Perspectives Économiques 2022-2027
Perspectives Économiques 2022-2027
PERSPECTIVES EN 2022-2027
Septembre 2022
I. Environnement international et national
I.1 - Environnement international
Après une année 2020 morose, du fait de la pandémie à coronavirus (Covid-19), l’activité a repris dans
la plupart des économies en 2021. Cette reprise a été possible grâce au démarrage de la vaccination, à
l’assouplissement des mesures restrictives de lutte contre la propagation de la Covid-19, aux soutiens
budgétaires massifs et au maintien des conditions financières favorables, en l’occurrence le maintien de
politiques monétaires accommodantes.
Cependant, la plupart des pays ont été confrontés à des contraintes d’approvisionnement en produits
semi-finis en raison de la perturbation des activités enregistrée dans les pays asiatiques fortement
impactés par la crise sanitaire. Aussi, la pénurie de conteneurs occasionnée par les lenteurs enregistrées
dans les échanges commerciaux face à l’exigence du respect des mesures de lutte contre la Covid-19 a
affecté l’activité économique. Par ailleurs, dans le contexte de reprise économique, des tensions
inflationnistes sont observées dans la plupart des régions. Elles sont imputables à la flambée des cours
des matières premières et de l’énergie ainsi qu’à des chocs sur l’offre de denrées alimentaires.
Dans ce contexte, selon les dernières estimations du Fonds Monétaire International (FMI), publiées en
juillet 2022, la croissance de l'économie mondiale s’est affichée à 6,1% en 2021 après une baisse de
3,1% en 2020, avec une reprise à la fois dans les pays avancés (+5,2%) et dans les pays émergents et
pays en développement (+6,8%). Mais ce regain d’activité s’est accompagnée d’une inflation de 4,7%
contre 3,2% en 2020.
En 2022, la croissance mondiale devrait connaître une décélération pour s’établir à 3,2% en raison de la
persistance de la pandémie à coronavirus (covid-19) et surtout aux conséquences négatives de la guerre
en Ukraine qui a démarré le 24 février 2022. En effet, les mesures de lutte contre la covid-19 continuent
d’induire un dérèglement des chaînes d’approvisionnement au niveau mondial et de freiner la reprise
économique. Par ailleurs, dans certains pays d’Europe et d’Amérique du Nord, la reprise post-covid-19
fait face à des déficits de main d’œuvre, notamment, dans le transport routier, la restauration et la santé.
Concernant la crise en Ukraine, les sanctions prises contre la Russie perturbent les échanges extérieurs
entre le binôme Russie-Ukraine et le reste du monde. Elles entraînent une flambée des prix des produits
énergétiques, alimentaires et biens intermédiaires
Ainsi, le taux de croissance ressortirait à 2,5% contre 5,2% en 2021 dans les pays avancés et à 3,6%
contre 6,8% en 2021 dans les pays émergents et pays en développement.
Pour 2023, la croissance mondiale devrait ralentir et ressortir à 2,9% contre 3,2% en 2022 en lien
particulièrement avec la persistance de la crise en Ukraine. Ce ralentissement serait le fait principalement
de la réduction de la croissance dans les pays avancés (+1,4% contre +2,5% en 2022) en dépit de la
hausse de croissance dans les pays émergents et pays en développement (+3,9% contre +3,6% en
2022).
S’agissant spécifiquement de l’Afrique subsaharienne, la croissance est estimée à 4,6% en 2021 contre
une baisse de 1,6% en 2020. A l’instar de l’économie mondiale, un ralentissement de croissance est
également prévu pour l’année 2022 avec un taux de 3,8%. En 2023, le taux de croissance des pays
subsahariens devrait se situer à 4,0%.
Par ailleurs, l’inflation mondiale devrait connaître une hausse du fait de l’augmentation des prix des
denrées alimentaires et de l’énergie, ainsi que des déséquilibres persistants de l’offre et de la demande.
Elle devrait atteindre 8,3% en 2022 contre 4,7% en 2021 avec un taux de 6,6% dans les pays avancés
et 9,5% dans les pays émergents et les pays en développement. En 2023, ce taux devrait ralentir et
ressortir à 5,7% du fait des effets de la politique monétaire restrictive des Banques Centrales et de
l’augmentation de la production mondiale.
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I.2 - Environnement national
Au plan national, l’activité économique a tiré profit en 2021, (i) du redressement de l’économie mondiale
qui a entrainé une hausse de la demande des matières premières et donc de leurs cours, (ii) de la
poursuite de la mise en œuvre du Plan de Soutien Economique, Social et Humanitaire, (iii) de l’exécution
continue du Plan de riposte sanitaire, (iv) de l’allègement des mesures de lutte contre la Covid-19, (v) du
maintien de l’orientation accommodante de la politique monétaire, (vi) de la vigueur de la consommation
des ménages, et (vii) de l’amélioration du climat des affaires.
L’activité économique a également bénéficié de la mise en œuvre du Programme de Travail
Gouvernemental (PTG) 2021 qui a mis l’accent, notamment, sur l’amélioration des conditions de vie des
populations, la gestion efficace des dépenses et la fourniture des services publics de qualité.
Par ailleurs, la poursuite du plan de soutien économique, social et humanitaire et du plan de riposte
sanitaire a contribué à consolider la reprise économique malgré les perturbations dues à l’insuffisance de
l’offre d’électricité consécutive à des niveaux d’eau bas des lacs des barrages hydroélectriques et à une
panne sur l’installation d’une centrale thermique dans la période d’avril à juin 2021.
Ainsi, la croissance économique a connu un rebond significatif avec un taux de 7,4% contre 2,0% en
2020. Cependant, cette croissance s’est accompagnée d’une accélération de l’inflation de 4,2% contre
2,4% en 2020.
En dépit d’un environnement international défavorable, les perspectives économiques de la Côte d’Ivoire
demeurent bonnes. L’activité économique bénéficierait de la stabilité de l’environnement sociopolitique et
sécuritaire, de la poursuite de la mise en œuvre du PND 2021-2025, de la mise en œuvre d’importantes
réformes structurelles et de politique économique appropriée. Ainsi, les prévisions tablent sur des taux
de croissance de 6,8%, 7,3 et 7,1% respectivement en 2022, 2023 et sur la période 2024-2027.
2,0
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
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poursuite des réformes nécessaires à l’accompagnement efficace de l’économie et la continuité dans la
politique volontariste d’investissement dans les secteurs moteurs de croissance ont facilité le rebond de
l’économie.
Ainsi, les évolutions sectorielles de l’offre et de la demande se présentent comme suit :
Au niveau de l’offre, le secteur primaire a connu une hausse de 2,3% contre 2,2% en 2020 en relation
avec la hausse de l’agriculture d’exportation (+4,9%) et de la pêche (+0,7%) en dépit du repli de
l’agriculture vivrière (-0,4%) et de la sylviculture (-23,7%). L’agriculture d’exportation a bénéficié de la
bonne tenue des cours, de la normalisation de la commercialisation, d’une bonne pluviosité et de l’entrée
en production de nouvelles variétés du cacao à haut rendement . Ainsi, les productions de cacao (+2,6%),
de noix de cajou (+14,1%), d’huile de palme (+16,9%), d’ananas (+18,6%), de banane dessert (+5,6%),
de caoutchouc (+15,7%) et de coton graine (+14,1%) ont augmenté. Quant à la production de café (-
25,6%), elle a reculé sous l’effet du vieillissement du verger et du désintérêt des paysans. De même, la
production de sucre s’est contractée de 12,9% du fait de la maladie de la mosaïque de la canne à sucre,
des conditions climatiques défavorables et du rationnement de l’électricité qui a perturbé l'irrigation des
plantations.
Au niveau de l’agriculture vivrière, la baisse est en lien principalement avec le repli des productions de
tubercules et plantains (-1,6%) en dépit de la hausse des productions de céréales (+5,1%). Ce
fléchissement de la production vivrière, qui a contribué à la hausse des prix des produits vivriers, sont
attribuables principalement à la perturbation des ensemencements intervenue en 2020. Cette
perturbation s’explique notamment par (i) des restrictions de déplacement en 2020 qui ont réduit la main
d’œuvre provenant des pays voisins et perturbé les calendriers de mise en cultures de certains produits,
(ii) des dérèglements climatiques et (iii) du déficit pluviométrique.
En outre, la hausse de la production céréalière est liée principalement à l’augmentation de la production
rizicole (+12,0%) liée à l’accroissement des superficies cultivées (15% sur l’irrigué de 23 618 ha à 27 235
ha, 8% sur le pluvial bas-fonds de 302 877 ha à 327 949 ha, et 3% sur le pluvial plateau de 308 806 ha
à 318 009 ha).
Le secteur secondaire a progressé de 4,4% en 2021 après une hausse de 1,9% en 2020. Cette évolution
est en lien avec l’accélération des BTP (+8,3%), des produits pétroliers (+9,8%), de l’extraction minière
(+3,2%) et des autres industries manufacturières (+9,6%) en dépit des baisses des industries agro-
alimentaires (-2,5%) et l’énergie (-5,5%).
Les activités du BTP ont connu une hausse liée à l’accélération et au démarrage des chantiers de
construction notamment (i) le 4e pont d’Abidjan reliant les communes de Yopougon et du Plateau, (ii) la
tour F de la cité administrative du Plateau, (iii) le pont reliant les communes de Cocody et du Plateau, (iv)
le barrage de Gribo popoli, (v) l’aménagement et le bitumage de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké, (vi)
la construction de routes et échangeurs dans le cadre du projet de transport urbain d’Abidjan, (vii) les
travaux de réfection des Tours C, D et E de la cité administrative, (viii) la réhabilitation de la côtière entre
Abidjan et San Pedro, (ix) la construction et la réhabilitation des stades devant accueillir la coupe d’Afrique
de Football en 2023 et (x) les travaux d’aménagement de la voie de contournement « Y4 ».
La hausse de l’extraction minière de 3,2% après 6,2% en 2020 a découlé de la progression des
productions d’or (+8,7%), de diamant (+2,7%) et de nickel (+30,8%) en lien avec l’ouverture de nouvelles
mines et de l’exploitation de nouveaux minerais. Cependant, le ralentissement de sa croissance par
rapport à 2020 a résulté de la chute de la production du manganèse (-27,5%) et de l’arrêt de la production
de la bauxite. La diminution de la production manganésifère s’explique par la baisse du cours du minerai
de manganèse sur le marché vers la fin de l’année 2021. Quant à la production de la bauxite démarrée
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en 2020, l’arrêt est provenu des difficultés rencontrées par l’opérateur, du fait, entre autres, des coûts
portuaires et du déficit en infrastructure au Port Autonome d’Abidjan.
La progression des produits pétroliers a été soutenue par la vigueur de la consommation intérieure
(+20,7%), tandis que les exportations ont progressé modérément (+0,9%). En dépit de cette performance,
la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) reste confrontée à l’érosion de ses marges de raffinage due à la
montée des prix du pétrole brut.
La baisse de la production d’électricité est imputable au repli de la production de source hydraulique due
à la faiblesse des stocks d’eau dans les lacs de retenue des barrages hydroélectriques, en raison de la
sècheresse survenue en 2020. La panne intervenue sur les équipements de la centrale thermique d’Azito
explique également cette contreperformance.
Le fléchissement des industries agroalimentaires est en relation le rationnement de l’électricité.
Le secteur tertiaire a rebondi de 10,5% en 2021, après la quasi-stagnation de 0,7% en 2020, grâce aux
reprises des transports (+15,1%), du commerce (+10,8%) et autres services (+8,0%aux, ainsi que la
poursuite du dynamisme des télécommunications (+11,8%),).
La bonne performance des télécommunications est en relation avec la poursuite des investissements
engagés et une plus forte utilisation des services dans un contexte post-Covid-19. En effet, les opérateurs
de télécommunications ont poursuivi la vulgarisation du télétravail et des autres activités en ligne en
rivalisant d’offres innovantes à destination de consommateurs en vue d’assurer la continuité de leurs
tâches.
Les transports et le commerce ont bénéficié de la reprise effective des activités économiques en relation
avec la levée de certaines mesures de lutte contre la propagation de la Covid-19 notamment la fermeture
des frontières..
Le secteur non marchand a cru de 5,8% après 7,6% en 2020, en lien d’une part, avec les mesures
prises dans le cadre des plans de riposte sanitaire et de soutien économique, social et humanitaire et
d’autre part, sous les effets combinés de la stratégie de maîtrise de la masse salariale et de la poursuite
des politiques de scolarisation obligatoire et de santé pour tous.
Les droits et taxes nets de subventions sont ressortis en hausse de 9,1% contre 2,4% en 2020 grâce
au rebond de l’activité économique ainsi qu’aux différentes réformes et politique fiscale dans
l’administration.
Au niveau de la demande, la croissance a été tirée par la reprise de la consommation finale (+8,6%
après -1,8% en 2020) et la consolidation des investissements (+12,5% après +8,4% en 2020).
La hausse de la consommation finale est en lien avec la consolidation de la consommation publique
(+10,6% après +6,3% en 2020) et la reprise de la consommation des ménages (+8,3% contre -2,8% en
2020) due à l'assouplissement des restrictions liées à la pandémie et à la relance de l'économie, offrant
aux ménages plus d’opportunités de dépenses.
Les investissements ont été soutenus par la poursuite de l’exécution des grands projets
d’infrastructures, notamment (i) la réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny, (ii) la réalisation du
tronçon « Yamoussoukro-Bouaké » de l’autoroute du nord, (iii) la sauvegarde et le développement de la
Baie de Cocody et de la lagune Ebrié, (iv) l’aménagement de la bordure de la mer dans la commune de
Port-Bouët, (v) la construction de quatre stades en vue de l’organisation de la CAN 2023, (vi) la
construction du 4e pont d’Abidjan, (vii) la construction de routes et échangeurs dans le cadre du projet de
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transport urbain d’Abidjan, (viii) l’aménagement de la voie de contournement « Y4 » et (ix) la réhabilitation
de la côtière entre Abidjan et San Pedro.
Ainsi, le taux d’investissement global est ressorti à 23,4% du PIB contre 22,4% en 2020. Le taux
d’investissement public s’est établi à 6,6% en 2021 comme en 2020.
Au niveau des échanges extérieurs, bénéficiant l’allègement des mesures de lutte contre la Covid-19,
les importations de biens et services se sont affichées en hausse de 12,1% après 11,9% en 2020 sous
l’impulsion du dynamisme de l’économie. Les exportations de biens et services ont connu une hausse
de 10,1% contre une baisse de 3,9% en 2020, en raison notamment de la bonne tenue des produits
transformés et des spéculations de l’agriculture d’exportation.
L’inflation a progressé de 4,2% en 2021 après 2,4% en 2020, au-delà du seuil communautaire de
maximum 3%, sous l’effet principalement de l’augmentation des prix des produits comestibles (+7,4%).
Cette évolution a été principalement impulsée par les produits alimentaires et boissons non alcoolisées
dont la progression des prix est passée de 3,2% au mois de janvier 2021 au pic de 12,3% au mois de
décembre.
Cette hausse des prix est expliquée notamment par (i) la baisse de la production vivrière, (ii) l’insécurité
dans les pays sahéliens qui occasionne des difficultés d'approvisionnement en bétail et produits
maraîchers, (iii) l’accroissement des prix à l’importation du poisson (+11,9%), et (iv) la hausse du cours
de l’huile de palme sur le marché international.
Au niveau de l’offre, le secteur primaire devrait connaître une décélération (+0,8% contre +2,3% en
2021) en relation avec la stagnation de l’agriculture d’exportation et la hausse de l’agriculture vivrière
(+2,4%), de la sylviculture (+0,6%) et de la pêche (+0,5%).
La croissance de l’agriculture vivrière découlerait de la hausse des différentes productions notamment
les tubercules et bananes plantains (+4,8%) et les autres produits vivriers (+3,4%) malgré la baisse de la
production céréalière (-7,5%) du fait du fléchissement de la production rizicole (-16,6%). L’agriculture
vivrière tirerait avantage du soutien du Gouvernement, à travers, notamment, des dons en machines et
d’intrants agricoles afin de renforcer les capacités de production et de commercialisation
5
Quant à l’agriculture d’exportation, sa stagnation résulterait de l’évolution contrastée des spéculations,
marquée par une progression des productions de café (+71,3%), de sucre (+17,4%), de caoutchouc
(+22,5%) et d’anacarde (+7,2%) et un retrait des productions du cacao (-5,8%), de la banane dessert (-
9,6%), de l’ananas (-5,7%), de coton graine (-3,5%) et de l’huile de palme (-5,7%).
La hausse de la production de café intervient après des années de déclin, grâce à l'entrée en production
de la nouvelle variété “arabusta“, issue d’une combinaison des variétés “arabica“ et “robusta“.
L’accélération de la production sucrière s’expliquerait par la maîtrise de la maladie de la mosaïque de la
canne intervenue en début de campagne et par la poursuite de la mise en œuvre des contrats-plans
visant à booster les investissements en faveur de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité
des entreprises productrices.
L’évolution favorable de la production de noix de cajou serait le fait de l’amélioration du rendement en
lien avec de bonnes pratiques agricoles.
La baisse de la production de cacao serait surtout en lien avec les fortes précipitations qui ont perturbé
la récolte, le séchage ainsi que le stockage des fèves, pendant la saison des pluies qui a démarré au
mois de mai 2022. La baisse s’expliquerait également par (i) le repos végétatif dû au cycle de production,
(ii) les mesures prises par le Gouvernement pour rationaliser l’exploitation des ressources forestières et
préserver le couvert végétal du pays et (iii) l’arrêt de distribution des semences améliorées dans le cadre
de la mesure de limitation de la production cacaoyère à 2 millions de tonnes.
Le repli de la production de coton graine serait en lien avec des conditions climatiques défavorables
caractérisées par des poches de sécheresse et un prolongement de la saison de pluie.
Enfin, le fléchissement de la production de banane dessert serait le fait principalement du repli des prix
sur le marché européen.
Le secteur secondaire progresserait de 12,8% en 2022 après la hausse de 4,4% en 2021. Cette
embellie serait portée par la hausse de l’ensemble de ses composantes que sont les BTP (+20,2%),
l’énergie (+9,7%), les industries agroalimentaires (+9,6%), les autres industries manufacturières (+8,6%),
l’extraction minière (+1,5%) et les produits pétroliers (+9,5%).
Les activités du BTP connaîtraient un dynamisme lié à l’accélération et au démarrage de plusieurs grands
projets d’infrastructures prévus, notamment : (i) l’extension de l'autoroute du Nord jusqu'à Bouaké, (ii) la
construction de huit nouveaux échangeurs à Abidjan, (iii) la construction de la deuxième phase de
l’échangeur de l’Amitié ivoiro-japonaise, (iv) l’aménagement de l’autoroute Y4 de contournement de la
ville d’Abidjan, (v) la construction du 4e pont d’Abidjan, (vi) la poursuite des travaux de renforcement de
la côtière et (vii) la poursuite des travaux d’aménagement et de bitumage de plusieurs routes.
L’accélération de l’énergie résulterait des effets combinés de l’augmentation de la production de l’énergie
hydraulique et de l’énergie thermique gaz ainsi que de la baisse de la consommation de HVO. La
production de source hydraulique bénéficierait de conditions climatiques redevenues favorables en 2022
après avoir souffert des effets d’une sècheresse un an plus tôt. S’agissant de la production de source
thermique, elle profiterait de la mise en service, depuis avril 2022, de la centrale flottante «
KARPOWERSHIP » d’une capacité de 200 mégawatts.
La faible croissance de l’extraction minière découlerait notamment de la hausse de la production de
pétrole brut (+6,7%), d’or (+2,7%) et de nickel (+4,9%) et de la baisse des productions de manganèse (-
16,8%) et de diamant (-39,3%). La production de pétrole brut bénéficierait des retombés des
investissements et des opérations de maintenance réalisés durant l’année 2021. L’extraction aurifère
profiterait de la hausse de la production des mines d’Agbaou et de Yaouré. Quant à la production de
nickel, elle tirerait avantage de l’amélioration des conditions de transport et d’exportation du minerai,
grâce notamment à l’utilisation du port de San Pedro en plus du port d’Abidjan. S’agissant de la production
6
du manganèse, elle pâtirait de l’arrêt de la production d’une des mines depuis septembre 2021 en raison
des difficultés d’exportation liées au déficit d’espaces de stockage au quai minéralier du port d’Abidjan,
associées à la baisse du cours du minerai. Quant à la production de diamant, elle est devenue très
erratique depuis la fin du premier trimestre 2021, avec plusieurs mois sans production suivi de productions
ponctuelles importantes. Cette situation s’expliquerait par l’épuisement progressif des sites exploitables
par les méthodes artisanales utilisées actuellement. Ainsi, afin de redynamiser la production, la SODEMI
met en œuvre un programme d’identification de nouveaux sites d’exploitation.
Le secteur tertiaire ressortirait à 6,7% en 2022 après la hausse de 10,5% en 2021 grâce à la hausse
des transports (+7,1%), des télécommunications (+6,6%), du commerce (+7,0%) et des autres services
(+6,2%). Cette dynamique serait induite principalement par les performances au niveau du secteur
secondaire.
La bonne performance des télécommunications serait en relation avec la poursuite des investissements
réalisés afin d’améliorer la couverture du pays, le déploiement de la fibre optique et le recours de plus en
plus accru de l’Administration et le secteur privé à digitalisation des services.
Les transports bénéficieraient de l’avancement des campagnes de vaccination et l’accroissement des
investissements notamment l’ouverture de nouvelles lignes par la compagnie Air Côte d’Ivoire en ce qui
concerne le transport aérien et la construction du terminal roulier, du second terminal à conteneur, d’un
terminal céréalier et d'un terminal minéralier en ce qui concerne le transport maritime.
Le commerce continuerait de tirer parti de la reprise effective des activités économiques en relation avec
la levée de certaines mesures de lutte contre la propagation de la Covid-19.
Le secteur non marchand devrait croître de 6,6% après 5,8% en 2021, en raison d’une part, des effets
combinés de la stratégie de maîtrise de la masse salariale et de la poursuite des politiques de
scolarisation obligatoire et de santé pour tous et d’autre part, en lien avec les mesures prises par le
Gouvernement dans le cadre des plans de riposte sanitaire et de soutien économique, social et
humanitaire.
Les droits et taxes nets de subventions ressortiraient en hausse de 3,1% après 9,1% en 2021 grâce
aux différentes réformes d’administration et de politique fiscale ainsi qu’au dynamisme de l’activité
économique.
7
Taux d'investissement 2018-2027 (%)
35,0 30,9
29,0
30,0 26,0 26,6
24,6 24,7
22,4 23,4
25,0 21,1 22,9
19,8 21,0
19,5
20,0 17,3 18,3
15,7 15,9 16,8 16,9
14,5
15,0
0,0
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Au niveau des échanges extérieurs, les importations de biens et services s’afficheraient en hausse
de 6,1% après 12,1% en 2021 sous l’impulsion du dynamisme de l’économie. Les exportations de biens
et services connaîtraient une hausse de 10,7% après une hausse de 10,1% en 2021, en raison de la
bonne tenue et des produits transformés.
L’inflation progresserait de 4,5% en 2022, au-delà du seuil communautaire de maximum 3%. Cette
progression serait liée d’une part, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement causées par les
différentes crises notamment la crise Russie-Ukraine et d’autre part, aux prix élevés de l’énergie qui
devraient se maintenir en 2022.
Les principales hypothèses qui sous-tendent la croissance du PIB en 2023 prennent en compte, le
maintien de la stabilité socio-politique, la poursuite des réformes nécessaires à l’accompagnement
efficace de l’économie, la maîtrise de l’inflation, la bonne tenue des finances publiques et la soutenabilité
de la dette publique. De façon spécifique, il s’agit de :
Au niveau de l’offre :
Le secteur primaire devrait connaître une hausse de 3,9% contre 0,8% en 2022, grâce à la production
vivrière (+3,2%) et à l’agriculture d’exportation (+4,5%) qui bénéficieraient de la poursuite des
8
investissements dans le secteur agricole (PNIA 2) et de la redynamisation des organisations
professionnelles dans les différents secteurs.
Le secteur secondaire progresserait de 10,7% après 12,8% en 2022, en lien avec la hausse du BTP
(+13,5%), des industries agroalimentaires (+6,3%), de l’énergie (+16,9%), des produits pétroliers
(+7,0%), de l’extraction minière (+11,2%) et des autres industries manufacturières (+7,1%)..
Le secteur tertiaire ressortirait à 7,2% contre 6,7% en 2022, grâce aux télécommunications (+6,5%),
aux transports (+7,3%), au commerce (+7,2%) et enfin aux autres services (+7,3%). Cette dynamique
serait induite par les performances des secteurs primaire et secondaire.
Le secteur non marchand devrait croître de 4,7% après 6,6% en 2022 tenant compte des effets
combinés de la poursuite des politiques de scolarisation obligatoire et de santé pour tous et de la stratégie
de maîtrise de la masse salariale.
Les droits et taxes nets de subventions ressortiraient en hausse de 7,7% après 3,1% en 2022, grâce
aux différentes réformes en cours dans l’Administration fiscale et au dynamisme de l’activité économique.
Au niveau de la demande :
La croissance serait tirée par le dynamisme des investissements (+9,0% contre +14,4% en 2022) et
l’affermissement de la consommation finale (+5,6% contre +4,4% en 2022).
La consommation finale bénéficierait de la hausse continue des revenus des ménages et de la création
d’emplois.
Les investissements seraient soutenus par le démarrage et la poursuite de plusieurs chantiers,
notamment la construction de routes et échangeurs dans le cadre du projet de transport urbain d’Abidjan,
le barrage de Gribo Popoli, les nouvelles centrales thermique d’Azito et de Ciprel, etc.), le renforcement
des outils de production dans le secteur industriel et de la construction, la construction de l'autoroute de
contournement de la ville de Yamoussoukro et le renforcement du réseau routier.
Ainsi, le taux d’investissement global ressortirait à 24,7% du PIB contre 24,6% en 2022. Le taux
d’investissement public s’établirait à 7,4% après 7,7% en 2022.
Les importations de biens et services progresseraient de 7,4% contre 6,1% en 2022, sous l’impulsion
du dynamisme de l’économie. Les exportations de biens et services augmenteraient de 6,6% après
10,7% en 2022, en raison de la bonne tenue des productions agricoles, minières et des produits
transformés.
L’inflation serait contenue à 2,0%, en dessous du seuil communautaire de 3%, grâce à l’accroissement
de l’offre des produits alimentaires, à la poursuite de l’amélioration des circuits de distribution et des voies
de dessertes agricoles, à un meilleur approvisionnement des marchés et surtout au renforcement des
actions de lutte contre la cherté de la vie.
9
Inflation (IHPC) moyenne annuelle en %
5,0
4,5
4,0
3,5
3,0
2,5
4,5
2,0 4,2
1,5
2,4
1,0 2,0 2,0 2,0
1,5 1,8
0,5 0,8
0,6
0,0
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Sur la période 2024-2027, le Gouvernement poursuivra la mise en œuvre du PND 2021-2025, à travers
le renforcement de la qualité des institutions et la bonne gouvernance, le maintien de la stabilité du cadre
macroéconomique, la réalisation de la diversification et de la transformation structurelle de l’économie et
l’accélération des réformes structurelles et sectorielles. Il s’agira également d’assurer la maîtrise de
l’inflation, la bonne tenue des finances publiques et la soutenabilité de la dette publique.
Ainsi, le taux de croissance annuel moyen attendu serait d’environ 7,1% sur la période 2024-2027. Cette
croissance serait soutenue, du côté de l’offre, par l’ensemble de ses secteurs à savoir les secteurs
primaire (+2.4%), secondaire (+9,7%) et tertiaire (+7,6%).
Le secteur non marchand et les droits et taxes seraient respectivement en hausse de 3,2% et de 7,6%
sur la période 2024-2027, en lien avec le dynamisme de l’activité économique.
Du côté de la demande, la consommation finale (+5,2%), les investissements (+13,1%), les importations
(+1,8%) et les exportations (+3,7%) soutiendraient l’activité économique.
L’inflation serait contenue à 1,8% en moyenne, en dessous du seuil communautaire de 3%, grâce à la
poursuite de (i) l’accroissement de l’offre des produits alimentaires, (ii) l’amélioration des circuits de
distribution et des voies de dessertes agricoles, (iii) l’approvisionnement des marchés et surtout (iv) du
renforcement des actions de lutte contre la cherté de la vie.
Conclusion
Après une année 2020 marquée par la pandémie à coronavirus (covid-19), l’environnement économique
national en 2021 a été caractérisé par une reprise dans un climat des affaires favorable. Ainsi, le taux de
croissance est ressorti à 7,4% contre une prévision initiale de 6,5%. Cette dynamique a été soutenue du
côté de l’offre par l’ensemble des secteurs et du côté de la demande, principalement par la consommation
finale et les investissements. A l’instar des autres économies, l’inflation s’est accélérée pour ressortir à
4,2% contre 2,8% initialement prévue après 2,4% en 2020.
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En dépit du contexte international difficile, les années 2022 et 2023 connaîtraient de belles performances
économiques avec des taux de croissance respectifs de 6,8% et de 7,3% grâce à la poursuite de la mise
en œuvre du PND 2021-2025. La croissance économique se consoliderait sur la période 2024-2027 avec
un taux de croissance moyen de 7,1%, s’appuyant au niveau de l’offre sur la production agricole, les
activités manufacturières, la construction, l’énergie, les services en général et, du côté de la demande,
principalement sur les investissements et la consommation finale. Cependant, les prix seraient élevés,
même si une décélération s’observerait à partir de 2023.
Toutefois, les facteurs de risques externe et interne pèsent sur ces prévisions de croissance. Il s’agit
notamment de :
la perturbation de l’économie mondiale liée aux tensions géopolitiques notamment, l’aggravation
du conflit russo-ukrainien ainsi que la persistance de la pandémie à Covid-19 en Chine ;
la persistance de l’inflation au niveau mondial notamment, avec la hausse continue des prix des
produits énergétiques ;
la situation sécuritaire préoccupante dans la Sous-Région (Mali – Burkina-Faso – Niger) ;
les effets néfastes du changement climatique ; et
les retards dans l’exécution des projets d’investissements et des réformes structurelles.
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TABLEAU RESUME DES PRINCIPAUX AGREGATS (ANNEE DE BASE CONSTANTE FIXE = 2015)
Moy.
Version du 23 septembre 2022 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
2024-2027
est. est. prev. prev. prev. prev. prev. prev. prev.
1. En valeur (milliards Francs courants)
PIB total 35 311,4 39 190,4 42 826,3 46 822,0 50 896,2 55 666,0 60 774,0 66 256,1 58398,1
Variation annuelle en % 3,0 11,0 9,3 9,3 8,7 9,4 9,2 9,0 9,1
PIB par habitant prix courant (en milliers de FCFA) 1 236,4 1 333,5 1 416,1 1 504,6 1 589,5 1 689,4 1 792,5 1 899,1 1742,6
Epargne intérieure brute (EIB) 8 198,9 8 556,8 9 524,7 10 945,6 12 571,2 14 465,4 16 665,9 19 038,7 15685,3
en % du PIB 23,2 21,8 22,2 23,4 24,7 26,0 27,4 28,7 26,7
FBCF 7 922,8 9 181,8 10 539,6 11 558,6 13 255,1 14 829,0 17 646,7 20 489,5 16555,1
Taux d'investissement en % 22,4 23,4 24,6 24,7 26,0 26,6 29,0 30,9 28,2
public 6,6 6,6 7,7 7,4 7,8 7,1 8,0 8,0 7,7
privé 15,9 16,8 16,9 17,3 18,3 19,5 21,0 22,9 20,4
ICOR 11,5 3,2 3,6 3,4 3,7 3,7 4,1 4,4 4,0
Solde commercial (FOB-FOB) 741,8 406,5 -865,5 -680,1 -617,6 -321,7 -428,0 -489,3 -464,2
Taux de couverture en % 111,5 105,1 92,2 93,8 94,4 97,2 96,4 96,0 96,0
PIB en francs constants 2015 (milliards FCFA) 36 083,9 38 753,3 41 374,4 44 393,6 47 491,1 50 923,7 54 519,9 58 346,2 52820,2
PIB/hab à prix constant 2015 (milliers de FCFA) 1 263,4 1 318,6 1 368,1 1 426,6 1 483,1 1 545,5 1 608,0 1 672,4 1577,3
Délateur du PIB base 100 = 2015 97,9 101,1 103,5 105,5 107,2 109,3 111,5 113,6 110,4
5. Données en dollar US
PIB nominal (milliards) 61,4 70,7 69,0 73,1 79,6 87,6 96,1 105,4 92,2
PIB par habitant 2 151,2 2 406,0 2 282,1 2 347,7 2 485,3 2 658,8 2 835,7 3 020,2 2750,0
FBCF(milliards) 13,8 16,6 17,0 18,0 20,7 23,3 27,9 32,6 26,1
Exportations totales (milliards) 13,3 16,2 17,4 17,1 17,5 18,6 19,4 20,3 19,0
dont biens 12,5 15,2 16,4 16,0 16,3 17,3 18,0 18,8 17,6
Importations totales (milliards) 12,7 16,1 19,3 18,7 19,0 19,8 20,7 21,6 20,2
Pour mémoire:
Nombre d'habitants (millions) (*) 28,6 29,4 30,2 31,1 32,0 32,9 33,9 34,9 33,4
croissance démographique en % 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9 2,9
FCFA pour 1 dollar (moyenne annuelle) 574,7 554,2 620,6 640,9 639,5 635,4 632,1 628,8 634,0
So urce : M EF / Directio n Générale de l'Eco no mie /DP P SE, Institut Natio nal de la Statistique (INS).
(*) RGPH décembre 2021, population en fin d'année
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HYPOTHESES DU CADRAGE MACRO-ECONOMIQUE 2021-2027 (Version provisoire)
Moy.
version du 23 septembre 2022 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
2024-2027
Productions (en milliers de tonnes) est. est. prev. prev. prev. prev. prev. prev. prev.
Café 82,4 61,3 105,0 90,0 70,0 83,8 82,1 82,0 79,5
Cacao 2 172,7 2 228,4 2 100,0 2 130,0 2 090,0 2 159,4 2 146,8 2 142,4 2134,6
Bananes 508,2 536,5 485,0 509,3 534,7 561,5 589,5 619,0 576,2
Ananas 65,2 77,3 72,9 76,6 81,9 87,7 89,4 91,2 87,5
coton graine 490,4 559,5 539,6 570,4 612,0 630,4 661,9 668,5 643,2
Huile de palme 514,5 601,3 567,2 595,6 625,4 656,6 689,5 710,1 670,4
Sucre 207,2 180,6 212,0 216,2 220,5 224,9 229,4 234,0 227,2
Caoutchouc 950,7 1 100,4 1 347,9 1 617,5 1 779,3 1 957,2 2 113,8 2 282,9 2033,3
Anacarde 848,7 968,7 1 038,5 1 050,0 1 102,5 1 157,6 1 215,5 1 276,3 1188,0
Pétrole (milliers de barils) 10 642,5 8 771,3 9 362,0 12 779,8 9 716,2 16 927,2 16 289,2 19 477,5 15602,5
Barils/jour 29 157,4 24 030,9 25 649,3 35 013,1 26 619,7 46 376,0 44 628,0 53 363,0 42746,7
Gaz (millions de metre cube) 2 161,2 2 371,9 2 210,7 2 427,5 2 517,5 2 515,5 2 505,1 2 430,9 2492,2
Or (en kilogramme) 38 523,0 41 857,0 43 000,0 45 000,0 47 000,0 49 000,0 50 000,0 52 000,0 49500,0
Manganèse (tonnes) 1 326 000,0 961 267,2 800 000,0 850 000,0 900 000,0 950 000,0 1 000 000,0 1 050 000,0 975000,0
Diamant ( carats) 4 012,4 4 121,0 2 500,0 2 400,0 2 300,0 2 200,0 2 100,0 2 000,0 2150,0
Nickel (milliers de tonnes) 1 348,7 1 764,2 1 850,0 1 900,0 1 950,0 2 000,0 2 050,0 2 100,0 2025,0
Bauxite brute (milliers de tonnes) 272,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Production de produits pétroliers (Kt) 3 587,0 4 310,9 4 473,4 4 568,7 4 659,8 4 838,2 4 960,7 5 491,1 4987,5
Production d'électricité (GWH) 11 213,0 11 426,4 12 508,3 14 813,0 15 815,0 16 723,9 17 727,3 19 841,1 17526,8
Croissance en volume (en %)
Secteur primaire 2,2 2,3 0,8 3,9 1,5 3,7 2,1 2,3 2,4
Agriculture vivrière, élevage 2,0 -0,4 2,4 3,2 1,4 1,2 1,6 2,0 1,6
Agriculture d'exportation 3,0 4,9 0,0 4,5 1,5 5,1 2,4 2,5 2,9
Sylviculture -10,0 -23,7 0,6 0,4 0,8 0,5 0,0 0,0 0,3
Pêche -0,2 0,7 0,5 0,7 0,2 0,0 0,0 2,0 0,6
Secteur secondaire 1,9 4,4 12,8 10,7 10,1 9,8 9,7 9,2 9,7
Extraction minière 6,2 3,2 1,5 11,2 -1,5 14,0 10,3 5,5 7,1
Industries agro-alimentaires -5,2 -2,5 9,6 6,3 7,0 6,2 7,0 7,2 6,9
Produits pétroliers -25,7 9,8 9,5 7,0 7,3 7,0 7,0 7,0 7,1
Energie (gazeaulec) 5,6 -5,5 9,7 16,9 17,8 8,2 8,0 8,0 10,5
BTP 5,5 8,3 20,2 13,5 13,4 12,5 12,4 11,8 12,5
Autres industries manufacturières (1) 4,6 9,6 8,6 7,1 7,4 7,0 7,2 7,0 7,2
Secteur tertiaire 0,7 10,5 6,7 7,2 7,6 7,6 7,7 7,7 7,6
Transports -2,0 15,1 7,1 7,3 7,8 7,4 7,8 8,0 7,8
Télécommunication 30,3 11,8 6,6 6,5 7,2 7,2 7,2 7,6 7,3
Commerce -2,5 10,8 7,0 7,2 7,5 7,5 7,6 7,5 7,5
Autres services (2) -2,2 8,0 6,2 7,3 7,8 7,8 7,9 7,8 7,8
Droits et taxes 2,4 9,1 3,1 7,7 7,7 7,5 7,5 7,5 7,6
Pib non marchand 7,6 5,8 6,6 4,7 3,5 3,5 2,9 2,8 3,2
Consommation finale -1,8 8,6 4,4 5,6 5,3 5,6 5,0 5,0 5,2
Consommation des ménages -2,8 8,3 4,7 6,0 5,6 6,0 5,3 5,4 5,6
Consommation publique 6,3 10,6 2,5 3,3 3,0 3,0 3,0 2,7 2,9
Investissements 8,4 12,5 14,4 9,0 12,4 9,5 16,7 13,8 13,1
Investissements privés 2,5 14,5 9,0 10,9 12,6 14,5 15,5 16,2 14,7
Investissements publics 25,3 7,7 27,9 5,0 12,1 -1,5 19,8 7,6 9,5
Exportations de biens et services -3,9 10,1 10,7 6,6 3,5 4,7 2,8 3,7 3,7
Importations de biens et services 11,9 12,1 6,1 7,4 0,7 3,4 1,6 1,5 1,8
Produit intérieur brut (PIB) 2,0 7,4 6,8 7,3 7,0 7,2 7,1 7,0 7,1
Déflateur 1,0 3,3 2,4 1,9 1,6 2,0 2,0 1,9 1,9
Source: MEF/DGE/DPPSE
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