Donc, il faut faire des études
rigoureuses pour intégrer le sable de dune dans les composants de base des matériaux de
construction.
1
Introduction :
Le premier chapitre est une recherche bibliographique qui se divise en deux parties :
2
Introduction :
Dans le troisième chapitre, nous avons étudie les principales propriétés physiques et
chimiques de nos matériaux de base : le plâtre, le sable de dune, et les fibres de palmier
dattier. et nous étudions aussi la composition optimale de pate pure de plâtre et le mortier de
plâtre de sable de dunes.
Le quatrième chapitre concerne l’étude de mortier de plâtre renforcé par les fibres de
palmier dattier. Au début, on a utilisé la composition optimale que nous avons trouvé
précédemment, et déterminé la fraction massique et la longueur des fibres optimales. Ensuite,
on a étudié le matériau sélectionné à les essais de gel-dégel, l’effet de séchage à court et long
terme.
Enfin, nous présentons une conclusion générale sur l’étude élaborée et cela d’après les
résultats expérimentaux obtenus, tout en donnant des recommandations à les prendre en
considération dans les prochaines recherches et cela pour une meilleure exploitation de ce
matériau.
3
Chapitre I
Généralités sur plâtre et les
fibres
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
I-Introduction
Le plâtre est un des plus vieux matériaux de construction utilisé par l’homme, les
premiers signes d’emploi de plâtre remontent à environ 9000 ans, sous forme de support pour
fresques murales (fouilles en Anatolie). La faible température nécessaire à la production de
poudre de plâtre et l’abondance de gypse naturel dans la nature expliquent cette ancienneté
d’utilisation.
II.1-Origine
La pierre de plâtre est un sulfate de calcium qui se trouve dans la nature sous deux
formes :
- L'anhydrite, ou sulfate de calcium anhydre, assez rare, qui répond à la formule chimique
CaSO4.
- Le gypse, ou sulfate de calcium à deux molécules d'eau, di hydraté, très abondant, qui répond
à la formule chimique CaSO4,2H2O.
Le mot plâtre désigne à la fois le matériau de structure solide (plâtre pris) et la poudre qui
permet de l'obtenir, cette poudre (sulfate de calcium hémi hydraté, CaSO4, 1/2H2O) s'obtient
en déshydratant du gypse, selon la réaction [2]:
4
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
II.2-Fabrication de plâtre
Après extraction des mines, le gypse est broyé puis cuit dans des fours à lits fluidisé ou
à flammes directes. Soumis ainsi à l'action de la chaleur, il perd tout ou une partie de son eau
de cristallisation et conduit à une série de produits partiellement hydratés ou anhydres.
Selon les conditions de pression et de vapeur d'eau imposées, on distingue deux principes de
cuisson :
ü La Cuisson par voie sèche (la plus utilisée, car moins coûteuse), est réalisée à la
pression atmosphériques ou sous une faible pression partielle de vapeur d'eau. Vers des
températures de 140 à 170 °C, l'eau du gypse s'élimine à l'état de vapeur sèche et donne
un solide microporeux constitué d'un assemblage de microcristaux, (figure I.1), c'est
l'hemi hydrate β, il nécessite un taux de gâchage e/ p < 0,6 . Il s'agit du composé
principal de plâtres courants utilisés en tant que matériau de construction. Par
chauffage vers 400 à 600 °C on obtient de l'anhydrite II, (CaSO4).
ü La Cuisson par voie humide qui s'effectue sous pression saturante de vapeur d'eau dans
des autoclaves sous 2 à 7 bars pendant quelques heures. Le produit obtenu est
l'hemihydrate α, il nécessite un taux de gâchage faible e/ p= 0,4 et donne des plâtres
dits "durs" ayant de très bonnes résistances mécaniques. Les plâtres courants qui se
présentent sous forme d'une poudre blanche sont constitués soit :
§ d'hemihydrate β (CaSO4, 2/1 H2O ) qui est le principal constituant des plâtres, la
formule correspondant à 93,79% de sulfate de calcium CaSO4 et 6,21% d'eau de
cristallisation.
§ d'un mélange d'hemihydrate β avec de l'anhydrite II (CaSO4) dans la proportion
d'environ 2/3 d'hemihydrate et 1/3 d'anhydrite II, il est à noter que plus la proportion
d'anhydrite II est importante plus le durcissement est étalé dans le temps.
§ d'hemihydrate α, compact, cristallin, faiblement soluble dans l'eau
5
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
Photo I.1- Image MEB des plâtres prestia (usine Meriel du groupe Lafarge) obtenus
respectivement par voie humide (α) et par voie sèche (β) [2].
Les principaux types de plâtres commercialisés ainsi que leurs utilisations les plus
courantes bien que non exhaustives sont en fonction des différentes variétés suivantes :
• Plâtres gros qui ont une forte granulométrie. Le refus au tamis de 800 μ pouvant être
compris entre 5 et 20%. Ils peuvent être utilisés purs ou additionnés soit de sable, soit
d'un mélange de sable et de chaux, et servent en principe pour la première couche des
enduits, pour effectuer le dressage des murs et plafonds, pour exécuter des remplissages
en forte épaisseur des scellements etc.
• Plâtres fins à enduire, pour lesquels le refus au tamis de 800 μ est inférieur a 1% et
celui au tamis de 200 μ est de l'ordre de 25%. Il existe plusieurs types, soit normaux, ou
présentant une très haute dureté (T.H.D) ou encore allégés à la perlite. Ces plâtres se
gâchent généralement dans un rapport e /p voisin de l'unité. Ils peuvent être appliqués
manuellement ou projetés mécaniquement.
L'industrie plâtrière fournit également des plâtres à usages particuliers, c'est ainsi que
l'on trouve les plâtres à briqueter, destinés au montage des cloisons de distribution, les plâtres
chaux de surfaçage, ainsi et surtout les plâtres pour préfabrication, essentiellement utilisés pour
la fabrication de carreaux de plâtre, d'éléments de cloison en plaques de parement [2].
6
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
4.1- Prise
7
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
a) Accélérateurs de prise
b) Retardateurs de prise
Pour de nombreuses utilisations dans le bâtiment, l’art ou l’industrie, il est
nécessaire de retarder la prise du plâtre pour permettre un travail plus facile. Plusieurs
mécanismes peuvent être mis en jeu :
- diminution de la vitesse de dissolution des phases anhydres ;
- diminution de la solubilité des phases anhydres ;
- adsorption d’ions à la surface des cristaux de gypse en cours de croissance et incorporation
de ces ions dans leur réseau ;
- formation de complexes limitant la diffusion vers les cristaux de gypse.
Les principaux retardateurs de prise sont les phosphates alcalins et d’ammonium, les acides
organiques et leurs sels solubles (par exemple l’acide citrique et les citrates), les protéines
dégradées. En général, l’efficacité des sels d’acides organiques suit la séquence : H+ > K+ >
Ca2+ [3].
c) Épaississeurs et rétenteurs d’eau
Les épaississeurs, en augmentant la consistance de la pâte de plâtre, permettent
d’avancer le début d’emploi du plâtre. Un épaississeur bien connu est l’amidon.
Généralement, ces produits ont aussi un effet retardateur de prise limité ; associés à des
retardateurs plus puissants, ils permettent d’utiliser la pâte dès la fin du gâchage et
d’augmenter la durée d’emploi. Ils facilitent en outre la mise en oeuvre. Épaississeurs et
rétenteurs ont permis le développement des plâtres modernes à long temps d’emploi et des
plâtres projetés.
Certains épaississeurs sont également rétenteurs d’eau, c’est-à-dire qu’ils retiennent dans la
pâte, en empêchant son évaporation ou son absorption par le support, une certaine quantité
d’eau qui permet au plâtre de s’hydrater normalement durant la prise.
8
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
L’absence de rétenteur d’eau conduirait au grillage du plâtre simplement retardé appliqué sur
son support.
Parmi les produits épaississeurs, rétenteurs d’eau, citons les éthers cellulosiques employés
depuis les années 1960 : méthylcellulose (MC), carboxyméthylcellulose (CMC), et les autres
dérivés hydroxyéthylcellulose (HEC), hydroxyproprylcellulose, etc [3].
4.2- durcissement
Le processus de durcissement comporte trois phases :
- Dissolution des produits du semi-hydrate de Ca ;
- L’hydratation du semi-hydrate aboutissant à la formation du double hydrate de Ca ;
- La cristallisation de l’hydrate.
9
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
suivantes sont limitées aux bruits aériens. L’acoustique obéit naturellement à des lois
théoriques, mais dans les applications qu’on en fait, au plan pratique, elle relève davantage de
l’art que de la science par les soins qu’elle exige, par les précautions sans lesquelles en
particulier la moindre faille, le moindre pont phonique risquent d’en anéantir les résultats
puisqu’un tel pont suffit à permettre la transmission des vibrations des ambiances qu’il met en
communication.
4.5-Résistance au feu
L’une des propriétés les plus caractéristiques du plâtre est son comportement
remarquable au feu, qui a été reconnu et éprouvé de tout temps. Cette protection a pu autrefois
être obtenue grâce à de larges garnissages de plâtre remplissant complètement les intervalles
séparant les éléments de construction. Elle peut aussi consister en enduits projetés de plâtres
spéciaux (spécial feu) ou en enduits traditionnels comportant, de préférence, une armature
légère de solidarisation ancrée sur l’ouvrage voir le tableau [I.3].
Le plâtre peut être utilisé dans le génie civil sous forme de pate pure, en mortier ou en
béton.
10
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
Les courbes ci-dessous donnent l’influence du rapport E/P sur la densité et sur la
résistance mécanique de la pate pure du plâtre.
a) La densité
11
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
On remarque que le rapport E/P influe directement sur les propriétés de produit résultant
où lorsque le rapport E/P élevé provoque une porosité élevé. Le matériau devient moins dense
d’où une chute sur les résistances mécaniques.
Selon [5] pour l’obtention une meilleur ouvrabilité et une résistance satisfaisante,
recommande l’utilisation d’un rapport E/P= 0,6.
Le mortier de plâtre résulte d’un mélange bien homogénéisé de plâtre, de sable et d’eau.
Les études C.N.E.R.I.B imposent les limites des caractéristiques que doit avoir le sable utilisé
aussi bien dans le mortier que dans le béton de plâtre.
Le sable siliceux doit être préféré au sable calcaire en raison de sa moindre capacité
d’absorption d’eau. Il doit être à granulométrie régulière contenue, et contenir un faible
pourcentage des fines [5].
12
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
La courbe ci-dessous montre que le rapport S/P influe directement sur la compression du
mortier de plâtre.
Le C.N.E.R.I.B [5] montre que les résistances mécaniques en compression les plus
satisfaisantes ont été obtenues pour les sables intégrés dans le fuseau granulométrique donnée
dans la Figure I.4 et l’utilisation d’un rapport S/P=0,5 en poids équivalent à S/P=0,4 en
volume.
13
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
14
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
L’absence d’une méthode universelle dans la formulation des bétons de plâtre, pour
cela il faut respecter les recommandations des travaux du C.N.E.R.I.B à la formulation de
béton de plâtre.
• 1 sac de plâtre : 40 Kg ;
• Gravier 5/15 : 60 à 80 Kg ;
• Chaux éteinte : 1 à 1,5 Kg ;
• Eau : 16 à 24 L ;
• S/P : = 0,5.
Ce parti a pour but d’avoir l’effet de l’incorporation des graviers dans le béton de plâtre
sur les propriétés mécaniques par apport les mortiers de plâtre.
a) Résistance à la compression
La variation de la résistance à la compression en fonction du pourcentage de
graviers est montrée sur la figure ci-dessous.
15
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
b) Résistance à la flexion
16
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
La figure I.7 montre, que la résistance à la flexion des bétons de plâtre pour
différents pourcentages de graviers varie d’une façon irrégulière avec l’augmentation du
pourcentage de graviers, ce qui implique que la résistance à la flexion des bétons de plâtre est
liées à la bonne adhérence entre le liant et les agrégats et d’un parfait enrobage.
L’utilisation de plâtre est très facette dans le domaine de génie civil. On peut citer
certain application moderne :
SOLTANE [6] présente le prototype réalisé à Biskra avec les éléments suivants :
17
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
ZUBER [8] sur la recherche d’un procédé de construction destiné à la zone tropicale
sèche donne les éléments en mortier de plâtre suivants :
ALDEBERET [9] pour la rénovation des salles d’exposition du grand Louvre, a choisi le
plâtre sous multiples formes :
III- conclusion
A partir de cette étude bibliographique on peut conclure qu’on peut améliorer les
propriétés du plâtre, surtout les propriétés physiques et mécaniques par l’ajout d’additifs :
18
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
I-Introduction
II.1- Définition
Une fibre végétale est une expansion cellulaire morte qui est composée
principalement de cellulose, d’hémicelluloses, de lignine et de pectines. Elle est soit isolée
soit regroupée avec d’autres en un faisceau [10].
Il est primordial de ne pas confondre fibre unitaire (ou fibre élémentaire) et faisceau
de fibres. Une fibre unitaire correspond à une cellule élémentaire fibreuse, qui, regroupée
avec d’autres, forme un faisceau de fibres ; le lien interstitiel entre les fibres unitaires étant
composé principalement de pectines et d’hémicelluloses (Photo I.2). Ce sont généralement
ces faisceaux de fibres qui sont communément appelés « fibres végétales » [11].
19
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
Une fibre végétale est caractérisée par sa finesse et sa forme allongée par rapport à son
diamètre. La plupart des fibres végétales mesurent entre 10 et 150 mm de long pour un
diamètre de 10 à 50 μm, soit un rapport longueur sur diamètre compris entre 10 et 100
[12, 13].
Les fibres végétales peuvent être issues de différentes parties de la plante : des graines (poils
séminaux), de la tige ou du tronc (fibres libériennes), des fruits (enveloppe) ou des feuilles
(figure I.8). Le bois est un cas particulier (composition, structure, etc.) qui doit être traité
séparément [14, 15].
Les fibres végétales ont des structures biologiques principalement composées de cellulose,
hémicelluloses et de lignine. Dans une proportion beaucoup plus faible, elles contiennent
aussi des extractibles, des protéines et certains composés inorganiques. Contrairement aux
autres composantes des fibres qui possèdent une structure amorphe, la cellulose possède une
20
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
structure en grande partie cristalline. La cellulose cristalline est l’un des polymères ayant le
module d’élasticité le plus élevé, soit environ 136 GPa à comparer au 75 GPa de la fibre de
verre. Cette rigidité provient de la structure cristalline qui suit un agencement
supramoléculaire hélicoïdal très ordonné. Il est important de noter que cette structure
moléculaire particulière entraîne lors d’une élongation des fibres, un couplage torsion/traction
qui peut avoir des conséquences sur l’interface, sur la déformation ou sur les mécanismes de
rupture du composite. A l’intérieur de la fibre, les chaînes cellulosiques sont réunies en micro
fibrilles qui en s’agglomérant forment des fibrilles sur plusieurs couches. L’angle qui existe
entre ces éléments très structurés et l’axe de la fibre conditionne la rigidité de la fibre. Les
liaisons hydrogènes qui s’établissent le long et entre les chaînes cellulosiques sont à la base
des bonnes propriétés des fibres cellulosiques. Ce ces différences, constitutives ainsi
qu’anatomiques, qui vont donner la grande variabilité des propriétés physico-mécaniques des
fibres naturelles [16].
Les fibres végétales sont caractérisées par leur composition chimique qui influe
énormément sur la durabilité et spécialement dans les milieux alcalins. La composition
chimique des fibres végétales est formée de trois principaux constituants à savoir : la
cellulose, l’hémicellulose et la lignine [17].
21
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
a) La Cellulose
b) Hémicellulose
L’hémicellulose présente dans toutes les parois de ces fibres, est un polysaccharide
à chaîne courte ramifiée et repliée sur elle même. C’est le constituant responsable de
l’élasticité des fibres et qui permet aux parois de s’allonger pendant la croissance [18].
c) Lignine
La lignine constitue la colle qui lie les fibres végétales entre elles ainsi que leurs
parois. C’est un polymère tridimensionnel provenant de la copolymérisation de trois alcools
phénylpropènoïques [18].
Composition (%)
Fibres
Cendre Cellulose Hémicellulose Lignine
Jute 7.6 63 - -
22
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
Généralement une fibre végétale est caractérisée physiquement par son diamètre sa
densité et sa teneur en eau et le pourcentage d’absorption d’eau. Et elle est caractérisée
mécaniquement par sa résistance à la traction, son élongation à la rupture et son module
d’élasticité.
BLEDZKI et GASSAN [17], dans leur étude concernant les fibres végétales, ont
constaté que la résistance à la traction et le module d’élasticité des fibres végétales sont
proportionnelle à le teneur en cellulose. Ainsi, ils ont remarqué que la résistance dépend de la
forme spirales des filaments, ils constatent que les fibres à grand angle spiral ont une grande
déformabilité, mais une faible résistance, tandis que les fibres à faible angle spirale ont une
faible déformabilité et une grande résistance.
Nous remarquons sur le tableau I-6 que la densité de ces différentes fibres est très
rapprochée, tandis que leurs résistances à la traction et leurs modules d’élasticité sont très
variable. Cela est dû à la variation de leurs compositions chimiques et leurs textures et
spécialement l’orientation de leurs filaments et leurs angles spirales.
23
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
L'application des fibres dans la fabrication de panneaux de construction est avant tout
fonction des prix relatifs et elle est possible lorsque les fibres sont produites à un coût
inférieur à celui de la fabrication de copeaux de bois. Dans la plupart des cas, la quantité de
colle synthétique ou de résine nécessaire pour le compactage des fibres en des panneaux
solides est supérieure à celle qui doit être employée pour les fibres ligneuses. Cela fait
augmenter les coûts de production des panneaux, mais en améliore également la qualité
écologique. Les enduits, les peintures et les adhésifs, qui sont le plus souvent à base de
produits pétrochimiques, sont nécessaires pour renforcer la durabilité des éléments de
construction renouvelables. Pour améliorer les performances écologiques des matériaux
renouvelables, il conviendrait donc d'appliquer des vernis, des peintures et des enduits à base
d'huiles végétales. De la même façon, les résines naturelles d'origine végétale, comme la
lignine et les furanes, devraient être développées en vue d'une production à l'échelle 10
commerciale, et pouvoir ainsi être utilisées comme agglomérant pour les panneaux et entrer
dans la composition des enduits protecteurs [19].
Les fibres végétales constituent une alternative intéressante aux fibres de verre en
raison de leur recyclabilité. Ces fibres présentent de nombreux avantages comme renfort de
matériaux composites. En revanche, certains inconvénients peuvent être un frein au niveau du
développement industriel. Les principaux avantages et inconvénients sont rassemblés dans le
tableau I-7 ci-dessous :
24
Chapitre I : Généralités sur plâtre et les fibres
Demande peu d’énergie pour être Pour des applications industrielles, demande
produite la gestion d’un stock
III- conclusion
L'utilisation de fibres végétales dans le domaine de génie civil est expansé et prendre
un champ très large d'application, en particulier dans les pays développés. Compte tenu des
caractéristiques physiques et mécaniques, ainsi que grâce à la disponibilité dans la nature et
ses propriétés renouvelables.
Mais dans notre pays, nous constatons le manque et l'utilisation limitée de la fibre dans le
domaine de génie civil, malgré sa disponibilité et sa diversité, il existe plusieurs types de
fibres, y compris: copeaux de bois, Alfa et fibre de palmier. Celui qui doit profiter de cette
matériaux locaux, d'une valeur et d'augmenter et valoriser le niveau d'utilisation.
25
Chapitre II
Les composites renforcés par
fibres végétales
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
I-Introduction
II- Les propriétés des composites renforcés par des fibres végétales
26
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
acides sacchariniques, agents retardateurs de prise [30] cité par [Link] [25], explication
reprise pour lequel la prise du ciment serait inhibée par des oligosaccharides produits par la
dégradation de l’hémicellulose en milieu alcalin.
L’influence de molécules organiques sur la prise du plâtre n’a été étudiée que dans le
but de maîtriser les temps de prise et de les adapter aux méthodes de mise en œuvre. On
mentionne souvent que le pH influe sensiblement sur les temps de prise ; Pascal [31] modère
cette affirmation en montrant que cela dépend également de la substance introduite. Le pH n’a
pas d’influence dans le cas du sucre ; à l’inverse, l’effet de l’acide tartrique augmente avec le
pH. Certains produits, comme l’acide citrique, présente une plage optimale d’influence. En
parallèle, Pascal observe des cristallites de gypse déformés, plus massifs, ce qui
s’accompagne une chute des résistances mécaniques.
Afin d’identifier l’influence des fibres végétales sur ce phénomène, Toledo Filho et al
[34] ont réalisé des mesures de retrait libre et empêché. Ils concluent que l’incorporation de
27
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
fibres de sisal limite le retrait plastique libre et ce d’autant plus que le dosage en fibres est
important. L’addition de 0.2% de fibres en volume réduit le retrait libre de 23 à 34%.
Concernant le retrait empêché, l’incorporation de fibres de sisal et de coco permet de retarder
l’apparition de la première fissure, le délai passant de 90 minutes pour la matrice pure à 180
minutes pour la matrice renforcée. Elle permet également de contrôler l’ouverture de la
fissure par la suite. Ce phénomène est attribué par l’auteur au module d’élasticité plus élevé
des fibres ainsi qu’à l’effet de couture des fissures par les fibres qui empêchent leurs
ouvertures au jeune âge.
II.2- Propriétés à l’état durci
Comme dans les bétons renforcés conventionnels, les fibres agissent en limitant la
propagation et l’ouverture des fissures qui conduisent finalement à la rupture. Les principales
propriétés obtenues par incorporation de fibres végétales sont donc l’augmentation des
résistances en traction, en flexion et au choc, la limitation de la fissuration au jeune âge par
diminution du retrait plastique et l’amélioration de la ductilité.
2.1- propriétés physiques
a) Densité
28
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Selon la figure II.1 d’après Djoudi [4] remarque que la densité décroit avec
l’augmentation du dosage et longueur des fibres, ce qui peut être expliqué par l’augmentation
du volume de vide créé par l’incorporation des fibres d’où l’obtention d’une composite moins
dense.
b) Absorption d’eau
A partir la figure II.2, DJOUDI [4] montre que l’absorption d’eau croit avec
l’augmentation du dosage en fibre et cela peut être due aux fibres qui sont hydrophile et qui
ont une capacité d’absorption importante d’où une absorption d’eau maximale.
29
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
c) Module de Young
30
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Figure II.4 : Courbes du comportement typique d’un échantillon de ciment pur (1) et
d’un composite ciment/fibres de chanvre (2) en flexion 3 points.
Selon D. Sedan [25] distingue trois phases dans le comportement du composite fibré :
- phase I : comportement quasi-linéaire proche de celui de la pâte de ciment seule,
dans cette phase les efforts sont majoritairement repris par la matrice ;
- phase II : à partir de F* apparition de la première fissure de la matrice, puis reprise
de la charge par les fibres, qui, d’après l’auteur, limitent la propagation de la fissure
par un effet de pontage ;
- phase III : au delà de Fmax, diminution contrôlée de la charge contrairement à la pâte
de ciment seule qui casse brutalement. L’auteur associe cette phase à une rupture
progressive des interfaces fibres/matrice suivie d’un déchaussement des fibres.
31
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Figure II.5 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de jute sur les propriétés
du composite.
Les résultats de la Figure II.5 montrent que l’incorporation de fibres végétales permet
d’améliorer les résistances à la traction et à la flexion ainsi que la ténacité du composite sans
modifier fortement la résistance en compression.
Concernant la résistance en compression, ces résultats diffèrent de ceux de Kriker et al.
[22] dont l’étude met en évidence une diminution de la résistance en compression avec
l’augmentation du dosage en fibres et de longueur des fibres. La résistance d’un béton
renforcé par 2% en volume de fibres de palmier dattier de longueur 15 mm représente 90% de
celle du béton non renforcé alors que celle d’un béton renforcé par 3% de fibres de 60 mm de
longueur ne représente plus qu’environ 55% de celle du béton seul. L’auteur attribue cette
32
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
On peut noter aussi sur cette même figure que les performances en flexion et en traction
du composite sont dépendantes de la longueur et du dosage en fibres de jute. Dans un premier
temps, plus la longueur des fibres est importante, plus les résistances en traction et en flexion
ainsi que la ténacité du composite sont améliorées. Cependant, au delà d’une longueur
critique (environ 25 mm) les propriétés n’augmentent plus. De la même manière, à longueur
de fibres constante, l’augmentation du dosage en fibres de jute permettra l’amélioration des
propriétés jusqu’à un certain seuil, ici environ 2 % en volume. Cette limitation est attribuée
par l’auteur au phénomène de « boulochage », c’est-à-dire qu’au delà d’une certaine longueur
ou d’un certain dosage, les fibres ont tendance à s’entremêler en rendant plus difficile leur
dispersion dans la matrice, elles restent regroupées en amas et la liaison à l’interface
fibre/matrice est diminuée.
Figure II.6 : Evolution de la résistance en flexion et du module d’élasticité d’une pâte de ciment
renforcée par des fibres de chanvre en fonction de la teneur en fibres.
33
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Outre les matrices cimentaires, certains auteurs ont travaillé sur le comportement
mécanique des composites de plâtre fibrés.
F. Hernandez-Olivares [29] dont les travaux portent sur le renforcement d’une matrice
de plâtre par des fibres de sisal. Comme pour les matrices cimentaires, la modification du
comportement mécanique en flexion est nettement mise en évidence. La matrice de plâtre
seule a un comportement élastique linéaire fragile. La chute de résistance est brutale et la
rupture intervient immédiatement après l’atteinte de la contrainte maximale. Au contraire, sur
la courbe contrainte/déplacement du composite (Figure II.7) apparaît une discontinuité, qui
correspond à la rupture de la matrice puis une remontée de la contrainte correspondant à la
reprise des efforts par les fibres qui jouent le rôle d’armatures reliant les deux surfaces de part
et d’autre de la fracture.
34
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Figure II.8 : Influence du dosage et de la longueur des fibres de sisal sur les propriétés mécaniques
à la flexion des composites à matrice de plâtre.
35
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
observé. En revanche, pour des dosages supérieurs (de 7 à 11%), σchute augmentait et
devenait même supérieure à σm.
En ce qui concerne l’amélioration de la résistance en flexion du composite, on
constate dans les travaux d’Hernandez-Olivares [29] qu’elle n’est pas systématique puisque
finalement, seule la résistance du mélange avec des fibres de 40 mm dosées à 2% surpasse
celle de la matrice pure. Encore une fois le paramètre qui rend compte le plus précisément de
la modification du comportement en traction par l’incorporation de fibres s’avère être la
ténacité. Dans ses travaux, elle augmente avec la longueur des fibres, elle est ainsi trois fois
plus élevée pour les composites renforcés avec les fibres de 40 mm que pour ceux renforcés
avec celles de 20 mm, et ce quel que soit le dosage. A longueur constante, la ténacité
augmente avec le dosage en fibres.
III- Effet du blanchissement des fibres sur les propriétés mécaniques des
composites
Comme la surface des fibres n’est pas propre, le blanchissement de fibres a été fait par
un traitement dans l’eau, en ajoutant de l’eau de Javel (hypochloryde de soduim, bichromate
de soduim, eau) avec une faible concentration [4].
On peut résumer l’effet de blanchissement d’après des travaux de DJOUDI [4] dans le
tableau II.1 :
36
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Malgré les résultats encourageants obtenus vis-à-vis des propriétés et notamment des
propriétés mécaniques des matériaux de construction renforcés par des fibres végétales, les
études réalisées mettent en évidence des déficiences concernant la durabilité des fibres dans la
matrice alcaline.
Les performances à long terme seront donc le plus souvent exprimées en termes de
propriétés du composite lui-même.
Permis les nombreux paramètres susceptibles d’intervenir sur la durabilité des
composites renforcé par fibres végétales, on peut tenir :
- La nature des fibres ;
- Les natures de liant ;
- Les conditions de conservation (température, humidité………..).
Etant donné la variabilité des notations et des appellations utilisées par les différents
auteurs, nous allons en préambule à cette partie définir les termes que nous retiendrons pour
définir le comportement à la flexion du composite fibré [35] (Figure II.9) :
- la résistance à la première fissure (R1ère fissure) correspond à la contrainte de première
fissuration de la matrice,
- la résistance de chute (Rchute) correspond à la contrainte résiduelle après la rupture de la
matrice,
- la résistance post pic (Rpost-pic) correspond à la contrainte maximale de la phase post-pic.
37
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Figure II.9 : Définition des grandeurs caractéristiques du comportement en flexion d’un composite
fibré.
L’ensemble des travaux réalisés font état d’une chute de la ductilité des matériaux
renforcé par des fibres végétales au cours du temps.
Les résultats obtenus par Sedan [25] présentés sur la Figure II.10 illustrent ce
phénomène. A l’issue de 12 mois de vieillissement naturel, le comportement mécanique des
composites est notablement modifié. La force à la première fissure est relativement constante
par rapport aux essais réalisés à 28 jours, en revanche la phase post pic disparaît après
vieillissement, le matériau présente une rupture fragile semblable à celle de la matrice non
fibrée.
Figure II.10 : Comportement mécanique en flexion 3 points d’une matrice cimentaire renforcée par des
fibres de chanvre brutes (FIB) et des fibres de chanvre traitées avec une solution de soude (FIBNA), de
chlorure d’aluminium (FIBAL) et de chaux (FIBCA) à 28 jours (A) et après 12 mois de vieillissement
38
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
Des résultats comparables sont obtenus par Mohr et al. [36] sur des composites de
ciment renforcés par de la pâte kraft de conifères. Les éprouvettes soumises à des cycles de
saturation en eau/séchage présentent une perte de la résistance maximale de 50.8 à 72.4% et
une chute de la ténacité de 97.5 à 98.8%. La Figure II.11 présente l’évolution typique du
comportement en flexion d’échantillons soumis à 0, 5, 10 et 25 cycles de vieillissement.
Figure II.11 : Effet des cycles de vieillissement sur le comportement mécanique en flexion 3 points de
ciment renforcé par des fibres de conifères naturel.
39
Chapitre II : Les composites renforcés par fibres végétales
V- Conclusion
Dans le secteur du domaine de génie civil, le recours à un renfort fibré dans une
matrice minérale est souvent exploité pour améliorer les caractéristiques mécaniques et
physiques des éléments mis en œuvre. Cet ajout peut être influe sur :
- La distribution uniforme et l’orientation adéquate des fibres dans la matrice de
composite, donne des résultats mieux que lui sans fibre ;
- L’introduction des fibres dans les composites, il a été mis en évidence une léger
augmentation de la résistance à la compression et une augmentation remarquable de la
résistance à la flexion ;
- Il ya certains précautions à prendre quant à la mise en œuvre de ce matériau, puisque
les fibres modifient la maniabilité ;
- L’ajout des fibres dans les matrices, peut retarder les microfissures ;
- une chute de résistance et de ductilité des fibres végétales en milieu alcalin se fait par
décomposition partielle de ses constituants et en particulier de la lignine et de
l’hémicellulose constituants de la lamelle mitoyenne. Cette phénomène n’apparat pas
dans le cas d’une matrice de plâtre.
40
Chapitre III
Caractéristiques des
matériaux utilisé et étude
composition de mortier de
plâtre
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
I-Introduction
Le mortier de plâtre à base de sable des dunes est un mélange composé de sable, de
liant (plâtre, chaux hydraulique) et d’eau de gâchage. La qualité de cet mortier est, sans doute,
liée aux caractéristiques de ses constituants.
Dans ce chapitre nous allons étudiés les caractéristiques des différents matériaux
utilisés dans la composition des briques à savoir :
- la masse volumique ;
- la granulométrie ;
- la composition chimique ;
- les propriétés physiques.
Et nous observons que l’absence d’une méthode usuelle pour la formulation des
mortiers de plâtre à base de sable de dunes, en utilisant les recommandations des travaux de
C.N.E.R.I.B, et nous effectuons certains essais pour obtenir une pate a des propriétés
adéquates.
41
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Suivant mesures menées à partir de diffractrograme Figure III-1, qui a été effectué au
niveau du laboratoire de physique à l'université de OUARGLA, on peut constater ce qui suit:
- Le gypse se trouve sous forme des grains fin de couleur blanchâtre avec un
Pourcentage de l'ordre de 3 %.
- Le feldspath et la calcite sont trouvé avec des pourcentages faibles au tour de
10 % [38].
La Figure III.1 présente le diffractograme pour les analyses minéralogiques du sable des
dunes.
42
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Le tableau III.1 montre les pourcentages des composants chimiques du sable des dunes Cette
analyse est réalisée au laboratoire LTP Sud de Ouargla [38].
Nous remarquons que le pourcentage du (SO4 Ca), (SO4) est inférieur au seuil préconisé. De
ce fait le sable utilisé est non agressif.
43
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
100%
80%
60%
Tamisat(%)
40%
20%
0%
0,001 0,010 0,100 1,000
-20%
Ouverture des tamis en (mm)
Le module de finesse d’un sable est égal à 1/100e de la somme des refus cumulés des
tamis de 0.16 à 5 mm. Cet essai est défini par la norme NF P18 304.
Pour les sables utilisés dans notre étude on a trouvé la valeur suivante : MF = 1.19.
Le module de finesse du sable fin utilisé dans la confection des bétons et mortiers doit
être situé entre 1.7- 2.8, de ce fait nous remarquons que MF du sable utilisé est hors le fuseau
recommandé par la norme.
44
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Cet essai est défini par la norme NF P18-598, il est utilisé pour évaluer la propreté
du sable entrant dans la composition du béton ou mortier, par conséquent la proportion des
impuretés argileuses contenants dans le sable par rapport à la quantité des grains solides
sableux. Il est effectué sur la fraction 0/5 mm du matériau à étudier. Il consiste de laver un
poids défini de sable dans une solution lavant. Après agitation, on laisse le mélange se
décanter pendant 20 min, on en déduit l’équivalent de sable qui est par convention:
Es = (h1/h2) x100 %
45
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
L’eau utilisée est celle du robinet de la ville de Ghardaïa. Joue les fonctions suivantes :
- L’hydratation de plâtre ;
- Le mouillage des granulats (sable) et fibres;
- Le malaxage et la mise en œuvre (améliore la maniabilité de mortier).
II.4- Chaux
On a utilisé la chaux aérienne comme retardateur de prise du plâtre, car elle diminue la
solubilité de ce dernier et permet d’augmenter son temps d’emploi. En plus elle n’affecte pas
ces propriétés mécaniques.
A fin de vérifier cela, des essais ont été effectués sur des compositions ayant différents
pourcentages de chaux. La Figure III.4 ci-dessous nous montre l’effet du pourcentage de la
chaux sur le temps de prise du plâtre [4].
46
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
D’après la courbe ci dessus, on peut constater que le temps de pris de plâtre évolue avec
le pourcentage de la chaux ajoutée jusqu’à la valeur de 6%, au delà de cette dernier, le temps
de prise décroit.
Pour expliquer la chute considérable du temps de prise. Il a été question de faire une
corrélation entre le phénomène de prise et l’effet chimique de l’ajout de chaux au plâtre en
déterminant le pH des solutions (plâtre + chaux).
Tout d’abord, on peut mesurer du pH de plâtre a partir leur constituant essentiel qui
est le CaSO4,2H2O cristallisé (Mm = 172,17 Kg/mol) avec une concentration de 10% dans
l’eau. [39] est trouvé une valeur de pH= 4,71 , ce qui implique que le milieu est acide.
Les résultats de l’effet chimique de la chaux sur le milieu plâtre sont illustrés sur
la Figure III.5 ci-dessous.
47
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
D’après la Figure III.5 et [4], on remarque que le pH des solutions (plâtre + différents
pourcentage de la chaux) croit avec l’augmentation du pourcentage de la chaux jusqu’à la
valeur de 6%, ou il a tendance à se stabiliser, d’où la chute du temps de prise.
On peut conclure que la chaux, a outre son rôle comme retardateur de prise, elle
stabilise le milieu basique du plâtre et ce point est très important dans le cas de la présence
des armatures dans un milieu fortement basique, par contre un excès de la chaux (au delà de
6%) diminue le temps de prise.
L’analyse des résultats et en s'appuyant sur la banque des donnés, montre que la chaux
utilisée possédé deux types de calcites et qui sont :
Il est montré aussi que le Ca (OH)2 est l’espèce la plus prépondérante par rapport au
Ca CO3. Ce qui affirme que la chaux utilisée est une chaux aérienne.
48
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
II.5- Fibres
Les fibres utilisées sont des fibres végétales de DOKAR du palmier dattier de la région
de OUARGLA .
D’après KRIKER [40] ; ces études effectuées sur quatre types de fibre de surface de
palmier dattier (les fibres de dokar, deglette nour, degla bida et d’elghers), il a constaté que les
fibres de dokar donnent le meilleur résultat de point de vue résistance à la traction. C’est pour
cette raison notre choix est porté pour les fibres de dokar.
Tableau III.4 : Analyse chimique de la poudre des fibres calcinées à 400 °C [40]
SiO2 Al2O3 Fe2O3 MnO MgO CaO Na2O K2O TiO2 P2O5 PAF
48.04 6.12 2.51 0.05 4.88 14.21 1.81 2.80 0.42 0.45 18.08
Nous constatons que les fibres utilisées contiennent un taux remarquable de la SiO2 et de
CaO.
49
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
D’après la photo III.1, on observe que dans la texture de la fibre il n’existe pas des
formes géométriques régulières ( pas de structure cristalline), ce qui implique que la fibre du
palmier est un composé amorphe, cette constatation a été confirmée aussi par la diffraction de
la poudre de fibres par rayons X et présentée sur la Figure III.7.
On remarque d’après la Figure III.7, qu’il n’existe pas des pics qui définissent
l’existence d’une structure cristalline, donc on peut confirmer que les fibres utilisées sont
amorphes.
50
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Figure III.7 : Diffractogramme de la poudre de fibre du palmier par les rayons X [40].
La photo III.2 présente une coupe transversale de la fibre de palmier dattier et qui
montre que la fibre possède une section pleine.
Photo III.2 : Observation d’une coupe transversale de la fibre du palmier par MEB [40].
51
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Photo III.3 : Observation d’une vue longitudinale de la fibre du palmier par MEB [40].
La photo III.3, montre que la fibre est constituée de très petits filaments constitués
d’un ensemble des feuillets (sous formes de page de livres) orientés dans le sens de la
longueur.
Photo III.4 : Observation des pores dans la fibre du palmier par MEB [40].
52
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Photo III.5 : Observation d’une vue tangentielle de la fibre du palmier par MEB [40].
D’après la photo III.5, on remarque que la fibre possède des enchevêtrements, ce qui
assure une bonne adhérence fibre-matrice.
II.6- Plâtre
Le plâtre utilisé est un produit local prélevé de la carrière d’OASIS à Ghardaïa. Il est
disponible dans le marché.
Une analyse minéralogique, peut montre que notre plâtre utilisé possède une teneur en
CaSO4,2H2O environ 96%, ce qui exiger que le plâtre utilisé est classer en classe I qui
correspond à une teneur en CaSO4,2H2O supérieure à 90% .
53
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
On remarque a partir du Tableau III.5, que les deux espèces les plus prépondérantes
sont le SO2 et CaO. Ce qui affirme que le plus essentiel dans le plâtre, est le sulfate de
calcium.
o L’enregistrement des refus des tamis 800 µm et 200 µm, est apprécié la finesse du
plâtre. Le refus de tamis 800 µm (2,60%) < 20%,
et le refus de tamis 200 µm (14,20%) > 5%, ce qui implique que le plâtre utilisé est un
plâtre gros de construction.
o Le temps de prise est, le temps nécessaire pour mettre en œuvre de plâtre, le plâtre
utilisé dans notre recherche a un temps très court de prise de 7 minute d’où la
nécessité d’un retardateur de prise.
o Le plâtre atteint ses résistances à la traction et à la compression, très vite surtout sa
résistance à la traction.
54
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Il n’existe pas d’étude exhaustive sur les mortiers de plâtre. Ce type d’étude complète
serait d’ailleurs très difficile à mener, car les caractéristiques finales des mortiers sont très
fortement influencées par la nature et les proportions des matériaux utilisés c'est-à-dire le
plâtre et le sable. L’absence de ces études, nous a conduit à faire une composition de notre
mortier de plâtre par des essais nous effectuons pour atteindre des meilleurs propriétés
physiques et mécaniques.
Le principal objectif de cette étape est d'obtenir un mortier de plâtre ayant des
propriétés mécaniques acceptables et suffisantes par rapport aux propriétés de la pâte pure de
plâtre.
1- Etude sera faite sur une pâte de plâtre pure, et d’étudier l’influence du rapport E/P sur
les résistances à la traction et à la compression. Pour déterminer les valeurs de rapport
E/P correspondant à des bonnes propriétés mécaniques, et bonne maniabilité de pâte.
2- Dans la deuxième phase, on va ajouter progressivement une proportion de sable de
dune, pour voir l’influence de rapport S/P sur les propriétés mécaniques. Tout en
maintenant le rapport E/P idéal provenant des essais précédents.
3- Enfin, après avoir constaté le rapport S/P, nous menons des essais afin d'obtenir le
taux de E/P optimale de mortier de plâtre.
55
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
56
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
57
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
130
120
110
Rc (kg/cm2)
100
90
80
70
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 1,00
E/P
Figure III.10 : Influence de E/P sur la résistance à la compression de pâte plâtre pure.
Pour notre pate on prend un rapport E/P = 0.60 ce qui donne une meilleure ouvrabilité et
une résistance satisfaisante, ces résultats sont presque conformes aux recherches et
recommandations de C.N.E.R.I.B [5].
L'objectif de cet essai. est de déterminer la proportion de sable ajouté pour trouver un
mélange avec des propriétés mécaniques acceptables. Pour cela, nous prendrons la valeur
de E/P qui a été trouvé dans l'essai précédent, et on utilise un sable de dunes, le teneur en eau
fixé (teneur en eau de saturation W = 33%).Les résultats sont résumés dans le Tableau III.8
ci-dessous.
58
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
110,0
105,0
100,0
Rc (kg/cm2)
95,0
90,0
85,0
80,0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40
S/P
Dans cet essai, nous allons étudier le rapport E/(P+S) et leur effet sur la résistance à la
compression et sur la maniabilité de mortier de plâtre. Selon les résultats des essais
59
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
précédents, où nous prendrons le rapport S/P=0.50, Les résultats obtenus sont présentés dans
le Tableau III.9.
110
105
100
Rc (kg/cm2)
95
90
85
80
75
70
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
E/(P+S)
Pour une bonne maniabilité et une résistance à la compression satisfaisante, et avec une
comparaison avec les recommandation de C.N.E.R.I.B [5], on prend un rapport
E/(P+S) = 0,60.
60
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
Dans cette étape, on va utiliser les résultats des essais précédents, en ce qui
concerne les types, le plâtre pure et mortier de plâtre. Ensuite, on observe l'évolution de la
résistance à la compression et à la flexion dans temps pour les deux types, et
parallèlement nous remarquons également la différence entre eux.
Alors, nous effectuions les essais sur les deux types, avec les compositions
suivantes :
D’prés le Tableaux III.10, nous notons que l'ajout de sable de dunes provoque une
diminution de la résistance à la compression de plâtre. Ceci est cohérent avec la plupart des
études concernant ce sujet.
61
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
230,0
210,0
190,0
platre pure
170,0
R c (kg/cm2) mortier de platre
150,0
130,0
110,0
90,0
70,0
50,0
30,0
0,00 5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00
Age (jours)
On peut voire clairement a partir de la Figure III.13, que les deux courbes évoluent
rapidement depuis l'âge de 3 jours à 14 jours, puis devient stable, et sons évolutions sera
lentes jusqu'à atteindre la résistance maximale à l'âge de 28 jours.
Et nous constatons aussi, qu'il ya le même comportement pour les deux courbes, malgré
leur même évolution dans le temps.
62
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
45,0
40,0
R f (kg/cm2)
35,0
25,0
20,0
0,00 5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00
Age (jours)
D’après la Figure III.14, on remarque, pour les deux courbes que la résistance à la
flexion évolue d’une manière régulière avec le temps. Une nette amélioration est obtenue
entre l’âge de 3 jours et 14 jours, après quoi, la résistance croit sensiblement avec le temps
jusqu’à l’âge de 28 jours.
L’ajout de sable au plâtre réduit la résistance à la flexion d’un pourcentage de 09%, par
rapport de pâte pure de plâtre.
63
Chapitre III : Caractéristiques des matériaux utilisé et étude composition de
mortier de plâtre
IV- Conclusion
Dans ce chapitre nous caractérisons les matériaux locaux utilisé dans notre étude, ces
matériaux sont : le plâtre, le sable de dune, la chaux et les fibres de palmiers dattiers. Et nous
faisant une étude préliminaire de composition de mortier de plâtre. On peut conclure les
points suivants :
v Le plâtre utilisé, c’est un plâtre d’OASIS de Ghardaïa, avec une surface spécifique
moyenne, et de prise satisfaisante aux spécifications des plâtres courants.
v L’eau de gâchage est celle de robinet du laboratoire de faible salinité.
v Les fibres utilisées sont des fibres de surface de palmier dattier de OUARGLA (type
Dokar) de masse volumique apparente faible, avec une résistance à la traction
moyenne de 290 MPa pour les fibres des longueurs de 20 mm.
v le sable de dunes de GUERRARA (Ghardaïa).c'est un sable qui est très propre et très
fin avec une granulométrie serré, leur module de finesse est de l'ordre de 1,19.
Donc ce sable est très propre et acceptable pour la composition des mortiers gypseuses
et des mortiers de plâtre.
v Pour une bonne maniabilité et une résistance satisfaisante de pate pure de plâtre, on
prend un rapport de E/P = 0,6.
v Pour une composition adéquate d’un mortier de plâtre à base de sable de dune, qui
vérifie une bonne maniabilité et résistance acceptable, on prend un rapport
de S/P = 0,5, et un rapport de E/(P+S) = 0,6.
64
Chapitre IV
Caractérisation et durabilité
de mortier de plâtre de fibre
de palmier dattier
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
I-Introduction
L’incorporation des fibres de palmier dattier dans le mortier de plâtre, est réalisée afin
d’améliorer la résistance à la traction et de diminuer sa fragilité. L’hypothèse importante que
les fibres permettent l’arrêt du mécanisme de fissuration, en retardant le départ de la fissure et
en la contrôlant une fois qu’elle apparait.
Dans ce chapitre, nous allons examiner l'effet de l'ajout de fibres de palmiers dattier sur
les propriétés physiques et mécaniques du mortier de plâtre. Nous étudions l'impact du taux et
de longueur des fibres de palmier dattier sur les caractéristiques de mortier de plâtre, à court et
à long terme.
L’objectif de notre travail consiste à obtenir un mortier de plâtre renforcé par des fibres
de palmier dattier (bonne mise en œuvre) avec une bonne résistance mécanique et une bonne
durabilité.
Ce travail présente, en premier lieu la formulation d’un mortier de plâtre (sans fibres) à
base de sable de dunes. En deuxième lieu, nous avons choisi une formulation optimisée par
l’incorporation des fibres, puis étudier l’effet de ces fibres sur :
65
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Les plaquettes des fibres de palmier sont séparées en fibres individuelles dans l’eau,
pour faciliter leur défibrage. Les fibres individuelles sont bien lavées à l’eau mélangée avec
quelques gouttes de l’eau de javel pour enlever les impuretés et la couche de lignine qui
entourent les fibres et qui gêne l’adhérence. Ensuite, elles sont coupées à des longueurs
voulues.
66
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Après le malaxage, on remplit les moules à raison de deux couches et vibrer le mortier
à l’aide d’une tige pour assurer une bonne distribution et une orientation correcte des fibres, et
enfin araser et lisser la surface du mortier. Les éprouvettes sont confectionnées, elles sont
placées à l’air libre au laboratoire. Après 24 heures, ces dernières sont démoulées et placées à
l’air libre à une température de (25°C±1°C) jusqu’ au moment de l’essai, cette procédure est
faite pour toutes les compositions et pour tous les essais.
Les éprouvettes utilisées sont (4x4x16) cm3 pour les essais suivants :
Ø Détermination la densité ;
Ø Absorption de l’eau ;
Ø La résistance à la flexion ;
Ø La résistance à la compression ;
Ø Les essais de durabilité (gel-dégel ; flexion ; compression ; effet de température).
On peut distinguer deux types des essais pour caractériser nos mortiers :
Ø Les essais à l’état durci à courte terme pour choisir le pourcentage et longueur
optimales pour la composition de mortier de plâtre fibré.
Ø Les essais à l’état durci à long terme, pour étudier la durabilité de mortier de plâtre
fibré.
Chaque essai est réalisé sur six éprouvettes de la même composition, et la valeur
moyenne des six essais a été prise comme valeur caractéristique.
67
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
La masse volumique du mortier durci ρ est déterminée, pour les différents mortiers
confectionnes, conformément à la norme européenne NF EN 12390 -7 [42].
• Peser la masse d’une éprouvette durcie M. pour notre cas, on utilise des éprouvettes
(4x4x16) cm3.
• La masse volumique est obtenue en divisant la masse par le volume correspondant
aux dimensions de fabrication. La masse volumique du mortier durci ρ sera :
Cet essai a été effectué afin d’avoir une idée sur la porosité interne du matériau, rappelons
que l’essai consiste à mettre les éprouvettes du mortier dans l’étuve et de les poser jusqu’à un
poids constant, ensuite les immerger totalement dans l’eau à 20°C pendant une durée de 24h
(c'est-à-dire jusqu’à saturation du matériau) afin de calculer le volume des vides du mortier.
Le coefficient d’absorption par immersion W est donné par la relation suivante :
×
= × ………… [%].
Avec :
Mh : poids du matériau humide.
Ms : poids du matériau sec.
Il existe un certain nombre de protocoles d’essais pour tester la durabilité d’un mortier
au gel-dégel. Ces procédures varient d’un pays à l’autre selon la sévérité du climat.
On distingue trois types d’essais de gel-dégel selon les conditions suivantes [42] :
• Gel faible : deux jours par an au maximum ayant atteint une température
inférieur à -5 °C.
• Gel sévère : plus de dix jours par an ayant atteint une température inférieure à -
10 °C.
• Gel modéré : entre gel faible et gel sévère.
68
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Il existe deux procédures d’essais de gel sur le mortier durci : la norme NF P18-424 [42]
(gel sévère), NF P18-425 [42] (gel modéré) reprend, en partie, la procédure de l’essai
ASTM [Link] essais consistent à soumettre des éprouvettes prismatiques soit à des cycles
de gel dans l’eau et dégel dans l’eau (gel sévère) soit à des cycles de gel dans l’air et dégel
dans l’eau (gel modéré). Dans notre cas, et selon la classification citée ci-dessus, le type de
gel qui caractérise les conditions climatiques locales est le " gel faible ".
L’essai est basé sur le cycle de gel-dégel et permet d’estimer d’une manière raisonnable
et satisfaisante le comportement en service d’un mélange du mortier de fibres. L’essai
comprend essentiellement quinze cycles de vieillissement accéléré où chacun est caractérisé
par quatre heures de gel (-5 °C) suivi par immersion totale dans l’eau à une température de
23°C jusqu’au dégel complet (quatre heures environ), ont commencé, à 28 jours, les
éprouvettes utilisées sont ((4x4x16) cm3.
• Gel : gel à une température -5 °C pendant 4 heures.
• Dégel : immersion totale à une température 23 °C pendant 4 heures.
Pour les essais mécaniques de compression et de flexion nous utilisons la même méthode
décrite dans le chapitre III.
Dans notre recherche, nous allons prendre la composition de base de mortier, que
nous avons trouvé dans les chapitres précédents. Le dilemme reste de savoir comment amener
les fibres dans le mortier, Sorte que cette ajouter, contribuer à l'amélioration des propriétés
physiques et mécaniques de mortier, que ce soit dans l’état de frais ou l’état durci, et dans le
court terme et à long terme. Les facteurs les plus importants qui peuvent jouer un rôle
important dans l'amélioration des propriétés de mortier renforcé de fibres sont les suivants:
69
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Après avoir atteint le mélange idéal, nous menons les essais de durabilité.
L’absence d’une méthode normalisée pour la préparation d’un bon mortier de plâtre
renforcé par fibre végétale. Nous oblige à la recherche de recommandations les plus
importantes prises par des recherches similaires, puisque nous ferons plusieurs essais afin
d'atteindre le mortier idéal. Sur la base des résultats obtenus dans le chapitre précédent, et les
recommandations de C.N.E.R.I.B [5].
Pour obtenir une bonne composition de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmiers dattier, nous suivons les étapes suivantes:
Ø Tout d'abord, nous utilisons la même composition de pate de base de mortier de plâtre,
qui nous avons obtenue dans le chapitre III, ce qui est comme suit :
• E/(P+S) = 0,60 ;
• P/S = 0 ,50 ;
• On ajoute 6% de la chaux aérienne comme retardateur de prise.
Ø En ce qui concerne les fibres nous avons essayé de déterminer,
• Tout d’abord la fraction massique optimale des fibres à introduire dans le
mortier de plâtre en utilisant les fibres du palmier dattier d’une longueur
constante L=10mm et en augmentant le dosage de fibre de 0% à 2% avec un
pas de 0,5% en masse.
• Et en suite, la longueur optimale pour la fraction optimale qui nous avons
trouvé précédent pour chaque longueur, 10 mm, 20mm, 30 mm, et 40 mm.
Pondant tous les essais, que nous effectuions, il faut garder bien la maniabilité de pate
en cour de prise. Car l’ajout de fibres végétales à une matrice minérale conduit à une
diminution de sa maniabilité [22],[23].
70
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Tout les éprouvettes sont conservé à l’air ambiant du laboratoire jusqu’à l’âge de 14 jours.
Durant la mise en ouvre des mortiers. On remarque que, pour les pourcentages de 0%
à 1,5% des fibres, les mortiers correspondants ont une bonne maniabilité, et pour le
pourcentage 2% le mortier correspondant a une maniabilité difficile.
1.1- La densité
71
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
2,00
1,90
1,80
1,70
1,60
1,50
d
1,40
1,30
1,20
1,10
1,00
-0,5% 0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0%
Pourcentage de fibre (% en masse)
72
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
70,00
65,00
W (%)
60,00
55,00
50,00
45,00
0,0% 0,5% 1,0% 1,5% 2,0%
Pourcentage de fibre (% en masse)
Ces résultats correspondent aux résultats obtenus par DJOUDI [4] dans ses recherches
sur le béton de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier, il a été constaté que
l’incorporation des fibres augmente l’absorption d’eau de béton de plâtre.
73
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
14,00
13,50
Rc (Mpa) 13,00
12,50
12,00
11,50
11,00
10,50
10,00
0% 0,50% 1% 1,5% 2%
Pourcentage de fibre (% en masse)
74
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
5,50
5,00
4,50
Rf (Mpa)
4,00
3,50
3,00
2,50
2,00
0% 0,50% 1% 1,5% 2%
Pourcentage de fibre (% en masse)
75
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
1.5- Récapitulation
Sur la base des résultats des essais précédents, nous pouvons déterminer une
proportion idéale, qui a atteint les meilleures propriétés physiques et mécaniques.
La première propriété qui peut être observée lors de la préparation des échantillons de
mortier de plâtre renforcé par fibres de palmiers dattiers, c'est la maniabilité. Nous notons que
la maniabilité décroit rapidement avec l’augmentation de la longueur de fibres, cela est dû au
fait que les fibres, avec des longueurs importantes, ont une plus grande tendance à
s’enchevêtrer, d’où une maniabilité faible, Ce résultat est en accord avec les résultats des
recherches de [22] et [4].
Nous notons également que la maniabilité serait acceptable dans les mortiers qui ont
une longueur de fibre comprise entre 10 mm et 20 mm, mais pour les mortiers avec une
longueur de fibre de 30 mm et 40 mm, la maniabilité devient très faible.
76
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
2.1- La densité
1,40
1,35
1,30
1,25
1,20
d
1,15
1,10
1,05
1,00
5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00 35,00 40,00
Longueur de fibre L en (mm)
77
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
68,00
67,00
66,00
65,00
W(%)
64,00
63,00
62,00
61,00
60,00
5,00 10,00 15,00 20,00 25,00 30,00 35,00 40,00
Longueur de fibre L en (mm)
D’après la Figure IV.6, on remarque que l’absorption d’eau de mortier croit avec
l’augmentation des longueurs des fibres, elle est important pour de grandes longueurs, cela est
due au volume de vide élevé créé par l’ajout des fibres d’où une absorption d’eau maximale.
78
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
14,00
13,00
12,00
Rc (Mpa)
11,00
10,00
9,00
8,00
10 20 30 40
Longueur de fibre L en (mm)
Les différents chercheurs sont d’accord pour dire que les fibres n’apportent pas
d’amélioration appréciable en compression. Dans certains cas, on a une légère augmentation,
dans d’autres une légère diminution. Cette diminution peut être causée par une mauvaise
compacité due à un excès de fibres, ou à une mauvaise composition. Par exemple DJOUDI
[4] a trouvé que l’incorporation des fibres de palmier dattier dans le béton de plâtre apporte
une légère amélioration lorsque le pourcentage de fibres est faible et une diminution pour les
pourcentages supérieurs.
79
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
6,00
5,50
5,00
Rf (Mpa)
4,50
4,00
3,50
3,00
10 20 30 40
Longueur de fibre L en (mm)
80
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
2.5- Récapitulation
Après les expériences précédentes, nous pouvons noter que la longueur des fibres
influe sur les propriétés physiques et mécaniques du mélange, que ce soit dans l’état frais ou
solide.
Après toutes ces essais antérieurs que nous avons eus. Nous pouvons dire que nous
avons atteint une composition optimale pour un mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier, qui répondent aux différentes caractéristiques mécaniques et physiques et les
exigences nécessaires pour un matériau de construction, tel que ; la maniabilité, la résistance
à la compression et à la flexion, l’absorption d’eau et densité.
Notre composition de mortier de plâtre renforcé par fibre, Sur laquelle qui nous avons
effectué les essais de durabilité, sera comme suit :
81
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Donc, nous effectuons ces essais sur les échantillons de mortier de plâtre renforcé par
fibres végétale de composition optimale.
Dans cette phase ; nous allons examiner l’influence d’évaluation du temps, sur les
propriétés mécanique de mortier de plâtre renforcé par des fibres de palmier dattier, et cela
par la réalisation des essais sur des échantillons conservé dans l’aire libre de laboratoire. Pour
surveiller l’évaluation des résistances mécaniques dans le temps, on a utilisé les périodes :
Nous notons clairement que les deux propriétés soit la résistance à la flexion ou la
résistance à la compression, sont augmentés en fonction d’évaluation temps.
82
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
14,00
13,00
Rc (Mpa)
12,00
11,00
10,00
9,00
8,00
5,00 15,00 25,00 35,00 45,00 55,00 65,00 75,00 85,00
Durée (jours)
Ces résultats sont à l’opposé de ce qui a été trouvé par MOKHTARI [18], dans sa
recherche sur le mortier de ciment renforcé par des fibres de palmier dattier, il a trouvé,
qu’entre de 28 jours jusqu'à 90 jours, tous les mortiers présentent une évolution positive de la
résistance à la compression. Le mortier sans fibres reste le plus résistant. Après 90 jours, il
remarque qu’il y a eu une chute de résistance à la compression pour tous les mortiers de
fibres. Cela est probablement dû à la chute de durabilité des fibres dans la matrice cimentaire
(milieu alcalin) et à l’extension des micros fissures entre la fibre-matrice, à cause des
conditions climatiques chaudes et sèches. Par contre, le mortier classique a gardé sa résistance
à 90 jours presque constante.
83
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
En conséquence, nous concluons que, le problème de chute de durabilité soit des fibres
de palmier ou de l’ensemble fibre-pate de mortier de plâtre, n’est pas existé dans les
conditions de conservation normales.
6,00
5,80
5,60
Rf (Mpa)
5,40
5,20
5,00
4,80
5,00 15,00 25,00 35,00 45,00 55,00 65,00 75,00 85,00
Durée (jours)
Figure IV.10 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction de temps.
Les fibres ont un rôle très important dans l’amélioration de la résistance à la traction et
la limitation de la propagation des fissures de composite de fibres en traction, surtout après
l’apparition de la première fissure.
84
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
D’après les recherches de MOKHTARI [18], sur le mortier de ciment renforcé par les
fibres de palmier dattier, il a trouvé que, pendant la période de 28 à 90 jours tous les mortiers
étudiés présentent une progression positive dans la résistance. Mais au delà de 90 jours, il a
enregistré une chute dans la résistance à la flexion de tous les mortiers de fibres. Cela peut
être interprété par la chute de la durabilité des fibres dans la matrice cimentaire à base de CPJ,
aussi à la chute d’adhérence entre la fibre-matrice.
Les conditions climatiques ont un impact direct sur les propriétés physiques et
mécaniques des matériaux de construction. Parmi ces facteurs climatiques, le phénomène de
gel-dégel. Afin d'étudier l'effet de ce phénomène sur le mortier de plâtre renforcé par des
fibres de palmier dattier, nous avons mené des essais sur des éprouvettes de notre mortier à
l’âge de 90 jours. Les résultats sont présentés à le Tableau IV.4 :
85
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Résistance à la Résistance à la
Nombre des
flexion Rf en compression Rc en
cycles (N)
(Mpa) (Mpa)
Avant gel-dégel
5,83±1,02 13,86±0,91
4,86±1,32 12,21±1,13
5
2,23±1,03 11,37±1,02
10
1,48±1,34 10,34±1,01
15
86
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
14
13,5
13
Résistance après gel-dégel
12,5
Rc (Mpa)
11,5
11
10,5
10
5 10 15
Nombre des cycles (N°)
Cet effet peut être attribué au l’ajout de fibres végétales dans le mortier de plâtre qui
crée des pores aléatoires et irrégulières au sein de la pâte, ces pores sont remplie d’eau
absorbé au moment d’essai, ceci est influencé sur la dégradation interne du matrice de mortier
de plâtre par l’effet de cycles gel-dégel.
Ces mêmes observations, sont trouvées par Mohamed [46] dans sa recherche sur le
béton auto plaçant renforcé par des microfibres végétales, il a constaté que, le béton auto
plaçant sans fibre résiste plus que le béton vibré pendant les 150 premiers cycles, le béton
vibré résiste mieux pendant les cycles suivants. Par contre, dés le début de test, l’endommage
87
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
du béton auto plaçant fibré, est plus important que celui du béton vibré fibré. De plus il a
constaté que les bétons fibrés sont plus sensibles que les bétons sans fibre.
6
5,5
5
4,5
Résistance après gel-dégel
4
Rf (Mpa)
Figure IV.12 : variation de la résistance à la flexion de mortier de plâtre renforcé par fibres
de palmier dattier en fonction des cycles de gel-dégel.
D’après la Figure IV.12, on remarque clairement que l’effet de l’endommage d’essai
gel-dégel sur la résistance à la flexion est plus fort que leur effet sur la résistance à la
compression. Nous notons qu’ il ya une chute à l’ordre de 17 % sur les éprouvettes de
mortier de plâtre renforcé par fibre de palmier dattier soumis à cinq cycles de gel-dégel par
rapport au mortier conservé dans les conditions normales, et nous marquons une diminution à
l’ordre de 60 % après dix cycles, et après quinze cycle on a une chute de résistance à la
flexion à l’ordre de 70 %.
On peut expliquer cette chute dans la résistance à la flexion, que l’ajout des fibres dans
la pate crée des pores dans la pate, pendant l’essai de gel-dégel l’eau absorbé, peut engendrer
des contraintes à l’intérieur de mortier c’est- à dire l'eau augmente de volume et provoque une
88
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
D’après Mohamed [46], l’endommage de béton auto plaçant fibré est plus sensible,
avec une variation de 0,4 au bout du 80eme cycle ; pour un béton auto plaçant sans fibre, ce
facteur atteint une valeur de 0,4 au 120eme cycle. Il remarque aussi que la diminution de la
résistance à la flexion est plus sensible que celle de la résistance à la compression. Le gel
interne altère avant tout l’interface pate-microfibre, dont la flexion caractérise l’état
d’endommagement plus que la compression.
Pour étudier l’effet de séchage sur les propriétés mécaniques de mortier de plâtre
renforcé par des fibres végétales, on a confectionné des éprouvettes de notre mortier et puis
séchées à des températures 40 °C, 60 °C et 80 °C pour des périodes de cure 3, 7 et 24 heures,
après elles sont soumise à les essais mécaniques.
Le séchage est réalisé dans une étuve de laboratoire durant un temps nécessaire.
Le Tableau IV.5, présente l’effet de conditions de cure sur les propriétés mécaniques de
notre mortier.
89
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
D’après le Tableau IV.5, on remarque que il ya une augmentation progressive dans les
résistances mécanique en fonction de l’augmentation de temps de séchage et augmentation du
degré de la température.
90
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
6,00
5,00
Rf (Mpa) 4,00 40 °C
60 °C
3,00
80 °C
2,00
1,00
0,00
0 5 10 15 20 25 30
Temps de séchage (heures)
91
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Les mêmes essais menés par DJOUDI [4], sur sa recherche sur les plaques minces de
plâtre renforcé par fibres de palmier dattier, elle est trouvé que pour une température 80 °C, la
résistance à la flexion peut atteindre à 24 heures 98% de la résistance finale du matériau séché
à l’air ambiant du laboratoire pendant 14 jours.
12,00
10,00
8,00
Rc (Mpa)
6,00 40°C
60°C
4,00
80°C
2,00
0,00
0 5 10 15 20 25 30
Temps de séchage (heures)
92
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Nous notons aussi que, les trois courbes sont presque identiques, et ont la même allure
d’évaluation. La résistance à la compression de mortier de plâtre renforcé par fibres de
palmier dattier, pour les températures 40 °C, 60 °C, et 80 °C, a des valeurs très approches.
Au contraire, le béton c’est un matériau très sensible au traitement thermique. Ceci est
confirmé par BOUTIBA [46], dans ses recherches sur les procédures de durcissement le
béton, il est trouvé que, pour un béton chauffé à 60 °C ou à 80 °C à la vapeur ou sous l’eau
chaude avec 11 heures de traitement thermique, atteint les 75% des résistances du béton
témoin de 28 jours de durcissement normal. Mais, il remarque une chute dans la résistance
mécanique d’un béton traité thermiquement par rapport à un béton ayant durci dans les
conditions normales au voisinage de 10%.
Pour examiner l’effet de traitement thermique sur les propriétés mécaniques de notre
mortier, nous effectuions des essais sur des éprouvettes chauffées à 40 °C, 60 °C et 80 °C
avec 24 heures de traitement thermique, et puis conservé à l’air libre de laboratoire jusqu'à
l’âge de 28 jours. Les résultats obtenus sont comparées avec un mortier conservé dans des
conditions normales à même âge, elles sont illustrées dans le Tableau IV.6, la Figure IV.15
et la Figure IV.16.
93
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
Résistance à la
Résistance à la
Température T(°C) compression Rc en
flexion Rf en (Mpa)
(Mpa)
Air ambiant 5,83±1,13 13,86±1,52
40 5,45±0,02 14,10±0,01
60 6,11±0,09 14,71±0,07
80 6,55±0,12 15,02±0,15
6,80
6,60
6,40
Résistance a prés 24h à l'étuve
6,20
Rf (Mpa)
94
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
16,00
12,00
10,00
40 60 80
Température T(°C)
A partir des figures représentées au dessus, nous constatons qu'il ya une amélioration
dans les propriétés mécaniques par rapport au mortier conservé dans les conditions normales.
Nous voyons clairement, que il ya un gain dans la résistance à la flexion de 1,15 pour un
mortier de plâtre chauffé 24 heures dans une température 80 °C et après conservation à l’air
libre par rapport à un mortier conservé dans des conditions normales, et pour même
température il ya un gain de 1,16 de résistance à la compression.
Cette technique est très importante, elle nous permet de produire des éléments en plâtre,
dans un temps très rapide, ont des propriétés mécaniques bien satisfaisantes, ce qui nous
permet de les mettre en service. Même dans le plan économique, cette technique est très
importante ; et elle nous offre un gain dans le temps c'est-à-dire de l’argent.
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Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
X- Conclusion
96
Chapitre IV : Caractérisation et durabilité de mortier de plâtre de fibres de palmier dattier
97
Conclusions générale
et
recommandations
Conclusions générales et recommandations :
I- Conclusions générales :
L’objectif principal de cette étude est d’apporter notre contribution à la valorisation des
matériaux de construction locaux et élargir le domaine de son utilisation de façon rationnel.
Les matériaux valorisés sont le sable de dunes, le plâtre et les fibres de palmier dattier qui se
trouvent en très grandes quantités dans le sud algérien. Dans ce domaine, il existe très peu de
travail de recherche à ce sujet localement à l’heure actuelle.
Dans la première partie, nous avons présenté la recherche bibliographique, qui a porté
à la fois sur :
98
Conclusions générales et recommandations :
• Les composites renforcés par des fibres végétales, en appréciant par des
propriétés physiques et mécaniques excellentes, et même en termes de
permanence, ils donnent des bons résultats, Ainsi que leurs prix économique
par rapport à d'autres matériaux. Tout cela a conduit à l'expansion de leur
utilisation dans le domaine de la construction.
La deuxième partie traite l’identification et la caractérisation des différents matériaux
retenus dans le programme expérimental, ainsi la formulation de chaque mélange et présente
la méthodologie des essais et les mesures.
• Le plâtre utilisé est un plâtre de qualité, d’après sa teneur en Ca SO4, 2H2O.
• Le sable utilisé est à granulométrie contenue, siliceux et propre, notons que les
granulats siliceux donne les meilleures performances.
• La chaux utilisée possède deux types de calcites et joue un rôle important comme
retardateur de prise et aussi dans la stabilisation du milieu basique du plâtre après
la réaction de l’hydratation. Cela est très bénéfique pour éviter la corrosion des
armatures s’il existe.
• L’eau de gâchage est celle de robinet de faible salinité.
• Les fibres végétales du palmier dattier utilisées comme renforts, ont une texture
amorphe, elles ont une section pleine et les mêmes constituants que le bois, la
présence des enchevêtrements sur leur surface assure une bonne adhésion fibre-
matrice. Notre fibres, ont une masse volumique apparente faible et aussi un taux
d’absorbation d’eau élevée : il peut atteindre les 200 %, avec une moyenne
résistance à la traction.
• Pour atteindre la composition optimale de pâte de plâtre et de mortier de plâtre
qui donne les meilleures propriétés physiques et mécaniques. Nous avons effectué
une série des essais de compression sur pâte de plâtre et de mortier de plâtre afin
de déterminer la proportion optimale de chaque composant. Les remarques qui
nous avons apporté sont :
99
Conclusions générales et recommandations :
En fin, la troisième partie. Une étude expérimentale a été menée sur des mortiers
préparés à partir de sable de dunes et renforcé par fibres du palmier dattier. Elle comporte
deux volets :
Dans un premier lieu de l’étude expérimentale, c’est l’ajout des fibres du palmier
dattier au mortier de plâtre dont le but de changer son comportement fragile à la traction. Le
point de départ c’est utilisé la composition qui nous avons trouvé précédemment, et après, on
a passé à la formulation de mortier de plâtre renforcé par fibres de palmier dattier avec des
dosages variés pour un longueur fixé, puis on prend le dosage en masse optimale et on varie
dans les longueurs, en fin nous avons sélectionné un mortier de plâtre fibré optimale, qui a les
meilleurs propriétés surtout les propriétés mécaniques. L’analyse des résultats montre que :
100
Conclusions générales et recommandations :
• Dans les conditions normales, nous avons constaté une augmentation dans les
résistances mécaniques en fonction d’évaluation de temps, et aussi une amélioration
de l’enchevêtrement entre fibre-matrice. Les fibres maintiennent fortement leurs
caractéristiques morphologiques et mécaniques. Et cela est dû à l'absence d'éléments
chimiques qui attaquent les composants de fibres végétales incorporé dans le
mortier de plâtre, par contre les fibres incorporé dans une matrice du ciment
perdent une grande partie des caractéristiques, en raison du phénomène
d’alcalisation.
• L’essai de durabilité gel-dégel influe négativement sur la résistance à la
compression et à la flexion de mortier de plâtre fibré. La présence des fibres
augment cette effet négatif, dans les cas où nous rencontrons le phénomène de gel-
dégel pour limiter l’effet défavorable de cette phénomène sur le mortier de plâtre
fibré, nous recommandons par précaution d’utilisation des adjuvants anti gélif.
• Le traitement thermique de mortier de plâtre renforcé par fibres végétales joue un
rôle très important dans le développement rapide des propriétés mécaniques de notre
mortier dans un court temps, mais il ya une précaution d’utilisation de ce traitement
pour les mortiers de plâtre renforcé par fibres végétales, puisque la température
peut affecter la ductilité du matériau par ramollissement de la couche de lignite.
II- Recommandations :
101
Conclusions générales et recommandations :
Nous aspirons que cette étude contribuera à une large diffusion des éléments à la base
de plâtre et mortier de plâtre renforcés par les fibres végétales de palmier dattier.
102
Bibliographie
Bibliographies :
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