UNIVERSITE MOHAMED SEDDIK BEN YAHIA
FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE
DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS
DOMAINE STU
FILIERE GEOLOGIE
DEUXIEMME ANNEE STU
Semestre : 3
UEm312
Matière
Paléontologie
Coeff. 3
Crédit. 5
Responsable du cours
Pr. F. MEBROUK
Cours synthétique en ligne
Année universitaire 2020_2021
Contenu de la matière :
COURS
CHAP. I- Introduction : définition et généralités sur la Paléontologie
CHAPIT. II- Les processus de la fossilisation
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CHAP. I.
Introduction : définition et généralités sur la Paléontologie
I. Définition et Historique :
La paléontologie est la discipline scientifique qui étudie les restes fossiles des êtres
vivants disparus ; située au croisement de la géologie et de la biologie, elle décrit l'évolution
du monde vivant, l'extinction et l'apparition de certaines espèces, ainsi que les écosystèmes
dans lesquels les organismes anciens ont vécu.
La définition de « paléontologie » est explicite si on s’intéresse à l’étymologie du mot.
Le terme est en effet constitué de trois mots grecs :
Paléo, du grec palaios (παλαιος) qui signifie ancien ;
Onto, du grec ontos (οντος), vie, être ;
Logie, du grec logos (λογος), le discours, la science.
Il s’agit de l’étude des fossiles d'organismes, ayant vécu avant nous sur Terre, qui vise à
proposer des explications évolutives de la biosphère. Le paléontologue est donc à l’affût de
la moindre trace laissée, le plus souvent involontairement, par les êtres vivants, pour
reconstituer la chronologie des grandes étapes qui ont amené la biosphère au stade actuel
de l'évolution.
Bref Historique :
Les hommes se sont intéressés très tôt aux fossiles. Les hommes préhistoriques les
ramassaient, comme en témoignent les collections ou les ornements découverts dans des
grottes ou des sépultures. Les cornes d'Ammon (fossiles d'ammonites, dont la coquille
ressemble à des cornes de bélier) ne sont pour les Anciens que des bijoux talismans.
Les restes d'animaux et de végétaux sont répandus dans toutes les roches
sédimentaires. Leur existence semble avoir été constatée dès l'Antiquité, mais pendant
longtemps on n'en comprit pas la nature, ou plutôt les opinions furent divisées quant à leur
interprétation.
Ainsi on peut brièvement résumer cette discipliné par les auteurs suivants :
L'Antiquité ne s'est guère occupée de fossiles. Strabon rapporte que Xanthus
(env. 500 ans av. J.-C.) prétendait avoir trouvé, en des endroits fort éloignés de la mer, des
espèces de conques, des moules et des pétoncles pétrifiées. Il était persuadé que ces terres
alors émergées avaient été autrefois recouvertes par la mer.
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Empédocle (Ve s. av. J.-C.), ayant observé en Sicile des os d'hippopotame
fossilisés, les a considérés comme des restes de géants disparus, interprétation qui se
retrouve dans plusieurs auteurs latins et se poursuit jusque dans les Temps modernes.
D'autres auteurs, grecs ou latins, parlent des fossiles, mais toujours de façon
vague et sans en chercher la signification véritable.
Pendant tout le Moyen Âge et la plus grande partie des Temps modernes, on
émet des opinions contradictoires sur les fossiles, tenus pour des monuments de l'histoire
du monde ou de simples jeux de la nature.
Avicenne, le représentant le plus éminent de la science arabe, les regarde
comme des ébauches d'êtres vivants ; Albert le Grand admet que des restes de plantes ou
d'animaux peuvent être transformés en pierre sous l'influence d'agents pétrifiants.
Léonard de Vinci (1452-1519) déclare que les coquilles fossilisées ont vécu sur
le lieu même que la mer occupait autrefois.
1.2 Les différentes sous-disciplines de la paléontologie :
- La Paléontologie des vertébrés : animaux de grande taille
- La Paléontologie des invertébrés : animaux de petite taille
- La Micropaléontologie : organismes microscopiques
- La Paléobotanique : végétaux
- Paléoichnologie : traces d’activités
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CHAP. II.
Les processus de la fossilisation
1. Le Fossile : Définition
On appel fossile, tous les organismes animaux et végétaux extraits de la terre.
Cet organisme peut être un corps entier, une partie d’un corps (tête, tronc, feuilles, dents,
os, ….) ou des traces (locomotion : pas; nutrition: aliments; reproduction: les œufs; habitas:
terriers….)
2. La Fossilisation :
C’est l’ensemble des processus (mécanismes, transformations) qui transforment tous
les cadavres en fossiles.
C’est un phénomène exceptionnel qui nécessite des conditions très particulières:
* la présence d’une partie dure (squelette, tige, coquille, feuille ...), cette présence des
parties dures permet à ce cadavre d’avoir plus de chance de se fossiliser,
* la rapidité du recouvrement : enfouissement rapide, plus vite le cadavre sera recouvert,
plus vite il sera à l’abri des prédateurs tels que les bactéries (les processus d’oxydation,
dissolution.)
* la finesse du sédiment : Les milieux les plus propices sont les sédiments à granulométrie
fine. Ex. les boues, les marnes…..
Remarque :
Les milieux très favorables à la fossilisation sont en général marins, les milieux
terrestres sont peu favorables
3. Evolution après la mort :
Après la mort, les parties molles se décomposent rapidement. De même les parties
organiques associées aux parties minéralisées. En conséquence, ces parties deviennent
poreuses et cassantes.
Elles peuvent suivre trois types d’évolution:
* conservation sans modifications importantes : c’est un cas exceptionnel
ex: Mammouth de Sibérie ; végétaux et animaux dans l’ambre.
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* dissolution complète (cas le plus fréquent): ne restent que les moules internes (lisses) et
moules externes (ornementés)
* Remplacement du minéral initial par un autre : c’est le phénomène d’Epigénie
(pseudomorphose)
4. Caractéristiques chimiques des fossiles :
Les principaux composants chimiques et minéralogiques qui caractérisent les différents
restes fossiles sont les suivants :
* La calcite (Ca Co3) : elle est rare dans la coquille des animaux (échinodermes et
brachiopodes). Souvent dans les végétaux.
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* L’Aragonite est un minéral instable et souvent remplacé chez le fossile par la calcite (c’est
l’épigénie).
* La Calcédoine et la Silice (SiO2) : elle entraine la silicification des végétaux et des coquilles
d’invertébrés. Minx très stables.
* La Pyrite (FeS2) donne une couleur jaune aux fossiles (l’or des fous!)
* L’Apatite (phosphate de calcium) intervient dans le cas des Os et des dents.
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7. Les différents types (cas) de fossiles : (planche)
A partir d’un cadavre d’organisme animal ou végétal (partie dure : squelette, coquille, tronc
d’arbre, feuilles, etc….) et suivant le chemin suivit au cours de sa fossilisation, plusieurs
types de fossiles peuvent se présenter :
Figure : modalités de la fossilisation
A: coquille originelle; B: coquille enfouie mais sans remplissage ultérieur;
C: coquille et gangue remplacées secondairement; D: cavité originelle remplie
secondairement de matériel;
E: seul le remplissage (moule interne de la coquille) est conservé; F: seul le matériel de la
coquille originel est remplacé;
G: la coquille en matériel remplacé est dégagée ultérieurement;
H: coquille remplie et enfouie; I: dissolution de la coquille originelle;
J: le moule interne a été dégagé de la gangue;
K: la cavité correspondant à la coquille est remplie par des dépôts tardifs; O: coquille enfouie
non remplie;
P: coquille dissoute avec formation d'un moule externe;
Q: remplissage du moule externe; R: dégagement naturel du moule externe.
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8. Intérêt de l’étude des fossiles en géologie :
Les fossiles sont d’une importance certaine dans les études globales de la terre:
* Certains sont de Bon dateurs chronologiques (marqueurs de temps) : appelé ‘BON
FOSSILE STRATIGRAPHIQUE’ (marqueur chronologique, dateur, marqueur
biostratigraphique, ……) : BFS
* Certains sont de bons indicateurs de milieu appelés : ‘BON FOSSILE DE FACIES’
(BFF).
a. Le bon fossile stratigraphique : (BFS)
Il est caractérisé par :
• Une courte vie : faible, une extension verticale
• Une large répartition géographique : grande extension horizontale
b. Le bon fossile de faciès :
Ce sont tous les organismes qui vivent étroitement liés à leur milieu de vie. Leur
morphologie s’imprègne totalement des conditions physico-chimiques de ce milieu.
Exemples:
- La forme hydrodynamique des poissons indique nécessairement un milieu aquatique
- la forme ‘aillée’ d’un oiseau indique nécessairement une adaptation au vol ….
Rque :
Certains fossiles peuvent présenter l’une ou l’autre de ces caractéristiques ; d’autres
les deux au même temps ou alors aucune des deux qualités.
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Chap. III F. MEBROUK_2020-2021
Chap. III RAPPEL DE SYSTEMATIQUE
A. Définition :
La systématique est une discipline des sciences naturelles et de l'histoire naturelle, qui a
pour objet d'inventorier tous les organismes vivants, existants ou ayant existé. Pour cela, elle
doit :
1. en faire la description détaillée (anatomie, physiologie, écologie, distribution...)
2. les nommer sans ambiguïté, en fonction des règles de nomenclature.
3. rassembler les espèces ayant des caractères en commun à l'intérieur d'entités
hiérarchisées prédéfinies : genre, famille, ordre, classe, division, règne. De tels groupes sont
appelés taxons et la branche de la systématique qui s'occupe de donner ces noms est
la taxinomie.
Il s'agit d'une véritable science à la base de la botanique, zoologie, mycologie. Elle est
ouverte vers l'avenir, la tâche à accomplir restant immense, avec près d'un quart des
espèces de phanérogames restant à découvrir, nommer, décrire, comprendre et bien
davantage encore d'insectes.
Actuellement et au sein des scientifiques, la Systématique et la Taxinomie (ou taxonomie)
prennent le même sens et signification.
B. Classification linnéenne :
La classification de Linné a été construite pour organiser le monde vivant en catégories
emboîtées ou juxtaposées. Conçue dans un cadre fixiste, mais bénéficiant des observations
de très nombreux biologistes, elle a été assez facilement adaptée au cadre évolutif.
L’unité de base de cette hiérarchie taxinomique (ou taxonomique) est l’espèce, elle est à la
base de la classification de Linné.
Pour ce qui est de la nomenclature, l'attribution des noms donnés aux taxons, la
classification classique s'est développée en intégrant le système de nomenclature proposé
par Linné, le seul apport de Linné qui soit encore d'actualité.
Linné établit le système de nomenclature binominale, selon lequel une espèce reçoit un
nom en latin constitué de deux termes.
Linné met au point son système de nomenclature binominale, qui permet de désigner avec
précision toutes les espèces animales et végétales (et, plus tard, les minéraux) grâce à une
combinaison de deux noms latins. Ce binom (c'est-à-dire nom double) ou binôme
comprend :
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Chap. III F. MEBROUK_2020-2021
un nom de genre au nominatif singulier, dont la première lettre est une majuscule ;
un nom spécifique, s’accordant avec le nom de genre. Il est écrit entièrement
en minuscules. L’épithète évoque souvent un trait caractéristique de l’espèce ou peut être
formé à partir d’un nom de personne, de lieu, etc.
Le nom de l’espèce est constitué par l’ensemble du binom. Ces noms sont « réputés latins »,
quelle que soit leur origine véritable (grecque, chinoise ou autre). De nos jours les noms
binominaux s'écrivent selon la règle typographique en italiques.
Règne → Embranchement → Classe → Ordre → Famille → Genre → espèce
Par exemple
Panthera leo (le nom binominal du lion) et Panthera tigris (le nom binominal du tigre) sont
deux espèces distinctes au sein du genre Panthera.
Les catégories supérieures à l’espèce commencent par le Règne comprenant différents
Embranchements composés de Classes qui regroupent des Ordres formés de Familles
composées de Genres dans lesquels on place les espèces.
Si on trouve une nouvelle espèce (actuelle ou fossile), on cherche à la placer dans une boîte
existante, en tenant compte de l'ensemble de ses caractères. Si ce n'est pas possible, on crée
une (ou une série de nouvelles boîtes - nouveau genre - nouvelle famille...).
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
IV. Etude de quelques groupes de fossiles
IV. A. Techniques de Récolte et d’Etude
Méthodes d’études :
Du terrain au laboratoire, plusieurs méthodes d’étude sont nécessaire pour récolter
les fossiles, les étudier, les reconnaitre et pour tirer toutes les informations stratigraphiques
possibles.
Il s’agit de :
A. Échantillonnage :
1. Matériel : Marteau, burin, pinceau, sacs plastiques, étiquettes, boussole, loupe,
carnet, crayon, feutre indélébile...
2. Terrain:
– carte de localisation,
– description du contexte géol.., relevés sur la position du Fossile
3. Quantité variable f (taille, abondance...)
4. Précautions : éviter toute «pollution»...
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
B. Préparations :
1. Dégagement
– Mécanique
– Chimique
– lavage-tamisage
2. Consolidation et conservation
– Colle en solution
– enduit de protection (acétate d’amyle + colophane + acétone + celluloïd
3. Moulages
– Externe : latex, résine, plastique
– Interne : cas de fossiles décalcifiés : injection de résine (remplissage),
destruction de la matrice
4. Lames minces
– Même procédé que pour les roches ; avantage : analyses des microstructures
C. Observations :
1. Microscopes optiques, O.N., Binoculaire
2. M.E.B. et M.E.T.
– Micro et Nannofossiles
– Microstructures...
3. Radiographie X : Fossiles non extractibles...
4. Spectroscopie R.M.N., Microanalyse X, Analyses isotopiques...
D. Figuration :
1. Indispensable pour validation du taxon
2. Dessin (scientifique) :
– mise en évidence de détails, des caractères essentiels, reconstitution...
3. Photographie
– classique nécessitant parfois une préparation particulière pour la mise en
évidence de certains caractères
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
– stéréographie permet une vision en relief
4. Échelle de représentation : ne pas oublier
E. Conservation :
1. Les fossiles dûment étiquetés doivent être correctement archivés dans un
laboratoire, museum etc… et accessibles à la collectivité scientifique.
2. Nom, provenance, âge présumé, donateur … y sont rattachés.
IV. B. Étude de quelques groupes de vertébrés
1. INTRODUCTION :
- Les vertébrés regroupent tous les animaux qui possèdent un squelette interne
- Les premiers vertébrés seraient apparus sur terre il y a 530 ma
- On dénombre aujourd'hui environ 50 000 espèces de vertébrés
- Les vertébrés sont en général plus gros que les invertébrés et on les connaît donc beaucoup
mieux !
Les vertébrés regroupent 5 Classes principales d'animaux :
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
1. La Classe des Mammifères :
- La Classe des Mammifères (Mammalia) forme un taxon inclus dans les vertébrés
(classification de Linné).
- Les Mammifères partagent des ancêtres communs avec les Reptiles et les Oiseaux (taxon
des amniotes).
- Les Mammifères regroupent près de 5 400 espèces, qui sont distribués en 29 ordres, 153
familles et 1 200 genres.
- Ils se caractérisent par l'allaitement des petits (après leur naissance).
- On trouve également des mammifères sur toute la planète (terre/mer).
* mammifères terrestres: présentent quatre pattes et des poils.
Mais il existe parmi les mammifères terrestres de nombreux animaux qui présentent
certaines particularités empruntées à leurs lointains cousins : Ainsi les chauves-souris volent
comme les oiseaux, ou les ornithorynques pondent des œufs !...
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
- Environ 120 espèces de mammifères vivent dans les mers.
- Certains y restent tout le temps, comme la baleine, d'autres sortent de l'eau pour se
reposer ou mettre leur petit au monde, comme les tortues.
- De nombreux mammifères marins ont aujourd'hui disparu des eaux de notre planète.
- D'autres ne sont pas loin de disparaître...
2. La Classe des poissons :
Les poissons sont des animaux vertébrés aquatiques à sang froid, munis de nageoires.
Le corps est le plus souvent couvert d'écailles.
* poissons sans mâchoires (Agnatha)
* poissons cartilagineux (Chondrichtyens)
* poissons à nageoires rayonnées (Actinoptérygiens)
* poissons aux nageoires pédonculées (Sarcopterygii)
On les trouve abondamment aussi bien en eau douce que dans les mers.
Le milieu marin étant moins accessible aux humains, de nombreuses espèces restent encore
à découvrir...
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3. La Classe des reptiles :
- Les reptiles (au sens courant) regroupent les animaux terrestres à température variable et
à corps recouvert par des écailles.
- On dénombre environ 8 000 espèces de reptiles différents.
- Les reptiles sont les premiers vertébrés à avoir colonisé la terre il y a plus de 500 millions
d'années.
Certains d'entre eux, comme le crocodile ou la tortue étaient même déjà présents au temps
des dinosaures et n'ont pratiquement pas évolué depuis.
C'est au cours de l'évolution que les reptiles ont donné naissance aux oiseaux et aux
mammifères...
4. La Classe des amphibiens :
Les amphibiens sont des animaux qui pour la plupart ont une phase de vie aquatique (sous
forme de larves)
Et une phase de vie terrestre, après une métamorphose.
On compte aujourd'hui, environ 6 000 espèces différentes.
De nombreuses espèces d'amphibiens, particulièrement sensibles aux variations des milieux
dans lesquels ils vivent, sont aujourd'hui menacées d'extinction.
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5. La Classe des oiseaux :
La classe des Oiseaux (Aves) regroupe (aujourd'hui) environ 9600 espèces ; sur toute la
surface du globe et dans tous les milieux.
- Embranchement des vertébrés,
- ils sont ovipares,
- homéothermes à sang chaud.
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Chap. IV. F. MEBROUK_2020_2021
Les Oiseaux constituent le groupe de vertébrés le plus homogène du point de vue de la
structure anatomique, du fait de la forte contrainte aérodynamique liée au vol (les Oiseaux
qui ne volent pas aujourd'hui ont des ancêtres volants).
Le fait de voler a ainsi contraint toute la physiologie et l'anatomie de l'animal, donnant lieu à
des adaptations multiples.
- Il existe environ 10 000 espèces d'oiseaux. Tous possèdent un bec, des plumes, des ailes et
pondent des œufs.
CONCLUSION SUR LES VERTEBRES :
Parmi les vertébrés, on distingue :
- Ceux qui ont un gésier et des plumes : les oiseaux ;
- Ceux qui ont un gésier et un trou triangulaire au niveau de la tempe : les crocodiliens ;
- Ceux qui ont des poils : les mammifères ;
- Ceux qui ont une mâchoire qui s'ouvre largement : les squamates ;
- Ceux qui ont une carapace dorsale et ventrale : les chéloniens ;
- Ceux qui ont 4 doigts à la main : les lissamphibiens ;
- Les poissons osseux : les actinoptérygiens ;
- Et les poissons cartilagineux : les chondrichthyens
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CHAP. V.
Relations d’étude des fossiles en Stratigraphie et en Paléontologie
1. Utilisation en Stratigraphie :
Les fossiles sont des taxons utilisés couramment dans plusieurs sous disciplines de la
stratigraphie et notamment pour les datations relatives.
Ils sont utilisés surtout dans la biostratigraphie et pour l’établissement des différentes
biozonations
Le Bon Fossile Stratigraphique / fossile marqueur / fossile biochronologique se retrouve ainsi
d’une grande utilité pour les datations des différentes strates géologiques et les événements
qu’ils conservent.
Ainsi :
Le Bon Fossile stratigraphique est caractérisé par :
• Une large répartition géographique : grande
extension horizontale (continentale, mondiale..)
• Une Grande vitesse d’évolution: une courte
vie/ Faible extension horizontale
• Une Fréquence importante (grande population)
• Une détermination facile (reconnaissance)
2. Utilisation en Paléontologie :
• L’évolution des organismes est un élément essentiel dans la reconnaissance et la
détermination des taxons fossiles
• Un organisme qui présente une évolution rapide se retrouve ainsi être d’un grand
apport pour les datations stratigraphiques
• Plus un taxon donne des espèces différents dans le temps et plus ces espèces
fourniront une datation précise
3. Utilisation en Paléoécologie :
Les taxons fossiles peuvent donner, aussi, d’importantes informations sur les milieux dans
lesquels ils vivaient
Par le principe de l’actualisme, une paléogéographie (ou paléobiogéographie) peut être
facilement reconstruite
Dans ce cadre, le Fossile de faciès peut être le taxon idéal pour cette reconstruction
Il est caractérisé par :
* Extension géographique limitée
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* Polymorphisme éventuel en fonction des conditions du milieu
* Faible vitesse d’évolution
En Conclusion :
Cette relation d’étude des fossiles en Paléontologie et en Stratigraphie permet les
reconstitutions paléogéographiques à différentes échelles (locales, régionales, continentales
et mondiales)
Une Complémentarité des renseignements
• Paléontologiques
• sédimentologiques…
• géochimiques
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
VI. Notion d’évolution, taxonomie,
Exemples de quelques groupes évolutifs
1. Notion d’Evolution :
A. Définition:
On appel Evolution : ensemble de modifications graduelles et accumulées au fil du temps.
Elle concerne un objet (planète, relief, océan, etc.), un être vivant (croissance et
vieillissement). Une population (évolution des espèces), un système (évolution du climat,
évolutions historiques, évolutions économiques, évolutions sociales, etc.). Ou encore la
pensée (évolution des idées) et le comportement (évolution des mœurs).
L’évolution en biologie est la modification, au cours du temps, des groupes d'individus
vivants. L’«Evolution» est un phénomène concret : c'est la différence morphologique et
génétique que l’on observe d’une génération à l’autre entre ascendants et descendants
On observe :
a. La Macroévolution :
C’est Ensemble de changements importants qui se traduit par l’apparition des
principaux groupes du monde vivant (taxons : Famille, Ordre ou Embranchement..)
b. La Microévolution :
C’est l’Evolution au fil des générations des différentes populations composant une espèce.
La microévolution peut aller jusqu’à la formation d’une nouvelle espèce à partir d’une autre.
B. Les Théories de L’Evolution :
Plusieurs théories expliquant cette évolution sont connues, parmi elles :
* La Théorie du Lamarckisme :
Entre 1800-1809, J-B Lamarck développe sa théorie de la «transformation des
espèces» appelée plus tard «l’Evolution».
Le Lamarckisme est basé sur deux lois fondamentales :
• loi d’adaptation
• loi de l’hérédité des caractères acquis
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
* La Théorie Darwinienne :
Darwin admet que la sélection naturelle favorise, en chaque milieu, des individus les mieux
adaptés à celui-ci. Il en résulte des dérives progressivement diversifiantes entre les
populations.
Les conceptions-clés de la théorie Darwinienne sont les suivants :
- Multiplication : par reproduction
- la lutte pour la vie : à cause de la rareté de la nourriture
- présence de variation : ou mutations : nouveau caractère dans une même espèce
- sélection naturelle : les plus aptes restent en vie
C. Les Rythmes de L’Evolution :
Plusieurs mécanismes sont mis en évidence par les auteurs pour expliquer la complexité des
phénomènes évolutifs, parmi les plus connus, on peut citer :
* Le Gradualisme Phylétique
* Les Equilibres Ponctués
- LE GRADUALISME PHYLETIQUE : avec 2 mécanismes :
* L’ANAGENESE : émergence (naissance, apparition) d’une nouvelle espèce à partir d’une
ancienne (A qui donne B), par l’intermédiaires des espèces intermédiaires ou transiantes (A’,
B’…..)
* LA CLADOGENESE : émergence de deux ou plusieurs nouvelles espèces par division (A qui
donne B, C, D …….) sans aucune espèce intermédiaire
D. Les lois de l’évolution :
* la loi du progrès et de la Complexification
* la loi de l’accroissement phylétique de la taille
* la loi (ou principe) de l’irréversibilité, dite de «Dollo»
* la loi des phases évolutives
2. Taxinomie
A. Introduction et Définition :
La classification classique du vivant se fait selon une hiérarchie de groupes de plus en
plus vastes.
La Taxinomie (Taxonomie) : est une science naturelle (biologique) qui a pour objet de
décrire, regrouper, identifier, nommer et enfin classer les organismes vivants
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
* Historiquement:
- La première classification des végétaux est de Théophraste (IVe s. av. J.-C).
- Le premier classificateur connu des animaux est Aristote, (traité : Histoire des animaux)
B. Classification de Linné :
Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) posa les fondations de la systématique
(taxinomie) dont les grands principes furent la base de la systématique scientifique jusqu'au
XXe siècle.
1. Principes communs et différences :
Toutes les classifications actuelles se présentent sous la forme d'un arbre (classement
arborescent), depuis une racine incluant tous les êtres vivants existants ou ayant existé,
jusqu'aux individus.
2. La hiérarchie taxinomique :
La classification traditionnelle repose sur une hiérarchie fixe de catégories (les rangs de
taxon), définie de la façon suivante : du plus grand au plus petit :
Règne → Embranchement → Classe→ Ordre → Famille → Genre → espèce
CONCLUSION:
Actuellement, six règnes (06) divisent le monde vivant :
1. Le Règne des Bactéries
2. Le Règne des Archées
3. Le Règne des Protistes
4. Le Règne des Champignons
5. Le Règne des Végétaux
6. Le Règne des Animaux
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
C. La notion d'espèce :
Un concept important de classification, assez stable, est celui d'espèce. Ce
groupement est relativement bien défini, du moins pour les espèces à reproduction.
L'espèce se définit comme une « communauté d'êtres vivants interféconds (interfertiles),
pouvant échanger du matériel génétique et produisant des descendants eux-mêmes
féconds »
D. Emploi du binôme latin
Les espèces sont nommées selon le système binominal mis en place par C. Linné.
Le nom scientifique d'une espèce est la combinaison de deux mots latins ou (écrits en
italiques) : un nom de genre, suivi, d’un nom spécifique.
Exemple: PECKICHARA GRAMBASTICA
Italique (écrit par le micro) : Peckichara grambatica
Italique (écrit par le stylo) : Peckichara grambatica Souligné
3. EXEMPLES DE QUELQUES GROUPES EVOLUTIFS :
Les chevaux (les équidés), ont une histoire complexe qui remonte à près de 55 ma, (début
Éocène).
Alors que les dinosaures ont disparus depuis environ 10 ma, de nouveaux groupes d'animaux
apparaissent, parmi eux les ancêtres des chevaux.
Ce sont des animaux de petite taille, (chat) et vivent en milieu forestier. L'un des ancêtres le
plus connu se nomme Propaleotherium et vivait en Europe.
EOHYPPUS (HYRACOTHERIUM)
L'évolution commence en Amérique du Nord et en Eurasie, (55 – 45 ma), par un petit
mammifère (taille d'un renard). 4 doigts aux pattes avant et 3 aux pattes arrière. Ses dents
sont semblables aux mammifères, car il mange des feuilles tendres.
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
MESOHIPPUS
40 - 25 ma, le Mesohippus remplace l'Hyracotherium. Il est plus grand et possède 3
doigts par pattes. Ses dents se modifient. Des troupeaux de Mesohippus traversent en
Eurasie, ceux qui restent en Amérique disparaissent à cause du climat froid.
MERYCHIPPUS
Le Merychippus apparaît à 25 - 5 ma. Ses dents forment de hautes couronnes pour
brouter de l'herbe plutôt que des feuilles. Les pattes présentent un petit sabot primitif
surmonté de 2 doigts inutiles. Il vit dans les plaines sur le sol dur.
EOHYPPUS (HYRACOTHERIUM) MESOHIPPUS MERYCHIPPUS
PLIOHIPPUS
Ce descendant du Merychippus se répand en Europe, en Asie, en Afrique et retourne
en Amérique. Il est le premier à avoir un vrai sabot et sa dentition est très proche de nos
chevaux modernes. Il s'agit du grand-père du cheval moderne.
EQUUS
Il s'agit du cheval moderne et c'est l'explosion démographique. Son sabot est plein et
ses dents sont longues pour assumer l'abrasion du sable à travers les herbes. Il se développe
sur tous les continents. Il disparaît à nouveau en Amérique il y a 8 000 ans à cause du climat
et probablement de l'homme. Le cheval sera domestiqué au cours des 4 000 dernières
années.
PLIOHIPPUS EQUUS
V. Conséquences et conclusions :
L'augmentation de la taille du cheval s'étend sur une longue période géologique qui va de
l’ère Éocène (50 Millions d'années) au Quaternaire (quelques milliers d'années).
Cette augmentation de taille du cheval s'accompagne d'une évolution du pied.
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Chap. VI_Stratigraphie F. MEBROUK_2020_2021
Lors de l'apparition des premiers équidés à l’ère Éocène, l’Eohippus (Hyracotherium), ces
animaux étaient adaptés à un milieu fermé (type forêts, marécages, etc.). Plus tard dans leur
évolution, les milieux initiaux laissent place à des milieux ouverts (savane) modifiant ainsi
leur habitude et leur mode de déplacement.
On constate alors une adaptation pour la course. Ils passent d'un mode artiodactyle (appuie
de la patte sur plusieurs doigts) à un mode périssodactyle (appuie de la patte sur un seul
doit).
La dentition passe à un type de dents dit bunodontes (bosses) au type de dents dit
lophodonte (crêtes parallèles). Cette évolution était nécessaire pour faire face à la révolution
du Miocène. En effet, l'apparition de l'herbe (riche en silice) use les dents plus fortement
que les feuillages.
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